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On a connu le vendredi sans viande

… voilà qu'ils inventent le lundi sans viande !

Climategate : défendre le réchauffement rapporte beaucoup d’argent

Les plus récents crédits budgétaires adoptés par la Commission européenne pour financer la recherche sur le climat s’élèvent à près de 3 milliards $, et c’est sans compter les fonds en provenance des gouvernements membres de l’Union. Aux États-Unis, la Chambre des représentants prévoit dépenser 1,3 milliard $ sur les travaux de la NASA dans le domaine du climat, 400 millions sur la NOAA [National Oceanic and Atmospheric Administration] et un autre 300 millions $ pour la National Science Foundation. Les États apportent aussi de l’eau au moulin, la Californie – qui n’est apparemment pas en faillite lorsqu’il s’agit de ces questions – consacrant 600 millions $ à son propre programme de lutte contre les changements climatiques.

Et, selon les estimations de la Banque HSBC, tout ceci n’est qu’une fraction des 94 milliards $ dépensés à travers le monde sur ce qu’elle appelle « le plan de relance vert », c’est-à-dire principalement sur la production d’éthanol et d’autres projets de développement d’énergies alternatives, des projets dont Al Gore et ses partenaires chez Kleiner Perkins espèrent tirer de généreux bénéfices.

Pour chaque milliard additionnel de subventions gouvernementales à la recherche, des universités, des instituts de recherche, des groupes de pression et leurs diverses filiales et organisations dérivées sont soudainement apparus pour les recevoir. Ces groupes comprennent non seulement les mouvements bien établis tels le Sierra Club ou Greenpeace, mais également Ozone Action, Clean Air Cool Planet, Americans for Equitable Climate Change Solutions, Alternative Energy Resources Association, California Climate Action Registry, etc. Tous ont reçu du financement relié aux changements climatiques, et tous doivent donc croire en la réalité du réchauffement climatique (et d’une catastrophe imminente).

Aucune de ces organisations n’est en soi corrompue, dans le sens où les fonds qu’elles reçoivent servent à autre chose qu’à leur usage dédié. Mais elles s’appuient toutes sur une position corruptrice, c’est-à-dire que l’hypothèse dont dépend leur gagne-pain a en fait été démontrée. Sans cette preuve, tout ce qu’elles représentent – y compris les milliers d’emplois qu’elles fournissent à leurs militants – disparaît. C’est ce qu’on appelle avoir un intérêt direct à ce qu’une position soit celle qui domine, et de tels intérêts sont l’ennemi d’un processus scientifique sain.

Manifestation pour soutenir les chrétiens coptes d’Egypte

Lu ici :

"L'association "Dialogue entre orthodoxes et orthodoxes orientaux" annonce une manifestation le dimanche 6 décembre à 14h30, place du Trocadéro aussi nommée place des droits de l'Homme, pour soutenir les chrétiens coptes d'Égypte, pays dans lequel ils sont de plus en plus persécutés et où la liberté religieuse est de plus en plus difficile."

Concernant "l'accueil" et la "liberté", nous n'avons pas de leçon à recevoir des musulmans.

Cauchemar suisse

Il ne s'agit pas des minarets, mais bien des musulmans. Deux jeunes filles catholiques (13 et 16 ans) ont été enlevées par leur père, qui les a séquestrées dans un pays du Proche-Orient dans une région tenue par une milice musulmane. Le père, mariée à une Suisse et vivant depuis 20 ans en Suisse, avait proposé à sa famille d'assister à un mariage dans ce pays. Depuis, il leur a confisqué leur passeport. Une des filles sera mariée dans 10 jours. L'ambassade ne fera rien ! Nous ne pouvons que prier. (Une première version de ce post présentait une lettre demandant de prier pour elles. Je l'ai enlevée par sécurité pour les jeunes filles).

Qui condamne les abus du Téléthon ?

Visiblement, plus personne.

Si, ici.

Benoît XVI célèbre la messe face à Dieu

Le St Père a célébré le 1er décembre une messe vers l'Orient à la chapelle Paulinienne, récemment restaurée, avec la commission téhologique internationale. (via le FC)

Allemagne : évêques et syndicats gagnent la bataille du repos dominical

Les évêques de Berlin, alliés aux syndicats, ont obtenu la fermeture des commerces, certains dimanches, dans la capitale allemande, les semaines précédant les fêtes de Noël. Les juges ont estimé que «le dimanche est un jour non travaillé». Pour des raisons «religieuses». Mais aussi pour permettre le «repos du travailleur» et sa participation à la vie sociale.

L'épiscopat de Berlin s'est dit «profondément satisfait que la signification du dimanche comme jour d'élévation spirituelle ait été reconnue». Pour le maire de la capitale allemande, Klaus Wowereit, il s'agit d'une défaite. Wowereit avait imposé l'ouverture des magasins dix dimanches par an. Désormais, les grands magasins berlinois n'auront le droit d'ouvrir leurs portes que un ou deux dimanches avant Noël… Mais seulement après la messe, de 13 à 20 heures.

Bruno Gollnisch est contre le Pacs

Le numéro 2 du FN déclare :

"Superflu et idéologique, on s’aperçoit enfin que sous couleurs de progrès, le PACS est l’instauration de la répudiation unilatérale telle qu’elle est en vigueur, pour les femmes, dans les pays qui appliquent la Charia. Le, et hélas le plus souvent, la partenaire du « pacte » ainsi rompu peut alors, mais trop tard, mesurer les conséquences amères de l’absence d’engagement véritable sur lequel repose cet ersatz de mariage."

Cathophobie : les Américains réagissent

Quand la SPA américaine (PETA) utilise la religion chrétienne pour faire une publicité aux allures érotiques, les catholiques américains réagissent. Le président de la Catholic League, Bill Donohue, déclare :

"PETA est une arnaque qui a une longue tradition d'exploiter les thèmes chrétiens et juifs pour servir son agenda".

A la vérité, le progrès ne doit rien à la transgression

Nascituri te salutant (Ceux qui vont naître te saluent), La crise de conscience bioéthique est le nouveau livre écrit par Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et membre de l'Académie Pontificale pour la Vie. Dans le dernier numéro de la Lettre de la Fondation, Jean-Marie Le Méné explique le message qu'il a voulu faire passer et le pourquoi du titre :

Le méné "Depuis quinze ans, les lois de bioéthique et leurs promoteurs nous ont rabâché que, pour « progresser », il fallait nécessairement « transgresser ». Aussi, les transgressions se sont-elles multipliées au fil des lois : dépistage anténatal généralisé, diagnostic préimplantatoire, autorisation d’expérimenter sur les embryons abandonnés, tentation du clonage… Mais on attend toujours les progrès censés accompagner ces transgressions ! A la vérité, le progrès ne doit rien à la transgression. Dans le domaine de la recherche sur les cellules souches, la découverte récente de la reprogrammation cellulaire le prouve éloquemment. C’est cette découverte qui est porteuse d’avenir et non l’utilisation des cellules embryonnaires. Un des principaux enjeux de la révision de la loi de bioéthique à venir est là.

Livre Nascituri te salutant signifie Ceux qui vont naître te saluent. Il suffit d’avoir lu Astérix pour comprendre qu’il s’agit d’un clin d’oeil au Morituri te salutant que les gladiateurs prononçaient dans l’arène devant César, jeu de mots qui invite à réfléchir sur la vie et la mort par rapport au Politique. Si l’on respecte César, quel est le message que elui-ci renvoie à ceux dont il a la charge ? La forme du participe futur, dans un élan inconnu en français, indique que la nature des nascituri est, irrésistiblement, de naître. En creux, il interroge : pourquoi les lois de bioéthique conduisent-elles à créer des nascituri qui ne naissent point ? Toute la problématique des lois de bioéthique est résumée dans ce questionnement.

Le sous-titre La crise de conscience bioéthique prend acte du fait que, pour la première fois, la conscience semble s’inviter au débat et nous dire : ce qui est légal n’est pas forcément moral. C’est un immense progrès !

A commander ici.

Hypocrisie musulmane

Lu dans Daoudal Hebdo :

"Quand on voit le
ministre turc de la Culture dénoncer une
«violation de la liberté de culte» dans
ce pays qui «n'a apparemment pas intériorisé
les valeurs européennes
» ;
le Premier ministre Erdogan déclarer :
«Il est de notre devoir de leur rappeler
de faire marche arrière dans les
plus brefs délais sur cette erreur
»; et,
mieux encore, le secrétaire général de
l’Organisation de la Conférence islamique

(OCI), publier à Jeddah, en Arabie
Saoudite
, un communiqué dénonçant
un vote qui «ternit l'image de la
Suisse en tant que pays respectant la
diversité, la liberté de culte et les
droits de l'homme
», on a là une parfaite
illustration du bien fondé de
l’initiative suisse. On ose faire la leçon
aux Suisses dans un pays qui a génocidé
ses chrétiens et opprime les survivants,
et dans un pays où toute autre religion
que l’islam est strictement interdite
.
Cela aussi devrait contribuer à ouvrir
les yeux de beaucoup."

Le Dr Nazir S. Bhatti, président du Congrès chrétien du Pakistan (CCP), rappelle qu'au Pakistan des directives gouvernementales strictes interdisent la construction de nouvelles églises dans un rayon de 200 mètres d'une mosquée existante :

"Les processions du Christ Roi et d'autres rituels extérieurs sont interdits dans les lieux publics depuis des décennies, et aucun musulman défenseur des droits humains n'a élevé la voix pour dénoncer les actions du gouvernement qui portent atteinte au véritable esprit de liberté religieuse au Pakistan. En revanche, leurs protestations au nom des droits de l'homme contre le vote suisse pour l'interdiction des minarets montrent qu'il y a deux poids et deux mesures. […] Les défenseurs des droits de l'homme à travers le monde devraient élever la voix et faire pression sur l'Arabie saoudite et d'autres pays islamiques du Moyen-Orient afin de permettre la construction de cathédrales et de garantir la liberté religieuse des minorités chrétiennes."

Des pygmées hyperpuissants à la tête de l’UE

Le 25 novembre, à Strasbourg,
Nigel Farage, président de l’UKIP (parti
pour l’indépendance du Royaume-Uni),
a commenté la nomination du président
du Conseil européen et du haut
représentant de l’UE pour la politique
étrangère et de sécurité. Un grand moment dont l'intégralité se trouve dans Daoudal Hebdo. Extraits :

F "Vous êtes
bien tristounets ce matin. Je pensais que
ce serait un grand et fier moment ! Cela
vous a pris huit ans et demi
d’intimidations, de mensonges, de non-respect
des référendums démocratiques,
il vous a fallu huit ans et demi pour réussir
à faire passer ce traité… Et ce
1er décembre, vous l’aurez !
Bien entendu, l’architecte de tout ceci,
Giscard, voulait que par ce traité constitutionnel
l’UE ait une grande voix planétaire,
mais je crains que les dirigeants
aient été atteints d’un manque de courage
collectif, ils ont décidé qu’ils voulaient
avoir leur propre visage sur la
scène mondiale, et non celui de
quelqu’un représentant l’Union européenne,
et donc ils ont nommé une paire
de pygmées politiques
. La question de
Kissinger : à qui dois-je téléphoner en Europe ?
n’a pas reçu de réponse. Je suppose
que la réponse ne peut être que:
M.Barroso, car il est le seul dont on a entendu
parler à travers le monde. Et il est
probablement le grand gagnant de ces
nominations. […]

Ainsi, nous avons un nouveau président
de l’Europe ! Herman Van Rompuy!
[…]… Ce n’est pas très facile à
prononcer, n’est-ce pas? Je ne l’imagine
pas interrompre la circulation à Pékin ou
à Washington par sa présence. Je doute
que quelqu’un à Bruxelles le reconnaisse.
Et pourtant, il va avoir un salaire supérieur
à celui d’Obama !
Ce qui reflète bien ce
que l’on doit savoir à propos de cette
classe politique européenne et la manière
dont ils prennent soin d’eux-mêmes.
Mais au moins c’est un homme politique
élu, contrairement à la baronne
Cathy Ashton, qui est réellement la vraie
représentante de la classe politique de
l’époque moderne
. D’une certaine manière
elle est idéale, n’est-ce pas ? Elle
n’a jamais eu un vrai travail, elle n’a jamais
été élue à quoi que ce soit dans sa
vie, donc elle doit être parfaite pour cette
Union européenne.

[…] Elle
est arrivée de nulle part, elle fait partie de
cet âge post-démocratique. Elle a fait un
bon mariage : elle a épousé un conseiller
et un ami et un défenseur de Tony Blair, et
on l’a mise à la Chambre des Lords. […]

Eh bien, nous avons nos deux Pygmées.
Nous avons l’aveugle conduisant l’aveugle
.
Mais je ne m’en réjouis pas, parce qu’ils poursuivront
l’union politique, tandis que nos dirigeants
ont peut-être sauvé la face pour le moment
et pour eux-mêmes sur la scène internationale,
mais ils ont tous trahi leur démocratie
nationale. L’Etat européen est là. Il va bientôt y
avoir une avalanche de nouvelles lois à cause
du traité de Lisbonne, et ce que je pense est
qu’il doit y avoir un vrai référendum, libre et
équitable, au Royaume-Uni, afin de décider si
nous restons membre de cette Union ou pas.
J’espère et je prie pour que nous la quittions,
mais quoi qu’il en soit, on doit le demander au
peuple
. […]

[L]a baronne Ashton […] n’a jamais été élue à un poste public de toute
sa vie. Elle prend une fonction avec beaucoup
de pouvoirs, et les peuples de l’Europe, de
Grande-Bretagne et de partout ailleurs n’ont
pas le pouvoir de lui demander des comptes et
de la destituer
. Et c’est cela qui est fondamentalement
mauvais dans cette Union européenne.
Toute la question se résume à bureaucratie
contre démocratie
."

CEDH vs crucifix : réaction du Parlement polonais

La Diète, chambre basse du parlement polonais, a voté une résolution, par 357 voix contre 40, à propos de la décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) d'interdire le crucifix dans les écoles en Italie :

"[Elle] exprime son inquiétude face aux décisions qui enfreignent la liberté de culte, au mépris des droits et des sentiments des croyants, et qui détruisent la paix sociale".

La Diète polonaise a également demandé aux parlements des pays membres du Conseil de l'Europe de mener "une réflexion commune sur les moyens de protéger la liberté de culte".

Par ailleurs, plusieurs partis envisagent de lancer un recours auprès de la CEDH pour annuler la votation suisse. Si cela se produit, la CEDH va être coincée entre l'interdiction des crucifix et le refus d'interdiction des minarets. La pirouette juridique sera intéressante à observer.

Addendum 16h40 :

Le Parlement espagnol, lui, est disposé à appliquer la jurisprudence de la CEDH en matière de crucifix.

La « fachosphère » est bien commode

L'Express, toujours aussi prompt à diaboliser le peuple français, s'étonne de voir que le débat sur les minarets provoque jusqu'à quatre fois plus de réactions dans les commentaires d'articles traitant de ce sujet.

Comme pour l'affaire Mitterrand, ce n'est pas le sujet qui est en cause, mais les sites d'extrême-droite (sic) qui relaient les sondages… Et la menace fuse en fin d'article :

"LEXPRESS.fr a choisi de ne pas faire de liens et de ne pas nommer la plupart des sites mentionnés dans cet article: nous ne souhaitons pas donner une visibilité supplémentaire à des thèses racistes. Cependant, nous avons bel et bien lu tous ces commentaires et en avons gardé les sources."

Tremblez, Big Brother vous surveille.

Mariage et vie professionnelle

Lu dans La Nef :

"On n’a pas assez pris conscience de la révolution que constitue l’entreprise dans les mœurs. Il y a un siècle encore, la majorité de la population travaillait chez soi ; le domicile était le lieu de production, qu’il s’agisse d’artisanat ou d’agriculture. Les foyers étaient les centres de vie, et les couples étaient peu séparés par l’activité professionnelle. De plus, dans nombre de grands centres industriels, par paternalisme, le patronat incluait les familles dans les entreprises et fournissait logements, écoles, etc. Le travail maintenait l’unité familiale.

Depuis les Trente Glorieuses, il en va tout autrement. Les entreprises sont devenues le mode dominant de production, et le travail au domicile a presque disparu. En conséquence, leur métier oblige les époux, ou au moins l’un d’entre eux, à quitter leur domicile tout le long de la journée et à ne plus laisser à leur famille que les soirées et les temps de repos. Le point focal de la vie des personnes a suivi le lieu du travail et s’est déplacé du foyer à l’entreprise. C’est à ce point qu’intervient la culture d’entreprise. Toute organisation possède une culture, qui lui permet de durer et d’agir. Ce phénomène est normal et, en soi, ne pose pas de problème. Les entreprises, en ce qu’elles sont organisées autour d’un métier, ont légitimement la culture de leur activité, avec quelques particularismes qui les distinguent de leurs concurrents. Or, des dirigeants d’entreprise ont compris qu’en agissant sur le sentiment d’appartenance, ils pouvaient obtenir davantage de leurs salariés. Toute une panoplie d’outils ont ainsi été développés pour renforcer et piloter la culture des organisations : séminaires, conventions, petits-déjeuners d’affaires, soirées clients, coaching, team building, mutations et expatriations dans le cadre de la gestion des carrières, etc. Ces pratiques favorisent l’identification du salarié à son organisation, et de manière corollaire le détachent de ses autres liens humains.

Pour être explicite, quand on passe des semaines entières à l’hôtel avec ses collègues, quand on occupe ses soirées à des réunions professionnelles, quand on en vient à accepter le célibat géographique parce que la logique de carrière au sein d’une entreprise impose d’être muté tous les deux ou trois ans, il est bien clair que l’organisation est devenue le lieu premier de socialisation de la personne, et que sa famille n’est plus que secondaire. […]

Le temps personnel accordé à l’entreprise est assez favorable à la fornication, mais ce n’est pas tout. En effet, même si l’on est fidèle à son conjoint, la priorité donnée au travail dénie à la famille son rôle de cellule de base de la société. Les pratiques qui renforcent la culture d’entreprise sapent en même temps les mariages dans une de leurs fonctions premières, qui est de fonder la vie sociale. La chasteté renvoie ainsi au débat récurrent sur l’« équilibre entre la vie et le travail ». Il s’agit d’une saine réaction contre une implication abusive des personnes dans leur entreprise, car rien n’a le droit de séparer ce que Dieu a uni, si bien que le lien matrimonial doit l’emporter sur les obligations professionnelles. La chasteté se joue là aussi, et elle s’oppose à la disponibilité habituellement exigée des salariés dans les grandes entreprises et certaines administrations.

Le mieux serait d’atteindre un état de vie supérieur, plus unifié, où la vie et le travail ne s’opposent plus, et où il est possible d’intégrer sa profession dans sa vie familiale. Le développement du télétravail, rendu possible par les moyens modernes de communication, ouvre des perspectives heureuses dans ce sens. Quoi qu’il en soit, le mariage étant un sacrement, les chrétiens doivent inventer des solutions neuves pour pouvoir continuer à l’honorer dans le cadre de l’organisation actuelle des affaires."

Italie : le poison RU 486 ne sera pas vendu en pharmacie

La commercialisation de la pilule abortive 486 est de nouveau au centre des débats en Italie. En juillet dernier, l’Agence italienne du médicament (Aifa) avait donné son autorisation à la commercialisation de la pilule abortive RU486. Mercredi dernier, le sénat a bloqué la vente de la pilule abortive.

Voici la synthèse faite par Gènétique :

"Après le vote du Sénat, le gouvernement Berlusconi a entériné vendredi 27 novembre 2009 l'interdiction pour les pharmacies de délivrer le RU 486. La commercialisation de la pilule abortive, autorisée en juillet dernier par l'Agence italienne du médicament (AIFA), se fera dans le cadre d'une hospitalisation. C'est d'ailleurs ce que stipulait l'autorisation de l'AIFA depuis le début, mais sans qu'ait été définie la notion d'"hospitalisation" : il pouvait très bien s'agir d'une hospitalisation de jour avec possibilité pour la patiente de rentrer chez elle après avoir pris le produit.

Or, le ministre de la Santé, Maurizio Sacconi, a tranché : l'hospitalisation devra durer jusqu'à l'expulsion de l'embryon, soit environ 48h.

Des médecins et des directeurs de centres régionaux de la Sécurité sociale italienne se sont insurgés. "En premier lieu, on ne peut pas obliger une personne à rester dans un hôpital sans son consentement. Par ailleurs, il y a la question des coûts, qui constituent un problème important, notamment en raison de la situation déplorable de la Sécurité sociale italienne. (…) Par manque de lits dans les services, nous nous retrouvons avec des malades parqués pendant plusieurs jours dans les couloirs des urgences ! Comment allons-nous donc gérer cette nouvelle situation ? ", explique le Dr Marco Macri.

Les pro-avortement  dénoncent quant à eux une "décision insensée prise sur le dos des femmes pour lancer un signal anti-avortement avant de proposer l'abolition de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse"."

Renforts pour l’Afghanistan : la France va-t-elle avoir le choix ?

Nicolas_sarkozy_troupes_fran-aises_kaboul_22dec2007_afp Après l'annonce faite par Obama d'envoyer 30 000 soldats supplémentaires pour se battre en Afghanistan (pas mal au passage pour un Nobel de la paix…), la France va-t-elle aussi envoyer des renforts ?

Officiellement, la France réserve sa réponse mais les mots employés par les autorités montrent la gêne et le malaise qui règnent au sommet de l'Etat : "Pour le moment, il n'y a aucune nécessité à augmenter les troupes" (Bernard Kouchner), "Pour l'instant, aucune décision n'a été prise, ni dans un sens ni dans l'autre" (Henri Guaino), "la France n'exclut pas d'ajuster à nouveau son contingent par l'éventuel envoi de civils, gendarmes et techniciens", "Rien ne dit qu'il ne faudra pas ajuster à nouveau" (Bernard Kouchner)…

Or, la situation de la France est délicate. Tout d'abord, la France vient tout juste de réintégrer le commandement intégré de l'OTAN et peine à mettre en place les centaines d'officiers et de sous-officiers dans les états-majors de l'OTAN à l'étranger entamant ainsi déjà sa crédibilité. Ensuite, la plupart des pays de l'OTAN se sont déjà engagés à augmenter leurs effectifs : Pologne (+ 600), Espagne (+ 200), Grande-Bretagne (+ 500), Italie (c'est oui), Slovaquie (+ 250), Macédoine (+ 100), Géorgie et Corée du Sud (+ 1500, non membres de l'OTAN)…

Déjà 4ème contribueur en forces en Afghanistan, la France se voit mettre la pression par  le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen qui a lancé mercredi un avertissement aux pays alliés réticents à envoyer des renforts de soldats en Afghanistan :

Rasmussen "Les Américains ont opté pour une approche multilatérale et je crois que les Etats-Unis commenceront à mettre en doute cette approche si les autres alliés ne prennent pas leur part du fardeau. Le président Obama a annoncé une augmentation significative du nombre de troupes en Afghanistan, dans cette situation il est crucial que les autres alliés suivent. L'équilibre de l'Otan est en jeu, il est important que l'opération en Afghanistan ne soit pas perçue comme une opération américaine pure et simple. Donc, j'appelle tous les alliés à augmenter leur contribution en Afghanistan."

La France semble donc coincée. C'est l'analyse de Jean-Pierre Chevènement qui déclare :

Chevenement "La France est coincée par la réintégration de l'organisation militaire de l'Otan décidée par Nicolas Sarkozy. A partir du moment où Obama met 30.000 hommes de plus, en demande 10.000 aux alliés de l'Otan, où les Allemands malgré leurs réticences vont envoyer des renforts, où les Britanniques ont déjà annoncé qu'ils allaient en envoyer, la France est prise dans le sifflet. Je pense que le gouvernement ne tiendra pas, que le président de la République, vraisemblablement à la Conférence de Londres le 28 janvier"

Rendez-vous l'année prochaine…. 

IVG: rouvrir le débat?

C'est la question que posent Pierre-Olivier Arduin directeur de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, et Cécile Edel, présidente de Choisir la vie dans une tribune publiée par Valeurs Actuelles :

Poa 2 "(…) Nous pensons en effet qu’un faisceau d’éléments concourt à reposer le débat sur l’IVG et milite en faveur de l’organisation d’une large discussion dans les mois à venir.

Premier constat. Rien n’y fait, les chiffres sont accablants pour les pouvoirs publics français (…) Plus de 210000 avortements annuels, c’est un pour cinq grossesses, ce sont 40 % des Françaises qui en subiront un dans leur vie.L’inquiétude est d’autant plus grande que l’on note une augmentation régulière du recours à l’IVG chez les moins de 20ans (…)

Cecile edel Deuxième point qui doit nous amener à réfléchir: la mise en évidence du syndrome postavortement. Il est rigoureusement observé quels que soient les pays, les cultures, l’âge, les milieux sociaux ou les confessions religieuses. Pouvant se révéler quelques mois ou plusieurs années après le geste, l’ensemble des signes décrits est à présent parfaitement étudié et fait l’objet de publications médicales dans les plus prestigieuses revues. Les spécialistes parlent des “traumatismes à retardement de l’avor- tement” pour désigner un ensemble de symptômes où une souffrance chronique à tonalité dépressive, parfois sévère, domine (…)

Troisième élément qui doit être pris en compte : il existe aujourd’hui en France un phénomène de résistance du corps médical dont les responsables politiques ne doivent pas sous-estimer l’ampleur. Les jeunes générations de professionnels de santé font de plus en plus valoir leur clause de conscience, soit par conviction morale, soit par indifférence vis-à-vis d’un acte qui leur semble peu gratifiant après tant d’années d’études. Certains d’entre eux n’hésitent plus à dénoncer publiquement les dérives actuelles de la “consommation de l’IVG” (…)

Autant de réflexions qui nous poussent à ne pas nous satisfaire d’un statu quo, ou pis, d’une fuite en avant qui jouerait sur un hypothétique sens de l’histoire, un quelconque progrès moral ou un acquis sociétal irréversible. Autant d’expressions qui ne signifient rien mais visent à donner bonne conscience à ceux qui manipulent les termes de l’équation (…) La société française en général et les femmes en particulier ont tout à gagner à ce que cette question de l’IVG soit reprise en main avec intelligence et sans faux-semblant."

Bioéthiques : le dispositif actuel sera modifié. Mais comment ?

13 mois après son lancement, la mission d’information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique arrive au terme de ses travaux. Le rapporteur, Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), rendra son rapport mi-décembre. Une chose est certaine, le dispositif actuel ne restera pas en l’état.

1. Recherches sur l'embryon

La loi, tout en réaffirmant l’interdiction de mener des recherches sur l’embryon, a autorisé celles-ci «par dérogation et pour une période limitée à cinq ans», à deux conditions : que ces recherches soient «susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs» (non réalisé) et qu’elles ne puissent «être poursuivies par des méthodes alternatives d’efficacité comparable» (la méthode alternative existe grâce aux cellules souches adultes). Deux options restent en balance : soit maintenir comme aujourd’hui le principe de l’interdit de la recherche sur l’embryon, assorti de possibilités dérogatoires ; soit lever cet interdit et passer à un régime d’autorisation encadrée. Ce point fait l’objet d’un clivage fort au sein de la mission.

2. Assistance à la procréation

La question  est de savoir s’il faut continuer de la réserver à des indications médicales (stérilité), ou les considérer aussi comme une réponse au désir d’enfant exprimé par des personnes seules ou des paires homosexuels. Un argument de poids pèsera dans la balance : si l’on ouvre l’AMP aux homosexuels, il faudra, pour ne pas être accusé de discrimination entre hommes et femmes, autoriser les mères porteuses. Une pratique qui comporte tellement de risques de dérives qu’elle a peu de chances d’être adoptée.

3. Les mères porteuses

La plupart des personnes auditionnées par la commission ont fait état de fortes réserves sur l’idée d’autoriser une femme à porter un enfant pour autrui ou à procréer pour autrui. Les membres de la mission devraient finalement rejeter cette possibilité.

4. L’insémination et le transfert d’embryon post-mortem

Dans le cadre d’une demande d’assistance médicale à la procréation, le «projet parental» (l'enfant) doit-il être dissous (tué) par le décès du conjoint ? Ou faut-il à l’inverse autoriser une veuve à tenter une fécondation avec le sperme ou les embryons congelés du vivant de son époux ? Aujourd’hui, les membres de la mission sont prêts à une ouverture concernant le transfert d’embryon post-mortem. En revanche, l’insémination post-mortem, qui ne met pas en jeu un embryon déjà constitué, mais simplement des spermatozoïdes, resterait prohibée.

Minarets : la phobie du référendum chez les députés

Les députés qui siègent à la mission d'information sur la burqa ne souhaitent pas l'organisation d'un référendum sur les minarets.

Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes), s'il souligne que «les Suisses reconnaissent la liberté de culte mais refusent une ostentation considérée comme une provocation. C'est parfaitement leur droit», il ne préconise nullement un référendum.

Le président du CNI, Gilles Bourdouleix (Maine-et-Loire) précise qu'il est  «respectueux de l'expression démocratique de nos voisins suisses». Mais le maire de Cholet a accepté de délivrer le permis de construire d'un minaret dans sa commune.

Jacques Myard (UMP, Yvelines) juge «excessive» la décision des Suisses.

Seuls les deux députés du MPF ont réclamé une consultation identique dans notre pays.

L’islam heurte de front nos racines chrétiennes bien vivantes

Jean-Paul Willaime est sociologue des religions, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études :

"La société française est sécularisée. Pour autant, elle n'est pas devenue sans religion. L'imaginaire national reste pétri par le christianisme. François Mitterrand avait posé devant un clocher pour sa campagne de 1981, «la force tranquille». Le minaret vient heurter ce paysage culturel, pour imposer un pluralisme religieux, qui passe mal. Les Français, comme les Européens, ont une réaction souverainiste, une réticence à la mondialisation, économique, culturelle et religieuse. […]

La monumentalité religieuse est un enjeu de pouvoir. […] L'irruption de l'islam perturbe un ordre ancien. Car dans le fond, notre laïcité est une «catho-laïcité» : le calendrier, les jours fériés, les habitudes alimentaires, comme les monuments expriment une culture chrétienne. Et beaucoup y restent attachés. […]

Les médias, les hommes politiques ou encore les intellectuels vivent entre eux, dans un monde globalisé. Mais la tolérance qu'ils professent, comme la fraternité sentencieuse des autorités religieuses volent en éclats. Partout, la parole s'est libérée. Le refoulé se manifeste maintenant, même au sein des Églises, bousculant l'ouverture affichée."

Quelques réalités sur l’homosexualité

Le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan a déclaré :

"Les trans et les homosexuels n'entreront jamais au Royaume des Cieux, et ce n'est pas moi qui le dis, mais Saint Paul. On ne naît pas homosexuel, mais on le devient. Pour différentes
raisons, des questions d'éducation, parce qu'on n'a pas développé sa
propre identité au cours de l'adolescence. Peut-être qu'ils ne sont pas
coupables, mais agir contre la nature et la dignité du corps est une
offense à Dieu
".

Il a cité un passage de la Lettre de Saint Paul
aux Romains, qui parle de "passions déshonorantes" et des "hommes qui
font avec les hommes des choses infâmes
" (premier chapitre, versets 26
et 27). 

"L'homosexualité est donc un péché, mais cela ne justifie aucune
forme de discrimination. Dieu seul a le droit de juger
. Nous, sur
Terre, ne pouvons pas condamner, et en tant que personnes, nous avons
tous les mêmes droits. Ce sont tout de même des personnes et il faut
donc les respecter".

Recours contre la construction de la grande mosquée de Marseille

Une conférence de presse se tiendra jeudi 3 décembre pour annoncer officiellement le dépôt d'un recours en annulation contre le projet de construction de la grande mosquée de Marseille. Ce recours a été déposé conjointement par Jacques Bompard (Ligue du Sud), Michèle Carayon (Parti de la France), Ronald Perdomo (Front régional) et Hubert Savon (MNR).

Un recours avait déjà été déposé en 2006 par Bruno Mégret et Hubert Savon (MNR). Débouté en novembre 2007, le MNR avait fait appel de ce jugement et attend désormais une décision.

L’homophobe était homosexuel…

Un des deux hommes du couple homosexuel grièvement brûlé avec un liquide corrosif à leur domicile de Melun début septembre a "reconnu être l'instigateur" des faits durant sa garde à vue.

L'enquête a permis de montrer que les

"blessures de la victime, âgée de 28 ans, étaient plus importantes; sur l'homme de 40 ans le produit était dilué alors que sur la victime le produit était pur".

Dans la nuit du 9 au 10 septembre, les deux hommes qui étaient en train de se séparer, se seraient fait agresser, selon lui, par "deux personnes ayant fait irruption dans leur appartement du quartier de la gare et les auraient aspergés de liquide corrosif contenant de l'acide sulfurique". En fait, l'homme de 40 a grièvement brûlé son compagnon de 28 ans.

Ce n'est pas la première fois qu'un homosexuel invoque l'agression homophobe pour couvrir sa propre violence.

La démocratie selon Cohn-Bendit

Interrogé à propos du référendum suisse, Daniel Cohn-Bendit donne libre cours à sa conception très personnelle de la démocratie et de l'Histoire de la Suisse. Les Suisses apprécieront. Extraits :

Cohn bendit "(…) La limite démocratique est à mes yeux franchie. Je suis pour une démocratie directe "encadrée" par une Constitution qui ne permette pas de voter sur n'importe quoi. Une votation comme celle des minarets, qui cible une communauté en particulier, restera une tache noire sur la réputation de la Confédération. Pour l'effacer, les Suisses n'ont qu'une solution: se mobiliser et revoter (…)

Les Suisses ont voté comme le feraient sans doute une bonne partie des Européens : avec l'angoisse vis-à-vis de l'islam rivée au corps, avec en tête les images des attentats-suicides au Pakistan et en Afghanistan (…) C'est toute la difficulté de l'islam, dont la réalité est aujourd'hui défigurée par des petits groupes extrémistes ultra-violents. Mais cela n'excuse rien car, pardonnez-moi, la Suisse nous a dans l'histoire habitués à ce genre d'attitude. Je pense évidemment à la Seconde Guerre mondiale. La Suisse n'a alors eu aucun problème à sacrifier ceux qui butaient contre ses frontières et demandaient l'asile. Le problème helvétique, c'est cet égoïsme des riches (…)

La priorité de l'élite politique suisse hostile à ce vote doit être de remobiliser la population en vue d'un nouveau référendum. Ce sera dur, et alors? Capituler devant cette angoisse populaire serait une défaite pour tous les démocrates. Le moment est venu d'un grand débat en Suisse sur le sujet de l'immigration. La Suisse ne doit pas se laisser ligoter par cette décision populaire jusqu'à la fin des temps.

Cette interdiction des minarets, indigne à mes yeux, ne peut pas être ignorée par l'Union (…) On ne peut pas continuer les relations bilatérales comme si de rien n'était. Le Parlement européen, doté de nouvelles compétences par le Traité de Lisbonne, devrait d'ailleurs très vite interroger à ce sujet la nouvelle haut représentante de l'UE pour les Affaires étrangères (…)"

Ces propos hallucinants pourraient prêter à sourire si ils n'étaient l'expression la plus aboutie de la conception de la démocratie au sein de la classe politique française et européenne actuelle. D'ailleurs la conclusion de Cohn-Bendit qui consiste à faire appel au Traité de Lisbonne et aux institutions européennes pour faire plier la Suisse (qui ne fait pas partie de l'Union Européenne) est symptomatique. C'est dire la liberté qu'il reste désormais aux Nations membres de l'UE…

USA : massacre avec le soutien d’Obama

Les autorités médicales américaines ont autorisé l'utilisation de 13 nouvelles lignées de cellules souches embryonnaires humaines pour la recherche publique, les premières dans le cadre de la nouvelle politique du président Barack Obama.

Une élue refuse de rendre hommage aux soldats français morts en Afghanistan

3ème rima Cette affaire remonte au 16 octobre dernier à Vannes lorsque le conseil municipal, majorité et opposition, décide d'observer de manière unanime une minute de silence en hommage aux cinq soldats du 3ème Régiment d'Infanterie de Marine tués en Afghanistan. Avec cinq morts en quelques semaines, le 3ème RIMa venait de payer un lourd tribut et la garnison entière s'en était émue.

Et voilà qu'une élue du conseil municipal, Nadia Morel, toute honte bue, refuse et reste ostensiblement assise sur son siège. Perdant tout repère, mettant en avant son pacifisme et refusant d'admettre que ces jeunes Français s'étaient sacrifiés pour un intérêt supérieur à celui de leur propre vie, elle déclare :

"A titre privé, j'ai de la peine pour les familles des victimes. C'est une chose terrible que la mort de ces soldats. D'un autre côté, c'est un métier qu'ils ont choisi. Je suis personnellement pacifiste. Je respecte le fait que des gens puissent avoir une attitude différente de la mienne. Mais je n'adhère pas à la minute de silence qui s'est déroulée lors du conseil municipal. Tous les jours, il y a des gens qui meurent à Vannes. On ne fait pas de minute de silence pour autant."

Trois associations d'anciens combattants, l'Association de soutien à l'armée française (ASAF), le Cercle des associations morbihannaises pour la défense des valeurs d'anciens combattants et de l'armée française (Ceras) et le Souvenir français ont immédiatement fait part de leur indignation et l' Association Nationale de Soutien à nos Soldats en Opération (ANSSO) a mis en ligne une pétition :

"On peut ne pas être en accord avec la décision gouvernementale d'intervenir dans ce conflit, mais dans ces circonstances dramatiques, la solidarité nationale doit se manifester. Les familles des défunts, les camarades de ce glorieux régiment méritent notre soutien, notre respect, non pas l'indifférence voire le mépris. Nous tenons à faire part de notre indignation et de notre écoeurement vis-à-vis de cette attitude." 

Nous ne pouvons que nous associer à ces associations d'anciens combattants devant cette attitude indigne d'un élu de la France. Espérons que le ministre de la défense, si prompt à défendre le droit des homosexuels à adopter, et le secrétaire d'état aux anciens combattants, si prompt à autoriser ses agents municipaux de confession musulmane à bénéficier d'un jour de congé supplémentaire, sauront faire de même. Ce serait pleinement dans leurs attributions !

Les Français hostiles aux mosquées

La votation suisse s'est donc invitée au débat sur l'identité française. Selon un sondage Ifop, 41 % des personnes interrogées s'opposent à l'édification de lieux de culte musulmans contre 22 % en 2001. Selon le responsable du sondage, la crispation autour de l'islam n'a jamais été aussi forte. Seuls 19 % des Français acceptent qu'on construise des mosquées si des fidèles
les demandent. C'est la proportion la plus faible de ces vingt
dernières années.

Cela étonne-t-il nos journalistes ?

L’Église est porteuse d’un message d’éternité

Mgr Aillet vient d'accorder un entretien au quotidien Sud-Ouest. Extraits :

Mgr aillet2 " (…) Je suis le 26e plus jeune prêtre de mon diocèse qui en compte encore 225 actifs. Je ne sais pas si vous vous rendez compte… Je ne peux pas engager l'avenir sans des forces plus neuves. Tout en conservant des personnes précieuses de l'ancienne équipe, j'ai pris des vicaires généraux plus jeunes. Qu'ils me ressemblent par l'âge, qu'ils se réclament de la génération Jean-Paul II, c'est vrai. Ce pape a accompagné ma formation sacerdotale et ma jeunesse cléricale jusqu'à l'âge des responsabilités (…)

L'Église est porteuse d'un message d'éternité. Qu'est ce que ça veut dire être de son temps ? Être à l'écoute des inquiétudes existentielles des gens ou adapté aux modes ? Je fais la distinction, il y a des choses beaucoup plus profondes que la mode (…)

Je crois qu'un débat n'est vraiment démocratique que si les personnes de conviction qui sont des citoyens comme les autres, ont le droit de s'exprimer sans s'excuser. La distinction des pouvoirs ne veut pas dire que les sphères politique et religieuse sont opposées et séparées par un fossé infranchissable. Le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel peuvent entrer en dialogue (…)

La diminution du nombre de prêtres constitue la grande souffrance des évêques. Cette pénurie nous a permis de mieux prendre conscience de la place des laïcs. J'en suis très heureux mais ce n'est pas pour ça que nous avons besoin de moins de prêtres. Le prêtre est irremplaçable dans la vie et la mission de l'église. C'est la présence des prêtres qui engage et entraîne les laïcs."