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Création du Prix S. Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie

En ces temps troublés, et comme annoncé il y a quelque temps, l’Institut pour la famille en Europe a le plaisir de vous informer de la composition du jury du Prix S. Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie, qui sera remis au début de l’année 2021.
Le Prix sera attribué en trois sections :

  • essai scientifique (philosophie, théologie, bioéthique, médecine,…)
  • témoignage
  • création artistique (film, œuvre musicale, nouveaux médias…)

Voici la composition du jury :

Président : Guillaume d’Alançon, fondateur de l’Institut pour la Famille en Europe

  • Jean-Paul et Hélène Perez, Jean-Paul est médecin général inspecteur (2S), modérateur général de la Communauté du Verbe de Vie. Hélène est médecin et conseillère conjugale, titulaire d’un master de l’Institut Jean-Paul II de Rome et d’un master en bioéthique du Collège des Bernardins.  Membres du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France
  • Yves Semen, docteur en Philosophie, président de l’Institut de Théologie du Corps
  • TRP Olivier Sarr, abbé de Keur Moussa (Sénégal), docteur en liturgie
  • Aude Mirkovic, maître de conférence en droit privé et porte-parole de l’association “Juristes pour l’Enfance”
  • Alexandre Dianine Havard, avocat, fondateur de l’Institut de Leadership Vertueux
  • Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur du Centre Européen pour le droit et la justice
  • Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté
  • Aude Dugast, postulatrice de la cause de canonisation du Professeur Jérôme Lejeune
  • Jokin de Irala, médecin, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’Université de Navarre (Espagne), membre de l’Académie Pontificale pour la Vie
  • Michel Deguy, cardiologue, directeur de la revue médicale Alsoha (Liban)
  • Anne Lecointre, responsable de l’Accueil Louis et Zélie de Lorient, étudiante à l’Institut Karol Wojtyla
  • Raphaëlle Stevenson, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure et de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, animatrice Teenstar, éducatrice à la vie affective relationnelle et sexuelle (Cler)
  • Olivier Dehaudt, président de l’association suisse “Choisir la Vie”
  • Jennifer Carrupt, présidente de la Fondation pour la famille (Suisse)
  • Abbé Michael Gaborieau, prêtre du diocèse de Belley-Ars, doctorant à l’université de Fribourg
  • Olivier Minvielle, écrivain, agrégé d’histoire et directeur d’établissement dans l’enseignement catholique

Restriction de l’instruction en famille : il s’agit bien de la suppression d’une liberté

Tribune parue dans LeFigaroVox le 14 décembre, par Gregor Puppinck :

L’intention première du gouvernement était d’interdire totalement l’instruction à domicile. La Constitution y faisant obstacle, il essaie maintenant de supprimer cette liberté en la réduisant au statut d’exception au principe nouveau de la scolarisation obligatoire, et en la soumettant à un régime d’autorisation préalable. Il s’agit bien de la suppression d’une liberté, car une exception n’est pas une liberté.

Blanquer prétend, à l’appui de son projet, que la Convention européenne des droits de l’homme ne garantit pas le droit des parents de faire « l’école à la maison ». C’est beaucoup trop simpliste. Pour le comprendre, il faut se poser la question ainsi : « Des parents contraints d’arrêter l’instruction en famille en septembre prochain ont-ils une chance de gagner à la CEDH contre la France ? » La réponse est oui, car la nouvelle loi française leur aurait retiré une liberté qui entre dans le champ d’application de la Convention européenne des droits de l’homme. Ces parents auraient de véritables chances de gagner, sauf si l’administration démontre que leurs enfants ne sont pas convenablement instruits ni sociabilisés.

Il est vrai que dans quelques affaires la Cour européenne a validé l’obligation de scolariser des enfants allemands instruits jusqu’alors à domicile. Mais c’est justement la preuve que l’instruction à domicile est couverte par la Convention européenne, sinon la Cour se serait déclarée incompétente. Or, dans les affaires dont elle a été saisie, la Cour a constaté à chaque fois qu’il s’agissait de situations familiales problématiques, refusant les inspections ou caractérisées par des croyances irrationnelles et une tendance associable. La Cour ne s’est jamais prononcée sur le cas d’une famille équilibrée et bien intégrée socialement, comme l’immense majorité des familles françaises concernées par cette pratique. Si ces familles équilibrées sont interdites d’instruction à domicile à la prochaine rentrée scolaire, il est fort probable que nombre d’entre elles se réunissent alors pour saisir la CEDH. Le Gouvernement, pour se justifier, devra prouver que cette atteinte à leur liberté est nécessaire – non seulement en raison de la menace islamiste – mais aussi de la situation particulière de chacune de ces familles.

L’autre argument de M. Blanquer suivant lequel le gouvernement manquerait de moyens pour assurer l’inspection des familles est aussi très faible.

Blanquer invoque l’exemple de l’Allemagne, qui interdit l’instruction à domicile, pour justifier son choix. Mais là encore, c’est mal comprendre les droits de l’homme, car la France et l’Allemagne ne sont pas dans la même situation.

Certes, la Convention européenne n’oblige pas les États à légaliser l’instruction à domicile ; mais ce constat ne confère pas aux Etats la faculté de supprimer cette liberté lorsqu’ils l’ont déjà reconnue dans leur droit national. Ainsi, lorsqu’un pays comme l’Allemagne interdit l’instruction à domicile depuis 1938 (avant d’adhérer à la CEDH), la Cour européenne estime que ce choix relève de sa marge d’appréciation, à défaut de consensus contraire au sein des Etats membres. En revanche, lorsqu’un pays autorise l’instruction à domicile, comme c’est le cas de la plupart des pays européens, il doit alors garantir cette liberté dans le respect de la Convention. Il en résulte que les éventuelles restrictions portées par l’État à l’exercice de cette liberté doivent respecter toute la Convention, notamment les dispositions relatives à la non-discrimination, à la liberté de conscience et de religion et au respect de la vie privée et familiale ; et ces restrictions sont soumises au contrôle de la Cour européenne. La Cour peut alors censurer toute restriction qui ne poursuivrait pas un but légitime, et qui ne serait pas nécessaire, c’est-à-dire proportionnée à ce but. Or, toute suppression générale d’un droit existant est par principe disproportionnée. En cela, il est possible de parler d’un « effet cliquet » des droits de l’homme, suivant lequel un État ne peut abroger un droit ou une liberté qu’il a librement reconnu dès lors qu’ils entrent dans le champ de la Convention, alors même que celle-ci ne contient pas l’obligation explicite de les reconnaître. Ce même principe est invoqué par exemple contre ceux qui voudraient mettre en cause l’abolition de la peine de mort.

La France et l’Allemagne ne sont donc pas dans la même situation. La France est plus avancée que l’Allemagne dans le respect de la liberté d’enseignement, et il est vain d’invoquer une loi, adoptée qui plus est par le régime nazi, pour justifier un recul de la liberté en France.

Il est utile de comparer la situation dans les autres pays européens. Sur les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, 5 seulement interdisent strictement toute instruction en dehors d’établissements scolaires. Il s’agit de l’Allemagne, l’Arménie, Chypre, la Macédoine du Nord et la Turquie. Il y a donc un large consensus en Europe en faveur de cette liberté.

Comme la France actuellement, la majorité relative des pays européens soumet l’instruction en famille à une simple obligation de déclaration et de contrôle régulier des connaissances (Autriche, Belgique, Danemark, Estonie, Finlande, Géorgie, Irlande, Kosovo, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Moldavie, Monténégro, Norvège, Royaume-Uni, Russie, Slovénie et Ukraine). Dans certains pays, la déclaration et les contrôles sont même facultatifs.

D’autres pays imposent des restrictions supplémentaires. Il peut s’agir de l’obligation pour les parents de justifier de leur capacité à enseigner (Islande, Italie, Liechtenstein, Malte, Portugal, République tchèque et Serbie), ou de l’obligation de suivre le programme scolaire gouvernemental à distance (la Biélorussie et la Bulgarie). D’autres pays demandent aux parents de justifier leur choix en invoquant des motifs prévus par la loi. C’est le cas de l’Albanie, la Biélorussie et la Croatie.

D’autres encore soumettent l’instruction en famille à un régime d’autorisation préalable. C’est le régime le plus sévère. Il s’agit de la Grèce, la Hongrie, les Pays-Bas, la Roumanie, la Slovaquie, et la Suède. Le choix du gouvernement français se rattache à cette dernière catégorie, minoritaire et anti-libérale.

Dans la confusion du débat actuel, il est utile de se remémorer l’intention des rédacteurs de la Déclaration universelle puis de la Convention européenne des droits de l’homme. En 1948, ceux-ci faisaient confiance aux familles et se méfiaient de l’État. C’est l’inverse de la situation actuelle. Ils estimaient que les familles sont les bastions de la liberté face au risque constant de dérive totalitaire de l’étatisme. C’est la raison pour laquelle la Déclaration universelle proclame que « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. ». Cette priorité est l’expression de l’antériorité et de la supériorité du droit des parents sur ceux de la société. Le rédacteur de cette disposition, le libanais Charles Malik, « a souligné la nécessité d’exclure la possibilité de situations dans lesquelles les dictateurs ont le pouvoir d’empêcher les parents d’éduquer leurs enfants comme ils le souhaitent. Le contrôle de l’éducation ne peut pas être laissé entièrement à la discrétion de l’État ».

On trouve aussi des citations éloquentes des rédacteurs de la Convention dans les travaux préparatoires qui illustrent leur intention de protéger les droits naturels des parents. Ainsi, le français Pierre-Henri Teitgen, qui fut Ministre de la justice puis juge à la CEDH, déclara : il faut « garantir le droit des parents en matière d’éducation et d’enseignement contre la menace de nationalisation, d’étatisation, d’accaparement, de réquisition de la jeunesse par l’État, et ce, qu’ils aient des convictions religieuses ou simplement les convictions philosophiques de l’humanisme traditionnel ». Le député britannique Sir Maxwell Fyfe, qui participa à la conception des procès de Nuremberg, déclara quant à lui que la reconnaissance des droits des parents « a pour objet de parer à ce terrible danger du totalitarisme » qui conduit à rendre « impossible aux parents d’élever leurs enfants dans leurs convictions religieuses et philosophiques ».

C’est par respect pour les droits des parents que la Convention européenne et les textes des Nations Unies garantissent « le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement [de leurs enfants] conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques ». Or, le projet de loi prévoit exactement l’inverse, à savoir que les parents ne peuvent pas invoquer leurs « convictions politiques, philosophiques ou religieuses » pour justifier leur demande d’instruire leurs enfants à domicile. C’est une contradiction flagrante de la lettre et de l’esprit des droits de l’homme. Cela montre, une fois encore, tout le mépris du gouvernement pour les religions.

Il faut aussi tenir compte de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (de 2000) qui garantit aussi « le droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques » mais aussi « pédagogiques ». C’est là une ouverture importante qui rappelle que la liberté éducative est aussi au service de la qualité de l’instruction. Le plus souvent, l’instruction à domicile est choisie pour un motif pédagogique. À cet égard, le Gouvernement devrait s’interroger sur les motifs qui poussent de plus en plus de parents à choisir l’enseignement à domicile. Pour Jules Ferry, c’est l’excellence des écoles publiques qui devait inciter les parents à choisir la scolarisation. L’école doit mériter la confiance des parents.

Certes, l’islamisme fait peser sur la France un danger véritablement totalitaire, plus menaçant peut-être que celui de l’étatisme. Il est en cela légitime et nécessaire d’en préserver les enfants. Il convient toutefois de se souvenir des leçons de nos prédécesseurs, et de ne pas sacrifier la liberté des « justes ». Comme le disait le représentant de la Belgique lors de la ratification de l’article garantissant les droits éducatifs des parents, « l’enfant appartient à sa famille avant d’appartenir à l’État ».

Le cardinal Burke invité du Forum catholique

A l’occasion de la parution de son dernier ouvrage, Couples entrez dans la paix profonde, paru il y a quelques semaines, Son Eminence le Cardinal Raymond Burke est heureux de répondre aux questions des liseurs du Forum Catholique. Rendez-vous ici. Les liseurs du Forum sont invités à déposer leurs questions sur ce forum, et uniquement sur cet espace, avant le 23 décembre à minuit.

Pour ceux qui brûlent d’impatience d’ancrer davantage leur couple dans une stabilité paisible, ce livre est un beau cadeau. Avec des paroles simples et profondes, le Cardinal Burke ouvre la voie du silence. Oui, le bruit n’apporte pas la sérénité. Le lecteur est invité à méditer sur la richesse de l’humilité, chemin vers la réconciliation. Comment aimer toujours sans oublier que c’est chaque jour que se construit l’amour ? Le Cardinal nous fait grandir à l’école de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et des saints Louis et Zélie Martin. De sa longue expérience de l’accompagnement des couples, il nous offre par ce livre des perles de sagesse.

Un CRS avoue : il y a les bonnes et les mauvaises manifs. Les bonnes : supporters algériens et Blacks Blocs. Les mauvaises : LMPT et Gilets Jaunes

Jean-Frédéric Poisson évoque l’actualité, marquée par les prémices d’une crise sociale et économique majeure

Les Eveilleurs ont reçu Jean-Frédéric Poisson, ancien député, Président du Parti chrétien démocrate rebaptisé récemment VIA / la voie du peuple. Au cours de cet échange, Jean-Frédéric Poisson est revenu sur l’actualité française de cette fin d’année 2020, marquée par les prémices d’une crise sociale et économique majeure dans le contexte de la pandémie de Covid19.

Il a été interrogé sur son projet de redressement pour la France, quelques semaines après l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, plus largement présenté dans son dernier livre « la voix du peuple » publié aux éditions du Rocher.

Il ne s’agit pas « de petit business » mais de salut éternel

De Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :

Les situations de crise agissent comme des révélateurs. Les attentats, l’incendie de Notre-Dame, l’interdiction du culte public ont été pour des raisons variées des agressions contre les catholiques. Certes menées dans des contextes différents, elles restent des attaques contre la France catholique.

Les attentats terroristes ne sont pas une guerre contre la République. Non, le terrorisme attaque la France éternelle, la France catholique.

L’incendie de Notre Dame de Paris est l’image de notre Eglise en feu devant la stupeur du monde et les larmes des catholiques.

L’assentiment de la Conférence de l’Eglise de France devant l’interdiction du culte ne démontre-t-il pas la perte du sens de la sainte Messe au cœur de la foi catholique ? La Messe n’est pas un rassemblement, ce n’est pas un moment « pour-faire-église » qu’il serait possible de supprimer. La sainte Messe est le renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix. Elle est indispensable au salut des catholiques. Jean-Marie Guénois[1] dans un article récent du Figaro (23 novembre 2020) constate une « division profonde dans l’Eglise » sur ce sujet, conséquence de divergences théologiques majeures sur l’eucharistie. Ecoutons-le : « Une partie des théologiens, prêtres, évêques et certains cardinaux, a épousé les thèses du protestantisme qui considère la présence réelle eucharistique du Christ comme symbolique et non réelle. Donc non absolument sacrée au point de se battre pour elle. » Il s’agit donc bien d’une question de foi sur l’Eucharistie et la sainte Messe comme nous le disons depuis près de quarante années lors de nos pèlerinages. L’incapacité des catholiques aujourd’hui à savoir ce qu’est véritablement la sainte Messe est un des effets catastrophiques de la crise de la transmission, plusieurs générations de catholiques ayant été privées de catéchisme. La hiérarchie catholique est restée longtemps aveugle et sourde (pas tous les évêques, Dieu soit loué). Certains de ses membres semblent coupés des derniers fidèles pratiquants comme le dit Yann Raison du Cleuziou dans un article de La Croix[2] quand il écrit que « le mépris affiché (par la hiérarchie) pour les ultimes pratiquants est suicidaire ».

Bien sûr, nous nous réjouissons que les évêques de France aient fini par présenter un référé-liberté (même deux en l’occurrence) et ainsi montré un peu de caractère. Une prise de conscience a peut-être enfin eu lieu. Il faut encourager nos évêques pour ces actes d’autant plus méritoires qu’ils sont nouveaux et marquent un changement de position face au pouvoir civil. Un des effets heureux de la situation serait que les yeux et les intelligences s’ouvrent devant la gravité de la situation.

Nos évêques semblent être tombés dans le syndrome du colonel Nicholson (joué par Alec Guinness) pour ceux d’entre vous qui connaissent le film « Le pont de la rivière Kwaï ». Ce colonel veut montrer la qualité des soldats et ingénieurs britanniques devant le colonel Saïto et ira jusqu’à construire un pont stratégique en pleine jungle birmane sans comprendre qu’il est prisonnier, que son pays est en guerre contre le Japon et qu’il rend un grand service à son ennemi en construisant ce pont. Comme me le disait un ami, l’analogie avec nos évêques (heureusement pas tous) est assez criante.

Aucune réforme n’aura lieu sans que la vérité soit dite, sans que nous soyons capables de regarder la situation en face et de la décrire. La vérité est simple et compréhensible par tous. Nul besoin d’avoir fait des études de théologie. Une connaissance du catéchisme pour enfants remplacera avec bonheur tout le pseudo-intellectualisme relativiste de certains.

« L’homme ne vit pas seulement de pain » (Matthieu 4,4)

« Quel profit, en effet, peut avoir l’homme à gagner l’univers au détriment de son âme » (Marc 8,36)

« On offre le sacrifice de la messe pour 4 fins : 1° adorer Dieu ; 2° le remercier de ses bienfaits ; 3° implorer le pardon de nos péchés et 4° lui demander ses grâces » (N°461 Catéchisme du Diocèse et de la Province de Paris 1968)

« Le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l’homme individuellement et socialement » (article 2105 du Catéchisme de l’Eglise Catholique sur la doctrine du règne social de Notre Seigneur Jésus Christ)

L’homme est âme et corps, l’ordre surnaturel prime l’ordre naturel car le but de notre vie sur terre est de sauver notre âme. Notre fin surnaturelle est plus importante que notre santé physique. Nous ne demandons pas à nos politiciens athées de le croire, nous demandons à nos évêques de nous l’enseigner et de le dire aux autorités civiles.

Comment se fait-il qu’un catholique de base soit obligé de rappeler ces évidences ? L’Eglise doit s’efforcer de sauver les âmes avant de s’engager à suivre scrupuleusement les règles sanitaires. Nous comprenons que l’Eglise s’emploie bien évidemment à respecter des réglementations techniques mais elle ne doit pas oublier « Dieu premier servi » (Sainte Jeanne d’Arc).

Il ne s’agit donc pas « de petit business » mais de salut.

Devant l’ampleur de la crise et l’affaissement de la place de l’Eglise dans notre société française, nous pensons aux erreurs passées où notre hiérarchie a cru habile de se taire. Nous en payons durement le prix aujourd’hui car il y a un lien entre les abandons d’hier et les persécutions d’aujourd’hui. La loi Veil sur la dépénalisation de l’avortement de 1975 ne serait pas passée si la hiérarchie catholique s’y était opposée comme l’a dit Simone Veil[3]. Demain, si nous voulons nous redresser, il faudra accepter de reconnaître les fautes commises. Il sera aussi nécessaire d’unir les forces catholiques en France qui peuvent avoir un poids considérable dans notre pays si elles sont bien dirigées, si elles sont unies et si elles s’engagent. La jeunesse catholique a montré récemment qu’elle avait ce courage dans les manifestations pour la messe. Ces catholiques ont besoin de chefs ayant la force de caractère, le courage physique et intellectuel pour résister à un ordre totalitaire matérialiste. De grandes figures peuvent les inspirer comme les cardinaux Mindszenty, Wyszyński, martyrs du communisme, Saint Thomas Becket ou Saint Thomas More. Nous avons un pays à reconquérir, nous aurons besoin de foi, de force et de sainteté.

Quelques mots enfin sur Notre-Dame de Chrétienté qui a connu une année difficile comme vous tous. La dernière Assemblée Générale, « confinée comme il se doit et dans le respect des gestes… », a montré une nouvelle fois la formidable motivation, l’engagement de tous ses membres. Je remercie tous ceux qui se sont dévoués cette année pour que le pèlerinage ait lieu sous des formats nouveaux qui auront réuni plus de 10 000 pèlerins.

Je compte sur vous tous en cette nouvelle année pour organiser un beau et grand pèlerinage de chrétienté avec comme thème « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie ». Suivez notre site pour la préparation d’un pèlerinage exceptionnel si Dieu le veut.

Enfin, je demande vos prières pour trois pèlerins très proches de Notre-Dame de chrétienté :

Hervé Pinoteau, historien, royaliste, pèlerin de Chartres de toujours, rappelé à Dieu le 24 novembre. Prions pour ce combattant vigoureux, courageux et valeureux dans des temps difficiles. Prions également pour son épouse, Herrade, décédée quelques jours après son mari et qui l’a soutenu toute sa vie. Prions pour toute sa famille très engagée dans Notre-Dame de chrétienté.

Notre ami, Daniel Hamiche, est décédé le 29 novembre. Il était fidèle du pèlerinage attirant la sympathie par sa grande gentillesse et sa constante bonne humeur. Il ne manquait jamais d’accueillir les chapitres à Chartres et nous ne l’oublierons pas. Homme de conviction et de foi, prions pour le repos de son âme.

Je vous souhaite à tous un joyeux et saint Noël, en espérant que pourrez le passer avec vos proches, en famille, dans la paix du Bon Dieu devant la crèche.

Notre-Dame de Paris, veillez sur nous

Notre-Dame de Chartres, veillez sur nous

Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous

Cette année, il y a un concours de la crèche de Noël la plus laide

Deux crèches se disputent actuellement la première place, mais c’est serré :

La crèche de l’église Saint-Eustache à Paris, où l’artiste Prosper Legault, fraîchement sorti des Beaux-arts, a imaginé une Nativité à partir d’objets abandonnés. La croix d’une pharmacie devient celle du Christ, l’étoile du berger est une vieille enseigne de cordonnier :

Vous pouvez féliciter cette paroisse créative en lui adressant vos félicitations : [email protected] Téléphone : 01 42 36 31 05.

Néanmoins, il n’est pas certain qu’elle emporte le prix de la crèche la plus laide, puisque cette année, le Vatican a décidé de faire peur aux enfants, avec cette crèche dans le plus pur style “pachamamesque”.

Voici le contact où écrire au Vatican :
Sua Eccellenza Reverendissima Mons. Fernando Vergez Alzaga,
Segretario Generale Governatorato S.C.V.
Secrétaire général du Vatican.
Addendum : il y a aussi l’artiste Patrick Moya (un des créateurs du Queernaval), qui expose sa crèche en l’église Saint Dominique-Saint François de Paule dans le Vieux Nice.

Le Comité des droits de l’enfant s’est refusé à interroger la France sur la privation de père

Marchons Enfants demande si le Comité des Droits de l’enfant de l’ONU ne serait pas frappé de partialité :

Le Comité des droits de l’enfant (organe de l’ONU chargé de veiller au respect des droits de l’enfant dans le monde, sur le fondement de la Convention internationale des droits de l’enfant) vient d’adresser à la France et de publier une Liste de questions préalables à la présentation du 6ème rapport de la France (« LOIPR to submission of the sixth periodic report of France »).

Sur la base de ces questions, la France doit fournir avant le 31 octobre 2021 un rapport sur la situation des droits de l’enfant en France. Le Comité des droits de l’enfant lui adressera ensuite des préconisations.

La publication de la liste de ces questions suscite une déception immense chez nombre d’associations qui avaient répondu à la consultation organisée par le CRC, et notamment au sein des associations partenaires de Marchons Enfants.

Celles-ci avaient en effet alerté le Comité des Droits de l’enfant de l’ONU en juin dernier sur les dangers que représente pour les droits de l’enfant le projet de loi bioéthique, puisque plusieurs dispositions phares de ce texte vont à l’encontre de la CIDE signée et ratifiée par la France en 1990.

Or, si l’on excepte la question de l’anonymat des fournisseurs de gamètes contraire au droit des enfants de connaître leurs origines, le Comité des droits de l’enfant a ignoré les violations dénoncées par les associations partenaires de Marchons Enfants.

Il s’est par exemple refusé à interroger la France sur l’injustice et la discrimination que constitue l’organisation légale de la privation de père par le projet de loi qui veut ouvrir la PMA auxfemmes seules et aux couples de femmes en déniant aux enfants toute possibilité d’action en recherche de paternité.

Il n’a envisagé le thème de l’exploitation reproductive (GPA/maternité de substitution) que sous l’angle des solutions à apporter aux adultes ayant commandé l’enfant pour faire établir légalement leur filiation fictive avec cet enfant.

Il a également écarté les questions posées par l’extension du diagnostic prénatal et du diagnostic préimplantatoire, porteur d’une vision eugéniste et contraire au droit à la vie des enfants porteurs de handicap ou d’anomalie.

Le CRC s’est contenté d’interpeller la France sur des questions « mainstream » en ignorant les violations pourtant réelles des droits des enfants dénoncées par les associations partenaires de Marchons Enfants.

Il a failli à son rôle et on ne peut que le déplorer.

Les associations du collectif Marchons Enfants n’en poursuivent pas moins leur combat pour le respect des droits de l’enfant, avec ou sans le renfort de l’ONU.

Les mardis de la Manif

Mardi 15 décembre, la formation en ligne, prévue de 20h à 20h45 portera sur

« La PMA sans Père et les Français »

avec Ludovine de La Rochère.

Pour s’inscrire c’est ici.

Une fois inscrit, vous recevez un lien personnel (par webinaire), sur lequel il vous suffit de cliquer depuis votre boîte mail : vous n’avez rien à télécharger ou à installer sur votre téléphone ou sur votre ordinateur. Impossible de faire plus simple !

Pour rappel, voici le programme de cette 1e saison de formations hebdomadaires, prévues jusqu’au 23 février 2021, assurées par Ludovine de La Rochère, avec Aude Mirkovic ((Juristes pour l’enfance), Olivia Sarton (Juristes pour l’enfance), Guillaume de Prémare (Ichtus) et animée par Camille Vauthier : 

  • 15 décembre 2020 : La PMA sans Père et les Français
  • 5 janvier 2021 : La procréation sans sexe pour tous : en marche vers l’égalité ?
  • 12 janvier 2021 : La PMA sans Père et la GPA : vraiment rien à voir ?
  • 19 janvier 2021 : Congeler ses gamètes libère la femme ?
  • 26 janvier 2021 : La PMA, le fric et la sécu
  • 2 février 2021 : Bricoler une filiation, dans l’intérêt de l’enfant ?
  • 9 février 2021 : Embryons chimériques et transgéniques, gamètes artificiels : un avenir radieux pour l’humanité ?
  • 16 février 2021 : L’IMG pour « détresse psycho-sociale », la solution à tout ?
  • 23 février 2021 : De nouvelles instances bioéthiques : pour l’éthique ou la transgression ?

Le Coca Cola… positif au Covid-19

Le jeudi 11 décembre, un député autrichien, Michael Schnedlitz, en pleine séance au Parlement, à Vienne, a amené un verre de Coca-Cola et un test. Après avoir versé une goutte sur la bandelette, il assure que le résultat est positif. “Nous avons un problème : il y a un cas de coronavirus à la chambre”, ironise-t-il, brandissant le résultat devant les élus. Avant de conclure que ces tests, utilisés en Autriche dans une très large campagne de dépistage au Covid-19, étaient en réalité inefficaces. Et auraient permis de gonfler les chiffes des personnes positives.

Le laboratoire Dialab, fabricant le produit, juge au contraire que l’élu a mal réalisé le dépistage.

Et “en même temps”, voici ce que me transmet un élu municipal : l’arrêt immédiat d’utilisation d’un test, qui s’est déclaré non fiable

Voilà qui est rassurant…

La famille Lefèvre en Finale à “la France a un incroyable talent”

La famille Lefèvre a été sélectionnée pour la finale de l’émission de M6 Incroyable Talent. Une famille de six enfants, non recomposée, catholique, et dont la spécialité est principalement le chant sacré. Comme le souligne Riposte laïquele camp de la tolérance l’est soudain beaucoup moins :

« Quelle horreur, la famille catho en finale » hurle de désespoir une jeune femme sur Twitter. Dès leur première prestation, il faut dire que les commentaires avaient fusé. Certains internautes ont pointé du doigt leurs visages « pâles et inexpressifs », d’autres ont évoqué une famille « catho-sarkozyste », « catho-coincée », « ultra-catho », « catho-intégriste » (le qualificatif de « catho » étant celui qui revient le plus souvent). Une famille « bourrée de privilèges » à en lire d’autres. Plusieurs internautes étaient également d’accord pour dire que la musique sacrée n’avait pas sa place dans l’émission mais à la messe : « allez à l’église pour chanter », « on regarde des catho intégristes chanter la messe en latin là ??? »

Cette famille nombreuse blanche et manifestement hétérosexuelle a en outre suscité l’ire d’une poignée de militants LGBTQI+ qui n’ont pas manqué de l’assimiler à La Manif Pour Tous : « la manif pour tous est en finale je rage », « ça pue la manif pour tous ça », « P***** la famille catho était passée. Et ils sont venus sans leurs pancartes un papa et une maman ».

Il y a eu aussi des références à Xavier Dupont de Ligonnès et à la série de films « American Nightmare » plus connue chez nous sous le titre « La Purge » où on voit des Blancs riches et chrétiens massacrer les pauvres et les membres des minorités (le créateur de cet univers fictif est bien entendu un militant anti-Trump acharné).

Je terminerai par le tweet de cet internaute qui écrit « Ils sont chiants les Lefebvre : ils ont un côté cathos de droite qui regardent Cnews et défilent à la manif pour tous. Mais comme ils livrent une prestation de qualité, tu ne peux pas trop les tacler. » C’est certainement ce que pensent Yann Barthès et Guillaume Meurice, eux qui recherchent avant tout des personnes « caricaturales » pour pouvoir d’autant mieux les humilier.

Avoir la peau blanche, être catholique, être hétérosexuel serait-il devenu une tare en France ? Pour ces personnes, sans conteste. Inutile d’être Nostradamus pour prédire que si nous nous laissons faire, nous finirons dans des réserves ou, pire, sous terre. Ne laissons pas ces révolutionnaires « intersectionnels » détruire totalement notre civilisation. Chacune de leurs attaques appelle de notre part une réponse ferme.

Mardi prochain (le 15 décembre), lors de la grande finale de La France a un Incroyable Talent, je vais voter en faveur de la famille Lefèvre afin d’adresser un bras d’honneur à tous ceux qui voudraient voir la France disparaître. Je ne suis personne pour vous donner des consignes, amis lecteurs. J’espère néanmoins que nous serons nombreux à le faire pour crier à la face du monde que les Gaulois, bien que de plus en plus marginalisés, existent encore et ne souhaitent pas disparaître.

Il suffit de voter en direct, lors de la diffusion de l’émission mardi 15 décembre à 21H05 sur M6.

Un référendum contre les Khmers verts

Emmanuel Macron vient d’annoncer un référendum pour décider de l’inscription de la lutte pour le climat dans la Constitution.

Il aurait pu annoncer un référendum sur l’immigration, un vrai sujet d’actualité, pivot de notre avenir.

Cet ajout va potentiellement empêcher tout développement économique et justifier n’importe quel délire khmer vert. Ce référendum sur le “climat” doit être un référendum contre les délires des khmers verts, qui entendent imposer à tous une façon de vivre loin des réalités : multiplication des éoliennes, interdiction du Tour de France, suppression des sapins et des décorations de Noël, 30 km/h généralisé, autoroutes à vélo, fascisme végan…

Instruction en famille : un choix sans lien avec le séparatisme

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Aujourd’hui 14 décembre, l’Assemblée nationale a désigné les membres de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi confortant le respect des principes de la République.

Ce texte comporte des dispositions relatives à l’instruction en famille, dite aussi école à la maison (article 21 du projet de loi)

Le régime actuel de l’instruction en famille (IEF) est un régime déclaratif, les enfants faisant ensuite l’objet d’une enquête de la mairie et d’une inspection par l’académie. 55 000 écoliers, collégiens ou lycéens (soit 0,45% de l’ensemble) seraient scolarisés aujourd’hui à la maison.

Le projet remplace le régime actuel de déclaration par un régime d’autorisation préalable ne pouvant être demandée que dans des cas limitativement énumérés par la loi, et « sans que puissent être invoquées les convictions politiques, philosophiques ou religieuses des personnes qui sont responsables de l’enfant ». Les cas sont les suivants:

« 1° L’état de santé de l’enfant ou son handicap ;

« 2° La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ;

« 3° L’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire ;

« 4° L’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. »

Les trois premiers motifs sont ceux permettant aujourd’hui l’inscription gratuite d’un enfant au CNED.

Le quatrième motif, relatif à l’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, est vague et flou, susceptible d’interprétations diverses et subjectives entrainant ruptures d’égalité et insécurité juridique.

Surtout, ces cas limitatifs n’incluent pas l’exercice par les parents de leur liberté éducative de choisir d’instruire leur enfant en famille et d’opter pour des méthodes pédagogiques différentes de celles mises en œuvre par l’éducation nationale.

Cette atteinte sans précédent à la liberté éducative poursuivrait selon le Gouvernement l’objectif annoncé de lutter contre l’islamisme radical et le séparatisme.

Or, la radicalisation des enfants et des jeunes, lorsqu’elle existe, n’est pas effectuée dans le cadre de l’IEF déclarée et limitée aux enfants d’une même famille, mais plutôt dans le cadre d’écoles clandestines, regroupant plusieurs dizaines d’enfants de familles différentes hors de tout cadre légal.

L’atteinte aux libertés fondamentales n’est donc en rien justifiée puisqu’aucun élément factuel ne permet de caractériser un risque de radicalisation lié à l’instruction en famille.

Le choix de l’IEF n’exprime en rien un rejet des valeurs démocratiques ou de la nation française, mais relève de l’exercice d’une liberté et répond à des attentes variées :

  • s’adapter à la personnalité d’un enfant, à son rythme, ses besoins, ses envies, lui offrir une pédagogie alternative, un apprentissage en lien avec la nature hors des murs de l’école, sécuriser un enfant menacé à l’école, etc.
  • ce choix peut être fait pour un enfant ou toute la fratrie, pour une année ou plusieurs : les modalités sont variées et s’adaptent à chaque enfant.

L’instruction en famille a toujours existé et a permis l’éclosion de talents célèbres : de Mozart à Ampère en passant par Blaise Pascal et Agatha Christie. Nos contemporains français instruits en famille auraient-ils été privés d’éducation à la citoyenneté et d’accès à la culture et à l’histoire ? Vincent Cassel, Marguerite Yourcenar, Anne Queffélec, Christine Ockrent, Jean d’Ormesson, Luc Ferry, Michel Polnareff, Pierre-Gille de Gennes etc.

Pour justifier le nouveau régime, l’exposé des motifs du projet de loi allègue que « notre arsenal juridique est insuffisant ». En ce qui concerne le sujet de l’instruction en famille, cet argument n’est pas exact. Les moyens du contrôle du respect par les familles des règles garantissant l’instruction des enfants existent et sont suffisants. Il suffit de les mettre correctement en œuvre, peut-être en les réorganisant pour s’adapter par exemple à l’augmentation du choix de l’IEF constatée depuis la rentrée qui a suivi le confinement du printemps 2020.

Ce qui est certain, c’est que la menace de la radicalisation ne saurait servir de prétexte à supprimer cette liberté.  

Les pervers

Marlène Schiappa a déclaré, à propos du projet de loi “confortant les valeurs républicaines”, que le gouvernement ne souhaite pas interdire “les plans à trois” (alors que la polygamie est interdite).

“On ne va pas interdire les plans à trois, l’infidélité, le polyamour, les trouples…”.

De son côté, le Fond des Nations Unies pour les populations (FNUAP) a publié un document de référence pour s’assurer que les étudiants reçoivent bien, où qu’ils se trouvent, l’éducation sexuelle controversée de l’ONU. Ce nouveau document “complète et fait référence au document de référence sur “l’éducation sexuelle inclusive” (CSE) publié en 2018 par l’UNESCO. Alors que “l’éducation sexuelle inclusive” a été rejetée par l’Assemblée Générale et a provoqué un mouvement d’opposition dans les communautés locales et les pays, le FNUAP a fait en sorte que les enfants y aient de toutes les manières accès. Selon le FNUAP “l’éducation sexuelle inclusive” doit être distillée par les ordinateurs ou les téléphones, ou en face à face comme par les centres de jeunesse, les camps d’été, les organisations religieuses, et les camps de réfugiés.

Le guide comprend de vastes paragraphes sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, et a basé ses recommandations sur des entretiens avec des membres d’organisations transgenres. Le guide doit également diffuser “l’éducation sexuelle inclusive” aux enfants prostitués.

Le guide encourage les animateurs à utiliser “une pédagogie critique” semblable à celle de l’intellectuel marxiste brésilien Paulo Freire et guide les étudiants vers

“la mise en doute et en question des dynamiques et de la main-mise des pouvoirs dominants”.

Il n’y a pas une seule transgression nouvelle qui, pour circonvenir les hésitants, n’invoque l’avortement

Alors que le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) vient de livrer une opinion sur l’avortement, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, réagit pour Gènéthique.

A la demande du gouvernement, le CCNE vient de se prononcer concernant l’extension du délai légal pour avorter, estimant qu’il n’a pas d’objection éthique à allonger ce délai. Comment réagissez-vous à cette annonce ?

Aucun problème éthique pour le comité d’éthique étatique. Cette opinion favorable à l’allongement de l’avortement à 14 semaines ne décevra que ceux qui pensent encore que le CCNE est chargé d’exprimer un point de vue moral sur des questions de sociétés. Il n’y a pas lieu d’en être surpris, ni même affligé. Le comité d’éthique, créé pour soumettre la morale naturelle aux exigences de la modernité, est rigoureusement fidèle à sa mission. Le CCNE a généralement soutenu toutes les transgressions auxquelles il doit accoutumer l’opinion publique. En l’espèce, les gynécologues-obstétriciens sont majoritairement opposés à l’allongement du délai d’accès à l’avortement. Qu’à cela ne tienne, le comité d’éthique prend le prétexte des quelques femmes qui avorteraient hors délai à l’étranger pour ouvrir la possibilité légale à toutes les autres d’avorter encore plus tard, au nom de l’égalité d’accès, fût-ce au pire. Le CCNE est un outil politique, pas une autorité morale.

Cet avis s’inscrit dans un ensemble législatif : multiplication des propositions de loi sur l’avortement, cavalier budgétaire dans le PLFSS, amendement dans la proposition de loi qui vise à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification. Pourquoi tant de précipitation dans une période où la France traverse une crise sanitaire ?

Les gens ne comprennent pas que la légalisation de l’avortement est moins une question de morale personnelle qu’une arme politique absolue. Un Etat qui préfère qu’une mère supprime son enfant avec la complicité de la médecine, parce qu’il a peur de passer pour l’adversaire des femmes en soutenant la maternité, est prêt à tout trahir. L’avortement produit un effet cliquet, crante les progrès sociétaux et condamne à la marche en avant les yeux fermés. Il n’y a pas une seule transgression nouvelle qui, pour circonvenir les hésitants, n’invoque l’avortement. Puisque nous avons été capables de légaliser l’avortement, nous pouvons bien accepter la PMA pour toutes, le remplacement des animaux de laboratoire par des embryons humains, l’eugénisme et les chimères, bref toutes les folies de la marchandisation du vivant qui font la fortune des transhumanistes et de leurs bretteurs d’estrade. L’avortement est un dogme qui ouvre toutes les portes. Ne pas y adhérer, c’est renoncer aux mandats électifs, aux médias, aux hautes responsabilités dans beaucoup de professions. L’avortement est un critère de sélection pour appartenir au camp du bien, un brevet de soumission au progressisme et un instrument d’asservissement des consciences depuis près d’un demi-siècle.

Le nombre d’avortements est en progression croissante depuis 3 ans. Comment l’expliquez-vous ? Quelles mesures seraient à prendre pour endiguer cette recrudescence ?

Personne ne risque plus sa vie, sa réputation, sa carrière et ses émoluments à réfuter ce nouvel ordre immoral parce que s’y opposer peut conduire en prison. Si toutefois l’on voulait diminuer le recours à l’avortement, il faudrait d’abord arrêter de souhaiter un retour à « l’esprit de la loi Veil ». La loi Veil n’est pas la solution, mais le problème. Elle est, par construction, une loi évolutive et féconde qui contient le scénario de tout ce qu’elle ne cesse d’engendrer. La malice de l’avortement ne réside pas dans l’excès d’une pratique qui passerait de 12 à 14 semaines. L’enfant ne meurt pas moins à 12 qu’à 14 semaines. La loi Veil, dans sa logique, est appelée à disparaître dès lors que l’avortement sera considéré comme une pratique bienfaisante, ce qui est en bonne voie. Pourtant, avec ou sans loi, il conviendrait de rappeler que l’homicide ne saurait être le geste d’un médecin. Enfin, il est nécessaire de sortir l’avortement de la sphère exclusive des femmes. La chaîne des mensonges indispensables qui le permet (depuis la négation de l’humanité de l’embryon et l’éviction du père jusqu’au déni des conséquences) est telle qu’elle n’impacte pas que les femmes mais la société dans son ensemble. Avec l’avortement, l’Etat de droit est inversé, ce n’est plus tuer mais refuser de le faire qui est criminel. Si cela était dit et compris, se fixer une diminution du taux de recours à l’IVG deviendrait une évidence.

Le travail législatif doit désormais se poursuivre“, a réagi le ministre délégué chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Mme Elisabeth Moreno. Les députés LREM ont indiqué leur intention d’inscrire “dès que possible” à l’ordre du jour de l’Assemblée cette proposition de loi de l’ancien groupe EDS, que les sénateurs examineront le 20 janvier dans le cadre de la “niche” réservée au groupe Socialiste.

Le général Pierre de Villiers déclare qu’il ne sera pas candidat en 2022

Il va donc falloir que tous ceux qui ne jurent, à tort selon nous (voir ici ), que sur le général Pierre de Villiers pour représenter une alternative de droite au duel Macron-Le Pen en 2022 trouvent une autre solution.

Voici un extrait de l’interview qu’il vient d’accorder à Atlantico :

Jean-Sébastien Ferjou : Justement, on en revient à la question qui fâche, ou en tout cas qui vous agace : celle de la personne ayant vocation à assumer les responsabilités à la tête de l’Etat (…) : êtes-vous un pur fantasme de journalistes ou avez-vous ressenti lors de vos déplacements à travers la France une véritable attente dans le pays ?

Général Pierre de Villiers : (…)  Je n’ai pas écrit ce troisième livre dans le cadre d’une démarche devant me mener à une quelconque candidature présidentielle. Ce n’est ni mon objectif, ni ma vocation.

Alors, on me dit qu’en politique, souvent, lorsqu’on dit ça c’est pour masquer ses intentions réelles. Mais je ne suis pas un homme politique. Je suis un officier français : quand je dis quelque chose, je le fais.

Sauf à ce que le général Pierre de Villiers ait la même notion de parole d’officier que le général De Gaulle lorsqu’il s’était exclamé “Je vous ai compris” en 1958, pour mieux trahir les Français d’Algérie par la suite, le débat est clos. La parole du général Pierre de Villiers aura davantage de poids et de crédibilité si elle ne s’inscrit pas dans une démarche politicienne.

La droite hors les murs aura beaucoup de mal à trouver un candidat miracle d’ici 2022 et elle devrait plutôt travailler à infléchir à droite le discours de Marine Le Pen, qui portera également une lourde responsabilité, si elle s’entête à ignorer la droite conservatrice, catholique et identitaire…

Tiens, revoilà la fachosphère!

Le quotidien ex maoïste (mais toujours soumis à la nomenklatura) Libération vient de m’offrir les honneurs discutables d’un article (Il faut croire que, quand les ventes vont mal dans la große presse, un petit papier sur le Salon beige s’impose). Ledit article est intitulé tout en nuance: “Lafont et Thieulloy: collaborateurs de sénateurs LR  et piliers de la fachosphère” (Lafont étant l’ami Samuel Lafont, énergique militant de l’UNI et de la MPT, aujourd’hui animateur de Damoclès, aux côtés duquel j’avoue que je me réjouis de figurer dans cette “rafle”).

Je ne reviens pas sur l’inexistence de la fachosphère. J’ai déjà dit et redit (voir, par exemple, ici ou ) que ce que les médias dominants appellent la “fachosphère” est un agglomérat imaginaire de gens et de sites qui ne se connaissent pas et qui ne partagent pas les mêmes convictions. A lire l’article, on m’imagine en magnat des médias au centre de sa toile dictant ses articles pour toutes sortes de sites différents. Cela n’a évidemment rien à voir avec la réalité. Je rêverais d’avoir une audience plus large, de pouvoir imposer tel sujet au 20 heures d’un seul coup de fil, mais je n’ai pas d’autre audience que celle des médias dont je suis responsable (et évidemment celle que mes “attachés de presse” de Libération m’accordent en supplément!). Par ailleurs, j’ai aussi dit et redit que je n’étais pas fasciste, ce qui est, selon moi, une idéologie moderne et même révolutionnaire, tandis que je suis catholique social (et donc contre-révolutionnaire). Je ne sais pas en quelle langue il faut le dire pour être compris de Libération, mais enfin, c’est ainsi.

Je redis ici ce que j’avais dit naguère à l’intention de l’inénarrable Henri Tincq:

Pour qu’il y ait une « fachosphère », il faudrait deux choses qui, toutes deux, manquent : une coordination entre les différents sites de cette « sphère ». Cette coordination n’existe pas à ma connaissance. En tout cas, je n’y ai jamais participé, ni n’y ai été invité. Et il faudrait aussi des fascistes, c’est-à-dire des gens qui soient à la fois socialistes et nationalistes. Or, il en existe peut-être en France, mais ils ne sont certainement pas au Salon beige. Pour ma part, je suis catholique social, disciple de La Tour du Pin, d’Henri V et de Léon XIII, en matière socio-politique. Cela peut être aussi obscurantiste et paléo-conservateur que voudra M. Tincq (curieusement, d’ailleurs, il nous taxe de « néo-conservateurs », alors que je suis bien pire que cela : pas du tout « néo », mais définitivement « archéo-conservateur », si tant est que ces épithètes aient la moindre signification !!!), mais c’est en tout cas fort éloigné du socialisme et presqu’autant du nationalisme, idéologie révolutionnaire qui n’a pas grand-chose à voir avec l’amour de la patrie charnelle (même si je sais que plusieurs penseurs, Maurras notamment, ont tenté d’unir les deux). Bref, il y a autant de « fachosphère » que de beurre en broche ! Mais, tant qu’à faire de se faire peur, autant imaginer un vaste complot fasciste, n’est-ce pas ?

On le constate une nouvelle fois, l’amalgame, sévèrement défendu dans d’autres cas, est parfaitement autorisé – et même encouragé – quand il nous concerne.

Le pompon en la matière est ce paragraphe d’anthologie:

Plus sulfureux encore, repéré par les activistes Sleeping Giants et confirmé par Libération : l’analyse du code source des sites édités par GT éditions, par exemple Réponses catholiques, met en évidence l’utilisation d’un identifiant de monétisation publicitaire via la régie de Google, AdSense, que l’on retrouve sur le blog authentiquement nazifiant de Philippe Delbauvre, un ancien du groupuscule nationaliste-révolutionnaire Vox NR, grenouillant désormais à Synthèse nationale.

Ce paragraphe est écrit avec les pieds. Mais je devine trois interprétations possibles:

  1. Soit les scribouillards de Libération ont retrouvé les vieux réflexes maoïstes de délation et désignent le Salon beige à la vindicte des Sleeping Giants (vous savez, ces activistes d’extrême gauche qui font pression sur les annonceurs pour que les sites dissidents ne reçoivent plus de  publicité). Si c’est le cas, ils perdent leur temps. Nous sommes déjà dans le collimateur de ces activistes – et nous sommes prêts à leur résister (d’autant plus facilement que nous ne dépendons financièrement que de nos lecteurs).
  2. Soit il s’agit de créer une logique d’amalgame, avec ce genre de sophismes bien connus: Thieulloy a un compte AdSense, un blogue nazi aussi (je précise que je ne sais rien de ce M. Philippe Delbauvre et que l’accusation de nazisme sous la plume d’un journaliste de Libération est à prendre avec circonspection), donc Thieulloy est nazi. Alors précisons que ce n’est pas franchement original d’avoir un compte AdSense: tous les médias dominants en ont. C’est simplement le moyen de recevoir de la publicité de Google. Avec ce genre d’amalgame, je peux faire d’à peu près toutes les personnes ayant une existence publique sur le web des nazis (ou, selon les besoins de la cause, des maoïstes, des pervers ou ce que vous voudrez).
  3. La dernière possibilité est non idéologique: les magnifiques “enquêteurs” de Libération (qui ont, pour l’essentiel, copié-collé ce que certains de leurs confères avaient déjà écrit sur moi, mais en réussissant le tour de force de se tromper à plusieurs reprises dans ces copier-coller!) ont bel et bien été regarder le code source du site de ce M. Delbauvre et y ont trouvé le code de notre compte… parmi des dizaines ou des centaines d’autres. Car, effectivement, on trouve bien les codes AdSense des sites que je dirige, mais au milieu d’articles repris desdits sites. Si vous copiez un article de Libération sur votre site, vous copiez aussi, dans le cas général, les liens vers les publicités de Libération. Cela implique-t-il que Libération entretient une collusion cachée avec le nazisme? Pas sûr que nos plumitifs soient aussi favorables à l’amalgame en ce cas… En tout cas, l’hypothèse la plus favorable est donc que ces “journalistes” n’ont pas voulu nous dénoncer à la kommandantur du “progressisme”, ni proposer un amalgame malhonnête, mais alors cela signifie qu’ils ignorent tout du fonctionnement d’internet! (Ce qui, en soi, n’est pas répréhensible, mais rend naturellement un article sur internet légèrement sujet à caution.)

De façon générale, ce que je trouve extravagant dans ce genre d’articles, c’est qu’on joue à se faire peur avec un complot de “la droite ultra” (là, le complotisme est aussi encouragé que l’amalgame!). Mais tout est public et archi-connu. Non seulement tout a déjà été dit dans d’autres articles de la même farine, mais je n’ai jamais caché mes activités. Je ne les crie pas non plus sur les toits car je ne suis pas porté au narcissisme à la mode. Mais des “révélations” comme le fait que je travaille à temps partiel au sénat avec Sébastien Meurant, vous parlez d’un scoop! C’est sur sa page wikipedia et sur la mienne. Autant dire que c’est ultra-confidentiel! Quant à savoir que je ne suis pas franchement un militant du trafic de chair humaine, je ne sais pas combien d’articles j’ai écrits sur le sujet.

En matière de scoop, j’aime beaucoup ceci:

Son employeur a, par exemple, été pudiquement caviardé de la déclaration d’intérêts de son sénateur

De fait, mon employeur n’apparaît pas dans ladite déclaration. Sans doute parce que j’ai quelque chose à cacher, suggèrent nos braves gens? Euh, non, si j’avais quelque chose à cacher, mon nom non plus n’apparaîtrait pas. Je suis naïf mais pas au point de croire qu’un journaliste n’est pas capable de faire une simple recherche sur Google. L’explication est plus simple: il se trouve que je suis mon propre employeur pour mes activités d’édition. Et, avant l’idée de génie du gouvernement que le monde entier nous envie, d’une auto-attestation pour aller se balader, on trouvait un peu ridicule d’écrire: “Nom: Guillaume de Thieulloy – Employeur: Guillaume de Thieulloy”. Il faut croire que le culte de la personnalité a laissé des traces chez nos ex (?) maoïstes. Pour moi, qui suis idéologiquement nettement plus proche d’Henri V, même si ma personne est encore moins importante que celle de ce dernier, je dirais volontiers: “Ma personne n’est rien, mon principe est tout.” Je ne vois absolument pas l’intérêt de parler de ma petite personne. Ce n’est pas de la fausse humilité. C’est simplement que cela détourne de ce qui est vraiment important: les idées que je défends, à savoir le catholicisme social, qui seul peut répondre à la crise gravissime dans laquelle les post-modernes enfoncent notre malheureuse patrie. Si mes estimables sycophantes voulaient vraiment faire un scoop, ils expliqueraient ce qu’est cette pensée plusieurs fois séculaire et en quoi elle est la meilleure solution à la crise sociale, politique et morale que nous subissons. Et là, je peux leur prédire que les lecteurs seraient un peu plus intéressés que par de pseudo-révélations sur un pseudo-complot de la tout aussi pseudo ultra-droite!

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Le Président du Kosovo enfin devant la justice internationale

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

L’agression de l’OTAN contre la Serbie en 1999 est probablement le pire crime de cette organisation. Déclenchée à l’initiative des Etats-Unis avec le soutien enthousiaste de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, l’intervention a donné lieu à 78 jours de bombardements qui ont tué des milliers de civils et très peu de militaires ! Ceux qui ont suivi en direct cette glorieuse expédition se rappellent du sinistre comptage quotidien des sorties aériennes relaté par Jamie Shea, porte-parole de l’OTAN, concluant invariablement son propos par son cynique « il y a aussi eu des dégâts collatéraux. »

Il s’en est suivi l’expulsion de l’armée serbe de son propre territoire, la province du Kosovo. Majoritairement peuplée d’Albanais, rebaptisés kosovars pour les besoins de la cause, elle vécut pendant près de dix ans avec un statut autonome sous la protection de l’armée américaine qui y a construit une de ses plus grandes bases au monde. Bien évidemment le Kosovo proclama ensuite son indépendance, en 2008, contrairement à tout ce qui avait été dit à l’époque, mais on a l’habitude. Passons sur l’exode de milliers de Serbes contraints de fuir leur propre pays.

Pour justifier l’attaque, une formidable campagne de désinformation la précéda. On n’inventa pas encore le concept d’armes de destruction massive mais on organisa des massacres imaginaires savamment mis en scène, les expressions de génocide ou d’épuration ethnique étant bien sûr allègrement utilisés. Le clou de l’histoire fut l’invention d’un vaste plan de déportation des « Kosovars » révélé par Joschka Fisher, le ministre écologiste allemand des Affaires étrangères. Ce plan, baptisé « Fer à cheval », était un faux mais il justifia l’intervention. Un excellent article du Monde diplomatique d’avril 2019 détaille tout cela sous le titre : « Le plus grand bobard de la fin du XXe siècle ». On ne saurait mieux dire.

Nos braves guerriers de l’OTAN ont ainsi inauguré l’intervention humanitaire, idée commode qui peut être utilisée aussi souvent que nécessaire. Mais il est bien dommage qu’ils ne se soient pas intéressés à un autre volet humanitaire, celui du sort de prisonniers serbes, civils et militaires mais toujours jeunes, qui ont disparu à jamais.

Très vite une rumeur de trafics d’organes apparut. Derrière, l’ombre de l’UCK, ce mouvement paramilitaires albanais, dirigé par . Ses exactions furent régulièrement dénoncées par Belgrade, mais comment croire un Serbe ?

Heureusement de sérieuses enquêtes furent effectuées, notamment par le journaliste Pierre Péan (Kosovo, une guerre « juste » pour un Etat mafieux) ou le diplomate Dick Marty, missionné par le Conseil de l’Europe (Une certaine idée de la justice). Elles ne laissent la place à aucun doute sur la réalité du trafic d’organes. Interrogé à ce sujet, Bernard Kouchner, nommé en 1999 représentant spécial de l’ONU au Kosovo, éclata d’un rire sonore devant les caméras. La scène est encore visible sur Internet.

Tout cela n’a pas empêché Thaçi de devenir président du Kosovo en 2016 et d’en être le vrai patron depuis 1999, sous tutelle américaine.

Cette fois, l’étau s’est resserré et ses anciens amis l’ont lâché. Car c’est sous la pression des alliés occidentaux du Kosovo que le Tribunal spécial de La Haye a ordonné l’arrestation de Thaçi et de trois anciens dirigeants de l’UCK. Ils ne doivent pas seulement répondre du crime de trafic d’organes mais aussi de tortures, de persécutions, de détentions arbitraires, de traitements cruels et de disparitions forcées. C’est vraiment une bonne idée d’avoir été aider ces braves gens…

Thaçi a bien sûr démissionné début novembre après son inculpation et s’est rendu à la justice. Il dort aujourd’hui en prison à La Haye, comme Milosevic vingt avant. Il méditera sur la fiabilité de son allié américain mais se consolera en se disant que le boulot a été fait.

Un état-civil prénatal

Entretien avec Matthieu Chauvin, président de La Vie est en nous:
Vous lancez un état-civil associatif pour donner un nom aux enfants qui sont décédés très tôt au cours de la grossesse. C’est un concurrent de l’état-civil français ?
Un palliatif plutôt. Aujourd’hui en France, il est impossible d’inscrire à l’état-civil un enfant décédé avant la 12ème semaine de grossesse. Il y a un refus d’accepter son existence. Cela peut-être vécu très douloureusement par la mère ou les deux parents. Pour combler ce vide juridique et aider à apaiser la douleur des parents, l’association La Vie est en nous a décidée de créer un État-Civil Prénatal Volontaire.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Lorsque le site sera fonctionnel, la mère ou le père déclarera le décès de son enfant. Nous lui enverrons par courrier une attestation de sa déclaration avec un feuillet mobile à glisser dans le Livret de Famille. Ensuite, l’association archivera régulièrement ces déclarations pour qu’elles soient conservées chez un notaire sans limite de date.
A qui cela s’adresse-t-il ?
À tous ceux qui ont perdu un enfant lors d’une fausse couche spontanée ou provoquée (IVG) et qui n’ont pas pu inscrire cet enfant à l’état-civil français. Nous voulons rendre un service aux personnes qui en éprouvent le besoin en les aidant à faire le travail de deuil et de réconciliation avec leur enfant … même longtemps après.
Est-ce fréquent ?
Oui, cela concerne presque tout le monde. On en parle peu, les fausse couches précoces et les avortements sont très très nombreux.
Cela veut-il dire que les personnes qui déclareront le décès d’un enfant verront leur nom sur internet ?
Surtout pas! Les déclarations sont confidentielles et ne peuvent être consultées que par les déclarants… sur le modèle de l’état-civil officiel. Pour plus de sécurité, la base ne restera pas sur internet.
Où faut-il le faire ?
L’enregistrement se fera sur internet. Pour le moment, nous lançons une collecte de 10000€ pour créer ce site internet qui doit être très bien sécurisé.
La collecte a commencé il y a quelques jours et se poursuit jusqu’au 3 janvier, fête du Saint Nom de Jésus. Je compte sur les lecteurs du Salon Beige pour faire un don sur Credofunding. Il y a une interview video des membres du bureau. Chaque don ouvre droit à un reçu fiscal ; voici le lien :
Comme toujours, il faut donner et passer l’info. Merci !

Immigration, les réalités dévoilées par Patrick Stefanini

Damien Rieu a diffusé sur Twitter le meilleur du livre “Immigration, ces réalités qu’on nous cache” de Patrick Stefanini :

Stefanini raconte qu’il a donné l’ordre d’expulsions de 101 Maliens en 86 en tant que chef de cab du ministre à la Sécurité Pandraud. Il a participé à l’informatisation des dossiers des étrangers (AGDREF). En 88 il devient sous directeur des étrangers au Ministère. Il participa aussi aux négociations Schengen et Dublin.

Il commence par expliquer que la moitié des étrangers voient leurs droits gérés par des accords bilatéraux entre France et pays d’origine. Il déplore que la France ne tienne pas un registre de sa population étrangère ou de statistiques ethniques contrairement à d’autres pays européens. Deux instruments sont donc utilisés :

  • la statistique annuelle de délivrance des titres de séjour qui ne compte ni mineurs, ni demandeurs d’asile. (x1,83 en 20 ans). « Dans le même temps le nombre de demandeurs d’asile est passé de 39775 en 2000 à 132 826 en 2019, soit une multiplication par 3,33 en 20 ans. »
  • Le recensement de l’INSEE sur le nombre d’immigrés. Un immigré est une personne étrangère née à l’étranger et résidant en France. Le % d’immigrés en France est passé de 3,8 en 1920 à 7,5% en 1975.

L’immigration professionnelle est stoppée en 1974 par VGE et remplacée par… l’immigration familiale.

Il démonte ensuite le fameux « le nombre de ressortissants étrangers est stable » : la naturalisation massive les efface logiquement des statistiques donc ça ne veut rien dire.

  • 1960-66 : 180.000 titres de séjours accordés/an essentiellement à des Européens alors qu’on était en pleine croissance.
  • Depuis 2011 : 260.000 titres de séjours / an accordés à des extra-européens.

Si on compte 1ère et 2ème génération la France a 21% d’immigrés. 

Il explique qu’il faut multiplier par 3 le nombre de bénéficiaire de l’AME pour avoir le nombre de clandestins. Ça ferait donc 900.000 clandestins en France.

Il rappelle justement que le concept de « grand remplacement » vient des projections de l’ONU qui s’interrogent sur la notion de « replacement migration » (maintenir la population active malgré le vieillissement grâce à l’immigration).

Bref si on résume cette 1ère partie, la vague migratoire depuis 2000 c’est :

  • +80% de titres de séjour
  • demandeurs d’asile x3
  • +30% d’immigrés
  • clandestins x3

Sur 282.000 mariages en 2015 :

  • 27% concernaient un Français et un étranger (unions mixtes)
  • dont 54% célébrés à l’étranger.

10% des titres de séjours accordés par les préfets aux étrangers sont donnés sans motifs ou justification, sous la pression des réseaux associatifs.

Demandes d’asile :

  • 1973 : 1620
  • 2000 : 38000
  • 2019 : 102000
Nombre de statuts de réfugiés accordés :
  • 2000 : 5200
  • 2019 : 36000

L’immigration « choisie » de #Sarkozy en 2007 s’est ajoutée au reste. Résultat :

  • +30% d’étudiants étrangers (hors UE)
  • +82% de travailleurs étrangers (hors UE)

“Dès 2007, R.Putman, professeur à Harvard indiquait que plus le % d’immigrés est élevé plus la confiance entre immigrés et autochtones et entre autochtones est faible”

Le nombre de SDF a augmenté de 50% depuis 2001.53% des SDF sont étrangers. Résultat :

  • centres d’accueils débordés, nombre de morts dans la rue augmente de 10% / an.
  • “l’hébergement d’urgence serait suffisant sans les étrangers”
  • Du coup en 2020 l’hébergement d’urgence est le seul poste budgétaire à avoir bénéficié d’une hausse de 5% : 2 milliards supplémentaires !
  • Et dans le même temps on réduit les APL… les Français les plus modestes paient encore pour les clandestins !

Liberté scolaire : le gouvernement s’inspire de Berlin-Est

Le “séparatisme” contre lequel le gouvernement veut lutter, c’est celui des parents qui veulent préserver leurs enfants du désastre scolaire français. Alors le gouvernement réagit comme en RDA: quand le communisme ne marche pas, il faut construire un mur pour obliger les gens à y rester. Alors que l’école de la République s’effondre, il faut interdire aux enfants d’aller ailleurs. Derrière l’alibi de l’islamisme, ils reprochent aux parents qui font l’école à la maison, de vouloir “éduquer leurs enfants à l’abri d’une certaine partie de la société” (selon le haut fonctionnaire de l’Education Nationale Edouard Geffray).

L’éclat de Noël

Voici un clip de Noël réalisé par un jeune chanteur catholique, chef de choeur de plusieurs chorales :

Pour votre sécurité, vous serez fichés

Jean-Frédéric Poisson, président de VIA, et François Billot de Lochner, président de Liberté Politique, signent une tribune de défense de nos libertés, dans Valeurs Actuelles :

Toujours plus d’atteintes aux libertés fondamentales des Français. Après la liberté de culte, la liberté de circuler, la liberté d’informer et la liberté éducative, le gouvernement tente à présent sa chance du côté de la liberté d’opinion. C’est à croire qu’il s’est fixé pour programme de n’en laisser aucune intacte.

Le journal officiel du 4 décembre faisait en effet état de la publication de trois décrets élargissant les prérogatives des forces de l’ordre, notamment en matière de fichage. Celles-ci pourront non seulement collecter des données sur les activités politiques des personnes dont elles pensent qu’elles constituent une menace, mais aussi sur leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses. Douze ans après l’échec d’une tentative similaire avec le projet de fichier de police informatisé EDVIGE, le gouvernement réitère une dérive dont il avait déjà été dit à l’époque qu’elle contrevenait au droit Français.

Bien sûr, c’est au prétexte de garantir notre sécurité que sont prises ces nouvelles dispositions. Mais, comme nous y sommes désormais habitués, l’exécutif profite de l’occasion qui lui est donnée, ou qu’il s’est donné à lui-même, pour élargir son pouvoir de contrôle sur la population. D’ailleurs, la CNIL a demandé à ce que le projet soit précisé avant son entrée en application ce qui n’a provoqué aucune réaction de la part du gouvernement. La CNIL, dans sa délibération n°2020-064 du 25 juin 2020, souligne à ce propos l’étendu disproportionnée des possibilités de fichage permises par ces décrets. Elle insiste notamment sur le fait que le traitement des données envisagé « vise à prévenir des atteintes de natures très diverses qui peuvent porter sur des agissements ou des individus n’étant pas nécessairement susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’Etat ». Dans le même avis, elle insiste encore sur le fait que le traitement prévu « n’intéresse que pour partie, et de manière résiduelle, la sûreté de l’Etat ». Flou artistique d’autant plus grave que le fichage peut également s’étendre aux proches des personnes concernées.

Comment ne pas s’inquiéter de l’usage politique qui pourrait être fait par l’Exécutif d’un tel pourvoir ? Une fois de plus, la Macronie entre dans le domaine si sensible des libertés fondamentales comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.

La sécurité des Français ne peut pas servir de prétexte à toutes les dérives sécuritaires du monde orwelien que nous promettent Emmanuel Macron et les siens. Cela est d’autant moins acceptable quand ces dérives sont manifestement contraires au droit des libertés fondamentales. C’est pourquoi nous ne laisserons pas faire et entamerons, dans les prochains jours, les procédures nécessaires auprès des autorités pertinentes.

Terres de Mission : Quelle pastorale cinquante ans après Vatican II ?

Eglise universelle : Haut-Karabah, l’Arménie encore frappée

Le 9 novembre a été signé, sous l’égide de la Russie, un cessez-le-feu au Haut-Karabagh, suspendant les combats entre Arméniens et Azéris. Laurent Leylékian, analyste politique spécialiste du Caucase et de l’Asie mineure, revient sur les origines de ce conflit, rappelle les étapes du chemin de croix de l’Arménie au XXème siècle et repositionne ce conflit dans les enjeux géostratégiques de la région.

Eglise en France : Quelle pastorale cinquante ans après Vatican II ?

Prêtre de l’Institut du Bon pasteur, l’abbé Mathieu Raffray a été l’organisateur d’un colloque dont les interventions ont été réunies sous le titre : »Quelle pastorale cinquante ans après Vatican II ? Eléments pour une critique constructive ». Les intervenants rassemblés proposent des pistes susceptibles d’aider l’Eglise à sortir de la crise et des divisions qui altèrent sa mission de salut auprès d’un monde moderne livré aux fossoyeurs de l’âme.

Eglise en Marche : Nouvelle maquette pour la Renaissance catholique

Arnaud Martin est le concepteur de la nouvelle maquette de la revue « La Renaissance catholique », publiée par l’association du même nom. Il présente cette publication dont l’objectif est d’informer les lecteurs des activités de l’association et d’éclairer l’actualité politique et religieuse à la lumière de la foi catholique dans la fidélité à notre tradition nationale.

 

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