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États-Unis : Après l’avortement, la pilule abortive ?

Un magistrat du Texas a suspendu vendredi l’autorisation de mise sur le marché de la mifépristone, l’une des deux pilules nécessaires à l’avortement médicamenteux.

Cette décision a provoqué l’ire du président « catholique » Joe Biden, qui s’est dit, le jour de Pâques !, déterminé à “combattre” cette décision.

Ce juge fédéral a offert une nouvelle victoire retentissante aux opposants à l’avortement aux Etats-Unis, en retirant l’autorisation de mise sur le marché d’une pilule abortive agréée depuis plus de 20 ans et utilisée chaque année par un demi-million d’Américaines.

Dix mois après l’arrêt historique de la Cour suprême qui a rendu à chaque Etat américain la liberté d’interdire les avortements sur son sol, le magistrat Matthew Kacsmaryk a rendu, depuis le Texas, une décision censée s’appliquer à l’ensemble du pays.

Il reviendra donc à la Cour suprême de clarifier la situation.

Dans son jugement de 67 pages, le juge Kacsmaryk valide la plupart des arguments figurant dans la plainte déposée en novembre par une coalition de médecins et d’organisations hostiles à l’avortement contre l’Agence américaine du médicament (FDA). Comme eux, il reprend des études sur les risques imputés à la pilule abortive. Il accuse également la FDA de ne pas avoir respecté ses procédures afin de répondre à un objectif politique.

La Révolution des mots

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Aujourd’hui une véritable révolution s’opère par les mots. Des concepts flous prennent le pas sur la réalité. Ceux qui ont le pouvoir d’en travestir le sens ou en créer, donnent le la dans le débat d’idées et manipulent l’opinion publique.

En voici un éventail !

Des mots tels que (éco)responsabilité, éthique, et inclusion sont cuisinés à toutes les sauces et sont utilisés comme accréditation.

Politique responsable, consommation écoresponsable, voyage écoresponsable ; achat éthique, contraceptifs éthiques, guerre éthique, à quand la fraude éthique, le viol éthique ? Avec le concept nébuleux d’inclusion, il ne s’agit plus d’intégrer ou d’assimiler mais d’inclure. Il ne s’agit plus d’unifier des groupes ou communautés en leur permettant des actions communes, en leur donnant des repères communs, mais d’agréger des minorités souvent revendicatrices, péremptoires, dans un tout, déjà lisse. Cela risque de renverser son équilibre ou de le phagocyter, de fracturer la société et favoriser le communautarisme. Il s’agit même d’adapter la majorité établie à ces minorités ! Alors que dans toute civilisation, un corps étranger, a dû s’adapter à son environnement, et se transformer, tout comme l’homme s’adapte à son environnement naturel.

Cette idéologie a comme rampe de lancement, l’écriture inclusive, qui exclut les malvoyants, dépense davantage de papier ou d’encre, hache et pollue la langue française, en l’accusant d’être sexiste.

Tolérance, vivre-ensemble et diversité résonnent dans nos oreilles dans un sempiternel matraquage.

La tolérance est un mot fourre-tout pour permettre les pires dérives idéologiques, comportementales, sectaires. C’est une anti-valeur : elle peut concerner les personnes et les actes. La tolérance est par définition péjorative puisqu’il s’agit de supporter un mal. Pourquoi faudrait-il permettre le mal au nom de la tolérance ? Ce serait de la complaisance et pure folie ! Pour les personnes, la tolérance est en dessous de l’acceptation, en dessous du respect et à mille lieux de la fraternité. Est-ce de cette société que nous voulons ?

Le vivre-ensemble est un mot qui laisse libre court à de nombreuses interprétations, à mi-chemin entre « vivre les uns contre les autres », qui correspond à l’affrontement et « vivre les uns pour les autres » qui se rapporte à la fraternité, la charité. Il semblerait qu’à l’heure de l’individualisme et du communautarisme, ce concept désigne le fait de coexister, « vivre les uns à côtés des autres », avec méfiance, ou sans considérations.

La diversité est prêchée à corps et à cri, en ce qui concerne les races, les nationalités, les cultures mais pas les idées, puisque dans le monde politique, médiatique et culturel, elles fermentent dans un magma qui ne laisse pas de place à la pluralité des opinions.

Fachos, néonazis, xénophobie, islamophobie sont des concepts vagues crées il y’a globalement quelques années pour mettre à l’index ceux qui ne sont pas dans la bien-pensance. En employant ces étiquettes, l’accusateur ferme le débat et comme dit un dicton : « quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt ».

Des mots ahurissants voient maintenant le jour tels que sentinelles de l’inclusion, ambassadeurs du vivre-ensemble, chaudron cosmopolite, islam des Lumières. Qu’est-ce que cela signifie ? Des concepts plein d’allant et de générosité en apparence, qui cachent en vérité un refus de voir la réalité : que le vinaigre et l’huile ne se mélangent pas, ou seulement un certain temps. Qu’en dépit de toute la bonne volonté d’une minorité, et avec la malhonnêteté intellectuelle d’une autre minorité dirigeante, si le corps étranger ne veut pas s’adapter, se remettre en cause, toute démarche sera stérile. Surtout si l’identité et la vision du système inclusif n’est pas claire.

Mais où sont passé les mots honneur, sacré, vertu, sacrifice, discipline, patrie, libre arbitre, charité et tant d’autres, autrefois mots et valeurs élémentaires de la société et qui aujourd’hui n’ont plus voix au chapitre ? Puissent-ils réinvestir notre champ lexical et envoyons paître les sentinelles de l’inclusion dans leurs chaudrons cosmopolites !

Le 13 mai, la renaissance du temporel par le spirituel

« La renaissance du temporel par le spirituel » tel est le thème du prochain colloque porté par l’Institut pour la Famille en Europe qui se tiendra samedi 13 mai prochain au château de Berzé, la plus grande forteresse de Bourgogne, près de Mâcon. Parmi les intervenants, on note la présence de : François-Xavier Clément, Jean de Tauriers, le Père abbé de Solesmes, Grégor Puppinck, Nicoleta Acatrinei, Mgr Kruijen… Nous avons interrogé l’organisateur, Guillaume d’Alançon. Détails et inscriptions : Colloque ” La renaissance du temporel par le spirituel ” Forteresse de Berzé-le-Châtel (71960) (weezevent.com)

Pourquoi “la renaissance du temporel par le spirituel” ?

Nous souhaitons ardemment rendre Dieu présent dans ce monde comme le disait Benoît XVI, car si le sel n’est plus salé, avec quoi salera-t-on ? La vérité que nous devons présenter à nos contemporains est celle qui a conduit les martyrs au bûcher. C’est aussi la même qui invite des personnes à se consacrer à Dieu dans le célibat pour le Royaume, qui conduit les époux à suivre fidèlement et avec amour la loi morale enseignée par Jésus-Christ.

Que signifie selon vous “rendre Dieu présent dans le monde” ?

Commencer par se convertir soi-même pour rayonner de la lumière du Christ. Il ne sert à rien de vouloir changer le monde si l’on ne commence pas par se laisser transformer par la grâce de Dieu que nous recevons par les sacrements et entretenons par la prière. Le vrai rayonnement, celui des saints, est une conséquence directe de leur union intime avec Dieu. Toute action missionnaire en découle : le Christ veut régner non pas dans une théocratie, nous aurions la tentation de rabaisser Dieu à nos horizons, un anthropomorphisme si vous voulez; c’est à la fois bien plus simple et bien plus profond. Il veut régner selon son cœur, par son amour, sa vérité…

En d’autres termes ?

Saint Paul écrit : « En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ». Cela signifie que Dieu est l’alpha et l’omega, tout est créé par lui, tout est pour lui, tout ne trouve son sens qu’en lui. Dès lors, comment imaginer un seul instant qu’une parcelle de l’univers, un instant de notre temps, échappe à sa seigneurie ? Si tel était le cas, il ne serait pas Dieu.

Ne faut-il pas distinguer le temporel du spirituel ?

Bien entendu ! Ce n’est pas parce que nous proclamons la royauté sociale de Jésus-Christ que nous confondons le temporel et le spirituel… Au contraire, cela nous aide à comprendre combien le temporel, pour véritablement jouer sa partition, a besoin du spirituel. Avez-vous déjà vu un corps vivant sans âme ? Et bien c’est la même chose. Si nous ne prions pas le Christ, doux et humble de cœur, de régner toujours plus dans les âmes, sur les nations, les organisations humaines, alors il ne faut pas s’inquiéter si le Prince de ce monde, le démon, cherche par tous les moyens à s’emparer des âmes, des nations, des organisations humaines. Lorsque Pie XI a institué la fête du Christ-Roi au moment où les totalitarismes marxiste et nazi voulaient dominer le monde, il fit paraître trois encycliques : Quas primas pour mettre en lumière sa royauté sociale et deux autres pour démasquer ces fléaux. Les encycliques Humanae vitae, Veritatis Splendor et Evangelium Vitae sont la continuation de la doctrine catholique sur la royauté sociale du Christ, une application concrète de Quas primas

Avez-vous un exemple ?

Quand un homme politique est chrétien et agit dans le sens de la loi naturelle, de l’ordre voulu par Dieu, alors les lois qu’il édicte procurent le bien à un grand nombre. C’est tellement mieux ainsi plutôt que lorsqu’on dit que la politique a ses lois et que Dieu n’a rien à voir avec. Quelle tristesse ! Lui qui est la source de tout amour… Oui, se détourner de Jésus-Christ sur des sujets essentiels est un drame, spécialement pour les petits, la paix dans le monde,… Et on voit où ça mène.

Concrètement pour le colloque comment cela s’organise ?

Nous sommes à 50 minutes de Lyon et 1h40 de Paris (TGV Mâcon Loché). C’est très facile de venir. En plus de cela, les églises romanes, la création, les vins sont merveilleux… Tout est précisé en cliquant ici : Colloque ” La renaissance du temporel par le spirituel ” Forteresse de Berzé-le-Châtel (71960) (weezevent.com)

Le Linceul de Turin, témoin de la résurrection

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Véronique LÉVY, essayiste
  • Dominique TASSOT, cofondateur du Centre International d’études sur le Linceul de Turin
  • Thierry CASTEX, géophysicien

Terres de Mission – Saint Thomas d’Aquin : la contemplation du Mystère de Dieu

Eglise universelle : Un triple centenaire dominicain (2023-2024-2025)

Les années 2023, anniversaire de sa canonisation (1323), 2024 de sa mort et 2025 de sa naissance (1225), seront la triple occasion de revenir sur Thomas d’Aquin (1225-1274). Le père Margelidon (o.p.), de la province dominicaine de Toulouse et président de l’ACTA (Association pour les Centenaires de saint Thomas d’Aquin) présente les événements prévus à cette occasion, en particulier la création d’un nouveau reliquaire.

Eglise en France : 73èmes ostensions limousines

L’année 2023 est une année d’ostensions limousines, événement rare puisqu’il ne se produit que tous les 7 ans. Pierre de Riedmatten, membre de la confrérie de St Israël et de St Théobald du Dorat (87), rappelle les origines très anciennes de ces ostensions (Xème siècle) ainsi que ce en quoi elles consistent. 


Eglise en Marche : Devenir maître d’école grâce à l’ILFM
Si le métier d’instituteur ou d’institutrice ne possède plus l’aura qu’il avait autrefois, Virginie De Jaeghere, responsable de la formation de la Fondation Pour l’Ecole et à ce titre de l’ILFM (Institut Libre de Formation des Maîtres), nous présente avec enthousiasme la noblesse de ce métier qui est sans doute également une vocation.

“Les célébrations traditionalistes semblent séduire en plus en plus de fidèles”

L’article publié par BFM est intéressant et montre tout le dynamisme apporté par les catholiques traditionalistes, au même moment où ils semblent persécutés par les plus hautes instances du Vatican.

Il faut toutefois noter qu’en tout début d’article, un prêtre progressiste est interrogé et son témoignage est sans doute ce qu’il y a de plus grave. Ainsi ce bon prêtre, sans doute un des derniers prêtre ouvriers marqué par le communisme, estime rattaché au traditionalisme : statues et crucifix recouverts de tentures violettes pendant le Carême, chemin de Croix en dehors du Vendredi Saint et même dans les rues !!!

Le journaliste, forcément mal informé, range comme pratiques traditionalistes des pans entiers de la liturgie validée par Vatican II : communion dans la bouche, chants en latin, aspersion d’eau bénite, encens, agenouillements

Passons ces preuves d’inculture religieuse. Voici des extraits de cet article :

Le prêtre Jean-Claude Sauzet est “chrétien, oui”. Mais ce membre de l’équipe de l’aumônerie des hôpitaux psychiatriques de Seine-Saint-Denis a “de plus en plus de mal à dire” qu’il est “catholique”. “Il y a des célébrations où je ne vais plus“, confie-t-il. Ordonné il y a une quarantaine d’années, cet ancien aumônier à Jérusalem pour le Secours catholique et aumônier national au sein de l’ONG CCFD-Terre solidaire regrette ce qu’il considère comme un virage traditionaliste de l’Église. “Ça se répand à une vitesse incroyable“, estime-t-il.

Pendant le carême, de plus en plus souvent, les statues et crucifix sont recouverts de tentures violettes, c’est typiquement une coutume qui date d’avant le concile Vatican II (…) Ce prêtre évoque également la multiplication des cérémonies du chemin de croix les vendredis alors qu’elles étaient auparavant réservées au Vendredi saint – précédant le dimanche de Pâques. “Dans l’église à côté de chez moi, il a même été décidé que ces processions auraient lieu dans les rues de la ville“, s’étonne-t-il. Une “démonstration” qui heurte ce prêtre. Et des “dérives”, juge-t-il, qui lui ont fait “prendre ses distances” avec l’institution.

Ce retour en grâce du traditionalisme se manifeste sous de multiples formes: regain des messes tridentines, célébrées selon l’ancien rituel; davantage de textes et de prières en latin, d’encens, d’aspersions et d’agenouillements; communion dans la bouche; prêtres revêtus des vêtements liturgiques d’avant la réforme...

“Les traditionalistes se définissent d’abord comme attachés à l’ancienne forme rituelle de la messe, ils préfèrent d’ailleurs se désigner comme des catholiques traditionnels”, explique Jean-Benoît Poulle, agrégé d’histoire et spécialiste du catholicisme (…)

En ce qui concerne les traditionalistes, le mensuel catholique La Nef a estimé leur nombre en France à un peu plus de 50.000, pour quelque 250 lieux de culte qui proposent régulièrement la liturgie selon la forme extraordinaire – c’est-à-dire d’avant Vatican II. Jean-Benoît Poulle évalue plutôt leur nombre entre 100.000 et 200.000. Mais si ce total paraît faible, il est à mettre en regard de “la décrue générale du catholicisme”, nuance Jean-Benoît Poulle.

“Il n’y a pas une dynamique énorme mais leur part relative croît beaucoup”, estime-t-il. “À l’image de la marée qui se retire, ils sont plus visibles.” (…)

Autre illustration du phénomène: le pèlerinage de Chartres, une marche au départ de Paris organisée le week-end de la Pentecôte depuis 1993 par une association catholique traditionaliste qui réunit d’année en année davantage de pèlerins – 15.000 en 2022 – avec une moyenne d’âge de 21 ans.

C’est le cas d’Alice, 21 ans, étudiante en histoire, qui indique avoir grandi dans une famille “très attachée au rite traditionnel”. Elle participe à ce pèlerinage depuis l’âge de 13 ans et en parle comme d’un “grand moment de foi” qui lui “redonne de l’élan”, assure-t-elle. “Mes cinq frères et sœurs l’avaient déjà fait, c’était dans la suite logique des choses. Il y a beaucoup de jeunes, ça créé une émulation, ça nous affirme dans ce choix et ça donne de l’espoir de voir qu’on n’est pas tout seul à suivre ce rite.”

Pour le doctorant Jean-Benoît Poulle, le fait que les jeunes catholiques aient grandi dans une société où le catholicisme était en perte de vitesse leur a donné “le sentiment de représenter une minorité”. Ce qui aurait induit un changement dans leur manière de vivre leur foi, avec notamment une pratique plus affichée. “Pour les jeunes, il y a quelque chose de décomplexé à affirmer son appartenance religieuse, c’est presque tendance”, estime-t-il.

La messe ‘tradi’ apparaît comme plus neuve et la messe en français, un truc de vieux. Créant une sorte de conflit de génération qui pourrait accentuer le malaise du catholicisme.”

“Depuis les années 1970, on a abandonné la tradition, les rites et les symboles aux traditionalistes”, retrace Anthony Favier, coauteur de Religions et classes sociales. Pour cet historien du catholicisme, “les jeunes vont chercher le faste et la pompe qui ont été perdus“, quitte à idéaliser le passé et “reconstruire une messe qui n’était pas celle d’avant le concile”.

Yves Chiron, proche des milieux traditionalistes, salue pour sa part un “recentrage” du culte après une “anarchie” permise selon lui par le concile Vatican II, avec des sermons “pas d’un haut niveau spirituel”, “pas toujours du meilleur goût” et s’en tenant “à des bons sentiments”, estime-t-il (…)

Ce rite m’élève et me fait grandir dans ma foi“, confesse Alice, qui témoignait un peu plus haut. “C’est tout une atmosphère qui vous transporte, l’impression d’être dans une bulle hors du temps”, ajoute-t-elle. “C’est plus approfondi, un peu comme entre un hôtel une ou cinq étoiles“, compare Guillaume.

À 39 ans, ce libraire parisien a suivi “tout le parcours habituel”: baptême, catéchisme, scolarité dans une école catholique, première communion et confirmation. Issu d’une famille catholique pratiquante mais non traditionaliste, il ne manque pas une seule messe le dimanche, toujours célébrée selon le rite ancien. Le jeune homme a connu un “émerveillement” en découvrant ces célébrations lors de ses études supérieures à Versailles. “Comme tout est plus codifié, on est plus attentif, il n’y a rien à inventer, pas de distraction”, assure-t-il. “Le cœur et l’esprit sont plus libres pour se laisser porter par le rite.” Mais au sein de sa famille, le sujet est presque “tabou”. “Ils savent que je vais à la messe ‘tradi’ mais ils ne m’en parlent pas et ça ne me viendrait pas à l’esprit de leur proposer. Pour eux, il y a forcément quelque chose d’idéologique.” Guillaume soutient pour sa part que ce n’est pas son cas et regrette une forme de “récupération” politique de la messe tridentine (…)

Quel est le rôle de l’Église dans cette dynamique? En 2007, le pape Benoît XVI autorise la célébration de la messe tridentine – un virage conservateur après l’ère Vatican II. “Il est évident que Benoît XVI a donné une pleine liberté à la messe traditionnelle, favorisant la multiplication des lieux de culte“, pointe l’historien Yves Chiron.

Mais en 2021, le pape François décide de limiter fortement les messes selon le rite tridentin. Il annule ainsi l’élargissement permis par son prédécesseur qui a, selon lui, renforcé les “divergences” et encouragé les “désaccords qui blessent l’Église”.

La volonté du Vatican, c’est qu’il n’y ait qu’un seul rite, le rite moderne, et l’extinction du rite ancien“, synthétise le chercheur Jean-Benoît Poulle. “Mais c’est le plus dynamique. Les évêques appliquent donc cette mesure de manière prudente et ne veulent pas rouvrir la guerre liturgique.” Nicolas de Bremond d’Ars considère même que les traditionalistes sont aujourd’hui perçus “avec une certaine faveur”. En témoigne le nombre de messes célébrées selon le rite tridentin – pourtant condamné par le pape – dans le diocèse de Paris.

Dans les séminaires, les vocations sont par ailleurs davantage traditionalistes. L’année dernière, quelque 122 prêtres ont été ordonnés. Parmi eux, entre un cinquième et un quart l’ont été selon le rite ancien. “Les jeunes prêtres sont plus raides”, remarque le prêtre et sociologue Nicolas de Bremond d’Ars. “Je vois de plus en plus de soutanes, c’est assez clair qu’ils cherchent à se démarquer”, abonde Patrice Dunoyer de Segonzac, président des Poissons roses, un courant de chrétiens de gauche. “Si ces derniers ne célèbrent pas la messe selon la forme ancienne, ils remettent du latin dans la liturgie avec un discours plus évangélisateur”, observe le chercheur Jean-Benoît Poulle. “Et quand ils ne sont pas traditionalistes eux-mêmes, ils leur sont moins défavorables.”

Au point de faire fuir les catholiques ordinaires? Le prêtre Jean-Claude Sauzet affirme que certains de ceux qu’il côtoie au sein de mouvements engagés lui ont confié avoir renoncé à se rendre à la messe et ne plus fréquenter leurs paroisses. “Ils me disent qu’ils n’ont plus rien à y faire, que les morales qu’ils y entendent ne les nourrissent pas et qu’ils ne trouvent plus leur place dans leur communauté.”

Accueillir le renouveau

Le dimanche 9 avril, nous célébrons la fête de Pâques, fête de la joie et de la Vie. La résurrection du Christ nous invite à un renouveau, à une vie nouvelle et éternelle. Cet appel à laisser éclater cette vie jusqu’ici en dormance, nous pouvons le ressentir à travers chaque nouvelle fleur, chaque bourgeon que le printemps nous dévoile.

En ce mois d’avril, laissons germer en nous ces versets bibliques qui nous parle de renouveau :

  • En accueillant l’Esprit de Dieu qui nous change intérieurement

    “Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair.” (Ezechiel 36, 26)

  • En nous ouvrant à la vie nouvelle

    “Vois, l’hiver s’en est allé, les pluies ont cessé, elles se sont enfuies.Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la tourterelle s’entend sur notre terre.Le figuier a formé ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…”(Cantique des cantiques 2, 11-13)

  • En laissant derrière nous ce qui n’est plus

    “Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.” (2 Corinthiens 5, 17)

  • En participant, de tout notre être, à la gloire de Dieu !

    “Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel.” (Baruch 5, 1-3)

Alice Ollivier pour Hozana.org

Dimanche de Pâques

De Dom Guéranger :

La nuit du Samedi au Dimanche voit enfin s’épuiser ses longues heures ; et le lever du jour est proche. Marie, le cœur oppressé, attend avec une courageuse patience le moment fortuné qui doit lui rendre son fils. Madeleine et ses compagnes ont veillé toute la nuit, et ne tarderont pas à se mettre en marche vers le saint tombeau. Au fond des limbes, l’âme du divin Rédempteur s’apprête à donner le signal du départ à ces myriades d’âmes justes si longtemps captives, qui l’entourent de leur respect et de leur amour. La mort plane en silence sur le sépulcre où elle retient sa victime. Depuis le jour où elle dévora Abel, elle a englouti d’innombrables générations ; mais jamais elle n’a tenu dans ses liens une si noble proie. Jamais la sentence terrible du jardin n’a reçu un si effrayant accomplissement ; mais aussi jamais la tombe n’aura vu ses espérances déjouées par un si cruel démenti. Plus d’une fois, la puissance divine lui a dérobé ses victimes : le fils de la veuve de Naïm, la fille du chef de la synagogue, le frère de Marthe et de Madeleine lui ont été ravis ; mais elle les attend à la seconde mort. Il en est un autre ce pendant, au sujet duquel il est écrit : « O mort, je sciai ta mort ; tombeau, je serai ta ruine. ». Encore quelques instants : les deux adversaires vont se livrer combat.

De même que l’honneur de la divine Majesté ne pouvait permettre que le corps uni à un Dieu attendît dans la poussière, comme celui des pécheurs, le moment où la trompette de l’Ange nous doit tous appeler au jugement suprême ; de même il convenait que les heures durant lesquelles la mort devait prévaloir fussent abrégées. « Cette génération perverse demande un prodige, avait dit le Rédempteur ; il ne lui en sera accordé qu’un seul : celui du prophète Jonas. » Trois jours de sépulture : la fin de la journée du Vendredi, la nuit suivante, le Samedi tout entier avec sa nuit, et les premières heures du Dimanche ; c’est assez : assez pour la justice divine désormais satisfaite : assez pour certifier la mort de l’auguste victime et pour assurer le plus éclatant des triomphes : assez pour le cœur désolé de la plus aimante des mères.

« Personne ne m’ôte la vie ; c’est moi-même qui la dépose ; j’ai le pouvoir de la quitter, et j’ai aussi celui de la reprendre ». Ainsi parlait aux Juifs le Rédempteur avant sa Passion : la mort sentira tout à l’heure la force de cette parole de maître. Le Dimanche, jour de la Lumière, commence à poindre ; les premières lueurs de l’aurore combattent déjà les ténèbres. Aussitôt l’âme divine du Rédempteur s’élance de la prison des limbes, suivie de toute la foule des âmes saintes qui l’environnaient. Elle traverse en un clin d’œil l’espace, et pénétrant dans le sépulcre, elle rentre dans ce corps qu’elle avait quitté trois jours auparavant au milieu des angoisses de l’agonie. Le corps sacré se ranime, se relève, et se dégage des linceuls, des aromates et des bandelettes dont il était entouré. Les meurtrissures ont disparu, le sang est revenu dans les veines ; et de ces membres lacérés par les fouets, de cette tête déchirée par les épines, de ces pieds et de ces mains perces par les clous, s’échappe une lumière éclatante qui remplit la caverne. Les saints Anges, qui adorèrent avec attendrissement l’enfant de Bethléhem, adorent avec tremblement le vainqueur du tombeau. Ils plient avec respect et déposent sur la pierre où le corps immobile reposait tout à l’heure, les linceuls dont la piété des deux disciples et des saintes femmes l’avait enveloppé.

Mais le Roi des siècles ne doit pas s’arrêter davantage sous cette voûte funèbre ; plus prompt que la lumière qui pénètre le cristal, il franchit l’obstacle que lui opposait la pierre qui fermait l’entrée de la caverne, et que la puissance publique avait scellée et entourée de soldats armés qui faisaient la garde. Tout est resté intact ; et il est libre, le triomphateur du trépas ; ainsi, nous disent unanimement les saints Docteurs, parut-il aux yeux de Marie dans l’étable, sans avoir fait ressentir aucune violence au sein maternel. Ces deux mystères de notre foi s’unissent, et proclament le premier et le dernier terme de la mission du Fils de Dieu : au début, une Vierge-Mère ; au dénouement, un tombeau scellé rendant son captif.

Le silence le plus profond règne encore, à ce moment où l’Homme-Dieu vient de briser le sceptre de la mort. Son affranchissement et le nôtre ne lui ont coûté aucun effort. O Mort ! Que reste-t-il maintenant de ton empire ? Le péché nous avait livrés à toi ; tu te reposais sur ta conquête ; et voici que ta défaite est au comble. Jésus, que tu étais si fière de tenir sous ta cruelle loi, t’a échappé ; et nous tous, après que tu nous auras possédés, nous t’échapperons aussi. Le tombeau que tu nous creuses deviendra notre berceau pour une vie nouvelle ; carton vainqueur est le premier-né entre les morts ; et c’est aujourd’hui la Pâque, le Passage, la délivrance, pour Jésus et pour tous ses frères. La route qu’il a frayée, nous la suivrons tous ; et le jour viendra où toi qui détruis tout, toi l’ennemie, tu seras anéantie à ton tour par le règne de l’immortalité. Mais dès ce moment nous contemplons ta défaite, et nous répétons, pour ta honte, ce cri du grand Apôtre : « O Mort, qu’est devenue ta victoire ? Qu’as-tu fait de ton glaive ? Un moment tu as triomphé, et te voilà engloutie dans ton triomphe. »

Mais le sépulcre ne doit pas rester toujours scellé ; il faut qu’il s’ouvre, et qu’il témoigne au grand jour que celui dont le corps inanimé l’habita quelques heures l’a quitté pour jamais. Soudain la terre tremble, comme au moment où Jésus expirait sur la croix, mais ce tressaillement du globe n’indique plus l’horreur ; il exprime l’allégresse. L’Ange du Seigneur descend du ciel ; il arrache la pierre d’entrée, et s’assied dessus avec majesté ; une robe éblouissante de blancheur est son vêtement, et ses regards lancent des éclairs. A son aspect, les gardes tombent par terre épouvantés ; ils sont là comme morts, jusqu’à ce que la bonté divine apaisant leur terreur, ils se relèvent, et, quittant ce lieu redoutable, se dirigent vers la ville, pour rendre compte de ce qu’ils ont vu.

Cependant Jésus ressuscité, et dont nulle créature mortelle n’a encore contemplé la gloire, a franchi l’espace, et en un moment il s’est réuni à sa très sainte Mère. Il est le Fils de Dieu, il est le vainqueur de la mort ; mais il est aussi le fils de Marie. Marie a assisté près de lui jusqu’à la fin de son agonie ; elle a uni le sacrifice de son cœur de mère à celui qu’il offrait lui-même sur la croix ; il est donc juste que les premières joies de la résurrection soient pour elle. Le saint Évangile ne raconte pas l’apparition du Sauveur à sa Mère, tandis qu’il s’étend sur toutes les autres ; la raison en est aisée à saisir. Les autres apparitions avaient pour but de promulguer le fait de la résurrection ; celle-ci était réclamée par le cœur d’un fils, et d’un fils tel que Jésus. La nature et la grâce exigeaient à la fois cette entrevue première, dont le touchant mystère fait les délices des âmes chrétiennes. Elle n’avait pas besoin d’être consignée dans le livre sacré ; la tradition des Pères, à commencer par saint Ambroise, suffisait à nous la transmettre, quand bien même nos cœurs ne l’auraient pas pressentie ; et lorsque nous en venons à nous demander pour quelle raison le Sauveur, qui devait sortir du tombeau le jour du Dimanche, voulut le faire dès les premières heures de ce jour, avant même que le soleil eût éclairé l’univers, nous adhérons sans peine au sentiment des pieux et savants auteurs qui ont attribué cette hâte du Fils de Dieu à l’empressement qu’éprouvait son cœur, de mettre un terme à la douloureuse attente de la plus tendre et de la plus affligée des mères.

Introït

Ce chant d’entrée est le cri de l’Homme-Dieu sortant du tombeau, et adressant à son Père céleste l’hommage de sa reconnaissance.

Resurréxi, et adhuc tecum sum, allelúia : posuísti super me manum tuam, allelúia : mirábilis facta est sciéntia tua, allelúia, allelúia. Dómine, probásti me et cognovísti me : tu cognovísti sessiónem meam et resurrectiónem meam.

Je suis ressuscité, et je suis encore avec Vous, Alléluia : Vous avez posé votre main sur moi, alléluia ; Votre sagesse a fait des merveilles, alléluia, alléluia. Seigneur, Vous m’avez éprouvé et vous me connaissez : vous avez été témoin de ma mort et de ma résurrection.

Graduel

Le Graduel est formé de ces joyeuses paroles que l’Église a extraites du Psaume CXVII, et qu’elle répète à toutes les heures du jour en cette solennité de la Pâque. Aujourd’hui, l’allégresse est un devoir pour tout chrétien ; tout nous y engage, et le triomphe de notre bien-aimé Rédempteur, et les grands biens qu’il a conquis pour nous. La tristesse aujourd’hui serait une protestation coupable contre les bienfaits dont Dieu a daigné nous combler en son Fils, qui non seulement a daigné mourir pour nous, mais encore a voulu pour nous ressusciter.

Hæc dies, quam fecit Dóminus : exsultémus et lætémur in ea. Confitémini Dómino, quóniam bonus : quóniam in sǽculum misericórdia eius.
Voici le jour que le Seigneur a fait, passons-le dans l’allégresse et dans la joie. Célébrez le Seigneur parce qu’il est bon, parce que sa miséricorde est éternelle.

Alleluia

Le verset Alléluiatique nous donne un des motifs de la joie qui doit nous faire tressaillir aujourd’hui. Un festin est dressé pour nous ; l’Agneau est prêt ; cet Agneau est Jésus immolé, et désormais vivant : immolé, afin que nous soyons rachetés dans son sang ; vivant, pour nous communiquer l’immortalité qu’il a conquise.

Allelúia, allelúia. Pascha nostrum immolátus est Christus.
Allelúia, allelúia. Le Christ, notre Pâque, a été immolé.

Séquence

Pour accroître la joie des fidèles, la sainte Église ajoute à ses chants ordinaires une œuvre lyrique dans laquelle respire le plus vif enthousiasme envers le Rédempteur sortant du tombeau. Cette composition a reçu le nom de Séquence, parce qu’elle est comme une suite et un prolongement du chant de l’Alléluia.

Víctimæ pascháli laudes ímmolent Christiáni. A la victime pascale, que les Chrétiens immolent des louanges.
Agnus rédemit oves : Christus ínnocens Patri reconciliávit peccatóres. L’Agneau a racheté les brebis : le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec son Père.
Mors et vita duéllo conflixére mirándo : dux vitæ mórtuus regnat vivus. La vie et la mort se sont affronté en un duel prodigieux : l’Auteur de la vie était mort, il règne vivant.
Dic nobis, María, quid vidísti in via ? Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ?
Sepúlcrum Christi vivéntis et glóriam vidi resurgéntis. J’ai vu le tombeau du Christ vivant, et la gloire du ressuscité.
Angélicos testes, sudárium et vestes. J’ai vu les témoins angéliques, le suaire et les linceuls.
Surréxit Christus, spes mea : præcédet vos in Galilǽam. Il est ressuscité, le Christ, mon espérance : il vous précèdera en Galilée.
Scimus Christum surrexísse a mórtuis vere : tu nobis, victor Rex, miserére. Amen. Allelúia. Nous le savons : le Christ est ressuscité des morts : ô Vous, Roi vainqueur, ayez pitié de nous. Amen. Alléluia.

 

Offertoire :

Terra trémuit, et quiévit, dum resúrgeret in iudício Deus, allelúia.
La terre a tremblé et s’est tue lorsque Dieu s’est levé pour rendre justice, alléluia.

Communion

Pendant que les ministres du festin pascal distribuent la nourriture sacrée, l’Église célèbre, dans l’Antienne de la communion, le véritable Agneau pascal, dont l’immolation mystique a eu lieu sur l’autel et qui demande à ceux qui se nourrissent de lui la pureté du cœur, figurée sous l’apparence de l’azyme qui le dérobe à nos regards.

Pascha nostrum immolátus est Christus, allelúia : itaque epulémur in ázymis sinceritátis et veritátis, allelúia, allelúia, allelúia.
Le Christ, notre Pâque, a été immolé, alléluia : ainsi mangeons-Le avec les azymes de la sincérité et de la vérité, alléluia, alléluia.

Exultet

L’Exultet est l’annonce solennelle de la Pâque, chantée par le diacre au début de la grande Vigile, après la bénédiction du feu nouveau, la préparation du cierge pascal et la procession d’entrée dans l’église à sa lumière. Il conclut la première partie de la veillée pascale, qui célèbre la lumière du Christ ressuscité. Elle date au moins du IVe siècle.

Exsúltet iam Angélica turba cælórum : exsúltent divína mystéria : et pro tanti Regis victória tuba ínsonet salutáris. Gáudeat et tellus tantis irradiáta fulgóribus : et ætérni Regis splendóre illustráta, totíus orbis se séntiat amisísse calíginem. Lætétur et mater Ecclésia, tanti lúminis adornáta fulgóribus : et magnis populórum vócibus hæc aula resúltet. Quaprópter astántes vos, fratres caríssimi, ad tam miram huius sancti lúminis claritátem, una mecum, quæso, Dei omnipoténtis misericórdiam invocáte. Ut, qui me non meis méritis intra Levitárum númerum dignatus est aggregáre : lúminis sui claritátem infúndens, Cérei huius laudem implére perfíciat. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Fílium suum : qui cum eo vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus : Per omnia sǽcula sæculórum. Que déjà les chœurs des Anges tressaillent d’allégresse dans les cieux, que les divins mystères soient célébrés avec joie et que la trompette sacrée résonne pour saluer la victoire du Grand Roi. Que la terre baignée des lueurs d’un tel triomphe se réjouisse, et qu’illuminée de la splendeur du Roi éternel elle comprenne que le monde entier est dégagé des ténèbres. Que l’Église, notre Mère, entourée des rayons d’une si grande lumière se réjouisse et que ce temple retentisse de la grande voix des peuples. C’est pourquoi, très chers frères, qui êtes ici présents pour partager la splendeur si admirable de cette sainte lumière, je vous supplie de vous unir à moi pour invoquer la miséricorde du Dieu tout-puissant, afin qu’après m’avoir agréé au nombre de ses Lévites sans aucun mérite de ma part, il m’envoie un rayon de sa lumière et m’accorde la grâce de chanter dignement la louange de ce Cierge. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ. son Fils qui, étant Dieu, vit et règne avec lui dans l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles.
R/. Amen. R/. Ainsi soit-il.
V/. Dóminus vobíscum. V/. Le Seigneur soit avec vous.
R/. Et cum Spíritu tuo. R/. Et avec votre esprit.
V/. Sursum corda. V/. Élevez vos cœurs.
R/. Habémus ad Dóminum. R/. Nous les tenons vers le Seigneur.
V/. Grátias agámus Dómino Deo nostro. V/. Rendons grâces à Dieu notre Seigneur.
R/. Dignum et iustum est. R/. Il est juste et digne de le faire.
Vere dignum et iustum est, invisibilem Deum Patrem omnipoténtem, Filiúmque eius unigénitum, Dominum nostrum Iesum Christum, toto cordis ac mentis afféctu et vocis ministério personáre. Qui pro nobis ætérno Patri Adæ débitum solvit : et véteris piáculi cautiónem pio cruóre detérsit. Hæc sunt enim festa paschália, in quibus verus ille Agnus occíditur, cuius sánguine postes fidelium consecrántur. Hæc nox est, in qua primum patres nostros, fílios Israël edúctos de Ægýpto, Mare Rubrum sicco vestígio transire fecísti. Hæc ígitur nox est, quæ peccatórum ténebras colúmnæ illuminatióne purgávit. Hæc nox est, quæ hódie per univérsum mundum in Christo credéntes, a vítiis sǽculi et calígine peccatórum segregátos, reddit grátiæ, sóciat sanctitáti. Hæc nox est, in qua, destrúctis vínculis mortis, Christus ab ínferis victor ascéndit. Nihil enim nobis nasci prófuit, nisi rédimi profuísset. O mira circa nos tuæ pietátis dignátio ! O inæstimábilis diléctio caritátis : ut servum redimeres, Fílium tradidísti ! O certe necessárium Adæ peccátum, quod Christi morte delétum est ! O felix culpa, quæ talem ac tantum méruit habére Redemptórem ! O vere beáta nox, quæ sola méruit scire tempus et horam, in qua Christus ab ínferis resurréxit ! Hæc nox est, de qua scriptum est : Et nox sicut dies illuminábitur : Et nox illuminátio mea in deliciis meis. Huius ígitur sanctificátio noctis fugat scélera, culpas lavat : et reddit innocéntiam lapsis et mæstis lætítiam. Fugat ódia, concórdiam parat et curvat imperia. Il est véritablement juste et équitable de chanter de tout notre cœur et de toute notre âme le Dieu invisible, Père tout-puissant et son Fils unique notre Seigneur Jésus-Christ. C’est lui qui, pour nous, a payé au Père éternel la dette d’Adam, et a effacé par ses souffrances la rançon de l’antique péché. Voici en effet ces fêtes pascales pendant lesquelles a été immolé l’Agneau, véritable dont le sang consacre les portes des fidèles. C’est cette nuit dans laquelle vous avez fait traverser à pied sec la Mer Rouge à nos pères, les enfants d’Israël, sortant de l’Égypte. C’est donc cette nuit qui a extirpé les ténèbres des péchés par l’illumination de la colonne de feu. C’est cette nuit qui, dans tout le monde arrachant aux vices du siècle et aux ténèbres du péché, ceux qui croient au Christ, les a aujourd’hui rendus à la grâce et réunis aux saints. C’est cette nuit, dans laquelle le Christ est remonté victorieux des enfers après avoir rompu les liens de la mort ; car rien en effet ne nous eût servi de naître si nous n’avions été rachetés. Ô combien admirable votre bonté envers nous ! Ô incompréhensible dilection de votre charité par laquelle vous avez livré votre Fils pour racheter l’esclave ! Ô nécessité du péché d’Adam qui a été effacé par la mort du Christ ! Ô heureuse faute qui nous a valu un tel et si grand Rédempteur. Ô nuit vraiment bienheureuse qui seule a connu le temps et l’heure en lesquels le Christ est ressuscité des enfers. C’est cette nuit de laquelle il est écrit : La nuit sera illuminée comme le jour, la nuit sera illuminée pour éclairer mes délices. C’est pourquoi la sainteté de cette nuit efface les crimes, lave les fautes, et rend l’innocence aux coupables, la joie aux affligés. Elle dissipe les haines, rétablit la concorde et assujettit les empires.
In huius ígitur noctis grátia, súscipe, sancte Pater, incénsi huius sacrifícium vespertínum : quod tibi in hac Cérei oblatióne sollémni, per ministrórum manus de opéribus apum, sacrosancta reddit Ecclésia. Sed iam colúmnæ huius præconia nóvimus, quam in in honórem Dei rútilans ignis accéndit. C’est pourquoi, en cette nuit de grâce, recevez, Père saint, l’encens de ce sacrifice du soir, que la sainte Église vous offre par les mains de ses ministres dans l’oblation solennelle de ce Cierge, œuvre des abeilles. Mais déjà nous connaissons la gloire de cette colonne de cire qu’une flamme éclatante va faire brûler en l’honneur de Dieu.
Qui licet sit divísus in partes, mutuáti tamen lúminis detriménta non novit. Alitur enim liquántibus ceris, quas in substántiam pretiósæ huius lámpadis apis mater edúxit. O vere beata nox, quæ exspoliávit Ægýptios, ditávit Hebrǽos ! Nox, in qua terrenis cæléstia, humánis divína iungúntur. Cependant cette lumière, bien qu’elle soit divisée en parties, n’est aucunement diminuée en se communiquant ; en : effet elle est alimentée par la cire que la mère abeille a produite pour former la substance précieuse de cette lampe. Ô nuit vraiment bienheureuse, qui a spolié les Égyptiens et enrichi les Hébreux ! Nuit dans laquelle le ciel est lié à la lierre, les choses divines sont unies aux choses humaines !
Orámus ergo te, Dómine : ut Céreus iste in honórem tui nóminis consecrátus, ad noctis huius calíginem destruéndam, indefíciens persevéret. Et in odórem suavitátis accéptus, supérnis lumináribus misceátur. Flammas eius lúcifer matutínus invéniat. Ille, inquam, lúcifer, qui nescit occásum. Ille, qui regréssus ab ínferis, humáno géneri serénus illúxit. Precámur ergo te, Dómine : ut nos fámulos tuos, omnémque clerum, et devotíssimum pópulum : una cum beatíssimo Papa nostro N. …, et Antístite nostro N. …, quiéte témporum concéssa, in his paschalibus gáudiis, assídua protectióne régere, gubernáre et conserváre digneris. Réspice étiam ad eos qui nos in potestáte regut, et, ineffábili pietátis et misericórdiæ tuæ múnere, dírige cogitatiónes eórum ad iustítiam et pacem, et de terréna operositáte ad cæléstem patriam pervéniant com omni pópulo tuo. Per eúndem Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum : Qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus : per ómnia sǽcula sæculórum. C’est pourquoi, nous vous prions, Seigneur, afin que ce Cierge consacré en l’honneur de votre nom brûle sans cesse pour dissiper les ténèbres de cette nuit. Que sa lumière, reçue comme un suave parfum, se mêle aux lumières célestes. Que l’Étoile du matin trouve encore sa lumière ; cette Étoile, dis-je, qui ne connaît pas de soir, celle qui sortie des ténèbres, éclaire de sa lumière sereine le genre, humain. Maintenant donc, nous vous supplions, Seigneur, de vouloir nous assister, par votre continuelle protection, nous gouverner et nous conduire, nous vos serviteurs, tout le clergé et tout le peuple chrétien avec notre très saint Père le Pape N. et notre Évêque N. et de nous accorder la paix dans ces joies pascales. Daignez aussi regarder favorablement ceux qui ont autorité pour nous gouverner, et par le don ineffable de votre miséricorde et de votre bonté, orientez leur pensée vers la justice et vers la paix, pour que des labeurs de cette terre ils parviennent avec tout votre peuple à la patrie du ciel. Par le même Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, avec vous, vit et règne en l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles.
R/. Amen. R/. Ainsi soit-il.

 

Censure

Au pays de la liberté d’expression :

France Télévisions recherche journaliste militant !

Médias Citoyens alerte sur le manque d’objectivité de la direction de France TV qui se traduit par le recrutement de journalistes avec un profil militant :

Plusieurs témoignages de journalistes, rédacteurs en chef et cadres de France Télévisions nous été transmis. Ils font part, notamment, de dérives dans le recrutement des jeunes journalistes au sein du groupe audiovisuel public. Ne pouvant publier l’ensemble des témoignages, nous en avons retenu un qui provient d’un journaliste et ex-rédacteur en chef de France 3 (dont l’identité a été vérifiée par nos soins) :

« L’objectif de la direction générale est de remplacer, le plus rapidement possible, les journalistes cinquantenaires par de jeunes journalistes militants qui partagent les mêmes combats idéologiques. J’ai participé aux jurys de recrutement pendant des années, nous privilégions les compétences et la diversité sociale des candidats. Désormais, le curseur s’est déplacé vers des profils de journalistes qui affichent leur engagement politique et leur militantisme. »

Quelques exemples concrets, comme celui de Laurence Mayerfeld, ancienne cadre du groupe et DRH, qui a depuis quitter France TV :

Un cadre de France Télévisions (dont nous avons vérifié l’identité et le parcours) a quitté le groupe il y a plusieurs mois, il nous écrit : « Pour bien comprendre le niveau de dérives militantes à France Télévisions, il convient d’observer le compte Twitter de la personne qui, il y a quelques mois encore, était cadre dirigeante de FTV, membre du Comex de Madame Ernotte et surtout DRH du groupe. »

Pour tenter de vérifier cette affirmation, nous avons analysé plusieurs centaines de publications de la timeline de cette personne… Tandis qu’elle est DRH du groupe France Télévisions, elle soutient ouvertement la candidature de Christiane Taubira lors de la présidentielle 2022 ; elle multiplie alors les posts de soutien, relaie les slogans de campagne et participe à la promotion de chacun de ses passages médias (notamment le JT de 20 heures de France 2). Au total, nous avons comptabilisé 24 tweets et retweets de promotion de la campagne de Madame Taubira durant cette période.Toujours salariée de France Télévisions, elle poursuit son activité militante en soutenant des mouvements de grève initiés par la CGT (18 octobre 2022), en relayant des discours véhéments du compte « Caisse de grève » (17 juillet 2022) ou encore des tweets très politiques de l’humoriste d’extrême gauche Guillaume Meurice (18 mai 2022).

Rappelons que sa fonction stratégique au sein du groupe audiovisuel public l’oblige à un devoir de réserve qu’elle bafoue, à de très nombreuses reprises. L’ancien cadre de FTV précise : « Aucun rappel à l’ordre ne lui a manifestement été transmis, elle n’a jamais reçu aucune demande – de la part de la présidence – de cesser ses activités militantes alors que tout le monde savait. D’un point de vue déontologique, un cadre dirigeant de FTV, qui se dit journaliste de surcroît, ne peut afficher publiquement ses opinions politiques et idéologiques. » Tout juste libérée de sa fonction de DRH de France Télévisions, le militantisme de cette personne semble se durcir encore avec des séries de tweets particulièrement violents à l’endroit de l’exécutif et du Président de la République (« ça n’est plus un Président mais un sale gosse mal élevé qui mérite une punition » publié le 08 avril 2023), du ministre en charge de la réforme des retraites (« quel ministre du travail ? Il n’y a pas de ministre du travail » le 06 avril 2023). En parallèle, elle relaie de nombreuses publications de députés LFI parmi les plus véhéments. « En interne, les prises de position politiques et idéologiques de la DRH de France Télévisions, légitimées par l’absence de réaction de DEC [NDLR : Delphine Ernotte Cunci] ont été vécues comme un traumatisme par beaucoup de cadres pour qui la déontologie signifiait encore quelque chose », conclue l’ex cadre de France télé.

Voici d’autres exemples encore :

Complément d’enquête propose, sur le service public, des émissions sérieuses, pointues et documentées. Néanmoins, la récurrence de certains thèmes ainsi que les angles éditoriaux retenus peuvent interroger quant à sa suffisante neutralité idéologique… « Police : quand les syndicats font la loi » (01.12.2022) : enquête notamment consacrée à des bavures et violences policières. « Milliardaires, les bonnes œuvres, ça rapporte » (23 février 2023) : enquête à charge sur les dons des “hyper riches” liés aux mécénats. « Jets privés et ultra riches » (09 mars 2023) : enquête à charge contre l’utilisation des jet privés par les “ultra-riches”. « Manifs : la guerre est déclarée » (06 avril 2023) : enquête à charge sur les violences policières (sans évoquer les violences subies par les FDO).

(…)

JT de 12h30 sur France 3, la présentatrice lance : « Après la rencontre ratée à Matignon, il n’est jamais trop tard pour manifester, la preuve dans le village de Pont-l’évêque où la dernière mobilisation date de… mai 1968 ! » suivi d’un reportage enthousiaste sur place puis de 2 autres sujets au plus près des manifestants.

(…)

Plusieurs journalistes de France 3 régions – avec qui nous avons pu échanger – confirment ce point de vue. Et en sus de l’appauvrissement de l’information via l’omniprésence des micro trottoirs, des preuves de manipulation éditoriale semblent également se faire jour. Ainsi, l’un des témoignages a particulièrement retenu notre attention ; il s’agit d’un rédacteur en chef ayant très longuement travaillé à France 3 (nous avons vérifié son identité et son parcours), Il souligne les influences subies afin de coller au narratif souhaité par la direction de l’information…

« L’affaire Sivens est typique : nos reportages sur le terrain ne convenaient pas au récit souhaité par la direction nationale, elle-même guidée par la direction générale. Ils souhaitaient que l’on fasse passer des petits paysans locaux pour de gros agriculteurs privilégiés, ce qui n’était pas le cas. En parallèle, le combat des écologistes radicaux – y compris les black blocks – devait être présenté sous un angle favorable et valorisant alors qu’ils se trouvaient en conflit avec la population locale. » Rappelons que l’intrusion, même implicite, d’une direction de l’information dans les choix éditoriaux des rédactions bafoue les préceptes de l’indépendance du journalisme autant qu’elle contrevient à la charte déontologique des antennes de France Télévisions.

L’ex journaliste et rédacteur en chef de France 3 régions poursuit : « Nous devons nous engager pour les causes approuvées par la direction ; celles-ci ne doivent plus susciter de débats contradictoires ni dans les rédactions ni sur les plateaux. Nous devons renvoyer une image négative de la chasse, de la corrida, de l’agriculture non biologique et du transport aérien ; à l’inverse, nous sommes invités à valoriser la diversité, les religions, l’écologie, les déplacements doux et la culture »

Les Belles figures de l’Histoire : la résurrection de Lazare

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas :

La pilule abortive est toujours – pour le moment – interdite au Japon

De Vexilla Galliae :

En 2021, une entreprise pharmaceutique anglaise, Linepharma, a déposé une demande au ministère de la santé japonaise pour commercialiser une pilule du lendemain au Japon. Sa commercialisation serait une première au Japon, puisque jusqu’à maintenant il n’existe pas de moyen d’assassiner les enfants par voie orale et en libre vente dans les pharmacies.

L’avancée de la demande en 2022 l’amena au dernier stade de validation : le ministère de la santé a ouvert début 2023 une consultation publique sur le sujet, pour connaître l’avis de la population sur ce sujet délicat, surtout dans un contexte où les politiques publiques veulent lutter activement contre la baisse de la natalité et la décroissance de la population.

Le ministère de la santé a annoncé le 24 mars dernier que devant le nombre important de commentaires, plus de 12 000, la décision de mise sur le marché était reportée, le temps d’analyser ces commentaires. Le ministère a rendu public qu’environ un tiers de ces commentaires était défavorable à la mise sur le marché de la pilule du lendemain.

Ce résultat a été obtenu grâce à la mobilisation acharnée d’une minorité de japonais militants pour la vie, et de la mobilisation d’un certain nombre de personnel de santé et de « coqs de village », qui sont qui directeur d’école, qui professeur d’université, soit des personnes qui ont un certain poids « social ». Ils sont peu nombreux, mais depuis des mois ils protestent devant le ministère de la santé. Cela est si rare au Japon et incongru, que le ministère a été obligé de prendre en compte cette opposition, malgré la force des lobbys de la mort et de l’argent qui arrose de nombreuses associations pour le planning familial. […]

Suite aux injections de vaccins contre le Covid, les cancers et d’autres maladies progressent rapidement

Selon le Le Dr Angus Dalgleish, oncologue de renom exerçant au Royaume-Uni, qui a récemment écrit une lettre ouverte au rédacteur en chef de la revue médicale The BMJ, dans laquelle il demande instamment que les effets nocifs des injections de vaccins anti Covid soient “diffusés et débattus immédiatement”, car les cancers et d’autres maladies progressent rapidement chez les personnes “boostées”.

Le Dr Dalgleish est professeur d’oncologie à l’université St George de Londres. Sa lettre au Dr Kamran Abbasi, rédacteur en chef du BMJ, a été écrite pour appuyer l’appel d’un collègue au Dr Abbasi pour que le BMJ fasse du consentement éclairé valide pour la vaccination Covid un sujet prioritaire. Il écrit :

Le lien avec les caillots, la myocardite, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux est désormais bien accepté, tout comme le lien avec la myélite et la neuropathie. (Nous avons prédit ces effets secondaires dans notre article de QRBD de juin 2020 Sorensen et al. 2020, car l’analyse blast a révélé 79 % d’homologies avec des épitopes humains, en particulier le PF4 et la myéline).

Cependant, il existe désormais une autre raison d’interrompre tous les programmes de vaccination. En tant qu’oncologue praticien, je vois des personnes dont la maladie est stable progresser rapidement après avoir été obligées de faire un rappel, généralement pour pouvoir voyager.

Même parmi mes contacts personnels, je vois des personnes atteintes d’une maladie à base de cellules B après les rappels. Ils décrivent leur malaise quelques jours ou semaines après le rappel – l’un d’eux a développé une leucémie, deux collègues de travail un lymphome non hodgkinien et un vieil ami qui a eu l’impression d’avoir Long Covid depuis qu’il a reçu son rappel et qui, après avoir ressenti de fortes douleurs osseuses, s’est vu diagnostiquer de multiples métastases d’une maladie rare des cellules B. Je suis suffisamment expérimenté pour savoir que ces maladies évoluent rapidement après le rappel.

J’ai suffisamment d’expérience pour savoir qu’il ne s’agit pas de coïncidences fortuites comme beaucoup le suggèrent, d’autant plus que le même phénomène est observé en Allemagne, en Australie et aux États-Unis.

Les rapports faisant état d’une suppression du système immunitaire inné après l’administration d’ARNm pendant plusieurs semaines concordent, étant donné que tous ces patients sont atteints de mélanomes ou de cancers à base de cellules B, qui sont très sensibles au contrôle immunitaire – et ce avant les rapports faisant état de la suppression de gènes suppresseurs par l’ARNm dans le cadre d’expériences en laboratoire.

 

Éric Zemmour n’a pas dit son dernier mot

Retrouvez dans cette vidéo la retransmission de la soirée des Eveilleurs avec Eric Zemmour, passé sous le gril exigeant mais bienveillant dans un palais des congrès de Versailles comble !

Un échange sans concession qui a permis de dresser un bilan de sa campagne présidentielle et de faire un tour rapide d’une actualité bien chargée.

 

Cette soirée s’est malheureusement soldée par un déficit important. Les Eveilleurs remercient par avance tous ceux qui le peuvent de faire un don, même symbolique.

La monarchie se révèle être d’une modernité criante face aux problèmes actuels

De Louis de Bourbon, duc d’Anjou :

Le printemps s’ouvre sur la fête de Pâques, porteuse d’un message d’espoir contenu au cœur de la religion catholique, et qui délivre une espérance universelle, promise à tous les peuples en général et à chaque homme en particulier. Elle nous pousse à croire qu’après chaque crépuscule, après chaque nuit, si longue et pénible soit-elle, une aube revient, plus éclatante à chaque fois. Croyant ou non, n’avons-nous tous pas besoin d’un tel message, d’un tel espoir dans des temps qui peuvent nous apparaître bien difficiles ?

Néanmoins, l’espérance ne naît pas de nulle part. Il faut des forces vives, des actions authentiques et de véritables réalisations pour la susciter et lui donner sa force. Ainsi, notre chère France peut retrouver la force qu’elle semble avoir perdue seulement si des hommes et des femmes sont résolus à agir et à adopter des comportements moraux authentiques mus par la recherche du bien commun et de la justice. La crise sociale et les revers diplomatiques que la France essuie manifestent les difficultés du pouvoir à y parvenir. N’est-il pas temps de renouer avec un système capable de les guider sur cette voie ô combien nécessaire ?

Héritier d’une tradition millénaire, je sais au plus profond de moi qu’il n’y a pas de crise, pas de situation politique que la France n’ait su surmonter. Et une fois encore, je suis convaincu qu’existent des solutions pour bâtir l’avenir de notre pays dès lors qu’il n’est pas guidé par l’idéologie, mais abordé en termes de réalités, celles des hommes et du sol, et dans cette recherche du bien commun.

Sur le plan international, alors que la guerre s’étend des portes de l’Europe à de multiples territoires, il devient chaque jour plus nécessaire que la France s’impose à nouveau en puissance médiatrice, capable de faire revenir une paix à laquelle nous aspirons tous. Cette paix à construire ne doit pas être seulement une cessation des opérations militaires, mais également une véritable entreprise de justice et de vérité, fondée sur les leçons du passé ainsi que sur la volonté profonde de bâtir un avenir pacifique. Plus que tout autre continent, l’Europe sait à quel point des paix qui s’écartent de ces principes ne sont que des cendres sous lesquelles couvent des braises ardentes promptes à se rallumer.

Or, il est du devoir de notre pays d’être cette puissance diplomatique influente, capable d’apporter la paix là où les évènements l’imposent. Cela est aussi essentiel à la France qu’aux autres nations du monde. Sur le plan social, le dialogue basé sur un réel désir d’écoute et de compréhension, semble plus que jamais être la solution la plus constructive face aux démonstrations d’autoritarisme qui développent des rancœurs et cristallisent les antagonismes. Et il ne me semble pas vain de répéter que les gouvernants ne doivent jamais perdre de vue le bien de leurs peuples. Ces derniers ne sont ni à ignorer, ni à brusquer mais à écouter et à comprendre. Aucune pression, si puissante soit-elle, ne doit surseoir à ce principe. Et pourtant, cette fameuse réforme des retraites apparaît comme étant plus motivée par des logiques comptables que par un réel souci du bien commun.

Une fois de plus, la monarchie se révèle être, en creux, d’une modernité criante face aux problèmes actuels. De fait, le roi n’est l’homme d’aucun parti, d’aucun lobby, notamment financier, puisqu’il ne doit son trône à personne si ce n’est à sa naissance et à la providence. Cette autorité conférée qui échappe aux trafics des hommes, est la garantie d’une politique complètement indépendante, tournée vers le seul bien des peuples et du pays. Grâce à ce principe, la monarchie a toujours tenté d’apporter les remèdes aux maux sociaux qui rongeaient notre pays à différentes époques, du Livre des Métiers de Saint Louis aux préoccupations sociales de Charles X pour la classe ouvrière en formation. Et même en exil, les aînés de la maison de Bourbon ont eu soin d’être attentifs à la question sociale en France. Mon ancêtre, le Comte de Chambord (1820-1883) avait, ainsi, plus que bien des hommes politiques de son temps, senti la nécessité de protéger le peuple français des dangers de la société matérialiste et libérale qui se mettait en place.

En 2018, j’avais déjà soutenu la profonde détresse du peuple français exprimée dans le mouvement social d’alors devant lequel le pouvoir est demeuré aveugle, cherchant des règlements uniquement matériels alors que les Français attendaient également de la considération. Aujourd’hui, je réitère ma profonde solidarité avec ceux qui souffrent, qui se sentent abandonnés et négligés. La violence à l’œuvre est évidemment à condamner, mais n’est-elle pas la manifestation profonde d’un dysfonctionnement majeur des institutions démocratiques qui auraient dû permettre de canaliser une violence symbolique sans laisser libre place aux voyous qui ne sont là que pour semer le chaos ?

La France a, par le passé, séduit bien des fois les autres pays en matière de politique sociale. Durant la deuxième moitié du XXe siècle, elle était d’ailleurs devenue une référence, tant son système social démontrait son efficacité en matière de soins, de prévoyance et d’assistance. J’ose même dire que la politique sociale française fait désormais partie des emblèmes et des fiertés de notre pays et qu’elle est constitutive de son identité contemporaine. Il ne faut donc pas laisser dépérir cet héritage. À nouveau, les Français ont besoin d’une politique sociale pour le XXIe siècle, basée sur le long terme et sur les réalités de notre époque, et non de mesures vexatoires et expéditives. Tout est une question de volonté partagée.

Les troubles autour de la réforme des retraites ne sont sûrement qu’un prétexte à une protestation d’une portée plus générale de nos compatriotes qui souffrent de vivre dans un système qui n’est plus adapté aux conditions économiques et sociales du siècle qui s’ouvre. Il est un devoir impérieux d’assurer à tous les Français qui travaillent les conditions nécessaires d’une subsistance digne qui prend en compte les nouvelles réalités qui s’écrivent tant en termes de mondialisation des échanges que d’innovations technologiques qui en sont encore à leurs balbutiements, et que de transformation dans le rapport au travail. Il s’agit seulement ici d’une œuvre de justice qu’un État doit à son peuple.

Il est temps que la France retrouve, en puisant dans le meilleur des racines de son histoire, la volonté d’agir pour construire un avenir qui lui soit à la fois plus favorable au plan social comme à l’échelle internationale. C’est à ces conditions que la France contribuera à nouveau à façonner les destinées du monde. Que la fête de Pâques soit l’occasion de redonner l’espérance que je désire ardemment voir animer le cœur de chaque Français.

Près de 30 000 chapelets pour la vie

Beau succès de la nouvelle association Va Vis prie :

Voilà près de 2 semaines que nous avons commencé à former une grande communauté de prière pour la Vie. Vous êtes de plus en plus nombreux à prier avec nous chaque jour le chapelet, et à faire dire des messes. Soyez-en remerciés !

Ce sont déjà 29140 chapelets qui ont été récités à nos intentions.

Jésus est mort sur la Croix pour Amour pour nous. Répondons à son Amour infini : prions pour la Vie.

OBJECTIF 35000

En ce week-end de Pâques, dans les communautés, au sein des Monastères, dans nos paroisses, en famille, sur la route pour rejoindre les nôtres, intensifions nos prières, récitons nos chapelets et faisons-les comptabiliser sur notre site.

Le député Horizons Pierre Henriet élu à la tête de la Fraternelle Parlementaire

La Fraternelle Parlementaire réunit les parlementaires initiés dans une loge maçonnique, de quelque parti qu’ils soient (sauf du RN et de LFI). Elle était présidée depuis 2017 par le sénateur LR Christophe-André Frassa. Le député de Vendée Pierre Henriet, élu d’Horizons et membre du groupe Renaissance, affilié au Grand-Orient de France, en est le nouveau patron. Titulaire d’un master en philosophie des sciences, il a rédigé une thèse sur les nanotechnologies. Il est également président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Cette Fraternelle agit comme un lobby qui traverse tous les groupes, sur des sujets cruciaux comme la bioéthique, l’euthanasie, la laïcité ou la réforme des institutions. Sur son compte Twitter, Henriet s’affiche comme “Républicain universaliste”…

M comme Miséricorde

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

Le site mizane.info, « site d’information, d’éclairage et de décryptage consacré à l’islam et au monde musulman », propose une conférence de 28 minutes au titre alléchant: l’islam est-il une religion d’amour ?

… M. Bajrafil commence par souligner l’importance de la matrice : « L’homme a été créé dans et pour l’amour. Ce n’est pas un hasard que la chose la plus importante dans la vie de l’homme est la chaleur maternelle. La matrice. La chose la plus importante du capital humain, l’amour… [dans le Coran figure] 113 fois le terme ou l’expression “au nom de Dieu le clément, le très miséricordieux.” En arabe, clémence et miséricorde sont toutes les deux extraites de la matrice. La matrice sans quoi elle ne viendrait pas à la vie. La matrice indiscutablement le lieu de protection, l’enveloppe la plus importante dans la vie de l’homme… »

… « Le prophète voit sa belle-sœur: C’est recueilli dans plusieurs récits. Quand il la voyait, il se levait et étalait son écharpe pour que la sœur de son amour s’asseoit. Lui-même était une boule d’amour. » M. Bajrafil ajoute même un troisième passage tout aussi exemplaire: « Une autre fois, on a fracassé la tête de Mahomet, il était ensanglanté. On est venu lui dire: ô toi messager de Dieu, prie Dieu contre eux. Et il a répondu: “Je n’ai pas été envoyé médisant, maudissant, insultant.” Est-ce qu’on veut un amour au-delà de ça ? » …  Son envoi final est « Soyez au nom de l’islam des boules d’amour et de miséricorde. »

Boule d’amour, Mahomet est miséricordieux. Et quel est l’effet de sa miséricorde? Epargner la vie, autrement dit ne pas exécuter …  En effet, l’islam a ceci de particulier comme religion que la première manifestation de la miséricorde (la seule?), c’est en fait accepter de ne pas tuer. On connait plus fraternel. À titre d’illustration, nous citerons aussi cet extrait d’un article du philosophe M. R.Brague, Le pouvoir en islam: « Seul Mahomet a osé revendiquer une association au pouvoir divin… Les miracles par lesquels Mahomet authentifie sa mission sont avant tout des signes de puissance. Ces pouvoirs se concrétisent éventuellement par des destructions. À la différence du Christ des Évangiles rendant la vue aux aveugles et le mouvement aux paralytiques, aucun des prodiges attribués à Mahomet ne consiste en une guérison. Au contraire, sa biographie rapporte qu’il aurait miraculeusement provoqué la mort de ses adversaires en suscitant ou réactivant des blessures ou maladies ».

(Extrait de “L’islam, une religion d’amour? Théologie en mode Michel Audiard” – Le 18 mars 2021)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

La décision du Conseil d’Etat du Vendredi Saint

Ce 7 avril, le Conseil d’État rejette le pourvoi de la ville des Sables-d’Olonne, qui va devoir démonter sa statue Saint-Michel. Au nom de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le Conseil d’Etat n’a pas admis le pourvoi de la ville. La sculpture avait été installée en 2018 sur une place publique, devant l’église du même nom. La fédération de Vendée de la libre pensée avait alors saisi la justice. Le tribunal administratif, puis la cour administrative d’appel avaient déjà demandé à la ville de déplacer cette statue.

Le maire DVD Yannick Moreau déclare :

“En tant que maire, je ne contesterai pas la décision de justice. Notre statue est appelée à être déboulonnée, mais la volonté et la votation des Sablais seront respectées : nous trouverons une solution pour qu’elle reste devant l’église Saint-Michel”.

En mars 2022 la ville avait organisé un référendum où 94, % des 4593 votants avait soutenu le maintien de la statue sur la place.

Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.

Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Les Impropères (première partie)

La liturgie du Vendredi saint est un sommet de l’année et les chants sont à la hauteur de l’événement commémoré. Voyons un des moments les plus importants, juste après l’Adoration de la Croix, les Impropères. Nous nous basons sur deux ouvrages édités par Solesmes : le Graduale Romanum de 1979 et le Missel grégorien de 1984. Les textes sont dans la langue de l’Église, le latin.

Les Impropères, en latin Improperia, du mot latin improperium, sont les « reproches » que le Messie adresse à son peuple ingrat qui, malgré toutes les faveurs accordées par Dieu, et en particulier pour l’avoir délivré de la servitude en Égypte et l’avoir conduit sain et sauf dans la Terre promise, lui a infligé les ignominies de la Passion. C’est un émouvant dialogue entre Dieu et le monde, entre le divin Crucifié et ceux qui le livrent au supplice.

A chaque fois, un bienfait de Dieu dans l’Exode est mis en contraste de façon saisissante avec un épisode de la Passion. Le texte est issu de l’Église syrienne antique (d’où la présence le la langue grecque) et a été conservé dans la liturgie romaine.

La 1ère partie commence par l’antienne Pópule meus, sur une mélodie plaintive, remontant à une haute antiquité. Il s’inspire du IVe Livre d’Esdras.

Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
Ô mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.

Elle est suivie du verset :

Quia edúxi te de terra Ægýpti : parásti Crucem Salvatóri tuo.
T’ai-je fait sortir du pays d’Égypte pour qu’à ton Sauveur tu fasses une croix ?

Puis alternativement le chœur chante le Trisagion ou triple invocation au Dieu trois fois saint, en grec et en latin.

Agios o TheosSanctus Deus
Agios ischyrós
Sanctus fortis
Agios athánatos, eléison imás.
Sanctus immortális, miserére nóbis
Dieu SaintDieu Saint
Saint et fort
Saint et fort
Saint immortel, ayez pitié de nous.
Saint immortel, ayez pitié de nous.

Ensuite deux voix du 1er chœur chantent :

Quia edúxi te per desértum quadragínta annis…
Est-ce parce que je t’ai conduit dans le désert pendant quarante ans, que je t’ai nourri de la manne et que je t’ai fait entrer dans une terre excellente que tu as préparé une Croix à ton Sauveur ?

Et les deux chœurs reprennent alternativement Agios o Theos, etc.

*****

Les Impropères (deuxième partie)

La seconde partie des Impropères (ou petits Impropères) se poursuit par des petits versets psalmodiés sur une mélodie très simple. C’est toujours Notre Seigneur qui s’adresse à son peuple, et chaque verset comporte deux phrases commençant par « ego » = moi et « et tu » = et toi, suivies par la reprise de l’antienne du début, Pópule meus, véritable refrain de tous ces Impropères, avec cette envoûtante mélodie, grave, triste, mais pénétrée de tendresse.

Dieu rappelle tous les bienfaits qu’il a accomplis et rappelle toutes les indignités dont il a été accablé. Les chantres de Solesmes n’ont retenu que 4 des 9 versets qui peuvent être chantés :

Ego propter te flagellávi Ægýptum cum primogénitis suis : et tu me flagellátum tradidísti.
J’ai frappé, à cause de toi, l’Égypte avec ses premiers-nés, et tu m’as livré pour être flagellé.

Ego edúxi te de Ægýpto, demérso Pharaóne in Mare Rubrum : et tu me tradidísti princípibus sacerdótum.
Pour te tirer de l’Égypte, j’ai englouti Pharaon dans la mer Rouge, et tu m’as livré aux princes des prêtres.

Ego ante te apérui mare : et tu aperuísti láncea latus meum.
Je t’ai ouvert un passage à travers les flots, et tu m’as ou vert le côté avec une lance.

Ego ante te præívi in colúmna nubis : et tu me duxísti ad prætórium Piláti.
J’ai marché devant toi comme une colonne lumineuse, et tu m’as mené au prétoire de Pilate.

*****

La fonction liturgique de l’après-midi du Vendredi saint se poursuit avec l’antienne Crucem tuam, ancien chant byzantin :

Nous adorons votre Croix, Seigneur, et nous louons et glorifions votre sainte résurrection, car c’est par ce bois que la joie s’est répandue dans l’univers entier.

Puis c’est le début du verset du psaume 66 Deus misereátur nostri qui sera psalmodié avant la reprise de l’antienne :

Que Dieu ait pitié de nous et qu’il nous bénisse, que la lumière de sa face brille sur nous et qu’il ait pitié de nous.

*****

La dernière partie des Impropères commence par une antienne.

Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis….
Croix fidèle, arbre unique, noble entre tous ! Nulle forêt n’en produit de tel par ses feuilles, ses fleurs et ses fruits !

Dulce lignum, dulces clavos, dulce pondus sústinet.
Douceur du bois, qui d’un doux clou, porte un si doux fardeau.

Puis l’on chante l’hymne Pange língua gloriósi dont les paroles sont de Venance Fortunat, à ne pas confondre avec l’autre Pange língua que Saint Thomas d’Aquin composa pour la Fête-Dieu.

Pange, língua, gloriósi prœlium certáminis….
Chante, ma langue, le combat, la glorieuse lutte ; dis le noble triomphe du trophée de la Croix : le rédempteur du monde, immolé, est vainqueur.

“Pour le Vendredi saint, le site de Bpost annonce que les bureaux resteront fermés”

On aurait pu penser à une autre raison de fermeture, mais c’est annoncé en toute lettre sur ce quotidien belge.

Tous les guichets de poste sont fermés ce vendredi. […] En ce qui concerne les banques, elles sont également fermées ce vendredi […]

Sur l’islam de Rémi Brague

Oserons-nous dire que nous avons été un chouïa déçu par le dernier livre de M.Rémi Brague (SUR L’ISLAM, Gallimard, 2023) ? Nous aurions voulu avoir une somme. Mais ce n’est pas le cas. C’est vrai, le livre fait déjà 385 pages. Mais il faut retirer 45 pages d’une bibliographie savante doublée à peu près par une cinquantaine de pages de notes infrapaginales, peu loquaces (essentiellement là encore des références bibliographiques très peu commentées) à l’exception de sa note 4 page 277 louant la perspicacité de M.Alain Besançon ce qui nous a fait plaisir. In fine, 270 pages. En sachant bien sûr que qualité et quantité sont deux choses différentes. Mais il y a tellement à dire sur le sujet, surtout quand on sait toutes les connaissances que l’auteur a de ces choses et sa liberté de ton qu’on ressent comme un regret.

Quelques remarques générales tout d’abord sur cette liberté de ton. M.Brague est un engagé. Son livre est rédigé à la première personne du singulier et ne rechigne ni à l’humour, ni à l’approche directe. Après avoir distingué entre quatre sens donné au mot « islam » (Attitude d’entier abandon entre les mains de Dieu ; religion qui fut prêchée par Mahomet ; Civilisation : « Géographiquement, l’Islam est le « domaine pacifié » (dàr as-salàm), celui des pays musulmans qui s’oppose au « domaine de la guerre » (dàr al-harb) qui l’entoure et qui comporte tous les pays non encore conquis par l’islam » (p 29) ; Ensemble des peuples qui ont été marqués par l’islam comme religion et qui ont hérité de la civilisation islamique), après avoir convenu d’écrire islam pour parler de la religion, Islam pour parler de la civilisation, il commence par un premier chapitre consacré à l’islamophobie, n’aboutissant pas à la pirouette habituelle (genre : moins islamophobe que moi tu meurs) mais à une question intéressante :

« Je me permets donc d’indiquer à ceux qui seraient tentés de me traiter, moi ou d’autres, d’ « islamophobe », de me reprocher ou de nous reprocher de ne pas aimer l’islam, un remède autrement efficace : donnez-nous des raisons de l’aimer ! » (p. 23).

Il s’interroge aussi sur le « vrai islam », sur « l’ankylose de l’islam » (sa conclusion), sur la « légende d’un apport décisif » à propos de l’influence exercée sur l’Europe complétée par un chapitre sur « la réalité de la transmission ».

Grâce à son érudition, il apporte des précisions utiles sur quelques versets fréquemment utilisés :

« Les hadiths les plus fréquemment cités ne sont pas ceux dont l’authenticité est la plus sûre. Ainsi, tout le monde connaît, parce qu’on le cite sans arrêt, le hadith qui distingue du petit jihad, le combat par les armes contre les impies, le grand jihad qui est le combat spirituel contre ses propres passions. Or, ce hadith ne figure dans aucun des six recueils classiques du sunnisme et n’est attesté que chez certains mystiques soufis, à partir du IXème siècle. Il n’a donc pas été considéré comme normatif, comme une source de droit » (p. 54).

De la même façon, il débat (et contredit la version communément acceptée) du verset II, 256 : « Il n’y a pas de contrainte dans la religion », concluant après exégèse et références à des auteurs autorisés que

« rien dans tout cela ne s’approche donc de ce que, par anachronisme, nous appelons « tolérance » » (p. 165).

Deux chapitres substantiels, et pour ce qui nous concerne d’apport neuf, sont ensuite consacrés à La sharia d’une part (pp 106-135) et à La raison d’autre part (pp 135-150).

Pour ce qui concerne la sharia, un point de départ : « Ce qui constitue le cœur même de l’islam, c’est le droit » (p. 111). M.Brague constate ensuite qu’il y a

« indécision des sources islamiques sur la forme de gouvernement souhaitable [qui] a une conséquence éminemment positive : rien en elles ne s’oppose à ce que le monde islamique, pour l’instant dominé par des monarques ou des « hommes forts », n’évolue vers une forme républicaine » (p. 114).

Le qualificatif braguien d’ « éminemment positive » nous paraît un rien exagéré, semblant vouloir louer une compatibilité potentielle entre un régime islamique et la République (sous-entendu : modèle français) alors que le régime iranien par exemple, également républicain, devrait nous inciter à quelque prudence.

Philosophe de formation et de métier, M.Brague constate que

« la philosophie resta une activité marginale dans le monde islamique… En terre d’islam, la philosophie ne devint jamais une institution sociale. Cette institutionnalisation eut lieu en Europe, avec les universités, phénomène qui n’a jamais existé en terre d’islam ou dans le monde byzantin. En effet, les écoles supérieures (madrasas) fondées par divers personnages influents étaient avant tout des écoles de droit islamique et l’on n’y enseignait pas les sciences profanes, sauf parfois la médecine… Dans l’Europe latine, tout étudiant qui souhaitait se lancer dans une carrière de médecin, de juriste ou de théologien devait tout d’abord passer par plusieurs années d’apprentissage des arts libéraux, parmi lesquels se trouvaient de gros morceaux de philosophie…  Nous sommes déjà au cœur du sujet car le concept de base de l’entreprise philosophique, le concept sur lequel elle se fonde, est justement le concept de nature. Avec lui, les choses sont supposées posséder une nature stable susceptible d’être saisie et exprimée par l’intelligence » (pp 116 – 117).

Puis que

« l’islam est assez mal à l’aise avec l’idée de nature. Le Coran a tendance à attribuer directement à Dieu tout ce qui arrive dans le monde, non seulement ce qu’Il a créé au commencement, mais ce qui continue à se produire… « Nature » n’est pas un concept que les penseurs musulmans aiment utiliser… L’islam craint en effet que la nature puisse être considérée comme une sorte de divinité rivale (pp 119-120) ».

Et l’auteur de constater ensuite que l’islam préfère parler de « statut » plutôt que de « nature » :

« Ce qui fait qu’un homme est un homme, ce n’est pas une constitution naturelle, perdurant en toute circonstance ; mais c’est un statut précis que l’intention divine lui a attribué pour un moment déterminé » (p. 121).

Pour ce qui concerne la raison,

« ce qui est propre à l’islam et qui en rend malaisée la compréhension pour un esprit habitué aux catégories occidentales, c’est que la raison puisse y être déclarée incompétente non seulement dans les hauteurs sublimes du contact avec Dieu mais encore au plan inférieur de la vie quotidienne, telle qu’elle cherche à s’orienter vers le bien en cherchant des règles morales. Pour un non-musulman, ce chassé-croisé constitue un paradoxe. En islam, la raison ne peut pas être la source de l’obligation juridique » (pp 140-141).

S’enchaînent ensuite cinq chapitres dont les titres sont à eux seuls assez évocateurs des visées de l’islam : Le but dernier de l’islam, Les conquêtes, Conquêtes et conversions, Le jihad, Les moyens patients (dont la terreur et la natalité). Tout un programme.

Pour ce qui concerne le but dernier de l’islam :

« La thèse centrale de ce chapitre est que le but dernier de l’islam n’est nullement la violence… Pour l’islam, il s’agit d’établir le règne de Dieu sur la terre par l’intervention d’agents de chair et d’os… C’est d’assurer la souveraineté exclusive de Dieu sur la communauté humaine, plus précisément à faire valoir les droits légitimes de Dieu » (pp. 151-152 ; et rappelé encore p. 198 : « le but de l’islam est le règne universel de la Loi divine »).

Et plus loin :

« Il est important de rappeler avec force que la domination recherchée est celle de Dieu et de sa Loi, et que ce n’est qu’indirectement qu’elle est celle de ceux qui adhèrent à ladite Loi sur ceux qui ne s’y sont pas encore soumis. Le désir de dominer n’est pas celui des musulmans mais celui de l’islam. Selon un hadit, « l’islam doit dominer et n’être pas dominé »…  Cette situation fait échapper le mode islamique de la domination aux catégories habituelles de la philosophie politique. Celle-ci, depuis l’origine grecque chez Platon et Aristote, classe les régimes selon le nombre et la qualité morale des gouvernants… Pour l’islam, aucune de ces deux questions n’a lieu d’être posée. Le gouvernement n’est pas celui d’êtres humains, mais celui de la Loi, laquelle exprime la volonté de Dieu seul » (pp 158-159).

Pour ce qui concerne le jihad,

« en principe, la guerre est interdite entre musulmans. Le jihad proprement dit, en revanche, qui combat les non-musulmans est une obligation. Mais cette obligation est dite « de suffisance » (certaines obligations n’ont pas besoin d’être accomplies par chaque musulman pris individuellement. Il suffit qu’un certain nombre s’y livrent pour que la communauté entière soit considérée comme ayant satisfait à ses devoirs)… Il suffit qu’un certain nombre de musulmans exercent le jihad pour que le reste de la communauté puisse s’en abstenir, au besoin en finançant les combattants, mais sans devoir prendre les armes eux-mêmes » (pp 200-201).

Et M.Brague fait référence à deux versets bien connus du Coran : Le verset IX, 29, qui figure dans la dernière sourate révélée et dont, à ce titre, « les dispositions législatives abrogent donc toutes les précédentes », celles dont le texte les contredit (p. 17) : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains en état d’humiliation » ; le deuxième étant appelé le « Verset du sabre », le cinquième de la même sourate IX décidément particulièrement fraternelle :

« Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salât a acquittent la Zakât, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ».

Et c’est là que nous trouvons aussi quelque insuffisance au livre de M.Brague. Il a beau expliquer que l’islam porte une « injonction de combattre les infidèles mais pas de commandement visant clairement à l’expansion » (p. 171) et que le but dernier de l’islam n’est pas la violence, comme une sorte d’exonération,  nous n’en sortons pas plus rassurés pour autant en considérant la praxis islamique usuelle. Il manque, pensons-nous, une réflexion centrée sur cette notion de violence (évoquée de façon parcellaire à de multiples endroits) et sur la notion de meurtre qui plane continuellement dans les écrits sacrés et discours musulmans. Après tout, peut-être M.Brague aurait-il pu discuter de la référence usée par le Pape Benoît XVI lors de sa fameuse leçon universitaire à Ratisbonne en 2006 et de la controverse qui s’en était suivie : le Pape avait fait référence à une de ses lectures récentes rapportant une partie du dialogue entre l’empereur byzantin Manuel II Paélologue et un Persan cultivé, dialogue annoté ensuite par l’empereur au moment même où Constantinople était assiégée par les… musulmans (pacifiques bien sûr). Dans ce dialogue, l’empereur aborde le thème du djihad et dit à son interlocuteur:

« Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ».

On se rappelle l’onde de violence qui avait parcouru le monde musulman (phraséologie convenue et exacte qui est à elle seule toute une illustration…). Alors le déjà-cité : « Il est important de rappeler avec force que la domination recherchée est celle de Dieu et de sa Loi, et que ce n’est qu’indirectement qu’elle est celle de ceux qui adhèrent à ladite Loi sur ceux qui ne s’y sont pas encore soumis. Le désir de dominer n’est pas celui des musulmans mais celui de l’islam » nous donne à penser que l’indirect est déjà amplement suffisant….

De plus, on trouve dans le texte de M.Brague quelques annotations qui auraient été facilement utilisables dans cette discussion sur la notion de violence et qui, presque pire, donnent au-delà à penser que la vue du monde (on se rappelle la distinction originelle entre domaine pacifié et domaine de la guerre, tout un programme en peu de mots), la compréhension du monde qu’ont les musulmans, en fonction de leur référentiel essentiellement coranique, sont parfaitement antinomiques avec la possibilité de coexistence avec d’autres fois, d’autres pensées sur le monde. Donnons quelques exemples (leur extraction du texte ne nous semble pas trahir la pensée de M.Brague) :

  • « Si un commandement se trouve dans les sources autorisées, Coran ou traditions sur le Prophète (sunna), il partage l’éternité de Dieu qui l’a créé. En conséquence, il pourra toujours être réactivé pour peu que les circonstances s’y prêtent, quand bien même son application aurait été dormante pendant des siècles. Il en est ainsi du califat et du jihad» (p. 38)
  • « Ce qui n’existe pas dans l’islam, c’est une forme déterminée du clergé, à savoir justement sa forme chrétienne… Une conséquence importante de cette absence de notion d’Eglise mérite d’être soulignée : aucune tentative de « sécularisation » d’une société islamique n’aura à sa disposition une institution au sein de laquelle elle pourrait reléguer la « religion » pour en libérer le domaine public» (pp 62-63)
  • « L’islam est censé être enraciné dans la scène que rapporte le Coran et qui s’est passée avant l’histoire, voire avant la création du monde (VII, 172-173). De la sorte, tout non-musulman est objectivement un apostat, un traître par rapport à cette profession de foi seule vraiment initiale » (p. 87)
  • Au chapitre sur la sharia : « une autre conséquence de l’absence de l’idée d’une loi naturelle est que, au moins en principe, il n’existe pas de règles communes qui vaudraient pour les musulmans et les « infidèles »… La première conséquence est un renversement de perspective qui fait obstacle à la compréhension mutuelle entre musulmans et non-musulmans, là où il s’agit de porter un jugement de nature morale sur un comportement. Le non-musulman a coutume d’apprécier ledit comportement à partir de principes moraux qu’il considère comme universels. Par suite, il jugera en particulier certaines actions de Mahomet comme invalidant, sinon directement sa prétention au statut de prophète, du moins sa respectabilité… En revanche, le musulman raisonnera à l’inverse. Il prendra comme point de départ incontestable que Mahomet était le Prophète choisi et « purifié » par Dieu. Il sera donc le « bel exemple » que Dieu recommande de suivre. En conséquence, aucune de ses actions ne saurait avoir été mauvaise. » (p. 130)
  • Et autre conséquence : « Puisque le droit trouve sa source dans les commandements de Dieu, il est impossible à ceux qui adhèrent à la vraie religion de Dieu, à savoir l’islam, d’admettre la légitimité des droits des incroyants. De ce fait, leurs possessions de fait ne leur appartiennent pas vraiment comme des propriétés authentiques » (p. 132)
  • Sans compter que : « l’islam se comprend soi-même comme étant la seule religion vraie, qui a absorbé en elle la vérité de toutes les autres, et la seule qui contiennent les justes règles du bien et du mal. En conséquence, sera bien ce qui contribue à son expansion, mal ce qui l’inhibe. On pourra donc mentir au non-musulman, dissimuler sa propre adhésion, voire passer sous silence certaines exigences de la sharia, pourvu que ce soit pour favoriser le passage à l’islam de celui qu’on a le devoir de convertir. Ce sera d’ailleurs pour son bien, puisqu’il s’agit de lui éviter l’enfer» (p. 133).
  • Et enfin, pour couronner le tout et expliciter la lecture de certains versets du Coran : « En ce qui concerne l’islam, et dans les principes, il convient de se demander ce que l’on entend exactement par une « agression contre l’islam » et qui est juge du caractère offensif d’une attitude. Pour beaucoup, le simple fait de refuser à plusieurs reprises la proposition d’embrasser l’islam constitue déjà une agression» (Chapitre sur le jihad, p. 208).

Une conséquence de tout ceci aura au moins été clairement exprimée par M.Brague : « l’inanité du soi-disant dialogue inter-religieux entre chrétiens et musulmans, qui se paie de mots présents dans les trois traditions religieuses et dont le sens peut-être très différent, voire carrément opposé de l’une à l’autre » (p. 73), opinion dans laquelle il rejoint M. Alain Besançon.

Dernier regret concernant quelques fins de chapitres parfois un peu décevantes ; nous les aurions aimées plus charpentées, plus conclusives. Il en va ainsi par exemple des conclusions des chapitres sur le but dernier de l’islam et sur le jihad qui ne sont que des commentaires très spécifiques sur des citations très spécifiques également. Il en va un peu de même de la conclusion générale. Nous espérons qu’il y aura un complément pour tirer profit au mieux de la pensée, des connaissances et de la liberté de ton de M.Brague. Nous sommes demandeurs.

Psychiatrie ? les démons et la possession démoniaque sont des phénomènes réels

Dans un livre publié pour la première fois à l’automne 2020, Demonic Foes : My Twenty-Five Years as a Psychiatrist Investigating Possessions, Diabolic Attacks, and the Paranormal (Ennemis démoniaques : Mes vingt-cinq années de psychiatrie à enquêter sur les possessions, les attaques diaboliques et le paranormal), le Dr Richard Gallagher, professeur de psychiatrie à la faculté de médecine de New York et psychanalyste à la faculté de l’université de Columbia, présente des conclusions tirées de sa carrière de plusieurs dizaines d’années pour montrer que les démons et la possession démoniaque sont des phénomènes réels. Il est interrogé dans The Christian Post :

D’après mon expérience, l’idée de possession démoniaque est si controversée et si souvent mal comprise que je veux d’emblée établir une certaine plausibilité scientifique de la notion en même temps que ma bonne foi.

Les réactions typiques à ce sujet reflètent la polarisation de notre pays. Bien que la croyance dans les esprits maléfiques soit largement répandue aux États-Unis et dans le monde entier, certaines personnes trouvent le sujet farfelu, voire stupide. D’autres, en revanche, voient le diable partout. C’est pourquoi je détaille ici mon histoire personnelle et souligne la crédibilité des possessions, tout en proposant quelques réflexions sur les exagérations et les abus.

Gallagher, qui est catholique, est le plus ancien membre américain de l’Association internationale des exorcistes, qui se réunit tous les deux ans en Italie. Il commence son récit par l’histoire d’une adoratrice du diable, Julia, dont il a conclu qu’elle était possédée après qu’un exorciste de l’Église catholique la lui a amenée pour qu’il l’évalue avant de tenter un exorcisme.

“Avant de rencontrer Julia, j’avais déjà vu environ huit ou neuf cas de ce que je considère comme des possessions totales. Je les définis comme des cas où le mauvais esprit prend complètement le contrôle de quelqu’un, de telle sorte que la victime a des périodes où elle ne se souvient pas de ces épisodes”. “Depuis, j’ai vu des dizaines d’autres possessions de ce type et un nombre bien plus élevé de cas d’oppression, qui sont bien plus fréquents que les possessions. En raison de mon implication dans l’Association internationale des exorcistes, j’ai entendu parler de centaines d’autres cas de chaque type, mais cela ne veut pas dire qu’il s’agit de conditions rares, comme je le sais toujours.”

Gallagher met en avant des histoires concernant la manifestation de pouvoirs démoniaques tels que la lévitation et la vision à distance, où des personnes possédées comme Julia peuvent, par exemple, communiquer ce que fait quelqu’un et où il le fait, bien qu’elles se trouvent à une centaine de kilomètres de distance.

“Julia m’a démontré très clairement qu’elle pouvait voir, par exemple, l’exorciste en chef à distance [même s’il] se trouvait à 160 km”.

Gallagher a expliqué que, bien qu’il reste attaché à la science, il a constaté que toutes les connaissances ne peuvent pas être expliquées par la science.

“Je tiens à souligner dans tout ce que j’écris et dis que je suis attaché à la science, que la méthodologie scientifique a immensément aidé la race humaine”. “Mais toutes les connaissances ne peuvent pas être vérifiées par des expériences en laboratoire et ce genre de choses. La plupart des connaissances dont nous parlons lorsque nous évoquons les vérités religieuses, et certainement ce domaine du démoniaque, sont essentiellement des connaissances historiques. Il s’agit d’observations et les observations sur des faits historiques peuvent être vraies ou fausses, en fonction de la crédibilité du témoin, en fonction de la manière dont les rapports sur ces phénomènes semblent raisonnables”. “Mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas scientifique parce que c’est historique.”

Bien qu’il existe des preuves de la réalité des démons et de la possession démoniaque, il convient de faire preuve de prudence lorsque l’on aborde le sujet afin d’éviter l’hystérie et les idées fausses.

“Malheureusement, il y a des gens dans ce pays… il y a beaucoup de gens qui rejettent simplement l’idée. Mais il y a aussi des gens dans ce pays qui exagèrent sa prévalence”. “La possession elle-même est la forme la plus intense d’attaque démoniaque, et elle est rare. Par conséquent, toute personne qui voit des cas de possession partout se trompe. Ce que certaines personnes qui exagèrent la prévalence du phénomène confondent avec la possession, ce sont des choses comme les maladies, en particulier les maladies mentales, surtout dans le monde d’aujourd’hui”.

“Dans le passé, il a pu y avoir une confusion avec certaines maladies neurologiques étranges comme la maladie de Tourette, certaines formes d’épilepsie du lobe temporal, l’épilepsie, ce genre de choses. La plupart de ces maladies neurologiques et autres sont mieux comprises dans le monde d’aujourd’hui comme ayant une base cérébrale, mais il y a encore pas mal de gens, parfois parmi les chrétiens les moins informés, qui interprètent certaines formes de maladies mentales comme démoniaques”.

“Je pense que c’est une erreur. Les conditions qui sont le plus souvent confondues avec la possession dans certaines sous-cultures chrétiennes sont des troubles psychotiques tels que la schizophrénie, où les gens prétendent qu’ils entendent des voix de démons et d’autres choses. Or, il s’agit là d’événements cérébraux, d’expériences hallucinatoires. Ce n’est pas, ce n’est pas de la possession”.

“D’autres personnes ont mal interprété ce qu’on appelle le trouble dissociatif de l’identité, qui s’appelait autrefois le trouble de la personnalité multiple, où il peut y avoir une personnalité maléfique, voire une personnalité d’apparence démoniaque, mais qui doit toujours être reconnue comme un trouble psychologique, et non comme une possession. Et puis il y a des gens qui ont des pulsions maléfiques très fortes”.

Une municipalité en lien avec l’islamisme

Le lundi 3 avril, Jean-Eudes Gannat est passé devant le Tribunal judiciaire d’Angers pour diffamation. Il lui est reproché d’avoir affirmé dans une vidéo datant de novembre 2021 :

« Il y a des gens, au conseil municipal de Trélazé, qui sont des chevaux de Troie de l’islamisme. »

Izzet Albayrak, adjoint au maire de la commune (située dans le Maine-et-Loire) et président de l’Union des entrepreneurs franco-turcs a décidé de porter plainte.

Pourtant, les accusations adressées à l’encontre de M. Albayrak et de plusieurs membres du conseil municipal ne sont pas sans fondement. Le conseil municipal de Trélazé a par exemple voté une subvention de 40 000 € à l’Association Culturelle des Musulmans de Trélazé (ACMT), association qui a soutenu Hassan Iquioussen, l’imam frériste expulsé pour avoir fait l’apologie d’Oussama Ben Laden.

Radouane Frikache, un autre conseiller municipal de Trélazé, organisait en 2013 une conférence sur l’islam avec Marwan Muhammad, président du CCIF, organisation dissoute pour ses liens avec la mouvance islamiste, et Hassan Iquioussen.

En première instance, le procureur de la République a rappelé que Monsieur Gannat risquait jusqu’à 45 000 € d’amende. L’Association de Soutien aux Lanceurs d’Alerte soutient ce lanceur d’alerte jusqu’au délibéré, le 24 avril et au-delà s’il souhaite faire appel. Il est possible de les aider à financer les frais de justice.

Nouvelle loi pro-vie en Floride

Une proposition de loi a été adoptée lundi par le sénat de Floride, visant à interdire tout avortement au-delà de six semaines. La loi doit encore passer devant la chambre des représentants de l’État, dominée par les Républicains, avant d’atterrir sur le bureau du gouverneur républicain Ron DeSantis.

Ce texte prévoit également d’interdire la prescription de pilule abortive via téléconsultation et de poursuivre au pénal les médecins qui aideraient les femmes à avorter.

Une loi votée l’an dernier interdit déjà l’avortement au-delà de 15 semaines de grossesse.

I-Média – Trump inculpé : l’ombre de Soros ?

Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin ouvrent le bal avec la météo de l’info, et l’air sera plutôt léger et frivole avec le secrétaire d’État Marlène Schiappa, à la une du magazine Playboy.

On continue avec la traditionnelle image du jour : la comparution de Trump devant un tribunal de New York, une grande première pour un ancien président des Etats-Unis.

Puis pour le dossier du jour, nouvelle étude de l’INSEE qui illustre la situation des immigrés et des descendants d’immigrés en France.

Et puis il sera temps de passer aux pastilles de l’information !

Sans oublier un “Portrait piquant” de Xavier Niel, un homme de média totalement incontournable pour comprendre les enjeux de la presse.

 

La crise du sacerdoce n’est au fond qu’une crise de foi

Extrait de l’éditorial de Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau :

[…] Parmi les nombreuses ruptures avec la Tradition de l’Église, les conclusions du synode allemand ont avancé une nouvelle fois la possibilité du mariage des prêtres. Comme un serpent de mer, cette idée hétérodoxe ne cesse d’être proposée comme devant résoudre la crise des vocations.

Jusqu’à la fin du monde, il faudra certainement rappeler qu’il n’y a pas d’autre prêtre possible que configuré au Christ.

Mais, à côté de ce rappel et de toutes ses conséquences, il n’est pas inutile de se plonger aussi dans… la littérature anglaise. Je relisais récemment l’un des volumes des Chroniques du Barsetshire, ce comté imaginaire né sous la plume d’Anthony Trollope (1815-1882).

Dans le roman intitulé Les Tours de Barchester, Trollope met en scène un ensemble de personnages de l’Église anglicane, depuis l’évêque Proudie jusqu’à son chapelain, M. Slope, en passant par l’archidiacre Grantly et d’autres membres du clergé. Comme il se doit, tous ces ecclésiastiques sont mariés ou comptent bien l’être un jour ou l’autre.

Et c’est ainsi que sans le vouloir, l’auteur met en lumière bien des aspects négatifs du mariage des prêtres, que l’on s’évertue à nous proposer comme une solution, par négation de la Tradition de l’Église, mais sans même voir les aspects strictement humains de cette proposition.

L’évêque Proudie est en effet sous la domination de son épouse qui assume pleinement à sa place le rôle de tête du diocèse. Son chapelain, pour entrer dans les bonnes grâces d’une femme convoitée, n’hésite pas à intriguer pour qu’un poste échoie au père, ecclésiastique lui aussi, de celle-ci. Enfin, à peine nommé à la tête d’une paroisse, un jeune clerc vit le drame intérieur d’un amoureux qui n’ose déclarer sa flamme plutôt que de s’occuper de ses ouailles.

Des situations très terre à terre et qui éloignent toujours plus des réalités spirituelles des hommes normalement dévoués à Dieu et aux âmes.

Seigneur, à qui irions-nous ?

La crise du sacerdoce n’est au fond qu’une crise de foi. La nôtre, trop tiède, trop mondanisée, pas assez tournée vers le Christ. […]

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