Emeutes à Dijon
Après les Mureaux, on apprend que c’est près de Dijon que des voitures ont brûlé. Les sapeurs-pompiers se sont déplacés 5 fois de suite entre 21 heures et minuit. Vers 21h, 2 voitures s’enflamment rue Pasteur, et deux autres une heure plus tard, rue Saint-Exupéry. A 23h, Corcelles-les-Monts prend le relais, avec un véhicule en feu, puis ce sont les Grésilles à leur tour qui s’agitent, et plus sérieusement.
Car lorsqu’à 23h17 les sapeurs-pompiers sont arrivés, c’est à coup de cailloux qu’ils ont été accueillis par un groupe d’une quinzaine de personnes. Un de leurs véhicules a même été endommagé. Ne pouvant intervenir et dans l’attente de renforts de police, ils ont dû se retirer rapidement. A 23h47, un scénario identique s’est reproduit ailleurs. A nouveau reçus par les pierres, ils sont toutefois parvenus à éteindre le véhicule en flammes avant de quitter les lieux.
Philippe de Villiers et Philippe de Beauregard
Dans Présent daté de demain, on trouve un communiqué de Philippe de Beauregard (ex-FN) :
"Suite à l’entretien avec Philippe de Villiers publié dans Var Matin du vendredi 29 septembre, je tiens à apporter les précisions suivantes :
Je conteste fortement le qualificatif de « renégat du Front national » qui a été employé me concernant. En effet, je n’ai pas démissionné du Front national, mais j’en ai été exclu après avoir émis des critiques positives sur le fonctionnement de ce parti. En particulier je m’étais étonné de certaines déclarations émanant de la direction du FN, comme la proposition inapplicable et démagogique de mettre en place un RMI mondial. Or, ces derniers temps, l’entourage de Jean-Marie Le Pen s’est lancé dans une vaste purge de tous les contestataires.
En outre, je tiens à préciser qu’à ce jour je ne suis pas adhérent du MPF, même si l’évolution actuelle de Philippe de Villiers sur l’immigration ou la rupture avec le Système me séduit. Philippe de Villiers a beaucoup de courage : à l’heure où Voltaire et Mozart, sont déprogrammés, où un professeur de philosophie est menacé de mort, où de simples caricatures déclenchent des émeutes, où le Pape lui-même est vilipendé, Villiers est le candidat à l’élection présidentielle qui alerte avec le plus de force les Français sur les progrès de l’islamisme, facteur de terrorisme."
Le chiisme et l’Iran
Dans une étude sur "l’influence de l’Iran au travers du chiisme", le chef d’escadron Thierry Dufour estime que :
"La particularité de la civilisation musulmane est qu’aucun Etat phare n’est assez fort pour véritablement jouer son rôle [pour faire l’unité derrière lui]. La Turquie, trop laïque et occidentalisée selon certains, ne saurait faire l’affaire. […] L’Iran non plus : une puissance perse ne peut en aucun cas fédérer une civilisation comprenant une majorité de pays arabes. Cette identité perse est au cœur de la difficulté iranienne à jouer pleinement son rôle de fédérateur du monde chiite. Frédéric Tellier évoque «l’ethnocentrisme, voir le racisme qui oppose arabes et persans». Les mots sont forts et expriment bien l’aversion qui caractérise parfois les relations entre ces deux populations. Ce sentiment ambivalent apparut clairement lors de la guerre avec l’Irak qui s’est précisément déroulée dans les zones à peuplement chiite. Dans leur grande majorité, les populations chiites irakiennes sont restées fidèles à leur pays. La guerre s’est conclue, au moins sur le plan intérieur, par une victoire de l’idée baasiste d’intégration des communautés dans un Etat fort, au nom du nationalisme arabe. Les chiites du Sud de l’Irak ont décidé de faire passer leur arabité avant leur religion. S’ils «se sentaient solidaires de la religion de leurs ennemis, ils voyaient avant tout en eux des Iraniens, c’est-à-dire des ennemis traditionnels du monde arabe». Cette attitude est également observée chez les chiites des pays du Golfe chez qui le dilemme d’identité est tout aussi fort. Sont-ils avant tout des chiites, donc destinés à se tourner vers la nouvelle patrie du chiisme qu’entend incarner l’Iran des ayatollahs ? Ou sont-ils avant tout des Arabes pratiquant une forme différente d’Islam ? Le succès de la politique chiite de Téhéran dépend de la réponse qu’apporteront les chiites du Golfe."
En conclusion, l’auteur affirme ainsi que :
"L’Iran a bien conscience de ses limites : c’est bien pourquoi il fait montre d’une énergie décuplée pour tenter d’obtenir une arme nucléaire qui lui permette de s’affirmer plus encore. Comme le fait remarquer Bruno Tertrais, une telle arme «serait un moyen de dissuasion et serait peut–être davantage une bombe perse qu’une bombe islamique». La bombe d’un pays véritablement isolé sur la scène internationale."
Le Liban entre chrétiens, sunnites et chiites
Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a indiqué que le mouvement qu’il représente mènera les chrétiens à participer véritablement à l’État, à vivre un avenir où ils n’auront pas peur pour leurs enfants, à reprendre leur rôle pionnier et efficace sur les plans culturel, intellectuel et politique. Les FL ne mèneront pas les chrétiens et les Libanais à des guerres ou des agitations.
La tension est montée hier sur le terrain entre les sunnites et les chiites au Liban. Après le bras de fer qui a opposé le ministre de l’intérieur par intérim Ahmad Fatfat, au mouvement chiite Amal concernant un poste de responsabilité au sein des services de renseignements, c’est sur le terrain qu’a eu lieu un incident. Des jeunes gens relevant du mouvement Amal et d’autres du courant du Futur se sont affrontés d’abord en se lançant des pierres, puis l’incident s’est aggravé avec l’apparition de fusils mitrailleurs et des coups de feu ont été tirés en l’air. Rapidement l’armée s’est déployée dans la zone créant une ceinture de sécurité et a entamé plusieurs perquisitions. Par ailleurs, le mufti Jouzou s’en est pris directement au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, critiquant ses prises de positions :
"Nasrallah aurait dû demander une minute de silence en mémoire des martyres tombés durant la guerre que le Hezbollah a entrepris de mener et de déclarer unilatéralement."
Sarkozy, danger pour la République
C’est la conclusion de l’Université annuelle du club de l’Horloge :
"le Club de l’Horloge pose des conditions à l’union de la droite, lesquelles découlent du fait qu’il s’agit précisément de la droite, ce qui impose que les ruptures nécessaires sont celles qui doivent être opérées avec tout ce qui ressort de l’idéologie de gauche. Or, non seulement Sarkozy ne rompt pas avec l’idéologie de gauche, mais il est, à «droite», celui qui s’en inspire le plus. D’où la conclusion du Club de l’Horloge : «la rupture de Sarkozy, c’est une imposture». Et l’appel lancé par Henry de Lesquen dans son discours de clôture : pas une voix pour Sarkozy au premier tour, pas une voix pour Sarkozy au second tour s’il y parvenait. Car cet homme «est un danger pour la République». […] [Sarkozy] :
- veut donner le droit de vote aux immigrés
- est favorable à l’installation de l’islam en France
- est pour le mariage homosexuel
- veut faire adopter la Constitution européenne par la voie parlementaire
- est un ardent partisan de la discrimination prétendue positive.
Avec un tel candidat de droite, les Français n’ont pas besoin de la gauche, souligne Henry de Lesquen. […] Conclusion :
"En dépit des discours trompeurs qu’il multiplie à loisir pour berner les électeurs de droite, on a affaire à un adversaire déterminé de la République, à un complice de la gauche anti-nationale. Il faut le dire sans ambiguïté : nous qui sommes attachés à la nation et à la République, nous ne voterons jamais pour cet imposteur."
Antipapisme primaire
La BBC a fait état hier soir d’un document secret du Vatican qui prouverait que pendant 20 ans, le cardinal Joseph Ratzinger aurait couvert les prêtres pédophiles. Ce document absolument confidentiel intitulé "Crimen Sollicitationis", de 39 pages, écrit en 1962, serait une instruction destinée aux évêques du monde entier afin qu’ils sachent comment procéder en cas de "crime de sollicitation", dans le cadre du confessionnal ou en dehors. Ces instructions exigeraient le secret absolu, tant du prêtre que de la victime, et son non respect de ce serment signifiait une excommunication.
Les représentants britanniques de l’Eglise catholique ont immédiatement dénoncé ces accusations comme complètement fallacieuses. De fait, ce document est connu et déjà en 2001, des avocats américains avaient voulu impliquer le cardinal Ratzinger. C’est de fait une manoeuvre de déstabilisation, relayée par la presse antipapiste.
Ce document porte la signature du cardinal pro-préfet du Saint-Office sous Pie XII et Jean XIII, à savoir le cardinal Ottaviani. Son but n’est absolument pas d’énoncer un principe de protection des prêtres fautifs. Il s’agit d’un guide de procédure en droit canonique pour orienter le traitement judiciaire (interne) des cas de "sollicitation", étant définis comme n’importe quelle situation où un prêtre se sert de son ministère pour tenter un(e) pénitent(e), majeur ou non. Ce n’est donc pas restreint aux affaires de pédophilie ni même aux péchés consommés. Ce document s’adresse aux évêques du monde entier, à qui le Saint-Office rappelle qu’il est de leur responsabilité de juger ces affaires.
Ce guide juridique utilise un langage spécialisé qui n’a rien pour engager le lecteur à se rendre au bout de ses 39 pages, ce qui facilite la tâche de ceux qui lui font dire n’importe quoi. Il est bien vrai que la règle du secret de ces enquêtes y est fortement soulignée, cependant il ne s’agit pas là d’une politique adoptée en un temps oû le Saint-Siège aurait, par hypothèse, commencé à voir venir de sérieux problèmes sur le front de la moralité des prêtres, mais plutôt du rappel d’une norme édictée par une précédente instruction du Saint-Office qui remontait à 1867.
Surtout, ce texte dit "de peur que ces crimes demeurent cachés et impunis avec un grand dommage pour les âmes…" et affirme (en rappelant à ce propos une norme édictée par Benoît XIV en 1741) que les victimes ont le devoir en conscience de dénoncer le prêtre fautif en confession. On ajoute que celui qui ne dénonce pas le prêtre qui l’a tenté après avoir été averti de son devoir est automatiquement excommunié après un mois et ne peut être absous tant qu’il ne l’a pas fait. Le document poursuit plus loin en précisant de quelle façon les dénonciations doivent être recueillies, la règle étant par écrit, sauf en des circonstances exceptionnelles où il serait difficile ou impossible pour la victime de rencontrer un officiel. On traite même des dénonciations anonymes qui ne doivent qu’exceptionnellement être considérées. Lors de l’enquête il est spécifié qu’on ne doit pas demander à la victime si elle a consenti à la sollicitation et s’il le faut, on doit même lui dire expressément qu’elle n’a pas à le dire.
Il s’agit donc d’une désinformation à des fins cathophobes, pour déstabiliser le pape dans son gouvernement de l’Eglise. Nous invitons donc les lecteurs à prier pour Benoît XVI, afin qu’il ne se "dérobe pas, par peur, devant les loups" (cf. son homélie d’inauguration de son pontificat).
Victoire de la gauche en Autriche
L’opposition social-démocrate (SPÖ) a emporté une victoire sur la droite (ÖVP) du chancelier Wolfgang Schüssel, au pouvoir depuis 6 ans, lors des élections législatives. Le parti SPÖ d’Alfred Gusenbauer, était donné vainqueur avec 35,7%, contre 34,2% à l’ÖVP, 11,2% au FPÖ et 10,5% aux Verts. Les conservateurs perdraient ainsi 13 sièges de députés, avec 66 mandats contre 68 aux sociaux démocrates.
Ces résultats ne tiennent pas compte de 400000 bulletins de vote d’Autrichiens de l’étranger et de citoyens n’ayant pas voté dans le bureau de vote de leur domicile. Ces bulletins devraient être dépouillés seulement d’ici le 10 octobre.
La JOC, courroie de transmission du marxisme
La JOC a clôt ses Etats généraux sur l’emploi des jeunes par la signature d’une charte paraphée par plusieurs responsables syndicaux et politiques, dont la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, Dominique Strauss-Kahn, le président (PS) de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, Clémentine Autain, adjointe (apparentée PCF) chargée de la jeunesse à la Mairie de Paris.
Les signataires de cette charte s’engagent notamment à "faire de l’emploi une priorité et montrer une jeunesse qui va de l’avant" (contre le CPE…). A quelques mois de la présidentielle, la JOC entend prendre part au débat. Marie-George Buffet a encouragé l’assemblée dans ce sens : "Vous pouvez prendre en main la présidentielle, façonnez-la de vos idées".
On se demande bien ce que signifie le ‘C’ de JOC…
Mobilisation contre l’euthanasie
Suite à la sortie de son roman sur l’euthanasie Les assassins sont si gentils, Elisabeth Bourgois, infirmière, reçoit de nombreux soutiens individuels qui, collectivement, peuvent avoir un réel impact dans ce grave débat de société. C’est pourquoi le Collectif pour une médecine de vie vient d’être créé face à l’action omniprésente de ceux qui profitent de nombreuses affaires douloureuses d’euthanasie pour exiger le vote d’une loi en autorisant la pratique en France.
Ce Collectif, a-politique et a-confessionnel, souligne :
- qu’aider quelqu’un à mourir dans la dignité, c’est lui apporter tous les soins médicaux et psychologiques pour lui éviter des souffrances extrêmes, physiques et morales, de fin de vie.
- qu’aider quelqu’un à mourir dans la dignité ne peut en aucun cas vouloir dire : provoquer sa mort.
- que légaliser l’euthanasie, ce serait instaurer la possibilité pour quiconque, de prononcer la peine de mort d’êtres souffrants ou considérés comme indignes de vivre.
- que la médecine est l’art de soigner tout être vivant et qu’elle n’est pas un outil d’exécution.
Le Collectif pour une médecine de vie réclame que la loi Léonetti d’avril 2005 sur la fin de vie soit appliquée avec l’augmentation des lits de soins palliatifs. Il souhaite une formation plus approfondie des étudiants en médecine et des professions para-médicales sur le traitement de la douleur et de la fin de vie. Dans ce but, le Collectif lance une pétition pour défendre la vie.
L’islam en France selon Pasqua
Invité du "Forum Radio J", le sénateur Charles Pasqua apparenté UMP a évalué aujourd’hui à "5 à 10000, les personnes sensibles à la démarche intégriste qui peut les conduire éventuellement à s’engager dans des actions violentes à l’étranger, et peut-être en France". Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur (1993-1995), les pouvoirs publics considéraient
"que par rapport à la communauté musulmane (5 millions), un million de personnes, au moins une fois par an, respectaient les principes de la religion musulmane, et les intégristes -ceux qui sont pour une application très stricte de la religion- à à peu près 100000".
"Ceux susceptibles de participer à des actions violentes, à l’époque, on les estimait à 5 – 6000".
5 à 6000 apprentis-terroristes en 1995. Combien 10 ans après ?
Controverse de Ratisbonne : Felix culpa ?
Recteur des collèges jésuites du Caire, le père Henri Boulad, estime le temps venu de "la clarté, de la sortie de l’ambiguité" avec l’islam "face à la poussée de l’intégrisme musulman". Ce catholique égyptien, né à Alexandrie en 1931, considère que le propos de Benoit XVI sur l’islam n’était pas "pur hasard" et pourrait inaugurer "un dialogue plus vrai et franc" :
"Si faute il y a eu de la part du Pape, elle pourrait être heureuse: c’est une felix culpa", [expression de Saint Augustin sur le caractère salvateur du péché originel].
Dans son bureau, il estime aujourd’hui que "nous ne sommes qu’au commencement de l’épreuve". Pour lui, l’islamisme "reflète l’essence même d’un islam figé, comme un poussin dans un oeuf. C’est un type de totalitarisme de la pensée".
"Il n’avait pas besoin de cette référence, mais elle reflète bien sa volonté de clarifier ce qui sépare l’islam et le christianisme sur ces questions fondamentales".
Benoit XVI "connaît assez bien" la théologie musulmane
"pour dire que l’islam est indissociable de la politique et d’un projet global de société. […] Le propos du Pape obligera chacun à sortir ce qu’il a sur le coeur, sans faux-semblants. […] Quand on dit que l’islam est une religion de tolérance, j’en attends les preuves, et constate surtout que dans les 57 pays à majorité musulmane, il n’y a pas de liberté religieuse. […] Cela le pape le sait : il est très lucide, et sans illusions sur la réciprocité religieuse, ou plutôt son absence".
Pour le père Boulad, le "courant massif est celui de l’islamisation de la société" :
"On voile les filles de plus en plus jeunes, et la poussée de l’intégrisme se poursuit, avec une radicalisation des esprits".
Il y a une "schizophrénie musulmane", à l’égard de la femme, "objet de convoitise et d’interdit".
"L’Islam est–il réformable ? c’est toute la question, et je souhaite de tout coeur qu’il s’adapte à une époque pluraliste dans des Etats où le temporel et le spirituel sont séparés. Aujourd’hui, le monde arabe s’est emparé du modernisme, c’est-à-dire l’écorce de la modernité, avec ses techniques et produits, mais il ne pourra indéfiniment résister à la modernité, qui passe par la pensée critique".
Où l’on reparle du rite dit de Saint Pie V
Confirmant la rumeur lancée par l’abbé Laguérie, un site italien laisse entendre que la libéralisation du missel de 1962 se fera en novembre :
"Ainsi que l’avait annoncé il y a déjà plusieurs mois l’Archivum Liturgicum, dans quelques semaines le Saint Père promulguera le document de libéralisation de la Liturgie Romaine. De nombreuses voix bien informées confirment pour novembre la date de publication du décret. Autant qu’on puisse le savoir, le contenu du document concernerait la libéralisation totale du Rite tridentin – selon les rubriques de 1962 – le mettant sur le même plan que le rite réformé ; la nouvelle liturgie serait définie «rite ordinaire» alors que celle traditionnelle serait définie «rite extraordinaire», sans aucune limitation à la célébration par quelque prêtre catholique que ce soit. Il semble que dans le décret déjà signé par le Saint Père au début de septembre, soit exprimé le désir que les églises principales célèbrent au moins une messe tridentine dominicale."
Cette idée de rite ordinaire et de rite extraordinaire rappelle ce qui a été dit par le Cardinal Hoyos aux prêtres du nouvel Institut du Bon Pasteur. Celui-ci, créé début septembre, s’avère être en quelque sorte un "ballon d’essai" destiné à "tester" la réaction de l’épiscopat français avant ce fameux mois de novembre, durant lequel se déroulera également la traditionnelle réunion de la Conférence épiscopale à Lourdes, au cours de laquelle un groupe de travail doit présenter un texte sur la question des traditionnalistes (ici pages 2-3).
Le lobby immigrationniste enseigne à la maternelle
Imaginé par Elsa Devernois et Zazie Sazonoff, l’ouvrage La Fleur qui dérange est offert en cadeau aux nouveaux élèves de maternelle. C’est l’histoire d’un coquelicot qui, s’invitant dans un champ de pissenlits, est d’abord méprisé par ces derniers avant de "recevoir des coups violents" accompagnés de phrases du genre :
"On ne veut pas de toi ici ! On ne sait pas qui tu es ! On ne sait pas d’où tu viens ! […] Tu nous prends notre travail ! […] Tu pollues notre bon miel de pissenlits !"
Ceci pour des enfants de moins de 6 ans. Voici la suite de l’histoire-propagande :
"Un jour, un pissenlit s’approcha de la pauvre fleur rouge abandonnée […] Tu me plais, tu es différente de toutes les autres fleurs […] L’année suivante, on vit apparaître 4 fleurs orange dans un champ de pissenlits".
C’en est presque touchant. Mais ce n’est pas fini :
"Quelques années plus tard, le champ était devenu tout bariolé. Des fleurs oranges côtoyaient des fleurs jaunes et rouges. […] Et elles ne trouvaient rien de bizarre à cela".
Pour paraphraser un slogan politique en vogue, les auteurs ont du imaginer le champ d’après.
Michel Janva (via Minute)
Redeker : des imams complices ?
Après les déclarations ambigües de Dalil Boubaker, le recteur de la mosquée de Marseille a appelé les musulmans "à ne pas tomber dans ces manipulations et éviter de réagir comme certains le souhaiteraient". On se demande si de fait, ces imams ne sont pas de mèche avec les auteurs des menaces.
Kabtane n’a pas mâché ses mots à l’encontre du texte de Robert Redeker, qualifié d’"exposé provocateur et satisfait d’approximations grossières et ineptes", alignant "des âneries puisées dans la sous-culture des trottoirs et l’ignominie raciste" :
"N’est-il pas possible, surtout venant de la part d’un professeur de l’éducation nationale, (d’exiger) un minimum de science et de connaissance ? Que cherche le journal qui publie un texte dont le principal mérite est de combiner l’ignorance et la haine ?".
N’est-il pas possible à cet imam d’avancer quelques contre-arguments plutôt que de proférer des insultes à tout-va ? Mais la suite est pire, sinon criminelle. L’imam :
"émet les plus grandes réserves quant à l’origine exacte de ces menaces. Il est tout de même un peu facile d’attribuer aussitôt à des fidèles musulmans, égarés, de telles menaces. L’heure est aussi aux manipulations".
Nous n’aurons donc pas de condamnation de la violence que certains musulmans -certes pas tous- professent. Et c’est bien cela qui est complice.
Où l’on reparle de l’Arménie… et de la Turquie
Chirac a inauguré samedi une "Place de France" dans le centre de la capitale arménienne Erevan après avoir rendu hommage aux victimes des massacres d’Arméniens de 1915-1917 en déposant une gerbe au pied du monument Tsitsernakaberd à Erevan.
"C’est avec une émotion profonde que je découvre la terre d’Arménie. […] Emotion quand je pense à tous les survivants de cette tragédie qui durent prendre les chemins d’un douloureux exil".
Interrogé au cours d’une conférence de presse sur le fait savoir si la Turquie devait, pour entrer dans l’UE, reconnaître un caractère de génocide aux massacres d’Arméniens perpétrés entre 1915 et 1917 dans l’Empire Ottoman, il a répondu : "honnêtement, je le crois".
"Quand de surcroît il s’agit de s’intégrer dans un ensemble qui revendique l’appartenance à une même société et la croyance en de mêmes valeurs, je pense qu’effectivement la Turquie serait bien inspirée, au regard de son histoire, de sa tradition profonde, de sa culture qui est aussi une culture humaniste, d’en tirer les conséquences".
Pourtant, mercredi dernier, le Parlement de l’UE a adopté un texte qui refuse de mettre en préalable à l’adhésion de la Turquie la reconnaissance du génocide arménien, bien que la question demeure :
"[Le Parlement] souligne que bien que la reconnaissance du génocide arménien en tant que tel ne constitue pas formellement un des critères de Copenhague, il est indispensable qu’un pays sur le chemin de l’adhésion aborde et reconnaisse son passé". (§56)
Ce n’est pas un critère formel mais c’est indispensable… C’est surtout du charabia.
Un nouveau supérieur à Lagrasse
Suite à la démission de Mgr Wladimir, souffrant, les chanoines de l’Opus Mariae ont élu hier leur nouveau Père Abbé. Il s’agit du Père Emmanuel-Marie de Saint-Jean.
Le MPF fait un exercice d’équilibriste
VoxGalliae rapporte l’entretien de Guillaume Peltier à Direct Soir :
"au sujet de ses relations avec l’UMP, M.Peltier revient sur la rumeur d’un accord UMP-MPF :
"La grande rumeur de l’UMP, c’est qu’il pourrait être ministre de Sarkozy ! Soyons sérieux, je vous confirme que Philippe de Villiers sera candidat. Ce qui inquiète l’UMP, c’est que les derniers sondages nous accordent 8% d’intentions de vote" (en fait il s’agit du cas de figure d’une candidature Villepin, en cas de candidature Sarkozy, Philippe de Villiers est crédité de 4%).
Guillaume Peltier a voulu également être rassurant sur les possibilités de Philippe de Villiers d’être candidat : "Nous avons déjà 300 parrainages". Concernant les reports des voix au deuxième tour, le slogan "pas une voix pour le système UMPS" semble céder la place à une prise de position plus souple. Ainsi parlant des éventuels reports de voix en faveur de Sarkozy, Guillaume Peltier déclare que "si nos idées sont prises en compte, tout est possible". (…) De la même manière il n’exclut pas la participation à un gouvernement de la part du MPF à condition que "nos idées soient prises en compte".
Nous savions déjà que le MPF n’appellera pas à voter FN. Mais revenant à une position plus pondérée que dans son communiqué, Peltier laisse entendre aujourd’hui une possible entente avec Sarkozy, si toutefois ce dernier prend ses idées en compte, alors que -au vu de ces fameuses idées- il apparaît tout de même moins probable que Sarkozy les prenne en compte que Le Pen. Alors, à quel jeu d’équilibriste joue le MPF ?
Selon Le Conservateur, ce petit jeu serait de la seule responsabilité de Guillaume Peltier. Pourtant, on apprend par ailleurs que Jean-Philippe Wagner, délégué de la circonscription MPF de Moselle et élu de Meurthe et Moselle, a voté au Conseil régional une subvention de 14369 € pour "l’Université turque de Tubitak-Adana-Usam, visant à développer la recherche et le développement en Europe", alors que la Turquie fait justement partie des 5 points "non négociables" du MPF. Voilà qui nous rappelle l’étrange affaire Yvon Claire, conseiller municipal MPF de Marseille votant le financement de la future mosquée.
Christine Boutin lance son blog
Cela se passe ici et s’est intitulé "l’être humain priorité absolue". Allez-y, il paraît qu’"aucune question n’est taboue" surtout que pour l’élection présidentielle, Christine Boutin avoue ne pas avoir encore pris sa décision. Sur le site de la FRS (qui a également fait peau neuve), on trouvera un argumentaire sur l’avortement -le FRS prône le respect de la dignité de la personne "de sa conception à sa mort naturelle"– assorti de propositions dont aucune, étrangement, n’évoque la nécessité d’une suppression -à plus ou moins long terme certes- des lois sur l’avortement.
Dans les Questions/réponses, le sujet est traité ainsi :
"Le FRS propose-t-il d’abolir la Loi Veil ?
Le FRS milite pour la défense de la vie considérant que même cabossée, elle vaut la peine d’être vécue. Or la société actuelle ne propose aucune alternative à l’avortement alors que tout le monde s’accorde à dire qu’il vaut mieux l’éviter. Face à cette contradiction, le FRS propose avant tout de renverser la tendance actuelle et d’aider les femmes en difficulté à garder l’enfant à naître plutôt que de les encourager à avorter.Proposer d’abolir la loi Veil purement et simplement ne saurait cependant résoudre la détresse des milliers de femmes confrontées à ce choix douloureux. Le FRS choisit donc surtout de militer pour que les dispositions en faveur de la vie qui existent déjà soient appliquées et renforcées."
Cette position n’est pas une position pro-vie. Car, s’il est nécessaire d’agir par étapes (voir l’exemple américain), il n’en reste pas moins que l’objectif de la suppression des lois criminelles doit être un but déclaré. Dans Evangelium vitae, Jean-Paul II ne demandait pas aux hommes politiques de se contenter de déplorer verbalement l’avortement, mais de s’engager courageusement pour des dispositions législatives protégeant la vie (§90):
"[L]es responsables de la vie publique […] ont le devoir de faire des choix courageux en faveur de la vie, surtout dans le domaine des dispositions législatives. […] Si les lois ne sont pas le seul moyen de défendre la vie humaine, elles jouent cependant un rôle de grande importance et parfois déterminant dans la formation des mentalités et des habitudes. Je répète encore une fois qu’une norme qui viole le droit naturel d’un innocent à la vie est injuste et que, comme telle, elle ne peut avoir force de loi."
Les syndicats de l’Education nationale
… soutiennent Redeker. "On a failli attendre", diront certains. Pour ma part, je crois qu’au-delà des mots ("la liberté d’expression doit être fermement défendue"), c’est d’un véritable soutien matériel dont a besoin Robert Redeker.
Le catholique ne s’adapte pas à la société
Le père Michel Gitton signe une tribune intitulée "catholiques, faut-il s’adapter ?" dans Liberté Politique, laquelle commence par une citation de Dom Guéranger, le restaurateur de l’ordre bénédictin en France :
"Montrez-vous à cette société tel que vous êtes au fond, catholique convaincu. Elle aura peur de vous peut-être quelques temps ; mais, soyez-en sûr, elle vous reviendra. Si vous la flattez en parlant son langage, vous l’amuserez un instant, puis elle vous oubliera ; car vous ne lui aurez pas fait une impression sérieuse. Elle se sera reconnue en vous plus ou moins, et comme elle a peu de confiance en elle-même, elle n’en aura pas en vous d’avantage. Il y a une grâce attachée à la confession pleine et entière de la foi."(Le Sens chrétien de l’histoire, III, p. 31-32).
Il faut sauver le soldat Redeker
Le MPF lance une pétition en ligne pour soutenir Robert Redeker, en estimant que
"les Français attachés à la liberté d’expression doivent apporter leur soutien à Robert Redeker. Ce n’est en aucun cas à la République à s’adapter à l’islam mais à l’islam à s’adapter à la République."
On ignore encore à qui sera communiqué cette pétition. Sans doute au ministre de l’insécurité, dont le silence assourdissant (pour cause de ramadan électoraliste ?) tranche à peine avec la déclaration de Dalil Boubaker qui nous fait craindre le pire pour le malheureux professeur :
"Il faut être prudent dans le climat de tension que traverse actuellement la communauté musulmane, sur le plan national et international. Après les caricatures, certaines déclarations sur la violence de l’islam ou le manque de raison dans la religion musulmane, on voit de plus en plus que des amalgames sont faits entre islam et islamisme, et on confond souvent l’un et l’autre, ce qui est une erreur inacceptable."
Ne voulant sans doute pas être accusé d’avoir lancé la fatwa contre Redeker, Boubaker déplore tout de même la situation du professeur :
"Je suis triste de le voir inquiet et menacé, c’est inacceptable. Nous sommes dans un pays de droit et nul n’a la faculté de se faire justice lui-même. [Mais j’estime qu’il y a] dans tout cela plus d’agitation et de rodomontades que de menaces sérieuses".
Si ce n’est pas de la complicité, qu’est-ce ?
Le Saint-Siège veut reconstruire l’identité de l’Europe
La conférence du pape Benoît XVI à Ratisbonne est une référence pour qui veut "travailler à la construction d’une identité européenne renouvelée", a estimé le cardinal Tarcisio Bertone dans une lettre adressée aux participants d’un congrès universitaire européen réuni à Rome sur le thème "Où va l’Europe ? culture, peuples et institutions".
"[La conférence] fixe comme tâche principale aux universitaires et aux étudiants chrétiens la recherche d’une pleine rationalité, fidèle à l’intégralité de l’expérience humaine, en dialogue constructif avec tous ceux qui partagent la même passion pour la vérité et pour l’homme et sont disposés à travailler sans a priori idéologiques".
"Sur une telle base culturelle, on peut travailler avec réalisme à la construction d’une identité européenne renouvelée, capable d’offrir au monde, face aux défis de l’époque, la contribution d’un héritage culturel et spirituel inestimable".
De son côté, le pape a apporté son soutien à la candidature de l’Albanie à l’Union européenne en recevant le nouvel ambassadeur de ce pays :
"L’Albanie aspire à une intégration y compris institutionnelle avec les nations européennes, car elle se sent déjà liée à eux pour des raisons non seulement géographiques, mais surtout historiques et culturelles".
Benoît XVI a évoqué la figure de Mère Teresa de Calcutta "fille élue de l’Albanie".
3e concours de légende : les résultats
La photo à légender était celle-ci, légendée par un de nos lecteurs, hors catégorie (merci à JPW) – cliquez dessus pour l’agrandir :
Vous avez été encore nombreux à participer. Voici la sélection totalement arbitraire :
- 7ème : "Faire voter les morts : une vieille pratique socialo-communiste qui connaît parfois des ratés" Prevalito
- 6ème : "Garçon, un demi pour la 508 !" CC
- 5ème : "P.S. retourne maison" TP
- 4ème : "j’y suis ! Domaine Vessigaud 1981 !" le conservateur
- 3ème : "Quand on lui montre la lune, le fou regarde le doigt. Le politique lui…" XD
- 2ème : "Bon alors d’où vient le vent aujourd’hui ? voté-je oui ou voté-je non ?" TB
- 1er : "Absentéisme à l’Assemblée Nationale : le PS sollicite le musée Grévin" Prevalito
Félicitations à Prevalito et à la prochaine !
Le Salon Beige
Humour et politique
Lundi sera remis le Prix Press Club "Humour et Politique" 2006. L’heureux élu succédera à Nicolas Sarkozy, détenteur du prix 2005 pour avoir affirmé, sans rire: "Je ne suis candidat à rien". Parmi les nominés :
- Dominique de Villepin : "Le pétrole est une source d’énergie inépuisable qui va se faire de plus en plus rare".
- Nelly Olin, ministre de l’Ecologie et du Développement durable : "Je trouve qu’on a tellement de choses à se mettre dans la tête qu’il est inutile de s’encombrer le cerveau".
- François Baroin, ministre de l’Outre-mer: "Je suis un des rares ministres chiraco-sarko-villepino compatibles".
- Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances: "Je ne suis pas l’arabe qui cache la forêt".
- Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères: "Le Hamas a voulu faire une croix sur Israël".
- Laurent Fabius, parlant du projet de Ségolène Royal: "Je préfère dire ‘voici mon projet’ que ‘mon projet c’est Voici"’.
- Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière: "Mes idées n’ont pas pris une ride".
- Jean-Pierre Raffarin : "Ségolène, elle séduit au loin et irrite au près".
- Ségolène Royal: "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit".
- Ségolène Royal, à l’occasion de son voyage en Corse: "Je ne parlerai ni des attentats ni des incendies, je ne parlerai que de la Corse qui travaille".
- Nicolas Sarkozy, répondant à la phrase de Dominique de Villepin au sujet du CPE ("Nous sommes en 14, c’est la guerre des tranchées, moi j’ai des c[…]"): "En France, ce ne sont pas les c[…] que l’on coupe, mais la tête".
- Odile Saugues, député PS du Puy-de-Dôme: "Mettre une taxe sur des billets d’avion qu’on ne paye jamais, c’est un comble pour un président".
- Pascal Terrasse, député PS de l’Ardèche, parlant du retour de Lionel Jospin: "C’est la première fois qu’un déserteur passe ses troupes en revue".
- Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France: "Docteur Sarko et Doc Gynéco, c’est la com’ et la came".
Il y manque l’intervention de l’idiot-utile de service qui a envoyé une lettre de soutien au quotidien anarcho-bancaire Libé, cité par Alain Sander dans Présent de demain :
"François Bayrou, alias Neuneu 1er : «Dans les pages de Libération, on ne sent pas d’influence extérieure (sic!).»"
On ne peut pas ignorer les textes du Pape
Le nouveau secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a reçu ce matin le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège. Le nouveau bras droit du pape Benoît XVI a souligné (en français, la langue diplomatique, à l’heure de la grand’messe de la francophonie, il est utile de le souligner) que "les documents du Saint-Siège", et "surtout" ceux émanant des papes, "ne sont pas des textes sur lesquels on peut passer rapidement, ou pire, que l’on peut se permettre d’ignorer".
"Ce sont des textes à lire attentivement et à méditer, pour que les idées puissent se traduire en actions pratiques et que le monde puisse reconnaître la force et l’actualité du message chrétien".
Il a souhaité que les diplomates s’engagent notamment pour :
- repenser la question de la dette des pays les plus pauvres,
- pour le respect de la liberté de conscience et de religion,
- contre la violence sous toutes ses formes infligées aux femmes, aux enfants nés ou à naître,
- pour la défense de la vie de sa conception à sa fin naturelle.
Encore une église vandalisée
L’église Notre-Dame de Bar-le-Duc (Meuse) a reçu, probablement hier matin, la visite destructrice de vandales, et une plainte a été déposée dans la soirée par le curé de la paroisse. Trois statues de plâtre de dimension humaine datant du début du XXe siècle, posées sur des socles de plus d’un mètre de haut, ont été projetées à terre. Les statues du Sacré-Coeur, de Sainte Jeanne d’Arc et de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus se sont totalement brisées. Une statuette du XVIIIe siècle dorée à l’or fin, représentant la Vierge à l’Enfant, a été fortement endommagée. Des vases de fleurs ont été systématiquement renversés.
Quelle presse, quel politique dénoncera cette christophobie ?
La police victime de l’impunité
3 policiers en patrouille ont été molestés hier dans un quartier de Vitrolles alors qu’ils venaient d’interpeller un jeune qui les avait insultés. Les policiers, deux hommes et une femme, étaient en train de contrôler le conducteur d’un scooter à proximité du commissariat quand deux jeunes circulant à deux roues sont passés en les insultant. Au deuxième passage des jeunes, les policiers sont parvenus à interpeller l’un d’eux, ce qui a provoqué un mouvement de colère de nombreux riverains qui sont intervenus pour le libérer. Plusieurs habitants du quartier s’en sont alors pris à la patrouille de police et à leur voiture. Les 3 policiers doivent subir un examen médical afin d’évaluer leur interruption temporaire de travail. Le premier jeune interpellé a été placé en garde à vue, ainsi qu’un autre, arrêté par une autre patrouille à proximité. Pour Bernard Coumes, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance, on assiste
"à une aggravation de la situation dans certaines banlieues. Avant, on jetait toutes les semaines des pierres sur les patrouilles mais maintenant, notamment après certaines images télévisuelles, on veut aussi casser du flic en prime".
Michel Janva (via Bafweb)
Nous demandons des excuses des musulmans
Le Cardinal Archevêque de Cologne, Mgr Joachim Meisner s’est dit déçu que la réaction des musulmans allemands au meurtre de Soeur Léonella soit un échec (ici en v.o.) :
"je suis triste que les musulmans d’Allemagne n’aient pas poussé comme un cri unanime : "nous demandons des excuses et des rétractations sur le fait que l’islam se soit présenté de manière si choquante"!"
La gravité de la situation selon Redeker
Interrogé sur Europe 1, Robert Redeker se plaint de l’abandon dont il est victime :
"Pour l’instant, le ministère de l’Education nationale ne m’a même pas contacté, n’a pas daigné me contacter, me demander si j’avais besoin d’une aide. [Je suis également] lâché par les syndicats enseignants qui généralement vous félicitent lorsque vous critiquez l’Eglise catholique mais qui sont beaucoup plus réticents lorsqu’il s’agit de critiques contre l’islam. [Je suis] lâché par les politiques locaux".
Concernant les propos de Gilles de Robien, Redeker a estimé que "si M. de Robien avait raison, il n’y aurait jamais eu de vie intellectuelle en France" :
"La fonction politique n’est pas de dire ce que l’on a le droit de penser mais de défendre la liberté de pensée et d’expression".
Redeker veut "que les syndicats d’enseignants bougent, que les associations laïques promptes à défendre la laïcité lorsqu’il s’agit du catholicisme bougent également et que le ministère bouge lui aussi, que les politiques, que la société entière, que les intellectuels prennent conscience de la gravité" de la situation.
La gravité de sa situation, il la dévoile dans un mail à André Glucksmann :
"Je suis maintenant dans une situation personnelle catastrophique. De nombreuses menaces de mort très précises m’ont été adressées, et j’ai été condamné à mort par des organisations de la mouvance al-qaïda. L’UCLAT et la DST s’en occupent, mais…je n’ai plus le droit de loger chez moi (sur les sites me condamnant à mort il y a un plan indiquant comment venir à ma maison pour me tuer, il y a ma photo, celle des lieux où je travaille, des numéros de téléphone, et l’acte de condamnation).
Mais en même temps on ne me fournit pas d’endroit, je suis obligé de quêmander, deux soirs ici, deux soirs là… […] Je suis un SDF. Il en suit une situation financière démente, tous les frais sont à ma charge, y compris ceux eventuels d’un loyer d’un mois ou deux éloigné d’ici, de deux déménagements, de frais de notaire, etc… C’est bien triste.
J’ai exercé un droit constitutionnel, et j’en suis puni, sur le territoire même de la République. Cette affaire est aussi une attaque contre la souveraineté nationale : des lois étrangères, décidées par des fanatiques criminophiles, me punissent d’avoir exercé un droit constitutionnel français, et j’en subis, en France même, grand dommage".
Bienvenue en France.
La libanisation du « 9-3 »
Extraits du billet de Rioufol dans Le Figaro :
"la Justice […] est le reflet d’une lâcheté collective. Cela fait plus de trente ans que le consensus antiraciste ignore le problème posé par un peuplement majoritairement musulman. La Seine-Saint-Denis (le «9-3») compte plus de 1,5 million d’habitants, dont les deux tiers sont immigrés ou d’origine immigrée. Le «cefran» (Français) est l’étranger. […]
Un phénomène de libanisation du «9-3» se met en place, avec ses guérillas. Et ce sont les immigrationnistes qui ont amorcé cette bombe. Convaincus que la «France française» doit céder la place et que l’avenir est à l’indifférenciation des cultures dans un Babel «peace and love», ils ont créé un territoire revanchard.
[…] Cependant, la presse a sa part de démission, qu’il serait trop commode d’oublier. C’est à elle, et non au préfet Jean-François Cordet, qu’il revenait d’alerter l’opinion sur cette situation sécuritaire catastrophique en Seine-Saint-Denis, un an après les émeutes. Mais les médias sont-ils prêts à dire toutes les vérités qui dérangent ? […]
Disons-le : si les médias «progressistes» ont rechigné à mettre au jour ces phénomènes identitaires et religieux, c’est parce qu’ils impliquaient la communauté musulmane et contrariaient les slogans sur «l’immigration, chance pour la France» et «l’islam, religion de paix et de tolérance»."







