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Marcher droit, y compris dans la tempête

Voici une note signée du P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, intitulée "marcher droit, y compris dans la tempête":

"Je voudrais faire trois observations, à la fin d'une semaine où grand part de la presse européenne a point les réflecteurs sur la question des abus sexuels sur mineurs commis dans des institutions catholiques. 

  La ligne adoptée par la Conférence épiscopale allemande s'est révélée juste pour affronter les divers aspects du problème. Les déclarations de son président, Mgr.Robert Zollitsch, après sa rencontre avec le Pape, ont confirmé les mesures prises lors de la récente assemblée des évêques: reconnaître la vérité, aider les victimes, renforcer la prévention, collaborer avec les autorités publiques et judiciaires. Hier Mgr.Zollitsch a réaffirmé l'opinion des experts selon lesquels la question du célibat ne doit en aucune manière être confondue avec celle de la pédophilie. (…) 

  L'importante interview accordée ce matin à L'Avvenire par le Promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi, détaille les normes canoniques fixées ces dernières années par l'Eglise pour juger les crimes commis sur mineurs par des ecclésiastiques. Il est absolument clair que ces normes n'ont pas été édictées en vue de couvrir ces affaires, pas plus qu'elles ne les ont pas favorisés. Au contraire, elles ont permis d'engager dans le contexte ecclésiastique une grande action de justice et de juste punition. Tout ceci a été mis au point et mis en oeuvre lorsque le Cardinal Ratzinger était Préfet de la congrégation, dont la ligne a toujours été rigoureuse et cohérente dans le traitement de ces affaires, notamment des plus difficiles. 

  Pour sa part le diocèse de Munich a amplement répondu aux questions soulevées à propos d'un prêtre transféré de Essen à Munich sous l'épiscopat du Cardinal Ratzinger, qui s'est ensuite rendu coupable d'abus sexuels. Le communiqué de presse a montré que l'archevêque était totalement étranger aux décisions à la suite des quelles ces crimes ont été perpétrés. A l'évidence, on s'est acharné ces derniers jours, à Ratisbonne comme à Munich, à rechercher des éléments susceptibles de mettre en cause le Saint-Père dans ces affaires. Objectivement, ces tentatives ont échoué. 

  Malgré la tempête, l'Eglise voit parfaitement la route à suivre, sous la conduite sûre et rigoureuse du Pape. Comme on l'a vu dans d'autres circonstances, il faut espérer que cette crise puisse finalement aider la société toute entière à mieux approcher la question de la protection et de la formation de l'enfance et de la jeunesse".

(Via VIS)

Chronique de l’hallalisation

Lu ici :

"Le traiteur industriel Pierre Martinet va lancer au mois d’avril prochain une gamme 100% hallal : « Les recettes  de Nurdan ». Nurdan se trouve être le prénom de sa femme d’origine turque.

Le traiteur intraitable, comme le dit sa publicité, semble
tout à fait prêt à « traiter » avec l’Islam conquérant pour peu que le
marché hallal soit synonyme de gros bénéfices!"

Les deux faces du capitalisme

Jean-Yves Naudet répond à l'enquête lancée par L'Homme Nouveau sur le capitalisme :

"La crise économique et ses conséquences humaines graves posent à chacun une question fondamentale : comment résoudre la crise ? Faut-il pour cela changer de système économique ? La doctrine sociale de l’Église peut nous aider à répondre à cette question. L’Église n’a pas condamné les institutions du capitalisme. Mais elle est très sévère pour les comportements des hommes à l’intérieur du système. Pie XI disait déjà, dans Quadragesimo anno (n.109) : «Ce régime, Léon XIII consacre tous ses efforts à l’organiser selon la justice ; il est donc évident qu’il n’est pas à condamner en lui-même.» Jean-Paul II a actualisé cette analyse dans Centesimus annus (n.42) : «Peut-on dire que, après l’échec du communisme, le capitalisme est le système social qui l’emporte ?» (…). «La réponse est évidemment complexe. Si, sous le nom de capitalisme, on désigne un système économique qui reconnaît le rôle fondamental et positif de l’entreprise, du marché, de la propriété privée et de la responsabilité qu’elle implique dans les moyens de production, de la libre créativité humaine dans le secteur économique, la réponse est sûrement positive, même s’il serait peut-être plus approprié de parler d’économie d’entreprise, ou d’économie de marché, ou simplement d’économie libre.»

Les choses sont claires : il n’y a pas d’alternative à l’économie de marché et les institutions du marché ne sont pas à condamner en elles-mêmes. Pourtant, nous avons connu la crise, qui provoque des drames économiques et sociaux. La raison est simple, on n’a pas écouté la deuxième partie de ce passage de Jean-Paul II : «Mais si par capitalisme, on entend un système où la liberté dans le domaine économique n’est pas encadrée par un contexte juridique ferme qui la met au service de la liberté humaine intégrale et la considère comme une dimension particulière de cette dernière dont l’axe est d’ordre éthique et religieux, alors la réponse est nettement négative.»

C’est ce mauvais capitalisme que nous avons connu et qui a conduit à la crise. Où est le « cadre juridique ferme » quand les droits fondamentaux ne sont pas reconnus, à commencer par le droit à la vie, mais aussi l’état de droit, puisque les contrats ne sont pas respectés, les droits de propriété souvent violés, et que la violence quotidienne, a fortiori les guerres civiles, empêchent chacun de vivre en paix ? Le cadre juridique ferme, ce n’est pas l’État omniprésent, qui réduit les droits des parents, détruit la famille, la prive de la liberté scolaire. Le cadre juridique ferme, ce sont des lois justes, conformes à la nature de l’homme et respectant ses droits fondamentaux. Et surtout, dans la pratique actuelle de la liberté, où est « l’axe d’ordre éthique et religieux » ? C’est ce qu’a compris Benoît XVI et qu’il nous explique dans Caritas in veritate. La crise actuelle est une crise morale, une crise d’ordre éthique : quand la fin justifie les moyens (ce que Benoît XVI appelle « l’idéologie technocratique », que l’on voit en économie comme dans le domaine du respect de la vie). […]

La crise ne disparaîtra pas par des mesures techniques, mais en changeant le coeur de l’homme. […] On pourra changer toutes les structures économiques du monde, si l’homme n’a pas un comportement éthique, la crise persistera. Ne rêvons pas d’un tiers-système illusoire, mais travaillons à convertir notre coeur."

La science qui s’oppose à la création devient une idéologie

De Jean-Michel Beaussant dans l'Homme Nouveau :

"[L]a science est incapable aujourd’hui de démontrer l’origine du monde et des espèces : elle ne peut faire appel qu’à des théories «métascientifiques » plus ou moins plausibles et en accord avec les faits historiques et scientifiques, mais qui sont des croyances en amont de la science. Ces théories oscillent entre la création essentiellement fondée sur la Genèse et l’évolution fondée sur l’interprétation (néo)darwiniste que Jean Rostand appelait un «conte de fées pour grandes personnes». Outre ce que peut dire dans son ordre et ses limites propres l’expérimentation scientifique, entre alors forcément en ligne de compte la philosophie qui essaie d’avoir son mot légitime entre les données de la science et ces données de «foi» (révélées ou imaginées), soit pour les ordonner raisonnablement, soit pour les contredire. […]

Si certains évolutionnistes se contentent trop facilement de leur mythologie comme «la justification intellectuelle qu’attendaient les athées» (Richard Dawkins), certains créationnistes s’enferment en revanche dans une lecture fondamentaliste de la Bible qu’ils décrètent a priori scientifique dans un concordisme univoque de mauvais aloi. L’acte de foi est un acte d’intelligence et l’intelligence humaine procède par analogie. Il faut rendre à la science ce qui est à la science et à Dieu ce qui est dans la Bible sans nécessairement les opposer ou les confondre, en oubliant précisément la philosophie et la théologie. Il semblerait d’ailleurs que la théorie en crise de la macro-évolution pose aujourd’hui davantage de problèmes à la science (à cause des fameux « chaînons manquants » !) qu’à la philosophie.

Comme l’avait concédé Pie XII dans Humani generis, une « lecture spiritualiste » de l’évolution, brisée par ce que Jean-Paul II appelait des « sauts ontologiques », ne contredit pas forcément le concept de création ni le récit de la Genèse. La création touche (directement) au niveau de l’être, tandis que l’évolution demeure une interprétation au niveau du devenir. Or, si l’être en tant qu’être assume le devenir, l’inverse n’est pas vrai. «Operatio sequitur esse» : l’opération suit l’être.

Dans son commentaire de la Genèse au sens littéral, saint Augustin avait déjà presque tout dit, justifiant en quelque sorte d’avance l’évolution sans pour autant nier religieusement la création. L’homme descend de toute façon toujours de Dieu, Créateur immédiat en particulier de son âme spirituelle ! Incapable de contredire la création révélée, historique et « continuée », la science, lorsqu’elle se mêle de la critiquer selon ses propres critères et catégories, fait en quelque sorte de l’anthropomorphisme à l’instar des fondamentalistes. Elle tombe alors très vite dans l’idéologie en oubliant que Dieu est au-dessus du temps. […] Le point de vue scientifique ne peut fournir le point de vue définitif de la connaissance des choses. Il a besoin d’un dogme vrai qui l’assume, tout comme l’éloquence inspirée transcende finalement la rhétorique (le comment du discours). Contre Darwin, rendons précisément à l’Esprit Saint ce qui est dans la Bible ! Entre la théologie et la science (conjecturale), la philosophie lui donne acte de sa Vérité inspirée.

L’angélisme n’est pas une preuve d’amour

Oskar Freysinger, conseiller national suisse de l’UDC, initiateur de la votation suisse anti-minarets, a adressé à Alsace d’abord, le mouvement régionaliste conduit par Jacques Cordonnier aux élections régionales de dimanche, un message de soutien. Extraits :

"Permettez-moi, afin d’étayer votre combat pour votre liberté et vos racines, de partir d’une injonction de la Bible : « Aime ton prochain comme toi-même », dit le Seigneur. Ni plus, ni moins, comme toi-même ! Cette phrase, si simple d’apparence, est bien la plus difficile d’application qui soit.
Car comment voulez-vous aimer l’autre si vous ne vous aimez pas vous-mêmes ? […]

« Aime ton prochain comme toi-même ! » dit le Seigneur. Mais se peut-il que certains soient plus prochains que d’autres ? Que les prochains venus de loin soient plus frères que les proches dont on s’est peu à peu éloigné ? Car enfin, le fait de fermer les yeux sur les abus du prochain venu de loin que l’on attire par le grand aspirateur d’amour qui nous tient lieu de conscience n’est-il pas en même temps un signe de manque d’amour pour le prochain tout proche qui va souffrir de ces mêmes abus ? […]

« Aime ton prochain comme toi-même », dit le Seigneur. Et encore : « J’avais faim, et tu m’as nourri ! J’avais soif, et tu m’as donné à boire ! J’avais froid et tu m’as donné un toit ! » Cela est juste et cela doit être à jamais la ligne de conduite de tout bon chrétien.
Mais le seigneur n’a jamais dit : « J’avais besoin de pouvoir, et tu m’as donné des armes ! Je n’avais qu’une femme, tu m’en as donné deux autres ! J’avais besoin d’argent, tu m’as trouvé des clients pour ma drogue, je n’avais qu’un misérable clocher, tu m’as donné une forêt de minarets ! »
Frères chrétiens, je veux bien aimer mon prochain, même le criminel le plus endurci, pour peu que l’amour sincère que je lui porte ne signifie pas l’humiliation, la désolation et le désespoir pour d’autres prochains qui méritent également mon amour.
L’angélisme n’est pas une preuve d’amour, mais un signe d’indifférence, une sorte de bave amoureuse universelle bien commode mais déconnectée de toute responsabilité réelle.

Celui qui aime doit être exigeant et ferme, non pas envers l’autre dans son essence humaine, qui doit être acceptée telle quelle, mais envers son comportement
. Car tolérer l’intolérable, c’est regarder sans voir, c’est aimer sans vouloir connaître, donc ne pas aimer du tout.
Aimer l’imam, c’est le forcer à respecter la culture qui l’accueille, c’est le contraindre à aimer ceux qu’il a qualifiés de chiens d’infidèles, c’est l’obliger à reconnaître comme son égale la femme à ses côtés qui donne vie et espoir au futur ! […]

Evidemment, on va me rétorquer que le Christ nous invite, lorsqu’on nous frappe sur une joue, à tendre l’autre joue. C’est un sage conseil que j’ai déjà eu l’occasion d’appliquer avec succès.
Mais pour pouvoir tendre l’autre joue, il faut d’abord rester en vie.
Or, lorsqu’on vous tire une balle dans le front, quel autre front voulez-vous tendre ? […] Ah oui, vous aurez au moins gagné la vie éternelle et après vous et provoqué le déluge ici-bas, mais qu’importe puisque vous n’y serez plus.
C’est une option, j’en conviens, ce n’est cependant pas la mienne.
Car en ce qui me concerne, je considère que mes enfants, mes proches, mes concitoyens méritent mieux que ma deuxième joue tendue si je peux désarmer l’agresseur. […]
"

Simonie sur e-bay : vente d’une hostie consacrée

Ce n'est pas la première fois. Unitas appelle à la mobilisation :

"Depuis le 28 avril dernier, ebay propose à la vente un ostensoir de 20 cm avec un hostie consacrée exposée. Il s'agit donc bien d'un acte de simonie. Cet ostensoir pourrait être celui qui a été dérobé à Lyon en 2008. L'offre a été postée à Verviers, en Belgique."

Mgr Boulanger nommé évêque de Bayeux-Lisieux

Le Pape Benoît XVI a accepté la renonciation de Mgr Pican et a nommé pour le remplacer à la tête du diocèse de Bayeux-Lisieux, Mgr Jean-Claude Boulanger, jusqu'ici évêque du diocèse voisin de Séez.

Le célibat sacerdotal : une expression du don de soi à Dieu

Le pape Benoît XVI a réaffirmé, vendredi au Vatican en recevant en audience les participants à une convention théologique intitulée "Fidélité du Christ, fidélité du prêtre" organisée par la congrégation pour le clergé, le caractère "sacré" du célibat des prêtres,

"le signe de la consécration toute entière au Seigneur et aux affaires du Seigneur, une expression du don de soi à Dieu et aux autres".

Benoît XVI a tenu à réaffirmer

"la valeur du célibat sacré qui, dans l'Eglise latine, est un charisme requis pour l'ordination et est tenu en très grande considération dans les Eglises orientales".

Et cela, même les sondages organisées par une presse mal dans sa peau n'y changeront rien.

La CEDH oblige la Pologne à reconnaître les unions homos

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la Pologne, par un arrêt du 2 mars, parce que la justice polonaise avait rejeté la demande d'un homosexuel d'hériter du bail de l'appartement de son concubin. Alors qu'il n'est même pas établi que le requérant ait jamais habité dans cet appartement, la CEDH décrète que « lorsqu'il cherche à ménager l'équilibre voulu entre la protection de la famille et les droits que la Convention reconnaît aux minorités sexuelles, l'Etat doit tenir compte de l'évolution de la société, notamment du fait qu'il n'existe pas seulement une façon pour un individu de mener sa vie privée », selon le résumé de presse. En conséquence, la disposition constitutionnelle selon laquelle le mariage est entre un homme et une femme est inopérante, et la Pologne a violé l'article 14 (anti-discrimination) combiné avec l'article 8 (respect de la vie privée) de la Convention européenne des droits de l'homme."

Désintérêt croissant à l’égard de l’UE

De Jean Cochet dans Présent :

"l’Union européenne suscite elle-même un désintérêt croissant. Ce n’est pas moi qui le dis, mais les journalistes appartenant à l’Association de la presse internationale (API). Ecoutez. Ou plutôt, lisez :

« La seconde reconduction du Portugais José Manuel Barroso pour un second mandant de cinq ans a été “saluée” par le départ de près de 200 journalistes, rappelés dans leurs capitales, et le nombre des accrédités permanents est tombé sous la barre de mille. »

La Commission elle-même précise :

« De 1 300 en 2005, leur nombre est tombé à 1 100 en 2008, puis a chuté à 964 en 2009. Le déclin s’est poursuivi en 2010. Près de 160 cartes n’ont pas été renouvelées et les journalistes accrédités ne sont plus que 752. »

Campagne pro-vie dans le métro de New York

A Depuis mardi, 2000 affiches publicitaires contre l’avortement sont placardées dans les métros à New York, dans presque toutes les stations, et soulèvent la controverse. Le slogan de la campagne massive: «Je croyais que la vie serait comme avant» est accompagné d'une femme à l'air sérieux. Ou encore «Je me demande souvent si j’aurais pu faire quelque chose pour l’aider». Et on voit un homme à côté.

Michaelene Fredenburg, organisatrice, a déclaré à la presse que cette publicité visait plus à aider les personnes confrontées à l'avortement qu'à servir un objecti politique.

"J'ai avorté à 18 ans. J'ai eu des moments très difficiles… je voulais le montrer et dire aux autre vous n'êtes pas tout seuls".

La stratégie antipapiste décryptée

Lu ici :

"De toute évidence, ce n'est pas encore le moment de tirer des conclusions. Mais au moins, on commence à entrevoir une approche différente du problème de la pédophilie dans l'Eglise. Tout d'abord, on commence à se libérer du complexe d'infériorité et de culpabilité qui a caractérisé jusqu'à présent toutes les réactions dans l'Eglise. On a commencé à réagir, non pas parce que les faits allégués ne sont pas vrais, mais parce qu'il est désormais établi qu'il s'agit d'instrumentalisation : si les accusateurs de l'Église s'intéressaient vraiment au bien des enfants, ils dénonceraient la violence, de quelque côté qu'elle vienne. Alors qu'au contraire, seuls les "abus" commis par le clergé catholique les intéresse: ces tombeaux blanchis ne s'intéressent pas aux enfants, la seule chose qui les intéresse est l'attaque contre l'Eglise, et contre le Pape en particulier.

Désormais, la stratégie est évidente : on est parti d'Amérique (…), pour passer ensuite à l'Europe, en commençant par l'Irlande et pour arriver finalement en Allemagne, comme par hasard dans les diocèses de Ratisbonne et de Munich (on se demande pourquoi). Le cercle se resserre: d'une manière ou d'une autre, il s'agit de piéger Papa Ratzinger. Reste à se demander si la prochaine étape sera l'Eglise italienne. Nous verrons bien. Mais un autre aspect positif est que l'Eglise est consciente de la gravité du problème et donc de la nécessité de s'en mettre à l'abri. Il s'agit d'une question complexe, qui exige du temps et un engagement non négligeable ; mais ce n'est pas un problème qui sera résolu, comme on voudrait nous le faire croire, par la "coopération avec les autorités civiles". Comme l'a justement rappelé le Père Lombardi, l'Eglise a son organisation interne propre, et c'est là que nous devons intervenir. Il s'agit de repenser radicalement l'ensemble du problème, au plan théologique, ascétique, de la formation, canonique et pastoral, avec la volonté de faire si nécessaire, une autocritique des erreurs commises et d'introduire des mesures correctives. Mais c'est un travail à faire loin des projecteurs des médias, qui inévitablement conditionnent et limitent la sérénité, la lucidité et la rigueur nécessaires dans ces affaires."

Doit-on obéir à une loi injuste ?

Lu dans la consigne spirituelle du mois de mars, dispensée par le Père Bernard Domini, modérateur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :

Pbd_100 "(…) Benoît XVI a, plusieurs fois, utilisé l’expression : dictatures du relativisme. Ces dictatures veulent imposer des actes gravement contraires à la Loi de Dieu (libéralisme sexuel, contraception, avortement, euthanasie, procréations médicalement assistées, recherches sur les embryons, tri d’embryons, nouvel eugénisme). De nouvelles lois en bioéthique sont en train de se préparer. Nous ne devons pas rester silencieux (…) Participons activement à la Mission de l’Eglise en témoignant fidèlement de l’évangile de la vérité, de la vie et de l’amour. L’urgence actuelle, pour Benoît XVI, est la reconnaissance – par tous les hommes – de la Loi naturelle. Soyons les témoins de Dieu par notre humble obéissance confiante et aimante à cette Loi naturelle, seule garante du respect intégral des Droits de l’homme (…)

St Thomas enseigne (1-2 Qu. 90-97) que l’on ne doit pas obéir aux lois injustes mais en apportant cette nuance : il est préférable d'obéir quand même s'il y a risque de scandale et de désordre. Jésus a dit : « si quelqu'un te demande ta tunique donne-lui aussi ton manteau (Mt 5,40). Il n'est jamais permis, cependant, d'observer des lois en opposition au bien divin car il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes (Act 5,29). L’autorité civile ne peut pas dispenser de la loi naturelle et de la loi divine car, seul le législateur peut dispenser d’une loi. Or le législateur de la loi divine et naturelle est Dieu. Le CEC (1903) enseigne : “S’il arrive aux dirigeants d’édicter des lois injustes ou de prendre des mesures contraires à l’ordre moral, ces dispositions ne sauraient obliger les consciences. En pareil cas, l’autorité cesse d’être elle-même et dégénère en oppression". On peut alors faire valoir l’objection de conscience et la résistance passive. Dans « Evangelium Vitae », Jean-Paul II a demandé de ne pas se compromettre avec des pratiques contraires à la Loi de Dieu (…)

Marine Le Pen fait peur au président sortant de la région Nord – Pas-de-Calais

Bien que donné vainqueur par les sondages, Daniel Percheron, président PS de la région Nord Pas-de-Calais depuis 2001, redoute de voir le FN prendre en France l'importance de la Ligue du Nord en Italie. Et c'est à cause des medias :

"Sans le vouloir vraiment, les médias mettent en scène la candidate du Front National. J'ai l'impression de voir la naissance d'une Ligue du Nord sur le modèle italien, avec la mise en scène permanente de Marine Le Pen, qui tend à banaliser le Front national, en mettant en avant la silhouette et en oubliant le côté néo-fasciste à la française. Le tout sous la bienveillance des médias. Autant Jean-Marie Le Pen était diabolisé, autant sa fille est valorisée par les médias" 

« La nomination de Malek Boutih serait un excellent choix »

C'est l'avis d'Eric Besson qui s'est dit en "complet désaccord avec les propos de Gérard Longuet" sur Malek Boutih :

"(…) il n'y a pas de corps français traditionnel. La nation française est fondée sur le dépassement des origines et l'adhésion à des valeurs républicaines. Malek Boutih est Français, à égalité de droits et de devoirs avec tous les Français. Le choix du futur président de la Halde n'appartient qu'au président de la République (…)
Je l'ai bien connu au PS [Malek Boutih, NDPC]. C'est quelqu'un de très intelligent et de très courageux. Lui qui est un symbole d'intégration réussie ne serait pas le plus mal placé pour valoriser la diversité et lutter contre les discriminations"

Finalement, Gérard Longuet vient de rendre un fier service à Nicolas Sarkozy. Qui pourra désormais lui reprocher de nommer Malek Boutih à la tête de la Halde maintenant que la vérité républicaine et obligatoire a été proclamée ? A croire que Gérard Longuet était en service commandé…par l'Elysée ? 

Le premier lieu d’engagement du laïc est dans sa vie familiale, professionnelle, politique, associative

La Nef du mois de mars nous invite à relire l'intervention de Mgr Le Saux, évêque du Mans, prononcé lors du colloque organisé par la Communauté de l'Emmanuel sur le thème "Prêtres et laïcs dans la mission". On pourra lire l'intégralité de son intervention ici. Extraits :

Mgr le saux "(…) Beaucoup de laïcs sont surtout engagés dans le service de la communauté chrétienne, dans les paroisses, les mouvements, la chorale, le catéchisme, la liturgie…Je ne reviens pas sur le côté positif de tout cela. Il est inimaginable aujourd'hui de penser la vie de nos communautés sans cela. Mais il me semble qu'il y a un véritable risque d'oublier que le premier lieu d'engagement du laïc est dans sa vie familiale, professionnelle, politique, associative, que la première exigence réside dans le rayonnement de la vie baptismale dans le monde. Il y a un risque à proposer comme modèle du laïc engagé quelqu'un qui est au service interne de la communauté chrétienne. Alors que le véritable modèle est celui qui vit pleinement sa vie du baptême au milieu du monde, pour le transformer (…)

En France, on parle aujourd'hui de crise des vocations, et les chiffres sont là. Le nombre de prêtres a considérablement diminué. Je pense qu'en réalité il y a une crise de la vie baptismale. Etre chrétien consiste à fonder sa vie dans le Christ, à accueillir la vie du Christ et se laisser transformer. Comment susciter un élan de sainteté, au sens de l'appel universel à la sainteté du Concile Vatican II, chez tous les baptisés ? Les vocations spécifiques ne peuvent éclore que dans une communauté chrétienne traversée par un véritable élan de sainteté. C'est parce que tous tendent à la perfection de la charité que certains par appel de Dieu peuvent répondre à un appel particulier. Si les chrétiens vivent comme des païens, il n'y aura plus de vocations à être prêtre. En ce sens, je pense que les services des vocations ne servent à rien. Le service des vocations est la communauté chrétienne dans son ensemble. Je m'interroge quand je vois des communautés chrétiennes dites vivantes ou dynamiques où il n'y a pas eu de vocations particulières depuis 30 ou 40 ans."

« Le Front National est la feuille de vigne des sondeurs »

C’est une règle implicite dans la majorité des instituts : on ne travaille pas avec le Front National. Roland Cayrol, le fondateur de l’institut CSA, ne fait pas mystère de ce principe :

"Nous sommes quelques-uns à avoir fait savoir que, en toute hypothèse, nous ne travaillerions pas pour le Front National pour des raisons d’éthique citoyenne. Nous avons été approchés il y a quelques années par des officines qui nous ont paru très évidemment liées au FN. Nous avons expliqué à nos interlocuteurs que nos tarifs étaient tellement élevés qu’ils ne pourraient pas se payer d’enquête chez nous… "

Pierre Giacometti, alors directeur général d’Ipsos :

"Non, même position que Roland Cayrol."

Pour Jérôme Sainte-Marie, ancien directeur de BVA opinion, aujourd’hui à la tête de son propre institut, iSAMA, cette règle implicite de boycott existe bien :

"On ne travaille pas avec le Front National parce qu’économiquement on ne peut pas se le permettre […] il y a sur le FN une sorte d’interdit social. Il m’est arrivé de travailler avec Philippe de Villiers, par exemple, mais si je traitais avec Jean-Marie Le Pen, je serais mis au ban de la profession. Le chiffre d’affaires de mon institut, à terme, en souffrirait. […] le Front National est la feuille de vigne des sondeurs".

En 2009, 204 cambriolages ont été recensés dans les églises

… par l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels. En moyenne, on recense entre 200 et 350 églises pillées par an. Voici quelques autres exemples de méfaits survenus ces six derniers mois :

  • Janvier 2010, disparition de douze chandeliers et d’un crucifix à Cintegabelle (Haute-Garonne) ; tabernacle forcé à l’église du Moule (Guadeloupe) ; bris d’un vitrail classé à Orthez (Pyrénées- Atlantiques).
  • Décembre 2009, tabernacle forcé et recueil de textes bibliques incendié à Vichy (Allier).
  • Novembre 2009, vitraux brisés à Lacabarède (Tarn) ; incendie d’une partie de l’autel à Gramat (Lot).
  • Octobre 2009, vol du tronc central (pesant 80 kg et réputé inviolable) à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Le trésor de la cathédrale avait été dérobé en 2007.
  • Septembre 2009, tags anticatholiques et vitraux cassés à Méry-sur-Marne (Seine-et-Marne) ; vol d’une console en bois à Chauconin (Seine-et-Marne).

La suppression d’une vie humaine innocente est un drame, pour l’enfant d’abord, mais aussi pour les parents et la société

Encore un communiqué courageux de Mgr Aillet, évêque français de Bayonne, Lescar et Oloron et président de l’Académie diocésaine pour la Vie :

Mgr aillet "Alors que la France connaît un fort taux d’IVG, deux fois plus qu’en Allemagne, le Ministre de la Santé vient d’annoncer le relèvement de la tarification pour l’avortement.

L’on ne peut être insensible au fait que 83% des femmes (…) reconnaissent que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à assumer et 60% d’entre elles souhaiteraient éviter d’y avoir recours.

Cette revalorisation d’un acte qui donne la mort au plus faible est un couperet antisocial. La suppression d’une vie humaine innocente est un drame, pour l’enfant d’abord, mais aussi pour les parents et la société.

Il est fort regrettable que Madame Bachelot ne veuille pas prendre en compte l’expression des Françaises qui plébiscitent, au contraire, une vraie politique de prévention de l’avortement et d’accompagnement des femmes enceintes."

Cette année, le Carême du Saint-Père aura été bien orchestré

Yves Daoudal relève l'amalgame ignoble qui passe désormais dans tous les médias.

La désinformation bat son plein et il semble clair que le projet est de faire plier l'Eglise catholique sur la question du célibat des prêtres.

Il faut souligner toutefois l'attitude honnête de l'hebdomadaire La Vie dans cette affaire.

Les loups sont donc déchaînés. Demain, le Pape reçoit le président de la conférence des évêques d'Allemagne, Mgr Robert Zollitsch. Certes, le grave sujet central concerne la pédophilie. Mais on sait aussi que l'épiscopat allemand s'est prononcé pour l'ordination d'hommes mariés. D'où le lien entre le célibat des prêtres et les actes répréhensibles commis par quelques ecclésisatiques. Il faudrait que les prêtres se marient pour qu'il n'y ait plus de problème de moeurs… Petit problème : 80% des cas de pédophilie sont dus à des hommes mariés. Faudra-t-il interdire le mariage ?

Addendum 21h20 : Famille chrétienne a traduit intégralement la note du Cal Schönborn, sur laquelle l'ensemble de nos médias s'épanche actuellement. Comme on pouvait s'en douter, l'archevêque de Vienne ne remet pas en cause le célibat sacerdotal.

Les médecins rechignent à effectuer des avortements

Un ancien directeur d’hôpital se confie :

"Les interruptions volontaires de grossesses, ce sont presque toujours les médecins étrangers qui s’y collent ! A l’hôpital, aucun gynécologue obstétricien titulaire, ou presque, n’est spontanément volontaire pour pratiquer un avortement. C’est la dernière roue du carrosse. Beaucoup n’hésitent pas à invoquer leur clause de conscience pour se défiler, martelant que ce serait contraire à leur déontologie médicale…"

La revalorisation salariale accordée par le ministre de la santé va-t-elle en convaincre certains ? C'est à craindre.

Propagande UMP dans Famille chrétienne à 3 jours des régionales

Faut-il s'en étonner ?

Addendum 12/03 : Alors que ce bref post porte sur la propagande de FC, on me reproche en commentaire de m'en prendre au sénateur UMP Charles Revet, à qui FC a généreusement offert 4 pages d'entretien à 3 jours des régionales. Il aurait tort de s'en priver. On me dit que ce sénateur est chrétien et que, en l'occurrence, nous devrions le féliciter. Pour ma part, je constate que ce sénateur chrétien a voté la loi pour le travail dominical. Ce que garde bien de souligner FC.

Le mépris de la Turquie à l’égard de l’Arménie

De Serge Sarkissian, président d'Arménie :

"Notre histoire est douloureuse. Depuis 95 ans, la Turquie nie la réalité du génocide commis en 1915 par l'empire ottoman. Lorsque j'ai invité le président turc à Erevan pour assister au match de football entre nos deux équipes nationales, mon objectif était d'établir des relations entre nos deux pays sans condition préalable. Lors de la signature des protocoles d'accord, en octobre 2009, il était convenu qu'ils seraient ratifiés dans des délais raisonnables et sans conditions préalables. Nous avons dit que l'Arménie ratifierait l'accord aussitôt que le Parlement turc le ferait. Or, la Turquie n'arrête pas de poser des conditions préalables à cette ratification, dont le principal concerne le Haut-Karabagh. […]

Le problème doit être réglé par les Turcs. Il est inadmissible au XXIe siècle qu'une frontière soit fermée et que l'on parle de conditions préalables. Établissons d'abord des relations et ensuite parlons de tous les sujets. Nos deux pays aspirent à approfondir nos relations avec l'Europe et à partager une communauté de valeurs avec l'Europe. Cela exclut tout acte d'hostilité. La communauté internationale doit se prononcer sur ce sujet. […] Mon désir d'établir des relations normales est grand mais les déclarations récentes de la Turquie me font croire qu'ils ne ratifieront pas les protocoles dans un avenir prévisible. Nous avons prévenu que si nous constations que les Turcs utilisent le processus de normalisation à d'autres fins, nous adopterions des mesures adéquates. Dans ce cas, nous retirerons notre signature des protocoles."

Double langage des éditions Dupuis

Hypocrisie ou incompétence ? C'est la question que l'on se pose en lisant la réponse des éditions Dupuis suite au scandale produit par la diffusion d'un dessin blasphématoire de Kid Paddle dans une mini BD de Mc Donald.

En effet, la lecture des commentaires d'un article sur cette affaire publié sur le site Actua BD est fort instructive. On y apprend notamment que :

– Contrairement à ce que laisse entendre les réponses de Mme Levivier (retirées depuis du blog Cité et Culture) et des éditions Dupuis, et contrairement à ce que j'avais moi-même fini par croire, le dessin incriminé n'est pas une création réalisée spécialement pour ce livret de McDonald. Comme l'indique un commentaire, "McDonald n’a rien commandé du tout à Midam. Ce gag a été publié dans le sixième tome de Kid Paddle, disponible dans les librairies depuis novembre 2000."

Kid-Paddle-Album-6 Vérification faite, ce dessin figure bien dans le tôme 6 de la série, l'album Rodéo Blork. Il s'insère dans un gag de deux planches où un personnage de jeu vidéo se déguise en monstre femelle, séduit par erreur un vrai monstre, qui du coup l'épouse. Le gag général n'a en soi rien d'antichrétien (comme la série d'ailleurs), mais le dessin du mariage est en effet de très mauvais goût.

La réponse de Dupuis est donc parfaitement hypocrite (ou la personne en charge de la réponse totalement incompétente, je ne saurais dire quel cas de figure est le pire) : faire croire que face aux protestations des lecteurs catholiques ils ont pilonné les livrets (qui de toute façon étaient déjà retirés des menus Happy Meal chez McDonald parce que l'opération Mini BD était terminée) et prétendre prendre des mesures drastiques dorénavant, alors que le dessin en question est toujours présent dans un album édité et diffusé par Dupuis, c'est se moquer du monde.

– Juliette Levivier, journaliste à Famille Chrétienne, affirme : "la société Dupuis n’a pas joué son rôle en vérifiant le contenu de ce qu’elle avait commandé à Midam pour McDo. Ce dessinateur, d’ailleurs, ne sera désormais plus publié par notre groupe". J'ai été surpris par cette affirmation, doutant fortement que Dupuis se sépare d'une série au succès considérable. En réalité, Média Participations fait passer pour une saine réaction ce qui n'est qu'un constat sans aucun rapport avec cette histoire : le contrat du dessinateur Midam avec Dupuis se termine mi-2010, et il a annoncé depuis six mois qu'il souhaitait quitter son éditeur.

L'impression désagréable que l'on retire de cette triste affaire, c'est que Média Participations, de plus en plus interpellé par son lectorat catholique au sujet de ses publications, surtout suite à l'article du Canard Enchaîné, tente de noyer le poisson en abusant de notre crédulité. Aucune réelle reprise en main ni "procédure drastique" n'existe. Quand Dupuis (et les autres maisons du Groupe) auront vraiment fait le ménage, en commençant par nettoyer le Petit Spirou de tous ses immondices obscènes et anticléricaux, nous pourrons commencer à croire en leur bonne foi. En attendant, jugeons sur les actes, pas sur les pieuses déclarations.

Addendum 18h : Sergio Honorez, le directeur éditorial de Dupuis, a publié une réponse sur le site ActuaBD.

Chers Amis d’ActuaBD,

La publication dans un livret McDonald’s de l’illustration de Blorks, ces sympathiques monstres figurant dans la BD Kid Paddle, a fait couler beaucoup d’encre électronique.

Cette illustration, réalisée en 2000, fait partie des milliers d’illustrations, des centaines de gags, imaginés avec talent par Midam, l’auteur de la série. Dupuis est une maison d’édition connue pour cultiver l’impertinence, la fantaisie et le côté « sale gamin » de la bande dessinée, un espace de liberté d’expression bien plus large que celui de la publicité ou de la télévision. Bien entendu, cette impertinence fait parfois grincer des dents : ce fut le cas jadis avec les contre-publicités publiées dans le Journal de Spirou pour (ou plutôt contre) l’enrôlement des jeunes dans l’armée de métier, ce fut le cas pour Le Trombone Illustré, supplément au Journal salué aujourd’hui comme une contribution majeure à la bande dessinée, ce fut le cas pour le premier baiser de Bidouille et Violette.

Si l’un de nos auteurs a choqué ou choque une partie de son lectorat, nous nous en excusons : notre but est de faire rire, pas d’alimenter les polémiques.

Sergio Honorez, directeur éditorial des Editions Dupuis

Ce texte donne une image de Dupuis "cultivant le côté sale gamin de la BD" bien éloignée de la grande époque du journal Spirou quand la charte du Club des Amis de Spirou s'inspirait des dix articles de la loi scoute…

Il est également une preuve supplémentaire que la maison mère de Dupuis n'a aucunement l'intention de faire un recadrage éditorial sur ses publications. Mais ils ont au moins le mérite de s'excuser officiellement.

Bébés en danger ? Quel danger ?

Un lecteur m'informe qu'une une manifestation défile à l'instant devant la cathédrale d'Orléans, avec cette banderole :

"BÉBÉS EN DANGER, NON AU DÉCRET"

Des manifestants contre la revalorisation de l'avortement par Roselyne Bachelot ? Une manifestation contre la revalorisation du crime ?

Non : la CFDT évoque la fermeture de crèches !

La République des copains : le chauffeur de Bertrand n’a pas de PV

La voiture de Xavier Bertrand a été contrôlée à 144 km/h au lieu de 90 km/h. Prié de s'arrêter par les gendarmes, le chauffeur de Xavier Bertrand a toutefois pu repartir sans PV, après s'être rapidement présenté.

Le patron de l'UMP n'avait pourtant pas de raison d'être pressé. Sa voiture a été contrôlée à 1h, alors que son train partait de Nantes vers 5h30. «On pouvait arriver dix minutes plus tard à notre hôtel, ça ne posait pas de problème», confiait-il ainsi hier, précisant que c'était « un militant bénévole » qui conduisait.