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Tradition, Chrétienté, Mission

À l’occasion de la sortie (récente ou prochaine) de trois livres :

  • Histoire des traditionalistes (Tallandier)
  • Histoire du MJCF (Contretemps)
  • 40 ans du pèlerinage de chrétienté,

Rémi Fontaine recevait dans son émission de Radio Courtoisie du 15 mai Charlotte Neil, Jean-Pierre Maugendre, Jean de Tauriers, Yves Chiron, pour évoquer notamment l’émergence insolite d’initiatives de laïcs dans l’histoire des catholiques de tradition et leur actualité à l’heure de “Traditionis custodes”.

Emission en accès libre durant quelques jours.

Même sans crise Covid, les urgences hospitalières craquent

Selon Libération :

De nombreux services d’urgences nocturnes du pays ne sont plus en mesure de tourner correctement et pourraient annoncer ce lundi un fonctionnement très dégradé. Une situation qui laisse des praticiens épuisés et des patients possiblement en souffrance sans prise en charge satisfaisante.

Pendant qu’Emmanuel Macron réfléchit à la composition de son futur gouvernement, les urgences hospitalières craquent. Sans attendre la trêve estivale, les équipes se délitent un peu partout en France, d’Orléans (Loiret) à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), d’Amboise (Indre-et-Loire) à Montmorillon (Vienne), de Laval (Mayenne) à Senlis (Oise), entraînant fermetures partielles ou sporadiques. Et les hôpitaux de taille moyenne ne sont plus seuls concernés. Fait inédit, de gros centres hospitaliers universitaires (CHU) de province sont aujourd’hui dans la tourmente.

Selon nos informations, les urgences de l’hôpital Pellegrin de Bordeaux s’apprêtent ainsi à fermer leurs portes la nuit. La direction de l’établissement devrait l’annoncer ce lundi, en usant de mots choisis pour éviter la panique : officiellement, il ne devrait pas être question de «fermeture» mais seulement de «filtrage» de l’accès aux urgences. Concrètement, il appartiendra à un «secouriste» en poste à l’accueil de «trier» et de renvoyer tous les arrivants qui ne présentent pas de «signes de détresse». […]

L’Encyclopédie sur la sexualité humaine, l’amour et la fécondité

Les éditions Téqui publient la version française du Dizionario su sesso, amore e fecondità, publié à Rome par l’Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille, sous la direction de José Noriega, René et Isabelle Écochard.

C’est une somme de 191 articles rédigés par 157 professeurs et experts de stature internationale. Un outil fantastique pour toute personne qui étudie l’être humain.

Fort de 912 pages, il s’agit d’une véritable encyclopédie : la somme des connaissances actuelles en biologie, psychologie et médecine, mais aussi en sciences humaines ou en philosophie.
Cet ouvrage de référence répond en outre à de nombreuses questions sur la fertilité et la famille : « Allaitement et retour de la fertilité après l’accouchement » ; « Infertilité et stérilité » ; « Gradualité et maturité »…

Enfin, il est une ressource indispensable pour la pastorale familiale et pour tous ceux qui voudraient mieux connaître la théologie du corps que nous ont léguée les papes saint Paul VI, saint Jean-Paul II, Benoît XVI et François : l’enseignement de l’Église sur la vérité de l’amour et la dignité de la sexualité.

Chacun des 191 articles est l’occasion pour l’un des spécialistes mondiaux du domaine de transmettre l’essentiel des connaissances actuelles sur le sujet, parmi lesquels plusieurs professeurs de l’Institut de théologie du corps, à Lyon : Sœur Alexandra Diriart, les docteurs René et Isabelle Ecochard, Oana Gotia, Dom Jean-Charles Nault, Aude Suramy et Yves Semen.

Extrait de l’index des entrées :

  • Fantaisie, imagination et sexualité [Luis Granados].
  • Fécondation artifificielle [Pablo Requena]
  • Femme et féminisme [Giovanna Rossi].
  • Fenêtre de fertilité [Pilar Vigil]
  • Fiançailles [José Noriega]
  • Fidélité [Eduardo Ortiz Llueca]
  • Filiation [Antonio López]
  • Flirt [Gintautas Vaitoska]
  • Foucault [Giovanni Salmeri].
  • Freud sur la sexualité [Jonathan Lear]
  • Freudian Left – W. Reich [W. David C. Schindler]
  • Génération, procréation : sens anthropologique [Francesco Botturi]
  • Genre [Gabriele Kuby]
  • Gnosticisme et sexualité [Patricio de Navascués]
  • Gradualité et maturation [Juan de Dios Larrú]
  • Hegel sur la sexualité [David C. Schindler]
  • Hildebrand sur l’amour et la sexualité [John F. Crosby]
  • Hindouisme [Jacob Koippally]
  • Histoire de la recherche sur la Planifification Familiale Naturelle [Petra Frank-Herrmann]
  • Histoire du développement de la Planifification Familiale Naturelle dans les pays post-soviétiques [Ludmila Barakova – Vladislav Volokhovich]
  • Histoire du développement de la Planifification Familiale Naturelle en Afrique [Danièle Sauvage – Marian Corkill]
  • Histoire du développement de la Planifification Familiale Naturelle en Amérique du Nord [Theresa Notare]
  • Histoire du développement de la Planifification Familiale Naturelle en Amérique du Sud [Luis Jensen Acuña]
  • Histoire du développement de la Planifification Familiale Naturelle en Asie-Océanie : Métho-de Bil- lings [Marian Corkill]

Préface de la version française :

Nous vivons une ère d’intense soif de liberté, marquée par une tendance à la négation de toute vérité objective et à l’absolutisation de la liberté. Il n’y a de vérité que personnelle. Il s’en suit un rejet volontaire de toute norme universelle. L’homme devient la mesure de lui-même. On clame une autonomie qui voudrait même se passer du Dieu créateur dont on conteste l’autorité et la souveraineté. Nous avons quitté la déesse « Raison » du siècle des lumières pour « la déesse Liberté » de la postmodernité. Et pourtant, Dieu ne s’oppose nullement à la liberté de l’homme. « Car l’homme a été établi en société, intelligent et libre, par Dieu son Créateur ».1 Une telle liberté comprise comme une affirmation de la souveraineté de l’homme aux dépens de Dieu ne peut qu’accoucher d’une société sans repères objectifs, chacun devenant la référence de lui-même. Est norme, ce qui ne l’est que pour moi. Je deviens le centre autour duquel tout doit graviter. Même les principes naturels du vivre-ensemble qui s’inspirent de l’« être-au-monde » et de l’« être-avec-les-autres » de l’homme sont farouchement démentis. Dans cette fragmentation totale, une cohésion so- ciale, qui est le vœu de tout homme vivant en société, ne devient-elle pas une pure utopie ? Cette autonomie radicale tant recherchée n’engendre-t-elle pas qu’une solitude suffocante, tout le contraire d’une liberté épanouissante ? La véritable liberté passe par la connaissance de la vérité : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8, 32). Et cette vérité objective qui libère effectivement s’offre à l’homme comme objet de choix, en une donation amoureuse, puisqu’elle vient pour accomplir l’homme. En face d’elle, l’homme garde donc le plein exercice de sa liberté. Toutefois, le rêve de liberté de l’homme ne peut se réaliser que par son accueil amoureux de la vérité. Là où « Amour et vérité se ren- contrent, Justice et paix s’embrassent » (Ps 84, 11). L’accueil aimant par l’homme de la vé- rité qui se donne est donc le gage d’une société de paix et de justice. Or la vérité a un nom et plus encore, elle est une personne, le Christ « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie… » (Jn 14, 6), se propose et il faut l’accueillir « Je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper… » (Ap 3, 20).

Le monde actuel est confronté à un grand défi, celui d’une société fondée sur des valeurs universelles. Le niveau de la déliquescence et sa vitesse de amplification, autorisent-ils en- core ce rêve ? Faudrait-il pour autant baisser les bras ? Des personnes motivées se battent encore pour ce rêve.

Ce dictionnaire est l’œuvre de spécialistes rompus qui proposent à ce branle-bas, un anti- dote enraciné dans la vérité : Vérité de Dieu et vérité de l’homme. Il veut s’offrir comme un instrument de choix aux mains de ceux-là, qui continuent de croire en une édification de la société sur la base des valeurs traditionnelles, inspirées de l’amour.

Des questions actuelles liées à la sexualité, à l’amour et à la fécondité y sont abordées avec une indéniable compétence, sous divers angles, pour répondre aux préoccupations des amoureux de la vérité. Le magistère de l’Église, la science et l’éthique se donnent la main pour un authentique éclairage des hommes de ce temps sur les vraies valeurs. Mais loin d’être un instrument de « propagande de la foi chrétienne », ce dictionnaire a surtout le mérite de nous établir sur le terrain de la science et du probable, se prêtant ainsi à tous les débats actuels. Faisons un bon accueil à ce best-seller dont notre époque a besoin.

Père Philippe Kinkpon

Cotonou, le 24 octobre 2021

Inauguration de la chapelle Saint-Pierre-ès-Liens

Le vendredi 13 mai marquait les trente ans de l’acquisition de la chapelle Saint-Pierre-ès-Liens, bâtiment en ruine âgé de 1000 ans et la fin de sa restauration et de la reconstruction d’un prieuré comme il y avait à l’origine, prieuré fondé par les moines bénédictins de l’abbaye de Marmoutier.

Durant trente ans, ce sont plus de 2000 jeunes, des dizaines d’entreprises qui ont œuvré pour ce projet et l’ont accompagné, sous la direction de Reynald Secher.

Pour marquer ces trente ans, et la fin des travaux de restauration de la chapelle et de la reconstruction du prieuré, un évènement a été organisé avec :

  • une bénédiction par le révérend Père Emmanuel, père abbé de l’abbaye Saint-Marie-de-Lagrasse.
  • une inauguration par Philippe de Villiers, créateur du Puy du Fou
  • un repas et un concert animé par Patrick Martineau
  • un feu d’artifice.

Vous voulez choisir le sexe de votre enfant ? On vous propose l’avortement sélectif. En France

Parole de mamans, “le premier réseau social de mamans”, fait la promotion de l’avortement sélectif. A ne pas confondre avec l’avortement de confort, dont le même site soutient qu’il n’existerait pas

L’article pour choisir le sexe de son bébé a disparu du site, depuis qu’Odon de Cacqueray, journaliste à L’Homme nouveau, l’a dénoncé sur Twitter… Mais en voici la capture d’écran :

L’article ne parle pas “d’amas de cellules” comme le font fréquemment les partisans de l’avortement. Non, c’est bien un bébé, mais pas de chance, mauvais sexe… alors on le tue et on s’y remet.

Vous pouvez contacter la rédaction ici : [email protected] ou

La plupart des Américains sont favorables à des restrictions de l’avortement

L’abolition de Roe vs. Wade est imminente : la population y est majoritairement favorable. L’avortement deviendrait alors l’affaire des États :

Un peu plus d’une semaine s’est écoulée depuis que Politico a fait état d’une fuite au sein de la Cour suprême, laissant présager une probable annulation de Roe v. Wade. Les médias se sont intéressés de près à la question, tous les médias mainstream insistant sur le fait que la majorité des Américains soutenaient Roe de manière inébranlable.

Mais les chiffres peuvent être trompeurs – ou, pire encore, ils peuvent être utilisés à des fins de tromperie. Timothy Carney, de l’American Enterprise Institute, a expliqué de manière convaincante que la plupart des Américains ne sont pas favorables à un accès illimité à l’avortement et ne comprennent pas vraiment ce qu’est Roe et ce qu’elle entraîne. “La plupart des gens disent soutenir Roe v. Wade “, écrit Carney, “mais c’est parce que la plupart des gens ne connaissent pas Roe , et ils ne savent pas ce que cela signifierait de l’annuler”. Il poursuit :

Dans les sondages sur Roe v. Wade, les conséquences du jugement ne sont souvent pas décrites. Souvent, ils sont présentés de manière erronée. … Ils disent typiquement que Roe ‘a légalisé l’avortement’, signifiant par là que l’annulation du jugement interdirait tout avortement”.

La majorité des Américains semble penser que l’abolition de Roe signifierait que tous les avortements seraient illégaux dans tout le pays. Ce que la plupart des gens ne comprennent pas, c’est que l’abrogation de la réglementation Roe permettrait aux États de prendre à nouveau les décisions relatives à l’avortement, là où elles devraient être. Si vous cherchez une preuve de la division des États-Unis sur la question de l’avortement, jetez un coup d’œil à ce tableau du Guttmacher Institute, qui répertorie les restrictions à l’avortement par État. Dans six États, il n’y a pas de limite à l’avortement, dans beaucoup d’autres, la limite est fixée à 20 ou 24 semaines, et dans 20 États, la “viabilité” n’est pas claire et change constamment. Au Texas (et maintenant en Oklahoma), la détection de l’activité cardiaque du fœtus est considérée comme la limite pour un avortement légal – environ six semaines.

En d’autres termes, les Américains, comme le montre du moins leur comportement de vote, sont toujours assez divisés sur la question de savoir si l’avortement devrait être légal, dans quelles circonstances et à quel stade de la grossesse. Carney fournit des preuves convaincantes du fait que seuls 18 % des Américains souhaitent un accès illimité à l’avortement jusqu’au moment de la naissance. Des sondages plus récents du Pew Research Center montrent que seul un Américain sur cinq pense qu’il ne devrait y avoir “aucune limite” à l’accès à l’avortement. Carney présente également des données d’enquête montrant que la plupart des Américains sont favorables à un délai de 24 heures avant qu’une femme puisse avoir recours à une interruption de grossesse. Une majorité est également d’avis que les médecins devraient montrer une échographie à la mère avant de pouvoir pratiquer un avortement. Toutes ces mesures indiquent que les Américains ont une attitude plus nuancée et plus prudente vis-à-vis de l’avortement que ce que les partisans de l’avortement veulent nous faire croire.

Les cris incessants des médias selon lesquels “la plupart des Américains soutiennent Roe” sont tout simplement faux et méritent d’être dénoncés comme des mensonges. Malheureusement, la plupart des Américains ne comprennent pas Roe, mais pensent que l’avortement est une question grave et sérieuse qui devrait devenir illégale à un certain moment de la grossesse.

Pourquoi l’Eglise n’est pas une ONG ?

Aymeric Pourbaix reçoit avec Véronique Jacquier le cardinal Barbarin, archevêque émérite de Lyon, et Etienne Villemain, fondateur du “Village de François”

Actualité de la haine anti-chrétienne

« Terres de mission » reçoit Claude Paulot, président du Centre d’Etudes Religieuses, et physicien de formation, pour parler de la réédition par Téqui de plusieurs de ses essais consacrés aux relations entre science, philosophie et foi.

Puis, Marc Eynaud, journaliste à Boulevard Voltaire, présente le livre qu’il vient de publier : « Qui en veut aux catholiques ? ».

 

Messe de canonisation de 10 nouveaux saints

Dix bienheureux sont canonisés ce dimanche 15 mai à 10h à Rome. Le rite de canonisation précédera la messe présidée par le pape François.

Les dix à rejoindre le canon des saints sont :

  • Titus Brandsma, martyr,
  • Devasahayam Lazare Pillai, martyr,
  • César de Bus,
  • Luigi Maria Palazzolo,
  • Giustino Maria Russolillo,
  • Charles de Foucauld,
  • Marie Rivier,
  • Maria Francesca di Gesù Rubatto,
  • Maria di Gesù Santocanale
  • Maria Domenica Mantovani.

KTO retransmet en direct et en français cet événement :

Charles de Foucauld, une vie donnée

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas, jésuite, et Laurent Touchagues, président des amitiés Charles de Foucauld :

Canonisation de Charles de Foucauld

Mon Père, je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi,
en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner, de me remettre entre tes mains
sans mesure, avec une infinie confiance
car tu es mon Père.

Charles de Foucauld

Il n’y a pas de communion sans unité dans la vérité

Suite de la série de Claves sur la communion dans l’Eglise :

Comment entre-t-on dans la koinonia (voir l’article précédent), dans cette amitié divine qu’est l’Église ? Par la Grâce, la Charité et la Vérité : voilà les trois coeurs qui unissent les chrétiens entre eux et avec Dieu[1]

1 – Communion de vie ou de grâce

Il est dommage que les dérives autour du thème de la communion aient rendu certains catholiques frileux dans l’emploi de ce terme : car la communion est sans aucun doute au cœur du dessein de Dieu sur les hommes. Nous en avions trouvé la source et l’origine dans la communion trinitaire des personnes divines (voir l’article précédent); mais voilà qu’à présent, elle se propose à nous : Dieu a pour projet de communiquer sa vie aux hommes « pour nous faire communier à la nature divine (theias koinônoi phuseôs / divinae consortes naturae)[2] » comme le dit saint Pierre.  Cette expression pétrinienne, qui fonde toute la théologie traditionnelle de la grâce comme participation à la nature divine, manifeste au plus haut point que la communion ne jaillit pas d’un effort humain, mais est le fruit d’un don de Dieu : « solus Deus deificet, seul Dieu “déifie”, nous communiquant en partage la nature divine selon une certaine participation[3] », écrira saint Thomas en des termes aussi précis que fidèles à l’Écriture.

La communion de l’Église est une communion dans la grâce, prémisse de la communion de gloire. Par la grâce nous sommes enfants de Dieu, héritiers et cohéritiers du Christ ; par elle les hommes partagent une même « nature » surnaturelle, et communient dans le don de Dieu. Voilà un premier aspect de la communion ecclésiale, le plus « ontologique », le plus riche en contemplation également, qui malheureusement est peu expliqué aux fidèles, au profit parfois de considérations beaucoup plus humaines et horizontales de la communion comme bonne entente mutuelle, ou comme « faire ensemble ».

2 – Communion de cœur ou de charité

L’aspect suivant est tout aussi fondamental : la koinonia de l’Église est la communion dans la charité. Avec une audace sans pareille, saint Thomas d’Aquin est le premier théologien à affirmer que « la charité n’est rien d’autre qu’une amitié[4] », c’est-à-dire un amour réciproque de bienveillance entre l’âme et Dieu, fondé comme toute amitié sur le partage (koinonia chez Aristote) d’un bien commun, ce bien n’étant autre que Dieu lui-même. Et cette amitié de l’âme avec Dieu se prolonge et s’étend à tous les amis de Dieu, et plus encore à tous ceux que Dieu aime.

La charité est une amitié surnaturelle de l’âme avec Dieu : elle est aussi une amitié surnaturelle des chrétiens entre eux. Ainsi, il est impensable de dire que nous sommes en communion avec Dieu si nous ne sommes pas en communion avec nos frères, selon le mot de saint Jean : « Celui qui dit qu’il aime Dieu et qui n’aime pas son frère est un menteur[5] » : la charité fraternelle, avec tout ce qu’elle comporte de relations « horizontales » réelles, sincères, entre nous n’est pas accessoire, elle est indispensable à l’amour de Dieu. Mais inversement, nous l’avons déjà dit, une communion des hommes qui ne passe pas par Dieu, une communion qui ne serait que horizontale n’est pas une communion de charité, et n’est donc pas une communion ecclésiale.

Ainsi, au sens le plus profond, le plus invisible et intérieur, la communion dans l’Église est la communion des amis de Dieu « par la grâce et la charité[6]. » Le Concile Vatican II désigne cette communion par la charité comme étant une incorporation « de cœur » dans l’Église, nécessaire pour le salut (LG II, 13, §2).

Une telle approche entraîne certainement des difficultés théologiques, et demanderait beaucoup de précisions, notamment pour réfléchir au statut de ceux qui, unis « de corps » à l’Église, ne sont pas dans la charité (c’est à dire des baptisés qui sont en état de péché mortel) ; mais ces difficultés ne doivent pas nous faire « revoir à la baisse » la noble idée de la communion comme « société divine », consortes naturae divinae ; la communion que Dieu veut pour nous est une communion d’amour et de vie : et c’est cela que procure, normalement, la communion à l’Église visible[7].

3. Communion de vérité ou de Foi

« Si nous marchons dans la lumière, comme Dieu est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres[8] », écrit saint Jean. Voilà une dimension essentielle, malheureusement mise à mal dans la crise de la foi que nous traversons. Si la communion ecclésiale est une communion de charité, alors nécessairement elle passe par l’espérance et, surtout par la foi commune[9]. Car le Christ est la Vérité, et ce n’est qu’en restant uni à la Vérité, en conservant intégralement la foi transmise par les apôtres, que nous resterons unis au Christ, et donc à nos frères

Il n’y a pas de charité sans foi, parce qu’il n’y a pas d’amour sans connaissance. Ainsi il n’y a pas de véritable communion sans foi commune : le Christ est la vérité et l’unique chemin du salut. Il importe de rappeler ces vérités fondamentales à l’heure où certains, au nom même de la communion ou de l’amitié inter-religieuse, estompent terriblement la place du témoignage de la foi. On aura beau multiplier à l’infini les gestes extérieurs de communion, les « partages », les activités communes, les temps forts : si on n’a pas la même foi, il n’y a pas de communion ecclésiale. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de se parler entre nous, d’être bon et ouvert à tous ! Mais il faut affirmer que jamais on ne pourra prétendre à une communion spirituelle véritable si l’on met de côté le désir de nous retrouver autour de la foi commune dans le Christ, mort et ressuscité, et dans les dogmes de l’Église catholique. Le plus bel acte de charité que je peux faire à autrui, c’est de lui parler du Christ, de l’aider à le découvrir : ne perdons jamais cela comme objectif !

Cette foi commune n’est pas toujours visible, tout comme la charité et la grâce, et personne à part Dieu ne peut connaître les contours précis de son Église et discerner absolument si tel homme est ou non en communion intérieure de foi avec elle[10] : mais cette foi est requise, absolument.

Cette communion dans la vérité qu’est le Christ, c’est l’Écriture elle-même qui nous la présente comme un don de Dieu fait aux Hommes, une révélation, la « dispensation (koinonia, à nouveau !) du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses[11] ». Le pape Benoît XVI a beaucoup insisté sur ce point fondamental :

« la cohésion des croyants était fondée sur l’intégrité totale de leur confession doctrinale […] Cette proclamation devait être garantie par la pureté de la doctrine exprimée dans les formules du credo, les symbola, qui articulaient l’essence de la foi chrétienne et constituaient la fondation pour l’unité des baptisés ». Il continuait en dénonçant le danger de ceux qui « minimisent l’importance du contenu doctrinal pour la vie chrétienne[12] ».

À ce niveau tout particulièrement, il apparaît que l’Église n’unit pas seulement les chrétiens d’une époque donnée entre eux, sur toute la planète, mais qu’elle unit les chrétiens de tous les âges autour d’une foi commune transmise fidèlement. Et c’est pourquoi le premier signe extérieur de la communion sera : la profession commune de la foi.

C’est ce que nous verrons la prochaine fois en abordant le premier des « signes » extérieurs requis pour la communion ecclésiale : la confession intégrale de la foi. Il sera suivi de l’étude des deux autres signes extérieurs : la soumission visible à la hiérarchie de l’Église ; et la communion dans les mêmes sacrements.

Catherine Vautrin à Matignon ? Un ancien député au bilan classé insuffisant par Le Salon beige

Catherine Vautrin, 61 ans, est l’une des femmes politiques pressenties pour succéder à Jean Castex à Matignon. Son nom circule dans toutes les rédactions.

Elle a intégré le RPR à 20 ans. Trois ans plus tard, elle a rejoint le conseil municipal du chef-lieu de la Marne, pendant la cinquième mandature de Jean Falala. Parallèlement, elle est devenue cadre dans la branche européenne de Cigna, une entreprise d’assurance américaine. Mais elle a démissionné en 1999 pour se consacrer pleinement à la politique.

Après avoir été conseillère régionale de Champagne-Ardenne, chargée des services opérationnels, elle fut élue députée RPR de la 2e circonscription de la Marne. Très vite, elle a rejoint l’UMP. Lors du remaniement gouvernemental décidé par Jean-Pierre Raffarin en 2004, elle fut nommée secrétaire d’État aux personnes âgées et à l’Égalité des chances, avant de devenir ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, en 2005.

Après l’élection de Nicolas Sarkozy comme président de la République, Catherine Vautrin a repris son rôle de député de la Marne de 2007 à 2017. Elle a échoué à briguer la mairie de Reims et a été désignée comme vice-présidente de l’Assemblée nationale en 2008. En 2012, elle est devenue la trésorière nationale de l’UMP, alors sous la présidence de Jean-François Copé.

En 2014 Catherine Vautrin a été élue présidente de Reims Métropole, devenu depuis Grand Reims. Candidate pour un quatrième mandat sous l’étiquette LR en 2017, elle a été finalement battue par la représentante de la République en marche, Aina Kuric.

En 2013, elle s’est positionnée contre la loi Taubira, participant même à la «Manif pour tous». Elle fut membre de l’Entente parlementaire pour la famille.

Engagée auprès de Nicolas Sarkozy lors de la primaire présidentielle des Républicains en 2016, elle a été sa porte-parole de campagne, aux côtés d’Éric Ciotti. Lorsque l’affaire Fillon a éclaté, elle a renoncé à le soutenir.

En février 2022, elle a annoncé son soutien à Emmanuel Macron.

En 2010, Le Salon beige publiait un bilan de l’activité des députés concernant la famille, attribuant à chaque député une mention allant de « très bien » à « très insuffisant ». De la banalisation du travail le dimanche aux multiples propositions de loi sur l’euthanasie, le parti-pris anti-famille avait dominé. Catherine Vautrin avait été noté Insuffisante.

Eric Zemmour a un positionnement irresponsable et n’est pas dans une position de rassemblement

Interrogée dans Le Figaro, Marine Le Pen explique pourquoi elle ne veut pas s’allier avec Eric Zemmour :

[…] Jean-Luc Mélenchon fait l’union de ceux qui défendent les black blocs, qui veulent désarmer la police, qui veulent ouvrir les portes des prisons, qui veulent le burkini à la piscine et qui veulent 270 milliards d’impôts sur le revenu en plus. Le tout avec des divergences idéologiques majeures entre eux. Cela s’appelle une manoeuvre d’appareil. Je considère que l’union avec Éric Zemmour n’était pas possible. Parce que nous n’avons pas la même vision stratégique. Nous avons une responsabilité historique : ne pas laisser tomber une partie des Français entre les mains des racialistes, des indigénistes et des wokistes qui expliquent à l’ouvrier au smic qu’il est un oppresseur. Nous voulons rassembler, en même temps, les électeurs du camp national, les patriotes de gauche et la droite bonapartiste. Éric Zemmour délaisse toute une partie de cet électorat à Jean-Luc Mélenchon. Il laisse tomber l’électorat populaire au risque de venir gonfler une vague rouge qui viendrait transformer l’Assemblée nationale en ZAD. Il a un positionnement irresponsable et n’est pas dans une position de rassemblement. De surcroît, je me sens une responsabilité à l’égard des gens qui ont voté pour moi. Certes, il y a l’insécurité et l’immigration, mais il y a aussi la politique sociale. Il me paraît difficile de demander aux électeurs du RN d’aller voter pour des députés qui voteront la retraite à 65 ans. Il n’y a là aucune rancune. Mais ces divergences stratégiques sont trop importantes.

Souhaitez-vous revenir à la tête du Rassemblement national ? Est-ce l’heure du passage de flambeau à Jordan Bardella ?

J’évoquerai ces sujets-là après les législatives. Nous allons fêter les 50 ans, le jubilé, de notre mouvement qui a, depuis, beaucoup évolué. La société, le pays ont beaucoup évolué aussi. Nous sommes à l’heure de toutes les grandes transitions : démographique, économique, écologique et technologique. Les mouvements doivent s’adapter à ces nouveaux enjeux, défis et même dangers. Le rôle de notre mouvement dans les années qui viennent est, d’une part, de concevoir le projet national du XXIe siècle, et, de l’autre, faire émerger une nouvelle élite. Jordan Bardella me paraît très bien placé pour ce faire. C’est d’ailleurs un des grands échecs d’Emmanuel Macron. Il n’aura fait émerger personne de nouveau. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les images de son investiture : c’est l’ancienne élite.

Vous aviez confié en février dernier au Figaro qu’ « a priori » c’était votre dernière présidentielle. Êtes-vous toujours dans ce même état d’esprit ?

J’ai une pensée construite et linéaire. J’essaye de peser mes mots. Quand je dis « a priori » , cela veut dire sauf événement exceptionnel. A priori, donc, je pense que trois présidentielles, c’est déjà un parcours. Qui m’a permis de faire monter nos idées de 18 % à 42 %. Ce qui, en dix ans, est une belle dynamique. Je sais que cette dynamique n’est pas terminée pour nos idées. La question, c’est qui les portera dans cinq ans. Il est beaucoup trop tôt pour en parler. Mais j’aimerais évidemment, moi aussi, voir émerger une nouvelle élite.

« Faire Église », ou appartenir à l’Église ?

Dans son troisième article sur la communion, Claves précise que la communion ne vient pas d’en bas, des hommes qui feraient des efforts pour s’unifier entre eux : elle vient « d’en haut », de Dieu ; elle n’est pas « à faire », elle est à recevoir : elle est verticale avant d’être horizontale :

[…] « Faire Église ». Cette expression récente véhicule souvent avec elle une fausse conception de la communion – uniquement horizontale – contre laquelle il faut se prémunir. Le risque en effet est de penser que les chrétiens doivent « fabriquer » l’unité de l’Église comme on construit la cohésion d’une entreprise humaine, par exemple en multipliant les « temps forts » ou les « moments de partage », en « inventant » de nouvelles manières d’être ensemble… Cette vision des choses oublie un point majeur : l’Église n’est pas une société humaine, bâtie par des hommes, et dont les principes d’unité et de communion seraient à portée de nos mains. Non, l’Église est un mystère surnaturel, une société fondée par Jésus : et c’est Lui qui fonde et construit son unité, sa communion.

Le pape Léon XIII nous avait pourtant mis en garde : « il faut rechercher non pas de quelle façon l’Église pourrait être une, mais quelle unité a voulu lui donner son Fondateur[2] ». Ainsi, dans la conception chrétienne de l’Église, la communion ne vient pas d’en bas, des hommes qui feraient un effort pour s’unifier humainement : elle vient « d’en haut ». Elle n’est pas « à faire », elle est à recevoir. Elle est verticale avant d’être horizontale.

Car, et c’est là le point essentiel, la communion ecclésiale est avant tout une koinonia[3], c’est à dire tout simplement une amitié des hommes avec Dieu. Koinonia, voilà le mot clé de la communion, celui qui nous vient tout droit des évangiles : « Dieu est fidèle, lui qui vous a appelé à la communion (koinonia) de son Fils » [4]. Au cœur du mystère de l’Église, il y a ce don inouï de Dieu, qui propose à l’homme Sa vie pour entrer dans un « con-vivere », une vie commune et donc une amitié avec Lui ; et cette communion avec Dieu se prolonge en communion des hommes entre eux[5], parce qu’ils sont unis à Dieu.

Autrement dit, la communion ecclésiale ne consiste pas d’abord dans une communion horizontale des hommes entre eux : la communion ecclésiale est une communion des hommes avec Dieu. Une fraternité entre les hommes, un « vivre ou faire ensemble » qui n’a pas pour principe l’union de chaque homme avec Dieu n’est pas une « communion ecclésiale » ; elle est une communion humaine, une amitié naturelle. C’est très beau, l’amitié humaine, il faut en apprécier toute la grandeur et la noblesse : mais l’Église, c’est bien plus beau : c’est une amitié divine rejaillissant entre les hommes.

2 : La communion de l’Église dérive donc de la communion trinitaire

L’Église a toujours enseigné que la communion ecclésiale venait de Dieu. Dans cette ligne, le concile Vatican II, citant saint Cyprien affirme bien que « l’Église universelle apparaît comme un peuple qui tire son unité de l’unité du Père et du Fils et de l’Esprit-Saint[6]) ». C’est tout simplement ce qu’affirmait le Christ à ses Apôtres, au soir du Jeudi saint : « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous[7] ». Entrer dans la communion de l’Eglise, c’est entrer dans cette intimité des Trois Personnes Divines qui veulent partager avec nous leur béatitude, leur vie intime… que c’est haut, la communion ! 

Comme nous le disons à la fin de chaque oraison liturgique, cette communion se fait « dans l’unité du saint Esprit » : car c’est lui qui est le sceau du Père et du Fils, le « trait d’union » par l’amour[8].

Mais cette unité de l’Église se fait « par Notre Seigneur Jésus-Christ ». Il faut l’affirmer avec force, à la suite de sainte Jeanne d’Arc : « M’est avis que l’Église et le Christ, c’est tout un ! » C’est le Christ qui est le coeur, « la pierre angulaire », le noyau de l’unité de l’Église, car l’Eglise, c’est « le Christ répandu et communiqué » [9]. Saint Jean l’enseigne très clairement : « Nous vous l’annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ[10]». Tout est là : le Christ, seulement le Christ, tout le Christ : nous sommes ses membres, il est notre tête, il est le principe de notre communion, de notre unité. Pas de communion ecclésiale sans lui, ou hors de lui : telle est notre foi, et il est bon de le rappeler ici.

De cette mise en place un peu abstraite, mais fondamentale, on peut tirer deux conséquences très importantes pour nous.

3 : Première conséquence concrète

Première conséquence concrète : la communion de l’Église surplombe l’espace et le temps. C’est difficile à saisir pour nous, mais si on porte un regard surnaturel sur l’Église, on réalise que sa communion est beaucoup plus vaste qu’on ne le pense  : elle concerne non seulement tous ceux qui sont unis au Christ aujourd’hui à travers le globe, mais aussi tous les hommes unis au Christ à travers le temps, de toutes les époques. Le Christ, alpha et omega, principe et fin, emplit tout l’espace et le temps, et ses bras étendus sur la croix embrasse toutes les périodes de l’histoire.

Être en communion avec l’Église, c’est être en communion avec les apôtres, avec saint Augustin, saint Thomas, le curé d’Ars et sainte Thérèse, c’est embrasser tous les Conciles de l’histoire, c’est recevoir l’enseignement de tous les papes depuis saint Pierre, car le Christ, qui vit éternellement, vit en eux et nous unit aussi à eux : ce sont nos amis, au même titre que les personnes vivants aujourd’hui ! Notre conception de l’Église, parfois bien étriquée, s’élargit ainsi à l’infini : c’est magnifique, et c’est surtout très important pour notre sujet. Suis-je en communion avec les siècles passés, avec l’enseignement de l’Église de tous les temps ? Ce n’est pas du tout secondaire, c’est même essentiel pour être en communion avec l’Église.

La théologie a donné des mots techniques pour désigner ces deux sortes de communions[11]

  1. la communion des chrétiens au même moment du temps s’appelle « communion synchronique » (de syn-chronos, le même temps)
  2. la communion des chrétiens à différents moments du temps s’appelle « communion diachronique » (de dia-chronos, à travers le temps)

On le pressent : cette idée de communion diachronique aura une place majeure dans les réflexions sur la liturgie traditionnelle… mais n’anticipons pas !

4 : Deuxième conséquence concrète

Deuxième conséquence concrète : puisque l’Église, c’est le corps du Christ, la communion ecclésiale sera, comme le Christ, une communion incarnée. C’est à dire que cette communion, principalement spirituelle, est appelée en raison de l’Incarnation à se manifester par des signes visibles : les fameux « signes de communion ». Il ne sont pas facultatifs ! Attention cependant, ici, au double piège :

  1. D’un côté, on ne peut pas réduire la communion aux signes visibles seulement : poser un signe extérieur de communion (comme par exemple, communier à la messe), alors qu’on n’est pas en communion spirituelle avec Dieu par la foi et la charité est un acte grave : un mensonge, car le signe visible doit vraiment manifester la communion invisible.
  2. De l’autre côté, le chrétien ne peut se dispenser des signes visibles de communion que demande l’appartenance à l’Église. Ce serait la tentation protestante, le refus des médiations sensibles. Reste à voir, cependant, quels sont ces signes visibles que l’Église demande nécessairement à tout chrétien…

Nous avons ainsi, au terme de ces développements, le plan des prochains articles.

D’abord, nous regarderons en détail la communion invisible, spirituelle, qui est la communion avec Dieu et les chrétiens par la grâce, la charité et la foi : une communion des vertus théologales.

Et ensuite, nous pourrons enfin étudier en détail les fameux « signes de communion » demandés par l’Eglise, qui sont, dans la doctrine catholique, au nombre de trois :

  1. La profession de la foi (le Credo) ;
  2. La communion hiérarchique (reconnaître concrètement la même autorité visible, celle du pape et des évêques) ;
  3. La communion dans les mêmes sacrements.

Le débat sur l’avortement ravivé au Canada

Comme aux Etats-Unis, l’avortement au Canada n’est pas protégé par une loi, mais par la jurisprudence. Et l’actualité américaine inquiète les hystériques de la culture de mort.

Quelques milliers défilaient jeudi dans les rues de la capitale fédérale Ottawa :

« J’espère que nous sommes à un tournant de l’histoire, a expliqué Emily Helferty, 23 ans, participant à la marche avec ses parents. Beaucoup de gens prient pour cela depuis longtemps ».

L’avortement au Canada repose sur l’arrêt « Morgentaler », de janvier 1988, qui porte le nom d’un médecin poursuivi pour avoir assassiné des enfants à naître. Par cet arrêt, la cour suprême a décriminalisé complètement l’avortement en s’appuyant sur la Charte canadienne des droits et libertés.

Isabelle Duplessis, professeur de droit à Montréal et spécialiste des droits des femmes (sic), s’inquiète des conséquences de ce débat :

« Ce débat aura une influence chez nous. Il est évident qu’il peut y avoir un mouvement de ressac contre les droits des femmes et le droit à l’avortement au Canada. »

Au Canada, l’avortement est permis pendant toute la durée de la grossesse. En moyenne, seul un hôpital sur six pratique des avortements. Dans de nombreuses provinces – Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Alberta – il est impossible d’obtenir un avortement en région rurale. Au Nouveau-Brunswick, l’avortement n’est pas remboursé s’il est pratiqué en dehors de l’un des trois hôpitaux. Certaines provinces ne remboursent pas la pilule abortive, qui a été autorisée seulement dans les années 2000.

L’école Notre-Dame-de-Fatima s’agrandit

Ouverture d’une classe de 4e près de Lille :

Vous connaissez déjà Notre-Dame-de-Fatima, groupe scolaire catholique hors-contrat. Notre école accueille dans un beau cadre autour d’une grande chapelle et d’une vaste prairie des enfants de la petite section à la 5e.

En septembre 2022, nous ouvrirons la classe de 4e puis la 3e, l’année suivante. Depuis de nombreux mois, nous avons travaillé à ce projet qui est devenu nécessaire pour plusieurs raisons.
L’idée a germé avec nos actuels élèves de 5e tellement dynamiques et d’un si bel esprit. Pour ne rien gâcher, le niveau scolaire est lui aussi très bon et chacun se tire vers le haut, s’attend, s’entraide… Tous sont tristes de devoir quitter notre belle école…

Nous avons aussi souhaité répondre aux demandes des familles. Elles désirent que leurs enfants puissent continuer à bénéficier de cet encadrement chrétien, de petits effectifs et de notre pédagogie éprouvée. Les enfants terminent ainsi le cycle du collège, peuvent ainsi construire un avenir professionnel et surtout garder la foi et rayonner à leur tour.

L’école est spacieuse, certaines salles sont inoccupées, nous avons donc de la place… Alors pourquoi ne pas se lancer dans une nouvelle aventure ?

Restait la question des enseignants. Une de nos priorités est de proposer un enseignement de qualité avec du personnel garant du projet pédagogique et de nos valeurs. Sur ce point primordial, la divine Providence est venue à notre secours et nous a envoyé les personnes adaptées et dignes de confiance.

Tous les éléments sont à présent réunis. Ne demeure que la question financière, centrale, car ce beau projet a un coût important. Mais nous savons que la Providence nous aidera et nous enverra de généreux donateurs.

Nos collégiens comptent sur votre soutien !

N’hésitez pas à visiter notre site Internet : ndfatima.org
Pour faire un don : ndfatima.org/index.php/faire-un-don/

A quand un ministre de l’Education nationale sachant écrire en français ?

Cela fait 4 jours que le tweet est en ligne. Je me disais qu’il allait finir par le supprimer, pour en diffuser un autre respectant la grammaire. Mais non. A force de mélanger les genres, ça finit par se voir…

Chartres 2022 – inscriptions à tarif réduit jusqu’à dimanche

Le pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres aura lieu dans à peine plus de trois semaines! Vous avez jusqu’au dimanche 15 mai minuit pour profiter d’un tarif préférentiel. Ne tardez pas à vous inscrire en utilisant le lien ci-dessous:


Après deux années particulières, le pèlerinage s’effectuera dans sa forme habituelle et aura pour thème: Sacré Coeur, Espoir et Salut des Nations.

Dans un esprit missionnaire, invitez vos amis à venir prier et marcher cette année sur la route de Chartres, en particulier ceux qui n’ont jamais fait le pèlerinage.

Et si vous ne vous sentez pas disposés à marcher 100km, rejoignez une équipe des Soutiens. 1000 bénévoles sont nécessaires pour que le pèlerinage fonctionne : montage des tentes, transport des pèlerins fatigués, transport des sacs, propreté… Contacter rh@nd-chretiente.com

Pour la CEDH, il n’existe aucun droit au suicide assisté

Le rejet de la requête d’un empoisonneur danois, Svend Lings, a été l’occasion pour la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de clarifier pour la première fois le fait qu’il n’existe aucun droit au suicide assisté. Cette jurisprudence était inattendue, car les décisions antérieures tendaient à la création progressive d’un tel droit. L’arrêt Svend Lings c. Danemark de la CEDH est donc une excellente nouvelle.

Analyse de Nicolas Bauer :

Svend Lings est un ancien médecin danois reconverti dans l’aide au suicide. Fondateur de « Médecins en faveur de l’euthanasie », il a publié un guide en ligne intitulé « Les médicaments appropriés pour un suicide ». Pire encore, il a été condamné en 2019 pour deux suicides assistés et une tentative de suicide assisté, en procurant ou en recommandant des médicaments, ainsi qu’en conseillant de placer un sac plastique sur la tête, afin d’être « 100% certain » de l’effet mortel d’une surdose médicamenteuse. En avril 2022, alors qu’il a déjà plus de 80 ans, M. Lings a assumé dans la presse danoise « aider » en moyenne une personne par jour à se suicider, en lui prodiguant de tels conseils[1].

Rien ne semble l’arrêter : ni sa radiation du tableau de l’ordre des médecins, ni sa condamnation judiciaire. Il faut dire que M. Lings n’a été condamné, en tout et pour tout, qu’à deux mois de prison avec sursis. Le 12 avril 2022, la Cour européenne a rejeté sa requête n° 15136/20 contre le Danemark. L’ancien médecin avait invoqué son droit à la liberté d’expression : pour lui, indiquer précisément à une personne le meilleur moyen de se suicider devrait être protégé par les droits de l’homme. En réaction à l’arrêt de la CEDH, il a déclaré : « Je continue mon bon travail […]. Les gens qui viennent me voir sont dans une situation désespérée […]. Je me sens moralement obligé de les aider[2] ».

La CEDH semble avoir hésité à appliquer l’article 17

Étant donné que M. Lings a été condamné non seulement pour avoir conseillé mais aussi pour avoir procuré des médicaments à des personnes suicidaires, la Cour a affirmé avoir « des raisons de douter qu’il y ait bien eu, pour ces chefs d’accusation, une ingérence dans le droit à la liberté d’expression du requérant au sens de l’article 10 » de la Convention européenne des droits de l’homme[3]. Le fait de procurer des poisons ne relève certainement pas de la liberté d’expression, à la différence, peut-être, du fait de conseiller sur la façon de se tuer. Il est probable que la CEDH ait envisagé d’appliquer à cette requête l’article 17 interdisant l’ « abus de droit ». Cette notion entre en jeu lorsqu’un requérant se prévaut d’un droit afin de justifier des actes contraires notamment aux valeurs et droits fondamentaux de la Convention.

La Cour a déjà reconnu que le « caractère sacré de la vie humaine » faisait partie des valeurs fondamentales de la Convention[4]. En outre, l’article 2 de la Convention consacre un droit à la vie. Or, Svend Lings prétend user de son droit à la liberté d’expression au service de l’empoisonnement de personnes, sous prétexte de leur consentement. La Cour aurait pu considérer que de tels actes constituent un abus du droit à la liberté d’expression, en appliquant l’article 17. Les juges auraient alors pu rejeter la requête de M. Lings sur ce fondement, comme ils l’auraient fait par exemple en cas de discours constituant une incitation à la violence envers des tiers. La CEDH a préféré n’exprimer qu’un « doute » sur ce point, mais ce simple « doute » est en soi bienvenu et nouveau[5].

La Convention européenne ne confère pas de droit au suicide assisté

En « partant du principe » qu’il y a eu une ingérence dans le droit à la liberté d’expression de M. Lings, la Cour a examiné l’affaire sur le fond. À l’issue de cet examen, elle a jugé à l’unanimité que la condamnation de Svend Lings était nécessaire afin de protéger la santé et la morale ainsi que les droits d’autrui. Elle a affirmé en particulier qu’il n’existait aucun « droit au suicide assisté au titre de la Convention, y compris sous la forme d’une information ou d’une assistance allant au-delà de la fourniture d’informations générales sur le suicide[6] » et que les États européens « sont loin d’avoir atteint un consensus sur cette question[7] ». La CEDH a en outre réitéré sa jurisprudence selon laquelle l’article 2 de la Convention « impose aux autorités le devoir de protéger les personnes vulnérables même contre des agissements par lesquels elles menacent leur propre vie[8] ».

Ce jugement de la Cour européenne est important, car il contribue à protéger la vie des personnes vulnérables. Dans ses précédents jugements[9], la CEDH s’orientait au contraire vers la création d’un droit au suicide assisté, en supposant notamment « que les États aient une obligation positive d’adopter des mesures permettant de faciliter la commission d’un suicide dans la dignité[10] ». Cela découlait du « droit d’un individu de décider de quelle manière et à quel moment sa vie doit prendre fin, à condition qu’il soit en mesure de former librement sa volonté à ce propos et d’agir en conséquence[11] ». La Cour a omis de rappeler ces principes. La crainte d’une pente glissante vers un droit au suicide assisté semble ainsi laisser place à un revirement salutaire de jurisprudence.

L’analyse de l’évolution de la jurisprudence de la de la Cour avant cet arrêt peut être lue en détail dans l’étude de Grégor Puppinck et Claire de La Hougue, « The right to assisted suicide in the case law of the European Court of Human Rights », publiée dans The International Journal of Human Rights en 2014.

Ce jugement aussi un échec pour les militants de l’euthanasie qui avaient soutenu M. Lings. Ceux-ci sont influents au Danemark, ce dont témoigne notamment la notoriété de Jonas Christoffersen, avocat du requérant. Celui-ci était, entre 2009 et 2020, directeur de l’Institut for Menneskerettigheder, une institution financée par l’État danois et chargée de protéger les droits de l’homme. Il est connu et cité au sein de la Cour européenne pour ses écrits sur les droits de l’homme[12]. Pour sa première affaire à la Cour en tant qu’avocat, M. Christoffersen a choisi de défendre l’aide au suicide, par empoisonnement et étouffement, et c’est une excellente nouvelle que ses arguments n’aient pas été entendus par la Cour.

Réflexions complémentaires sur le droit danois

Il n’est pas illégal selon le droit danois d’encourager au suicide de manière générale. C’est pourquoi Svend Lings a pu légalement publier son guide sur « Les médicaments appropriés pour un suicide ». Il est en revanche illégal d’encourager ou d’assister des personnes spécifiques à se suicider. C’est la raison pour laquelle M. Lings a été condamné et c’est ce sur quoi le jugement de la CEDH porte. Ainsi, dans son jugement de 2019, la Cour suprême du Danemark a considéré que « les conseils spécifiques donnés par [le requérant] à [une personne suicidaire] étaient, dans une plus large mesure que le guide général, de nature à intensifier son désir de se suicider[13] ». Alors même que l’un de ces deux actes est légal et l’autre illégal, la juridiction suprême danoise reconnaît qu’il n’existe entre eux qu’une différence de degré.

En droit français, la publication du guide de M. Lings aurait été illégale. Que la provocation au suicide s’adresse à un public général ou à des personnes spécifiques, elle constitue un délit, selon le Code pénal français (articles 223-13 et 223-14). En effet, ces deux actes étant de même nature et ayant un objectif commun et des effets potentiels similaires, il est difficilement justifiable de ne pas leur appliquer le même traitement pénal. Dans les deux cas, il en va du droit à la vie, qui implique une obligation positive des États de protéger du suicide les personnes vulnérables. L’encouragement à l’empoisonnement ou à l’étouffement de personnes, en ce qu’il est moralement blâmable, devrait être juridiquement punissable.

En marche vers l’Apocalypse ?

Les abbés Barthe, Celier, le Père Thomas sj et Jeanne Smits sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir. Les élections successives, les lois adoptées contre la famille, la vie et Dieu, le recul de la foi, le retour de la sorcellerie, les mauvaises nouvelles en pagaille semblent nous montrer que la fin des temps est proche ? Est-ce vrai et comment s’y préparer ?

Jean Madiran et Mgr Lefebvre

Dans son Histoire des traditionalistes (voir aussi ici), Yves Chiron évoque le dernier avis donné par Jean Madiran sur les sacres de Mgr Lefebvre, exprimé dans le film documentaire consacré à Mgr Lefebvre il y a dix ans et dans lequel le journaliste a affirmé : « Il m’est difficile de trouver qu’il avait tort » en parlant des consécrations épiscopales. Yves Chiron pensait que les propos de Madiran étaient incomplets et que le reste de l’entretien nuancerait peut-être cette présentation. Il ajoutait que seul le réalisateur du film pourrait apporter un éclairage sur ce fameux entretien. Ce dernier, Jacques-Régis du Cray, apporte des précisions sur le site de Renaissance catholique :

[…] Jean Madiran ne suivit pas Mgr Lefebvre dans l’acte le plus grave que ce dernier posa, à savoir les consécrations épiscopales de quatre évêques sans mandat pontifical, le 30 juin 1988. Évidemment, un tel geste, par son ampleur, par ses implications, méritait réflexion. Pour sa part, Jean Madiran affirma ne pas vouloir prendre position. Néanmoins, face à l’âpreté des réactions, une telle abstention, tranchant avec les années qui avaient précédé, fut très vite perçue comme une dissociation et ceux qui abandonnèrent Mgr Lefebvre se réclamèrent rapidement de Jean Madiran. Jusque là, les deux esprits avaient avancé main dans la main. « Sur l’ensemble des questions religieuses, je le suis…jusqu’en 1988, bien entendu » m’avait-il dit. L’acte des sacres avait bien constitué une rupture dans son esprit.

Le documentaire sur Mgr Lefebvre

Au cours de l’année 2012, la sortie d’un documentaire audiovisuel, Monseigneur Lefebvre, un évêque dans la tempête, marqua cependant un net changement d’attitude de la part de Jean Madiran sur le sujet. Je m’étais occupé pendant plusieurs années de la préparation de ce film à la demande de l’abbé Régis de Cacqueray, alors supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie X. Au cours des réunions préparatoires, ce dernier avait personnellement suggéré d’interroger ce grand esprit qui avait particulièrement marqué sa jeunesse et cela en dépit des différences de positionnement à l’égard des sacres de 1988. C’est la raison pour laquelle j’ai contacté par téléphone Jean Madiran, grâce à l’intermédiaire de Jeanne Smits, tous deux collaborant alors à la rédaction du quotidien Présent. Très sûr de lui, l’écrivain m’indiqua rapidement qu’il n’avait jamais répondu aux caméras, qu’il en avait horreur et que ce n’était pas à son âge avancé qu’il allait changer d’attitude. Avant de raccrocher, je me permettais de le prévenir que j’allais lui écrire si, à tout hasard, il changeait de décision. Contre toute attente, je recevais, quinze jours plus tard, une courte lettre dans laquelle il disait qu’il avait bien réfléchi et que sa réponse était OUI, en majuscule et souligné, comme pour manifester un enthousiasme débordant.

Le 8 février 2011, je me suis donc présenté au domicile de Jean Madiran à Saint-Cloud où nous avons été très chaleureusement reçus, le vidéaste et moi-même, par le journaliste et son épouse. Ceux-ci nous permirent de déménager leur salon pour les besoins techniques. Nous avons donc poussé une grosse table en chêne, derrière laquelle, tout souriant, l’écrivain commença par m’indiquer qu’il avait modifié toutes les questions que je lui avais préparées. Évidemment, mon désir était de l’interroger sur la connaissance précise qu’il avait du combat conciliaire de Mgr Lefebvre et d’éviter de trop aborder les sujets qui fâchent, en particulier les fameux sacres de 1988. Pendant l’entretien, je sentais pourtant que Jean Madiran souhaitait m’entretenir de cet épisode. Je tentais précisément de recentrer l’échange sur les années de Vatican II et sur les débuts de la Fraternité pour m’épargner une polémique. Comme je revenais à la période de 1976, Jean Madiran insista pour traiter la question qui, visiblement, lui tenait à cœur. Sa volonté était plus forte. Cessant alors de me regarder, il se tourna vers le côté, observant le paysage à travers la baie vitrée qui domine la capitale, comme pour chercher l’inspiration et il entama ce long passage que je cite in extenso :

« Ce que l’on peut voir en tout cas, c’est que l’acte le plus grave, ce n’est pas celui-là [d’ordonner des prêtres en 1976 malgré la suppression de la FSSPX]. Les actes de maintenir l’existence de la Fraternité malgré le retrait de l’autorisation, si l’on veut que ce soit une faute, c’est une faute légère. La plus grave décision, c’est celle qui consiste, en 1988, à ordonner quatre évêques, non pas sans l’autorisation du pape, mais à l’encontre de l’interdiction du pape qui lui était personnellement adressée de ne pas faire ces quatre ordinations-là. Moi, à l’époque, je n’étais pas capable de porter un jugement. Aujourd’hui, il m’est difficile de trouver qu’il a eu tort. Quand on voit la régularisation qui a été faite… L’excommunication était alors automatique, latae sentenciae. C’est dans le droit canon. Même si on ne l’exprime pas, il y a excommunication. Bien. L’excommunication a été levée par Benoît XVI ! Et nous voyons que si la Fraternité Saint-Pie X existe encore aujourd’hui, c’est parce que Mgr Lefebvre lui a donné quatre évêques. Ce qui fait qu’elle a le poids qu’elle a, qu’elle est prise par le pape comme un interlocuteur, c’est parce qu’elle a des évêques. S’il n’y avait pas eu cette ordination de quatre évêques, il est vraisemblable, il est certain que cela n’aurait pas empêché les réfractaires de continuer, à être réfractaires à l’égard de la nouvelle messe, à garder le catéchisme traditionnel et à garder la messe traditionnelle. Mais la libération de la messe serait venue beaucoup moins vite, très probablement. Elle serait venue beaucoup moins vite. Cela aurait été beaucoup plus restreint. Dans l’Église, être des évêques, ça compte. Et donc, le fondateur avait bien fait. Il avait en tout cas fait une fondation durable et assuré les conditions pour que son œuvre dure. Donc c’est pour ça que je dis : « À l’époque, j’ai refusé de porter un jugement. Aujourd’hui je peux dire — mais enfin ce n’est pas moi qui suis intéressant dans votre affaire, c’est Mgr Lefebvre — mais aujourd’hui je pense qu’il est difficile de trouver qu’il ait eu tort à 100 %, et même à 50 %. »

Pas de regrets

Avant ce passage et après, Jean Madiran n’a pas parlé des consécrations de 1988 dans le reste de l’entretien. Il n’a pas abordé d’arguments théologiques ou canoniques qui auraient d’une façon ou d’une autre nuancé sa réflexion. Celle-ci va même plus loin que ne le laissent suggérer les quelques passages sélectionnés pour le film dans la mesure où il imagine même le scénario qui se serait déroulé si les consécrations n’avaient pas eu lieu. Il semblait très détendu après avoir terminé l’entretien. Je l’ai revu par la suite. Il m’a remercié pour le film et n’est plus revenu sur le contenu de ce qui, même dans sa bouche, constituait à l’évidence un changement de cap en raison des faits et de l’évolution de l’œuvre de Mgr Lefebvre. Pour ma part, je reste persuadé qu’il avait prémédité cet entretien, qui était mesuré et préparé, et dont la façon d’avancer sur ce sujet était déterminée chez lui. Une telle attitude, à un âge avancé, me paraissait particulièrement humble et courageuse. De toute façon, il est bien évident, connaissant le personnage, que si j’avais transformé sa pensée, non seulement il me l’aurait bien fait sentir après la publication du film, mais il aurait bien veillé à préciser son point de vue et démontré en quoi il aurait été altéré. Ce qui ne fut absolument pas le cas.

“Seul le tabernacle brulait dans l’oratoire.”

L’aumônerie universitaire de Pau donne plus de détails sur l’incendie qui a ravagé l’aumônerie :

 

Le plan d’offensive militaire ukrainien sur le Donbass

La Russie a publié le plan et l’ordre d’offensive militaire sur le Donbass, signé le 22 janvier 2022 par le commandant de la Garde nationale d’Ukraine Mykola Balan, et devant commencer avant le 28 février.

Le Monde et des enquêteurs indépendants confirment l’authenticité d’une vidéo montrant des soldats ukrainiens tirant sur des prisonniers russes. Trois prisonniers désarmés, trois coups de feu. Les trois hommes s’écroulent. De tels agissements sont strictement prohibés par la convention de Genève.

Par ailleurs, le ministère russe de la Défense continue d’étudier des documents sur la mise en œuvre des programmes biologiques militaires des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine.

Concert de l’Académie musicale de Liesse à Paris

  1. Pouvez-vous nous présenter le projet de l’Académie Musicale de Liesse ?

L’Académie Musicale de Liesse est une école maîtrisienne catholique pour garçons souhaitant pratiquer la musique de haut niveau au service de la liturgie. Située actuellement dans l’Aisne, elle déménage dans la Sarthe à Précigné l’été 2022. Elle accueille aujourd’hui 95 garçons du CM1 à la Terminale toutes spécialités, en classes à effectifs réduits et à horaires aménagés.

 

Vous déménagez prochainement dans la Sarthe. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Face à l’afflux des candidatures, nous allons déménager à Précigné (Sarthe) pour accueillir 50% d’élèves en plus. Huit ans après notre ouverture, nos locaux ne sont plus ni assez grands ni assez adaptés, d’autant plus que de nombreux candidats frappent à notre porte. De magnifiques bâtiments nous attendent, offerts en 2016 par la congrégation des Marianites de Sainte Croix à la Fondation des Académies Musicales, sous l’égide de la Fondation pour l’école. Après deux années d’études préalables, les travaux ont commencé en octobre dernier pour réhabiliter les premiers 3.700m² de manière à accueillir les élèves de la rentrée de septembre 2022. A terme, l’établissement pourra accueillir 140 élèves dans les meilleures conditions. Ce chantier a nécessité notre engagement à hauteur de 4.6 millions d’euros, sur lesquels nous avons déjà levé 3.5 millions. Nous avons besoin plus que jamais cette année de l’aide de tous les donateurs convaincus que le relèvement de la France et de l’Eglise passera par la jeunesse ! Il nous reste 1.1 millions d’euros à lever avant la rentrée, les donateurs qui le souhaitent peuvent faire un don (défiscalisable IR et IFI) à la Fondation des Académies Musicales : https://www.helloasso.com/associations/fondation-des-academies-musicales/formulaires/1/widget Pour découvrir la vidéo de notre déménagement : https://www.youtube.com/watch?v=D0DaB4t3j9U&ab_channel=Acad%C3%A9mieMusicaledeLiesse

Vous organisez demain un concert à Saint-Roch à Paris. Quel en sera le programme ?
Un concert exceptionnel est organisé ce samedi 14 mai à l’église St Roch (Paris 1er) où vous pourrez entendre 70 de nos élèves accompagnés par 22 musiciens pour un programme emblématique : Te Deum de Haydn, Gloria de Vivaldi, Magnificat de Bach, Zadok the Priest de Haendel. Notre chœur, nos solistes et notre orchestre vous attendent avec joie ! Réservez vite vos places : https://www.billetweb.fr/concert-saint-roch

 

Textes inédits de Marcel Clément

Présentés par Thibaud Collin, philosophe

Menaces, pressions : l’hystérie des militants de l’avortement

Les gens du bien estiment que les juges ne devraient avoir le droit de ne juger que dans un sens… Dans Présent, Christian Daisug évoque les menaces subies par les juges de la Cour Suprême :

Des groupes d’activistes partisans de l’avortement ont fait durant plusieurs heures le siège du domicile de trois des six juges à la Cour suprême considérés comme défenseurs de la vie. Samuel Alito, en Virginie, Brett Kavanaugh et John Roberts, dans le Maryland, virent leur maison cernée par des centaines d’excités qui ont crié des injures et hurlé des menaces en déversant les habituels tombereaux de haine que le gauchisme réserve à ses ennemis jurés. « Les pro-vie sont des menteurs ! » « Hypocrites ! Assassins ! » « Vous tuez des femmes ! » « Justice de m… ! » Les trois autres juges qui partagent sur l’avortement les opinions de ces trois victimes du radicalisme, à savoir Clarence Thomas, Neil Gorsuch et Amy Barrett, ne furent que nommément cités dans les explosions verbales. Ils ont échappé, pour l’instant, aux démonstrations à domicile. Aucune arrestation n’a eu lieu. Les journaux relèguent l’événement en pages intérieures. Et la Maison-Blanche ainsi que le ministère de la Justice se barricadent dans une indifférence complice. […]

Menacer des juges pour influencer leurs décisions est un délit puni par la loi fédérale. Condamner des juges pour leurs opinions est une attaque directe contre le système. Dans les deux cas, l’opération s’avère gravissime. Elle inocule un doute sur la légitimité de la Cour suprême comme pouvoir judiciaire indépendant, arbitre des lois et protecteur des libertés. Les républicains s’indignent. Les ténors démocrates approuvent et jubilent. Le ministre de la Justice répète que le siège du domicile d’un juge fait partie des « droits du citoyen ». Quant au « président » Joe Biden, il laisse faire.

Terrorisme environnemental

Les hystériques du respect de la biodiversité sont incapables de respecter le travail d’honnêtes gens.

De plus en plus de gardes forestiers se font agresser verbalement et même physiquement. Leurs engins sont vandalisés. Et pourquoi ? Parce qu’ils osent couper des arbres. Leur travail consiste à ne couper que les arbres morts ou dangereux. “Le but, ce n’est pas la destruction de la forêt, c’est [son] entretien”, assure un garde-forestier.

En forêt de Versailles, des agents de l’Office national de forêts (ONF) retrouvent inscrit sur leurs panneaux : des tags, des insultes, des appels au suicide, parfois jusqu’à leur domicile. Dans le massif du Morvan, l’une des machines d’une coopérative forestière est détruite par les flammes. Valeur de cet engin quasi neuf, 350 000 euros. C’est la sixième fois que cette coopérative est vandalisée en trois ans.

M et le 3e secret

Ce 13 mai 2022 est le jour anniversaire des apparitions de Notre Dame de Fatima qui continuent de questionner notre société à cause d’un secret apocalyptique et d’un fait unique dans l’histoire de l’humanité. A cette occasion, le réalisateur et producteur Pierre Barnerias vous offre son documentaire cinéma “M et le 3 ème secret “. Ce film enquête inédit a rencontré un énorme succès en salles avec plus de 100 000 spectateurs. Il sera disponible gratuitement à partir de ce soir minuit jusqu’à samedi minuit sur la chaine Crowdbunker :https://crowdbunker.com/v/W1rQggKCTN . Cette enquête dans 13 pays est toujours au cœur de l’actualité. Au centre de ce secret, la Russie et le Vatican.
Voir le film, gratuitement pendant 48h

La version TV plus courte (52 ‘) a réalisé plusieurs records d’audiences sur RMC Découvertes.

Pour Marine Le Pen, la retraite à 60 ans est devenue plus importante que de lutter contre la submersion migratoire et l’islamisation

Rien ne va plus au RN qui fait l’objet de critiques y compris parmi ses militants, pour sa gestion pour le moins surprenante des élections législatives.

Tout d’abord, Marine le Pen a complètement laissé le champ libre à Jean-Luc Mélenchon qui, malgré son élimination au 1er tour, a fait une OPA sur la campagne du 2ème tour et sur celle des législatives avec son coup de génie politique en réalisant l’union des gauches, pourtant incompatibles sur certains points (Union européenne, laïcité). Bravo à lui et honte à la droite qui a laissé faire sans s’unir.

 

Pour justifier son refus d’entente avec Reconquête, mais aussi avec les LR de droite (il en reste plus qu’on ne croit), Marine Le Pen est allée cherché un argument ridicule, incompréhensible et surtout irresponsable : des députés Reconquête! trahiraient les électeurs RN en votant la retraite à 65 ans proposés par Macron. D’abord, elle n’en sait rien et surtout le plus important n’est-il pas ailleurs dans l’opposition à la politique folle d’immigration incontrôlée et d’islamisation rampante de notre société ?

La réalité est ailleurs. Le seul objectif du RN et de Marine Le Pen est de tuer Reconquête! quitte à n’avoir que 15 députés, ce qui suffira au RN pour toucher suffisamment de financement public pour tenir jusqu’à Marine2027

Et pour finir, les méthodes de gouvernance RH du RN semblent continuer dans les mêmes dérives autoritaires et sectaires. Ainsi, sur 6 députés sortants, trois seulement sont réinvestis et les autres plus ou moins prévenus par la presse. pour les régionales, 75% des conseillers régionaux n’avaient pas été réinvestis. Comment parler d’ancrage local ensuite ?

Quant à Philipe Vardon (voir ici), il est viré pour avoir demandé aux instances nationales du RN de s’ouvrir à une entente avec Reconquête!

En interne, le RN semble commencer à se fissurer entre la ligne Bardella et celle d’Hénin-Beaumont, car l’ancrage durable de Jordan Bardella (lié familialement par alliance aux Le Pen) au sein du RN commence à créer des dissensions (source) :

“Jordan Bardella compte s’installer longtemps à la tête du Rassemblement national. Ni les fortes inimitiés qu’il suscite, ni la solitude qu’est celle d’un jeune chef par intérim, ne semble pouvoir entamer sa détermination (…) il s’inquiéterait même d’une « ligue » de barons s’opposant à sa prise de pouvoir. Si rapide que son ascension a été et malgré le regard bienveillant de Marine Le Pen, Jordan Bardella ne s’est, en effet, pas fait que des amis au sein du parti (…) Le jeune président du parti semble en effet prompt à faire le ménage autour de lui« Il s’est systématiquement débarrassé des gens qui ont pu lui apporter quelque chose ou qui pouvait lui faire de l’ombre », glisse l’un des ses anciens amis, selon lequel Jordan Bardella « ne peut pas supporter l’idée de devoir quelque chose à quelqu’un, hormis à Marine. » (…)

Seuls demeurent autour de Jordan Bardella des collaborateurs qui n’ont pas le poids politique pour résister aux pontes du parti. Il le faudrait pourtant : entre le président par intérim et le clan d’Hénin-Beaumont, les relations sont plus que froides« On n’a pas de leçons à recevoir de la part d’un petit con de ton espèce », s’est ainsi écrié Steeve Briois lors d’une commission nationale d’investiture à la fin du mois d’avril, soutenu par Bruno Bilde (…)”

Et cerise sur le gâteau, Marine Le Pen ne souhaite même pas gagner les législatives et veut que Macron ait la majorité. Pour mieux s’opposer à son bilan en 2027 ?

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