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Encore un ex-député LREM condamné

Les valeurs de la République :

L’ex-députée Anne-Christine Lang a été condamnée mardi 9 mai à une amende de 60.000 euros et à une peine de trois ans d’inéligibilité après avoir reconnu devant le tribunal de Paris un détournement de son indemnité de frais de mandat (IRFM) entre 2015 et 2017.

L’ancienne élue socialiste puis LREM, qui a quitté la politique et réintégré depuis septembre 2022 l’Éducation nationale, a reconnu un «détournement de fonds publics» pour des «dépenses non-conformes» à hauteur de 44.649,82 euros.

D’autres dossiers sont en cours dont l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron Thierry Solère.

Euthanasie : l’esprit de la manipulation est aussi le Prince du mensonge

Communiqué de l’Acpervie (Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie) :

Dieu a-t-il réellement dit?

Après la récurrente et traditionnelle position du Conseil Consultatif National d’Ethique, puis  la Convention Citoyenne manipulée, c’est au tour du CESE de se prononcer pour le « suicide assisté » et l’euthanasie. Habile préparation aux débats parlementaires et aux votes des deux chambres qui devront bien avoir lieu, si l’on veut respecter les principes Républicains.

L’esprit de la manipulation est aussi le Prince du mensonge. C’est bien lui qui s’oppose depuis toujours au Prince de la Vie en désignant les indésirables et les gêneurs dont la vie est « indigne d’être vécue ». Bien au contraire, le commandement « Tu ne tueras pas » est un garde – fou qui ne permet qu’une issue: celle de l’amour.

Le Président, Pasteur Jean Pira.

Soutenir une école libre au Canada

L’école Notre-Dame du Mont-Carmel, une des seules écoles catholique libre et francophone de tout le Canada organise le 28 mai un “souper spaghetti“. Cela intéressera les lecteurs d’Outre-Atlantique, mais aussi les Français qui voudraient soutenir cette petite école. Laquelle a prévu un billet “In absentia”.

L’école Notre-Dame du Mont Carmel est une institution catholique francophone d’enseignement primaire et secondaire située à Ottawa-Gatineau. Elle a été fondée en 2007 par quelques parents soucieux de transmettre à leurs enfants un enseignement complet intégrant la foi, la personnalité et l’intelligence. La même volonté anime aujourd’hui les enseignants, la direction et les parents qui s’attachent à offrir un enseignement rigoureux et structuré fondé sur une authentique éducation catholique. Cette école a pour mission de former les âmes et les intelligences dans le cadre d’un programme de formation classique reposant à la fois sur un solide cursus académique et un catéchisme soutenant la transmission de la Foi dans la famille. Les parents souhaitent que la foi, la personnalité et l’intelligence grandissent en totale cohérence et harmonie chez les enfants qui sont confiés, pour leur plus grand profit.

Une attaque virale a été lancée contre les nations européennes

Les 4 et 5 mai s’est tenue à Budapest la seconde édition de CPAC Hungary sous la bannière « UNITED WE STAND – EGYÜTT ERŐ VAGYUNK » (Restons unis !). CPAC, Conservative Political Action Conference, est depuis 1974 une conférence américaine annuelle gérée par l’American Conservative Union (ACU), entité créée en 1964 qui se considère comme la plus ancienne organisation conservatrice de lobbying existant aux USA. Le futur président Ronald Reagan avait prononcé le discours inaugural de la première CPAC américaine de 1974. CPAC est désormais une marque et une franchise avec des conférences CPAC hors des États-Unis : au Japon depuis 2017, en Australie, au Brésil et en Corée du Sud depuis 2019. Le premier CPAC en Europe a eu lieu à Budapest en mai 2022 avant l’édition de cette année.

90 orateurs de 25 pays se sont exprimés. Près des deux tiers des orateurs étaient soit Américains (35) soit Hongrois (20) avec un équilibre entre responsables politiques (exécutif politique ou parlementaires) et influenceurs de toute nature. Via des messages vidéo, les Américains Donald Trump, Tucker Carlson (qui vient d’être limogé de Fox News) et Steve Bannon sont intervenus.
10 membres du gouvernement hongrois se sont exprimés. L’Europe de l’Est était présente mais également l’Europe du Sud (cinq Italiens et quatre Espagnols). Un seul Français est intervenu, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, qui a évoqué la crise démographique, la crise écologique et le défi de l’intelligence artificielle.

Loin des envolées catastrophistes des Verts, des collapsologues, de Greta Thunberg et autres apôtres de la fin du monde, nous devons regarder ce défi avec lucidité et ambition. La question écologique ne peut plus être le monopole de la gauche car elle engage en réalité toute l’Humanité.

L’écologie des civilisations que nous voulons est le réel progrès du siècle qui vient. Elle ne préserve pas seulement la diversité des peuples, des identités et des cultures, mais elle ambitionne aussi de léguer aux générations qui viennent un monde durable.

Ce progrès préfère le localisme au globalisme. Il préfère les frontières qui protègent, les circuits courts, la proximité et le patriotisme économique à la concurrence internationale déloyale et aux délocalisations de masse. Il préfère fabriquer, consommer et retraiter sur place en Europe, plutôt que d’importer d’Asie, consommer en Europe pour faire recycler en Afrique. Il aime le beau et le bon face à la mondialisation qui défigure. Il préfère d’abord son quartier, sa ville ou son village, son pays, à ceux du bout du monde.

L’écologie des civilisations s’oppose à un monde dans lequel les hommes seraient tous les mêmes, séparés de toute culture héritée, de toute croyance personnelle, et donc réduits à leurs intérêts économiques. Un homme indéterminé, sans origine, ni territoire, l’être du rien, pur effet de son désir et de ses caprices.

Yves Daoudal a traduit un extrait du discours de Viktor Orban :

Aujourd’hui, en tant que responsable d’un programme d’incubation, je vous informe que nous sommes tous attaqués, en Europe comme en Amérique. Je dois aussi vous dire que l’attaque n’est pas de nature économique : il s’agit d’une arme biologique. Une attaque virale a été lancée contre nous. Ce virus a été développé dans des laboratoires libéraux progressistes. Ce virus s’attaque au point le plus vulnérable du monde occidental : la nation. Il s’agit d’un virus dévoreur de nations qui atomisera et pulvérisera nos nations.

La nation est la grande invention de l’Occident. Elle est le cœur du monde libre. Mais elle est aussi le talon d’Achille du monde occidental. Si les nations s’évaporent, se désintègrent ou rouillent, la possibilité d’une vie libre disparaît et l’Occident s’effondre. Les personnes sans patrie ne peuvent jamais être libres : elles ne peuvent être que des vagabonds, transplantés ici ou là, jouets de l’élite mondiale. La tradition judéo-chrétienne nous enseigne que Dieu a divisé le monde en nations et qu’il a même désigné un ange gardien pour chacune d’entre elles.

Mes amis, l’idée de nation est notre héritage occidental particulier. C’est pourquoi les Hongrois l’ont également reconnue, c’est pourquoi ils ont fait un serment de sang, c’est pourquoi ils se sont organisés en nation, c’est pourquoi nous avons rejoint le monde occidental, et c’est pourquoi nous n’avons pas disparu dans les brumes de l’histoire – comme ce fut le cas pour les autres peuples asiatiques qui sont venus en Occident. Au fur et à mesure que l’organisation politique fondée sur la nation s’est répandue en Occident, nous nous sommes élevés et, dans la compétition entre les civilisations, nous avons dépassé nos homologues occidentaux. La nation s’est avérée être le meilleur cadre. C’est le meilleur cadre pour libérer les forces latentes dans les citoyens d’un pays et pour servir les intérêts de l’ensemble de la communauté. Si quelqu’un connaît, accepte et embrasse une langue, une histoire et une culture communes, cette personne est un membre à part entière de la nation – et donc libre. Cela représentait l’énorme avantage de la civilisation occidentale, la raison pour laquelle nous avions des siècles d’avance sur les autres continents. C’est cet avantage concurrentiel civilisationnel, chers amis, qui est attaqué aujourd’hui. Et j’ai le regret de vous dire que cette attaque est en train de réussir. Notre progression s’est ralentie, voire arrêtée. D’autres civilisations se sont renforcées, ont accéléré et, dans de nombreux domaines, nous ont tout simplement dépassés.

Lorsque la gauche a lâché son virus sur le monde, de nombreux conservateurs bien intentionnés ont déclaré que ce virus antinational n’était qu’une fuite accidentelle de laboratoire. Selon eux, la gauche ne veut pas – ou ne peut pas – lâcher ses radicaux sur le monde ; elle les maîtrisera elle-même. Mais cela ne s’est pas produit. Ne soyons pas naïfs ! Aujourd’hui, nous constatons que ce virus ne s’est pas simplement échappé : il a été élevé, il se propage et se répand dans le monde entier. Les migrations, le genre, la guerre, ne sont que des variants, des variants d’un même virus.

Si vous dites que le genre et les mouvements LGBTQ concernent la sexualisation des enfants, vous serez accusé de trahir les valeurs occidentales. Si vous dites que les universités ne devraient pas avoir pour mission de dispenser un enseignement idéologique, mais de rechercher la vérité, vous portez atteinte à la liberté académique. Si vous dites que la guerre n’est pas dans l’intérêt du monde occidental, vous serez considéré comme l’un des complices de Poutine.

En conclusion, ce virus engourdit le cerveau des nations, démoralise leurs cœurs et paralyse leurs membres. Il transforme les nations vivantes en communautés sans vie. Ce que nous célébrons ici, c’est le fait qu’il existe des incubateurs comme la Hongrie, dont l’objectif est la défense. Mais n’oublions pas qu’il existe également des laboratoires de recherche progressistes où le virus qui attaque l’Occident est développé à un degré de plus en plus élevé. Ici, en Europe, l’un de ces laboratoires est Bruxelles et l’élite progressiste qui la dirige. J’imagine qu’il existe également de tels laboratoires aux États-Unis. Certains d’entre eux se trouvent dans des mains privées, dans les ONG de riches milliardaires, tandis que d’autres se trouvent dans le monde des fondations et des groupes de réflexion des partis progressistes. La bonne nouvelle, chers amis américains, c’est qu’ici, en Europe, la “Reconquista” a commencé.

La bonne nouvelle pour tout le monde est que nous n’avons pas besoin de chercher plus loin un sérum pour le virus progressiste : il est ici, en Hongrie. Il est disponible pour tous. Vous pouvez le prendre librement, il a juste besoin d’une petite adaptation locale, et il fonctionnera partout : dans les climats chauds ou froids, dans le Nord ou dans le Sud. Il protège contre tous les variants des forces progressives et n’a pas d’effets secondaires. Demandez à votre médecin ou à votre pharmacien. Tout ce qu’il faut, avant les élections, c’est écrire en lettres énormes et bien visibles sur votre drapeau : “Pas de migration ! Pas de genre ! Pas de guerre !”

Pour Thomas Pesquet, la famille passe en second

Patrick Buisson déclarait récemment que “Cela ne sert à rien de s’agiter, de manifester, de gesticuler. Les années de retraites perdues, ce sont les enfants que l’on n’a pas eus, la démographie est une science exacte”. La société actuelle et les media présente Thomas Pesquet comme un héros incroyable parce qu’il est astronaute.

Et bien, nous disons que Thomas Pesquet est un être égoïste et sans aucune conscience collective car il place la famille derrière sa passion personnelle :

Pendant son voyage de plus d’un an dans l’espace, Thomas Pesquet a pris pas moins de 250.000 photos de la Terre. Depuis qu’il a reposé les pieds sur notre planète bleue, l’astronaute a retrouvé le plaisir de passer du temps avec Anne Mottet, sa compagne de longue date. S’ils sont toujours aussi amoureux, Thomas Pesquet et sa chérie ne vivent pas ensemble et ne souhaitent pas avoir d’enfants.

Dans une interview accordée au Parisien Week-end en 2021, Thomas Pesquet expliquait n’avoir “jamais eu tellement le temps”, ni “l’envie irrépressible” d’avoir une progéniture. Et son métier ne lui a jamais vraiment permis de l’envisager. “Ce n’est pas un métier idéal pour la famille (…) Astronaute, c’est une passion dévorante. Je travaille toute la journée et le soir aussi“, avait-il ainsi confié au Parisien. Le week-end, je fais du sport, ce qui fait aussi un peu partie du job. C’est un métier qui contamine tout. On se laisse facilement absorber et la famille passe alors en second, malheureusement. Je pense qu’il faut essayer d’en profiter à fond entre les missions et dégager du temps pour ses proches, sinon, les liens se distendent”

Il ne peut pas avoir d’enfants parce qu’il fait du sport le week-end… Les Français qui ont des métiers pénibles et prenants apprécieront de faire des enfants pour que cet homme égoïste puisse bénéficier d’une retraite plus trad.

Et le comble, c’est qu’il est très fier de sa “compagne” qui travaille à “sauver le monde” :

De son côté, Anne Mottet est elle aussi très occupée et sa relation à distance avec Thomas Pesquet lui convient donc très bien. Elle s’occupe en effet des politiques d’élevage à la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, dont le siège est basé à Rome. “Elle travaille à sauver le monde, développe des cultures résistant aux changements climatiques”, avait expliqué Thomas Pesquet, très fier de sa femme, dans les colonnes de Libération en 2017. 

Les séropositifs vont pouvoir intégrer l’armée mais pas les non “vaccinés” Covid

Nous écrivions début avril que, bientôt, la seule profession en France qui maintiendrait le “vaccin” contre le Covid obligatoire serait l’armée française. Alors que les soignants “non-vaccinés” vont enfin pouvoir être réintégrés, nous apprenons que les séropositifs vont pouvoir s’engager dans l’armée française au nom de la lutte contre les discriminations.

Nous vivons dans un monde de fous :

Les personnes séropositives vont désormais pouvoir intégrer l’armée, a annoncé, lundi 8 mai, sur France 2 le ministre des armées, Sébastien Lecornu, qui a pris un arrêté en ce sens.

L’arrêté, sur proposition du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin« sera publié dans les jours qui viendront » et s’appliquera à la « gendarmerie, [aux] sapeurs-pompiers de Paris et de Marseille, et [à] l’ensemble des forces armées », a précisé M. Lecornu dans l’émission « Les Quatre vérités ». « Avoir le VIH ne sera plus un critère de discrimination par principe », a-t-il souligné (…)

A la fin de novembre 2022, cette discrimination à l’embauche visant les personnes vivant avec le VIH, le virus responsable du sida, avait déjà été levée pour les policiers.

Le gouvernement avait abrogé par décret l’application du Sigycop, un dispositif d’évaluation de l’aptitude physique utilisé dans plusieurs métiers de la fonction publique. Appliquée strictement, cette évaluation classait comme inaptes les personnes séropositives.

Jusqu’à présent, le ministère des armées, dont le service de santé régit le recrutement des gendarmes et des pompiers militaires, s’était toujours refusé à modifier le Sigycop.

Visiblement, le service de santé des armées est plus sensible aux revendications du lobby LGBT qu’au sort des milliers de jeunes qui veulent rejoindre les armées et qui ne le peuvent pas car ils ont refusé de se faire injecter une substance expérimentales (sans parler de ceux qui ont été mutés ou virés). 

Sauf erreur de notre part, la directive du service de santé des armées de juillet 2021 (voir ici), rendant obligatoire la “vaccination ” anti-Covid pour l’engagement, la mission Sentinelle et les OPEX n’a toujours pas été abrogé et est donc toujours d’actualité…

Etat de droit et coup de menton

Gérald Darmanin a annoncé mardi avoir demandé aux préfets d’interdire à l’avenir toutes les manifestations d’ultradroite (ça va jusqu’où l’ultradroite ?), après la polémique suscitée par celle du Comité du 9-Mai samedi à Paris, qui n’avait pas été interdite. Près de 600 militants du Comité du 9-Mai ont manifesté samedi à Paris, habillés de noir et souvent masqués. Le préfet de police, Laurent Nuñez, a annoncé lundi soir avoir saisi le procureur de Paris des faits de dissimulation des visages de la part des manifestants. Ils auraient du porter le niqab…

Le droit de manifester n’est pas inscrit dans la Constitution, mais il est garanti par l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789:

“Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi”

Et l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’homme:

“Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières”.

En conséquence, une manifestation ne peut pas être interdite au motif de telle ou telle orientation politique. Si une manifestation a été dûment déclarée, pour prendre un arrêté d’interdiction, il faut réunir “deux conditions”, selon l’article du décret-loi de 1935. Il faut “un réel danger de troubles graves” et “l’inexistence d’un autre moyen efficace pour maintenir l’ordre public”. Or, chaque année le décès de Sebastien Deyzieu est commémoré de façon pacifique. En 2005, Ziyad et Bouna sont morts accidentellement, également poursuivis par la police, donnant lieu à un mois d’émeutes.

Le président du groupe LR à l’Assemblée s’est étonné du nouveau coup de menton du ministre :

La préfecture de police de Paris a souligné que

«dans la mesure où cette manifestation n’avait occasionné, les années précédentes, aucun débordement ou trouble à l’ordre public, le préfet de police n’était pas fondé à prendre un arrêté d’interdiction à son encontre».

En janvier dernier, l’arrêté d’interdiction du préfet de police d’une marche aux flambeaux de «Paris fierté» (association réputée aussi d’ultradroite), avait été suspendu par le juge. Le tribunal administratif avait estimé que

«les antécédents argués de troubles en marge des rassemblements organisés par ce même collectif les années précédentes +ne (permettaient) pas à eux seuls d’établir un risque de trouble à l’ordre public suffisant pour justifier l’interdiction de manifester».

Donc le coup de menton de Darmanin n’est qu’une pitrerie de plus.

Le terrorisme LGBT veut porter atteinte à la liberté scolaire : le lycée Stanislas visé

Alors que le ministère de l’Education nationale a connu 500 cas d’atteintes à la laïcité durant le mois du ramadan, le sinistre Pap Ndiaye a décidé de lancer une chasse aux sorcières contre les écoles catholiques.

Violant la liberté religieuse, le ministre de l’éducation lance une enquête contre le collège et lycée catholique Stanislas (Paris VIe). L’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) a été saisie le 22 février par le ministre d’une demande d’enquête administrative « suite à différents articles parus dans la presse concernant le collège Stanislas ». Sic.

« La mission ayant débuté réellement après les vacances de février, elle suit actuellement son cours avec les différentes auditions habituelles : rectorat, direction diocésaine, directeur de Stanislas, cadres de l’établissement, organisations syndicales et représentants des parents d’élèves. »

Des auditions d’enseignants et d’élèves sont également prévues. Enfin, le ministère, qui manque visiblement de biscuits, a lancé un appel à témoignages garantissant l’anonymat des réponses, « adressé à tous les personnels, enseignants et non-enseignants, ainsi qu’aux élèves des classes prépas ».

L’enquête à charge a été lancée en juin 2022 par Mediapart, qui révélait que ce lycée catholique n’est pas homo-compatible. Pensez donc, il semble qu’y interviendraient des personnes proches de La Manif pour Tous, que l’on y enseigne la chasteté… L’Express et Brut se sont ajoutés à la partie. Brut dénonce notamment les positions pro-vie de l’établissement.

Au-delà de la chasse aux sorcières, cette campagne vise à à restreindre les libertés d’expression et de religion dans le domaine LGBT et à supprimer les subventions du conseil régional d’Île-de-France accordées à l’établissement. En 2022, celles-ci s’élevaient à près d’un million d’euros. La somme versée est similaire pour l’année 2023.

Le lycée Stanislas mérite notre soutien, celui de l’enseignement catholique et de l’ensemble de l’épiscopat.

L’affaire Buzyn ne fait pas le buzz

Ce week-end, tous les médias ont relayé le fait que le fils de Eric Zemmour avait provoqué un accident, comme si Eric Zemmour était responsable de la conduite de son fils.

Le vrai scandale du moment, c’est qu’une ancienne ministre refuse de se rendre aux convocations des juges.

Selon les informations du Monde, l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn (mai 2017-février 2020) a engagé une épreuve de force inédite avec la Cour de justice de la République – seule instance compétente pour enquêter sur les actes commis par des ministres durant leur mandat –, jusqu’à refuser de déférer aux deux dernières convocations des magistrats.

Or, en vertu de l’article 122 du code de procédure pénale, ces derniers peuvent délivrer un mandat de comparution, puis, le cas échéant, un mandat d’amener, voire, enfin, un mandat d’arrêt, à toute personne ayant refusé de se présenter à leurs convocations.

Les trois juges de la Cour de justice de la République (CJR) sont chargés, depuis juillet 2020, de l’enquête sur la gestion de la crise du Covid-19 par l’exécutif.

Les valeurs de la République, ce sont les ‘oeuvres’ pédoporno

Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, communique :

En qualifiant « d’atteinte à nos valeurs, en ce 8 mai où nous célébrons la victoire de la liberté » l’acte d’adjonction d’une couche de peinture supplémentaire au « tableau » de Miriam Cahn exposé au palais de Tokyo à Paris, M. Macron a perpétré une double offense :

  •  Évoquant « l’atteinte à nos valeurs » alors qu’il s’agit de ses valeurs (et quelles valeurs !), il injurie le très grand nombre de ceux pour lesquels ce genre d’excrétion n’est que l’expression à la fois d’une consternante médiocrité artistique et d’une lourde obsession de désarroi pédo-pornographique, quoique sans doute très lucrativement compensée.
  • En reliant ces dites « valeurs » qui sont les siennes à la victoire de la liberté sur la barbarie nazie (égale à la barbarie communiste), il commet la pitoyable offense aux innombrables victimes de la barbarie totalitaire d’associer leurs sacrifices et leurs martyrs à l’effort sans risque, mais lucratif, d’une indigente provocation que n’apprécient que de très conformistes anarcho-bobos.

Les valeurs de la liberté, elles sont celles de toutes nos traditions artistiques. Elles imprègnent aussi, M. Macron, les fresques douloureusement évocatrices proches de maints lieux d’asservissement et de mort.

De grâce, sous le fallacieux prétexte de liberté, ne mêlez pas l’évocation de la liberté conquise par le sacrifice d’innombrables héros et martyrs au droit qu’aurait, selon vous, madame Cahn, d’étaler avec son pinceau à la vue de tous, sans restriction, l’ignominie du crime de viol d’un enfant, car, nonobstant les stupéfiantes dénégations aujourd’hui de cette « artiste », aucune personne de bon sens ne pourra nier qu’il s’agit bien d’un enfant !

L’« homme déconstruit », une nouvelle version de l’homme nouveau généré par la Révolution

Extrait d’un entretien dans Valeurs Actuelles sur l’âme humaine, avec Michel Onfray, qui vient de publier un ouvrage sur le sujet :

[…] Le déiste Rousseau croit à l’âme immatérielle et immortelle. C’est sa pensée politique qui génère des ravages ! L’“homme nouveau”, auquel invite saint Paul et qui se réalise par l’adhésion à la foi en Jésus-Christ, est laïcisé puis repris par les jacobins, qui veulent le réaliser concrètement à coups d’éradication de l’homme ancien et d’éducation républicaine. Cette réalisation passe par un génocide du vieux monde avec l’aide de la guillotine qui décapite aristocrates, religieux et suspects déclarés tels à la tête du client, et par une éducation républicaine qui vise à “régénérer” la “race” humaine, les mots sont ceux des jacobins… Régénérer suppose qu’il y ait des hommes dégénérés ! La Terreur se double d’une politique franchement eugéniste chez Condorcet, l’abbé Sieyès, Maupertuis, Diderot, qui veulent produire une nouvelle race humaine comme on en produit avec les chevaux dans des haras ! Le bolchevisme reprend cette idée en annonçant la production d’un homme nouveau, même chose avec le fascisme et le nazisme qui, eux aussi, annoncent un homme nouveau.

Quand Sandrine Rousseau célèbre aujourd’hui un « homme déconstruit », quelle reconstruction veut-elle ? Sinon produire elle aussi un homme nouveau…

« L’âme décapitée de Louis XVII fut celle du dernier homme. » Pourquoi ?

Parce que la Révolution française a tué deux rois, on le dit trop peu : Louis XVI, on le sait, par la guillotine, et son fils Louis XVII devenu roi de facto le 21 janvier 1793. Il le reste jusqu’à sa mort, le 8 juin 1795, après avoir été torturé pendant presque deux années, du 1er juillet 1793 à sa mort. Il a été maltraité, humilié, frappé, alcoolisé, menacé de mort, enfermé pendant six mois dans un cachot, interdit de contact avec les humains. Privé d’hygiène, il attrape la gale puis la tuberculose, on ne le soigne pas, il vit accroupi, il cesse de parler et meurt épuisé. À Antoine Simon, le cordonnier jacobin qui le garde et lui demande ce qu’il ferait si les Vendéens venaient à le libérer, il répond : « Je vous pardonnerais. » Et Simon : « Moi, je te tuerais. » Ce traitement inhumain et dégradant, voilà ce qu’est la pédagogie jacobine destinée à produire leur fameux homme nouveau. C’est l’homme ancien qui oppose le pardon à la haine révolutionnaire. Sa mort est celle du dernier homme, en effet. La plupart de ceux qui ont suivi pensaient le monde dans l’ombre du jacobin Simon…

J’aimerais tourner un film pour porter à la connaissance du plus grand nombre cette histoire passée sous silence dans le pays. Ce non-dit est pourtant généalogique du monde dans lequel nous sommes entrés après la Terreur, un monde dont nous ne sommes pas vraiment sortis…

Vous dites que nous sommes dans une ère postchrétienne en matière d’âme, comment définir cette ère ? Qu’est-ce que cet homme nouveau ? Il est frappant de constater qu’il est dépourvu d’âme…

Dans l’Encyclopédie, Diderot écrit à l’article Philosophie des Sarrasins ou Arabes, qu’en 1700, dans une commune catholique, on consommait 50 000 hosties. En 1759, dans cette même bourgade, les fidèles n’en ont consommé que 10 000. Il conclut : « Donc la foi s’est affaiblie, dans l’intervalle de cinquante-neuf ans, de quatre cinquièmes, et ainsi de tout ce qui tient à l’affaiblissement de la foi. » J’aimerais disposer du nom de cette commune pour connaître les chiffres des hosties d’aujourd’hui !

Nombre de chrétiens ne souscrivent plus aux enseignements de leur religion : je ne voudrais pas effectuer parmi ceux qui se disent chrétiens un sondage à propos de la parousie ou du Corps glorieux, de la transsubstantiation ou des limbes ! Ou même les questionner sur l’âme, son existence, sa nature, sa définition.

L’homme postmoderne, inculte, et produit comme tel à dessein, est une cire vierge sur laquelle l’idéologie “wokiste” et déconstructionniste imprime désormais sa marque. Il est un pantin animé, au sens étymologique, par le marché. Il est acéphale. Et l’athée matérialiste que je suis n’a rien à voir avec ce genre de projet athée mais tout à voir avec les moines de n’importe quelle abbaye qui prient un Dieu auquel je ne crois pas.

Un pays ne peut pas en même temps avoir une politique de mort (euthanasie, avortement, …) et une politique de vie

Mais cela, Le Monde ne l’a sans doute pas encore compris :

Un an après les premières mesures censées alléger les services, les problèmes d’engorgement demeurent. Des unités ferment, surtout la nuit, faute de médecins. L’inquiétude grandit avec l’été qui approche.

En mai 2022, le cri d’alerte avait fait réagir. Avant même l’été, 120 services des urgences, soit près d’un sur six, fonctionnaient de manière dégradée et subissaient des fermetures, en premier lieu la nuit et le week-end, avait averti un syndicat d’urgentistes. S’en était suivi le lancement d’une « mission flash » par le président de la République et d’un pack de 41 mesures déployées par le gouvernement à l’été 2022.

Un an plus tard, les urgentistes ne prennent plus la peine de compter. Ni les fermetures perlées de services des urgences faute de médecins, qui sont égrenées chaque semaine dans les pages de la presse locale, à Langon (Gironde), Pontivy (Morbihan), La Ferté-Bernard (Sarthe), Château-du-Loir (Sarthe), au Puy-en-Velay… Ni les patients sur brancard dans les couloirs. Ni les décès « inattendus » dans des conditions d’attente jugées indignes, qu’ils ont essayé cet hiver de comptabiliser pour alerter sur la situation. « On se meurt en silence », entend-on dans la bouche de professionnels, passés de la colère à une forme de résignation.

Sacre de Charles III par SAR le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Je présente mes vœux d’unité, de continuité et d’avenir radieux dans la sérénité aux Britanniques et aux peuples fidèles à Charles III qui l’ont accompagné par le cœur dans la joie et l’allégresse, lors de son couronnement et de celui de son épouse, la Reine Camilla. Le souverain a reçu, par le sacramentel, une charge lourde et inaliénable, qui le hisse au rang de Serviteur, celui du peuple dans sa globalité et celui de son prochain dans son individualité. Il est entré dans la cathédrale comme Prince… il en est ressorti ROI !

Je souhaite à Charles de poursuivre avec amour, courage et abnégation sa vocation offerte par la transcendance du sacre, au service de son royaume et de ses sujets. Je le remercie très profondément de cet exemple, en faveur de ses compatriotes, qu’il donne à tous, et souhaite qu’il puisse continuer à mettre sa vie, comme il nous le démontre par son œuvre caritative « The Prince Fondation », au service des jeunes qui en font la demande afin qu’ils s’épanouissent dans leurs vocations personnelles. Si les personnes politiques gèrent le quotidien et le court terme avec comme échéance les élections à venir, en revanche, un Roi œuvre et travaille pour les générations futures…

Une couronne ne donne pas des droits mais des devoirs. Un Roi sert le peuple, rend justice, impose ses arbitrages dans l’intérêt de ses compatriotes, du bien commun et de la dignité humaine. Un souverain garantit l’unité du pays et assure la sécurité extérieure. Il n’est pas servi par le peuple mais il est au service du peuple et de son pays par son engagement indéfectible qui prouve sa légitimité sacramentelle.

Un Roi montre la voie dans son pays et tente par l’exemple d’assurer le respect de la famille, de la pratique de la prédilection pour les plus pauvres, défavorisés et handicapés, de l’instruction des plus jeunes et de l’épanouissement individuel et collectif à travers l’art, la culture, le sport et l’ouverture vers de nouveaux horizons. Le bon sens guide ses choix. Son arbitrage assure un équilibre entre les pouvoirs. Le cœur de son implication en faveur du peuple se révèle alors comme mission essentielle…

Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme

L’instrumentalisation de l’Histoire par les politiques pose problème

Extrait d’un entretien paru dans l’Incorrect entre Franck Ferrand, Christophe Dickès et Olivier Dard :

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Catholicisme : cosmopolite ou enraciné ?

Rédacteur en chef culture à Valeurs Actuelles, critique cinéma et spécialiste de l’Eglise, Laurent Dandrieu signe “Rome ou Babel, pour un christianisme universaliste et enraciné“. Un essai qui remet le chrétien au centre du village. Laurent Dandrieu démontre, à l’appui de la doctrine de l’Église et d’auteurs chrétiens, que l’universalisme catholique est aujourd’hui largement dévoyé en un cosmopolitisme qui voudrait voir le genre humain unifié et les peuple mélangées tout en culpabilisant celle qui s’accrocherait à leur identité.

“Une démocratie dysfonctionnelle”

La trouvaille sémantique nous vient de Libération, qui s’étonne de voir le président, seul :

 

Un hôpital catholique gagne son bras de fer contre le gouvernement américain

L’Agence fédérale du département américain de la Santé et des Services sociaux (CMS) exigeait que l’hôpital Saint-François dans l’Oklahoma enlève deux lumignons signalant la Présence réelle, l’un qui brûle depuis 1960, et l’autre depuis 15 ans dans un autre hôpital, faute de quoi il perdrait son accréditation et tout financement fédéral. Le système hospitalier catholique a été défendu par le Fonds Becket pour la liberté religieuse :

« En demandant à Saint-François d’éteindre sa flamme, vous essayez d’éteindre non seulement une bougie, mais aussi les droits du système de santé Saint-François au premier amendement, ainsi que des soins de santé vitaux pour les personnes âgées, les pauvres et les handicapés de l’Oklahoma. »

Le fonds rappelle à l’administration du président Joe Biden, qui se dit catholique :

« Le Code de droit canonique exige que, partout où le Saint-Sacrement est conservé, une lampe spéciale brille en permanence. La flamme vivante est si importante pour le culte que le cinquième chapitre de l’Instruction générale du Missel romain prescrit expressément qu'”une lampe spéciale, alimentée par de l’huile ou de la cire, doit briller de façon bien visible pour indiquer la présence du Christ et l’honorer”. Saint-François croit que les lois régissant la liturgie et la convenance des chapelles ont été divinement instituées par Jésus-Christ lui-même et que déroger à ces lois est un affront à Dieu. »

L’hôpital catholique est sorti vainqueur. Lori Windham, vice-présidente et conseillère principale du Fonds Becket pour la liberté religieuse, a annoncé que

“le gouvernement a vu la lumière et a abandonné sa tentative de forcer un hôpital de l’Oklahoma à éteindre une petite bougie ou à cesser de servir des patients âgés, handicapés et à faible revenu”.

“Le gouvernement savait qu’il jouait avec le feu – aujourd’hui, il a annoncé sa décision d’autoriser la flamme vivante afin que Saint François puisse continuer à servir Dieu et sa communauté, comme il l’a toujours fait.”

Le Dr Cliff Robertson, directeur général de l’établissement, a déclaré dans un communiqué :

“L’amour de Dieu et de l’homme est au cœur de la mission de Saint François”. “La flamme vivante de la bougie de notre chapelle indique à tous ceux qui entrent dans nos hôpitaux que nous les servirons avec une dévotion religieuse, comme le Christ nous l’a ordonné.

Euthanasie : le CESE a bien choisi son jour

Le 8 mai, le monde commémore la victoire sur l’Allemagne hitlérienne, dont le régime avait légalisé l’euthanasie, cette “mort miséricordieuse” comme l’appelaient les nazis.

La Croix nous apprend ce jour que le Conseil économique, social et environnemental (Cese), réuni en plénière pour débattre sur la thématique de la fin de vie, doit voter un projet d’avis préconisant la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Si cette décision n’est pas une surprise – nous savons depuis quelques années que le CESE est à la remorque du régime – ce sens du tempo a quelque chose de fascinant.

La famille chrétienne, ce premier séminaire

Ingrid d’Ussel, mariée et mère de six enfants, après avoir écrit S’il te plaît Maman, emmène-moi me confesser et Humanae Vitae questionnée par Proust, vient de publier un ouvrage consacré à la question de la vocation religieuse. Préfacé par le cardinal Stanislas Dziwisz, l’ouvrage prend l’exemple du jeune Karol Wojtyla, qui a baigné dans un univers religieux, à tel point que Jean-Paul II dira que son foyer a été son premier séminaire. C’est ce que veut montrer l’auteur en délivrant de nombreux conseils aux familles en matière d’éveil vocationnel, mais aussi à destination des paroisses et des diocèses. Nos prêtres ont une famille qui les a fait croître, elle fut leur première matrice et l’enjeu familial est donc puissant si nous voulons des futurs prêtres au cœur brûlant d’amour pour Dieu. L’auteur pose notamment cette question pertinente :

Normalement, le concile Vatican II “assure aux parents dans la culture des vocations la collaboration des petits séminaires”. Je pose donc la question : où sont actuellement en France les petits séminaires ? Dans les témoignages de prêtres recueillis en amont de ce livre, certains ont pu écrire que cela leur avait manqué.

Et cette autre remarque sur un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître :

Il fut un temps où les évêques faisaient la tournée de leur diocèse paroisse par paroisse, sans arrêt, et tout enfant qui avait été baptisé depuis sa dernière visite lui était présenté et il procédait ainsi à la confirmation. De ce fait, les évêques connaissaient bien toutes leurs ouailles, contrairement à aujourd’hui, et surtout, surtout, toutes leurs ouailles avaient toutes leurs ouïes (spirituelles, auditives et caritatives) ouvertes à l’Esprit Saint.

Ou encore :

L’enjeu est là : pour que nos jeunes aiment l’Eglise, il va falloir justement sortir de cet esprit gestionnaire et recouvrer l’esprit missionnaire : qui voudrait entrer au service d’un château qui s’écroule ? Qui donnerait sa vie pour entrer dans une espèce de moule recroquevillé sur lui-même : redevenir des missionnaires, c’est aimer l’Eglise ! On a, à tort, moqué les évangiles,gélisations de rues, on a, à tort, accusé de prosélytisme ceux qui témoignaient, on a, à tort, forcé à l’enfouissement : quel jeune donnerait sa vie pour quelqu’un en devant s’en cacher ?

L’auteur ne va pas jusque là, mais nous pouvons ajouter à sa suite : Qui a envie d’entrer dans un diocèse dont l’évêque fait la chasse à la soutane, ou dans tel autre où la messe traditionnelle est proscrite, ou l’une des principales activités est de trouver le moyen d’expulser une fraternité non diocésaine ?…

Chronique des cinglés

Si l’on ne peut plus faire d’analogies, il n’y a plus de « droit de libre expression »

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Deux professeurs agrégés de philosophie, Franklin Nyamsi et René Chiche, ont été suspendus pendant trois mois sans solde, pour avoir émis sur les réseaux sociaux des propos critiques envers le pouvoir.

Ce sont des « sanctions justifiées », a déclaré le ministre de la déséducation nationale, qui a lu l’un des propos inadmissibles :

« Les députés qui voteront le pass vaccinal sont, à mon sens, les dignes héritiers de ceux qui votèrent le statut des Juifs. »

Ce sont là, a-t-il dit, des « propos outranciers, complotistes, injurieux, d’une très grande violence ». « Nous garantissons le droit de libre expression, mais ce type de propos n’entre pas dans le droit de libre expression. »

Donc il n’y a plus de libre expression. Car il est indiscutable que le pass vaccinal était obligatoire pour la vie sociale comme l’étoile jaune empêchait la participation à la vie sociale.

C’est polémique ? Oui, mais dans les limites de l’analogie. Si l’on ne peut plus faire ces analogies, il n’y a plus de « droit de libre expression », selon l’expression du ministre, et nous sommes en dictature.

Le ministre n’a pas daigné donner d’autres exemples. Il faut croire qu’il n’y avait donc rien de scandaleux et que la seule phrase citée l’est parce qu’elle évoque le tabou juif…

La commission paritaire réunie en conseil disciplinaire a considéré « que la fréquence de ces propos est de nature à impacter le bon fonctionnement du service public ». On fera remarquer à cette instance de la déséducation nationale que le mot « impacter » n’est pas un mot de la langue française.

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Cette persécution de deux professeurs de philosophie va de pair avec l’interdiction des manifestations, qui a pris un tour tout particulier ce matin avec le défilé sur les Champs-Elysées, où le dictateur était bien seul dans sa voiture, et invisible, sur une avenue où il n’y avait quasiment personne, puisque pour y arriver il fallait passer par une fouille policière.

A Lyon aussi les manifestations sont interdites, parce que le dictateur a décidé que sa deuxième petite publicité du jour (son deuxième bras d’honneur aux Français) était d’aller y rendre hommage à Jean Moulin…

Naturellement cette dictature est ubuesque. Ainsi, le seul tweet du dictateur en ce 8 mai est celui-ci :

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Parce qu’un homme a aspergé de peinture une horreur pédopornographique d’une certaine Miriam Cahn, tellement ignoble que les mineurs non accompagnés ne peuvent pas entrer dans la salle.

« C’est une attaque directe contre la liberté d’expression », a ajouté Rima Abdul Malak, ministre de la déculture.

La boucle est bouclée.

Environ 500 cas d’atteinte à la laïcité recensés dans les écoles durant le mois du ramadan

Le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye a indiqué dimanche qu’« environ 500 cas » d’atteintes à la laïcité avaient été recensés en mars, des chiffres en hausse par rapport aux mois précédents, en raison selon lui de l’observation du ramadan.

Mais surtout : pas d’amalgame…

« Les chiffres […] montrent une décroissance depuis le pic d’octobre. Il y a toujours un pic en octobre lié notamment à la commémoration de l’assassinat de Samuel Paty. Et puis il y a toujours une remontée, chaque année au moment du ramadan ».

« On est environ à 500 cas pour le mois de mars ». « Le mois d’avril, on va avoir les chiffres bientôt, ça va baisser ».

Logique, avec les vacances…

Rassemblements de SOS Tout-Petits

Communiqué de SOS Tout-Petits :

Deux projets viennent aggraver les menaces contre la Vie humaine, celui d’introduction dans la Constitution du prétendu droit à l’avortement, et celui d’une législation d’euthanasie et de suicide assisté.

Soyons ardents à prier en réparation, et pour l’échec de ces projets mortifères, de décadence morale et sociale.

Nous nous retrouverons pour cela :

  • à Versailles : Chapelet le vendredi 12 mai à 18 h. place du Marché ( au croisement de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch)
  • à Paris : Rosaire le samedi 13 mai à 14 h30 au croisement Saint Michel – Montparnasse, près de la Maternité Port-Royal ( RER B Port-Royal)

Le fait qu’il s’agisse de deux jours successifs ne doit pas nous inciter à manquer l’un de ces rendez-vous : soyons nombreux pour ces deux prières publiques de SOS Tout-Petits, les dernières avant les vacances d’été.

Nous nous retrouverons le samedi 16 septembre à Paris (14 h.30 Port-Royal) et, auparavant, le 8 septembre à Bougival (18 h. place du Général de Gaulle)

Ethnocide Arménien en cours par SAR Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

En septembre 2022, l’Azerbaïdjan a lancé une nouvelle offensive contre l’Arménie. Après avoir annexé, par une guerre sanglante, le Haut-Karabakh contre la volonté du peuple en 2020, la dictature azerbaïdjanaise a réenvahi l’Arménie pour récupérer l’intégralité du Karabakh, corridor stratégique du sud entre l’Azerbaïdjan et la Turquie. Moscou et Bakou (capitale de l’Azerbaïdjan) se sont accordées pour l’exportation de gaz russe qui sera revendu aux Européens sous estampille azérie.

L’Occident se révèle dans ce conflit comme fossoyeur de l’Arménie, par le déni de la guerre, par la lâcheté de son inaction et l’omerta sur l’ethnocide en cours. Les médias Français, insensibles au drame et à l’horreur, sont complices : ils n’abordent pratiquement jamais ce drame et frôlent la collaboration avec l’Azerbaïdjan. Il faut reconnaître que le président arménien n’exerce pas le métier de comédien et a priori ne se révèle pas expert en communication… Pourquoi n’envoie-t-on pas une force d’interposition internationale comme des casques bleus de l’Onu ?

Aujourd’hui, la vie des chrétiens arméniens est en danger permanent, les villageois du territoire attaqué font l’objet de tirs sur eux-mêmes et le bétail, d’incendies, de coupures d’énergie, de rupture de communication avec en outre l’arrêt d’internet pour les museler. Des hauts parleurs sont déployés et circulent pour les obliger à partir sous menace de mort y compris de leurs enfants. L’abandon de tous leur donne une vulnérabilité intenable, aucun secours ne leur vient en aide. 150 000 Arméniens isolés d’Artsakh souffrent de famine et de pénurie d’énergie. Le manque de médicaments devient dramatique même si la Croix Rouge tente avec difficulté d’en fournir.

Dans le Haut-Karabakh, les Azerbaïdjanais musulmans qui se sont installés depuis 2020 ont défiguré la cathédrale Saint-Sauveur à Chouchi, puis la destruction systématique des églises et des cimetières a été méthodiquement mise en œuvre y compris pour des lieux de cultes très anciens et dont l’architecture patrimoniale se révèle aujourd’hui une perte inestimable pour l’humanité.

Ces églises où tant de personnes ont prié possèdent une dimension spirituelle et mystique que ces démons diaboliques veulent détruire, mais ce sera en vain… Ma prière accompagne tous ces martyrs anonymes et jeudi, le jour de l’Ascension, l’oraison personnelle dans mon cœur se tournera vers ceux qui souffrent actuellement en Arménie.
Anéantissement ethnique en cours : une fois encore, les chrétiens d’Orient sont victimes des barbares diaboliques exterminateurs. Sous couvert de récupérer un couloir stratégique pour livrer du gaz, les Azerbaïdjanais en profitent pour prolonger d’une certaine manière le harcèlement et la désintégration de l’Église Arménienne.

Parce qu’ils aiment viscéralement la France, les Arméniens s’imaginent que la France ne va pas les laisser tomber… Malheureusement, les politiciens qui nous gouvernent sont-ils vraiment là pour la France ?

Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme

Quand le Ministère des armées soutient financièrement les victimes des “violences militaires” de Sainte-Soline

Ou comment se tirer une balle dans le pied en voulant être politiquement correct ou en voulant montrer son ouverture d’esprit ? Primer un auteur antimilitariste de gauche, il fallait oser! Les généraux n’ont-ils donc pas leur leur mot à dire dans ce genre de délire ?

“Il y a des prix qui font plaisir, d’autres moins”, a lâché Nicolas Juncker. L’auteur de bande dessinés est l’un des lauréats du prix les “Galons de la BD”, décerné par le ministère des Armées, avec le dessinateur François Boucq pour Un général des généraux, publié aux éditions Le Lombard. Mais il annonce dans un post Facebook qu’il lui “est impossible d’accepter ce prix en l’état” et souhaite “reverser” sa “part de 3 000 euros à une caisse de solidarité avec les grévistes contre la réforme des retraites” et “à une caisse de soutien aux victimes des violences militaires de Sainte-Soline”.

“Que par mon maigre biais, le ministre des Armées soutienne financièrement ces causes, en se demandant, peut-être, comment rétablir les ‘liens qui unissent un peuple à son armée’ plutôt que de chercher à les détruire, voilà qui ne pourrait que me réconforter“, explique Nicolas Juncker. Il “rappelle qu’un des manifestants de Sainte-Soline est toujours entre la vie et la mort” (…)

Nicolas Juncker raconte, qu’il y a deux ans déjà, il avait découvert qu’un de ses ouvrages Seules à Berlin, avait été sélectionné pour ce même prix : “J’avais obtenu (discrètement) qu’il en soit retiré (et tout le monde était content)”, fait-il remarquer.

“J’avoue que deux ans plus tard, il me semblait improbable que l’armée récompense un livre, ‘Un général des généraux’ racontant “par le menu comment ladite armée avait tenté il y a peu de renverser un gouvernement républicain par un putsch”, explique-t-il avec satisfaction.

Le sacre de Charles III et la musique

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

La cérémonie de couronnement du roi Charles III, qui succède à sa mère la reine Elizabeth, a eu lieu samedi 6 mai. Des millions de personnes à travers le monde ont suivi cet événement, quelles que soient leur nationalité et leur religion. Beaucoup commenteront la présence du prince Harry, les différentes personnes présentes, etc. C’est en fait l’un de ces événements où l’on peut dire que le monde entier assiste.
Évidemment, en tant que catholiques, nous sommes bien conscients que la communauté anglicane est le résultat d’un schisme perpétré il y a quelques siècles avec l’Église catholique. Cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas faire quelques observations qui pourraient également être utiles pour réfléchir sur ce qui se passe ici. D’autre part, l’œcuménisme nous a appris à apprécier les autres religions, parfois même au détriment de la nôtre.
Selon des sources de Buckingham Palace, le roi lui-même a supervisé les choix du programme musical. On sait en effet à quel point Charles III aime la musique et s’est toujours distingué comme mécène des arts. Dans les pièces jouées pour la cérémonie, il y a de nombreuses compositions écrites pour l’occasion. Un programme de grande qualité, excellemment interprété sous la direction du chef de chœur de l’abbaye de Westminster, Andrew Nethsinga. La cérémonie était vraiment d’une grande solennité et d’une beauté visuelle, ce à quoi les catholiques ne sont malheureusement plus habitués. Pourtant, même ceux qui ne sont pas anglicans ne pouvaient s’empêcher d’admirer la beauté de l’ensemble, une beauté qui attire vraiment vers les choses surnaturelles. Il y avait bien sûr quelques concessions aux temps modernes, mais dans l’ensemble c’était vraiment admirable.
Qu’est-ce qui est comparable chez nous ? Le couronnement d’un pape (pardon, la messe du début du pontificat) ? On est loin du compte. Et pourtant, si vous regardez la messe du sacre de Jean XXIII, disponible sur YouTube, vous vous rendez compte que jadis nous aussi qui savions ce que signifiait la solennité, ce que signifiait la grande musique. Aujourd’hui, cependant, la seule chose qui compte est l’environnement durable, personne ne se soucie de savoir si la musique est durable. Chez nous au Moyen Age le Pape voulait savoir qui chanterait le psaume. On dit que Saint Grégoire le Grand prenait grand soin de sa Schola Cantorum, d’où sont sortis de nombreux autres Papes. Combien d’évêques sont vraiment intéressés par la qualité de la musique sacrée dans leur propre diocèse aujourd’hui ? Aujourd’hui, ce qui compte, c’est de suivre “l’époque moderne”, dont personne ne comprend ce que cela signifie vraiment. On suit les jeunes, on écoute les jeunes, on apprend des jeunes… mais eux, de qui apprennent-ils ?
Il faudrait aujourd’hui une conversion esthétique, pour vraiment revenir à la beauté qui nous parle de Dieu, mais la seule conversion qui compte est la conversion écologique. Sans beauté et avec les nouvelles divinités écologiques, nous pourrions avoir un monde durable, mais une vie insupportable. Ils ont dévasté la vigne du Seigneur, les raisins sont empoisonnés, les grappes sont amères. Jusqu’à quand, Seigneur ? Jusqu’à?

Enfin

Suite à cette dégradation, Les Juristes pour l’enfance communiquent :

Juristes pour l’enfance et les autres associations de protection de l’enfance qui contestent l’exposition du tableau Fuck Abstraction ! ont agi, comme nous le faisons toujours, en saisissant la justice, en écrivant aux responsables et en informant l’opinion.

Nous demandons plus d’ambition en matière de protection de l’enfance contre la pédocriminalité. Si la liberté de la création artistique est importante, elle n’est pas sans limite : la diffusion de contenus pédopornographiques met les enfants en danger, et c’est pourquoi 16 associations de défense des victimes de pédocriminalité ont alerté sur ce tableau.

Une prochaine exposition comportera-t-elle des photos de viols d’enfant, au motif qu’elles s’inscrivent dans une démarche artistique pour dénoncer les horreurs de la guerre ? Cette simple question révèle bien qu’il est nécessaire et légitime de poser des limites à l’exposition publique de la création, même artistique.

Nous rappelons que le droit définit la pédopornographie comme « tout matériel représentant de manière visuelle une personne qui paraît être un enfant se livrant à un comportement sexuellement explicite, réel ou simulé » (Directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants, ainsi que la pédopornographie).

La défense des enfants est un sujet trop grave pour s’arrêter à une décision de référé, fut-elle du Conseil d’État : il y a encore quelques années, des juges fondaient leurs décisions sur un prétendu consentement d’une fillette de 11 ou 13 ans à une relation sexuelle avec un adulte. Heureusement que les défenseurs de l’enfance ne se sont pas résignés et ont persévéré jusqu’à la loi de 2021 qui met fin à cette jurisprudence inique.

Tout ce que nous demandons ici, c’est l’application de la loi : le code pénal sanctionne la diffusion de contenus pédopornographiques, en soi et pas seulement en fonction du contexte ou de l’intention. Nous avons déposé une plainte pénale et allons nous adresser à la Cour de justice de l’Union européenne à propos du non respect de la directive concernée.

L’exposition arrive à sa fin le 14 mai, mais nous souhaitons préserver l’enfance, pour l’avenir, de toute complicité même involontaire avec la pédocriminalité.

Le Contre-Amiral Yann Bordier, le héros d’Angers, navigue en direction du Ciel

De notre envoyé spécial Antoine Bordier:

En ce 8 mai, comment ne pas se souvenir de ce héros de l’ombre ? Entouré des siens, il est parti après 94 longues années vécues. Le fusilier-marin navigue, maintenant, en direction du Ciel. Né en 1929, près d’Angers, il a fini sa course à Larmor-Plage. Dans sans son cercueil drapé de bleu-blanc-rouge, il a reçu les derniers honneurs de l’Eglise, de sa famille et de ses proches. Celui que l’on appelle, désormais, « le héros d’Angers » aurait aimé fêter, une nouvelle fois, cette victoire du 8 mai. Portrait du héros, Grand-Officier de la Légion d’Honneur, homme de foi.

Ce mercredi 26 avril 2023, le crachin breton semble vouloir faire partie du service funéraire : le ciel sanglote sur la vie d’un homme qui vient de s’éteindre. A Larmor-Plage, dans la petite église Notre-Dame, le silence est de mise. Il sera, bientôt, comblé par la cérémonie d’A-Dieu au Contre-Amiral. Ils sont tous là pour lui rendre un dernier hommage. La famille, les amis, les frères d’armes, les anciens-combattants, les proches. L’église va se remplir entièrement, tout doucement. Elle est majestueuse et simple à la fois, toute en longueur. Elle ressemble à un voilier de granite. Son clocher, à une grand-voile.

A l’intérieur, dans la sacristie des femmes terminent les préparatifs. « C’est bien là qu’ont lieu les obsèques du Contre-Amiral Bordier ? » La sacristine répond : « Oui, oui, venez à 14h30. Nous attendons beaucoup de monde, l’église sera pleine. Il y aura beaucoup de militaires. »

Notre-Dame de Larmor, un trésor sacré

Les lumières s’éteignent, les unes après les autres. L’autel principal et les autels latéraux sont splendides. Des retables y représentent la vie du Christ, avec ses derniers moments et sa mort. Sa Mère est là. Elle reçoit Son Fils, descendu de la Croix. Le temps de la Résurrection est à venir. Il est pour bientôt. Le Cierge pascal sera, dans quelques minutes, allumé. Nous sommes encore dans le temps de Pâques. Le retable polychrome de l’autel principal représente la Vierge à l’Enfant. Là, nous contemplons presque 7 siècles d’histoire où la religion catholique et la vie de la cité sont mêlées, entremêlées, comme un nœud sacré, celui de la croix du marin. Dehors, sous le porche latéral, la main du croyant du XVIe siècle a sculpté une douzaine de statues représentant les apôtres entourant le Christ.

« Enlève tes sandales, l’endroit que tu foules est sacré », semblent dire d’une même voix les statues. Il est, tellement, sacré, cet endroit, qu’au IXe siècle, les Vikings y mettent le feu. La toute petite chapelle sera reconstruite un siècle plus tard, plus belle, plus grande. « C’est notre plus beau monument », ajoute la sacristine avant de rentrer chez elle. Il est midi, les cloches se mettent à sonner l’Angélus.

Le souvenir de Claudel  et de son célèbre poème retentissent.

« Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela que je suis votre fils et que vous êtes là. »

Le crachin s’est, enfin, arrêté. Les éclaircies jouent avec les nuages. Le ciel sèche ses larmes. Le Contre-Amiral Yann Bordier est parti dans la matinée du vendredi 21 avril, « le chapelet à la main ».

Angers et une noblesse d’épée

Il est né le 11 avril 1929. En Anjou, dans la vallée royale où se dresse le petit château de la Houssaye, à Saint-Laurent-du-Mottay, à trois jets de pierre d’Angers, Yann Bordier, le numéro 5 de la famille de Jules et Anne Bordier, vient de pousser son premier cri, jeter son premier regard. La fratrie est composée d’Annick, de Louis, de Jacques, de Maryvonne, de Yann et de Paul (qui naîtra plus tard). Aujourd’hui, c’est lui, Paul, qui reste le dernier représentant de la famille. Le bâton familial lui a été transmis, définitivement. Alors que son frère Yann navigue « vers le Ciel », lui, vole à petites ailes vers ses 90 ans. D’un côté, l’ancien marin, Yann, de l’autre l’ancien pilote, Paul. Cette famille a donné sa vie à la France, en servant dans La Grande Muette. Cette famille est une petite armée à elle seule. Elle est interarmes : air, mer et terre.

Yann vient, donc, de pousser son premier cri dans cette vieille famille de banquiers, de joaillers et de militaires. Son arbre généalogique remonterait à Louis XIII. De ses racines œcuméniques ont jailli deux troncs : un tronc catholique et un tronc protestant. Lors des persécutions religieuses contre les protestants au XVIIe siècle, les protestants sont obligés de fuir. Ils trouvent refuge en Suisse et s’établissent à Genève. Les catholiques sont restés en France. L’histoire familiale se mêlerait même à celle de Louis XV, avec une lointaine parente, une marquise, dame d’honneur de Marie Leszczyńska, reine de France. Impossible d’en avoir le cœur net. L’arbre généalogique tapisserait un pan de mur entier. Impossible de lui mettre la main dessus. Ce qui est assuré, c’est le sang de la noblesse d’épée, qui coule dans ses veines. Une épée mise au service de la France. Celle du Contre-Amiral Yann Bordier a plus de cinquante ans d’histoire. Son pommeau usé est resté presque intacte.

D’une crise financière à la Seconde Guerre mondiale

Dans les années 1930, dans le château familial bordé de bois et de prairies, d’étangs et de rivières, dans la grande allée des Lièvres ombragée, Yann et ses frères et sœurs font une partie de cache-cache. Ils sont plus paysans que châtelains. Quand ils ne vont pas à l’école, ils passent leurs journées dehors, dans les champs et les pâturages. Ils s’allongent au milieu des coquelicots et des champs de blé. Ils regardent le ciel et les nuages qui font la course, poussés par le vent. Yann vit l’insouciance de ses premiers printemps au rythme des rogations, des cueillettes et des moissons. Reine nature est généreuse en Anjou.

Juste avant son adolescence, il devient scout-marin. Il n’a pas encore navigué sur tous les océans, qu’il fait son apprentissage sur les eaux du fleuve. Il est parfois tumultueux, fougueux, ce fleuve, qui porte le joli nom de Loire. Du côté des parents, les travaux à la banque et dans les fermes remplissent leurs journées. Ce triptyque idyllique (la famille, Yann, et le château) ne doit pas faire oublier le tableau dramatique de la Grande Dépression.

En octobre 1929, les finances des Etats-Unis dévissent, entraînant une récession tsunamique. La France et le reste du monde ne sont pas épargnés. L’inflation explose et bat des records, avec des taux à 2, 3, puis, 4 chiffres. Pour toute la famille, c’est un coup rude. Finie, la vie de château. Elle déménage à Angers. Cette crise va durer jusqu’en 1939 et déboucher sur la Seconde Guerre mondiale. Elle était prévisible. Hitler a les pleins pouvoirs dès 1933. La paix de 1918 sera de courte durée.

A Angers, dans la grande maison familiale, Yann voit ses frères s’engager tour-à-tour : Louis, d’abord, puis, Jacques. Sa sœur Annick devient religieuse. Elle choisit la voie de Dieu, pendant que ses frères choisissent la voie du sang. Yann n’a que 10 ans, en 1939. Il est jeune, mais, il a, déjà, revêtu l’esprit du résistant, comme beaucoup. En 1944-45, dans l’ombre de ses frères, il devient un petit héros. Il sera médaillé pour sa bravoure de résistant !

Angers martyrisée, Angers libérée

Dans le Maine-et-Loire, Angers est sous les feux de la guerre. La ville, en septembre 1939, a accueilli le gouvernement polonais, en fuite après l’invasion des Nazis. En juin 1940, Angers est occupée et commence à être défigurée, martyrisée. La ville se transforme en bunker. Des dizaines de résistants sont fusilles, des centaines enfermés, torturés. Lors du Débarquement des Alliés, près de 150 femmes et hommes partent en déportation. Certains ne reviendront pas.

Puis, en août 1944, le désenchantement et la peur changent de camp. En Anjou, les batailles font rage. Les Américains sont aux avant-postes. Pour l’Etat-Major se pose, alors, la question de pilonner toute la ville. C’est sa tactique depuis le début. En pilonnant les villes, les Nazis ne peuvent résister, obligés de se rendre, de s’enfuir ou de se terrer comme une bête.

A l’Est, Staline avance plus vite et est, déjà, aux abords de Varsovie, en Pologne. Son opération Bagration, lancée dès le mois de juin, a fait faire à l’Armée rouge une percée de 600 km dans les lignes nazies. L’Allemagne a un genou à terre. L’armée de Staline fait peur à tout le monde. Car elle libère et étend son drapeau rouge-sang, à la faucille et au marteau, sur tous ces pays, qui vivent un temps de libération de trop courte durée. Roosevelt et Churchill sont pris de vitesse par Staline. Ils doivent arriver avant lui en Allemagne.

Angers va-t-elle, dans ces conditions, être pilonnée, rasée pour obtenir une défaite allemande des plus rapides ? Non, grâce à la résistance, dont fait partie Louis Bordier, avec son frère Yann en arrière-poste, l’armée américaine est guidée par le seul pont qui n’a pas été détruit par les Allemands. Précisément, début août, le lieutenant-colonel Eynaud du Faÿ, qui est à la tête de la résistance d’Angers, adresse des renseignements qui vont s’avérer déterminants. Entre le 6 et le 8, Louis Bordier guide l’armée américaine vers le pont du Petit Anjou sur la Maine, à Pruniers. Le 10 août, les Américains entrent dans la ville. Angers martyrisée est libérée.

« Nous les avons abandonnés »

Louis (qui a 8 ans de plus que son frère) et Yann seront félicités pour leurs actes de bravoure et de résistance. Leur atavisme familial a fonctionné à merveille. C’est, souvent, dans l’adversité, au combat, que se révèlent les grands hommes. Les Bordier ont la France rivée au cœur. Yann qui n’a pas 16 ans est, déjà, un petit héros. Comme ses frères, il ne va pas en rester-là. Car, ils se sont tous engagés pour servir la France par les armes. Ils ont cela dans le sang, depuis longtemps. Dans leur arbre généalogique, il y a des généraux, comme le Général Emile Faugeron, des officiers, comme le Capitaine de Corvette René Laumonier, et des sous-officiers.

En 1947, à 18 ans, Yann Bordier entre à l’école des sous-officiers de la marine de Maistrance. Un an plus tard, il porte le pompon rouge du matelot. Ensuite, il intègre la grande école des officiers, l’Ecole Navale, en 1951. Les années 50 sont des années où la guerre, de nouveau, fait rage. Cette fois-ci, c’est l’Empire colonial qui est en ébullition.

En Asie, c’est l’implosion. Qui se souvient de 1954 ?  C’est l’année terrible de Diên Biên Phu. Yann, Enseigne de Vaisseau, y part en mission. Il va participer au sauvetage de plus de 500 réfugiés. Mais, face au Viêt-Minh, la France a perdu la partie. Elle doit se retirer avec fracas. C’est le début de l’effondrement colonial. Yann y vit des moments héroïques, des moments humains intenses. Il sauve des vies par centaine.

Il vit mal cette nouvelle capitulation de la France. Il rejoint – dans l’esprit – son aîné Hélie Denoix de Saint-Marc, le grand-héros de guerre, l’ancien déporté de Buchenwald. Avec ses hommes, Hélie Denoix de Saint-Marc vit l’enfer de Diên Biên Phu, dans la triste cuvette située à 250 km au nord-ouest d’Hanoï, près de la frontière du Laos. Il dira, en parlant des Vietnamiens fidèles à la France, restés sur place : « Nous les avons abandonnés. » Mais que pouvaient-ils faire de plus ? Ils étaient un contre sept. La question reste posée.

Avec le « Crabe-Tambour »

En 1956, Yann Bordier quitte l’Asie. Il devient l’équipier du Lieutenant de Vaisseau Pierre Guillaume à bord de son voilier Manoara. Cette relation et cet épisode de sa vie sont devenues mythiques, un film. Ensemble, ils naviguent pendant une dizaine de jours. Ils relient Cam-Rahn (dans le sud Vietnam) à Singapour (au sud de la Malaisie). Par la route, il faut, aujourd’hui, près de deux jours pour parcourir les 3 059 km qui séparent les deux villes. Malade, Yann doit s’arrêter à Singapour. Il rentre en France où il intègre les Fusiliers-Marins. Quant à Pierre Guillaume, le célèbre « Crabe-Tambour » (un film du même nom, réalisé par Pierre Schoendoerffer, adaptera ses aventures au grand-écran), l’aventurier aux mille vies, il continue sa traversée, seul. Il échoue en novembre 1956 sur les côtes somaliennes. Son ketch de 8 mètres aura tenu bon jusque-là. Un autre héros.

En France, Yann apprend, donc, un nouveau métier. C’est un mélange entre terre, mer et ciel. Il devient fusilier-marin commando. Il vit 24h/24 sur terre, sur mer et dans les airs. Il est bon dans toutes les disciplines. Il sait naviguer, sauter en parachute, ramper, fusil à la main, en tête de ses hommes. Et, c’est un chef, un « pacha ».

La guerre d’Algérie et l’indépendance

Comment ont-ils fait pour passer ainsi de l’Asie à l’Afrique ? Cette génération de militaires, celle des années 50-80, aura été l’une des plus engagées au front. De 1960 à 1962, il retrouve la guerre…en Algérie. Il est, alors, Lieutenant de Vaisseau, à la tête du Commando Trepel. Il y retrouve son jeune frère Paul, qui fera la guerre de 1956 à 1962. Alors que Yann est au contact de l’ennemi avec ses hommes, son frère, de son hélicoptère, les droppe dans le djebel, au plus près du danger.

Sur le terrain, la guerre fait rage. Avec son lot de barbaries. Des deux côtés, la torture est utilisée. Ainsi va la guerre. Les guerres propres n’existent pas. Parce que l’on n’a pas su faire la paix, on fait la guerre, depuis la nuit des temps. En 2000 ans d’histoire, notre monde n’aurait connu que 200 ans de paix.

En juillet 1962, les deux frères rentrent en France, chacun de leur côté. Une page de l’histoire se tourne : celle de l’Algérie française. Elle avait commencé à s’écrire en…1830, avec la prise d’Alger. A cette époque, Charles X rêve de conquêtes. 132 ans plus tard, le 5 juillet, l’Algérie française, a plié bagage. Le « Je vous ai compris » du Général-de-Gaulle, prononcé le 4 juin 1958 n’aura duré qu’un tout petit temps, celui de préparer une porte de sortie. 61 ans après, l’incompréhension est, toujours, de mise. Car, sur le papier, entre les lignes, l’Algérie pouvait rester française. L’armée était victorieuse. Mais dans le djebel, dans les souks, dans les willayas ? Tout un pays s’était soulevé, après l’indépendance du Maroc en 1956, contre la France. Comment résister ? Comment garder un territoire quatre fois plus grand que la France avec 1 million de Français et de chrétiens, pour 9 millions d’Algériens et de musulmans ?  Aujourd’hui, face à la déchristianisation en cours et à la montée de l’Islam, que serait la France avec ses 44 millions de musulmans, si elle avait, quoiqu’il en coûtât, gardé l’Algérie française ? La réponse est dans la question.

Une mission de sauvetage au Liban

En 1962, Yann Bordier rejoint, donc, la France. Il y ramène un mauvais souvenir : celui d’une blessure causée par un éclat d’obus. Il est, dans la foulée, mutée à Papeete, où il devient le Commandant de la Mission Hydrographique de la Polynésie Française. Sur place, il rencontre une jolie hôtesse de l’air. Ils se marient. Très vite, la famille s’agrandit au rythme des naissances de leurs trois garçons et de leur fille.

Au début des années 70, Yann intègre l’Etat-Major des Forces françaises en Nouvelle-Calédonie. A son retour en France métropolitaine, il devient le commandant du Groupement des Fusiliers-marins commandos, à Lorient. En 1978, il est promu Capitaine de Vaisseau (5 galons-or). Il participe, alors, à une opération militaire très spéciale qui sera remarquable et remarquée au plus haut niveau de la hiérarchie militaire et de l’Etat.

Depuis 1975, une guerre fratricide fait rage au Liban. Ce petit pays, grand comme la Gironde ou les Landes, concentre 18 confessions religieuses qui se sont lancées dans une lutte intestinale de 15 ans. L’élément déclencheur ? Tout d’abord, une crise économique, doublée de l’augmentation des inégalités sociales. Ensuite, une présence de réfugiés palestiniens qui pose problème en raison, là-aussi, des inégalités entre chrétiens et musulmans. Enfin, le 13 avril 1975, à Beyrouth, l’attentat contre Pierre Gemayel, qui participe à l’inauguration d’une église, et le massacre de militants palestiniens dans un bus, en représailles, mettent le feu aux poudres. En outre, cette guerre est sous influence des grandes puissances régionales et internationales. Et, du côté de la France ?

La France est l’amie du Liban depuis au moins le XIXe siècle. Le Liban est, d’ailleurs, majoritairement, un pays francophone. A la fin de la Première Guerre mondiale et à la suite de la dislocation de l’Empire ottoman, le Liban devient le Grand Liban, sous mandat de la France, entre 1920 et 1943, année de son indépendance. Les Français sont, ainsi, très présents au Liban, jusque dans les années 80. C’est dans ce contexte, très complexe, au milieu de cette guerre, en 1978, que Yann Bordier participe au rembarquement-sauvetage du 8e RPIMA, un régiment parachutiste d’élite. L’opération a lieu à Tyr, dans le sud, dans une région peuplée de musulmans. Elle se nomme Hippocampe. Elle est un succès, qui fera date et qui servira d’exemple.

« La Marine est redevable… »

Le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing leur adresse ce message, relayé par l’Amiral Jean-René Lannuzel, alors Chef d’Etat-Major de la Marine Nationale :

« En faisant preuve de leur efficacité et de leur technicité aux yeux d’observateurs étrangers, les unités navales qui y ont participé ont contribué à renforcer le prestige de notre pays et je vous demande de leur transmettre mes biens vives félicitations. »

De son côté, le Chef d’Etat-Major ajoute son hommage :

« La Marine est redevable à l’efficacité du Capitaine de Vaisseau Bordier qui commandait les éléments navals de l’opération. Je lui demande donc d’accepter aussi mes modestes remerciements. »

Peu après, la page du Liban se tourne, pour lui. C’est l’un de ses derniers faits d’armes.

Quelques années plus tard, le lendemain de son anniversaire, le 12 avril 1985, il est fait Contre-Amiral (2 étoiles). Il se retire à Lorient, après une carrière, qui aura duré près de 40 ans. Il aura navigué sur toutes les mers du globe en portant bien haut les couleurs de la France, et en versant son sang. Que retenir ?

En tout, sur le champ d’honneur, il totalise six citations. Il est Grand-Officier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre National du Mérite, Etoile d’Argent de la Croix de Guerre des théâtres d’opérations extérieurs. Il a reçu, également, les Palmes de la Croix de la Valeur Militaire, et d’autres Médailles. Il est médaillé d’Outre-Mer, médaillé de la guerre 39-45, et médaillé de la campagne d’Indochine. Bref, un héros.

La rencontre avec l’Amiral Philippe de Gaulle

Des hommages, lui qui ne les aimait pas, il en a reçu. Il ne les a, jamais, refusés. En les acceptant, « il rendait hommage à ses hommes » comme l’explique l’un de ses anciens seconds, qui a retracé toute sa vie lors de ses funérailles à Larmor-Plage. Parmi les rencontres qui l’auront marqué, il faut citer celles avec l’Amiral Philippe de Gaulle et avec le Président Jacques Chirac. En 2003, ce-dernier lui a remis les insignes de Grand-Officier de la Légion d’Honneur. Quant à l’Amiral Philippe de Gaulle, il ne s’en est jamais vanté. Il n’aimait pas que l’on fasse de la publicité autour de lui. Il aimait rester dans l’ombre. Ce qui était le cas avec de Gaulle, qui le dépassait par sa grande taille. Mais, il le dépassait, aussi, par l’âge, car il est né en 1921. L’Amiral Philippe de Gaulle, toujours de ce monde, fêtera cette année ses 102 ans.

Un jour au Panthéon ?

A Angers, en 2018, le Contre-Amiral Yann Bordier acceptait de parrainer l’Association des Marins et Marins Anciens Combattants, l’AMMAC, qui porte, dorénavant son nom. A ses obsèques, le 26 avril dernier, le président actuel de l’association, Monsieur Didier Augeard, était représenté par ses prédécesseurs, Alain Prijac et Maurice Robert.

Dorénavant, à Angers, à Larmor-Plage, à Lorient, en Bretagne, à Paris, en France et en Outre-Mer, ce sont ses enfants et ses petits-enfants qui reprennent le flambeau. Ils sont, très certainement, des héros en devenir. Certains le sont, peut-être, déjà. En donnant leur vie à la France, à l’Armée française, ils ne s’appartiennent plus tellement. Ils ont appris à obéir et à commander. En devenant des soldats, ils ont appris à faire la guerre, pour la France, pour la paix. Une France qui est en train de perdre ses valeurs. « C’était l’un de ses derniers chagrins, que la France perde ses valeurs », confie l’un de ses proches.

Comment conclure sur une telle vie ? Peut-être retrouverons-nous le Contre-Amiral Yann Bordier…au Panthéon, entouré de ses frères. Pour l’heure, vus du Ciel, il regarde son épouse, ses enfants et ses petits-enfants. Il regarde, enfin, le dernier représentant de cette génération de héros, son frère Paul. Lui, aussi, a le chapelet à la main.

La lettre de saint Clément et la foi du Centurion

Pour conclure, naviguons un petit peu. Retrouvons-nous à Rome et à Capharnaüm. Yann Bordier aurait, très certainement, aimé cette immersion profonde à Rome, au 1er siècle de la chrétienté. Nous sommes dans les années 90. Le pape Clément I écrit ces quelques phrases :

« Servons en soldats, mes frères, de toute notre ardeur, sous les commandements de ce chef irréprochable. Considérons les soldats qui servent sous nos chefs : avec quelle discipline, quelle docilité, quelle soumission, ils exécutent les ordres qui leur sont donnés ! Tous ne sont pas commandants en chef, ni chefs de mille, de cent ou de cinquante hommes, et ainsi de suite : chacun à son poste exécute ce que lui prescrive le roi ou les chefs. Les grands ne peuvent rien faire sans les petits, ni les petits sans les grands : en toutes choses ils sont mélangés, et c’est ainsi qu’ils sont efficaces. »

Yann Bordier était un chrétien, il aimait ce mélange. Et, c’était réciproque. En toutes circonstances, il est resté fidèle à sa foi. Il ressemblerait, enfin, à ce Centurion qui interpelle le Christ, à Capharnaüm. Souvenez-vous, le serviteur du Centurion est gravement malade. Le Christ lui répond : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le Centurion est gêné :

« Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Car, moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »

Jésus est bouleversé : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. »

Reportage réalisé par Antoine Bordier

Copyright des photos A. Bordier et J.-C. Rouxel

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