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Au sein de la macronie, les réunions de famille vont être animées…

Jean-René Cazeneuve, député renaissance du Gers, a voté en faveur de la loi sur l’immigration.

Son gendre, Aurélien Rousseau (marié à Marguerite Cazeneuve, fille du précédent et directrice déléguée de l’Assurance Maladie), ministre de la Santé, a remis sa lettre de démission après s’être opposé au projet de loi sur l’immigration.

Prière pour la vie proposée à toutes les paroisses de France pour Noël

Les évêques de France invitent les fidèles à porter une intention particulière concernant la fin de vie à Noël, le moment où Dieu lui-même vient assumer notre condition humaine en toutes choses excepté le péché. Cette intention peut-être lue dans les paroisses et communautés de France lors de la nuit et du jour de Noël.

En cette nuit de Noël, où Dieu vient visiter notre humanité et vivre une vie semblable à la notre, nous te prions Seigneur, avec toutes les paroisses de France, pour le respect et la protection de la vie, de sa conception à sa fin naturelle.

Que la lumière de Bethléem éclaire nos gouvernants afin que ceux qui sont chargés d’élaborer et de voter la loi, prennent mieux conscience du fait que toute vie est un don pour l’humanité, que toute vie est digne et respectable.

Qu’en cette nuit de Noël, chacun d’entre nous toujours plus conscient du don merveilleux de la vie, s’engage davantage auprès des plus fragiles et des plus vulnérables pour construire une civilisation authentiquement humaine.

Loi sur l’immigration : la fin de l’effet cliquet ?

L’effet cliquet est utilisé en politique pour désigner le fait que certaines évolutions se déroulent en sens unique. Ainsi les différentes lois sur l’immigration ont toujours aggravé le problème, à la différence de celle votée cette nuit, laquelle, si elle ne résout pas le problème migratoire, ne l’aggrave pas pour autant. Ainsi, le député LR Patrick Hetzel n’est pas naïf quant aux limites de la loi votée sur l’immigration. Néanmoins il a fait le choix de la voter et il explique pourquoi :

« Nous venons de connaître 6 ans d’une politique migratoire catastrophique, c’est pourquoi je suis content de voir que nous ayons réussi à contraindre le Gouvernement et la majorité à sortir de l’ambiguïté pour assumer enfin une politique de fermeté.

Après le détricotage méthodique du PJL immigration par la majorité, nous avons réussi à rétablir des mesures essentielles dans le texte adopté par les deux chambres. En voici quelques exemples:

  • La détermination de quotas migratoires opposables, débattus chaque année au Parlement et fixant pour 3 ans des plafonds de volume d’étrangers accueillis en France.
  • Le durcissement des conditions du regroupement familial, avec un rehaussement de 18 à 24 mois de la condition de séjour avant de pouvoir formuler une demande de regroupement familial, ainsi que l’exigence de la maitrise de la langue française.
  • Le rétablissement du délit de séjour irrégulier, puni d’une amende de 3 750€ et de la peine complémentaire de trois ans d’interdiction du territoire français.

Plusieurs mesures ont été rajoutées sur la nationalité comme:

  • La déchéance de nationalité pour les binationaux coupables d’homicide sur un dépositaire de l’autorité publique.
  • La fin de l’automaticité du droit du sol à la majorité pour les enfants nés en France de parents étrangers. Ils devront en manifester la volonté entre leur 16 et 18 ans, et résider en France.
  • La restriction de l’accès au droit du sol pour en exclure les délinquants condamnés à une peine de 10 ans de prison.

Par ailleurs, nous avons obtenu un engagement écrit du Gouvernement de mener une réforme de l’AME avec un projet de loi en janvier 2024. Cette réforme aurait été un cavalier législatif, il faut donc un projet de loi distinct.

La loi prévoit aussi le conditionnement des prestations sociales non-contributives à 5 années de résidence (comme le RSA) en France pour les étrangers qui ne travaillent pas. Personne ne doit pouvoir bénéficier de la solidarité nationale avant même d’avoir commencé à cotiser en France.

Concernant le dispositif de régularisation des étrangers travaillant dans les métiers en tension :

  • En repartant de la rédaction du Sénat, le dispositif de régularisation qui sera inscrit dans la loi sera plus restrictif que le droit existant (à savoir la circulaire Valls). Cette mesure conserve son caractère exceptionnel et restera à la discrétion des préfets. Elle ne sera pas opposable à l’autorité administrative par l’étranger qui aura été débouté de sa demande.

Le texte facilitera enfin les expulsions des délinquants étrangers. Les délinquants étrangers majeurs ayant été condamnés pour des crimes ou délits punis de 5 ans ou plus pourront être expulsés du territoire français (le projet de loi lèvera certaines protections contre l’expulsion dont ils bénéficient aujourd’hui).

Grâce à notre vote de la motion de rejet, avec mon groupe parlementaire, nous avons pu imposer des mesures de fermeté essentielles pour renforcer notre arsenal juridique et réduire l’attractivité du système français pour les étrangers candidats à l’immigration.

Cependant, il ne faut pas mentir aux Français : si ces améliorations sont importantes et si elles constituent un tournant, la portée de cette loi, comme des précédentes, demeurera limitée par les nombreux verrous juridictionnels qui organisent notre impuissance et nous empêchent d’agir pour réduire l’immigration en France. En effet, la jurisprudence des juges français et européens et l’interprétation extensive des principes de la Constitution et de la CEDH permettront toujours de passer outre les règles fixées par le législateur. Seul un changement de notre cadre constitutionnel pourra nous redonner les moyens d’agir face à phénomène migratoire. C’est pourquoi il reste urgent de réviser notre Constitution, comme nous le proposons, avec mon groupe parlementaire depuis des mois. »

“Combien trompeuse et malveillante serait une « bénédiction » qui donnerait aux couples l’illusion que tout ne va pas si mal”

Dans une analyse ciselée, Jeanne Smits décrypte sur Réinformation le texte Fiducia supplicans. Extrait :

[…] ce qui est proposé, au nom de la « force inconditionnelle de l’amour de Dieu » (expression dangereuse, comme nous l’écrivions ici), c’est bien de bénir ces couples en couple et en tant que tels. Et donc leur relation gravement désordonnée ; contraire aux commandements de Dieu. On n’imagine pas un prêtre bénissant – par exemple – l’association de deux cambrioleurs de profession. Ou le partenariat de mafiosi, de fabricants de pilules abortives, de producteurs de films pornographiques.

La possibilité de donner une bénédiction aux couples divorcés remariés ou aux couples de même sexe signifie peu ou prou que leurs actes ne sont pas si graves ; que leur décision de vivre comme partenaires sexuels et leurs vies en tant que tels comportent des éléments positifs. La Déclaration proclame que la bénédiction « descendante » de ces couples vise ceux qui, « se reconnaissant indigents et ayant besoin de son aide, ne revendiquent pas la légitimité de leur propre statut, mais demandent que tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit Saint ».

Or justement, ils ne peuvent bénéficier de la présence de l’Esprit Saint, de la charité divine dans leurs âmes, car ils l’ont rejetée : le péché mortel – ici revendiqué – entraîne la mort spirituelle, ferme les portes du ciel, prive le pauvre pécheur de la capacité de poser des actes méritoires pour son propre salut… Ce salut, les mérites infinis du Christ le lui offrent toujours et sont seuls à pouvoir le lui acquérir ; s’il le veut bien. Combien trompeuse et malveillante serait une « bénédiction » qui donnerait aux couples l’illusion que tout ne va pas si mal, puisqu’ils sont bénis ensemble ! […]

Sur Famille chrétienne, Thibaud Collin écrit :

[…] Le moins que l’on puisse dire est que ce texte est confus et pose de nombreux problèmes.

  • Tout d’abord, la notion de « couple » appliquée à une relation entre deux personnes de même sexe implique de facto une certaine reconnaissance d’une conjugalité homosexuelle. Or dans la doctrine anthropologique et morale de l’Eglise le fondement d’un couple est le mariage.
  • Dieu peut-il bénir un « couple » de personnes de même sexe en tant que tel ? Peut-on ainsi étendre la bénédiction divine de la personne, quels que soient sa situation et son péché, au couple comme entité ayant une consistance propre ? Qu’est-ce qu’un couple si ce n’est une relation fondée sur deux libertés qui se déterminent dans des actes ? Le couple n’est donc pas une simple situation de fait, il est une réalité morale et anthropologique. Il apparaît ainsi impossible que Dieu puisse dire du bien d’une réalité qui est intrinsèquement désordonnée, c’est-à-dire contraire à son dessein d’amour et de sagesse sur l’être humain, créé homme et femme.
  • Si l’on veut reconnaître que sont présents dans une relation entre personnes de même sexe des éléments positifs, ce qui est bien sûr possible, ce n’est pas en tant qu’elles forment un couple mais en tant que cette relation est ce que l’on nomme une amitié. Mais une amitié n’a jamais fondé un couple et l’amitié véritable implique l’affirmation chaste de la valeur de la personne.
  • Si l’on lit attentivement le texte, on constate qu’il est ambigu. Il parle en effet de « l’invocation d’une bénédiction descendante de Dieu lui-même ». Or l’invocation relève par définition d’un mouvement ascendant vers Dieu et non pas descendant de Dieu. Ainsi le prêtre devient le médiateur d’une double bénédiction, transmettant vers Dieu les demandes du « couple » afin que Dieu, en retour, le bénisse. Mais comme il est un ministre ordonné, quand bien même ce n’est pas une bénédiction liturgique, il est manifeste que cet acte a une portée symbolique très forte et qu’il s’agit d’un détournement de la médiation sacerdotale. Elle ne peut qu’induire en erreur les deux personnes en leur faisant croire que Dieu bénit leur relation en tant que telle.

Cette déclaration est présentée comme commandée par la prudence pastorale. Or la prudence est ordonnée au bien commun. De nombreux éléments de ce texte sont source de confusion quant au dessein de Dieu sur la personne humaine. Dans le contexte social actuel de notre monde postmoderne, cette déclaration ne peut qu’apparaître aux yeux du plus grand nombre que comme une concession à l’esprit de notre époque. Il introduit une tension voire une contradiction dans le discours anthropologique et moral de l’Eglise en laissant croire que Dieu peut bénir un couple de personnes de même sexe en tant que tel. Enfin, il autorise un élargissement pastoral à d’autres situations relationnelles telles que le « trouple », la polygamie et les couples dans lesquels les « identités de genre » sont variables, non plus fondées sur le socle des relations entre les hommes et les femmes. On ne saurait donc sous-estimer la gravité des enjeux engagés dans Fiducia supplicans.

La santé internationale selon l’Organisation Mondiale ou Morbide de la Santé ? 1

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

« Négocié par 194 États membres de l’OMS depuis 2021 et devant être adopté définitivement le 24 mai 2024, le Traité de l’OMS sur les pandémies menace gravement nos droits et libertés. En effet, sous couvert de nous préparer à une prochaine pandémie, ce traité va confier à l’OMS un pouvoir contraignant sur les pays, pouvoir qui lui permettra lorsqu’il déclarera une pandémie de forcer les états signataires à procéder à des confinements, ainsi qu’à d’autres mesures sanitaires (par exemple le port obligatoire du masque), voire de procéder à une vaccination de masse. Nous ne sommes donc dans la dernière ligne droite et pourtant rien ou presque ne filtre. » Extrait d’un article de Réinfo-Québec.

Depuis la crise « sanitaire » qui a sévi dès le début 2020, où presque tous les gouvernements de la Terre ont obéi comme un seul homme à une folie « confinatoire et vaccinale », il apparaît de plus en plus évident que l’OMS, créée en 1948, règne en maître absolu dans l’élaboration des directives mondiales pour la santé.

Selon sa constitution, l’OMS a pour objectif d’amener tous les peuples des États membres et partenaires à un niveau de santé le plus élevé possible ; la santé étant définie comme un « état de complet bien-être physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

L’OMS est donc devenue incontournable dans le domaine de la santé mentale et physique, dictant ses recommandations à la planète entière.
Aucun État ne songe à remettre en cause ses décisions émanant de spécialistes éminents ou se faisant paraître comme tels. Cette « chasse gardée » de la santé rapporte des milliards de dollars aux puissants laboratoires pharmaceutiques, censés nous vouloir du bien.

Financée par les États membres et par la fondation Gates, il apparaît nécessaire de s’interroger sur l’efficacité réelle de cette organisation au vu, entre autres, du nombre grandissant des effets secondaires des liquides expérimentaux appelés frauduleusement « vaccins » pour soigner la Covid-19, qui ont occasionné « 2 600 effets secondaires graves par semaine en France 2 ».

À peine sortis des essais cliniques non concluants, les vaccins Covid-19 continuent d’être injectés à grand renfort de publicité à quasiment toute la population, y compris les jeunes enfants, provoquant beaucoup de décès et d’innombrables effets secondaires dans l’Union européenne et aux États-Unis.

Dans la base de données de l’Union européenne sur les effets indésirables des vaccins anti-Covid, appelée « EudraVigilance », 1 509 266 blessures ont été signalées, dont 15 472 décès, au 19 juin 2021. EudraVigilance n’accepte que les rapports des membres de l’UE et ne couvre donc que 27 des 50 pays européens 3.

L’OMS est assurément un outil bien pratique pour asseoir une suprématie planétaire au service d’une poignée d’individus. Le 13 mars 2018, cette organisation a publié comme chaque année, la liste des maladies prioritaires à étudier d’urgence, coïncidant avec l’apparition de la mystérieuse maladie X causée par un hypothétique virus ! John Arne Røttingen, directeur exécutif du Conseil norvégien de la recherche et conseiller de l’OMS, précise au média Telegraph, à propos de cette maladie encore inconnue, que :

« … L’Histoire nous enseigne qu’il est probable que la prochaine grande épidémie sera quelque chose que nous n’avons pas connu auparavant […]. Cela peut paraître étrange d’ajouter un X, mais le but est de s’assurer que nous nous préparons et que nous planifions de manière flexible des tests de vaccins et de diagnostics. Nous voulons mettre au point des plateformes prêtes à l’emploi qui fonctionneront pour n’importe quelle maladie ou pour un large nombre de pathologies, des systèmes qui nous permettront de créer des contre-mesures rapidement 4… »

Étonnant ! D’une part, parce qu’une déclaration comme celle-ci est une insulte à la science et, d’autre part, comment et sur quels critères l’OMS a-t-elle pu classer la mystérieuse maladie X dans la liste Blueprint regroupant les maladies et les pathogènes qui représentent la menace la plus importante pour la santé publique par leur potentiel épidémique, au même titre que l’Ebola, Marburg, Zika, alors qu’il ne s’agit que d’une pure hypothèse ?

Dès lors, on peut légitimement se poser un certain nombre de questions sur la Covid-19, dont l’émergence, la propagation et le déferlement mondial auront été attendus, voire conjecturés, par l’OMS. Auquel cas, cette Organisation mondiale de la santé, agence spécialisée de l’ONU pour la santé publique, dont dépend directement le Conseil économique et social des Nations unies, a donc osé épouvanter la population avec une prospective terrifiante par une maladie inconnue qui s’abattra sur la planète tout entière.

Partant de ce constat, l’OMS, avec ses satellites tentaculaires, s’avère être bel et bien une organisation pervertie et corrompue aux ordres de l’oligarchie financière mondiale apatride.

La liste des bienfaiteurs et pourvoyeurs de fonds de cette organisation présidée par l’Éthiopien, Tedros Adhanom Ghebreyesus, depuis le 23 mai 2017, est longue. Parmi les plus grands contributeurs (en millions de dollars US) pour l’exercice 2020-2021 5, retenons la fondation Bill & Melinda Gates, la Gavi Alliance, où siègent en permanence Bill & Melinda Gates, Baxter international, inc. (contributeur volontaire), la Commission européenne, le Rotary International ou encore l’Unicef.

Que du « beau » monde ! L’OMS dépendant, comme souligné, de l’ONU, voici une déclaration étonnante émanant de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et ayant pour titre :
« Échapper à l’ère des pandémies : les experts mettent en garde contre de pires crises à venir » (Bonn, le 29 octobre 2020) :

« Des pandémies futures vont apparaître plus souvent, se propageront plus rapidement, causeront plus de dommages à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que la Covid-19, à moins que l’approche globale de la lutte contre les maladies infectieuses ne soit modifiée, avertit un nouveau rapport clé sur la biodiversité et les pandémies (en anglais 6) rédigé par 22 experts de premier plan du monde entier. »

Alice Desbiolles, épidémiologiste, le 5 janvier 2022, citait une déclaration de l’OMS sur Europe 1 dans l’émission de Sonia Mabrouk :

« Le coronavirus n’est qu’un “amuse-gueule” de ce que nous allons vivre ces prochaines années… Nous rentrons dans l’ère des pandémies, on peut parler d’épidémie de pandémie… »

Vous êtes prévenus ! Il est encore temps de dire stop aux diktats de l’oligarchie financière mondiale apatride.

Claude Janvier. Ecrivain, essayiste, chroniqueur. Auteur du livre « Les Démasqués, Qui dirige réellement le monde ? » KA Editions

Notes
1. https://kaeditions.com/product/les-demasques-qui-dirige-reellement-le-monde/
2. Extrait du livre de Jean-Loup Izambert et de Claude Janvier, Covid-19, le bilan en 40 questions, IS Éditions, 2022. « 2 600 effets secondaires graves par semaine en France. »
3. https://www.agoravox.fr/commentaire6107099.
4. https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/maladie-x-la-prochaine-epidemie-mondiale-que-redoute-loms-306414.
5. https://www.who.int/fr/about/funding/contributors. 16. https://www.unep.org/fr [29 octobre 2020]
6. https://www.unep.org/fr [29 octobre 2020].

Audi et Air France interdisent à leurs employés de souhaiter un joyeux Noël

Le wokisme antichrétien pénètre les grandes entreprises :

Loi immigration-intégration : une mascarade politicienne digne de la IVème république ?

Voici quelques déclarations et réactions de ceux que l’on n’a pas pu entendre hier.

Parmi les parlementaires, Stéphane Ravier, sénateur Reconquête, a voté contre tandis que Nicolas Dupont-Aignan, député DLF, s’est abstenu :

Le texte de la CMP n’est pas seulement une loi de régularisation mais SURTOUT d’incitation à la clandestinité et au travail clandestin. Avec ce texte, 4000 étrangers seront expulsés mais 40 000 clandestins seront régularisés ! C’est un nouvel appel d’air : pour moi c’est CONTRE ! (Stéphane Ravier, R!)

Nicolas Dupont-Aignan a parfaitement raison d’évoquer le traité franco-algérien  car un traité international  est au-dessus des lois françaises si bien que 15 pays dont l’Algérie et le Maroc ne seront pas concernés par cette loi :

“(…) je m’abstiendrai car les demi-mesures, qui sont certes de petites avancées, ne résoudront en rien le problème migratoire français :

  • Le non-rétablissement des frontières nationales rendra inefficace l’action gouvernementale tout comme le non-traitement des demandes d’asile aux frontières.

  • L’accord dérogatoire franco-algérien de 1968 demeure, car le Gouvernement a refusé de le remettre en cause.

  • Les dispositions sur les délais de versement des aides sociales contiennent de multiples exceptions et restent très floues.

  • Les préfets pourront continuer à régulariser à tour de bras une immigration de travail.

  • Les juges européens continueront de prendre des décisions s’imposant au Gouvernement car la primauté du droit national sur le droit européen n’a pas été rétablie (…) En définitive, nous venons d’assister à une semaine de postures politiciennes (…) Sans remise en question du système juridique et supranational de l’Union européenne, notre pays ne peut espérer de changements durables en matière d’immigration (…)” (Nicolas Dupont-Aignan)

Du côté de Reconquête, c’est la naïveté de LR et l’opportunisme du RN qui sont dénoncés :

Dans un communiqué Marion maréchal estime qu’aucun étranger qui pénètre ou se maintient illégalement sur le territoire national en violation de nos lois ne doit pouvoir espérer une régularisation :

« L’accord trouvé par la commission mixte paritaire, qui se réunissait sur le projet de loi immigration, ne règlera pas le problème de l’explosion de l’immigration à la fois légale et clandestine. In fine, le texte sanctuarise la possibilité de régulariser des clandestins.

Ce Gouvernement pourra donc poursuivre sa funeste politique de régularisation de dizaines de milliers de clandestins. En seulement 10 ans, plus de 310 000 clandestins ont déjà été régularisés dont 170 000 rien que sous les quinquennats d’Emmanuel Macron. Et Gérald Darmanin vient de déclarer à l’Assemblée que cette loi permettrait d’en régulariser 10 000 de plus par an ! Cette politique constitue une véritable incitation à l’immigration clandestine et menace la sécurité des Français. 

Nous réaffirmons qu’aucun étranger qui pénètre ou se maintient illégalement sur le territoire national en violation de nos lois, ne doit pouvoir espérer une régularisation .

Dès lors, il est incompréhensible que les députés du Rassemblement national et de LR se réjouissent de l’adoption d’un tel accord, qui aboutit à un texte passant à côté de l’essentiel. 

En effet, rien n’est prévu quant à la suppression du droit du sol, l’instauration d’une véritable préférence nationale dans l’accès aux aides et au logement social, quant à la possibilité de déchoir de leur nationalité à l’ensemble des criminels binationaux ou encore concernant la restriction drastique du droit d’asile et du regroupement familial.

Par ailleurs, le texte abandonne la suppression de l’aide médicale d’Etat et ne traite pas des accords migratoires dérogatoires de 1968 avec l’Algérie.

Plus grave, ce texte comporte des contradictions fondamentales et fait preuve d’une grande hypocrisie en proposant des dispositions qui, en l’absence d’une révision constitutionnelle, seront censurées par le Conseil constitutionnel comme, par exemple, le retour du délit de séjour clandestin. 

Pour la seule année 2022, il est entré sur le territoire national, plus de 500 000 étrangers. Rien dans ce texte ne peut garantir qu’il en entrera moins l’an prochain ! 

La seule voie pour stopper l’immigration, c’est de rendre la parole et le pouvoir au peuple français par le référendum et par une révision constitutionnelle d’ampleur. Si le Président de la République s’obstine à refuser une telle consultation, c’est aux partis de droite de le lui imposer par le biais de la procédure du référendum d’initiative partagée »

Et pour terminer, un petit florilège des déclarations de Jordan Bardella hier :

“Je dis à mes électeurs que je ne soutiens pas un texte qui va accélérer l’immigration dans notre société, sous couvert d’un ensemble de mesures qui en apparence restreignent l’octroi d’un certain nombre de prestations sociales (…) Si les mesures qui visent à faciliter la régularisation d’immigrés clandestins sur le sol français sont retirées, nous pourrions voter ce texte” [France Inter]

J’ai toujours dit que la ligne rouge du RN seraient les mesures de régularisation des clandestins. Or il y avait dans le texte initial des mesures qui permettent d’accélérer la délivrance de titres de séjour à des gens qui viendraient travailler dans notre pays y compris en y étant de manière clandestine, et ça, c’est une prime à l’illégalité (…) Il n’y a rien sur le droit du sol, sur l’acquisition quasi automatique de la nationalité, sur les mineurs étrangers (…) On ne peut pas faire de “en même temps” avec l’immigration : on ne peut pas avoir en même temps des mesures de simplification de la régularisation d’immigrés clandestins et des mesures reprises du programme du RN qui visent à restreindre les aides sociales”” [France Inter]

« Rome parle, la confusion grandit »

De Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire, à propos de Fiducia supplicans :

[…] Tout le texte est à l’avenant : trop confus, trop subtil, – ou jésuite ? – pour être parfaitement clair, il noie le lecteur, qu’il soit averti, profane ou béotien dans un flot de considérations vagues, parfois contradictoires :

« Les bénédictions peuvent être considérées comme l’un des sacramentaux les plus répandus et en constante évolution », considération qui ouvre la porte à ceci :

« il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage. Dans ces cas, on donne une bénédiction qui n’a pas seulement une valeur ascendante, mais qui est aussi l’invocation d’une bénédiction descendante de Dieu lui-même sur ceux qui, se reconnaissant indigents et ayant besoin de son aide, ne revendiquent pas la légitimité de leur propre statut ».

Un langage peu clair, voire indigeste, qui annonce l’abandon dans les usages du rituel écrit et codifié de la bénédiction au profit d’une « créativité » pastorale où la fameuse inclusion considérée maintenant comme l’exercice d’une vertu cardinale prime sur l’usage et la signification – et donc le fruit spirituel – traditionnels de la bénédiction.

Une confusion théologique sous couvert d’innovation pastorale qui se traduit évidemment, en langage courant, par une réception erronée du propos du cardinal qui, on le répète, a été approuvé par le pape.

À cela rien d’étonnant : depuis le début de son pontificat, le pape François, sous prétexte de charité pastorale et tout en se défendant d’une quelconque innovation théologique, a fait de la confusion et donc d’une certaine forme d’anarchie un mode d’évangélisation.

Et l’on n’ose imaginer dans quelle situation se trouveront rapidement les curés de paroisses qui devront refuser le mariage religieux à des couples homosexuels, induits en erreur par les déclarations erratiques du Vatican.

Et que croyez-vous qu’il arriva ?

À peine ce texte publié, le père jésuite James Martin, paladin de la cause LGBT dans l’Église, grand ami du pape François et conseiller du dicastère pour la communication du Saint-Siège, ne s’y est pas trompé.

 

S’exprimant sur X et sur son blog, il écrit :

« Il s’agit aussi d’un changement net par rapport à la conclusion “Dieu ne bénit pas et ne peut pas bénir le péché” d’il y a à peine deux ans. La déclaration ouvre la porte aux bénédictions non liturgiques pour les couples de même sexe, ce qui était auparavant interdit aux évêques, aux prêtres et aux diacres. Avec beaucoup de prêtres, je suis maintenant heureux de bénir mes amis dans les unions du même sexe. »

Comme disait le défunt cardinal Pell : « Roma loquitur, confusio augetur » (« Rome parle, la confusion grandit », NDLR).

La déclaration Fiducia supplicans n’évite ni la confusion ni le scandale 

Communiqué de Don Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Sainte Pie X :

Celui qui m’aime observe – et fait observer – mes commandements.

La Déclaration Fiducia supplicans du préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi, sur la question des bénédictions pour les « couples en situation irrégulière et les couples de même sexe », nous laisse dans la consternation. D’autant plus que ce document a été signé par le pape lui-même.

Bien qu’elle prétende prévenir toute confusion entre la bénédiction de telles unions illégitimes et celle d’un mariage entre un homme et une femme, cette déclaration n’évite ni la confusion ni le scandale : non seulement elle enseigne qu’un ministre de l’Église peut appeler la bénédiction de Dieu sur des unions peccamineuses, mais par ce biais, elle conforte de fait ces situations de péché.

L’appel d’une telle « bénédiction » consisterait seulement à demander pour ces personnes, dans un cadre non liturgique, que

« tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit-Saint ».

Mais faire croire à ceux qui vivent dans une union foncièrement viciée, que cette dernière pourrait être en même temps positive et porteuse de valeurs, c’est la pire des tromperies, et le manque le plus grave de charité envers ces âmes égarées. Il est faux d’imaginer qu’il y ait quelque chose de bon dans une situation de péché public, et il est faux de prétendre que Dieu puisse bénir des couples vivant dans une telle situation.

Sans doute, tout homme peut être secouru par la miséricorde prévenante de Dieu, et découvrir avec confiance qu’il est appelé à se convertir pour recevoir le salut que Dieu lui propose. Et jamais la sainte Église ne refuse la bénédiction aux pécheurs qui la lui demandent légitimement : mais alors, cette bénédiction n’a pas d’autre objet que d’aider l’âme à vaincre le péché pour vivre en état de grâce.

La sainte Église peut donc bénir n’importe quel individu, même un païen. Mais jamais, en aucune manière, elle ne pourra bénir une union en elle-même peccamineuse, sous prétexte d’encourager ce qu’il y aurait de bon en elle.

Lorsqu’on bénit un couple, on ne bénit pas des individus isolés : on bénit nécessairement la relation qui les unit. Or, on ne peut pas racheter une réalité intrinsèquement mauvaise et scandaleuse.

Un tel encouragement à procéder pastoralement à ces bénédictions conduit dans la pratique, inexorablement, à l’acceptation systématique de situations incompatibles avec la loi morale, quoi que l’on dise par ailleurs.

Cela correspond malheureusement aux affirmations du pape François, qui définit comme « superficielle et naïve » l’attitude de ceux qui obligent les personnes à des « comportements pour lesquels ils ne sont pas encore mûrs, ou dont ils ne sont pas capables ».

Cette pensée, qui ne croit plus à la puissance de la grâce et évacue la croix, n’aide personne à sortir du péché. Elle remplace le vrai pardon et la vraie miséricorde par une amnistie tristement impuissante. Et ne fait qu’accélérer la perte des âmes et la destruction de la morale catholique.

Tout le langage alambiqué et le déguisement sophistique du document du Dicastère pour la Doctrine de la foi ne peut cacher la réalité élémentaire et évidente de ces bénédictions : elles ne feront autre chose que conforter ces unions dans leur situation intrinsèquement peccamineuse, et encourager d’autres à les suivre. Cela ne sera qu’un succédané du mariage catholique.

En fait, cela manifeste un manque profond de foi dans le surnaturel, dans la grâce de Dieu et la force de la croix pour vivre dans la vertu, dans la pureté et dans la charité, conformément à la volonté de Dieu.

C’est un esprit naturaliste et défaitiste qui s’aligne lâchement sur l’esprit du monde, ennemi de Dieu. Il s’agit d’une reddition et d’un asservissement de plus face au monde, de la part de la hiérarchie libérale et moderniste, qui depuis le concile Vatican II est au service de la Révolution à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église.

Que la bienheureuse Vierge Marie, gardienne de la foi et de la sainteté, vienne en aide à la sainte Église. Qu’elle protège surtout les plus exposés à ce chaos : les enfants, désormais obligés de grandir dans une nouvelle Babylone, sans repères ni guide qui rappelle la loi morale.

Au coeur du foyer

Edouard et Anne-Sophie, fondateurs de “Au cœur du Foyer” et créateurs de “100 gestes d’amour”, témoignent dans le dernier numéro de l’Appel de Chartres. Extrait :

Quels sont, selon vous, les combats auxquels sont confrontés les couples aujourd’hui ?

L’air du temps n’est clairement pas favorable à des relations qui durent. A la moindre difficulté, le premier conseil que vont recevoir la plupart des couples de leur entourage, de la société en général, c’est de partir. Nous vivons pourtant des rythmes de travail effrénés, et la plupart des couples sont assez isolés géographiquement par rapport à leurs amis et leurs familles. Difficile alors d’avoir un relai dans les moments difficiles, de se retrouver à deux, et même simplement parfois de faire face au quotidien lorsque les enfants sont petits, ou que la maladie s’invite dans le foyer.

Nous avons aussi été confrontés avec notre engagement dans la préparation au mariage à la réalité des couples, et de la foi dans les zones rurales en France aujourd’hui. La plupart de ceux qui viennent demander le mariage à l’Eglise ont un élan du cœur, sont en demande d’être nourris. Ils veulent s’engager “vraiment”, selon leurs propres termes, mais ils ne savent guère comment ni avec l’aide de qui. Dans beaucoup de familles, la transmission de la foi a été rompue, et même lorsqu’il reste une flamme, nombreux sont ceux qui ne savent pas vraiment comment faire.

Si nous avons tous besoin de soutien, de réseaux amicaux et familiaux qui nous aident dans nos vies de couple et de famille, ces couples là en particulier ont aussi plus que d’autres besoin de témoignages de mariages qui durent, et d’époux heureux.

Ils ont besoin également qu’on leur donne les moyens, par la formation, l’information et des ressources et des outils pratiques, de vivre ce type d’unions. Ils y aspirent réellement.

Votre projet constitue une ressource pour les relations de couples, en voyez-vous d’autres à recommander ?

De nombreuses lectures passionnantes existent sur le couple. Celui qui nous avait tous les deux marqués durant notre préparation au mariage, c’était celui d’Alphonse d’Heilly, Aimer en actes et en vérité. Nous y revenons souvent. Les Petites vertus du foyer de Georges Chevrot est également simple et rapide à lire.

Du côté des lectures plus profanes, il y a les très bons ouvrages de Gary Chapman. Le plus connu est celui sur les 5 langages de l’amour, mais il en existe d’autres tout aussi faciles à lire et utiles. Le spectacle Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus est également assez amusant. Il a le mérite d’être assez dynamique : il est facile de prendre le temps de le regarder ensemble pour amorcer une conversation, ou plusieurs sur nos différences de fonctionnement en couple. Elles sont nombreuses, d’abord évidemment à cause de la différence des sexes, mais aussi à cause de nos bagages, de nos histoires familiales, de nos caractères personnels. Il existe évidemment beaucoup d’initiative dans l’Eglise, entre les retraites de couple qui proposent pour certaines une garde d’enfant, et les groupes d’échange. Nous aurions beaucoup aimé ce format là si nous avions pu nous joindre à un groupe proche de chez nous.

Nombre de nos amis ont témoigné du soutien que ces groupes leur apportent dans leur vie de couple.

S’il y avait un geste parmi les 100 à retenir, quel serait-il ?

Ça, ce serait à chacun de le déterminer en couple. Nous avons conçu ces 100 idées pour qu’elles permettent de couvrir toute la gamme des cinq langages de l’amour, mais aussi pour qu’ils puissent répondre aux besoins de reconnaissance, d’écoute et de bienveillance que nous ressentons tous. Nous avons une petite carte supplémentaire dans le coffret qui est une invitation à échanger sur ces gestes et sur notre semaine en général. Notre idée était justement de proposer aux couples qui utilisent l’outil de se poser la question de ce qui les touche le plus, des gestes dont ils ont le plus besoin. Nous voulons vraiment que les couples s’approprient cet outil avec une grande liberté. Qu’ils y ajoutent leurs idées, qu’ils re-piochent plusieurs fois la même, qu’ils le laissent de côté, changent le rythme, et surtout se posent cette question ” de quoi ai-je besoin comme attention toute simple pour me sentir aimé(e)? ” “que puis-je faire pour toi pour que tu te sentes aimé(e) ?” […]

Fiducia supplicans : des évêques interdisent la confusion

La conférence épiscopale du Malawi a affirmé que

« pour éviter de semer la confusion parmi les fidèles, nous demandons que, pour des raisons pastorales, les bénédictions de toute sorte et les unions homosexuelles de toute sorte ne soient pas autorisées au Malawi ».

Dans une déclaration du 19 décembre et envoyée à tous les prêtres et à toutes les paroisses de son archidiocèse, l’archevêque Tomash Peta de Sainte-Marie à Astana, au Kazakhstan, ainsi que l’évêque auxiliaire Athanasius Schneider, soutiennent fermement que la nouvelle déclaration, Fiducia supplicans, est une « grande tromperie » et que les bénédictions de couples de même sexe qu’elle propose « contredisent directement et gravement la Révélation divine ainsi que la doctrine et la pratique ininterrompues et bimillénaires de l’Église catholique ».

En tant que successeurs des Apôtres, et fidèles au serment solennel que nous avons fait à l’occasion de notre consécration épiscopale « de conserver le dépôt de la foi dans sa pureté et son intégrité, selon la tradition toujours et partout observée dans l’Église depuis le temps des Apôtres », nous exhortons et interdisons aux prêtres et aux fidèles de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana d’accepter ou de pratiquer toute forme de bénédiction de couples en situation irrégulière et de couples de même sexe.

Il va de soi que tout pécheur sincèrement repentant et ayant la ferme intention de ne plus pécher et de mettre fin à sa situation de péché public (comme, par exemple, la cohabitation en dehors d’un mariage canoniquement valide, l’union entre personnes du même sexe) peut recevoir une bénédiction.

Avec un amour fraternel sincère, et avec le respect qui lui est dû, nous nous adressons au Pape François qui – en permettant la bénédiction de couples en situation irrégulière et de couples de même sexe – « ne marche pas droit selon la vérité de l’Évangile » (voir Gal. 2:14), pour reprendre les mots avec lesquels l’Apôtre saint Paul a publiquement admonesté le premier Pape à Antioche. Par conséquent, dans l’esprit de la collégialité épiscopale, nous demandons au Pape François de révoquer la permission de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, afin que l’Église catholique puisse briller clairement en tant que « pilier et fondement de la vérité » (1 Tim 3:15) pour tous ceux qui cherchent sincèrement à connaître la volonté de Dieu et, en l’accomplissant, à atteindre la vie éternelle.

De son côté, l’évêque américain suspendu par le pape, Mgr Strickland a encouragé

« mes frères évêques à s’unir avec une voix de force et de joie dans le Seigneur en ces derniers jours de l’Avent et à dire ‘non’ à ce dernier document ».

« Nous devons tout simplement nous unir pour dire ‘non’, nous ne répondrons pas à cette demande ». « Nous ne l’intégrerons pas dans la vie de l’Église parce que nous devons tout simplement dire ‘non’. Et il faut que ce soit une voix unie ».

Bénédiction des « couples » homo…une porte entre-ouverte, vers quoi ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Décidément l’Église catholique est bien étrange.
Engluée dans la pédo criminalité par la faute de quelques-uns , la voilà maintenant entraînée dans l’homosexualité. Car, ne nous leurrons pas, la porte est entre ouverte vers on ne sait quelles dérives futures. S’agit-il seulement d’accueillir les brebis égarées et trompées par le monde, où ces bénédictions, ne sont qu’une première étape qui conduira fatalement à célébration de mariage… si l’on persiste dans l’erreur.

Il est plus qu’utile de rappeler quelques vérités.

Dans son livre des Œuvres divines, Sainte Hildegarde de Bingen (1098- 1179) dit très clairement :

« Dieu a lié la femme à l’homme par le serment de fidélité, qui jamais ne doit être rompu. Ainsi la femme et l’homme forment une harmonie qui ressemble exactement à celle du corps et de l’âme, que Dieu unit ».

Aussi, sainte Hildegarde prévient que

« Quiconque brise ce serment de fidélité et persiste dans son erreur encourt l’exil à Babylone, en une terre de chaos et de sécheresse, en une éternelle jachère qui ne connaît pas la beauté des campagnes verdoyantes et pleine de vie, ni la bénédiction de Dieu. »

La bénédiction de Dieu ne vient reposer que sur l’union conjugale de l’homme et de la femme.
Quel sens donner, alors, à cette bénédiction d’union homosexuelle privée et hors liturgie ? Peut-on « bénir » une union qui est condamnée par ailleurs ? Y-a-t-il besoin d’un prêtre pour cela ? Cette décision suscitera sans doute bon nombre d’autres questions.

Il convient donc de revenir aux sources sures telles que le montrait la sainte mystique. Jésus, Lui-même rappelle aux Pharisiens qui l’interrogeaient sur le droit de répudiation, inscrit, pourtant dans la loi de Moïse. Il répondit :

« N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

Mais les Pharisiens répliquèrent :

« Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »

Et Jésus d’expliquer :

« C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère ».

Les lois humaines ne visent pas toujours au bien de l’homme : divorce, avortement, euthanasie, PMA et GPA ne concourent en rien au Bien commun.
Dieu a créé l’homme et la femme à Son Image et à Sa Ressemblance par Pur Amour de Sa Grâce. Cet amour est La légitimité du mariage unissant la masculinité (image du Père) et la féminité (la miséricorde de Dieu, littéralement les entrailles). Aucune autre union n’est possible pour Dieu. Car Dieu n’en a pas voulu d’autre.

Tout au long de l’Histoire Sainte, l’Amour de Dieu pour son Peuple et l’Amour de Jésus pour Son Église (le Nouveau Peuple de Dieu) ont été comparé à l’amour d’un homme et d’une femme, d’un fiancé pour sa fiancée, d’un époux pour son épouse, d’un père et d’une mère. Et de cet amour hétérosexuel naissent des enfants. La Bible est remplis de naissances, imprévues ou inespérées qui comblent de joie l’homme et la femme, jeune ou moins jeune, riche ou pauvre.

Il n’y a pas d’allusion même la plus infime, dans l’Écriture sainte, d’une autre union que celle d’un homme et d’une femme.

Face aux exigences posées par Jésus, ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Aussi, Jésus « leur répondit :

« Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

Il existe donc divers cas qui empêche le mariage d’un homme et d’une femme. D’abord, ceux qui naissent atrophiés par diverses infirmités ou handicaps, que ceux-ci soient physiques, ou mentaux. Il y a ceux qui sont volontairement mutilés. Tels étaient le cas, naguère, des eunuques rendus incapable d’acte sexuel conforme à leur nature. Ou, aujourd’hui, ceux qui, par divers moyens, se mutilent pour « changer » de sexe. Il y a enfin, ceux qui par désir veulent rester vierge pour le Royaume de Dieu. C’est le cas des prêtre, des religieux et religieuses, moines et moniales et laïcs vierges consacrées. Dans ces diverses situations le mariage n’est pas possible. Il n’en demeure pas moins que, à titre personnel, toutes ces personnes sont bénies par Dieu, car aimées de Lui inconditionnellement, que l’on soit hétérosexuel ou homosexuel.

Telle est l’histoire de l’homme et de la femme depuis les origines.

Cette origine, révélée et enseignée aux Juifs ne vient pas seulement de la Bible. Les civilisations alentours pressentaient que les dieux avaient établis des lois et des décrets justifiant si non le mariage, du moins l’union de l’homme et de la femme. Comment ne pas évoquer le périple semé d’embûche qu’Ulysse engagera pour retrouver sa fidèle épouse Pénélope. Cette épopée amoureuse contée par Homère fut le socle de la Grèce. Comme elle, d’autres civilisations reçurent elles-aussi, en leur temps, des « révélations » selon lesquelles existait un Dieu, unique, créateur de toute chose. Telle, en Égypte au temps du Pharaon Aménophis IV Akénaton (1372-1354 av JC) qui, s’exprimait ainsi :

« C’est toi qui fais grossir le foetus dans le ventre des femmes et qui crées les fluides vitaux chez l’homme. C’est toi qui donnes la vie à l’enfant dans le sein de sa mère, qui le consoles pour qu’il n’y pleure pas… Qui donne le souffle pour animer tout ce qu’il a créé ? Quand le poussin dans l’oeuf gazouille en sa coquille, tu lui donnes le souffle qui lui maintient la vie ; et tu lui crées sa propre fin, de dedans l’œuf».

Suite à l’Enseignement de Jésus sur le mariage, saint Matthieu souligne qu’ensuite on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement. Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » La cause du mariage entre un homme et une femme a pour conséquence la naissance des enfants qui ne peut pas être entravée : ne les empêchez pas !

Le lien de cause à effet n’est plus à prouver ; il est évident. Aussi l’accueil inconditionnel de la vie des enfants est la conséquence inaliénable de l’union de l’homme et de la femme. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !  Il ne peut y avoir ni séparation de sexe, ni séparation de génération. Tout est lié dixit pape François.

La Sainte Liturgie de l’Église, en particulier en ce temps de l’Avent de de Noël nous révèle l’Amour de Dieu au travers la vie de couple marié. Marie et Joseph, Zacharie et Élisabeth, Manoah et Soréa (Livre des Juges 13). Chacun d’eux reçoit la grâce d’accueillir des enfants, malgré l’âge avancé pour certain ou très jeune pour d’autres. Dieu ne suscite des enfants que dans des couples mariés. Il en a été toujours ainsi : Abraham et Sara furent comblé, dans leur vieillesse, par la venue d’Isaac. C’est une évidence universelle que l’on a perdu de vue. Car il s’agit d’une loi divine qu’avait découverte les anciens. Cicéron (106-43 av JC) disait à ce propos :

« La loi dans son essence n’est ni une invention issue du génie des hommes, ni une décision arbitraire des peuples, mais quelque chose d’éternel qui règne sur le monde entier par la sagesse de ses commandements et de ses défenses. Son origine n’est autre que la pensée de la divinité édictant selon la raison des obligations et des interdictions qui s’étendent à toute chose. Elle régit toutes les nations et tous les temps. »

Il est inconcevable pour Dieu, qu’un homme et qu’une femme qui s’aiment ne se marient pas pour vivre l’amour dont Il les comble. Il est inimaginable pour Dieu, qui est Père, qu’un enfant soit volontairement privé de père, tout comme que cet enfant soit privé de mère, Lui qui a un cœur de Mère.

L’homme et la femme ont été faits l’un pour l’autre par Dieu par Pur Amour de Grâce. Jésus, le Fils a été envoyé en ce monde pour restaurer l’harmonie humaine blessée par le pèché originel qui a entraîné la rupture entre Adam et Eve. Et l’Esprit-Saint est Cet Amour d’Unité qui engendre la Vie.
L’Église du XXIe siècle après Jésus-Christ ne peut pas changer cela, elle n’en a pas le pouvoir. Malgré les difficultés et les persécutions qu’elle subit, elle doit poursuivre sa route, la seule route, celle du Christ : La Voie, la Vérité et la Vie.

Le monde dans lequel nous vivons est une création de Dieu. Aussi il est rempli de beauté et de bienfaits. Cependant, la laideur, le mensonge et le mal s’y trouvent aussi mélés, comme traces de Satan. Toutes les réalités du monde ne sont donc pas bonnes. Toutes ne concourent pas au bien. Toute ne participent pas du Bien Commun. Saint Augustin nous prévient que :

« A force de tout voir on finit par tout supporter…
A force de tout supporter on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer on finit par tout accepter…
A force de tout accepter on finit par tout approuver ! »

La pédophilie est une réalité issue du péché ; est-elle supportable et, partant, tolérable et donc acceptable ? Bien sur que non. La pornographie qui est une réalité issue du péché  est-elle supportable, et, en conséquence tolérable et donc acceptable ? Bien sur que non. L’homosexualité est une réalité contraire à la loi naturelle. Les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés (CEC 2357). Est-elle supportable et donc tolérable pour finir acceptable ?

Le rapport entre l’Église et le monde n’est pas simple. Aussi, Jésus prévenait ses disciples et Il nous prévient encore aujourd’hui :

« Voici, Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez prudent comme des serpents et simples comme des colombes. »

C’est cette vertu de prudence vis à vis du monde qui fait souvent défaut, car comme le dit encore Jésus : « Les fils de ce monde sont plus habiles que les fils de la lumière. »

Est-il donc bien prudent de « bénir » les « unions » homosexuelles, sans risque que, le jour d’après, ayant supporté cela et l’ayant tolèré ont finisse par l’accepter pour en faire un sacrement ?

Il s’agit là d’une question centrale. D’abord pour les homosexuels eux-même qui auront le sentiment que leur union est comparable à celle d’une union d’un homme et d’une femme. Il s’agirait alors d’un mensonge. Mais l’Église doit proclamer sans cesse la vérité. Ensuite n’y a-t-il pas erreur de jugement ? Si le Père, de la parabole de l’enfant prodigue, se jette à son cou et le couvre de baiser, c’est-qu’Il le voit revenir à Lui contrit et en cours de conversion. Si ce fils est rétabli dans sa situation originelle c’est qu’il a pris conscience de sa faute et de son pèché. La bénédiction vient relever un pécheur, jamais consentir à un état de désordre. Enfin, dans le sacrement de pénitence, l’Église a mission d’ordonner au pécheur pardonné de ne plus pécher, comme le fit le Christ en face de Marie-Madeleine : « Vas et désormais ne pèche plus ! ».

L’apostasie dans l’Église, annoncée dans l’Apocalypse, n’est peut-être pas si éloignée que cela. La grave crise que traverse l’Église, sans doute la plus grave qu’elle ait jamais connue, nécessite un surcroît de vigilance et de discernement. La pédo criminalité qui a pénétré l’Église devrait nous rendre méfiant à ce qui vient du dehors. Seul le filtre de la Vérité nous permettra d’écarter ce qui doit être rejeté pour recevoir ce qui est bon.

L’Évangile est la Parole de Vérité. Il ne peut y avoir aucune compromission. Il importe de clarifier : tous les hommes et toutes les femmes sont aimés de Dieu. Mais tous leurs actes ne sont pas conformes à ce que Dieu attends d’eux. L’Église, qui est la Peuple de Dieu, doit rester fidèle à La Tête qui est le Christ. Elle a reçu mission d’éclairer le monde et non pas d’être ébloui par le monde.

Avant-projet de loi sur la fin de vie : nous ne cèderons pas !

Communiqué de la Marche pour la vie :

Après la présentation de l’indécent projet de constitutionnalisation de l’avortement, voilà qu’un avant-projet de loi sur la fin de vie a été dévoilé le 13 décembre par Le Figaro. Est-ce pour préparer les esprits, provoquer le monde médical pour ensuite enlever les mesures les plus controversées, il est difficile de le dire, mais les deux sont possibles. Un projet de loi incluant les soins palliatifs, les droits des patients, et « l’aide active à mourir », avec des critères flous entre le suicide assisté et l’euthanasie. 19 organisations de soignants ont refusé de se rendre à l’invitation de la ministre pour discuter de ce projet le 18 décembre, et dénoncent « une parodie de consultation ». Le projet inclut le terme très controversé de « secourisme inversé ». Soigner n’est pas tuer.

Nous vous proposons une chose simple. Venez à Paris, ou aidez-nous financièrement pour que la Marche pour la vie soit une grande réussite. Nous tendons la main à tous ceux qui s’investissent dans ce combat. Ayons une démarche unitaire pour montrer notre opposition à ces projets mortifères.

On peut entendre certains dire de-ci de-là : « Ne mélangez pas les deux sujets, avortement et euthanasie. Un thème nuira à l’autre. » Faudrait-il, alors que l’actualité est brûlante sur ces deux sujets, négliger l’un des deux ? Chacun pressent que ce qui s’est passé avec l’avortement, du vote d’une loi dite d’exception en 1975 à une normalité banale en 2023, arrivera également si le projet intégrant l’euthanasie et le suicide assisté est voté. Tout volera en éclats, comme on peut le constater dans les pays qui ont franchi le pas il y 10 ou 25 ans en légalisant « l’aide à mourir ».

Soyons courageux, comme le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, qui vient de déclarer :

« une société civilisée protège la vie des plus vulnérables, comme les personnes âgées et, surtout les enfants à naître »

Nous n’avons pas peur de dire qu’il faut protéger la vie de la conception à la mort naturelle.

L’UE ordonne aux États membres d’entériner le trafic d’enfants et l’exploitation de femmes

Tribune de Mathilde Androuët, député européen, et Jean-Paul Garraud, président des eurodéputés du RN, dans L’Incorrect, à propos du certificat européen de parentalité :

Le 14 décembre 2023, le Parlement européen a adopté sa position sur la proposition de la Commission d’établir une reconnaissance automatique de la filiation entre les États membres et de créer un « certificat européen de parentalité ». La Commission cherche ainsi à étendre sa mainmise sur le droit de la famille, avec l’aval de la quasi-totalité des partis politiques, y compris d’une partie des Républicains (LR).

L’objectif est simple, assujettir par une mise au ban systématique les États membres comme la Pologne et la Hongrie qui ne reconnaissent pas l’adoption par des couples de même sexe, ou la PMA sans père. La Commission le justifie par le fait que l’existence de différentes législations en la matière introduirait des difficultés pour les couples transfrontaliers et que cela contreviendrait donc à leur liberté de circulation. Cet argument n’est en réalité qu’un prétexte et la Commission a été contrainte d’inventer de toutes pièces des exemples pour légitimer sa proposition, les parents n’étant en réalité pas privés de leurs droits parentaux en déménageant dans un autre État membre. Les prétendus experts qu’elle a consultés étaient d’ailleurs juge et partie, certains militant même pour la reconnaissance de la GPA.

Car c’est bien là que se situe l’un des enjeux du règlement : les soutiens au projet maintiennent que ce texte n’autorise pas la GPA. Textuellement c’est vrai. Seulement, de manière pernicieuse, la structure juridique est mise en branle pour permettre progressivement la reconnaissance de la GPA sur tout le territoire de l’Union européenne. Ainsi, le règlement couvre

« la reconnaissance de la parentalité d’un enfant indépendamment de la manière dont il a été conçu ou est né – y compris donc les enfants conçus à l’aide de techniques de procréation assistée – et indépendamment du type de famille de l’enfant ».

Le Parlement européen lui-même anticipe cette reconnaissance de la GPA et a récemment mis en place un congé de paternité/maternité « spécial », pour les parents ne remplissant pas les conditions pour bénéficier d’un tel congé, c’est-à-dire par exemple deux hommes accueillant un enfant issu d’une GPA…

Oui, la GPA gagne sérieusement du terrain en Europe. Aucun des amendements visant à condamner et exclure explicitement cette pratique inhumaine du règlement n’a d’ailleurs été voté. L’hypocrisie règne en maître et bon nombre de ceux qui publiquement nient encourager cette pratique, baissent le regard en plénière et ne trouvent bizarrement plus le bon bouton sur le boîtier de vote.

Il est pourtant inadmissible que l’UE ordonne aux États membres d’entériner le trafic d’enfants et l’exploitation de femmes et notre délégation investit toute son énergie pour que la GPA soit bien interdite dans la révision en cours de la directive sur la lutte contre la traite des êtres humains.

Chronique des cinglés

Vu au Parlement européen :

La surprenante conception de la synodalité du pape François

Le choix d’annoncer l’ouverture de la bénédiction des couples en situation irrégulière et homosexuels à quelques jours de Noël, qui est sans doute la fête chrétienne la plus familiale qui existe pourra choquer autant que la décision elle-même. Certains journalistes, peu enclins à être qualifiés de catholiques, sont même parfois surpris que le pape aille aussi loin…

Finalement, le pape a décidé seul contrairement à ce qui avait été sous-entendu suite au synode.

Sur un autre sujet (condamnation du cardinal Angelo Becciu) mais en rapport avec sa méthode de gouvernance, Jean-Marie Guesnois souligne que le pape François “inquiète, il terrorise, il va créer un blocage de plus au niveau de son pontificat”

Aux catholiques désemparés par certains gestes et propos de l’actuel successeur de Pierre

Ce livre du père Paul Cocard, prêtre de la communauté des Frères de Saint-Jean, est symptomatique d’une tendance lourde. Consacré à La primauté de la foi sur l’obéissance au pape, il constitue une réaction à la façon plutôt perturbante du pape actuel à gouverner. Depuis Pie IX, l’ultramontanisme au sein de l’Eglise a eu tendance à absolutiser la personne du pape, dont l’infaillibilité a été définie au premier concile du Vatican. Au XXe siècle, la canonisation de la quasi-totalité des papes et la forte médiatisation de tous les actes et propos du Souverain Pontife ont encore accru cette tendance. Il semble que le pontificat du pape François permette de prendre conscience du caractère malsain de cette attitude. Et il est certain que la note publiée hier ne risque pas de l’inverser.

Le père Cocard estime que l’Église est aujourd’hui victime du développement du culte papal et de son corollaire, l’ultramontanisme, depuis le XVIIIe  siècle. La proclamation de l’infaillibilité au concile Vatican  I a servi à justifier un accroissement des interventions du successeur de Pierre dans la vie des églises locales et des fidèles. Ce dernier bénéficie en outre de la complicité des médias lorsqu’au nom de la pastorale, il délaisse la doctrine de l’Église et se soucie de plaire au monde. Le successeur de Pierre ne doit jamais être assimilé à son Maître, le Christ. Il est nécessaire de relativiser constamment son autorité à la foi des Apôtres et à la tradition de l’Église. Son infaillibilité est en fin de compte assez limitée. Sa faillibilité au contraire est grande. L’histoire de l’Église, rappelée dans ces pages, en témoigne suffisamment. Ainsi saint Irénée de Lyon s’est opposé à la décision du pape Victor (mort en 199), qui voulut imposer à toutes les Eglises, comme date de la fête de Pâques, celle de Rome, alors que les Eglises d’Orient gardaient la tradition de la célébrer le 14e jour du mois de Nisan. Saint Irénée a demandé au pape de respecter ces Eglises et leurs traditions et lui reprocha de procéder par voie disciplinaire, puisque le pape voulait les excommunier. L’auteur montre mes exemples de saint Bernard de Clairvaux face au pape Eugène III, sainte Hildegarde de Bingen face à Anastase IV, sainte Catherine de Sienne face à Grégoire XI… Il rappelle les propos du cardinal Newman sur la primauté de la conscience ainsi que ceux du cardinal Ratzinger, qui soulignait que l’Esprit-Saint n’est pas entièrement responsable de l’élection du pape, qui ne prend pas le contrôle du conclave, ne dicte pas aux cardinaux le candidat pour lequel voter, et souligne que dans l’histoire de l’Eglise, trop de papes n’ont pas été choisis par l’Esprit-Saint.

Aux catholiques désemparés par certains gestes et propos de l’actuel successeur de Pierre, ce petit livre est un rappel à fixer son regard sur les réalités d’En-Haut et à poursuivre le combat de la foi qui s’impose. Dieu seul par le Christ, son Fils, offre et donne la Vie éternelle et bienheureuse.

Relevons la tête !

De Ségolène d’Usuel, co-fondatrice du lycée Saint-Augustin (69) :

Force est de constater que l’uniforme est un vrai sujet d’actualité. A la fois chez nos contemporains, mais aussi au sein même des familles catholiques. Il est bon de rappeler que, à l’échelle mondiale, l’uniforme scolaire est majoritaire. De l’Asie, à l’Afrique en passant par l’Amérique du Sud, il est porté dans presque l’ensemble des écoles. L’Europe, à l’inverse, y est un peu plus réfractaire… Pour cause, l’uniforme est de mise seulement au Royaume-Uni, en Irlande, à Chypre et à Malte. Beaucoup de nos contemporains reviennent à ce principe éducatif pour des raisons pédagogiques mais aussi de mode.

Chez les catholiques ayant fait le choix des écoles hors contrat pour leurs enfants, l’uniforme fait partie intégrante du quotidien. Les enfants portent fièrement le blason de leur école et épousent naturellement l’uniforme demandé. Il n’y a pas de sujet, et cela est bon. En grandissant, ces mêmes enfants discutent un peu plus l’uniforme, dans certains détails demandés. C’est peut-être de leur âge, et c’est donc, sans nul doute, le rôle des parents de les aider à obéir malgré tout au règlement. Dépasser ce que je veux pour ce que je dois.

Au fil des âges, l’uniforme est de plus en plus perçu comme une entrave à la liberté, un frein à l’épanouissement de l’adolescent, un atout à 10 ans mais un boulet à 15 ans… l’uniforme ne serait donc pas bon en soi ? Il serait donc un accessoire touchant qui ravi le regard des mamans un temps, mais pas un outil pédagogique essentiel ? Analysons.

  • L’uniforme est tout d’abord un outil pédagogique fondamental. Il crée une atmosphère de travail et offre un cadre rigoureux nécessaire pour bien travailler. En se vêtant de son uniforme le matin, l’élève oriente directement son esprit vers le travail, sa tenue vers le savoir-vivre et l’autorité et sa concentration vers la réussite
  • L’uniforme crée un sentiment d’appartenance. Il développe chez l’élève la fierté d’appartenir à un groupe, et fait grandir en lui un sentiment d’unité, point de départ d’une soif d’absolu. Certains adolescents peuvent malgré tout refuser de faire grandir ce sentiment d’appartenance, privilégiant un développement personnel de leur identité… L’individualisme est une tentation légitime à cet âge, et c’est pour cela que les parents luttent. Et cela est bon et nécessaire ! Leurs enfants les remercieront dans quelques années…
  • L’uniforme combat le règne de l’apparence. L’être plutôt que le paraître ! L’élève se libère du regard de l’autre, il se prédispose à recevoir l’enseignement de son professeur. Il expérimente qu’il est aimé pour ce qu’il est et non pas pour ce qu’il revêt. La peur du paraître « vieux-jeu », « coincé » ou « psycho-rigide » est forte chez les adolescents catholiques. Parfois même aussi chez les parents. L’objectif est donc d’avoir l’air comme les autres… Triste conformisme. Triste peur du « qu’en dira-t-on ». En cela, l’uniforme est une excellente opportunité éducative !

Relevons la tête de nos enfants ! Rendons-les fiers d’être ce qu’ils sont, d’avoir reçus ce qu’ils ont reçus ! Fiers d’être catholiques ! Les fruits pour eux sont grands, tant pour leur développement personnel (l’amitié) que pour leur réussite scolaire (la concentration). Le combat contre le matérialisme et contre le mondialisme commence dans nos familles ! Et c’est une grande joie de pouvoir y contribuer activement. C’est aussi l’opportunité de montrer à nos enfants que nos idées doivent être vécues avant d’être clamées.

www.lycee-saintaugustin.fr

Les petites tuiles font les grands toits

Du Chanoine Adrien Mesureur, aumônier de l’école Notre-Dame-de-Fatima (Lille) :

« Le bon Dieu ne se laisse pas vaincre en générosité ! » C’est la raison pour laquelle je partage à toute la France (et peut-être même à l’étranger, qui sait ?) ce projet essentiel pour notre école. Nous espérons que certains lecteurs seront touchés et pourront nous aider à rénover notre toiture qui n’a que trop attendu et prend l’eau de toutes parts. En effet, la tempête de février 2022 ne l’a pas épargnée mais nous avons pu combler les trous. Cependant, c’est quand je suis monté, l’an passé, pour y accrocher les décorations de Noël, que je me suis rendu compte que les tuiles s’effritaient et me restaient dans les mains. Aujourd’hui, comme don Bosco, nous lançons le chantier sans un sou de côté. Mais, tout comme lui aussi, nous avons confiance dans la Providence !

Par avance, un immense merci !

Pour nous aider : https://icrspfrance.fr/soutien-ecole-ndf (précisez bien que votre don est pour le toit de l’école Notre-Dame-de-Fatima)

Quand Louis Salleron répond à Mgr de Moulins-Beaufort

Texte proposé par Rémi Fontaine pour Le Salon beige :

Selon le président de la Conférence des évêques de France répondant à un séminariste, s’il y a un problème avec les « traditionalistes », ce serait donc surtout une question de théologie politique et de rapport au monde :

« Le décret de Vatican II sur la liberté religieuse est très clair. Le Christ n’est pas venu bâtir des nations catholiques mais il est venu fonder l’Eglise. Ce n’est pas la même chose. A force de traîner la nostalgie d’un Etat catholique, on perd notre énergie pour l’évangélisation. »

Et d’évoquer notamment le pèlerinage de Chartres…

Dans un opuscule intitulé Dix dialogues sur la crise de l’Eglise (DMM, 1983), d’une actualité et d’une (post)modernité étonnantes, Louis Salleron lui avait pour ainsi dire déjà répondu à la manière d’un Socrate chrétien. Il s’agit du sixième dialogue sur la politique de l’Eglise mais tous les autres dialogues mériteraient d’être (re)lus en ces nouveaux temps de crise (en particulier ceux sur la messe, la morale, l’avenir de l’Eglise, le pape…). Ils offrent cette richesse de donner à réfléchir pour son interlocuteur (ou son lecteur) catholique sans trancher, selon une maïeutique propre mettant en relief des paradoxes qui n’auraient certainement pas déplu à Chesterton.

Je ne peux ici qu’en tirer un seul (paradoxe) avec quelques bribes déjà éloquentes :

« Un poison permanent de l’Eglise, c’est la politique. Mais on n’y peut rien. Du fait que l’Eglise est société, elle est politique… A cet égard elle a des activités secondaires et subordonnées à sa mission propre. »

Jusque-là Mgr de Moulins-Beaufort pourrait sans doute adhérer au propos. Comme à celui cité du P. Bruckberger :

« Jour heureux où, par la force des choses, l’Eglise sera réduite à sa mission essentielle : gardienne infaillible de l’Evangile, du dépôt de la foi, de l’intégrité des sacrements, annonciatrice de Celui qui vient ! »

Sauf que Bruckberger, précise Salleron, évoquait prophétiquement le « choix tragique » auquel les papes, selon lui, seront bientôt aculés : ou bien adjurer le Christ et passer à l’ennemi pour garder les « défroques » du césaro-papisme ; ou bien rejeter définitivement tout rôle politique, pour assurer uniquement, fût-ce par le martyre, la fonction du Vicaire du Christ et de pasteur des âmes (Toute l’Eglise en clameurs, Flammarion, 1977, p. 68).

Il semblerait qu’entre les deux termes de l’alternative, l’Eglise post-conciliaire n’ait pas encore vraiment choisi, étant plus dépendante de la politique qu’elle ne le croit, d’avantage en tout cas ou d’une autre manière plus « empoisonnée » ou sournoise que les « traditionalistes » qu’elle stigmatise caricaturalement. Les plus politisés (au sens d’une confusion du spirituel et du temporel) ne sont pas forcément ceux qu’on imagine ! « Entre une Eglise de chrétienté et une Eglise des catacombes, pensent aujourd’hui nos évêques libéraux, il doit bien y avoir place pour une Eglise libre dans une société qui l’admette sans la reconnaître pour autant comme seule et unique détentrice de la vérité. Dans une société de ce genre, l’Eglise ne peut s’abstenir de tout rôle politique. » Sans doute, mais « la question est alors de savoir ce que doit être ce rôle politique et l’importance à lui accorder ». Le résultat est loin d’être satisfaisant : n’y voit-on pas trop souvent s’exercer le reliquat (« les défroques ») d’un pouvoir clérical ancien qui, pour exister et se survivre, s’auto-sécularise, c’est-à-dire fait passer le social, l’écologie, la politique… avant sa mission surnaturelle devenue secondaire ? Nous retrouvons là un peu le mauvais « esprit de Vatican II ». Et ses prolongements. Mais aussi son « aporie » ainsi expliquée par le cardinal Ratzinger dans Eglise, œcuménisme et politique, que Louis Salleron ne cite pas et pour cause (Fayard, 1987, p. 288) :

De l’aporie du cardinal Ratzinger…

Il y a incompatibilité entre la prétention pluraliste de l’Etat démocratique moderne et la prétention de l’Eglise à en appeler à une vérité plus grande ou plus haute. Or, d’une part, le nouveau droit à la liberté religieuse (hérité de Vatican II) reconnaît la légitimité d’un Etat dit pluraliste, soi-disant « incompétent » en matière religieuse (1). D’autre part, l’Eglise est le « lieu d’une dimension publique absolue, qui dépasse l’Etat, par la prétention de Dieu qui la rend légitime » (Robert Spaemann). Sa prétention de vérité de la foi, comme telle, est une revendication publique à laquelle ne peut échapper l’Etat, qui doit aussi rendre à Dieu ce qui est à Dieu. D’où le paradoxe énoncé cette fois par le Cardinal :

« Si l’Eglise renonce à cette revendication, elle ne fait pas pour l’Etat ce dont celui-ci a justement le plus besoin. Mais si l’Etat assume cette prétention, il s’élimine lui-même en tant qu’Etat pluraliste, et l’Eglise et l’Etat se perdent eux-mêmes. »

Il faut donc sortir de ce mauvais dilemme. Mais comment ?

On saisit la double impasse de cette aporie qui pèche au niveau de sa majeure commune comme le raisonnement de l’archevêque de Reims lui-même (successeur de saint Rémi !) : non, il n’y a pas forcément incompatibilité entre les deux prétentions (temporelle et spirituelle). L’Eglise n’est pas réduite, comme on le voit maintenant en France, à devenir une simple partie de l’ensemble des « forces sociales », au risque de renoncer à sa mission divine d’enseigner avec autorité la vérité et les valeurs universelles dont elle est la gardienne. C’est-à-dire au risque d’aliéner ou de dissoudre sa Révélation et de se perdre également par une intégration « dans le panthéon de tous les systèmes de valeurs possibles » (dictature du relativisme). Et de perdre pour le coup son énergie pour l’évangélisation à force de traîner dans l’utopie d’un Etat neutre soi-disant a-confessionnel, alors même que celui-ci professe le plus souvent le culte de l’homme sans Dieu (2). L’Etat n’en est pas plus condamné à devenir théocratique (indistinct du religieux) dans l’hypothèse (pour l’instant improbable) où il reconnaîtrait le droit supérieur de l’Eglise en matière religieuse et morale, qui n’empêche pas une certaine tolérance et pluralité religieuses.

… à l’alternative du Père Bruckberger

L’histoire et la tradition, avec la chrétienté et les nations catholiques, offrent le principe d’une juste solution, qui, si elle n’est pas sans trébuchements et dérives (toujours le « poison » de la politique ou du « cléricalisme »), se résume dans la théorie classique de la double souveraineté des pouvoirs (temporel et spirituel). L’encyclique Quas primas précise : « Les hommes ne sont pas moins soumis à l’autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. » Pas moins mais d’une manière autre évidemment (comme on feint de ne pas le comprendre), son Royaume n’étant pas de ce monde. Mais quand, par la force des choses, la sécularisation et l’apostasie galopantes, l’entrecroisement des cultures, tout cela n’est de fait plus possible ? La distinction, enseignée par l’Eglise pour unir, mérite assurément une nouvelle réflexion selon le principe de réalité qui ne retire rien au principe doctrinal, comme le proposait Benoît XVI en théologien politique et avec son herméneutique de la continuité.

Bien sûr la communauté surnaturelle de personnes qu’est l’Eglise fondée par le Christ n’est pas la même chose que la société temporelle de familles qu’est la nation (voulue par le Créateur) et que l’Eglise doit informer (au sens philosophique) quelque soit l’unité ou la division de croyances en place. Mais si elle ne peut plus y trouver une certaine correspondance culturelle, l’Eglise devra forcément agir en contre-culture, comme pour les premiers chrétiens, avec ce que le pape émérite appelait des « minorité créatrices » ou des « îlots de chrétienté ». L’énergie pour l’évangélisation, qui va des catacombes à la chrétienté en passant par la mission, ne doit pas s’étioler et se perdre en sens inverse dans le nouveau panthéon de l’Etat moderne. On en revient ainsi à l’exclamation du P. Bruckberger  (« Jour heureux… »). Ou bien à Péguy, dont le pèlerinage de Chartres à la Pentecôte reprend justement l’énergie pour la nouvelle évangélisation avec la grâce des nouveaux commencements : « Il faut que France et chrétienté ressuscitent ! » Charles Péguy, dont Jean Madiran redonne aussi l’esprit en le paraphrasant :

– Car, voyez-vous Monseigneur, c’est un grand mystère, il ne suffit pas d’avoir la foi. Nous sommes faits pour vivre notre temporel en chrétienté. Ailleurs quand ce n’est pas le martyre physique, ce sont les âmes qui n’arrivent plus à respirer.

Rémi Fontaine

(1) Etrange nœud gordien que ce nouveau droit à la liberté religieuse que l’Eglise post-conciliaire, dans une sorte de contradiction interne, prétend reconnaître sinon imposer civilement à des Etats devenus en principe incompétents en matière religieuse ! L’Eglise enseigne à l’Etat que l’Eglise renonce à toute préséance religieuse vis-à-vis de l’Etat qui doit l’accepter religieusement comme un droit politique pour tous, dont l’affirmation repose sur la non-reconnaissance par l’Etat de l’enseignement de l’Eglise ! Mais à quel titre alors et de quel droit ?

(2) Cf. Ni laïque ni musulmans (2010), Sous le signe d’Antigone (2012) ou Après la Chrétienté (2023) aux éditions Contretemps.

Une mère et sa fille ont été tuées par un tireur d’élite israélien dans l’église de la Sainte-Famille à Gaza

Le Patriarcat latin de Jérusalem a annoncé qu’une mère et sa fille ont été tuées par un tireur d’élite israélien dans l’église de la Sainte-Famille à Gaza. Sept autres personnes ont été blessées par balles alors qu’elles tentaient de se protéger des tirs.

« Aujourd’hui, vers midi, le 16 décembre 2023, un tireur d’élite de l’IDF (Israel Defense Forces) a assassiné deux femmes chrétiennes à l’intérieur de la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza, où la majorité des familles chrétiennes s’est réfugiée depuis le début de la guerre.

Nahida et sa fille Samar ont été abattues alors qu’elles se rendaient au couvent des Sœurs (de Mère Teresa). L’une a été tuée alors qu’elle tentait de mettre l’autre en sécurité. Sept autres personnes ont été blessées par balles alors qu’elles tentaient de protéger d’autres personnes à l’intérieur du complexe de l’église.

Aucun avertissement n’a été donné, aucune notification n’a été faites. Elles ont été abattues de sang-froid à l’intérieur de l’enceinte de la paroisse, où il n’y a pas de belligérants.

Plus tôt dans la matinée, une roquette tirée par un char de l’IDF a visé le couvent des Sœurs Missionnaires de la Charité (Soeurs de Mère Theresa de Calcutta). Le couvent abrite plus de 54 personnes handicapées et fait partie du complexe de l’église, signalé comme lieu de culte depuis le début de la guerre.

Le générateur du bâtiment (unique source d’électricité) et les réserves de carburant ont été détruits. La maison a été endommagée par l’explosion et l’incendie massif qui en a résulté.

Deux autres roquettes, tirées par un char de l’IDF, ont visé le même couvent et l’ont rendu inhabitable.

Les 54 personnes handicapées sont actuellement déplacées et n’ont pas accès aux respirateurs dont certains ont besoin pour survivre.

De plus, à la suite des bombardements intenses dans la région, trois personnes ont été blessées à l’intérieur du complexe de l’église la nuit dernière. Des panneaux solaires et des réservoirs d’eau, indispensables à la survie de la communauté, ont été détruits.

Ensemble en prière avec toute la communauté chrétienne, nous exprimons notre proximité et nos condoléances aux familles touchées par cette tragédie insensée. En même temps, nous ne pouvons qu’exprimer notre incompréhension face à une telle attaque, d’autant plus que toute l’Église se prépare pour Noël.

Le Patriarcat latin de #Jérusalem suit cette situation avec une grande préoccupation et fournira des informations supplémentaires au besoin. »

L’armée israélienne a justifié l’attaque en évoquant la présence de lance-missiles dans le lieu de culte.

Pressions de la Cour interaméricaine des droits de l’homme en faveur de l’avortement : le Costa Rica envisage de quitter l’institution

Le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, a envisagé la possibilité de se retirer de la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) si celle-ci impose de modifier la législation nationale sur l’avortement.

Cette année, les Nations unies ont exhorté le Costa Rica à dépénaliser l’avortement. Pour Tlaleng Mofokeng, rapporteur spécial sur le droit à la santé physique et mentale, les restrictions légales existantes sont « incompatibles avec les normes internationales en matière de droits de l’homme et les protocoles cliniques ». Selon elle, il s’agit de « discrimination fondée sur le genre ».

La prise de position du président Chaves a eu lieu dans le cadre de l’affaire en cours contre le Salvador :

 « Si la Cour interaméricaine des droits de l’homme rendait une ordonnance relative à l’avortement, le Costa Rica n’aurait d’autre choix que de se retirer du traité ».

« Une société civilisée protège la vie des personnes les plus vulnérables, comme les personnes âgées et, surtout, les enfants à naître ». « La seule exception est lorsque la vie de la mère est en danger ».

Le président du Costa Rica dénonce

« ceux qui pourraient exploiter ce principe directeur, en utilisant les définitions de l’Organisation mondiale de la santé, qui incluent des facteurs économiques, sociaux et émotionnels, dans le but de plaider en faveur de l’interruption de grossesse ».

Source : Gènéthique

Ouverture du procès du catholique Jimmy Lai en Chine

Jimmy Lai, militant catholique pour la liberté, critique du régime communiste chinois, comparaît devant un tribunal alors qu’il risque la prison à vie. Le gouvernement britannique a lancé un appel à sa libération.

À l’aube du 18 décembre, le magnat des médias a été emmené par le personnel de sécurité au palais de justice de West Kowloon, où s’est ouvert son procès, qui devrait durer environ 80 jours. Ses partisans, dont le cardinal émérite de Hong Kong Joseph Zen, étaient présents au tribunal.

Âgé de 76 ans, Lai a été condamné en décembre dernier à une peine de près de six ans de prison pour “fraude”, une accusation distincte de celle pour laquelle il est actuellement jugé.

Lai, qui a été amené à la foi catholique par le cardinal Zen, est un fervent critique du Parti communiste chinois (PCC) et de ses mesures contre la liberté. En 1995, il a fondé le tabloïd pro-démocratie Apple Daily, qui a publié des critiques du PCC qui lui ont valu l’ire des autorités communistes. Le journal est devenu l’un des principaux journaux de Hong Kong, mais il a fermé ses portes en juin 2021 lorsque les bureaux ont été perquisitionnés par le personnel de sécurité du PCC et que Lai a été arrêté.

Dans le procès en cours, Lai est accusé de “collusion avec des forces étrangères” en violation de la loi sur la sécurité nationale (NSL) que Pékin a imposée à l’île en juin 2020 afin de réprimer la dissidence contre le PCC, et il pourrait être condamné à une peine de prison à vie en vertu de cette loi.

Ce procès ne se déroule pas devant un jury, mais uniquement devant un trio de juges triés sur le volet.

Expulsion de la FSSP du diocèse de Quimper : message de l’évêque

Suite à mon article de dimanche, voici le message de Mgr Dognin aux fidèles des messes de l’ancien missel à Quimper et Sainte Sève :

Frères et Sœurs,

Lors de la visite pastorale que j’avais effectuée dans votre communauté au printemps 2022, j’avais constaté votre joie de participer à la messe célébrée avec le Missel de 1962 et la nourriture spirituelle que cela vous apportait. J’ai pu en mesurer l’importance dans les réponses au questionnaire que je vous avais adressé. À la suite de cette visite, j’avais pris la décision de permettre aux prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre de continuer à célébrer ces messes comme m’y autorise le Motu Proprio Traditionis Custodes promulgué par le Pape François le 16 juillet 2021. En ce sens, le 11 juin 2023, j’ai promulgué une ordonnance pour notre diocèse, afin d’en préciser les modalités de mise en œuvre.

Cependant, il y a deux semaines, un article très offensant paru sur un blog traditionaliste à propos de la paroisse Quimper – Saint-Corentin a suscité un grand émoi dans le diocèse, chez les prêtres et beaucoup de fidèles, et a exacerbé les tensions qui s’étaient développées depuis plusieurs années.

En effet, au fil des ans, j’ai constaté que cette messe dominicale s’est transformée de facto en la création de deux paroisses personnelles (non canoniques) avec toutes les activités afférentes, en parallèle des activités paroissiales. Je ne le souhaitais pas, car je savais que compte tenu de l’histoire de notre diocèse, cela aurait des conséquences sur la communion ecclésiale, autant pour le clergé diocésain que pour les fidèles. Nous en voyons les conséquences aujourd’hui. Ma décision n’est pas un blâme adressé aux abbés Courtois et Télisson, qui sont des pasteurs zélés, mais le constat de tensions irréversibles mettant à mal l’unité du diocèse.

Les tensions générées par la situation que je viens de décrire m’imposent de réagir pour préserver l’unité de l’Église catholique dans le Finistère ainsi que la communion du presbyterium autour de son évêque. Aussi, après avoir consulté mes Conseils, j’ai décidé de maintenir cette messe dominicale avec l’ancien Missel pour le bien des fidèles, mais en demandant à des prêtres diocésains de l’assurer. J’ai également décidé de mettre fin à la convention qui lie le diocèse avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Les activités pastorales (catéchisme, pastorale des jeunes, etc.) ainsi que la préparation et la célébration des sacrements (baptême, mariage, etc.) continueront d’être assurées par les paroisses Quimper – Saint-Corentin et Saint-Yves en Pays de Morlaix. Les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre poursuivront leur mission jusqu’à une échéance qui sera décidée prochainement. Ils nous ont assuré de leur collaboration pour assurer la transition.

J’ai conscience que cette décision suscitera des réactions, voire des interrogations et des inquiétudes pour l’avenir. Je m’en remets à votre discernement et votre volonté de construire ensemble notre Église.

À l’approche de la fête de Noël, soyons unis dans la prière et dans l’amour du Christ. Je suis confiant que, en tant que communauté diocésaine, nous pourrons permettre cette transition dans la paix, surmonter les défis qui s’annoncent et continuer à grandir dans la foi.

Je vous assure de ma prière, et que la paix du Seigneur soit toujours avec vous.

X Laurent DOGNIN

Évêque de Quimper et Léon

Les parents ne devraient pas tolérer que leurs enfants ne savent rien de Renoir, de Ford ou d’Hitchcock

« Des parents qui ne toléreraient pas que leurs enfants ne sachent rien de Balzac ou de Dickens ne devraient pas s’accommoder davantage qu’ils ignorent tout de Renoir, de Ford ou d’Hitchcock, dans lesquels il y a tant de richesse esthétique et de trésors de sagesse à puiser ». C’est pour les aider que Laurent Dandrieu propose « Une cinémathèque idéale ». De passage à Angers pour dédicacer ce dernier ouvrage paru chez Critérion, le critique de cinéma et rédacteur en chef des pages culture de Valeurs actuelles, a accordé cet entretien à RCF :

L’abrogation de l’arrêt Roe v. Wade contribue à sauver des vies

Lu ici :

Les deux dernières années ont vu un déclin massif de plus de 130 centres d’avortement aux États-Unis, selon le rapport annuel d’Operation Rescue. En 2022, 88 cliniques d’avortement ont fermé leurs portes, suivies de 49 autres en 2023. Au total, 137 cliniques ont cessé leurs activités au cours des deux dernières années. Actuellement, 14 États interdisent l’avortement, grâce à des lois qui protègent d’innombrables bébés innocents du meurtre dans l’utérus, comme Rapports LifeSiteNews.

Ces États sans avortement sont l’Alabama, l’Arkansas, l’Idaho, l’Indiana*, le Kentucky, la Louisiane, le Mississippi, le Missouri, le Dakota du Nord, l’Oklahoma, le Dakota du Sud, le Tennessee, le Texas et la Virginie occidentale (*l’Indiana est devenue sans avortement en 2023, ce qui a entraîné la fermeture de 7 cliniques d’avortement) (…)

Cependant, 53 nouvelles cliniques ont ouvert ou repris leurs activités au cours de la même période. Parmi celles-ci, 42 (79 %) pratiquaient uniquement des avortements médicamenteux, tandis que 11 (21 %) proposaient des avortements chirurgicaux. La grande majorité des cliniques d’avortement chirurgical (99 %) pratiquaient également des avortements médicamenteux.

Après ajustement des données de certaines cliniques hospitalières et prestataires d’avortement en ligne, il y a eu une diminution totale de 13 centres d’avortement par rapport à 2022, passant de 683 à 670 en 2023.

Selon Troy Newman, président d’Operation Rescue, cela représente une baisse impressionnante de 69 % depuis 1991, alors qu’il y avait 2 176 cliniques d’avortement en activité. L’abrogation de l’arrêt Roe v. Wade contribue sans aucun doute à sauver des vies, et les efforts des Américains pro-vie s’avèrent fructueux.

Cependant, Newman met en garde contre une augmentation alarmante des avortements dangereux par courrier. Même si la communauté pro-vie a de nombreuses raisons de se réjouir, les partisans de l’avortement continuent de trouver des méthodes pour tuer autant de personnes que possible.

BFM a compris comment ne pas perdre pied face à CNews…

En grande difficulté depuis plusieurs semaines,  BFM se retrouve dépassée en audience par CNews de plus en plus souvent mais semble avoir trouvé la parade :

Aujourd’hui, Thaïs d’Escufon, était invitée à débattre contre une féministe de gauche. Le même jour, alors que la commission mixte paritaire débattait de l’avenir de la loi immigration, BFM faisait témoigner Claire, une jeune femme victime d’un viol commis par un Africain sous OQTF, qui a demandé à rencontrer Eric Zemmour.

Dimanche soir, à la demande Marion Maréchal, BFM organisait un débat entre cette dernière et Mahilde Panot. Et, il y a quelques semaines, c’est Laurent Obertone qui était invité à débattre sur BFM pour évoquer Crépol.

La dictature du réel !

 

60 maires signent une tribune pour dénoncer le laxisme judiciaire

C’est sans doute une première qui montre l’exaspération des maires de communes plutôt rurale qui en ont assez du laxisme judiciaire. Il est notamment reproché au procureur son laxisme dans la gestion des activistes écolos qui bloquent un chantier majeur de champs photovoltaïque sur la commune de Cruis :

Le divorce est acté. Près de 60 maires des Alpes-de-Haute-Provence publient ce vendredi 15 décembre une tribune à l’attention du ministère de la Justice, et dans laquelle ils dénoncent ce qu’ils considèrent être un laxisme du parquet de Digne-les-Bains.

Force est de constater que dans notre département, le parquet affiche d’importantes lacunes qui nuisent à son efficacité au point que nos concitoyens perdent confiance en la justice. Nous, maires et élus du département, constatons une insuffisance quotidienne de la réponse pénale au moment même où les infractions en tout genre se multiplient”, écrivent les maires dans leur tribune (…)

Les maires signataires estiment ainsi qu’il leur est “difficile d’exercer” leur mandat “dans des conditions optimales”. Ils dénoncent ainsi des poursuites judiciaires “trop rarement engagements” malgré leurs plaintes et signalements.

Ils dénoncent entre autres la gestion de la situation au parc photovoltaïque de Cruis, au cœur de plusieurs actions militantes. “À Cruis, des militants ont longtemps empêché la bonne marche d’un projet de parc photovoltaïque purgé de tout recours sans être inquiétés”, soulignent les élus, qui dénoncent des “constructions illégales” et ce “aux quatre coins du département.”

Les élus appellent ainsi le ministre de la Justice à “agir”, au risque de voir les Alpes-de-Haute-Provence devenir “un territoire où les principes de la justice sont dévoyés”, dans un contexte où les Français sont déjà “en colère” sur de nombreux sujets (…)

“L’État doit plus que jamais incarner la justice et l’autorité. Il en va de la préservation du vivre ensemble et des valeurs républicaines”, concluent les maires.

Casuistique du ‘en même temps’

Responsum de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à un dubium au sujet de la bénédiction des unions de personnes du même sexe du 22 février 2021 :

“il n’est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage (c’est-à-dire hors de l’union indissoluble d’un homme et d’une femme ouverte en soi à la transmission de la vie), comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe”

Déclaration Fiducia supplicans sur la signification pastorale des bénédictions du 18 décembre 2023 :

il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage

Je souhaite bien du courage aux théologiens en perspective des nervous breakdown qu’occasionnera la recherche d’une herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité

La Saint-Cyrienne demande de l’aide pour un capitaine de gendarmerie condamné à 7 années de prison

L’histoire est dramatique. Ce jeune saint-cyrien est père de trois enfants âgés de 5, 3 et 1 an et sa femme se retrouve seule à gérer cette famille nombreuse. Cette affaire est passée inaperçue alors qu’il s’agit d’une affaire similaire à celle qui a entraîné la mort du voyou Nahel.

Condamné à 5 ans de prison dont seulement 2 fermes en mai 2023, il a été condamné en appel à 7 années de prison ferme en octobre 2023. Pourquoi une telle aggravation de la peine à votre avis ? Il s’agit de l’effet “émeutes” conjugué à l’hostilité d’une justice qui ne défend plus les forces de l’ordre.

Voici le message de la Saint-Cyrienne pour expliquer la situation :

Le 10 octobre l’un des nôtres a été condamné à sept ans de prison fermes pour meurtre. La cour d’appel de Lyon a considéré que le capitaine Dobritz avait intentionnellement donné la mort à un homme. Cette peine est-elle surprenante ? Non, même plutôt clémente pour un tel crime. Après tout un capitaine de gendarmerie n’est pas au-dessus des lois et se doit d’assumer ses fautes.

Alors votre premier réflexe va être de consulter internet pour en savoir un peu plus sur cette regrettable affaire qui vient ternir l’image iconique de notre noble institution auprès de nos concitoyens. Vous allez trouver une multitude d’articles de différents journaux (…) Y apparaissent toujours les mêmes éléments.

Après une course poursuite un binôme de gendarmes bloque un véhicule avec des plaques signalées volées, une vidéo montre alors un gendarme, à pied, tirer sept fois sur la voiture qui recule entrainant le décès du conducteur. Effectivement, c’est accablant d’incompétence. En fait ces articles sont un copié-collé d’une dépêche AFP du bureau de Lyon qui, sans avoir envoyé de journaliste lors du procès, a interrogé les avocats pour la rédiger. Celui des parties civiles va, lui, monopoliser la parole pour raconter une version erronée des évènements développée dans le prétoire.

La réalité des faits est quelque peu différente. Le 11 mars 2018 vers 20h45, de nuit, sur la commune de Baie Mahault en Guadeloupe les gendarmes sont appelés par une femme qui vient de reconnaître sur une voiture inconnue ses plaques minéralogiques, volées quelques jours auparavant. Dans l’urgence et en prévoyant la mise en place de son dispositif d’interception le capitaine Dobritz, commandant la brigade, décide de se rendre sur place avec un autre gendarme pour procéder à la certification du renseignement (…) Ils repèrent finalement le véhicule stationné tous feux éteints mais sans pouvoir formellement lire le numéro, ils décident d’aller l’inspecter le pensant inoccupé. C’est en arrivant à sa hauteur qu’ils constatent qu’un individu recherché se trouve à l’intérieur.  La décision d’interpellation est aussitôt prise.

Le gendarme s’arrête devant la voiture et le capitaine, en tenue, descend, dégaine son arme, la pointe sur le conducteur en faisant les sommations « Halte gendarmerie » pour l’obliger à se soumettre à la force publique. Malheureusement ce dernier démarre brusquement et tente de passer une vitesse faisant rugir le moteur en même temps que les phares s’allument, le capitaine qui se trouve devant est persuadé qu’il va se faire écraser contre son propre véhicule. Il fait un pas de côté et ouvre le feu. Deux coups très rapprochés comme on le lui a enseigné.  Le conducteur est mortellement touché mais réussi malgré tout à enclencher la marche arrière, la voiture recule alors vivement, le capitaine poursuit son intervention ignorant le résultat de son premier tir et avance vers l’objectif en essayant de le stopper en tirant dans la roue et le capot moteur, deux impacts y seront retrouvés sur les cinq coups tirés.

Il existe effectivement un enregistrement vidéo, sans le son, qui capture la scène non pas au tout début de l’action mais à partir du troisième coup lorsque le tireur avance pour tenter d’immobiliser le véhicule qui recule à vive allure.  Seulement trois flashs sont visibles. Évidemment le poids de ces images est bien différent de ce qui est faussement présenté comme la preuve infaillible de la commission d’une nouvelle violence “policière“ en insinuant qu’elle montre un gendarme tirer 7 fois sur un conducteur en train de reculer.La fouille de la voiture démontrera, entre autres éléments, qu’un pistolet automatique de 9mm alimenté et chargé se trouvait positionné entre le siège et la console avant.

La personne décédée est un délinquant niçois, multirécidiviste, vivant sous un faux nom en Guadeloupe alors qu’il était l’objet de deux mandats de recherche, l’un de Grasse et l’autre de Nice. À la suite de son décès sa compagne a repris son trafic de stupéfiants entre l’ile et la métropole pour lequel elle sera d’ailleurs condamnée à 18 mois de détention.

Alors comment peut-on expliquer une telle interprétation des faits ? Qu’est ce qui fait que les jurés et les juges ont lourdement condamné un soldat de la loi censé œuvrer, comme eux, à la défense de la société ? Comment la détermination, l’abnégation ou le sens de l’engagement dans ce qu’il a de plus noble, inculqué tout au long de sa formation, ont pu être caricaturés voire moqués par des magistrats ?  Dépeignant le capitaine Dobritz comme un prédateur froid, un chasseur, refusant de laisser échapper sa proie, son trophée.  L’instant d’après lui reprochant, à l’inverse, d’être un chien fou se comportant en cow-boy irresponsable ?

Les récents évènements ayant conduits au déclenchement d’émeutes dans de nombreuses villes et a une hystérisation médiatique au sujet des violences dites “policières“ ont probablement créé un contexte délétère aux forces de l’ordre, en général et au traitement des affaires impliquant l’usage des armes à la suite d’un refus d’obtempérer, en particulier.  Certains serviteurs de l’état se retrouvent broyés dans une véritable tectonique des plaques due à la polarisation des forces politiques qui se radicalisent autour de sujets censés être représentatifs de leur vision de la société.

Malheureusement, pour certains, un jeune officier Saint Cyrien de 33 ans, père de trois enfants, catholique pratiquant et excellemment noté par ses chefs, représentant les valeurs d’engagement absolu au service de l’état est terriblement réactionnaire. Il retarde l’éclosion d’un nouveau monde plus juste et plus libre. Leur discours outrancier fait de violence et de fureur mérite-t-il d’être entendu ? Oui et nous sommes en partie là pour le garantir.

Mais aujourd’hui qui se souvient d’Arnaud Beltrame dans le vacarme Adama Traoré ? Demain qui se souviendra de Romain Dobritz ? Nous ! Nous ne l’abandonnerons pas !

Il est maintenant incarcéré au centre pénitentiaire de Villefranche dans un environnement extrêmement hostile pour un gendarme. Il fait face, il est debout, il mène un terrible combat dans des ténèbres inconnues. C’est un guerrier, il n’a pas le choix, il doit retrouver sa famille.

Nous nous devons de penser à lui, souvent, car il porte seul ce qui a fait la grandeur de notre institution. Ne jamais renoncer, quel qu’en soit le prix, à la mission confiée. La sienne maintenant est de rétablir son honneur et sa probité. Souvenez-vous de la phrase rituelle entendue un soir de triomphe, nous sommes debout, nous relèverons l’homme et nous l’aiderons dans sa mission, même si, parfois, nous devrons le porter !

Si la grande famille des Saint-Cyriens se mobilise parce qu’il est des leurs, alors la grande famille chrétienne devrait également se mobiliser pour soutenir ce père de famille catholique pratiquant !

Une cagnotte a été ou verte pour “aider Maëlle et ses trois enfants avec la discrétion qui convient mais dans tous les domaines où nous avons des leviers d’action, notamment sur le plan financier, sans oublier la question du logement puisque Maëlle devra se reloger à partir de l’été 2024 (…) En corollaire, nous nous proposons d’assister Romain Dobritz dans une perspective de repositionnement professionnel, une fois sa peine effectuée. Nous appelons ici plus particulièrement votre attention sur la question financière puisque Maëlle doit faire face à des charges croissantes alors qu’elle ne  bénéficie plus de la solde de son époux et qu’elle doit se consacrer seule à ses jeunes enfants.”

Le lien vers la cagnotte à faire circuler.

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