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Villepin contre l’écriture de l’Histoire par le Parlement

Dominique de Villepin a contesté la légitimité de l’article de la loi de février 2005 sur "le rôle positif" de la colonisation française. "Ce n’est pas au politique, ce n’est pas au Parlement que d’écrire l’Histoire ou de dire la mémoire". "Là je crois qu’il y a une règle à laquelle nous devons être fidèles". "Je pense que ce n’est pas son rôle, donc il faut en tirer les conséquences dans ce cas présent ou dans d’autres cas. Ne nous laissons pas entraîner sur ce terrain d’une réécriture de l’Histoire et de la mémoire. Il n’y a pas d’histoire officielle en France". Il serait bon que ce principe soit appliqué sur toutes les périodes historiques et, par exemple, l’histoire de la Révolution française qui nie, trop souvent, le génocide vendéen…

"Il y a une première règle qui me paraît essentielle, c’est regarder notre Histoire en face. Il ne faut pas faire un exercice d’illusionnisme". En face…, c’est reconnaître que 2 millions de Français sont morts par la Révolution française.

Michel Janva

Expérimentations sur les cellules souches embryonnaires : la voie sera bientôt libre

Genethique.org indique qu’un pas important va bientôt être franchi dans la recherche destructrice d’embryons en France :

Après avoir été examiné par le Conseil d’Etat le 8 novembre, le décret "relatif à la recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires" était hier à la signature des ministres de la santé et de la recherche. Il devrait paraître prochainement au Journal officiel. Ce texte doit permettre à l’Agence de biomédecine de recevoir et d’examiner les premières demandes de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines.

Auparavant, on s’est assuré en haut lieu que cette Agence n’aurait pas un regard trop scrupuleux sur les demandes :

Rappelons que l’Agence de biomédecine est dirigée par Carine Camby. En novembre, on annonçait l’arrivée à la tête de l’Agence d’une nouvelle directrice, Claire Legras. Celle-ci est connue pour son opposition aux recherches sur l’embryon humain. Mais sous la pression de certains scientifiques, militants notoires pour la recherche sur l’embryon et le clonage, et avec le soutien actif de Frédéric Salat-Baroux, secrétaire général de l’Elysée, la nomination de Claire Legras a été annulée et Carine Camby a retrouvé ses anciennes fonctions.

Henri Védas

Quand l’Eglise dispense ses grâces, Henri Tincq n’est pas content

Les billets de Henri Tincq deviennent de plus en plus pathétiques. Dans sa dernière tribune, le chroniqueur religieux au Monde constate que son interprétation (subversive) de Vatican II "est à bout de souffle". Mais, un peu comme Antoine de Tounens se convainquant qu’il sera un jour, bientôt, reconnu dans ses droits, il se persuade qu’un concile "Vatican III" remettra à leur place les "conservateurs" et lui donnera raison.

Et le dévaveu que lui inflige l’histoire rend Tincq grincheux. Au lieu de se réjouir, en catholique, des grâces dispensées par l’indulgence du 8 décembre, il la déplore et critique vivement le Pape :

Le recours aux "indulgences" (remise de peine encourue pour les péchés), qui furent à l’origine de la rupture avec Luther et restent un sujet d’irritation pour les protestants, devient abusif et ostentatoire. Comme il l’avait fait au moment des JMJ de Cologne, Benoît XVI vient d’en accorder à nouveau le bénéfice aux fidèles qui s’associeront aux célébrations du quarantième anniversaire du concile ! Ce qui est, précisément, en totale contradiction avec l’esprit de Vatican II.

Henri Védas

Narnia ne plaît pas à tout le monde

La superproduction de Disney, qui sort en France le 21 décembre, s’attire déjà des critiques "christophobes" au Royaume-Uni, où elle sort demain. La critique du Guardian, le Libération britannique, reconnaît que le film est "visuellement splendide et les acteurs sont merveilleux". Mais l’allégorie christique au centre de l’histoire (le lion Aslan se sacrifie et ressuscite) la répugne, et elle l’exprime dans des termes que je ne citerai pas tellement ils sont blessants pour les chrétiens – disons simplement que c’est le sacrifice même du Christ qu’elle trouve révoltant.

Le but de C.S. Lewis, en écrivant la série des Chroniques de Narnia, était explicitement évangélisateur : il a dit vouloir par ces livres "faire passer l’Evangile en contrebande" (Philippe Maxence vient d’écrire un livre sur le sens du conte). Il n’est donc pas étonnant que le film suscite des réactions christophobes.

Toutefois, et c’est peut-être plus triste encore, la critique du Guardian a sans doute raison quand elle dit que la métaphore chrétienne échappera à beaucoup de spectateurs :

Après tout, dans un sondage récent, 43% des personnes en Grande-Bretagne ne pouvaient pas dire ce que célébrait Pâques. […] C’est peut-être une ignorance culturelle regrettable, mais cela veut dire qu’Aslan ne restera qu’un lion pour la plupart des spectateurs.

Henri Védas

Finkielkraut a-t-il dit des banalités ?

Stéphane Denis relativisait, dans une chronique du Figaro (papier) de lundi dernier, la portée des récentes analyses iconoclastes de Finkielkraut : ce dernier n’aurait dit que "des banalités de bon sens". Jean Madiran, qui aurait pourtant plus de légitimité que quiconque à railler les critiques tardifs de l’antiracisme, défend le philosophe dans Présent de demain : Finkielkraut aura au moins permis d’ "ouvrir le débat."

[P]ar les voies qui sont les siennes et non les nôtres, le philosophe Alain Finkielkraut arrive à une conclusion qui est bien loin d’être courante :

"L’antiracisme sera au XXIe siècle ce que fut le communisme au XXe"

Cette conclusion de Finkielkraut est justement la nôtre depuis des années, sous réserve de deux précisions.

1. Il ne faut pas dire "sera", au futur, comme une prophétie, car cela est sous nos yeux depuis le dernier quart du XXe siècle […].

2. L’antiracisme actuel ne remplace pas le communisme, il le continue […]. La pratique de la dialectique selon le marxisme-léninisme utilisait le mythe de la "lutte de classe", c’est toujours elle, c’est bien la même "intrinsèque perversité" qui utilise désormais le mythe de l’antiracisme […].

Henri Védas

L’Allemagne de retour à une politique familiale ?

Ministre de la Famille du tout nouveau gouvernement d’Angela Merkel, Ursula von der Leyen est mère de sept enfants, incarnant, à 47 ans, un modèle en voie de disparition dans une Allemagne en péril démographique avec son taux de fécondité de 1,35 % enfants par femme.
Economiste et médecin, elle a étudié à Stanford, en Californie, tout en continuant à avoir des enfants. Ministre des Affaires sociales et de la Famille dans l’Etat régional de Basse-Saxe depuis 2003, elle a été élue à la direction de la CDU. Un parcours qui tranche dans un pays où 40 % des femmes diplômées n’ont pas d’enfants. Depuis des années, "nous avons complètement laissé en sommeil le thème de la famille, déplore-t-elle. Un changement urgent de mentalité " est indispensable, notamment pour permettre aux femmes de concilier travail et famille.
A peine nommée, elle a annoncé la création d’un salaire parental de 1 800 euros par mois, versé pendant un an après la naissance d’un enfant. Ebauche d’une politique familiale, qui devra être encore plus volontariste pour faire disparaître du vocabulaire la "Gebärstreik", ou "grève de la procréation", expression populaire désignant les femmes qui choisissent de ne pas avoir d’enfants. (Source : Famille Chrétienne)

Pourquoi la Corée du Sud est-elle favorable au clonage ?

La Corée du Sud est un des pays où les expérimentations sur le clonage progressent de la manière la plus inquiétante : en mai dernier, il y avait été annoncé la "fabrication" de 31 embryons clonés.

Ces recherches se font avec un fort soutien de l’opinion publique : le dirigeant de l’équipe de chercheurs qui avait réussi ce triste exploit, le Dr Hwang, est devenu un héros national en Corée. Après un récent scandale touchant aux conditions dans lesquelles les ovocytes ayant servi au clonage avaient été recueillis, il a continué à être soutenu par la grande majorité des Coréens.

The Economist se demande pourquoi ce pays, pourtant "connu pour sa forte ferveur religieuse", se montre si favorable à ces expérimentations.

L’hebdomadaire explique que les Sud-Coréens se divisent, à parts égales, entre chrétiens et bouddhistes. Le bouddhisme, comme le christianisme, enseigne que la vie commence à la conception. Toutefois, dans la pratique, les deux religions sont influencées en Corée par la philosophie confucéenne, qui considère que la vie commence à la naissance.

Et malgré sa reconnaissance de l’embryon, le bouddhisme s’accomode dangereusement, lui aussi, du clonage :

Contrairement au christianisme, le bouddhisme ne considère pas la vie comme un "don" de Dieu, et n’a donc pas d’objection particulière au clonage. En effet, quand le Dr Hwang a récolté des cellules souches d’embryons humains clonés, il a cité sa propre foi bouddhiste comme motivation, y compris sa croyance dans la réincarnation : il a expliqué que les expériences étaient une sorte de "recyclage de la vie."

Henri Védas

Les musulmans seraient antisémites

A lire, l’étude rapportée par Le Figaro sur les Français issus de l’immigration maghrébine, africaine et turque. "Aujourd’hui, près de 59% des descendants de Turcs, Africains ou Maghrébins se disent musulmans, 13% catholiques, et 20% athées." Parmi les musulmans, "46% des (…) pratiquants de l’échantillon manifestent des sentiments antisémites", contre 30% chez les musulmans non pratiquants. Enfin, "37% des bac+ 2 et 20% des universitaires manifestent de l’hostilité aux juifs". Mais que fait donc SOS-Racisme ?

Michel Janva

Pétition pour défendre le mariage

Face aux offensives en faveur du mariage homosexuel et de l’adoption d’enfants par des personnes de même sexe, face au manque de lisibilité et aux incohérences du droit de la famille et face aux conséquences du non mariage, les Associations Familiales Catholiques lancent une pétition nationale.

Le mariage est l’engagement public, libre et durable d’un homme et d’une femme. Il exprime et matérialise, individuellement et socialement, l’union conjugale : engagement mutuel d’assistance et de complémentarité, accueil et éducation de l’enfant, solidarité familiale et sociale, enrichissement par l’altérité des sexes. C’est pourquoi il est impératif que :

  • la République assure une large et systématique prise de conscience de la richesse que représente le mariage civil entre un homme et une femme en inscrivant dans le Code civil une définition explicite du mariage.
  • le mariage soit distingué et valorisé au regard des autres formes d’union par des mesures économiques et sociales spécifiques, en contrepartie de l’importance de l’engagement pris par les époux envers les enfants, les familles et la société.
  • le législateur n’ouvre l’accès ni au mariage ni à l’adoption aux couples constitués par des personnes de même sexe.
  • Signez ici

    Michel Janva

    Vers la fin d’Act Up ?

    Ce serait une bonne nouvelle. L’association d’agit-prop hyper-violente se lamente des poursuites judiciaires engagées contre ses membres. Cela fait plaisir de lire que "ces poursuites s’avèrent très coûteuses, elles menacent l’existence même de l’association et pèsent lourdement sur la vie des personnes engagées", même si on ne comprend pas ce qui menace vraiment leur vie. A moins que…, si ces personnes vivent grâce aux subventions, on comprend que l’utilisation de celles-ci au remboursement des frais de justice privent les pauvres militants de leur gagne-pain.

    Michel Janva

    Vers une coalition européenne de droite ?

    A l’invitation du FPÖ autrichien, sept partis européens ont signé les 13 et 14 novembre derniers ”La Déclaration de Vienne” qui appelle à l’arrêt de la politique d’immigration en Europe et à la défense du continent contre le terrorisme, l’islamisme, l’impérialisme et l’agression économique des pays à bas salaires. La Déclaration rejette la Constitution européenne et demande que les pays non européens par la géographie, la culture, la religion, et la composante ethnique soit exclus de l’adhésion à l’Union européenne.

    Les participants représentaient le FN (France), le FPÖ (Autriche), Azione Sociale (Italie), Alternativa Espanola (Espagne), le parti de la Grande Roumanie (Roumanie), Ataka (Bulgarie) et le Vlaams Belang (Belgique/Flandre). La Ligue du Nord (Italie), le Parti du Peuple (Danemark) et le parti Loi et Justice (Pologne) ont fait connaître leur assentiment.

    Les partis ont convenu de créer un groupe de contact européen avec un bureau permanent à Vienne, dont le but principal est l’élaboration d’une représentation commune au Parlement européen et se sont accordés pour l’organisation d’une conférence annuelle.

    Michel Janva

    L’antiracisme ou la joie de haïr ?

    Dimanche 4 décembre, Alain Finkielkraut revenait sur RCJ sur la genèse de la polémique qui l’a propulsé, bien malgré lui, au faîte médiatique. Parmi les moments les plus intéressants, on peut retenir ce passage d’une grande pertinence:

    “… Mais cette gauche sera contente, parce qu’elle est contente d’avoir des racistes à se mettre sous la dent. Voilà pourquoi d’ailleurs elle aligne Sarkozy sur Le Pen. Elle veut vivre un 21 avril perpétuel. Ce qu’elle veut, ce n’est pas l’intégration, ce n’est pas un meilleur vivre ensemble. Ce qu’elle veut, c’est la joie de haïr, la bonne conscience de la supériorité morale sur tous ces salauds des Dupont-Lajoie. Le désir des bo-bos, c’est de se trouver beau, le désir des militants associatifs, c’est d’avoir du pognon pour leurs associations…”

    Michel Janva

    Les francs-maçons contre les signes religieux dans les écoles

    … privées.

    Les principales obédiences de la franc-maçonnerie française ont annoncé mardi qu’elles participeraient à une manifestation nationale des laïques prévue samedi à Paris à l’occasion du centenaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

    Auparavant, elles remettront au président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré des propositions –"les Chantiers de la laïcité"– notamment pour étendre à l’enseignement supérieur et aux écoles privées de la loi interdisant les signes religieux ostensibles à l’école et instaurer une fête de la Laïcité le 9 décembre.

    Henri Védas

    Emeutes : la désinformation a touché Fox News

    Lors des émeutes, l’internet a permis de contourner en partie la désinformation éhontée pratiquée par les médias français. Mais des pressions ont également été exercées sur les médias étrangers pour qu’ils dissimulent la nature des événements : le prince saoudien Al-Walid l’a raconté en toute simplicité.

    Il a déclaré [lors d’une conférence] que lors des manifestations de rue du mois dernier en France, la chaîne de télévision américaine Fox News, propriété de la News Corporation de Rupert Murdoch, dont Al-Walid est lui-même actionnaire, avait un bandeau où l’on lisait "Emeutes musulmanes."

    Il a raconté : "J’ai pris mon téléphone et j’ai appelé Murdoch… (et je lui ai dit) ce ne sont pas des émeutes musulmanes, ce sont des émeutes liées à la pauvreté."

    "Dans les 30 minutes, le bandeau ‘émeutes musulmanes’ était devenu ‘émeutes civiles.’ "

    Henri Védas

    Contre-médias : les synergies se développent

    Un grand nom du journalisme, Patrice de Plunkett, a ouvert un blog. J’avoue qu’au début je pensais qu’il ne s’agissait d’un blog temporaire accompagnant la sortie de son dernier livre, mais l’ancien rédacteur en chef au Figaro-Magazine se montre fidèle au poste.

    C’est une première, et elle n’est pas anecdotique : l’arrivée dans la blogosphère catho d’un commentateur aussi reconnu marque le rôle de contre-médias que peuvent jouer, collectivement, les blogs.

    Mais les blogs ne remplacent pas les médias plus formels : ils trouvent leur plus grande efficacité quand ils sont en synergie avec ces derniers, comme aux Etats-Unis lors de la dernière élection présidentielle. On peut lire un exemple d’une telle synergie dans Présent de demain : Alain Sanders y reprend l’explosif dossier de Bafweb sur le lourd passé pro-pédophile de Libération.

    Henri Védas

    Expulsion d’un imam ce soir

    Le ministère de l’Intérieur a indiqué lundi qu’un imam salafiste devrait être expulsé dans la soirée vers le Maroc. Frappé d’un arrêté d’expulsion en urgence pour "propos attentatoires aux principes de la République", Hassan Belabid est âgé de seulement 26 ans. Né à Agadir, cet imam a été arrêté lundi à la sortie de son domicile.

    Michel Janva

    Pas de liberté de la presse en Turquie

    On se souvient que l’agression d’un journaliste de Libération en Tunisie avait provoqué l’ire de l’Occident contre cette épouvantable atteinte à la liberté de la presse dans ce pays. Nous attendons que ce même Occident s’en prenne avec autant de vigueur contre le régime turc. En effet, cinq journalistes turcs risquent de six à dix ans de prison pour avoir critiqué la décision d’un tribunal turc de bloquer la tenue d’une conférence sur les massacres des Arméniens sous l’empire ottoman.

    Michel Janva

    Les contes de la Miséricorde

    InconnuLes Contes de la Vierge ont été écrits au XII° siècle par Gautier de Coincy, prieur de Vic-sur-Aisne, sous le nom de "Miracles de Notre-Dame". Les 30.000 vers composés par ce moine bénédictin ont été repris tout au long du Moyen Age puis par de nombreux écrivains, dont les frères Jean et Jérôme Tharaud, de l’Académie Française, qui en ont remis au goût du jour quelques uns au début du XXème siècle. Après "Je vous salue Marie", MDN productions vous propose aujourd’hui une seconde réalisation de grande qualité avec un nouveau CD qui vous fera découvrir les 8 plus belles de ces histoires, contées avec talent par Jean-Marie Frécon et Pascal Nowak, accompagnés par les sons chauds de la guitare classique latino-américaine de Gisela Melo. Les Contes sélectionnés pourraient être renommés "Contes de la Miséricorde", tant ils nous permettent de redécouvrir l’amour de Dieu à travers la bonté de Sa Mère. Notre-Dame y est toujours présentée d’une façon très belle, respectueuse et profonde.

    Vous pourrez trouver ce CD (20€) chez MDN Productions – 226 rue Lecourbe – 75015 Paris.

    Michel Janva

    Pas de budget pour l’Europe

    Les Britanniques proposent un budget de 847 Mds€, en baisse de 24 Mds par rapport à la proposition luxembourgeoise (et la proposition initiale de la Commission était de 1.025 Mds). L’aide aux nouveaux Etats membres est plafonnée à 150 Mds, soit 14 Mds de moins que dans la proposition luxembourgeoise. En contrepartie, ils acceptent une réduction de leur fameux rabais, et ne conditionnent plus le budget à une réforme immédiate de la PAC.

    Il n’y a là aucune réelle concession. Les Britanniques savent très bien qu’il leur aurait été strictement impossible d’imposer une réforme de la PAC. Le coup tordu consiste à faire passer le message aux pays de l’Est que c’est la faute de la France (qui refuse toute réforme de la PAC) s’ils ne reçoivent pas tout l’argent qu’ils espéraient. En ce qui concerne le rabais, le gouvernement britannique claironne à l’extérieur qu’il en accepte une baisse importante, mais à son opinion publique il souligne que le rabais va en fait continuer d’augmenter (en raison de l’augmentation globale du budget due à l’élargissement)…

    Mais la combine ne passe pas. Le président de la Commission européenne, Barroso, a déclaré que cette proposition était "inacceptable en l’état". Le président du Parlement européen, Borrell, a conseillé aux Etats membres de "ne pas perdre trop de temps sur une proposition qui n’a pas de chance d’aboutir". La France et la Pologne l’ont rejetée. Le Luxembourg et les Pays-Bas sont dubitatifs, l’Allemagne et l’Italie réservent leur réponse… Dix jours avant le sommet censé prendre une décision, il n’y a pas un seul pays pour approuver la proposition britannique.

    Comme la présidence luxembourgeoise, la présidence britannique risque de s’achever sur un échec budgétaire. En réalité, depuis l’affaire de la Constitution, l’UE va d’échec en échec. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, juge Yves Daoudal.

    Michel Janva

    Les contrats chinois sont-ils vraiment une bonne nouvelle ?

    Selon presque toute la presse, la vente à Pékin de 150 avions A 320 est une bonne nouvelle pour Airbus et donc pour la France. En fait, c’est une bonne nouvelle uniquement à court terme. A plus long terme, l’accord pourrait fragiliser le commerce extérieur français. En effet, pour décrocher ces contrats, Airbus a du confier une partie de sa production à des entreprises chinoises. Début novembre, le consortium européen a signé avec la société aéronautique Avic, un accord afin de produire en Chine des éléments d’ailes de ses avions de moyenne capacité A 320. Dans six mois, Airbus pourrait créer une unité d’assemblage d’avions en Chine. Ce qui, à terme, constituerait, selon Marc Touati, de Natexis Banques populaires "autant d’exportations en moins de la France vers la Chine".

    Comme l’explique Christian Harbulot dans La Croix (version papier), cette giga-vente s’accompagne d’un transfert de technologies qui peut permettre à la Chine de devenir indépendante sur le plan aéronautique. Et de construire elle-même ses avions. Moins chers que les notres, évidemment. Et c’est uniquement grâce à ce transfert, refusé par Boeing pour ces raisons, qu’Airbus a réussi à emporter le contrat. Comme l’a prédit Lénine, nous vendons aux communistes la corde pour nous pendre.

    Michel Janva

    Du rififi chez les antiracistes

    Pierre Tévanian, Président du MRAP-Paris 20ème, vient de quitter cette organisation et de porter plainte contre deux de ses supérieurs. En effet, plusieurs responsables du MRAP ont lancé par mail une campagne de diffamation fondée sur plusieurs fausses informations et fausses citations, l’accusant expressément de propos ‘racistes’ et ‘antisémites’. Si les antiracistes sont racistes, qui va donc nous défendre du racisme ?… L’arroseur-arrosé, Tévanian regrette, que "l’usage inconsidéré et opportuniste des mots racisme et antisémitisme ne soit pas condamné, car à galvauder ces mots, on les vide de leur sens, ce qui est gravissime au sein d’une association antiraciste". Il n’est jamais trop tard pour s’en apercevoir.

    Ni Mouloud Aounit, le Secrétaire général du MRAP, ni le Conseil national, n’a prononcé le moindre mot de désaveu contre la diffusion répétée de ces accusations diffamatoires… Pierre Tévanian reproche à Aounit sa "langue de bois politicienne" et à l’ensemble du MRAP sa "lâcheté collective".

    Michel Janva

    Le pape, pilote de la Chrétienté

    Le président de Ferrari a présenté au pape Benoît XVI un chèque d’un montant de 950.000 euros. Le président de Ferrari, Luca di Montezemolo, a ainsi tenu une promesse faite à Jean-Paul II au cours d’une audience tenue en janvier. Il avait alors dit au pape qu’une voiture de série limitée serait mise en vente aux enchères à des fins caritatives. Benoît XVI a également reçu le volant de la F2004 pilotée par le septuple champion du monde Michael Schumacher, qui porte l’inscription: "Le volant de la Formule 1 du champion du monde, à sa Sainteté Benoît XVI, pilote de la Chrétienté."

    MJ

    Victoire pro-vie à Grenoble

    On se souvient qu’une conférence pro-vie avait été censurée par la mairie de Grenoble, laquelle avait interdit puis fait évacuer par la police le bâtiment où devait avoir lieu une conférence organisée par l’association "Connaître et Transmettre", donnée par le Frère Thérond sur ‘le respect de la vie’.

    Par une ordonnance du 17 novembre 2005, le juge des référés du Tribunal Administratif de Grenoble a condamné la mairie de Grenoble, considérant qu’elle a porté atteinte aux libertés fondamentales de réunion et d’expression en refusant la tenue, le 6 décembre prochain, d’une réunion de cette association. Concernant l’interdiction de la conférence du 5 octobre, le CFJD apportera tout son soutien à l’association pour que, par un second procès, la mairie soit là encore condamnée pour atteinte à la liberté de réunion et d’expression.

    Michel Janva

    Loi de 1905 : petit historique

    On célèbre aujourd’hui le centenaire de la loi de 1905. Or il ne s’agit pas d’une loi de laïcité : le mot n’apparaît nulle part dans le texte. La loi du 9 décembre 1905 est une "loi de séparation des Eglises et de l’Etat". Ce texte est celui par lequel la République française, qui a rompu ses relations diplomatiques avec le Saint-Siège l’année précédente, dénonce unilatéralement le Concordat napoléonien, en violation du droit international, et s’arroge la propriété de tous les biens de l’Eglise en France (institutions hospitalières et d’éducation, églises, etc.), en violation du droit de propriété. Il s’agit, non d’une loi de laïcité, mais, comme le dénoncera le pape saint Pie X, d’une loi de spoliation.

    En réalité la loi interdit le culte, sauf si ceux qui le célèbrent constituent les "associations cultuelles", qui ignorent la hiérarchie ecclésiastique et sont soumises à l’Etat. De telles associations sont contraires au droit canon et à la Constitution divine de l’Eglise, comme le soulignera saint Pie X dans trois encycliques. Ces associations ne verront jamais le jour. Or l’immense majorité des articles de la loi de 1905 sont une minutieuse description du fonctionnement de ces associations.

    En 1907, le gouvernement tirera les conséquences de son échec par une nouvelle loi laissant les églises à la libre disposition de ceux qui les utilisent. Les relations diplomatiques sont rétablies avec le Saint-Siège en 1921, et des négociations sont ouvertes pour résoudre le problème de l’application de la loi de 1905. L’Eglise, qui n’a guère le choix, accepte la situation créée par la loi de 1905 en ce qui concerne la mainmise de l’Etat sur tous les biens ecclésiastiques, mais le gouvernement français accepte pour sa part la constitution d’“associations diocésaines” conformes au droit de l’Eglise, et qui ont pour finalité de subvenir aux frais et à l’entretien du culte catholique, comme les “associations cultuelles”, mais avec cette différence fondamentale que cette activité doit s’exercer sous l’autorité de l’évêque, en communion avec le Saint-Siège. Leurs statuts ne font aucune mention de la loi de 1905, puisqu’ils sont en contravention flagrante avec ses dispositions.

    On comprend dès lors pourquoi l’Eglise catholique ne souhaite aucune modification d’une loi qui ne la concerne pas. Et Sarkozy croit pouvoir la modifier dans le seul but de permettre le financement des mosquées…

    Michel Janva

    Offensive contre internet ?

    Le Libre Journal nous décrit l’offensive française anti-blogs, voire anti-net. Wanadoo nous a fait le coup de la panne le 17 novembre. Certains y voient une tentative de contrôler l’incontrolable. Dans Reconquête de novembre, Cécile Montmirail nous rapporte les propos de grands journaleux dans les écoles de journalisme, inquiets de la montée d’internet. Non pas seulement parce qu’internet fait de la concurrence déloyale aux journaux papiers (tous en déficit, voire près du dépôt de bilan), mais parce que l’information véhiculée par internet n’est pas passée au filtre de la pensée unique… Les autorités françaises voudraient-elles faire comme en Chine ?

    Michel Janva

    Annonce de service

    Le lecteur du Salon beige aura peut-être remarqué que nous avons retiré le compteur qui, en bas de la colonne de gauche, donnait le total des visites et le nombre de visiteurs connectés. Ce dernier chiffre avait un aspect ludique que nous trouvions sympathique – mais le compteur était la source de fenêtres publicitaires intempestives et ralentissait le chargement de la page. Nous avons donc décidé de le retirer. Il reste le compteur Sitemeter (lien permanent en bas de la colonne), qui donne bien plus de renseignements, sans les désagréments.

    Henri Védas

    L’avortement est-il la principale cause de la réduction de la criminalité aux Etats-Unis ?

    C’est la thèse la plus célèbre, et la plus controversée, du best-seller de vulgarisation économique Freakonomics. J’emprunte à ce site un résumé favorable au livre:

    Dans son étude la plus célèbre, Levitt a démontré que le principal facteur ayant réduit la criminalité aux USA au début des années 90 était… la légalisation de l’avortement dans les années 70. L’avortement est en effet pratiqué souvent par des personnes qui ont une vie telle qu’elles n’auraient pas pu fournir à leurs enfants une éducation satisfaisante; une proportion significative d’entre eux aurait donc rempli les rangs des délinquants. […] Pour cette découverte, il a été unanimement détesté : par les conservateurs qui ont vu là une "défense" de l’avortement; par les progressistes qui ont détesté l’idée selon laquelle les gens qui avortent sont plus souvent que les autres parents de délinquants.

    La dernière phrase est assez bien vue. Mais, si tout le monde se dit horrifié par la thèse, cela ne veut pas dire qu’elle ne fait pas de mal à la cause pro-vie : nous connaissons tous des gens "de droite" plus attachés à leur tranquillité qu’au respect de la vie et qui s’opposeraient à l’abolition de l’avortement si celle-ci devait entraîner une hausse de la criminalité.

    Or cette thèse est très fragile :

    – Freakonomics est contredit par ce qu’on observe en France. La courbe de de la criminalité américaine (courbe de gauche – cliquer pour agrandir; légalisation de l’avortement en 1973) ne ressemble pas à celle de la criminalité française (à droite, légalisation en 1975)

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    – The Economist, dans son dernier numéro, fait état de travaux récents (ici, pdf) mettant en cause la méthodologie de Freakonomics. La plus grossière des erreurs des auteurs est d’avoir pris en compte, dans les études état par état qui appuient leur thèse, non le taux de criminalité, mais le nombre de crimes brut, indépendamment de l’évolution de la population. Une fois cette bourde corrigée, dit The Economist, "l’impact de l’avortement" sur la baisse de la criminalité "disparaît complètement."

    Henri Védas

    Qu’on en finisse avec les communistes

    Excellente initiative de députés européens, membres du Parti populaire européen (PPE), qui ont demandé une interdiction dans toute l’Union européenne des symboles communistes : marteau, faucille, étoile rouge… Il faut ajouter (mais était-ce bien nécessaire) que ces fameux députés sont tous issus d’anciens pays satellites de l’Union soviétique, dont notamment l’ancien président lituanien Landsbergis.

    En attendant, la France accueille aujourd’hui et jusqu’à mercredi le premier ministre chinois. Pour une visite commerciale. Wen Jiabao souhaite sans doute nous acheter, comme disait Lénine, la corde avec laquelle il va nous pendre…

    Michel Janva

    Les idées anti-familiales du Parti socialiste

    On nous présente le PS comme un parti de divisés, où chacun essaye de tirer la couverture à soi afin d’être le prétendant en 2007 à la succession de Chirac, étant donné qu’au fond, personne au PS n’a su remplacer François Mitterrand. Et c’est tant mieux.

    Cependant, derrière les divisions, l’idéologie reste. Les différentes motions du PS, confrontées lors du dernier congrès, se rassemblent toutes derrière la revendication homosexuelle. Dominique Strauss-Khan vient de signer la préface d’un ouvrage -dont je me refuse à faire la pub ici- dans lequel tout est expliqué aux futurs ‘parents’ homosexuels afin de contourner la loi en matière d’adoption. Peillon, Montebourg et Emmanuelli, du NPS, veulent "combattre les rapports de domination qui structurent la société" et ajoutent que "la famille doit être invitée à participer (…) à faire tomber les murs des préjugés". Comme cela est bien dit. Hollande veut adapter "le droit à l’adoption aux réalités nouvelles et notamment l’homoparentalité".

    Derrière la revendication gay, c’est la famille qui est directement attaquée. Fidèle au marxisme, les socialistes veulent systématiser le collectivisme. Fabius réclame ainsi "la scolarisation obligatoire à 3 ans", faisant pâle figure face à Hollande qui réclame "la pré-scolarisation à 2 ans". Et le NPS rejoint les éléphants en déclarant qu’il s’agit de "faire respecter dès la petite enfance le droit à la différence". Ils veulent privilégier la crèche contre la garde à domicile. La famille n’a pas d’existence sociale au-delà des individus qui la composent. La famille apparaît comme un lieu d’endoctrinement et il faut soustraire les enfants à cette influence.

    Michel Janva