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2020 : Quand la liberté religieuse était bafouée

Les restrictions imposées au motif de la lutte contre la propagation de la covid-19 ont porté une atteinte largement disproportionnée à la liberté religieuse, en France et ailleurs dans le monde. Hier comme aujourd’hui, l’ECLJ soutient les recours contre cette atteinte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.

L’abbaye Notre-Dame de Fontgombault fête les 75 ans de sa refondation

A cette occasion, le père abbé Dom Pateau a été interrogé dans l’Homme Nouveau. Extrait :

Nigéria: un séminariste brûlé vif et un autre enlevé

Communiqué de l’Aide à l’Eglise en Détresse:

Le terrible incident a eu lieu hier soir, vers 20 heures, jeudi 7 septembre, lorsqu’un groupe important de bandits peuls a attaqué et incendié le presbytère de la paroisse Saint-Raphaël, à Fadan Kamantan, dans le diocèse de Kafanchan, dans l’État de Kaduna.

Selon les informations transmises à l’AED par différentes sources – et confirmées par l’évêque de Kafanchan, Mgr Julius Kundi – le curé de la paroisse, le père Emmanuel Okolo, et le vicaire ont pu échapper à l’incendie, mais un séminariste, Na’aman Danlami, âgé de 25 ans, est mort dans l’attaque.

S’adressant à l’AED, Mgr Kundi a déclaré : « Les assaillants voulaient kidnapper le curé. N’ayant pas réussi à pénétrer dans sa maison, ils y ont mis le feu. Les deux prêtres ont pu s’échapper mais malheureusement, le séminariste a été brûlé à l’intérieur ».

Aucun secours des forces militaires voisines

« L’assaut a duré plus d’une heure, mais il n’y a eu aucune réaction ni aucun soutien de la part des forces militaires. À un kilomètre de là, il y a un poste de contrôle, mais il n’y a eu aucune réaction », a déploré l’évêque. « Les citoyens nigérians ne sont pas protégés ! »

L’AED dénonce cette dernière attaque d’une longue série contre l’Église du Nigeria. En janvier 2022, le père Isaac Achi, avait lui-aussi été assassiné et brûlé dans son presbytère.

Ezequiel Nuhu, séminariste, a été kidnappé le 7 septembre avec son père

« C’est une perte terrible. Nous avons retrouvé le corps de Na’aman Danlami ce matin et l’avons emmené à la morgue. Ce séminariste est le deuxième membre que nous perdons dans le diocèse à la suite d’attaques terroristes menées par des bandits peuls. L’année dernière, le père John Mark Cheitnum, directeur de la communication du diocèse de Kafanchan, avait été enlevé et brutalement assassiné », a déclaré Mgr Kundi.

Un séminariste kidnappé hier

La nouvelle de cette dernière attaque au Nigeria survient le jour même où l’AED a été informée de l’enlèvement d’un autre séminariste, Ezequiel Nuhu, jeudi 7 septembre à Kaduna, en compagnie de son père. Nuhu est séminariste à Abuja, mais il s’était rendu dans le sud de Kaduna pour passer des vacances avec sa famille.

Le Nigeria est un pays particulièrement dangereux pour les catholiques. En 2022, quatre prêtres ont été tués dans le pays et 28 ont été enlevés. En 2023, le nombre de membres du clergé victimes d’enlèvements s’élève déjà à quatorze.

L’Aide à l’Église en détresse demande des prières pour Na’aman Danlami et la libération rapide d’Ezekiel Nuhu. Sans relâche, elle poursuit son aide matérielle auprès de l’Eglise du Nigéria et continue d’alerter sur la situation des chrétiens persécutés.

En fait, Traditionis custodes est un document décalé

Dans Paix Liturgique, Christian Marquant dresse un bilan du développement de la messe traditionnelle. Extraits :

Pour les années 2020 et même 2021 la crise sanitaire n’aurait pas permis ce compte-rendu. Vous savez que pendant cette période il était difficile de voyager et les enquêtes menées sur le terrain devenaient impossibles alors que beaucoup d’institutions (séminaires ou communautés religieuses) tournaient au ralenti. Et puis, il y eut aussi la promulgation en juillet 2021 du motu proprio Traditionis custodes qui a obligé à reprendre toutes les données.

Les évêques qui n’avaient jamais accepté d’appliquer les mesures bienveillantes proposées par le pape Benoit avec Summorum Pontificum ont demandé à leurs fidèles de cesser « sur l’instant » leurs demandes. Ceux qui étaient sur le point d’accorder quelques miettes après plus de 14 ans d’attente ont le plus souvent jugé qu’il était urgent d’attendre.

Donc tout à disparu ?

Pas du tout ! Nous n’avons eu de cesse de répéter que l’immense majorité des pasteurs ont évité d’entreprendre une nouvelle guerre fratricide et ont le plus souvent laissé avec sagesse les situations tout à fait apaisées perdurer.

Mais avec un coup de frein tout de même pour les créations de nouveaux lieux ?

Globalement, c’est vrai. D’ailleurs beaucoup de groupes qui étaient en train d’officialiser leur demande de célébration ont pensé également d’eux-mêmes que mieux valait attendre des jours meilleurs. […] Concrètement, le développement dans l’espace diocésain c’est tassé, sans cesser complètement. Et au niveau planétaire le nombre des nouvelles célébrations n’est pas négligeable. Vous noterez, par ailleurs, que les communautés périphériques, comme la FSSPX qui ne dépendent pas directement des décisions de Traditionis custodes, ont continué à étendre leurs apostolats en France, En Europe et dans le monde. […]

La liturgie traditionnelle était devenue, dans le paysage ecclésial, un sujet encore irritant pour beaucoup, mais en quelque sorte banalisé, depuis Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 et ne tourmentait plus les hommes de bonne volonté. Mais la tentative de la supprimer à la hache par la publication successive de trois textes (Traditionis custodes, Les Réponses de la Congrégation pour le Culte divin, Desiderio desideravi) n’a tout simplement pas été comprise par beaucoup de fidèles catholiques qui généralement connaissaient mal le sujet, mais qui se sont mis à s’y intéresser et souvent à y prendre goût (sans parler de l’effet Covid, alors que les paroisses « ordinaires », à la différence des « extraordinaires » ne fonctionnaient plus), cette liturgie s’avérant finalement correspondant à leur foi catholique.

Donc un regain d’intérêt.

Que l’on retrouve dans la tenue d’un nombre non négligeable, tant aux États-Unis qu’en Europe, notamment en France, de colloques et congrès militants organisés autour du thème de la liturgie traditionnelle à défendre et à développer. Comme ce fut le cas à Paris le 24 septembre 2022, et comme ce sera à nouveau le cas le 23 septembre 2023, avec un colloque organisé par Renaissance Catholique, Oremus, Una Voce, Notre-Dame de Chrétienté et Lex Orandi sur le thème : « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? » (2ème colloque : Quel avenir pour la messe traditionnelle ? |’Association Renaissance Catholique (assoconnect.com)). Le regain touchant aussi le catéchisme traditionnel, car messe et catéchisme sont toujours liés.

[…] En fait, Traditionis custodes est un document décalé. Il est en décalage flagrant avec les convictions des fidèles catholiques qui pratiquent encore aujourd’hui. D’où la croissance plus importante encore, depuis le motu proprio, des entrées dans les séminaires traditionnels. Et ces effets non voulus par les promoteurs de Traditionis custodes ne font que commencer.

Dénis Cieslik face aux “enfants pourris gâtés de la République”

Echanges tendus entre Dénis Cieslik, enseignant et membre de Reconquête!, et des habitants de Melun où sévit le trafic de drogue :

Il ne faut pas politiser le sport. Ou pas

Nouvelle chronique du “en même temps” :

« L’arc républicain »

D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine, à propos de la rentrée politique :

[…] « L’arc républicain » de Macron, dirigé uniquement contre tout esprit national français authentique, tout en invoquant la nation et même le « faire-nation » – c’est du Macron pur jus ! – se voudrait la solution, annoncée dès le début de l’été dans l’attente de la rentrée, comme « l’initiative politique d’ampleur », afin de recomposer le corps politique autour du président de la République et donner un sens à son deuxième mandat.

Ainsi a-t-il convoqué les chefs de parti à la Légion d’Honneur à Saint-Denis – tout un symbole – pour s’entretenir avec eux des problèmes français, du malaise social, des émeutes, de la politique intérieure et de la politique internationale, en présentant des propositions et même des suggestions référendaires à plusieurs niveaux, manière de récupérer la chose à son profit ! Il est facile de prévoir que rien ne sortira de pareilles rencontres. Il suffit de lire le long entretien que Macron a accordé au Point fin août pour comprendre que l’homme ne sortira jamais de sa ligne d’autosatisfaction et de complet déni des réalités où il se complaît et que, de plus, il camoufle derrière de fausses concessions.

Il est totalement incorrigible. Il faudra aller jusqu’au bout de cette politique insensée qui se refuse à toute remise en cause. Darmanin le pressent sans l’avouer, en s’avançant hardiment et le premier pour se situer au plus vite dans l’axe du compas sur le point fixe qui va définir l’arc républicain et autour duquel devront se placer les partenaires du jeu politique. Les autres concurrents ont parfaitement compris la manœuvre et tâcheront de briguer la même place. Ainsi finissent les institutions de la Ve République comme elles ont commencé. Car la République en France se définit essentiellement comme l’absence de roi et, donc, comme une lutte perpétuelle pour récupérer le pouvoir. Quitte à créer une République consulaire voire impériale, ou même une monarchie républicaine, en substituant au roi ce qui n’est jamais qu’un faux roi.

État de la France

Et pendant ces beaux discours les gosses tombent percés de balles dans les villes de France. Les règlements de comptes font l’actualité quotidienne. Darmanin, accompagné de ses CRS, court les scènes de meurtres, débitant les mêmes rodomontades. Le trafic de drogue domine la France. Le palais de justice d’Aurillac est pris d’assaut par la jeunesse formée dans l’école de la République. La vie sociale devient impossible sur la moitié du territoire. Les lois de la République achèvent de détruire la famille. Comment peut-on parler encore d’ordre et d’autorité ? L’inflation galope malgré les objurgations de Le Maire, toujours content de lui. La réindustrialisation est, en fait, un rêve, un jeu de dupes et un effet d’annonce, trompeur comme tous les chiffres affichés. L’industrie française – la nucléaire singulièrement – a été saccagée par de véritables actes de trahison qui ne seront jamais sanctionnés. Notre agriculture est livrée à une concurrence déloyale. Les intérêts français ne sont plus protégés. L’Europe, l’Allemagne singulièrement, œuvre maintenant ouvertement contre les intérêts français. La France devra payer son endettement, y compris européen, et de plus en plus cher. Les impôts augmenteront nécessairement, ne serait-ce que le produit de la TVA. Tout est de la frime et de la communication. Le pays a perdu son moral et cette morosité se ressent dans toutes ses activités. Sauf exception notable, les Français n’y croient plus. À quoi sert d’enseigner ? D’assurer la sécurité et l’ordre public ? Même de juger ? De soigner ? D’administrer ? De travailler ? Tout est systématiquement démoli. Gabriel Attal s’imagine qu’il va réussir à redresser le lourd navire de l’Éducation nationale qui est en train de sombrer, par ses ordres itératifs. Il n’arrivera à rien.

Une partie des communautés qui fragmentent la France n’ont aucune intention de « faire nation ». Elles le feront savoir de nouveau et sans doute dans peu de temps. La partie est perdue d’avance, selon la logique républicaine qui ne sait jamais que céder et qui préférera, selon sa vieille habitude, livrer les populations fidèles à la France – et il y en a ! – aux voyous et aux assassins avec lesquels elle cherchera des accords – même électoraux – jusqu’au déshonneur, pour garder le pouvoir ! Macron, dans la suite de ses prédécesseurs, n’est-il pas allé en Algérie accuser lui-même la France de crime contre l’humanité devant ceux qui s’instituent pour exister comme ses accusateurs et ses juges, tout ça pour gagner des voix et quelques autres avantages évidemment non dits.

L’Afrique est perdue

S’ajoute à cette décrépitude intérieure une politique extérieure aussi défectueuse que grotesque. Macron faisant son cours de géostratégie aux ambassadeurs est aux limites de la prétention et du ridicule. Son Europe n’existe pas ; son rêve aboutit au néant. C’est pourtant sur ce faux tremplin qu’il prétend rebondir, en pensant vraisemblablement à la fin de son mandat. Les USA mènent leur politique. L’Allemagne a fait le choix de l’Allemagne, comme la Pologne celui de la Pologne. Rien de bon ne sortira pour la France de la guerre russo-ukrainienne, sauf des risques de plus en plus fréquents de cobelligérance.

L’Afrique est définitivement perdue, aboutissement de cinquante ans d’incohérences et d’abus d’influences. Qui ose se souvenir que la Françafrique gaulliste ne fut qu’un trompe-l’œil pour permettre aux partis politiques d’exploiter les financements africains, avec retours de mallettes de billets ? Même trafic au Liban, en Syrie, en Irak et en Libye. Mais oui ! L’héritage des Lyautey, des Foucauld, des Gallieni, a été perdu dans toutes ses composantes, même spirituelles. La République ne développe plus que des principes absurdes censés justifier moralement des conduites parfaitement immorales. Même les interventions nombreuses et, d’ailleurs, remarquables qui sont à l’honneur de nos armées n’aboutissent à rien, faute de vraie politique. Ce qui fut sa zone d’influence échappe maintenant à la France, et totalement. Elle risque aujourd’hui un clash violent au Niger. Les pays de la francophonie passent les uns après les autres soit au Commonwealth, soit aux influences anglo-saxonne, russe ou chinoise. Cependant que les horreurs se poursuivent en Afrique sahélienne et en Afrique centrale, avec tueries, razzias, rapts, dans le silence de toutes les bonnes consciences de chez nous, car ces horreurs ne font pas partie des luttes intersectionnelles ! Jamais l’hypocrisie n’est allée aussi loin.

Que faire ?

Darmanin veut prendre la succession de Macron, on lui souhaite bien du plaisir. Aux autres pareillement. La politique républicaine s’achève dans le crime quotidien, l’abrutissement généralisé, le désastre d’un anéantissement sans nom et sans fin. Y aura-t-il des Français pour enfin comprendre ? Il est réconfortant de connaître des jeunes gens qui en prennent conscience.

Université de déconstruction de la gauche

Pour rappel, Xavier Gorce avait rendu hystériques les LGBT avec un de ses dessins et avait quitté Le Monde qui avait cédé aux LGBT.

GPA : éthique en toc

Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille et Aude Mirkovic, porte-parole de l’association Juriste pour l’Enfance, étaient invités sur Radio courtoisie à propos de la vente d’enfants :

La Cour suprême du Mexique dépénalise l’avortement

L’avortement était déjà autorisé dans certains Etats du Mexique, mais pas au niveau fédéral.

La Cour suprême mexicaine a jugé mercredi 6 septembre que le

« système juridique qui pénalise l’avortement dans le code pénal fédéral est inconstitutionnel » parce qu’il « viole les droits humains des femmes et des personnes en capacité de gestation ».

Sic. Qui sont ces personnes “en capacité de gestation”, sinon des femmes ?

L’avortement est déjà dépénalisé dans une douzaine des 32 Etats qui composent le Mexique.

Ouverture et fermeture d’écoles libres

Selon Créer son école, on compte en cette rentrée 108 ouvertures d’établissements ou de niveaux (contre 172 l’an dernier), en plus des 2162 écoles indépendantes déjà en activité à ce jour. Cela représente 66 groupes scolaires. La liste est disponible ici.

Cela reste un niveau élevé de création d’école même si l’infléchissement par rapport à l’an dernier est indéniable.

Si l’on ajoute à cela le nombre exceptionnellement haut de fermetures enregistrées cette année, on ne peut que conclure à une progression plus mesurée du nombre d’élèves scolarisés en établissement privé hors contrat en primaire et surtout secondaire. Cela diffère de la situation de l’enseignement supérieur où pour la première année, plus de 50% des choix des bacheliers s’est porté sur un établissement privé.

Alors que les fermetures ont longtemps été estimées à 8 par an en moyenne, elles ont grimpé durant les années Covid à plus de 20. Entre l’été 2022 et l’été 2023, 66 auraient fermé selon l’Education nationale. Il peut s’agir de fermetures de niveaux (des classes de collège qui ferment tandis que le primaire reste ouvert par exemple).

Ce boom des fermetures est dû :

  • à la mise en place d’un recensement jusque-là inexistant ;
  • aux effets de la crise du Covid qui ont fragilisé la trésorerie des écoles jusqu’à les contraindre pour certaines à la fermeture ;
  • aux effets de l’inflation et de la perte de pouvoir d’achat et à la montée générale de l’anxiété dans la société, qui ont conduit nombre de parents de la petite classe moyenne à renoncer à l’école privée hors contrat par manque de moyens financiers ;
  • aux fermetures administratives diligentées par l’administration (notamment contre un certain nombre d’écoles musulmanes), qui conduisent à la mort de l’école, même quand le juge donne raison in fine à ses dirigeants ;
  • Au traitement discriminatoire et inégalitaire des bacheliers issus des écoles privées hors contrat suite au nouveau bac dit Blanquer qui prive les candidats des lycées indépendants de la possibilité d’avoir des notes acquises au contrôle continu. Ce traitement effraie bon nombre d’élèves et de familles qui préfèrent renoncer à la scolarité plus nourrissante dans un cadre plus serein qu’ils avaient en établissement hors contrat pour rejoindre un établissement public ou sous contrat de moindre qualité où le bac présentera l’avantage d’être nettement plus facile à valider. Il est difficile pour des jeunes d’accepter de passer 20 épreuves terminales sur 2 ans quand leurs homologues du public en passent seulement 6 ! On a ainsi assisté à la fermeture par manque d’élèves d’un nombre important de lycées tels le Cours Fidès, le Cours Legendre, le Cours Beauséjour…

Les écoles indépendantes sont confrontées à des défis délicats cette année encore.

1- Il est urgent de réduire les discriminations subies par les candidats au bac issus des établissements privés indépendants

Les lycées demeurent perturbés par les effets de la réforme du bac qui n’en finit plus de se réformer : les élèves demeurent toujours exclus du bénéfice des points acquis au contrôle continu. A noter qu’ils ne sont pas plus mal traités que les élèves des lycées publics dans Parcoursup. Un projet de recours est en train d’être finalisé par un collectif de parents et d’élèves, avec l’aide de l’association Créer son école et de l’avocat Me Arié Alimi, car en plus de cette différence juridique de modalités de passage du bac, ont été enregistrées des négligences, des discriminations, et des maltraitances dans l’organisation pratique des épreuves. Les élèves porteurs de handicaps, qui trouvent souvent refuge dans les lycées hors contrat, sont les premières victimes de ces attitudes inadmissibles, et ont souvent été privés de leurs droits en termes d’aménagement des épreuves. Pour ces 4000 élèves qui passent le bac, l’Education nationale semble bien en peine d’organiser proprement les épreuves, conformément à ce régime dérogatoire qu’elle a souhaité mettre en place alors que les lycéens hors contrat demandaient à être traités comme tous les autres, sans discrimination, puisqu’il s’agit de passer un diplôme qui se présente comme national et qui est le premier grade de l’Université.

2- L’injustice persiste avec le refus de prendre en charge les AVS-AESH

Alors que les enfants porteurs de handicap sont nombreux à s’orienter vers une école privée indépendante, en l’absence de solution éducative publique et gratuite, l’Etat refuse que leur accompagnateur de type AVS-AESH, soit financé sur fonds publics. Motif ? Ils commettraient la faute de goût d’être scolarisés dans le hors- contrat. Les familles vivent ce traitement comme une injustice supplémentaire, alors que trop d’enfants handicapés sont laissés pour compte par les écoles publiques, malgré les si nombreux engagements politiques qui prétendent faire de l’inclusion et de l’accueil de tous une priorité.

3- Plusieurs menaces planent sur les écoles indépendantes

Les écoles indépendantes ont droit à la sécurité juridique qui passe par la lisibilité et la stabilité des normes juridiques. Or dans plusieurs domaines, tel n’est pas le cas.

Accueil d’enfants scolarisés en Instruction en famille

Nombreuses sont les familles pratiquant l’instruction en famille qui désirent que leur enfant aille à temps partiel à l’école, pour “sociabiliser”, pour faire l’expérience de l’école ou pratiquer certaines activités qu’il est difficile d’organiser à domicile. Ces enfants ne sont alors pas scolarisés dans l’école au sens juridique du terme mais seulement accueillis à temps partiel. L’entière responsabilité de leur instruction scolaire repose sur les parents. Les inspecteurs sont réticents à ce type d’accueil pourtant bénéfique pour les enfants accueillis et source de revenus complémentaires pour les écoles hôtes. Des pressions sans base juridique sont exercées sur les familles comme sur les écoles pour qu’elles cessent ces pratiques pourtant vivement recommandées dans d’autres pays, et en particulier aux Etats-Unis, pour l’équilibre psychoaffectif et l’apprentissage du vivre ensemble de l’enfant.

Disponibilité du directeur

Si aucune norme n’indique le temps de présence requis du directeur académique de l’école hors contrat, une tendance se fait néanmoins ressentir chez les inspecteurs : celle d’exiger une présence permanente ou quasi permanente du directeur sur les lieux. C’est bien plus que ce qui est demandé des écoles publiques ou sous contrat, et c’est abusif au regard de la loi. Rappelons que dans un état de droit, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé, sans autre forme de procès.

Demandes lors des contrôles à l’ouverture de pièces non prévues par la loi, comme les projets pédagogiques

Selon le droit en vigueur, le dossier de déclaration d’ouverture ne comprend pas le projet pédagogique de l’école. Ce point avait été largement débattu et clairement tranché lors de l’adoption de la loi Gatel en 2018. Les créateurs d’école doivent seulement préciser les niveaux ouverts et s’engager à respecter le Socle commun de connaissances, de compétences et de culture dans leur enseignement. En revanche, l’administration n’a pas à valider le projet pédagogique. Cela permet de préserver la pluralité pédagogique et de prévenir un alignement des pédagogies sur les desiderata de l’Education nationale, ce qui contribuerait à un appauvrissement de la diversité pédagogique et éducative. Aujourd’hui, les recteurs demandent pourtant trop souvent la transmission du projet pédagogique. Les écoles en création obtempèrent de peur d’indisposer le rectorat et de faire l’objet d’une opposition à l’ouverture.

Inspections à charge, comportant des pratiques abusives

Malgré les signalements divers et les efforts de formation des inspecteurs, des pratiques abusives sont encore répétées durant les inspections. Alors que le Ministère a indiqué “ne pas recommander” l’interrogatoire par les inspecteurs de mineurs pris à part, cette pratique est fréquente, et les questions posées alors ne laissent pas de surprendre. Il n’est pas rare que des questions très orientées soient posées aux enfants, non seulement sur l’école mais aussi sur leur éducation familiale. Les élèves ressentent l’hostilité et la méfiance de ces représentants de l’Etat à l’encontre de leurs éducateurs, ce qui n’est pas sain, alors qu’il s’agit de vérifications de routine non d’une perquisition et d’un interrogatoire dans le cadre d’une procédure pénale. Ainsi, les enfants sont souvent interrogés sur leur sexualité ou sur ce qui est autorisé ou pas de faire en matière de numérique chez eux. Ces pratiques donnent aux enfants la désagréable impression d’être des bêtes curieuses confiées à des gens dont l’Etat se méfie.

Faire des européennes du 9 juin un référendum sur l’immigration

Eric Zemmour a annoncé au Figaro que Marion Maréchal conduira la liste Reconquête aux élections européennes.

[…] Nous allons faire des européennes du 9 juin prochain un référendum sur l’immigration. Quand je me suis lancé dans la campagne présidentielle, j’ai dit que je m’y lançais pour lutter contre le grand remplacement et contre l’islamisation du pays. Il se trouve que la France n’est pas seule dans ce combat. Elle est simplement la pointe avancée d’un phénomène qui sera – et qui est déjà – le grand défi du XXIe siècle : l’immigration et l’islamisation de toute l’Europe. En vérité, un continent se déverse dans un autre : l’Afrique dans l’Europe. L’Afrique avait 100 millions d’habitants en 1900. À l’époque, l’Europe comptait 400 millions d’habitants. Aujourd’hui, l’Afrique compte 1 milliard et demi d’habitants et l’Europe 750 millions. Dès 2050, ce sera deux milliards et demi d’Africains. Sans doute quatre milliards en 2100 ! Et la moitié de sa population a moins de 20 ans quand la nôtre vieillit.

Nous devons donc faire du thème de l’immigration notre priorité européenne, à la fois pour une raison démographique – l’explosion démographique africaine bouleverse les équilibres planétaires et en premier lieu la vie de notre continent -, pour une raison démocratique – c’est le sujet qui coalise le plus les peuples européens -, et enfin pour une raison d’efficacité : notre continent se défendra mieux s’il est uni contre ce danger et surtout si les institutions arrêtent de nous imposer d’accueillir des migrants chez nous.

Dans une interview au Figaro, Jordan Bardella demande aussi un référendum sur l’immigration le jour même du vote. Il développe un nouveau clivage : les « partisans de la puissance » face aux «forces du renoncement ». Qu’en pensez-vous ?

Je ne demande pas à M. Macron de bien vouloir organiser un référendum parce qu’en France, c’est le président de la République qui décide d’un référendum, ou non. Je demande au peuple français de faire des élections européennes un référendum sur l’immigration et de voter pour la liste qui est la plus claire, la plus déterminée dans son combat contre l’immigration et l’islamisation : celle de Reconquête !.

Ces élections européennes sont une échéance fondamentale. Pour la première fois depuis très longtemps, nous avons une chance de faire basculer la majorité du Parlement européen à droite. Reconquête ! est le seul parti à être à la fois contre l’immigration, antiwoke et économiquement de droite. Nous sommes, en vérité, le parti qui a le plus de compatibilité avec toutes les droites européennes. Pourquoi ? Parce qu’elles se sont réorganisées et refaçonnées autour de ces trois thèmes.

Le message le plus clair pour un électeur de droite, c’est donc le vote Reconquête !. Voter pour Reconquête !, c’est dire que la priorité pour les Français, c’est la lutte contre la disparition de l’Europe.

Ces élections européennes peuvent-elles accélérer la recomposition politique en France, et surtout à droite ?

Absolument. J’ai compris quelque chose de très simple lors de l’élection présidentielle. L’union des électeurs de droite est la seule stratégie capable d’arrêter la gauche Nupes et le bloc central, cette alliance du centre gauche et du centre qui a été forgée par Emmanuel Macron et dont Édouard Philippe et tant d’autres veulent être les héritiers. J’ai également compris aussi que ni la candidate du RN ni les politiciens de LR n’étaient favorables à cette union. La candidate du RN privilégie ce qu’elle appelle « l’union des patriotes », avec ceux de gauche. Les dirigeants de LR ne veulent pas d’alliance avec le RN et avec Reconquête !, contrairement à ce que préconise, au fond, Nicolas Sarkozy et contrairement surtout à ce que souhaite la majorité de leurs électeurs.

Donc je dis à tous les électeurs de droite : s’ils veulent un rassemblement pour combattre la gauche mélenchoniste et le peuple islamo-gauchiste qu’il a forgé, pour arrêter l’hégémonie de bloc central qui n’a rien fait pour protéger notre pays et nos compatriotes, s’ils veulent une vraie politique de droite, il faut qu’ils votent pour Reconquête !. Je pense que nous sommes le centre de gravité de ce rassemblement. Plus nous serons hauts, plus les équilibres à droite seront bouleversés en vue de 2027.

[…]

Il faudrait quand même comprendre pourquoi cette question de l’abaya est posée. Tout simplement parce qu’il y a de plus en plus de jeunes musulmans en France. Et il y a de plus en plus de jeunes musulmans qui sont de plus en plus musulmans. Selon un récent sondage de l’Ifop, 65 % des jeunes musulmans de France considèrent que la charia est supérieure aux lois de la République. Pourquoi sont-ils de plus en plus nombreux ? D’abord parce que leurs mères font de plus en plus d’enfants – les femmes maghrébines, africaines et turques font jusqu’à deux fois plus d’enfants que la moyenne nationale. Par ailleurs, il y en a de plus en plus aussi du fait de l’immigration légale et illégale.

Par la voie légale, je vous rappelle deux chiffres : 320 000 entrées légales en 2022 et 150 000 demandes de droit d’asile qui, je le rappelle, sont déboutées à 80 %, mais ne repartent jamais. Donc, on laisse rentrer de plus en plus de musulmans à qui on demande de ne pas vivre en musulmans. C’est quand même paradoxal. Il vaudrait mieux ne pas les laisser entrer… En vérité, l’adversaire principal de Gabriel Attal, ce ne sont pas ces jeunes filles qui portent l’abaya. Ce ne sont pas les députés LFI. Ce ne sont pas les professeurs. Ce n’est même pas le Conseil d’État qui risque peut-être d’annuler cette décision. Non. L’ennemi principal de Gabriel Attal, c’est son propre gouvernement qui laisse rentrer près de 500.000 étrangers, pour la plupart musulmans, en France, tous les ans. […]

163 services d’urgences ont fermé au moins une fois cet été

Un pays ne peut pas à la fois avoir une politique de mort (avortement, euthanasie, …) et une politique de vie.

L’été a été marqué par une « dégradation majeure et sans précédent du fonctionnement des services d’urgence » qui « n’a jamais été aussi altéré », affirme Samu-Urgences de France (SUdF) qui a publié une enquête bilan sur la situation dans les structures d’urgences, en juillet et en août.

Faute de personnel durant l’été, 163 services d’urgences ont dû fermer au moins une fois durant les deux mois d’été, et ce dans 60 départements. 25 % d’entre eux ont fermé en continu « jour et nuit », tandis que 75 % n’ont fermé que la nuit (33 % moins de 5 fois, 24 % entre 5 et 10 fois, 43 % plus de 10 fois). La situation est donc grave, même si, dans 80 % des cas, un accueil physique a été maintenu pour « assurer la prise en charge d’une éventuelle urgence vitale se présentant de manière inopinée ».

Euthanasie : une jeune femme a dû être étouffée à l’aide d’un coussin

C’est une histoire belge mais elle n’a rien de drôle, cela pourrait arriver en France, le jour où nos gouvernants auront légalisé l’assassinat des personnes malades ou âgées.

Une jeune de 36 ans, atteinte d’un cancer incurable, devait être euthanasiée, mais la sédation ne s’est pas déroulée comme prévu. Les produits n’étaient pas suffisants et des “soignants” ont dû l’étouffer avec un coussin.

Saint Michel à l’honneur du magazine Gloria

Le numéro 9 du magazine Gloria est consacré à l’archange saint Michel. Au sommaire de la partie sur saint Michel :

  • Dossier Saint Michel
  • Le Jugement dernier
  • Saint Michel ou saint Georges ?
  • Saint Michel figure-t-il sur l’étendard de Jeanne d’Arc ?
  • L’abbaye du Mont-Saint-Michel

Ce numéro comprend également des articles sur

  • Notre-Dame des Douleurs
  • Les péchés de la langue
  • Le Jugement de Salomon
  • Saint Vincent de Paul
  • Œil pour œil, dent pour dent
  • Qu’est-ce qu’une parabole ?

Sanctions internationales : plus de 90% des Syriens vivent dans la pauvreté

Cath.ch, média suisse, dresse le bilan des sanctions internationales contre la Syrie, sanctions auxquelles la Suisse s’est ralliée en 2011.

La population syrienne, qui vit sous embargo depuis 2011, est exsangue: plus de 90% des Syriens vivent dans la pauvreté, notent les instances humanitaires de l’ONU. Quel sens cela a-t-il de punir toute une population quand ce sont les cercles du pouvoir à Damas que l’on veut atteindre? La toute petite couche sociale privilégiée qui subsiste ne souffre ni de la pénurie alimentaire, ni de l’absence de médicaments, du manque d’essence ou des coupures d’électricité permanentes, interroge Mgr Georges Salim Khawam, archevêque grec-catholique melkite de Lattaquié, de Tartous et de la Vallée des Chrétiens

L’archevêque dénonce des mesures indiscriminées qui frappent uniquement la population civile, complètement exsangue. D’autant plus que le tremblement de terre du 6 février a semé la désolation dans les régions d’Alep et de Lattaquié, provoquant la mort de plus de 6000 personnes et causant d’immenses dégâts. Pendant ce temps, déplore-t-il, Israël effectue presque tous les jours des bombardements sur les alentours de Damas, d’Alep, de Lattaquié…

Après 12 ans de guerre, 7 millions de Syriens se sont exilés, quasiment un tiers de la population, et autant ont été déplacés.

«Ceux qui sont déjà partis, ces sont les jeunes, les gens formés, les universitaires, les professeurs, les médecins, les infirmières, les commerçants. Ne sont restés que ceux qui n’avaient pas les moyens de partir, les plus âgés qui, souvent, ont tout vendu – terrains, maisons, voitures, bijoux – pour que leurs enfants puissent partir à l’étranger…»

10 ans de SOS Chrétiens d’Orient : une entité pérenne pour des missions urgentes

Depuis 10 ans, SOS Chrétiens d’Orient agit et soutient les chrétiens d’Orient et les populations vulnérables au Proche-Orient, en Afrique du Nord-Est et au Caucase. De 2013 à aujourd’hui, ce sont

  • 3 000 volontaires qui furent à pied d’œuvre
  • 400 000 bénéficiaires, 
  • 2 000 projets liés au soutien médical, à l’éducation ou encore au développement économique et social.
  • 9 pays, 3 continents,
  • 50 salariés,
  • 65 000 bienfaiteurs.

2013, date fatidique de la prise de Maaloula en Syrie par les jihadistes du Front al-Nosra. Il s’agit du dernier village chrétien parlant l’araméen, la langue du Christ. Pour Benjamin Blanchard et Charles de Meyer, il y a urgence. Ne pouvant rester les bras croisés à Paris, ils décident d’agir et partent sur place. 10 ans plus tard, ce qui n’était au départ qu’une petite initiative de deux Français, est devenue une vraie association qui a su se faire une place au sein du paysage des ONG caritatives.

Malgré des départs douloureux, des divergences, quelques accidents, les calomnies, les polémiques et autres hostilités, y compris de certains catholiques français, malgré le deuil d’amis disparus dans les tourments de la guerre ou des catastrophes naturelles, SOS Chrétiens d’Orient poursuit son chemin et compte s’inscrire dans le temps long. Via le Fonds de dotation SOS Chrétiens d’Orient, créé en 2018, l’association est propriétaire de ses locaux et ne bénéficie d’aucun fond public.

Indépendant, SOS Chrétiens d’Orient a également à cœur d’amplifier sa voix et son action en fondant de nouvelles associations-sœurs à l’international, que ce soit en Belgique, en Italie, et désormais aux Etats-Unis. SOS Chrétiens d’Orient souhaite aussi étendre ses domaines d’action dans d’autres pays, notamment l’Inde.

Ce modèle de charité, SOS souhaite l’étendre davantage, car il interroge la jeunesse dans de nombreux pays, ayant déjà envoyé plusieurs volontaires . Cette jeunesse mobilisée pour aider ses frères chrétiens, c’est une jeunesse qui interpelle, et qui interpelle au-delà de nos frontières. SOS Chrétiens d’Orient continuera sans cesse d’alerter l’opinion publique sur le sort des chrétiens d’Orient, d’informer nos gouvernants, malgré le refus des autorités françaises de venir s’informer auprès des volontaires, premiers témoins de l’actualité dans les zones sinistrées.

Le slogan de SOS Chrétiens d’Orient continue de faire écho aux oreilles de tous ceux qui soutiennent nos frères d’Orient : aidez-nous ici, à les aider là-bas !

Le 15 et 16 septembre, vous êtes conviés aux festivités spécialement prévues pour l’occasion. 

Vendredi 15 septembre : Colloque sur les chrétiens d’Orient  

Basculement géopolitique au Proche-Orient : quel impact pour les chrétiens d’Orient ?  

Conférences et tables rondes avec la participation de Roland Lombardi, Frédéric Pons, Annick Asso, Alain Guépratte, Peter Kovacs et Sa Sainteté le Patriarche de l’Eglise syriaque orthodoxe Ignace Ephrem II Karim.  

Conclusion du colloque prononcée par Son Eminence le cardinal Raymond Burke.  

Vendredi 15 septembre : Soirée de gala  

Gala des 10 ans de SOS Chrétiens d’Orient  

  • A partir de 20h 
  • au Nouveau Chalet du Lac à l’orée du Bois de Vincennes – Paris 12ème
  • Au programme : cocktail suivi d’un dîner placé et d’une soirée dansante.

Les inscriptions sont payantes et les places limitées : Pour s’inscrire : https://my.weezevent.com/gala-des-10-ans-sos-chretiens-dorient

Samedi 16 septembre : Messe pontificale  

Messe pontificale célébrée par son Eminence Raymond Cardinal Burke  

  • A 11h 
  • En l’église Saint-Eugène – 4 rue du Conservatoire – Paris 9ème

Pour tout renseignement : www.soschretiensdorient.fr

Abaya quelqu’un d’autre

Regardez bien la photo illustrant le reportage d’Arte « Djihad sur l’Europe »… :

En trois volets (à voir ici), Hugo Micheron et Magali Serre retracent en profondeur quatre décennies d’une histoire largement méconnue, en dépit de son ultramédiatisation depuis les années 2000. De Londres à Copenhague en passant par Paris, Madrid ou Bruxelles, ils explorent avec une exhaustivité inédite à la télévision le territoire mouvant du djihadisme européen, grâce à des archives saisissantes, dont certaines n’avaient jamais été montrées jusqu’ici, et des entretiens approfondis avec des témoins de premier plan – anciens djihadistes “repentis”, mais aussi chercheurs, policiers, journalistes… Cette remarquable synthèse permet de comprendre comment ce phénomène en constante évolution a profité des failles des démocraties européennes. Et rappelle qu’il constitue pour l’avenir un enjeu décisif, non pas seulement sécuritaire, mais aussi politique.

L’instruction en famille s’inscrit pleinement dans le principe de l’instruction publique

Dans Les Echos, le philosophe Gaspard Koenig plaide en faveur de l’école à la maison. Extrait :

[…] Rappelons que l’IEF n’est pas une survivance anarchique. Elle s’inscrit pleinement dans le principe de l’instruction publique. La célèbre loi Ferry de 1882 exposait ainsi que l’instruction, devenue obligatoire, pouvait être donnée « soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles ». En s’appuyant sur nos textes fondamentaux, le Conseil d’Etat reconnaissait encore 2017 aux parents le « droit de choisir, pour leurs enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public, y compris l’instruction au sein de la famille ». L’IEF n’est pas un passe-droit, mais une scolarisation alternative rigoureusement encadrée, qui fait l’objet d’une enquête régulière de la mairie sur la famille ainsi que d’un contrôle pédagogique annuel (positif dans 93 % des cas).

Cette éducation hors des clous produit souvent des personnalités riches et singulières. Les parents relèvent d’une vraie diversité sociologique et idéologique, avec une bonne part (30 %) de professionnels de l’éducation peu satisfaits du système dans lequel ils évoluent. J’ai récemment côtoyé une famille dont les trois enfants, aujourd’hui de jeunes adultes, avaient passé quelques années à la maison (« jusqu’à ce qu’ils désirent rejoindre l’école »), et qui témoignaient dans leurs domaines respectifs, de la biochimie à la danse, d’un remarquable esprit d’autonomie. Il y a aussi, bien sûr, des échecs. Mais ferme-t-on les écoles publiques au premier cas de décrochage scolaire ?

Une vague de rescolarisations contraintes

Philosophiquement, l’IEF relève d’une conception à la fois démocratique et libérale de l’éducation. Plusieurs décennies avant Jules Ferry, le penseur libertaire John Stuart Mill la résumait d’une formule magnifiquement concise :

« Si le gouvernement prenait la décision d’exiger une bonne éducation pour tous les enfants, il s’éviterait la peine de leur en fournir une. »

Instruction obligatoire pour tous, diversité des éducations adaptées à chacun. L’Etat apporte les financements, établit les programmes et régule l’offre pédagogique sans la monopoliser.

Alors pourquoi ce gouvernement qui se revendique progressiste a-t-il crié haro sur ces quelques milliers de familles bien inoffensives, à commencer par le président de la République dans son discours des Mureaux en 2020 ? […]

Des bébés morts transformés en “médicament”

Terrible :

 

Ce tweet récent rappelle cet article du Monde de 2012, ce qui ne nous rajeunit pas.

La Corée du Sud a intensifié sa lutte contre la contrebande de capsules venues de Chine qui contiennent de la poudre de chair humaine, censées guérir de maladies et améliorer les performances sexuelles, ont indiqué les douanes sud-coréennes, mardi 8 mai.

Depuis le mois d’août, les douanes ont intercepté 17 451 capsules ou pilules contenant de la poudre de chair séchée, prélevée sur des fœtus ou des bébés mort-nés. Ces capsules ont été découvertes dans des envois postaux ou lors de fouilles à l’aéroport. Introduire ces pilules enfreint la loi qui interdit les produits “violant la dignité humaine et les valeurs”, a déclaré un responsable des douanes. […]

Comment ne pas y voir un lien avec l’avortement de masse ? Si l’embryon humain n’est pas reconnu comme une personne, car il ne fait pas l’objet d’un “projet parental”, alors tout est possible. Qu’en pense le Planning familial ?

Rapprochement entre Radio Notre-Dame et RCF

Pour la saison 2023-2024, Radio Notre Dame poursuit sa collaboration avec RCF. Désormais, les deux stations proposeront 5h30 de programmation commune quotidienne, outre les modules de Radio Vatican, et le chapelet quotidien en direct de Lourdes.

Radio Notre Dame accueille cinq nouvelles émissions en partenariat avec RCF :

  • Je pense donc j’agis animé par Melchior Gormand, du lundi au jeudi de 9h à 11h. Une émission interactive en deux temps. Une heure pour réfléchir et prendre du recul sur l’actualité avec des invités interviewés par les rédacteurs en chef RCF. Une heure pour agir, avec les témoignages d’acteurs de terrain pour se mettre en mouvement et s’engager dans la construction du monde de demain.
  • Où va la vie ? avec Frédéric Mounier et Sophie de Villeneuve, le vendredi soir à 20h. Une émission d’une demi-heure qui décrypte toutes les questions éthiques que posent les avancées de la science et de la loi.
  • Prenez-en de la graine avec Melchior Gormand, le vendredi matin à 10h. Une émission d’une heure pour apprendre à bien s’occuper de son jardin et à prendre soin de la planète,
  • Les Racines du présent avec Frédéric Mounier, le mardi à 14h30. Une émission d’une heure dont le but est de relire l’histoire pour mieux connaître et comprendre le présent. Chaque semaine, des historiens sont invités à croiser leurs regards sur un sujet contemporain pour mieux appréhender notre présent et envisager l’avenir.
  • Visages avec Thierry Lyonnet, le dimanche à 17h. L’émission d’une heure accueille des hommes et des femmes d’une grande diversité : philosophes, aventuriers, personnes engagées dans le développement et dans l’action humanitaire, artistes, religieux, entrepreneurs… Tous partagent au moins un point commun : l’ouverture et le respect de l’autre dans sa différence.
Radio Notre Dame et RCF se rapprochent pour plus d’efficacité, pour construire des synergies en vue de rechercher de nouvelles audiences, d’optimiser leurs coûts et leurs investissements et satisfaire leurs auditeurs en faisant preuve d’unité.

Catastrophisme : « J’ai mis de côté une partie de la vérité pour que mon papier sur le changement climatique soit publié »

Faire peur aux gens, ça fait vendre du papier :

Patrick Brown, qui a travaillé au département de Météorologie et de sciences climatiques de l’Université de San José (Californie) avant de rejoindre le Breakthrough Institute, vient d’avouer que son article tout récemment publié dans la plus prestigieuse revue scientifique du monde a été volontairement biaisé dans le sens du narratif apocalyptique.

Intitulé « Le réchauffement climatique augmente les risques de feux de forêts journaliers en Californie », l’étude publiée par Brown et ses coauteurs le 30 août dans Nature avait tout pour apporter de l’eau au moulin de l’alarmisme habituel. Quantification des effets du climat sur des phénomènes spectaculaires, projections pour la fin du siècle à partir des différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre : tout y était.

Mais le 5 septembre, coup de tonnerre! Brown lui-même révèle le pot aux roses en publiant dans un média américain un long texte au titre explicite : « J’ai mis de côté une partie de la vérité pour que mon papier sur le changement climatique soit publié ». Brown n’a pas glissé d’erreur intentionnelle dans sa publication dans Nature. Il n’a pas truqué ses données, ni voulu publier un pastiche comme ceux d’Alan Sokal (la fameuse « herméneutique transformative de la gravitation quantique ») ou de Peter Boghossian et James Lindsay (« culture du viol chez les chiens »). Tout ce qu’il voulait, c’était être publié dans une revue prestigieuse. Il s’en est donc donné les moyens, en flattant le « consensus climatique » à l’aide de mensonges par omission.

Dans son article, seul le facteur climat est considéré pour étudier les feux de forêt, alors que d’autres éléments auraient été au moins aussi importants à prendre en considération — aux premiers rangs desquels les problèmes de mauvaise gestion, l’augmentation des accidents, ou encore la malveillance. Brown savait pertinemment tout cela mais l’a soigneusement occulté car, révèle-t-il, « cela aurait éloigné du narratif bien propre centré sur les impacts négatifs du changement climatique, et donc rendu plus difficile de franchir la barrière des éditeurs de Nature. »

Brown parle d’ailleurs d’expérience :

« Lorsque, par le passé, j’ai dévié de ce procédé, mes articles ont été rejetés par les éditeurs des revues importantes, me contraignant à me contenter de revues moins prestigieuses. »

Ce n’est certes pas la première fois que les revues scientifiques se trouvent sur la sellette pour leur biais catastrophiste. En revanche, jamais un auteur n’avait divulgué aussi clairement de telles pratiques. Déjà bien fissuré, le consensus sur le climat vient donc de connaître un nouveau tremblement de terre.

Philippines : 506 enfants des bidonvilles baptisés ce mercredi 6 septembre

Son Eminence l’évêque Pablo Virgilio S. David baptisera 506 enfants de ANAK-Tnk (Tulay Ng Kabataan) issus des bidonvilles de Manille, accompagné du Père Matthieu Dauchez, directeur de ANAK-Tnk et 10 autres prêtres.

Les familles qui vivent dans les bidonvilles et dans les rues de Manille ne sont pas seulement exposées au danger et aux menaces, elles sont aussi privées des sacrements. Nous avons observé que les familles pauvres pensent qu’elles ne peuvent pas avoir accès aux sacrements en raison de leur pauvreté. Elles pensent souvent que les sacrements sont payants, alors qu’ils sont gratuits.

L’objectif de ce baptême à grande échelle vise à changer cela en proposant le baptême au plus grand nombre d’enfants et de familles qui le désirent.

“Alors qu’il est si difficile de rapprocher de Dieu nos enfants blessés, il est au contraire très facile de leur apporter le Seigneur à travers les sacrements”.  Père Matthieu Dauchez

L’association ANAK-Tnk œuvre auprès des enfants des rues et bidonvilles de Manille depuis 25 ans. Près de 60000 enfants ont déjà bénéficié de ce soutien. Plus qu’une aide matérielle, c’est réapprendre aux enfant des rues qu’ils sont dignes d’aimer et d’être aimés. ANAK-Tnk œuvre auprès des enfants des rues, des jeunes de la rue avec un handicap, des enfants des bidonvilles et les enfants chiffonniers de la décharge de Manille. Depuis février 2017, une maison accueille aussi les
personnes âgées abandonnées dans la rue.

“Je ne me sens pas en sécurité ici. Je ne sortirais pas le soir l’esprit clair.”

Rafał Strączek, est un footballeur polonais qui évolue au poste de gardien de but au Girondins de Bordeaux. Il  s’est exprimé sur sa vie en France :

“Honnêtement, j’aime davantage la Pologne comme lieu de vie. Beaucoup de gens se plaignent de notre pays, mais en réalité ils n’ont pas de comparaison plus large avec l’étranger. Ici, le niveau des services – coiffeur, magasins divers, lave-auto – et la qualité de beaucoup de choses sont plus élevés, ainsi que la propreté des rues. Cela ne veut pas dire que la situation ici est terrible. Ce n’est pas mal, on s’y habitue, mais à mon avis le confort de vie en Pologne est plus grand”.

“Il y a eu des émeutes lorsque ce jeune de 17 ans a été abattu, mais même normalement, je ne me sens pas en sécurité ici. Je ne sortirais pas le soir l’esprit clair.

Découvrez le prix de vente d’un embryon humain en France

D’Albéric Dumont, vice-président du Syndicat de la famille :

Le Syndicat de la Famille a donc été présent tout le long du Salon de commerce procréatif « Wish for a Baby » (ex. Désir d’enfant). De nombreuses actions ont été menées : courriers de mise en demeure envoyés par nos avocats aux organisateurs ; installation d’un bébé de 3 mètres de haut couvert de dollars et sono à fond tout le week-end juste devant l’entrée du salon ; huissier présent pour dresser un constat officiel ; inspecteurs citoyens volontaires interrogeant en détail les commerciaux sur leurs stands ; relevés des plaquettes publicitaires, catalogues de gamètes et grilles de tarif distribués sur place ; vidéos en caméras cachées… 

Pour la deuxième année consécutive, en raison de la pression mise par le Syndicat de la Famille, le Salon annonçait qu’il n’y aurait pas de propositions de contrats de GPA. Apparemment, ses organisateurs osaient espérer que nous les laisserions tranquillement vendre des gamètes et des embryons, des PMA avec choix du sexe, sélection génétique et autres horreurs dignes du « Meilleur des mondes » !

Pour vous donner une illustration de ce marché de l’humain, une plaquette publicitaire distribuée par la « clinique » Fertilab Barcelona proposait l’embryon humain au tarif de 3.500 €, assorti d’une “réduction de 15% pour les visiteurs du Salon”, soit l’embryon à 2.975 €…

Nous vous communiquerons prochainement le compte-rendu de notre enquête avec la synthèse des procès-verbaux des inspections, le constat d’huissier, les photos et vidéos, qui seront présentés bien sûr à la justice, aux médias et aux élus aussi. Vous découvrirez notamment comment nous avons remonté la filière pour prouver que même la GPA se cachait dans l’arrière-boutique de ce salon en dépit des dénégations.

Merci d’avance de nous aider à à lutter contre ce trafic d’êtres humains et la désintégration volontaire du lien parents-enfants.

Gestations pour autrui et PMA sans père, bricolage procréatif et « parentalité » fictive ; explosion du nombre d’adolescents et de jeunes qui envisagent de changer de sexe ; parent 1 et parent 2 à l’école… tous ces phénomènes qui touchent avant tous les enfants proviennent de l’idéologie qui sous-tend la loi Taubira. Le mariage de personnes de même sexe repose en effet sur l’idée que le sexe ne serait pas une réalité, mais seulement une « une construction sociale » et qu’on pourrait truquer la procréation et la filiation pour faire comme si deux hommes ou deux femmes pouvaient fonder une famille ensemble. Clément Beaune, le ministre des Transports, vient précisément de réclamer la légalisation de la GPA.

Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille, a réagi à cette déclaration sur CNews et Europe 1.

Le magazine L’Incorrect vous propose justement en pré-vente un numéro spécial sur le combat contre la loi Taubira, à seulement 14 € (au lieu de 18 € en kiosque et maison de presse, à partir du 18 novembre). Profitez vite du tarif spécial (valable jusqu’au 20 septembre) pour en commander des exemplaires pour vos proches, vos amis, vos élèves… : conçu en partenariat avec le Syndicat, ce hors-série sera aussi passionnant que formateur en sciences humaines et politiques !

Démographie et civilisation : Comment meurt une civilisation

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Une fois encore les chiffres de la natalité française du premier semestre 2023 ont été en baisse : – 7% par rapport à la même période de l’année précédente. Le chiffre des décès : 313 000, approche désormais de celui des naissances : 314 400. Cette situation n’inquiète pas le « Mozart de la finance », sans enfant, qui préside aux destinées de notre pays puisqu’il a une solution : l’immigration, affirmant, contre toute vérité historique, que la France a toujours été une terre d’immigration. Les travaux de Jacques Dupâquier ont pourtant définitivement démontré que la France ne devint une terre d’immigration qu’à partir du milieu du XIXème siècle. Décidément l’arrogance d’Emmanuel Macron n’est surpassée que par son ignorance !

Le déclin n’est pas inexorable

C’est la survie même du peuple français sur ses bases ethniques traditionnelles qui est désormais en jeu. La France des années 40, celle du Front populaire puis de l’Etat français fut confrontée à un défi analogue. Cependant, dès 1942 la natalité se redressa sous l’effet conjugué de trois facteurs.

  • Les aides financières à la natalité et à la famille initiées par le gouvernement de Front populaire, en 1939, à l’instigation d’Alfred Sauvy.
  • L’exaltation de la famille par le gouvernement de l’Etat français.
  • La difficulté des temps qui incita chacun à rompre avec l’individualisme hédoniste et à renouer avec les joies, plus abordables matériellement, de la vie familiale.

Nous sommes aujourd’hui très loin d’une telle prise de conscience. En effet, si les socialistes et leurs variants macronistes ou libertaires aiment, sans doute, leurs enfants ils n’aiment ni la famille ni le mariage, lieux de l’inégalité et de la transmission. Chacun, à cet égard, lira avec profit l’ouvrage de Léon Blum paru en 1907 : Du mariage.

Quelques réalités démographiques

Rappelons quelques faits trop oubliés.

Hier, en 1900, 400 millions d’Européens colonisaient 100 millions d’Africains, le continent étant ravagé par les épidémies, les guerres inter-ethniques, la mortalité infantile, l’esclavage, etc.

Aujourd’hui, 500 millions d’Européens font face à 1,5 milliards d’Africains dans un continent où les rares espaces de paix et de prospérité se réduisent chaque jour. Le reste est littérature !

Les 60 000 français abandonnés au Québec, par le traité de Paris en 1763, n’ont dû leur survie comme nation française, dans un univers anglo-saxon férocement hostile, que grâce à un taux de fécondité élevé leur permettant de multiplier par 70 en deux siècles leur population (4,3 millions de personnes en 1961).

Chaque sentinelle est responsable de tout l’empire

Au regard de ces faits, il y a quelque chose de pathétique dans le témoignage de ce ménage de militants nationaux, chacun issu d’une famille de six enfants, s’inquiétant, face à la déferlante migratoire musulmane, de l’avenir de ses… 2 enfants. Ou dans le spectacle de ces pieux laïcs italiens, toujours célibataires à 40 ans, mais multipliant les chapelets pour le salut de l’Italie catholique. Les uns et les autres ont oublié la sage sentence de Saint-Exupéry : « Chaque sentinelle est responsable de tout l’empire. » (Terre des hommes)

Tous les modèles familiaux ne se valent pas

A l’occasion des émeutes ethniques du mois de juin dernier, certains commentateurs se sont émus de ce que 30% des jeunes interpellés ne vivaient pas avec leur père et n’étaient élevés que par leur mère. Mais qui a osé remonter aux racines de ces échecs éducatifs ? On ne peut, « en même temps », mettre sur le même plan toutes les modalités d’organisation des familles : traditionnelles monogamiques, polygamiques, monoparentales, homoparentales, etc. puis venir se plaindre de l’absence des pères dans l’éducation des jeunes garçons. De même on ne peut, « en même temps », déplorer la baisse de la natalité française et au nom d’un individualisme hédoniste exacerbé favoriser, par la loi, la fragilité des unions. Il existe, en effet, un lien direct entre nuptialité et fécondité. Moins l’union est stable, plus la probabilité qu’il y ait des enfants diminue, ce qui est psychologiquement tout à fait cohérent. Tout ce qui fragilise le mariage, sa stabilité et son indissolubilité a, ainsi, un impact direct sur la démographie.

L’égalité homme/femme aboutit à la disparition de la mère

Ayant confondu l’égalité des dignités avec l’équivalence des fonctions, la société moderne a décrété que, pour son épanouissement personnel, aucune femme ne devait plus compter sur le soutien d’aucun homme. L’homme, parfois trop heureux de cette situation, s’est déchargé de cette responsabilité, devenue une « oppression ». C’est donc, généralement seule, que la femme doit désormais envisager de faire carrière, puis de fonder une famille dans une union qui a 50 % de chances d’être rompue. La femme n’est plus reconnue comme épouse et mère, elle est devenue un homme- producteur et consommateur- comme les autres. Quant à l’homme, ayant obtenu un rallongement de son congé paternité pour se remettre des fatigues de la maternité, il a désormais toute faculté de laisser libre cours à sa libido, la femme lui proposant un corps toujours disponible pour le plaisir et assumant trop souvent seule – même si chacun sait que ce sont souvent les hommes qui font pression pour interrompre une grossesse ou différer une naissance -, par la pilule ou l’avortement, l’éventualité d’une naissance.

Le socialisme contre la famille

Enfin, si nous voyons aujourd’hui les fruits de la politique anti familiale menée par François Hollande (baisse du quotient familial, mise sous condition de ressources des allocations familiales, etc.) le mal est plus profond. Pour les démographes, la vitalité démographique d’une population est constituée par les naissances de rang 4 et au-delà. En effet, le seuil de remplacement des générations est de 2,1 enfants par femme, mais certaines n’auront pas d’enfants en raison des aléas de la vie ou à la suite d’un choix volontaire. De plus, la vie moderne génère une augmentation très sensible du nombre de couples stériles, ce qui est souvent un drame. Or, ce seuil de 4 enfants est difficilement conciliable avec une vie professionnelle, surtout à plein temps. La réalité est que renoncer à une vie professionnelle pour s’occuper de ses enfants c’est diminuer les revenus de son ménage, réduire son niveau de vie, parfois subir une forme de mépris social et ne pas cotiser pour sa retraite. En revanche, s’occuper des enfants des autres apporte revenus, considération sociale et retraite. Dans les sociétés traditionnelles, les enfants étaient une richesse car ils travaillaient jeunes et assuraient les vieux jours de leurs parents. Dans les sociétés modernes, les enfants sont d’abord un coût, important, pour les parents et leur existence, ou non, influe très peu sur le montant des retraites versées. Se pencher sur les questions démographiques sans prendre en compte ces réalités est se condamner à faire beaucoup de bruit pour rien.

Hormis dans quelques isolats catholiques, ces faits, alliés à la crainte de l’avenir, l’emportent sur toute autre considération. Il y a quelques années déjà, François Brigneau s’en inquiétait : « Ami, je sens venir la fin. La fin du pays gaulois » (La dernière lanterne). Chacun aura compris qu’au regard de ces enjeux, l’interdiction du port de l’abaya à l’école est un peu anecdotique. Il est un mystère, mais une réalité, que la survie d’une civilisation dépend, en bonne part, de la générosité des hommes et des femmes à transmettre la vie au-delà, souvent, de leurs intérêts immédiats mais dans un esprit de maternité et paternité responsables au regard de leurs différents états de conjoints, de parents, de maillons d’une chaîne civilisationnelle, etc. Il en va, aujourd’hui, de la France, de son avenir, de son peuple, de sa civilisation.

Jean-Pierre Maugendre

Face aux violences contre les femmes, le Parlement européen promeut une autre violence : l’avortement

Lu sur le site de l’ECLJ :

Le 10 juillet 2023, le Parlement européen a approuvé la proposition de la directive relative à la lutte contre les violences faites aux femmes et la violence domestique dans l’ensemble de l’Union européenne (UE). Initialement proposé en mars 2022 par la Commission européenne, ce texte prévoit notamment d’ériger de nouvelles infractions (comme la cyberviolence), d’apporter un soutien adapté aux victimes ou encore de renforcer la coordination et la coopération au niveau de l’UE.

Malheureusement, cette directive implique également des dispositions sur l’avortement. Le considérant 50 mentionne explicitement de l’avortement et l’article 28 stipule que les États doivent garantir un accès sécurisé et légal à l’avortement aux victimes de violences[1]. Bien que l’action d’institutions de l’UE dans le domaine de l’avortement ne soit pas nouvelle, il n’en demeure pas moins que ce sujet n’entre pas dans le champ de compétence de l’UE. En effet, en vertu du principe d’attribution, qui régit les actions de l’UE, cette dernière ne peut agir que « dans les limites des compétences que les États membres lui ont attribuées dans les traités pour atteindre les objectifs que ces traités établissent » (Article 5 TUE). Or, les États membres n’ont pas attribué de compétence relative à l’avortement à l’UE. En outre, comme nous l’avions expliqué dans cette vidéo, l’insertion de l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE est vouée à l’échec.

D’après la directive, le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher un avortement constituerait une violence. Cette qualification passe outre les multiples dangers de l’avortement reconnus par de nombreux médecins. En effet, les avortements peuvent causer d’importants dommages au niveau de l’utérus, ce qui peut conduire à l’infertilité ou nécessiter des interventions chirurgicales[2]. On peut également noter que le risque d’avoir des accouchements prématurés augmente de plus de 36% après un avortement[3]. Les souffrances psychologiques ne sont pas en reste car le risque de développer certaines maladies psychologiques comme la dépression augmente de 81% après un avortement. Ainsi cela paraît choquant de qualifier de « violence » le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher un avortement tout en passant sous silence les violences que les femmes subissent par l’avortement.

À l’heure actuelle, des négociations en trilogue sont menées autour du texte de cette directive, entre des représentants du Parlement européen, de la Commission européenne ainsi que du Conseil de l’UE. Se présente donc une opportunité de pouvoir changer ce texte en dénonçant l’usage manipulateur de la violence faite aux femmes dans le but de promouvoir un accès illimité et sans obstacles à l’avortement. Il est également important de dénoncer le manque de transparence de l’UE dans le processus législatif de cette directive, ce qui est contraire à l’un des principes clés de son fonctionnement[4].

La directive devrait rester fidèle à son objectif : protéger les femmes contre toutes les violences, sans omettre la violence d’un avortement.

La CEDH oblige à reconnaître les pseudos mariages, même dans les pays où il n’est pas dénaturé

Dans un arrêt rendu aujourd’hui, la CEDH condamne la Bulgarie pour avoir refusé de mentionner à l’état civil le mariage de deux personnes bulgares de même sexe mariées au Royaume-Uni.

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