Face à la pornographie, l’Académie nationale de médecine appelle… à l’éducation à la sexualité à l’école
Dans un rapport publié le 30 janvier, l’Académie nationale de médecine appelle à repenser l’éducation à la sexualité à l’école.
Selon les données françaises de l’étude européenne Espad qui date de 2003 et porte sur un échantillon de près de 10 000 adolescents âgés de 14 à 18 ans, 80 % des garçons et 45 % des filles ont déjà eu accès à des contenus pornographiques. Un sondage Ipsos réalisé en février 2017 pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique sur un échantillon représentatif de 1 005 adolescents et adolescentes de 15 à 17 ans, rapportant des informations démographiques sur les jeunes consommateurs. La moitié des adolescents interrogés (53 % des garçons et 52 % des filles) a été exposée involontairement à la pornographie.
« C’est désormais la pornographie qui vient aux jeunes, et non une démarche volontaire ».
Alors pourquoi ne pas bloquer l’accès de ces sites ? L’Etat sait être réactif pour bloquer certains sites d’informations, pro-russes ou autres.
Un autre rapport publié ce 31 janvier en Angleterre alerte sur la normalisation de la violence sexuelle dans la pornographie en ligne et ses répercussions sur la jeunesse. Près de la moitié des jeunes britanniques considèrent que les filles s’attendent à de la violence dans les rapports, et 42 % qu’elles aiment cela. Le Parlement britannique débattra dans les prochains jours du projet de loi sur la sécurité en ligne, qui impose d’importantes exigences de vérification de l’âge sur les plateformes.
Extension du délai d’avortements : des problèmes liés aux foetus nés vivants, aux difficultés psychologiques…
La pratique des avortements entre 14 et 16 semaines d’aménorrhée (SA), permise depuis la loi du 2 mars 2022, ne connaît pas une réelle application sur le territoire. Cette loi était applicable dès le lendemain de sa publication, sans attente de décret d’application. Six à neuf mois après, plus de 1.000 avortements entre 14 et 16 SA ont été réalisées. Mais, comme annoncé, c’est difficile pour les médecins :
sur le plan chirurgical, il a fallu se renseigner sur les méthodes, les pinces, etc., et nous avions notre expérience des IMG [interruptions médicales], on n’a pas attendu la prolongation du délai pour savoir comment prendre en charge les interruptions de grossesse quel qu’en soit le motif au deuxième trimestre.
Le Dr Nathalie Trignol (centre d’orthogénie du CHU de Tours), coprésidente de l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (Ancic), a identifié les problèmes majeurs pour cette mise en pratique: ils concernent
- le devenir du corps du foetus, l’absence de circuit formalisé, d’obsèques, de déclaration à l’état civil;
- le fait que les foetus sont nés “vivants” pendant quelques minutes,
- les difficultés psychologiques pour les équipes, questionnements éthiques quant au respect du corps;
- le visuel pour les femmes;
- la tarification de l’IVG médicamenteuse non revalorisée et la difficulté de respecter le forfait IVG normalement inextensible, sans cotation anesthésiste, sans cotation d’hospitalisation.
Les problèmes majeurs soulevés par l’IVG instrumentale avec dilatation/extraction concernent la formation des professionnels, la peur du geste, des morcellations, perforations ou hémorragies, le manque de matériel spécifique, la clause de conscience sélective entre 14 et 16 SA, le côté chronophage, l’accès au bloc, l’échoguidage qui peut être difficile à regarder, la nécessité d’une hospitalisation la veille en cas de passage au bloc tôt le matin, pour la prémédication.
“Quand la patiente expulse, on l’avertit qu’elle va voir son foetus.”
“nous le mettons dans une petite boîte (le foetus ou le sachet issu de l’aspiration dans la même boîte) et ils vont tous au même endroit”.
Ils sont ensuite “mis à l’incinération, circuit produits humains”.
Des Femen jugées pour violences, exhibition sexuelle ainsi que des faits de participation avec arme
Plus de dix ans après la manifestation de Civitas contre la dénaturation du mariage, perturbée par des excitées, un procès aura bien lieu. Le 24 janvier 2023, la Cour de cassation a rendu un arrêt concernant sept militantes Femen qui avaient été interpellées en 2012. Ayant bénéficié d’un non-lieu dans un premier temps, la cour de cassation a finalement demandé la tenue d’un procès en correctionnelle.
Les sept seront jugées pour des faits de violences, d’exhibition sexuelle ainsi que des faits de participation avec arme à un attroupement et organisation d’une manifestation non déclarée.
Le 18 novembre 2012, l’institut Civitas avait organisé une manifestation, durant laquelle un groupe de Femen était alors apparu, les seins nus et habillées en nonnes. Elles sont accusées d’avoir fait usage d’extincteurs sur les manifestants, parmi lesquels se trouvaient des enfants en poussette.
Constitutionnalisation de l’avortement : le détail des votes au Sénat
Voici le détail du scrutin d’hier soir sur l’amendement n° 1 rect. bis présenté par M. Philippe Bas, sur l’article unique de la proposition de loi constitutionnelle, adoptée par l’Assemblée nationale, visant à protéger et à garantir le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse (Consulter l’amendement). Vous pouvez féliciter les sénateurs qui ont voté contre et exprimer aux autres votre insatisfaction… Il suffit de cliquer sur leur nom dans la liste ci-dessous pour avoir leur fiche sur le site du Sénat, avec leur adresse courriel.
| Analyse par groupes politiques |
Groupe Les Républicains (145)
- Pour : 16 – MM. Jean-Pierre Bansard, Philippe Bas, Mme Alexandra Borchio Fontimp, M. Mathieu Darnaud, Mme Patricia Demas, MM. Philippe Dominati, Gilbert Favreau, Jacques Grosperrin, Jean-Jacques Panunzi, Cyril Pellevat, Mmes Annick Petrus, Évelyne Renaud-Garabedian, Marie-Pierre Richer, M. Stéphane Sautarel, Mmes Elsa Schalck, Anne Ventalon
- Contre : 119
- Abstentions : 7 – M. Jérôme Bascher, Mme Valérie Boyer, MM. Laurent Burgoa, Alain Cadec, Édouard Courtial, Marc Laménie, Cédric Perrin
- N’ont pas pris part au vote : 3 – M. Gérard Larcher, Président du Sénat, M. Roger Karoutchi, Président de séance, Mme Joëlle Garriaud-Maylam
Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (64)
- Pour : 64
Groupe Union Centriste (57)
- Pour : 17 – Mme Annick Billon, MM. Vincent Capo-Canellas, Alain Cazabonne, Bernard Delcros, Stéphane Demilly, Yves Détraigne, Mmes Brigitte Devésa, Nassimah Dindar, Élisabeth Doineau, Amel Gacquerre, MM. Jean Hingray, Laurent Lafon, Mme Valérie Létard, M. Jean-François Longeot, Mmes Daphné Ract-Madoux, Denise Saint-Pé, Dominique Vérien
- Contre : 28
- Abstentions : 10 – M. Vincent Delahaye, Mmes Nathalie Goulet, Jocelyne Guidez, M. Olivier Henno, Mme Sonia de La Provôté, MM. Jacques Le Nay, Pierre Louault, Mmes Évelyne Perrot, Lana Tetuanui, Sylvie Vermeillet
- N’ont pas pris part au vote : 2 – MM. Patrick Chauvet, Jean-Pierre Moga
Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (24)
- Pour : 21
- Contre : 2 – MM. Jean-Baptiste Lemoyne, Alain Richard
- Abstention : 1 – M. Abdallah Hassani
Groupe communiste républicain citoyen et écologiste (15)
- Pour : 15
Groupe Les Indépendants – République et Territoires (14)
- Pour : 7
- Contre : 2 – M. Pierre Médevielle, Mme Vanina Paoli-Gagin
- Abstentions : 4 – MM. Jean-Pierre Decool, Jean-Louis Lagourgue, Mme Colette Mélot, M. Dany Wattebled
- N’a pas pris part au vote : 1 – M. Claude Malhuret
Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (14)
- Pour : 13
- Abstention : 1 – M. Jean-Noël Guérini
Groupe Écologiste – Solidarité et Territoires (12)
- Pour : 12
Sénateurs ne figurant sur la liste d’aucun groupe (3)
- Pour : 1 – Mme Esther Benbassa
- Contre : 1 – M. Stéphane Ravier
- N’a pas pris part au vote : 1 – M. Jean Louis Masson
| Analyse détaillée |
Ont voté pour
Ont voté contre
Abstentions
N’ont pas pris part au vote
| Gérard Larcher, Président du Sénat | Patrick Chauvet | Claude Malhuret | Jean-Pierre Moga |
| Roger Karoutchi, Président de séance | Joëlle Garriaud-Maylam | Jean Louis Massons |
Les aveux de Martin Blachier sur toutes les erreurs commises pendant la crise du Covid
Extrait tiré de l’émission «L’Heure des Pros», diffusée le 30 Janvier 2023 sur CNews :
Avec Télérama, pas facile de savoir si un film a du succès
Pour Télérama, 87 000 entrées dans 188 salles en première semaine, c’est tout juste “correct” :

Pour le même magazine, 79 000 entrées dans 187 salles, c’est “le meilleur lancement de la semaine“.

Et ils osent encore se prétendre journalistes…
Avec Eric Ciotti et Laurent Wauquiez, le combat des valeurs et de la droite est très mal parti
Eric Ciotti vient de se prononcer clairement et sans la moindre hésitation pour l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Il soutient notamment l’amendement de Philippe Bas:
Aucun changement chez les LR, après avoir torpillé #Zemmour, #Ciotti vote pour l’#IVG dans la constitution pic.twitter.com/tooNP39eQf
— Serment de Villepinte 2021 (@enpatrouille) February 1, 2023
En Haute-Loire, les deux députés LR, Isabelle Valentin et Jean-Pierre Vigier, tous les deux très proches de Laurent Wauquiez, lui-même d’ailleurs suppléant de la première, ont tous les deux voté à l’assemblée nationale pour cette inscription dans la Constitution. Les députés LR présents pour le vote étaient 22 sur 62. Il fallait donc être motivé et convaincu pour faire partie des 13 ayant voté pour…
Voir l’analyse du scrutin ici.
Enfin, dans un autre registre, Valeurs actuelles vient de révéler que le conseil régional d’Auvergne Rhône Alpes, présidé par Laurent Wauquiez, subventionnait l’association immigrationniste Viltaïs :
Si le projet Horizon ne verra pas le jour à Callac, le projet Viltaïs reste à l’ordre du jour. L’association compte installer plusieurs familles de réfugiés en 2023 et bénéficie de grasses subventions publiques pour mener à bien la répartition des migrants sur le territoire (…)
Si l’association peut mener à bien des projets aussi coûteux, c’est qu’elle bénéficie d’une très généreuse aide de l’État. En 2020, elle a reçu plus de 8,5 millions d’euros pour gérer ses centres d’asile, accueillir et accompagner des réfugiés ou s’occuper de l’intégration de mineurs non accompagnés (MNA). Lesdits financements publics ont triplé de 2014 à 2019 et proviennent majoritairement de l’État dans le cadre d’aides et dispositifs de soutien comme les centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) et les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).
L’association jouit également de subventions octroyées par les collectivités territoriales. Outre la région Auvergne-Rhône-Alpes, la commune de Moulins, où siège Viltaïs, a versé 60 000 euros en décembre 2021 et 10 900 euros trois mois plus tard. La ville est tenue par le maire Les Républicains Pierre-André Périssol, ancien ministre d’Alain Juppé. Au total, Viltaïs dispose d’un budget de 18 millions d’euros, en grande partie issu des subventions publiques
Quand LCI débat tranquillement du plan ukrainien de “remigration” des populations russes
Inutile de préciser que la même discussion sur certaines peuplades vivant en France est impensable sur cette même chaîne TV :
La Crimée est russe depuis le XVIIIe siècle et elle est peuplée de Russes ? Pas grave, chez @DavidPujadas, on tient peut-être la solution : l'épuration ethnique des Russes pour y installer des Ukrainiens. 🤪 Les Tatars et les Juifs peuvent rester @quatremer ? pic.twitter.com/k8IbPtZEpq
— Laurent Ozon (@LaurentOzon) January 31, 2023
En 2024, la croissance économique de la Russie devrait dépasser celle de la zone euro (FMI)
Et pendant ce temps-là, la crise économique menace la France avec l’explosion du prix de l’énergie et une inflation difficilement maîtrisée par Bruno Le Maire qui disait en mars 2022 : “Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe”. Quel visionnaire !
Alors que l’Europe souffre des conséquences de la rupture avec Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février 20222, l’économie russe fléchit mais tient le choc. Malgré les sanctions occidentales mises en place depuis près d’un an, l’économie russe ne s’est pas effondrée. Selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié le 31 janvier, la Russie est certes tombée en récession l’an dernier mais la baisse de PIB est relativement modeste (-2,2%), loin des prévisions du FMI réalisées au printemps 2022 qui anticipaient une chute de 8,5 % du PIB russe en 2022. Surtout, l’économie russe ne devrait pas tomber plus bas et repartir à la hausse avec une petite progression de 0,3% en 2023 (soit légèrement en-dessous des perspectives de croissance pour la zone euro établies à +0,7% en 2023) puis d’une hausse de 2,3% en 2024. Une croissance qui serait alors meilleure que celle de la zone euro qui remontera seulement de 1,6% d’après le FMI. [source : La Tribune]
Le Sénat, majoritairement à droite, vote pour inscrire l’avortement dans la Constitution
Le Sénat s’est prononcé mercredi 1er février, par 166 voix contre 152, pour inscrire dans la Constitution la « liberté de la femme » de recourir à l’avortement, une formulation différente du texte voté à l’Assemblée.
Ce texte doit maintenant retourner à l’Assemblée nationale. Il vise à compléter l’article 34 de la Constitution avec cette formule :
« La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse. »
A la place de liberté, l’Assemblée avait parlé de droit.
Le changement de formulation entrepris par le sénateur Philippe Bas (Les Républicains), substituant la notion de liberté à celle de droit, a manifestement permis l’adoption du texte, qui avait été rejeté lors de son examen en commission. Il a manifestement oeuvré en faveur de la culture de mort en permettant l’adoption du texte par le Sénat, qui avait rejeté un texte similaire il y a plusieurs semaines.
Plusieurs sénatrices de gauche ont salué son adoption, qualifiée d’« historique », comme Mélanie Vogel :
« C’est une victoire historique ! (…) Il n’y a plus de débat sur la nécessité de le faire, seulement des discussions à poursuivre sur comment le rédiger ».
Un rejet pur et simple du texte par le Sénat l’aurait enterré. Une proposition de loi constitutionnelle doit être votée dans les mêmes termes par les deux chambres, puis soumise à référendum pour être adoptée définitivement.
Après l’attentat contre Lénine, la Terreur rouge illustre la filiation entre la Révolution française et la révolution bolchevique
Claude Quétel, auteur du livre Crois ou meurs ! Histoire incorrecte de la Révolution Française répond aux questions de France catholique :
La Terreur a-t-elle été la matrice des totalitarismes ?
Claude Quétel : Pour ce qui est du communisme, la parenté est claire et bien établie : la Russie des bolcheviks et, avant elle, la Russie des intellectuels de gauche du début du XXe siècle, vouent un véritable culte à une Révolution française très idéalisée. Ils s’en emparent pour légitimer intellectuellement et historiquement leur propre révolution. Les bolcheviks se considèrent comme les nouveaux jacobins ! Après l’attentat contre Lénine du 30 août 1918, la proclamation de la « Terreur rouge » illustre la filiation entre la Révolution française et la révolution bolchevique.
Qu’en est-il des autres totalitarismes : fascisme et nazisme ?
La filiation est moins apparente car on imagine mal un Mussolini ou un Hitler se réclamer d’une Révolution dont le maître mot était le mythique « Liberté, Égalité, Fraternité ». Pour autant, on peut identifier un point commun : la Révolution française, tout comme ces régimes, proclame « l’homme nouveau », c’est-à-dire l’homme régénéré par la Révolution.
À quoi ressemble cet homme nouveau selon la Révolution ?
Pour le discours jacobin, il est l’homme pétri des Lumières, de l’égalitarisme, de la liberté, des Droits de l’homme… Cette idée provient directement de la philosophie des Lumières, prémisse de la Révolution, qui véhiculait une utopie égalitariste. Mais quand on en arrive à Robespierre, cette notion se radicalise et l’homme nouveau devient l’homme de la vertu révolutionnaire. L’homme nouveau ne surgit jamais par hasard, il n’y a pas de génération spontanée : la notion conduit directement au totalitarisme, puisque l’homme nouveau ne peut être forgé que par un appareil totalitaire.
Doit-on faire la part des choses entre Révolution d’un côté et Terreur de l’autre ou, comme le disait Clemenceau, considérer qu’il s’agit d’un bloc ?
Clemenceau affirme certes que la Révolution est un « bloc », mais dans son esprit, c’est un bloc qu’il faut accepter. Quant aux historiens « orthodoxes » de la Révolution, ceux des manuels scolaires, ils ne veulent retenir de la Terreur que de rares journées de violence. Mais tout a été violence ! 1793 n’est que l’aboutissement logique des années qui précèdent. On a fait de l’Assemblée constituante (1789-1791) le « bon élève » qui forge la France nouvelle, qui proclame les Droits de l’homme… Mais cette Assemblée, bien avant la Convention, est une foire d’empoigne où les députés ne parlent que sous la pression d’une foule politisée qui les insulte et menace de mort les « monarchiens », ces députés qui défendent l’idée d’une monarchie constitutionnelle. Les modérés finissent par ne plus oser se rendre à l’Assemblée, où il ne reste que les extrémistes… Aujourd’hui, ces historiens en sont à pratiquement défendre la Terreur elle-même, à la réhabiliter, à la relativiser, en disant par exemple qu’elle n’est que la conséquence de la guerre civile et de la lutte contre les contre-révolutionnaires.
Ce n’est pas l’avortement, mais bien la natalité qui est menacée
Lors de l’examen de la proposition de loi constitutionnelle pour introduire l’avortement dans la Constitution, ce soir, le sénateur Reconquête ! Stéphane Ravier a déposé une motion de censure qu’il a été seul à voter.
🎥 Contrairement à ce que vous affirmez, l’avortement n’est pas menacé en France : il s'est même renforcé. En revanche, la natalité, elle, est réellement menacée. Au plus bas depuis l’après-guerre. pic.twitter.com/OCuDdOhDfI
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) February 1, 2023

Quand Reynald Secher défendait la réalité du génocide vendéen à la télévision
En 1986, Reynald Secher était invité de l’émission Apostrophes pour son livre Le génocide franco-français : La Vendée-Vengé. De la 23e à la 40e minute environ :
“Les vaccins causent un niveau de préjudice sans précédent”
Le professeur Retsef Levi, expert en analyse de la sécurité des médicaments, appelle à la suspension immédiate de tous les vaccins à ARNm anti Covid-19 :
« Ils devraient cesser car ils causent un niveau de préjudice sans précédent, notamment la mort de jeunes et d’enfants »
Il ajoute que ce vaccin d’ARNm est « le produit médical le plus nocif de tous les temps » et « le produit médical le plus inefficace de tous les temps »
Il a 30 années d’expérience dans l’analyse des données dans le cadre de l’étude des risques dans l’une des universités les plus prestigieuses du monde, le MIT.
En Israël, il a détecté une augmentation de 25% des myocardites chez les 16-39 ans pour la première moitié de 2021, ce qui correspond au début de la vaccination.
Stefan Homburg, professeur à l’université Leibniz de Hanovre, constate que les statistiques officielles allemandes montrent une
« baisse des naissances depuis janvier 2022, neuf mois après le début de la vaccination des jeunes adultes ».
« En octobre 2022, les données les plus récentes, les taux de natalité n’avaient pas récupéré »
Cette chute soudaine ne peut pas être expliquée par un changement naturel ou un changement progressif dû aux changements d’état d’esprit.
L’an dernier, une étude menée par l’Institut fédéral de recherche sur la population, une agence officielle du gouvernement allemand, avait déjà conclu qu’« il existe une forte association entre le début des programmes de vaccination et le déclin de la fertilité neuf mois après » en Allemagne et en Suède : 10% en Suède, 14% en Allemagne.
80 ans de mariage
Jamais une union n’avait duré aussi longtemps en Belgique : Maria Angelina Haeseldonckx (97 ans) et Eduard Cuyvers (99 ans) sont les premiers à célébrer les noces de chêne.
Ils ont 4 enfants, 18 arrière-petits-enfants et un arrière-arrière-petit-enfant.
Agés respectivement de 18 ans à peine pour elle et lui de 20 ans, ils se sont mariés en 1943 durant la guerre, alors qu’elle était enceinte.
Le mois de l’Esprit-Saint
Un immense succès qui fait scandale
D’Anne Brassié, cette synthèse bienvenue sur “Vaincre ou mourir” et la lente prise de conscience du génocide vendéen:
Petit rappel historique, en 1983, avant donc le bicentenaire de la Révolution, le premier à monter aux créneaux, Reynald Secher présente une thèse universitaire de doctorat : Contributions à l’étude du génocide franco-français, La Vendée-Vengé. Il ne découvrira qu’en 2011 aux Archives Nationales, les plans d’extermination et d’anéantissement. Plans qui seront publiés dans son livre Vendée, Du génocide au Mémoricide, (éditions du Cerf). Avoir contredit le credo républicain lui coûte le poste à l’université qu il devait avoir. Premier scandale !
Il produit alors deux longs métrages sur la guerre de Vendée et la Virée de Galerne, introuvables aujourd’hui sauf sur son site Reynald Secher éditions. Ce sont des récits historiques entrecoupés d’entretiens avec des historiens, Jean Meyer, Pierre Chaunu et Jean Tulard auxquels Reynald avait présenté sa thèse de doctorat.
Puis Daniel Rabourdin nous offre en 2016… une première approche de ce que Reynal Secher a justement nommé le premier génocide « progressiste » commis au nom de la justice sociale de la révolution française des droits de l’homme, mais pas tous les hommes, sans les aristocrates et sans les Vendéens qui refusent d’être enrôlés dans une guerre qui ne les concerne pas, veulent garder leurs prêtres et continuer à prier.
Ce film était déjà un mélange de réflexions d’historiens, Reynald Secher et Stéphane Courtois, et d’une fiction centrée sur l’histoire d’une famille autour de la belle et talentueuse Clémentine Stepanof. Le film commence par l’irruption, dans un village, de commissaires de la République pour enrôler de force les paysans.
Cette révolution a inspiré tous les acteurs de la révolution soviétique puis maoïste. François Furet et Hannah Arendt verront bien en la Révolution « la matrice des totalitarismes ». Stéphane Courtois a pu écrire : « Lénine assimilait les Cosaques à la Vendée pendant la Révolution française et souhaitait leur appliquer le traitement que Gracchus Babeuf qualifiait dès 1795 de populicide ». Second film donc inspiré par l’œuvre de Reynald Secher, film inspiré, très réussi, émouvant jusqu’aux larmes et que l’on peut visionner en famille pour contrer l’enseignement républicain sur les bénéfices de cette fin de la monarchie. L’auteur, Daniel Rabourdin, est un grand catholique franco-américain qui a longtemps travaillé aux USA pour la chaîne Radio Maria.
« On a tué notre roi, on a chassé nos prêtres et vendu les biens de notre Eglise, où est l’argent, ils ont tout mangé, ils veulent maintenant notre corps ; non ils ne les auront pas ».
Film à petit budget mais beau film efficace qui réparait deux siècles d’omerta parfaite. Peu de salles le visionnent et la critique répond par un silence étourdissant – toujours l’omerta. C’était en 2016. Second scandale.
En 2017, la même année, Le Puy du Fou offre une nouveau spectacle grandiose, une cinéscenie, dans son Theâtre des Géants : Le dernier Panache ou le destin de Charette, officier de marine, héros de la guerre d’indépendance américaine, revenu sur ses terres où il est sollicité ardemment par ses villageois de prendre la tête de leur révolte. Succès immédiat, consacré par le prix du meilleur spectacle européen puis, à Los Angeles, meilleur spectacle mondial.
8 ans plus tard, le Puy du Fou produit son premier film, Vaincre ou mourir, devise du Général Charette et portrait magnifique de ce dernier. Après quelques considérations historiques de 3 historiens dont Reynald, le héros apparaît sur l’écran , accepte de prendre la tête d’une armée catholique et royale alors qu’ils n’ont pas d’armes et que l’ennemi est puissant. Un héros qui laisse la vie sauve aux soldats républicains au début des combats, un héros qui va jusqu’au bout de son engagement alors que le comte d’Artois n’est pas venu à leur aide et que les bleus ont tué Louis XVII.
Le film est d’une grande poésie, offrant belles images, grands acteurs, chevaux magnifiques, les personnages secondaires sont très présents et attachants.
Les scènes les plus cruelles ont été évitées, mais la vérité de l’extermination des Vendéens par l’épée, le fusil ou la noyade est bien révélée. Bref, grand succès dès le samedi 28 janvier, les Français découvrent avec bonheur qu’après Henri IV un second panache blanc a surgi dans le ciel de France.
Que dit le héros : « Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre et notre Roi… Mais leur patrie à eux, qu’ est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors qu’est ce que c’est cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous elle est une terre, ils l’ont dans le cerveau, nous l’avons sous les pieds… Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur… » Texte d’une actualité fulgurante. En parallèle, citons le général de brigade Westermann et sa fierté d’avoir obéi à la République, au soir de la bataille de Savenay : « Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes, qui, au moins pour celles la n’enfanteront plus de Brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »
Se révèlent d’un côté la noblesse des » brigands », de l’autre la fureur criminelle des bons républicains.
Scandale donc dans les médias de grands chemins. S’en est trop pour une caste de journaleux gauchards. Injures, anathèmes et idioties jusque dans ce petit article du Figaro qui décrit le film comme violent, sanglant, bruyant et agressif. Ce n’est pas en effet une danse villageoise… la Première République a bien été coupable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Le diplomate et juriste Jacques Villemain l’a clairement démontré (Génocide en Vendée 1793-1794 CERF). Qu’importe, le film existe, la mémoire des victimes est honorée et les criminels désignés. Le public, 96 000 au 30 janvier applaudit à chaque séance.
Dernière trouvaille de Reynald Secher qui est aussi un excellent archéologue, après avoir découvert et restauré une vieille chapelle enfouie sous le lierre, retrouvé les traces du cloître d’un prieuré et l’avoir reconstruit à La Chapelle Basse Mer, il relève à Challans, dans un champs appartenant à sa famille, une croix érigée en mémoire d’un officier blanc inconnu, assassiné là. Et quelques mois plus tard il apprend par un ami voisin que reposait à cet endroit le Général de Couëtus, le plus proche soutien de Charette, magnifique personnage dans le film Vaincre ou mourir. ..
Merci à cette chaîne de Vendéens contemporains, Reynald Secher, Daniel Rabourdin, Philippe de Villiers et son fils Nicolas de rappeler les sacrifices de leurs ancêtres, leur héroïsme qui les conduit à la mort, leur culte voué à notre terre, au Roi, à nos prêtres et à Dieu. Plus personne ne pourra dire : nous ne savions pas. Nous avions bien besoin de ce message de Charette, la liberté de l’homme intérieur est sacrément abîmée ces temps derniers. Voilà le dernier scandale. Au fait n’ y aurait il pas d’autres exterminations en cours ?
Retraite : les mères de famille toujours oubliées !
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
Le débat sur la réforme des retraites a conduit à examiner les difficultés que rencontrent les mères de famille dans leur carrière professionnelle et la constitution d’une retraite : inégalité salariale homme-femme / interruptions de l’activité professionnelle liées aux maternités et à l’éducation des enfants / difficultés à suivre l’évolution des techniques et surtout des règlementations et des procédures toujours plus complexes / etc.
On aborde à peine le cas des épouses qui participent à l’activité professionnelle de leur mari : paysans, commerçants, artisans, etc.
Surtout, la mère de famille reste toujours l’oubliée de la solidarité nationale, alors que c’est elle qui prépare la génération de l’avenir.
En 1986-1988 le groupe FRONT NATIONAL avait déposé plusieurs propositions de loi favorables à la famille et à l’accueil de la vie : revenu maternel – ou parental au choix des conjoints pour tenir compte de situations particulières – avec droit à la retraite / logement familial / chèque éducation / consentement prénatal a l’adoption, etc.
Le FN, diabolisé, n’avait pas été suivi, ni par le RPR-UDF, ni par la Gauche , mais l’action conduite par Michel de Rostolan (Front National-RN) , Hector Rolland (RPR) et Christine Boutin avait permis de réunir près de 200 signatures sur la proposition relative au consentement préalable à l’adoption.
Depuis lors, aucune mesure importante n’a été prise pour accorder aux mères une véritable retraite.
Rien qui puisse donner un véritable statut aux mères de famille et établir la solidarité entre les générations en accordant à celles qui se sont entièrement consacrées à leur famille un droit à une retraite financée par leurs enfants.
La démographie condition nécessaire à la survie de notre modèle social et à la maîtrise de l’immigration.
L’Assemblée Nationale a voté en 1ère lecture l’inscription dans la Constitution du « droit » à l’avortement avec le soutien de Marine Le Pen et de la majorité du groupe Rassemblement national.
En Europe de l’Est, la Pologne comme la Russie développent une politique familiale. La Hongrie, face aux délires LGBT, inscrit dans sa Constitution « le Père est un homme et la Mère une femme » et, à notre frontière, l’Italie avec Giorgia Meloni est sur une voie similaire.
On ne peut lutter contre l’immigration en inscrivant dans la Constitution un « droit » à l’avortement. Constitutionnaliser une telle règle, c’est préparer une mesure analogue pour toutes les lois « sociétales », en commençant par le « mariage » entre personnes du même sexe et les mesures qui en découlent : adoption par ces « couples », PMA et GPA pour ces mêmes « couples », etc.
Donc la priorité doit être de rétablir une grande politique familiale, réservée aux nationaux, analogue à l’ensemble des mesures prises de 1938 à 1947 et poursuivie par la IVe République, malgré une économie dévastée par la guerre.
Encore un évêque chinois emprisonné
L’évêque chinois Shao Zhumin de Wenzhou (Zhejiang) a de nouveau disparu. Des sources locales ont indiqué à AsiaNews que les autorités ont emmené le prélat et son secrétaire, le père Jiang Sunian (qui fait également office de chancelier du diocèse), pour les empêcher d’assister aux funérailles du père Chen Nailiang, décédé dimanche à l’âge de 90 ans.
Comme le premier évêque de Wenzhou, Mgr Lin Xili, Mgr Shao a souvent été soumis à des séances de lavage de cerveau destinées à le forcer à rejoindre l’Église “officielle”, contrôlée par le Parti communiste chinois (PCC).
L’évêque Shao est reconnu par le pape mais pas par le Parti.
Les chrétiens représentent plus de 10 % de la population du Zhejiang. Comme l’évêque Shao, le père Chen appartenait à la communauté “clandestine” ; pour cette raison, les autorités ont interdit à tous les religieux clandestins d’assister aux funérailles ou de célébrer la messe. Le père Chen, qui était curé de la paroisse de Pingyang, était très aimé de ses fidèles. Le PCC l’a persécuté depuis qu’il a rejoint l’Église catholique à la fin des années 1940 et au début des années 1950, l’emprisonnant et l’envoyant dans des camps de travail pour sa “rééducation” pendant plusieurs années.
La répression gouvernementale contre les catholiques chinois, en particulier les membres de l’Église clandestine, se poursuit malgré l’accord du Vatican de 2018 sur les nominations épiscopales, qui a été renouvelé en octobre 2020 et 2022.
Outre l’évêque Shao, l’évêque Jia Zhiguo a également été détenu, placé en résidence surveillée. D’autres évêques, comme Mgr Guo Xijin, ont été harcelés ou forcés d’assister à des sessions politiques, notamment Mgr Zhang Weizhu. Le régime communiste a également placé l’évêque Augustin Cui Tai de Xuanhua (Hebei) en résidence surveillée à plusieurs reprises, lui interdisant de voyager pendant le Nouvel An lunaire.
“On a décidé d’attendre que le délai légal d’avortement soit passé pour leur dire”
A une époque où le gouvernement défend la culture mort (euthanasie, avortement, …), on ne peut que saluer le parcours de cette jeune femme qui, courageusement, se bat contre la mucoviscidose et a choisi la vie pour son enfant à naître.
Julie Briant a inspiré le téléfilm « La vie, l’amour, tout de suite » diffusé mardi soir sur M6. L’histoire d’une adolescente atteinte de la mucoviscidose qui va cacher sa grossesse pour la mener à bien.
A 27 ans, Julie Briant vit avec ses deux enfants ainsi que son mari. Devenue maman à seulement 17 ans malgré une maladie qui risquait de l’en empêcher, son parcours de vie et son combat contre la mucoviscidose ont inspiré un téléfilm, « La vie, l’amour, tout de suite ». Extrait d’un entretien :
Vous vous engagez dans des études qui ne vous passionnent pas, mais vous rencontrez Ludovic, votre premier amour, et tombez enceinte quelques mois plus tard, à 16 ans…
Quelque part c’était voulu, même si je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite ! Quand je l’ai appris, je me suis tout de suite demandée comment on allait l’annoncer à nos parents. On savait que leur réaction allait être violente, c’est pour cela qu’on a décidé d’attendre que le délai légal d’avortement soit passé pour leur dire. A cette époque là, j’étais dans le déni de la maladie, pour moi j’étais comme un cobaye sur qui on testait des traitements. Avec du recul, cette grossesse, même si elle n’était pas recommandée, a été une revanche sur la maladie. Pour montrer que même si je suis malade, même si je suis fragile, je peux avoir la même vie que les autres, et accomplir plein de belles choses. […]
Quel message voulez-vous faire passer via ce compte Insta et ce film, qui est en fait l’adaptation de votre livre, sorti en 2020 ?
Qu’il faut avoir de l’espoir. Il y a le Kaftrio qui est arrivé, des solutions sont en train d’être trouvées, il y a des associations qui sont là. Je veux dire aux parents qu’il faut protéger leurs enfants bien sûr, mais qu’il ne faut pas leur mettre trop de barrières non plus. Il faut les laisser profiter. Souvent les médecins me disaient « mais non Julie, tu ne devrais pas faire ça, c’est pas bien… » Mais moi, je ne les ai jamais trop écoutés.
Face au business de la procréation médicalement assistée : Juristes pour l’enfance saisit le Conseil d’Etat
Juristes pour l’enfance demande au Gouvernement de respecter l’engagement pris par la loi de bioéthique de permettre à tous les enfants conçus par PMA avec tiers-donneur, d’accéder à l’identité de celui-ci.
Juristes pour l’enfance a demandé au Gouvernement de prendre le décret ordonnant la destruction des stocks de gamètes recueillis avant la loi de bioéthique de 2021, gamètes couverts par l’anonymat : ce décret est en effet nécessaire à l’application de la loi qui a créé un droit pour les personnes issues de PMA avec tiers donneur d’accéder à l’identité de leur donneur.
Devant l’inaction du Gouvernement, JPE a saisi le Conseil d’État afin qu’il soit enjoint au Gouvernement de prendre ce décret.
En effet, pour préserver le business de la procréation médicalement assistée avec tiers donneur, le Gouvernement ignore la loi et induit sciemment en erreur les futurs parents qui recourent à une PMA avec tiers donneur.
Depuis le 1er septembre 2022, les dispositions de la loi de bioéthique permettant l’accès à l’identité du donneur sont entrées en vigueur : ne peuvent faire un don de gamète que les personnes acceptant que les enfants issus de leur don accèdent, à leur majorité, à leur identité ainsi qu’à un certain nombre de données les concernant.
Le Ministère de la Santé et de la Prévention affirme sur son site que :
« La loi de bioéthique votée en 2021 permet d’apporter des réponses aux personnes nées d’un don de spermatozoïdes, d’ovocytes ou d’embryons et qui se posent des questions sur leurs origines » et que « pour les bénéficiaires d’une assistance médicale à la procréation avec tiers donneurs » : « S’il le souhaite, mon enfant pourra avoir accès à sa majorité à l’identité du tiers donneur et/ou aux données non identifiantes ou aux deux ».
Or, cette information est fausse : un décret du 25 août 2022 a donné l’ordre d’utiliser en priorité, à compter du 1er septembre 2022, les gamètes provenant du stock ancien c’est-à-dire de donneurs n’ayant pas consenti à la transmission de leur identité. A leur majorité, les enfants ainsi conçus se heurteront au même refus de levée de l’anonymat qu’avant l’adoption de la loi de bioéthique.
En outre, ils ne découvriront ce refus qu’à leur majorité puisque le Ministère de la Santé indique faussement à leurs parents que leur enfant aura accès à communication de l’identité du donneur.
Au mois d’octobre 2022, Juristes pour l’enfance a écrit à la Première Ministre et au Ministre de la Santé leur demandant d’adopter le décret prévu par la loi de destruction du stock ancien afin que ne soient plus utilisés que les gamètes collectés selon le nouveau protocole.
Les deux ministères n’ayant pas accédé à cette requête légitime, Juristes pour l’enfance a donc saisi le Conseil d’Etat le 31 janvier 2023 afin que soit respectée la loi.
C’est la clause de conscience des médecins qui est menacée aujourd’hui
Voici la chronique de Paul Sugy sur CNEWS ce matin :
“Ceux qui ont appris à faire éclore la vie entre leurs mains n’ont pas toujours envie d’être en même temps ceux qui l’anéantissent dans le sein maternel”
L’IVG dans la Constitution ? À deux reprises en 2018 et 2020 la clause de conscience a failli être supprimée par des députés et des sénateurs : s’il est un droit fondamental qui est menacé aujourd’hui, c’est plutôt celui-ci. https://t.co/8XqUHfOG5y
— Paul Sugy (@PaulSugy) February 1, 2023
Eglise et pouvoir politique
Ludovic Laloux, professeur des universités en histoire, et Gautier Filardo, chercheur associé au Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale, viennent de diriger un ouvrage collectif sur le thème “Eglise et pouvoir politique” – dont voici la présentation:
Au IVe siècle, par-delà la reconnaissance du christianisme par l’édit de Milan (313), l’empereur Constantin incite vivement l’Église à s’organiser, en commençant par éclaircir les difficultés rencontrées avec Arius, prêtre d’Alexandrie niant la divinité de Jésus. La rédaction du Credo (concile de Nicée en 325) qui en découle illustre des liens qui se tissent entre Église et pouvoir politique. Si avec Clovis, Charlemagne, saint Louis ou encore Louis XIII, des relations étroites se nouent entre Église et pouvoir politique, en revanche, les spoliations, injonctions et interdictions de la République à l’égard de l’Église, jusqu’à l’interdiction de la célébration de messes publiques en mars 2020 en France montrent que les relations s’avèrent également marquées par de vives tensions. Par un ensemble de 20 contributions, cet ouvrage entend proposer mises au point scientifiques et réflexions pour éclairer un sujet qui demeure d’actualité à travers les siècles.
L’UE finance une confrérie nationaliste turque
Avec nos impôts, la Commission européenne, via Erasmus+, a financé un nouveau projet sur l’islamophobie. Cette fois-ci : l’islamophobie sur les réseaux sociaux après la pandémie de Covid-19. Le projet démarre le 6 février prochain à Istanbul. Le responsable du projet est l’association islamo-nationaliste turque Yavuz Sultan Selim, du nom du sultan ottoman Sélim Ier, mort en 1520.
Cette association et son responsable, Abdulhâlık Ustaosmanoğlu, le petit-fils du fondateur de la confrérie islamiste Ismailaga, ont multiplié les déclarations haineuses. Pour ces nostalgiques de l’Empire Ottoman, la civilisation européenne est un “monstre édenté”, composée “d’infidèles”, “ennemis de l’islam et du prophète”… Lorsque la France a été frappée par l’horreur du terrorisme islamiste le 13 novembre 2015 (130 morts, 413 blessés), ce groupuscule islamiste financé par l’UE n’a pas hésité à justifier les attentats en qualifiant la France d’Etat terroriste. Cette ONG n’a eu aucun scrupule à justifier la décapitation de Samuel Paty : la France et l’Europe seraient des “ennemis de l’islam et du prophète” que seule la Turquie pourra remettre à leur place…
Pour la confrérie islamiste Ismailaga, les femmes ne doivent ni étudier, ni travailler, ni sortir dans la rue et se satisfaire d’être “une épouse obéissante à son maître et donner naissance à des soldats pour la nation et le peuple” …ce qui est tout à fait conforme aux 4 devoirs majeurs assignés à la femme par cette communauté : tomber enceinte, accoucher, allaiter et éduquer. C’est donc en toute logique que la communauté Ismailaga a demandé et obtenu d’Erdogan le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul contre les violences faites aux femmes un traité en “guerre contre les valeurs islamiques”… que l’UE souhaite plus que tout ratifier ! Il est vrai que cette convention n’est pas vraiment compatible avec le dernier scandale ignoble qui a éclaboussé cette confrérie islamiste : un de ses membres influent a marié sa fille de 6 ans avec un imam de 29 ans qui a abusé sexuellement d’elle pendant de nombreuses années.
Réforme des retraites : l’âge du départ est un leurre
Le système français des retraites par répartition est plombé par l’évolution démographique du pays. Décaler l’âge de départ ne répondra pas au principal problème de notre système, à savoir qu’il y a de moins en moins d’actifs pour financer la retraite des seniors. Le gouvernement veut donc abaisser le nombre des retraités en décalant l’âge de départ à la retraite, ce qui ne fait que reporter le problème. Ajoutons que la prochaine légalisation de l’euthanasie est certainement vue par les cyniques qui nous gouvernent comme l’autre aspect de la solution (finale) au problème des retraites. Et puis il y a ceux qui s’imaginent que l’immigration viendra combler le déficit démographique et rétablir la balance entre actifs et retraités…
Il y a d’autres aspects du système des retraites qui ne sont pas ou peu abordés. D’une part, le fait que l’Etat en ait fait une mission régalienne, fidèle à l’idéologie jacobine qui veut que l’Etat se mêle de tout. Dans Valeurs Actuelles, Frédéric Paya rappelle que Pierre Mathieu-Bodet, ministre des Finances (1874 à 1875), avait dénoncé le hold-up réalisé par un de ses prédécesseurs qui, pour rétablir les comptes de l’État, avait eu la brillante idée de mettre la main sur les caisses de retraites, alors propres à chaque ministère. Depuis cette époque, les retraites des fonctionnaires n’ont jamais été provisionnées et sont directement servies par le budget de l’État qui leur garantit, aujourd’hui, le versement de 75 % du traitement indiciaire. Cette dette, considérée comme du hors bilan et qui n’apparaît donc pas dans les comptes de la France, s’élève actuellement à 2.770 milliards d’euros ; elle repose intégralement sur les épaules des contribuables. Après avoir volé les biens des nobles, ceux de l’Eglise, il fallait s’attaquer aux biens du contribuable. La République gouverne très mal mais elle sait profiter du bien d’autrui pour pallier ses déficiences…
Les retraites des fonctionnaires coutent annuellement 57 milliards d’euros. La Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) est déficitaire car gérée par un État exposé aux revendications politiques.
L’Agirc-Arrco est équilibrée grâce à la bonne entente des partenaires sociaux et n’a pas besoin de recourir à l’endettement pour servir des retraites.
Un autre sujet concerne le dogme de la répartition. Certains plaident pour y ajouter une pincée de capitalisation. De plus en plus de Français épargnent avec des dispositifs individuels (Préfon, PER…). Des entreprises ont mis en place des plans d’épargne (PER obligatoires ou collectifs). Même la fonction publique s’y est mise avec la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), introduite par le gouvernement Fillon en 2003 et opérationnelle depuis le 1er janvier 2005. Dans une de ses études, parue en 2020, Natixis a calculé que si les retraites avaient été gérées par capitalisation,
« un euro de 2019 de cotisation au système de retraite en 1982 en France, correspond aujourd’hui à une richesse de retraite, toujours en euro de 2019, de 1,93 par répartition, et de 21,90 euros par capitalisation, en supposant un investissement moitié en obligations, moitié en actions. » « Le coût d’avoir eu, depuis 40 ans, seulement de la retraite par répartition en France est donc considérable. »
Ce calcul est relativisé par Frédéric Paya :
Lorsqu’on capitalise pour la retraite seuls les premiers versements, ceux du début de carrière, sont placés aussi longtemps. Ceux faits quelques années avant la retraite génèrent moins de plus-values. Une chose semble, en revanche, certaine : la capitalisation serait au global deux à trois fois plus intéressante que la répartition.
Cette proposition de mixer répartition et capitalisation existe déjà, notamment chez les pharmaciens. Pourquoi ne pas l’étendre ?
Pas de sexe “neutre” à l’état-civil
La Cour européenne des droits de l’Homme a conforté la France dans son refus de faire figurer la mention “sexe neutre” sur l’état civil d’une personne biologiquement intersexuée.
Le requérant, un septuagénaire habitant à Strasbourg et parent d’un enfant adopté avec son épouse, se bat depuis plusieurs années pour que la mention “sexe neutre” ou “intersexe” remplace la mention “sexe masculin” sur son acte de naissance. Né en 1951 avec des organes sexuels atrophiés, dépourvu de “gonades” (organes reproducteurs), “testicules ou ovaires”, le requérant avait expliqué vouloir simplement “que soit reconnu” ce qu’il est “depuis la naissance“.
Pourtant, malgré cette malformation, cette personne a bien une identité masculine en vertu de ses chromosomes… Le plaignant avait vu sa demande acceptée en août 2015 par un juge des affaires familiales de Tours, sa ville de naissance. Mais la cour d’appel d’Orléans l’avait rejetée en mars 2016, craignant de “reconnaître, sous couvert d’une simple rectification d’état civil, l’existence d’une autre catégorie sexuelle“. La Cour de cassation avait rejeté son pourvoi l’année suivante.
Dans son arrêt publié mardi 31 janvier, la CEDH estime que la France
“n’a pas méconnu son obligation positive de garantir au requérant le respect effectif de sa vie privée”.
“Il s’agit d’une question qui relève d’un choix de société”
La Cour laisse à la France
“le soin de déterminer à quel rythme et jusqu’à quel point il convient de répondre aux demandes des personnes intersexuées”.
L’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde ou le Népal ont reconnu un troisième sexe ou genre, encore appelé sexe neutre ou intersexe. L’Allemagne a légalisé en 2018 un “troisième genre” sur les certificats de naissance.
Jean-Frédéric Poisson demande que la France n’envoie pas de chars Leclerc à l’Ukraine
Entretien avec Jean-Frédéric Poisson, président de Via, La Voie du peuple :
Vous venez de lancer une pétition demandant que la France n’envoie pas de chars Leclerc à l’Ukraine. Pourquoi?
Nous avons lancé cette pétition pour deux raisons. D’abord, nous considérons que nos décideurs politiques devraient être entièrement tournés vers une solution de paix, seule condition d’une victoire pérenne. La situation actuelle qui voit se mettre en place une escalade du conflit sans que les peuples n’aient été consultés d’aucune manière est extrêmement préoccupante : le président Zelensky nous demandait hier des canons CAESAR, aujourd’hui des chars lourds et demain des missiles et des avions. Où cela s’arrêtera-t-il ? Ensuite, il est à craindre que cette nouvelle aide à l’Ukraine ne prive nos forces armées de leurs capacités d’action. La France possède à peine plus de 200 chars Leclerc avec un taux de disponibilité de 50%. En livrer une partie réduirait notre capacité à agir, et mettrait en péril notre propre défense déjà particulièrement affaiblie.
Ne pensez-vous que l’envoi d’armes lourdes serait la meilleure façon de terminer rapidement la guerre et donc de restaurer la paix en Europe?
Nous pensons au contraire que l’envoi d’armes lourdes alimente inutilement un conflit qui aurait pu se terminer à la table des négociations depuis plusieurs mois déjà. Plusieurs fois, le président Vladimir Poutine s’est dit prêt à négocier avec l’Ukraine et les forces coalisées qui nourrissent cette guerre. On sait également que les Ukrainiens étaient d’accord avec le principe d’une négociation. Mais la stratégie de Washington a prévalu, et la guerre continue dans l’intérêt des seuls décideurs de Washington. Je déplore que l’Union européenne, ainsi que les chefs d’États européens, se plient servilement à ces désidératas au lieu d’essayer de gagner les conditions de la paix. Quels seront les fruits de cette guerre ? L’installation d’une tension glaciale entre la Russie et l’Europe, et l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN : nous autres Français n’avons besoin ni de la première ni de la seconde.
De part et d’autre, beaucoup de commentateurs mobilisent les années trente et la dernière guerre. Comment appréciez-vous cette comparaison ?
Pour mémoire, cette “dernière guerre” n’est pas tout à fait la dernière, en tous cas pas en Europe. Il faut rappeler en effet que la Turquie occupe illégalement le nord de Chypre depuis près de 50 ans (où sont l’Europe et sa morale ?) et que nous avons bombardé la Serbie dans les années 1990 sous la bannière de l’OTAN et sans mandat de l’ONU ! Ce conflit russo-ukrainien (qui n’est pas une guerre faite au monde, ni même une guerre faite contre l’Europe) est d’abord la faillite de Bruxelles : incapacité à assurer la paix sur le continent, et alignement systématique sur les positions états-uniennes. Le contraire, en somme, de ce qu’a longtemps été la puissance française.
Alors, il est vrai que nous avons laissé dans les années trente Hitler remilitariser l’Allemagne sans réagir, de même que nous avons laissé l’Ukraine fouler aux pieds les accords de Minsk sans rien faire. C’est bien notre lâcheté qui est en cause dans les deux cas. Mais à part ça, les circonstances de 1938 et celles d’aujourd’hui sont infiniment différentes, et rendent caduque toute tentative de comparaison.
Pensez-vous que la France ait encore les moyens politiques et militaires d’une action autonome en faveur de la paix ?
En tout cas, si elle ne les a plus, elle doit impérativement se les donner. Il est vrai que les dernières décennies ont violemment raboté les moyens opérationnels de nos armées et décrédibilisé la France sur le plan diplomatique. Je pense, en revanche, qu’il nous reste un poids international indéniable : la France demeure une puissance moyenne d’influence mondiale. Elle a parfaitement les moyens, au nom de l’histoire, de notre propre culture, de faire entendre une voix différente – différente, mais probablement majoritaire aujourd’hui sur la planète. La France alors fidèle à sa propre tradition non seulement ne s’isole pas, mais parle au nom de ceux qui ont perdu la voix ou ne l’ont pas encore acquise. C’est précisément en étant non-alignée qu’elle regagnera son influence perdue.
« L’islam peut-il être tolérant ? ». Le courage de Me Malka n’est pas le gage d’une complète clairvoyance
Le FigaroVox a proposé le 20 janvier un entretien avec Maître Richard Malka (avocat, entre autres, de Charlie Hebdo) et M. Rémi Brague, philosophe et érudit en langues et religions moyen-orientales. Le sujet ? « L’islam peut-il être tolérant ? ».
On ne peut douter du courage de M.Malka. A la question du FigaroVox
« vous citez dans votre livre Voltaire qui qualifie le christianisme de “religion la plus ridicule, la plus absurde, la plus sanguinaire qui ait jamais infecté le monde”. Est-ce qu’on pourrait dire ça de l’islam aujourd’hui ? »,
M.Malka répond :
« Ce serait très difficile d’avoir de tels mots dans le débat public aujourd’hui, mais c’est parfaitement licite. Personnellement, je n’ai aucun problème à ce que l’on tienne ces propos. Encore une fois, la critique des croyances est libre ».
Mais il reste, de façon intéressante, que cet entretien met clairement à jour les présupposés (on pourrait dire aussi bien les préjugés ou les idées-reçues) de M.Malka quant à la nature de l’islam et qui tous concourent étrangement à présenter l’islam sous un jour naïvement aimable.
Premier présupposé : l’islamisme, cépaçalislam. Me Malka :
« L’islamisme est le cancer de l’islam. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Depuis les débuts de l’islam, il y a toujours eu deux visions qui se sont affrontées. Il y a une vision plaçant la liberté de l’homme et la raison au centre de la religion, c’est l’islam des premiers siècles, du savoir, de la connaissance, des grands philosophes, pendant que l’Occident était, lui, dans l’obscurantisme. Mais il y a aussi un islam littéraliste, qui refuse l’interprétation des textes et pense que le Coran est incréé, qu’il s’agit des paroles de Dieu lui-même et non de son Prophète et dans ce cas, c’est une parole figée à tout jamais. C’est un islam de la soumission, de l’obéissance, du refus de la raison ».
Deuxième présupposé : on trouve toujours une secte [mot utilisé par les musulmans eux-mêmes] pour justifier de la bonté potentielle de l’islam. Dans le cas de Me Malka, ce sont les mutazilites :
« Vous mettez le doigt sur une controverse fondamentale, entre ceux qui considèrent que le Coran est immuable et ceux qui se laissent une marge d’interprétation. Les hanbalites, qui ont enfanté des wahhabites et des salafistes, avaient une conception figée des écritures saintes, alors que la première école de l’islam, les mutazilites, refusait de considérer le Coran comme incréé, puisque passé par la médiation d’un homme, Mahomet. Nous ne sommes jamais sortis de cette discorde initiale ».
Troisième présupposé : « le texte du Coran ne pose pas de problème » [sic] :
« Une religion n’est que ce qu’en font les hommes. Je ne crois pas du tout que ce soit le texte du Coran qui pose problème plus qu’un autre. »
Quatrième présupposé : à tout prendre, le christianisme, c’est à peine mieux que l’islam :
« Si l’on prend le christianisme, c’est une religion beaucoup plus pacifique que les deux autres monothéismes ; la Bible est un texte de paix et d’amour. Sauf que ça a quand même donné l’Inquisition, les guerres de Religion, l’évangélisation forcée… en partant d’un texte pacifique ».
Cinquième présupposé : il y a toujours quelque chose de bon à trouver dans le Coran :
« Concernant le Jihad comme obligation, il faut bien rappeler que le Coran dit tout et son contraire, et assume ces contradictions. Certes, il y a le verset de l’épée, mais il est aussi écrit “Il n’y a nulle contrainte en religion” et “Si Dieu avait voulu que tout le monde croie, tout le monde aurait cru, qui es-tu, toi, pour contraindre les gens à croire?”. Il y a donc deux corans, un coran plus pacifique, celui de la Mecque, et un plus belliqueux, celui de Médine. Ce sont les hommes qui sont à l’origine de ces contradictions. Et les musulmans peuvent se référer à une partie comme à l’autre. »
Sixième présupposé : il y a une possibilité d’un islam des lumières (dans son Traité sur l’intolérance, Me Malka oppose un islam des lumières et un islam des ténèbres). Me Malka :
« C’est un espoir et il ne faut jamais abandonner l’espoir… Des millions de musulmans ne se sentent pas représentés dans cet islam littéraliste, rigoriste, des Frères musulmans ou des salafistes. On peut espérer, en France, pays universaliste et républicain, une petite étincelle qui réinventerait l’islam. Il suffit de choisir une autre lecture du Coran, comme beaucoup le font déjà ».
Reprenons chacun de ces présupposés à la lumière en particulier des précisions apportées par M.Brague :
- l’islamisme, cépaçalislam. M.Brague répond :
« Je dois avouer un certain agacement lorsque l’on me dit «il n’y a pas un quelque chose, mais des quelque chose», c’est une manière de botter en touche et de se permettre un choix là où les choses sont bien plus compliquées. Si l’on parle des philosophes, c’est quand même Averroès qui a écrit «il faut tuer les hérétiques», et pas dans une œuvre juridique mais philosophique. Ibn Arabi semble partager dans ses écrits la vision édulcorée de l’islam que Richard Malka décrit, mais lorsqu’il est consulté en tant que juriste, il insiste pour que l’on applique de manière très stricte des règles qui ont explicitement pour but de maintenir les communautés non musulmanes vivant en territoire musulman dans une sorte d’humiliation permanente. Il n’y a donc pas deux conceptions hétérogènes… La différence est assez difficile à tracer entre islam et islamisme, c’est une différence de degré plutôt que de nature. L’islamisme est un islam impatient, et l’islam un islamisme patient. Mais je me demande si le but dernier ne serait pas le même pour les deux».
- On trouve toujours une secte pour justifier de la bonté potentielle de l’islam. Il faut reconnaître qu’en général, ce rôle de « good cop» (le flic sympa) est joué par les soufis, [vision également recadrée par l’islamologue Mme Urvoy :
«la douceur du soufisme, souvent présenté comme « l’antidote à l’islamisme et comme le visage spirituel et tolérant de l’islam, où chacun peut se tailler un islam à sa mesure et qui pourtant tel qu’il a toujours été pratiqué, s’accorde parfaitement avec les préceptes coraniques qui prescrivent à la Umma, soufis y compris, de soumettre et d’inférioriser les non-croyants » (Marie-Thérèse Urvoy , Islam et islamisme. Frères ennemis ou frères siamois, Artège 2021 p.134)?]. Ici M.Brague pulvérise aussi la vision idyllique qu’a Me Malka des mutazilites : « Il faut préciser que les mutazilites n’étaient pas non plus des enfants de chœur, ils étaient partisans de la liberté métaphysique pour que l’homme puisse être récompensé et condamné justement. Mais ils n’hésitaient pas à envoyer leurs adversaires devant les CCS, les compagnies califales de sécurité. »
- « Le texte du Coran ne pose pas de problème». M.Brague répond à M. Malka :
« Vous dites que le Coran assume lui-même ses contradictions, pourtant on lit à la sourate 4 verset 84: «S’il y avait des contradictions dans le Coran, cela prouverait qu’il ne vient pas de Dieu» Deuxièmement, pour répondre aux contradictions du Coran, on peut appliquer la théorie de l’abrogation qui donne l’avantage au verset révélé le plus tard. Donc l’existence de ces ambivalences ne pose aucun problème aux musulmans, il suffit d’appliquer ce principe. Il y a un verset qui dit «ce n’est pas bien de boire, ne venez pas ivre à la prière», un deuxième affirme «vous devriez ne pas boire», et enfin un troisième proclame «il est interdit de boire». Et c’est le dernier verset qui fait force de loi, les musulmans ne boivent pas d’alcool. »
- A tout prendre, le christianisme, c’est à peine mieux que l’islam. M.Brague répond :
« On peut aisément montrer que l’inquisiteur Torquemada a trahi l’Évangile, mais bien moins facilement que Daechtrahit le Coran. Et il faut voir la difficulté qu’ont eue les gens d’al-Azhar [université au Caire, l’un des centres sunnites majeurs] à émettre une condamnation envers les djihadistes, parce que Daech leur disait «lisez la biographie du Prophète, c’est exactement ce que nous faisons». On peut citer l’exemple du malheureux pilote jordanien qui a été brûlé vif par Daech, et là il y a eu une discussion avec les gens d’al-Azhar qui ont dit «non, il fallait juste lui couper une main et un pied, seul Dieu brûle les pécheurs en enfer». Daech a donc répondu qu’un compagnon du Prophète avait brûlé vif ses adversaires, et que ça ne pouvait donc pas être entièrement mauvais. Au contraire, il est bien plus difficile de justifier les croisades par l’Évangile. De plus, les croisades sont un fait historique daté, alors que le djihad est une obligation permanente, qui n’est pas située dans le temps et peut prendre différentes formes, pacifiques ou non. C’est une obligation qui est censée venir de Dieu, car le Coran, pour les musulmans, a pour auteur Dieu. »
- Il y a toujours quelque chose de bon à trouver dans le Coran. Là, c’est vrai. Dans les plus de 6000 versets du Coran, il faut reconnaître que la très large majorité ne sont pas des appels à la violence ni au meurtre ; et que certains peuvent même, pour ceux qui y seraient sensibles, avoir une certaine poésie. Mais le problème vient bien des versets ceux qui sont des appels à la violence voire au meurtre. Et c’est un phénomène étrange de constater comme ceux-ci sont facilement escamotés, alors qu’ils viennent concrètement et directement contaminer tout le reste. Un peu comme si, quand vous achetez un plateau de fruits au marché et qu’on vous en propose un avec des fruits sains et des fruits pourris, non seulement vous ne vous préoccupiez pas des fruits pourris mais bien plus vous vous sentiez obligé de vous extasier devant la beauté des fruits sains. Ou bien comme, au moment de signer un contrat, vous ne regardiez que les clauses favorables en fermant obstinément les yeux sur la petite clause en bas de page qui, à coup sûr, vous expose au sort le plus grave. A-t-on jamais vu faire ça ?
- Il y a une possibilité d’un islam des lumières. Là, ce n’est même plus un préjugé, c’est un acte de foi total et irrationnel. Car, comme l’indique Me Malka lui-même :
« Mais l’évolution actuelle de l’islam est assez négative, du fait de l’influence du wahhabisme. L’Arabie saoudite et le Qatar financent beaucoup de mosquées et d’associations à travers le monde, avec une volonté d’interférer dans ces pays. On a, malgré tout, vu un basculement ces derniers mois en Iran, et on peut espérer que la première lueur d’espoir viendra de là. Cependant, on ne peut nier un raidissement de l’islam partout dans le monde depuis cinquante ans. »
Comme le remarque Me Malka, qui a l’argent ?
Reste une différence d’appréciation que nous avons avec M.Brague quant aux responsabilités des musulmans eux-mêmes face aux textes sacrés. M.Brague dit :
«On a tous les droits pour critiquer les religions et idéologies, mais pas les communautés à raison de leur religion… Quant à la situation actuelle, il y a effectivement quantité de musulmans qui regardent leur propre islam avec des yeux qui ne sont pas ceux de Chimène, et qui n’hésitent pas à critiquer les dérives radicales. Seulement, il faudrait que des non-musulmans les soutiennent au lieu de se taire par crainte d’être traité d’islamophobe. La balle est dans notre camp ».
C’est André Versaille qui, dans son livre Les Musulmans ne sont pas des bébés phoques remarquait :
“Edwy Plenel [ à l’occasion de la sortie en 2016 de son livre “Pour les musulmans”] parle des musulmans comme d’une masse compacte composée de victimes indistinctes qu’il est urgent de protéger comme une espèce zoologique menacée. On a le sentiment d’entendre Brigitte Bardot parler des bébés phoques…”
Et peut-être plus clairement encore, au moment du procès des complices des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher ainsi que de l’affaire Mila, Aurélien Marq osait (dans Causeur le 16 septembre 2020) poser la question de la responsabilité du musulman face au contenu de sa religion, en partant du principe qu’
« il y a dans cette volonté de déresponsabilisation des musulmans un terrible mépris. Comme s’ils étaient ontologiquement incapables d’exercer leur liberté de conscience, incapables de choisir une religion, seulement bons à se plier passivement à celle qu’ils ont héritée de leurs parents… Les musulmans ne seraient-ils pas responsables du choix de leur religion ?… Être musulman, choisir d’être musulman, c’est donc choisir consciemment d’adhérer à la seule religion au monde au nom de laquelle l’apostasie [et M.Marq aurait pu également parler du sort de tous les « corrupteurs », voir sourate 5 verset 33], l’athéisme, le blasphème et l’homosexualité soient légalement punis de mort. Être musulman en France, c’est choisir en toute connaissance de cause d’adhérer à la seule religion au nom de laquelle une de nos concitoyennes est soumise à des dizaines de milliers de menaces de viol et de mort. Interroger ce choix, critiquer ce choix et critiquer ceux qui le font ne doivent pas être des tabous. »
M.Marq en appelle donc aux musulmans :
« Faire aujourd’hui le choix de l’islam oblige au minimum à lutter contre tout ce qui dans cette religion en fait un danger pour le reste du monde: poison de la tentation théocratique et totalitaire, mais aussi poison plus insidieux de cette autre tentation que sont la fuite et le déni. Le “cépaçalislam” qui, mêlé à une forme de solidarité clanique, permet si facilement aux fanatiques de s’abriter au sein de l’Oumma. Dans la situation actuelle, le silence de la majorité silencieuse est un silence complice, et ce n’est plus acceptable. »
La balle semble bien être d’abord dans leur camp.
La théologie politique de Benoît XVI
La Nef consacre son numéro du mois de février au défunt pape Benoît XVI. Parmi les nombreux contributeurs, Mgr Matthieu Rougé, évêque du diocèse de Nanterre, évoque les réflexions de Joseph Ratzinger sur les fondements éthiques de la politique. Extrait :
[…] Joseph Ratzinger n’avait pas une conception maximaliste de la politique : « la politique n’instaure pas le Royaume de Dieu, mais elle doit sûrement se préoccuper d’assurer un règne de l’homme qui soit juste ». Il met en garde contre l’intrusion indiscrète du religieux dans le champ politique : « un messianisme eschatologico-révolutionnaire enthousiaste est absolument étranger au Nouveau Testament ». Il souligne surtout que « la politique est le lieu de la raison », une raison qui n’est pas seulement capacité technique mais aussi faculté éthique, d’autant plus ajustée qu’elle se laisse purifier et éclairer par la foi, en amont du champ de ses décisions.
On se rappelle que le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi publia en 2002 une « note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » que beaucoup ont reçue comme particulièrement stimulante. Le futur pape y mentionnait des « exigences éthiques fondamentales auxquelles on ne peut renoncer », et y soulignait la légitimité de l’implication des catholiques dans le débat et la responsabilité démocratiques : « La promotion en conscience du bien commun de la société politique n’a rien à voir avec le “confessionnalisme” ou l’intolérance religieuse. » Défendre des positions politiques que la foi a aidé la raison à discerner ne porte pas atteinte à une juste laïcité.
En janvier 2004, à peine plus d’un an avant son élection au Siège de Pierre, le « professeur » Ratzinger a mené un débat mémorable, devant l’Académie catholique de Bavière, avec le grand philosophe agnostique Jürgen Habermas. Celui-ci avait conclu son intervention par une forte déclaration que beaucoup pourraient méditer aujourd’hui:
« La neutralité du pouvoir d’État quant aux conceptions du monde, qui garantit des libertés éthiques pour chaque citoyen, est incompatible avec l’universalisation politique d’une vision du monde sécularisée. Des citoyens sécularisés, quand ils assument leur rôle de citoyens, n’ont le droit ni de dénier à des images religieuses du monde un potentiel de vérité présent en elles ni de contester à leurs concitoyens croyants le droit d’apporter, dans un langage religieux, leur contribution aux débats publics ».
La réponse du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi au maître de « l’éthique de la discussion » porte un titre programmatique de l’ensemble de ses contributions dans le champ politique: « Ce qui tient le monde ensemble. Les fondements moraux pré politiques d’une société libérale ». Il conclut son intervention, en défendant, d’accord avec Jürgen Habermas, « une forme nécessaire de corrélation entre raison et foi, raison et religion, appelées à une purification et une régénération mutuelles ». Si cette complémentarité est prise au sérieux,
« pourra naître un processus où en fin de compte les valeurs et les normes, connues ou intuitionnés d’une manière ou d’une autre par tous les hommes, gagneront une nouvelle force de rayonnement; ce qui maintient ensemble le monde retrouvera de la sorte une vigueur nouvelle ».
Une fois devenu pape, Benoît XVI a poursuivi sa réflexion d’enseignant et de chercheur au gré des circonstances et des auditoires. À Westminster, le père de tous les parlements, il s’est inter- rogé sur les « fondements éthiques du discours civil »:
« Si les principes moraux qui sont sous-jacents au processus démocratique ne sont eux-mêmes déterminés par rien de plus solide qu’un consensus social, alors la fragilité du processus ne devient que trop évidente – là est le véritable défi pour la démocratie. »
Au Reichstag à Berlin, lieu emblématique du triomphe de la démocratie sur les totalitarismes nazi et communiste, le pape a repris ce questionnement avec gravité:
« Là où la domination exclusive de la raison positiviste est en vigueur, les sources classiques de connaissance de l’ethos et du droit sont mises hors-jeu. C’est une situation dramatique qui nous intéresse tous et sur laquelle une discussion publique est nécessaire. »
Dans son œuvre proprement magistérielle, le successeur de Jean-Paul II est revenu à plusieurs reprises sur la question politique. Vers la fin de son exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis, il insiste sur le thème de la « cohérence eucharistique » :
« Le culte agréable à Dieu n’est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales […]. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s’impose avec une exigence particulière pour ceux qui […] doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables » (Sacramentum Caritatis 83).
On a beaucoup glosé sur ces valeurs « non négociables », soit pour les déclarer illégitimes dans le champ de la pure négociation que constituerait l’espace politique, soit en les isolant du « bien commun sous toutes ses formes » mentionné par Benoît XVI après le respect de la vie, de la famille et de la liberté éducative. On en a parfois fait l’alpha et l’oméga de son Magistère social, en négligeant, par exemple, les insistances caritatives de l’encyclique Dieu est amour ou écologiques de L’amour dans la vérité. La juste dialectique de la raison et de la foi devrait pourtant dissuader de transformer un thème particulier, même décisif, en idéologie, tout en conduisant à expliciter les fondements nécessaires de la vie en société, d’autant mieux honorés qu’ils sont situés rationnellement dans l’ensemble des questions confiées au discernement politique. […]

