L’actualité devient intéressante
Deux articles parus récemment laissent présager une fin de régime :
EXCLUSIF – Une large majorité de Français veut tourner la page… de la Ve République https://t.co/r378QkbsH3
— Le HuffPost (@LeHuffPost) May 4, 2023
Qui serait le roi de France aujourd'hui?
Louis de Bourbon ou Jean d'Orléans? https://t.co/61yLcYiBIr
— Le Figaro (@Le_Figaro) May 5, 2023
Le nouveau directeur du protocole d’État a pris ses fonctions mardi matin, avant d’être débarqué… mardi après-midi
Les valeurs de la Ripoublique :
Le nouveau directeur du protocole d’État a pris ses fonctions mardi matin, avant d’être débarqué… mardi après-midi par le Quai d’Orsay. Une casserole du temps où le diplomate était consul à Marrakech a refait surface. Récit dans Playbook. 👇 pic.twitter.com/1k0ohG9ZCG
— Paul de Villepin (@Devillepinpaul) May 5, 2023
L’autre terrorisme vert
Liberté Politique édite une brochure sur l’Ecoterrorisme, rédigée par Daniel Dory, docteur en géographie, spécialisé dans l’analyse géopolitique du terrorisme. Bien que l’écoterrorisme ait gagné en visibilité au cours des dernières années, il constitue un sujet encore largement inconnu ou incompris du grand public. Outil de vulgarisation indispensable, cette brochure apporte des éléments de réponse sur l’écoterrorisme : son histoire, les mots, les idées, les causes, les acteurs et son avenir possible. Le tout complété par de très nombreuses références pour approfondir la réflexion.
Daniel Dory déclare sur Liberté politique :
[…] Il y a plusieurs définitions possibles du terrorisme suivant que l’on se place dans une perspective polémique (pour désigner un ennemi absolu et intrinsèquement illégitime) ; juridique (pour caractériser des actes dits terroristes et leur apporter une réponse pénale) ou scientifique. C’est cette dernière approche qui m’intéresse exclusivement. Et pour s’en tenir à l’essentiel, on peut dire que le terrorisme est une technique de communication violente, qui en s’attaquant à des personnes (ou objets) adéquats, vise à transmettre des messages à diverses audiences. Deux points importants sont à retenir de cette proposition de définition. D’abord, le terrorisme n’est jamais « aveugle » ou « indiscriminé », (sauf accidents ou victimes collatérales), mais cible des victimes possédant ce que j’appelle une identité vectorielle, c’est-à-dire servant au mieux à transmettre (au moyen de leur mort et/ou de leur souffrance, ou encore de leur destruction ou dégradation) les messages en question. Parmi cette catégorie de victimes figurent, par exemple, les enfants, les touristes internationaux, les journalistes, les gens rassemblés au Bataclan etc., ainsi que des bâtiments et monuments à forte charge symbolique. Ensuite, le terrorisme est une technique, donc pas un ennemi à qui on peut « faire la guerre », mais une forme de violence à la disposition de tous les acteurs (individus, groupes de diverses obédiences et États) qui estiment pouvoir en tirer bénéfice.
Quelles sont les groupes ou les personnes susceptibles de recourir à l’action terroriste écologique ?
Il existe en Europe et aux États-Unis une mouvance complexe d’individus et de groupes (associations, ONG, réseaux etc.) de plus en plus déçue par les résultats des mobilisations habituelles pour la protection de l’environnement. Ces dernières années le thème de « l’urgence climatique » a été fortement promu par diverses instances internationales (à commencer par l’ONU et ses satellites publics et privés), ce qui a contribué à créer un sentiment d’angoisse existentielle auprès des secteurs les plus fragiles émotionnellement et les moins formées scientifiquement de cette mouvance bigarrée. En outre, on assiste sous nos yeux à une mutation de cette frange potentiellement violente, qui cesse de se centrer sur les sujets purement environnementaux et/ou animalistes, pour fusionner avec d’autres mouvances (anticapitalistes, antiracistes sélectives, antifascistes d’opérette ou encore féministes virilophobes) au sein des ZAD (Zones à Défendre) ou des Black Blocks. Il en résulte une nébuleuse d’individus et de groupes qui sont déjà clairement engagés dans une dérive illégaliste, avec acceptation de modes opératoires violents. Il ne manque plus, pour l’instant, que de petits noyaux actifs surgissent dans ces milieux, et décident (et soient capables) de passer à l’acte terroriste. Il faut donc être très attentif à ce qui se produira dans les mois et années qui viennent. […]
On peut ne pas aimer le régime russe, il n’empêche que la géographie est têtue
Suite à l’audition de François Fillon par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée aux influences étrangères, Tugdual Denis écrit pour Valeurs Actuelles :
Un ton calme, posé, des propos précis et clairs. Pédagogique serait-on presque tentés de dire. Ainsi s’est avancé François Fillon lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée aux influences étrangères, le mercredi 2 mai. Le journal Le Monde et les fainéants des réseaux sociaux n’ayant vu que des moments parcellaires auront retenu l’audition d’un homme “faisant le sourd” (Le Monde) ou cette formule de défense d’un ancien politique reconverti dans le privé: “Si j’ai envie de vendre des rillettes sur la Place rouge, je vendrai des rillettes sur la Place rouge.” Nous avons regardé les deux heures et trente quatre minutes de cette audition, et nous avons assisté à une leçon de géopolitique, que nombre de responsables contemporains, de tous bords, seraient bien en peine de donner.
Il faut d’abord saluer l’atmosphère courtoise -cela change- des débats menés par le président de la commission, le député Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy. Les sourires de François Fillon, son autodérision, loin des descriptions de la presse laissant entendre une forme d’arrogance, voire, pire, d’indolence et de déconnexion, renforcent la comestibilité de cette rediffusion. L’interrogé avait des notes qu’il n’aura finalement quasiment pas consultées. Une économie de mots. Ses réponses s’achèvent parfois comme une note de musique volée.
Le Sarthois sait très bien ce que l’on pense de lui: “Je vois les ricanements” prévient-il avant d’expliquer qu’il conseillait une des entreprises sur les sujets de transition énergétique et de conformité sociale. Il ne tourne pas autour du pot dans son propos liminaire. On veut savoir comment se fait-il qu’il ose encore prononcer le mot “Russie” ? Alors il déroule:
“Une chose n’a pas changé, depuis le général de Gaulle: la géographie. Nous sommes sur le même continent que la Russie. Une immense partie de la Russie est européenne. On peut ne pas aimer le régime russe, et il y a bien des raisons d’être en désaccord avec lui, mais cela n’enlève rien à cette constatation.” Et “cela nous oblige à trouver avec la Russie un mode de relation qui nous permette de trouver la paix et la sécurité.”
D’emblée, ne cherchant pas à flatter la commission, il modifie la focale. Des ingérences étrangères ? Oui, il en a eu beaucoup à traiter en tant que responsable public, et elles venaient pour l’essentiel, sous ses mandats, des… Etats-Unis. “J’ai été écouté pendant cinq ans avec le président Sarkozy par la NSA.” Pire que cela, l’ingérence américaine qui lui semble la plus préoccupante, réside dans le principe d’extraterritorialité, qui permet aux USA de sanctionner des entreprises européennes. La BNP, qui avait payé 9 milliards d’amende en 2014 pour avoir commercé au Soudan s’en souvient.
“Il est tout à fait inacceptable qu’un pays, fut-il allié, se permette de mettre sous monitoring nos entreprises. Mais une grande partie des Européens ne feront jamais de bras de fer avec les Etats-Unis.”
“J’ai voté contre la monnaie unique”, rappelle-t-il, bien que ses promoteurs prédisaient que l’euro puisse devenir une monnaie internationale, ce qui n’est jamais advenu. Fillon, avant sa campagne de 2017, a fait le tour d’Europe des ministres des Finances, et l’Allemand Schauble lui a répondu
“Tu as parfaitement raison mais c’est impossible, nous ne le ferons jamais. Car ce sont les Américains qui assurent notre sécurité.”
Idem pour les Polonais.
Que dire, par ailleurs, de l’ingérence chinoise, quand une délégation branche des clés USB chez Airbus pour procéder à de l’espionnage industriel ? Que dire, enfin, des responsables religieux liés à l’Algérie, au Maroc, ou à la Turquie, et qui donnent des consignes de votes par le biais des imams dans les mosquées françaises.
Les contempteurs n’entendent que ce qu’ils ont envie d’entendre. Maintes fois pourtant François Fillon exposera de réalistes critiques à l’endroit de la Russie. Pays, qui, en matière d’ingérence, “le fait souvent de façon assez grossière”, comme par exemple en montant une confidentielle chaîne de télévision ou en bricolant sur les réseaux sociaux. Pays où il manque de l’essence dans un véhicule de combat, où “un type qui devait être là ne l’est finalement pas”, où rien ne fonctionne jamais vraiment. Pays, aussi, transmuté par les sanctions occidentales mises en œuvre à partir de 2014, au tout début de la crise ukrainienne.
De quoi râler contre l’actuelle attitude de la France ? “Mon pays est en conflit avec la Russie, donc je ne ferai rien qui puisse gêner le gouvernement de mon pays dans ce conflit” balaie François Fillon. Avant d’ajouter que la décision d’envahir l’Ukraine est “une faute qui a été commise par la Russie qui aura des conséquences à très long terme pour elle, pour l’Ukraine, et pour l’Europe.”
Un rappel salutaire: il fut un temps où la relation économique, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, était fructueuse. Renault devient premier constructeur automobile en Russie, Alstom investit dans les chemins de fer russes, Vinci construit l’autoroute entre Saint-Pétersbourg et Moscou, Kourou se pourvoit d’un pas de tir pour lancer Soyouz. Et ainsi de suite. Une relation commerciale qui permit à Nicolas Sarkozy de faire stopper l’opération militaire de Vladimir Poutine en Géorgie. Tout cela, désormais qu’il est trop tard, va entraîner “une fracture considérable” entre l’Occident et une grande partie du reste du monde.
Les députés en viennent à ce qui les émoustille. François Fillon a un -court- temps siégé à des conseils d’administration en Russie. Parce qu’il est ce qu’il est ? Evidemment que son expérience d’ancien Premier ministre compta dans son recrutement. “Et pas seulement un carnet d’adresses.” Deux entreprises, en l’occurrence, avec lesquelles “il n’y a pas de relation stratégique avec la France. Aucune.” Petite précision: dans la mesure où la guerre en Ukraine a éclaté dès le mois de février 2022, François Fillon a démissionné de ses postes d’administrateur, et n’aura donc pas touché un centime dans ces éphémères fonctions.
Il révèle néanmoins une discussion avec Vladimir Poutine en 2018. Poutine apprenant sa présence en Russie demande à le voir. Il choisit de lui parler de la situation d’isolement diplomatique de la Russie suite au conflit, déjà, en Crimée et au Donbass. Poutine le regarde et lui demande, d’un air dubitatif: “Ah oui ? Et avec qui je parle ?” Fillon hasarde: “Avec le président Macron.” L’ancien Premier ministre préviendra Emmanuel Macron de cet échange à son retour en France. Lui et le président de la République continueront d’échanger sur le sujet.
L’intérêt de cette commission d’enquête consacrée aux ingérences réside dans le fait que le thème même du débat permet d’embrasser le sujet plus large et ô combien passionnant de la tectonique des plaques de la diplomatie mondiale.
Prenez l’exemple de la Chine. Les Chinois avaient inventé un système limitant à deux mandats l’exercice de leurs présidents. Xi Jinping est revenu sur cette disposition, et il s’agit “d’une grave erreur”.
Or, “plus le temps va passer, plus la sortie du pouvoir du dirigeant autoritaire va devenir impossible, voire dangereuse pour lui.’ François Fillon n’est d’ailleurs jamais allé en Chine avec son téléphone portable ou son ordinateur. “Le seul vrai risque de conflit mondial”, se permet-il de préciser en guise de repositionnement de problématique, c’est celui entre la Chine et les Etats-Unis.
“Le régime chinois est plus dur que le régime russe. Et sa menace bien plus grande. Que fait-on avec les pays du Golfe ? L’Arabie saoudite est un régime démocratique ?”
La dernière leçon sera pour la presse. Notre presse. Notre capacité à débattre, et, au fond, à penser contre nous-même pour mieux nous convaincre.
“Dans les campagnes d’autrefois, on accusait les communistes d’être aux ordres de l’URSS et les centristes de Washington”. “Dans ces époques, il y avait une presse plus contradictoire. Là, sur un certain nombre de sujets, on a l’impression que c’est unanime. Sur l’exemple de la guerre en Ukraine, il y a paradoxalement aux Etats Unis, dans le pays le plus engagé dans cette guerre, un débat beaucoup plus ouvert. Or ce n’est jamais bon quand c’est unanime…”
On souhaite à tous les journalistes un tant soit peu capables d’honnêteté intellectuelle de réfléchir à ces lignes. Et l’on ne souhaite pas aux responsables politiques de droite d’aujourd’hui, qui se pensent aptes à gouverner malgré leurs lacunes, d’avoir regardé l’entièreté de cette audition. Saeva comparatio.
Nouvelle défaite LGBT en Floride
Les élus de Floride ont voté jeudi 4 mai une loi qui interdit aux médecins d’administrer des traitements hormonaux et chirurgicaux de transition de genre aux mineurs. Le texte proscrit les opérations chirurgicales, les traitements bloquant la puberté ou la prise d’hormones.
Pour devenir une loi, le texte doit encore être signé par Ron DeSantis, ce qui ne fait aucun doute.
Le texte sur les traitements de transition a reçu le plein soutien de la majorité républicaine dans les deux chambres. Les démocrates, opposés, n’ont rien pu faire. «Les mots ne suffisent pas à faire exister quelque chose qui n’existe pas. Il est impossible de changer de sexe», avait déclaré pendant les débats à la Chambre des représentants locale le républicain Ralph Massullo.
Banalisation de l’euthanasie au Canada
Lu sur l’ECLJ :
À l’occasion de la 44e session des Examens périodiques universels (EPU ou UPR pour Universal Periodic Review), l’ECLJ a présenté à l’ONU un rapport sur le Canada, en particulier concernant l’ouverture progressive de l’accès à l’euthanasie dans ce pays. Le dispositif désigné par l’euphémisme “d’Aide Médicale à Mourir” (AMM ou MAID pour l’acronyme en anglais) semble faire l’objet d’un contrôle de plus en plus lâche à mesure que les limites initialement imposées sont levées.
Le Canada est pourtant partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont l’article 6 consacre le droit à la vie «inhérent à tout personne humaine»[1] ou encore signataire de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui indique dès l’article 3 que «tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne»[2].
La pente glissante vers une euthanasie banalisée
L’euthanasie est possible au Canada depuis 2016. Initialement encadrée, elle était strictement réservée aux majeurs atteints d’une maladie incurable dont la mort était la seule issue, capables d’exprimer leur consentement éclairé et ayant été informés des alternatives[3]. Depuis, le nombre de personnes y ayant recours n’a cessé d’augmenter[4]. Les maladies mentales étaient provisoirement exclues des conditions ouvrant à l’euthanasie jusqu’en mars 2023 et cette limite a été repoussée d’un an, mais il est clair qu’elle ne demeurera pas beaucoup plus longtemps[5]. En février 2023, un comité parlementaire a appelé à ouvrir l’euthanasie aux «mineurs matures» et ce sans le consentement de leurs parents[6]. Ainsi, l’effritement des limites censées garantir une application raisonnable d’une exception à l’interdit de tuer montre le chemin que prend inévitablement toute ouverture de l’accès à l’euthanasie : une banalisation progressive. Un tel exemple devrait mettre en garde ceux qui seraient tenter d’accepter l’euthanasie sous la garantie de limites strictes car celles-ci ne sauront être que provisoires.
Un dispositif qui inquiète jusqu’aux experts de l’ONU
L’euthanasie a d’ores et déjà été ouverte aux personnes souffrant de handicap ou de maladie chronique en 2021, en supprimant la condition d’une mort proche. La violation du droit à la vie et du respect de la dignité humaine causée par le dispositif d’AMM a même poussé le Rapporteur spécial sur le droit des personnes handicapées, l’Expert indépendant sur les droits des personnes âgées et les Rapporteur spécial sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté a exprimer leur préoccupation dans une lettre au gouvernement du Canada, affirmant qu’une telle loi sous-entend «qu’il vaut mieux être mort que de vivre avec un handicap»[7]. Ainsi, permettre d’euthanasier des personnes handicapées ne saurait se limiter à simplement laisser mourir ceux qui le demandent, mais instaurera une pression sociale envers les membres les plus fragiles de la société, leur faisant comprendre qu’il vaut mieux pour tous qu’ils meurent. Enfin, malgré un cadre légal, cette pratique ouvre la porte à des abus. Un patient sujet à des pensées suicidaires et hospitalisé pour cette raison fut euthanasié en 2019 sous le seul prétexte d’une perte d’audition malgré les réserves émises par sa famille et une infirmière le suivant[8]. L’euthanasie est un symptôme dramatique d’une société qui ne parvient pas ou ne souhaite plus prendre soin de ses membres ls plus fragiles. N’est-il pas ironique qu’un homme soigné pour des tendances suicidaire soit tué par ceux-là même qui l’en ont d’abord empêché ?
Ainsi, il ne peut exister d’application raisonnable de l’euthanasie qui ne porte atteinte au droit à la vie et n’aboutisse immanquablement à une atteinte à la dignité humaine. Le Canada devrait revenir sur l’autorisation de l’euthanasie et faire bénéficier ses citoyens dans le besoin des avancées de la médecine et de la technologie pour assurer des soins adaptés aux malades.
Tous les journalistes sont égaux mais certains le sont plus que d’autres
Cette réécriture de l’épilogue du roman de George Orwell, La Ferme des animaux, s’adapte assez bien à la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai.
Elle a été particulièrement marquée par une série d’activités organisées au siège de l’ONU. Mais cette célébration mondiale de la liberté de la presse était interdite aux journalistes russes…
Plus de la moitié des placements en garde à vue a été classée sans suite
Entre le 15 mars, 8e journée de mobilisation contre la réforme, et la journée du 1er-Mai, ce sont 895 personnes qui ont été arrêtées en marge des cortèges parisiens, souvent en raison des violences contre les forces de l’ordre ou d’attaques contre les bâtiments.
62,2 % d’entre elles ont donné lieu à des classements sans suite, a compilé le parquet de Paris. Pour 557, les procédures ont été classées sans suite, notamment en raison de l’ « absence d’infraction » ou d’une « infraction insuffisamment caractérisée ».
Le 1er-Mai a été marqué par d’importantes violences contre les forces de l’ordre, puisque 406 policiers et gendarmes ont été blessés ce jour-là. Avec suite.
Et en même temps, un retraité a été condamné pour une banderole « Macron, on t’emmerde » sur la clôture de sa propriété. Le retraité a été sanctionné d’un stage de citoyenneté. La banderole était une réponse au président qui voulait « emmerder » les personnes non vaccinées.
Fra’ John Dunlap, nouveau grand maître de l’Ordre de Malte
Les 99 chevaliers électeurs, provenant de 18 pays différents, se sont réunis le 2 mai à Rome, dans la Villa Magistrale, siège institutionnel de l’Ordre souverain de Malte. Sur la base d’une terna présentée par les chevaliers profès, le Canadien Fra’ John Dunlap a été élu, avant de prêter serment entre les mains du cardinal Silviano Tomasi, délégué spécial du souverain pontife auprès de l’Ordre.
Né en 1957, juriste de renommée internationale, Fra’ Dunlap a été élu en 2009 au conseil souverain avant d’être nommé par Rome lieutenant de grand maître à la suite du décès subit de Fra’ Marco Luzzago. Le nouveau patron de l’ordre chevaleresque fondé en 1048 afin de venir en aide aux pèlerins de Terre Sainte confrontés à la menace islamique, a déclaré qu’il acceptait sa nouvelle charge, animé d’un « profond esprit de service, et avec la promesse solennelle d’un engagement constant » au service des chevaliers.
Le nouveau grand maître a montré sa fidélité au Vatican, soutenant avec constance les efforts de réforme, dont le but affiché est de réaffirmer la primauté du caractère religieux de l’ordre de Malte, et d’assurer ainsi de façon indirecte un plus étroit contrôle du Saint-Siège.
Alerter et sensibiliser sur les dangers de l’euthanasie
Le 3 avril 2023, la convention citoyenne sur la fin de vie a rendu son rapport. 76% des 184 participants se sont déclarés favorables à l’aide active à mourir. L’interdit de tuer, déjà levé pour les enfants à naître, est en passe d’être encore relativisé pour les personnes malades, handicapées, et en fin de vie. Une société qui se débarrasse des plus fragiles, qui prône la mort comme un soin, et bafoue la dignité de la personne, est-ce cela que nous voulons ?
Il est de notre devoir de nous opposer fermement à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Afin de sensibiliser et d’alerter les français sur ce sujet, la Fondation Jérôme Lejeune, partenaire de la Marche pour la vie, a créé une plateforme, toutmaispasca.or
Ce documentaire nous plonge dans la réalité des derniers instants, nous fait découvrir la richesse des soins palliatifs, la générosité des soignants mais aussi leurs difficultés, et parfois le désespoir des patients auquel ils cherchent à répondre. Il donne les clefs pour comprendre les enjeux éthiques, juridiques, médicaux d’une légalisation de l’euthanasie, grâce à l’expertise de professeurs, médecins, juristes, philosophes.
Vous souhaitez visionner le documentaire, le faire connaître, soutenir la mobilisation et rester informé sur l’avancé du “débat” en France ? Retrouvez toutes les informations sur toutmaispasca.or
Il y a tout à faire dans notre société pour accompagner et soulager les personnes fragiles, mais pas autoriser à les tuer !
V comme Violence
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Comparer la violence dans la Bible et les appels à la violence dans le Coran, c’est un peu comme si on disait que Salman Rushdie, Zineb El Rhazoui, Philippe Val, Riss, la jeune lycéenne Mila et tant d’autres couraient autant de risques en visionnant sur DVD le film Les Dix commandements de Cecil B. DeMille qu’en sortant se promener en public sans protection policière.
Notons encore cet art de l’euphémisation pratiquée par Adrien Candiard, pourtant frère dominicain et islamologue, lors d’un entretien récent au Figaro portant sur le fanatisme : « Les textes et surtout l’imaginaire de l’islam des origines me paraissent effectivement offrir plus de disponibilité à un usage violent que les textes et l’imaginaire du christianisme primitif ». Peut-on faire plus ouaté et plus délicat?
(Extrait de “Saint-Étienne-du-Rouvray, Conflans-Sainte-Honorine, Nice : abattages hallal ?” – Le 12 novembre 2020)
Il existe d’autres pèlerinages, ce n’est pas la peine de changer la liturgie de Notre-Dame de Chrétienté
Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, est interrogé dans L’Homme Nouveau. Extraits :
La particularité de notre pèlerinage est notre attachement à la messe traditionnelle, au rite tridentin. Il nous semblait intéressant, en ces moments où nous sommes attaqués, et précieux spirituellement pour les pèlerins, de méditer sur l’Eucharistie, la présence réelle, qui est au cœur de notre attachement à la messe traditionnelle. Nous ne comparons pas les messes ; nous choisissons simplement la forme extraordinaire, et ce pour une raison de Foi.
Je vois chaque jour monter les inscriptions au pèlerinage, nous devrions certainement dépasser les 15000 cette année. Ces jeunes (car la moitié a moins de 20 ans) viennent chercher un enseignement de Foi et voient dans cette messe l’affirmation de la sacralité, de la transcendance de Dieu, la certitude de la présence réelle. Cela devrait être une incitation pour l’Eglise à réfléchir : voir combien les pratiquants catholiques fervents (nos pèlerins sont essentiellement pratiquants, et aux deux tiers en forme extraordinaire) exigent cet enseignement de l’Eglise qu’ils obtiennent par nos prêtres.
L’interdiction des messes publiques en 2020 a-t-elle joué dans ce choix ?
Oui, cela a été un véritable choc pour nous. Notre-Dame de Chrétienté est un carrefour : on y retrouve le monde Ecclesia Dei, mais aussi des communautés non traditionnelles, beaucoup de prêtres diocésains qui suivent leurs paroissiens et qui sont très heureux de venir. La frange conservatrice, même si je n’aime pas ce mot-là, va bien au-delà des ex-Ecclesia Dei : nous sommes nombreux à avoir eu la même incompréhension de l’interdiction de la messe publique.
Notre-Dame de Chrétienté s’est associée à un référé pour que l’on revienne sur cette interdiction, et on nous a donné raison. Interdire la messe alors qu’on peut faire ses courses, c’est du laïcisme, la laïcité exagérée de notre république. On n’en est même plus à la neutralité ou l’ignorance ; c’est de l’hostilité. Mais cet épisode nous a valu une communion, une union dans une espèce de réaction : ce besoin de la messe, de se confesser, car on vit de l’Eucharistie.
Notre-Dame de Chrétienté est certes un mouvement traditionnel, mais il réunit beaucoup de gens qui ont cette même conviction. Ce pèlerinage qui date de toujours, d’une grande ferveur et d’une grande jeunesse, accueille tout le monde. Je suis persuadé que cette année, comme d’habitude, nous serons obligés de fermer certaines catégories car il y aura trop d’inscrits, d’autant que nous assistons au retour des étrangers.
Un certain nombre de pèlerinages se sont d’ailleurs créés à l’étranger comme aux USA et en Australie, où ils prennent même le nom de « pèlerinage de Chartres » ! Nous soutenons ces pèlerinages qui reprennent nos piliers : tradition, chrétienté et mission, et nous sommes très heureux de les voir se développer.
Vous parliez d’attaques… Quelles sont les pressions à l’égard de Notre-Dame de Chrétienté ?
Tout vient de Traditionis Custodes en 2021. Il ne faut pas faire de généralisation ; certains évêques sont très amicaux et tiennent les mêmes positions que nous. Mais il est vrai que nous subissons des pressions épiscopales : on nous demande de nous normaliser, d’utiliser la liturgie moderne.
Or, la liturgie traditionnelle fait partie de notre raison d’être, de notre vocation. Toute une pédagogie s’inscrit autour de cette seule liturgie, nous le montrons cette année avec notre thème, en s’appuyant sur les éléments qui caractérisent la messe traditionnelle : le sacrifice propitiatoire, le sacerdoce du prêtre… Nous insistons sur ces points du catéchisme et nous utilisons la messe traditionnelle pour éclairer tout ce qui caractérise la messe catholique.
Vouloir changer de liturgie, c’est supprimer un des charismes du pèlerinage de chrétienté. Pourtant, il existe d’autres pèlerinages, ce n’est pas la peine de changer ce qui fonctionne. On le voit au nombre de vocations qui fleurissent chaque année, il est très imprudent de vouloir mettre une telle pression. D’autant que cela embête les malheureux organisateurs…
Cette amitié de certains évêques se concrétise-t-elle cette année ?
Oui, nous avons obtenu l’autorisation de Mgr Ulrich, archevêque de Paris, pour que l’abbé Durodié, curé de Saint-Eugène à Paris, dise la messe à Saint-Sulpice le samedi à 6h05 du matin, le rendez-vous des pèlerins est à 6h du matin.
Mgr Christory, l’évêque de Chartres assistera à la messe célébrée dans sa cathédrale le lundi par Mgr Gullickson, ancien nonce apostolique américain en Ukraine et en Suisse.
Mgr Rougé nous fait l’amitié d’accueillir les pèlerins comme chaque année le samedi sur son diocèse des Hauts-de-Seine. C’est lui qui nous a célébré la messe de préparation au pèlerinage.
Ce sont des gestes très amicaux. […]
Vers la fin de l’obligation vaccinale des soignants
Les députés ont adopté jeudi en première lecture une proposition de loi pour abroger, et pas seulement suspendre, l’obligation vaccinale des soignants, un échec pour le gouvernement et la majorité.
“Le complotisme l’a emporté sur la science”, a déploré le ministre de la Santé François Braun. Le gouvernement a pourtant déjà annoncé la réintégration à venir des soignants non-vaccinés, après un avis de la Haute autorité de Santé (HAS). Elle pourrait débuter dès le 15 mai.
Plusieurs élus ont insisté pour obtenir une abrogation, afin qu’une éventuelle nouvelle obligation vaccinale passe forcément par le Parlement, et non par décret.
I-Média : Vers la 3ème guerre mondiale ?
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’affaire de l’attaque de drones sur le Kremlin. Attaque symbolique ou offensive ? Les médias ont choisi leur camp et nous entraînent toujours plus près d’une guerre mondiale et nucléaire.
Pour le dossier du jour, nous verrons comment les médias s’intéressent de plus en plus au Black Blocs et les instrumentalisent.
Et puis il sera temps de passer aux pastilles de l’information, sans oublier en conclusion, le portrait piquant du jour, consacré à Monsieur Léa Salamé, Raphaël Glucksmann !
Le dernier hommage des scouts de Limoges à l’abbé Vénitus
Les obsèques de l’abbé André Vénitus, prêtre du diocèse de Limoges décédé le 27 avril à 42 ans, ont été célébrées mercredi 3 mai en la collégiale du Dorat en présence de milliers de personnes, dont de nombreux scouts.
Tous ont pu apprécier la belle messe de funérailles, une jolie et digne liturgie à l’image de l’abbé Vénitus, avec une centaine de prêtres et diacres, ainsi que plusieurs évêques.
Mgr Bozo a commencé cette célébration par un long mot d’accueil, rappelant le parcours de ce jeune prêtre ordonné il y a 8 ans. Il a ensuite évoqué leur dernière rencontre, à l’aube de la mort :
“Avant sa mort, je lui ai demandé d’intercéder pour demander des vocations sacerdotales, et religieuses pour notre diocèse, pour l’Eglise pour que d’autres jeunes se lèvent.”
En écho à l’actualité autour de la fin de vie, l’évêque de Limoges a voulu rendre hommage aux soignants qui ont accompagné l’abbé Vénitus durant plusieurs semaines en soins palliatifs :
“Je voudrais dire merci au service de soins palliatifs du CHU de Limoges qui nous a aidés à comprendre qu’il est nécessaire de vivre sa vie pleinement, jusqu’à son terme, pour nous préparer à la vie éternelle.”
Le chanoine Veissier, à qui l’abbé Venitus avait demandé de prononcer l’homélie de ses obsèques a lui aussi évoqué sa fin de vie, comme une apothéose de son sacerdoce terrestre :
“Ses derniers jours à l’hôpital ont été le plus beau témoignage de son sacerdoce. C’est là qu’il est devenu pleinement prêtre pour nous dire que la vie est belle jusqu’au bout.”
Après deux heures de cérémonie et une bonne heure de bénédiction à l’issue des obsèques, la foule attendait sur le parvis. Les Scouts d’Europe, dont l’abbé Vénitus était l’aumônier depuis 6 ans, ont pu accompagner la sortie de son cercueil par le chant de la promesse entonné de concert avec les Scouts Unitaires de France venus à leurs côtés en signe de fraternité scoute.
L’abbé Vénitus a eu l’hommage qu’il méritait ! Il est parti entouré des siens, emportant dans sa tombe les foulards des différents groupes Scouts d’Europe au sein desquels il a eu charge d’âmes.
Loi Taubira : ils n’ont pas retourné leurs vestes
Dix ans après l’adoption de la loi Taubira, l’Alliance des conservateurs, qui rassemble le CNIP, Via et le Mouvement conservateur signe une tribune dans Valeurs Actuelles :
« Opposés au mariage pour tous en 2013, ils ont changé d’avis », titrait le 23 avril dernier Le Parisien à l’occasion des dix ans de la légalisation du mariage homosexuel. À l’instar du Parisien, une multitude de journaux ont communiqué cette semaine-là sur les personnalités qui ont changé d’avis afin de « prouver » à nos concitoyens que les défenseurs du mariage pour tous avaient raison avant les autres, que ses détracteurs avaient tort envers et contre « le sens de l’Histoire ». Pourtant, dix ans plus tard, nous n’avons pas changé d’avis, et le pire de ce que nous avions prophétisé s’est réalisé ou est en voie de se réaliser.
À une époque où le ciment social est fragilisé, où la violence gratuite a remplacé les solidarités naturelles, où l’égoïsme domine, où la France s’enfonce dans un hiver démographique sans précédent, le renforcement de l’institution familiale est l’une des clés qui pourrait nous sortir de ce marasme. Or, plus que jamais, celle-ci est fragilisée : les multiples lois « progressistes » accompagnant certaines évolutions technologiques ont introduit l’individualisme dans cette institution, puis l’ont réduite à un simple contractualisme en évacuant l’importance du consentement mutuel qui engageait les deux époux ainsi que l’ensemble du corps social.
Il suffit désormais à deux personnes de déclarer entretenir une relation affective ou sexuelle pour bénéficier de la reconnaissance et de la protection accordée par la société aux familles. Il suffit que ces deux personnes le décident, sans même que la présence d’un juge ne soit nécessaire, pour rompre irrémédiablement le lien conjugal qui n’est de toute façon considéré que comme un simple contrat, et rien de plus.
Cette destruction du caractère institutionnel de la famille naturelle a été le préalable à la reconnaissance d’autres types de relations fondées non plus sur l’hérédité et la complémentarité homme/femme, mais sur la seule sentimentalité la plus subjective… des relations qui sont par essence fragiles. La famille n’est plus un socle solide sur lequel peut se reposer la société, c’est un champ laissé à l’abandon et qui ne peut donner les fruits nécessaires à la concorde et à la longévité d’un peuple.
Cependant, la légalisation du mariage dit « pour tous » n’a pas seulement fragilisé la famille, elle a également ouvert la porte à des dérives que nous dénoncions déjà il y a dix ans, dérives dont on nous assurait qu’il était inimaginable d’en voir l’aboutissement : notamment la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA) sans père. La première est toujours interdite en France pour le moment, mais les enfants nés d’une GPA de parents français à l’étranger reçoivent un certificat de nationalité française, ce qui équivaut, pour le moment, à un encouragement à aller contourner la loi à l’étranger. La seconde est bien légale et peut permettre à un couple formé de deux femmes ou à une femme non mariée d’avoir un enfant. Or, avec ces mesures, nous plongeons intégralement dans une société dans laquelle le corps humain est commercialisé, en particulier le corps de la femme qui ne bénéficie étrangement pas, pour ce combat, de la bienveillance des féministes modernes.
Toutes ces attaques contre la famille vont de pair avec les autres lois dites de bioéthique qui font toutes reposer l’existence de la cellule de base de la société sur un sentiment, un projet, et non une réalité charnelle : perdre son enfant lorsque l’on est enceinte est une tragédie si l’on avait projeté de le garder comme l’a révélé l’affaire Palmade ; la même chose est considérée comme une grande avancée si l’on a décidé d’avoir recours à l’avortement, y compris jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse…
La PMA sans père est considérée comme une avancée puisque la filiation n’est plus biologique, « c’est un projet, c’est culturel, c’est une construction sociale ». La fin de vie elle-même relève désormais du sentiment personnel (mourir « dans la dignité ») ou du projet individuel (« je suis libre de décider de ma vie et de ma mort et de me faire aider à mourir »). Peu importe que le « suicidé » soit notre père, notre frère ou notre compatriote puisque c’est son choix…
Au-delà de l’aspect idéologique, il est nécessaire de rappeler l’aspect financier qui se cache derrière toutes ces mesures : avec la GPA et la PMA, il s’agit notamment d’organiser la marchandisation des enfants, de légaliser à terme les mères porteuses et d’instaurer un commerce de la procréation avec un marché mondial qui avoisinera les 41 milliards de dollars en 2026. Avec l’euthanasie, il s’agit de créer de nouveaux profits financiers autour de la mort, et d’effectuer des économies sur les hôpitaux en occultant les soins palliatifs. Quel que soit le domaine auquel s’attaquent les progressistes, tous ont en commun la recherche du profit, la quête de la performance, la modification de la nature humaine par les mœurs ou la technique, et in fine sa négation. Nous croyons, pour notre part, que le socle anthropologique de l’Homme ne change pas. Et que tenter de le modifier nous condamne à des périls insoupçonnés.
Dix ans plus tard, les revirements autour du mariage homosexuel ne montrent donc pas que notre combat était finalement illégitime. Ils prouvent que trop de personnalités politiques déterminent leurs convictions en fonction des gains électoraux. Pour notre part, nous sommes donc très fiers de ne pas avoir changé d’avis depuis la loi Taubira. Fiers d’avoir dénoncé les premiers, les dangers qui nous attendent et qu’ignorent les acharnés défenseurs du transhumanisme. Fiers de continuer la lutte pour défendre notre socle anthropologique durement éprouvé par les partisans du « progrès » déchaîné. Nous étions dans la rue il y a dix ans. Nous y serons à nouveau dans dix ans si la dignité humaine est toujours mise en péril. En attendant, le mot d’ordre reste le même qu’en 2013 : « Nous ne lâcherons rien ! »
Christianophobie : Nicolas Bay écrit à la présidente du Parlement européen
Lettre cosignée par une trentaine de députés dont François Xavier Bellamy (mais aucun député RN n’a daigné la signer. Jean-Paul Garraud avait déjà réagi de son côté dès le 1er mai).
Je viens d’écrire à la présidente du Parlement européen pour lui demander de faire retirer l’exposition christianophobe du Parlement.
Merci aux députés co-signataires parmi lesquels mes collègues @fxbellamy, @Jorgebuxade, @vincesofo et de nombreux élus polonais, hongrois et… pic.twitter.com/Ianoa4Q6eQ
— Nicolas Bay (@NicolasBay_) May 4, 2023
À l’initiative d’une députée d’extrême-gauche, une exposition mettant en scène le Christ en militant LGBT racisé est installée au Parlement européen.
Ceux qui injurient le christianisme n’oseraient évidemment pas faire de même contre l’islam. En attaquant notre civilisation, ils… pic.twitter.com/pJBoJU0LM7
— Nicolas Bay (@NicolasBay_) May 4, 2023
«En sacrifiant l’Arménie, Poutine commet la même erreur que l’Empire byzantin face aux Turcs»
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’historien Aram Mardirossian dresse dans Le Figaro un parallèle historique entre la situation actuelle de l’Arménie et l’invasion turque de 1071, sous l’Empire Byzantin. Selon lui, le chef du Kremlin, comme l’empereur Basile II, prend le risque de favoriser l’expansion turque en délaissant l’Arménie.
Aram Mardirossian est professeur agrégé des facultés de droit de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études à la chaire de Droits et institutions des chrétientés orientales.
[…]
Pendant de nombreuses années Vladimir Poutine a fourni des armes à Bakou avant de laisser les Arméniens seuls face aux Turco-azéris et leurs nervis djihadistes à l’automne 2020. Il est finalement intervenu quand le «fruit» arménien – largement vaincu mais pas encore totalement chassé de l’Artsakh – lui a paru mûr. D’une part, il punissait ainsi les Arméniens qui, depuis 2018, avaient exprimé des velléités de rapprochement avec l’Occident sous la direction de Nikol Pachinyan dont l’action politique, de façon plus générale, constitue dans le meilleur de cas un sommet d’incompétence et, dans le pire, une traîtrise impardonnable. D’autre part, Poutine prenait pied plus profondément dans le Sud Caucase en installant 2000 soldats casques bleus russes, sur les territoires que l’Azerbaïdjan venait de réoccuper.
Las, laisser l’Arménie à ce point affaibli face à ses ennemis mortels, dont l’objectif final est de l’anéantir entièrement, constitue une grave erreur pour les intérêts de Moscou. Il apparaît chaque jour un peu plus clairement que les principaux bénéficiaires de la cynique manœuvre russe de 2020 sont d’abord Ankara et Bakou. Les Turcs, si longtemps après en avoir été chassés, ont pu se réincruster dans le Sud Caucase. Les Azéris qui représentent des Tatars chiites – dont le pays ne porte le nom d’Azerbaïdjan que depuis 1918 – sont actuellement dirigés par un tyran frappé du syndrome de l’hybris. Depuis sa victoire lors de la guerre de 44 jours due essentiellement aux drones turcs et israéliens, et à la suite de l’embourbement ukrainien de la Russie, le dictateur sanguinaire, qui a érigé la haine anti-arménienne au rang de doctrine d’État, n’hésite plus à défier Poutine ! Bakou viole impunément l’accord du 9 novembre 2020 – ou plutôt la capitulation arménienne – conclu entre Pachinyan et Aliyev sous l’égide de la Russie. Ainsi, le corridor de Berdzor (Latchine) qui représente l’unique route reliant l’Artsakh à l’Arménie est bloqué depuis le 12 décembre 2022. Les pseudo-militants écologistes azéris qui avaient lancé cette action terroriste ont ensuite été remplacés par des militaires. Mieux, depuis peu, ceux-ci ont illégalement installé un poste de contrôle le long de ce corridor non sans se permettre d’interdire aux soldats russes – qui sont censés être les maîtres des lieux – de l’emprunter !
Chose légitime, Poutine est prêt à tout pour contrer les États-Unis et ses vassaux occidentaux qui cherchent à abattre la Russie. Il estime ainsi que l’alliance avec la Turquie et l’Azerbaïdjan constitue une carte de choix dans son jeu, aussi bien sur les plans politique et diplomatique qu’économique. Mais le maître du Kremlin commet une lourde erreur en laissant hic et nunc l’Arménie être attaquée sans retenue par ses acolytes du moment. Tout autant que l’Artsakh, le duo panturquiste guigne sur le Siwnik (Zanguezur) qui octroie à l’Arménie une étroite frontière avec l’Iran et entrave la continuité territoriale entre la Turquie et l’Azerbaïdjan.
Sans même parler de leur proximité civilisationnelle et religieuse, Poutine se fourvoie en méprisant à ce point Érévan qui constitue son seul allié structurel – certes faible – dans cette région. À l’instar de Basile II, il s’égare en croyant que l’Arménie n’est en rien utile comme contrepoids à l’expansionnisme panturque. En réalité, Poutine semble avoir été contaminé par un mal qui touche les dirigeants occidentaux depuis fort longtemps : agir comme un vulgaire gestionnaire inculte qui raisonne à la petite semaine et non tel un vrai chef d’État qui propose une politique civilisationnelle articulée sur le temps long.
Certes, à court terme, le sort de l’Arménie et de l’Artsakh, n’aura pas d’incidence cruciale sur la Russie. Mais sur la durée, en laissant la puissance turque subjuguer sa frontière caucasienne, Poutine met son pays en péril. À l’extérieur, les anciennes républiques soviétiques turcophones de l’Asie centrale échappent de plus en plus à son influence au profit de la Turquie, comme l’attestent notamment les efforts déployés par Erdogan pour développer l’Organisation des États turciques. À l’intérieur, la population de la Russie comprend 20 millions de musulmans, très majoritairement turcophones qui affichent un taux de natalité supérieur à celle de la majorité chrétienne orthodoxe.
Depuis toujours, la Turquie et l’Azerbaïdjan – qui se présentent eux-mêmes comme «deux États, une nation» sont des ennemis structurels de la Russie. Malheureusement Poutine qui semble avoir égaré ses dons de stratège quelque part en Ukraine, est dorénavant prêt à tout accepter de la part de ces «alliés» qui, en retour, n’hésitent pas à envoyer des armes à Kiev ! Comment Poutine peut-il accepter qu’une puissance aussi prestigieuse que la Russie soit humiliée par l’Azerbaïdjan qui n’est rien d’autre qu’une sorte d’État-gangster – dirigé par les clans mafieux Aliyev-Pashayev – dont l’apport principal à l’histoire humaine se résume à une suite quasi ininterrompue de massacres et d’exactions ? Plus grave encore, comment Poutine peut-il ne pas voir que les ambitions impériales d’Erdogan qui combine si habilement islamo-panturquisme et néo-ottomanisme laissent planer sur la tête de son pays une épée de Damoclès, ou plutôt un cimeterre qui, pour l’instant paraît encore loin dans les hauteurs, mais qui un jour mauvais pourrait lui tomber sur la tête ou celle de ses successeurs. Ce faisant, il fait peser sur la troisième Rome, que la Russie prétend incarner, le risque de connaître la même fin que la deuxième Rome a connue un mardi de malheur de l’an 1453 !
Ivre, le député Nupes Sansu insulte les policiers
Le député du Cher Nicolas Sansu (PCF / Nupes) a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour conduite en état d’ivresse et outrages envers des policiers.
L’élu communiste a aussi été privé de permis de conduire pendant quatre mois et condamné à 300 euros d’amende.
L’ancien maire de Vierzon devra en outre verser 500 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral, à chacun des trois policiers outragés.
Euthanasie : le gouvernement perd le soutien de François Bayrou
Dans un entretien au Figaro, mercredi 3 mai, François Bayrou exprime ses réserves à l’idée d’un changement du cadre législatif régissant la fin de vie.
« Nous avons une loi pour accompagner ce passage vers la mort, mais ne faisons pas un service public pour donner la mort ». « La loi [actuelle] prend en charge humainement les situations les plus critiques. Elle n’est pas appliquée, appliquons-la »
Pour lui, « l’urgence » est d’abord « de mailler le territoire d’unités de soins palliatifs ».
L’inexorable déclin des musiques de dessins animés
Après les B.O. de James Bond, les dessins animés nous éclairent sur l’évolution (musicale) de nos sociétés.
Le suicide démographique de l’Europe
La population de l’Union européenne devrait amorcer son recul à partir de 2026, prévoit Eurostat.
La population de l’Union européenne devrait atteindre son point culminant en 2026, avant d’entamer un déclin progressif. D’après des données d’Eurostat, la population devrait passer de 446,7 millions en 2022 à 453,2 millions en 2026 (+1,5 %), avant de lentement décroître. A l’horizon 2050, elle devrait retomber à 447,9 millions.
Alors que la barre des 8 milliards d’habitants sur Terre a été dépassée fin 2022, le démographe Laurent Toulemon, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) constate :
« En Europe, on constate une stabilisation, voire une baisse modérée de la population sur le temps long. La part de la population européenne dans la population mondiale va connaître une forte baisse, notamment car l’ Afrique va voir sa population presque tripler au XXIe siècle ».
Pas d’enfant, pas de retraite. Et comme la nature a horreur du vide, le grand remplacement n’est pas une illusion.
James Bond et l’effondrement musical
Intéressante analyse qui compare différents génériques de 007 : l’audace et la richesse harmonique diminuent au fil du temps.
- 00:00 Intro
- 04:16 James Bond contre Dr. No (John Barry)
- 06:52 Goldfinger (Shirley Bassey/John Barry)
- 10:01 Live And Let Die (McCartney/George Martin)
- 14:10 Nobody Does It Better (Carly Simon/Marvin Hamlisch)
- 15:41 Dance Into The Fire (Duran Duran)
- 19:40 Tomorrow Never Dies (Sheryl Crow/Mitchell Froom)
- 26:58 Skyfall (Adele)
- 29:19 No Time To Die (Billie Eilish)
- 32:07 Outro
Pas de drapeau européen devant les mairies
Les députés macronistes ont essuyé mercredi un revers à l’Assemblée nationale, avec le rejet en commission d’une proposition de loi visant à rendre obligatoire le pavoisement des mairies avec les drapeaux français et européen.
Le texte, qui sera tout de même examiné le 9 mai dans l’hémicycle, s’est heurté au vote d’amendements de suppression de son article unique, déposés par La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN).
Le député LFI Antoine Léaument a fustigé une tentative de diversion de la crise des retraites.
Du côté du RN, Thomas Ménagé a raillé une “nouvelle obligation inutile”, relevant de “l’affichage” et de “l’inflation normative”.
“Alors que les Français souffrent, le pavoisement du drapeau européen sur nos mairies paraît être une préoccupation bien éloignée de la réalité du terrain”.
La police complice des Black blocs ?
La contrôleur général des lieux de privation de liberté à l’instant sur France Info : « Ce ne sont pas les Blackblocs qu’on arrête ! »
➡️ Son rapport est accablant : 80% de garde-à-vue en manif illégales, « sans motif, sans poursuite »!
L’oligarchie en guerre contre le peuple !
— Florian Philippot (@f_philippot) May 3, 2023
Amis pèlerins il est temps de vous inscrire !
Ami pèlerin bonjour ! Nous sommes le 3 mai et je vois des pèlerins qui ne sont toujours pas inscrits.
Le tarif réduit pour les inscriptions se termine dimanche 7 mai, donc n’attendez plus pour vous inscrire.
N’oubliez pas de vous inscrire pour bénéficier d’une place dans les trains spéciaux, sans bracelets, il vous sera IMPOSSIBLE d’accéder aux trains le Lundi de Pentecôte ! Or 70% des places dans les trains affrétés pour le pèlerinage sont déjà prises, pour les autres il faudra vous tourner vers les trains commerciaux, qui eux aussi sont limités !
Enfin la direction des Soutiens cherche encore du monde pour le transport des sacs, celui des pèlerins fatigués, le service d’ordre… Sans soutiens, les pèlerins porteront leur sac et ne bénéficieront pas du ramassage… Le pôle Santé cherche encore des médecins. Contacter rh@nd-chretiente.com
La gauche contre les libertés et le débat
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Les 12 “erreurs” au 20 heures de TF1
Mardi 25 avril, au journal de 20 heures de TF1, a été diffusé un reportage sur le projet de construction de la Famille Missionnaire de Notre Dame, à Saint Pierre de Colombier.
Petit tour d’horizon de douze « erreurs » contenues dans ces cinq minutes de télévision…
Une statue du Christ vandalisée près de Carcassonne
Les bras et les jambes du Christ à Villalbe, hameau de Carcassonne, ont été coupés ce week-end. La mairie de Carcassonne a déposé plainte.
Le Christ étant en fonte, la Ville a contacté des fonderies spécialisées dans les œuvres d’art.
Les origines “maudites” des chants militaires
Le soldat a toujours eu besoin de chanter, manière de conjurer ses peurs, d’entretenir la fraternité d’armes, plus prosaïquement de marcher au pas, de célébrer une victoire ou de pleurer ses camarades morts au combat. Ces chansons, ces musiques ont une histoire, elles suivent l’évolution des armées, changent en fonction des régimes et sont aussi un outil de communication politique.
Pour évoquer la période de l’immédiat après-guerre, Guillaume Fiquet reçoit deux spécialistes, Thierry Bouzard et Eric Lefèvre qui viennent de publier aux éditions L’Harmattan “Les origines maudites des chants militaires”. Pourquoi maudites ? Réponse dans l’émission !

