La blogosphère, un contre-média
Sur le blog de Valeurs Actuelles, Laurent Dandrieu fait remarquer que l’explosion de la blogosphère témoigne d’une :
"frustration face à une information ressentie comme de plus en plus officielle et verrouillée par les assauts croissants et combinés de la lâcheté et du conformisme. De plus en plus, Internet est en train de créer un nouveau rapport à l’information, permettant d’évoquer plus librement des sujets que la plupart des médias traitent peu, ou de façon biaisée par les diktats du politiquement, du culturellement ou du moralement correct."
Au passage, nous remercions Laurent Dandrieu pour son hommage au Salon Beige et nous lui souhaitons bon vent dans le monde de l’information libérée…
Voyage dans le Londonistan
10 ans d’impunité ont transformé Londres en bastion du fondamentalisme islamique : le Londonistan. Inventé par les services français, ce raccourci de Londres et d’Afghanistan désignait le petit monde des islamistes et des opposants aux régimes arabes qui avaient pignon sur rue dans la capitale anglaise. Pendant plus d’une décennie, sous le nez du gouvernement, Londres est ainsi devenu «le centre de promotion et de financement de l’extrémisme islamique en Europe», écrit Melanie Phillips dans un ouvrage intitulé Londonistan.
Avec les attentats de Londres (56 morts et plus de 700 blessés), cette impunité a cessé. Imams arrêtés, organisations dissoutes, comptes gelés, mosquées surveillées… Ce silence n’est toutefois qu’apparence. Le prosélytisme est désormais clandestin, l’appel au djihad secret. La mosquée a cessé d’être le terreau de la radicalisation car les prêches sont surveillés D’autres lieux s’y sont substitués : salles de prière non répertoriées, campus, prisons, écoles coraniques à l’étranger, sites Internet… Ce réseau informel alimenterait, selon le MI 5, environ 200 groupes, soit 1600 suspects. La probabilité que des cellules dormantes attendent pour agir est très élevée.
Des milliers de livres, de vidéos ou de cassettes audio circulent. Le MI 5 a pu constater qu’al-Qaida disposait d’une machine de propagande sophistiquée. Des images d’attaques perpétrées en Irak sont diffusées sur le Net dans la demi-heure. Pour Munira Mirza, auteur d’un rapport sur le sujet, le gouvernement mène une politique contreproductive. Par exemple, le Conseil musulman de Grande-Bretagne, censé être représentatif, a été dirigé par Iqbal Sacranie (photo), un admirateur de Sheikh Yassin qui estimait que pour Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, «la mort, c’était peut-être encore trop aisé». Un de ses membres imminents qualifiait Ben Laden de «combattant de la liberté» quelques semaines avant les attentats du 11 Septembre. Depuis, le ministère de l’Intérieur l’a appointé comme conseiller pour combattre l’extrémisme islamique.
Suicide : plus de 10000 morts par an en France
Le suicide est en baisse chez les 15-25 ans
passant de 966 en 1993 à 621 en 2004 mais, plus de 6200 adultes entre 30 ans et 59 ans continuent de mourir chaque année. Si les femmes font quatre à cinq fois plus de tentatives de suicide que les hommes, ils sont les premiers à en périr. Le taux de suicide est de 26,6 pour 100000 hommes, contre 8,7 pour 100000 femmes.
Sur les 10798 suicides recensés en 2004, 73% concernaient des hommes. Parmi les 6248 suicides de 30-59 ans, plus de 4500 touchaient des hommes, selon des données de l’Inserm. Le suicide des adolescents et jeunes jusqu’à 25 ans représente moins de 6% du total alors que 58% des décès par suicide surviennent entre 30 et 59 ans et 32% après 60 ans. Surtout, le suicide est la première cause de mortalité chez les 35-44 ans.
Les médias sont en général assez silencieux sur ce terrible phénomène. Pourtant, à titre de comparaison, il y a plus de morts à cause du suicide qu’à cause du Sida en France.
Suisse : la gay-pride dans le rouge
6 mois après, la gay-pride est en déficit d’un cinquième de son budget. Cela donne une idée du soutien apporté par la population…
“Une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l’eugénisme”
La formule est du Prof. Didier Sicard, président du Comité consultatif national d’éthique, dans une interview publiée par Le Monde, à propos du diagnostic prénatal et préimplantatoire.
[J]e suis persuadé que si la France avait été confrontée, à l’occasion d’un régime nazi, à des pratiques eugénistes sim
ilaires, elle répugnerait aujourd’hui à s’engager sur une pente particulièrement dangereuse. Au XXIe siècle, que la naissance d’enfants hémophiles soit, du fait des progrès de la science, considérée comme éventuellement inacceptable est bouleversant. C’est à la fois fou et irresponsable. Nous ne pouvons pas nous exonérer de cette idéologie aujourd’hui plus française qu’allemande.
Patrice de Plunkett, qui qualifie l’entretien d’ "explosif", essaye de comprendre pourquoi le Prof. Sicard se croit obligé de garder ses distances d’avec les préoccupations similaires des chrétiens.
Référendum portugais
Le "non" gagne du terrain. L’évêque de Viseu, Mgr Ilidio Leandro, a prévenu aujourd’hui à Porto qu’une victoire du « oui » à la dépénalisation équivaudrait à « une légalisation effective de l’avortement, puisqu’il n’y aurait plus aucun obstacle à ce que n’importe quelle femme puisse le demander ».
Journée italienne pour la vie
Jeanne Smits a traduit le discours du Pape, prononcé à l’occasion de la 29e journée pour la vie.
Implantation de l’Institut du Bon Pasteur
Le 1er février, l’Institut du Bon Pasteur a signé une convention avec le Cardinal Ricard, Archévêque de Bordeaux. L’église Saint-Eloi de cette ville a été érigée en "paroisse personnelle déterminée par l’usage des livres liturgiques en vigueur en 1962" et l’abbé Laguérie en a été nommé curé. Dans un texte, le Cardinal présente la portée de cette convention :
"Nous avons besoin d’unir nos forces, toutes nos forces, et de partager nos expériences. Nous sommes appelés à vivre la même aventure apostolique."
Dans un communiqué, le cardinal et l’abbé précisent :
"Cette étape est le signe d’une ferme volonté de travailler à l’unité et de chercher les chemins d’une réconciliation après le temps des polémiques. Cet accord donne un cadre pour une connaissance mutuelle et un dialogue constructif. Le respect mutuel permettra un débat serein sur la réception du Concile Vatican II, en fidélité au Magistère, et sur les enjeux d’une évangélisation aujourd’hui."
Par ailleurs, 5 séminaristes de l’Institut ont pris la soutane aujourd’hui dans cette même église et 2 ordinations sont annoncées pour le 3 mars.
Addendum : L’entretien donné par le Cardinal au quotidien La Croix.
“Faut-il se marier entre catholiques ?”
C’est la question de la semaine du blog de Philippe Maxence – qui a déjà donné lieu à une très riche discussion (une cinquantaine de commentaires).
“Homoparentalité” : état des lieux
L’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) estime que l’homoparentalité est de plus en plus prise en compte par la plupart des candidats à l’élection présidentielle.
- Ségolène Royal a rappelé qu’elle conduirait, si elle est élue, "avec détermination" les réformes de l’ouverture du mariage, de l’adoption et de l’amélioration du Pacs.
- Dominique Voynet est sur la même ligne.
- Marie-George Buffet a estimé que "l’opinion était prête mais pas les politiques".
- François Bayrou "a avancé particulièrement sur la question du mariage en proposant un contrat d’union, qui ressemble en tous points au mariage… sauf dans l’appellation pour ne pas choquer !", a relevé l’APGL, qui note que même la filiation serait reconnue.
- Nicolas Sarkozy propose un contrat d’union avec tous les droits (fiscalité, transmission de l’héritage) sauf la filiation, première revendication de l’APGL, selon qui Nicolas Sarkozy invoque "le temps nécessaire à la réflexion" et se dit "sensible" à des "améliorations de la vie courante" des familles homoparentales par le biais d’un "mandat d’éducation" ou de "convention de partage de l’autorité parentale" pour le beau-parent, quel que soit son sexe.
Visiblement les autres candidats n’ont pas été évoqués.
Le site de France catholique
… fait peau neuve. A lire notamment l’article de Tugdual Derville sur les trisomiques et le diagnostic prénatal.
Comment expliquer que 21 % des femmes d’origine africaine auxquelles les médecins ont révélé la trisomie de leur enfant décident de poursuivre la grossesse, contre 5,5 % pour l’ensemble de l’échantillon ?
Réchauffement climatique : la diabolisation des hétérodoxes bat son plein
Cette semaine a été publié le rapport du GIEC sur le réchauffement climatique, évoqué par Michel, qui se présente comme un "consensus" sur le sujet – disons donc qu’il énonce une orthodoxie scientifique et politique.
Non seulement les médias n’ont pas jugé utile de présenter une analyse critique de ce rapport, mais ils se sont livrés ces derniers jours à une campagne de diabolisation des voix dissonantes.
Sous le titre "Des lobbys prêts à tout [à tout ? jusqu’à tuer ?] pour plomber le rapport des experts", Le Figaro écrit :
Un lobby pétrolier serait allé jusqu’à acheter des scientifiques et des économistes en échange de critiques sur le rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), rapporte le quotidien britannique «The Guardian».
L’American Enterprise Institute (AEI) est un lobby financé par le géant pétrolier ExxonMobil.
Presque tout est faux ou trompeur dans ces quelques lignes :
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L’American Enterprise Institute n’est pas un "lobby" – c’est l’un des principaux think tanks américains, de tendance néoconservatrice.
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C’est encore moins un "lobby pétrolier" "financé par le Géant pétrolier ExxonMobil". Le président de l’AEI précise en effet (ici) qu’ExxonMobil fait partie des donateurs à l’EAI, mais que les dons d’aucune société ne représentent plus de 1% du budget de l’institut.
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Le Guardian est l’équivalent britannique de Libération – les informations dans son article sont donc à prendre avec prudence – mais même lui n’a pas écrit que l’AEI avait "acheté" (c’est-à-dire corrompu) des scientifiques, contrairement à ce que prétend Le Figaro.
Il n’y a en fait rien d’anormal dans ce qu’a fait l’AEI : l’institut a contacté un certain nombre de chercheurs "hétérodoxes", et leur a passé commande d’un article de 7500 à 10.000 mots évaluant, dans leur domaine de compétence respectif, les "forces et les faiblesses" du rapport du GIEC. Les honoraires proposés étaient de l’ordre de 10.000 dollars (7.700 euros) par article (parfois co-signé par plus d’un chercheur, alors que Le Figaro écrit "10.000 dollars chacun").
Dans cette affaire, l’AEI est dans son rôle d’ "agitateur d’idées", payant des chercheurs un honoraire légitime pour présenter en toute transparence leur point de vue dans un recueil produit par l’institut. C’est la presse qui n’est pas dans le sien en se livrant à cette campagne de diabolisation, accusant ceux qui n’adhèrent pas à l’orthodoxie du GIEC d’être corrompus par les compagnies pétrolières.
Les enjeux du débat sur le réchauffement sont de taille : d’une part la protection de la création, dont l’importance a été souvent évoquée par Benoît XVI; de l’autre le coût économique des mesures préconisées par les tenants de la limitation des émissions de gaz carbonique. Il est crucial que le débat sur l’ampleur et les causes du réchauffement, ainsi que la nature et le coût des remèdes, soit large et ouvert – or on assiste à l’inverse : à l’imposition d’un consensus par l’intimidation.
Henri Védas (via Eugen Volokh)
PS : sur le rapport du GIEC, outre le dernier numéro de Monde et Vie, voir Liberté politique et Le Conservateur. PPS : et sur l’AEI le blog de David Frum (v.o. anglais).
La culture contraceptive et abortive des jeunes
En octobre 2006, l’Observatoire Régional de la Santé Provence-Alpes-Côte d’Azur a publié un document alarmant intitulé Sexualité, contraception et IVG chez les jeunes de 15-24 ans en PACA. Voici quelques données :
- Contraception
Parmi les jeunes de 15-25 ans de la région PACA, 91% déclarent avoir été sexuellement actifs au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête. 80% d’entre eux affirment utiliser régulièrement un moyen de contraception lors de ces rapports. Concernant la pilule du lendemain, le fait que cette contraception dite d’urgence ne nécessite pas l’obtention d’une ordonnance est très bien connue des jeunes de 15-24 ans : 93% des filles et 87% des garçons. Les taux de contraception chez des jeunes de 15-25 ans de la région PACA sont extrêmement élevés et les connaissances quant à l’utilisation de ces moyens sont bien affirmées, témoignant d’une mentalité contraceptive très prégnante.
- Avortement
En 2005, plus de 19000 jeunes filles de 12-24 ans de la région PACA ont été enceintes. Le recours à l’avortement fut de 90% chez les 12-14 ans, 76% chez les 15-17 ans, 53% chez les 18-20 ans et 33% chez les 21-24 ans. Avant 18 ans, ce sont 80% des grossesses qui se sont terminées par une IVG. Au total 8100 jeunes filles ont connu un avortement en PACA en 2005. Avec 20,1 IVG pour 1000 femmes de 15-49 ans, cette région présente un des plus forts taux d’avortement après la Corse (25,3) et Paris (20,3) sachant que la moyenne nationale est de 14,6. Pour les mineures, le taux est de 14 pour 1000 en PACA contre 10 pour 1000 au niveau national. Mais le chiffre le plus inquiétant est une augmentation de 18% de la fréquence de l’avortement chez les 18-24 ans. Le Var détient lui-même le record de la région : 3993 femmes ont subi un avortement en 2005 dont 1480 âgées de 12 à 24 ans, soit 40% des grossesses dans cette tranche d’âge. Chez les 15-17 ans, le taux d’avortement est de 28 pour 1000.
Michel Janva (via la lettre de la Commission Bioéthique et Vie humaine du diocèse de Fréjus-Toulon)
N.B. : l’image, trouvée ici, représente un embryon de 8 semaines.
“Droit” au suicide pour les malades mentaux
Nouvelle avancée de la culture de mort, en Suisse où la Cour suprême vient de reconnaître que les personnes en état de dépression chronique et les malades mentaux ont un «droit» au suicide assisté. Ce sont les marchands de mort eux-mêmes (euthanasie facturée 3500€…) qui avaient saisi la justice helvétique en mettant en avant la demande d’un malade mental à laquelle ils n’avaient pu répondre en raison de son absence de lucidité et son pouvoir de décision.
Réchauffement de la planète et “réfugiés climatiques”
Le Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) qui s’est réunit à Paris, lundi 29 janvier, a publié un rapport pessimiste (résumé en anglais), qui fait de l’homme le "probable" responsable du réchauffement de la planète.
Pourtant, l’agence RIA Novosti avait publié, en février 2006, un entretien avec Khabiboullo Abdoussamatov, chef du Laboratoire d’études spatiales de l’Observatoire principal (de Poulkovo) de l’Académie des sciences russe. Selon ce chercheur, c’est le soleil qui serait responsable du réchauffement climatique global, le gaz carbonique n’influant pratiquement pas sur ce processus. Mieux, la quantité d’énergie qui arrive du Soleil sur la Terre baisse depuis déjà le milieu des années 1990 et la Terre, au lieu du réchauffement général prédit pour 2012-2015, doit s’attendre à ce que sa température se mette à baisser lentement.
La Fondation Polemia se demande ainsi si les thèses rendant l’homme responsable d’un réchauffement apocalyptique ne seraient pas tout simplement une arme médiatique déployée par les nations occidentales pour, par exemple, préparer l’opinion à recevoir près de 150 millions de réfugiés climatiques d’ici à 2050, comme annoncé par l’ONU et le GIEC, ou conditionner les Européens à avoir à supporter l’instauration d’une fiscalité environnementale (comme demandée par Nicolas Hulot), incitant aux changements de comportement des ménages et aux économies d’énergie.
Que l’on soit convaincu ou non par les thèses en présence, force est de constater que sur ce sujet les conclusions ont été tirées un peu rapidement, Chirac ayant même demandé la création d’un ONU de l’environnement, alors que les scientifiques ne sont pas du tout d’accord.
La famille, garantie de l’avenir de l’humanité
En plein débat italien sur la reconnaissance des unions de fait hétérosexuelles et homosexuelles, le pape Benoît XVI a défendu la cellule de base de la société lors de l’Angélus sur la Place Saint-Pierre :
"Nous savons bien comment la famille fondée sur le mariage constitue le cadre naturel pour la naissance et l’éducation des enfants, et donc la garantie de l’avenir de l’humanité entière".
"Mais nous savons aussi combien [la famille] est marquée par une crise profonde et doit affronter des défis multiples. Il faut donc la défendre, l’aider, la protéger et la valoriser dans son caractère unique et incomparable".
Benoît XVI a estimé que cet engagement repose "en premier lieu sur les époux", mais aussi sur l’Eglise et sur "toute institution publique, à travers des initiatives pastorales et politiques".
Turquie : le regard d’un missionnaire
Le père Claudio Santangelo, missionnaire de saint Vincent de Paul en Turquie, sur Zenit :
En Turquie, on assiste ces dix dernières années à un réveil de l’extrémisme religieux chez les musulmans. L’élément religieux est très présent et très visible dans la vie sociale et publique. Les 50-60 ans sont restés très fidèles à Atatürk. Ils sont musulmans mais pas particulièrement pratiquants. En ce qui concerne les jeunes, ce réveil religieux dépend beaucoup de l’origine sociale. Les plus riches regardent d’un bon œil l’occident, et imitent son style de vie ; la religion en soi ne les intéresse pas beaucoup. En revanche, ceux qui viennent d’un milieu rural plutôt défavorisé ont fait de la mosquée leur seul point de référence.
Quelqu’un a comparé la Turquie à un bateau où l’équipage regarderait vers l’ouest tout en ramant vers l’est.
Quand aux médias turcs :
[L]es mass media sont très partiaux. Certains media leur font peur [aux Turcs], insinuant que l’Occident veut les phagocyter et supprimer leur identité. Quand le père Andrea Santoro a été tué, certains journaux (comme Vakit), estimant inconcevable qu’il ait été tué sans raisons, ont écrit que le prêtre faisait du prosélytisme auprès des musulmans, payant les gens pour qu’ils viennent à l’église.
Le “chèque éducation” continue à avancer
Les parents sont les premiers éducateur de leurs enfants. L’Eglise rappelle les conséquences de ce principe :
Les parents on le droit de choisir librement les écoles ou autres moyens nécessaires pour éduquer leurs enfants suivant leurs convictions. Les pouvoirs publics doivent faire en sorte que les subsides publics soient répartis de façon telle que les parents soient véritablement libres d’exercer ce droit sans devoir supporter des charges injustes. (Charte des Droits de la Famille)
L’Etat ne doit donc pas se désintéresser de l’instruction, mais son action doit d’abord contribuer à garantir une réelle liberté scolaire. Une solution ? Le "chèque éducation" (ou "bon scolaire"), dont le principe (décrit ici par Milton Friedman) est simple :
[L]es gouvernements continueraient à administrer certaines écoles, mais […] les parents qui opteraient pour d’autres écoles se verraient remettre une somme égale au coût estimé de la scolarité d’un enfant dans une école d’Etat, sous la condition que cette somme, au moins, soit consacrée à une scolarité dans une école reconnue.
Pour la première fois, un Etat américain va mettre en place ce système de manière quasi-universelle : les parents de l’Utah pourront recevoir des chèques de 500 à 3000 dollars annuels, à consacrer à une scolarité dans
le privé (contre 5000 dollars par élève dans le public). La chambre basse de l’Etat a adopté la loi de justesse – par 38 voix contre 37 – du fait de la forte opposition des syndicats enseignants. Elle devrait passer plus confortablement au Sénat puis être signée par le gouverneur.
L’expérience de l’Utah devrait être particulièrement intéressante, car la population scolarisée va croître sensiblement dans les années qui viennent : c’est en effet l’Etat américain avec la plus forte démographie (forte natalité dans sa population à majorité mormone, forte immigration latino).
L’échec de l’assistance médicale à la procréation
Carine Camby, directrice générale de l’Agence de la biomédecine a publié le premier bilan chiffré des activités de l’assistance médicale à la procréation (AMP) et de génétique humaine pratiquées en France en 2004 :
- En 2004, on a recensé plus de 113 000 tentatives d’AMP, qui ont permis d’obtenir 17 791 naissances. Soit 74% d’échecs !
-
Près de 6 000 avortements pour des raisons médiacles (interruptions médicales de grossesse, IMG) ont été pratiquées, un chiffre stable depuis 2002. Elles ont fait suite, dans près de 50 % des cas, à des diagnostics de malformations et dans plus de 30 % des cas à des anomalies chromosomiques. Près de 50 % des IMG sont pratiquées à la suite d’un examen échographique.
Sur la procréation médicalement assistée, voici un bref résumé de ce qu’en pense le Magistère catholique et ici l’instruction complète Donum Vitae, dont voici un extrait :
"La Fivete homologue est opérée en dehors du corps des conjoints, par des gestes de tierces personnes dont la compétence et l’activité technique déterminent le succès de l’intervention : elle remet la vie et l’identité de l’embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l’origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l’égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants.
La conception in vitro est le résultat de l’action technique qui préside à la fécondation ; elle n’est ni effectivement obtenue, ni positivement voulue, comme l’expression et le fruit d’un acte spécifique de l’union conjugale. Donc la Fïvete homologue, même considérée dans le contexte de rapports conjugaux effectifs, la génération de la personne humaine est objectivement privée de sa perfection propre : celle d’être le terme et le fruit d’un acte conjugal, dans lequel les époux peuvent devenir "coopérateurs de Dieu pour le don de la vie à une autre nouvelle personne".
Médias portugais et désinformation pro-avortement
La Marche pour la Vie à Lisbonne dimanche dernier a permis de jauger la partialité des principaux médias portugais : ils se sont en effet évertués à en minimiser les chiffres pour la présenter comme un échec.
- Les chiffres réels
Les estimations étaient de 9.000 participants pour la police, 25.000 pour les organisateurs. L’agence Reuters s’est engagée sur 15.000. Des photos de la foule (vue partielle ci-dessous, ainsi que ici et ici) semblent confirmer cet ordre de grandeur – l’équivalent, rapporté à la population française, d’une manifestation de 100.000 personnes.
Les chiffres des grands médias
La radio d’information TSF a donné le chiffre de 2000, puis 4 à 8000 participants – chiffre repris par de nombreux autres médias. La télévision publique RTP a renchéri en présentant la marche comme un échec – montrant des images d’une foule clairsemée… images prises alors que les premiers manifestants commençaient juste à se rassembler ! Procédé classique.
Une telle désinformation n’est pas importante en elle-même, mais en ce qu’elle révèle du climat médiatique dans lequel se déroule la campagne référendaire.
PS : E-Deo publie (ici et ici) le témoignage, plein d’enseignements, de français présents à cette marche. Il avait déjà publié celui de Patrick Bray (vidéo). Sans oublier le blog de Jeanne Smits, sans doute la meilleure source d’information francophone sur le référendum.
Ethique : combattre la ‘novlangue’
Dans un article de Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin dénonce "l’éthiquement correct" et donne moult exemples de cette perversion linguistique destinée à endormir la pensée :
- le clonage embryonnaire deviendrait une transposition nucléaire, voire un transfert nucléaire somatique,
- l’embryon cloné -dont les scientifiques doutent de l’humanité, serait appelé artefact, unité embryoïde voire blastocystes de transfert nucléaire,
- ainsi l’interruption volontaire de grossesse a remplacé l’avortement – on interrompt la vie d’un enfant comme si elle pouvait reprendre un peu plus tard,
- mourir dans la dignité désigne l’euthanasie (les Hollandais préférent interruption volontaire de la vie),
- la pilule du lendemain masque un avortement chimique,
- le préembryon ou amas cellulaire préimplantatoire qualifie le jeune être humain pour le donner plus facilement à la science,
- les diagnostics prénatal et préimplantatoire occultent des pratiques eugénistes massives,
- la transposition nucléaire n’est bien que l’autre nom du clonage,
- la réduction embryonnaire n’est ni plus ni moins que l’élimination d’un jumeau dans le sein de sa mère suite à une procréation artificielle,
- la santé reproductive est le cheval de bataille des agences internationales onusiennes pour diffuser l’avortement au cœur des pays en voie de développement jugés trop féconds.
Pierre-Olivier Arduin juge ainsi que :
"dans la langue de l’éthiquement correct, le mot n’est plus un instrument pour désigner mais pour interdire à certaines idées d’accéder à la conscience. Ce nominalisme idéologique établit un nouveau lexique se substituant à la réalité pour mieux l’asservir. Le discours bioéthique est devenu un verbiage qui dessert la vérité, une arme stratégique pour justifier le désir de transgression d’une minorité."
Pour combattre cette ‘novlangue’ orwellienne,
"l’Église nous invite – c’est bien tout l’objet du Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques qu’elle a fait publier il y a quelque temps – à ne pas nous soumettre à cette discipline de parole et à proclamer avec courage la vérité."
Quand Le Pen préfacera le livre de Sarkozy
Les journalistes de Libération sont estomaqués car l’auteur choisi pour la préface italienne du dernier livre de Nicolas Sarkozy -Testimonianza (Témoignage, en VF, sorti il y a quelques semaines en Italie)- est Gianfranco Fini, qui dirige l’Alliance Nationale. Son parti est l’héritier du MSI, dont le logo est une flamme tricolore, comme le Front National en France.
Emeute dans les Yvelines
Hier soir, des groupes de jeunes se sont affrontés aux forces de police dans deux villes des Yvelines. A Chanteloup-les Vignes, une jeune femme policier qui s’apprêtait à quitter le poste local a été prise à partie et blessée par une trentaine de jeunes alors qu’elle se trouvait isolée dans une voiture. Violemment frappée au visage, elle a réussi à appeler des renforts qui ont pu la secourir et faire fuir les agresseurs. Elle a été transportée à l’hôpital de Poissy où son état n’inspirait pas d’inquiétude. Peu avant cet incident, vers 20h, des jeunes avaient fait sortir le chauffeur d’un bus avant de mettre le feu au véhicule, vidé de ses passagers. Des violences ont ensuite éclaté à l’arrivée de la police. Les forces de l’ordre n’ont procédé à aucune interpellation.
Aux Mureaux, des jeunes ont semé le trouble près du quartier de la Vigne Blanche, jetant notamment des projectiles sur la voie publique. Des violences ont éclaté lors de l’intervention des policiers et de CRS, et cinq voitures ont été incendiées.
L’échec de l’avortement
Lors d’un débat public organisé par le «mouvement civique du non» à Faro, au sud du Portugal, une psychologue clinique de l’université de Séville a déclaré, statistiques à l’appui, que la légalisation de l’avortement a été un «échec». On compte dans ce pays quelque 6150 avortements par mois, un toutes les sept minutes. Et un divorce toutes les quatre minutes…
Cármen Ocaña a expliqué que loin d’apporter des solutions, la légalisation de l’avortement avait créé davantage de problèmes. Ce fut une simple solution économique du point de vue du gouvernement, qui s’abstint d’informer la population sur les conséquences physiques et psychologies d’une «IVG», et omit tout autant d’apporter un éclairage sur l’alternative à l’avortement :
"Pour le gouvernement, il revient moins cher d’éliminer une personne que de l’élever et de l’éduquer".
Cármen Ocaña a tiré des exemples de son expérience clinique pour confirmer l’existence d’un syndrome post-abortif chez la femme :
"Troubles émotionnels et affectifs, anxiété, sentiment de culpabilité, de pressions, effets psychosomatiques (chute des cheveux), insomnies, prédisposition à la prise de drogues et d’alcool, tendances suicidaires ou inquiétude par rapport aux grossesses futures".
Chez les hommes, elle a constaté tristesse généralisée, troubles du sommeil, manque de respect pour les femmes et dysfonctionnements sexuels. Le Portugal se prépare de « gros problèmes à l’avenir » s’il légalise l’avortement, a-t-elle conclu.
Homosexualité : peu de différence entre la gauche et la droite
Ségolène Royal se prononce en faveur d’un projet de loi sur le mariage homosexuel et s’engage à conduire cette réforme "avec détermination afin de convaincre une majorité de Français de son bien-fondé" (comprenez, grâce à un matraquage politico-médiatique). Mme Royal, qui s’était déjà déclarée favorable à l’adoption pour les couples homosexuels, va plus loin encore : elle envisage de modifier les lois de bioéthique afin d’ouvrir l’assistance à la procréation aux couples de femmes.
François Bayrou s’est dit favorable à une "union civile" célébrée en mairie pour les homosexuels et à l’ouverture de l’adoption simple pour les couples de même sexe. Nicolas Sarkozy, lui, refuse l’adoption mais il défend un "contrat d’union civil" avec les mêmes droits et devoirs que le mariage et qui sera célébré en mairie.
Dimanche : journée pro-vie en Italie
Dimanche 4 février, l’Italie vivra au rythme de l’annonce du don de la vie. Pour la 29ème année, l’Eglise italienne est unie dans cette annonce. De nombreux Evêques prennent la parole, encouragent des initiatives en faveur de la vie depuis sa conception, jusqu’à son terme naturel.
Le thème retenu cette année par la Conférence des Eveques d’Italie est : "Aimer et désirer la vie" Le temps fort de cette journée sera la prière de l’Angelus Place Saint-Pierre, avec le Saint-Père et en présence du Cardinal Ruini, Président de la Conférence des Eveques. Importantes seront les paroles du Pape Benoit XVI en cette 29ème journée pour la vie, alors que le Gouvernement italien ne cesse de faire des lois qui détruisent la vie et la famille.
Scènes quotidiennes de banlieue
Une patrouille qui intervenait pour le délenchement d’une alarme dans un hôtel a été prise à partie par une trentaine de «jeunes», une policière a été blessée aux yeux par des éclats de verre et est actuellement hospitalisée ; à Mantes-la-Ville où la brigade anti-criminalité qui effectuait un contrôle d’identité a essuyé des jets de pierre, un policier a d’ailleurs été blessé au genou ; et à Mantes-la-Ville où des bouteilles d’acide ont été jetées sur des véhicules de police, aucun blessé n’est à déplorer. Une centaine de « jeunes » ont affronté des policiers hier soir aux Mureaux, faisant quatre blessés parmi les CRS.
Et pendant ce temps, le ministre de l’intérieur est en campagne ou à la campagne, on ne sait plus.
Avortement : l’Eglise n’a plus le droit de dire la vérité
La Commission nationale des élections portugaise a reçu 35 plaintes et 7 demandes d’éclaircissement depuis le début de la campagne. Si la plupart concernent des questions d’affichage, les plus révélatrices accusent explicitement les prêtres catholiques qui ont abordé le thème du référendum lors d’homélies au cours de leurs messes.
Est cité le cas du curé de Castelo de Vide, Tarcisio Fernandes Alves, qui avait rappelé en chaire que les chrétiens votant « oui » encourraient « l’excommunication automatique », en citant explicitement le canon 1398 du Code de droit canonique. Une ancienne directrice de la Commission nationale des élections a déclaré que la menace d’excommunication lancée par les prêtres catholiques constitue un délit de contrainte punissable de deux ans de prison.
La grossesse, une atteinte à la liberté
Hier soir, lors d’un débat participatif à Grenoble, Ségolène Royal a affirmé vouloir
"réaliser la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles jusqu’à 25 ans. Les grossesses précoces non désirées constituent une atteinte insupportable à la liberté des filles".
Rappelons que la contraception est abortive, c’est-à-dire criminelle.
Michel Janva (merci à CC)
Christine Boutin, Gaylib et le CUC
Le compte-rendu d’e-deo ne contredit pas mais complète celui de Gaylib. Extraits :
"A propos du programme de l’UMP et du contrat d’union civile en mairie: «moi, je ne me sens pas liée par cela. Je ne suis pas favorable au contrat d’union civile, évidemment que je n’y suis pas favorable, ne m’en demandez pas davantage. Je suis désolée, que les choses soient claires: Nicolas propose l’union, moi je n’y suis favorable. S’il devient président de la République, vraisemblablement, il fera ce qu’il a dit; si je suis députée, je ne voterai pas cela. Je ne veux pas qu’il y ait d’ambiguïté.»
S’il le fera, pourquoi le soutenir alors ? Car selon e-deo :
"Si Nicolas Sarkozy était élu et tenait sa promesse, le contrat d’union civile ne serait vraisemblablement pas voté par les membres de l’entente parlementaire pour les droits de l’enfant. Mais, avec les voix de la gauche, le projet de Sarkozy pourrait passer, un peu comme la loi Veil en 1975, votée par une minorité à droite et par toute la gauche".


