Stéphane Ravier : “si on veut aller au suicide collectif, c’est avec ce genre de méthode que l’on s’y achemine”
Interrogé sur la division des élus RN de Marseille, Stéphane Ravier explique dans Valeurs Actuelles :
Lundi, Sophie Grech, élue RN, a décidé d’apporter sa promesse de parrainage à Éric Zemmour. Très vite, dans vos colonnes, j’ai fait savoir que je souhaitais conserver Mme Grech dans mon groupe. Elle a été exclue du parti, et je ne peux pas m’y opposer n’étant pas membre de la commission des conflits, mais j’envisageais qu’on puisse avoir un groupe de huit conseillers municipaux et une apparentée. Ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire. Le maire de Marseille, par exemple, possède une majorité avec des communistes qui ont un candidat à la présidentielle, des insoumis qui ont un candidat à la présidentielle et des Verts qui ont formé un groupe mais qui appartiennent toujours à la majorité. On peut aussi parler de Renaud Muselier, dont la majorité va du PS à LR en passant par les macronistes.
Dans notre propre famille politique, aucune mairie n’est gérée exclusivement avec des élus encartés au RN : à Perpignan, Fréjus, Beaucaire ou Moissac, les équipes sont plurielles. On ne demande pas aux gens de prendre une carte, mais de défendre les intérêts de leur commune et des habitants. Il y a des adjoints venus du RN, de LR, de la société civile, non-encartés… C’est ça, la vie d’un groupe municipal, qu’il soit majoritaire ou minoritaire ! Par exemple, David Rachline, maire de Fréjus, est également vice-président d’une communauté d’agglomération dirigée par un LR. Va-t-on lui demander de quitter sa vice-présidence si le président de la communauté d’agglomération n’accorde pas son parrainage à Marine Le Pen ? Bien-sûr que non, ce serait absurde !
À l’heure où nous affirmons vouloir réaliser l’union nationale de « Zemmour à Montebourg », selon les mots de Marine Le Pen, le parti ne pourrait pas supporter d’avoir une élue qui parraine Eric Zemmour dans un de ses groupes municipaux ? La culture de gouvernement, c’est considérer que la diversité politique est une force autour d’un projet commun et pas une faiblesse. On ne relèvera pas Marseille, ni la France, avec uniquement des membres du RN, nous avons besoin de tous les patriotes.
Que vous reproche-t-on ?
On m’a dit qu’il fallait que je revienne à la raison, que je n’étais pas loyal. Ce que les quatre élus concernés oublient, c’est que je les ai choisis. Je ne suis pas d’accord avec cette idée que l’on devrait toujours son élection au parti. Non, on la doit aux électeurs, devant lesquels on s’est présentés en portant des idées et un projet. On n’est pas nommés par le parti. Et même dans un scrutin de liste, normalement si on est choisis c’est pour des compétences, pour ce qu’on apporte, ce qu’on représente.
Mardi dernier, je les invite pour discuter de la situation et leur expliquer mon souhait de conserver Sophie dans le groupe. J’aurais pu me contenter de leur dire qu’elle restait dans le groupe et qu’il n’y avait pas de discussion possible. J’ai préféré qu’on puisse délibérer collectivement, le rassemblement commence par la discussion. C’était un moment d’échange, un moment de démocratie. Chacun allait pouvoir dire ce qu’il pensait à Sophie, qui allait par la même occasion pouvoir s’expliquer.
Vous avez été surpris ?
Totalement. Vers 18 h 30, j’arrive à la réunion et je reçois un SMS de France 3 qui me dit : “Souhaitez-vous apporter un commentaire à la conférence de presse de Franck Allisio ?” Sauf que je n’étais pas au courant. Mais quand on veut monter au cocotier, il faut avoir le caleçon propre. On ne peut pas reprocher à Gilbert Collard de ne pas avoir prévenu Marine Le Pen de son départ chez Éric Zemmour et avoir ce genre d’attitude, qui est pour le moins inamicale. Ensuite, on me met un ultimatum en me disant de revenir à la raison. Alors que je voulais simplement qu’on en discute. D’ailleurs, plusieurs membres de mon groupe, eux, bien présents à la réunion, ont expliqué calmement à Sophie Grech pourquoi ils n’ont pas apprécié son geste et qu’elle commettait une erreur. On a agi en responsabilité comme dirait Olivier Véran.
Depuis le début de la campagne, je me suis senti investi d’une mission de casque bleu. Cette mission consiste à dire à tout le monde de se calmer, que nous sommes dans le même camp et qu’il serait préférable de nous retrouver. Car je ne veux pas décourager les électeurs et les militants. Il ne faut pas désespérer Billancourt comme disaient les rouges. Je ne veux pas une démobilisation. Donc je prends des balles, c’est normal, les casques bleu sont là pour ça. Mais me prendre quatre coups de couteaux dans le dos, ça pique.
Qui est à la manœuvre ?
C’est manifestement M. Allisio, porte-parole et conseiller de Marine Le Pen. Ça ne donne pas une image positive à cette campagne de voir le porte-parole de la candidate du Rassemblement national envoyer un message de désunion comme celui-ci. C’est un appel au flingage. Il a parlé d’une renégat. Sophie Grech, une renégat ? Elle a dix ans de militantisme dans les quartiers Nord de Marseille. Elle tracte pour Marine Le Pen dans les cités où le grand remplacement s’est opéré depuis longtemps. Elle s’est retrouvée face à face avec des trafiquants de drogue en tractant avec sa mère. C’est une femme courageuse, qui vient de la police scientifique et était sur la Promenade des Anglais quelques heures après l’attentat de Nice, en train de ramasser les morceaux de cadavres, y compris d’enfants. Ce n’est certainement pas une renégat.
La conférence de presse de Franck Allisio n’est sans doute pas une initiative personnelle…
Il faudrait lui poser la question, mais j’aurai du mal à croire qu’il ait décidé d’agir ainsi sans en référer à personne. Il a agi dans mon dos. Il n’a d’ailleurs pas cru bon de prévenir les élus qu’il a convoqués dans mon dos qu’ils allaient participer à une conférence de presse. Plusieurs d’entre eux ont été véritablement pris au piège. Des élus qui ont participé à sa réunion m’ont rapporté que Franck Allisio leur a affirmé qu’il agissait sous l’autorité de notre candidate. Très bien. Je demande donc à Marine Le Pen si elle cautionne ce comportement, ces méthodes ? C’est un climat qui n’appelle pas à la mobilisation, c’est clair. Il parait que certains sont dans la taqiya, et bien certains lancent des fatwas. C’est comme ça qu’on crée du ressentiment, des tensions et de l’animosité. Alors qu’il devrait fédérer, il préfère dynamiter. Personne dans notre groupe, à part Sophie Grech, n’a donné son parrainage à Éric Zemmour. Et maintenant, on me pose un ultimatum. Donc si on veut me mettre à la porte, qu’on me le dise. Au moins ce sera clair.
Pourquoi avoir sollicité Jordan Bardella pour un rendez-vous ?
Je n’ai de comptes à rendre qu’au président de mon mouvement, Jordan Bardella. Éventuellement à la candidate qui était encore présidente de ce parti il y a peu, mais que je ne veux pas déranger puisqu’elle est en campagne. Elle n’a pas encore trouvé le temps de m’appeler mais si elle le souhaite je suis disposé à lui répondre. J’ai donc rendez-vous avec Jordan Bardella en début de semaine prochaine
Qu’allez-vous lui dire ?
Je compte lui dire : halte au feu ! J’ai vu Jordan il y a quelques semaines à Paris pour discuter de la campagne et de mon positionnement de casque bleu. Il ne m’a pas blâmé. Ce n’est pas moi qui ait perdu la raison, car pour moi la présidentielle n’est pas une fin, c’est un commencement. Après la présidentielle, il y a les législatives. Il y aura 577 candidats RN et probablement 577 candidats Reconquête. Donc si on veut aller au suicide collectif, c’est avec ce genre de méthode que l’on s’y achemine. Quoi qu’il arrive, il nous faudra un grand rassemblement. Et que je sache, on ne commence pas un rassemblement en flinguant ceux qui sont au RN depuis 30 ans et qui ont démontré leur fidélité envers le mouvement à maintes reprises. Un peu de décence ! […]
Le premier soutien de Valérie Pécresse dans le Val-de-Marne au secours de la mosquée
Lu sur l’Observatoire de l’islamisation :
L’association des musulmans de Villiers-sur-Marne (AMVSM) qui s’est créée pour remplacer la structure visée par une fermeture administrative, promet de tourner la page d’un passé récent sulfureux. Elle vient d’annoncer au Parisien un projet de mosquée monumentale : 1 700 m2 répartis sur trois niveaux qui comprendront une grande salle de prière pour les hommes, une autre en mezzanine pour les femmes, mais aussi une salle polyvalente, une cuisine, une salle d’ablutions, des salles de cours pour l’enseignement de l’arabe et les ateliers dits « culturels »…Coût: 2,5 millions d’euros. L’association annonce qu’il n’y aura pas de financement étranger. Ce qui parait difficile à croire étant donné que la majorité des fidèles est d’origine étrangère. Aussi, rien ne laisse à penser que le salafisme ne sera plus la doctrine adoptée, car les fidèles seront les mêmes.
Le maire LR Jacques-Alain Bénisti (soutien de Pécresse) a cédé un terrain municipal pour en construire une plus grande :
Lu dans Le Parisien du 4 novembre 2016 : « La ville est propriétaire d’un terrain vague, sur lequel doit être construite une nouvelle mosquée, avant la démolition de l’ancienne, explique Jacques-Alain Bénisti, maire (LR) de Villiers-sur-Marne.» . Le maire Républicain avait aussi fait voter une subvention.
Pouvoir d’achat : le protectionnisme n’est pas un gros mot
Joseph Thouvenel, président de la section parisienne de la CFTC, a été interrogé dans l’Incorrect. Extraits :



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Un QR Code pour simplifier “les démarches administratives liées aux scrutins” …
Mercredi 2 février, le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’un QR code viendrait s’ajouter sur la carte électorale pour les scrutins à venir.
Celui-ci renverra vers le site officiel du ministère dédié aux élections, afin de trouver l’adresse de son bureau de vote, de vérifier sa situation et de faire une procuration au cas où, ou de vérifier si quelqu’un vous en a confié une.
Pour l’instant c’est tout. Mais avec les menteurs qui nous gouvernent, il est permis d’être complotiste…
Cependant, la carte d’électeur n’est pas nécessaire pour aller voter: si l’on est inscrit sur les listes électorales, présenter un justificatif d’identité suffit.
Il est possible de s’inscrire sur les listes électorales jusqu’au 4 mars pour voter à la présidentielle et jusqu’au 6 mai pour les législatives.
L’oléoduc et le croissant
De Marion Duvauchel, Docteur en philosophie, historienne des religions, pour Le Salon beige :
On l’oublie trop souvent, le réveil du fondamentalisme religieux est étroitement lié à l’ascension de la tyrannie pétrolière. Cette page d’histoire a été admirablement racontée par Georges Corm, lui-même libanais, dans un chapitre de son ouvrage à relire : Le Proche-Orient éclaté. Avec quelques myopies concernant le prophète.
Il est difficile d’ignorer aujourd’hui que l’unité du monde arabe tâtonne. En réalité, elle est impossible car elle a pour ciment la commune religion. Or, précisément cette commune religion n’est pas aussi « commune » qu’on le prétend. D’abord parce que l’islam s’étend bien au delà de la seule Arabie : l’Iran, l’Irak, c’est la Perse ; le Soudan, c’est l’Afrique. L’islam « arabe » n’est qu’une petite partie de l’islam. Et il n’y a rien de commun entre l’islam du Maghreb et l’islam d’Asie centrale. La seule unité sur laquelle l’islam peut s’appuyer aujourd’hui, c’est celle du fondamentalisme religieux.
Mais ce qui est vrai, c’est que la renaissance de ce fondamentalisme ne se dissocie pas de l’Arabie et de l’Arabie saoudite en particulier. Le séoudi-wahhabisme est le premier des quatre mouvements intégristes qui secouent l’islam depuis le XVIIIe siècle. Viennent ensuite la réaction khomeyniste en Iran, la Mahdiya au Soudan et la Sanusiya en Lybie (du nom du fondateur, Sanusi). D’autres courants vont naître, mais plus tardivement, en Égypte et au Pakistan.
La domination religieuse de l’Arabie vient de deux sources : l’orgueil qu’elle tire à être la patrie du Prophète et son pétrole. Elle a su admirablement tirer parti de l’une et de l’autre.
Dans la période historique qui va du VIIIe au XXe siècle, l’histoire de l’Arabie n’est marquée que par deux événements : l’apparition présumée de Mahomet à la Mecque à la fin du VIe siècle, et la découverte des ressources énergétiques pétrolières les plus gigantesques au XXe siècle. Peu après la mort de Mahomet, l’histoire des Arabes déserte cette péninsule. C’est ailleurs que l’islam va s’élaborer. Les califes s’installent d’abord à Damas, puis à Bagdad. Les Arabes vont ainsi essaimer des royaumes islamiques tout au long d’un énorme croissant de lune qui va de la Castille en Espagne jusqu’aux extrémités de la péninsule indienne. Ces Califats portent la marque distinctive de leurs dirigeants. Le rêve du « Califat » universel s’enracine dans l’eschatologie islamique bien plus que dans la connaissance de l’histoire musulmane.
Entre ces deux événements, le Prophète et le pétrole, il n’y a en Arabie proprement dite, qu’un vide historique presque total. Le schéma de l’Hégire a été décrit par deux spécialistes de l’histoire de l’islam : une prédication venue du monde sédentaire, où elle a rencontré l’échec et l’indifférence, trouve écho dans le monde bédouin. Le message musulman à Médine va repartir à l’assaut du monde sédentaire.
Si cet intervalle de dix siècles apparaît comme une vide historique, c’est parce que le monde musulman s’est employé à détruire toutes les traces de ce qui était là avant lui: les églises chrétiennes et les synagogues, ainsi que les cultes païens exécrés. Avant l’islam, coexistaient des communautés chrétiennes, juives, et des communautés vénérant des divinités païennes. L’islam a effacé méticuleusement les traces de l’existence de ces religions antécédentes. C’est ainsi que la communauté juive de Médine a fait l’objet d’un massacre aux premiers temps de l’épopée du prophète. Les Arabes conquérants sont restés une minorité au milieu des conquis. « Seule la sédentarité enracinée des vaincus, accoutumés depuis des siècles à payer l’impôt à un maître étranger a permis leur triomphe » comme l’ont montré Gabriel Martinez-Gros et Lucette Valensi (L’islam, l’islamisme et l’Occident).
Il faut attendre le XVIIIe siècle et l’épopée de la famille des Séoud, qui s’appuie sur la doctrine wahhabite d’islam fondamentaliste, pour que l’Arabie renoue avec l’histoire. Sans l’aventure pétrolifère, ce n’aurait été qu’une aventure de quelques tribus bédouines en mal de rigorisme religieux. Mais cette aventure s’est épanouie à l’heure où les Américains découvraient une fabuleuse fortune pétrolière sur ce même sol d’Arabie. La poignée de Bédouins vivant toujours (ou feignant de vivre) à l’heure du prophète arabe acquiert alors un statut international sans équivalent dans l’histoire. Car, à la différence des autres mouvements, le wahhabisme a su s’allier aux intérêts des États-Unis et surtout, les wahhabites ont mis le point final à la construction de leur royaume avant que l’Occident ne transforme leur territoire en une immense pompe à pétrole. Leur histoire a fasciné cet Occident malade d’industrialisme et de progrès techniques. Aux intérêts matériels s’est mêlée la double fascination culturelle exercée par la bédouinité. Quel plus beau rêve que cet islam austère, rythmé par la prière coranique à l’exclusion de tout autre forme de dévotion ? Surtout lorsqu’il est vu de Paris, de Londres, de New York ou des métropoles universelles de la vanité, du gaspillage et de la richesse insolente. Les prouesses militaires et religieuses de ces hommes dans ces déserts du silence, la simplicité attachante et l’esprit chevaleresque de ces hachémites, gardiens de la Mecque et descendants du Prophète, exercèrent une fascination irrésistible. Et l’exercent encore.
Après quelques soubresauts, l’épopée wahhabite reprend en 1901 et en 1928 : le royaume d’Arabie saoudite est rétabli et internationalement consacré en 1945. Depuis, il a imposé sa suprématie religieuse sur les autres mondes islamisés, bien au-delà du Maghreb et du Moyen Orient. Ils ont récemment construit une imposante mosquée sur l’autre rive du Mékong, à Phnom Penh.
Assis sur un ilot de pétrole dans un océan de pauvreté au milieu des convoitises internationales, les dirigeants saoudiens ont vite compris que pour assurer la stabilité de leur pouvoir il leur fallait consolider la légitimité religieuse sur laquelle repose leur trône C’est pourquoi il financent dans tout le monde arabe et islamique, officiellement ou officieusement, les mouvements religieux intégristes, la construction de mosquées, les œuvres de bienfaisance islamique, les journaux et revues à tendance fondamentaliste, les écoles et dispensaires gérées par des associations religieuses. Les wahhabites comprirent aussi très vite qu’il leur fallait la bienveillance active de la plus grande puissance occidentale.
Mais les Saoudiens ont eu à supporter le télescopage socioculturel le plus violent qu’on puisse imaginer. Le paysage traditionnel disparut à une rapidité fulgurante. Le bel habitat en pisé de Jeddah et de Ryad disparut au profit de blocs de béton et de panneaux de vitres qui transforment ces villes en un enfer brûlant et une horreur architecturale. Dans le désert de la Péninsule arabique, ce fut une ruée vers l’or. Les autres pays arabes furent vidés de la partie la plus dynamique de la population active, le Liban le premier. Il y eut ensuite le déferlement des Coréens, des Pakistanais, Indiens, Népalais et des Philippins. Aux postes de commande, des Européens et des Américains.
On est en droit de se demander comment le désordre social provoqué par l’irruption du fondamentalisme religieux ne s’est pas manifesté plus tôt, plus intensément et de manière plus généralisée. N’a-t-il fait que répondre à la détresse de sociétés martyrisées par des changements chaotiques, brutaux et continus ? C’est bienveillant et généreux et sans doute vrai. Mais la détresse première est une détresse spirituelle générée par le climat religieux propre à l’islam, qui interdit l’éducation des femmes, donc des mères. Et ce sont les mères qui éduquent les enfants, et les fils. Le modèle ne peut être que reconduit, porté paradoxalement par celles qui en sont les premières victimes.
Le « monde arabe » et son unité rêvée ne sont qu’une chimère issue des rêveries européennes. Et il n’existe ni littérature, ni art, ni philosophie islamique (celle qu’on prétend arabe et qui s’appuie sur les Commentateurs d’Aristote) : ni en Arabie saoudite, ni au Qatar, ni dans aucun des pays du Golfe. Ce qui existe, ce sont des arts des sociétés dominées par l’islam, qui s’est approprié leur patrimoine culturel. Le matériau, la compétence artistique ou technique est fourni par la culture que l’islam a mise sous sa coupe et qui désormais ne peut trouver d’expression qu’en se soumettant à ses contraintes et à sa langue.
Ainsi le musée de l’art islamique de Doha comporte essentiellement des œuvres d’art d’Iran ou d’Asie centrale ou de l’Inde moghole. Ce qui est importé est un vol au long de l’histoire, le reste est exporté : comme les équipes de football.
Le cardinal Jean-Claude Hollerich remet en cause l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité
Président de la Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne et archevêque de Luxembourg, le cardinal Jean-Claude Hollerich a déclaré qu’il pensait que l’enseignement actuel de l’Église sur l’homosexualité est erroné. Dans un entretien à l’agence de presse catholique allemande KNA, le cardinal Hollerich a également déclaré que, s’il était le cardinal de Cologne Rainer Maria Woelki, qui s’oppose à la bénédiction des unions entre personnes de même sexe, il présenterait sa démission, mais le cardinal “est un bon chrétien, et il trouvera certainement le le droit chemin pour lui-même.” Sic.
“Je crois que le fondement sociologique et scientifique de cet enseignement n’est plus correct”.
Il a dit qu’il était temps pour une révision fondamentale.
Ce qui était condamné dans le passé, c’était la sodomie. A cette époque, on pensait que l’enfant tout entier était contenu dans le sperme de l’homme, et cela était simplement transféré aux hommes homosexuels. Mais il n’y a pas d’homosexualité dans le Nouveau Testament. N’est que la mention d’actes homosexuels, qui étaient en partie des actes rituels païens. C’était, bien sûr, interdit. Je pense qu’il est temps de procéder à une révision fondamentale de la doctrine.
Un prêtre peut-il être en communion avec cet archevêque ? Un prêtre peut-il concélébrer avec cet évêque ? A-t-on encore la même foi ?
La République des copains (en marche)
Jeudi 3 février, le numéro de Complément d’Enquête diffusé sur France 2 est revenu sur le réseau que s’est créé Emmanuel Macron, lorsqu’il était ministre de l’économie, en vue de préparer sa candidature à l’Elysée. À l’époque, il aurait multiplié les dîners avec des personnalités telles que Stéphane Bern, Fabrice Luchini, Arielle Dombasle ou Guillaume Gallienne, au sein même de Bercy, avec l’argent du contribuable. Christian Eckert, ancien député de la troisième circonscription de Meurthe-et-Moselle, souligne que
“les moyens logistiques de ce ministre de Bercy ont à l’évidence servi – en partie et pas seulement – de piste d’envol pour le candidat Macron.”
Des dîners évalués à 120 000 euros, dépensée en huit mois. Une première expérience du “quoi qu’il en coûte”… Le journaliste Frédéric Says explique :
“Chaque ministre invite qui il veut et personne ne contrôle si les invités sont en lien direct avec les attributions du ministre. Hors quand vous avez un ministre de l’économie qui reçoit des acteurs, des chanteurs, des autrices etc, est-ce que c’est un lien direct avec l’activité de ministre de l’économie ? C’est en tout cas une zone grise.”
Par ailleurs, le député des Hauts-de-Seine et conseiller d’Emmanuel Macron Thierry Solère a été mis en examen lundi pour cinq nouvelles infractions. Il est soupçonné notamment d’avoir utilisé à des fins personnelles une partie de ses frais de mandat entre 2012 et 2019. Dans cette information judiciaire ouverte en 2019, M. Solère, déjà poursuivi notamment pour « fraude fiscale », a été mis en examen pour « détournement de fonds publics », pour « trafic d’influence passif » et pour manquements aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Contacté, l’Elysée refuse de dire si la place de Thierry Solère, conseiller politique d’Emmanuel Macron, est remise en cause.
“Je vais mourir, mais je ne te laisserai pas entrer”
Le jeune catholique Akash Bashir est le premier “Serviteur de Dieu” dans l’histoire de l’Eglise du Pakistan. Le jeune laïc a offert sa vie en sacrifice pour sauver la vie de centaines de chrétiens présents à l’intérieur de l’église catholique Saint-Jean, dans le quartier de Youhanabad à Lahore, le 15 mars 2015, en bloquant un terroriste et en mourant avec lui.
L’Archevêque Sebastian Shaw a exprimé à plusieurs reprises sa reconnaissance pour le courage et le sacrifice du jeune catholique de 20 ans, Akash Bashir, qui servait volontairement comme membre du personnel de sécurité à l’extérieur de l’église. Le prélat a déclaré :
“Nous louons et remercions Dieu pour ce jeune homme courageux, qui aurait pu s’enfuir ou essayer de se sauver, mais qui est resté ferme dans sa foi et n’a pas laissé le kamikaze entrer dans l’église. Il a donné sa vie pour sauver plus de mille personnes qui se trouvaient à l’intérieur de l’église pour la messe du dimanche”. ” Je voudrais exprimer ma gratitude à tous les chrétiens du Pakistan : Akash Bashir est le premier chrétien pakistanais à être élevé au rang de serviteur de Dieu pour notre Église “.
Akash Bashir, né le 22 juin 1994 à Risalpur, dans la province pakistanaise de Nowshera Khyber Pakhtun Khwa, était étudiant à l’Institut technique Don Bosco de Lahore et faisait partie des jeunes actifs dans la communauté paroissiale de l’église St John.
Akash était en service à la porte d’entrée de l’église le 15 mars 2015, lorsqu’il a remarqué un homme qui tentait d’entrer dans l’église avec une ceinture explosive sur le corps. Akash a serré l’homme dans ses bras, le plaquant au sol et le retenant à la porte d’entrée, faisant échouer le plan du terroriste, qui consistait à faire un massacre à l’intérieur de l’église. Le terroriste s’est fait exploser et le jeune Akash Bashir est mort avec lui. Les derniers mots d’Akash ont été : “Je vais mourir, mais je ne te laisserai pas entrer“.
Israël, l’un des premiers pays à avoir vacciné sa population, bat un record de décès quotidiens
La Dépêche serait devenu un journal complotiste ?
En moyenne, 60 décès de patients Covid sont recensés chaque jour en Israël, d’après le site Our World in Data.
Des chiffres qui interrogent alors qu’Israël était présenté comme le pionnier mondial de la vaccination contre le Covid-19. La très grande majorité des adultes ont reçu trois doses et la campagne de quatrièmes injections pour les plus de 60 ans a démarré début janvier.
C’est pourquoi, en janvier, le gouvernement israélien avait choisi d’alléger les restrictions. Toutefois, la part de malades infectés par le Covid mais hospitalisés pour un autre motif a augmenté ces dernières semaines en Israël.
“Une grande partie de la population hospitalisée va être infectée avec Omicron, et une partie d’entre elles va décéder. Mais distinguer les décès à cause du Covid et ceux avec le Covid comme facteur aggravant (ou pas), cela prendra du temps”, indique à nos confrères du Parisien Michaël Edelstein, épidémiologiste à l’Université Bar-Ilan de Tel-Aviv.
Après deux injections, les études montrent que l’efficacité des vaccins diminue au fil des mois, y compris contre les formes graves. Une efficacité mise à mal face aux variants, dont Omicron. Pfizer a d’ailleurs lancé un essai clinique pour un vaccin contre le variant Omicron du Covid-19.
Concernant les quatrièmes doses, elles ont déjà été administrées à plus de 600 000 habitants âgés ou fragiles en Israël. Mais le succès n’est pas là.
Marine Le Pen : “Le soutien aux familles est essentiel, c’est la cellule de base de la société”
Marine Le Pen a été interrogée dans Le Figaro. Extraits :
Les familles sont en première ligne face à l’inflation. Quelles sont vos propositions pour leur venir en aide?
J’ai pleine conscience de la dégradation des conditions de vie des familles dans notre pays, grâce notamment aux échanges que j’ai eus avec elles ces cinq dernières années. Le soutien aux familles est essentiel, c’est la cellule de base de la société. Dès lors qu’il est admis, comme l’a rappelé M. Bayrou, que le choix est entre l’immigration et la natalité, le mien est tout fait: je veux mettre en place une politique nataliste. Je veux rendre la part fiscale pleine dès le deuxième enfant. Les allocations familiales doivent viser à faire des enfants français, elles doivent donc être réservées aux familles françaises. Je propose également une mesure qui vient directement de Hongrie: le prêt public à taux zéro. Selon un certain barème, les jeunes couples pourront contracter un prêt jusqu’à 100.000 euros sur quinze ans. Le capital restant dû sera transformé en subvention dès la naissance de leur troisième enfant. Je vous annonce aussi vouloir doubler l’allocation de soutien aux familles monoparentales. De 116 euros par mois aujourd’hui, je la porterai à 230 euros.
Cette mesure dit quelque chose de votre vision de la famille. Les autres candidats favorisent-ils un schéma trop traditionnel selon vous?
Je suis quelqu’un de pragmatique, je vis avec mon temps. Pour l’avoir vécu personnellement, et encore, dans des conditions moins difficiles que beaucoup de Françaises et parfois de Français, la précarité des familles monoparentales est un vrai sujet auquel il faut apporter une réponse. Le déni à l’égard de ces familles, au motif qu’elles ne répondraient pas à l’image idéale que l’on s’en fait est profondément injuste. D’autant que pour l’immense majorité d’entre elles, c’est une situation subie. Elles n’ont pas à en payer le prix. C’est très difficile d’élever des enfants seule, psychologiquement d’abord. Mais aussi financièrement. C’est voir peser sur soi le double de la charge qui pèse sur une famille classique. Charge qui n’est jamais totalement compensée par une pension alimentaire. Je veux essayer de donner aux enfants issus de ces familles un surcroît de chance de pouvoir vivre comme tous les autres enfants. […]
Votre parti enregistre des départs perlés depuis deux semaines. Alors même qu’Éric Zemmour est moins bien placé dans les sondages. Comment l’expliquez-vous? N’est-ce pas alarmant?
En ce qui concerne Gilbert Collard ou Jérôme Rivière, ils partent parce qu’idéologiquement, ils se sentent plus proches d’Éric Zemmour que de moi. Ils considèrent que le conflit de civilisation est en réalité un conflit religieux. Ils sont en désaccord avec moi quand je refuse d’entrer en croisade ou que je différencie islam et l’islamisme. Je pense qu’ils considèrent, à la différence de moi, le pouvoir d’achat comme un sujet tertiaire. Et puis, ils pensent obtenir auprès d’Éric Zemmour ce qu’ils n’ont pas obtenu auprès de moi. Cela reste des aventures personnelles. Je peux d’ores et déjà vous rédiger les SMS que je recevrai d’ici quelques mois… J’ai une longue expérience en ce domaine: «Je me suis trompé, on m’a trompé, je ne voulais pas… J’ai commis une erreur.» Qu’ils s’économisent. C’est un aller sans retour. En quarante ans de vie politique, j’ai vu ce que la politique est capable de créer de plus beau. Mais aussi ce qu’elle produit de laid: la trahison, le mercenariat… Je ne suis pas étonnée de cette situation. Elle m’alarme moins encore.
En leur lançant «qu’ils partent», abandonnez-vous de convaincre ceux qui dans votre camp hésitent entre votre candidature et celle d’Éric Zemmour?
Je n’abandonne rien. Je constate derrière ces départs un modus operandi commun. Ce qui veut dire qu’il y a une manœuvre, une tactique. C’est une tentative de sabotage qui finit de confirmer mon analyse sur Éric Zemmour: il ne se bat pas pour gagner mais pour tuer le Rassemblement national. Seule la mort du RN et l’échec de Marine Le Pen peuvent lui permettre d’envisager une recomposition fantasmagorique de l’espace politique en 2027, 2032 ou 2039… Une de ces théories qui fonctionnent très bien sur le papier, mais jamais dans la réalité. Tous viennent sauver l’identité de la France et parlent de valeurs de chevalerie. Pas un seul cependant ne m’a prévenu de son départ ne serait-ce que par SMS. Cela en dit long et sera jugé durement par les Français. S’ils veulent partir, qu’ils partent. Mais qu’ils partent maintenant et qu’ils ne sabotent pas le travail des militants qui les ont fait élire et des électeurs qui leur ont fait confiance.
De quoi le zemmourisme est-il le nom?
C’est un communautarisme. Je ne suis pas dans cet état d’esprit. Mon objectif n’est pas de défendre le village d’Astérix, mais de rendre leur pays aux Français. Je retrouve chez Éric Zemmour toute une série de chapelles qui, dans l’histoire du Front national, sont venues puis reparties remplies de personnages sulfureux. Il y a les catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis. Tout cela ne fait pas une posture présidentielle. Quant à cette volonté de vouloir sauver ou unir la droite, c’est de la politique politicienne. La droite ne m’intéresse pas. La gauche non plus d’ailleurs. Il y a un paradoxe à vouloir sauver la droite, alors que la gauche n’existe plus et que la droite s’est macronisée. Tout cela manque d’une vision d’unité. Éric Zemmour ne parvient pas à formuler une proposition qui n’est pas une division. En cela, il ressemble beaucoup à Emmanuel Macron. Pourquoi opposer les familles de la ruralité et celles des villes en proposant 10.000 euros aux unes et non aux autres? Je pense qu’il faut au contraire réconcilier, reconstruire, recoudre. […]
Allongement du droit à l’Interruption d’une Vie Gênante : le texte poursuit son parcours législatif
La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a une nouvelle fois examiné, mercredi 2 février, la proposition de loi Gaillot visant à allonger le délai légal d’accès à l’avortement de 12 à 14 semaines.
Le 20 janvier, à l’issue de deux examens du texte à l’Assemblée et au Sénat, la commission mixte paritaire n’était pas parvenue à un accord. Le Sénat s’oppose en effet à la proposition de loi, et en particulier à l’allongement du délai de deux semaines.
Les députés ont donc procédé à un nouvel examen sur la base du texte adopté en deuxième lecture à l’Assemblée, les sénateurs l’ayant déjà rejeté à deux reprises.
Les amendements de suppression de l’article 1er ont été rejetés. Les opposants à la proposition de loi ont également bataillé contre la suppression du délai de réflexion de 48 heures dans le cadre de l’entretien psychosocial, obligatoire pour les jeunes femmes mineures.
Après cet examen en commission, la proposition de loi sera examinée en séance publique le 9 février, puis le 16 février au Sénat. En cas de désaccord entre les deux Chambres, la lecture définitive du texte est prévue le 22 février à l’Assemblée nationale, peu avant l’interruption des travaux législatifs, le 28 février, pour cause de campagne présidentielle.
I-Média – Mensonges, diffamations : Marion Maréchal répond
L’image de la semaine
Ophélie Meunier, présentatrice de Zone Interdite, est menacée de mort sur les réseaux sociaux suite à la diffusion d’un documentaire sur l’islamisme radical. Les journalistes lui ont-ils apporté leur soutien ?
Mensonges, diffamations : Marion Maréchal nous répond
Marion Maréchal est attaquée de part en part par la caste journalistique pour son potentiel rapprochement avec Eric Zemmour. Tous l’accablent et l’accusent d’être un chef d’entreprise raté. Qu’en est-il vraiment ? Elle a accepté de répondre à nos questions par téléphone.
La revue de presse
Scandale Orpéa, manipulations télévisées et fausse croissance. Jean-Yves Le Gallou revient sur l’actualité médiatique de la semaine.
Convoi pour la Liberté : oubli de la presse française ?
Des dizaines de milliers de routiers et manifestants canadiens ont décidé de se retrouver à Ottawa le week-end dernier pour protester contre l’adoption du pass-vaccinal par l’Etat fédéral canadien. Une nouvelle internationale importante que nos médias ont sciemment occulté.
1975 et 2022 : comment se défendent les riches
De Marion Duvauchel pour Le Salon beige :
L’expression « tiers-monde » apparaît en 1952 sous la plume du démographe français Alfred Sauvy », (« Trois mondes, une planète », L’Observateur, 14 août 1952) :
« Nous parlons volontiers des deux mondes en présence, de leur guerre possible, de leur coexistence, etc. oubliant trop souvent qu’il en existe un troisième, le plus important. Car enfin ce tiers monde ignoré, exploité, méprisé comme le tiers état, veut lui aussi, être quelque chose.
Et il ne voulait pas seulement être, il voulait aussi « avoir » une part au développement, donc aux richesses nouvelles générées.
Le terme a connu une histoire chahutée globalement racontée dans WIKIPEDIA, sans génie, mais de manière didactique tout à fait commode. Les catégories ont changé : on préfère aujourd’hui parler des pays en voie de développement (PMA).
Les termes changent, la pauvreté demeure. La richesse aussi, dont on parle moins… « Les riches n’aiment jamais qu’on porte une atteinte, si minime soit-elle, à leurs privilèges ». La remarque est de Georges Corm, dans son excellent livre réédité en 1991 par les éditions Gallimard, Le Proche-Orient éclaté. Georges Corm est libanais, il connaît son affaire… Il souligne ce fait bien connu mais peu commenté que dans les palabres des interminables conférences internationales, les pays occidentaux excellent bien plus que ceux du tiers-monde : fractionnement des débats, création de commissions et de sous commissions, renvoi à des instances spécialisées, compromis boiteux ouvrant la porte à de nouvelles controverses. Tout est mis en œuvre.
La sphère du discours n’est jamais qu’une énorme machine destinée à recouvrir la réalité, en vue d’imposer, à grand renfort de propagande médiatique, une autre réalité. Le phénomène a été décrit par Hannah Arendt dans un contexte différent. Il se révèle dans le contexte sanitaire d’aujourd’hui avec une amplitude nouvelle.
En 1975, la France invita une Conférence sur la coopération internationale à se tenir à Paris. Elle réussit alors la première grande manœuvre de diversion. Certes, on a fait depuis beaucoup mieux, mais enfin, il revient à nos politiques d’avoir inauguré un art de l’enfumage dans lequel l’ONU est depuis passé maître. La France, ou plutôt ses représentants, imposa une répartition des invités par groupe de pays, créant ainsi des éléments de discorde à l’intérieur de ces pays. Les invitations furent lancés à trois catégories : les pays industrialisés, les pays du tiers-monde exportateurs de pétrole, les pays du tiers-monde importateur de pétrole. Notons que les pays industrialisés, importateurs de pétrole pourtant, ne sont pas signifiés comme tels.
Le problème du sous-développement que l’Algérie en la personne de Boumediene voulait alors poser a été évité par un fractionnement des travaux de la Conférence en cinq commissions spécialisées. Le dialogue Nord-Sud (distribution absurde) tiendra des assises pendant deux ans, sans parvenir au moindre résultat concret.
Pour d’autres raisons, les COP successives n’ont à ce jour donné aucun résultat probant. L’écologie comme la pauvreté ne sauraient trouver de solution au niveau mondial. Il suffit pour s’en convaincre de réfléchir à ce qui constitue l’armature de la rationalité, le principe de causalité. Or, les causes de la pauvreté varient selon les pays, selon leurs ressources, leur climat, la nature de leur gouvernement, leur degré de développement technique, le niveau moral et spirituel des populations et surtout, surtout le niveau moral et spirituel des gouvernants. Il suffit de se souvenir que la classe politique libanaise était la plus décadente de tout le monde arabe pour ne plus s’étonner de la ruine actuelle de ce malheureux pays.
La première cause de la pauvreté n’est pas dans les structures économiques : elle est dans la corruption des gouvernants et des plus riches. Ces riches qui n’aiment pas que l’on touche à leurs privilèges…
Imaginons les assises européennes du Covid 19. Comment distribuer les groupes de travail ? Simple. D’une part les pays où le fascisme sanitaire s’est imposé : la France, l’Italie et l’Allemagne. Avec le riche niveau de langue qu’on lui connaît et l’élégance dont il nous a convaincu au long de son quinquennat, Emmanuel Macron pourrait présider le groupe de ces pays qui ont brillé par leur sottise et par l’incommensurable niveau de mensonge des politiques sanitaires menées. On constituerait ensuite un groupe des pays en voie de libération comme l’Espagne, l’Angleterre et le Danemark. Et enfin, le groupe des pays qui ont mené une politique raisonnable, et qui ont éradiqué la pandémie avec des médicaments peu coûteux, comme l’Inde. Mais l’Inde est en Asie…
On est en droit de douter que la France inviterait le professeur Péronne. Olivier Véran arriverait environné de son aréopage de farceurs et de cuistres du monde médical et pharmaceutique. Tous masqués, cela va de soi… Aux deux sens du terme.
Comment ces pays européens ont-ils procédé pour ligoter les populations ? Ils ont utilisé les chiffres et les statistiques. On en a bassiné les Français quasi quotidiennement sans aucune source vérifiable hormis le nom des organismes de statistiques, comme si leur nom seul suffisait à garantir le résultat, la fiabilité et l’intégrité. La prodigieuse rapidité avec laquelle toutes ces informations étaient communiquées suffisait seule à faire douter de leur véracité. On peut encore aujourd’hui suivre le virus à la trace dans le monde entier en tapant sur son portable. Magique…
On conçoit que tout cela a coûté beaucoup d’argent : trois billions selon les sources du professeur Péronne, communiquées officiellement en Espagne où il a été récemment invité à prononcer un discours sur le covid, qui est la plus lumineuse condamnation de notre État voyou, pour parler comme saint Augustin.
Le professeur Raoult quant à lui, sort toujours régulièrement ses petits papiers avec les chiffres dont il dispose, en précisant d’où il les tient, données circonscrites clairement et interprétées en direct.
En 1975, les vrais riches se défendaient déjà. Ils ont évidemment changé. Ce ne sont plus les mêmes. Aujourd’hui, ils sont immensément riches, et ils se sont regroupés, avec un projet : l’obsolescence programmée de l’homme. De l’homme libre, s’entend.
Toutes ces hontes, ces lâchetés, toute cette cupidité nous ont été présentées comme le fruit glorieux d’une politique sanitaire libre et raisonnée, mue par le souci de la santé « publique ». La presse et les déclarations officielles regorgent encore de leur apologie alors que nous ne pouvons pas ignorer qu’au fondement de cette politique sanitaire délirante, il y a des intérêts privés, et beaucoup, beaucoup d’argent en jeu. Toute ces déclarations, cette propagande, ces prises de parole solennelles, ne font que manifester l’étendue de la faute de ceux qui ont exploité sans vergogne l’angoisse de la maladie, le souci des fils pour les parents âgés, des mères pour les enfants, angoisse qu’ils ont systématiquement diffusée, alimentée, nourrie, en habile propagandistes.
Si les assises de la crise sanitaire devaient se tenir un jour, n’en doutez pas, ils feraient ce qu’ils ont fait en 1975 : des commissions et des sous-commissions spécialisées. On obtiendrait des chiffres, beaucoup de chiffres, qui diraient une chose et son contraire, dédouanant ainsi nos gouvernants de leur responsabilité.
N’en déplaise au pape François, qui lui aussi, selon certaines sources, a des accointances avec toute cette clique de l’industrie pharmaceutique, il y aura un Jugement. Ils devront rendre compte. Et si ce n’est devant le Tribunal des hommes, des femmes, des enfants victimes de la vaccination, du chômage partiel, de la perte de leur entreprise, de leurs espoirs d’une vie meilleure, si ce n’est devant le Tribunal de tous ceux qui ont subi cette existence amputée pendant deux longues années, de ceux qui ont perdu un proche après la vaccination, si ce n’est devant ce tribunal des victimes, ce sera devant un autre Tribunal, infiniment plus redoutable.
Et là, il y aura le pleur et le grincement de dents.
Et si nous aurons assez de miséricorde pour ne pas nous réjouir, nous aurons assez de sens de la justice pour ne pas les plaindre.
Abbayes et bilans de compétences, la combinaison gagnante !
Avez-vous déjà poussé la porte d’une abbaye ? L’atmosphère de quiétude, de simplicité et de bienveillance vous saisit dès les premiers instants. Cela fait plus de 1.500 ans que la règle de saint Benoît indique aux moines de « recevoir tous les hôtes qui arrivent comme le Christ ». L’accueil fait véritablement partie de la vocation d’une abbaye et cela ne s’est pas démenti lors des différents confinements. Depuis plus de dix ans déjà certaines abbayes accueillent des hôtes d’un genre nouveau : des personnes qui réalisent un bilan de compétences avec les Bilans Ephata. Nous les avons interrogés:
Qui êtes-vous ? Que sont les Bilans Ephata ?
Nous sommes un réseau de consultants RH issus de fonctions et d’horizons professionnels très variés (psychologie, entreprenariat, marketing, coaching, vente, recrutement… SSII, Assurances, BTP, artisanat, ONG, industrie… ). A travers les Bilans Ephata, nous proposons des bilans de compétences dont l’essentiel de la démarche se déroule pendant cinq jours au cœur d’une abbaye.
Le but est de permettre à chacun de révéler ses talents pour réaliser sa vocation professionnelle, de prendre pleinement la place.
Pour cela, nous avons beaucoup travaillé sur l’anthropologie chrétienne, les différentes dimensions de la personne (corps, âme, esprit) et le discernement d’inspiration ignacienne.
Pourquoi faire des bilans de compétences en abbaye ?
L’intérêt est d’offrir à chaque participant un temps hors de son quotidien et de ses obligations pour se recentrer et se concentrer sur sa vocation professionnelle. Or, comme toute vocation, elle ne peut s’accomplir sans Dieu. Cela permet à chacun de mieux entendre sa voix, tout en étant portés par sa propre prière, celle des consultants et surtout celle des moines. Et puis un tel bilan de compétences, cela remue beaucoup et un accompagnement spirituel s’avère souvent utile.
Toutefois, il est important de préciser que nous ne faisons bien évidemment pas tout le bilan de compétences en cinq jours. Tout au long de son bilan chaque participant est accompagné personnellement par le même consultant. Il y a deux entretiens avant et jusqu’à huit entretiens après la session.
A qui s’adressent ces bilans de compétences ? Où trouver les informations nécessaires ?
A toute personne qui s’interroge sur sa vocation professionnelle, de l’étudiant au retraité, en passant par la mère de famille, le militaire qui revient dans le civil, et l’actif en perte de sens au travail. Et ce d’autant plus, que des prises en charge existent selon les situations de chacun.
Toutes nos informations sont sur le site bilan-ephata.fr. Vous pouvez nous y contacter directement, un consultant vous répondra rapidement. Vous pouvez également nous suivre sur les réseaux sociaux.
Celui qui fait la loi la subit
De, Stéphane Buffetaut, Elu vendéen, vice-président du CNIP, ancien député européen, pour le Salon beige:
Il arrive que des devises familiales traduisent une exigence ou une sagesse de comportement intemporelle. Ainsi en va-t-il de la devise : « Celui qui fait la loi la subit ». Vieil adage qui pourrait être d’actualité. Qui devrait l’être. Et pourtant, le 5 janvier dernier, les députés ont rejeté un amendement de Jacques Marilossian qui visait à « étendre l’obligation de présentation du laisser passer vaccinal à l’accès au Parlement ainsi qu’aux organes délibérants des collectivités territoriales ». Il avançait deux raisons : une exigence de cohérence et d’exemplarité et la nécessité de protéger ces assemblées contre le virus.
Le rejet a été motivé par la nécessité de garantir « le libre exercice du mandat parlementaire » et par le fait que le Conseil constitutionnel l’aurait rejeté pour « atteinte à la démocratie ». Gérard Larcher, en vieux politicien roublard, n’a pas manqué d’affirmer que « la loi est la même pour tous, députés, sénateurs et autres citoyens, il n’y a pas à se faire d’inquiétudes sur ce point. » La présidence du Sénat a, dans la foulée, indiqué que le laisser passer vaccinal était obligatoire pour l’accès au restaurant ou aux colloques organisés dans l’enceinte du Palais du Luxembourg et que les assemblées parlementaires avaient le même régime que les entreprises qui ne sont pas soumises par la loi à cette obligation. Monsieur de La Palice aurait pu le dire tout aussi bien : le laisser passer vaccinal n’est pas obligatoire quand la loi ne l’a pas rendu obligatoire !
Peut-être le Conseil constitutionnel aurait-il censuré cet amendement, mais pourquoi anticiper sa décision ? Etrange précipitation. Il reste que cette exemption laisse un goût amer. Faut-il rappeler que des hommes et des femmes ont perdu leur emploi, ou sont menacés de le perdre, pour n’avoir pas été vaccinés alors que la vaccination contre le COVID n’est pas une obligation légale. Peut-être n’est-ce pas une atteinte à la démocratie mais c’est une atteinte insupportable à une liberté fondamentale : celle de travailler. Ce qui, en vérité, aurait dû entraîner une réaction de la part du « Conseil des sages » qui ont trop souvent prouvé qu’ils l’étaient fort peu.
Quels que soient les arguments juridiques, le fait d’exempter les parlementaires de l’obligation du laisser passer vaccinal contribue à accroître la défiance à l’égard du monde politique. Alors que nos politiciens ont sans cesse les mots « démocratie » et « république » à la bouche, ils ne cessent de donner l’impression, et ce n’est pas qu’une impression, que ces mots sont vides de sens.
L’issue de la prochaine élection présidentielle sera déterminée par la faculté qu’aura un des candidats à convaincre les Français qu’il cessera de les accabler de contraintes absurdes et qu’il fera ce qu’il a dit qu’il ferait. La confiance entre le peuple et les élus a été détruite par l’accumulation de promesses jamais tenues, de volte-face, de mensonges révélateurs d’une désinvolture, voire d’un profond cynisme, à l’égard des électeurs. La démocratie n’est pas, ou ne devrait pas être, une sorte de jeu qui consiste à emporter les suffrages sans se sentir tenu en quoi que ce soit par les engagements pris lors de la campagne. On le sait Jacques Chirac aimait à répéter la formule du corrézien Henri Queuille : « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. » Formule et surtout pratique dévastatrices pour le système démocratique, dont le principe réside dans une sorte de contrat de confiance entre les électeurs et les élus.
Le tour de passe-passe de Sarkozy pour faire ratifier le traité de Lisbonne par le Congrès a ancré pour longtemps l’idée que la nomenklatura politique et administrative ne tenait décidément aucun compte de la volonté populaire. Et le mépris affiché de façon répétitive par le Président de la république à l’égard du peuple français, de ceux « qui ne sont rien », de ceux qu’il a envie « d’emmerder », n’a fait qu’approfondir le fossé entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés.
L’enjeux des élections à venir est de faire renaître la confiance entre les électeurs et leurs élus. Il existe en politique une exigence d’exemplarité, de vérité et d’honnêteté. Churchill est resté un monument de l’histoire britannique aussi parce que, dans des heures tragiques, il a dit la vérité à son peuple : « Je n’ai à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » (I have nothing to offer but blood, toil, tears and sweat).
La nomenklatura politico-administrative n’est ni au-dessus des lois, ni au-dessus des faits. Par principe et définition, elle doit s’y soumettre. Rien n’est pire pour l’esprit public que le sentiment qu’il y a « deux poids, deux mesures », que la règle de comportement des puissants est « faites ce que je dis, pas ce que je fais », que le déni est devenu un règle d’inaction politique. C’est une si vieille histoire : « Malheur à vous aussi, docteurs de la loi ! Parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts » (Luc 11 :46).
La vaccination et la soumission à l’État
Egbert Egberts, protestant pro-vie, propose un autre regard sur la vaccination et les chrétiens. Extraits :
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L’État nous prescrit ce que nous devons porter en nous réunissant pour adorer Dieu.
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L’État veut nous forcer à nous méfier de nos prochains en les voyant d’abord comme des personnes qui risquent de nous infecter avec une maladie qu’il prétend être extrêmement dangereuse et contre laquelle il a interdit l’usage des traitements pourtant efficaces.
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L’État nous « encourage » très fortement à nous faire injecter des produits inconnus qui sont toujours en phase de test.
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L’État instaure la discrimination entre les gens sur la base d’un pass sanitaire dont les noms et les contours changent régulièrement.
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L’État abolit les libertés sur le fondement d’une vérité non avérée, mais qui est la seule à avoir droit d’être répétée inlassablement dans les média.
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L’État crée une identité numérique par QR code qui se mue peu à peu en un système qui exclut ceux qui ne veulent pas s’y soumettre de la vie culturelle, sportive, sociale, etc. et qui commence à ressembler étonnamment à la marque de la Bête annoncée en Apocalypse.
La plupart des églises et des structures cultuelles adoptent les règles imposées par l’État sans coup férir et sans critique aucune. Ceux et celles qui pensent voir plus clair et osent critiquer ces mesures se trouvent marginalisés et, peut-être bientôt, exclus des cultes. Par-ci, par-là, ce système se met déjà en place. […]
Tous les vaccins actuellement utilisés se servent de l’infanticide dans les différentes phases de leur développement. La liste est disponible ici et ici. Souvent, on parle de l’usage de l’avortement, mais cela n’est pas adéquat. Le processus d’obtention des lignées cellulaires fœtales (comme HEK 293 [2]) nécessite bien un infanticide. […] Cette réalité est atroce. On avorte un enfant qui doit rester vivant et qu’on découpe ensuite vivant et sans anesthésie (pour ne pas endommager les cellules dont on a besoin). […]
Pour terminer, laissez-moi énumérer très courtement ce que j’ai présenté dans cet article :
- La presque totalité des « vaccins » a été développée et/ou testée avec le secours de l’infanticide (et je n’exagère rien).
- Les « vaccins » causent des dommages souvent graves et irréparables. Non seulement, ils n’offrent aucune garantie contre la contamination, la maladie et la mort, mais, en plus, ils nous font courir un risque considérable à court, moyen et long terme.
- En interdisant (ou en niant) les traitements existants pour prévenir la contamination et pour guérir de la maladie, on a condamné beaucoup de gens à mort en faisant croire que le « vaccin » est la seule vraie réponse au Covid.
- Fallacieusement, on invoque que la protection des autres est une raison majeure pour se faire vacciner.
- Fallacieusement, certains chrétiens concluent que nous devons être soumis à l’État, même quand celui-ci nous ment, et que la vaccination est donc un devoir pour le chrétien.
Contrairement à ce que l’on répand inlassablement dans les média, ceci n’est pas du complotisme, du fake ou de la fantaisie. Chacun de ces cinq points est fondé dans les faits, bien qu’ils soient cachés par les média et ses commanditaires.
Ordre de Malte: l’important est la gloire de Dieu, pas la souveraineté de l’ordre!
Suite aux récents articles sur l’ordre de Malte (notamment ici et là), un lecteur nous adresse ce message qui constitue un utile contre-point:
Je suis membre de l’Ordre de Malte et estime que votre article résulte de l’habituelle désinformation que nous subissons depuis l’éviction injuste, brutale et précipitée de l’ancien Grand Maître Festing.
Le sujet central imposé par le Pape est le renouveau spirituel de l’Ordre autour de sa petite cinquantaine de religieux. Une réforme a été lancée par Boeselager avec un processus totalement verrouillé aboutissant à la mise à l’écart des religieux et prise du pouvoir politique par les non-religieux. Cette situation existe en France avec le refus de restaurer un prieuré bien que les conditions soient réunies.
Les religieux ont réagi en s’opposant officiellement à une réforme imposée par les séculiers.
En France, nous avons procédé à un premier coup de balai des conseils d’administration des tenants de la sécularisation.
Le sujet de la souveraineté est aujourd’hui monté en épingle pour masquer le sujet essentiel qu’est le recentrage religieux. La raison pour laquelle le Pape s’attaque à la souveraineté m’apparait évidente : elle rend fou tout le monde dans une quête sans fin des honneurs de carnaval.
Notre constitution affirme que les fins de l’Ordre sont la gloire de Dieu au moyen de la sanctification de ses membres. Nous en sommes bien loin avec la focalisation actuelle sur le sujet de la souveraineté.
Aucune difficulté à documenter tout cela mais je vous demande seulement de ne pas vous laisser manipuler sur un sujet aussi tordu.
Nous y sommes
De Marion Duvauchel, Professeur (retraitée) de philosophie, Fondatrice de la Pteah Barang au Cambodge, pour Le Salon beige :
Il y a un peu plus d’un demi-siècle, en 1956, le philosophe juif Allemand Günther Anders publiait un ouvrage au titre prophétique, L’obsolescence de l’homme. On lui attribue une citation dont on peut trouver l’historique en suivant le lien suivant Une citation d’Aldous Huxley ou Günther Anders ? NON ! – Mathemathieu. On peut considérer qu’elle appartient à trois auteurs : Anders, Huxley et Serge Carfantan, qui lui a donné sa forme définitive. Quelle que soit la source ultime de ce texte, j’ai pris la liberté de le commenter :
« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut surtout pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes archaïques comme celles d’Hitler sont nettement dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées ».
Voilà qui est fait. Et même au-delà. On est en train d’enfermer toute une génération dans un problème identitaire totalement chimérique, en leur faisant croire que la liberté consiste en choisir non seulement ce qu’il est convenu d’appeler l’identité sexuelle, mais aussi le corps sexué dans lequel ils veulent grandir.
« Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique le niveau et la qualité de l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations matérielles, médiocres, moins il peut se révolter ».
Depuis un demi-siècle, on s’est employé en France à imposer des méthodes pédagogiques qui ont montré leur inefficacité, avec la complicité des enseignants que le marquage idéologique à gauche rendait particulièrement favorables à ces nouvelles tendances. On a imposé dans le secondaire et dans le supérieur le modèle anglo-saxon, d’un pragmatisme borné, strictement orienté vers l’adaptation et le conformisme relationnel.
« Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste..… que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements abrutissant, flattant toujours l’émotionnel, l’instinctif ».
L’accès au savoir, cela s’appelle de bons livres, des bibliographies commentées, des enseignants capables d’initier à des œuvres difficiles, de les situer, de les commenter et de les rendre accessibles. Surtout pas de philosophie en effet, et là où elle est encore enseignée, elle n’est qu’une exégèse déficiente d’intelligence de textes abscons que les lycéens n’ont pas le niveau de langue suffisant pour comprendre fût-ce littéralement. En interdisant grâce à des méthodes ineptes à un grand nombre d’adolescents la maîtrise de la langue, condition nécessaire quoique non suffisante à la pensée, on leur barre l’accès à la culture écrite. On a parallèlement discrédité la filière qui constituait la visibilité de ces savoir-faire typiques de l’exercice de la pensée (la littérature, la philosophie, l’histoire) jusqu’au moment où on a pu liquider purement et simplement cette filière « littéraire », moment qu’on appellera le « moment Blanquer ».
« On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon avec un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de s’interroger, penser, réfléchit ».
Dans les bus, les quais de gare, partout où on doit attendre, sauf à la poste, on doit supporter des fils musicaux insupportables où dominent la chanson anglo-saxonne et toutes sortes de tapage dont on vante les qualités de métissage.
« On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme anesthésiant social, il n’y a rien de mieux ».
Elle est en effet partout, omniprésente. On vous harcèle si vous n’avez pas d’activité sexuelle, la chasteté comme la continence sont devenues inintelligible. Y compris à l’âge où l’on peut espérer que les sens apaisés, on puisse s’occuper de ses petits-enfants, de son jardin, des autres, on vous harcèle sur la question de l’activité sexuelle. Et cet âge, que les sociétés traditionnelles respectent et vénèrent car emblématique de la sagesse acquise par et à travers toute une existence, est déshonoré par toute une presse perverse, pervertie et pervertissante.
BFMTV est l’éclatant hommage quotidien à la divinité Bêtise. Ajoutons-y Koh Lanta et toutes les émissions destinées à montrer de la manière la plus indécente et la plus vulgaire les problèmes de toutes sortes de pauvres gens qui se ridiculisent sans en avoir conscience.
En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité, de la consommation deviennent le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Pendant vingt ans toute une génération a été nourrie des « Guignols de l’info », qui tournaient en dérision la vie et les hommes politiques. Jusqu’à ce moment historique où la parodie de François Hollande président, par l’humoriste Canteloup, semblait plus vraie que l’homme réel. Qu’il ait amplement mérité d’être ainsi moqué, aucun doute sur ce point. Mais il convient de rappeler le texte de Blaise Pascal sur les deux grandeurs. Nous serions en droit de mépriser Hollande comme Macron en leurs personnes totalement corrompues. Mais nous sommes tenus de respecter la fonction qu’ils représentent, ou ont représentés, même s’ils l’ont, chacun dans son style propre, déshonorée, déshonorant ainsi le pays, la nation et le peuple qui les ont élus. Quant à la presse, elle a signé ainsi pendant des années et signe encore son inculture et montre le dieu qu’elle vénère : la divinité Bêtise.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur (qu’il faudra entretenir) sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions matérielles nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un produit, un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité, son esprit critique est bon socialement, ce qui risquerait de l’éveiller doit être combattu, ridiculisé, étouffé…
Nous y sommes… Et on semble aller jusqu’au point où ceux qui ne partagent pas les discours ambiants pourront se voir exclus du système de santé. Cet homme de masse, on le surveille désormais de près. Tout est disposé, y compris les questionnaires de satisfaction envoyés par les « hautes instances de l’hôpital », supposés contribuer à l’amélioration des structures. Qui croit-on duper ?
« Toute doctrine remettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels ».
C’est ainsi qu’on a lourdement pénalisé une jeune femme qui répond au prénom significatif de Cassandre, au motif qu’elle portait au cours d’une manifestation une pancarte sur lequel le mot « QUI » était inscrit. C’est ainsi qu’on a lourdement sanctionné les têtes de file des gilets jaunes. Pendant ce temps, les vrais terroristes prêchent la guerre sainte dans nos prisons ou s’installent confortablement dans nos asiles psychiatriques, financés par les contribuables.
Oui, nous y sommes…
L’obsolescence programmée n’est pas seulement dans les machines qui font de la planète une immense décharge : elle est désormais programmée pour l’homme. C’est ce qu’on appelle la grande réinitialisation, avec la complicité des masses, qui autrefois s’appelaient des peuples et des nations.
D’aucuns en doute et le pape François semble trouver tout cela fort convenable. Il est temps qu’il ouvre les yeux. Il y a urgence, car c’est l’Église aussi qu’on va reprogrammer avec l’obsolescence intégrée…
Alors, bien sûr, au Canada, une file interminable de camionneurs roulent vers Ottawa pour protester contre les mesures odieuses du gouvernement de Justin Trudeau. Ils défendent évidemment leurs intérêts particuliers, ne rêvons pas, l’idéal de liberté n’est sans doute pas leur motivation première. Mais c’est un début.
La division organisée de la société, en vue de la contrôler et de la pressurer, pourrait bien un jour, se retourner contre ceux qui ont détruit le ciment de la société française : une certaine idée partagée de la France, de son histoire politique, religieuse, littéraire, amoureuse même, une certaine confiance en ses institutions.
La justice est le ciment de la paix : elle s’enracine dans une Loi, la Loi divine bafouée de la plus ignoble manière, dans tous les domaines de la vie : la famille, le mariage, les enfants, l’éducation, l’histoire, le respect du politique.
C’est aussi une loi de l’histoire : quand une société devient trop radicalement mauvaise, elle est rayée de la surface de la terre. Le nouvel empire européen connaîtra le sort de tous les empires : il s’effondrera et ira remplir un chapitre de l’histoire du monde dans ce qui restera de nos manuels ou dans des manuels d’histoire renouvelés.
Grand remplacement : le maire de Trappes veut que les Français disparaissent
Il débattait face à Jordan Bardella :
Ali Rabeh (Maire de Trappes, soutien de Mélenchon) : *Cette France là, elle advient, de gré ou de force. Elle s’imposera car elle s’impose déjà. Votre vieux monde raciste est en train de s’éteindre” pic.twitter.com/YO6fjjcnOl
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 2, 2022
Un journaliste de RCF pris pour cible à St Brieuc
Sébastien Drouin est un consultant internet et designer de Saint-Brieuc, il a également été l’un des animateurs de la radio catholique locale RCF.
Au matin du 30 janvier, ce chef d’entreprise a eu la surprise de découvrir sa voiture et la palissade de son domicile tagués de signes satanistes. Une plainte pour vandalisme et injures à caractère religieux a été déposée.
Acte vandalisme de #christianophobie ce matin sur ma voiture et la palissade de ma maison. Dans qun quartier résidentiel calme de #SaintBrieuc. Où sommes-nous en sécurité ?! J'en parle en détails ici : https://t.co/JSxVovXLMJ (Cc @TelegStBrieuc @OuestFrance22 @LePenthievre) pic.twitter.com/TzbIjj6hW8
— Sébastien Drouin (@KaesHohenheim) January 30, 2022
Le cardinal Marx souhaite l’abolition du célibat des prêtres
Après l’ordination d’hommes homosexuels, le cardinal Marx, pourtant proche du pape, demande l’abolition du célibat des prêtres.
« Pour beaucoup de prêtres, ce serait mieux s’ils étaient mariés ». « Je me demande si (le célibat sacerdotal) doit être posé comme une condition de base pour chaque prêtre ». « Je le dis toujours aux jeunes prêtres. Vivre seul ce n’est pas si facile ». « Et si certains disent : sans obligation de célibat, ils vont tous se marier ! Ma réponse est : et alors ? Si tous se marient, ce serait pour le moins un signe montrant que les choses telles qu’elles sont ne fonctionnent pas ».
Cette déclaration intervient à la veille d’une nouvelle assemblée du synode allemand.
Le cardinal Marx est-il en communion avec l’Eglise ? Un prêtre de son diocèse peut-il concélébrer avec cet évêque ?
Quelle aristocratie pour demain ?
La République est un régime aristocratique qui donne le pouvoir à ceux qui semblent être les meilleurs aux yeux des électeurs, pourtant nous peinons à y voir des chefs dans lesquels avoir réellement confiance. Pour restaurer une société qui soit ordonnée au Bien Commun, question cruciale est celle de savoir à qui nous confions la tâche de décider. L’expérience moderne nous a montré que la seule science politique ne suffit pas à former une élite capable de remplir cette fonction. Il nous faut des chefs. De véritables chefs naturels qui, à tous les échelons de la société, sauront être les serviteurs d’un projet commun et tirer le meilleur de chacun pour le réaliser. Mais comment les identifier afin de donner à chacun la place qui lui convient et par laquelle il pourra s’épanouir au service de tous ? Comment recréer une authentique aristocratie qui saura servir bien mieux qu’être servie.
Le temps des chefs est venu, découvrons-le maintenant avec François Bert.
Pourquoi Bolloré les inquiète
Vivendi, le groupe de Vincent Bolloré, qui détient déjà Editis, numéro deux de l’édition française, projette de racheter la maison mère d’Hachette Livre, pour créer un groupe qui regrouperait Hachette, donc des maisons comme Grasset, Fayard, Stock, Calmann-Lévy, Le Livre de poche, JC Lattès, Dunod, Larousse, Hatier et d’importantes filiales aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne, et Editis, qui englobe Julliard, Plon, Bouquins, Robert Laffont, Bordas, Le Cherche Midi, Nathan, Perrin, La Découverte, 10/18 ou Pocket.
Voilà de quoi inquiéter les milieux de gauche, dont Le Monde se fait le porte-parole.
Juste avant de prendre sa retraite et de passer la main à ses enfants, le 17 février, jour du bicentenaire de l’entreprise familiale, comme il l’a promis à plusieurs reprises, l’homme d’affaires breton investirait-il dans l’édition par fidélité familiale et pour la passion de la littérature ?
Les conjectures vont bon train et trois hypothèses prévalent :
- La première est celle d’une cession d’Editis au groupe espagnol Prisa, qui permettrait d’obtenir sans difficulté l’aval de la Commission européenne pour conserver tout le groupe Hachette, en France et à l’échelle internationale.
- la cession des actifs français d’Hachette, tandis que Vivendi conserverait les filiales internationales.
- Le troisième scénario : l’acquisition pure et simple d’Hachette par Editis, entraînant à nouveau un découpage chirurgical des deux groupes et de multiples cessions de maisons d’édition pour que Bruxelles donne son feu vert. Une fusion entre Hachette et Editis donnerait au nouveau groupe une position dominante dans l’édition scolaire (74 % de part de marché), le parascolaire (83 %), la littérature en poche (78 %) ou encore les livres pratiques et de loisirs (50 %).
Antoine Gallimard, PDG du groupe Madrigall, Françoise Nyssen, présidente du directoire d’Actes Sud, le Syndicat national du livre et de l’édition CFDT, première organisation syndicale du secteur de l’édition, s’opposent à l’opération.
Vincent Bolloré voudra-t-il façonner ses maisons d’édition pour promouvoir des convictions, comme il l’a fait sur CNews, où il a consolidé la notoriété d’Eric Zemmour, et comme il semble vouloir le faire sur Europe 1 ?
Le 4 janvier, le Syndicat national de l’édition (SNE), présidé par Vincent Montagne, le patron du groupe d’édition Média Participations, a publié un communiqué dans lequel il écrit :
« Alors que s’annonce le rapprochement des deux plus grands groupes français de l’édition à l’initiative d’un seul groupe de médias, et avec lui la menace d’une concentration telle que le marché français du livre n’en a jamais connu ».
Le syndicat enjoint aux autorités chargées de la concurrence « de prévenir tout risque d’abus de position dominante et toute dissymétrie portant atteinte au libre jeu de la concurrence et à la diversité culturelle ».
La diversité culturelle… alors que l’intelligentsia de gauche règne depuis des années sur le monde de l’édition, du cinéma, de la publicité, des médias… Ces gens n’ont aucun scrupule.
Mis en examen pour avoir qualifié la ville de Trappes de « République islamique »
Alors qu’une journaliste de M6 est sous protection policière pour avoir réalisé un reportage sur l’islamisation à Roubaix, on apprend que Jordan Bardella, président du RN, est mis en examen pour avoir osé qualifier la ville de Trappes de « République islamique » :
J'ai reçu hier la notification de ma mise en examen pour avoir qualifié la ville de Trappes de « République islamique ». Je déplore que la Justice française poursuive aujourd'hui le même but que les islamistes : faire taire ceux qui décrivent le réel. pic.twitter.com/07sYUhw5Sw
— Jordan Bardella (@J_Bardella) February 2, 2022
Sur Trappes, vous pourrez revoir cette émission de TV Libertés, ce témoignage de Didier Lemaire, ce reportage de Présent…
Islamo-centrisme : LR pédale dans la choucroute
L’attitude de Valérie Pécresse et de ses conseillers à l’égard de l’islam éclate au grand jour :
« On ne voile pas les fillettes » @vpecresse ? 😏#Islamodroitisme #Pecresse2022pic.twitter.com/c4HwSSAN5N
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 2, 2022
A tel point que LR s’est obligé à tenir une conférence de presse pour tenter d’éteindre l’incendie. L’équipe Pécresse a dénoncé ainsi l'”Islamo-fascination d’Eric Zemmour”… Ils ont même pris la défense de l’islamiste Henniche. La stratégie de défense de Patrick Karam, c’est d’expliquer qu’il n’est pas le seul à avoir pactisé avec l’islamiste ayant relayé la fatwa contre Samuel Paty mais qu’ils l’ont tous fait et qu’il était un incontournable du 93. Ce qui est très rassurant, en effet…
🔴 EN DIRECT | Suivez la conférence de presse de @MontbrialAvocat, @FloPortelli et @karampatrick sur l'islamofascination d'Éric Zemmour.
🗳️Les 10 et 24 avril, je vote #Pecresse2022 ! https://t.co/GJ2REomJ4x
— les Républicains (@lesRepublicains) February 2, 2022
#Karam et Montbrial racontent n'importe quoi, L'UAM93 pro niqab décortiquée dès 2010 quand parut ce livre. Tous les spécialistes les connaissaient : pic.twitter.com/apqUSjpqcA
— Observ islamisation (@islamisationfr) February 2, 2022
Sophie Broyet, une journaliste de France 2 en flagrant délit d’infiltration de mouvements catholiques ?
Résumé des faits par Breizh info :
- Le 18 janvier dernier, le cercle parisien d’Academia Christiana organise une conférence sur le bien commun. La journaliste infiltrée y est présente bien qu’il lui soit énoncé que cette formation est réservée aux étudiants et jeunes professionnels, elle indiquera aux formateurs vouloir rejoindre Academia Christiana. Elle retourne assister à une conférence le 25 janvier.
- Puis le 27 janvier, elle se présente à une conférence donnée par l’Abbé Raffray et Baptiste Marchais dans laquelle elle indique venir de la part d’Academia Christiana.
- Le vendredi, le lendemain donc, Sophie Broyet débarque à Sées, en Normandie, ville où se situe l’école catholique hors contrat Institut Croix-des-Vents. Elle a pris rendez-vous avec le supérieur de l’Institut, pour soi-disant y inscrire son fils, pour la rentrée prochaine. Le supérieur pense distinguer une caméra de type Go-Pro, mais n’en est pas certain. Elle demande à pouvoir visiter les bâtiments et les salles de classe, ce qu’elle fait avec l’autorisation du supérieur.
- Le vendredi soir, alors que les élèves internes rentrent dans leur famille par le train, voici notre infiltrée qui se présente à la gare, et qui se met à questionner des jeunes collégiens et lycéens. Sont-ils racistes demande-t-elle ? Les prêtres sont-ils violents ? Connaissent-ils Academia Christiana ? Certains, sentant l’entourloupe, lui répondent avec impertinence et moqueries. Elle interroge une jeune fille qui découvre sa caméra cachée, et lui indique ne pas vouloir lui répondre. Une fois les lycéens placés dans le train, la voici qui filme et prend des photos une fois le train en marche. Un jeune lycéen, extérieur à l’établissement, lui dit qu’elle n’a pas le droit de filmer comme cela. Elle lui sort alors…. une carte de presse.
- Dans la foulée, elle se rend toujours le vendredi du côté de l’école des filles. Où elle interroge une jeune femme qui découvre sa caméra cachée, et lui indique ne pas vouloir répondre à une journaliste.
- Le dimanche 30 janvier, toujours à Sées, notre infiltrée se présente devant l’Institut Croix-des-Vents. Elle y croise Victor Aubert, président d’Academia Christiana, qu’elle ne reconnait manifestement pas, en lui demandant où a lieu la messe. Il lui indique le chemin de l’Église, elle s’y rend. Assiste à la messe, prend des photos, pose des questions notamment sur… Victor Aubert et sur les possibilités de rejoindre Academia Christiana et de s’investir dans la vie politique locale.
- Curieux de voir cette nouvelle arrivante poser autant de questions, et s’informer sur des organisations aussi diverses qu’Academia Christiana, institut de formation, ou que l’Institut de la Croix des Vents, école hors contrat, certains se mettent à faire des recherches et tombent… sur une interview de BFM TV où ils reconnaissent formellement la dame… qui se révèle être une journaliste de France 2, Grand reporter, en la personne de Sophie Broyet.
- Mis au courant de cette infiltration (hé oui, tout se sait !), nous avons contacté d’abord Amandine Loramar par téléphone pour savoir quelles étaient ses motivations à infiltrer ces deux organisations. Puis en lui indiquant savoir qu’il s’agissait de Sophie Broyet. Manifestement surprise, sa réponse aura été de « ne pas savoir de quoi nous parlions », avant de botter en touche devant les informations que nous avions et de nous souhaiter une bonne journée.
Avortements par les sages-femmes : l’expérimentation sera menée à son terme
Lors de la séance d’hier de questions au gouvernement, après diverses questions dont une sur le massacre de dauphins, le député Delphine Batho a interrogé le gouvernement sur les avortements réalisés par les sages-femmes :
Je remercie le service de la séance de me permettre de poser la question de notre collègue Delphine Bagarry, atteinte en effet par le covid-19, qui souhaitait interroger le Gouvernement sur le décret no2021-1934 du 30 décembre 2021 relatif à l’expérimentation relative à l’exercice des interruptions volontaires de grossesse instrumentales en établissements de santé par des sages-femmes.
Pris en application de l’article 70 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2021, cette expérimentation doit concourir à améliorer l’accès à l’IVG dans les territoires concernés. Rappelons que cet acte médical participe de l’exercice d’un droit fondamental pour les femmes : celui de disposer librement de leur corps. Or cet acte est affecté par le déficit de l’offre de soins qui caractérise l’ensemble des professions médicales.
Toutefois, la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement, déposée par notre collègue Albane Gaillot et dont nous discuterons le 9 février prochain en séance publique – il s’agit d’un texte transpartisan et qui rassemble très largement –, prévoit, dans son article 1er bis , de faire rentrer dans le droit commun l’exercice des IVG instrumentales en établissements de santé par des sages-femmes.
Si cet article était adopté, il s’agirait d’une disposition plus ambitieuse que la mesure prévue par le décret du 30 décembre 2021 puisque l’ensemble du territoire national serait concerné, sans limite de temps. Cette disposition contribuerait, en outre, à la montée en compétence et à la reconnaissance du travail accompli par les sages-femmes.
Notre collègue Delphine Bagarry demande au Gouvernement de bien vouloir clarifier sa position. Si la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement – un texte ambitieux pour l’accès à l’IVG – était adoptée, a-t-il toujours l’intention de publier un décret définissant les règles de mise en œuvre de l’exercice des IVG instrumentales en établissements de santé par les sages-femmes sur l’ensemble du territoire national ?
Réponse de Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’autonomie :
Je souhaite tout d’abord un prompt rétablissement à Mme Delphine Bagarry. L’expérimentation permettant l’exercice des IVG instrumentales par les sages-femmes en établissements de santé, engagée depuis fin 2021, représente un pas important en faveur de l’amélioration de l’accès à l’IVG, laquelle constitue une préoccupation majeure du Gouvernement. Elle permettra de faciliter l’organisation des équipes hospitalières pour répondre à la demande et d’apporter aux femmes un nouvel interlocuteur possible dans leur parcours.
Avec la parution du décret et de l’arrêté du 30 décembre 2021, qui précisent, d’une part, la formation et l’expérience requises pour les sages-femmes et l’organisation spécifique exigée des établissements de santé expérimentateurs, et, d’autre part, l’organisation de l’appel national à candidatures, la démarche qui conduira à la sélection d’une cinquantaine d’équipes et au démarrage des tout premiers projets à la fin du premier semestre 2022 est désormais lancée.
L’intérêt de cette expérimentation est réel. Elle permettra de préciser les conditions qui pourraient être retenues en matière de formation et d’expérience des sages-femmes dans la perspective d’une généralisation de cette pratique, ainsi que les conditions d’organisation des établissements de santé. Aussi faut-il envisager comme complémentaires l’expérimentation actuelle et la généralisation éventuelle de cette pratique si l’article 1er bis de la proposition de loi devait être adopté.
Vous le savez, le calendrier parlementaire a été adapté pour permettre à la proposition de loi de parvenir au terme du processus parlementaire grâce à l’action conjointe du Gouvernement et des groupes de la majorité mais aussi d’autres groupes politiques. Je ne peux évidemment pas préjuger de l’issue des débats des prochains jours. Ce que je peux vous dire, en revanche, c’est que les premiers retours de l’expérimentation nous permettront de sécuriser cette généralisation et de faire éventuellement évoluer les conditions de la pratique dans le nouveau décret à paraître. Cette étape préalable est donc essentielle pour préfigurer la généralisation de l’expérimentation et assurer un meilleur accès à l’IVG dans les conditions de sécurité et de confidentialité requises.
Personnes âgées en sursis : Retrait de l’amendement sur le “suicide assisté” au Parlement britannique
Lu sur IFN :
Après un long débat à la Chambre des Lords, (qui forme avec la Chambre des Communes le parlement du Royaume-Uni), Lord Michael Bruce Forsyth, président de la commission des affaires économiques de cette même Chambre, membre du Parti Conservateur, a décidé de retirer l’amendement qui aurait introduit le “suicide assisté” dans le texte du projet de loi sur la santé et les soins.
Plusieurs collègues du Baron Forsyth, issus de l’ensemble du spectre politique, se sont opposés à l’amendement, qui aurait obligé le gouvernement à soumettre au Parlement un projet de loi sur le “suicide assisté” dans l’année suivant l’adoption du projet de loi sur lasanté et les soins.
La raison procédurale à laquelle il est fait allusion est en fait double. D’une part, il existe déjà un texte en cours d’examen par le Parlement, spécifique sur le sujet, à savoir le “projet de loi sur l’aide à mourir”. Ce projet, proposé par la baronne Molly Christine Meacher, a déjà suscité la controverse et a été au centre de nombreux affrontements, à l’intérieur et à l’extérieur des Chambres.
D’une autre manière, comme l’a contesté Lord Daniel Michael Gerald Moylan, également un collègue du Parti de Forsyth, “[…] l’idée que nous puissions imposer au gouvernement quelque chose qu’il ne veut pas faire, pour lequel il n’a pas de mandat électoral et qui ne figure pas dans son programme politique, semble être un abus.”
Au-delà de la simple question de procédure, le débat entre les pairs a toutefois soulevé d’importantes questions de fond. Par exemple, la relation entre l’”aide à mourir” et les soins palliatifs est toujours inversement proportionnelle : là où il y a accès à l’”aide à mourir” au Royaume-Uni, on constate que les soins de fin de vie sont moins bien considérés et offrent moins de qualité qu’ailleurs.
À son tour, Lord Robert Thomas William McCrea, du Parti Unioniste Démocratique, a ajouté lors du débat à la Chambre Haute ‘”[…] qu’un projet de loi sur le suicide assisté, aussi bien intentionné soit-il, modifierait l’attitude de la société à l’égard des personnes âgées, des personnes gravement malades et des personnes handicapées, en envoyant le message que le suicide assisté est une option qu’elles devraient envisager.”
En dehors du Parlement, Catherine Robinson, porte-parole de Right To Life UK, une organisation caritative pro-vie et point de contact de l’Intergroupe Parlementaire pour la Vie, qui regroupe plusieurs partis, s’est exprimée avec force. M. Robinson a déclaré : “Les pairs ont eu raison de critiquer l’amendement de Lord Forsyth sur le suicide assisté, qu’ils considèrent comme non conforme à la procédure, et fondamentalement dangereux dans sa tentative évidente d’assurer la légalisation du suicide assisté. Comme cela a été souligné à plusieurs reprises au cours du débat […], le Parlement examine déjà le projet de loi sur la mort assistée de la baronne Meacher, et a rejeté des centaines d’amendements démontrant à quel point il est peu pratique et peu judicieux.”
La bataille est gagnée, mais pas la guerre : Lord Forsyth a en effet exprimé son intention de présenter à nouveau l’amendement lors de la phase de rapport du projet de loi, prévue entre février et mars.
Lettre d’un père à sa fille sur les élections
Un ami lecteur nous adresse cette lettre qu’il a préparée pour sa fille aînée qui votera pour la première fois en avril prochain. Une bonne synthèse de ce que sont la gauche et la droite.
A télécharger ici:
