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Journée de la femme : un plan national pour défendre les mères et soutenir la maternité

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, La Manif Pour Tous souligne que les mères sont particulièrement victimes de discriminations. Elle demande au Gouvernement de lancer un plan de sensibilisation pour soutenir les femmes dans leur maternité et lutter ainsi contre les difficultés à l’embauche, les inégalités salariales et l’injustice sur les retraites des mères sans oublier les mères porteuses victimes du sordide business de la GPA.

Tout le monde sait combien il est difficile pour une mère ou une femme enceinte de postuler à un emploi ou d’évoluer professionnellement. On ne compte plus les exemples de femmes pour lesquelles le congé maternité ou le congé parental est synonyme de difficultés professionnelles. Si l’on parle de plus en plus des inégalités salariales entre hommes et femmes, elles concernent en réalité les mères. C’est en effet à partir de la naissance d’un premier enfant que cette discrimination se manifeste. Agir pour les droits des femmes, c’est donc agir pour les mères et pour la maternité.

Au cœur du débat actuel sur la réforme des retraites, la situation des mères de famille illustre elle aussi les difficultés et injustices auxquelles elles sont confrontées. Parce que la natalité est indispensable à la dynamique sociale et à l’avenir de notre société, il est urgent de soutenir la maternité. Cela doit se traduire par un plan national et une campagne de sensibilisation pour pour promouvoir et protéger la maternité.

Enfin, la mobilisation en faveur des droits des femmes et des mères doit se manifester par un durcissement de l’interdiction de la gestation pour autrui, et y compris du recours à l’étranger, comme pratique scandaleuse qui met à mal la maternité en réduisant la femme à son utérus pour produire des enfants pour des tiers. Toute concession faite à la GPA entraîne de facto une attaque contre la maternité, contre les femmes et contre les mères.

« Agir pour les droits des femmes implique une cohérence pour être efficace. Il ne s’agit pas de se contenter de grands discours mais d’être présents là où les femmes en ont besoin. Force est de constater que les mères sont les victimes. Au même titre que la jeunesse, l’inclusion des personnes handicapées et la dépendance, la maternité doit aujourd’hui faire l’objet d’un plan national dédié. Toutes les mères le méritent » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Constitutionnalisation de l’avortement : Macron écarte le référendum en passant par un projet de loi

Mis sous pression par la lobby de l’avortement, Emmanuel Macron a rendu mercredi un hommage à l’avocate Gisèle Halimi, complice des criminels terroristes algériens, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, annonçant la prochaine présentation d'”un projet de loi” pour inscrire le crime de l’avortement dans la Constitution :

“Les avancées issues des débats parlementaires (…) permettront je le souhaite, d’inscrire dans notre texte fondamental cette liberté dans le cadre du projet de loi portant révision de notre Constitution qui sera préparé dans les prochains mois”.

Emmanuel Macron a ainsi ouvert la voie à une constitutionnalisation de l’avortement par un vote des deux chambres réunies en Congrès plutôt que par un référendum.

Des images du prétendu assaut du Capitole viennent contredire le récit officiel

“Les vidéos de surveillances ont parlé !” sur les évènements du 6 janvier 2021, selon Stanislas Berton sur Sud Radio :

La semaine des cinglés

Document distribué aujourd’hui aux étudiants de la faculté de médecine de Saint-Quentin en Yvelines :

Dieu, la France et le Roy

De Thierry De Cruzy, auteur de Démondialiser la musique, à propos de l’album de Louis-Antoine, Dieu, la France et le Roy :

Les musiciens dissidents sont créatifs, après Fleur d’Épine, voici Louis-Antoine qui nous arrive avec un CD très inspiré. Il a effectivement l’ardeur des nouveaux convertis – en musique – et nous propose un album de dix chansons de sa composition. Il est musicien de formation classique, ce qui explique la qualité de ses harmonisations. Son jeu de guitare rappelle parfois Brassens, par ses paroles aussi, très travaillées, mais avec un engagement dans une autre direction, résolument dissidente bien entendu.

Le titre de son album a annonce tranquillement la couleur : Dieu, la France et le Roy. Il explique son engagement en quelques mots sur son site : « Dieu, est venu me trouver il y a quelques années, moi qui lui refusait toute révérence, toute obéissance, tout respect et toute adoration ». Les dix chansons de son album tracent donc un cheminement spirituel et militant. D’abord une invocation à Jeanne d’Arc, l’Occupation, poursuivant par une description de la France et un appel à s’engager avec la Guerre. L’artiste entraîne son auditoire qui se laisse prendre par les mélodies et les paroles. On retrouve une référence à Péguy dans Nos Amis les saints, se signale par une référence à Péguy : « Heureux les braves, les modestes […] Heureux les justes…». La chanson Par amour de ma Reine, est ouverte et clôturée par l’Ave Maria, sorte d’incitation à poursuivre la prière. Engagé, il affirme un choix politique, il est pour le roi. Il l’exprime dans la chanson qui donne son titre à l’album et le précise dans Vive Louis XX. Dans l’émouvant Miserere Nobis, il déclame une imploration sous la forme d’un puissant slam, original et bienvenu pour ce thème.

Le chansonnier a rattrapé le temps perdu. Il nous gratfie de texte profonds, véritables supports à la méditation. Louis-Antoine se livre et nous délivre un véritable rayon de soleil capable d’accompagner les dissidents dans leur parcours quotidien à travers les temps incertains que nous traversons. Chanter avec lui est facile, les paroles sont en ligne. Il faut déjà se procurer son album. Les artistes indépendants, engagés et talentueux sont rares, il est donc indispensable de les soutenir.

Pour commander.

 

Louis Salleron, un laïc catholique au coeur de la vie de l’Eglise

Après une imposante biographie consacrée à Dom Aubourg, Sœur Ambroise-Dominique Salleron, dominicaine enseignante à Fanjeaux, publie une non moins conséquente biographie de Louis Salleron, son grand-père. Il est d’ailleurs dommage que cet ouvrage consacré à cet artisan du bien commun ne soit pas plus succinct, car il risque de décourager le lecteur.

Ayant travaillé sur le corporatisme et le syndicalisme, l’économie politique et le catholicisme, Louis Salleron (1905-1992) a voué sa vie au service du bien commun. A partir de sa correspondance, de ses ouvrages et articles publiés notamment dans Fédération qu’il dirige, Itinéraires qu’il fonde avec Jean Madiran, Carrefour dont il est la cheville ouvrière ou encore ceux de La Pensée catholique ou du quotidien L’Aurore, l’auteur dresse une étude minutieuse de l’œuvre injustement laissée sous le boisseau.

Louis Salleron a traité d’agriculture et de corporation dès sa thèse de doctorat, s’est penché sur l’équilibre des rapports sociaux entre patrons et salariés ou ouvriers au sein de l’entreprise, a dispensé des cours d’économie politique à l’Institut catholique de Paris inspirés par la Doctrine sociale de l’Église. Témoin des bouleversements liturgiques et pastoraux de l’après-Concile, il entreprend une résistance tout à la fois patiente et résolue, tant contre les hérésies que contre l’esprit de chapelle au sein du catholicisme.

Père de douze enfants dont trois prêtres, Louis Salleron a le privilège d’avoir une épouse d’élite à ses côtés, toute d’intelligence, de bon sens et de discrétion. Aimant la vie, convive aux traits d’esprit réputés, il s’entoure de relations ou d’amis d’envergure avec lesquels il correspond. Parmi eux : Georges Bernanos, Mgr Jean Rupp, Dom Gaston Aubourg, Gustave Thibon, Marcel De Corte, le général Weygand, le colonel Rémy, le révérend père Bruckberger, Mgr Marcel Lefebvre, Henri Rambaud ou l’amiral Paul Auphan.

En mai 1947, Louis Salleron prononça une conférence pour le Congrès de la Confédération nationale de la famille rurale sur “l’optimum de la Sécurité sociale” :

Evoquant le “beau risque” de Platon, il constatait que, autant “il est normal et souhaitable que l’humanité s’efforce de supprimer le maximum de risques qui l’assaillent”, autant “elle ne peut se fixer l’objectif de les supprimer tous parce que 1°) elle va ainsi contre la loi de la vie ; 2°) elle augmente l’insécurité au lieu de la diminuer”. Et puisque “la vie est risque”, “les grands vivants sont les grands risques” et “la Sécurité ne se trouve que dans la mort”. Aussi, concluait-il avec une ferme vigueur : “Non la Sécurité sociale n’est pas un idéal pour un homme libre. Non, la Sécurité sociale n’est pas un idéal pour une nation vivante”.

En 1965, dans la tourmente post-conciliaire, il lance une chronique qu’il intitule “Le laïc dans l’Eglise”. Il explique :

Le laïc, nous explique-t-on, doit jouer un plus grand rôle dans l’Eglise. Nous sommes “le peuple de Dieu”. Nous avons notre mot à dire. […] Oui, le laïc a son mot à dire. Le laïc ordinaire. Celui qui n’est que le paroissien de sa paroisse, qui ne fait pas partie de l’Action catholique, qui n’est pas “mandaté”. C’est mon cas. C’est le cas de l’immense majorité des fidèles. Ceux-là sont silencieux. Comment parleraient-ils . Où parleraient-ils ? Et, d’ailleurs, que diraient-ils ? Ils ne sont pas théologiens. Ils ne sont pas savants. On leur clouerait toujours le bec, s’ils s’aventuraient à l’ouvrir. Alors, ils se taisent. Ils n’en pensent pas moins. Ils n’en souffrent pas moins. Nous parlerons pour eux. “Comment ! Quelle audace ! Quelle insolence ! Vous prétendez vous faire les interprètes des catholiques français ! Qui vous donne le droit d’affirmer qu’ils pensent comme vous ?” Paix, mes beau messieurs ! Paix !  Nous parlerons pour ceux qui pensent comme nous. Pas pour les autres. Vous voilà rassurés. Quelques dizaines seulement, peut-être. Ou quelques dizaines de milliers. Nous n’en savons rien. […] Nous n’interpellerons pas. Nous informerons. Nous observerons. Nous discuterons; Nous réfléchirons. Trois mots seront notre code : liberté, justice, vérité.”

Manu Bellegueule se prend des râteaux en Afrique

Wikipedia (encyclopédie en ligne qui vaut ce qu’elle vaut) nous apprend qu’Edouard Louis, jeune personnage interlope ayant déjà écrit une autobiographie sous le titre En finir avec Eddie Bellegueule, est picard et a, au lycée, fréquenté la section théâtre. Suffisant pour faire naître l’idée du qualificatif de Manu Bellegueule pour M. Macron et qui nous semble d’autant plus adéquat qu’on sait que chez ce dernier, natif d’Amiens quelques années avant M.Louis, la section théâtre a visiblement représenté une fixette durable. Pour Manu Bellegueule, tout est matière à théâtre y compris les relations de la France avec l’Afrique. Quelques rappels de ses derniers succès d’audience à ce sujet :

  • Le Maroc: en réponse à M.Macron qui le 27 février, lors d’un échange avec la presse ayant suivi un discours supposé fondateur (on y revient plus loin), avait qualifié ses relations avec le roi Mohammed VI d’amicales (« Ma volonté est d’avancer avec le Maroc, sa Majesté le roi le sait, nous avons plusieurs discussions, les relations personnelles sont amicales et, elles le demeureront»), le Maroc a fait savoir immédiatement que : « nos relations ne sont ni bonnes ni amicales, pas plus entre les deux gouvernements qu’entre le Palais royal et l’Elysée ». Diantre, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, en visite au Maroc en décembre 2022, nous aurait-elle aussi menti ?

  • L’Algérie: a décidé d’arrêter la délivrance de tout document consulaire nécessaire à l’expulsion d’Algériens sans papier. Diantre, M.Darmanin nous aurait-il menti, lui qui déclarait à l’issue de sa dernière visite à Alger  « Nous avons eu un échange extrêmement important ce matin, important car cela permet aussi à la France de continuer de démontrer sa grande volonté de coopération… Nous avons décidé de reprendre une relation consulaire normale, notamment dans les relations entre nos populations qui est à la hauteur de la relation amicale extrêmement forte entre la France et Alger »

  • Le Burkina Faso : en janvier 2023, exige le départ des troupes françaises stationnées sur son sol dans un délai d’un mois
  • Le Togo et le Gabon: en juin 2022, ont été, à leur demande, admis dans le Commonwealth. Pour le politologue togolais Mohamed Madi Djabakate, cette décision sera bien accueillie car l’influence française au Togo est souvent critiquée : “L’adhésion n’a pas été discutée avec le peuple togolais. C’est une décision unilatérale du gouvernement, qui n’est toutefois pas impopulaire auprès des Togolais, qui progressivement voient en la politique étrangère de la France les raisons de la stagnation du pays“, estime-t-il.
  • Le Mali: en février 2022, avait demandé à la France de retirer ses troupes armées sans délai.

Un palmarès de champion. A tel point qu’un article du Courrier des stratèges se demande si « tout cela ne correspond pas à une stratégie à bas bruit de ruine de notre pays ». On se rappelle d’ailleurs la décision de Manu en juin 2022 de supprimer le corps diplomatique.

Cela n’empêche bien sûr pas Manu Bellegueule d’organiser à l’Elysée, le 27 février, un discours comme nous l’avons annoncé plus haut. Son pupitre comme à l’habitude donne le sujet : Notre futur. Le partenariat Afrique-France. Nous en retiendrons cinq aspects.

Le premier : Manu Bellegueule aime l’anglicisme. Il parle de l’initiative Choose Africa, d’un futur programme Choose Africa 2, de  l’objectif MEET Africa 2, du programme Pass Africa, sans compter un Global Gateway développé par l’Union européenne  et un « effort en particulier en matière de digital, reprenant tout ce que nous avons fait avec Digital Africa ». Il est vrai que Manu Bellegueule a confié les rênes de l’organisation de la francophonie à une anglophone.

Le deuxième aspect : des moments d’incontinence verbale assez habituels chez cet acteur. Par exemple :

« C’est pourquoi je suis convaincu que le moment est venu de faire un choix et de savoir quel rapport nous voulons entretenir avec les pays africains. Et au fond, quand j’essaie de suivre l’actualité, ce qui m’arrive, et de lire la qualification du moment que nous sommes en train de vivre, qui est très clairement un entre deux parce que nous héritons de beaucoup de difficultés historiques et nous sommes dans un moment de transition sans avoir pleinement réalisé, je vais y revenir, le début de la transition commencée ».

Le troisième déjà plus embêtant : des propos ambigüs sur l’Afrique, terrain ou non de compétition internationale (on aurait aussi bien pu dire concurrence). Manu commence en disant :

« Pour éviter la répétition de l’histoire, il existe une autre voie que nous poursuivons désormais depuis six ans. Une autre voie qui consiste à ne pas réduire l’Afrique à un terrain de compétition ou de rente ».

Pour ensuite affirmer :

« L’Afrique est devenue une terre de compétition. Il faut donc qu’on ait un réveil du monde économique français pour se dire « on doit aller s’y battre ».

Le quatrième aspect est encore plus gênant car il s’agit d’incohérence de fond. Manu Bellegueule commence son discours en rappelant, avec semble-t-il quelque fierté, l’un de ses propos lors d’un discours [déjà fondateur…] à Ougadougou en novembre 2017 : « Il n’y a plus de politique africaine de la France » et ajoute : « Ces mots sont toujours d’actualité ». Pourtant, tout le reste de son discours essaie de démontrer la politique qu’il envisage de construire :

« Mais on va défendre des intérêts et c’est ça un partenariat réciproque et équilibré… . On vient défendre nos intérêts ».

Et plus loin :

« Notre intérêt, c’est évidemment aussi de nous donner une nouvelle ambition économique sur le continent africain ».

Le cinquième aspect est le plus improbable : Manu Bellegueule parle d’humilité :

« une réalité unique africaine n’existe que dans bon nombre de schémas simplificateurs. J’en retirerai une seule exigence, celle de faire preuve d’une profonde humilité face à ce qui se joue sur le continent africain ».

Encore plus improbable, il dit encore :

« c’est la mission que je donne à nos ambassadrices et ambassadeurs : démontrer que notre partenariat est concret et piloter une communication offensive, au fond, décomplexée mais sans arrogance… Pour moi, le moment que nous sommes en train d’inaugurer consiste à … adopter une posture résolument plus claire de modestie, d’écoute et d’ambition ».

Forcément, personne n’y croit et le naturel revient au galop. On se rappelle encore Ouagadougou le 28 novembre 2017, lors d’une rencontre avec des étudiants en présence du président Kaboré : Manu Bellegueule avait rigolé du fait qu’il ne rentrait pas dans ses attributions de s’occuper de l’approvisionnement électrique de l’université burkinabé, mais que c’était une de celles du Président Burkinabé ; celui-ci quittant alors la tribune se voit apostrophé ainsi par Manu qui prend l’amphi à témoin : « Reste-là [le Président sort] Du coup, il est parti réparer la climatisation ». Classe.

Quelques extraits disponibles de la conférence de presse du 4 mars avec le Président de la République démocratique du Congo, M. Félix Tshisekedi, donnent à penser que Manu Bellegueule s’est laissé entraîner par son goût provoc. Au Président Tshisekedi qui lui disait en parlant d’agressions armées provenant du Rwanda : « Ca doit changer dans la manière de coopérer entre l’Afrique et l’Europe. Regardez-nous autrement, en nous respectant et en nous considérant comme de vrais partenaires et non toujours avec un regard paternaliste, avec l’idée de savoir toujours ce qu’il faut pour nous », Manu Bellegueule de répondre un rien méprisant, se la jouant facile et surtout en répondant à côté de la remarque fait en louant… la liberté de la presse française (« elle essaie de dire la vérité, c’est le travail d’une presse indépendant »). Comme si, au demeurant, la presse française et ses propriétaires étaient indépendants des subventions de plus en plus généreuses versées par le pouvoir macronien. Cela se saurait.

Et à un autre moment, Manu Bellegueule envoie, là encore de façon assez désinvolte et à un moment que l’on peut juger inapproprié, au Président Congolais :

« Et depuis 1994, c’est pas la faute de la France, pardon de le dire en des termes aussi crûs, vous n’avez pas été capables de restaurer la souveraineté ni militaire, ni sécuritaire, ni administrative de votre pas. C’est aussi une réalité. Faut pas chercher des coupables à l’extérieur… N’accusez pas la France pour quelque chose qui dépend de vous ».

Finalement, ce qui caractérise Manu Bellegueule, c’est qu’il ne sait pas la fermer. Il ne sait pas écouter. Il faut qu’il ait raison. Il faut qu’il parle (on se rappelle le Grand débat). Il faut qu’il brille. Les autres ne sont que des faire-valoir, sans distinction.

Cela a été bien vu dans un tweet de M. François Asselineau (nous recommandons vivement le suivi de ce compte Twitter souvent bien inspiré) :

Soyons honnêtes. Il y a une chose que Manu Bellegueule réussit parfaitement, c’est l’africanisation de la France. C’est une de ses obsessions. Manu aime l’Afrique. Tellement passionnément qu’il semble penser que la France devrait en devenir un petit bout. « L’Afrique fait partie non seulement de l’histoire de la France, mais de la France d’aujourd’hui ». Dans les deux composantes de l’Afrique : maghrébine et noire.

Il l’a encore dit ce 26 février : « j’ai jugé que la priorité [était] d’essayer, de la manière la plus claire…de renforcer aussi cette envie d’Afrique en France ». Et plus loin : « Nous réussirons ce nouveau partenariat si nous assumons la part d’africanité de la France ». Et d’ailleurs, à une question qui lui était posée (1h01’) après son discours sur les relations tendues avec le Maroc, Manu Bellegueule a eu cette réponse un peu stupéfiante : « La France est sans doute le pays du monde où il y a le plus de diasporas maghrébines. Et d’ailleurs, si le Maghreb est une réalité géopolitique aujourd’hui, c’est sans doute en France qu’elle se précipite [NDLR : on savourera les différents sens de ce terme bien choisi], beaucoup plus que dans la région quand je vois les relations des uns avec les autres ».

Pour terminer, nous ne résistons pas au petit plaisir coupable de fournir un autre tweet de M. Asselineau consacré au déplacement quasiment salvateur de Manu Bellegueule dans la forêt équatoriale :

Industrialisation de la procréation sans père

L’extension de la PMA a donné lieu, fin 2022, à 22 800 demandes de premières consultations de la part de paires de femmes ou de femmes seules, selon des chiffres publiés mercredi 8 mars par l’Agence de la biomédecine.

Sur la seule année 2022, près de 9 300 demandes ont été enregistrées au premier semestre pour une première consultation en vue d’une AMP avec don de spermatozoïdes, suivies de 5 800 demandes au second semestre.

Entre août 2021 et fin décembre 2022, près de 11 800 premières consultations ont été effectivement réalisées.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi, près de 2 000 premières tentatives d’AMP ont été réalisées au bénéfice de paires de femmes (47 %) ou de femmes non mariées (53 %). Et au 31 décembre 2022, près de 5 600 personnes étaient en attente d’une AMP avec don de spermatozoïdes.

Et combien de naissances ? L’Agence de biomédecine ne le précise pas, mais il y a généralement 75% d’échecs, voire plus.

Gauchisation du Conseil d’Etat

Thierry Tuot a été nommé par l’Elysée à la tête de la section de l’intérieur du Conseil d’Etat. Chargé de tous les sujets régaliens comme la justice, l’immigration, la sécurité, l’éducation, la culture, les cultes et les institutions, cette section est, avec celle du contentieux, la plus importante du Conseil d’État, à la fois juge administratif suprême et conseil du gouvernement pour toutes les lois et décrets.

Thierry Tuot, conseiller d’État, a publié en 2013 un rapport sur «La grande nation pour une société inclusive», remis à Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre de François Hollande. Il proposait de refonder les politiques d’intégration en s’attaquant à un « laïcisme de combat, furibond et moralisateur », en incitant à « assumer la dimension “arabe orientale” » de la France et en proposant de « créer (…) un statut de tolérance permettant (…) une régularisation programmée au terme de cinq ans ». Extrait :

La “question musulmane”, pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier, de polluer le débat public, et de troubler jusqu’au délire les meilleurs esprits. À l’islamisme – revendication publique de comportements sociaux présentés comme des exigences divines et faisant irruption dans le champ public et politique – répond un laïcisme de combat, furibond et moralisateur, qui mêle dans un étrange ballet les zélotes des racines chrétiennes de la France, qu’on n’attendait pas au chevet du petit père Combes, et républicanistes tout aussi intégristes, qui semblent n’avoir de la liberté qu’une idée terrifiée, où, hélas, souvent terrifiante.

Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit constitutionnel émérite, s’inquiète :

« L’arrivée de Thierry Tuot à cette présidence, c’est la reconnaissance de la conversion des membres du Conseil d’État au multiculturalisme ».

Découvrez la fameuse « cire du Père Fulgence » de l’abbaye de Maylis

Aujourd’hui, cap vers le Sud-Ouest, dans les Landes, à l’abbaye de Maylis ! Ici, depuis 1946, vit une communauté de moines bénédictins olivétains (habillés en blanc !), dans une vie fraternelle, au rythme des offices chantés (sept par jour) et du travail manuel. Pour « vivre du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres » (règle de saint Benoît, chapitre 48), les vingt moines de Maylis fabriquent notamment une tisane dépurative, ainsi que des cires pour meubles et parquets. Parmi celles-ci, la fameuse cire du père Fulgence “qui brille sans frotter”, et qu’on vous recommande pour son efficacité !

Dans cet article, Divine Box met un coup de projecteur sur cette cire : son histoire, sa composition, son utilisation. C’est parti !

L’histoire de la cire du père Fulgence

Il y a encore quelques décennies, nombreux étaient les fabricants de cire dans les Landes. Il faut dire qu’ils avaient sous la main de beaux et nobles ingrédients, comme la térébenthine (essence de résine de pin) et la cire d’abeille. Mais dans les années 1980 et 1990, beaucoup déposèrent le bilan… Si bien qu’à la fin des années 1990, un fabricant proposa de transmettre son matériel et son savoir-faire à l’abbaye de Belloc pour que perdurent chez ces moines la production de la cire.

Cependant, les moines de Belloc, déjà très occupés, ont redirigé cette belle proposition à Maylis, où les moines ne produisaient à l’époque que la tisane de Maylis ! Voilà donc les moines de Maylis qui se mettent à produire de la cire depuis 2001. Dans le silence et la prière, dans leur petit atelier artisanal, naissent ainsi vos prochains produits favoris pour l’entretien des meubles et parquets…

Ah, tiens, d’ailleurs : pourquoi ce nom de « cire du père Fulgence » ? Eh bien Fulgence est tout simplement le nom du deuxième supérieur de la communauté de l’abbaye de Maylis !

Frère G. dans la fabrique de cire de l’abbaye de Maylis © Divine Box

Composition et atouts de la cire du père Fulgence

La cire du père Fulgence est 100% naturelle, sans aucun produit chimique. Elle est en effet fabriquée à partir de deux ingrédients simples :

  • l’éthanol : un alcool produit à partir de la fermentation de sucre ou de l’amidon contenu dans le maïs ou le blé
  • la gomme-laque : une cire naturelle, produite par des pucerons dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, et notamment en Inde

Concrètement, la cire du Père Fulgence qui « brille sans frotter » présente de nombreux avantages pour l’entretien des bois. D’abord, elle nourrit le bois et le protège de la poussière. Ensuite, pour le côté esthétique, elle apporte une  finition de haute qualité, avec un bel aspect blond, chaleureux et brillant. Enfin, elle ne nécessite pas d’entretien, ce qui est bien pratique si vous avez de nombreux meubles et parquets !

Les avis récoltés par les moines de Maylis sur leur cire du Père Fulgence sont catégoriques : il n’y pas d’équivalent sur le marché !

La cire du père Fulgence prend soin du bois et des meubles © Istock

Sur quelles surfaces appliquer la cire du père Fulgence ?

Pour une utilisation comme vernis, la cire du père Fulgence s’utilise surtout sur le bois plutôt neuf : brut, ciré ou vernis (sauf vernis polyester). Cette cire est également idéale pour les escaliers, car elle ne glisse pas, et pour les parquets de chambre, car elle est facile d’utilisation et d’entretien. Enfin, pour les lambris, cette cire offre une finition blonde et brillante. Effets garantis !

Cela dit, vous pouvez également utiliser cette cire du Père Fulgence sur du bois ou des meubles anciens ou déjà patinés : dans ce cas-là, utilisez la cire du père Fulgence comme sous-couche, avant application d’une cire traditionnelle (comme la cire du Bénédit tiens,  l’autre encaustique de l’abbaye de Maylis) !

Par ailleurs, même si le bois est sa surface de prédilection vous pouvez aussi appliquer la cire du père Fulgence sur d’autres surfaces comme :

  • les fers forgés, cuivres et autres métaux;
  • les tomettes ou carreaux de terres cuites;
  • la paille de chaise et paniers en osier;
  • les cuirs en tout genre;
  • le lino;

Vous pouvez cliquer ici pour en savoir plus sur l’utilisation et l’application de la cire du Père Fulgence

La cire du Père Fulgence de l’abbaye de Maylis nourrit le cuir © Divine Box

Et où trouver la cire du Père Fulgence ?

Pour ça, vous pouvez bien-sûr vous rendre directement à l’abbaye de Maylis et en profiter pour dire bonjour aux moines ! Voici leur adresse : abbaye de Maylis, 455 avenue de la Chalosse, 40250 Maylis. Mais si c’est trop loin pour vous, vous pouvez aussi acheter en ligne les cires et tisanes de l’abbaye de Maylis directement sur la boutique monastique de Divine Box.

Attaque directe contre l’Église catholique autorisée par l’ONU

L’organisation pro-famille C-Fam a été empêchée de parrainer un événement à l’ONU, pour présenter le documentaire de Matt Walsh, What is a Woman (Qu’est-ce qu’une femme). L’évènement a été bloqué par des féministes radicales qui affirment que C-Fam ne correspond pas aux “valeurs” de la Commission de la condition de la femme.

Or les féministes radicales organisent un colloque, approuvé par la Commission, intitulé “Comment l’Église catholique utilise l’idéologie du genre pour menacer les droits de l’homme”. Il s’agit d’une attaque directe contre l’Église catholique qui a été autorisée par l’ONU ! Parmi les intervenants se trouve une femme qui se prétend prêtre catholique…

En attendant, l’équipe de C-Fam est présente au siège des Nations Unies pour assister à cette Commission et négocier le document qui garantira que l’avortement ne progresse pas dans le droit international.

Éric Dupond-Moretti fait deux bras d’honneur aux députés

Le gouvernement pète les plombs :

L’enseignement catholique sous contrat, sous pression du ministre

A défaut de faire assurer la sécurité dans les écoles ou de dispenser un enseignement de base aux jeunes écoliers, Pap Ndiaye compte mettre la “pression” – le terme est revenu à plusieurs reprises dans sa bouche – sur l’enseignement privé sous contrat, et particulièrement sur l’enseignement catholique, qui regroupe 96% des établissements privés.

“L’enseignement privé sous contrat sera impliqué dans l’effort de mixité. Il est normal d’exiger qu’il favorise la mixité des élèves en s’engageant dans une démarche contractualisée.”

Pap Ndiaye veut doubler l’objectif de mixité sociale et scolaire. Le ministre espère la signature d’un protocole pour le 20 mars.

Le secrétaire général de l’enseignement catholique clamait que sa liberté de recrutement des élèves n’était “pas négociable”. Mais Pap Ndiaye assume lui tordre le bras :

“L’allocation des postes d’enseignants du privé peut être un facteur de pression.”

Le ministre semble prêt à mettre sur la table l’accord tacite du “80/20” qui, depuis les années 1980, veut que 20% seulement des allocations de postes reviennent au secteur privé sous contrat.

L’enseignement catholique sous contrat devrait contre-attaquer et ouvrir des classes hors-contrat au sein de ses établissements. La liberté est sans doute à ce prix.

Utah et Wyoming : nouvelles avancées pro-vie

Le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, s’apprête à interdire les cliniques d’avortement d’Etat. Désormais, seuls les hôpitaux pourront pratiquer cet acte, que ce soient des avortements chirurgicaux ou médicamenteux. La loi prévoit de mettre fin à l’autorisation de nouvelles cliniques d’avortement après le 2 mai. Une fois cette autorisation expirée pour les cliniques qui l’utilisent actuellement, celle-ci ne sera pas renouvelée.

Les législateurs du Wyoming ont voté le 2 mars des mesures restreignant l’avortement. Ces mesures, adoptées par les deux chambres, visent à interdire l’avortement sauf en cas de viol, d’inceste, de danger pour la vie de la mère ou en cas d’anomalie du fœtus. Le projet de loi rend aussi illégal le fait de « prescrire, administrer, distribuer, vendre ou utiliser » des pilules abortives. Elles doivent désormais être signées par le gouverneur Mark Gordon pour entrer en vigueur.

L’agenda mondialiste 2030 vu par des catholiques polonais

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La pensée mondialiste également fondée sur le marxisme et le néo-marxisme crée un mélange explosif. Cette idéologie a envahi, pénétré et déformé le catholicisme dans de nombreux domaines – a prévenu Arkadiusz Stelmach lors de la présentation du rapport intitulé « Le développement durable. Le charme des mondialistes, l’instrument de l’asservissement total. »

Vice-président de l’Association du Père Piotr Skarga (SKCh) a rappelé que l’Agenda 2030 pour le développement durable a été présenté en 2015. Le programme mondialiste pour le compte de l’ONU était dirigé par Jeffrey Sachs, bien connu en Pologne, qui a supervisé il y a des années la mise en œuvre du plan Balcerowicz, c’est-à-dire une transformation radicale impliquant, entre autres, à mettre la part du lion de notre économie entre les mains du capital supranational.

– Il s’avère que l’un des plus importants partisans, garants, promoteurs de cet agenda sont des représentants très éminents de l’Église catholique, avec le pape François lui-même au premier plan, a noté l’orateur. – Après tout, ce fut un choc, même si, en tant que catholiques conservateurs, nous savons qu’elle (l’Église) est en proie à une crise sans précédent, provoquée par l’intrusion en son sein d’une théologie basée sur une philosophie extrêmement incompatible avec la doctrine catholique, c’est-à-dire l’idéalisme allemand (en détail ces questions sur notre sol) a été discuté pendant des années par, entre autres, le père professeur Tadeusz Guz), a-t- il souligné.

– Cette idéologie plus ou moins après la guerre, à la fin du pontificat du Pape Pie XII puis, à travers les pontificats des papes suivants : Jean XXIII, et surtout Paul VI, tout le Concile Vatican II, toute la transformation, « l’esprit du concile » – comme on appelle ce phénomène, il s’est propagé. Il a conduit au fait que le successeur de Saint-Pierre lui-même, le pape François, a participé à l’inauguration du projet, le plan d’action, qui est la soi-disant idéologie du développement durable, a poursuivi Arkadiusz Stelmach.

Même au XIXe siècle, l’Église s’opposait fermement aux « nouveautés » de la pensée qui étaient contraires à ses enseignements. Les papes ont publié des encycliques luttant contre le modernisme, le nazisme ou le communisme, et les fidèles sont morts aux mains des gouvernements maçonniques (Mexique) ou des oppresseurs rouges (Espagne, pays de la zone soviétique, dont la Pologne). Maintenant, cependant, depuis des décennies, les hiérarques et les fonctionnaires du Vatican se sont engagés dans la promotion d’un concept holistique de transformation de la vie sociale selon la pensée néo-marxiste.

– Le communisme a parfaitement simulé sa mort. […] Il était effectivement en train de se transformer, et celui qui semblait le mettre dans la tombe, Mikhaïl Gorbatchev, récemment décédé, était en fait un militant mondialiste de premier plan. Ensemble avec l’ancien prêtre de gauche Leonardo Boff, condamné (par l’Église), et Steven Rockefeller, ils ont rédigé la Charte de la Terre dans les années 1980, a déclaré le vice-président du SKCh. La Charte a eu une forte influence sur l’Agenda 2030, l’encyclique Laudato si de François et d’autres documents. Toute la pensée mondialiste se réfère à un paradigme basé sur la philosophie susmentionnée de l’idéalisme allemand. Les doctrines de gauche ont aussi largement transformé la science sociale endossée par l’autorité de l’Église.

– La pensée mondialiste, également fondée sur le marxisme et le néo-marxisme, crée un mélange explosif. Cette idéologie a envahi, pénétré, déformé le catholicisme dans de nombreux domaines. En fait, l’enseignement social catholique a été déconstruit, fortement imprégné de doctrines de gauche. Leonardo Boff, après avoir été interdit de parler en public par le Vatican, se consacre à l’étude de l’écologie. Il a lui-même déclaré que de théologien de la libération, il est devenu écologiste de la libération. Il a dit que tout comme les capitalistes exploitaient les pauvres, les travailleurs, les capitalistes exploitaient l’humanité, la Terre, les ressources naturelles, etc., a décrit Arkadiusz Stelmach.

Suivant ces tendances, la gauche annonce aujourd’hui une nouvelle transition – de l’ère anthropocentrique (qui a supplanté le théocentrisme) à l’ère écocentrique. Par conséquent, l’homme “doit” se considérer non pas comme la couronne de la création, mais seulement comme l’un des éléments les plus égaux du monde, à côté de la nature. Ainsi, les organes du Vatican promeuvent, par exemple, les idées de dépopulation, invitant, par exemple, à leurs conférences les partisans d’une réduction radicale du nombre d’habitants de la Terre.

– Cette pensée entre dans les documents de l’église, ce qui est effrayant. Ces concepts proclamant le dépeuplement de l’humanité sont présentés jusque dans les instances du Vatican, a souligné le participant à la présentation de la semaine dernière du rapport sur le développement durable.

En 2017, un professeur taïwanais, promoteur de l’idée d’une réduction drastique de la population de la Terre, s’exprimait lors d’une conférence organisée par l’Académie pontificale des sciences. Il affirme que pour résoudre les problèmes écologiques et économiser les ressources de la Terre, il faudrait réduire de moitié la population de notre planète d’ici 2050.

Malheureusement, en Pologne, le sujet des menaces résultant de la promotion du développement durable est rarement abordé. Les milieux scientifiques et académiques, voulant éviter de sortir du soi-disant courant dominant, présentent cette question presque exclusivement de manière favorable.

Comme l’a noté le vice-président du SKCh, l’idéologie libérale s’est installée dans les universités, les médias, les systèmes éducatifs et juridiques depuis de nombreuses décennies. Arkadiusz Stelmach s’est référé au texte du professeur Ryszard Legutka. Le philosophe y indique que les tenants de cette idéologie sont prêts à admettre les concepts les plus fous dans les salons et à leur donner des droits égaux aux vues de bon sens. Par exemple, les militants du mouvement LGBT en ont profité. D’abord simplement apparues dans la sphère publique, ils imposent aujourd’hui leur agenda partout, dans le cadre de la stratégie de gender mainstreaming.

– Quel est, par exemple, le combat dans l’Église maintenant ? Changer l’enseignement catholique sur la sexualité, comme l’approche de l’homosexualité et diverses autres soi-disant orientations ; à la question de la contraception, à la question du changement de sexe, etc. Veuillez noter que tous les synodes récents – qu’ils soient sur la famille, ou sur l’Amazonie, ou sur la jeunesse, ou maintenant la route synodale – ont toujours posé ces questions quelque part, a souligné l’orateur.

Arkadiusz Stelmach a également fait référence à la publication de Marguerite A. Peeters, qui décrit le mondialisme et ses manifestations dans la politique internationale. – Elle affirme que l’Église catholique est la dernière grande institution au monde qui prêche encore la vérité sur la sexualité humaine. Toute la bataille, cependant, est pour que ce dernier bastion tombe. Alors la victoire de cette révolution placée sous le signe du “développement durable”, du gender mainstreaming, sera complète et totale, estime Peeters, chef adjoint du SKCh.

Source : PCh24TV (Polonia Christiana : www.pch24.pl)

Député ivre

La presse a fait état de députés ivres à la buvette de l’Assemblée Nationale lors du débat sur les retraites.

On a peut-être un indice : Nicolas Sansu, député PCF, a été placé en garde à vue ce week-end pour conduite en état d’ivresse manifeste mais également outrage à personnes dépositaires de l’autorité public.

Nicolas Sansu participait à une soirée dans un bar vierzonnais. Sur le chemin du retour, le député a été contrôlé en état d’ébriété manifeste…

 

Nigeria : Témoignage de deux rescapées de Boko Haram

À l’occasion de la journée internationale de la femme, l’Aide à l’Eglise en Détresse invite deux nigérianes victimes des violences de Boko Haram à témoigner ce 8 mars. Elles seront reçues par le pape François.

Maryamu Joseph (19 ans) et Janada Marcus (22 ans) sont deux victimes de la secte djihadiste Boko Haram responsable de la mort de 75 000 Nigérians au cours des 13 dernières années.

À l’occasion de la Journée internationale de la femme le 8 mars, l’AED a invité ces deux nigérianes chrétiennes à se rendre en Italie pour témoigner et attirer l’attention des institutions sur la situation dramatique du Nigeria. Elles seront reçues par des personnalités politiques.

Après leur agression au Nigeria, Maryamu Joseph et Janada Marcus ont été prises en charge par les spécialistes du centre de traumatologie de Maiduguri, au nord-est du pays, construit avec l’aide de l’AED. L’association a recueilli leur témoignage effroyable ainsi que celui de 24 autres victimes, disponibles dans un document unique téléchargeable ici.

De 2018 à 2022, l’AED a financé 637 projets au Nigeria pour une somme de 8,2 millions d’euros. L’association a agi notamment dans le nord du pays, en soutenant la reconstruction des propriétés de l’Église détruites par les terroristes et en aidant les personnes traumatisées par des attaques djihadistes, comme Maryamu ou Janada.

Les scandales de corruption au niveau de l’UE continuent

Un haut fonctionnaire de la Commission, l’Estonien Henrik Hololei, est accusé d’avoir effectué plusieurs voyages payés par le Qatar, alors que son équipe travaillait avec l’État du Golfe sur un accord de transport aérien.

Ce directeur général du département des transports de la Commission européenne est critiqué pour avoir voyagé neuf fois en classe affaires, entre 2015 et 2021, avec la compagnie Qatar Airways, sans débourser le moindre sou. A une période où son équipe négociait un important accord aérien avec le petit émirat.

4 des vols concernés ont été payés soit par le gouvernement de l’État du Golfe, soit par des organisations proches du pouvoir qatari.

Un vaste scandale de corruption au Parlement européen a déjà été dévoilé en décembre 2022. 

Peut-on être catholique et homosexuel ?

Alors que certains lobbys, au sein de l’Eglise, veulent réécrire le catéchisme de l’Eglise catholique, accompagnés par certains évêques, l’abbé Raffray (IBP) reçoit Gaëtan Poisson pour un entretien autour de la question de l’homosexualité et de la foi catholique. Gaëtan Poisson est l’auteur d’un ouvrage sur le sujet : L’homosexualité au risque de la foi – Le témoignage d’un gay qui défend l’Église. Ayant fait le choix de la chasteté dans la continence, il a perçu que l’homosexualité était porteuse d’une fragilité lumineuse, pleinement évangélique. Cet ouvrage offre le témoignage d’une rédemption, de la libération d’un homme d’une hypersexualisation imposée par les LGBT. Il offre aussi au lecteur une réflexion profonde non seulement sur l’Église et l’homosexualité mais aussi sur la beauté du discours de l’Église sur la sexualité.

Déroulé de l’émission :

  • 1:18 Parcours de foi
  • 4:52 Découvrir un tendance homosexuelle
  • 12:17 Vivre libre, mais de quelle liberté ?
  • 15:17 La parabole du fils prodigue
  • 17:39 L’addiction au plaisir sexuel
  • 19:45 Les épreuves sont source de salut – La conversion
  • 23:19 Faut il réformer le catéchisme ?
  • 24:40 La doctrine ne peut pas évoluer
  • 28:45 L’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité
  • 31:48 Désordre et péché
  • 35:58 – La chasteté chrétienne
  • 39:56 – Distinguer la personne de ses actes
  • 41:34 – Dangers de l’idéologie LGBT
  • 44:17 – L’affectivité n’est pas un péché
  • 48:26 – La chasteté concerne tous les chrétiens
  • 50:08 – L’Église doit prêcher à nouveau la morale chrétienne
  • 52:03– Homosexualité et crise de la foi
  • 53:30 – Péché et miséricorde
  • 58:31 – Le renoncement est source de bonheur
  • 1:01:22 – Vrai bonheur et illusions trompeuses
  • 1:03:24 – La doctrine de l’Église est libératrice
  • 1:05:52 – Conseils à un jeune aux tendances homosexuelles
  • 1:07:20 – Accueillir les personnes
  • 1:11:34 – Suivre le Christ pour comprendre le mystère du mal

La liturgie traditionnelle, source de vocation monastique

Le père abbé de l’abbaye Sainte-Marie de La Garde, fondation du Barroux, Dom Marc Guillot a été interrogé dans La Nef. Extrait :

Le clivage gauche-droite a-t-il encore un sens ?

Extrait de l’entretien paru dans L’Incorrect entre Guilhem Carayon (Les Républicains), Stanislas Rigault (Reconquête !) et Pierre-Romain Thionnet (Rassemblement national) :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Donald Trump : ” Nous soutiendrons les allocations familiales pour un nouveau baby-boom et nous démolirons la tyrannie woke”

Extrait du discours de Donal Trump dans le cadre de sa campagne interne pour l’investiture de la présidentielle 2024 (source : blog d’Yves Daoudal) :

En 2016, j’ai déclaré : ‘Je suis votre voix’. Aujourd’hui, j’ajoute : je suis votre guerrier, je suis votre justice, et pour ceux qui ont été lésés et trahis, je suis votre rétribution !

Avec vous à mes côtés, nous démolirons l’État profond, nous expulserons les bellicistes, nous chasserons les mondialistes, nous chasserons les communistes, nous nous débarrasserons de la classe politique qui déteste notre pays, nous battrons les démocrates, nous mettrons en déroute les faux médias, nous exposerons et traiterons de manière appropriée les RINOS, nous expulserons Joe Biden de la Maison Blanche, et nous libérerons l’Amérique de ces scélérats et de ces crapules UNE FOIS POUR TOUTES. (RINOS : republicans in name only : ceux qui ne sot républicains que de nom.)

C’est la bataille finale – ils le savent, je le sais, VOUS le savez, tout le monde le sait. Soit ils gagnent, soit nous gagnons. Et je vous promets ceci : si vous me remettez à la Maison Blanche, leur règne sera terminé, et l’Amérique sera à nouveau une NATION LIBRE.”

Je suis le seul candidat qui peut faire cette promesse : j’empêcherai la troisième guerre mondiale.

Quand je serai de retour à la Maison Blanche, le tout premier projet de loi de réconciliation que je signerai sera pour une augmentation massive des patrouilles frontalières, et une augmentation colossale du nombre d’agents d’expulsion.

Je demanderai à chaque État et à chaque agence fédérale d’identifier chaque membre connu ou suspecté de gang en Amérique, et chacun d’entre eux qui est ici illégalement, nous les prendrons, et nous les jetterons hors de notre pays, et il n’y aura aucune question posée.

Dès le premier jour, je révoquerai le décret fou de Joe Biden qui installe des délégués marxistes chargés de la diversité, de l’équité et de l’inclusion dans chaque agence fédérale, et je licencierai immédiatement tous les membres du personnel engagés pour mettre en œuvre ce programme. Je demanderai au Congrès de créer un fonds de dédommagement pour les Américains qui ont été injustement discriminés par les politiques de Biden. Et nous interdirons toute discrimination raciale de la part du gouvernement.

Je me battrai pour les DROITS DES PARENTS, y compris le choix universel de l’école, et l’élection directe des directeurs d’école par les parents. Si un directeur ne fait pas son travail, les parents devront pouvoir voter pour le renvoyer et choisir quelqu’un qui le fera.

Poursuivant le travail de la Commission 1776, nous enseignerons NOS valeurs et nous promouvrons NOTRE histoire et NOS traditions à nos enfants.

Je révoquerai toutes les politiques de Biden encourageant la castration chimique et la mutilation sexuelle de nos jeunes – et je demanderai au Congrès de m’envoyer un projet de loi interdisant la mutilation sexuelle des enfants dans les 50 États.

Nous écarterons les hommes des sports féminins.

Je détruirai le régime illégal de censure et ramènerai la LIBERTÉ D’EXPRESSION en Amérique.

Je mettrai au défi les gouverneurs des 50 États de se joindre à moi dans une grande campagne d’embellissement. Nous renommerons nos écoles et nos boulevards non pas en fonction des communistes mais des patriotes. Nous nous débarrasserons des bâtiments laids et reviendrons au magnifique style classique de la civilisation occidentale.

Nous soutiendrons les allocations familiales pour un nouveau baby-boom.

NOUS FINIRONS CE QUE NOUS AVONS COMMENCÉ. Nous franchirons la ligne d’arrivée. Nous démantèlerons l’État profond. et nous restaurerons la République américaine dans toute sa gloire rayonnante.

Novak Djokovic encore victime en 2023 de la discrimination contre les “non-vaccinés” Covid

Le pays de Pfizer, les Etats-Unis, interdisent à l’accès à leur sol aux personnes non “vaccinées” contre le Covid-19. Faute d’avoir obtenu une autorisation spéciale, le Serbe a dû déclarer forfait :

Novak Djokovic ne décrochera pas un sixième titre à Indian Wells cette année. Dans un court communiqué, dimanche 5 mars, les organisateurs du tournoi de tennis qui débute mercredi dans le désert californien ont annoncé son forfait pour la compétition. Les Etats-Unis interdisent pour l’heure l’entrée sur leur territoire aux personnes non vaccinées contre le Covid-19, comme c’est le cas du Serbe. Ce dernier avait demandé une autorisation spéciale, mais elle lui a été refusée.

Au moins, Novak Djokovic conserve sa santé…

Laurent Wauquiez subventionne un spectacle pour enfants faisant la promotion de l’idéologie du genre

Nous vous disions récemment qu’avec Eric Ciotti et Laurent Wauquiez, le combat des valeurs et de la droite est très mal parti. Nouvel exemple en date avec un spectacle, organisé à Chadrac à l’occasion de la journée de la femme (voir le livret complet) et destiné aux enfants à partir de 5 ans, qui fait la promotion de l’idéologie du genre comme l’explique ce communiqué :

“Il s’agit d’un spectacle qui s’insère dans la semaine des droits de la femme, dont le but est de « lutter contre les stéréotypes de genre dès l’enfance afin de tendre à plus d’égalité des genres » par le biais d’un format interactif permettant aux enfant de débattre et de « s’approprier des stratégies pour faire face au sexisme ». Ce spectacle scandaleux mettra en scène « une enfant qui se pose des tas de questions : C’est quoi être une fille ? Un garçon ? On peut changer ? Qui décide ? Et si je me sens fille, je suis obligée de…? » et qui se transformera en princesse et en chevalier ; les enfants seront invités à rejouer l’histoire « pour créer une fin ni bleu ni rose ». Il sera de plus ouvert à tous, « petits et grands dès 5 ans » (…)

La réalité est, il n’y a aucunement matière à « décider » si un enfant est un garçon ou une fille. Une chose ne peut pas être et ne pas être sous un même rapport. L’esprit humain n’a aucunement la capacité de changer la nature des choses et de faire se conformer la réalité à ses désirs personnels : c’est à l’esprit humain d’adhérer et de se conformer à la vérité, à ce qui est, afin d’agir en conséquence de manière rationnelle et pertinente (…)

La seconde chose qu’il faut remarquer, c’est que ce spectacle s’adresse à un public d’enfants : c’est sans cesse les enfants qui sont ciblés par la propagande de déviance sexuelle. Cette déstabilisation systématique des enfants est véritablement dramatique : c’est toute une jeunesse qui se trouvera bientôt sans repère, sans base solide sur lesquelles s’appuyer, sans modèle de référence. Comme les jeunes plantes qui n’ont pas de tuteur, au lieu de monter vers le ciel, ces enfants intoxiqués s’avachiront bientôt sur la terre, et quand viendra la pluie, ils seront noyés dans la boue au lieu de se maintenir droits et solides. Nous ne pouvons pas accepter cela !”

La maire de Chadrac, Corinne Bringer, était suppléante du député très proche de Laurent Wauquiez, Jean-Pierre Vigier, qui a voté pour la constitutionnalisation de l’avortement. Et cerise sur le gâteau, ce spectacle est financé par la Région AURA présidée par Laurent Wauquiez et par le Conseil départemental à majorité LR.

Sommes-nous donc condamnés à voir nous impôts financer SOS Méditerranée lorsque la gauche est majoritaire et financer la théorie du genre quand la majorité est LR ?

Sur l’affiche ci-dessous, outre la femme voilée qui apparait, vous noterez que sans les subventions de la Région, du département et de l’Etat, ce spectacle n’aurait pas pu avoir lieu :

Leur nouvelle lubie : inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne

Le 8 mars la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale discutera de l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Le député LREM Pieyre-Alexandre Anglade explique qu’il n’y a sans doute pas assez de meurtres d’enfants à naître. Un projet qui va se heurter aux refus des gouvernements polonais et hongrois :

[…] En Europe également, l’accession au pouvoir de gouvernements conservateurs a d’ores et déjà fragilisé le droit des femmes d’accéder à un avortement légal et sûr.

En Pologne, alors que le pays disposait déjà d’une des législations les plus restrictives de l’Union, le Gouvernement a tenté d’interdire totalement l’avortement en 2016, sans succès. C’est finalement l’application en 2021, d’un arrêt du Tribunal constitutionnel du 22 octobre 2020, qui a conduit à la suppression de la possibilité d’avorter en cas de malformation grave du fœtus, alors même qu’il s’agissait de 98 % des motifs d’avortement dans le pays. Désormais, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère.

Cette quasi interdiction de l’avortement a déjà abouti à des situations dramatiques pour les femmes polonaises. En effet, depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle restriction, au moins trois femmes ont péri faute d’avoir pu bénéficier d’un avortement. Le cas d’Izabela Sajbor, une mère de famille décédée à l’hôpital en septembre 2021, des suites d’un choc septique, a suscité une profonde indignation dans le pays et plusieurs manifestations. Les soignants avaient en effet refuséd’intervenir tant que le cœur du fœtus battait encore alors même que sa vie était en danger.

En conséquence, les avortements clandestins se multiplient, l’association Avortement sans frontière déclare avoir réalisé 44 000 avortements clandestins en 2022. Le nombre total d’avortements clandestins est lui estimé à au moins 100 000 par an.

La Hongrie connaît également d’importantes tentatives de restriction du droit à l’avortement depuis l’accession au pouvoir du Gouvernement conservateur de Viktor Orbán, alors même que l’avortement est autorisé depuis les années 1950.

Le Gouvernement a fait inscrire à l’article 2 de la Constitution que « la vie humaine est protégée depuis la conception », laissant craindre que cette disposition puisse constituer une base juridique pour l’interdiction ou la restriction de l’avortement. En outre, un décret publié en septembre 2022 prévoit désormais que les femmes souhaitant effectuer une IVG devront être confrontées « d’une manière clairement identifiable » aux « fonctions vitales » du fœtus, notamment en « écoutant les battements de cœur du fœtus ».

Au sein d’autres États membres, les régressions sont plus pernicieuses. En Espagne, le gouvernement a présenté un projet de loi prévoyant de limiter l’IVG aux cas de grave danger pour la vie, la santé physique ou psychologique de la mère ou de viol, avant d’y renoncer en 2014 sous la pression d’une importante mobilisation.

Au Portugal, une loi votée en 2021 prévoit désormais que les frais médicaux liés à l’avortement incombent intégralement à la charge des patientes et instaure, en outre, un examen psychologique obligatoire avant de pouvoir y recourir.

En Italie, bien que l’avortement soit légal, son accès est fortement limité par la proportion très importante de médecins faisant valoir une clause de conscience (estimée à 70 %) pour ne pas le pratiquer. De surcroît, les campagnes tendant à dissuader les femmes d’y avoir recours se multiplient depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Giorgia Meloni, celle-ci ayant pris publiquement position contre l’avortement.

Ces régressions des droits des femmes au sein même de l’Union européenne démontrent la fragilité du droit à l’avortement et sa réversibilité. Elles doivent alerter sur la nécessité de ne pas sous-estimer l’influence des mouvements « anti-choix » en Europe qui mènent d’importantes campagnes pour inciter les pouvoirs publics à revoir leur législation en faveur des droits sexuels et reproductifs. L’influence de ces mouvements a notamment été analysée par le rapport du Forum parlementaire européen pour des droits sexuels et reproductifs (EPF) intitulé « Restaurer l’ordre naturel », lequel montre l’importance des moyens financiers dont ils disposent et de la grande structuration dont ils font preuve.

B. Face aux menaces qui pèsent sur le droit à l’avortement, son inscription dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne constituerait une garantie forte

L’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne constituerait une garantie forte face aux tentatives de remise en cause observées en Europe, tout en permettant de clarifier son statut juridique.

L’inscription du droit à l’avortement dans la Charte permettrait en premier lieu de renforcer la protection juridique de ce droit au niveau européen en l’intégrant pleinement au sein du corpus de droits fondamentaux protégés par l’Union. En effet, la Charte a, depuis l’adoption du Traité de Lisbonne en 2009, la même valeur que les traités et fait donc partie intégrante du droit primaire de l’Union, que doivent respecter l’ensemble des institutions de l’UE et des États membres.

L’inscription dans la Charte permettrait, de plus, de clarifier le statut du droit à l’avortement. En effet, s’il n’est pas consacré en tant que tel comme un droit fondamental par le droit international, il apparaît manifeste que l’on ne peut pénaliser le recours à l’avortement sans engendrer des situations dramatiques pour les femmes qui violeraient de nombreux autres droits humains.

Enfin, son inscription dans la Charte serait pleinement cohérente avec l’esprit de ce texte, qui a été conçu précisément pour réaffirmer et actualiser le corpus de droits fondamentaux commun aux États membres à la lumière des progrès sociaux, médicaux et technologiques. À cet égard, l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte avait été envisagée dès sa rédaction.

En ce sens, le Parlement européen a, par deux résolutions, du 9 juin et 7 juillet 2022, proposé d’introduire le droit à l’avortement dans la Charte en créant après le droit à la vie privée et familiale consacré à l’article 7 de la Charte, un article 7 bis disposant que « Toute personne a le droit de bénéficier d’un avortement sûr et légal ».

Une telle initiative, qui nécessite une révision des traités, conformément à la procédure prévue à l’article 48 TUE, doit être soutenue. Le Parlement européen a ainsi appelé, dans sa résolution du 9 juin 2022, à la convocation d’une convention à cette fin. Il revient désormais au Conseil européen de décider, à la majorité simple, d’y procéder.

L’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux constituerait un signal fort de soutien et de cohérence avec les initiatives nationales qui visent à consacrer le caractère fondamental de ce droit par son inscription dans la Constitution, tout en réaffirmant la place des valeurs dans le projet européen.

D’Antioche à Antakya, des premiers chrétiens à l’annexion turque

D’Antoine de Lacoste pour Politique Magazine :

Le tragique tremblement de terre qui a ravagé le sud-ouest de la Turquie et le nord-ouest de la Syrie a particulièrement touché Antakya, qui n’est plus qu’un champ de ruines.

Antakya est le nouveau nom d’Antioche, ville si importante pour les chrétiens car c’est là que ce mot a été utilisé pour la première fois.

Sous l’Empire romain, Antioche fur la capitale de la Syrie et comptait 500 000 habitants. C’était une ville somptueuse dont la rue principale comportait 3200 colonnes. La tradition a fait de Saint Pierre son premier évêque mais c’est Saint Ignace d’Antioche qui organisera cette église jusqu’à son martyre survenu vers 110.

Ravagée par un tremblement de terre en 526 (il y en eut beaucoup) puis par les Perses en 540, elle perdit de son importance. Turcs et Byzantins se la disputèrent et les Croisés s’y battirent héroïquement.  Elle fut définitivement détruite par le sultan mamelouk Baybars en 1268.

Un des rares vestiges de sa glorieuse époque chrétienne est l’église Saint Pierre, qui fut peut-être la première église de l’histoire. Creusée dans la roche, elle a résisté à tout.

Mais comment Antioche est devenue Turque ?

Il faut remonter au mandat français pour comprendre ce qui s’est passé. Au lendemain de la première guerre mondiale, les alliés confient à la France un mandat pour administrer et développer les territoires de la Syrie et du Liban afin de les amener progressivement à l’indépendance. Les accords Sykes-Picot de 1916 avaient déjà réglé la question de la frontière avec l’Irak dont l’administration est confiée aux Anglais. L’Etat islamique abolira d’ailleurs symboliquement cette frontière en 2015 pour montrer que le califat a une vocation universelle.

Pour exercer ce mandat, la France nomme en 1920 le général Gouraud Haut Commissaire au Levant (nom englobant la Syrie et le Liban). Le Général Weygand lui succédera en 1923.  Pour composer avec tous les acteurs de cette pièce si orientale, ils vont successivement morceler le territoire en 6 parties : le Liban (dont il proclame l’indépendance symbolique mais qui ne le sera vraiment qu’en 1943), l’Etat de Damas, l’Etat d’Alep, le Territoire autonome des Alaouites (d’où est issue la famille Assad), le Djebel Druze et le Sandjak d’Alexandrette, au nord-ouest, où se trouve Antioche.

Le Général Weygand justifiera cette décision dans ses mémoires :”Pourquoi pas un seul Etat dans lequel on eût réservé au Liban un statut ? C’est que les Libanais refusèrent catégoriquement le maintien d’une servitude dont ils avaient souffert dans le passé; que le pays d’Alep, habitué par les débouchés de son commerce à regarder vers le nord ne tenait pas à lier son sort à celui de Damas; qu’enfin les Alaouites exprimèrent sans détour leur volonté de jouir de l’autonomie sous la protection de la France. Il apparut alors plus avantageux de reconnaître ces autonomies.”

Le Sandjak d’Alexandrette relève d’une autre logique, nettement plus discutable : il faut négocier avec les Turcs après qu’ils nous aient repoussés de Cilicie en 1920 sous l’impulsion de Mustapha Kémal dont l’armée se rapproche alors dangereusement d’Alep. Or une importante minorité turque vit dans ce sandjak (mot qui signifie subdivision administrative) où elle cohabite avec des turkmènes, des arabes sunnites, des alaouites et des chrétiens dont beaucoup d’Arméniens qui ont fui les persécution turques et se sont mis sous la protection de la France.

Mustapha Kémal va tomber amoureux de cette région verte et vallonnée baignée par l’Oronte et veut l’annexer à la Turquie. Pendant des années il va organiser l’implantation de milliers de turcs afin de les rendre majoritaires et la France laisse faire.

En 1936, Ankara devient plus pressante. En effet, le nouveau gouvernement français du Front Populaire signe un traité avec la Syrie organisant la marche vers l’indépendance. Paris cède en outre sur deux points essentiels pour les Syriens : les territoires druzes et alaouites feront partie de la future Syrie.

Les Turcs sont inquiets de l’apparition programmé de ce nouvel Etat et saisissent l’occasion pour exiger une concession sur le Sandjak d’Alexandrette. La France cède, en échange de la neutralité de la Turquie en cas de guerre avec l’Allemagne. Un accord est signé en 1938 et les troupes turques pénètrent aussitôt dans le sandjak. Un referendum est organisé, des milliers de nouveaux électeurs turcs s’installent (de force pour beaucoup d’ailleurs) et le sandjak est officiellement rattaché à la Turquie.

Alexandrette devient Iskenderun et Antioche Antakya…

Pour les Arméniens, un nouvel exode commence et la plupart s’installent au Liban. C’est dans le sandjak d’Alexandrette que quelques centaines d’Arméniens résistèrent héroïquement aux Turcs pendant le génocide, sur la montagne du Mussa Dagh pendant 40 jours (on peut lire le très beau roman de Franz Werfel, Les 40 jours du Mussa Dagh). Les Arabes sunnites s’en allèrent également pour rejoindre Alep notamment. Seuls restèrent les Alaouites, car la plupart étaient ouvriers agricoles et indispensables aux nouveaux dirigeants turcs qui ne les laisseront pas partir.

C’est ainsi qu’Antioche est devenue turque et ce n’est pas à l’honneur de la France. Pour la Syrie c’est une spoliation qui n’a jamais été acceptée.

Aujourd’hui, Antioche est encore détruite. Il ne reste pas grand-chose mais il semble bien que l’Eglise Saint Pierre ait résisté, protégé par la roche. Certes, elle est rudimentaire mais sa pérennité est le témoin d’un glorieux passé qui est aussi le notre.

Antoine de Lacoste

15.000 euros pour les salariés qui veulent fonder une famille

Intéressante initiative de cette société canadienne spécialisée dans le numérique et implantée en France. Le gérant de la nouvelle antenne, installée à Toulouse depuis novembre, compte employer 10 ou 15 jeunes diplômés.

Pour trouver ces personnes, l’entreprise promet de soutenir financièrement les employés qui ont pour projet de fonder une famille avec une aide de 15.000 euros.En outre, les salariés qui restent au moins deux ans dans l’entreprise seront récompensés pour leur fidélité. Ils pourront obtenir deux semaines de congés payés supplémentaires et un chèque de 5.000 euros.

On en est là

Le Sénat du Kansas a adopté le premier projet de loi définissant la « femme » comme une femme biologique, jetant les bases d’une éventuelle interdiction pour les hommes qui s’identifient comme femmes d’utiliser des zones réservées aux femmes.

Le projet de loi, de la sénatrice Renee Erickson, définit une femme comme quelqu’un “dont le système reproducteur biologique est développé pour produire des ovules”, tandis que “mâle” fait référence à toute personne dont le système reproducteur “est développé pour féconder les ovules d’une femme”.

Ce projet de loi codifie simplement la définition du sexe en tant qu’homme et femme biologiques. Cela permet de faire la distinction entre les sexes en ce qui concerne les prisons, les refuges pour victimes de violence domestique, les centres d’aide aux victimes de viol et d’autres domaines où la sécurité et la confidentialité sont nécessaires.

Ce projet de loi a déjà déclenché une violente réaction de la part des démocrates du Sénat du Kansas, qui affirment qu’il est “offensant” pour les femmes transgenres et “cisgenres”.

L’adoption de ce projet de loi pourrait conduire à de futures lois interdisant aux athlètes masculins qui s’identifient comme femmes de participer aux sports féminins.

Des mesures similaires ont été envisagées dans l’Oklahoma, le New Hampshire, le Dakota du Nord, le Tennessee et le Texas, tandis que les législateurs de Caroline du Sud envisagent une résolution commune qui modifierait la constitution de l’État pour définir le sexe comme le sexe biologique à la naissance.

Des cabinets de consultants utilisés dans le cadre de la convention citoyenne sur la fin de vie

C’est ce que l’on découvre au détour d’un article dans La Croix, qui évoque un collectif d’animation destiné à rédiger un prérédactionnel,
une sorte de version martyre pour servir de base de travail :

[…] Ce collectif d’animation est composé de 27 consultants privés chargés de faciliter les débats lors des ateliers ou durant les plénières
dans l’hémicycle du palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui organise la Convention.

Dans le cadre des marchés publics de l’État, le Cese a recours au prestataire Eurogroup consulting qui avait animé la Convention climat
en 2019-2020. À ses côtés, on trouve trois sociétés plus modestes – Planète citoyenne, Stratéact’dialogue et Ezalen – spécialisées dans
l’organisation de consultations citoyennes. Un créneau porteur : selon le Cese, le poste animation est évalué à environ 25 % d’un budget
total estimé à 4,2 millions d’euros.

Un exemple de « l’inluence croissante » des cabinets privés sur les politiques publiques que pointait un récent rapport du Sénat ? « Une convention est un événement de grande ampleur et d’une durée limitée. Le Cese s’est doté en 2022 d’une direction participation citoyenne qui gère la stratégie, mais doit faire appel à des prestataires pour les aspects opérationnels qui n’ont pas vocation à perdurer », plaide le Cese. « Et la feuille de route fixée au collectif est nette : il s’agit de mettre en forme, pas d’écrire à la place. Le comité de gouvernance et les quatre garants internationaux veilleront à ce que la parole et l’initiative des conventionnels soient respectées. Dans le cas contraire, ceux-ci ne manqueraient d’ailleurs pas de nous le faire savoir », précise Claire Thoury.

Par un vote qui a clos cette session 7, malgré quelques remous minoritaires, les citoyens ont d’ailleurs largement adopté le plan proposé par le collectif. […]

Fin de partie pour Euronews ?

La chaîne Euronews est en pleine crise. Cumulant près de 160 millions d’euros de pertes, elle va réduire ses effectifs (198 salariés sur 478 vont être licenciés) et vendre son siège.

Une saignée brutale malgré trois plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) en six ans, le dernier en 2020, qui avait déjà vu partir une trentaine de personnes.

Lancée en 1993, Euronews, disponible sur le câble, le satellite et Internet (mais pas la TNT), s’appuyait jusqu’ici sur une rédaction multilingue réunie dans un même lieu et composée d’une trentaine de nationalités.

D’abord actionnaires uniques à son lancement il y a trente ans, les groupes de l’audiovisuel public européen, comme France Télévisions ou la Rai, se sont progressivement désengagés au profit d’opérateurs privés. En 2015, la majorité des parts de la chaîne avaient été acquises par un milliardaire égyptien, Naguib Sawiris. Il les a cédées sept ans plus tard, en juillet 2022, à un fonds d’investissement situé au Portugal, Alpac Capital. Mais les problèmes d’Euronews viennent-ils de son actionnaire ou de sa qualité de traitement de l’information ?

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