On sait où ça commence, le manger-debout, on ne sait jamais où ça peut finir, possiblement dans des manifestations de gilets jaunes ou de dangereux commandos de l’ultra-droite
De Bernard Antony :
Je souhaite, du fond du cœur, à chacun d’entre vous, une très bonne et sainte année 2022, plus exactement la moins mauvaise, compte tenu de la bande de psychopathes qui nous gouvernent.
Chaque jour en effet nous amène quelque nouvelle des effets de leur démence et de leur capacité de nuisance.
La dernière en date est que désormais la règle dans les transports sera celle de n’y pas manger ni boire. Mais on nous a informé hier, 2 janvier, que dans sa grande magnanimité, le Macronéron aux yeux toujours plus fiévreux, au regard toujours plus allumé, a concédé que les « contrôleurs », (désormais pas seulement contrôleurs des billets mais aussi de tout ce qui est étatiquement exigé), pourront appliquer la tolérance d’en laisser éventuellement certains boire de l’eau et manger un sandwich.
À condition qu’ils restent assis. Sagement assis !
Des fois que certains voudraient, graines de révoltés, manger debout !
En effet on sait où ça commence, le manger-debout, on ne sait jamais où ça peut finir, possiblement dans des manifestations de gilets jaunes ou de dangereux commandos de l’ultra-droite, bref dans des tentatives de coups d’État.
Aussi, ne faudrait-il pas que des voyageurs révoltés puissent manger trop, prenant ainsi des forces pour leur révolution : un jambon-beurre, ce sera déjà une tolérance ; pour ce qui est de la boisson : de l’eau, rien que de l’eau, pas question de cervoise gauloise par trop incitative à une révolte façon Vercingétorix contre le Césarion d’aujourd’hui, notre Macronéron.
Et pas question de pinard, cela va de soi. Cela rappellerait trop ces vantards de poilus de 14-18 qui n’avaient tout de même pas à affronter à Verdun ou sur la Somme des ennemis aussi redoutables que les covids, variant delta ou variant omicron.
Aujourd’hui, c’est au seul chef de guerre Macronéron, le grand empereur vaccinocrate, qu’il faut obéir, inconditionnellement, et à ceux qui appliquent ses géniales mesures : son lumineux Premier ministre Castex, et Véran son ministre de la Santé, super-champion de la défense de la vérité et de la non-contradiction, ce Véran, soyons sérieux, qui se contredit ou qui ment à peu près à chaque fois qu’il prend la parole.
Et les voilà tous les deux, ces chevilles ouvrières du totalitarisme vaccinocratique, nous refaisant le coup de l’obligation du port du masque quasiment toujours et partout, à toute heure du jour et de la nuit. Et surtout, le sadisme de l’imposer aux enfants de plus de 6 ans !
Alors que tout le monde sait bien que les masques portés dehors, à l’air libre, ne servent à rien et qu’ils n’ont d’utilité que dans des espaces comme les hôpitaux, les gares, les salles de spectacles ou les halls d’exposition.
Toujours plus fou, le croquemitaine Castex continue sans vergogne d’asséner aux Français l’énormité qu’il faut simultanément porter le masque à domicile et aérer leurs tanières chaque heure pendant au moins dix minutes.
De quoi bien sûr attraper la « crève » quand il ne fait pas chaud et remplir ainsi un peu plus des lits d’hôpitaux…
N’en doutez pas, le grand Macronéron le vaccinocrate aux yeux luisants, l’immense concepteur du totalitarisme sanitaire de la République en marche n’en a pas fini de susciter de grandes vocations de bureaucrates complètement fous. Celui qui a concocté l’interdiction de principe de nourriture et de breuvage dans les trains est un champion de la dinguerie.
L’équipe de Castex va pouvoir désormais s’affairer à extrapoler le nombre de sauvés du covid qu’entraîneront les cas de voyageurs privés d’eau et de pain.
Tout individu normal va certes conclure que, sans même attendre des décès par la faim et surtout par la soif, nombre de diabétiques pourront vite mourir dans les premières heures de l’interdit. Mais cela ‘est pas venu à l’idée des novateurs de la macronéronie.
Mais ces frapadingues ne se diront-ils pas alors que parmi les voyageurs qui auraient succombé aux « privations-barrières » de boisson et de nourriture il aurait bien pu se faire que certains aient ainsi échappé par une autre forme de mort somme toute plus naturelle à celle dues à des effets indésirables de vaccin.
Macronéron s’est dit à l’occasion lecteur de Blaise Pascal. Peut-être a-t-il médité la pensée de ce dernier : « Tout est si nécessairement fou que ce serait fou, par une autre espèce de folie, que de n’être pas fou » ?
Selon certains, c’est là le cœur des méditations matinales auxquelles Macronéron convie régulièrement ses ministres avant les séances de sorcellerie vaccinale, au 33° degré de la volup-tueuse Marlène Schiappa. Ces réunions, dit-on, ne manquent jamais de déclencher les grouinements de satisfaction du sanglier Dupont-Moretti, jadis terreur des cours d’assise mais dont aujourd’hui, à considérer ses débilissimes réflexions idéologiques, il s’avère que sa culture humaniste est à peu près du niveau de celle des plus fanatiques antifas.
Bref, la macronéronerie relève à bien des égards de la psychiatrie.
À ce propos, souvenons-nous que jadis en URSS, après les années de la Grande Terreur et des œuvres diverses de liquidation de masse à la Loubianka et dans les goulags, ou par les famines en Ukraine, les tortionnaires et bourreaux bolcheviques rescapés de leurs purges imaginèrent, sans doute pour garantir leur propre avenir, d’envoyer les dissidents dans des asiles psychiatriques où ils pouvaient survivre quelque temps.
On peut d’ailleurs aujourd’hui se demander, avec l’actuelle exaltation grandissante de l’URSS du grand Staline, si la Russie, où Poutine vient de faire dissoudre Mémorial, n’emprunte pas les voies d’une remontée dans le temps, mais c’est une autre affaire.
Aujourd’hui en France, ce ne sont pas les dissidents mais bien plutôt les dirigeants qu’il faudrait d’urgence envoyer dans des lieux de soins psychiatriques appropriés.
Parce qu’enfin, quand ces gouvernants imposent à nos petits-enfants la torture de porter le masque à l’école tout au long des journées, tout en prônant qu’il soit porté aussi à la maison, l’évidence n’est-elle pas criante que nous sommes dirigés par des forcenés vaccinocrates ? Ou par des sadiques dignes des plus belles cuvées hitléro-stalino-maoïstes des années les plus noires de notre histoire.
Mais pire, bien pire, voilà que, pour soi-disant protéger les vieux, les mêmes dingos s’avisent de vouloir imposer la vaccination massive des jeunes dont on sait bien que les différents covids ne les menacent pas autrement qu’en proportion infinitésimale.
On aura remarqué encore que jamais les Macronéron, les Castex, les Véran et les autres ne s’avisent d’évoquer le fait, que savent des masses de médecins, à savoir qu’outre la grande majorité des contaminés dont les organismes résistent aux virus, le plus grand nombre des autres pourraient être l’objet des soins thérapeutiques appropriés, parfaitement connus par la plupart des médecins.
Mais non, le totalitarisme vaccinocratique macronéronien impose de viser que tout le monde, sans aucune exception, soit désormais traité au long de la vie par la vaccination, bientôt sans doute dès la naissance.
La clé de cela n’est-elle pas dans la secrète et narcissique jubilation de Macronéron et des siens de réussir, comme nul autre potentat dans l’histoire, à « tenir » sa population. À imposer à tous, sans l’opposition de la plupart des médecins odieusement menacés d’exclusion de leur métier, s’ils s’avisaient de soigner, de ce qu’il n’y aurait de voie de salut sanitaire et social aujourd’hui que l’unique vaccination pour tous ?
C’est en effet là un grand moment de triomphe totalitaire !
PS : Pour une de nos amies, dans le train, c’est le ramadan avant l’heure ! Et elle nous dit qu’il se serait trouvé hier un dirigeant de la SNCF pour dire que l’on pourrait manger dans les toilettes !
Une loi qui n’a produit que des mauvais fruits depuis 45 ans ne peut pas être une bonne loi
Extrait d’un article de Nicolas Sévillia dans La Nef :
[…] En ces temps sanitaires troublés, dans les- quels un nouveau variant vient chaque mois dis- puter l’existence d’un ancien variant, l’humanité entière n’aura peut-être compris qu’une seule chose, une seule vérité partagée par tous: on éradiquera définitivement le Covid-19 lorsqu’on aura supprimé la souche du virus. Autrement dit, lorsque la racine du mal aura été coupée. Il en va de même avec les modifications législatives successives adoptées par le Parlement français depuis 1975 qui n’ont fait qu’aggraver la loi Veil – promulguée le 17 janvier 1975 – autorisant, voilà plus d’un demi-siècle, l’avortement en France. Il en serait de même si l’on cédait à la tentation, somme toute parée de bonnes intentions, de revenir à « l’esprit » de la loi Veil. Une loi qui n’aura produit que des mauvais fruits depuis 45 ans ne peut pas être une bonne loi. Rétablir quelques filtres qui permettraient de diminuer l’intensité du mal n’empêchera jamais de l’anéantir définitivement. […]
En 2021 en France, l’avortement et les actes médicaux qui l’entourent sont mieux pris en charge que les frais et les examens liés à la grossesse. Par principe d’humanité. C’est la même logique qui prédomine depuis la Révolution. La terreur par principe d’humanité.
Devant cet abîme de désolation, une petite flamme vacille. C’est la génération des éveilleurs de conscience et d’espérance. « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse », disait Albert Camus au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
Nous n’étions pas nés en 1975. Nous n’avons pas voté la loi Veil qui devait nous libérer de toute entrave et nous promettre l’enfant désiré – si et quand nous le voulions. Nous n’avons pas vu le bonheur, seulement le malheur des femmes seules, et des enfants tués dans le sein de leur mère. Nous ne voulons plus de l’embryon objet et de l’enfant projet. Le chemin sera long et difficile, et il doit commencer par un examen de conscience approfondi. Celui-là seul nous permettra de comprendre qu’aucune autre option n’est possible que celle de s’approprier les armes de la Vérité, fut-elle tranchante et sans concession. Des grands serviteurs de la vie, comme le vénérable Jérôme Lejeune, nous indiquent ce chemin:
« Il n’y a point d’Homme avec un grand H. Il y a des hommes, des personnes, et chacun d’eux est respectable. Si chacun veut bien verser une larme sur la condition de l’Homme, si les grandes consciences s’enorgueillissent de grands élans en parlant des droits de l’Homme, bien peu se préoccupent de chaque homme, si ce n’est la loi élémentaire de la charité, un mot fort décrié ces temps-ci, et pourtant irremplaçable, car la charité s’étend à tous et à chacun, et surtout au premier venu, celui qui est juste à côté de nous, le “prochain” comme nous le disent nos catéchismes. »
Avant le passage au passe vaccinal, retour sur le débat sur la prolongation du passe sanitaire : c’était il y a deux mois !
Comme le temps passe. C’était il y a seulement deux mois (19 et 20 octobre 2021) : l’examen à l’Assemblée nationale et en première lecture du projet de loi pérennisant l’usage du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 (M.Véran : « Très schématiquement, le Gouvernement demande donc aux parlementaires de lui permettre de prendre des mesures si la situation l’exige, jusqu’au 31 juillet 2022 »). Ce n’était après tout que le onzième projet de loi portant sur la gestion des conditions sanitaires depuis le début de l’épidémie de covid, et avant le douzième qui s’annonce pour le début janvier 2022, destiné celui-là à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal : encore un petit tour de vis supplémentaire.
Cette abondance de texte démontre à elle toute seule la capacité formidable de la Macronie à gouverner (c’est-à-dire prévoir). Pour les optimistes : une adaptation au plus fin. Pour les réalistes, la politique du chien crevé au fil de l’eau. Pour les avertis, l’aveugle obstination dans des prémisses (le tout-vaccinal) dont tout démontre l’absurdité.
Cependant, ce 19 octobre 2021, M.Véran arrivait presque à dénicher une nouveauté :
« Ce onzième texte est cependant différent de ceux qui l’ont précédé, qu’il s’agisse de l’esprit qui le guide, nous le verrons au fil des débats, ou de son titre qui comporte les mots de « vigilance sanitaire » et non plus d’« état d’urgence ». »
On se satisfait comme on peut.
Nous proposons, pour mieux se préparer au prochain débat, de passer en revue quelques aspects des échanges lors de ces deux journées d’octobre 2021 et d’en tirer quelques observations.
Première observation : il est vrai que la situation épidémique est volatile. Pendant ces deux jours de débats, Omicron n’a pas été cité une seule fois ; M.Véran faisait référence à 5 000 diagnostics positifs covid par jour (on a dépassé les 200 000 en un jour à fin décembre) et M.Julien Aubert (LR) se préoccupait (à juste titre) du nombre de morts, en rappelant :
« au pic de la première vague, le 8 avril 2020, il y a eu 541 morts du covid ; à celui de la deuxième vague, le 15 novembre 2020, 302 morts ; à celui de la troisième vague, le 31 août, 186 morts ; cette semaine, 30 morts par jour en moyenne ! ».
Le nombre moyen de décès hospitaliers (source covidtracker) était passé à 173 à fin décembre 2021, ce qui, faut-il le rappeler une fois de plus, ne représente toujours qu’un peu plus de 10% des décès quotidiens en France, et n’affectant, comme de juste, très majoritairement que des personnes âgées et avec comorbidités.
Deuxième observation : après tant de textes gouvernementaux issus d’obscurs Conseils de défense puis votés tels quels, l’inexistence totale du Parlement comme organe de proposition est encore confirmée.
Bien sûr, la présidente (LaRem) de la commission des lois, Mme Yaël Braun-Pivet, a voulu démontrer le contraire :
« Dans ce contexte de crise sanitaire, il est toujours important de rappeler que nous avons tous pu compter sur l’État de droit. L’État de droit a tenu et il nous a permis de faire face à cette crise, dans le cadre de nos règles démocratiques. L’État de droit, c’est le Parlement, c’est le Conseil d’État, c’est le Conseil constitutionnel ; c’est le Gouvernement, qui a agi dans le cadre réglementaire que nous lui avons fixé : il ne s’est pas arrogé des pouvoirs en dehors de tout cadre et ses pouvoirs ont chaque fois été contrôlés, encadrés et suivis… Il ne faut pas laisser à penser à nos concitoyens que nous délivrerions chaque fois un blanc-seing au Gouvernement : ça n’est pas le cas et ça n’a jamais été le cas, mes chers collègues ».
Elle s’est fait reprendre par M.Patrick Hetzel (LR) qui a de la mémoire :
« Je reprendrai les arguments développés il y a quelque temps par Mme Yaël Braun-Pivet, présidente de notre commission des lois, dans un entretien paru dans la presse sous un titre qui reprenait son propos : « Ne sacrifions pas nos principes, nos droits et nos libertés au nom d’une allégresse de sortie de crise »…Ce que vous disiez, madame la présidente, est assez intéressant… Permettez-moi de vous citer : « Je pense que le passe sanitaire ne devrait pas concerner l’accès aux services essentiels, parce qu’il empiéterait trop sur nos libertés. On doit continuer au quotidien à pouvoir aller et venir. Il est par exemple hors de question d’interdire à quiconque de prendre les transports en commun, quelle que soit la distance. C’est une ligne tracée en commission des lois à laquelle je souscris totalement et que je défendrai. Par ailleurs, nous devons laisser l’accès libre à tous les lieux de la vie quotidienne, je dis bien tous. Les jeunes n’ont pour l’instant pas accès à la vaccination, faut-il les laisser à la porte du bar ou les soumettre à plusieurs tests par semaine ? Ce serait profondément discriminatoire. ».
Pas de blanc-seing ? C’est tout comme. Bien sûr, on se flatte comme on peut. Ainsi, M. Jean-Pierre Pont, rapporteur du projet de loi, expose sa satisfaction de législateur hautement actif :
« Notre commission a également renforcé le volet du dispositif consacré au contrôle parlementaire en avançant au 15 février 2022 la date limite de remise d’un premier rapport du Gouvernement,…
Philippe Gosselin. La belle affaire !
Jean-Pierre Pont,rapporteur. …lequel rapport pourra faire l’objet d’un débat,…
Philippe Gosselin. « Pourra » !
Jean-Pierre Pont, rapporteur. …et en prévoyant la remise d’un autre rapport en mai, ainsi que de rapports mensuels d’étape ».
M.Gosselin (LR) rappelait également cette citation de M.Macron si caractéristique de l’estime du Président pour le Parlement :
« Nous avons bien compris que le Président de la République et la majorité n’avaient que faire de notre droit d’amendement et des droits du Parlement : hier, le Président de la République a dit que le droit d’amendement est sans doute « légitime » mais qu’« il est clair que sur ce sujet, une réforme de notre Constitution s’imposera ». Voilà, c’est dit, c’est clair : lors d’une prochaine législature, notre droit de parole sera encore raccourci ».
Troisième observation : dans cette quasi-absence de contre-pouvoirs, le positionnement des LR paraît relever de la schizophrénie.
D’un côté, il y a l’opposition déterminée de certains députés de ce groupe lors de l’examen du texte. Ainsi, on retrouve M.Gosselin qui a défendu, sans succès mais c’était inévitable, une motion de rejet préalable :
« Que nous propose ce texte, pour commencer et avant de revenir sur son contenu ? Il nous propose, dans un premier temps, d’enjamber pendant dix mois la représentation nationale, jusqu’au 31 juillet 2022 ! Et pour quel motif ? Parce que nous suspendons nos travaux le 28 février et qu’il y a ensuite des échéances importantes : l’élection présidentielle puis les élections législatives. Mais, jusqu’à preuve du contraire, la suspension des travaux ne signifie pas la fin de notre mandat ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.) Notre mandat s’exerce jusqu’au 17 juin 2022 ! ».
Ce qui permet à son collègue M.Hetzel de souligner au passage un mensonge gouvernemental (un de plus) :
« Parmi les arguments qu’il convient d’avancer pour demander la suppression de l’article 1er, il y a le fait que celui-ci repose sur un mensonge gouvernemental ! Oui, mes chers collègues, il s’agit d’un mensonge gouvernemental. M. Attal, pour justifier ces dispositions, a affirmé qu’à partir de février, il n’est absolument plus possible d’avoir un débat parlementaire. Vous savez que c’est faux ! … Si la situation exigeait une prorogation après le 31 janvier, le Gouvernement pourrait à tout moment demander une inscription à notre ordre du jour, puisque la session ordinaire est ouverte jusqu’en juin 2022 ».
On retrouve même, parmi les opposants apparents, M.Aurélien Pradié (LR) qui précise :
« J’assume de dire, à cette tribune, que la société du passe sanitaire n’est pas la société que nous souhaitons. J’assume de dire, à cette tribune, que la démocratie des états d’urgence et de la marginalisation du Parlement n’est pas la démocratie que nous devons souhaiter pour notre pays ».
M.Pradié, c’est intéressant, est l’un des six porte-parole tout récemment choisis par Mme Pécresse (Six ! Faut-il que la parole de Mme Pécresse soit lourde de sens pour avoir besoin d’une équipe si nombreuse).
Et voilà l’autre versant des LR : au moment où l’on parle de substituer un passe vaccinal au passe sanitaire, M.Damien Abad, patron des députés LR, twitte ainsi :

De même que M.Larrivé, député LR également :

Mme Pécresse elle aussi se prononce en faveur du passe vaccinal. On apprend même que, bonne élève sanitaire, elle va imposer à ses meetings électoraux jauge et passe sanitaire ce qui n’est même pas imposé par le gouvernement.

On ne doute pas que M.Pradié va, à nouveau, assumer aussi cela.
Quatrième observation : on retrouve les incohérences et mensonges habituels de M.Véran dans l’exposé des aspects sanitaires.
Ainsi, lors de la présentation du projet de loi, le 19 octobre, M.Véran indiquait à propos de la campagne de rappel des vaccinés :
« Le second défi est celui des rappels de vaccination. Le rappel est fondamental chez les personnes fragiles, y compris chez celles ne se considérant pas comme telles. C’est un fait, au-delà de 65 ans, le système immunitaire n’a pas la même mémoire que chez une personne plus jeune… Les personnes atteintes de maladies chroniques, qui fatiguent le système immunitaire, ont elles aussi besoin d’un rappel de vaccination. À terme, 22 millions de nos concitoyens auront vocation à recevoir ce rappel : les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes malades, mais aussi l’ensemble des soignants et de ceux qui vivent au quotidien auprès de personnes ayant un système immunitaire fragile, car toutes ces personnes se trouvent particulièrement exposées au virus ».
Ce chiffre de 22 millions, population cible, est à peu près corroboré par le rapporteur M.Pont qui parle lui de 18 millions de personnes éligibles.
Or, voici ce qu’écrivait M.Véran le 21 décembre :

L’objectif des rappels est donc quasiment atteint. Pourquoi alors amplifier ? N’y aurait—il pas, dans la politique menée par le gouvernement, une sorte de fascination pour le toujours plus ? Pour la pureté bactérienne ? Pour le tour de vis supplémentaire ? Une sorte de fascination pour un paysage sanitairement immaculé, comme reporté dans cette autre réflexion de M.Véran :
« Personne ne considère que la vie actuelle est normale. La vie normale – je ne sais pas ce que c’est, d’ailleurs, mais nous n’allons pas philosopher sur ce point –, ce n’est certainement pas une vie dans laquelle 4 000 à 5 000 personnes tombent malades ou vont à l’hôpital chaque jour ».
Il se fait alors rembarrer par M. François Ruffin (LFI) :
« C’est n’importe quoi ! Tous les jours, il y a des gens qui tombent malades ! On ne va pas arrêter d’être malades ! »
Autre incohérence sanitaire et énorme angle mort dans la politique gouvernementale : la vaccination du reliquat de personnes à risque (en particulier âgées). C’est pourtant présenté comme un enjeu par le ministre :
« Nous faisons actuellement face à au moins deux enjeux en matière de vaccination. Le premier est celui du nombre important de Français – plus de 1 million – qui n’ont pas reçu la moindre dose de vaccin, alors même qu’ils présentent une fragilité particulière en raison du fait qu’ils sont âgés ou malades, ou que leur système immunitaire est déficient ».
Mais ce constat reste sans suite, on préfère s’attaquer aux jeunes. Et M.Ruffin, qui décidément se distingue par quelques interventions intéressantes, explique :
« Nous vous avions prévenus en juillet, nous vous avions avertis sur l’échec de votre passe autoritaire. La France était alors le dernier pays d’Europe de l’Ouest, le dernier pour la vaccination des plus à risque. Que recommandaient à l’époque les scientifiques ? Je l’ai annoncé ici même cet été : de cibler, d’aller chercher les plus âgés, les malades chroniques, les obèses, ceux qui risquent de faire des formes graves. Mais à la place de cibler, vous avez choisi d’arroser. À la place, vous avez arrosé les enfants, les adolescents, qui n’ont aucun intérêt à la vaccination. À la place, vous avez installé le contrôle social, tout le monde qui flique tout le monde partout, dans les restaus, les cafés et les cinés. À la place, vous avez restreint les libertés.. ; Cette prédiction est désormais avérée, le Conseil scientifique vient de le confirmer : un nombre encore trop important de personnes à risque, en particulier les personnes âgées de plus de 75 ans, reste non vacciné, plus que dans d’autres pays. Et la France reste le dernier pays d’Europe de l’Ouest pour la vaccination des plus de 80 ans, loin derrière l’Espagne, le Portugal, la Norvège, l’Irlande, le Danemark – tous à 100 % –, loin derrière l’Italie, à 97 %, la Suède, à 95 %, et la Belgique, à 90 %. En revanche, le Gouvernement a réussi cet exploit : doubler la proportion des 12-18-29 ans vaccinés, eux qui ne meurent jamais ou presque de la covid, eux qui, le plus souvent, font des formes légères. Eux, les jeunes, sont désormais mieux couverts que les plus âgés ».
Et à propos des exigences vis-à-vis des plus jeunes, LFI, comme quelques autres groupe (LR) et députés, essaie de faire supprimer le passe sanitaire pour les mineurs. Sans succès, comme argumente de façon si caractéristique M.Erwan Balanant (MODEM) :
« Les jeunes sont comme les autres : ils peuvent être contagieux. Or, quand on est jeune, on a une famille et en particulier des grands-parents ; ce sont eux que l’on peut menacer en n’étant pas vacciné ».
M.Balanant, capitaine de navire au 19ème siècle, en situation de naufrage, eût été du genre à crier : « Les vieux d’abord ! ».
Et bien sûr, à trop vouloir administrer, on génère encore plus d’incohérences, comme illustré par P. Hetzel :
« Je veux souligner, en complément de ce qui vient d’être dit, que les mesures prévues par le Gouvernement sont tout à fait aberrantes. Elles sont d’ailleurs à la fois incomprises par nos concitoyens et difficiles à appliquer. Prenons plusieurs exemples. Lorsqu’une école de musique dépend d’une collectivité territoriale, elle n’est pas obligée d’exiger le passe sanitaire de ses adhérents ; si, en revanche, elle est gérée par une association, elle est soumise au dispositif. De même, un groupe de musiciens professionnels n’a pas besoin du précieux sésame, contrairement à des musiciens amateurs qui se réunissent pour répéter. Ainsi, des collégiens peuvent jouer au basket dans un gymnase pendant la journée sans passe sanitaire, mais s’ils se retrouvent le soir dans ce même gymnase pour pratiquer la même activité, le passe sanitaire est exigé ».
Dernier point dans cette catégorie mensonge, quand M.Véran énonce :
« Je le redis une dixième fois : non seulement la loi ne prévoit pas l’application du passe autrement que pour les activités de loisir… ».
Ah bon ? Et le passe sanitaire (voire le vaccin) exigé dans certains environnements de travail ? Et les TGV ou les avions ou les restaurants ne sont donc utilisés que pour des activités de loisir ?
Mais heureusement, M.Véran est un bon bougre : il nous propose un petit supplément d’âme [sic !] à propos de la future élection présidentielle. Il se trouve en effet que M.Joachim Son-Forget (ex LREM, non-inscrit) soutient un amendement qui « vise à expliciter les conditions d’exclusion du passe sanitaire du vote pour les élections présidentielle et législatives à venir ». Le rapporteur se fait didactique :
« Vous soulevez une question légitime et très importante dans le contexte que nous allons connaître au printemps prochain. Si l’article dont nous discutons porte sur l’état d’urgence sanitaire, votre amendement pose la question de l’application du passe sanitaire au contexte électoral. Dans sa décision du 31 mai 2021, le Conseil constitutionnel a précisé noir sur blanc que le passe sanitaire ne saurait s’appliquer aux activités politiques. En commission, le ministre a pris des engagements fermes et je ne doute pas qu’il les renouvellera ici ».
Et le ministre ainsi interpellé nous offre ce petit moment délicieux dont il faut garder la trace :
« Je le redis une dixième fois : non seulement la loi ne prévoit pas l’application du passe autrement que pour les activités de loisir [voir plus haut] mais elle ne spécifie pas qu’il faudrait le passe sanitaire pour voter. J’ajoute, ce qui n’engage que la parole du Gouvernement mais c’est peut-être le petit supplément d’âme, que nous n’avons aucune intention de demander le passe sanitaire le jour des élections, quand bien même nous pourrions le faire. En l’occurrence, nous ne le pouvons pas et ne le ferons pas ».
Cher lecteur, en ce tout début d’année, petit cadeau pour vous : le précédent supplément d’âme (sous-titré) de M.Véran lors d’un entretien le 3 juin 2021 :

Pour terminer ces quelques aperçus sur ces débats parlementaires, qui vont sans doute se répéter tels quels lors de l’examen du prochain projet de loi sur le passe vaccinal, deux extraits lors des explications de vote :
M.Guillaume Gouffier-Cha (LaRem) expose sa satisfaction :
« Nos débats ont été animés ; c’est normal, au fond, eu égard à la situation de crise que nous vivons encore aujourd’hui. Cette crise est maîtrisée, grâce aux efforts qui ont été faits par les Françaises et les Français et par l’ensemble de nos personnels soignants, grâce aussi aux décisions qui ont été prises avec courage par le Gouvernement et la majorité pour permettre à l’ensemble de nos concitoyennes et de nos concitoyens de retrouver une vie normale ».
Il rappelle ensuite la base de l’acte de foi macrono-covidien :
« Il y a donc une réalité que nous n’avons pas entendue : la vaccination est la seule solution si nous voulons parvenir à mettre la crise derrière nous ».
Quant à M.Philippe Vigier (Démocrate apparenté MODEM), son propos est caractéristique de la volonté gouvernementale de faire appel à la peur et il n’hésite pas non plus à l’emploi du mensonge :
« La pandémie que nous vivons est la cinquième pandémie la plus meurtrière de l’histoire ; elle a ravagé le monde entier. Il ne faut pas oublier d’où nous venons – elle a entraîné la mort de 120 000 personnes en France [rappel toujours utile : 600 000 morts par an en France ; pas de surmortalité remarquée par l’INSEE pour l’année 2020]… Nous sortons de vingt mois d’une douleur terrible, durant lesquels chacun d’entre nous a su réagir en permanence, au Sénat comme ici, à l’Assemblée nationale, en prenant ses responsabilités, suivant sa propre approche…. Mais n’oublions pas que si la France en est là où elle est ce soir, c’est parce qu’après une année 2020 marquée par quelques erreurs d’appréciation – nous n’avions pas de masques, vous vous en souvenez et je ne l’ai pas oublié, ni de gel hydroalcoolique, et nous peinions sur la question des tests –, force est de constater que concernant la vaccination, nous sommes devenus les premiers d’Europe » [se rappeler tout à la fois le dogme de base et les propos de M.Ruffin sur les personnes à risque non-vaccinées].
Pour conclure, proposons ces quelques réflexions faites par M. Mathieu Slama dans Le Figaro du 21 octobre 2021, juste après le vote du projet de loi :
« Dans la crise sans fin qui nous accable depuis un an et demi, il y a un repère intangible, presque réconfortant : la constance avec laquelle le gouvernement n’a de cesse de se dédire et d’hystériser les débats. Nous sommes désormais habitués aux promesses non tenues, aux mesures prises sans réel fondement, aux petites phrases provocatrices, aux revirements permanents. La séquence actuelle, où se discute une énième prolongation de l’état d’urgence sanitaire, n’est donc une surprise pour personne… On assiste en quelque sorte à la naissance d’un nouveau concept, l’«état de vigilance», qui justifie les mesures les plus liberticides au nom de la prudence et de la précaution. Là encore, le gouvernement banalise l’état d’exception en le justifiant non pas par l’urgence de la situation actuelle mais par l’urgence hypothétique de la situation future. Au nom de la vigilance, le pouvoir prolonge donc l’état d’exception et envisage même de conditionner la validité du passe sanitaire à l’obtention d’une troisième dose de vaccin, tout en mettant fin, dans le même temps, à la gratuité des tests, condamnant encore un peu plus les non-vaccinés à l’ostracisme social.
Devant le Sénat italien, Giorgio Agamben a décrit ce changement de paradigme dans ces termes d’une grande justesse :
«Le modèle qui est mis à mal est celui des démocraties parlementaires avec leurs droits, leurs garanties constitutionnelles. Et à leur place prend le relais un paradigme de gouvernement dans lequel, au nom de la biosécurité et du contrôle, les libertés individuelles sont vouées à subir des limitations croissantes. La sécurité et l’urgence ne sont pas des phénomènes transitoires, mais constituent la nouvelle forme de gouvernementalité». »
“Quel exemple donnons-nous aux jeunes étudiants en médecine ?”
Le Docteur Zineb Deheb, suspendu, a écrit une lettre ouverte aux Conseils de l’Ordre des Médecins. Extraits :
[…] Alors que les pouvoirs législatif, judiciaire, médiatique ont laissé l’hubris présidentielle se déchaîner et l’ont même parfois encouragée, je pense que le médecin, conscient qu’il est des limites de son art, doit affirmer le principe de sacralité du corps humain.
Sommes-nous encore des médecins si nous acceptons d’être les instruments de cet Etat ? N’avez-vous pas conscience que l’Etat veut faire des médecins des techniciens médicaux sans âme ?
Avez-vous conscience que le gouvernement qui utilise actuellement l’autorité des médecins pour imposer des restrictions de tous ordres utilisera demain, dès que le vent tournera, les médecins comme boucs-émissaires ?
Je pense que nous risquons de perdre définitivement la confiance des Français.
Nous avons collectivement montré notre refus de traiter dans les meilleurs délais les personnes atteintes de la maladie à SARS-CoV-2.
Nous avons abandonné les patients non atteints de la maladie à SARS-CoV-2.
Nous nous sommes réfugiés derrière nos écrans, avec la téléconsultation, alors même qu’une nouvelle maladie inconnue était à définir.
Nous avons montré notre incapacité à nous opposer au viol du consentement des Français.
Nous avons montré notre incapacité à évaluer correctement les bénéfices et les risques de l’injection d’ARN messager.
Nous avons montré notre mépris du principe de précaution, notamment pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes alors même que l’histoire de notre discipline regorge d’exemples sordides incitant à la prudence.
Nous avons montré notre incapacité à rapporter efficacement les effets indésirables de l’injection d’ARN messager aux services de pharmacovigilance.
Nous avons montré notre incapacité à défendre les infirmières, les aides-soignantes et tous les autres soignants.
Quel exemple donnons-nous aux jeunes étudiants en médecine ?
Que ferons-nous demain quand l’étendue des complications de l’injection d’ARN messager sur les enfants, les adolescents, les jeunes adultes, les personnes âgées et surtout les femmes enceintes sera révélée ? Que dirons-nous durant les procès qui s’annoncent pour les décennies à venir ? Pensez-vous réellement que les hommes politiques nous protégerons ?
Enfin, je pense qu’il est temps pour le conseil de l’Ordre des médecins d’exiger du gouvernement le respect qui nous est dû et de retirer du code de la santé publique la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 dont l’article L3136-1 menace d’emprisonnement les médecins et soignants qui exercent sans avoir au préalable participé aux études de phase 3 des laboratoires Pfizer et Moderna. […]
Aucun miracle à Medjugorje ?
David Murgia, journaliste à la Rai, anime plusieurs émissions religieuses sur TV2000, média piloté par la Conférence des évêques d’Italie. Murgia vient de publier Processo a Medjugorje – « Procès à Medjugorje », dans lequel il publie les rapports de la Commission pontificale présidée par le cardinal Camillo Ruini, constituée afin d’enquêter sur les prétendues apparitions de Medjugorje. Il a épluché les procès-verbaux et autres enregistrements de la Commission créée en mars 2010 par le pape Benoît XVI. Et la conclusion tombe :
« aucune guérison miraculeuse certifiée n’a eu lieu à Medjugorje… »
Le cardinal Camillo Ruini, vicaire pour le diocèse de Rome entre 1991 et 2008, avait reçu pour mission de statuer sur le caractère surnaturel ou non des apparitions et proposer des solutions pastorales. La Commission a accueilli en son sein les cardinaux Jozef Tomko, Vinko Puljc, Josip Bozanic, Julian Herranz et Angelo Amato, ainsi que neuf « experts » : quatre théologiens, un mariologue, un canoniste, un rapporteur de la Congrégation pour les causes des saints, un psychologue et un représentant de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Il ressort des rapports de la Commission que, sur les 487 cas de « guérison » signalés à Medjugorje, seuls dix ont été jugés dignes d’être examinés par les experts médicaux de la Congrégation pour la cause des saints, qui a conclu qu’aucun ne pouvait être considéré comme scientifiquement inexplicable… L’auteur rapporte également les confidences que certains membres de la Commission Ruini lui ont faites :
« imaginez le scandale sans précédent qui surgirait dans l’Eglise si le phénomène de Medjugorje s’avérait faux, artificiel, infondé. Il aurait trompé une multitude de personnes ».
Chronique des cinglés
En Suisse, une autodéclaration suffit désormais pour changer d’identité sexuelle :
La Suisse a désormais rejoint un grand nombre de pays qui permettent à une personne de changer d’identité sexuelle sur simple déclaration. À partir du 1er janvier 2022, il ne sera plus nécessaire de fournir la preuve qu’une personne a subi une hormonothérapie ou une chirurgie de “changement de sexe”, ni la déclaration d’un médecin attestant que la personne souffre de dysphorie de genre. Désormais, pour changer légalement de sexe, il suffit de se rendre dans un bureau d’état civil et de remplir un simple formulaire. C’est aussi simple que cela.
Permettre à une simple croyance – peu importe à quel point elle peut-être objectivement erronée – de déterminer la réalité juridique est une voie qui mène au chaos social. La façon dont cet effet boule de neige prendra fin peut être vu au travers de l’exemple du Mexique. Là-bas, la Cour Suprême du pays a récemment statué que la croyance d’une personne sur son âge l’emporte sur l’âge réel de cette personne. Avec cette décision, la pédophilie pourrait cesser d’être un crime si un adulte croit de bonne foi qu’il est un enfant. Un mineur pourrait être autorisé à acheter de l’alcool ou à se rendre dans un club de strip-tease s’il croit de bonne foi avoir vingt et un ans. Avec l’essor de ce mouvement “de réalité imaginaire”, une personne pourrait bientôt être en mesure de changer légalement sa race et son ethnicité sur une simple déclaration ; et les gens seraient incités à le faire en raison de tous les quotas et des postes réservées aux minorités. En effet, qu’est-ce qui empêche une personne de mentir sur son curriculum vitae lorsqu’elle postule à un emploi, à des subventions gouvernementales et à des universités, si elle croit réellement qu’elle a eu les expériences qui y sont mentionnées ? Nous vivons dans un monde à l’envers, où la fiction est la vérité et la vérité la fiction…jusqu’à ce que la boule de neige s’arrête.
Pour mettre fin à cette folie, il est nécessaire que les personnes saines d’esprit – qui constituent la majorité de la population mondiale – prennent la parole et exigent que la réalité objective soit prise au sérieux. Garder le silence ne fera que permettre aux activistes de gauche de continuer à nous imposer l’irréalité.
Alain Houpert : “La stratégie du tout vaccinal est un échec”
Le sénateur LR de Côte d’Or, Alain Houpert, médecin, déclare dans Valeurs Actuelles :
[…] Depuis que l’on parle des vaccins, des scientifiques ont exprimé leur doute sur le choix de cette unique stratégie. Mais ils n’ont pas été entendus. Même l’OMS remet aujourd’hui en question cette stratégie vaccinale si elle ne s’étend pas à la totalité des pays. La recherche de protocoles est un travail quotidien des médecins. C’est aussi une responsabilité que tout médecin sait devoir prendre à chaque diagnostic. L’exécutif, et particulièrement le ministre de la Santé, a décrété qu’il existait une recherche officielle et donc une médecine officielle, rédigée par un comité scientifique. Dès lors, tous ceux qui proposaient d’autres solutions ont été catalogués. Deux ans après, on le voit. La stratégie du tout vaccinal est un échec.
Que faut-il dire à ceux qui ne sont pas vaccinés ?
D’abord rappeler que les non-vaccinés ne sont pas des malades comme le laissent croire nos dirigeants. Je lis parfois des commentaires qui sont effrayants : ils seraient des assassins, des terroristes, certains parlent même de déserteurs.
La défiance des « non-vax » envers le vaccin est due aux approximations du gouvernement. Des masques inutiles devenus obligatoires. Des passes qui ne devaient jamais exister et qui sont aujourd’hui considérés comme une responsabilité, voire pour certaines catégories comme une obligation citoyenne.
Ensuite, tout le monde sait – y compris les médecins – qu’il y a des effets secondaires parfois graves. Le refus de l’exécutif d’être parfaitement transparent sur ces effets créé un vrai sentiment d’injustice. On parle de bénéfice risque à l’échelle nationale, mais quand le risque est là, ce sont des vies, des familles qui sont traumatisées. Il y a aujourd’hui une vraie instrumentalisation par le pouvoir de ces non-vax. Il faut toujours des boucs émissaires. Or si nous en sommes là, ce n’est pas la faute de personnes qui sont empêchées de vivre… mais bel et bien d’un exécutif qui a perdu la confiance des Français.
Quel doit être le rôle des médecins, en cette période de pandémie ?
Les médecins sont là pour soigner, rechercher avec le patient le meilleur protocole, prendre leurs responsabilités, assumer les risques et les erreurs et surtout, surtout, soigner sans discrimination. Ce qu’ils font au nom du serment d’Hippocrate dans les services de réa et c’est là leur honneur. […]
Quelle est l’alternative sanitaire, en plus du vaccin, pour faire face à un pic épidémique ?
Avoir un hôpital en bonne santé comme les soignants le réclament depuis des années. Car, depuis deux ans, qu’a réellement fait l’exécutif pour l’hôpital à part sortir le chéquier des contribuables et faire de grandes promesses ? A-t-on des lits de réa en plus ? Non, alors que le président de la République promettait d’en mobiliser 10 000 si nécessaire.
Ensuite, laisser les médecins assumer leur responsabilité dans la recherche de traitements sans passer plus de temps à les traîner dans la boue ou devant le Conseil de l’Ordre. On a beaucoup parlé du professeur Raoult. C’est à peine s’il n’était pas un criminel de guerre : au final a-t-il été condamné par ses pairs ? Non. Parce que le rôle du médecin est de chercher, de trouver, parfois aussi de se tromper mais dans tous les cas : de mettre les moyens nécessaires pour le bien du malade. Mais surtout, un médecin assume et prend ses responsabilités. […]
Des milliards pour loger les migrants
Que se cache-t-il derrière le business de l’hébergement des migrants ? Combien ça vous coûte ? Enquête sans concession au coeur de la Macronie.
Bilan 2021 : une immigration encore en hausse. Quoiqu’il en coûte ?
Le Figaro constate que l’immigration a encore augmenté en 2021.
La demande de regroupement familial a augmenté de quasiment 18 % en un an, avec un total d’environ 30 000 dossiers déposés.
100 000 demandeurs d’asile se sont pressés aux guichets de l’Office français pour les réfugiés et les apatrides (Ofpra). Le taux moyen de protection accordé avoisine les 40 %. Ce qui signifie que 60 % de ces étrangers sont des migrants économiques.
- Le premier pays d’origine des demandeurs d’asile demeure l’Afghanistan, avec plus de 16 000 dossiers déposés en un an. Un contingent en hausse de plus 20 %.
- Suivent les Ivoiriens, qui représentent environ 6 000 demandeurs d’asile, et, dans une même proportion, les Bangladais et les Guinéens.
- explosion de la demande albanaise, avec plus de 5 000 demandeurs. Le dernier pointage correspond pour cette nationalité à une hausse de 135 % entre 2020 et 2021.
L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) distribue en un an plus de 100 000 cartes pour l’allocation de demandeur d’asile. Une manne de quasiment un demi-milliard d’euros. Elle instruit également les demandes de titre de séjour pour soins, soit 26 000 demandes en un an. L’Ofii a aussi pour mission d’héberger les demandeurs d’asile, avec plus de 110 000 places proposées. Le temps de séjour moyen au sein du dispositif national d’accueil est passé de 435 jours en 2020 à 625 jours en 2021.
Quand le gouvernement a dit…
En janvier 2020, quand Agnès Buzyn a déclaré ” le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée”, j’ai su que le virus arriverait en France.
En février 2020, quand Olivier Véran a affirmé que “il n’y a plus aucun malade en France”, j’ai su qu’il y aurait des milliers de décès.
En mars 2020, quand la porte-parole Sineth Ndiaye a dit que les Français ne devaient pas acheter de masques car ils ne servaient à rien, j’ai su que les masques deviendraient obligatoires.
En mars 2020, quand Olivier Véran a déclaré que “c’est le confinement qui provoque la circulation du virus”, j’ai su que nous serions confinés.
En mars 2020, quand Jean-Michel Blanquer a affirmé que les écoles ne fermeraient pas, j’ai su qu’elles seraient fermées plusieurs semaines.
Pendant toute l’année 2020, quand le gouvernement a affirmé que la santé des Français était sa priorité, j’ai su qu’il continuerait à supprimer des lits à l’hôpital.
En juillet 2021, quand Olivier Véran a déclaré : “le vaccin est 95% efficace contre les formes graves, 100% efficace contre le confinement”, j’ai su que le gouvernement nous demanderait une 3ème dose.
En novembre 2021, quand Olivier Véran a affirmé qu’il n’y aurait pas de pass vaccinal, j’ai su qu’il y en aurait un
Depuis 2017, quand Emmanuel Macron déclare que nous sommes dans un état de droit, je sais que nous sommes en dictature.
L’UE au forceps
La France a pris le 1er janvier la présidence du Conseil européen. Emmanuel Macron s’en réjouit, en cette période électorale il n’aura que ça à faire :

Avec, en plus du drapeau européen sous l’Arc de Triomphe (un drapeau français va-t-il dominer à Bruxelles ?), une belle opération de propagande sur les monuments (les évêques ont-ils été consultés ?)


Regarder vers l’avenir en se forçant à oublier le passé :

Des controverses entourent certains des plus importants soutiens de la vaccination
Intéressante analyse de Louis Forbel dans Politique Magazine :
«Billionaire club in bid to curb overpopulation » : un club de milliardaires pour lutter contre la surpopulation. Le titre n’est pas tiré d’un obscur blog complotiste mais du vénérable Sunday Times, dans un article paru en mai 2009. Le journal britannique y relatait les informations recueillies par un média spécialisé qui a ses entrées auprès des milliardaires américains, la Chronicle of Philanthropy. De cette réunion que le Sunday Times qualifiait lui-même de secrète, un consensus avait émergé : la « surpopulation » était une catastrophe environnementale, sociale et industrielle et il fallait la combattre.
L’événement s’était tenu dans la maison de Paul Nurse, prix Nobel pour ses travaux en biochimie et président de l’université Rockefeller. Il réunissait une partie du gratin de la finance mondialisée militante – Georges Soros, David Rockefeller Jr, mais aussi le maire de New-York, Michael Bloomberg, l’investisseur Warren Buffet et les magnats des médias Ted Turner et Oprah Winfrey. Son initiateur ? Le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, premier propriétaire terrien des États-Unis et surtout mandataire d’une organisation tentaculaire : la Bill & Melinda Gates Foundation, créée avec son épouse en l’an 2000, qui emploie 1500 salariés et dispose d’un trésor de guerre de 50 milliards de dollars.
Le poids longtemps méconnu de la fondation Gates
Par le passé, Bill Gates n’a pas fait mystère de son obsession concernant la « surpopulation », notion floue sur laquelle il est difficile de placer un curseur, mais réflexe malthusien partagé par de nombreuses élites tout au long du XXe siècle. Dans une conférence donnée il y a douze ans à Long Beach, en Californie, il fournissait déjà des chiffres précis, affirmant que « selon les projections officielles, la population mondiale va atteindre un pic à 9,3 milliards, mais avec des initiatives caritatives comme un meilleur système de soins de santé reproductive, nous pensons que nous pouvons la plafonner à 8,3 milliards ».
En 2010 lors d’une conférence TED sur le climat et en 2011 sur la chaine CNN, Bill Gates associait la vaccination et une potentielle réduction du rythme de croissance de la population mondiale, affichant l’espoir qu’un système de santé à l’occidentale provoquerait un changement des comportements dans les pays à forte démographie. De fait, sa Fondation a vacciné tous azimuts des dizaines de millions d’enfants notamment via l’Alliance mondiale pour la vaccination (Gavi) dont elle est le premier contributeur. Elle a aussi financé un projet étrange de marquage fluoresçant sous-cutané destiné à vérifier l’état vaccinal des personnes injectées, révélait l’AFP en 2019. La crise du Covid a aussi révélé au grand jour le poids considérable de la fondation Gates dans le budget de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) : elle en est le deuxième partenaire (derrière les États-Unis) !
Dans ces conditions, sera-t-on étonné de retrouver à la tête de l’OMS un militant actif de la vaccination globale ? En mai 2017, l’éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus est élu à la direction de l’organisation par l’Assemblée mondiale de la santé, une structure dépendante de l’ONU. L’homme fait de la « couverture vaccinale universelle » la priorité de son mandat, une ambition maintes fois répétée pendant la crise du Covid. Il est en outre membre du conseil de Gavi. Diplômé d’une université britannique, Ghebreyesus était devenu ministre de la Santé de l’Éthiopie en 2005 et avait très vite intégré les plus hautes sphères globalistes (Institut Aspen, fonds ONUSIDA, etc.).
Mais à l’OMS, il multiplie les bourdes. Elles révèlent en creux toutes ses dépendances. En 2017, pour remercier l’Union africaine de son soutien, il annonce la nomination du dictateur du Zimbabwe – Robert Mugabe – comme ambassadeur de l’Organisation, avant de faire marche arrière. Au début de l’épidémie de coronavirus, il est critiqué pour son attitude envers la Chine : Ghebreyesus se fait alors le porte-voix de toutes les déclarations de Pékin visant à détourner les regards des laboratoires de Wuhan. Puis il sort de son champ de compétence en critiquant l’administration Trump quand celle-ci décide de fermer ses frontières aux voyageurs venus de Chine.
Ghebreyesus bientôt jugé ?
Son parcours très politisé avait commencé bien avant : de 2012 à 2016, Ghebreyesus a dirigé le ministère des Affaires Étrangères de l’Éthiopie. Membre du Front de libération du peuple du Tigray, une organisation révolutionnaire d’ascendance léniniste qui détient le pouvoir entre 1991 et 2018, il fait aujourd’hui face à de graves accusations. L’une d’elles (lancée peu avant son élection à la direction de l’OMS) lui reproche d’avoir caché trois possibles épidémies de choléra en 2006, 2009 et 2011 en les étiquetant comme des diarrhées aigües. Une autre, plus importante, a été émise par le gouvernement d’opposition qui a pris le pouvoir en 2018 et par l’un de ses soutiens, David Steinman, un économiste américain concourant pour le prix Nobel. Ce dernier accuse Ghebreyesus d’avoir codirigé les forces de sécurité de l’Éthiopie entre 2013 et 2015 et d’avoir participé au meurtre et à la torture de membres de tribus ennemies. Sûr de ses preuves, David Steinman a déposé plainte pour crimes contre l’humanité auprès de la Cour pénale internationale de La Haye en décembre 2020.
Le cas Ghebreyesus résonne comme en écho avec la situation inconfortable de Bill Gates, deuxième apporteur de fonds à l’OMS. En 2019, des fuites parvenues au New York Times révélaient que Gates avait voyagé dans l’avion privé de Jeffrey Epstein, le financier accusé de trafic sexuel de jeunes filles mineures. Il aurait également participé à l’une de ses soirées organisées dans un manoir de Manhattan durant laquelle il serait resté « très tard ». Il avait rencontré le sulfureux jet-setter au sein du gotha new-yorkais et le côtoyait régulièrement depuis 2011.
Les étonnantes expérimentations de M. Fisher
En France, l’activisme vaccinal a connu une accélération soudaine ces dernières années, sous la houlette d’une structure montée par les financiers Rothschild : la fondation Edmond de Rothschild pour le développement de la recherche scientifique. Son président, Alain Fisher, avait conduit les travaux du Comité d’orientation sur la vaccination en 2016. À cette époque, il n’avait pas hésité à contredire l’avis des jurys en recommandant l’extension du nombre de vaccins obligatoires chez les enfants ; ce qui sera chose faite en 2018 sous le ministère d’Agnès Buzyn.
En décembre 2020, Fisher est désigné par le nouveau ministre de la Santé pour diriger la stratégie vaccinale française dans le cadre de la crise du Covid. À sa prise de fonction, il déclare que les données disponibles sur les produits vendus par Pfizer, Moderna et Astra Zeneca sont insuffisantes, mais il préconise dès le mois de janvier 2021 la vaccination des enfants… En février, il s’en prend publiquement à un médecin généraliste des Alpes-Maritimes qui avait contesté sur France Bleu l’efficacité du vaccin anti-covid en raison de l’apparition des nouveaux variants.
Chercheur à l’Inserm, un institut public longtemps dirigé par le mari d’Agnès Buzyn (et dont dépend le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy), Fisher est surtout connu dans la sphère de la recherche pour ses travaux novateurs sur les thérapies géniques. À partir de 1999, il expérimenta un nouveau traitement sur une douzaine de bébés atteints d’un déficit immunitaire grave, mais l’essai fut arrêté en urgence en 2002 car deux d’entre eux développaient des cancers liés aux gènes injectés dans leurs cellules. Bénéficiant de puissants réseaux de communication – un article de L’Obs louait l’an dernier son « excellence », son « indépendance », sa « prudence » et son « professionnalisme » –, ce militant socialiste avait récemment déclaré « j’ai toujours pensé que l’exercice médical était inséparable d’une recherche expérimentale de pointe ». La vaccination ARNm, une expérimentation de recherche à vaste échelle ?
Face à la médecine d’Etat, il faut faire confiance aux médecins
Extrait d’un entretien donné par Marion Maréchal dans Valeurs Actuelles :
[…] Je crois qu’il faut faire confiance aux médecins. Ils ont une responsabilité envers leurs patients, dont ils connaissent les pathologies ou le passif médical. Avec cette connaissance-là, on devrait pouvoir leur laisser le droit de prescrire certains médicaments, certaines molécules qui peuvent traiter des inflammations ou des difficultés respiratoires. On est aujourd’hui face à une médecine d’État. Le meilleur exemple de cela étant bien évidemment toutes les polémiques autour de l’hydroxychloroquine. Avant la crise, la médecine échappait à la “vérité d’État”. Depuis, on a assisté à une décision inédite : celle d’interdire la prescription d’une molécule autorisée sur le marché du seul fait de l’avis d’un ministre et d’un gouvernement.
Je trouve cette logique très inquiétante. Les Français l’ont découvert avec stupéfaction durant la pandémie, mais il n’y a pas de certitude ou de vérité absolue en médecine. Et on utilise ces doutes pour tomber dans une réelle psychose. On le voit en ce moment avec Omicron. Pour chaque nouveau variant, le gouvernement utilise le même processus : on nous effraie avec le danger d’une nouvelle vague terrible. Alors même que les chiffres prouvent qu’on est loin du raz-de-marée qu’a pu être la première vague. L’OMS en personne a reconnu que ce nouveau variant n’était pas plus grave que les précédents, même si, visiblement, il est plus contagieux.
Pour une réponse sensée et une confiance retrouvée en nos médecins, encore faut-il arrêter d’alimenter l’angoisse. Ce n’est manifestement pas la voie empruntée par ce gouvernement qui, semble-t-il, assume de cliver la population et de créer des marginaux. Je trouve ce jeu extrêmement dangereux.
Depuis le 22 décembre dernier, la vaccination est officiellement ouverte aux enfants âgés de 5 à 11 ans. Quelle est votre position sur cette question qui cristallise les tensions ?
Je suis outrée par ce débat. Une société qui sacrifie le bien-être des enfants pour rassurer les personnes plus âgées n’est pas une société saine dans sa manière de fonctionner. On veut empêcher les enfants de grandir normalement s’ils ne sont pas vaccinés. C’est grave d’entendre Monsieur Castex affirmer que la vaccination des enfants est une nécessité. Il n’y aucune raison scientifique de le faire ! On parle quand même de vacciner des enfants contre une maladie qui est bénigne pour eux. On aurait tout intérêt à les laisser s’immuniser naturellement contre le virus. Il est admis que l’immunisation naturelle est bien plus efficace que celle que vous procure le vaccin. À partir du moment où ces vaccins ne protègent pas de la contamination, il y a un vrai débat sur la balance bénéfice/risque d’une vaccination des enfants. Je sais que c’est “politiquement incorrect” de le dire, mais je rappelle qu’on parle de vaccins sur lesquels nous avons très peu de recul sur les effets à moyen et long terme. Vous avez des gens qui vous rétorquent qu’on a d’ores et déjà un recul nécessaire grâce au nombre très important de personnes vaccinées à travers le monde. Mais ça, c’est le facteur “nombre”. Le facteur “temps”, on ne le connaît pas aujourd’hui. À partir de là, j’estime qu’il faut protéger à tout prix les enfants des risques potentiels.
Je suis tout autant scandalisée par le fait qu’on leur impose le port du masque à l’école. Ma fille de sept ans est obligée de garder son masque 8 heures par jour ! Il n’y a aucune étude formelle qui prouve l’efficacité du masque à l’extérieur. L’imposer dans la cour de récréation est une décision purement politique. Et au sein même des établissements scolaires, il est impossible de prouver que le port du masque serve à quelque chose. Et ce pour une raison simple : les enfants ne portent pas le masque correctement pendant toute une journée parce que cela les gêne énormément.
Les belles figures de l’Histoire : la reine Esther
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, pour évoquer cette reine de l’Ancien Testament :
Les chômeurs non vaccinés privés d’indemnités
Au Canada :
Le Ministère canadien de l’Emploi a décidé de supprimer temporairement «l’assurance-emploi» – équivalent de l’assurance-chômage en France – pour tous les chômeurs réfractaires à se soumettre à l’injection pseudo-vacinale.
Le ministre de l’Emploi Carla Qualtrough a justifié cette mesure radicale par la prééminence de la situation épidémique sur toute autre politique publique.
Cette mesure radicale vient s’ajouter à un contexte de reconfinement strict pour le pays.
L’étape d’après, ce sera quoi ?…
Jean-Marie Le Méné : “C’est la droite qui a proposé la première GPA éthique”
Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, revient au micro de Boulevard Voltaire sur les différents combats bioéthiques :
La presse française étrangement silencieuse sur le scandale sexuel Maxwell
Sauf Franck Deletraz, qui écrit dans Présent :
Mercredi dernier, après plusieurs jours de délibération, Ghislaine Maxwell, fille du magnat des médias Robert Maxwell (mort en 1991), a été reconnue coupable par le tribunal fédéral de Manhattan d’une série de crimes sexuels, et notamment d’avoir organisé, de 1994 à 2004, au profit de l’ex-financier américain Jeffrey Epstein (« suicidé » en 2019), à l’époque son amant, un trafic de jeunes filles mineures qui étaient ensuite exploitées sexuellement. Un immense scandale sur lequel les grands médias français se font aujourd’hui curieusement discrets. Et pour cause : à mesure que l’enquête progresse, on découvre que de nombreuses personnalités de ce monde, dont certaines françaises, étaient plus ou moins impliquées dans ce réseau pédophile à échelle internationale.
Une « prédatrice sophistiquée »
Si aucune date n’a encore été fixée pour le prononcé de sa peine, Ghislaine Maxwell, incarcérée depuis son arrestation à l’été 2020 dans le nord-est des Etats-Unis, devrait logiquement écoper de plusieurs dizaines d’années de prison. C’est que, comme l’a très justement souligné le procureur fédéral du tribunal de Manhattan, Damian Williams, cette « prédatrice sophistiquée » qui agissait en toute connaissance de cause s’est rendue coupable de « l’un des pires crimes que l’on puisse imaginer : faciliter et prendre part à l’agression sexuelle d’enfants ». C’est ainsi que cette femme qui évoluait dans des milieux très privilégiés en Europe et aux Etats-Unis attirait de très jeunes filles et les livrait au milliardaire Epstein qui en abusait sexuellement dans ses résidences de Floride, de Manhattan ou encore du Nouveau-Mexique. Epstein… et d’autres. Car, depuis l’ouverture de cette enquête, plusieurs noms de personnalités ont déjà été cités dans cette affaire, dont ceux de Bill Clinton et de Donald Trump, en raison de leur présence à des fêtes avec le couple Epstein-Maxwell à New York ou en Floride, dans les années 1990. Mais aussi celui du prince Andrew, un proche d’Epstein, qui fait d’ailleurs l’objet d’une plainte déposée à New York par une Américaine qui l’accuse de l’avoir agressé sexuellement il y a vingt ans.
L’insupportable silence des médias français
Et qu’en est-il en France, où Ghislaine Maxwel se rendait très régulièrement ? Si à ce jour seul l’ex-agent de mannequins et ami d’Epstein Jean-Luc Brunel a été inculpé et écroué à Paris en décembre 2020 pour viols et agressions sexuelles, il ne fait aucun doute pour les enquêteurs que d’autres personnalités très influentes de notre pays étaient impliquées dans ce réseau aux ramifications internationales. Ce qui explique la très grande discrétion observée par les grands médias français face à cette affaire. Un mutisme d’ailleurs récemment dénoncé par le journaliste Karl Zero, auteur d’un livre et d’un documentaire sur cette affaire, qui lors d’une interview accordée à Sud Radio, s’est « étonné » que « les médias ne parlent que d’Omicron mais pas du plus grand réseau pédophile du monde »…
Michel Onfray : “Je pense que nous ne sommes plus en démocratie”
Invité du Grand Rendez-vous sur CNews, Europe 1, Les Echos, Michel Onfray a notamment déclaré :
la question essentielle de cette présidentielle «a été imposée par Eric Zemmour, c’est la question du choix de la civilisation».
«Aujourd’hui, la gauche achète des utérus et des enfants»
Qui a regardé les voeux ?
Voici le palmarès des voeux du 31 décembre :
- En 4e position, Valérie Pécresse avec moins de 8000 vues (!)

- En 3e position, Marine Le Pen avec près de 23 000 vues

- En 2e position, Emmanuel Macron avec plus de 50 000 vues

- En tête, Eric Zemmour avec plus de 370 000 vues

A côté de Pécresse, Fillon avait le charisme de Sarkozy. Zemmour et Macron ont beaucoup de chance.
Mgr Rey, navigation en eaux-troubles
Par Antoine Bordier
Une page se tourne avec l’évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey : celle de 2021. Une autre, toute blanche encore, va se noircir de quelques lettres, de quelques mots, de quelques phrases : celle de 2022. Celui qui fêtait ses 20 années à la tête du diocèse, l’année dernière, fêtera, en 2022, ses 70 ans de pèlerinage terrestre, ou plutôt de navigation maritime. Car, face aux avis de tempête, sur cette mer agitée, il est entre deux eaux, comme l’Eglise de France. Dort-il comme le Christ au fond de sa barque ? Navigation en eaux troubles, avec cet évêque-skipper au long cours.
Comme à son habitude, même si le poids de l’âge et de la fonction commence à se faire sentir, Mgr Rey est en forme. Il blague, le sourire en coin. Dans sa voiture blanche – elle n’est pas blindée et n’a pas vocation à se transformer en papamobile – il écoute ses chanteurs préférés. Ils appartiennent à l’ancien-temps, à celui où les chanteurs étaient des conteurs, des poètes. Il écoute du Léo Ferré, du Brassens, du Brel. Cette fois-ci, alors que sa voiture roule en direction du Séminaire de La Castille, où l’attendent les 60 séminaristes qui ont préparé un temps festif, à l’approche de Noël, il écoute la chanson de Pierre Bachelet, L’homme en blanc. Les paroles sont surprenantes de réalisme, même si elles appartiennent désormais au passé :
« Il descend de l’avion, il embrasse la terre. A genoux sur le sol, comme on fait sa prière. Et, même les officiels ne savent plus quoi faire, avec leurs vieux discours, leur tenue militaire. Il arrive, il descend, il est là l’homme en blanc… »
Cet homme, c’est le pape Jean-Paul II. Mgr Rey appartient à sa génération. Il entre au Séminaire presqu’au même moment où Karol Wojtyla devient pape, moins de deux ans après en 1980. Il sera ordonné en 1984, par le cardinal Jean-Marie Lustiger, l’archevêque de Paris.
Aujourd’hui dans son diocèse, il regarde l’année 2021, et, constate facilement que
« la pandémie a chamboulé nos habitudes. Comme dans toute la France nous avons été très affectés par le virus. Les conséquences de la pandémie, dans tous les domaines, ont été négatives. Il existe une réelle inquiétude pour l’avenir. Nous sommes entrés dans un cycle où la fragilité, la peur, voire la folie sont présents. Des personnes se sont retrouvées extrêmement seules. Et, que dire de la pression médiatique et des décisions politiques et gouvernementales ? »
Durant cette crise de pandémie mondiale, le diocèse de Fréjus-Toulon a perdu quelques ouailles, dans la bataille. Mais, il a su rebondir et offrir de nouveaux services à ses fidèles pour vivre sa foi et les célébrations.
« Face aux situations très difficiles, très anxiogènes, des jeunes se sont levés, ils ont organisé des maraudes, pour visiter les personnes seules. Grâce aux nouvelles technologies de l’information et à internet, nous avons lancé un réseau social qui s’appelle La Traversée. Plus de 30000 personnes ont adhéré et participé à différents parcours sur l’espérance, la miséricorde. Nous avions la Messe quotidienne via notre chaîne YouTube. »
Un évêque sur le pont
Confronté à cette crise de Covid-19, à celle des vocations, à la déchristianisation, Mgr Rey ne baisse pas les bras. Au contraire, il remonte d’autant plus les manches de son pull-marin au-dessus des coudes. Cet homme de Dieu est un véritable navigateur, qui a plus d’une solution dans son sac de marin-pèlerin.
« Oui, je suis un pèlerin. J’arpente les chemins, les routes et les ruelles de mon diocèse. Je ne suis pas un gestionnaire de Dieu. Je ne suis pas un fonctionnaire de l’Eglise. Je suis un pèlerin. »
Lui, le pèlerin, est, d’abord, poète. Car, il aime lire du Baudelaire, du Prévert. Il écrit, lui-même, des poèmes. Et, d’autres livres qui au fil de ses navigations en eaux profondes l’ont fait connaître. Il a écrit des livres sur la franc-maçonnerie, sur la vie, sur la vocation, sur la place du laïc dans l’Eglise, sur l’Islam.
Son dernier livre est sorti cette année. Son titre ? ‶Sois un père ″. Il l’a écrit pour clôturer l’année Saint Joseph lancée par le pape François.
« C’est l’année du père, explique-t-il. On le voit bien, les familles implosent, les couples divorcent. Le père et le mari deviennent les grands absents de notre société, qui se vide d’elle-même. Notre société a besoin de retrouver sa masculinité, sa paternité, ses hommes courageux et humbles, qui se mettent généreusement au service de leur famille et de la société. »
Pour lui, saint Joseph est le meilleur exemple du père à suivre. « C’est un père juste, bon et protecteur. »
Il le donne en exemple dans tout son diocèse, qui comprend une dizaine de villes de taille moyenne. En bordure, à l’ouest, il y a Saint-Maximin, au nord, Aups et Draguignan, à l’est, Fréjus, et, au sud, Toulon. En tout, plus d’un 1,1 million de personnes, et plus de 100 000 fidèles. Et, c’est sur ce territoire qu’au 17è siècle, selon l’histoire de l’Eglise, serait apparu saint Joseph, en 1660, à Cotignac. Un siècle auparavant, en 1519, la Vierge Marie et l’Enfant Jésus seraient, également, apparus. Chaque année, le 1er week-end de juillet et lors de la fête de l’Assomption, du 15 août, des milliers de pèlerins se rendent dans les deux sanctuaires de Cotignac, dans celui dédié à saint Joseph, au Mont Bessillon, et, dans celui dédié à Notre-Dame des Grâces, au Mont Verdaille. Ce diocèse serait, ainsi, l’un des rares diocèse au monde, voire le seul, où se concentre à ce point les apparitions de la Sainte Famille, c’est-à-dire de Jésus, de Marie et de Joseph. Pour le diocèse c’est un trésor. Ce trésor, Mgr Rey le met au creuset de sa mission ecclésiale. Et, c’est pour cela qu’il attire des vocations venant du monde entier.
Avis de tempêtes et de scandales
Mgr Rey ne s’en cache pas, l’année 2021 a été très douloureuse pour l’Eglise, sa hiérarchie, ses membres, ses fidèles, ses prêtres et ses évêques.
« Je dis souvent que le Christianisme est né d’un tombeau qui est devenu un berceau. Et, c’est au moment où il y a eu de très grandes crises, que l’Eglise a pu rebondir et continuer à se développer. »
Dans son diocèse, les scandales de pédophilie, la démission de Mgr Michel Aupetit, acceptée sans attendre par le pape François, n’ont pas remis en question pour autant les célébrations d’ordination de prêtres au mois de juin et de septembre. Son diocèse attire les prétendants à la prêtrise, comme jamais du monde entier. Comme si le diocèse ressemblait à un îlot qui résiste encore aux déferlantes de la déchristianisation qui s’abattent de plus en plus dans certains diocèses.
Il reste que la pédophilie est un véritable tsunami, qui a aspiré vers le fonds les piètres skippers de l’Eglise. Les scandales sont bien là.
« Le rapport de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise) a mis en lumière l’ampleur et la profondeur des crimes, qui ont défiguré le visage du Christ. A la Conférence des évêques de France (la CEF) à Lourdes, en novembre dernier, les témoignages m’ont beaucoup touché. Et, personnellement, j’ai entendu un certain nombre de victimes. J’ai été abasourdi, choqué par ces drames. On ne peut pas taire ces choses-là. On ne peut pas taire les victimes. On leur doit une démarche d’écoute, d’accompagnement, et, de réparation. Nous réfléchissons à la réparation financière. »
A tribord et à bâbord
L’Eglise serait-elle à la croisée des voies maritimes ? Sa barque prendrait-elle l’eau de toute part ? Des voies où le mal l’emporterait sur le bien, le mensonge sur la vérité, la tempête sur l’accalmie ? L’Eglise ferait-elle naufrage ou serait-elle en vue de se réformer ? Direction la cale sèche… Dans l’histoire de l’Eglise, qu’il s’agisse des grandes persécutions, il y a 2000 ans, lors de la période romaine, ou plus tard, lors des croisades, lors de la Révolution française, et, plus récemment lors des persécutions des Chrétiens d’Orient, l’Eglise s’est toujours réformée aux plis de ces persécutions. Cette fois-ci, l’enjeu est autre, puisque c’est de l’intérieur, de ses propres membres, de son propre clergé que les scandales proviennent, comme au temps du pape Alexandre VI. Elle ne peut plus crier son innocence, en arguant : ‶ C’est la faute des autres. ″ Non, c’est la sienne. Elle a trop tardé, trop été complice. Ne généralisons pas. Mais si la tempête a autant grossi, si elle est devenue cyclone, c’est parce que ceux qui savaient, jusqu’au plus haut de la hiérarchie, se sont tus et ont laissé faire.
Le temps des scandales et des tempêtes serait le temps des réformes et des réparations.
« L’Eglise est toujours en situation de se réformer, explique Mgr Rey. Elle est animée par le mystère du Salut, qu’Elle doit apporter au monde. Pas le contraire. Elle doit aider les acteurs de l’Eglise à changer, à se convertir. Nous devons, et, nous devrons améliorer nos comportements, nos relations ecclésiales. Nous devons davantage travailler en coresponsabilité avec les laïcs. »
Il cite quelques chiffres. Dans son diocèse, sur une dizaine d’affaires, quatre ont fait l’objet d’un jugement. C’est l’un des diocèses où les affaires seraient les moins nombreuses.
Du « rififi » chez Mgr Aupetit
Après cette séquence sur les affaires de pédophilie, qui ressemble au sparadrap du Capitaine Haddock, l’affaire Michel Aupetit est évoquée. Dans un premier temps, l’évêque de Fréjus-Toulon parle des difficultés qu’il y a, aujourd’hui, à être évêque :
« Ce n’est pas facile d’être évêque. Mais, nous devons Le suivre jusque sur la croix. »
Lors de l’assemblée plénière de la CEF, de la bouche de certains évêques le mot de « démission » est sorti. Au même moment, ou presque, l’enquête des journalistes d’investigation du Point mettait sous presse leur article qui a abouti à la démission spectaculaire d’un prélat français, qui était à la tête du diocèse le plus puissant de France.
« Je n’ai pas eu connaissance des faits qui le concernent. Je sais qu’il avait une charge difficile, car le diocèse de Paris est très lourd. Il avait des tensions dans un certain nombre de dossiers. Mais qui n’en a pas ? Je n’étais pas au courant des faits. »
Rappelons, rapidement, les faits.
L’enquête des journalistes du Point, Marie Bordet et Violaine de Montclos s’intitule, Archevêché de Paris : les mystères de Mgr Aupetit. Et, son résumé sous forme de diaporama, Du rififi dans le diocèse de Paris. Les journalistes y révèlent les méthodes de travail du prélat qui seraient jugées « expéditives » à l’image de ses deux vicaires généraux, ses adjoints les plus proches, qui ont démissionné à quelques mois d’intervalles. Puis, il y a eu les affaires dans l’affaire : celle de la paroisse Saint-Merry, que l’archevêque voulait fermer en raison des minorités LGBTQI+ qui avait mis la main sur une partie des activités paroissiales, et, celle du motu proprio, Traditionis Custodes, le prélat se lançant dans un zèle papal en interdisant la célébration de Messes traditionnelles dans Paris, notamment, à Notre-Dame-du-Travail, dans le 14è arrondissement, et Saint-François-Xavier, dans le 7è. Mais l’Affaire avec un grand A, selon les journalistes, serait cette relation intime avec une femme, que le prêtre aurait eu en 2012. Mgr Aupetit s’en est défendu. Mais, en même temps, il présente dans la foulée sa démission au Pape. Ce-dernier l’accepte le 2 décembre. Sur un autre registre, cette rapidité extrême de décision de la part du pape rappelle l’affaire Fillon.
Certains peuvent être surpris par la réponse du pape François aux médias, lors de sa conférence de presse qu’il a tenu dans son avion.
« Pour ma part, je ne connais pas le fond de l’affaire. Mais, il faut rester prudent. Surtout, en ce moment, où l’on parle de plus en plus de collapsologie, d’effondrement généralisé, de fin de civilisation. »
Les voies navigables de 2022
Mgr Rey garde son cap, même si la traversée sur ces eaux saumâtres manque de sel. Le skipper sait tirer des bords, affaler toutes ses voiles, hisser la grand-voile et dérouler le foc, quand il le faut. Car, il fourmille d’écoutilles et de projets. Lui, l’évêque-écrivain, se fait pèlerin et timonier quand il va soutenir les chrétiens dans les eaux très profondes de l’Orient, du Liban, de Syrie, de Jordanie… Il devient skipper quand il lance, en pleine pandémie, ses grands investissements pour moderniser, par exemple, les sanctuaires de Cotignac.
« Nous nous mobilisons pour réhabiliter le sanctuaire. Il a besoin d’un nouvel élan. Je me projette, déjà, en 2022 et au-delà. J’approche des 70 ans et je dois préparer l’Eglise de mon diocèse pour l’avenir. Pour cette nouvelle génération minoritaire, mais très attestataire, parfois, même, protestataire par rapport aux misères matérielles, morales et spirituelles de notre époque. »
Ces signes d’espérance, il les voit, d’abord, chez les jeunes matelots, dans les familles. Il les voit dans les grands évènements chrétiens, dont l’objectif est de relancer la christianisation, comme le Congrès Mission. Il les voit à travers les groupes de jeunes chrétiens qui se mobilisent pour les personnes les malaimés, les plus pauvres, les sans-visages, les sans-voix.
A 69 ans, l’évêque-skipper, qui est pourtant né à Saint-Etienne, a les pieds sur terre, la tête dans le ciel, et, les mains sur le gouvernail. Il maintient son cap : celui de l’évangélisation contre marées, vents et tempêtes. Au fil des navigations, il s’est forgé une peau cuivrée et saline. Il est paré face aux grandes déferlantes. A Toulon, qui abrite la capacité navale militaire la plus importante du continent, il confie :
« Je suis très attentif à ce qui nous unit et ce qui nous rassemble. Tous les Français, quelles que soient leur histoire, leur origine, leur religion, ont besoin de cette unité. On le voit bien, notre société se désagrège. Nous devons retrouver le chemin de Dieu. Nous devons être attentif à toute cette nouveauté qui surgit, à tout cette partie de notre vie qui faiblit. Et, nous devons rechercher tout ce qui nous unit. Enfin, nous devons grandir. L’Eglise nous fait grandir. »
Et quid de la politique ?
Mgr Rey remet sa casquette de marin sur la tête. Il quitte le pont. Il ressemble à un vieux briscard, qui a affronté toutes les mers du globe. Sa belle croix pectorale brille dans la nuit étoilée de Toulon. Il regarde au loin et semble dire comme une proclamation :
« La France doit retrouver ses racines, son cap et son ADN. La France n’est pas née en 1789. Son histoire, notre histoire est doublement millénaire. Pour moi, la dimension est religieuse. Comme nous y invitait le pape Jean-Paul, nous devons retrouver les eaux cristallines de notre baptême. Nous devons être fidèles aux promesses de notre baptême. »
Serait-ce son cap pour 2022 ?
Il regarde l’échéance des élections présidentielles avec beaucoup de recul.
« Ce ne sont pas les candidats qui sont les plus importants. Ce sont les programmes. Il faut des programmes respectueux de l’homme, de la famille et de la vie. La politique est devenue une sorte de gouvernance à très court terme. Et, elle est devenue mortifère. Les chrétiens doivent s’engager en politique, dans le sens noble du terme. Certains se lèvent pour défendre la vie et le bien commun. C’est bon signe. »
Son plus grand défi, finalement, est de toucher ceux qui restent à l’écart de l’Eglise. Pour lui, « l’Eglise existe pour ce qui n’est pas encore l’Eglise, c’est-à-dire pour l’évangélisation. Il faut sortir de l’entre-soi. » La navigation se termine sur des eaux très claires, presque pures et transparentes. Ses raisons d’espérer sont ces nouveaux défis. Avec un enjeu de taille : que les scandales appartiennent aux histoires de la piraterie ancienne.
Reportage réalisé par Antoine BORDIER auteur, consultant et journaliste
Copyright photo A. BORDIER
Marche pour la Vie sur Terres de Mission
Eglise universelle: Année ignatienne: “Voir toutes choses nouvelles en Christ”
Cette année ignatienne commémore à la fois le 500 éme anniversaire de la blessure de Saint Ignace à Pampelune et les 400 ans de la canonisation de St Ignace et St François-Xavier. Le père Thomas s.j. après nous avoir rappelé les éléments clés de la biographie de Saint Ignace de Loyola présente la spiritualité propre et le charisme singulier de la compagnie. Il nous présente également un état actuel de la compagnie.
Eglise en France: Déclaration de la congrégation pour le culte divin à propos de Traditionis Custodes
Le 18 décembre la Congrégation pour le culte divin a publié un texte très restrictif concernant l’application du motu proprio Traditionis Custodes dans les diocèses. Monsieur l’abbé Laguérie, analyse ce texte qui met fin à une paix liturgique chèrement acquise.
Eglise en Marche: 16 janvier Marche pour la Vie
Pendant que les regards étaient tournés vers la crise du Covid 19 les sectateurs de la culture de mort ont poursuivi leur offensive. Il s’agit ni plus ni moins, désormais, que d’autoriser l’avortement jusqu’à 14 semaines. Porte-parole de la Marche pour la Vie Aliette Espieux présente les enjeux de la marche du 16 janvier
Pourquoi la Russie s’en prend à l’ONG Memorial
Certains de nos politiciens se sont émus de la dissolution de l’ONG russe Memorial, alors qu’en France le gouvernement passe son temps à dissoudre des associations (Identitaires, Alvarium…). Analyse d’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Le monde occidental est en émoi. La Justice russe vient de prononcer la dissolution des deux branches de l’ONG Memorial : celle qui se consacre à l’étude du passé soviétique et celle qui défend les droits de l’homme en Russie. Chacun y va de sa rengaine habituelle : le secrétaire d’État américain Blinken dénonce la « persécution » dont est victime Memorial « affront à ses nobles missions et à la cause des droits de l’homme partout dans le monde ». Jean-Yves Le Drian, notre sémillant ministre des Affaires étrangères, nous fait part de son « indignation », l’Allemagne de son « inquiétude », etc.
Il y a un écran de fumée savamment entretenu autour de cette affaire présentée comme une réhabilitation de l’URSS voulue par Vladimir Poutine. Or, ce dernier n’a jamais nié les crimes du communisme en général et de Staline en particulier. Il les a plusieurs fois condamnés et a autorisé l’ouverture, à Moscou, d’un musée du Goulag. En 2017, il a inauguré un mémorial en hommage aux victimes des répressions politiques, appelé Mur du chagrin. La date n’a pas été choisie au hasard puisqu’elle correspond au centenaire de la révolution d’Octobre, comme l’a rappelé Poutine lui-même dans son discours. En 2020, enfin, lors de l’inauguration de la grandiose « Cathédrale des forces armées russes » appelée aussi Cathédrale de la Résurrection du Christ, Poutine, en compagnie du patriarche de Moscou Cyrille, a voulu que l’inauguration ait lieu le 22 juin, jour du « Souvenir et du Chagrin », englobant aussi bien les victimes politiques de la répression soviétique que les soldats russes morts sur les champs de bataille.
Mais il est vrai, aussi, que le président russe a toujours refusé de faire de l’ère soviétique une parenthèse dans l’Histoire de la Russie. Il a affirmé avec force qu’il fallait accepter le passé et qu’il y avait continuité entre la Fédération de Russie et l’Union soviétique. Ce lien est d’ailleurs inscrit dans la Constitution russe. Il n’est pas question, pour Poutine, de tirer un trait sur cette période, en particulier sur la « Grande Guerre patriotique » qui vit la victoire de l’Armée rouge sur les Allemands. Ce fait d’armes et les vingt millions de morts qui l’ont accompagné sont essentiels pour lui comme pour la majorité des Russes. Cette ambivalence est au cœur du souci des dirigeants russes de donner une cohérence au roman national du pays. Et la cohérence de cette histoire passe par l’acceptation du passé glorieux comme tragique. Cela ne signifie pas pour autant que les millions de morts du goulag sont oubliés.
Tout cela peut être discuté, mais c’est ainsi que les Russes voient leur Histoire et Poutine sait bien que l’aspect mémoriel de sa présidence est important pour le peuple russe. Il pousse, d’ailleurs, le processus très loin puisqu’il s’était rendu en France en 2011, à l’invitation de François Fillon, pour honorer le corps expéditionnaire des 20.000 Russes qui ont combattu à nos côtés de 1916 à 1918. Un monument a été alors inauguré, place du Canada, à Paris.
Sur Memorial, ce ne sont pas tant les recherches sur le goulag qui ont posé problème, mais la volonté de cette ONG de publier des listes de bourreaux. Les dirigeants russes ont toujours refusé de se lancer dans des procès mémoriels interminables qui auraient potentiellement concerné des millions de personnes. Boris Eltsine en avait parlé, puis avait reculé devant l’ampleur des protestations. Les Allemands eux-mêmes y avaient renoncé lors de la réunification. Le président de la branche française de Memorial, Nicolas Werth, déclarait ainsi, sur France Culture, le 30 décembre : « Les ennuis ont commencé pour Memorial à partir du moment où elle a commencé à publier des listes de personnels du NKVD responsables de massacre. » Plus de 40.000 noms ont ainsi été publiés. Outre le fait que ces listes comportaient des erreurs, le pouvoir russe ne l’a pas accepté.
Surtout, comme le dit Le Monde du 30 décembre, « l’ONG est en effet progressivement sortie du seul champ historique et mémoriel pour s’impliquer dans la promotion des droits de l’homme, les programmes éducatifs ou la défense de prisonniers politiques ». Nous sommes loin du goulag et de Staline. Cerise sur le gâteau : « C’est elle encore qui a dénoncé les exactions commises en Tchétchénie durant les deux guerres russo-tchétchènes des années 2000. » Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet… L’affaire Memorial est donc bien plus complexe que ce qu’en disent les médias et les dirigeants occidentaux. Mais nous savons depuis longtemps que la caricature outrancière est inhérente au système.
À propos du Motu proprio Traditionis Custodes
De Victor Aubert, Président d’Academia Christiana :
Depuis la promulgation du Motu Proprio Traditionis Custodes, il semble que le pape François ait décidé de mener une guerre ouverte contre les communautés attachées à la liturgie traditionnelle. L’autoritarisme avec lequel le Vatican traite cette question a stupéfié de nombreux fidèles et observateurs extérieurs. À l’heure où les catholiques pratiquants représentent moins de 5% de la population d’Europe de l’Ouest, de telles mesures paraissent totalement déconnectées de la réalité. L’Occident sombre toujours davantage dans le matérialisme et le consumérisme. Depuis que nos sociétés sont sorties du religieux, les peuples européens errent dans le règne de l’absurde. Le mouvement spirituel traditionaliste est un remède au non sens. N’est-ce pas folie que de le condamner si durement ? Quelles peuvent être les raisons qui poussent le Pape François ? Croit-il sincèrement que l’Eglise doive être purifiée de son ritualisme, de la piété populaire, de la figure du prêtre pontif et sacrificateur et d’une foi trop « naïve » dans les dogmes sur les fins dernières (enfer, purgatoire, paradis) ? Autant de vieilles lunes qui ont fasciné le clergé moderniste des années 1960 jusqu’à ce que les générations nées à partir des années 1980 prennent leurs distances avec leurs aînés progressistes.
Les jeunes catholiques d’aujourd’hui affirment majoritairement leur attachement à une religiosité plus traditionnelle. Le déracinement déracine tout sauf le besoin de racines nous rappelle Christopher Lasch.
Traditionalistes ou conservateurs, les jeunes catholiques sont moins nombreux mais plus affirmés. Les pratiquants d’aujourd’hui ne sont pas tous nés au sein de familles chrétiennes, nombreux sont les convertis qui trouvent Dieu au cours d’un cheminement vers leurs racines. Le problème actuel n’est pas simplement théologique ou liturgique, il revêt aussi une dimension générationelle et anthropologique. Empêcher cette forme de prière qu’est la liturgie traditionnelle c’est non seulement s’opposer à une dynamique forte au sein des jeunes générations mais c’est surtout s’en prendre à l’une des dernières formes de sacré, de transcendance, et de rites encore vivants, parce que transmis par une continuité ininterrompue de passeurs. La liturgie traditionnelle n’est pas un patrimoine culturel qu’il faudrait conserver comme on conserve des œuvres dans un musée, c’est un ensemble de gestes et de signes qui expriment profondément notre condition humaine à l’égard du divin, cette danse mystique n’est compréhensible que pour ceux qui voient en l’homme un animal doté d’une âme spirituelle. Dans ces conditions le sacré ne peut se vivre que de façon incarnée en touchant, en embrassant, en s’agenouillant, en chantant, en se prosternant et en contemplant la beauté des symboles. Le cycle de l’année liturgique accompagne celui des saisons. Lorsque finit l’automne et que la nature décline l’Eglise célèbre les morts, le Christ s’incarne au cœur de la plus longue nuit de l’hiver, il ressuscite au printemps quand apparaissent les premiers bourgeons. L’Église célèbre la Saint Jean d’été et bénit les champs de blé. Avec les liturgies traditionnelles l’homme apprend à diriger son âme vers Dieu par le biais d’une discipline corporelle.
Écoutons à ce propos l’italienne Christina Campo :
« Les gestes sacrés le sont aussi dans le sens biologique, puisqu’ils sont liés par des traditions millénaires à des nombres auxquels répond mystérieusement la vie de l’homme : le trois, le sept, le dix et ainsi de suite. Un chercheur, Sambucy, a noté que dans la Messe sont contenues les plus pures attitudes rituelles de la contemplation yoga, par exemple au moment du Canon, lorsque le prêtre prie les bras géométriquement ouverts et soulevés, en unissant les pouces aux index; mais chez nous, de façon incompréhensible, on en vient à juger arbitraire, gratuite et remplaçable, la splendeur de ces gestes ou la merveilleuse complication de certaines règles cérémonielles; comme celle, tournant entièrement autour du nombre trois et du rapport mystique entre le cercle et les droites (in modum circuli, in modum crucis), qui annonce, au cours de la Messe solennelle, l’encensement des offrandes. »1
Les ennemis de la tradition ont une conception exclusivement cérébrale et intellectualiste de la religion, ils ne conçoivent le corps que comme un fardeau dont il faut se débarrasser. Ce n’est pas sans raison que les défenseurs de la tradition soient souvent aussi les défenseurs des patries charnelles et des identités, autant d’éléments incarnés et concrets qui sont sans valeur aux yeux des ennemis du corps. Et il peut paraître paradoxal que le spiritualisme abstrait des théologiens modernistes rejoigne dans les faits le matérialisme athée des adorateurs de monnaie, si l’on ne se souvient du mot de Pascal : qui veut faire l’ange fait la bête.
Cette affaire de Motu Proprio ne concerne donc peut-être pas les seuls catholiques traditionalistes, à travers elle ce sont deux visions de l’homme et du monde qui s’affrontent. Perpétuer cet héritage liturgique c’est d’une part révérer l’ordre naturel et cosmique que tous les hommes ont pressenti depuis le fond des âges, car cette piété sensible contenue dans les rites antiques correspond à la nature profonde de l’homme qui a besoin de se prosterner avec son corps devant le divin. D’autre part, en plus d’incarner la foi par des gestes, une poésie, des ornements, une musique, un art et une architecture sacrés, les anciens rites donnent une place centrale à la dimension sacrificielle du christianisme. On peut puiser sans fin grâces et sagesse dans ce trésor liturgique qui nous a été légué par nos ancêtres. Le mystère de la croix vécu à travers la messe donne un sens à toutes nos souffrances et combats.
L’arbitraire d’une décision juridique en retard d’une époque ne pourra jamais tarir le besoin de sacré des hommes. Le droit dans l’Eglise n’est pas une fin en soi, il est un moyen en vue du bien commun, s’il est dévoyé il est de notre devoir de le signaler et d’en corriger les dérives. S’il est parfois méritoire de souffrir patiemment une injustice individuelle il est toujours lâche de cautionner une injustice publique. L’histoire de l’Eglise nous apprend que la barque de Pierre doit traverser les tempêtes, les clercs n’ont pas toujours été à la hauteur de leur vocation.
Nous ne pouvons laisser les hommes du siècle gâcher un héritage qui ne leur appartient pas. Le risque est grand de se laisser impressionner par l’autorité de ceux qui en abusent. Si ce motu proprio cause de regrettables divisions n’oublions pas que les conflits sont inévitables et parfois salutaires. Certains cancers ne guérissent que par ablation. Là encore le mystère de la croix donnera un sens aux tribulations que nous traverserons sans doute prochainement. Tout combat est d’abord spirituel. À ceux qui ont beaucoup reçu il sera beaucoup demandé, notre devoir est donc de tenir fermement notre mission de gardiens de la tradition.
Victor Aubert, Président d’Academia Christiana
- Christina Campo, Notes sur la liturgie, La Noix d’or
La bonne année du club des hommes en noir
Pour l’émission du nouvel an, un format un peu different. Les abbés Celier et Guelfucci, avec le Père Thomas et Jeanne Smits ont réalisé une restrospective lors du Club des Hommes en Noir, ils vous transmettent leurs meilleurs vœux !
Les vœux de Louis de Bourbon
Pour se faire la France doit reprendre en mains ses destinées et retrouver l'amour de son histoire, de ses traditions et de ses grands hommes.
— Louis de Bourbon, Duc d’Anjou (@louisducdanjou) January 1, 2022
Appel aux personnes de bonne volonté pour un projet de santé
Un lecteur nous prie de diffuser cet appel:
Tout le monde a vécu une arrivée dans un hôpital qui ressemble plus à une usine qu’à une maison de soins, le personnel y est épuisé, l’administratif est étouffant, les files d’attente interminables.
La crise que nous traversons a fait mettre au pilori de brillantes personnes qui refusaient de se faire dicter des protocoles par des lobbies extérieurs ou imposer une injection liberticide. C’est pourquoi il est urgent de relancer des centres de soins à taille humaine et qui reprennent les fondements de ces petits hôtels qui ont maillé le territoire par le passé. C’est pour cela que le projet Maisons-Dieu est né.
Vous l’aurez compris l’idée est de reprendre ce que l’Eglise a construit par le passé en France en faisant de petits centres de soins ancrés, indépendants des lobbies et qui auraient accès à toutes les techniques modernes pour soigner. La relation des soignants et des malades serait la priorité avec un sens de Charité qui régirait les rapports.
Et comme l’indépendance doit se faire sur toute la chaîne ce projet sera adossé à une Mutuelle des Maisons-Dieu abondée par les membres de l’association et pour l’association. L’objectif est d’ouvrir 10 Maisons-Dieu à travers la France d’ici 2 ans.
Pour cela nous faisons appel aux personnels de santé, de tous niveaux, de bonnes volontés qui se reconnaissent dans ce projet, juristes de la santé afin d’encadrer juridiquement le projet et à toute personne qui voudrait apporter un soutien financier à ce projet par un don.
Vous pouvez nous contactez par mail : [email protected]
Prier avec les poésies du Carmel
Il existe une magnifique tradition poétique au Carmel. La pratique de l’oraison et de la contemplation permet une grande intériorité chez les carmes et carmélites dont certains nous en partagent la beauté à travers leur plume. C’est le cas notamment des grands saints et saintes du Carmel qui sont également de grands poètes.
– Méditons avec sainte Thérèse d’Avila, qui – avec ces quelques vers de sa poésie n° 8 – nous invite à un temps de recueillement et d’intimité avec celui qui est présent à l’intérieur de nous.
“Si par hasard, tu ne savais En quel endroit me trouver, moi, Ne t’en va pas de-ci de-là, Mais, si tu veux me trouver, Cherche-moi en toi.
Puisque tu es mon logis, Tu es ma maison, ma demeure, Aussi j’appelle à tout instant, Si je trouve fermée, La porte de ta pensée.”
– Contemplons avec saint Jean de la Croix et son Cantique Spirituel qui appelle à regarder le monde avec les yeux amoureux du Christ et à voir combien toute beauté nous parle de Dieu.
“Mille grâces répandant
Il [l’aimé] est passé par ces bois avec presse
et allant en les regardant
de sa seule figure
Vêtus les a laissé de beauté.”
– Goûtons le présent, ce temps de Dieu, avec sainte Thérèse de Lisieux et son poème Mon chant d’aujourd’hui :
“Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre
Je n’ai rien qu’aujourd’hui ! …”
– Ressentons le souffle de l’Esprit avec Edith Stein, sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
“Toi, qui m’es plus proche que je ne le suis moi-même,
qui m’es plus intérieur que mon propre cœur,
et pourtant insaisissable, inconcevable,
au-delà de tout nom,
Saint-Esprit, éternel Amour !”



