De l’ingérence à la subversion
Nous poursuivons la publication des conférences prononcées au colloque “Narratifs religieux alternatifs et formes de déviation sociale” .
Après L’Ordre du Temple Solaire ou la nostalgie des chevaliers sans croisade
et Personal Growth and Psychological Issues in Questionable Religious Organizations,
voici la conférence de Maxime PERROTIN, journaliste spécialiste des questions géopolitiques: De l’ingérence à la subversion : le cas d’école des sectes asiatiques
Maxime PERROTIN
De l’ingérence à la subversion : le cas d’école des sectes asiatiques
Pour ma part, à l’inverse de mon prédécesseur [Roman Silantiev, note du SB], je vais m’arrêter sur des organisations religieuses qui ont pignon sur rue, qui comptent des millions de membres et qui disposent d’une force de frappe financière et politique à laquelle nous ne sommes pas vraiment accoutumés en Europe, ou plutôt que nous ne semblons plus reconnaître. Il y a un détail qui m’a toujours intrigué, c’est la manière dont on perçoit en France les mouvements sectaires, ou plutôt la manière dont leur image s’est construite. Pour beaucoup, il s’agit, on va dire pour résumer, d’illuminés, d’individus crédules, victimes d’un mégalomane qui cherchent à vivre en marge de la société. On pense aux raéliens, qui prêtent même presque plus à sourire qu’ils n’inquiètent, avec leurs ambassades pour les extraterrestres ou encore leur méditation sensuelle. De manière beaucoup plus sinistre, on pense aussi à l’Ordre du Temple Solaire et ses suicides collectifs sur lesquels, Raphaëlle Auclert, vous reviendrez tout à l’heure. Ou encore aux Davidiens, qui se sont notamment mondialement fait connaître lorsque, au printemps 1993, le Bureau de l’alcool, du tabac et des armes à feu ainsi que le FBI avaient assiégé leur résidence à Mount Carmel, près de Waco. Et voilà, pendant près d’une cinquantaine de jours, plus de 80 personnes avaient trouvé la mort – adeptes et agents fédéraux inclus. Des cas médiatiques plus ou moins marquants qui tiennent plutôt de l’épiphénomène, d’une infinitésimale partie émergée de l’iceberg.
A Mount Carmel, par exemple, il s’agissait d’une congrégation d’une centaine d’individus installés depuis les années 30 au fin fond du Texas et où ils attendaient la venue de l’Apocalypse et prêchaient la rédemption au peuple. On est fort loin, on va dire, des temples et des buildings rutilants que des mouvements religieux qui ont émergé aux États-Unis ou dans les pays d’Asie ont disséminé tout autour de la planète : les pays d’Asie en question, il s’agit du Japon et de la Corée du Sud. Ces deux pays où les mouvements religieux foisonnent, deux pays dont les constitutions, dirons-nous, étaient inspirées par les Américains. On y retrouve d’ailleurs une interdiction pour l’État de se mêler des affaires des institutions religieuses. Et sans parler de ce petit coup de pouce financier qui aiguise d’ailleurs bien des appétits à travers les exonérations d’impôts. Mais, là encore, l’image des sectes japonaises en France était fortement influencée par un événement singulier et dramatique, par la manière dont l’opinion publique en France avait fait connaissance avec ce phénomène, c’était l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, donc via la secte Aum Shinri Kyo qui n’en était pas d’ailleurs à son premier attentat du genre. Une secte de quelques milliers d’adeptes, mais une parmi 230 000 organisations religieuses que comptait alors le Japon. Les Français connaissent l’Église de la Scientologie et les Témoins de Jéhovah.
Connaissent-ils la secte coréenne Moon avec ses mariages de masse? Connaissent-ils, parmi les nouveaux mouvements, ceux du Japon, le Reiyukai, le Sukyo Makikari et évidemment l’incontournable Soka Gakkai, plus communément appelée « Société pour la création de valeurs ». Bon, il faut dire que cette dernière n’est pas aussi prosélyte que ses équivalentes américaines. Mais cela ne l’a pas empêchée de devenir quand même la plus puissante secte du monde, revendiquant 12 millions d’adeptes, trois fois plus que les Témoins de Jéhovah. Et ces adeptes ne permettent pas uniquement au mouvement de s’offrir le troisième quotidien du pays, mais également de s’ériger comme la troisième force politique du pays dans le milieu des années 1960, puis même d’intégrer les gouvernements libéraux à partir de la fin des années 1990. Mais même avant de prendre part à des coalitions de gouvernement, ils avaient même réussi à savonner la planche au gouvernement qui voulait justement accentuer la transparence sur les organisations religieuses en soudoyant des ministres, dont le ministre de la Justice dans les années 1995-96. Alors il n’y a pas qu’à la diète et au cabinet que la Soka demande – pour rester sur cette secte pour le moment. Alors, en tout cas pour ce mouvement religieux, au Congrès des États-Unis également, lorsqu’en 2007 c’était le démocrate Hank Johnson qui prend son siège à la Chambre des représentants – il est membre de la Soka depuis plus de 30 ans. Un média comme le Washington Post y avait vu justement l’expression de la nouvelle diversité religieuse aux États-Unis.
A cette époque cette mouvance bouddhiste revendiquait donc 6000 nouveaux membres par an. 100 000 membres à peu près aux États-Unis, 90 centres. Elle est loin d’être la seule. Pour revenir sur Moon, que j’ai évoquée un petit peu plus tôt, c’est comme la Soka. Elle dispose d’un quotidien d’ailleurs aux États-Unis, avec le Washington Times qu’elle a fondé, ainsi qu’une université, du moins jusqu’en 2019. Elle aurait donc coupé les ponts. C’était la Bridgeport qui est cette université aux portes de New York et où elle avait investi plus de 100 millions de dollars. Avec ces chiffres, on est quand même dans une certaine démesure de ces organisations-là par rapport à ce qu’on a l’habitude de connaître ou aux chiffres qu’on a l’habitude de manier en France. Sachant qu’en plus, leur influence ne va pas nécessairement pas dans le sens du pouvoir en place dans les pays où elles émergent. Pour l’anecdote, la Soka, lorsque le Japon était en difficulté face aux troupes russes en Mongolie, l’empereur avait appelé à l’unité derrière le shintoïsme d’État et évidemment, seul la Soka, ou du moins son leader de l’époque, avait refusé cet appel à l’unité, notamment par défiance de la figure de l’empereur, ce qui paraissait inconcevable à l’époque au Japon. Et finalement, sans la victoire américaine et l’instauration de cette liberté religieuse dans l’archipel, la Soka n’aurait pas pu renaître.
Et il y a quelques temps, le numéro deux du mouvement a même accusé le leader de nourrir aussi cette ambition de devenir le personnage numéro un du pays. Elle fait aussi des émules sur le Vieux Continent. Pour prendre un exemple assez parlant, on citera l’Italie, qui est quand-même le pays des Papes et où elle est devenue la quatrième religion de l’Italie. Alors ses 70 membres revendiqués ? Cela peut paraître peu, mais pour dresser une comparaison, c’est deux fois plus que la Corée a de citoyens de confession musulmane. Si bien qu’en mars 2013, la représentante de la Soka en Italie avait été conviée au Vatican par le tout nouveau Pape François. Ce qui était finalement une consécration pour le mouvement. Alors l’accueil avait été plus réservé en France. Il faut dire que la Soka avait été éclaboussée par des soupçons d’espionnage industriel. Mais la Mission interministérielle de lutte contre les sectes, créée en 1998, l’avait à l’œil, celle même qui, d’ailleurs, dans son premier rapport, avait dépeint les actions de la Scientologie, je cite : « comme semblant être commandées depuis le quartier général de la secte aux États-Unis et pouvant être qualifiées d’activités clandestines menées à partir d’une nation étrangère », donc clairement dans de soupçons d’ingérence. Et c’est là que ça devient intéressant parce qu’aujourd’hui, et c’est le journaliste qui parle, à mes yeux, la documentation, les articles dans la presse générale, en tout cas, sur ces nouvelles pratiques religieuses, se sont, on va dire, raréfiées depuis les années 1990.
Aussi pour de bonnes raisons, mais aussi parce qu’on a le sentiment, la perception que l’on a de ces grands mouvements religieux, de ces grandes organisations, a changé. La perception qu’on a semble s’être lissée. Il faut dire que leur statut a évolué à la recherche de légitimité. On évoquait justement ce cas au Vatican. L’Église de Scientologie est, depuis 1999, justement qualifiée de religion en France et même au-delà de l’État français. La Soka, encore elle, avait été reconnue dans les années 1980 comme une ONG à statut consultatif aux Nations Unies. Donc c’est finalement lorsqu’on s’intéresse à ces sujets, on a le même sentiment que lorsqu’on traite par exemple de thématiques telles que l’imperium juridique américain. À savoir cette extraterritorialité du droit américain. Donc, au service de la prédation des entreprises américaines. Il y a 20 ans, les responsables français semblaient justement beaucoup plus au fait des menaces qui planaient au-dessus de nos têtes et n’hésitaient pas à les pointer du doigt. Aujourd’hui, avec l’affaire Alstom, on a l’impression qu’on redécouvre totalement le phénomène comme s’il était tout nouveau, qu’il n’avait jamais existé. Et finalement c’est ça qui est étonnant. Des pays ont reconnu, pour rester sur ce statut d’ONG évoqué il y a un moment plus tôt, ont reconnu justement le potentiel d’ingérence que peuvent représenter les ONG et n’ont plus le levier de puissance, le levier qu’elle peut octroyer à des puissances étrangères.
Et on semble totalement minimiser celui des mouvements religieux qui pourtant vont toucher au plus profond de nous-mêmes, donc aux croyances des gens. On va dire que cela ne cesse de me surprendre. Parce que justement, l’une des forces, on va dire, des grands mouvements venus d’Asie, c’est que, paradoxalement, au regard de leur taille, ils ne sont justement pas connus. Les futurs membres se laissent progressivement entraîner dans ces mouvements au travers des différentes associations qui gravitent autour d’elles. Ce sera ma conclusion finale sur une question et une interrogation : est-ce qu’il n’y aurait pas justement une carence ? Pas forcément en matière de prévention à proprement parler. Finalement, celle-ci va être limitée par le droit, comme c’était évoqué plus tôt durant notre conférence. Difficile de pointer nommément une organisation, de la dénoncer publiquement, surtout si elle n’a pas fauté à proprement parler, mais il faudra plutôt se concentrer sur l’information. Il suffira justement de montrer de manière pragmatique qui sont ces organisations sans forcément les décrier, de montrer leurs ramifications, de faire preuve d’une plus grande transparence, justement, parce que ces organisations tentent de limiter leur visibilité dans leurs pays d’origine, plutôt que d’aller sur le terrain de la sémantique pour savoir si elles rentrent, on va dire, dans la catégorie des sectes, des religions, des ONG culturelles et autres. Voilà. Merci de votre attention.
Raphaëlle Auclert : Merci, monsieur Perrotin. C’était très intéressant et justement cela nous a permis aussi de lever le voile sur des secte qui, comme vous l’introduisiez au début, n’ont pas du tout les formats ni les apparences classiques des groupes d’illuminés qui restent à une échelle assez réduite, mais sont au contraire des organisations qui ont des airs tentaculaires et mènent une action clandestine, en sous-main. Et justement, je voulais rebondir sur votre conclusion parce que vous disiez au cours de votre présentation que l’information sur ces sectes s’était raréfiée ces derniers temps et, au contraire, vers la fin, vous appeliez à plus de transparence pour mieux connaître ces mouvements et justement mieux éviter leurs dangers. Mais justement, je me posais la question : est-ce que, à votre avis justement, cette opacité autour de ces mouvements, est-ce que ce ne serait pas voulu ? Justement, est-ce qu’il n’y aurait pas tout un travail d’influence ? Et peut-être que comme ces organisations ont de plus en plus de pouvoir et de prise dans les Etats où elles sont, est-ce qu’elles ne font pas tout un travail justement pour rester dans l’ombre, pour qu’on ne parle pas d’elles et pour être mieux cachées, plus efficaces ? Est-ce que ce serait possible ? Ou est-ce que c’est parce que c’est tellement compliqué que les gens n’arrivent simplement pas à saisir ? Parce que ce que vous avez ébauché, c’est vrai que ça a l’air quand-même très complexe, avec beaucoup de ramifications, etc. Est-ce que c’est le problème de la complexité ou bien est-ce qu’il y a une volonté délibérée de se dissimuler pour mieux agir dans l’ombre ?
Maxime Perrotin : Je dirais les deux. Il doit y avoir une grille de lecture, on va dire du côté du public français. On a vu comment ça se passait, on va dire, ou comment elles étaient perçues dans d’autres pays. Mais voilà, on était dans les années 1990. On parlait justement de la manière dont était perçue l’Église de la Scientologie en France à l’époque où les Allemands se sont aussi intéressés de près, on va dire, à l’Église de Scientologie. Mais effectivement, il y a, au niveau de l’approche qu’on va en avoir, dans l’opinion, on va dire, une forme d’incompatibilité avec le fait que les sectes ou les mouvements religieux puissent justement avancer, puissent être des cols blancs. On octroie généralement aux mouvements sectaires une forme de charlatanisme qui tient parfois presque de la bienveillance. On se dit que tant que ça ne nous tombe pas dessus, ça ne nous concerne pas, qu’ils font finalement ce qu’ils font de leur côté. Il est vrai aussi que ces grosses organisations n’ont pas toutes les mêmes méthodes. La Scientologie et les Témoins de Jéhovah sont quand-même assez réputés pour leur prosélytisme. Ce qui n’est pas vraiment le cas justement des organisations asiatiques qui misent plus sur le bouche-à-oreille mais qui sont tout aussi efficaces.
Le nombre de leurs membres a explosé dans les années 1950 au Japon, ils ont évolué aussi de manière assez exponentielle en Italie. Et tout cela effectivement est couplé avec, on va dire, une volonté de ces organisations de faire profil bas dans des pays comme les nôtres, où il faut généralement miser sur une bonne image, et surtout sur la discrétion. Il n’y a pas eu de scandales comme il y en a eu là-bas. Médiatiquement, ils ont tendance à passer sous les radars. Sur le Net, on a surtout trouvé leurs propres publications, pas forcément celles des médias. Et il y a effectivement dans leur pays d’origine une forte proportion à aller toucher à tous les domaines, on va dire, de la société. Ils investissent dans les médias, ils investissent beaucoup dans l’éducation qui leur tient particulièrement à cœur. Il y a des universités Soka, il y a des alliances et des universités aux États-Unis, du côté de l’Église de l’Unification. Et il y a effectivement des tentatives de minimiser, d’empêcher justement que des législations puissent venir les contraindre à rendre plus de comptes ou à faire preuve de plus de transparence.
Ces organisations communiquent généralement peu sur elles-mêmes. Alors, elles peuvent revendiquer et parler mais, pour la Scientologie, c’est très difficile, par exemple, de savoir avec exactitude le nombre de leurs membres. On le retrouve, par exemple, aux États-Unis. Mais c’est vrai que, en tout cas du côté du Japon, oui, il y a eu une véritable volonté, en tout cas dans la fin des années 1990, de faire taire les critiques, d’empêcher justement qu’on s’intéresse un peu de trop près à leurs affaires. Après, il y a toujours eu des accusations entre leur leader de l’époque et leur clergé sur des dérives qui sont celles d’un homme et qui ne sont pas en accord avec celles du mouvement. Mais, de manière générale, on peut dire qu’ils s’appuient effectivement sur une influence discrète mais extrêmement présente, des ramifications très diverses, très variées, qui remontent jusqu’au sommet de l’État. Et c’est vrai que c’est particulièrement étonnant. Ce ne sont effectivement pas du tout des configurations qu’on voit chez nous, du moins on ne les imagine pas.
Raphaëlle Auclert : Très bien, merci pour ces précisions. Je crois qu’il y a beaucoup de questions. Alors Olivier Rouot, si vous voulez, vous pouvez prendre la parole.
Olivier Rouot : Merci, bonjour, Maxime Perrotin, merci pour cette conférence très intéressante. Vous avez évoqué un point qui m’intéresse énormément, que je développerai tout à l’heure dans mon propos et sur lequels j’aimerais que vous vous exprimiez peut-être un peu plus si vous en avez le temps et l’envie. Vous avez évoqué rapidement l’influence ou en tout cas le soutien, du moins la bienveillance des instances américaines. Effectivement, il m’apparaît que pour beaucoup de situations sectaires mondiales, les grandes sectes très puissantes bénéficient non seulement d’une bienveillance, au moins aux États-Unis, mais parfois même sont un peu télécommandés par les États-Unis pour renseigner ou mettre le bazar dans des pays où elles sont installées. Est-ce que c’est ce que vous avez voulu dire ou est-ce que vous avez des informations sur ce sujet ?
Maxime Perrotin : C’est à peu près ce que j’ai voulu dire. Je savais que vous réagiriez certainement sur ce point et, effectivement, c’est aussi votre sujet qui va suivre. Mais c’est vrai que ça attire l’attention parce qu’effectivement ces pays où foisonne ce terreau, cet environnement religieux très riche sont souvent sous influence américaine. Alors évidemment, on pourrait dire qu’il y avait déjà un terreau qui était très fertile. Mais on a quand-même effectivement l’impression que les États-Unis, je ne sais pas justement si c’est à dessein, mais ont quand même arrosé d’une certaine manière. Il est clair qu’ils ont co-rédigé, on va dire, les constitutions de ces pays-là, et ont mis en place (surtout pour le Japon à la fin de la guerre) les conditions pour défaire ce qui avait fait l’empire. Voilà, la Soka qui existait déjà avant. Mais c’est vrai qu’il y a eu une explosion, à partir de ce moment-là, à partir de la fin des années 1940, du nombre d’organisations religieuses dans ce pays et on retrouve exactement la même chose du côté coréen.
Raphaëlle Auclert : Comme par hasard.
Maxime Perrotin : En Corée, c’est quand même assez différent. Enfin, c’est assez particulier, on va dire, religieusement parlant. Ça reste aussi deux cultures qui sont marquées par le shinto, le bouddhisme et beaucoup de courants qui viennent de là. Mais c’est vrai et finalement les États-Unis ont vu revenir ces mouvements chez eux. Alors vous me direz que ce n’est pas forcément la première fois que les Américains font cela, j’allais dire le mot réforme. En tout cas à l’heure actuelle, c’est difficile pour moi de juger si c’était forcément voulu. Est ce qu’il y avait une volonté justement aussi de de satisfaire ces pays ? Je veux dire, la Corée, était plus pauvre à la fin de la guerre, le Japon était complètement détruit. Est ce qu’il n’y a pas aussi une volonté de contenter les gens en leur donnant justement la possibilité de croire en ce qu’ils voulaient, notamment pour contrer l’influence du communisme qui grandissait dans ces pays ? Alors là, c’est un avis personnel. Je m’en remets justement à l’analyse que vous allez faire sur ce sujet qui, effectivement, mérite d’être creusé.
Raphaëlle Auclert : Très bien. Merci beaucoup. Il y a encore une question.
Un intervenant : Florence Lacroix avait fait sa thèse de doctorat sur la Soka Gakkai en sociologie. Et elle faisait le parallèle entre justement cet organisme de la Soka Gakkai et la mafia. Vous en pensez quoi ? Vous êtes d’accord avec ça ?
Maxime Perrotin : C’est une vaste question. Il y a eu des accusations comme quoi l’intégrité de la société nippone était affectée par la Soka, ce qui offrait une certaine impunité à son leader historique, en tout cas celui qui est toujours vivant. Et je ne saurais pas dire plus, c’est difficile. Les yakuzas sont un peu un État dans l’État. Ils sont assez discrets. Ils sont aussi un peu, notamment chez nous, l’objet de certains fantasmes.
Raphaëlle Auclert : Ce que vous décrivez, c’est à dire une implication à la fois sociale, politique, économique. Ça ressemble quand-même beaucoup à une mafia. En tout cas, ça en a les traits.
Maxime Perrotin : Mais oui.
Raphaëlle Auclert : Avec la dimension religieuse.
Maxime Perrotin : Chacun a son opinion, mais c’est le levier d’influence qui est intéressant. En fait, que ce soient de petits groupes dont je parlais au tout début, comme les raëliens et autres, ou d’autres, finalement il n’y a pas beaucoup de différence, si ce n’est la taille des organisations. Généralement, leur leader semble nourrir une certaine appétence pour le pouvoir, pour l’influence. Elles se revendiquent toutes d’être vectrices d’un message universaliste. Elles veulent toutes non pas conquérir le monde, mais elles aspirent tous à une forme d’universalité qui va de pair avec justement cette recherche d’influence par goût du pouvoir ou simplement par volonté d’expansion.
Raphaëlle Auclert : Très bien, merci.
Une écrasante majorité de Français pour l’euthanasie, vraiment?
On nous serine depuis des années que 95% des Français sont favorables à l’euthanasie. “Le Point”, qui ne passe pas vraiment pour un journal pro-vie, interroge son lectorat aujourd’hui. Nous sommes loin du raz-de-marée (et l’avance du “oui” diminue d’heure en heure…).

Addendum:
Une heure après notre article, le “oui” était minoritaire. Décidément, cette propagande pour la culture de mort repose sur du vent!

La “croissance personnelle” et les sectes
Nous poursuivons la publication des conférences prononcées au colloque “Narratifs religieux alternatifs et formes de déviation sociale” .
Après L’Ordre du Temple Solaire ou la nostalgie des chevaliers sans croisade, voici la conférence (en anglais) de Constantine POPKOV, consultant politique et porte-parole du fond Shimon PERES: “Personal Growth and Psychological Issues in Questionable Religious Organizations”
Constantine POPKOV
Personal Growth and Psychological Issues in Questionable Religious Organizations
Good morning, my colleagues. Thank you for having me here. And let me share some of my thoughts on the matter that we are discussing. So, this is the matter of utmost importance, and it’s much more complicated than it seems to be. So, clearly people are driven by their beliefs. And if those beliefs are dangerous or destructive or self-destructive, then such people turn themselves into a weapon of destruction and they are a threat to society. This is very clear. My profession is very interesting. I work with leaders and help them prepare for public speaking. I’m a speechwriter, an advisor for strategic communications. I work with the minds and thoughts and words of leaders. And I’m always paying attention to the values and beliefs that people express verbally. Let me put it in a context. There’re stages of personal growth and spiritual growth. And on every stage, there are different values and beliefs that people adhered. And as a human being evolves mentally, psychologically, and spiritually, then those beliefs change. And if we refer to, let’s say, Jane Loevinger, an American psychologist, or Scott Peck, another American psychologist, they describe the stages. And so let me just briefly mention those stages, because they’re important for us to assess those religious beliefs that we are dealing with. The first stage is called chaotic or antisocial. On this stage, a human being is basically driven by emotions and impulses and is not capable of dealing with other people and society in a civilized way.
So this is basically a destructive stage. Little children and then adults who are dependent, who are not capable of living in society, they live in this stage, so called chaotic, antisocial. Then the second stage, as we grow up, is called conformist. It’s conformist. So, basically, we conform to the rules of the group. We learn to live by the rules that other people will basically impose on us. And this is basically the level of family education or traditional religious education or school education. And as we progress in our personal growth, we go to another stage, which is called in psychology individualistic. Basically, we move beyond the conformist level, and we start developing our independent opinions and views. And this is the stage where people are basically independent. They rely on their own opinions, and they don’t trust basically anyone except themselves. And then the fourth stage is called integrating stage, where people learn how to integrate with others, how to integrate with people who have different opinions and different beliefs, people of different nationality or race or political views. And basically this is the line along which we evolve as human beings, but not everybody grows up, in fact. A lot of people just get stuck on a chaotic and antisocial stage. And this is what we need to pay attention to, because if somebody has chaotic or anti-social or destructive beliefs, they’re very likely to end up in a certain group and they will conform to destructive views, or beliefs, or values of that of that group.
And this is what we need to pay attention to. If we talk about questionable religions, we need to pay attention to what beliefs they build their group around, and if they are clearly destructive and dangerous to society. We absolutely need to deal with these issues. Because if we have, let’s say, religious extremism, or child abuse, or human rights violation, or a religious group professes a government change in a violent way, they violate the law, this is very clear. And they need to be dealt with, but they need to be dealt with according to what laws or regulations they violate. And this is not as easy as it seems, because once we start fighting against some people that we believe are dangerous, we need to ask ourselves, how do we diagnose how dangerous or evil those people are? Do we assess them according to our own personal, subjective opinion? Or there’s a more objective framework that helps us assess which level of personal or spiritual growth they are and what level of values and beliefs this group represents. I have mentioned that if they are clearly chaotic and antisocial, this is very easy. But what if those people are not doing anything harmful to others and they just profess the views that are different from ours? Can we still call them a sect? Can we call them a dangerous religious group? And I bring up this point because this is very important, because it is very easy to fall into a trap of hatred. It is very easy to fall into a trap of religious persecution. And we need to be very careful with this because if we, let’s say, stand against somebody because they violate human rights, if they do something clearly and obviously dangerous to health, or mental health, or security, or stability of the State, this is very clear. If somebody goes after somebody, just because they are different and they hold different beliefs, different from ours, or they’re different from us in terms of race, or political views or nationality, this is a very slippery and dangerous path and we really need to be very careful about that. And then there are a lot of people who might be much more advanced in their views, their beliefs and their values, and they can be hated or persecuted by others because they are different. This is not an easy matter. We really need to look into what drives people, what they believe in. But much more important is what they actually do. Because the actions show their true beliefs and true values. And in this context, I think that we need to bring this discussion to a level of why do people join such groups? What motivates them? What are they seeking? Why are they joining alternative or questionable religious organizations instead of going to established and traditional religions? And this is a very, very important issue.
Clearly such people are frustrated, so they are unhappy, and they are looking for answers. And what makes me wonder is why do they turn for answers to questionable religions? Why aren’t they satisfied with those answers that are already there? What makes those questionable organizations attractive to people who are frustrated or in search of meaning or in search of answers? I think that the real danger is not the existence of such organizations. Well, I will give you an analogy, because I work a lot with youth, with students giving a lot of lectures. And one of the issues that I bring up is the issue of addictions. Some people believe that if, by miracle, we eradicate drugs, alcohol or cigarettes out of this world, then people will just stop being addicted. But will they? They won’t, because if you take away the source of addiction from them, they will turn to another thing they will get addicted to. Because addiction is a state of mind, a state of underdeveloped, dependent mind, which, in the beginning of my speech, I called the chaotic and anti-social state. And therefore, the only way to beat addiction, to win addiction is not by taking the source of addiction away from the person addicted to it, but by motivating this person to grow as a person, to motivate, to inspire, to go to another stage and outgrow this addiction.
And I would say that totalitarian sects are a form of addiction, something similar to drug addiction or alcohol addiction. And if you destroy or ban these organizations, these people who are in search of this kind of emotional addiction, they will turn to some other form of addiction and maybe even more harmful and more dangerous. It’s my opinion that we absolutely need to fight with any forms of felony or illegal activities. We absolutely need to protect human rights. But if we look into the root cause of what we are discussing, it’s not the questionable religions, as I say, but the underdeveloped state of mind of our society, of people who need answers, but they don’t get those answers. And it is the responsibility of those people who understand things like spiritual growth, personal development, education and values, beliefs. I believe, this is the responsibility of such people, as the Bible says, to be the light to this world. We need to be the light to this world, so that those people turn for answers to us and not to those strange and questionable and doubtful religious organizations. That means that we need to be on the front line and share our values and be role models that especially young people will want to emulate. And there’s one more thing that I wanted to mention.
My message is this. I think we should rather focus on how to be the light to this world rather than fighting those people who, for some reason, are off track. And here there’s a danger, because we need to also ask ourselves – what motivates me and what beliefs do I profess personally? And if I’m doing this for my faith and my love for God or am I driven by intolerance and hatred to other people? This is a very dangerous path, and I think that we need to orient ourselves properly so that we really follow our beliefs and be an example for others. And then more and more people will join the right organizations and then, all these questionable organizations will basically lose the meaningful existence. So basically, this is what I wanted to share with you.
Raphaëlle Auclert: Thank you very much, Mr. Popkov, for your insightful look. It was very interesting, and it was right to get interested in the roots of the problem. Of course, just to fight against evil is not enough. We have to defend the good and the good values. So, thank you very much. I switched to French language again. Merci beaucoup, Monsieur Popkov, pour votre exposé extrêmement intéressant et qui est très complémentaire avecles autres intervenants.
Le Monde ne veut pas informer sur le viol des femmes par des immigrés
On croit rêver quand Le Monde écrit :
Cet horrible fait divers aurait pu en rester là et faire l’objet de quelques lignes dans la presse.
Selon Le Monde, l’élection de Meloni est plus grave que le viol d’une pauvre ukrainienne :
Dimanche 21 août, une femme ukrainienne de 55 ans a été violée par un demandeur d’asile en plein centre-ville de Plaisance, en Emilie-Romagne (Nord). Cet horrible fait divers aurait pu en rester là et faire l’objet de quelques lignes dans la presse. Mais la scène, insoutenable, a été filmée par un témoin et publiée sur les réseaux sociaux. Une vidéo sitôt reprise par plusieurs quotidiens de la Péninsule, mais aussi, et surtout, par l’équipe de campagne de Giorgia Meloni, la candidate d’extrême droite aux élections législatives anticipées du 25 septembre, cheffe de file de Fratelli d’Italia (FDI, postfasciste), qui y a vu un moyen d’exploiter son thème favori, « rétablir la sécurité dans nos villes ».
Crise démographique avant la fin du siècle
Le nombre d’être humains en passe d’atteindre les 8 milliards à l’automne prochain, selon les dernières prévisions des Nations unies, risque de s’effondrer avant la fin du siècle. C’est la thèse défendue par James Pomeroy, économiste chez HSBC, dans une étude parue le 22 août.
« La probabilité que la taille de la population mondiale commence à se réduire dans les vingt prochaines années est bien plus élevée que ce que nous avions prévu initialement ».
En juillet, l’ONU constatait qu’en 2021, la fécondité moyenne de la population mondiale était de 2,3 naissances par femme au cours de la vie. Elle était de 5 dans les années 1950. Pour l’ONU, elle devrait encore baisser d’ici à 2050 pour atteindre 2,1, soit le taux qui permet de stabiliser la population. Mais selon la tendance récente observée, le recul pourrait être plus important et plus rapide.
Le vieillissement et la faible fécondité entraîneraient des changements massifs dans la population humaine, et plus tôt que nous ne le pensons. La population mondiale pourrait comptabiliser seulement un peu plus de 4 milliards d’êtres humains d’ici à la fin du siècle.
« Le recul du taux de fécondité est global mais pour certains pays, à l’instar de ceux d’Afrique subsaharienne et d’Asie, le niveau, bien qu’en recul, permet une poursuite de la croissance de la population ».
La part de l’Afrique dans la population mondiale va se renforcer avec un nombre élevé de jeunes qu’il va falloir intégrer dans le monde du travail, sur place ou dans les pays développés ou émergents en manque de main-d’oeuvre. A Hong Kong, à Singapour, en Corée du Sud et à Taïwan, l’actuel taux de fécondité permet de prédire une division par deux de leur population d’ici à la fin du siècle. La Chine n’est pas loin de les rejoindre.
En Europe, « au rythme où vont les choses, la population aura diminué de moitié avant 2070, le continent risquant de perdre 400 millions d’habitants d’ici à 2100 ». De même, en prolongeant la tendance actuelle, la population indienne grimperait à 1,54 milliard d’habitants en 2050 tandis que la Chine verrait la sienne reculer à 1,17 milliard. La France compterait alors 62,3 millions d’habitants et l’Allemagne 70,3 millions.
Il paraît que c’est la fin de l’abondance
Selon Macron :
Emmanuel Macron : «Ce tableau, cette fin de l’abondance, de l’insouciance, des évidences, c’est une grande bascule» pic.twitter.com/uw2F7Vd15n
— CNEWS (@CNEWS) August 24, 2022
Macron annonce que le temps de l’abondance est terminé. Ah ? pic.twitter.com/fmGSrhndtt
— Alexis Poulin (@Poulin2012) August 24, 2022
Les macronistes découvrent Macron, qui est au pouvoir depuis 10 ans. pic.twitter.com/rAfmgtgj2H
— Louis-Napo 🌞 (@Napo1852) August 24, 2022
8 mois avant d'annoncer "la fin de l'abondance et de l'insouciance", Macron et Le Maire nous promettaient "les nouvelles 30 glorieuses" : pic.twitter.com/c0maTpV4uF
— Bouli ⛄ (@bouliboulibouli) August 24, 2022
Parler de la fin de l’abondance après avoir parlé du quoi qu’il en coûte pendant deux ans et avoir engraissé à souhait #McKinsey il fallait au moins être @EmmanuelMacron pour oser ! les adhérents LREM doivent être les 1ers concernés par les mesures à venir #MacronDestitution
— Fabrice Di Vizio (@DIVIZIO1) August 24, 2022
Comprendre le processus de dédramatisation d’une guerre nucléaire.
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La dissuasion nucléaire qui a commencé entre les deux blocs (le monde dit « libre » d’un côté et la sphère soviétique de l’autre) juste après la deuxième guerre mondiale, a fait office, à juste titre, d’épouvantail absolu. Cette menace de l’apocalypse par l’atome, au-delà des analyses géopolitiques avancées par les uns et les autres, est même la seule vraie raison qui a maintenu l’occident en paix (forcée) depuis maintenant près de 80 ans. Le principe de la dissuasion atomique est à la fois simple et redoutable. Rappelons-le brièvement: «Si tu me tues, je te tue, donc tu ne me tues pas», ou encore «celui qui tire en premier, meurt en deuxième, mais meurt quand même» (le temps, environ 20 minutes, que les missiles intercontinentaux de l’adversaire arrivent à destination).
Or, depuis quelque temps, nous assistons à ce que je nommerais une sorte «d’érosion de la peur» face à la guerre atomique. Pourquoi ce soudain changement dans la perception d’un évènement qui pourrait pourtant éradiquer un tiers (voire plus) de la population planétaire? Est-ce à dire que nous nous serions au cours du temps tellement habitués à cette effroyable possibilité, que finalement nous ne nous en inquiéterions moins? Ou bien, serait-ce peut-être parce que les apparatchiks mondialistes, en cas de conflit atomique, atteindraient enfin l’un de leurs objectifs qui est de réduire drastiquement la population planétaire, et ainsi sans que nous nous en rendions compte, s’emploieraient avec succès par des messages subliminaux médiatiques, à nous faire accepter l’idée de l’inacceptable?
Non, en réalité, et quand bien même ces éléments d’explication jouent sans doute un rôle, les vraies causes de cette dédramatisation de l’horreur absolue que représente la guerre nucléaire, trouvent leurs racines avant tout dans la corruption morale de l’humanité par les lois d’infamie « contre Dieu et nature » (légalisation de l’avortement, mariage homosexuel, PMA pour toutes etc.) que nous avons acceptées ces dernières décennies sans vraiment nous battre. C’est qu’à partir du moment où nous savons que nos lois permettent d’assassiner l’innocent absolu qui est l’enfant-à-naître, nous savons aussi, au fond de nous-mêmes et dans le secret de nos cœurs, que tout l’échafaudage de l’éthique devient une sinistre farce.
Dans une certaine mesure, puisque nous acceptons la légalisation de la mort «des autres» (c’est-à-dire la mort des «innocents à naître»), nous acceptons aussi, par une sorte de phénomène de ricochet éthique vers le bas, «la nôtre». Oui, accepter l’extermination des autres, c’est approuver en puissance notre propre extermination. Dans un tel contexte de mépris de la vie quant aux plus faibles, le principe de l’universalisation du mépris de la vie « tout court », c’est-à-dire le mépris de la vie aussi pour nous-mêmes, devient logique.
En ayant approuvé l’écrasement des uns, nous avons approuvé, ipso facto, notre propre écrasement. La légalisation de l’avortement (extermination des plus faibles) aura signé une sorte «chèque en blanc» à la mort « pour tous ». Cette humanité qui cautionne l’écrasement de l’innocent absolu (embryon) ne croit plus en elle-même, et commence à penser (consciemment ou pas mais au fond peu importe) qu’elle ne mérite pas de vivre.
Cela est la vraie raison qui nous amène maintenant, nous qui avons piétiné la valeur intrinsèque de la vie créée par Dieu, à accepter l’idée de notre propre disparition, y compris par le feu nucléaire.
C’est sans doute dans cet esprit qu’il faut comprendre la phrase de Mère Teresa : « l’avortement est responsable de toutes les guerres »
Jean-Pierre Aussant
L’Ordre du Temple Solaire
Nous avons le plaisir de commencer aujourd’hui la publication de plusieurs conférences tenues lors d’un colloque sur “Narratifs religieux alternatifs et formes de déviation sociale” (14 juillet 2022). Ce colloque était la première manifestation scientifique du RFR, équipe internationale de spécialistes qui travaille sur la résurgence du fait religieux. Au total, 5 conférences ont été données dans ce cadre (3 en français et 2 en anglais).
Nous commencerons par la conférence du Dr Raphaëlle Auclert, organisatrice de ce colloque et enseignante-chercheuse à l’ICES: L’Ordre du Temple Solaire ou la nostalgie des chevaliers sans croisade
Transcription:
Raphaëlle AUCLERT
L’Ordre du Temple Solaire ou la nostalgie des chevaliers sans croisade
Je me rends compte qu’il y a un certain nombre de parallèles avec beaucoup des interventions que nous avons entendues. J’y reviendrai donc. L’Ordre du Temple solaire s’est fait tragiquement connaître dans la décennie 1990, avec cinq suicides collectifs ou supposés tels, nous y reviendrons, survenus au Canada, en Suisse et en France. Comme souvent dans ces cas-là, les journalistes déplorent la folie furieuse d’une secte d’illuminés dont les croyances ésotériques les ont menés à une issue fatale. Cela est certain. À cet égard, il est intéressant de relever les traits caractéristiques de ce groupuscule qui sont communs aux autres sectes, à savoir un gourou, une doctrine ésotérique, la soustraction des adeptes à leurs liens sociaux, des pressions psychologiques, des manipulations et l’extorsion d’importantes sommes d’argent. Néanmoins, l’OTS se distingue d’autres sectes en ce qu’elle est un ordre dit de chevalerie initiatique qui renvoie à un univers imaginaire singulier, révélateur d’une certaine demande dans cette foire aux spiritualités que nous connaissons aujourd’hui. Dans cette communication, nous nous pencherons donc sur l’historique et les protagonistes de l’OTS. Mais il sera aussi intéressant de le replacer dans le phénomène plus large des sectes de nos sociétés postmodernes. Ces dernières sont marquées par un vide religieux. C’est un aspect qui était évoqué par Konstantine Popkov, c’est à dire la quête de sens et également un désespoir profond qui poussent certains à se jeter à corps perdu, c’est le cas de le dire, dans des aventures parfois funestes. Nous interrogerons ce qu’elles nous disent des mentalités contemporaines, de notre rapport aux idéologies, de notre rejet de celles-ci suite aux catastrophes qu’elles ont causées au XXᵉ siècle, mais aussi de notre besoin social et vital d’adhérer à un projet commun, toujours nécessairement un peu utopique, de notre besoin de croire et d’être reliés par les mêmes croyances. Voilà les questions que nous soulèverons et auxquelles nous tenterons d’apporter une réponse.
Historique de l’OTS
La secte a été fondée en 1984 par Joseph Di Mambro. Cet ancien bijoutier a été condamné pour escroquerie et il s’intéresse à partir des années 1950 au spiritisme. Il a fréquenté un groupement gaulliste et proche de Charles Pasqua. Le deuxième fondateur est Luc Jouret, né en 1947, médecin belge spécialisé dans l’homéopathie. Un an avant, en 1983, ce dernier avait pris la succession de Julien Origas, grand maître de l’Ordre rénové du Temple, ou ORT, créé par d’anciens rosicruciens. Mais il en est rapidement expulsé, ce qui l’amène donc à fonder l’Ordre du Temple solaire avec Joseph Di Mambro et également un autre protagoniste qui s’appelle Michel Tabachnik, né en 1942, qui lui-même est compositeur et chef d’orchestre suisse et qui sera le théoricien du mouvement. Di Mambro et Jouret en seront les deux chefs. Di Mambro s’occupant plus spécialement des finances et de l’organisation et Jouret du recrutement, notamment à l’occasion des conférences qu’il donnait dans de nombreuses villes en Europe et au Canada sur les médecines douces, l’harmonie du corps et de l’esprit, la place de l’homme dans l’univers, et c.
Là le problème évoqué par un intervenant précédent de la frontière souvent floue entre les centres d’intérêts, les activités de loisirs et le bien-être et les dérives sectaires. Et là, la frontière était extrêmement floue et malheureusement beaucoup de gens sont tombés dans ce piège. Donc, concernant le fonctionnement de l’Ordre du Temple solaire, il a compté plus de 600 adeptes instruits et influents. Donc oui, ce qui est intéressant, c’est que c’est une secte qui recrute souvent dans des classes socioprofessionnelles assez élevées. Elle recrutait parmi des notables et des personnes fortunées. Luc Jouret serait parvenu à noyauter Hydro-Québec et à recruter un maire québécois ainsi que des membres de la famille Vuarnet, qui était un champion de ski très en vue dans le monde du sport et de la mode. Concernant le corpus doctrinal de la secte, il est exposé dans Les Archées, un texte établi par Michel Tabachnik. Le but était de former une chaîne de fraternité dans le monde, de reconnaître et rassembler une élite spirituelle pour perpétuer la Conscience avec un grand C, la Conscience unique et la vie dans le temps et l’espace, et édifier également des centres de vie appuyés par des mises en scène, des hologrammes assez primitifs mais qui faisaient forte impression sur les adeptes, par exemple des mises en scène avec Excalibur, le Saint-Graal ou le Christ. Il était question aussi de grands maîtres résidant sur l’étoile Sirius, qui communiquaient avec le gourou Joseph Di Mambro. Ils devaient guider l’humanité vers l’éveil spirituel et lui indiquer le moment du départ vers Sirius. On note les spécificités de cette doctrine : c’est un discours apocalyptique et millénariste offrant un projet collectif et la défense d’un idéal chevaleresque et de noblesse spirituelle requérant un parcours initiatique des adeptes. Nous y reviendrons. Effectivement, on reconnaît tous ces aspects de quête de sens évoqués par Constantine Popkov dans les exigences, les besoins formulés par les adeptes. Mais on reste quand même à échelle artisanale. On n’est pas dans des ramifications internationales. Néanmoins, les profits étaient assez importants. Mais malheureusement, les choses ont tourné rapidement au vinaigre puisqu’au début des années 1990 a eu lieu l’arrestation de Luc Jouret car il voulait se procurer des armes à feu. On l’a même soupçonné d’être lié à des trafics d’armes avec l’Afrique, notamment avec Charles Pasqua. Cet événement suscita la panique dans l’Ordre et une contestation interne, certains membres reprochant aux gourous leur comportement tyrannique et extrêmement avide à demander constamment plus d’argent.
Les massacres
Les gourous prennent alors la décision d’effectuer le transit vers Sirius, , et ce transit s’effectuait en se donnant la mort. Cela se produisit le 30 septembre 1994. Cinq personnes se donnèrent la mort dans un chalet de Morin-Heights, au Québec. C’était encore à une petite échelle. Puis, le 5 octobre, une semaine plus tard, 25 personnes sont retrouvées mortes par injection à Salvan, en Suisse. 23 autres, au même moment sont retrouvées mortes à Cheiry, dans un chalet incendié par un système de mise à feu. Ensuite, un an après, à la veille de Noël, le 23 décembre 1995, seize personnes périssent dans l’incendie d’une clairière du Vercors et plus tard à Saint-Casimir, dans le sud de la France aussi, cinq personnes se donnent la mort, ce qui fait un total de 74 victimes. Certains membres ont même été convoqués à la veille du massacre de Salvan pour atteindre un chiffre dit symbolique, en référence aux 54 chevaliers de l’Ordre du Temple exécutés sur le bûcher le 18 mars 1314. Mais ils auraient pressenti un danger et auraient décliné la demande des gourous de se rendre sur place. Alors, en ce qui concerne les causes, plusieurs pistes sont étudiées. On évoque donc ces dissensions internes ou bien celle d’une mafia liée au réseau Pasqua qui pratiquait des trafics d’armes. Des témoins affirment que certains coupables auraient échappé à la justice. Après les massacres savamment mis en scène, et notamment donc, le gourou Michel Tabachnik a finalement été relaxé, aucune preuve n’ayant été retenue contre lui. Bien qu’il ait composé la doctrine, on ne peut pas le tenir responsable des massacres. Donc beaucoup de questions se posent sur les recettes. En fait, on ne sait pas. Beaucoup sont morts, mais on ne sait pas où est passé l’argent de la secte.
L’OTS et les sectes
Si on remet un petit peu l’OTS dans une perspective plus large des sectes, comme le souligne M. Chéry dans son ouvrage « L’offensive des sectes » datée de 1959, les sectes se sont multipliées dans la seconde moitié du XXᵉ siècle dans le contexte d’une diversité culturelle et religieuse apparue dans les années 1960. Jean Vernette, un autre auteur spécialiste du sujet, se penche, quant à lui, dans son livre de la collection « Que sais je? » consacré aux sectes, sur ce qu’il appelle une rupture de la filiation. Je m’explique. Selon lui, je cite : « l’obéissance ne structure plus la vie sociale et religieuse. En revanche, la disparition de l’obéissance dans la sphère sociale est compensée, même des fois démultipliée dans le cadre rigide et contraignant de la secte ». Jean Vernette explique que, je cite : « La vérité religieuse n’est plus le fruit d’un don mais d’une quête personnelle », fin de citation. Et c’est ce qu’on retrouve par des voyages, que ce soit des voyages physiques avec des gens qui partent souvent en Inde ou dans les pays d’Orient, ou bien des voyages intérieurs par la recherche de nouvelles spiritualités, par l’étude de textes rosicruciens ou martinistes, parfois au moyen de substances hallucinogènes. Ce qui lui fait poser le diagnostic de l’existence d’une « fracture de l’écorce culturelle de la planète occidentale », c’est-à-dire, effectivement, le lien de filiation est rompu et on se trouve avec des sujets qui sont en quête de sens et qui essaient de s’imprégner de diverses doctrines sans les hériter de leurs ancêtres. Dans son article « La dissociété » daté de 1938, Marcel de Corte oppose la société traditionnelle structurée en trois ordres, donc ceux qui contemplent, ceux qui agissent et ceux qui font. C’est-à-dire, ceux qui contemplent – c’est le clergé, l’aristocratie sont ceux qui agissent, et ceux qui font soit ceux qui produisent, c’est le Tiers Etat. Et donc il oppose cet ordre, cette structuration traditionnelle à la société moderne, marquée par un individualisme dissociateur où l’homme est réduit de l’état d’animal politique à celui de bête de troupeau. Dans son court essai, il expose donc sa philosophie de la crise de la société moderne et de son issue. Ainsi, les sectes sembleraient le remède à cette société fragmentée et en quête de sens qui a perdu sa cohésion et son harmonie originelle. Dans cette perspective, l’OTS serait donc un exemple tragique de cette aspiration à des narratifs communs, à des épopées chevaleresques semblables à celles des croisades, capables d’élever l’humanité au-dessus de sa condition matérielle et plus généralement du matérialisme dominant dans un monde globalisé et soumis à la marchandisation de tout et de tous. En outre, il est révélateur que les membres aient été des notables et des personnes fortunées, que visiblement la richesse et la renommée n’avait pas rendus heureux ni satisfaits de leur vie.
Conclusion
Pour terminer, je pourrais remémorer l’adage pascalien : « L’homme n’est ni ange ni bête et qui veut faire l’ange fait la bête. » La société marchande postmoderne, à force de vouloir tuer les religions et le religieux au sens large sous la forme des idéologies, n’a-t-elle pas ignoré inconsidérément cet adage en voulant faire des hommes une sorte de bétail, de consommateurs privés d’aspirations spirituelles ? Et les sectes, à l’inverse, ne tendent-t-elle pas à égarer leurs adeptes dans des illusions éthérées et coupées de la société organique et vivante, au risque de mener finalement à des carnages sanglants comme celui de l’OTS ? Les sectes semblent donc jouer le rôle de cellules intermédiaires de nos sociétés contemporaines qui résument et questionnent à la fois leurs failles et leurs contradictions. A l’avenir, est-ce que cette tendance à l’éclosion de sectes, ces mini-idéologies ou idéologies de chambre amorcées dans le second XXᵉ siècle, persistera-t-elle au XXᵉ siècle ? Et si oui, sous quelle forme ? Par exemple, les réseaux sociaux, qui sont bien souvent, surtout en ces temps de confinement, le seul lien des individus avec le monde extérieur, avec leur structuration en groupes, leurs valeurs, leurs leaders d’opinion et leurs rituels de bannissement, ou ce qu’il est convenu d’appeler les « enfreintes aux règles de la communauté», ne sont-ils pas les nouveaux avatars des sectes ? Les décennies prochaines nous le diront. Je vous remercie de votre attention.
Anton Kozlov : [00:13:40] Merci,est-ce qu’il y a des questions pour Raphaëlle Auclert ?
Un intervenant : Moi, j’en aurai une. Ma question, Raphaëlle, votre intervention sur l’Ordre du Temple solaire avec, comment dire, des signes annonciateurs des catastrophes, au Canada et en Suisse en particulier me fait penser que c’est un échec énorme au point de vue de la prévention du risque sectaire, c’est même un cas d’école. Qu’est ce qui nous manque ? Qu’est-ce qu’il aurait fallu faire ? Qu’est-ce qui n’a pas été fait pour qu’on en soit arrivé là ? Je pense que vous avez dû y penser en travaillant sur ce mouvement-là. On est obligé de se poser la question parce que là, c’est presqu’une caricature.
Raphaëlle Auclert : Oui, c’est vrai. Mais peut-être que les organisations telles que la vôtre n’étaient pas encore assez développées et il n’y avait pas encore assez d’informations sur les sectes. Mais c’est vrai que c’est un échec cuisant, je suis bien d’accord avec vous. C’est la défaillance de la société elle-même. Pourquoi leurs proches n’ont-ils pas réussi à pressentir la gravité de la situation ? C’est surprenant aussi.
Anton Kozlov : Et du côté institutionnel surtout, parce que là, on est plus au niveau des associations. Là, ce sont des moyens de police qui sont nécessaires pour traiter ce genre de situation.
Raphaëlle Auclert : Je pense que, par exemple, la police et la gendarmerie n’étaient pas prêtes à ce genre de tragédies. C’était inédit, en fait, ces massacres, ils n’étaient pas prêts à ce que ça arrive. Je pense qu’il y a aussi ça. Il y avait un manque de structures. Mais c’est vrai que tant que cela n’était pas arrivé, ce n’était pas imaginable. C’est un petit peu comme les massacres de masse dans les écoles aux États-Unis. Dieu merci, pour l’instant on en est épargné en France. Mais c’est vrai que si cela se produisait un jour en France, effectivement, il faudrait mettre en place les structures adaptées. A ma connaissance, il n’y a pas eu de nouveaux massacres de masse de sectes en France. Donc, j’ai l’impression quand-même que des mesures ont été prises pour éviter ces carnages. Oui. Olivier Rouot, vous avez une question ?
Olivier Rouot : Je vais vous faire part d’un commentaire. Il me semble que le problème est très largement en amont de la protection de la population contre les sectes ou de l’étude préventive du phénomène sectaire. La prévention, elle aurait dû se faire déjà à l’école. Notre société se déchristianise, ce que nous vivons maintenant, de nombreux interlocuteurs d’aujourd’hui l’ont dit sous une forme ou sous une autre. La nature a horreur du vide et des gens déséquilibrés et mal informés remplacent, remplissent ce vide comme ils le peuvent. En réalité, lutter contre les sectes, c’est remettre en ordre notre société.
Raphaëlle Auclert : [00:17:16] Oui, tout à fait. C’est ce que préconisait Constantine Popkov, c’est à dire que cela n’arriverait pas s’il existait de véritables valeurs fiables dans notre société et pratiquées par tout le monde. Voilà, ça couperait l’herbe sous le pied des sectes. Alors, pour ceux qui sont catholiques, effectivement, ils sont plus favorables au retour du catholicisme en France.
Anton Kozlov : Je dirais même des chrétiens en fait, oui, même des chrétiens.
Un intervenant : J’ai tout de même l’impression qu’ils ne sont pas loin de devenir minoritaires, si j’en crois les quelques chiffres ou sondages que j’ai vu apparaître çà et là. Ce qui veut dire que les valeurs, je dirais, ont le risque d’avoir beaucoup changé depuis 50 ans. Sauf que là, nous sommes confrontés à un monde nouveau, un monde à la fois de liberté et la liberté a son prix. La liberté, elle peut amener jusqu’aux excès qu’on peut voir dans les groupes sectaires. Ou même, je dirais au radicalisme, qui semble être en forte hausse non seulement dans le monde religieux, mais aussi dans le monde politique. Je dirais il y a une tendance à la radicalité actuellement.
Raphaëlle Auclert : Oui, tout à fait.
Anton Kozlov : D’autres questions. Bon, s’il n’y a plus de questions, je pense que nous avons fait un tour de nos participants. Tout le monde a pu s’exprimer, donc je pense que notre conférence est terminée. Vous voulez ajouter quelque chose ?
Raphaëlle Auclert : Oui, on pourrait conclure effectivement sur cette tendance à la radicalisation, qui peut paraître paradoxale quand on voit une baisse des pratiques religieuses, des religions traditionnelles en Europe. Mais malgré tout, sans doute, cette baisse crée un appel d’air et la nature humaine crée aussi un appel d’air qui nécessite le fleurissement de toutes ces sectes. Et, pour conclure, moi je dirais qu’effectivement la seule solution pour lutter contre les sectes, ce n’est pas de lutter contre elle finalement, c’est de construire une société plus harmonieuse en essayant de renforcer la société. Ce serait, je pense le meilleur remède en fait, puisque la secte n’est que le miroir des défaillances de notre société. Après, cette situation est exploitée par tous les groupuscules possibles qui veulent en tirer un bénéfice matériel, un prestige, un capital symbolique. Mais également, comme nous l’a montré Maxime Perrotin, des avantages extrêmement matériels et extrêmement sonnants et trébuchants, économiques. Effectivement, je pense que le meilleur combat contre cela est d’abord un combat spirituel. Oui, je vois, Gilbert, vous voulez poser une question ? Allez-y.
Un autre intervenant : Oui. Bonjour. Je suis le Président du Réseau parental Europe.
Raphaëlle Auclert : Merci de nous avoir rejoints.
L’intervenant : Pour avoir travaillé dans plusieurs pays de l’Union européenne sur cette problématique depuis 1999, je tiens à dire que la France est légèrement, voire complètement en retard par rapport à d’autres pays en matière de lutte et de prévention sur la radicalisation. Mais pas seulement la radicalisation de l’islam. Nous allons avoir de plus en plus de problèmes. À l’instar d’Anders Breivik, le terroriste norvégien qui mélange aussi bien pseudo-spiritualité chrétienne avec ésotérisme et maçonnerie puisque Anders Breivik faisait partie du rite Memphis Misraïm. Ce genre de syncrétisme est peut-être la raison pour laquelle nos autorités n’ont pas réellement ni voulu ni pu lutter contre les dérives sectaires en France. Voilà.
Raphaëlle Auclert : Merci beaucoup pour cet éclaircissement. Est-ce que quelqu’un veut ajouter quelque chose ?
Un intervenant : Moi je dirais quand-même que c’est un peu abusif de dire que les autorités françaises n’ont pas voulu ou pu lutter contre les sectes. C’est sûr que personne n’a jamais fait tout ce qu’il fallait, mais quand-même, regardez ce qui se passe ailleurs, on est pas si mal que ça, même si on est loin d’être parfaits.
L’intervenant précédent : La semaine dernière, il y a eu un raid de la Guardia Civil sur une secte soupçonnée, uniquement soupçonné d’abus sexuels sur mineurs. Il y a eu quinze arrestations et la Guardia civil est descendue en force en France. Où est-ce que tu as entendu parler d’une affaire similaire à Paris depuis quinze ans ? C’est sûr, mais faut tomber sur de bons flags. Bon alors je tire mon chapeau à la Guardia Civil espagnole quand même.
Raphaëlle Auclert : Entendu, merci et merci à tous pour ces riches débats.
L’argument couteau suisse
Gabrielle Cluzel : «L'extrême-droite, c'est l'argument couteau suisse. C'est l'adaptateur universel pour toutes les polémiques. Le kart en prison, ou les incidents au Stade de France, c'est l'extrême-droite» dans #Facealinfo pic.twitter.com/LZRIx1W9Jf
— CNEWS (@CNEWS) August 23, 2022
Police LGBT
📍Saint Malo
Nos deux formateurs étaient ce matin devant la 265ème promotion de l'école nationale de police afin de les former à la thématique LGBT+ et en particulier la prise en compte des personnes transgenres.
C'est 87 élèves gardiens de la paix bientôt opérationnels. pic.twitter.com/SK6T5TKbVW— FLAG! (@flagasso) August 23, 2022
Des intentions aux Cœurs unis de Jésus et Marie pour la Troménie de Marie
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Une calèche tirée par un cheval et portant une statue de Notre-Dame de France fait le tour de Bretagne cet été depuis le 18 juin et durant 12 semaines sur le modèle du M de Marie. C’est la Troménie de Marie. Celle-ci s’inscrit dans les 100 étoiles de Marie qui fêtent par divers évènements le centenaire de la proclamation par Pie XI de Marie comme patronne principale de France sous le vocable de l’Assomption, et de Jeanne d’Arc comme patronne secondaire, et qui appelle à se consacrer aux Cœurs unis de Jésus et Marie.
La Troménie s’achèvera au sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray les 10 et 11 septembre. Marie ira rencontrer sa maman, sainte Anne, qui y est apparue au XVIIème siècle à Yvon Nicolazic. Un évènement unique !
Pour cette occasion, vous pouvez donner ici des intentions aux Cœurs unis de Jésus et Marie.
Les intentions déposées là ont déjà été apportées à Paray-le-Monial le 22 août à la chapelle des apparitions. Elles seront également apportées au pied de Marie sur la calèche pour la dernière semaine de la Troménie et elles se joindront le 10 septembre au matin à l’arrivée au sanctuaire à une procession où seront aussi présentes des intentions venues de tous les clochers volontaires de Bretagne avec leurs bannières (cf ci-dessous). Ces intentions seront ensuite priées à la veillée du samedi soir, et présentées au Seigneur à la messe du dimanche.
Que vous soyez de Bretagne, de France ou d’ailleurs, donnez vos intentions pour cette occasion. Elles iront aux pieds de Jésus, Marie et sainte Anne.
ET SI VOUS HABITEZ EN BRETAGNE ?
VOULEZ-VOUS ÊTRE L’AMBASSADEUR DE VOTRE CLOCHER
AU FINAL DE LA TROMÉNIE DE MARIE À SAINTE-ANNE D’AURAY
LE SAMEDI 10 SEPTEMBRE 2022 ?
À son arrivée à Sainte-Anne d’Auray, la Troménie de Marie organise une grande procession des bannières des saints bretons pendant que sera chantée une litanie pour demander leur intercession pour le relèvement spirituel et temporel de la Bretagne et de la France.
Il est proposé à chaque clocher breton d’envoyer un représentant avec la bannière du saint local et une corbeille d’intentions de prières des habitants du clocher.
Ces intentions seront déposées au pied de Marie Notre Mère, priées au cours de la veillée du samedi 10 septembre à 20h30 et présentées à Notre Seigneur à l’offertoire de la messe pontificale du dimanche 11 septembre à 11h.
Rendez-vous est donné le samedi 10 septembre à 9h15 à l’entrée ouest du sanctuaire (près du presbytère) pour les porte-bannières et porteurs d’intentions. Ils peuvent signaler leur présence avec leurs coordonnées par courriel à [email protected]
France 2 confond une cheminée et un missile
Ne croyez pas la télévision d’Etat :
Le 10 août, nous avons diffusé dans le 20 heures un sujet sur les frappes contre la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine. Ce sujet a été notamment réalisé à partir d’images issues de l'APTN, agence à laquelle France Télévisions est abonnée. (1/3)⤵️
— Info France 2 (@infofrance2) August 22, 2022
Dans le journal télévisé de 20 heures de France 2 du 10 août, un reportage consacré à la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine a confondu une cheminée endommagée par une frappe avec un missile. 12 jours après, la chaîne a fait amende honorable. En espérant que cette rectification passera aussi au 20h.
Le reportage démarrait avec un plan sur le toit de la centrale.
“Ce missile planté dans le toit qui n’a pas explosé est tombé à seulement quelques mètres d’un réacteur nucléaire ici dans ce bâtiment rouge”.
Mais ces images ont suscité l’interrogation de certains internautes, qui ont mis en doute ce qui était montré à l’écran, arguant qu’il ne s’agissait vraisemblablement pas d’un missile.
Plusieurs Français ont été poignardés sans que cela émeuve beaucoup les médias
Lu dans Les 4 Vérités :

L’ère du monde unipolaire est en train de devenir une chose du passé
Le 16 août s’est ouverte dans la capitale russe la dixième Conférence de Moscou sur la sécurité internationale. Voici le discours prononcé par Vladimir Poutine :
Mesdames et Messieurs,
Chers invités étrangers,
Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à l’anniversaire de la 10ème Conférence de Moscou sur la sécurité internationale. Au cours de la dernière décennie, votre forum représentatif est devenu un lieu important pour discuter des problèmes militaro-politiques les plus pressants.
Aujourd’hui, une discussion aussi ouverte est particulièrement pertinente. La situation mondiale évolue de manière dynamique et les contours d’un ordre mondial multipolaire se dessinent. Un nombre croissant de pays et de peuples choisissent la voie d’un développement libre et souverain fondé sur leur propre identité, leurs traditions et leurs valeurs distinctes.
Ces processus objectifs sont combattus par les élites mondialistes occidentales, qui provoquent le chaos, attisent les conflits anciens et nouveaux et poursuivent la politique dite d’endiguement, qui revient en fait à la subversion de toute option alternative et souveraine de développement. Ainsi, ils font tout ce qu’ils peuvent pour conserver l’hégémonie et le pouvoir qui leur échappent ; ils tentent de maintenir les pays et les peuples sous l’emprise de ce qui est essentiellement un ordre néocolonial. Leur hégémonie signifie stagnation pour le reste du monde et pour toute la civilisation ; cela signifie obscurantisme, annulation de la culture et totalitarisme néolibéral.
Ils utilisent tous les expédients. Les États-Unis et leurs vassaux s’ingèrent grossièrement dans les affaires intérieures d’États souverains en organisant des provocations, en organisant des coups d’État ou en incitant à des guerres civiles. Par des menaces, des chantages et des pressions, ils tentent d’obliger des États indépendants à se soumettre à leur volonté et à suivre des règles qui leur sont étrangères. Cela se fait dans un seul but, qui est de préserver leur domination, le modèle séculaire qui leur permet de tout s’approprier dans le monde. Mais un tel modèle ne peut être retenu que par la force.
C’est pourquoi l’Occident collectif – le soi-disant Occident collectif – sape délibérément le système de sécurité européen et noue de nouvelles alliances militaires. L’OTAN rampe vers l’est et renforce son infrastructure militaire. Entre autres choses, il déploie des systèmes de défense antimissile et renforce les capacités de frappe de ses forces offensives. Ceci est hypocritement attribué à la nécessité de renforcer la sécurité en Europe, mais c’est en fait tout le contraire qui se produit. De plus, les propositions sur les mesures de sécurité mutuelle, que la Russie a présentées en décembre dernier, ont une fois de plus été ignorées.
Ils ont besoin de conflits pour conserver leur hégémonie. C’est pour cette raison qu’ils ont destiné le peuple ukrainien à servir de chair à canon. Ils ont mis en œuvre le projet anti-Russie et ont été complices de la diffusion de l’idéologie néo-nazie. Ils ont fermé les yeux lorsque les habitants du Donbass ont été tués par milliers et ont continué à déverser des armes, y compris des armes lourdes, à l’usage du régime de Kiev, ce qu’ils persistent à faire maintenant.
Dans ces circonstances, nous avons pris la décision de mener une opération militaire spéciale en Ukraine, décision qui est pleinement conforme à la Charte des Nations unies. Il a été clairement précisé que les objectifs de cette opération sont d’assurer la sécurité de la Russie et de ses citoyens et de protéger les habitants du Donbass contre le génocide.
La situation en Ukraine montre que les États-Unis tentent d’étirer ce conflit. Ils agissent de la même manière ailleurs, fomentant le potentiel de conflit en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Comme on le sait, les États-Unis ont récemment fait une autre tentative délibérée d’attiser les flammes et de semer le trouble en Asie-Pacifique. L’escapade américaine vers Taïwan n’est pas seulement le voyage d’un politicien irresponsable, mais fait partie de la stratégie américaine délibérée et ciblée visant à déstabiliser la situation et à semer le chaos dans la région et dans le monde. C’est une démonstration éhontée d’irrespect envers les autres pays et leurs propres engagements internationaux. Nous considérons cela comme une provocation minutieusement planifiée.
Il est clair qu’en prenant ces mesures, les élites mondialistes occidentales tentent, entre autres, de détourner l’attention de leurs propres citoyens des problèmes socio-économiques urgents, tels que la chute du niveau de vie, le chômage, la pauvreté et la désindustrialisation. Ils veulent rejeter la responsabilité de leurs propres échecs sur d’autres pays, à savoir la Russie et la Chine, qui défendent leur point de vue et conçoivent une politique de développement souveraine sans se soumettre au diktat des élites supranationales.
Nous voyons également que l’Occident collectif s’efforce d’étendre son système basé sur les blocs à la région Asie-Pacifique, comme il l’a fait avec l’OTAN en Europe. À cette fin, ils créent des syndicats militaro-politiques agressifs tels que AUKUS et d’autres.
Il est évident qu’il n’est possible de réduire les tensions dans le monde, de surmonter les menaces et les risques militaro-politiques, d’améliorer la confiance entre les pays et d’assurer leur développement durable que par un renforcement radical du système contemporain d’un monde multipolaire.
Je répète que l’ère du monde unipolaire est en train de devenir une chose du passé. Peu importe la force avec laquelle les bénéficiaires du modèle mondialiste actuel s’accrochent à la situation familière, il est voué à l’échec. Les changements géopolitiques historiques vont dans une direction totalement différente.
Et, bien sûr, votre conférence est une autre preuve importante des processus objectifs formant un monde multipolaire, réunissant des représentants de nombreux pays qui souhaitent discuter des questions de sécurité sur un pied d’égalité et mener un dialogue qui tienne compte des intérêts de toutes les parties, sans exception.
Je tiens à souligner que le monde multipolaire, fondé sur le droit international et des relations plus justes, ouvre de nouvelles opportunités pour contrer les menaces communes, telles que les conflits régionaux et la prolifération des armes de destruction massive, le terrorisme et la cybercriminalité. Tous ces défis sont mondiaux et il serait donc impossible de les surmonter sans combiner les efforts et les potentiels de tous les États.
Comme auparavant, la Russie participera activement et résolument à ces efforts conjoints coordonnés ; avec ses alliés, ses partenaires et ses collègues penseurs, il améliorera les mécanismes existants de sécurité internationale et en créera de nouveaux, ainsi que renforcera systématiquement les forces armées nationales et les autres structures de sécurité en leur fournissant des armes et des équipements militaires de pointe. La Russie assurera ses intérêts nationaux, ainsi que la protection de ses alliés, et prendra d’autres mesures vers la construction d’un monde plus démocratique où les droits de tous les peuples et la diversité culturelle et civilisationnelle sont garantis.
Nous devons rétablir le respect du droit international, de ses normes et principes fondamentaux. Et, bien sûr, il est important de promouvoir des agences universelles et communément reconnues comme l’ONU et d’autres plateformes de dialogue international. Le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Assemblée générale, comme prévu initialement, sont censés servir d’outils efficaces pour réduire les tensions internationales et prévenir les conflits, ainsi que pour faciliter la fourniture d’une sécurité et d’un bien-être fiables aux pays et aux peuples.
En conclusion, je tiens à remercier les organisateurs de la conférence pour leur important travail préparatoire et je souhaite à tous les participants des discussions approfondies.
Je suis sûr que le forum continuera d’apporter une contribution significative au renforcement de la paix et de la stabilité sur notre planète et facilitera le développement d’un dialogue et d’un partenariat constructifs.
Italie : aux portes du pouvoir, Meloni ne cède rien sur l’avortement
Contrairement à la France, où, pour être élus, certains trahissent leurs convictions (?) passées, Giorgia Meloni ne cède rien :
En tête des intentions de vote pour les élections législatives, Giorgia Meloni défend un rôle de la femme centré sur la famille et la procréation et juge que le droit à l’avortement est une « défaite ».
Dans les Marches en Italie centrale, le parti de Giorgia Meloni, la députée d’extrême droite qui pourrait devenir présidente du Conseil italien après les législatives fin septembre, est arrivé au pouvoir en septembre 2020. Depuis, le mouvement souverainiste et postfasciste Fratelli d’Italia (FdI) (Frères d’Italie en français), multiplie les efforts pour restreindre l’accès à l’avortement.
A peine quatre mois après son élection, en janvier 2021, le parti a fait la Une des journaux italiens car il s’opposait aux directives du ministère de la Santé et refusait d’autoriser les cliniques à fournir la pilule abortive, selon « il Fatto quotidiano ». D’après le quotidien « The Guardian », le mouvement – à tendance néofasciste –, a ensuite proposé d’autoriser des militants anti-avortements à travailler dans les centres de planification familiale.
Dans plusieurs régions italiennes, le nombre de gynécologues objecteurs de conscience met en difficulté l’accès à l’avortement. Selon le quotidien italien « La Reppublica », le taux d’objecteurs parmi le personnel médical s’élève à 80 % dans les Marches. À Jesi et Fermo, deux des principaux pôles hospitaliers de la région, ce taux monte à 100 %.
Le Planning familial, ce sont les Monty Python qui en parlent le mieux
Le ministre délégué chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, a apporté lundi son soutien au Planning familial, critiqué pour avoir utilisé, dans une campagne de communication, l’image d’un homme transgenre enceint.
“Le Planning familial est une association historique essentielle pour les droits des femmes et l’accès à la contraception et à l’IVG. J’en soutiens pleinement l’action”.
“Ne laissons pas l’extrême droite attiser les haines en instrumentalisant une campagne de communication dont je peux comprendre qu’elle ne fasse pas consensus”.
Une affiche du Planning familial, portant le slogan “Au Planning, les hommes aussi peuvent être enceints”, montre un homme transgenre (né biologiquement femme) pendant sa grossesse.

Le bon sens étant devenu d’extrême-droite dans ce monde orwellien, il n’y a plus que l’humour qui permet de traiter ce genre de délire.
Toutes ces histoires d'hommes enceints ayant un peu échauffé les esprits, je propose une pause Monty Python pour détendre tout le monde. #PlanningFamilial pic.twitter.com/NvIyxgHhrD
— Chmpchmpy (@ChmpChmpy) August 21, 2022
L’inimaginable forêt de socles en béton d’éoliennes
France 3 a diffusé une enquête terrifiante sur l’inimaginable forêt de 70 socles en béton d’éoliennes que le Président Emmanuel Macron s’apprête à faire installer dans la mer Normande à quelques kilomètres au large de Fécamp.
Cette enquête montre un visage terrible de la transition écologique telle que l’envisage la Première Ministre Elisabeth Borne et sa Ministre de l’Energie Agnes Pannier Runachier. Pour continuer cette politique funeste elles souhaitent faire promulguer une loi qui accélere les installations d’éoliennes en mer dans l’objectif d’installer pas moins de 5.000 éoliennes au bord du littoral Français telles que celles prévues au large de Fécamp.
Les chiffres énumérés par France 3 sont édifiants :
- Le socles en béton d’éoliennes pèsent 5.000 tonnes au sol et 10.000 tonnes une fois remplis en mer
- Le béton total utilisé pèse donc plus de 350.000 tonnes
- Chaque socle mesure plus de 50 mètres de haut et 26 mètres de diamètre
- Le seul chantiers des éoliennes représente 27 hectares
Fabien Bouglé ajoute les calculs suivants :
- Les émissions de gaz à effet de serre des seuls socles représentent plus de 100 millions de kg de CO2
- La surface marine mobilisée par les 70 éoliennes représentera entre 70 et 80 km2
- Ces 70 éoliennes ne produiront que 13% de ce que produisait la centrale nucléaire de Fessenheim avant son arrêt (Facteur de charge de référence Windeurope 38%)
Bref ces éoliennes en mer vont polluer les fonds marins, stériliser une surface de pêche considérable, et ne produire qu’une quantité infime d’électricité. Il a été calculé que pour une surface de 1km2 mobilisé pour une centrale nucléaire (surface de Fessenheim par exemple) il fallait installer des éoliennes en mer sur 500 km 2 de surface maritime.
Le projet d’Emmanuel Macron est donc avec sa loi d’exception d’installer 5.000 éoliennes en mer qui stériliseront prêt de 6.000 km2 de surface maritime ce qui correspond à environ 10 km2 de surface mobilisée pour des réacteurs nucléaires.
Rendez-vous donc à la rentrée pour la discussion de cette loi d’exception visant :
- à supprimer les voies de recours des citoyens victimes des éoliennes,
- à augmenter la possibilité d’atteinte aux espèces protégées
- à outrepasser la loi littorale pour installer au bord de nos beaux littoraux préservés des unités industrielles d’entretiens des potentielles éoliennes en mer.
Il sera passionnant pour l’histoire d’observer si les Députés et Sénateurs Macronistes, du MODEM ou de la NUPES souhaiteront collaborer à ce projet funeste pour la France, ses paysages et son patrimoine culturel et énergétique.
Espagne : les médecins objecteurs de conscience pour protéger la vie
Dans Madrid et sa région, tout comme en Aragon, en Estrémadure, en Castille-la Manche ou à Murcie, aucun hôpital public ne réalise d’avortement.
Aussi le gouvernement espagnol a présenté, en mai, un projet de loi, qui doit être soumis au Parlement. Il prévoit notamment de créer un registre des objecteurs de conscience pour « identifier les besoins dans chaque aire sanitaire, afin que puisse être garanti le droit [à l’IVG] dans tous les cas » , a défendu la ministre de l’égalité, Irene Montero, du parti Podemos (gauche radicale). La création de listes, sur le modèle de ce qui a été prévu pour l’application de la loi autorisant l’euthanasie, a cependant mis le corps médical sur le pied de guerre.
« Il s’agirait du premier registre idéologique de la démocratie » , prévient Guillermo Miguel Ruano, médecin anesthésiste de 33 ans à la Clinica Universidad de Navarra de Madrid, et membre de l’Association nationale pour la défense du droit à l’objection de conscience.
« D’un point de vue scientifique, je ne vois pas en quoi un avortement ne consiste pas à mettre fin à une vie ».
Il est convaincu que les objecteurs constituent « la grande majorité » du corps médical. Et de mentionner comme preuve l’élection d’un médecin provie, le cardiologue Manuel Martinez-Sellés, à la tête de l’ordre des médecins de la région de Madrid, en 2020.
Selon le ministère de la santé espagnol, moins de 15 % des avortements sont réalisés dans des établissements publics au niveau national.
José Ignacio Sanchez Mendez, gynécologue et oncologue dans un des principaux hôpitaux publics de Madrid, est provie et, face à une patiente enceinte malade d’un cancer, il insiste sur le fait qu’il est possible de mener de front la grossesse et la chimiothérapie.
« Si elle veut tout de même avorter, nous la réorientons vers son centre de santé. Professionnellement, pratiquer des avortements est dur et extrêmement désagréable, et ce n’est pas la fonction d’un médecin. Dans de nombreux hôpitaux publics, les avortements pour malformations graves sont tout de même réalisés : on provoque l’accouchement, l’enfant naît et meurt. Ce n’est agréable pour personne. Le reste, c’est de l’euthanasie intra-utérine.»
Dans onze provinces espagnoles, non seulement les hôpitaux publics n’effectuent pas d’avortement, mais les cliniques privées non plus. Dans la région d’Avila, plus de 450 médecins se sont déclarés objecteurs de conscience après l’approbation de la loi de 2010, un seul hôpital public pratique des avortements.
Jérôme Lejeune, signe de contradiction pour notre temps
De Jacques Tremolet de Villers dans Valeurs Actuelles :
Les vrais prophètes n’ont pas toujours une allure de prophète. Les yeux très bleus et le sourire sous la fine moustache tôt blanchie de Jérôme Lejeune n’annonçaient aucun message à la turbulence orientale. Les mots coulaient doucement au long des phrases qui semblaient une eau claire et l’auditeur se sentait devenir intelligent.
Dans les modestes pièces de la rue des Saints-Pères, quand il vous décrivait le jeu des chromosomes et comment il avait deviné l’anomalie de la trisomie 21 en surprenant une rupture d’harmonie dans la perfection de leur courbe, on se sentait capable d’enseigner, en sortant, la génétique fondamentale. Les trésors les plus mystérieux de la science étaient mis à notre portée avec l’intelligente simplicité qui devait caractériser les apôtres quand ils dévoilaient aux foules les merveilles de Dieu.
Deux mots définissent le Pr Jérôme Lejeune : intelligence et douceur. Il faut en ajouter un troisième, humour, ou plutôt sourire. Car cette intelligence était souriante autant que bienveillante. Ainsi avait-il le don de voir l’invisible et d’annoncer calmement l’inéluctable. Je me souviens. Dès le début des campagnes pour la légalisation de l’avortement, projet de loi Peiret 1970-1971, il était certain que nous perdrions cette bataille car c’est à l’échelle du monde qu’il analysait le rapport des forces et il savait qu’il nous serait défavorable. Cela ne l’empêchait pas de mener ce combat avec une énergie qui n’était pas celle du désespoir, mais, au contraire, un fruit de l’espérance.
Bien avant l’adoption de la loi Giscard-Chirac-Veil, il avait prédit : l’avortement toléré deviendra l’avortement obligatoire. La mise à mort de l’enfant dit anormal est au bout de cette logique. Nous y sommes avec la possibilité qui est désormais donnée aux femmes de pouvoir avorter jusqu’au terme de leur grossesse dès lors que leur enfant est handicapé.
« Puisque nous ne pouvons pas les empêcher de les tuer, il nous reste à les guérir. » Telle fut la décision de cet Hippocrate des temps modernes. Jérôme Lejeune est à Hippocrate ce que saint Thomas est à Aristote et Bossuet à Cicéron : la transfiguration chrétienne des héros de l’ancien temps païen. « Je hais mon époque de toutes mes forces », disait Antoine de Saint-Exupéry. Quand on voit que cette époque nous a donné Jérôme Lejeune, on se dit que la nature (ou la providence) a placé le remède à côté du mal.
La dernière lettre qu’il m’ait écrite, une dizaine de jours avant sa mort, se terminait ainsi : « Devant l’immensité de la tâche, la petite fille espérance est le guide toujours. Ut semper . »
À toujours, cher ami, et maintenant que votre épouse Birthe vous a rejoint « au balcon d’or du paradis », daignez tous les deux veiller sur ceux à qui vous disiez, avec un ton de voix si délicat, « cher ami ».
Liquidation judiciaire de la SARL Présent
Le site societe.com nous apprend que la SARL Présent a été mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris le jeudi
4 août 2022.
L’effectif était compris entre 6 et 9 salariés. Sur l’année 2020, Présent a réalisé un chiffre d’affaires de 779 400€. Le total du bilan a diminué de 24,20 % entre 2019 et 2020.
Le quotidien catholique a prévu de poursuivre à la rentrée sous forme d’un hebdomadaire.
Énigme…
Interrogé par le JDD sur le lien entre immigration et délinquance, le ministre de l’Intérieur a communiqué quelques statistiques sur la surreprésentation des étrangers dans les statistiques de la police et de la justice. Et il a pondu une jolie énigme, fille de la politique du « en même temps » :

Il n’y a pas de lien mais il y a un problème de délinquance étrangère…
Si la surreprésentation des étrangers parmi les détenus en France est bien renseignée, et depuis longtemps, par les services du ministère de la Justice, il est plus rare en revanche que Beauvau communique de telles statistiques concernant la nationalité des personnes interpellées par les forces de l’ordre.
Le criminologue Xavier Raufer avait par exemple évoqué un document interne de la préfecture de police de Paris selon lequel 70 % des individus fréquemment interpellés par les forces de l’ordre en région parisienne auraient des noms «à consonance étrangère non-européenne».
Rodney Stark, RIP
Rodney Stark, éminent sociologue des religions, est décédé le 21 juillet. En tant qu’agnostique, il a fait voler en éclats de nombreux lieux communs et préjugés, notamment anticatholiques. Selon Stark, la religion n’est en aucun cas “l’opium du peuple” et la société du troisième millénaire sera encore une société religieuse, malgré les prophéties positivistes.
Dans son livre, Le triomphe de la raison. Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Rodney Stark soutient que le christianisme est directement responsable des percées intellectuelles, politiques, scientifiques et économiques les plus significatives du dernier millénaire.
Il démontre que la théologie chrétienne en est la source même. Les autres grandes religions ont mis l’accent sur le mystère, l’obéissance et l’introspection. Seul le christianisme s’est ouvert à la logique et à la pensée déductive comme moyens d’accès aux lumières, à la liberté et au progrès. Au Ve siècle déjà, saint Augustin célébrait le progrès théologique et “l’invention exubérante”. Rodney Stark démontre avec vigueur que les valeurs qui nous sont les plus chères aujourd’hui – le progrès scientifique, le règne de la démocratie, la liberté des échanges et de la circulation des hommes et des idées – doivent largement leur universalité au christianisme vu comme une tradition grandiose dont nous sommes tous les héritiers.
Dans Faux témoignages, il dénonce le protestantisme comme source de la légende noire contre l’Eglise : l’Inquisition fut l’un des chapitres les plus terribles et sanglants de l’histoire occidentale ; l’obscurantisme a freiné la science jusqu’à l’arrivée des Lumières ; les croisades furent le premier exemple de l’avidité occidentale…
Dans cet ouvrage, Faux témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques, Rodney Stark démontre que certaines idées fermement établies sont en réalité des mythes. Et il écrit justement à propos de ces légendes :
Tout a débuté avec les guerres déclenchées en Europe à la suite de la Réforme qui a opposé protestants et catholiques et fait des millions de morts. A la même époque, l’Espagne apparaissait comme la principale puissance catholique. Par réaction, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont alors déclenché d’intenses campagnes de propagande qui décrivaient les Espagnols comme de fanatiques barbares assoiffés de sang. Jeffrey Burton Russel, éminent historien du Moyen Age, écrit :
D’innombrables livres et pamphlets furent édités par les presses du Nord accusant l’empire espagnol de dépravation inhumaine et d’horribles atrocités. […] L’Espagne était décrite comme un lieu de ténèbres, d’ignorance et de mal.
[…] Mais les protestants en colère n’étaient pas les seuls à inventer ces histoires ou à y acquiescer. De nombreux mensonges analysés dans les chapitres qui vont suivre étaient soutenus par des auteurs antireligieux, notamment à l’époque des “Lumières”.
L’inhumanité
L’Humanité s’inquiète car l’estreme drouate italienne est en position de force.
Pour rappel, l’Humanité s’était réjouie du pacte germano-sovétique signé entre Staline et Hitler, qui avait permis à Hitler d’envahir la Pologne, puis la France.

Attentats
Samedi la voiture que conduisait Darya Douguine a explosé. La fille d’Alexandre Douguine est morte sur le coup.
Darya Douguine, 29 ans, était une spécialiste de l’histoire de la philosophie. Elle avait passé un doctorat avec sa thèse intitulée « Interprétation de la philosophie politique de Platon dans les commentaires de Proclus Diadochus ». Elle avait fait un stage à l’université Michel de Montaigne à Bordeaux et parlait français. Sa chaîne Telegram, très suivie, était intitulée Darya Platonova (fille de Platon), et elle était journaliste, correspondante de la chaîne de télévision Tsargrad. Le 19 juillet dernier, dans le cadre du forum international « Armée 2022 », elle avait donné une conférence sur « les fondements des guerres psychologiques et les cas récents les plus marquants », notamment Boutcha. En mai dernier j’avais signalé son interview sur Breizh Info.
En fait c’est son père qui était visé par l’attentat. Car Alexandre Douguine, après sa conférence sur le thème « Tradition et histoire », était rentré par ses propres moyens, laissant sa voiture à sa fille. Or la bombe se trouvait sous le siège du conducteur. (Dans la mythologie médiatique occidentale, Douguine est “l’idéologue de Poutine”.)
Je suppose que les ukromaniaques et poutinophobes sont déçus de ce contre-temps, mais qu’ils se consolent en pensant à la douleur du père qui a perdu sa fille dans de telles conditions.
Les terroristes ukrainiens n’en sont pas à leur premier exploit. Leur première victime fut Dmytro Savlouchenko, ministre de la jeunesse et des sports de Kherson, tué de même par une bombe posée sous le siège de sa voiture, le 24 juin.
Le 4 août, le gouverneur de l’oblast de Kherson, Volodymyr Saldo, ancien député puis maire de Kherson, était victime d’un empoisonnement, et transféré dans le coma à Moscou. Son assistant avait été assassiné dès le 20 mars.
Le 6 août, le chef-adjoint de l’administration de Nova Kakhovka (au nord de Kherson), Vitlay Goura, est mort des suites d’un coup de feu.
Samedi dernier, le maire de Marioupol, Konstantin Ivaschenko (du parti russe Plateforme pour la Vie) a échappé de justesse à un attentat : une bombe a explosé au moment où il arrivait au zoo.
La tête du gouverneur de l’oblast de Kherson, Kirill Stremousov, est mise à prix 500.000 hryvnias (13.500 €…), selon ce que disent les affiches placardées dans la ville.
Chapitre 7 : Nous notons depuis une vingtaine d’année une augmentation des phénomènes climatiques. Info ou intox ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le GIEC pour les nuls
Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?
Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au GIEC ?
Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe t il ?
Chapitre 5 : CO2, accusé levez-vous !
Chapitre 6 : Contre toute logique scientifique pourquoi le CO2 est-il devenu l’ennemi public numéro 1 ?
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Chapitre 7 : Nous notons depuis une vingtaine d’année une augmentation des phénomènes climatiques. Info ou intox ?
Nous évoquons ici les phénomènes climatiques, comme les records de chaleur ou les intempéries catastrophiques (tornade, tsunami, feu, éboulement, etc.), qui seraient bien plus importants qu’il y a quelques dizaines d’années, et ce dû au seul réchauffement (ou variation) climatique. C’est du moins l’information que l’on nous donne.
Depuis dix ans environ, il n’est pas un feu de forêt, comme en Californie ou en Australie, qui ne soit une résultante du réchauffement climatique, ou un ouragan dévastateur que l’on affuble de la même cause. Tout semble dû au réchauffement ! Même en 2020 et 2021, les écologistes nous ont expliqué que le Covid-19 était un signe du réchauffement climatique ! Un article du 5 février 2021 dans Les Echos (1) titre : « Covid : le réchauffement climatique est-il à l’origine du coronavirus ? Une étude parue ce vendredi 5 février avance que le réchauffement climatique pourrait avoir contribué au passage du coronavirus responsable de la Covid-19 de la chauve-souris à l’homme. »
Tout comme le CO2 est coupable de tous les maux (cf. chapitres 5 & 6), le réchauffement du climat est devenu en quelques années la cause universelle !
Le problème réside dans le fait que pour le grand public il est difficile de se faire une opinion juste de la chose, car il existe un véritable prisme médiatique. Ainsi, la moindre intempérie fait la Une de la presse, augmentant la sensation de croissance exponentielle des phénomènes climatiques graves, auxquels la cause du réchauffement climatique est appliquée à chaque fois. Il y a environ 400 catastrophes naturelles de grandes ampleurs, dans le monde, par an. Il y a 30 ans, ce chiffre était identique, mais, le journal télévisé n’en relatait que peu, aujourd’hui, à presque chaque édition du JT de 13H ou de 20H il est fait mention d’une de ces catastrophes… Dès lors, vue à hauteur d’Homme, la communication répétitive ainsi opérée modifie notre perception des choses, d’autant qu’il ne nous est matériellement impossible, à titre individuel, de comptabiliser les faits.
De plus, il est fréquent que les informations diffusées soient parcellaires, nous montrant que ce que l’on veut bien nous montrer, ou relevant de la désinformation en présentant les événements sous un certain angle…
Une preuve de ce type de détournement d’information peut être mise en exergue avec un article récent du journal Libération (repris par de nombreux autres titres). Ce journal publie un article le 27 juillet 2022 (2) dont le sujet est le réchauffement des mers, et l’impact sur les coraux. A la lecture de ce papier, nous apprenons que les barrières de corail meurent par milliers, la faute au réchauffement climatique. Et cette information vient conforter un discours ambiant depuis des années. Notre cerveau étant plus sensible, pour des raisons de survie, aux mauvaises nouvelles, cet article ne fait que valider une opinion que nous tenons pour factuelle car rabâchée plusieurs centaines de fois par an. Vous-mêmes, cher lecteur, êtes probablement convaincus de cette fin inéluctable des coraux. Sauf qu’en réalité ce n’est pas le cas, du moins pas partout, en effet la plupart des grandes barrières voient une augmentation de leurs coraux ! Peu de temps après l’article de Libération, le 3 août 2022, l’Institut australien des sciences marine (AIMS), édite son rapport public annuel (3), et nous apprend que : « le nord et le centre de la Grande Barrière de Corail ont enregistré leur plus grande couverture corallienne depuis 36 ans ». Cette étude porte sur l’analyse de 87 barrières. Et des analyses similaires sont aussi faites dans d’autres endroits du monde. En fait, de nombreuses barrières ont bien soufferts suite à un réchauffement de la mer (le corail a tendance alors à blanchir puis à mourir), mais pas dû au réchauffement climatique, mais à un phénomène climatique bien connu El Niño qui a des cycles, et qui en 1998, 2002, 2016 et 2019 a été plus virulent. Passé ces épisodes ponctuels, comme la planète en connaît depuis son origine, les coraux reprennent le cours de leur vie, avec certes un délai pour se rétablir.
De la même façon, si je vous dis que les populations d’ours polaires sont en progression, cela va à l’encontre de ce que vous pensiez savoir faisant échos aux nombreux articles relatant le contraire : l’Homme détraque le climat avec pour conséquence la disparition des ours polaires ! Ours qui sont devenus, malgré eux, un emblème du climat : vous vous souvenez sans doute de la célèbre photo d’un ours polaire seul sur un morceau de banquise à la dérive, ou de celle présentant un ours rachitique qui soi-disant ne trouvait plus le moyen de se nourrir. Dans les deux cas, c’est le réchauffement climatique qui est incriminé. Sauf que ces deux photos sont des « fake » comme on dit dans la presse. Concernant la première il s’agit d’un photo montage (l’auteur expliquera qu’il voulait exprimer une idée, celle que les ours meurent à cause de nous) (3.1). Quant à la seconde, elle n’a rien à voir avec le climat, puisqu’il s’agit d’un ours malade en fin de vie (3.2)… Résultat, pour la majorité de nos contemporains, les ours polaires sont en voie de disparition… Et pourtant, les ours se portent très bien ! En 1970 ils étaient officiellement référencés entre 7 000 et 8 000 individus, en 2017 le chiffre était de 26 000, et en 2021 la barrière des 30 000 a été dépassée ! Avouez que cette information, dont la source est vérifiée car établie par un rapport de Mme Crockford (4), zoologiste à l’université de Victoria (Canada), qui est la spécialiste mondiale des ours polaires, change pas mal de choses quant à la vision de l’impact climatique sur ces animaux. Et aussi, remet en question les flux médiatiques qui donnent un autre type d’information.
Le but est ici à chaque fois le même : jouer sur la charge émotionnelle du public.
A travers ces deux exemples, étendards écologistes, nous voyons la différence entre les discours médiatiques et politiques, et la réalité du terrain. Entre l’émotion et la réflexion. Au-delà des coraux et des ours, il nous est fait injonction plusieurs fois par jour d’avoir peur du réchauffement climatique cause de catastrophes naturelles dont l’augmentation est le signe du début de la fin du monde…
Alors, qu’en est-il réellement ?
Bien plus précis que les chiffres donnés par le GIEC ou encore par les nombreux articles de presse sur le sujet, il existe un indicateur qui constitue incontestablement le meilleur reflet de la réalité. Indicateur dont curieusement, ou pas, on ne vous parle jamais, les médias s’en faisant que très rarement l’écho. Et pour le trouver, il faut se tourner vers les assureurs !
En effet, ce sont les sociétés privées d’assurances qui disposent des meilleurs chiffres et projections concernant les phénomènes climatiques naturels et leurs conséquences financières. Les meilleurs data-analystes du monde, dont le rôle est d’estimer la probabilité d’un risque à venir, sont embauchés par les grands groupes d’assurances. Toute la réussite de ce marché, qui pèse des centaines de milliards de dollars, s’appuie sur sa capacité à estimer le plus justement possible les risques (qui sont donc par définition une projection potentielle). C’est une question de survie financière.
Et il s’avère que ces groupes éditent chaque année des rapports, qui sont publics…
Regardons une des plus grandes sociétés de ce secteur, le groupe britannique AON, qui est un assureur et un réassureur (il assure les assureurs), et qui dispose de bureaux dans plus de cent pays. Cette source est sans conteste possible la meilleure vision non partisane de ce qui se passe réellement sur notre planète.
Dans son rapport 2019 (3.3) (cette tribune a été écrite à l’origine en 2020, le rapport 2021 qui donne les mêmes tendances est également disponible), AON analyse principalement : le nombre total d’évènements ; La mortalité induite par ces événements ; l’activité cyclonique ; et les incendies. Or il s’avère que ce rapport, que je vous invite à lire, ne dénote aucune variation significative par rapport aux années précédentes.
Oui, vous avez bien lu. Ce très grand groupe international d’assurance, qui dispose des meilleures équipes en termes d’analyse du risque, qui investit en étude sur ce sujet des millions de dollars annuellement (soit bien plus que ne le fera jamais le GIEC), ne dénote aucune tendance manifeste à la hausse des catastrophes naturelles.
Ce rapport contient un graphique (page 13) qui donne une compilation du nombre de catastrophes pour les USA, l’Amérique du Sud, l’EMEA (Europe, Middle East & Africa) et l’APAC (Asia & Oceania), il en ressort les chiffres suivants :

en 2002 AON comptabilise 368 catastrophes naturelles,
en 2005 403,
en 2008 428,
en 2009 379,
en 2010 420,
en 2014 373,
en 2017 399
et en 2019 409.
Comme vous le voyez, depuis vingt ans, il n’y a pas de variation significative, la moyenne étant stable à environ 400.
La page 16 donne une analyse des phénomènes cycloniques mondiaux, sur la période 1990 à 2019. Et il s’avère que leur nombre a baissé ! Soit 58 en 1990, et 52 en 2019.
Le rapport 2019 du Global Warming Policy Foundation (que vous pouvez télécharger ) fait un relevé des ouragans ayant frappé les USA depuis 1851, et arrive à la même conclusion : aucune augmentation.
A titre indicatif, le rapport du GWPF qui porte sur les divers sujets du climat, et pas seulement les cyclones, est introduit par : « 2019 a vu la poursuite de nombreuses tendances climatiques, la plupart peu alarmantes et même rassurantes. »
Concernant les incendies de forêts, une analyse des données satellitaires prouve une baisse de 25% de la surface brûlée en 20 ans (Andela et al. juin 2017 (3.4) ).
Concernant le risque d’inondation des côtes, et de façon plus empirique, vous noterez que les prix de l’immobilier pour les biens en front de mer des pays occidentaux n’ont pas baissé depuis plusieurs décennies, bien au contraire, et que les primes d’assurance n’ont pas augmenté (plus que l’inflation). Le magazine « Bretagne Economique » de nous apprendre que le prix de l’immobilier dans le Finistère a augmenté de 44% en 5 ans en ce qui concerne les biens sur la côte (4)… Or s’il existait un risque réel de montée des eaux sous un délai court, soit une ou deux générations, les prix des maisons avec vue sur la mer se seraient écroulés. Je vous invite à vous rendre sur les sites de vente immobilière en France, Italie, Espagne, Grèce, USA, Australie, vous verrez que les tarifs, comme en Bretagne, des biens en front de mer sont très élevés et augmentent chaque année. De la même façon, si un tel risque était manifeste, les groupes d’assurances l’auraient calculé et reporté dans leurs tarifs qui auraient explosés. Mais ce n’est pas le cas, en ce qui concerne les primes d’assurances, vérifiez donc auprès des professionnels du secteur, vous verrez qu’il n’existe aucune surprime pour un bien situé sur le trait de côte. D’ailleurs, selon les professionnels de ce secteur, s’il existait un risque réel de submersion des côtes à moyen terme, ils refuseraient tout simplement d’émettre des contrats pour assurer les biens en question, car le risque avéré serait trop important et donc l’activité d’assurance impossible à rentabiliser.
Dans la même veine, la plupart des Etats, dont la France, émettent des obligations (OAT obligations assimilables du Trésor), sur des durées qui vont de 2 à 50 ans (3.5). Selon la logique du GIEC, des emprunts émis à plus de 20 ans (soit un peu avant 2050), ne devraient trouver aucun preneur, puisque le risque de faillite des Etats aux catastrophes annoncées est énorme, ou, à minima, les taux (qui est toujours indexé sur la durée et le risque) devraient être très important. Or, ce n’est pas le cas ! non seulement des OAT à 30 ans ou 50 ans trouvent preneurs, 100% des obligations sont très facilement vendus, mais en plus, les taux sont dans le marché sans aucune surprime. Là encore, pour nombre de spécialiste du risque, l’horizon n’est pas sombre…
On peut reprocher bien des choses au « marché », au système capitaliste, mais ce qui est certain c’est que ce système est très sensible aux risques et traduit directement dans la réalité du terrain d’éventuelles anticipations négatives. Idem en ce qui concerne les cotations de société, les opérateurs de marché (traders) savent parfaitement que les risques à venir sont en général compris dans les cours de bourse avant les événements…
A noter que concernant la montée des eaux, nous aborderons plus en détail ce phénomène sur la base de relevés des marégraphes au chapitre suivant (semaine prochaine).
En conclusion de cette rapide investigation, si vous voulez vraiment connaître l’état des catastrophes naturelles, mieux vaut se tourner vers les groupes d’assurances, les groupes immobiliers, et d’une façon générale le marché, que vers les batailles de chiffres issus des enquêtes médiatiques, ou encore de rapports scientifiques filtrés par le GIEC. Le marché paie « cash » une erreur d’anticipation de risque, et surtout il n’est pas dogmatique (pour le pire, mais aussi le meilleur). Soit il y a une augmentation des catastrophes et une projection dans le temps qui montre une probable continuité, soit ce n’est pas le cas. Et, pour les assureurs, pour le moment, et depuis au moins 50 ans, les données sont stables, aucune urgence à l’horizon.
Ce qui pour autant ne signifie pas que la situation sera identique ad vitam, si une aggravation systémique se fait jour, alors vous verrez vos primes d’assurances exploser, et votre magnifique maison avec vue sur mer valorisée à 1 € symbolique… D’ici là…
Quant aux records de chaleurs, plusieurs choses à savoir.
Il est fait régulièrement mention de records locaux dans différentes régions ou villes, ce qui ne présage pas de l’indice de température globale. Selon différents organismes officiels, dont Météo France, l’année 2019 a été mesurée comme la plus chaude enregistrée au niveau mondial depuis environ 50 ans, et bien entendu imputé au réchauffement climatique. Sauf que cette année a connu un phénomène naturel, El Niño. Certains chercheurs ont retraité les données en retirant l’effet El Niño (5) -ce qu’aurait dû faire le GIEC dans le cadre d’une démarche scientifique honnête-, et dès lors, vous obtenez un gradient de température tout à fait normal. Donc oui, 2019 a été une année chaude dans les faits (mais en réalité pas un record car plus fraiche en moyenne que 2016), mais sans que le réchauffement climatique n’y soit pour grand-chose.
Et c’est ainsi que souvent les médias et certains scientifiques prétendent ne pas mentir. Le constat est juste, sa cause elle, bien plus discutable…
D’autre part, de 1995 à 2010 environ, la Température Moyenne Globale n’a enregistré aucune hausse significative (cf. Chapitre 5). Dis autrement, sur cette période de 15 ans, il n’y a pas de réchauffement (ce qui pour autant ne signifie pas qu’il n’y a pas de phénomène naturel de variation climatique). On notera que cette stabilité thermique continue dans la troposphère, à cette altitude, contrairement aux prévisions du GIEC, la température ne connaît aucune augmentation depuis 1995.
Enfin, un autre élément est apparu il y a peu, ce que l’on appelle « l’influence des îlots urbains ». Il s’avère qu’en 2020, différents organismes, non référencés par le Giec, comme l’Institut Heartland aux USA, ont mis à jour le fait qu’un nombre important de capteurs de température au sol était situé en zone urbaine ou péri-urbaine, or les zones en question sont plus chaudes. De fait, la moyenne des relevés a une tendance à surévaluer les températures ainsi mesurées. Pour simplifier, disons que les relevés donnent une température moyenne en ville, qui n’est pas celle en campagne, et qui donc n’est pas le reflet de la moyenne de tout un territoire donné. Ainsi, quand une année est annoncée la plus chaude par exemple en France (selon les capteurs), dans la réalité la moyenne est plus basse. Ce biais de calcul devrait être corrigé depuis 2021, or ce n’est pas le cas.
Concernant les incidences humaines de ces variations : En 2003, la canicule a fait 19 000 morts en France, soit 0.03% de la population. Bien entendu tout cela était la faute à l’Humanité polluante et au CO2. Sauf que la canicule (mesurée et notifiée…) la plus meurtrière en France a été celle de 1911 qui a duré 70 jours (du 11 juillet au 13 septembre), avec des journées à plus de 40°C, un record absolu, et qui a fait 49 000 morts, soit rapportés à la population d’alors 0.13%, quatre fois plus qu’en 2003 ! Et pourtant en 1911, même les climato-alarmistes ne peuvent accuser les Gaz à effet de serre anthropiques… Ajoutons à ces faits qu’il y a très probablement eu des épisodes encore plus chauds que 1911 dans notre Histoire, ne serait-ce que durant les deux Optimum romain et médiéval.
En 218 avant JC quand Hannibal traverse les Alpes (guerre punique) il dispose dans son armée de 40 éléphants. Et cela impliquait alors plusieurs tonnes de végétaux par jour pour nourrir ces animaux, le tout au sommet des Alpes. Ce simple fait historique, nous indique clairement qu’à ce moment, il y avait une végétation luxuriante dans les Alpes, donc une température bien plus élevée que celle qui y règne depuis plusieurs centaines d’années… Et pour autant nos ancêtres ne sont pas tous morts du réchauffement climatique. A la fin du Xe siècle, quand les Vikings s’installent au Groenland, ils lui donnent le nom de « terre verte » car c’est alors le cas. Et les fouilles archéologiques récentes ont mis à jour nombre de constructions traduisant une vie sédentaire d’agriculteur et d’éleveurs. Inutile de vous rappeler que de nos jours, il serait impossible d’y installer une colonie avec des activités agricoles.
De façon plus ponctuelle (donc qui ne donne pas une tendance climatique), sachez que la température la plus élevée dans le monde, depuis que l’on enregistre de façon fiable cette donnée, a été enregistrée en 1913 à 56.7°C aux USA. Ce record absolu est à ce jour non « battu », et, encore une fois, selon de nombreux spécialistes nos ancêtres depuis 3000 ans, ont nécessairement connu plus chaud. Pour mémoire, en 1913, le CO2 avait une concentration atmosphérique de 0.03%, contre 0.04% actuellement…
Il ne s’agit ici pas de nier le fait que nous avons actuellement une légère augmentation (+1°C, cf. chapitre 4) de la température moyenne globale sur presque 200 ans, mais il s’agit de les mettre en perspective les faits et de ne pas faire du catastrophisme là où il n’y en a pas. La variation thermique fait partie des éléments constitutif de notre planète et de son climat, indépendamment du CO2 anthropique.
Ainsi, au regard des relevés mondiaux, les phénomènes de catastrophes naturelles, ou plus simplement les événements climatiques majeurs, ne sont pas en augmentation sensible et ce depuis au moins plusieurs décennies. A ne pas confondre avec le coût financier desdites catastrophes, qui lui augmente, dû à l’augmentation de population et à l’installation de structures humaines dans des zones géographiques à risques. Concernant les températures, la variation actuelle est modérée, sans impacte notoire, et déjà connu à de nombreuses reprises dans l’Histoire humaine.
La semaine prochaine nous nous attacherons à comparer les prévisions du GIEC faites il y a 20 ou 30 ans, sur lesquelles les politiques se sont appuyées pour modifier nos vies, et la réalité des mesures.
Jacques Laurentie
Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche, et Face aux miracles -à paraitre-, éditions Téqui)
(1)https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/covid-le-rechauffement-climatique-est-il-a-lorigine-du-coronavirus-1287950#:~:text=Une%20etude%20parue%20ce%20vendredi,est%20probablement%20pas%20le%20seul.
(2) https://www.liberation.fr/environnement/rechauffement-des-mers-les-coraux-portes-pales-20220727_2WMO3IFZSJEBDNADGBRBJQCJ5Y/
(3) https://www.aims.gov.au/monitoring-great-barrier-reef/gbr-condition-summary-2021-22
(3.1) https://www.istockphoto.com/fr/photo/dernier-ours-polaire-gm135183496-4095333
(3.2) https://www.letemps.ch/no-section/lours-polaire-squelettique-cette-photo-faite-indigner-web
(3.3) https://static.climato-realistes.fr/2020/01/AON-natcat2020.pdf
(3.4) https://science.sciencemag.org/content/356/6345/1356
(3.5) https://www.aft.gouv.fr/fr/presentation-oat#:~:text=Pr%C3%A9sentation-,Les%20OAT,de%202%20%C3%A0%2050%20ans.
(4) https://www.bretagne-economique.com/actualites/immobilier-breton-sur-le-littoral-le-prix-des-maisons-continue-de-grimper
(5) https://www.climato-realistes.fr/el-nino-et-le-rechauffement-climatique-global/
Non lieu pour Notre Dame de Paris
Selon le Canard Enchaîné :
S’il y avait eu des victimes, la situation serait différente, il y aurait eu des mises en examen. Mais, là, que voulez-vous, il n’y a que des dommages matériels..

La première cause de l’islamisation de la France est sa déchristianisation
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Quand bien même cela est pour certains inconfortable à reconnaître, il faut admettre que ce n’est pas l’islam qui a détruit la culture française mais bien plutôt la déchristianisation imposée par 230 ans de lavage de cerveau et de fausse historiographie républicano-maçonnique (dont les lobbies féministo-LGBT ne sont que les avatars modernes) qui en créant un vacuum culturel, a fini par générer un appel d’air où s’engouffre l’islam (ce qui est tout à fait différent).
C’est pourquoi les patriotes laïcistes athées (Michel Onfray, Alain Finkielkraut + clique) qui tout en s’attaquant en permanence à l’Église Catholique, pleurnichent maintenant sur l’islamisation de la France et sur sa dégringolade civilisationnelle, ont au fond un comportement qui relève de la quadrature du cercle. Ils sont comparables à ces pitoyables pompiers pyromanes…Oui, tout cela est un affront contre le bon sens. Ces gens, quand bien même sans le savoir, portent une énorme responsabilité quant au génocide culturel français.
Certes, nul ne contestera que l’islam est un grand danger pour l’occident. Nul ne contestera que dans les pays musulmans, les chrétiens (et les autres communautés non musulmanes) sont dans le meilleur des cas persécutés culturellement (comme en Égypte) ou bien, dans le pire des cas, tout simplement exterminés (comme au Sud Soudan). Pour autant, l’honnêteté nous oblige aussi à dire que la déchristianisation de notre pays n’est pas le fait des migrants musulmans qui arrivent dans un pays déjà déchristianisé.
En effet, il suffit d’observer les lois qui sont à la base de la déchristianisation éthique de la France pour s’en rendre compte :
1) La légalisation du meurtre des enfants-à-naître, c’est la faute du Coran?
2) Le mariage d’abomination contre « Dieu et nature » et l’apologie permanente de l’homosexualité dans les médias occidentaux, c’est à cause de Mahomet?
3) La PMA pour toutes (les lesbiennes), c’est à cause de Ben Laden?
4) La théorie du genre, c’est la faute des imams?
5) L’imposition du masque d’esclave (sous le prétexte de la « pandémie ») dans les églises et qui nuit gravement à la pratique du culte, ce sont les migrants qui en sont responsables?
6) Si la France défend l’Ukraine, pays qui a trahi son baptême chrétien en mettant Zelensky au pouvoir (et où règnent, comme chez nous, les pires lois d’infamie contre nature) plutôt que le peuple martyr arménien (fidèle au Christ depuis 1600 ans) qui est agressé sous nos yeux par l’Azerbaïdjan avec le soutien d’Erdogan, c’est à cause des minarets?
Non, bien sûr que non!
Dans une perspective civilisationnelle historique et globale, l’islamisation a été causée par la déchristianisation (et non pas l’inverse); et cette déchristianisation est le fruit d’une historiographie antichrétienne à laquelle nous assistons en gros depuis le coup état jacobin que nous appelons à tort «Révolution Française». Tant que nous refuserons, par paresse intellectuelle ou par orgueil, de reconnaître cette évidence, nous ne serons pas en mesure de vraiment lutter contre l’islamisation du pays. En outre, je rappelle que le vrai but de l’immigration musulmane organisée par le système, est non pas de remplacer le christianisme (ou ce qu’il en reste…) par l’islam, mais bien plutôt en mélangeant les religions entre elles, de les détruire toutes. N’oubliions pas que les religions (surtout le catholicisme-la seule vraie- mais aussi l’islam bien que dans une moindre mesure) sont le seul frein sérieux à l’expansion du politiquement correct planétaire et son déni du réel (dictature du politiquement correct dont, nous ne le répèterons jamais assez souvent, Macron and Co. ne sont que les pions interchangeables et non pas les instigateurs. Ils obéissent simplement à la pression des lobbies internationaux et aux ordres).
Au fond, c’est le cardinal Sarah qui, une fois de plus, a le mieux résumé la situation: «les deux dangers qui menacent l’occident sont la culture de mort antichrétienne et ses lois contre nature d’un côté, et de l’autre, en effet, l’islam».
Enfin, pour conclure, je voudrais inviter les laïcistes patriotes qui veulent sauver la culture française (tout en voulant éradiquer le catholicisme) à méditer sur cette très belle phrase de Bossuet : «Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes»
Jean-Pierre Aussant
Photo: Michel Onfray, c’est sans doute lui qui incarne le mieux cette hypocrisie qui consiste à déconstruire tout en faisant semblant de vouloir lutter contre la déconstruction. Je rappelle que Michel Onfray, dans une de ses conférences tenues à Nice, avait comparé le Christ à un oignon dans lequel il n’y aurait rien à l’intérieur.
L’Ukraine, fuite en avant d’un économie en ruine depuis l’indépendance
De Pierre-Antoine Pontoizeau, pour le Salon beige:
Il serait interdit d’analyser la situation politique ukrainienne car certains veulent réduire le monde à ce dualisme enfantin, avec les forces du bien du côté de l’Ukraine et les forces du mal du côté russe.
Or, la situation de l’Ukraine résulte d’une succession de choix effectués par les mauvais maîtres de l’Ukraine depuis l’indépendance. L’Ukraine vit en effets les ultimes soubresauts d’un régime en faillite qui précipite chaque jour un peu plus les populations ukrainiennes dans le chaos. Nous nous appuyons sur une documentation institutionnelle publique, une note de la direction du Trésor français du 22 décembre 2020 par exemple, les données publiques de la banque mondiale et du FMI, ainsi que les analyses d’institutions financières, dont les organismes de notation qui publient régulièrement, dont nous faisons ici synthèse.
La destruction des activités productrices
Au 30e anniversaire de l’indépendance, ce pays disposait d’un potentiel économique, scientifique et de ressources considérables. Il est devenu l’un des plus pauvres de toute la région eurasiatique. Le constat est sans appel. Sur le plan industriel déjà, des activités ont sombré des années 90 aux années 2020. Plusieurs exemples l’illustrent parfaitement. Les productions de bus de Lviv ou d’automobiles de Zaporojié ont été abandonnées. Le géant industriel Antonov n’a pas produit le moindre avion depuis 2015. Les chantiers navals de la mer Noire ont quasiment disparu.
L’appauvrissement des populations
La Banque mondiale fait état d’une jeune génération au niveau d’éducation faible avec un système de santé très déficient. Sur le plan démographique, le taux de natalité s’effondre depuis l’indépendance, alors que le taux de mortalité ne cesse de s’envoler : hygiène, défaut de soins, malnutrition, etc. Les jeunes aspirent à travailler dans les États voisins, dont la Pologne où le nombre de travailleurs immigrés a sensiblement cru depuis 2014. Les institutions internationales signalent que le taux de chômage, officiellement de 10%, est en fait bien supérieur aux statistiques de l’Etat. Plus grave encore, l’indice du capital humain n’a pas évolué favorablement depuis 2010. L’Ukraine est en dessous de ses principaux voisins d’Asie centrale.
La mauvaise gestion générale du pays s’observe dans une hausse incessante des prix à la consommation, plus de 10 % en 2021, donc avant la guerre, sur les produits de première nécessité. Certains produits ont même doublé. Le gaz a augmenté d’un tiers. Les institutions internationales disaient déjà que le pouvoir d’achat de l’Ukrainien était un des plus faibles d’Europe en 2019, avant la guerre là encore. Ces institutions estiment que le pouvoir d’achat a baissé de 30% depuis l’indépendance, mettant les Ukrainiens loin derrière les Russes, les Biélorusses ou les Kazakhs.
L’Etat ruiné et endetté
Sur un plan plus financier, les décisions récentes des organismes de notation (Fitch et Standard & Poors) de positionner l’Ukraine en quasi risque de défaut, entérinent autant cette situation catastrophique, antérieure à la guerre, que l’incapacité de l’Ukraine à supporter et prolonger le prix de la guerre, au lieu de négocier. L’économie avait plongé en 2014 et 2015, montrant une fois encore que les révolutions coutent chères. La monnaie s’est aussi effondrée, presque divisée par 4 face au dollar de 2013 à 2021. Les incertitudes politiques, dont le climat hostile au respect des accords de Minsk, a conduit les entrepreneurs et les investisseurs à anticiper le risque de guerre, affaiblissant plus encore l’économie du pays. Or, rappelons-le, il appartenait autant au pouvoir ukrainien de respecter ces accords qu’à la partie russe – ce qui n’a pas été fait.
Une oligarchie prédatrice hostile au bien commun
Le bilan sur trois décennies démontre la nocivité d’une oligarchie prédatrice qui accaparent les fonds publics, bradent des activités, détruit les outils industriels. La dégradation est très profonde. Les analyses les plus récentes, mais toujours avant la guerre, faisait état d’un « pic mortel », d’un point de rupture d’une économie à l’agonie. Alors, la guerre serait de ce point de vue une véritable fuite en avant, la stratégie du maquillage d’une oligarchie qui a ruiné le pays en trois décennies pour ses intérêts personnels. Voilà une réalité politique et économique dont je redis au lecteur inattentif une dernière fois, qu’il s’agit du bilan de l’indépendance à 2020, donc avant la guerre. La menace du défaut de paiement est donc antérieure à la guerre là aussi. Les investissements sont faibles attestant bien d’une économie de prédation des oligarques sans projets économiques pour le pays, et d’une faible attractivité pour les internationaux, du fait des notations en matière de corruptions et des pratiques mafieuses peu encourageantes.
Une guerre évitable mais la fuite en avant se poursuit
Alors pourquoi aller à la guerre plutôt que de respecter les accords de Minsk et de protéger les populations des désastres d’une guerre évitable ? Là est la vraie question et la vraie responsabilité des élites ukrainiennes. Le ministre des Finances ukrainien, Serguii Martchenko, craignait le coût insupportable de la guerre au-delà de quelques mois. Le FMI et la Banque mondiale estiment que le PIB chutera de 50% à fin 2022, ruinant le pays. On estime que chaque mois de guerre coûte a minima 10 milliards de dollars. Il était donc imprudent et irresponsable d’aller au conflit et de créer les conditions de l’agression. Aucun géopoliticien ne peut nier aujourd’hui que la violation des accords de Minsk est un fait avéré résultant des décisions des dirigeants ukrainiens.
Outre l’incapacité à assumer économiquement le coût de la guerre, la guerre elle-même induit une dévastation des infrastructures et la perte probable de près de 80.000 à 100.000 hommes jeunes déjà, au rythme de quelques centaines par jour, depuis près de 200 jours de guerre, sans oublier les handicapés à vie. Est-ce un hasard si l’Ukraine lance actuellement un recrutement de masse des hommes en âge de se battre ? Là, j’ose évoquer comme Raphaël Lemkin (juriste international fondateur du concept et des définitions du génocide) des décisions au caractère génocidaires, à l’encontre de son propre peuple. Fuite organisée des populations, déplacement forcé, persécutions des minorités en cours, envoi à la mort de toute la jeunesse ukrainienne. Or, un Etat peut toujours éviter la guerre, négocier, arrêter le massacre et envisager la paix, c’est aussi l’honneur d’un dirigeant. Les plus récents propos des dirigeants ukrainiens poussent au sacrifice une jeunesse déjà dévastée.
Concluons. De 1991 à 2020, avant la guerre, ce pays a été ruiné par des dirigeants qui préfèrent maintenant la guerre à la négociation. La responsabilité de la situation incombe autant à ces dirigeants ukrainiens qui ont refusé l’application des accords de Minsk qu’à la volonté impériale de Poutine qui a saisi l’occasion, comme un féodal aux aguets. Il est simplement infantile et irresponsable de maintenir le fantasme du gentil et du méchant. Il est coupable de refuser le sens du discernement et l’analyse historique de ce pays. C’est même un peu criminel vis-à-vis des populations ukrainiennes que de prolonger indéfiniment un sacrifice absurde qui maquille les forfaits d’une élite contre son peuple, un peuple aujourd’hui autant martyrisé par les décisions de leur dirigeant et leur entêtement que par l’action des Russes.
Appel à la paix et résistance à la haine et à la guerre, devoir des chrétiens du monde entier
Voilà pourquoi il est urgent de faire un appel à la raison, un appel à la paix, l’appel à la raison d’être même des institutions européennes qui se sont construites sur « plus jamais ça ». Or, ces institutions trahissent leur raison d’être pour aller à la guerre et pousser à la haine. Nous devons nous élever et exiger de l’Europe et de nos dirigeants nationaux qu’ils soient des promoteurs de paix par la diplomatie. L’hiver sera terrible pour eux, peut-être pour nous sans aucune raison légitime. Pendant ce temps, d’autres puissances dans le monde poursuivent leurs coopérations et leurs développements. Certains sont devenus fous, bêtes et méchants. Ne cédons pas à leur piège sordide : vindicte, haine, misère, révolte et incitation à la guerre.
