La Bible retirée des écoles primaires et secondaires de l’Utah
Le district scolaire de Davis, dans l’Utah, a retiré la Bible des bibliothèques de ses écoles primaires et secondaires, estimant que les passages décrivant le sexe et la violence n’étaient pas adaptés à ces groupes d’âge. Cette décision a suscité un vif émoi au niveau national. Selon le Salt Lake Tribune, la procédure a débuté lorsqu’un parent a contesté la présence de la Bible dans les bibliothèques scolaires.
La plainte affirmait que la Bible, “l’un des livres les plus sexués qui soient”, contenait de nombreux exemples d’inceste, d’onanisme, de bestialité, de prostitution, de mutilation génitale, de viol et d’infanticide. Le plaignant affirme en outre que ce contenu viole clairement le code de l’Utah, qui interdit les livres à contenu “pornographique ou indécent” dans les écoles. Sic.
En réponse, le district a formé un comité chargé d’examiner la Bible et de déterminer si elle pouvait être accessible aux élèves. Après une enquête approfondie, le comité a annoncé sa décision. La Bible restera sur les étagères des lycées, mais sera retirée des bibliothèques des écoles primaires et des collèges.
À l’heure actuelle, les bibliothèques possèdent d’autres textes religieux, tels que le Livre de Mormon, la Torah et le Coran, que les élèves peuvent emprunter sans restriction d’âge. Ces textes n’ont pas encore été confrontés à des problèmes similaires à ceux de la Bible…
Et en même temps, ils abreuvent les élèves d’idéologie LGBT…
Laïcisme : le rapport maçonnique et anticatholique du Collectif laïque national
Le Collectif laïque national, qui regroupe une trentaine d’associations (parmi lesquelles un nombre certains de loges maçonniques), a diffusé aux parlementaires son rapport annuel 2022 « Pour la laïcité, pour la République ». Dans un certain nombre de pages, ce rapport s’inquiète de la montée de l’islamisme, lequel, s’il
“n’est pas assimilable au terrorisme, […] crée et entretient l’atmosphère qui peut y contribuer. Pire, il entretient avec lui des liens pour le moins ambigus.”
Si ce n’est pas de l’amalgame…
Mais face à ce danger, le Collectif ne fait que prôner une laïcité qui n’attire plus personne, et pour cause. Le rapport s’en prend en effet à l’Eglise catholique et particulièrement à l’enseignement :
Le Collectif dénonce le refus par l’enseignement catholique de la formation à la laïcité mise en place par le ministère de l’Éducation nationale, au nom d’une conception falsifiée de la laïcité. Celle-ci ne serait pas « l’absence de religions mais ce qui permet leur coexistence harmonieuse »16, autrement dit la négation de la liberté de conscience. Ce détournement œcuménique ou interconvictionnel de la laïcité, où l’on assigne les élèves à la communauté d’appartenance de leur famille est revendiqué sans vergogne par l’enseignement catholique comme « quelque chose de différent à proposer ». […]
Les notions « d’enseignement privé » et « d’enseignement catholique » sont contraires à la loi
Le fameux « caractère propre » des établissements privés est un concept créé de toutes pièces par la loi Debré pour éviter de contrevenir à la loi de « Séparation des Églises et de l’État » du 9 décembre 1905 en désignant des établissements confessionnels. L’entité « enseignement catholique » ne figure dans aucun texte législatif.
Soulager mais pas tuer poursuit le combat
Communiqué :
Philippe Pozzo di Borgo nous a quittés le 2 juin laissant orphelin le collectif Soulager pas mais tuer dont il était le parrain depuis 2014. Soulager mais pas tuer se joint à la peine de sa famille et rend hommage à celui qui aura marqué ceux qui l’ont rencontré par sa profondeur, sa sensibilité et son humour.
L’accident de parapente qui l’a rendu tétraplégique en 1993 l’a transformé, lui l’hyperactif en hyper-présent, accueillant désormais sa propre vulnérabilité après avoir tutoyé la désespérance. Cette expérience racontée dans un livre Le second souffle, a été portée à l’écran dans le formidable succès populaire Intouchables. Il se plaisait d’ailleurs à dire qu’ְ »Intouchables, c’est le triomphe de ce que nous partageons tous : la vulnérabilité.”
Ce changement intérieur l’a conduit à s’engager aux côtés de Soulager mais pas tuer contre l’euthanasie et le suicide assisté. Il disait ainsi :
“Certes, avant mon accident, j’aurai signé toutes les pétitions en faveur d’une légalisation du suicide assisté ou de l’euthanasie. Quel « progrès » ! Maintenant que je suis de l’autre côté, dans la fragilité et l’inconfort, l’euthanasie et le suicide assisté ne constituent en rien un progrès… Bien au contraire, quel mépris de l’être humain !”
Dans un appel lancé le 8 avril 2021 lors de l’examen à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi sur l’euthanasie, il déclarait :
“Ne voyez-vous pas la pression – pour ne pas dire l’oppression – qui monte quand une société rend éligibles à la mort les plus humiliés, les plus souffrants, les plus isolés, les plus défigurés, les moins résistants à la pitié des autres, et – certains le revendiquent déjà – les plus coûteux ? ”
Convaincu que “l’euthanasie reflète une collectivité qui se délite et démissionne”, il n’a eu de cesse d’alerter contre la violence de cette revendication pour les personnes fragiles.
A l’occasion de l’ouverture des travaux de la Convention citoyenne sur la fin de vie le 14 décembre dernier, il adressait un nouvel appel “Ensemble pour les plus fragiles” aux conventionnels et au président de la République :
“Nous avons tous besoin d’un regard qui nous considère et nous fait vivre, pas de réflexions sur un prétendu « droit de choisir sa mort ». Que nous soyons bien ou mal portants, nous sommes tous 100% vivants. (…)
Avec la force de notre fragilité, nous vous le demandons pour le bien de notre société : Ne poussez personne à la désespérance, à l’auto-exclusion, au suicide ou à l’euthanasie.
Protégez-nous d’une prétendue liberté de mourir qui presserait certains de nous quitter.
Réaffirmez le droit de chacun d’être aidé à vivre, et jamais à mourir.
Alors la société que nous construisons ensemble sera plus humaine.”
Soulager mais pas tuer poursuit le combat.
Les commémorations de Tiananmen interdites à Hong-Kong le 4 juin
Les autorités hongkongaises ont menacé de sanctions sévères ceux qui utiliseraient la journée du 4 juin pour commettre « des actes menaçant la sécurité nationale ». Ainsi, les commémorations du massacre de la place Tiananmen, organisées tous les ans au Victoria Park jusqu’en 2019, ne pourront avoir lieu.
Par ailleurs, afin de masquer l’absence de l’événement, les associations pro-Pékin ont obtenu l’autorisation d’organiser une foire entre le 3 et le 5 juin au Victoria Park, ce qu’elles décrivent comme une pure « coïncidence ».
Tous les ans de 1990 à 2019, le 4 juin a été une date importante à Hong-Kong. La ville était le seul lieu où le massacre de la place Tiananmen, qui a eu lieu à Pékin le 4 juin 1989, était commémoré. Depuis 2020, la veillée au Victoria Park est considérée comme illégale : une décision d’abord justifiée par la pandémie de Covid-19, puis dans le cadre de la nouvelle loi sur la sécurité nationale.
L’Église catholique organisait chaque année un temps de prière œcuménique au Victoria Park une heure avant le rassemblement. Des messes étaient également célébrées en mémoire des victimes, en présence de nombreux fidèles. Même en 2021, malgré les changements dramatiques entraînés par la loi sur la sécurité nationale, des messes ont été célébrées dans sept églises hongkongaises. Cette année, le 24 mai à l’occasion de la Journée mondiale de prière pour l’Église en Chine – instituée par Benoît XVI –, Mgr Stephen Chow, évêque de Hong-Kong, a davantage insisté sur l’importance de la prière que la communauté catholique en Chine adresse à la Vierge Marie Auxiliatrice (fêtée le 24 mai) pour obtenir la force de faire face à l’avenir.
Ainsi, à l’appel du père Thomas Law, responsable de la vie liturgique, le diocèse a invité les fidèles à vivre le 4 juin plus intérieurement, en commémorant ce qu’ils souhaitent commémorer.
Valeurs actuelles va-t-il redevenir un hebdomadaire consensuel et politiquement correct ?
C’est visiblement le souhait de l’actionnaire libanais Iskandar Safa qui a décidé de la mise à pied de Geoffroy Lejeune, actuel directeur de la rédaction de VA :
Geoffroy Lejeune est “mis à pied à titre conservatoire“ et convoqué le 12 juin à “un entretien préalable” dans le cadre d’une procédure qui “pourrait aller jusqu’au licenciement”, a indiqué à l’AFP la direction du groupe de presse Valmonde, propriétaire de Valeurs actuelles (…
La Lettre A explique que Charles-Antoine Rougier avait été désigné en septembre dernier par l’actionnaire, Iskandar Safa, pour éloigner le magazine d’une ligne trop droitière voulue par Geoffroy Lejeune :
“(…) Mais ce dernier n’est pas parvenu à mener assez rapidement le recentrage de la ligne éditoriale de Valeurs actuelles aux yeux de l’actionnaire. Ces derniers mois, Charles-Antoine Rougier s’était même à l’inverse rapproché de la rédaction, qu’il a pris soin de consulter assidument dès son arrivée. Les journalistes appréciaient l’implication de cet homme (…)
Enarque, directeur de cabinet de l’ex-président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré, Jean-Louis Valentin aura donc pour mission de réorienter dans les faits Valeurs actuelles vers une droite plus traditionnelle (…) Les journalistes de Valeurs actuelles devraient réserver un accueil glacial à leur nouveau numéro un. Alors que la situation n’a jamais été aussi houleuse, les prochains mois risquent de voir s’affronter le clan des fidèles d’Iskandar Safa et la rédaction emmenée par Geoffroy Lejeune. Au point de faire imploser le journal ?
Il est intéressant d’observer que le contexte politique et médiatique dans lequel se déroule ce 2ème round (le premier ayant eu lieu fin 2022 avec une victoire de Geoffroy Lejeune) n’est pas le fruit du hasard.
- Il est actuellement de bon ton d’accuser d’extême-droitisation toute positionnement politique simplement de droite : Eric Zemmour et Reconquête! en font les frais, Marine Le Pen et le RN, malgré leurs renoncements et leurs efforts de dédiabolisation, sont désormais sommés de dire s’ils sont pour Pétain ou pour Poutine…
- Le gouvernement comme les media essaient de nous faire croire que le danger numéro 1 qui menace la France serait la résurgence de milices d’extrême droite fascistes et/ou nazies, sous prétexte de quelques manifestants trop bruyantes ou de la démission d’un maire voulant imposer à ses administrés un centre de migrants que personne ne veut…Du coup, Darmanin en profite pour dissoudre à tout va et interdire des manifestations ou colloques portant ainsi atteinte au principe même de la démocratie.
- Bizarrement, LR échappe à cette obsession médiatique et peut tranquillement proposer un projet de loi contre l’immigration. Certains disent qu’il est conforme à ceux de Reconquête ou du RN : pas du tout car il oublie de supprimer le droit du sol et de remettre en cause le gouvernement des juges. Il est donc conforme aux valeurs républicaines puisqu’il n’empêchera pas la submersion migratoire de continuer…
Le but de cette manœuvre ne serait-il pas de permettre à un candidat issu de LR de se positionner comme successeur d’Emmanuel Macron ? Ce dernier, selon l’analyse de Patrick Buisson, devra capter un électorat âgé qui se positionne de plus en plus sur des thématiques de droite (sécurité, immigration, souveraineté).
Valeurs actuelles va-t-il donc redevenir cet hebdomadaire qui, après avoir vendu du Sarkozy chaque semaine avant l’arrivé de Geoffroy Lejeune en 2016, va vendre du Darmanin, du Philippe ou du Wauquiez pour 2027 ?
Ce qui est intéressant de souligner dans l’article de la Lettre A c’est qu’il n’est pas seulement question de Geoffroy Lejeune mais des journalistes de VA :
Les journalistes appréciaient l’implication de cet homme (…) Les journalistes de Valeurs actuelles devraient réserver un accueil glacial à leur nouveau numéro un. Alors que la situation n’a jamais été aussi houleuse, les prochains mois risquent de voir s’affronter le clan des fidèles d’Iskandar Safa et la rédaction emmenée par Geoffroy Lejeune.
Que fera Geoffroy Lejeune ? Lancera-t-il un nouveau titre ? Que feront les journalistes de VA ? Le suivront-ils ? Et que feront les abonnés ? Espérons que beaucoup soient prêts à le suivre… Il en va de la défense de la liberté d’expression et des valeurs conservatrices !
Le mensuel Gloria consacre son dossier au Sacré-Coeur
Pour honorer le Sacré-Cœur, Gloria lui consacre le dossier thématique du mois de juin avec différents articles :
- Quelle question ! Qu’est-ce que le Sacré-Cœur ?
- un dossier racontant les apparitions de Paray-le-Monial
- des prières et méditations pour célébrer le Sacré-Cœur
- une visite du Sacré-Cœur de Montmartre dans la rubrique Ultreïa !
Ce numéro a été présenté dans Terres de mission
La saison des « fêtes de la foi » touche à sa fin. Si vous n’avez pas encore choisi de cadeau pour les jeunes de votre famille qui font leur première communion, profession de foi ou confirmation, découvrez ce magazine.
La CEDH condamne l’Ukraine et oblige à reconnaître les unions contre-natures
Dans un arrêt du 1er juin, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), statuant sur l’affaire Maymulakhin et Markiv c. Ukraine, a affirmé que l’absence de reconnaissance et de protection juridique des paires de même sexe violait la Convention.
L’affaire concerne deux ressortissants ukrainiens, Andriy Yuriyovych Maymulakhin et Andriy Mykhaylovych Markiv, qui vivent ensemble depuis 2010. Souhaitant se marier ils ont fait face, depuis 2014, à une série de refus devant sept services d’Etat civil. Le principal motif étant que la Constitution et le code de la famille ukrainien définissent le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme.
Ne pouvant établir aucun type d’union civil reconnaissant leur relation, ils ont déposé une requête devant la CEDH le 24 novembre 2014. Les requérants invoquent la violation de l’article 14 de la CEDH interdisant la discrimination, et l’article 8 sur le droit au respect de la vie privée et familiale.
La CEDH admet que l’Ukraine est libre de restreindre l’accès au mariage mais elle reproche le fait que l’orientation sexuelle des deux hommes soit le seul fondement de la différence de traitement.
Donner un entretien à Valeurs Actuelles : un péché mortel pour la gauche
Dans son dernier numéro, Valeurs actuelles a interrogé Eric Naulleau, qui dénonce les ravages du wokisme dans la littérature :
[…] Je pense qu’il existe de nombreux points communs entre le néoféminisme et les totalitarismes : tous deux veulent faire table rase du passé pour bâtir un homme nouveau. Le nazisme rêvait de la pureté raciale, le communisme de la pureté sociale ; le rousseauisme a l’obsession de la pureté morale et sexuelle. L’écriture inclusive est un cas d’école : elle n’a fait cesser aucune violence conjugale mais permet simplement de tyranniser les individus dans ce qu’ils ont de plus intime – leur rapport à la langue – tout en essayant de changer de force les conditions de l’existence. C’est une tyrannie du fait accompli. […]
La censure woke est pire que son équivalente au XIXe siècle : elle n’est plus verticale, ce n’est plus l’État qui dicte sa morale. Aujourd’hui, le danger est votre voisin de palier, votre collègue… Demandez à Bastien Vivès ! Il a été dénoncé par une pétition de dessinateurs dont personne n’a jamais entendu parler – médiocrité contre grandeur, comme on se retrouve… J’entends des esprits très frondeurs, très libres, me dire : “Il y a des choses que je ne peux plus écrire.” Ils ne veulent pas subir la mort sociale, la mort artistique, alors ils retiennent leur langue et leur plume. La prochaine génération ne s’en rendra même plus compte. Elle sera née dans un monde de plain-pied avec le wokisme, les jeunes auront intégré tous les phénomènes d’auto censure. C’est tout le propos de 1984 : il reste quelques dissidents, mais les autres ? Ils ignorent même qu’un autre monde est possible. Avant d’en arriver là, il faut que les esprits libres forment le dernier carré pour combattre et défaire ce wokisme. […]
La gauche est devenue sectaire, n’y resteront que ceux qui sont d’accord à 150 %. Si vous ne l’êtes qu’au quart ou à moitié, vous êtes un dissident impur qu’il faut combattre, éliminer. Comment ? En le traitant de fasciste. Il n’y a pas d’étiquette plus disqualifiante, je sais de quoi je parle ! […]
Ce que je constate aujourd’hui, c’est que l’intolérance se situe à gauche. En face, les débats sont beaucoup plus décontractés. Il y a beaucoup moins de sectarisme. Tenez, un exemple : j’ai été élu président du prix des Hussards par un collège de personnalités plutôt classées à droite. L’inverse est impossible ! Vous ne verrez jamais un jury de personnalités de gauche élire un président de droite. Ça n’a pas toujours été comme ça ; aujourd’hui, c’est le cas. Factuellement, jamais aucun représentant du Rassemblement national n’a demandé mon éviction d’un plateau ; La France insoumise l’a réclamée à plusieurs reprises -Jean-Luc Mélenchon en tête. […]
En fin d’après-midi, aux alentours de 17 heures, l’écrivain est contacté par la direction du Festival du film romantique de Cabourg (Calvados), à quinze jours seulement de son lancement.
« On m’annonce que ma figuration en “une” de Valeurs actuelles n’est pas compatible avec ma présence au sein du jury de l’événement, pourtant prévue depuis plusieurs semaines ».
La cancel culture a encore frappé. Agacé, l’écrivain tente d’obtenir la raison précise de son “annulation”. A sa grande surprise, son interlocutrice reconnaît n’avoir été choquée par aucun passage de l’entretien. Pis : elle confesse partager l’avis du paria sur la quasi-totalité des sujets abordés…
« On ne me reproche pas ce que j’ai dit. On me reproche de l’avoir dit à Valeurs actuelles… »
Jeanne du Barry
De Bruno de Seguins Pazzis pour Le Salon beige :
Jeanne Gomard de Vaubernier, une jeune femme d’origine modeste, cherche à s’élever socialement en utilisant ses charmes. Son mari, le comte Du Barry, qui s’enrichit largement grâce aux galanteries lucratives de Jeanne, la présente au Roi Louis XV, avec l’aide du Duc de Richelieu. Le Roi s’éprend de sa nouvelle conquête et décide d’en faire sa favorite officielle.
Avec : Maïwenn (Jeanne du Barry), Johnny Depp (Louis XV), Benjamin Lavernhe (La Borde), Pierre Richard (Duc de Richelieu), Melvil Poupaud (Comte du Barry), Pascal Greggory (Duc d’Aiguillon), India Hair (Adélaïde de France), Suzanne de Baecque (Victoire de France), Capucine Valmary (Louise de France), Laura Le Velly (Sophie de France), Diego Le Fur (Le Dauphin), Pauline Pollmann (Marie-Antoinette), Micha Lescot(Mercy), Noémie Lvovsky(Comtesse de Noailles), Marianne Basler(Anne), RobinRenucci (Monsieur Dumousseaux), Patrick d’Assumçao (Duc de Choiseul). Scénario : Maïwenn, Nicolas Livecchi et Teddy Lussi-Modeste. Diorecteur de la photographie : Laurent Dailland. Musique : Stephen Warbeck.
Laissons aux historiens, spécialistes du roi Louis XV, voire de la du Barry, le soin de nous dire ce qui est historique et ce qui ne l’est pas. Car la réalisatrice ne cache pas avoir laissé place à son imagination : « Je suis tombée amoureuse du personnage et de son époque. J’ai écrit pendant trois ans, en m’étant beaucoup documentée, puis j’ai laissé infuser l’imaginaire… » (Vogue du 16 mai 2023, article d’Alexandre Marin : «J’adore filmer les gens qui se fichent de tourner avec moi » Maïwenn nous parle de son film Jeanne du Barry). Alors, limitons-nous à apprécier ce que Maïwenn et ses coscénaristes, Nicolas Livecchi et Teddy Lussi-Modeste, qui, à ce que je sache, ne sont pas des spécialistes de cette période, nous donnent à considérer.
Mais d’abord, sans réserve, commençons par dire que le scénario de Jeanne du Barry est remarquablement écrit, que la mise en scène de Maïwenn (Polisse en 2011, Mon roi en 2015, ADN en 2020) est en tous points remarquable, ample quand il le faut, intimiste quand il se doit, la bande originale de Stephen Warbeck (La Dame de Windsor en 1997 et Shakespeare in Love en 1998 de John Madden, Billy Elliot en 2000 de Stephen Daldry) parfaitement ajustée en interpénétrant avec finesse les tonalités baroques illustratives de Versailles et celles sombres comme prémonitoires des convulsions de la Révolution à venir une quinzaine d’année plus tard. Décors, costumes sont à l’avenant… Tout ceci est parfait, et Maïwenn, s’il en était besoin, fait ici la preuve de son grand talent et de son métier, car il faut avoir les deux pour réussir une entreprise aussi ambitieuse.
Lorsque nous abordons la distribution des rôles, les choses sont moins réussies. Pourquoi ce choix de Johnny Depp, l’acteur fétiche de Tim Burton, pour interpréter (pour ne pas interpréter, devrait-on plutôt dire) le roi Louis XV qui n’avait pas l’acccent américain ? Pourquoi Maïwenn s’est-elle investie dans le rôle de la du Barry ? Son visage n’a pas la moindre début de ressemblance avec celui de la favorite si l’on se réfère aux portraits que l’on a d’elle. De la distribution des rôles et de l’interprétation on peut par contre sauver, à la rigueur Pierre Richard dans le rôle du duc de Richelieu, mais surtout Benjamin Lavernhe (Comme un avion en 2015 et Le Discours en 2020 de Bruno Podalydès, Le Goût des merveilles d’Éric Besnard en 2015), brillant sociétaire de la Comédie Française, qui est parfait dans le rôle de La Borde.
Mais revenons à notre propos du début. Que nous donnent à considérer Maïwenn et ses coscénaristes ? Les mauvais côtés de l’Ancien Régime dans ces dernières décennies, et seulement les mauvais côtés, comme si l’Ancien Régime n’avait eu aucun bons côtés, une femme également dont la vertu est plus que discutable et qu’on essaie, de scènes en scènes, de transformer en un beau personnage plein de sollicitude, de délicatesse et de compassion, mieux encore, à la toute fin, un femme pratiquement exemplaire ! Une femme exemplaire dont le parcours permet à la cinéaste de cocher plusieurs cases, celle de quelques images aussi malhonnêtes qu’inutiles, celle de la Christianophobie, et cela dès les premières minutes du film, celle de l’antiracisme avec l’attachement de la du Barry à Zamor, un attachement qui contraste avec les moqueries des filles du roi à son encontre. Notons juste sur ce point que Maïwenn est membre du collectif 50/50, fondé par Céline Sciamma et Rebecca Zlotowski, qui a pour but de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes et la diversité dans le cinéma et l’audiovisuel. Ainsi, Jeanne du Barry, tombe trop souvent, bien trop souvent, dans le grotesque et le ridicule. Sans aller plus loin dans les points négatifs de Jeanne du Barry, résumons en disant qu’il s’agit d’un beau moment de cinéma au contenu historique douteux et dont l’approche sociologique et politique reste discutable.
Bruno de Seguins Pazzis
Le SNRM, agent de propagande au service de l’ennemi

Le SNRM, ou Service national des relations avec les musulmans (dépendant de la Conférence des évêques de France), vient de publier son dernier « dossier ».
Ces dossiers recensent périodiquement les documents centrés sur le dialogue islamo-chrétien (!) son actualité, les événements et la réflexion qui concerne l’islam.
Ce récent envoi est, comme de juste, ouvert par un éditorial écrit par le Père Christophe Boyer (qui signe modestement « Christophe Boyer »), missionnaire d’Afrique (Pères blancs), puisque chargé de ce service depuis la fin de l’année 2022.
Voilà le texte intégral de cet éditorial :
« Chers amis, Avril et mai ont été marqués par la coïncidence du Ramadan et des Pâques juives et chrétiennes qui ont augmenté la ferveur des membres des trois monothéismes mais aussi parfois les tensions, notamment à la mosquée d’Al-Aqsa, à Jérusalem, où je résidais ces deux derniers mois. Une même passion pour le sacré nous anime et unit juifs, chrétiens et musulmans : pourtant, nous devons davantage apprendre que les religions peuvent nous rendre capables de mieux maitriser nos pulsions de violence. Je propose donc des articles sur la capacité du Coran de diminuer la violence du monde, en espagnol et en anglais, qui nous font voir nos religions comme autant de ressources pour nous libérer de la fatalité de la discorde. Celle-ci était symbolisée, chez les anciens égyptiens, par le mythe de Khnoum, bélier zodiacal auquel a voulu se substituer le sacrifice anti-idolâtrique de l’agneau pascal de Moïse, dans la lignée de celui d’Abraham, figure de la liberté de Jésus pour les chrétiens. Puissions-nous, dans nos structures chrétiennes ou laïques, et parallèlement au FORIF ou à d’autres initiatives musulmanes en faveur du bien commun, progresser vers plus de liberté, de paix et de justice, dans la fraternité avec les autres et avec l’Autre, différents, mais aimables et aimants. Christophe Boyer ».
Au vu des objectifs et sujets de ces dossiers, et sans rentrer dans la discussion –pourtant intéressante- des parallèles apparemment goûteux entre le ramadan et la fête de Pâques ou encore le sujet des « trois monothéismes » (sans compter une improbable même passion pour le sacré !), nous avons supposé que « les autres, différents mais aimables et aimants » devaient être les musulmans.
Nous avons supposé et, en même temps, nous avons légèrement sursauté. Y compris à propos de la capacité du Coran à diminuer la violence du monde.
Alors, reprenons quelques éléments.
Tout d’abord, la vue du monde par les musulmans : elle sépare le monde en deux parties, le monde de l’islam (soumis à la loi musulmane) et le monde de la guerre. Voilà une distinction aimable et aimante qui ne saurait, en aucun cas, être considérée comme une incitation à la violence…
Ensuite, référons-nous à ce Coran capable paraît-il de diminuer la violence du monde .
En tout premier lieu, examinons le verset 33 de la sourate 5. Sourate bien connue parce que les musulmans se plaisent à en citer un extrait du verset 32 : « Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes ». Mais le verset 33 précise pour les corrupteurs (c’est-à-dire tous ceux qui ne veulent pas du monde merveilleux créé par Allah ; on négligera ici le sort des meurtriers) : « La récompense de ceux qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposée, ou qu’ils soient expulsés du pays ». Pour diminuer la violence du monde, c’est peut-être un peu improbable quand même…
Ensuite les versets 191 et 193 de la sourate 2. Sourate bien connue là encore parce que les musulmans se plaisent à en citer un extrait du verset 192, juste au milieu : « Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux ». Dommage, le verset 191 explique à propos des « associateurs » (en particulier les chrétiens en raison du dogme de la Sainte Trinité) : « Tuez-les où que vous les rencontriez ». Et juste au début du verset 192, avant la partie citée plus haut, il y a ces petits mots bien intéressants : « S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux ». Autrement dit, si ces associateurs se soumettent à la loi islamique, on leur pardonnera. Sinon ? Eh bien, sinon, on se reportera utilement au verset suivant, le 193 (pour ceux qui donc ne cesseraient pas) : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’associations et que la religion soit entièrement à Allah seul ». Aimable, aimant et non-violent il paraît…
Ou encore ce merveilleux verset 89 de la sourate 4 : « Ne prenez pas d’alliés parmi eux [NDLR : parmi les mécréants] jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah [donc qu’ils se soumettent]. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors et tuez-les où que vous les trouviez ». Toujours ce Pardonneur conditionnel…
Il y a bien sûr encore le verset 39 de la sourate 8 (« combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah ») mais nous craignons de lasser le lecteur. Nous nous contenterons donc pour terminer la revue du Coran par le verset 5 de la sourate 9. Le texte en est d’autant plus intéressant (le verset est parfois appelé « verset du sabre) que la sourate 9 aurait été la dernière livrée par Mahomet. Et il y a une règle assez communément admise parmi les exégètes de l’islam selon laquelle, en cas de contradiction entre versets, ce sont les derniers écrits qui l’emportent (règle dite de l’abrogation). Voilà donc le verset 5 « Après que les mois sacrés expirent [NDLR : on notera que le mois de ramadan, loué dans l’éditorial, est justement considéré comme un mois sacré par les musulmans], tuez les associateurs où que vous les trouviez ». L’acmé de la miséricorde bienveillante en quelque sorte ! Mais soyons complet : ce verset use de la réthorique déjà rencontrée plus haut : « Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salât {prière musulmane] et acquittent la Zakât [impôt spécifique des soumis], alors laissez-leur la voie libre car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ».
Alors bien sûr, le Coran n’est pas le seul livre musulman à se livrer à ce genre de paroles fraternelles. On peut compter aussi sur les hadiths, ces récits écrits par de distingués érudits musulmans et colportés à l’envi. Prenons l’exemple des hadiths d’un érudit syrien du 13ème siècle, Al-Nawawi, réputé pour sa sobriété : une quarantaine de hadiths plutôt courts. Tellement courts que le recteur de la Grande mosquée de Paris en faisait le support d’un exercice de mémorisation pour de jeunes français en 2021 :

Et tellement célèbres que ces hadiths Nawawi sont aussi une des bases du programme d’éthique enseigné dans le lycée musulman Averroès de Lille réputé pour son islam bien classique.
Bien évidemment, nous y avons cherché tout ce qui était aimable, aimant et non-violent dans ces écrits, sans être déçus. Le hadith 8 reprend tout le contenu des versets du Coran préalablement cités (Titre déjà évocateur : « « Le caractère sacré du musulman») :
« L’Envoyé de Dieu a dit : « il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent l’aumône ».
Le hadith 14 délicatement intitulé « L’inviolabilité du sang du musulman » [et quand le sang n’est pas musulman, c’est quoi son degré d’inviolabilité ?] explique : « Il n’est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s’il s’agit d’un des trois coupables que voici : le marié qui commet l’adultère, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l’apostat qui se sépare de la communauté musulmane ». Il est honnête de remarquer que les associateurs ne sont, ce coup-là, pas directement concernés. Sans doute un effet kiss cool de la miséricorde musulmane.
Et puis, nous sommes passés à des textes encore plus contemporains. Comme par exemple cette tribune intitulée : « Nous sommes musulmans, nous condamnons le terrorisme. Sans hésitation, sans nuance, sans réserve », publiée le 28 avril 2021 par un Collectif de vingt intellectuels musulmans dans l’Obs. Pensez : une condamnation sans réserve du terrorisme, c’est déjà un début d’amour. Bien sûr, cette tribune faisait suite à l’égorgement à Rambouillet d’une policière par un… musulman (on a même dit que juste avant son acte, ce dernier était passé par la mosquée) mais comme disent les bienveillants, il ne faut pas essentialiser. Le texte proclame : « Aux terroristes qui se réclament de la religion, nous rétorquons que rien ne peut justifier un acte terroriste ni la violence aveugle. Le Coran dit : « N’attentez pas à la vie de votre semblable, que Dieu a rendue sacrée… » (Coran, 17.33). » Voilà enfin de l’aimant, de l’aimable, du non-violent ? En fait, il y a comme un petit hic : car en se référant au texte intégral (traduction Assabile) ce qu’il faut toujours faire quand on vous cite le Coran (mais si, vous savez, celui qui diminue la violence du monde), on constate que le texte exact est : « Et, sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allah a rendu sacrée ». C’est ballot quand même, encore trois petits mots escamotés et qui changent tout. Parce qu’il dit quoi par exemple le droit musulman au verset 33 de la sourate 5 ?
Et ces petites falsifications pour démontrer ce caractère non-violent de l’islam sont finalement assez fréquentes. Ainsi, pour faire suite à l’assassinat du Père Hamel, il se trouve que le CFCM (Conseil français du culte musulman) a publié un communiqué dans lequel il rappelait que « le Prophète (Paix et Salut sur lui) disait dans un Hadith : “Celui qui fait du mal injustement à un juif ou à un chrétien me trouvera en adversaire le jour du jugement dernier” (rapporté par Mouslim).»
Mouslim est sans doute la première source de hadiths autorisés utilisés dans le monde musulman. Malheureusement, le Dr Aldeeb (un contemporain, universitaire éminent et exégète scrupuleux) a recherché le fameux hadith cité par le CFCM. Très étrangement, il ne l’a pas trouvé et a « en revanche trouvé trois autres hadiths à la construction similaire et qui se ressemblent, nous n’en citons qu’un : « Celui qui opprime un bénéficiaire d’un pacte qui reconnaît sa dhimmitude et paie son tribut (jiyza), je serai son adversaire le jour du jugement dernier ». Question cohérence musulmane, nous sommes rassurés. Question amabilité, amour et non-violence, un peu moins.
Parfois, le fond jaillit quand même à la surface. Ainsi, M.Abdallah Zekri (à l’époque secrétaire général de ce CFCM opportunément inventeur de hadith et équivalent du FORIF cité par le gentil Père Boyer) disait lors d’un entretien à une chaîne de télévision tunisienne vers juin 2017 à propos de l’assimilation prévue dans le Code civil français à propos de l’acquisition de nationalité : « je ne suis pas assimilable. Je suis un poison musulman. Si on veut m’assimiler, celui qui veut m’assimiler, si il me mange, il meurt ». Encore de l’amabilité et de l’amour à l’état pur nous n’en doutons pas.

Alors, maintenant, pourquoi le titre : « agent de l’ennemi » ? L’occasion certainement de rappeler une petite histoire contemporaine. Le philosophe Julien Freund travaillait à une thèse sur L’essence du politique et avait comme directeur de thèse le philosophe Jean Hyppolite. Il se trouve qu’avançant dans ses travaux, M.Freund avait articulé l’idée principale suivante : :
« Il est naturel pour l’être humain d’organiser par la force la société dans laquelle il vit afin d’en assurer la concorde et la sécurité ; et quelle que soit la forme que prend cette organisation politique, on est certain d’y repérer une relation entre les éléments suivants : le commandement et l’obéissance ; le public et le privé; l’ami et l’ennemi. »
Or, M.Hyppolite était un pacifiste (donc bienveillant) et n’avait pu supporter l’idée de la présence de «l’ennemi » comme élément majeur de l’organisation du politique. Il s’était donc désisté de sa direction de thèse et avait été remplacé par Raymond Aron (ce qui s’appelle ne pas perdre au change). Cependant, il fit partie du jury de soutenance de la thèse et cela a donné lieu au dialogue suivant avec M. Freund :
Jean HYPPOLITE – Reste la catégorie de l’ami-ennemi définissant la politique. Si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu’à cultiver mon jardin.
Julien FREUND – Ecoutez Monsieur Hyppolite […]. Je crois que vous êtes en train de commettre une erreur, car vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes. “Du moment que nous ne voulons pas d’ennemis, nous n’en aurons pas”, raisonnez-vous. Or c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous soyez l’ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin.
Jean HYPPOLITE – Résultat : il ne me reste plus qu’à me suicider.(in : Hélène Boulé : Julien Freund, philosophe de la résistance. Mémoire de philosophie. Québec, 2008)
Rassurons les âmes sensibles, M.Hyppolite ne s’est pas suicidé. Par contre, l’islam s’est clairement (comme vu avec les citations précédentes) positionné dans la catégorie de l’ennemi à l’encontre des corrupteurs de tous poils qui refusent de se soumettre à ses lois.
Le Père Boyer se croit peut-être autorisé, à propos de musulmans pour lesquels –à ce moment-là- on ne craint pas l’essentialisation, à parler d’aimants, d’aimables, de Coran source de non-violence, c’est-à-dire à faire œuvre de mensonge ou de propagande, parce qu’il se rappelle ce court extrait du fameux Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signée en février 2019 par le Pape François et le grand imam d’Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb: « De même nous déclarons – fermement – que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. »
On préfère donner comme cadeau au Père Boyer la fin du mot de clôture du pèlerinage de Chartres prononcé par l’abbé de Massia, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté ce lundi de Pentecôte 2023 :
« Prêcher la vérité, c’est la plus grande des charités. L’adhésion au Christ n’est pas qu’une affaire de ressenti, d’impression, de « c’est beau, ça me fais du bien ». Non, l’adhésion au Christ est adhésion à la Vérité qui sauve le monde. Forme-toi, lis l’Évangile, cherche à illuminer l’intelligence des hommes, avec douceur mais sans compromis, comme un vitrail. Un vitrail n’enseigne que s’il laisse passer une lumière qui vient d’ailleurs, de plus haut que lui. Que saint Thomas, dont nous vénérons ici le chef, nous communique sa docilité à l’Esprit Saint, qui souffle fort, en cette fin de pèlerinage, pour que tu sois un témoin courageux de l’Évangile ».
20 jours, 20 élévations pour se préparer à la fête du Coeur Eucharistique de Jésus
D’un lecteur :
L’Eglise fête chaque année le Coeur Eucharistique de Jésus. Cette fête trop peu connue a lieu une semaine après la fête du Sacré-Coeur. Cette année, ce sera le 23 juin.
Sophie Prouvier (1817 – 1891) a reçu les apparitions du Coeur Eucharistique en 1854, dans la chapelle de l’hôpital de Besançon. Cette dévotion a été approuvée par Léon XIII en 1879.
“La dévotion au Cour Eucharistique de Jésus contient et réunit en elle la dévotion au Saint Sacrement et au Sacré-Coeur avec l’intention d’honorer par un culte spécial le Coeur Sacré de Jésus dans l’acte d’amour avec lequel il a donné l’Eucharistie et perpétué à travers elle son adorable présence parmi nous”.
En 1916, Benoît XV déclarait :
“Cette dévotion, la plus excellente, devrait spécialement être celle des prêtres”.
Sophie Prouvier a rédigé une prière au Coeur Eucharistique de Jésus, et 20 élevations : autant de commentaires pour soutenir la méditation de cette prière. Ces élévations sont un chemin pour s’élever de degré en degré dans la compréhension et l’amour du Coeur Eucharistique de Jésus.
Il reste 20 jours avant sa fête. Une belle préparation pourrait être de lire une Elevation par jour. Pour tous ceux qui le souhaitent, elles sont accessibles librement sur le site : coeureucharistique.fr
Bonne lecture à tous !
Geoffroy Lejeune mis à pied de Valeurs actuelles
Le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles Geoffroy Lejeune a été mis à pied par sa direction. Il est convoqué pour un « entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement ».
À l’automne dernier, il était sur le point d’être remercié par le propriétaire du magazine, le franco-libanais Iskandar Safa, mais il avait sauvé sa tête grâce à la mobilisation de sa rédaction et d’une opération de communication inédite « Je suis là pour VA ».
Le propriétaire de l’hebdomadaire n’aurait pas apprécié la droitisation du journal.
En Quête d’esprit : l’âme
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Michel Onfray, Robert Redeker et Marion Lucas :
« Quelle est donc cette flamme qui brûle dans le cœur de la jeunesse catholique ?»
Voici l’homélie de l’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut de Bon Pasteur, prononcée le dimanche de Pentecôte, lors du pèlerinage de Chrétienté, homélie qui a provoqué quelques sueurs froides chez certains communicants :
Nouveaux rapports de l’Observatoire de la christianophobie
Nos confrères de l’Observatoire de la christianophobie ont récemment mis en ligne des rapports mensuels sur les actes anti-chrétiens commis en France.
Vous pouvez les télécharger ici:
Terres de Mission – Pèlerinage de Chartres : les raisons d’un immense succès
Eglise universelle : Gloria, un nouveau magazine catholique
Le numéro 7 du mensuel Gloria, consacré au Sacré-Cœur, vient de paraître. Marie-Laurentine Caetano, rédactrice en chef de cette publication, placée sous le triptyque Spiritualité-Cul ture-Patrimoine, nous présente les objectifs de cette revue, agréablement illustrée, destinée originellement aux adolescents mais dont le lectorat peut s’étendre de 10 à 110 ans. Pour mieux comprendre les symboles, présentés sous forme d’œuvres d’art, de la religion catholique.
Eglise en France : Journées nationales extraordinaires du SNPLS
Jeanne Smits a participé aux Journées nationales extraordinaires organisées à saint Honoré d’Eylau à Paris les 10 et 11 mai par le Service National de Pastorale Liturgique et sacramentelle. 200 participants dont 5 évêques et une cinquantaine de prêtres étaient présents afin de mettre en œuvre la lettre apostolique sur la Formation liturgique du peuple de Dieu Desiderio desideravi. Mgr Viola, secrétaire du dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements, était présent. Un passionnant témoignage sur une nouvelle liturgie au service d’une nouvelle ecclésiologie.
Eglise en Marche : Très beau succès du pèlerinage de chrétienté
Pour sa 41ème édition, le pèlerinage de Notre-Dame de chrétienté, de Paris à Chartres à l’occasion de la Pentecôte, a été à bien des égards exceptionnel. Une affluence record : 16 000 pèlerins. Un nonce apostolique américain énergique et vigoureux, Mgr Gullickson. Une couverture médiatique large, inhabituelle et bienveillante. La présence des reliques de Saint Thomas d’Aquin. Plus de 1 500 pèlerins étrangers de 35 nationalités, etc. Président de Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers dresse le bilan de cet événement désormais majeur de la vie de l’Eglise de France.
Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, un modèle pour l’évangélisation
C’est le dossier du nouveau numéro de L’Homme Nouveau, consacré à ce grand saint de la fin du XVIIe et début XVIIIe siècle, qui évangélisa l’Ouest de la France :

Fête de la Très Sainte Trinité
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous voici dans le temps après la Pentecôte, le plus long de l’année liturgique, puisqu’il en couvre à peu près la moitié, et va nous conduire jusqu’à la fin de novembre. En ce premier dimanche après la Pentecôte, l’Église célèbre la fête de la Très Sainte Trinité, Dieu unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit…
Autrefois, selon le rit romain, ce dimanche qui suivait la veillée nocturne du samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte à Saint-Pierre, était consacré au repos : Domínica vacat. Mais vers le VIIIe siècle, les calendriers romains commencent à noter une octave de la Pentecôte – à l’imitation certainement du dimanche in Albis – avec la lecture évangélique du colloque du Seigneur et de Nicodème (Jn, 3, 1-16) où il est question de l’efficacité de l’action du Saint-Esprit dans la régénération baptismale. Presque en même temps apparaît en usage la leçon actuelle pour la messe du Ier dimanche après la Pentecôte (messe que l’on ne peut entendre qu’en semaine quand le calendrier le permet) de l’Évangile selon saint Luc (6, 36-42). Toutefois en 1334, l’un et l’autre passages devinrent à peu près inutiles, en raison de la fête nouvelle de la Très Sainte Trinité, qui fut introduite par Jean XXII dans le rit romain.
Pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, nous trouvons une fête qui n’a pas pour but de commémorer un événement de l’histoire du salut, mais de nous remettre en mémoire et graver en notre esprit un des dogmes fondamentaux de la foi catholique. C’est seulement à la fin du Moyen Âge que l’Église en a éprouvé le besoin en raison du refroidissement des convictions et de la prolifération des théories hétérodoxes. Cette fête était célébrée en certains lieux dès le Xe siècle, à la suite de révélations privées, mais ce n’est qu’au XIVe siècle qu’elle a été instituée officiellement pour l’Église universelle et fixée au premier dimanche après la Pentecôte. Il s’agit donc ici d’un office composé, non de l’expression spontanée de la prière de l’Église comme pour les messes plus anciennes. Les mélodies ne sont pas originales, à part l’Alléluia qui a été repris dans un office existant. Ce sont des adaptations plus ou moins adroites, il faut le dire, de textes nouveaux à des mélodies qui avaient été faites pour d’autres.
Les textes de la messe de la fête de la Sainte Trinité ne constituent pas un exposé théologique du dogme, comme ce sera le cas dimanche prochain pour la fête du Saint Sacrement. Comment exprimer l’inexprimable ? Ils se contentent de répéter indéfiniment notre louange à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. En particulier les chants de la messe disent tous à peu près la même chose et on remarquera que les cinq pièces du propre : Introït, Graduel, Alléluia, Offertoire et Communion commencent toutes par le verbe bénir, benedicere c’est-à-dire : dire du bien. Et lorsque c’est l’homme qui est sujet, ce verbe est synonyme de louer. Ces textes s’inspirent plus ou moins de deux passages de la Bible, tous deux dans l’Ancien Testament, le cantique des trois jeunes hébreux dans la fournaise au livre de Daniel, qu’on trouvera au Graduel et à l’Alléluia, et les paroles de l’archange Raphaël au livre de Tobie, qu’on trouvera à la Communion et dont s’inspirent l’Introït et l’Offertoire, en y ajoutant la notion de Sainte Trinité dont l’Ancien Testament ne parlait évidemment pas.
L’idée d’une solennité spéciale en l’honneur de ce mystère, fondement de notre foi chrétienne, est belle, et le moment de sa célébration, à l’expiration du temps pascal, est heureusement choisi. On sentait comme le besoin de manifester toute notre reconnaissance à l’Auguste Triade, qui a daigné accomplir avec tant de miséricorde et tant d’honneur pour nous, l’œuvre de notre Rédemption (c’est la phrase que nous répétons à l’Introït, à l’Offertoire et à la Communion : « parce qu’il a fait éclater sur nous sa miséricorde »). Pour l’amour de nous, le Père éternel a daigné nous donner comme hostie et victime d’expiation son Fils unique lui-même ; Jésus nous a aimés in finem, c’est-à-dire jusqu’à s’immoler lui-même pour nous ; l’Esprit Saint s’est donné à nous si intimement qu’il est appelé donum, le don, précisément parce qu’il nous atteste l’amour du Père et du Fils à notre égard.
De plus, la révélation du dogme de la Très Sainte Trinité est un de ces secrets que les Hébreux avaient seulement entrevus mystérieusement, mais qui ne fut expressément révélé que dans la Nouvelle Loi. Il regarde la vie intime de Dieu ; or, les choses intimes ne se disent pas à tous, mais seulement aux amis. La connaissance de Dieu trine dans les Personnes et un dans son essence, marque le plus haut sommet de la science théologique et confère au peuple chrétien une perfection et une dignité si grandes qu’on peut bien dire qu’en ce dogme réside l’honneur, la gloire et le salut de l’Église. C’est donc fort à propos, après que l’Esprit Saint est venu instruire le troupeau des fidèles, les initiant à la possession intégrale de la vérité divine, que la famille chrétienne s’élève à la contemplation et à l’adoration in Spíritu et veritáte de l’auguste Triade, qui constitue la fin première et essentielle de l’Incarnation du Sauveur et de la rédemption du monde.
Introït : Benedicta sit
Voici le texte de l’Introït :
Benedicta sit Sancta Trinitas, atque indivisa unitas : confitebimur ei quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Bénie soit la Sainte Trinité et son indivisible unité ; Proclamons sa louange car elle a exercé envers nous sa miséricorde.
La mélodie est calquée presque note pour note sur celle de l’Introït Invocabit me du premier dimanche de Carême, qui est affirmative, pleine d’une assurance paisible et assez solennelle. Le verset est le premier du psaume 8 :
Domine Dominus noster : quam admirabile est nomen tuum in universa terra !
Seigneur notre maître que votre nom est admirable sur toute la terre.
Ce verset est suivi comme toujours du Gloria Patri qui convient aujourd’hui plus que jamais.
Graduel : Benedictus es
En ce premier dimanche après la Pentecôte, fête de la Sainte Trinité, le temps pascal étant terminé, nous allons retrouver le Graduel pour la première fois depuis le dimanche de Pâques.
Le texte de ce Graduel est emprunté au cantique des trois jeunes hébreux dans la fournaise, au livre de Daniel, grand cantique d’action de grâces dont tous les versets commencent par le verbe ” bénir “.
Benedictus es, Domine, qui intueris abyssos, et sedes super Cherubim. Benedictus es, Domine, in firmamento cæli et laudabilis in sæcula.
Vous êtes béni, Seigneur, qui contemplez les abîmes et trônez au-dessus des Chérubins. Vous êtes béni, Seigneur, au firmament du ciel, et digne des louanges dans les siècles.
La mélodie est calquée, à peu près note pour note là aussi, sur celle du Graduel Constitues eos de la fête des saints Apôtres Pierre et Paul le 29 Juin. Mais, comme on le sait, les Graduels sont généralement faits de formules toutes faites qui s’enchaînent les unes aux autres. Ils s’adaptent donc plus facilement à des textes différents. Ici l’adaptation est excellente et les grandes vocalises de la mélodie expriment bien la louange du texte. En particulier le mot Domine se retrouve une fois au grave et une fois à l’aigu sur des mélodies réservées habituellement au nom du Seigneur.
Alléluia : Benedictus es
L’Alléluia de la fête de la Sainte Trinité est la seule pièce ancienne de cette messe. Il a été repris à la messe de la veille, le samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte. Dans les premiers siècles, les samedis des Quatre-Temps étaient des jours d’ordinations et la messe était très longue ; commencée dans la soirée, elle se poursuivait une partie de la nuit, et servait de messe de dimanche. Cet Alléluia est donc bien à sa place aujourd’hui, d’autant que son texte convient parfaitement à la fête. Les messes des samedis des Quatre Temps comportent de nombreuses lectures, parmi lesquelles on trouve toujours le cantique des trois jeunes hébreux dont nous venons de parler à propos du Graduel. Le texte de l’Alléluia qui le suit en est également tiré.
Benedictus es, Domine, Deus patrum nostrorum, et laudabilis in sæcula.
Vous êtes béni Seigneur, Dieu de nos pères, et digne de louanges dans les siècles.
La mélodie cette fois, est originale. Elle est légère et très joyeuse.
Offertoire : Benedictus sit
Le texte de l’Offertoire de la fête de la Sainte Trinité est à peu près le même que celui de l’Introït. Les trois personnes y sont seulement en plus explicitement énumérées.
Benedictus sit Deus Pater, unigenitusque Dei Filius, Sanctus quoque Spiritus : quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Béni soit Dieu le Père et le Fils unique de Dieu ainsi que le Saint Esprit, car il a exercé envers nous sa miséricorde.
On remarquera dans ce texte que, si les trois personnes sont énumérées, les verbes restent au singulier, montrant bien qu’elles forment un seul Dieu.
Comme celle du Graduel, la mélodie est calquée sur celle de la pièce correspondante de la messe des saints apôtres Pierre et Paul, dont le Graduel et l’Offertoire ont exactement le même texte. Mais ici l’adaptation est moins heureuse. Cette mélodie est assez complexe et très ornée, pleine de mouvement, mais se termine dans une ambiance contemplative.
Communion : Benedicimus
Nous trouvons dans l’antienne de Communion de la fête de la Sainte Trinité le texte du livre de Tobie dont ceux de l’Introït et de l’Offertoire étaient plus ou moins inspirés. Ce sont les paroles de l’Archange Raphaël lorsqu’il se fait connaître, et invite Tobie et sa famille à rendre grâces à Dieu pour tous les bienfaits qu’ils ont reçus par son intermédiaire.
Benedicimus Deum cæli, et coram omnibus viventibus confitebimur ei : quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Bénissons le Dieu du ciel et proclamons sa louange devant tous les êtres vivants, car il a exercé envers nous sa miséricorde.
Ce texte nous rappelle ainsi que la Sainte Trinité est source d’amour. Seule petite différence avec le texte original, les verbes sont passés de la deuxième à la première personne : Bénissons au lieu de Bénissez. À part cela, c’est le texte exact de la Bible, tandis que l’Introït et l’Offertoire n’en avaient repris que les derniers mots et le verbe bénir au début. La mélodie est celle de la Communion Feci judicium de la messe d’une vierge martyre, avec quelques petites variantes. Elle est assez douce dans un mode contemplatif.
4 façons de prier pour nos parents
Cette année nous fêterons nos mères le dimanche 4 juin et nos pères le 18 juin. Fleurs, colliers de pâtes, porte-clés colorés, les petites attentions ne manquent pas quand nous sommes enfants. Mais en grandissant, prenons-nous toujours autant de soin à célébrer nos parents ?
Ce mois de juin peut être l’occasion de confier ceux qui nous ont élevé, donné la vie, à notre Père du Ciel. Prier pour nos parents, c’est aussi permettre à Dieu de venir guérir certaines blessures, éclairer certaines zones d’ombres, apaiser certains tourments. Quelle que soit la relation que nous avons avec eux, qu’ils soient toujours à nos côtés ou bien déjà partis, prier pour nos parents c’est demander une bénédiction pour eux, comme pour nous.
- Demander à Dieu la grâce du pardon, d’une réconciliation, d’un apaisement. Nous pouvons confier nos relations filiales blessées, abîmées, compliquées à la Vierge Marie, à travers la neuvaine à Marie qui défait les nœuds et, avec elle, demander au Seigneur de nous aider à pardonner les manquements, et à accueillir consolation et paix intérieure.
- Rendre grâce à Dieu pour nos parents, pour la vie qu’ils nous ont donnée, pour leur amour, pour ce qu’ils sont ou ont été, pour ce qu’ils nous ont permis de devenir. A travers nos prières, confions nos pères à saint Joseph et nos mères à la Vierge Marie.
- Confier à Dieu leurs difficultés, leurs combats, leurs peurs. Ils ont veillé sur nous et nous sommes invités à notre tour à veiller sur eux. A travers la maladie, la solitude, la vieillesse, ils nous montrent leur vulnérabilité et leur fragilité. Avec douceur et confiance, présentons-les à Dieu pour qu’il soit leur force et leur réconfort en nous appuyant sur la Parole de Dieu.
- Avec Dieu et en Dieu, découvrir que la relation à nos parents peut continuer à grandir, vivre et nous porter, bien au-delà de la séparation de la mort. Par la prière, le lien à nos parents est éternel.
Alice Ollivier pour Hozana.org
Saint Jean de la Croix : un chercheur de l’absolu
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas :
Profanation au sein de la basilique Saint-Pierre
Jeudi 1er juin, dans l’après-midi, à la basilique Saint-Pierre, un homme est monté complètement nu sur l’autel de la confession de Saint-Pierre, avant d’être maîtrisé et recouvert par les services de sécurité.
Il brandissait, écrit sur le dos, un message contre la guerre en Ukraine qui dénonçait le massacre des enfants sous les bombardements russes. Selon la Repubblica, l’homme interpellé serait atteint de dépression sévère et fortement affecté par les conséquences du conflit. Il présentait également des marques d’autoflagellation sur le corps.
En réparation, l’archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, le cardinal Mauro Gambetti, a célébré un rite pénitentiel.
Dans un rapport, la Cour des Comptes propose de fixer à chaque établissement sous contrat des objectifs en termes de composition sociale
Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, communique :
Présidée par l’ancien ministre socialiste issu du militantisme trotskyste, Pierre Moscovici, la Cour des comptes vient une fois encore de sortir de son rôle de surveillance des finances de l’État.
Ce dernier, en effet, évoquant une concordance « fortuite » – mais bien sûr ! – avec la séquence de communication et de présentation par le ministre Pap Ndiaye du protocole entre l’enseignement privé sous contrat et l’État, signé le 17 mai, a parlé d’une « première » pour qualifier la publication par la Cour qu’il préside d’un rapport sur l’enseignement privé sous contrat.
Ce rapport met en effet en avant non pas des considérations financiaro-budgétaires qui relèveraient de sa mission de surveillance des financements étatiques mais l’affirmation de nature plus idéologique d’un « vrai recul » (sic) de la « mixité sociale » dans des établissements liés à l’État.
Outre le fait que cette mixité sociale n’est à l’évidence pas moindre dans l’enseignement privé que dans l’enseignement public, on peut peser ici combien la loi de la cinquième République sur le financement des écoles privées, dites « libres » (et en fait privées de liberté) a eu aussi pour effet de placer ces dernières dans les liens de l’État jacobin.
Réalité que l’ultra-socialiste jacobin Moscovici ne peut que vouloir renforcer.
Ainsi ne s’étonne-t-on pas de ce que les « recommandations » des conseillers de la Cour des comptes (désignés comme « les sages », mais de quelle sagesse avec un Moscovici, sinon de « Big Brother » ?) aillent dans le sens d’une amplification des contrôles de l’État.
Qui ne le voit : la coïncidence de la sortie du « protocole » du 17 mai élaboré par le socialiste « woke » Pap Ndiaye et de celle du rapport de vigilance laïciste présenté par le super comptable gauchiste Moscovici peut bien n’être déclarée que fortuite, quoi qu’il en soit, il s’agit d’une évidente convergence idéologique.
Elle ne surprendra que les gogos plus futiles qu’utiles de la déconstruction macronienne.
Le père Eugène de Villeurbanne face aux réformes de l’ordre des capucins
Sur Claves, l’abbé Renard, FSSP, a rédigé un article en deux parties, ici et là, retraçant la vie du P. Eugène de Villeurbanne (1904-1990), religieux capucin confronté aux réformes de son ordre, fondateur des Capucins de Morgon aujourd’hui proche de la Fraternité Saint-Pie X. Dès la fin des années 1940, l’ordre des Capucins fut confronté à une profonde crise et tous les couvents, dès les années 1950, envisagent de modifier le mode de vie qui remonte pourtant à saint François lui-même. Sa résistance aux évolutions internes de son ordre fait penser à un capucin italien contemporain, bien plus célèbre, Padre Pio, qui refusa aussi toutes les évolutions de la règle au point d’en être persécuté. C’est le même sort qui attendait le père Eugène, alors que les Capucins abandonnent l’habit, l’oraison, la pauvreté, le silence, le retrait du monde…
Pendant des années, le père Eugène s’évertuera à obtenir l’accord des autorités pour ouvrir une maison de stricte observance, s’appuyant sur l’un des maîtres-mots de l’aggiornamento en cours : le « pluralisme de formes », chacun devant pouvoir vivre en capucin selon sa propre compréhension de l’esprit de saint François. Sans succès. En 1972, les autorités de l’Ordre finirent par autoriser quelques pères à mener une vie conforme aux constitutions primitives dans un couvent à Besançon. Mais, et l’on retrouve étrangement la lettre du motu proprio Traditionis Custodes, ces religieux devraient partager la vie d’autres capucins « nouvelle façon », être en minorité, le supérieur du couvent ne devant pas être choisi parmi les capucins « traditionnels », et surtout, l’ouverture d’un noviciat était interdit. Il s’agissait donc d’un « mouroir » pour les capucins de stricte observance.
Le père Eugène est donc parti s’installer dans une maison mise à sa disposition dans l’Ain. Des procédures visant à son expulsion de l’Ordre capucin furent engagées. Il transféra cette fondation en 1983 à Morgon, où les capucins sont encore, alors que le reste de l’ordre s’est complètement délité… Je ne peux m’empêcher de relayer cette anecdote terriblement d’actualité : un jour, un homme qui assistait à sa messe se vit refuser la communion dans la main et vint trouver le Père à la sacristie pour s’en plaindre. Mais notre religieux, non sans malice, et ayant remarqué l’alliance que l’homme portait au doigt, lui répliqua :
« Cher Monsieur, vous avez reçu le jour de votre mariage le droit de prendre dans vos mains le corps de votre femme, et moi, le jour de mon ordination, celui de prendre dans les miennes le corps eucharistique de Jésus. Essayez donc de prendre dans vos mains la sainte hostie, et j’irai prendre dans les miennes celui de votre femme ! »
L’idéologie des Lumières, à la source de la culture de mort actuelle
L’auteur de ce livre, Du temps des Lumières à Napoléon. Recueil d’entretiens “révolutionnaires”, paru il y a un peu moins de deux ans, a consacré une douzaine d’ouvrages à une relecture du temps des Lumières, de la Révolution et de l’oeuvre napoléonienne. Ces études à rebours des idées enseignées ont valu à leur signataire des entretiens dans diverses publications. Le présent volume rassemble une douzaine de ces entretiens donnés à des publications qui nous sont proches, parmi lesquelles votre blogue préféré.
Au fil des pages, l’auteur évoque l’idéologie de Rousseau, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Laclos, Napoléon, au point de synthétiser ses différents ouvrages, dans une lecture très accessible et agréable.
En lisant méticuleusement les penseurs du XVIIIe siècle et les orateurs de la Révolution, Xavier Martin, historien du droit, a montré à quel point la propagande officielle était mensongère. Bien loin de l’humanisme qui leur est généralement attribué, ces penseurs et ces orateurs étaient persuadés que l’homme n’est qu’une bête, voire une machine ! Le problème c’est qu’il ne s’agit pas uniquement d’idéologie passée : les Lumières impriment profondément notre société et on ne peut que constater la filiation directe avec les revendications actuelles de la culture de mort :
Autre élément d’actualité, d’ailleurs en prise directe avec cette intention : la vision de l’homme, organiciste, eugéniste, etc. qui sous-tend toutes les dérives bioéthiques contemporaines vient en droite ligne du scientisme des Lumières, à travers l’histoire de la pensée médicale des XIXe et XXe siècle, jusques et y compris, faudrait-il ajouter, dans la sphère nationale-socialiste. Ce thème serait à préciser, à développer, mais je ne pourrais que répéter ce qui est dit, à grand renfort de citations référencées, dans bien des pages de mes ouvrages.
Ailleurs, l’auteur montre ce qu’il en est réellement de la fameuse déclaration des droits de l’homme :
Tout d’abord, les révolutionnaires en fait, sont peu attachés à la notion de droits de l’homme, encore moins à celle de déclarations des droits. Celle de 1789 n’est pas “proclamée” le 26 août, comme le répète tout un chacun ; la réalité est assez différente : le 27, on décide d’en suspendre l’élaboration, ressentie comme trop hasardeuse, et elle demeurera fixée dans son inachèvement du 26. L’effondrement, dès 1792, de la constitution qui l’a pour préambule, soulage les politiques en ce qu’il ouvre l’occasion de doter la France d’une déclaration moins mal rédigée. Mais celle-ciliée à la constitution “trop” démocratique de 1793, ainsi qu’à dix-huit mois de bombances répressives, est mort-née. Apprêtée sans élan, celle de 1795 (la troisième en six ans : démonétisation du genre !) est sous trois rapports en très nette rupture avec les deux autres : elle instaure des devoirs, délaisse la notion de droits naturels de l’homme, et c’est bien à dessein qu’elle évite la formule désormais exécrée par la classe politique à peu près unanime : “Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits”. Et pourquoi, exécrée ? Parce qu’on est persuadé que c’est là le type même de principe (de “théorie”, dit-on dès lors) qui chamboulant la France, l’a faite ingouvernable.
Achetons 500kg de fromage pour aider des moines bâtisseurs
Les moines bénédictins de l’abbaye de Donezan, situés au cœur des Pyrénées, sont en pleine construction de leur monastère depuis leur arrivée en 2007. Ils ont commencé par l’église et arrivent presque au bout du chantier ! Aujourd’hui, ils lancent une grande « opération fromage » en ligne avec Divine Box pour profiter de la puissance d’internet. L’objectif est de vendre 500kg d’ici le 11 juin ! Cela permettra de financer la rosace de leur église et une partie des vitraux de la nef.
Infos et précommandes : https://divinebox.fr/operation-fromage-donezan/
Des moines fromagers depuis 2007
La belle histoire de la communauté de Donezan commence en 1994, quand des bénédictins, venus de l’abbaye de Fontgombault, s’installent dans la très belle abbaye de Gaussan datant du XIIe siècle et située dans le massif des Corbières.
En 2007, à la recherche de plus de tranquillité, la communauté décide de s’installer près de Carcanières au cœur des montagnes ariégeoises, à 1350 mètres d’altitude. C’est la naissance de l’abbaye de Donezan ! Ils accueillent très rapidement un troupeau d’une vingtaine de vaches tarentaises et bâtissent une ferme et une fromagerie.
Aujourd’hui, en plus des sept offices chantés en grégorien chaque jour, les 16 moines de l’abbaye de Donezan fabriquent des fromages. Ces tommes et ces pavés « type Beaufort » sont faits avec le bon lait cru de haute montagne de leurs vaches ! Ensuite, les moines salent eux-mêmes ces merveilles, avant de les affiner dans leurs caves pendant 3 à 12 mois. La vente, elle, est en grande partie assurée par des amis des moines sur les marchés de la région. Sauf cette fois-ci, où la vente se fait en ligne !
Quelques détails sur l’opération fromage
Pour cette « opération fromage », deux fromages sont disponibles en quantité limitée :
- des Tommes de montagne (≈ 650g / pièce) entre 3 à 5 mois d’affinage
- des Pavés « type Beaufort » (≈ 500g / pièce et ≈ 1kg / pièce) entre 5 à 12 mois d’affinage.
Les précommandes se feront jusqu’au dimanche 11 juin à 23h59 (commandez vite !), et la livraison à domicile se fera par Chronopost® entre le 21 et le 23 juin.
Vous pouvez aussi partager l’opération à vos proches grâce à ce lien WhatsApp (modifiable avant envoi)

La tomme de 3 à 5 mois d’affinage faite avec le bon lait cru des vaches de l’abbaye de Donezan © abbaye de Donezan
Qui sont les jeunes catholiques de France ?
Que devient la jeunesse catholique de France ? Comment expliquer le succès du pèlerinage de Chartres et des JMJ chez les jeunes ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence les abbés Barthe et Célier, le père Thomas et Jeanne Smits.
“Si on veut recevoir l’Esprit-Saint dans toute sa force, il faut recevoir le Christ en nous, par la communion”
Homélie de la Messe des chapitres enfants et familles, samedi Vigile de la Pentecôte, prononcé par l’Abbé Dubrule, supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine :
Chers pèlerins, Au cours de ce pèlerinage placé sous le signe de l’Eucharistie, salut des âmes, nous avons la grâce d’avoir les reliques de saint Thomas d’Aquin qui a tant aimé ce sacrement et qui a si bien écrit dessus, notamment en composant toute la messe du Saint-Sacrement.
Son secrétaire, le frère Réginald, raconte que saint Thomas allait de temps en temps mettre sa tête dans le tabernacle quand il avait besoin d’être éclairé sur une question qu’il n’arrivait pas à résoudre. Pourquoi ce geste étonnant ?
Il savait bien que ce n’est pas le contact physique avec l’Eucharistie qui allait lui donner la réponse. Mais il mettait sa tête dans le tabernacle pour recevoir la lumière du Saint-Esprit.
Il était certain c’est par le Christ que l’Esprit-Saint est donné en abondance. Et donc qu’en s’approchant de l’Eucharistie, sacrement de la présence du Christ, il pouvait recevoir l’Esprit-Saint de manière privilégiée.
C’est cela qu’il nous faut faire pendant ce pèlerinage : nous approcher de l’Eucharistie, par la messe chaque jour, par l’adoration du Saint-Sacrement demain soir, afin de recevoir l’Esprit-Saint de manière privilégiée.
Car il y a un lien entre la présence eucharistique du Christ et sa présence par l’Esprit-Saint en nos âmes. C’est la promesse de Jésus dans l’Evangile d’aujourd’hui :
« Je prierai le Père qui vous enverra un autre Consolateur, l’Esprit-Saint ». « Un autre », car Jésus était déjà le premier Consolateur, par sa présence physique auprès des Apôtres.
Mais ce n’est pas la seule promesse ! L’Esprit-Saint, nous dit Jésus, « demeurera avec vous et il sera en vous ». La présence de cet autre consolateur est encore meilleure que la présence du Christ à nos côtés. Car c’est une présence en nous, au plus intime de notre être.
Nous avons besoin, grand besoin, en ce pèlerinage, de recevoir l’Esprit-Saint afin qu’il nous éclaire, qu’il nous fortifie et qu’il nous console, les trois grandes actions de l’Esprit-Saint en nous.
Nous avons besoin qu’il nous donne sa lumière pour un discernement important à poser. Ou pour éclairer notre conscience sur tel péché que peut-être nous ne voulons pas reconnaitre.
Nous avons besoin de sa force pour persévérer dans notre devoir d’état de parents, au milieu des fatigues et de l’usure d’un monde hostile à toute vie spirituelle.
Nous avons besoin de sa consolation car nous vivons une époque difficile, qui nous met à rude épreuve et qu’il est si important de ressentir le réconfort de la l’amour de Dieu pour nous.
Oui, nous avons tant de choses à demander à l’Esprit-Saint au cours de ce pèlerinage.
Il y a 2000 ans, le Christ est venu sur terre pour nous donner l’Esprit-Saint.
Aujourd’hui, il veut demeurer avec nous par sa présence eucharistique, pour être avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde, à nos côtés. Mais surtout pour venir en nous et nous communiquer lui-même l’Esprit-Saint.
Quand on veut allumer un feu avec du papier, il faut mettre le papier au centre du bois. Si on veut recevoir l’Esprit-Saint dans toute sa force, il faut recevoir le Christ en nous, par la communion.
Vivons avec intensité cette première communion du pèlerinage 2023. Car les effets de l’action du Saint-Esprit en nous, effets de lumière, de force, de consolation, seront proportionnels à l’intensité de notre intimité avec le Christ dans la communion, un peu comme une personne qui laisse l’odeur de son parfum dans une pièce. Plus le parfum est fort, plus la bonne odeur reste longtemps.
Si nous communions avec une ferveur particulière aujourd’hui, l’Esprit-Saint nous sanctifiera particulièrement tout au long de ces trois jours.
Chers pèlerins, j’ai eu la grâce d’accompagner il y a plus de 10 ans une petite fille, morte à 8 ans en odeur de sainteté et dont le procès en béatification est ouvert, Anne-Gabrielle Caron. Elle avait un immense désir de la communion. Non seulement de sa première communion, mais de toutes les suivantes.
Quelques semaines avant sa mort, alors qu’elle souffrait beaucoup physiquement, je lui avais apporté la communion chez elle. Jusqu’au moment de communier, elle bougeait en se tortillant pour essayer de trouver la position la moins douloureuse. Mais quand l’hostie est descendue en elle, j’ai vu ce qu’est la présence d’intimité de Dieu dans une âme. Il n’y avait plus que Dieu et elle, rien d’autre autour d’elle.
Le saint curé d’Ars dit que lorsqu’on communie, Dieu et l’âme sont comme deux morceaux de cire fondue, qu’on ne peut plus séparer.
J’ai vu cela appliqué chez cette petite fille. Nul doute que l’Esprit-Saint l’a transformée par la ferveur de ses communions.
Chers pèlerins, cette union à Dieu par la communion n’est pas réservée à quelques uns, elle est pour tous. Soignons aujourd’hui tout spécialement, le moment d’intimité avec Jésus présent en nous. Dans un grand recueillement, par le silence de la parole et surtout des yeux, pour nous concentrer sur Jésus, présent en nous.
Et alors, selon la promesse du Christ, il nous laissera la grâce de l’Esprit-Saint qui « demeurera avec nous et qui sera en nous », pour nous éclairer, nous fortifier, nous consoler. Amen.
