Blogs avec images

Les députés qui votent en faveur de l’avortement « commettent un péché grave et ne peuvent donc pas recevoir la Sainte Communion »

C’est ce qu’a déclaré le président de la Conférence épiscopale polonaise, Mgr Stanisław Gądecki, archevêque de Poznań, après que les principaux partis d’opposition polonais – dont la plupart des dirigeants sont des catholiques pratiquants – ont exprimé leur soutien à la levée de l’interdiction quasi-totale de l’avortement.

« La vie humaine est sacrée et inviolable dans toutes ses dimensions et conditions ».

Ce « droit à la vie est aujourd’hui plus souvent menacé par des intérêts économiques ».

« Une loi qui viole le droit naturel à la vie d’un enfant est injuste ». « Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut donc pas recevoir la Sainte Communion. »

En 2020, le Tribunal constitutionnel polonais (TK) a rendu une décision protégeant la vie des enfants à naître en interdisant les avortements ayant pour indication de graves malformations congénitales du fœtus, qui représentaient auparavant 98 % des avortements légaux en Pologne.

L’avortement n’est désormais autorisé que dans deux cas : lorsque la grossesse met en danger la santé ou la vie de la mère, ou lorsqu’elle résulte d’un acte criminel, tel que le viol ou l’inceste.

L’Eglise a fermement soutenu le contenu de la décision. Le parti Droit et Justice (PiS) a également salué la décision.

Compostelle au menu du nouveau numéro de Gloria

Chaque été des familles s’élancent sur les chemins de Compostelle et pour mieux connaître ce pèlerinage, Gloria lui consacre son dossier thématique :

  • Quelle question ! Qui est saint Jacques le Majeur ?
  • Lectio divina : La requête des fils de Zébédée
  • Ultreïa ! Le pèlerinage de Compostelle
  • Passez-moi l’expression ! Prendre son bâton de pèlerin

Vous retrouverez également dans ce numéro quelques saints fêtés pendant l’été : sainte Anne, saint Roch, les bienheureuses carmélites de Compiègne et bien sûr la sainte Vierge.

Le document en ligne vous présente le numéro d’été (juillet-août) avec les deux couvertures et les principaux articles, ainsi qu’un rappel des offres d’abonnement. N’hésitez pas à le partager à votre entourage pour faire connaître le magazine !

Un rapport sur l’origine des abus au sein de la communauté Saint-Jean

La commission interdisciplinaire des Frères de Saint-Jean a publié un rapport de plus de 800 pages sur les origines et les modalités des abus dans la Famille Saint-Jean. Le rapport est accessible ici et il est accompagné d’un communiqué de presse, qui indique que, depuis 1975, année de la fondation, 72 frères ont commis des abus sexuels, soit 8% des 871 frères, et 167 victimes ont été dénombrées. Selon le rapport

les plaintes reçues pendant ces dix dernières années ont permis de confirmer l’aspect systémique des abus sexuels dans la famille Saint-Jean.

Cette remise en question n’a pas été simple :

Cependant, de nombreux frères et sœurs de Saint-Jean étaient troublés par la révélation que le père M.-D. Philippe avait commis des abus sexuels et ressentaient un malaise. Certains étaient même révoltés et dans une opposition au chapitre général. La volonté de « réhabiliter le père Philippe » fut exprimée dans une pétition signée par 22 frères envoyée à toute la communauté, des blogs, ou un appel à témoignage en faveur du père M.-D. Philippe. Il y eut aussi des accusations de diffamation. Les supérieurs essayaient d’accompagner les frères et sœurs, mais la crainte d’accentuer les divisions était grande. Les positions étaient en effet diverses et très marquées, tant en interne que parmi les oblats et les laïcs liés à la communauté, même si la majorité faisait confiance aux orientations prises par les chapitres généraux et les supérieurs. Pour éviter d’accentuer les tensions chez les sœurs contemplatives, Mgr Brincard leur interdit de parler de ce sujet entre elles. Du côté des sœurs apostoliques, la question a été abordée surtout dans les chapitres régionaux préparatoires au chapitre général de 2015. Les sœurs ont pu exprimer leurs points de vue, mais pendant le chapitre général elles n’ont pas souhaité reparler de ce sujet. Apparemment, les sœurs préféraient éviter ce sujet de tension. De nombreuses personnes, en particulier chez les sœurs, attendaient qu’une autorité de l’Église, et non seulement le prieur général des frères, se prononce sur les abus sexuels commis par le père M.-D. Philippe. Un point qui rendait peut-être ce sujet plus délicat chez les sœurs, contemplatives ou apostoliques, était que des victimes du père Philippe se trouvaient parmi elles, et que les autres pouvaient se dire aussi qu’elles auraient pu être victimes.

Néanmoins, le rapport se veut sans ambiguïté :

Sur les 72 frères ayant commis des abus :

  • 35 sont sortis ou ont demandé à sortir de la Congrégation, soit presque la moitié (dont 3 sont décédés). 37 sont encore dans la Congrégation (dont quelques-uns pourraient être renvoyés à l’issue d’une procédure).
  • 6 ont été condamnés par un tribunal étatique. À notre connaissance 10 enquêtes sont encore en cours, et au moins 12 plaintes ont été classées sans suite par le parquet.
  • 18 ont été reconnus coupables lors d’une procédure canonique. 6 prêtres ont été renvoyés de l’état clérical. 12 ont reçu une peine temporaire.
  • La procédure canonique prévoit la possibilité pour tout clerc de demander à quitter l’état clérical et la vie religieuse, et cela met alors un terme à la procédure. 7 frères sont concernés.
  • 7 procédures canoniques sont encore en cours à notre connaissance (une procédure concernant un ancien frère ne relève pas de la Congrégation Saint-Jean).
  • 4 frères ont été renvoyés de la Congrégation.
  • 21 ont fait l’objet d’une sanction disciplinaire (le plus souvent interne à la Congrégation, mais parfois imposée par un évêque).

Le total est supérieur à 72, puisqu’un même frère peut être concerné par différents points.

Si l’on considère les 37 frères qui sont encore dans la Congrégation, les sanctions se répartissent ainsi :

  • 5 procédures canoniques sont en cours, aux termes desquelles certains de ces frères pourraient être renvoyés. Ces frères sont sous le coup de mesures conservatoires qui limitent leurs activités pour la durée de la procédure. Ces 5 procédures représentent 14% du total.
  • 2 frères ont été renvoyés de l’état clérical et n’exercent plus aucun ministère (l’un des deux vit hors communauté). Ces 2 renvois de l’état clérical représentent 5% du total.
  • 10 frères ont été condamnés à une peine temporaire au terme d’une procédure canonique. Les peines peuvent être la privation ou la limitation du droit de célébrer l’eucharistie, de confesser, d’avoir un ministère auprès des mineurs, de prêcher, de faire de l’accompagnement spirituel, d’enseigner, de publier, d’exercer une charge de gouvernement, etc.). La durée de ces peines est comprise entre 3 et 10 ans. Ces 10 peines temporaires représentent 27% du total.
  • 18 frères ont reçu une sanction disciplinaire, infligée par le prieur général ou par un évêque, sans qu’ait été intenté un procès pénal à leur encontre (pour les cas les moins graves, ou lorsque manquent les conditions pour une procédure pénale par exemple). Ces sanctions sont par exemple la privation ou la limitation du droit de célébrer publiquement l’eucharistie, de confesser, d’enseigner, d’avoir un ministère auprès des mineurs, de faire de l’accompagnement spirituel, d’exercer une charge de gouvernement, ou encore le fait de ne pas être ordonné ou le report de l’ordination, etc. La durée de ces sanctions est généralement entre 2 et 5 ans, mais la levée de certaines sanctions peut être soumise à des conditions. La plupart de ces frères ont dû aussi entreprendre une thérapie. Ces 18 sanctions disciplinaires représentent 49% du total.
  • 2 frères ont été réprimandés par le prieur général (pour des actes moins graves). Ces 2 réprimandes représentent 5% du total.

Tandis qu’ils enseignent l’écoanxiété et les perversions sexuelles, il manque 12 000 soudeurs

Il manque 12 000 soudeurs à l’industrie française, en particulier dans le nucléaire. Toutes les entreprises ont du mal à recruter. Même si les causes sont multiples, ces tensions sont en grande partie le produit du modèle mental français de l’éducation, obsédé par le diplôme, l’abstraction, l’éducation sexuelle, l’éducation à la tolérance, au réchauffement climatique, à l’immigrationisme, etc.

Nous sommes le pays où les études de sport s’appellent désormais Sciences et techniques des activités physiques et sportives, où l’économie s’appelle Sciences économiques, et où les instituteurs sont désormais des professeurs des écoles. Les écoles d’ingénieurs sont devenues des écoles de mathématiques. L’obsession pour le diplôme est une pieuvre qui enserre tout le système éducatif français.

Qu’est-ce qui explique cette poussée vers l’abstraction ? Un bon vieux modèle mental, c’est-à-dire un paquet de croyances profondes.

On peut en distinguer quatre principales :

  • La première est celle du mépris du monde sensible, et en particulier du monde commercial et industriel. Celui-ci est considéré comme purement matériel, non intellectuel, et amoral.
  • Une seconde croyance très proche est celle d’une hiérarchie des études, situant dans le plus bas de l’échelle celles considérées comme manuelles et techniques. L’orientation vers celles-ci ne peut être qu’involontaire, et constitue une marque d’échec. Dans ce modèle, on croit qu’un plombier ou un technicien de laboratoire ne pensent pas, et sont donc socialement inférieurs.
  • La troisième croyance est que le rôle de l’Éducation nationale est de former des citoyens, pas de former pour trouver un travail.
  • La quatrième croyance est que la maîtrise de l’abstraction est indispensable pour affronter demain. Très forte en France, elle est aussi relayée par le World Economic Forum (WEF), censé être l’endroit où se discutent les grandes questions du monde. Depuis des années, le WEF prédit un futur du travail dans lequel les compétences-clés seront exclusivement cognitives. Nous aurons besoin, tenez-vous bien, de « pensée analytique », « d’apprentissage actif », de « résolution de problèmes complexes », de « pensée critique », de « créativité », de « leadership », de « résilience » et « d’idéation ».

Je soutiens Soulager mais pas tuer !

Communiqué du collectif Soulager mais pas tuer :

C’est le nom de la campagne lancée par le collectif Soulager mais pas tuer qui dévoile les visages de ceux qui le soutiennent : dans sa lutte en faveur des plus vulnérables et contre le projet de loi fin de vie visant à légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté.

Ils sont soignants … ou pas,

Ils sont directement concernés par la maladie … ou pas,

Ils sont âgés … ou pas,

Leur engagement : je soutiens Soulager mais pas tuer !

Soignants, personnes handicapées ou âgées, professionnels du grand âge et citoyens usagers du système de santé, tous s’engagent pour la protection des personnes les plus vulnérables.

Dès aujourd’hui, leurs visages s’afficheront régulièrement sur les réseaux sociaux et le site Internet de Soulager mais pas tuer pour la généralisation d’une véritable culture palliative et contre l’euthanasie et le suicide assisté.

La liberté académique violée par des militants LGBT

Le 22 juin, une poignée d’individus a perturbé un colloque de droit consacré à la question trans, à Assas, en jetant de la peinture, des boules puantes et divers objets métalliques sur les organisateurs. L’université Paris-Panthéon-Assas a porté plainte.

L’université a publié ce communiqué :

Jeudi dernier, 22 juin 2023, à l’occasion d’une matinée d’étude organisée par le Centre de droit public comparé de l’Université Paris-Panthéon-Assas sur La République universelle à l’épreuve de la transidentité, plusieurs individus agissant à visage couvert s’en sont pris à trois intervenants présents sur la chaire et au public, en les aspergeant de peinture et en projetant des boules puantes.

Il a été mis fin temporairement aux exposés et aux débats. Ces derniers ont pu reprendre après que les perturbateurs ont pris la fuite.

Une plainte a été déposée le jour même auprès du Parquet de Paris.

Compte tenu de la gravité de cette action, qui a tenté d’empêcher la tenue d’une manifestation scientifique à l’intérieur d’une enceinte universitaire, l’Université Paris-Panthéon-Assas tient à rappeler les éléments suivants :

  • la mise en œuvre d’une démarche scientifique implique nécessairement la prise en compte d’hypothèses parfois antagonistes, analysées sous un prisme qui n’est pas politique mais strictement académique ;
  • l’université ne saurait tolérer que la liberté académique, l’intégrité scientifique et, en définitive, la liberté de penser de ses enseignants-chercheurs soient remises en cause de quelque manière que ce soit ;
  • de même, elle ne saurait se faire dicter par qui que ce soit les thèmes qu’elle aurait, ou non, le droit de traiter dans le cadre des activités scientifiques de ses équipes de recherche.

La liberté académique est essentielle dans une société démocratique respectueuse des droits et libertés. L’Université Paris-Panthéon-Assas tient à rappeler son attachement au strict respect de cette liberté.

Le ministre de l’enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, n’a pas eu de réaction, préoccupée le même jour par un sujet de la plus haute importance :

Si le catholicisme veut subsister, il faut forcément passer par un renforcement identitaire

Selon Guillaume Cuchet, qui constate que les milieux conservateurs transmettent mieux la foi catholique :

Et si Rima Abdul Malak s’intéressait à la gestion de BFMTV ?

Tandis que le sinistre de la culture s’inquiète de la nomination d’un directeur de la rédaction d’un hebdomadaire privé (elle ne s’est pas préoccupée de la chute de la diffusion du JDD, divisée par deux depuis 2011), nous découvrons les pratiques du directeur général de BFMTV, Marc-Olivier Fogiel, qui impose depuis sa nomination en 2019 aux salariés un management très vertical. Dans un contexte ou la chaîne est régulièrement dépassée en audience par CNews et LCI, des voix s’élèvent au sein de BFMTV pour réclamer une organisation du travail moins autoritaire, moins misogyne, et plus collaborative.

Marc-Olivier Fogiel a centralisé le pouvoir de manière inédite, de l’éditorial jusqu’au recrutement. Un journaliste alerte :

« Il a placé ses pions partout, tout le monde à peur ».

« Quand il est arrivé, il s’est installé un bureau au milieu de la rédaction, mais il ne dit pas bonjour! »

« Depuis deux ans, il a pris véritablement les rênes. Il mène les entretiens pour de simples CDD et fonctionne au coup de cœur. On constate que la qualité des recrues a baissé. »

Selon Off-investigation, outre la proximité avec le régime (Fogiel est intime de Macron et Darmanin), les consignes du ministère de l’Intérieur sont transmises en direct à la chaîne via une boucle de mails interne.

Après 106 ans, un village français va retrouver son Christ

Lu dans Le Monde :

Cent six ans après avoir été délogé de l’église de Doingt-Flamicourt (Somme), le crucifix doit reprendre sa place dans la nef. Un aumônier de l’armée britannique l’avait emporté dans ses bagages dans le tumulte de l’année 1917. Une délégation venue de Tinwell, commune de 250 habitants située à 170 kilomètres au nord de Londres, restituera, le 1er juillet, l’objet sacré, haut d’une cinquantaine de ­centimètres. « C’est le retour de l’enfant du pays », dit Romuald Helfried, maire de la ville de 1 500 habitants. Et l’épilogue d’une histoire qui a pour décor initial les paysages ravagés de la première guerre mondiale.

Inversion totale de la pyramide hiérarchique de l’Eglise catholique qui pourrait devenir une Eglise synodale

Jean-Marie Guénois décrypte dans le Figaro Instrumentum Laboris, le «document de travail», du prochain synode des évêques qui entend renverser la hiérarchie du pouvoir de l’Église au profit des fidèles laïcs dont les femmes. Inquiétant et c’est à se demander si le Vatican n’a pas fait appel au cabinet Mac Kinsey pour la rédaction du document en question :

Rarement l’Église catholique ne s’est remise en cause à ce point. L’«Instrumentum Laboris», le «Document de Travail», du prochain synode des évêques «pour une Église synodale», programmé à Rome en deux sessions (octobre 2023 et octobre 2024), entend inverser totalement la hiérarchie habituelle de la prise de décision ecclésiale au profit des laïcs. Il propose une nouvelle méthode collective de prise de décisions, normée, qui présiderait à toutes les décisions.

Publié ce mardi par le Vatican, ce document de travail demande également à ce que l’Église réfléchisse à l’ordination sacerdotale d’hommes mariés et à l’ordination diaconale de femmes. Quant aux évêques, ils devraient être régulièrement évalués dans leur charge et contredits si nécessaire, dans leur gouvernement. Le Synode espère enfin que des groupements d’églises locales de grandes régions du monde puissent peser autant que Rome dans les grandes décisions. Ces mesures ne sont pas encore adoptées mais elles sont le fruit d’une consultation mondiale de tous les catholiques lancée par le pape François en octobre 2021, pour préparer les sessions d’octobre 2023 et 2024 du synode, intitulé «pour une Église synodale, communion, participation, mission», qui réunira environ trois cents évêques et experts au Vatican. La consultation a été dépouillée à l’échelon national puis continental et transmise à Rome pour que soit élaboré ce document de travail d’une cinquantaine de pages. Mais seul le pape, à l’aube de l’année 2025, aura le pouvoir d’adopter ou non ces idées qui sont encore à l’état de questions ouvertes.

Ce programme, reconnaît le texte, n’ira pas sans «tensions». Le mot est d’ailleurs cité dix-neuf fois quand celui de «Jésus» apparaît à dix reprises. Pour François, il s’agit de profiter des effets dévastateurs de la crise des abus sexuels d’une minorité de prêtres, pour déconstruire la hiérarchie du pouvoir dans l’Église en partant, non plus du sommet, mais du «peuple de Dieu». À savoir, les laïcs de base qui ont des «droits» en vertu de leur «dignité de baptisés», pour lutter contre le «cléricalisme» en vue de renouveler l’Évangélisation.

À côté de cette inversion totale de la pyramide hiérarchique de «l’Église catholique» – citée seulement dix fois – qui veut devenir une «Église synodale» – ce nom apparaît cent dix fois dans le texte, les requêtes de fond ne sont pas une surprise. Elles recoupent tous les accents du pontificat du pape François.

1) Première place est donnée aux «pauvres» : «dans une Église synodale, les pauvres, au sens de ceux qui vivent dans la pauvreté et l’exclusion sociale, occupent une place centrale».

2) Puis vient «le soin de la maison commune», la terre, qui subit le «changement climatique».

3) Apparaissent ensuite les «migrants» avec qui «les fidèles catholiques» doivent «cheminer». Des catholiques qui doivent travailler à la «promotion des pauvres» en «prêtant voix à leurs causes» pour «dénoncer les situations d’injustice et de discrimination sans complicité avec ceux qui en sont responsables».

De même, les paroisses doivent «vraiment accueillir tout le monde». Dont «les personnes divorcées et remariées, les personnes polygames ou les personnes LGBTQ+», des situations mises sur le même plan dans le document du Vatican. Place doit être également donnée aux «victimes» qui ont été «blessées par des membres de l’Église».

4) L’autre grand chapitre ouvert par ce synode est celui des ministères ordonnés, diacres, prêtres, évêques, dont les «ministères» doivent «s’élargir» aux «ministères ecclésiaux» confiés aux baptisés mais «sans les mettre en opposition» avec les clercs, demande le texte. Il s’agit d’entrer dans «une conception ministérielle de toute l’Église». Dans ce sens, l’«Instrumentum Laboris» exprime «un appel clair à dépasser une vision qui réserve aux seuls ministres ordonnés (évêques, prêtres, diacres) toute fonction active dans l’Église, réduisant la participation des baptisés à une collaboration subordonnée». Il importe «d’imaginer de nouveaux ministères au service d’une Église synodale».

5) Une large place est alors donnée «au statut et au rôle des femmes» pour remédier aux «échecs relationnels» entre les «ministres ordonnés» et les femmes qui vivent «des formes de discrimination et d’exclusion». L’enjeu est ainsi défini : «la présence des femmes à des postes de responsabilité et de gouvernance» devient «des éléments cruciaux» pour une Église «de style plus synodale».

Par conséquent, «la question de l’accès des femmes au diaconat» doit être «réexaminée» mais pas au titre d’une «revendication catégorielle». Les prêtres et les évêques, en revanche, sont plutôt mis sur le banc des accusés par le document du Vatican. On y «apprécie» le «don du sacerdoce ministériel» mais apparaît un «profond désir de le renouveler dans une perspective synodale». Les prêtres, qui ont pourtant donné leur vie, seraient «éloignés de la vie et des besoins du peuple, souvent confinés à la seule sphère liturgico-sacramentelle».

Un défi car la consultation mondiale a mis en évidence «la difficulté d’impliquer une partie des prêtres dans le processus synodal». De fait, beaucoup ont refusé d’y participer. Conclusion : « le cléricalisme est une force qui isole, sépare et affaiblit une Église saine et entièrement ministérielle» et il «empêche la pleine expression de la vocation des ministères ordonnés dans l’Église». Il faudrait donc, dès le séminaire, préparer les futurs prêtres «à un style d’autorité propre à une Église Synodale».

Enfin, la question est ouvertement posée par le texte du Vatican, il serait opportun «de revoir (…) la discipline sur l’accès au presbytérat d’hommes mariés». La remise en cause des évêques est encore plus radicale. On leur demande de «ne pas considérer la participation de tous comme une menace pour leur ministère de gouvernement». Mais il faut «repenser les processus de décision» par «une plus grande transparence» avec un «exercice moins exclusif du rôle des évêques». Sans tomber pour autant dans «les mécanismes de la démocratie politique».

La voie épiscopale doit naviguer entre «anarchie» où règnent «la diversité des charismes sans autorité» et la «dictature» où domine «la rigueur de l’autorité sans la richesse des charismes». Des évêques qui n’ont qu’à bien se tenir car le synode pourrait demander de définir des «critères» pour leur «évaluation et auto-évaluation». Le synode voudrait aussi discuter jusqu’au «fondement» de l’autorité épiscopale quand l’évêque refuserait de suivre «l’avis réfléchi» des «organes consultatifs» qui devraient toujours primer. Comment, se demande le document, un évêque peut-il «discerner séparément des autres membres du peuple de Dieu», les laïcs ? Il doit au contraire viser «l’optique de la transparence et de la redevabilité (capacité à rendre des comptes)». Et il faut «réviser le profil de l’évêque» et revoir «le processus de discernement pour identifier les candidats à l’épiscopat».

Dernier axe de ce désir synodal de réforme, inscrire celle-ci en profondeur dans le droit de l’Église, le droit canonique. En effet, toute cette démarche repose sur ce postulat rédigé comme tel par le Vatican : «Une Église constitutivement synodale est appelée à articuler le droit de tous à participer à la vie et à la mission de l’Église en vertu de leur baptême avec le service de l’autorité et l’exercice de la responsabilité». Les fidèles catholiques avaient des devoirs, ils ont désormais des droits. Il importe de «modifier les structures canoniques et les procédures pastorales pour favoriser la corresponsabilité et la transparence», en créant notamment des «groupements d’Églises locales» mais aussi «des instances continentales» de l’Église pour qu’avec «les conférences épiscopales», «l’autorité doctrinale» puisse être décentralisée. Cette question est posée noir sur blanc par le document du Vatican : «dans quelle mesure la convergence de plusieurs groupements d’Église locale, sur une même question, engage-t-elle l’Évêque de Rome à la prendre en charge pour l’Église universelle ?»

Enfin, cette révolution managériale annoncée a sa méthode : Pour la première fois, ce document de Travail décrit le nouveau processus collectif de décision que le synode voudrait voir pratiquer et être enseigné «dès le séminaire» pour être sûr que les prêtres et évêques n’adoptent plus de position dominante, pour cultiver une attitude de «service» des fidèles.

Au cœur de ce nouveau système, cette méthode est dénommée «la conversation dans l’Esprit». Un schéma explicatif est même publié pour expliquer ces trois temps après un «temps de prière» : «Prendre la parole et écouter attentivement la contribution des autres», puis «faire place à l’autre et à l’Autre» et dire ce qui a «résonné le plus» ou «suscité le plus de résistance». Enfin, «construire ensemble» en «reconnaissant les intuitions et les convergences» et en «identifiant les discordances et les obstacles» mais en «laissant émerger les voix prophétiques» car il est important que «chacun se sente représenté par le résultat du travail». Le texte précise : «il ne s’agit pas de réagir ou de contrer ce qui a été entendu mais d’exprimer ce qui a touché ou interpellé au cours de l’écoute». Selon le document, «les effets de l’écoute produit dans l’espace intérieur de chacun sont le langage avec lequel l’Esprit Saint fait résonner sa propre voix». Cette méthode devrait être appliquée à tous les niveaux dans l’Église par la création d’une fonction «d’animateur des processus de discernement en commun».”

Un référendum sur la fin de vie ?

En amont des assises nationales de la fin de vie, qui se tiendront mercredi, le ministre délégué chargé de l’organisation territoriale et des professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, a présenté, le 15 juin, au groupe de parlementaires mobilisés sur le sujet, un document de travail esquissant les contours du futur projet de loi portant sur l’aide active à mourir, les soins palliatifs et les droits des patients et à l’accompagnement.

Trois réunions de travail sont prévues du 6 au 20 juillet, et une autre le 7 septembre.

Le député Renaissance Braun-Pivet souhaite aussi la création d’une journée annuelle dédiée pour consulter les Français (“par exemple, le premier dimanche d’octobre”) afin d’impulser un “nouveau souffle démocratique”.

“Ce jour-là (…) le président de la République pourrait prendre l’initiative d’un référendum, ainsi que les citoyens à travers une procédure de référendum d’initiative partagée rénovée, en abaissant le seuil des signatures pour l’enclencher à 1 million et en élargissant les thématiques concernées.”

Braun-Pivet aimerait par exemple “un référendum sur la fin de vie, si cela est constitutionnellement possible”.

Le grand remplacement se poursuit

L’immigration en France a poursuivi sa progression en 2022.

  • La France a délivré 316 174 titres de séjour l’année dernière, en progression de 11,8 %.
  • les titres de séjour délivrés aux étudiants (101 250, en hausse de 14,3 %) constituent le premier motif de délivrance, devant le motif familial (95 507, +2,5 %), l’immigration économique (51 673, +40,9 %) et humanitaire (40 549, -3,4 %).
  • Les ressortissants des trois principaux pays du Maghreb – Maroc, Algérie et Tunisie – sont toujours ceux qui bénéficient du plus grand nombre de titres de séjour, avec un total de 90 058, soit 28,5 % du total.

L’admission exceptionnelle au séjour (AES), permettant à des immigrés en situation irrégulière de se voir délivrer un titre de séjour pour motif familial ou économique, s’est élevée à 34 320 en 2022, en progression de 8,8 % par rapport à 2021 et à un niveau supérieur à celui de 2019 (30 619).

Les BRICS face à la gouvernance mondiale

Une guerre peut en cacher une autre ! Derrière le conflit en Ukraine, une guerre invisible et plus ancienne fait rage. Un projet d’essence totalitaire est mené par des forces technocratiques et transnationales contre l’Europe continentale visant à la destruction des cultures, des identités et de la religion. La gestion du covid de certains gouvernements a bien mis en lumière l’infiltration des élites politiques par une nébuleuse mondialiste.

Mais cette guerre à l’Est a dévoilé l’existence d’une alternative au projet mondialiste incarnée par la Russie et la Chine et qui entrainent dans leur sillage un front diplomatique d’Etats riches en matière premières et désireux de se libérer de la tutelle du dollar. Dans ce contexte, quel chemin doit suivre la France ? Doit-elle accepter la soumission ou reprendre le contrôle de son destin en retrouvant son identité profonde, celle d’un christianisme revigoré pour mener ce combat spirituel. Car si certains ne nient l’existence de ce combat spirituel, les mondialistes eux y croient et jettent déjà toutes leurs forces dans la bataille.

Stanislas Berton, ancien chef d’entreprise reconverti dans l’analyse économique et la gestion des risques, analyse et décrypte les dessous du conflit des forces mondialistes contre les nations libres.

Mouvements épiscopaux

Ce lundi 26 juin, le Pape François a accepté les renonciations à leur charge de

  • Mgr Brac de la Perrière à Nevers qui est nommé auxiliaire de Lyon (charge qu’il a déjà exercée),
  • Mgr Batut à Blois qui est nommé auxiliaire de Toulouse

Le pape a nommé Mgr Vetö auxiliaire de Reims. Prêtre de la communauté du Chemin Neuf, son ordination épiscopale aura lieu le samedi 9 septembre à 17h30 en la cathédrale Notre-Dame de Reims. Né le 28 novembre 1964, il a été ordonné prêtre le 20 septembre 1997. Diplômé de l’École normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, il est titulaire d’une Maîtrise d’anglais, agrégé de philosophie, d’une licence canonique de théologie passée à l’Université Pontificale Grégorienne, docteur en théologie. Membre du Conseil général de la Communauté du Chemin Neuf et assistant général dans le Conseil de l’Institut religieux du Chemin Neuf (2016 – 2023), il est Directeur du Centre Cardinal Bea à l’Université Pontificale Grégorienne (Rome) (2017 – 2023), Membre du Service international de Communion Charis, interlocuteur du Renouveau charismatique pour l’Église catholique (2018 – 2023), Consulteur dans la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme du Dicastère pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens (2019 – 2023) et membre de la Commission théologique internationale (2021).

 

Le gouvernement veut renforcer l’enseignement du développement durable à l’école et lutter contre l’écoanxiété.

Nous sommes chez les dingues. Ce serait risible si le niveau scolaire des élèves en France ne s’était pas effondré. La bonne nouvelle, c’est que ce sont enfin les enseignants qui semblent s’insurger…

Elisabeth Borne a annoncé, le 21 juin la création d’une certification de « savoirs verts » pour les collégiens. Objectifs : renforcer l’enseignement du développement durable à l’école et lutter contre l’écoanxiété. Chez les profs, on s’interroge sur l’inflation des certifications et sur l’efficacité de ces belles intentions.

La planète brûle et les jeunes sont éco anxieux… En réponse, le gouvernement a une solution toute simple qui laisse pantois : celle d’ajouter une certification écolo pour les collégiens. Ils seront notés pour s’assurer qu’ils maîtrisent différents items : bien s’alimenter, trier ses déchets, comprendre le changement climatique, savoir protéger la planète… On les bassine avec le développement durable depuis la maternelle, en toute logique, ils devraient déjà avoir une mention très bien à force de rempotage de pots et fabrications de poubelles ! A moins qu’ils ne soient écoeurés de ce trop plein.

Elisabeth Borne a annoncé, le 21 juin cette création d’une certification de « savoirs verts » pour les collégiens, soit un socle commun de connaissances à maîtriser, à partir de 2024. Une énième certification après le passeport sur l’éducation financière (Educfi), l’attestation de sécurité routière (ASSR), celle sur les compétences numériques (Pix), sur les langues vivantes (Ev@lang), et une autre sur les mathématiques. « Il s’agit probablement d’habituer les élèves à voir des parcelles de connaissances ou de compétences certifiées comme si cela était une nécessité », critiquait récemment le Snes, premier syndicat d’enseignement du secondaire. Le syndicat dénonce une évolution délétère : « Nos métiers, la cohérence des enseignements et des diplômes sont vidés de leur sens par la multiplication de ces certifications ». « Mais stop, stop, stop. L’urgence vitale, pour nos enfants et la société, est de rétablir les fondamentaux. Et pas une énième manifestation de l’empire du bien qui va encombrer le temps scolaire et le cerveau des élèves. Le déclassement éducatif est le 1er problème de notre pays »

Des centaines de personnes manifestent contre les migrants venant d’Afrique subsaharienne

Cela se passe en Tunisie :

Des centaines de manifestants ont protesté à Sfax, dans le centre est de la Tunisie, contre la présence de migrants subsahariens en situation irrégulière dans leur ville, principal point de départ clandestin dans le pays vers l’Europe.

« Protéger Sfax », ont notamment scandé les protestataires rassemblés devant la préfecture de la ville, à l’appel d’un mouvement local, Sayeb Trottoir, a constaté un correspondant de l’AFP. Le président de ce mouvement Zied Mallouli considère la présence des migrants clandestins comme « une menace contre la sûreté des habitants de Sfax ».

La manifestation s’est déroulée librement alors qu’en France, manifester contre l’immigration se traduit par 48 heures de garde à vue.

La gauche ne supporte pas qu’un titre de presse privé puisse être de droite

Nous n’avons pas entendu la ministre de la culture s’émouvoir du licenciement sec de Geoffroy Lejeune de la direction de Valeurs actuelles. Il s’agit pourtant de la décision unilatérale du propriétaire-actionnaire qui reproche une ligne politique trop conservatrice à VA.

Mais lorsque qu’un autre propriétaire-actionnaire décide de nommer le même Geoffroy Lejeune à la tête d’un journal privé lui appartenant (JDD), alors c’est la liberté de la presse et même les valeurs de la république qui sont en danger comme l’a exprimé la même ministre de la culture, qui menaçait il y a peu de retirer les fréquences de diffusion à CNews : :

La ministre de la Culture, privée de « son rituel du dimanche », a fait part de son inquiétude. Sur Twitter, Rima Abdul Malak dit « comprendre les inquiétudes de sa rédaction. » « En droit, le JDD peut devenir ce qu’il veut, tant qu’il respecte la loi. Mais pour nos valeurs républicaines comment ne pas s’alarmer ? », écrit-elle.

En réalité, la gauche, qui domine la grande majorité des média en France (TV, radio, presse écrite) ne supporte pas l’idée de la pluralité et de la liberté d’expression.

Par ailleurs, un lecteur de Valeurs actuelles nous fait part du témoignage suivant qui tenterait à montrer les premiers signes d’évolution et de recentrage dans la ligne de l’hebdomadaire :

“Après avoir lu le dernier article de VA consacré au sondage des européennes [voir ici, NDPC], j’ai publié un commentaire pour demander si le fait de ne pas évoquer du tout le score de Reconquête mais seulement ceux du RN et de LR était une conséquence de l’éviction de Geoffroy Lejeune, ajoutant que chacun sait bien que si Marion Maréchal mène cette liste, elle aura une certaine influence dans l’élection. Je concluais avec humour en exprimant mon souhait que le JDD change aussi vite que VA…

Mon commentaire a été supprimé en moins de 30 minutes “car il ne respecte pas notre Charte d’utilisation des commentaires”

Immigration : débat entre l’abbé Raffray et Laurent Dandrieu

L’abbé Raffray (IBP) a interrogé Laurent Dandrieu sur les chrétiens et les migrants. L’émission dure un peu plus d’une heure. Voici le détail des thèmes abordés :

  • 00:00 Introduction
  • 01:49 L’apparition du problème des migrants
  • 04:52 Y a-t-il un droit à migrer ?
  • 10:43 Le migrant comme personne et comme groupe
  • 13:06 Identité et enracinement chrétien
  • 15:06 Un catholique peut-il être contre l’accueil des migrants ?
  • 19:23 Les sociétés naturelles et l’Église
  • 24:27 La fraternité universelle
  • 27:10 L’universalisme chrétien
  • 29:50 Ambiguïtés actuelles
  • 32:51 Le patriotisme est un devoir chrétien
  • 35:15 Le mondialisme et ses menaces
  • 40:42 L’humanité neutralisée
  • 43:58 L’idéologie mondialiste infiltrée dans l’église
  • 49:10 La théologie des “signes des temps”
  • 54:50 Une humanité nouvelle
  • 57:24 Faut il s’opposer à l’accueil des migrants
  • 01:00:29 Vraie et fausse charité
  • 01:03:36 Fin

La Dame de Pierre : le spectacle hommage débarque à Paris

« La Dame de Pierre, c’est un peu le spectacle de la démesure », avoue son metteur en scène Corentin Stemler, au micro de Boulevard Voltaire : plus de 200 bénévoles, un décor gigantesque, 350 costumes, un orchestre de 40 musiciens… Il fallait au moins ça pour rendre hommage à Notre-Dame de Paris ! Ce spectacle a une ambition : raconter aux Français l’histoire de Notre-Dame de Paris, monument auquel ils sont tous très attachés. « Pour défendre notre patrimoine, il faut l’aimer; et pour l’aimer, il faut le connaître », martèle Corentin Stemler.

« L’autel, c’est le Christ »

Tandis que le nouveau mobilier liturgique de la cathédrale Notre-Dame de Paris a été présenté, provoquant l’incompréhension de nombreux catholiques (photo), l’abbé Bizard (FSSP) évoque dans Claves le symbole liturgique de l’autel :

« L’autel, c’est le Christ », affirmait au IVe siècle saint Cyrille d’Alexandrie. L’Église ne pense pas autrement quand elle fait dire au Pontife lors de la monition de l’ordination au sous-diaconat :

« Car l’autel de la Sainte Église, c’est le Christ lui-même, saint Jean l’affirme en nous disant dans son Apocalypse avoir vu devant le trône de Dieu un autel d’or sur lequel et par lequel les offrandes des fidèles sont présentées à Dieu le Père. »

Un autel unique : le Christ

Derrière cette affirmation se trouve le fait que lors de la Passion, le Christ fut son propre autel puisque son sang précieux coula sur son propre corps. Et de là vont découler tout un ensemble de rites liturgiques que l’on ne peut comprendre qu’en ayant assimilé que derrière l’autel, l’Église voit toujours le Christ.

C’est ainsi que sur chaque autel sont gravées cinq croix : une au centre, quatre autres aux quatre angles, représentant les cinq plaies du Christ. L’autel également (ou la pierre d’autel qui en tient lieu) est toujours en « pierre » et non en bois, car comme le dit saint Paul, « petra autem erat Christus » (1 Co 10, 4) – « La pierre était le Christ ».

L’autel dans la liturgie : honoré comme le Christ

N’est-ce pas également parce que « l’autel, c’est le Christ », qu’il est encensé solennellement par deux fois au cours de la messe ? Ou encore qu’il est dépouillé le jeudi saint, comme le Christ lors de sa Passion fut dépouillé de ses vêtements sur la croix ?

Liturgiquement toujours, dans la liturgie traditionnelle, quand le prêtre bénira le diacre avant l’évangile pour qu’il puisse aller proclamer la bonne nouvelle du salut (ou quand encore il bénira l’encens) : il accomplira le signe de la croix de la main droite sur le diacre ou sur l’encens, la gauche étant posée sur l’autel ; montrant ainsi que la puissance de toute bénédiction vient du Christ. Avant de donner la paix à la messe solennelle, ou encore avant de saluer le peuple au nom de Dieu (avant de se retourner pour les « Dominus vobiscum »), le prêtre commencera toujours par baiser l’autel, prenant « du Christ » cette paix et cette salutation qu’il donnera aux fidèles. Le diacre dépose encore aujourd’hui l’évangéliaire sur l’autel, empruntant, disent les commentateurs, la parole du Christ au Christ lui-même.

Hors de la messe : vénéré comme le Christ

« L’autel, c’est le Christ » explique également pourquoi il existait jadis une véritable vénération de l’autel ; selon saint Jean-Chrysostome déjà, les fidèles touchaient l’autel pour faire leur serment ; jurer ainsi, c’était prendre le Christ lui-même à témoin, lui que l’on touchait en mettant sa main sur l’autel. De la même manière, le chevalier, pour signifier son engagement à défendre l’Église, déposait son épée sur l’autel. La même chose était observée pour le sacre des rois.

L’autel jouissait aussi du droit d’asile. Saint Ambroise refusera ainsi de se cramponner à l’autel pour sauver sa vie. Quand plus tard l’atrium et l’Église tout entière jouiront des mêmes droits que l’autel autrefois, le code Théodosien de 431 affirmera que ces lieux sont devenus « l’autel du salut ». Le profès, dans l’ordre bénédictin, signe sa profession « sur l’autel », et elle y reste pendant la messe. On se mariait encore, selon l’expression, « devant l’autel » pour signifier qu’on se mariait devant Dieu.

Notre dévotion : visiter les autels

Quelle conclusion tirer de tout cela ? Approfondir notre respect pour l’autel ; pour ne pas dire notre « dévotion » pour l’autel.

Il existait jadis une dévotion consistant à visiter les autels. On la trouvait en particulier dans les monastères et on la fait remonter (au moins) à saint Benoît d’Aniane (mort en 821). Acte de piété et de foi, non pas seulement pour les reliques présentes dans l’autel, mais pour le Christ que l’autel représente. On peut voir encore aujourd’hui en certains pieux monastères les moines, le soir après l’office des Complies, se rendre devant l’autel où ils célèbreront la messe le lendemain. Saint Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry (mort en 1170), fit ainsi selon son habitude le tour des autels de sa basilique, en allant s’agenouiller devant chacun d’eux, le matin même de sa mort. Et c’est durant cette occupation qu’il fut assassiné. Un bel exemple de foi à méditer et peut-être à imiter.

Victoire de la droite en Grèce

Le parti de droite de l’ancien Premier ministre Kyriakos Mitsotakis est arrivé largement en tête des élections législatives de dimanche en Grèce, avec plus de 40% des voix et 158 sièges sur les 300 du Parlement.

Cinq à neuf partis auraient franchi le seuil de 3% pour entrer au Parlement.

Le parti de gauche Syriza d’Alexis Tsipras obtiendrait entre 16,1% et 19,1% des suffrages, soit un score encore plus faible que lors des élections précédentes le 21 mai. Les Verts seraient à 13% et les communistes du KKE à 8%.

Autre nouvelle pour la gauche, 3 partis de droite nationale entreraient au Parlement, totalisant une trentaine de sièges :

  • Solution Grecque, proche des orthodoxes. Son dirigeant s’inspire de Donald Trump, utilisant notamment le slogan « Make Europe christian again »
  • Spartiates, droite nationaliste eurosceptique et anti-immigration
  • Victoire, droite pro-vie

Allemagne : L’AFD emporte pour la première fois une collectivité territoriale

Le parti de droite AfD a décroché dimanche pour la première fois la direction d’une collectivité territoriale. Robert Sesselmann, le candidat de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), prend les commandes du district de Sonneberg, dans la région de Thuringe, à la frontière avec la Bavière, après l’avoir emporté au second tour par 52,8% des voix contre le candidat du parti CDU. L’Allemagne avait les yeux rivés sur le vote dans cette collectivité comprenant quelque 57.000 habitants, au moment où l’AfD connaît une poussée dans les sondages, avec entre 18 et 20% des intentions de vote au niveau national.

Le parti, entré au parlement en 2017, est désormais au coude à coude avec le parti social-démocrate (SPD) du chancelier Olaf Scholz, derrière les conservateurs de la CDU mais nettement devant les Verts et les libéraux (FDP).

Le SPD, parti du chancelier Olaf Scholz, les Verts, le FDP et la gauche avaient appelé à soutenir le candidat CDU au second tour.

12ème Pèlerinage Ad Petri Sedem

Voici quelques nouvelles du prochain pèlerinage Ad Petri Sedem à Rome, avec une modification sensible dans le contenu du samedi par rapport aux années précédentes : la messe traditionnelle n’est pas autorisée dans la basilique Saint-Pierre :

Vendredi 27 octobre 2023 à 17h30, Vêpres en la basilique Sainte-Marie-des-Martyrs (Panthéon), présidées par Mgr Schneider

Samedi 28 octobre 2023

  • 9h30 : Adoration en la Basilique Saint-Celse et Saint-Julien
  • 10h30 : Départ de la procession vers la Basilique Saint-Pierre
  • 11h : le cardinal Gambetti, assurément sur ordre supérieur, n’autorisant pas cette année la messe (je dis bien cette année, et sous réserve de revirement de dernière minute), notre célébration sera :
    • La procession vers la tombe du Prince des apôtres et chant du Credo
    • Le chant de l’office de Sexte des saints apôtres Simon et Jude à l’autel de la Chaire
    • La vénération des reliques des saints apôtres Simon et Jude (leurs corps se trouvent dans la Basilique vaticane), bénédiction et chant final.
  • Dimanche 29 octobre 2023 à 11h00 : Messe solennelle du Christ-Roi en l’église de la Sainte-Trinité-des-Pèlerins

Mgr Schneider face au prochain synode des évêques sur la synodalité

Evêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, Mgr Athanasius Schneider, s’est depuis plusieurs années fait remarquer par ses propos courageux sur la crise de l’Eglise et de la société. Dans cet entretien avec Jean-Pierre Maugendre, il revient sur son enfance en Union soviétique et les origines de la crise que vit notre civilisation. Il nous livre sa vision de la situation actuelle de l’Eglise et les réflexions que lui inspire le prochain synode des évêques sur la synodalité.

Le fondateur du Hellfest condamné pour abus de confiance

Le fondateur et président du célèbre festival de métal Hellfest, Ben Barbaud, a été condamné à huit mois de prison avec sursis et à une amende de 20 000 euros pour “abus de confiance”, selon le parquet de La Roche-sur-Yon. La condamnation a été prononcée en avril lors d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Ben Barbaud aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés et se serait engagé à rembourser les sommes détournées. Les victimes devraient être remboursées grâce à la vente d’un bien immobilier saisi. Il s’agirait d’avances financières irrégulières, s’élevant à environ 300 000 euros au total. Ben Barbaud aurait utilisé ces fonds pour acheter du vin et des œuvres d’art.

Suite à sa condamnation, Ben Barbaud a été interdit de présider une association pendant cinq ans, mais il occupe toujours le poste de directeur du Hellfest.

Source

Clause de conscience des sages-femmes

Intéressante question écrite de la sénatrice LR de l’Eure et Loire Chantal Deseyne:

Mme Chantal Deseyne appelle l’attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur l’obligation des élèves en école de sage-femmes de participer à un avortement pour valider leur cursus de formation et pouvoir obtenir leur diplôme. Elle souhaiterait savoir si cette obligation de participer à un avortement a un fondement juridique et pour quelles raisons elle exclut la clause de conscience pourtant autorisée pour les médecins.

Nous attendons la réponse du gouvernement avec intérêt…

En garde à vue pour une banderole

Samedi 24 juin, SOS Méditerranée organisait un concert caritatif au profit de l’ONG complice des passeurs et esclavagistes, SOS Méditerranée. Financer ces ONG, c’est inciter à traverser. Plus on les aide, plus ils tentent, plus ils meurent. Sauvons des vies en faisant comprendre qu’on fera tout pour les empêcher de venir et qu’on les expulsera. Si personne ne traverse, personne ne meure !

Au moment du concert, une poignée de personnes sur le toit d’un immeuble surplombant l’entrée du concert en plein air ont déployé une banderole : « Qu’ils retournent en Afrique », signé « Défends Marseille ». Les militants de « Défends Marseille » allument plusieurs fumigènes et lancent quelques slogans : « Marseille populaire, Marseille identitaire ».

Les organisateurs appellent en renfort la police. Les militants de « Défends Marseille » tiennent une vingtaine de minutes sur les hauteurs de l’esplanade de la Major. Les forces de l’ordre interpellent cinq militants. Ceux-ci sont immédiatement placés en garde à vue. Les fonctionnaires de police auraient constaté une dégradation sur l’issue menant aux toits. Une accusation que réfute les militants.

Le sénateur Reconquête Stéphane Ravier a soutenu l’action de « cette jeunesse qui prend des risques ».

 

Gay Pride : après des années d’intox médiatique, le réel revient comme un boomerang

Pendant des années on nous a vanté cette “marche des fiertés”, avec ses centaines de milliers de participants et son esprit bon enfant. Nous étions un peu seuls à dénoncer ces intox. Aujourd’hui, la presse reconnaît qu’il n’y a que quelques milliers de participants et certains reconnaissent avoir été trompés par les revendications LGBT.

Le monde de l’entreprise s’est associé aux symboliques LGBT dans un cycle où elles étaient associées (à tort) à des messages de tolérance. Aujourd’hui, les symboles LGBT sont associés à une dérive totalitaire, au wokisme, au charcutage d’adolescents mal dans leur peau. Le monde de l’entreprise osera-t-il faire marche arrière ? Cette intox est commune à tout engagement de gauche: être de gauche, c’est non seulement adhérer aux valeurs affichées aujourd’hui par la gauche, mais c’est signer un chèque en blanc sur toutes ses évolutions à venir. Et les adhérents qui refusent de se mettre à jour sont traités plus durement que ceux qui n’ont jamais adhéré…

 

La France est-elle encore la fille aînée de l’Église ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent dans l’émission En Quête d’esprit :

  • Christiane Rancé, écrivain
  • Geoffroy Caillet, rédacteur en chef du Figaro Histoire
  • Martin Dumont, historien
  • Mgr Schneider

Terres de Mission – Leonardo Castellani : Le Verbe dans le sang

Terres de Mission reçoit Erick Audouard, écrivain et traducteur du Père Leonardo Castellani, jésuite argentin à l’immense talent d’écriture (et à la curiosité encyclopédique), à l’occasion de la nouvelle édition (revue et augmentée) du “Verbe dans le sang”, recueil d’une cinquantaine de chroniques du prêtre.

Puis, Philippe Maxence, directeur de L’Homme Nouveau, présente ce bimensuel fondé peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale et toujours très assidu à la réflexion sur le Magistère et notamment sur la doctrine sociale de l’Eglise.

Enfin, le Père Jean-François Thomas, jésuite, parle du dernier volume (le volume d’été) de ses “Méditations quotidiennes” parues chez Via Romana.

 

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services