Travail dominical : le compromis n’est qu’une étape
Le compromis trouvé hier soir sous l'égide du Président de la République ne serait qu'une étape vers la généralisation de l'ouverture des magasins le dimanche. C'est ce qu'a déclaré Jean-François Copé :
"Lorsque cette loi sera votée, on pourra travailler plus aisément le dimanche. Mais ce n'est qu'une étape, il faudra continuer".
MJ
Familles en danger : De l’affaire Vanneste à l’homoparentalité
C'est le thème du débat qui aura lieu à Marcq-en-Baroeul (59 – Salle Charcot, rue du docteur Charcot), jeudi 18 décembre à 20h30, avec Béatrice Bourges (Présidente de l’association Pour la Protection de l’Enfance ; auteur de L’homoparentalité en question. Et l’enfant dans tout ça ? et François Billot (écrivain, auteur de L’affaire Vanneste).
Menace sur la retraite des familles
Les femmes qui ont eu et élevé des enfants peuvent bénéficier de «droits familiaux» au moment de partir à la retraite. Ces compensations (dont sont exclues les mères qui «n’ont fait qu’» éduquer leurs enfants sans salaire !) ont été instituées pour compenser les déséquilibres liés à l’existence de charges de famille, aux interruptions d’activité, au défaut d’épargne résultant de la charge d’enfants ou encore pour encourager la natalité. Les mères de famille salariées du privé peuvent ainsi bénéficier d’un trimestre supplémentaire à chaque anniversaire de l’enfant, jusqu’à ses 16 ans, dans la limite de 8 trimestres. Dans le public, le bonus est d’une année, étendu aux hommes s’ils ont interrompu leur activité.
Mais la HALDE a demandé au gouvernement d’accorder aux pères la même majoration que pour les mères, car c’est une «discrimination liée au sexe» que les hommes ne puissent pas profiter de cette bonification. Le Conseil d’orientation des retraites n’aurait pas retenu cette proposition. Mais il suggère de réduire de deux à un an la majoration des annuités offertes aux mères de famille pour le calcul de leur retraite, et de compenser par une augmentation de la pension de 100 à 500€ par an et par enfant. La majoration de durée d’assurance pourrait donc être portée à un an par enfant, accordée au titre de l’accouchement ou d’une courte interruption d’activité, ce qui éviterait le recours au droit par les pères, au nom de l’égalité. En contrepartie, on monterait un peu les retraites des femmes, beaucoup plus faibles que celles des hommes (inférieures de 40%).
Pour l’association Sauvegarde retraite c’est «un marché de dupes, la perte d’un acquis». Le président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF), François Fondard, ajoute :
"Les deux années par enfant de majoration sont essentielles en matière de revalorisation surtout parce qu’elles (les mères) ont arrêté de travailler".
La présidente de l’Union des familles en Europe, Dominique Marcilhacy, s’insurge contre la proposition délirante de la HALDE :
"Inéluctablement, l’extension aux hommes de cet avantage conduira à la disparition de ces avantages, la HALDE ne peut pas l’ignorer… La majoration de deux ans que remet en cause la HALDE a pour but de compléter les annuités des femmes qui sont restées un moment au foyer pour s’occuper des enfants… On constate que la mère de 4 enfants est véritablement exploitée par le régime de retraite à la différence de celle qui n’a qu’un enfant. La proposition de la HALDE revient à accentuer cette exploitation."
Michel Janva (via Présent)
Il a osé le dire
Ce matin, Nicolas Sarkozy a prononcé son dernier discours avant la fin de la présidence française de l'UE. S'il reconnaît que sa demande de faire revoter les Irlandais a «choqué», il a insisté
"ce n'est pas irrespectueux de leur demander de revoter […] l'esprit européeen, c'est d'abord un esprit de compromis".
Il faut "écouter l'autre" et "trouver les voies communes pour trouver une solution au problème".
Luxembourg : des eurodéputés soutiennent le Grand-duc
Après la pression mise par le Vatican, voici celle de parlementaires européens. 54 d'entre eux, membres du PPE, ont adressé une lettre au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Jüncker pour s’étonner de sa prise de position et lui demander des explications.
MJ
UE : alignement des droits des homosexuels ?
Le commissaire européen chargé de la justice et des libertés et vice-président de la Commission européenne, le français Jacques Barrot, a déclaré :
"Si une union est reconnue par un État membre, alors un autre État membre devrait en principe reconnaître cette union"
Ainsi, un "mariage" homosexuel avec adoption, reconnus aux Pays-Bas où cela a été légalisé, seraient reconnus dans tous les autres pays de l'UE !
Un Le Pen marxiste ?
Il y a des choses qu'on ne comprend plus bien chez Jean-Marie Le Pen, pourtant connu pour son anticommunisme. Il a en effet osé déclarer dimanche, en cloture de son discours tenu au Conseil national du FN :
"notre idéal, c’est le sens de l’Histoire !"
Le sens de l'Histoire est une idée typiquement marxiste. Rappelons ce que déclarait Jean-Marie Bastien Thiry à son procès :
"Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises".
Qui va suivre Libertas pour les élections européennes ?
Suite à la création de Libertas par Declan Ganley, leader du non irlandais, pour les élections européennes, Minute fait remarquer :
"L’ennui, c’est qu’en l’état actuel des choses, Libertas ressemble un peu à un très joli paquet cadeau… sans le cadeau. A quelques exceptions près, on ignore encore tout, par exemple, des partis qui courront sous ses couleurs dans les différents pays européens. Les responsables de la communication de Libertas, à Bruxelles, se veulent rassurants: «Dans quelques mois, un document détaillé sera publié, avec le nom de tous les candidats.» […] Selon Anita Kelly, responsable de la communication de Libertas, «Declan Ganley a dit qu’il avait déjà établi des bases politiques dans au moins sept pays de l’U. E, ce qui l’autorise à déclarer Libertas comme un parti européen, donc à réclamer un financement !» Le parti serait en mesure de présenter des candidats en République tchèque, en Bulgarie, en Pologne, en Irlande bien sûr, et en France. […]
En France, on sait que c’est le MPF qui sera le partenaire de Libertas. […] Mais pour le reste, mystère et boule de gomme. […] En République tchèque, en re vanche, les choses ne sont pas encore aussi avancées. Alors que le président Vaclav Klaus s’apprête à prendre, le 1er janvier 2009, la présidence de l’UE, Libertas ne pourra vraisemblablement pas compter sur un partenariat avec le parti présidentiel. […]
En Pologne, un représentant local de Libertas travaille pour constituer une liste à partir des différentes personnalités de la droite polonaise éclatée en fractions… incontournables. Seul problème, et c’est une limite de Libertas, Declan Ganley semble peu au fait de la vie politique des partis européens. Celui qui définit le MPF comme un parti de « centre droit » cherche par exemple des alliances en Pologne avec le parti Droit et Justice (PiS), représentant de la droite catholique du président Lech Kaczynski… Mais il ignore jusqu’à l’existence des puissants partis souverainistes, comme la Ligue des familles polonaises (LPR) et le mouvement Samoobrona (Autodéfense) ! C’est du moins ce qu’il confie au grand quotidien de droite polonais « Dziennik » daté du 12 décembre.
Au Danemark, Jens-Peter Bonde, dirigeant du Mouvement de Juin – un parti né après le référendum de Maastricht pour défendre les intérêts danois – et membre du groupe européen Indépendance et Démocratie – où se trouve aussi le MPF – ne souhaite pas s’allier avec Libertas. C’est également le cas du Parti de l’indépendance britannique, membre lui aussi d’Indépendance et Démocratie, qui considère Libertas «comme un concurrent»."
Certains estiment même que Declan Ganley fait une grosse bêtise : il veut faire des européennes un référendum sur Lisbonne, mais il risque surtout de transformer le second référendum en un référendum sur Ganley. Et de le perdre.
Le débat sur le travail dominical
…est encore repoussé. Peut-être pour demain. Après tout, les députés n'ont qu'à travailler le dimanche sur cette proposition de loi !
MJ
Bruno Gollnisch contre le travail dominical
Invité du Libre Journal de Michel de Rostolan sur Radio Courtoisie, Bruno Gollnisch déclare :
"Le travail du dimanche facultatif va devenir un travail du dimanche obligatoire. Nul ne peut en douter […] [le dimanche est] un principe fondamental de la civilisation chrétienne, qui rejoint le droit naturel […] jour sanctifié, consacré à la fois au repos dont l'homme a besoin et aussi à se détacher un peu des conditions de la survie matérielle […] Le fait de travailler en continu 7 jours sur 7, comme maintenant on a la télévision en continu […] ce sont des instruments, qui ont leur utilité, mais qui deviennent aussi la source d'une servitude nouvelle. Et en particulier tout ceci nous plonge dans une civilisation uniquement matérialiste […] Nous avons besoin de poser notre sac […] Cette affaire du travail du dimanche va dans le sens du triomphe du matérialisme. […] Je suis très hostile à la généralisation du travail du dimanche."
Marine Le Pen et l’avortement
Interrogée dans le Libre Journal de Catherine Rouvier sur Radio Courtoisie, Marine Le Pen affirme :
"Je ne suis pas pour l'avortement. J'aimerai bien savoir qui est pour l'avortement. Je ne suis pas pour l'avortement mais je ne pense pas qu'il soit possible aujourd'hui d'interdire purement et simplemment l'avortement, c'est-à-dire de recréer somme toute une pénalisation de l'acte d'avortement. Mais je trouvais des solutions et il m'apparait que la solution la plus évidente est de mettre en place une grande politique d'incitation à la natalité. Or je crois que, depuis déjà de nombreuses années, les politiques ont fait l'inverse, ils ont fait des politiques d'incitation à l'avortement, en ne donnant pas d'autre choix à beaucoup de femmes […] comme si c'était la solution miracle et ils ont fait de cet acte très grave, un acte dont certaines pensent ou croient qu'il est anodin. […] Je crois qu'il faut une grande politique de respect de la vie, tout bêtement, c'est-à-dire réintroduire, réinsuffler dans notre société le respect de ce qui est vivant, et en premier lieu de l'homme lui-même et de l'enfant en particulier. Et quand on aura, par toute une série de politiques, réinsufflé ce respect de la vie […] c'est ainsi que nous pourrons lutter contre un chiffre qui n'a jamais baissé et c'est ça le plus dramatique.
Et quand on lit la loi de 1975, elle était beaucop plus rigide dans ses principes que ce qu'elle est aujourd'hui […] elle pénalisait l'incitation à l'avortement. Or aujourd'hui il existe des varitables politiques d'incitation à l'avortement sans que cette incitation soit condamnée. La lettre de la loi était plus dure que l'esprit de la loi. En votant cette loi, il fallait s'attendre à ce que cet acte devienne quelque chose de commun ou d'anodin. […]
Si j'avais les moyens, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour faire baisser de manière majeure le nombre des avortement mais surtout pour réinsuffler chez les femmes et les hommes, le caractère sacré de la vie."
Les taxes du jour
Les députés français ont entériné lundi la création de deux nouvelles taxes destinées à compenser la suppression de la publicité sur les chaînes de télévisions publiques à partir du 5 janvier.
MJ
Travail dominical : vers un compromis à l’UMP ?
Les parlementaires UMP sont parvenus lundi à un compromis sur le travail le dimanche, qui pourrait être autorisé dix fois par an (contre 5 aujourd'hui) dans toute la France et tous les dimanches en certains endroits, comme les zones touristiques et les zones frontalières. L'accord a été conclu à l'occasion d'une réunion à l'Elysée autour du président Nicolas Sarkozy en présence de certains des élus hostiles à cette mesure.
Néanmoins, plus de 4.000 amendements ont d'ores et déjà été déposés, pour la plupart par l'opposition, sur ce texte qui compte cinq articles. Les députés devraient procéder cette semaine à la discussion générale sur cette proposition de loi et engager l'examen des articles et amendements à la rentrée le 6 janvier.
Régularisation massive au cas par cas
Les 19 sans-papiers de l'entreprise Griallet qui s'étaient mis en grève le 22 mai à Montreuil pour demander leur régularisation ont obtenu des autorisations provisoires de séjour. Renouvelables une fois, ces autorisations se transformeront en titre de séjour d'un an si les embauches sont confirmées.
MJ
Le combat pour le repos dominical, précurseur d’autres débats ?
Communiqué de Jacques Remiller, Député-maire de Vienne :
"Le débat sur le travail dominical aura servi au moins à une chose : être le révélateur de la sèche et froide raison économique contre une vision plus sociétale de cette même économie. Avec d’autres députés de la Majorité nous ne nous sommes pas inscrits dans un contexte de fronde ou de tentative de déstabilisation du Gouvernement mais bien dans un jugement où le bon sens donne de la voix. Devons-nous tout sacrifier à la société de consommation ? Sommes-nous à ce point dépendant que nous voulons ériger cette consommation au rang de sortie dominicale ou de finalité pour un jour de repos ? Car ne nous y trompons pas, outre le fait de mettre en péril le commerce de proximité, véritable ciment du cœur des villes moyennes, l’ouverture du dimanche attirera plus de promeneurs que d’acheteurs. Au final qu’aurons nous gagné ? La qualité de vie du salarié sera sacrifiée sur l’autel du bon vouloir du consommateur.
Au-delà de ce phénomène, il s’agit aussi de ne pas amplifier et participer à la déstructuration du noyau et de l’identité familiale. C’est précisément sur ce point que la dimension sociale de notre groupe politique ressort aujourd’hui via des femmes et des hommes qui ne veuvent faire abstraction de leurs sentiments humanistes. Les valeurs humaines et l’héritage de notre civilisation dépassent les simples clivages idéologiques et les principes économiques. La crise financière nous a montré les limites à ne pas franchir dans le libéralisme. Sans le renier ni le jeter aux orties, nous devons moraliser ce dernier, être en quelque sorte « des libéraux lucides ». Nous nous réclamons d’un mouvement « résolument social ». Nous voulons une société qui soit capable de créer les conditions optimales où l’économie de marché est aussi garante du progrès social et de la lutte active contre les inégalités. En son temps, le Général De Gaulle avait démontré qu’une gouvernance de droite pouvait et devait se servir de son cœur pour mieux appréhender la société. Ne foulons pas aux pieds cet héritage qui aujourd’hui encore nous sert de phare dans l’océan de la mondialisation. Au-delà de ce débat d’idées, le travail dominical aura permis à un certain nombre de députés de se reconnaître et de se retrouver autour de valeurs communes. Nous espérons que l’émergence de cette mobilisation du cœur social de l’UMP se poursuivra sur l’ensemble des grands sujets de société (environnement, bioéthique) qui font aussi l’âme de notre pays ! "
MJ
Travail dominical : la fausse solution de Jean-Marie Le Pen
Jean-Marie Le Pen a déclaré hier dans Soir 3 :
"La position du Front national est assez claire : il est en faveur du travail du dimanche pour les petites entreprises, parcequ’il pense que cela leur permettrait, dans leur liberté d’exécution, de reprendre une part de marché qu’ils ont perdu au bénéfice des grandes surfaces. En revanche, le Front national est tout à fait hostile à l’ouverture des grandes surfaces le dimanche”.
Mais bien sûr : et pourquoi pas la nuit aussi, pour reprendre une part de marché… Pour aider les petites entreprises, il faudrait plutôt s'attaquer au problème des 35h, aux charges exorbitantes payées par ces sociétés, etc., mais certainement pas en travaillant le dimanche, ce qui déstructure toute vie sociale.
Add : Fin octobre, le président du FN avait clairement critiqué la proposition en faveur du travail dominical, qu'il avait qualifié de "recul de civilisation […] atteinte à la famille […] erreur économique […] un attentat contre le petit commerce".
Interruption volontaire de la réforme du lycée
En France, l'interruption volontaire est toujours définitive et pas forcément très volontaire… Communiqué de Louis Chagnon, vice-président de l'Institut du Pays Libre :
"Devant le développement du mouvement lycéen, le ministre de l’Éducation Nationale Xavier Darcos a suspendu sa réforme du lycée. Il n’est guère besoin d’épiloguer sur une réforme qui ne fait que développer un enseignement allégé qui sollicite de moins en moins la matière grise pour passer le savoir au rouleau compresseur du nivellement par le bas. L’Institut du Pays Libre estime que le retour à une instruction publique digne de ce nom ne peut se faire que sur la base de deux réformes essentielles :
- l’abandon de la méthode semi-globale et son remplacement par la méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
- L’abandon du collège unique, fourre-tout magmatique où les élèves sont compactés tous niveau confondus, ce qui donne des classes très hétérogènes impossibles à gérer pédagogiquement.
En l’absence de ces deux réformes Monsieur Darcos ne fait que poursuivre la construction d’un édifice sur des fondations vermoulues."
MJ
L’Union européenne n’est pas une démocratie
"La décision que vient d'annoncer le président de la République de faire voter de nouveau le peuple irlandais sur un traité qu'il a déjà rejeté il y a quelques mois dissout le dernier filet de légitimité de l'échafaudage européen ; plus jamais, l'U.E. ne pourra être dite démocratique : entre les peuples et les oligarchies bruxelloises, le divorce a atteint un point de non-retour. L'U.E. flotte désormais dans une dangereuse apesanteur d'autant plus qu'après avoir renoncé à reconnaître ses fondements civilisationnels (les "racines chrétiennes"), elle renonce à présent à son ultime fondement politique possible, la démocratie et le droit des peuples."
MJ
La véritable coopération entre l’Etat et l’Eglise
Le 13 décembre, le Saint-Père s'est rendu à l'ambassade d'Italie près le Saint-Siège où il a déclaré :
"Je profite de cette courte visite pour rappeler que l'Eglise est bien consciente que dans la structure fondamentale du christianisme, il faut distinguer entre ce qui est à César et ce qui est à Dieu, c'est-à-dire entre l'Eglise et l'Etat… L'Eglise non seulement reconnaît et respecte cette distinction et cette autonomie, mais elle s'en réjouit comme d'un grand progrès de l'humanité et comme condition fondamentale pour sa propre liberté et pour l'accomplissement de sa mission universelle de salut entre tous les peuples.
En même temps et selon les principes de sa doctrine sociale élaborée à partir de ce qui est conforme à la nature de tout être humain, l'Eglise se sent le devoir de réveiller dans la société les forces morales et spirituelles en contribuant à ouvrir les volontés aux exigences authentiques du bien. C'est pourquoi, en rappelant la valeur de quelques principes éthiques fondamentaux dans la vie privée mais aussi publique, l'Eglise contribue en réalité à garantir et promouvoir la dignité de la personne et le bien commun de la société, et c'est ainsi que se réalise la véritable coopération souhaitée entre l'Etat et l'Eglise".
MJ
Le nouveau préfet n’est pas musulman
Nacer Meddah, d'origine algérienne -kabyle-, né dans le Pas-de-Calais où ses parents sont arrivés dans les années 1950, a été nommé préfet de Seine-Saint-Denis mercredi dernier. L’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93) s'est officiellement réjouie de la nomination d'un préfet musulman. Sauf que… Nacer Meddah a précisé qu'il n'était pas musulman.
C'est un tort de croire que tout ce qui est issu d'Afrique du Nord est musulman. Cette région était même chrétienne avant que l'islam existe.
L’UE veut imposer sa loi à la Suisse
La Commission européenne donne un ultimatum à la Suisse : soit elle se plie aux volontés de Bruxelles, notamment en matière d'immigration et de fiscalité, soit… tous les accords bilatéraux seront dénoncés.
MJ
Euthanasie au Luxembourg : le rôle des catholiques
Extraits de la lettre que le président de l'Académie pontificale pour la vie, Mgr Rino Fisichella, a adressée aux parlementaires du Luxembourg :
"La Congrégation pour la Doctrine de la Foi dans sa Note doctrinale sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique a insisté encore : «Tous ceux qui sont engagés directement dans les instances législatives ont l'obligation précise de s'opposer à toute loi qui soit un attentat à la vie humaine. Pour eux comme pour tout catholique il est impossible de participer à des campagnes d'opinion en faveur de telles lois et il n'est permis à aucun d'eux de les soutenir par son propre vote». Cet enseignement donne une orientation sûre au parlementaire catholique qui veut montrer que son action politique est inspirée par sa foi, même dans la légitime autonomie propre des institutions et de la laïcité nécessaire pour le respect de tous. Par conséquent, tout parlementaire catholique de conscience stricte doit s'opposer par son vote à une loi qui soutient la légitimité de l'euthanasie. La liberté du parlementaire nuit au bien commun quand son choix politique se fonde sur une base relativiste qui confond toutes les positions en les prétendant licites au nom de la liberté individuelle. Il est bon aussi d'ajouter que dans ce cas spécifique, selon l'enseignement de l'«Evangelium vitae», le parlementaire catholique ne peut pas non plus en appeler au principe du «mal mineur». Cette loi, en effet, n'a aucune valeur restrictive à l'égard d'une loi précédente puisque c'est la première fois qu'elle est affrontée par le Parlement du Luxembourg.
En outre, le citoyen catholique devrait réfléchir sérieusement au moment où il est appelé à élire par son vote un parlementaire qui a soutenu et voté une telle loi qui contredit totalement l'enseignement du Christ et de son Eglise, désavouant en même temps la loi morale naturelle."
MJ
Malgré ses pertes, Le Monde continue
Le président du directoire et le directeur de la publication du Monde s'expriment dans Le Figaro (sic) :
"La perte d'exploitation du groupe atteindra 4,7 millions contre + 2,9 millions en 2007, qui intégrait les Journaux du Midi (Midi Libre…), cédés depuis. Cette perte est conforme à notre budget en raison des 80 départs volontaires enregistrés au 31 décembre 2008 et de différents efforts sur la structure de nos coûts (réduction de la pagination et des dépenses de promotion de nos titres). L'année 2009 s'annonce plus difficile avec l'accélération du recul du marché publicitaire et les hausses du prix du papier et des tarifs postaux."
Malgré ce déficit, le quotidien continue. Comment ?
"Nous mettons tout en œuvre en agissant sur un certain nombre de leviers pour passer sans problème le cap de 2009."
Travail dominical : de pressions en compromis
Nicolas Sarkozy devrait recevoir ce soir les députés UMP hostiles à la proposition de loi sur le travail le dimanche afin de trouver un compromis. Jean-François Copé en propose un, pour que l'UMP ne perde pas la face :
"pour les quatre grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille, Lille), plutôt qu’un système qui permet l’ouverture tous les dimanches de l’année, on pourrait imaginer l’ouverture un dimanche par mois, plus les quatre dimanches du mois de décembre. […] Naturellement, on garde l’idée que les surfaces alimentaires ne pourront ouvrir que jusqu’à 13 heures le dimanche."
Pour l'abbé Guillaume de Tanoüarn :
"il faut bien reconnaître que pour la plupart des gens, le dimanche d'aujourd'hui est une plage de farniente […]. C’est sans doute de cette morosité dominicale que les technocrates de l’UMP prennent argument. […] Si nos dimanches étaient un peu plus festifs, on ne parlerait pas de les supprimer. […] Mais savons-nous encore faire la fête ? Il me semble que c’est la vraie question que pose la réforme du dimanche. Qu’est-ce que la fête ? Dies festus, disent les Romains. Jour faste. Jour éclairé d’une lumière particulière. Jour de joie collective et pas jour de sinistrose collective. Pour nous, aujourd’hui, la fête, c’est la nuit, à la lumière artificielle des spots de la boîte la plus proche. Triste fête ! Défoulement plutôt. […]
Pour un chrétien, chaque dimanche devrait être un jour de fête. […] Alors qu’approche Noël, promu grande fête du foie gras et des huîtres, il faut nous redire qu’il n’y a pas de fête véritable qui ne commence (Apoc. 2, 17) à l’intérieur du cœur, dans le balbutiement d’une prière qui dise au Ciel et à la terre notre espérance d’homme debout, notre désir de triompher de la vanité ou de la vacuité du monde. On ne décrète pas la joie en promulguant un jour chômé. La véritable joie, celle qui doit marquer nos dimanche, est une conquête. […] Alors que notre vie croupit dans le marécage de la banalité, nos dimanches, illuminés par la messe qui en est le cœur, doivent redevenir des jours fastes, où nous oublions un instant les pesanteurs de l’existence et où le temps qui nous est donné, au lieu d’être bêtement tué devant le poste de télévision, devrait être l’occasion d’ouvrir notre esprit et notre cœur, avec notre entourage, dans un échange non pas commercial mais vraiment enrichissant.
Si nous perdons le dimanche, c’est parce qu’en perdant la messe du dimanche, nous avons perdu l’esprit du dimanche. Si nous gardons le dimanche, c’est parce que nous aurons su le rhabiller aux couleurs de la vraie vie."
Chronique de la guerre des bandes
C'est Plessis-Robinson contre Antony. 2 marteaux et un brise-glace ont été retrouvés sur les lieux de l’affrontement.
MJ
UE : Hubert Védrine ne croit pas au fédéralisme
L'ancien ministre des affaires étrangères déclare dans Marianne :
"Personnellement, j’ai toujours été activement européen, mais je n’ai jamais cru en l’idée fédéraliste stricto sensu. Il s’agit d’une belle idée, mais l’expérience m’a convaincu qu’elle ne s’appliquait pas à l’ensemble européen. L’expression « Etats-Unis d’Europe » a été un slogan utile pour sortir les Européens des ornières du repli sur soi, mais pas un programme véritable. Mon sentiment, aujourd’hui plus fort que jamais, est qu’il n’y a pas une « nation » européenne ; il y a des nations européennes qui sont toujours là et, selon la formule déjà ancienne de Delors, une « fédération d’Etats-nations ». […] L’objectif reste donc bien pour moi plus d’Europe, mais pas au sens d’une dépossession des nations au profit d’un système mou, au rôle mal défini et à la responsabilité incertaine : c’est plus d’Europe au sens de plus de coopération entre les nations, plus de politiques communes."
Mince… il donnerait raison à Jean-Marie Le Pen, qui a déclaré hier lors du Conseil national du FN :
"Les attentes de nos compatriotes ont changé, les vieux discours de l’oligarchie sont usés jusqu’à la corde, la place des Etats-nations se redéfinit peu à peu."
Large mobilisation contre le travail dominical
Jean-Pierre Denis, directeur de la publication de la Vie, fait remarquer que Nicolas Sarkozy a réussi
"une prouesse œcuménique : mettre d’accord les chrétiens de toutes sensibilités"
Un effet de la laïcité "positive" sans doute…
TF1 : Michel Sardou remplace la messe de minuit
Pour la première fois, TF1 ne diffusera pas cette année la messe de minuit le 24 décembre au soir, et propose à la place le concert de Michel Sardou donné en 2005 au Palais des Sports de Paris. La chaine avait pris l'habitude de retransmettre en direct la messe célébrée par le Pape. Le directeur de la communication de TF1 se justifie par "la logique de programmation et les nécessaires évolutions".
En revanche, la messe de minuit sera diffusée sur France 2, comme cela est prévu dans le cahier des charges de la chaîne publique.
La CIJ reconnaîtra-t-elle l’indépendance du Kosovo ?
Le ministre des Affaires étrangères serbe Vuk Jeremic a déclaré :
"Je m'attends à ce que la Cour internationale de justice arrête sa position au cours de l'année 2010 et juge illégale l'indépendance du Kosovo, proclamée unilatéralement".
En octobre, l'assemblée générale des Nations unies a autorisé la Serbie à recourir à la Cour pour juger de la légalité de la déclaration d'indépendance du Kosovo, proclamée unilatéralement par les responsables albanais du territoire le 17 février. Le ministre a précisé que la première audience devant la CIJ aura lieu en avril, et qu'une seconde était programmée pour décembre.
"La décision de la Cour constituera un précédent, car tous les futurs dossiers relatifs à une sécession qui pourraient être déposés à la CIJ devront être jugés au regard du jugement de la Cour sur le Kosovo".
Euthanasie et Constitution au Luxembourg : précisions
Un lecteur m'apporte ces précisions bienvenues :
- le 11 décembre 2008, les députés ont adopté, en première lecture, un changement constitutionnel. Or une seconde lecture est indispensable, qui ne peut intervenir avant trois mois, c’est-à-dire mars 2009,
- la seconde lecture peut être remplacée par un référendum si 25.000 électeurs le demandent. Un parti, l’ADR, réfléchit à aller dans cette voie,
- le 18 décembre 2008, il est prévu un vote sur la proposition de loi sur l’euthanasie. Le texte ayant été modifié, il semble que nous soyons en présence d’une première lecture, auquel cas le Conseil d’Etat peut exiger une seconde lecture (comme il l’a fait courant 2008),
- si par malheur, la proposition de loi était adoptée le 18 décembre, et s’il n’y avait pas seconde lecture, il faudrait de toute façon attendre le changement de la Constitution, donc mars 2009 au mieux, pour que la loi soit signée et promulguée,
- en d’autres termes, il faut continuer à faire pression et à prier pour que le 18 décembre, la loi ne soit pas adoptée.
Tout n'est donc pas encore joué.
Michel Janva (merci à CD)
