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Chute de pierres à Saint-Sulpice

C’est rassurant…

 

Qui sont les 21 nouveaux cardinaux ?

Eglise universelle: 21 nouveaux cardinaux

Le pape François a annoncé la convocation d’un consistoire le 30 septembre prochain. 21 nouveaux cardinaux seront alors nommés dont deux Français: Mgr François Bustillo, évêque d’Ajaccio et Mgr Christophe Pierre, nonce apostolique aux USA. L’abbé Barthe, vaticaniste, analyse le sens de ces nominations et la composition du Sacré collège dans lequel les cardinaux nommés par le pape François seront désormais majoritaires.

Eglise en France Jubilé de la Vendée le 2 septembre

Le 2 septembre sera commémorée au mont des Alouettes, à proximité du Puy du Fou, la venue en Vendée de la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, le 18 septembre 1823. Pascal Théry secrétaire de l’association organisatrice, présente cet évènement qui sera honoré de la présence du prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, parent vivant le plus proche de la duchesse d’Angoulême.

Eglise en marche: Pèlerinage Notre dame de Chrétienté à Covadonga

Les 22-23 et 24 juillet a eu lieu d’Oviedo à Covadonga (95 kms), dans les Asturies au nord de l’Espagne, le 3 éme pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté- Espagne. Louis-Martin Fermon a participé à ce pèlerinage. Il nous en présente les caractéristiques ainsi que les points communs et les différences avec le pèlerinage de Pentecôte à Chartres.

Le siège épiscopal de Maillezais à nouveau pourvu

Le diocèse de Maillezais (Vendée) a été créé le 13 août 1317, en même temps que celui de Luçon, par démembrement du diocèse de Poitiers qui, lui-même, avait été jusqu’à la Loire lors de sa création. Il s’appelait alors diocèse de Poitiers et de Rezé. C’est pape Jean XXII, à Avignon, qui signa la bulle de création et donna comme siège épiscopal l’abbaye de Maillezais. Le nouveau diocèse intègre l’archiprêtré d’Ardin, les doyennés de BressuireFontenay-le-ComteSaint-Laurent-sur-Sèvre et de Vihiers, soit au total 284 paroisses réparties sur un territoire comprenant la partie orientale du Bas-Poitou et les Mauges dans le sud-ouest de l’Anjou.

C’est en 1648 que ce diocèse est annexé par le diocèse de La Rochelle, malgré de nombreuses réticences. Le dernier évêque de Maillezais et le premier évêque de La Rochelle.

Par décision du 9 février 2009, le Vatican (Benoit XVI) a décidé de restaurer le siège épiscopal de Maillezais attribué in partibus à un évêque auxiliaire ou en poste au Saint-Siège. Ceci prend effet en 2017, où le pape François le restaure en tant que siège titulaire. Il est alors attribué à Mgr Antoine Hérouard nommé évêque auxiliaire de Lille, titre que ce dernier conserve jusqu’au 11 février 2022, date à laquelle il est nommé archevêque de Dijon.

Lundi 26 juin 2023, le pape François a nommé Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Toulouse, à la suite de sa démission de sa charge pastorale d’évêque de Blois. Il lui a assigné le siège épiscopal de Maillezais.

La grâce des cathédrales de Vendée: un livre-monument

De Dominique Souchet, Président de l’association des Amis de la cathédrale de Luçon, ancien Député-Maire de Luçon :

La Vendée aurait-elle compté trois cathédrales ?

C’est à cette interrogation que les éditions de La Nuée Bleue entreprennent de répondre en consacrant à la Vendée un volume exceptionnel dans leur prestigieuse collection “La grâce d’une cathédrale”: 47 auteurs, 456 pages grand format, 520 illustrations, 4 kilos…

Ce livre retient en effet trois sites emblématiques, trois hauts-lieux spirituels de la Vendée : Luçon, Maillezais et Saint-Laurent-sur-Sèvre. Les deux premiers sont effectivement ou ont été le siège de cathédrales. Le troisième l’est devenu par “la grâce” de Jean Yole, qui voyait dans les deux impressionnants clochers de la basilique et de la chapelle de la Sagesse les marques indéniables d’une cathédrale.

Ce livre, dont l’iconographie a été particulièrement soignée, faisant l’objet d’une remarquable couverture photographique inédite du talentueux David Fugère, nous fait regarder d’un oeil neuf des lieux que nous croyons connaitre. Pourtant, ce n’est pas seulement un superbe livre d’art. Il évoque certes la grandeur des édifices, la richesse des oeuvres d’art qu’ils possèdent, mais aussi l’intensité de la vie spirituelle, liturgique, entrepreneuriale et sociale dont ils ont été les foyers. A travers blessures et renaissances, ces édifices racontent une longue histoire de fidélité.

Certains chapitres devraient intéresser tout particulièrement les adhérents de “Vendée Militaire”. Je pense en particulier à la remarquable évocation du destin de la cathédrale de Luçon pendant la période révolutionnaire. Le Dr Raymond Wuillaume montre l’incroyable fascination qu’éprouvent les autorités révolutionnaires pour la cathédrale et l’évêché, au point de décréter que c’est là  le lieu unique où doivent impérativement être installés tous les organes du nouveau pouvoir.

Je pense encore à l’incroyable destin de René-François Soyer, prêtre réfractaire survivant devenant le premier évêque du diocèse de Luçon recréé, le premier évêque de Vendée après la Révolution. Pierre Legal évoque les multiples tracasseries dont il sera l’objet de la part de la monarchie de Juillet, au moment de la chevauchée de la duchesse de Berry et comment finalement il orchestrera l’incroyable dynamisme vocationnel et bâtisseur qui s’empare de l’ancienne Vendée insurgée et martyrisée.

Je pense aussi à la genèse de la sublime verrière de La Vendée Militaire, dans la basilique de Saint-Laurent, que retrace le grand spécialiste de l’histoire des vitraux qu’est Yves-Jean Riou. Il décrit comment l’architecte Maurice Laurentin et le père Logeais ont fait appel à l’atelier de Charles Mauméjean, dont la notoriété a gagné le monde entier, pour aboutir à ce chef-d’oeuvre posé en 1947 par Roger Degas, verrier à Mortagne. Le livre, somptueusement illustré, le reproduit avec la citation de Judas Maccabée qui l’accompagne.

Pour faire entrer la Vendée dans la collection “La grâce d’une cathédrale”, l’éditeur a dû relier en réalité trois grâces : celle de Luçon incarne la continuité vivante, celle de Maillezais l’audace interrompue et celle de Saint-Laurent le renouveau après l’épreuve. A travers ces trois lieux et ces quatre édifices, le lecteur est invité à parcourir les quatorze siècles d’une histoire religieuse tourmentée et féconde qui ont modelé l’ identité vendéenne.

Trois brefs aperçus de la crise de l’Eglise avant le synode

De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :

Vous avez dit « tradiphobe » ?

Pour sourire un peu… quoique ! Prenons le § 2358 du Catéchisme de l’Église catholique et changeons le mot « homosexuelles » par « traditionalistes » :

2358. Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances « traditionalistes » foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve… Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.

Nous aurons l’article possible d’un nouveau catéchisme « synodal » peu respecté, il est vrai, par une nouvelle Église devenue « tradiphobe » !

Bon Samaritain de la Tradition ?

Le vénérable rite romain gisait là blessé avec son peuple de fidèles. Relégué sur le bord du chemin, laissé à la périphérie de l’Église. Moqué, marginalisé, stigmatisé comme « messe en latin », vetus ordo, usus antiquior ! Frappé (de banissement) par un étrange instrument : au mépris de la piété filiale, ses agresseurs s’étaient servis en effet de la nouvelle messe, du novus ordo produit par l’esprit de Vatican II, comme arme par destination contre son pieux et antique usage ainsi que son développement organique in medio Ecclesiae.

Deux souverains et vénérables pontifes étaient déjà passés devant, presque indifférents à son sort inouï, même si le deuxième avait consenti à lui donner quelques premiers soins rapides (indult et motu proprio). Un troisième pontife passant par là, fut profondément ému de son état. Il résolut, motu proprio, de le porter lui-même jusqu’à l’hôpital de campagne où il agissait, donnant à l’hôtelier ce qu’il fallait pour le restaurer et lui rendre son plein droit de cité in corde Ecclesiae. N’était-ce pas là un bon Samaritain, dont le mot signifie gardien : un bon gardien de la Tradition !?

Un quatrième pontife entreprit pourtant, motu proprio, de revenir en arrière, retreignant drastiquement l’œuvre de restauration et de libération de son prédécesseur, voulant faire des évêques non plus de bons gardiens mais de vrais geôliers pour le coup de la Tradition ! Par un singulier « mécanisme de contrôle » qu’il demandait paradoxalement à son nouveau gardien de la Doctrine d’honnir… Si bien qu’au milieu d’une perplexité et obscurité certaines peut retentir à nouveau aujourd’hui l’appel d’Isaïe en l’adressant au Très Haut et Très Bon Gardien de l’Église : « Garde, où en est la nuit ? Garde, où en est la nuit ? »

En trois citations :

« Dieu est sagesse et veut être aimé non seulement avec douceur mais avec sagesse. Bien plus, l’esprit d’erreur gâchera tout zèle si tu négliges la science. Et l’ennemi trompeur n’a pas de moyen plus efficace pour enlever l’amour du cœur de l’homme, que de réussir à le faire marcher dans l’amour, sans précaution et sans être guidé par la raison. » (saint Bernard, Sur le cantique, sermon 19, 7)

« L’hostilité des méchants résonne comme une louange pour notre vie, car elle montre d’une certaine façon notre droiture parce que nous déplaisons à ceux qui n’aiment pas Dieu : en effet, personne ne peut être agréable à la fois à Dieu et aux ennemis de Dieu. Il n’est pas ami de Dieu celui-là qui recherche la complaisance de ceux qui s’opposent à Lui : et celui qui se soumet à la vérité luttera contre ce qui s’oppose à la vérité. » (saint Grégoire, In Ezechielem homiliae, I, 9, 14)

« N’ayant pas obtenu que les hommes pratiquent ce qu’elle enseigne, l’Église actuelle a décidé d’enseigner ce qu’ils pratiquent… Auparavant l’Église absolvait les pécheurs, aujourd’hui elle a résolu d’absoudre les péchés. » (Nicolás Gómez Dávila)

Rémi Fontaine

« L’habit ne fait pas le moine » : 3 origines possibles à cette expression

Vous avez sûrement déjà entendu l’expression « l’habit ne fait pas le moine ». Elle est employée de nos jours pour expliquer que les apparences sont parfois trompeuses, ou pour parler d’une personne dont l’attitude dénote avec la manière dont elle se présente en public ! Mais savez-vous d’où vient cette expression ? En route, Divine Box vous emmène découvrir tout ça !

Une première hypothèse : de faux moines cupides au XIIIe siècle

Pour certains, le Pape Grégoire IX serait à l’origine de l’expression…

Au XIIe siècle, certaines abbayes s’enrichissent alors grandement et de nombreuses personnes sont attirées par cette richesse. Plusieurs opportunistes entrent ainsi dans les ordres afin de profiter de ces richesses, mais sans prononcer de vœux religieux. Le Pape va évidemment condamner le comportement de ces “moines” !

En effet, dans une de ses lettres, intitulée « sermon sur le carême », le Pape écrit que « ce n’est pas à l’habit qu’on reconnaît le moine, mais à l’observation de la règle et à la perfection de sa vie ». Pour la petite histoire, il a adapté une vieille formule latine attribuée au philosophe grec Plutarque (46-125) « barba non facit philosophum », traduisez : « la barbe ne fait pas le philosophe ». Amusant, non ?

Le Pape Grégoire IX en train de confier ses sermons © Compilhistoire

Une deuxième hypothèse : l’épopée de François Grimaldi en 1297

Voici une deuxième origine possible à l’expression « l’habit ne fait pas le moine » : un moine déguisé pour prendre le pouvoir de Monaco en 1297 !

Il s’agit en effet de François Grimaldi, un homme d’État génois qui rêve de gouverner la ville de Monaco ! Il décide, en janvier 1297, de s’introduire dans la ville en se déguisant en moine franciscain. Rassurés par l’habit, les gardes ne vont pas se méfier et c’est ainsi que Grimaldi et ses hommes réussissent à s’introduire et à prendre le pouvoir !

D’ailleurs, c’est en référence à cette ruse de François Grimaldi qu’on trouve sur les armoiries de Monaco « deux Frères Mineurs chevelus, barbus et chaussés, portant chacun une épée levée, debout sur une banderole, avec la devise : Deo Juvante (avec l’aide de Dieu) ».

Et voilà comment une anecdote plus de sept fois centenaire laisse encore des traces : celle d’une expression française, et celle d’un blason !

Statue de François Grimaldi lors de la prise de Monaco © Actualités des Royautés

Une troisième hypothèse : l’habit pour être jugé par l’Église au XIVe siècle

Comme vous le savez, du XIIe siècle au XIVe siècle, l’Église détient un grand pouvoir juridique et juge en majorité les membres du clergé. Elle condamne alors peu à mort et privilégie les peines de prison. La clémence de l’Église est donc bien connue de tous ! De nombreux criminels avertis vont alors se déguiser en moines, pour bénéficier de cette indulgente juridiction !

Or à l’époque, les registres de personnes consacrées n’étaient pas à jour… La fraude était donc facile, et nombreux étaient les faux moines qui portaient l’habit pour éviter un châtiment funeste !

En résumé :

Désormais, vous savez tout sur la signification et les origines de l’expression « l’habit ne fait pas le moine ». Heureusement, aujourd’hui, les moines le sont pour de vrai, peu importe leur habit, qu’ils soient bénédictins, cisterciens, trappistes, annonciades et tant d’autres… Alors pour les soutenir, achetez donc des produits monastiques et des bières trappistes : vous leur donnerez du boulot, et les aiderez à vivre leur vocation monastique de prière et de travail manuel !

Neuvième dimanche après la Pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Luc. 19, 41-47. In illo témpore : Cum appropinquáret Jesus Jerúsalem, videns civitátem, flevit super illam…
En ce temps-là, Jésus s’étant approché de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle…

Quia domus mea domus oratiónis est. Vos autem fecístis illam speluncam latrónum. Et erat docens cotídie in templo.
Ma maison est une maison de prière ; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Et il enseignait tous les jours dans le temple.

Les chants du propre de la messe de ce neuvième dimanche après la Pentecôte sont encore extraits des psaumes, à l’exception cette fois de la Communion. A l’inverse des chants du dimanche précédent, c’est le Graduel qui nous fera entendre une acclamation triomphale à la majesté divine, alors que l’Introït et l’Alléluia sont des prières suppliantes.

Introït : Ecce Deus

Le texte de l’Introït est tiré du psaume 53, composé par David alors qu’il était poursuivi par des ennemis implacables. Mais cet appel au secours est comme toujours plein de confiance dans la protection divine. Ce psaume est utilisé pendant la semaine sainte, où il est mis dans la bouche du Christ. L’Introït de ce jour commence par un verset exprimant la confiance dans le secours du Seigneur, avant d’implorer sa protection.

Ecce Deus adjuvat me, et Dominus susceptor est animæ meæ : averte mala inimicis meis, in veritate tua disperde illos, protector meus Domine.
Voici que Dieu vient à mon secours, le Seigneur est le soutien de mon âme : détournez les maux sur mes ennemis, dans votre fidélité dispersez-les, Seigneur, notre protecteur.

On voit que la première phrase est une affirmation à la troisième personne de notre confiance en Dieu, exprimée par une mélodie joyeuse et pleine d’allant, tandis que la deuxième phrase passe à la deuxième personne, et devient une prière suppliante, marquée par une mélodie plus tourmentée, surtout la cadence en demi-ton de inimicis meis. Mais on retrouve la confiance à la fin avec une belle courbe calme mais pleine d’assurance sur les mots protector meus. Cet Introït est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 53 :

Deus in nomine tuo salvum me fac : et in virtute tua judica me.
Mon Dieu par votre nom sauvez-moi, et par votre puissance faites-moi justice.

Graduel : Domine Dominus noster

Entre les supplications de l’Introït et de l’Alléluia, nous allons trouver dans le Graduel du neuvième dimanche après la Pentecôte, une exclamation de louange, d’admiration et de reconnaissance pour le créateur et tous ses bienfaits, sur la terre, univers visible, et dans les cieux, univers invisible. C’est le début du psaume huit.

Domine Dominus noster, quam admirabile est nomen tuum in universa terra ! Quoniam elevata est magnificentia tua super cælos !
Seigneur, notre maître, que votre nom est admirable sur toute la terre ; que votre majesté est élevée au-dessus des cieux !

Pour la sixième fois consécutive en ces dimanches après la Pentecôte, la mélodie de ce Graduel utilise le cinquième mode grégorien, avec des formules typiques qui reviennent souvent et se ressemblent plus ou moins. Mais à chaque fois ces mélodies s’adaptent parfaitement au texte qu’elles doivent servir. Ici on n’a pas au départ un grand élan enthousiaste comme dans l’Introït et l’Alléluia de dimanche dernier ; la mélodie de la première phrase reste d’abord grave, calme et horizontale, exprimant une profonde adoration ; puis elle s’élève en un bel élan d’admiration, précisément sur le mot admirabile, et se poursuit en souples ondulations pleines du bonheur de contempler la splendeur divine.

Alléluia : Eripe me

L’Alléluia du neuvième dimanche après la Pentecôte présente un contraste frappant avec le Graduel de cette messe ainsi qu’avec l’Alléluia Magnus Dominus du dimanche précédent. La plupart des Alléluias de ce temps liturgique sont des chants d’action de grâces et des acclamations enthousiastes et triomphales, mais il y a quelques exceptions. Nous avions rencontré dans l’Alléluia du sixième dimanche une prière suppliante mais pleine de confiance. Nous avons cette fois une supplication intense, presque douloureuse. Un Alléluia n’est pas toujours joyeux.

Le texte est le premier verset du psaume 58. Nous avons déjà remarqué que depuis le cinquième dimanche tous les Alléluias ont pour texte le premier verset d’un psaume, et il en sera ainsi tous les dimanches jusqu’au quatorzième dimanche, sans exception.

Eripe me de inimicis meis, Deus meus : et ab insurgentibus in me libera me.
Arrachez-moi à mes ennemis, mon Dieu et délivrez-moi de ceux qui se dressent contre moi.

Ce verset de psaume, où David demande au Seigneur d’abattre les ennemis qui le harcèlent sans cesse, est très utilisé au temps de la Passion dont il est une sorte de refrain ; il y est bien entendu placé dans la bouche du Christ. En ce temps après la Pentecôte, qui représente la longue marche de l’Église depuis les apôtres jusqu’à la fin des temps, il peut être mis dans la bouche de l’Église, c’est tout à fait d’actualité, ou de chaque âme chrétienne en proie aux épreuves et aux tentations. La mélodie est aussi suppliante que le texte. Elle s’étire comme une longue plainte.

Offertoire : Justitiæ

Comme cela arrive assez souvent en ce temps après la Pentecôte, nous l’avons déjà constaté au sixième dimanche, et ce sera encore le cas les deux prochains dimanches, l’Offertoire du neuvième dimanche après la Pentecôte est repris à un autre dimanche de l’année. Aujourd’hui nous trouvons celui du troisième dimanche de Carême,  méditation aimante et contemplative sur la loi divine et le bonheur qu’il y a à l’observer :

Justitiæ Domini rectæ, lætificantes corda, et dulciora super mel et favum, nam et servus tuus custodiet ea.
Les préceptes du Seigneur sont justes, ils réjouissent les cœurs et sont plus doux qu’un rayon de miel ; aussi votre serviteur les observe-t-il.

Les mots dulciora et ea qui sont au neutre se rapportent au substantif judicia qui figure dans le psaume, mais qui n’est pas repris dans le texte de l’Offertoire. Il est d’ailleurs à peu près synonyme du premier mot de ce texte justitiæ. On notera aussi à la fin, le passage de la troisième à la deuxième personne que l’on rencontre souvent dans les psaumes. Ce texte aurait pu être emprunté au psaume 118, la longue méditation sur la volonté de Dieu et ses commandements que l’on rencontre souvent au cours de l’année liturgique et d’où était tiré l’Offertoire de dimanche dernier.

En fait, celui-ci est pris dans un autre psaume, le psaume 18, dont la deuxième partie résume au contraire les mêmes thèmes en quelques versets très condensés. La mélodie est très calme, paisible et assurée, tournant toujours autour de la même note sur laquelle elle pose notes longues et cadences. Cependant la conclusion est surprenante : au lieu de se terminer sur cette même note, la mélodie descend un demi-ton plus bas, restant en suspens comme un long regard qui ne veut pas finir.

Communion : Qui manducat

L’Antienne de Communion du neuvième dimanche après la Pentecôte est le seul chant de cette messe dont le texte n’est pas tiré d’un psaume, mais de l’Évangile. Il ne s’agit d’ailleurs pas de l’Évangile du jour, mais d’un passage célèbre du discours sur le pain de vie, dans l’Évangile de saint Jean qui convient particulièrement bien au moment de la Communion. Le nouveau Graduel publié par Solesmes en 1974 a affecté cette Communion à la fête du Saint Sacrement, où elle est également bien à sa place ; le texte figure d’ailleurs dans le verset d’Alléluia de cette fête.

Qui manducat carnem meam, et bibit sanguinem meum, in me manet, et ego in eo, dicit Dominus.
Qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui, dit le Seigneur.

On sait qu’en entendant ces mots, auxquels ils ne comprirent rien, un grand nombre de disciples se scandalisèrent et partirent. Nous qui savons et avons éprouvé la réalité de ces paroles, nous les répétons avec joie et enthousiasme. La mélodie est légère avec un grand élan qui monte vers les mots sanguinem meum. La deuxième phrase et ego in eo est plus calme et intérieure. C’est vraiment le Christ qui nous parle cœur à cœur.

Le Honduras pour la famille et contre l’idéologie du genre

Le 25 juillet, les archevêques honduriens MgrJosé Vicente Nácher (Tegucigalpa) et Mgr Miguel Lenihan (San Pedro Sula) se sont joints à des dizaines de milliers d’autres manifestants pour exhorter le président de la nation à opposer son veto à la la loi sur l’éducation globale pour la prévention des grossesses chez les adolescentes. Cette marche était caractérisée comme une marche contre l’idéologie du genre et en faveur de la famille. “Cette marche soutient la famille, pour protéger nos enfants, fils et filles, ainsi que la vie, a déclaré Mgr Nácher. La famille est là où naît, grandit et se développe la personne, la première [institution] responsable des soins et de l’éducation des enfants”.

Source

Juventutem aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne

Juventutem, qui avait organisé une délégation de jeunes attachés à la messe traditionnelle pour les Journées Mondiales de la Jeunesse depuis 2005, vient de publier un communiqué (version originale en anglais) annonçant sa présence à Lisbonne :

Alors que l’incertitude qui pèse sur la célébration de la liturgie latine traditionnelle empêche une participation à la même échelle que lors des précédentes Journées mondiales de la Jeunesse, Juventutem sera présent à Lisbonne.

Un lieu adéquat a été obtenu dans le centre de la capitale. Des conférences doctrinales et spirituelles, ainsi que des liturgies, auront lieu quotidiennement.

Veuillez noter que Juventutem ne prend aucune inscription d’aucune sorte. Les pèlerins doivent sécuriser leur voyage, leur hébergement, leurs repas et tout autre arrangement de ce type séparément de Juventutem.

Retrouvez-nous à partir du mercredi 2 août de 9h30 à 17h00 et idem les jours suivants au :Palácio dos Duques de Lafões, Calçada do Duque de Lafões 1, 1950-207 Lisbonne, Portugal (En montant la rue, tournez à gauche par les portes vertes, marchez tout droit à travers la cour et entrez dans le bâtiment au fond. Bienvenue !)

Des changements dans la visite du pape à Marseille en septembre

Le programme officiel a été dévoilé ce matin. Le pape François arrivera à Marseille le vendredi 22 septembre dans l’après-midi et non le samedi 23 matin comme initialement prévu. Il quittera la cité Phocéenne le samedi soir, comme programmé. Si ce n’est pas une visite d’État du pape en France, c’est toutefois le président de la République Emmanuel Macron qui l’accueillera à sa descente d’avion.

L’objet de la visite de François à Marseille est un colloque international, dénommé «Rencontres Méditerranéennes» qui regroupe des évêques et des personnalités de tout le bassin méditerranéen visant à créer des liens entre les rives de cette mer pour résoudre une série de questions, dont celle de l’immigration. Cette rencontre se déroulera le samedi à 10h00, dans le palais du Pharo de Marseille.

Trois nouveautés apparaissent dans le programme officiel :

  • le Président qui devait simplement accueillir le pape à l’aéroport le samedi matin, le recevra le vendredi à son arrivée mais restera à Marseille pour une rencontre formelle avec photo officielle, échange de cadeaux et entretien. L’Élysée a fait pression pour que ce rendez-vous avec Emmanuel Macron ait lieu ainsi que son accompagnement médiatique.
  • François rencontrera des personnes en situation de précarité économique, à l’archevêché, en début de journée, samedi.
  • Une prière mariale à Notre-Dame-de-la-Garde, réservée au clergé diocésain, interviendra samedi après-midi. Le pape prononcera une courte allocution.

Le moment de recueillement avec les chefs religieux des autres religions devant le mémorial dédié aux marins et aux migrants perdus en mer, est maintenu.

Le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, a réussi à persuader François d’accepter de dire une messe samedi après-midi avant de repartir.

Syrie : deux atouts perdus

De Mgr Nassar, Archevêque Maronite de Damas :

Jadis la force de notre église reposait sur 1) la famille unie et soudée. 2) L’abondance des vocations.

1) La Famille : il est rare de trouver une famille au complet, 12 ans de guerre ont dispersé la famille : le père exilé ou émigré. La maman déprimée ou malade, les enfants à l’étranger chacun dans un pays.

Les grands parents jadis en l’honneur chez eux, ils sont isolés et meurent en silence. La fuite massive du service militaire obligatoire se traduit par le manque des jeunes garçons, situation qui ralentit au maximum les mariages et les naissances donc la baisse démographique, les maisons vides et les Eglises assoiffées de ses fidèles. La famille pilier de la Foi est un atout bien secoué.

2) Les Vocations : l’abondance des vocations fut un facteur lié à la famille, Famille fragilisée le Grand Séminaire suit. Ainsi au lieu de 120 séminaristes en 2019 le nombre en 2023 devient 37 séminaristes seulement. Les noviciats accusent des baisses plus lourdes… Ces deux atouts de taille affaiblis indiquent le pourcentage de l’exode des Chrétiens d’Orient. Les quatre dernières années sont les plus dures, et pour la première fois on sent plus proche le fond de l’abime.

Un Mur de Lamentation : ces deux atouts affaiblis ont envoyé les fidèles vers l’Oratoire des Martyrs pour méditer sur le sens du sacrifice et le don de soi. Aux nombreux martyrs de 1860 à Damas des nouveaux martyrs plus nombreux se sont ajoutés pendant ce si lourd drame qui a déchiré la Syrie depuis 2011…Prières silencieuses arrosées de larmes devant le sens ultime du témoignage Chrétien à la suite du Premier Martyr notre ultime Mur de Lamentation, notre seule Espérance.

+ Samir NASSAR
Archevêque Maronite de Damas

“Ce plan vaccinal, ça pue le totalitarisme”

A propos de Covid, voici un entretien avec le cardiologue Dr Jean Stevens vacciné et victime d’effets indésirables :

Jusqu’à quand les militaires vont-ils être sanctionnés par ces dispositions sanitaires absurdes ?

En février dernier, le député RN Grégoire de Fournas avait interrogé Sébastien Lecornu, ministre des armées, sur les sanctions prises depuis le début de la crise sanitaire de la covid-19 à l’encontre des militaires non vaccinés :

Dans le cadre de la crise sanitaire de la covid-19, l’instruction ministérielle du 29 juillet 2021 n° 509040/ARM/DCSSA/ESSD relative à la vaccination contre la covid-19 dans les armées a ajouté la vaccination contre la covid-19 au calendrier vaccinal dans les armées, conformément à l’article D. 4122-13 du code de la défense qui dispose que le calendrier vaccinal obligatoire des militaires est fixé par instruction du ministre des armées. Or depuis le début de la crise, il est avéré que de nombreux militaires ne s’étant pas fait vaccinés contre la covid-19 ont été, par conséquent, sanctionnés de différentes manières par le biais de décisions d’inaptitude à servir temporairement, de sanctions disciplinaires, de mutations-sanctions, d’impossibilités de se rendre en opération extérieure, de jours d’arrêts forcés, de retards d’avancement et étaient même susceptibles de poursuites pénales dans le cadre de l’application de l’article L. 323-6 du code de justice militaire. Aussi, il demande au ministre de lui communiquer : le nombre de militaires ayant refusé la vaccination contre la covid-19, le nombre total d’entre eux ayant été de fait sanctionnés par les mesures respectives suivantes : impossibilité de partir en opération extérieure (OPEX), impossibilité de servir à la mer, impossibilité d’embarquer sur un bâtiment de la marine nationale, impossibilité de participer ou concourir aux postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sureté aérienne, à des mission de service public, ainsi qu’à la dissuasion, ainsi que le nombre d’entre eux ayant été mutés à la suite de leur refus de vaccination et le nombre de ceux ayant quitté les armées pour ce motif. Par ailleurs, alors que la Haute Autorité de santé (HAS) envisage dans son projet d’avis du lundi 20 février 2023, la fin de la vaccination obligatoire chez les soignants et que la situation épidémique en France est marquée par une baisse conséquente du nombre de contaminations et du taux d’incidence justifiant ainsi les dernières restrictions sanitaires, il demande par conséquent s’il envisage d’annuler et d’abroger l’instruction du 29 juillet 2021 dans les plus brefs délais.

Le 11 juillet, le ministre s’est fendu d’une (non) réponse, qui se résume à “des réflexions sont en cours” depuis le 20 février  :

La vaccination contre la COVID-19, qui a pour objectif de préserver la santé des personnels, participe au maintien de la capacité opérationnelle des forces armées et formations rattachées et à leur liberté d’action. Elle est prévue par l’instruction ministérielle n° 504783/ARM/DCSSA/SDD du 19 avril 2022 qui rend obligatoire cette vaccination pour tout militaire dans certaines situations, notamment en opération. Tout militaire qui refuse cette vaccination se rend ainsi inapte aux missions pour laquelle celle-ci est obligatoire et ne peut donc y participer. Un militaire durablement inapte à la mission pour laquelle son unité est constituée peut faire l’objet d’une mutation d’office décidée par le commandement pour le bien du service, afin de conserver à son unité sa pleine capacité à honorer son contrat opérationnel. La non-participation à une mission et l’éventuelle mutation ne sont pas des sanctions disciplinaires mais la conséquence d’une inaptitude constatée. En l’absence de motif légitime, le refus de vaccination contre la COVID-19 en amont d’une projection en opération ou d’un déploiement opérationnel est susceptible de justifier une sanction disciplinaire. Toujours individuelle, la sanction disciplinaire vise à punir un militaire ayant commis une infraction au regard du règlement de discipline générale. Elle est arrêtée par le commandement en fonction des circonstances et après une procédure rigoureuse. Les sanctions éventuelles liées à la non-vaccination contre la COVID-19 ont été décidées en prenant en compte les situations individuelles. Dans la mesure où il n’existe pas de suivi systématique des sanctions par leur motif, les armées ne disposent pas de statistiques sur les sanctions disciplinaires liées à la non-vaccination contre la COVID-19. Par ailleurs, les départs anticipés de l’institution sont dus à des facteurs multiples : au regard de la diversité des situations, il n’est pas établi que la non-vaccination à la COVID-19 serait la cause unique d’un départ de l’institution. En tout état de cause, la stratégie vaccinale au sein des armées est régulièrement révisée afin de tenir compte de l’évolution du contexte épidémique et des connaissances scientifiques. A ce titre, à la suite de la parution du projet d’avis rendu par la Haute Autorité de Santé le 20 février 2023, des réflexions sont en cours afin d’évaluer l’opportunité de faire évoluer les recommandations vaccinales pour les militaires.

La Suisse et le soutien aux couples en difficulté

Le conseiller national du Parti évangélique (PEV), Marc Jost, a adressé une demande au Conseil fédéral suisse pour effectuer une enquête sur les services d’accompagnement, de conseil et de thérapie visant à soutenir les couples et à prévenir les ruptures conjugales. Dans sa requête, Jost souligne la difficulté mentale et financière des parents élevant seuls leurs enfants, en particulier les femmes, ainsi que l’impact économique que cela engendre. Le postulat, cosigné par des membres de tous les principaux partis politiques suisses, demande également une estimation des coûts induits par ces séparations. Selon Jost, “des couples sains sont le fondement de la famille et de la société, et il est dans l’intérêt de tous de les renforcer. Les couples en difficulté entraînent, en revanche, des conséquences sociales et économiques négatives”. Il se réfère à des données de l’Office fédéral de la statistique (OFS) de 2021 et à une étude commandée par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) cette année, qui démontrent que les personnes vivant en couple sont financièrement plus à l’aise et généralement plus satisfaites de leur situation que les parents célibataires. Les mères célibataires sont particulièrement exposées au risque de pauvreté et sont plus nombreuses à dépendre de l’aide sociale et à rencontrer des problèmes de santé. Le Conseil fédéral examinera la proposition et devrait rendre son avis d’ici septembre avant sa soumission éventuelle au Parlement pour adoption.

Source

La véritable raison de l’abandon de la philosophie scolastique et de la théologie catholique dans les universités laïques

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

A l’heure où l’on célèbre les 700 ans de la canonisation de Saint Thomas d’Aquin, il est important de rappeler que la philosophie qu’il a développée n’a jamais été réfutée en bonne et due forme, comme on pourrait le croire.

Il faut préciser que le choix de la scolastique dans les universités françaises avant 1789 n’était pas le fruit du hasard. En réalité il s’agissait de la continuité de ce qui s’était fait pendant 1500 ans avant les universités européennes. En effet, après Aristote, il s’était développé ce qu’on appelle “l’aristotélisme”, qui avait été développé par des Grecs, des Romains, des Juifs et des Arabes. Cet héritage a été adapté au christianisme par des philosophes et théologiens tels que Saint Albert le Grand et Saint Thomas d’Aquin au XIIe siècle, notamment à l’Université de Paris.

Si l’on suivait le système aristotélicien amélioré au cours des siècles, c’est parce qu’il avait résolu une bonne partie des problèmes qui se posaient depuis les débuts de la philosophie. De plus Saint Thomas d’Aquin avait beaucoup fait pour concilier la raison et la foi, et la théologie catholique était le sommet de la connaissance universitaire.

La mort du Roy de France, Louis XVI, en 1793, a été suivie, dans la même année, par la suppression des universités françaises, qui avaient été créées autour du XIe siècle. Elles ont été rouvertes mais les programmes ont été modifiés. Ce fut donc un acte politique qui s’attaqua à la scolastique et à la théologie.

Malheureusement les révolutionnaires se sont attaqués non seulement au catholicisme mais aussi à la philosophie tout court. En imposant le kantisme et autres philosophies “modernes”, ils ont provoqué une régression dans la pensée philosophique. On est retombés dans des erreurs déjà corrigées par Aristote et les scolastiques: matérialisme, relativisme, etc… Et ils ont privé les universités des bases données par la théologie catholique.

L’année 1793 été marquée par deux décapitations: l’une politique et l’autre intellectuelle. Politiquement cela mena à l’empire, la restauration, et 5 républiques. Intellectuellement, cela mena à deux siècles de désordres où le commerce et les technologies ont pris le dessus, arrivant au XXIe à faire des expériences sur les embryons humains et à vendre des “techniques” de procréation artificielles… Il y a aussi des projets de “suicide assisté”…

Ce désordre conduit certains à penser qu’on pourrait même implanter des puces électroniques dans le cerveau des gens pour améliorer leurs performances…

Mais ces 230 ans désordre vont toucher à leur fin bientôt, soit par la conversion, soit par la Justice Divine dont l’approche est montrée par de nombreux signes… En tout cas demandons à Saint Thomas d’Aquin son intercession pour que les responsables scientifiques, politiques, philosophiques, etc. soient éclairés.

La Bible sous l’emprise des traducteurs

Lu dans Valeurs Actuelles :

Addendum : un lecteur me signale ce site qui permet de comparer 90 traductions de la Bible en français depuis 1530

Nul n’est au-dessus des lois, ni la police, ni le ministre de la justice

Mais contrairement aux policiers, Éric Dupond-Moretti n’a pas été incarcéré dans l’attente de son procès…

Malgré ses huit pourvois, le ministre de la Justice, mis en cause pour prise illégale d’intérêts, sera jugé par la Cour de justice de la République.

L’assemblée plénière de la Cour de cassation a validé la saisine régulière de la commission de l’instruction de la CJR, pour prise illégale d’intérêts. Éric Dupond-Moretti est notamment accusé d’avoir profité de sa fonction de ministre pour régler des comptes avec trois ex-magistrats du Parquet national financier (PNF) et un ex-juge d’instruction monégasque auxquels il s’était opposé dans sa première vie d’avocat.

L’audience devrait se tenir à la fin de cette année ou début 2024.

Le Conseil constitutionnel qui rend fou

Même s’il est squatté, un logement doit être entretenu et son propriétaire ne peut pas être exonéré de cette responsabilité. C’est ce qu’a décidé  le Conseil constitutionnel qui a censuré cette mesure de la loi «anti-squat».

Les «Sages» se sont rangés derrière l’article 1244 du Code civil qui prévoit que «le propriétaire d’un bâtiment est responsable du dommage causé par sa ruine, lorsqu’elle est arrivée par une suite du défaut d’entretien ou par le vice de sa construction.» Sic. Qui ira squatter les logements des membres du Conseil constitutionnel ? Ils verront ce que c’est. Pour éviter d’indemniser un squatteur, le propriétaire devra prouver qu’il a été empêché par le squatteur de remplir son obligation d’entretien du logement. Car le propriétaire ne peut pas accéder à son logement, au risque d’être poursuivi pour…violation de domicile

Le droit à la propriété privée reste gravement entamée.

L’autre Tour de France

L’euthanasie comme levier d’économie budgétaire : le cas canadien

Lu sur Alliance Vita :

Une récente étude publiée sur le site des Presses universitaires de Cambridge s’est penchée sur le dispositif d’euthanasie au Canada, et alerte sur ses impasses.

Intitulée “Les réalités de l’assistance médicale à mourir (AMM) au Canada“, cette étude avait pour objet d’examiner les impacts du programme canadien d’euthanasie et d’analyser les “sauvegardes” permettant d’éviter les dérives. Sa conclusion est inquiétante :

“Le régime canadien d’aide médicale à mourir ne dispose pas des mesures de protection, de la collecte de données et de la surveillance nécessaires pour protéger les Canadiens contre les décès prématurés. Les auteurs ont cerné ces lacunes dans les politiques et ont utilisé des cas d’AMM pour illustrer ces constatations“.

Les auteurs sont des médecins et un juriste, avec une expertise dans le domaine de la bioéthique. Ils ont travaillé à partir des données officielles, et des rapports sur les cas d’euthanasie, ainsi que de la presse et des publications du parlement.

Le système canadien d’euthanasie

Voté en 2016 sous le nom de “C14“, une législation a introduit une exemption à l’interdit de tuer pour les personnes majeures, consentantes, lucides, en cas de maladie ou infirmité avec une “mort naturelle raisonnablement prévisible” (MNRP, en anglais “reasonably foreseeable natural death” (RFND), un déclin irréversible des capacités, et une douleur intolérable (physique ou psychique). Si le suicide assisté est possible, c’est l’euthanasie qui est la forme la plus courante d’administration de la mort.

En 2021, une loi dite “C7” a étendu l’accès en introduisant un régime à deux voies : la voie “C14” et les cas de patients qui ne sont pas proches de leur mort naturelle, incluant donc toutes les personnes avec une infirmité. Un délai de mise en œuvre était prévu pour les personnes souffrant d’une maladie mentale jusqu’à mars 2023. Un nouveau report est voté jusqu’au 17 mars 2024.

Les auteurs rappellent que l’extension prévue par la loi C7 faisait suite à un seul jugement d’un tribunal dans la province de Québec en 2019 qui avait déclaré la disposition de mort naturelle raisonnablement prévisible inconstitutionnelle. Le gouvernement fédéral n’avait pas fait appel de ce jugement. Les auteurs rappellent aussi que “la Cour suprême a explicitement déclaré dans l’affaire Carter (Cour suprême du Canada, 2015) qu’elle ne se prononçait pas sur l’aide médicale à mourir pour la maladie mentale“.

Depuis sa légalisation, les données officielles montrent une hausse continue et forte des cas d’euthanasie : 2% des décès en 2019, 3.3% en 2021 soit 10064 décès. Dans certaines régions, le pourcentage atteint 7%. Par comparaison, en Californie, qui a légalisé le suicide assisté en 2016, on compte 486 cas en 2021, soit environ 0.2% des décès, les populations de ces deux Etats étant proches, ainsi que leur culture.

Résultats de l’étude

Suite à leurs recherches, les auteurs relèvent plusieurs problèmes dans le dispositif canadien actuel.

Des données officielles sans beaucoup de vérifications

Le système de collecte de données repose sur l’auto-déclaration par les praticiens, largement sous le format de cases à cocher. Sachant que pratiquer l’euthanasie en dehors des cas prévus par la loi reste illégal, il est peu probable que les praticiens déclarent d’eux-mêmes des cas non légaux. Bien que le rapport officiel de Santé Canada indique que les patients ayant opté pour l’AMM (assistance médicale à mourir) ont un fort taux d’accès aux soins palliatifs, une étude indépendante sur des patients dans un hôpital de l’Ontario a constaté l’inverse sur l’échantillon de cet hôpital: “Les soins palliatifs offerts aux personnes qui demandent l’aide médicale à mourir sont encore insuffisants“.

Un manque de supervision

L’étude fournit plusieurs exemples de personnes euthanasiées dont les familles n’ont pu avoir accès au dossier médical afin de déterminer si le processus avait bien été respecté. Le témoignage de la famille d’Alan Nichols devant le parlement en 2022 est poignant. Sur le fond, la question est proche de celle pointée du doigt par la CEDH en octobre dernier sur le dispositif belge d’euthanasie : la revue des cas ne peut se faire qu’après le décès, et les conditions d’accès aux dossiers restent difficiles. Comme l’écrivent les auteurs

“le ministre de la Justice a déclaré que la supervision doit être assurée par les membres de la famille qui se plaignent après le fait pour engager des mesures disciplinaires ou des enquêtes policières. Pourtant, les expériences des membres de la famille qui ont essayé de répondre aux préoccupations suggèrent que les cas ne peuvent pas être examinés de manière transparente, et les autorités sanitaires ont invoqué des exceptions de l’intérêt supérieur pour rejeter les demandes d’accès aux dossiers médicaux“.

Une priorisation de l’accès à l’euthanasie qui interroge 

Bien que l’arrêt de la Cour suprême n’a pas explicitement créé un “droit de mourir”, la loi C14 dans son préambule insiste sur un accès “universel” à ce processus : “il est souhaitable d’adopter une approche cohérente dans tout le pays en matière d’aide médicale à mourir“. Le risque pointé par l’étude est de prioriser cet accès plutôt qu’un accès à des soins appropriés mais plus couteux. Le Canada, selon une étude de l’OCDE, se situe en dessous de la moyenne des pays membres pour les dépenses publiques sociales. Dans une audition au parlement pour le projet de loi C7, la ministre Carla Qualthrough en charge de l’inclusion des personnes handicapées avait reconnu : “nous savons qu’il y a des régions du pays où il est plus facile d’obtenir l’aide médicale à mourir qu’un fauteuil roulant.” Le cas de Sathya Dhara Kovac est emblématique. Atteinte de SLA, et euthanasiée en octobre 2022, elle a écrit à ses proches :

“En fin de compte, ce n’est pas une maladie génétique qui m’a fait partir, c’était un système …Il y a un besoin désespéré de changement. C’est la maladie qui cause tant de souffrance. Les personnes vulnérables ont besoin d’aide pour survivre. J’aurais pu avoir plus de temps si j’avais eu plus d’aide“.

L’euthanasie comme levier d’économie budgétaire ? 

Par ailleurs, un rapport de l’office budgétaire canadien a estimé en 2020 que l’euthanasie pourrait être une source d’économies. Dans des pays vieillissant où les coûts de santé conduisent à des pressions financières sur les comptes publics, on peut s’interroger sur le conflit d’intérêt d’un Etat devant choisir entre le bien-être de ses citoyens et la tentation de faire des économies par la proposition extensible d’une assistance médicale à mourir. Le film Plan 75 en fournit une illustration certes fictionnelle mais crédible.

Proposer l’euthanasie à ceux qui ne l’ont pas demandé ?

La Nouvelle Zélande et un Etat australien (Etat de Victoria) interdisent au personnel médical d’initier une discussion sur l’euthanasie avec leurs patients. A l’inverse, au Canada, l’association canadienne des praticiens de l’AMM a publié des guidances dans laquelle elle estime que les médecins et infirmiers “impliqués dans les processus de planification des soins et de consentement ont l’obligation professionnelle d’amorcer une discussion sur l’aide médicale à mourir si un patient est admissible à l’aide médicale à mourir“. L’étude cite plusieurs cas de personnes à qui on a proposé l’euthanasie quand elles demandaient des ressources ou des accès à des soins. A la lumière des chiffres cités plus haut, le choix pour un praticien d’aborder sans entrave la question de l’AMM avec son patient pourrait ne pas être neutre dans les décisions de celui-ci.

Des difficultés de définition et un accès à l’euthanasie parfois plus rapide que celui des soins

L’étude aborde d’autres difficultés pour tout dispositif dit d’encadrement de la pratique d’une euthanasie :

  • La difficulté pour un médecin de pouvoir prédire correctement le “reste à vivre” des patients.
  • Les nombreuses études montrant qu’à l’annonce d’une maladie grave, le risque de suicide est élevé mais qu’il baisse ensuite.
  • La douleur comme notion qui a une composante psychosociale et renvoie donc à la qualité du soutien -physique, psychique, économique…- proposé par la société et l’entourage. Ainsi, dans certains cas sur le territoire canadien, les délais pour accéder à des soins dépassent les 90 jours nécessaires pour obtenir une euthanasie.

Enfin, l’étude mentionne le risque bien documenté de contagion suicidaire – effet Werther.

Cette revue détaillée du dispositif canadien d’euthanasie et suicide assisté illustre de nouveau l’incapacité “d’encadrer” la pratique de l’euthanasie malgré les moyens administratifs et les déclarations des pouvoirs publics.

Après des nuits de guérilla urbaine, la gauche réussit à faire croire que le problème c’est la police

Les policiers se sentent abandonnés par l’Etat et c’est pourquoi, à défaut de pouvoir se mettre en grève, ils assurent un service minimum en invoquant l’article 562 du code de procédure civile.  La déclaration du directeur général de la police nationale pour défendre le policier marseillais mis en examen a provoqué l’hystérie de la gauche, qui brandit des victimes de violences policières, en trouvant des personnes qui, présentes “par hasard” un soir d’émeutes, ont pris un tir de LBD…  Emmanuel Macron, qui avait condamné le policier de Nanterre avant son procès, danse sur son « en même temps » et propose de « répartir les difficultés », entendez étendre l’immigration sur tout le territoire.

« Nous sommes face à un séparatisme revendiqué de la part du sommet de la hiérarchie policière, a tweeté le député LFI du Nord David Guiraud. Les policiers frondeurs « sont entrés dans un comportement factieux » a déclaré Antoine Léaument, député LFI de l’Essonne, tandis que Thomas Portes , élu de Saine-Saint-Denis, a dénoncé le « comportement séditieux » des forces l’ordre en grève.

Dans la police, le malaise est profond et constant. Le policier placé en détention provisoire à Marseille n’est ni un délinquant ni un criminel, et des peines alternatives auraient pu être mises en place, comme l’assignation à résidence. Le vice-président LR du Sénat Roger Karoutchi souligne :

« La fronde des policiers est légitime et naturelle, cela fait dix ans que l’institution a l’impression de ne pas être soutenue de manière ferme et définitive par le pouvoir politique. D’autant qu’Emmanuel Macron a accumulé les erreurs de gestion depuis le début de la crise. Les policiers ont eu le sentiment d’être condamnés avant d’être jugés lorsque le chef de l’Etat a déclaré que la mort de Nahel était « inexcusable et inexplicable », alors même que l’enquête n’avait pas débuté ».

La fronde a commencé à se propager à toute la France. Et pour cause. Près de 24% des policiers ont déjà été confrontés à des pensées suicidaires au cours de leur carrière, selon les études de la mutuelle des forces de sécurité (MGP). En 2019, près de cinquante policiers se sont donnés la mort, une hausse de 60 % par rapport à 2018. Selon dernier rapport de la cour des comptes, les démissions ont progressé de 33% dans la police nationale, et de 25% dans la gendarmerie.

Julien Odoul, député Rassemblement national de l’Yonne, dénonce le comportement du chef de l’Etat :

« C’est le en même temps traditionnel qui illustre à la fois la lâcheté et l’impuissance publique. Ne pas décider, ne pas soutenir, et abandonner nos forces de l’ordre, c’est caractéristique du macronisme. Au lieu de proposer une vraie politique de reprise en main des quartiers, l’exécutif propose l’embrasement généralisé, le pourrissement quotidien des Français, avec l’instauration de cet impôt migratoire ».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin tente de reprendre en main la situation. Alors qu’il visitait un commissariat du 19e arrondissement de Paris, il a déclaré :

« En cette période difficile, je voulais dire aux policiers qu’ils ont été présents, valeureux et courageux ».

Cette prise de parole est intervenue à quelques heures de la réunion organisée à Beauvau avec les syndicats de police. A la sortie de cet entretien, les trois secrétaires généraux des organisations représentatives des gardiens de la paix et gradés, Alliance Police Nationale, Unité SGP Police FO et UNSA Police, se sont dit “satisfaits” . Gérald Darmanin a donné son accord pour la mise en œuvre d’une protection fonctionnelle du policier, mais également juridictionnelle et familiale. Il s’agit pour les fonctionnaires de police d’obtenir un avocat lorsqu’ils sont mis en cause dans des affaires durant leur service, ainsi qu’une prise en charge de leurs frais médicaux et une protection de leur famille, notamment lorsqu’elle doit être relogée comme ce fut le cas dans l’affaire Nahel.

Les syndicats annoncent également avoir obtenu un accord du ministre concernant l’anonymisation complète du policier, afin que leur identité ne puisse être dévoilée, et ainsi éviter que les fonctionnaires ou leur famille puissent faire l’objet de menaces. Les syndicats de policiers souhaitent aussi que les fonctionnaires mis en examen soient placés sous contrôle judiciaire, et non derrière les barreaux. Cette éventuelle modification de la loi devra passer par le parlement.

Mais comment croire les promesses d’un ministre qui explique que ce sont des supporters anglais qui ont attaqué le stade de France, que les émeutiers s’appellent Kevin et Matteo, … ?

Immigration étudiante : les universités se montrent peu regardantes

Les étudiants étrangers continuent de venir en force en France. Selon Campus France,

«en 2021-2022, plus de 392.000 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français. Ce nombre connaît une croissance forte (+ 8 %) entre 2020-2021 et 2021-2022, à un niveau inégalé depuis 2005».

Plus de la moitié des internationaux viennent d’Afrique, quand 19% sont européens et 18% asiatiques selon le ministère de l’Enseignement supérieur. D’après le dernier rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), en 2021, «l’immigration étudiante représentait pour la première fois le premier motif de venue en France pour les ressortissants de pays tiers bénéficiant d’un titre de séjour».

L’accueil des internationaux rend service aux universités qui peinent à remplir leurs promotions. Pour se montrer aussi accueillantes, ces universités se montrent peu regardantes sur le statut administratif des candidats.

Pour étudier en France, les étrangers doivent suivre une procédure :

  • Les Européens peuvent candidater en licence via Parcoursup.
  • Les étudiants de 67 pays hors Union européenne (comme l’Algérie, le Cameroun ou la Chine) doivent passer par la procédure «études en France» de l’organisme Campus France. Les candidats y constituent leur dossier administratif (papiers d’identité et diplômes), postulent auprès de formations et bénéficient de conseils sur le logement et les aides.
  • Les étudiants des autres pays doivent faire une demande d’admission préalable (DAP) auprès du ministère, puis se rapprocher de chaque établissement. C’est seulement une fois admis que ces étudiants étrangers peuvent faire leur demande de visa.

Malgré ces procédures, le contrôle de situation administrative dépend surtout du bon vouloir des universités. L’université de Nîmes affirme contrôler chaque titre de séjour de ses étudiants. Mais c’est sans doute la seule.

Depuis 2019, les étudiants étrangers extracommunautaires doivent payer des frais de scolarité supérieurs. Ils doivent débourser 2770 euros pour s’inscrire en licence et 3770 euros pour intégrer un master. Mais certaines universités s’arrangent pour leur faire payer le tarif réservé aux Français et aux étudiants de l’UE. La France reste une destination bien moins chère que d’autres pays francophones. À titre de comparaison, une inscription dans une université canadienne coûte entre 14.000 et 24.000 euros par an.

De son côté, l’université de Sorbonne propose des masters 2 à distance pour les Algériens. Il est en effet un peu dépassé de faire venir les étudiants algériens en France alors que les nouvelles technologies permettent la formation à distance.

Un expert de l’ONU propose d’imposer l’anthropologie LGBT aux religions

Imagine-t-on l’ONU recommander l’imposition du christianisme dans le monde entier pour que cessent les attaques contre cette religion ? Cela paraît inconcevable, mais cet argument a été avancé par l’expert chargé des questions de genre au Comité des droits de l’homme à Genève. Toutefois, il ne plaide pas en faveur de la prévention des discriminations à l’encontre des chrétiens, mais à l’encontre de la communauté LGBT. Le rapport récemment présenté affirme que l’anthropologie LGBT doit être acceptée dans la législation et les lois éducatives de tous les pays et, en outre, dans le corps doctrinal de toutes les religions. Dans le cas contraire, il ne sera pas possible de mettre fin à la discrimination à l’encontre des personnes LGBT.

Ce rapport ne représente pas officiellement l’opinion des Nations unies et n’a pas été approuvé par les pays. Cependant, il est intéressant de le garder à l’esprit car il marque la ligne d’argumentation pour justifier l’imposition de la propagande LGBT aux religions.

Au fil des ans, l’anthropologie LGBT ne veut plus être considérée comme une option respectable, mais cherche de plus en plus à être acceptée par tous. C’est pourquoi ses demandes sont de plus en plus ambitieuses. Par exemple, l’adoption ne devrait pas seulement être étendue aux enfants d’un partenaire, mais à tout enfant entrant dans le processus d’adoption. Tant qu’il est admis que deux personnes de même sexe élèvent le même enfant comme un homme et une femme, les droits de l’enfant à avoir un père et une mère ne peuvent être invoqués.

De même, il ne suffit pas que les hétérosexuels acceptent que d’autres personnes aient des relations homosexuelles, il faut aussi qu’ils reconnaissent que ce choix est tout aussi bon et sain que l’hétérosexualité. Le fait de ne pas être d’accord avec cette perspective est considéré comme un signe d’homophobie, qui conduira finalement à la haine et à la discrimination. C’est pourquoi il faut persuader ceux qui n’acceptent pas l’anthropologie LGBT de changer de position.

Traditionnellement, les mécanismes pour y parvenir étaient liés à la pression sociale, mais depuis cinq ans, les lois sur le genre ont rendu de plus en plus impossible le fait de ne pas être d’accord avec l’anthropologie LGBT. Le 14 juillet, trois semaines de réunions du Conseil des droits de l’homme se sont achevées à Genève. Lors du congrès, un rapport a été présenté par l’expert des Nations unies sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, c’est-à-dire la personne chargée de rédiger des rapports sur ces questions pour les différents organes. L’expert de l’ONU est le juriste costaricien Víctor Madrigal-Borloz, chercheur au programme des droits de l’homme de la Harvard Law School.

Sa proposition constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme LGBT, en l’occurrence en tentant d’introduire l’anthropologie du genre dans les doctrines des principales religions du monde. Pour ce faire, le document ne propose pas une attaque frontale contre la religion, mais cherche plutôt à s’assurer que le concept de liberté religieuse inclut également le droit pour la religion de ne pas aller à l’encontre des idées LGBT. En d’autres termes, si une religion ne soutient pas l’anthropologie du genre, elle porte atteinte à la liberté religieuse de ceux qui la soutiennent et souhaitent la pratiquer.

Sur la base de cet argument, le rapporteur de l’ONU encourage à faire pression sur ceux qui n’acceptent pas les intérêts des LGBT, qu’il s’agisse d’États, d’entreprises, d’individus ou – également – de traditions religieuses. Le rapport propose l’ingérence des États dans le corps des croyances des différentes religions.

Le rapporteur des Nations unies énumère un large éventail d’atteintes à la liberté sexuelle : condamnations à mort ou peines de prison prononcées à l’encontre d’homosexuels, interdiction de faire de la publicité pour l’homosexualité en Russie. D’autres allégations concernent l’éducation dans les écoles, par exemple, où dans certaines parties des États-Unis, elle n’est pas alignée sur l’anthropologie du genre.

Le rapporteur déplore également que l’adoption par des couples de même sexe ne soit pas autorisée en Hongrie. Il dénonce également le fait que certains professeurs de religion ne sont pas autorisés à enseigner si leur vie sexuelle n’est pas conforme aux principes de la religion qu’ils enseignent. Le rapport n’oublie pas de dénoncer le fait que certaines personnes ne proposent pas leurs services commerciaux lors d’événements contraires à leur vision de la sexualité, par exemple les mariages homosexuels. Enfin, les professionnels de la santé sont également accusés d’utiliser l’objection de conscience pour refuser de pratiquer certaines pratiques, qu’il s’agisse de donner accès à des traitements hormonaux à des personnes souhaitant changer de sexe, ou de refuser de pratiquer des avortements. Le document ne fait pas de distinction entre les différents exemples qu’il dénonce, car il considère tous ces cas comme des discriminations injustes qui doivent être combattues par la législation dans tous les pays.

Un aspect particulièrement frappant du rapport est que, bien qu’il épingle des dizaines de pays pour discrimination LGBT, il ne dénonce jamais les pays du Moyen-Orient, tels que le Qatar, les Émirats arabes unis ou le Bahreïn. Cette omission est d’autant plus frappante que le rapport a été rédigé juste après la Coupe du monde de football au Qatar.

Le document s’inquiète de “l’aliénation de la religion organisée et de son impact sur la capacité de l’individu à rechercher le bonheur par la spiritualité”. Pour amener les religions à embrasser la diversité LGBT, il recommande de prêter attention aux voix et pratiques dissidentes au sein des religions, afin de favoriser un nouveau récit qui intègre les idées LGBT dans le cadre de la liberté religieuse. Le rapport explique que

“certains chercheurs remettent en question l’interprétation des passages de la Bible hébraïque et du Coran qui sont utilisés pour condamner les sexualités et les identités LGBT modernes, et il a été avancé que l’apparente censure religieuse monolithique des personnes LGBT est un phénomène récent, alimenté en partie par l'”homocolonialisme” et en réponse aux menaces perçues autour des structures familiales hétérosexuelles dominantes dans la plupart des religions”.

Le rapport reproche aux églises et confessions chrétiennes d’avoir encouragé la criminalisation et la discrimination des LGBT, car ce faisant, elles ont également porté atteinte à la liberté religieuse de ces personnes de pratiquer la religion de leur choix sans se sentir discriminées. Comme on peut le constater, il s’agit d’une nouvelle interprétation de la liberté religieuse exprimée dans la Déclaration des droits de l’homme, puisqu’elle impose que les religions ne puissent pas être en désaccord avec l’anthropologie LGBT.

Le rapport affirme que si cette nouvelle perspective n’est pas acceptée, il continuera d’y avoir “des coins sombres où les personnes LGBT sont considérées comme des pécheurs et des citoyens de seconde zone à mépriser et à maltraiter”. Les lois promulguées pour imposer des normes de conduite prétendument requises par les interprétations des dogmes religieux privent en fait les lesbiennes, les gays, les bisexuels, les transgenres et les personnes de genre différent du droit à l’égalité et souvent à une reconnaissance égale devant la loi.

Une proposition de loi pour interdire les traitements de transition de genre chez les mineurs aux États-Unis

La revue de presse Genethique nous apprend qu’une proposition de loi intitulée “Protect Children’s Innocence Act” a été déposée au Sénat américain afin d’interdire les chirurgies de changement de genre, les bloqueurs de puberté et les traitements hormonaux pour les mineurs. Cette proposition, présentée par le sénateur J.D. Vance, vise à faire de ces traitements un crime fédéral passible de 10 à 25 ans de prison pour les personnes qui les administreraient à des enfants.

Le texte prévoit également l’interdiction du financement fédéral des chirurgies ou des traitements de transition de genre, empêchant ainsi les régimes d’assurance maladie relevant de la loi sur les soins abordables de les prendre en charge. Il interdirait également aux universités d’enseigner les protocoles de traitement de changement de genre. Enfin, il empêcherait les étrangers en situation irrégulière pratiquant des interventions médicales liées à la dysphorie de genre sur des enfants d’obtenir des visas.

Cette proposition de loi fait suite à une autre proposition du même nom présentée l’an dernier par la députée républicaine de Géorgie, Majorie Taylor Greene. Cette dernière compte 45 cosignataires à la Chambre des représentants.

Selon une étude basée sur les données de l’assurance maladie, plus de 121 000 enfants ont été diagnostiqués avec une dysphorie de genre entre 2017 et 2021. Durant cette même période, 4 780 mineurs ont pris des bloqueurs de puberté et environ 15 000 ont suivi une thérapie hormonale. Les interventions chirurgicales sont en revanche moins courantes, avec 776 chirurgies mammaires et 56 chirurgies génitales pratiquées entre 2019 et 2021.

I-Média : Enzo, encore une victime du “Jeunistan”

Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’assassinat d’Enzo, poignardé à mort par deux “jeunes” pour un “regard” dans la petite commune de La Haye-Malherbe dans l’Eure.

Le Parlement italien a voté un projet de loi rendant illégale la GPA à l’étranger

Le 26 juillet, le Parlement italien a voté un projet de loi rendant illégale la gestation pour autrui à l’étranger. La peine envisagée est de trois mois à deux ans de prison et une amende de 600 000 euros à un million d’euros.

Depuis 2004 déjà, la gestation pour autrui est interdite sur le sol italien. La mesure s’étend désormais au-delà des frontières. Le parti de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia, se félicite d’avoir pu faire passer son projet. Toutefois, le texte de loi doit encore être validé par le Sénat pour pouvoir entrer en vigueur.

Et la France ?

Argent magique : Aurore Bergé apprend vite

Aurore Bergé, nommée la semaine passée ministre des Solidarités et de la Santé, vient d’annoncer la création d’un « passe colo » pour aider les enfants qui ne le pourraient pas, à partir en vacances. L’aide concernera « 80 % des enfants à peu près », pour les familles de moins de 4 000 euros de revenu.

Cette aide sera « dotée de 200 à 350 euros par enfant et permettra d’envoyer votre enfant en colonie de vacances grâce aux CAF ». « Ça veut dire non seulement des familles avec des revenus modestes, mais aussi beaucoup de familles de classes moyennes ».

Aurore Bergé a regretté la baisse d’intérêt des Français pour les colonies de vacances.

« C’est formidable, on a tous des souvenirs de nos colos parce que ça crée des souvenirs collectifs, parce que c’est de la mixité sociale, parce que c’est l’accès au sport, à la nature, à la culture et surtout on rencontre des gens différents de nous ».

Tant qu’à faire, ça marchera aussi pour les camps scouts ?

Marche pour la vie à Tokyo

Lu sur Vexilla Galliae :

Le dimanche 16 juillet dernier, comme chaque année, nous avons marché pour la vie à Tokyo, en plein centre, sur les voies prestigieuses de la ville. Nous avons fêté cette année les 10 ans de la marche. Ce fut une occasion pour les catholiques fidèles de prier le rosaire autour de Notre Dame de Fatima.

Les catholiques de Tradition ont représenté environ 80 % des effectifs, pour une petite centaine de participants. Quelques familles brésiliennes d’ascendance japonaise ont aussi été fidèles au rendez-vous. Quatre abbés de la Tradition étaient encore présents ! 

Ce combat si important est forcément attaqué par le démon, qui veut ses sacrifices de vie innocente : les forces sont titanesques pour empêcher notre petite marche de grossir… et pourtant cela prend peu à peu. L’enjeu est absolument capital, car, en pays païen, et cela depuis longtemps, l’avortement est un crime de droit naturel, mais universellement admis et jamais criminalisé dans les faits… Nous renvoyons à l’article de l’an dernier pour les quelques rappels historiques sur l’avortement au Japon.

La situation démographique dans le Japon moderne est au-delà du catastrophique : elle est mortifère. Le Japon en 2022 a perdu près de 900 mille âmes, avec un record bas de naissances à environ 800 mille, pour une population d’environ 120 millions d’habitants. […]

Congé parental : laissons le choix aux familles

Communiqué du Syndicat pour la famille :

Aurore Bergé, nouvelle ministre des Solidarités et des Familles, envisage un nouveau congé parental, mieux indemnisé et plus court. 

Le Syndicat de la Famille l’invite à ajouter ce nouveau congé parental à l’actuel, pour laisser le choix aux parents entre deux possibilités, mais aussi à supprimer les contraintes imposées depuis 2015 pour prendre un congé parental.

Depuis 2015, des conditions contraires au libre choix des parents ont été mises en place pour pouvoir prétendre à l’allocation de congé parental PrePare : l’un des parents peut prendre deux années de congé, mais si l’autre ne prend pas la troisième année, celle-ci est perdue pour le couple.

L’objectif affiché était l’égalité homme-femme, mais rien n’a changé depuis : dans 95% des cas, c’est la mère de l’enfant qui prend ce congé. Il ne reste donc de cette expérimentation qu’un goût amer, celui de voir le congé parental réduit d’un tiers de sa durée. Quant à trouver un mode de garde pour aller des deux ans de l’enfant jusqu’à son entrée à l’école, c’est une source de problèmes et d’angoisses pour les parents et sans doute l’une des causes de la baisse de la natalité depuis cette année-là. Celle-ci n’a cessé de s’accentuer depuis : une situation qui nécessite des mesures d’urgences, pas nécessairement coûteuses ni complexes.

Le Syndicat de la famille appelle donc à supprimer urgemment ces mesures liberticides et punitives. 

Il appelle aussi à revaloriser le congé parental, c’est-à-dire le montant de l’allocation PrePare qui, pour le moment, exclue les parents des classes moyennes de la possibilité de prendre un congé parental, celles-ci n’ayant pas les moyens d’assumer une baisse importante de leurs revenus mensuels.

Le coût d’une place en crèche étant nettement plus élevé que l’indemnité PrePare pour les finances publiques, cette revalorisation est possible. 

Quant à l’idée d’un congé plus court et mieux rémunéré, Le Syndicat de la Famille appelle la Ministre à en faire une alternative au congé parental actuel de façon à laisser les parents choisir ce qui correspond le mieux à leur situation. 

« Pour aider véritablement les familles, il faut leur donner le plus de choix possible de manière à s’adapter à leur mode de vie et à leurs contraintes. Les places en crèche représentant un coût très élevé et n’étant pas en nombre suffisant, proposer deux types de congé parental serait à l’avantage des parents, des enfants, et même des finances publiques » développe Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille. « Nous avons de nombreuses propositions pour faciliter l’accueil de l’enfant et la vie quotidienne des familles. Etant donné l’urgence de progrès pour elles et pour l’éducation, nous comptons les présenter dès que possible à la Ministre » ajoute-t-elle.

“Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe”…

En mars 2022, le ministre de l’Economie assurait que les sanctions économiques de l’UE et des Etats-Unis prises contre la Russie étaient d’une “efficacité redoutable”.

“Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie.” “Le peuple russe en paiera aussi les conséquences”. “On en voit déjà les effets. Le trésor de guerre de Poutine est déjà réduit à presque rien. Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe”.

Tellement efficaces que l’économie russe devrait cette année augmenter de 1,5 %, plus du double de ce qu’envisageait le FMI jusque-là. Daniel Leighchef de la division des études de l’économie mondiale au FMI, explique la raison de cette embellie malgré la poursuite de la guerre.

 « C’est notamment le grand appui budgétaire, le soutien budgétaire de l’État, et on voit les résultats dans les données sur le commerce, la construction, la production industrielle, ça soutient ces résultats de croissance ». « L’Inde et d’autres pays ont compensé cette réduction, ce qui a pour résultat des exportations qui n’ont pas vraiment baissé, globalement, pour la Russie. »

Pour Daniel Leigh, cela ne veut pas dire pour autant que les sanctions n’ont pas eu d’effets :

 « Il faut quand même se rappeler que si on regarde globalement l’économie russe, il y a un grand manque à gagner, ça veut dire que, niveau économique, avant, il y avait une croissance de 2%, 3%, 4%, ils ont eu moins de pourcents l’année dernière, et 1,5%, c’est quand même bas historiquement. »

Néanmoins, selon RFI, il reste difficile de quantifier avec précision l’impact des sanctions…

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