Blogs avec images

Nouvelle protection de la vie au Tennessee

Vendredi 19 juin, l’Etat du Tennessee aux Etats-Unis a adopté un projet de loi visant à protéger les enfants à naitre en précisant les conditions d’accès à l’avortement. Le projet de loi a été adopté par le Sénat par une large majorité de 23 voix sur 28.

Désormais les avortements ne sont plus possibles lorsqu’un battement de cœur du fœtus peut être détecté, c’est-à-dire après six semaines de grossesse. Les avortements en raison du sexe, de la trisomie 21 ou de la race du bébé ne sont plus autorisés. L’avortement reste permis lorsque la grossesse met la vie de la mère en danger.

Par ailleurs, la loi prévoit que les cliniques d’avortement puissent apposer un panneau dans la salle d’attente et dans les chambres des patients pour les informer de la possibilité d’annuler un avortement chimique.

La loi renforce les sanctions pénales à laquelle s’expose un médecin qui pratiquerait un avortement illégal. Avant de pratiquer un avortement, elle l’oblige à :

  • déterminer l’âge gestationnel du bébé et en informer la mère ;
  • permettre à la mère d’entendre les battements de cœur du bébé et lui expliquer son emplacement dans l’utérus ;
  • effectuer une échographie, montrer et expliquer les images à la mère.

La loi est assortie d’une clause de divisibilité. Ainsi dans l’hypothèse où les tribunaux annuleraient la limite des six semaines de grossesse, la législation passe automatiquement à l’interdiction de l’avortement à huit, 10, 12, 15, 18, 20, 21, 22, 23 et 24 semaines de gestation.

Prier pour les prêtres ordonnés cette année

À quelques jours des ordinations, la Communauté saint-Martin souhaite confier à notre prière tous les futurs diacres et prêtres :

Pour cela, nous vous invitons à dire chaque jour une prière simple à Notre-Dame du Sacerdoce, jusqu’aux ordinations. Nous vous proposerons également ces trois prochains jours un film d’une minute montrant un aspect de la vie du prêtre.

Il vous sera possible de suivre les ordinations en direct depuis notre site Internet, les 25, 26 et 27 juin, à 10h. Vous trouverez toutes les informations ici

L’Ombre de Staline

Les salles de cinéma ouvrent à nouveau. Alors revoilà les critiques de Bruno de Pazzis.

Londres en 1933. Journaliste gallois, Gareth Jones est un des conseillers aux affaires étrangères auprès du Premier ministre britannique David Lloyd George. Après avoir alerté sans succès des dangers que représentait la prise de pouvoir d’Hitler, qu’il venait d’interroger, celui-ci voit son poste supprimé suite à d’importantes coupes budgétaires dues à la crise économique. Il décide alors de partir en Russie, espérant interroger Staline au sujet du fameux miracle soviétique. A son arrivée, il déchante : anesthésiés par la propagande, ses contacts occidentaux se dérobent. Il se retrouve surveillé jour et nuit, et son principal intermédiaire disparaît. Une source le convainc alors de s’intéresser à l’Ukraine. Parvenant à fuir, il saute dans un train, en route vers une vérité inimaginable…

Avec : James Norton (Gareth Jones), Vanessa Kirby (Ada Brooks), Peter Sarsgaard (Walter Duranty), Joseph Mawle (George Orwell), Richard Elfyn (officier de police), Beata Pozniak (Rhea Clyman), Celyn Jones (Matthew), Julian Lewis Jones (Major Jones), Patricia Volny (Bonnie), Krzysztof Pieczyński (Maxime Litvinov), Billy Holland (le livreur de journaux), Sabrina John (le gallois Town Person), Christopher Bloswick (un journaliste américain), Kenneth Cranham (David Lloyd George), Michalina Olszanska (Yulia). Scénario : Andrea Chalupa. Directeur de la photographie : Tomasz Naumiuk. Musique : Antoni Lazarkiewicz.

Pour son 18ème long métrage, la réalisatrice polonaise s’inspire librement d’un passage de la vie du journaliste britannique Gareth Jones (1905-1935) dont le court parcours sur Terre peut se résumer comme suit d’après Wikipedia… : « du pays de Galles, Gareth Jones découvre l’Ukraine dans les récits que lui fait sa mère, qui a servi de préceptrice aux enfants d’Arthur Hughes, le fils de l’homme d’affaires gallois John Hughes, le fondateur de la ville de Yuzovka. Il étudie à l’université d’Aberystwyth, puis à l’université de Cambridge, dont il sort diplômé avec mention (first-class honours) en français, en allemand et en russe en 1929. L’année suivante, il entre au service du Premier ministre David Lloyd George en tant que conseiller dans le domaine de la politique étrangère, et se rend pour la première fois à Yuzovka2. Ce voyage donne lieu à ses premiers articles publiés dans le Times et le Western Mail. Après un voyage en Union soviétique durant l’été 1931 pour le compte d’Ivy Lee, Jones retourne travailler auprès de Lloyd George et participe à la rédaction de ses Mémoires de guerre. Alors qu’il prévoit de retourner en Ukraine, l’actualité le conduit en Allemagne en janvier 1933. Il est le premier journaliste étranger à voyager dans l’avion privé du nouveau chancelier, Adolf Hitler, en fin février. Jones réalise ensuite son troisième et dernier séjour en Union soviétique, durant laquelle il assiste aux conséquences de la famine qui touche l’Ukraine, appelée Holodomor et organisée par le pouvoir soviétique. Il révèle la situation dans un communiqué de presse le 29 mars 1933, qui attire rapidement l’attention. Reprenant la propagande des autorités soviétiques, les correspondants des journaux occidentaux à Moscou l’accusent d’avoir grandement exagéré les choses, à l’image de Walter Duranty du New York Times. Après ce coup d’éclat, Jones se voit interdit de retour sur le sol soviétique. Fin 1934, Jones repart en voyage, cette fois-ci au Japon et en Chine, afin de documenter l’expansionnisme japonais. Alors qu’il traverse la Mongolie-Intérieure, il est enlevé par des brigands, qui cherchent à le rançonner, de même que son compagnon de route, un docteur allemand. Ce dernier est relâché, mais Jones est tué par ses ravisseurs dans des circonstances troubles dans lesquelles il faut peut-être voir la main du NKVD. »

Le miracle soviétique…

La réalisatrice ne s’intéresse qu’à la période au cours de laquelle Gareth Jones, licencié en 1933 du ministère de David Llyod George pour des raisons budgétaires va se débrouiller pour obtenir un visa pour aller en Russie et se rendre sur place pour essayer d’obtenir un entretien avec Staline comme il avait réussi auparavant à en obtenir un avec Adolph Hitler. C’est la période au cours de laquelle il découvre sur place l’Holodomor, nom associé au génocide ukrainien qui fit entre 2,6 et 5 millions de morts en 1932-33 sous Staline. L’un des premiers intérêts du film est de montrer au cinéma ce qu’a été l’Holodomor qui n’a semble-t-il, du moins jusqu’à présent, jamais été décrit au cinéma : Littéralement, « Holodomor » signifie en ukrainien “extermination par la faim”. Wikipedia… : « Depuis l’ouverture des archives soviétiques, la négation de l’Holodomor a cessé, mais son ampleur et le caractère intentionnel de la famine est contesté. Bien avant que le nom de « Holodomor » ne soit forgé, la famine avait été décrite, dès 1935, par Boris Souvarine, et faisait partie de la mémoire collective mais clandestine des populations concernées (seules les publications dissidentes, les samizdats, l’évoquaient par écrit). Quarante ans plus tard, elle est à nouveau révélée par la publication de L’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne. Au début du XXIe siècle, la responsabilité des autorités soviétiques dans la genèse et l’ampleur de la famine (à travers la collectivisation, les campagnes de « dékoulakisation », les réquisitions excessives de denrées alimentaires auprès des paysans et les limitations aux déplacements imposées en pleine famine) est généralement reconnue. Fin 2006, l’Ukraine a officiellement qualifié le Holodomor de génocide, qualification reconnue par un certain nombre de pays dont les États-Unis, mais le caractère génocidaire de cette famine est contesté par le Kazakhstan et la Russie. La négation de l’Holodomor comme génocide, concerne l’importance relative des différents facteurs engendrant la famine, ainsi que les intentions de Staline. L’aspect intentionnel de la famine est nié par les défenseurs de ce dernier. Le Parlement européen a reconnu en 2008 l’Holodomor comme un crime contre l’humanité, jugeant qu’il s’agissait d’une famine provoquée et d’un « crime contre le peuple ukrainien et contre l’humanité. »

Le film d’Agnieszka Holland permet donc à un plus grand nombre de connaître mieux les horreurs commises par le camarade Staline.

De Gareth Jones à … Edward Snowden et bien d’autres…

Agnieska Holland montre également le jeu pervers joué par les journalistes occidentaux en poste à Moscou, qui se taisent sur la réalité du régime, rendant en cela services aux gouvernements occidentaux. Elle montre également le rôle précurseur de lanceur d’alerte joué par Gareth Jones, ce qui donne à ce récit un écho très contemporain. Elle insiste particulièrement sur le rôle joué par un certain Walter Duranty, journaliste au New York Times et accessoirement tout juste auréolé de son prix Pulitzer (1932) pour ses reportages sur l’Union Soviétique… : En accord avec la propagande soviétique, il nie l’existence d’une famine généralisée en Ukraine, contredisant les témoignages de Gareth Jones mais aussi de Malcolm Muggeridge, correspondant sur place à cette époque du Manchester Guardian. La vérité sur Walter Duranty n’apparaîtra au grand jour que beaucoup plus tard. II est à présent totalement reconnu que ce sinistre personnage rencontre assez tôt à Paris Aliester Crowley et qu’il participe à ses rituels magiques. Il déclare très vite à cette époque avoir « cessé de croire en quoi que ce soit » ! A partir de cette époque il organise des orgies où sexe et drogue se mêlent. Son action journalistique en défense du régime stalinien a été certainement un élément à l’origine de la décision prise en 1933 par le président Roosevelt d’accorder une reconnaissance officielle à l’Union Soviétique… La réalisatrice décrit très bien le comportement à Moscou de ce personnage bisexuel et quasiment démoniaque.

Le scénario est sérieusement documenté et accroche très vite le spectateur qui éprouve rapidement de l’empathie pour ce journaliste non conformiste et impétueux. La mise en scène allie avec adresse la restitution de l’aventure humaine de Gareth Jones et l’ambiance des films d’espionnage. On peut toutefois regretter que la cinéaste est moins insisté sur les luttes d’influences dans cette affaire en étant plus longue, et sans doute même un peu trop, sur l’épisode ukrainien qu’elle décrit avec des images à la fois belle et très fortes. Sa mise en scène peut être jugée trop classique, mais le travail sur la photographie est remarquable, privilégiant par moment les couleurs froides et les ombres au point d’approcher du noir & blanc. La reconstitution des années 30 est parfaite. Le résultat est tout simplement impressionnant et édifiant.

Bruno de Seguins Pazzis

Nouvelle fissure au sein du front républicain, à Marseille

Alors que la candidate LR est toujours en lice à Marseille, Alain Nemeth, adjoint LR aux anciens combattants et à la politique de la ville, dans le secteur 11 et 12 de Marseille, s’apprête à apporter son soutien à Stéphane Ravier, le candidat du Rassemblement national à la mairie de Marseille. Selon Valeurs Actuelles

C’est l’une des conséquences du scandale des procurations illégales qui agite la fin de campagne des municipales à Marseille.

En effet, LR a magouillé avec un système de procurations irrégulières, plutôt que de s’allier au RN pour battre la gauche.

C’est la première fois que le front républicain prend l’eau dans la cité phocéenne. Candidat au département à Marseille, Alain Nemeth, est un proche Roland Blum, le premier vice-président LR la métropole Aix-Marseille-Provence, dont Martine Vassal est la présidente. La crainte de voir Marseille basculer aux mains de l’ultra-gauche a convaincu cet adjoint LR d’appeler à voter pour le Rassemblement national.

Avec les ralliements LR à Louis Aliot à Perpignan, le front républicain prend un nouveau coup dans l’aile. Il faut dire qu’un récent sondage sur la présidentielle de 2022 montre l’effondrement de ce parti, en train de perdre son statut de “parti de gouvernement” pour devenir un parti de ralliement au second tour :

Il est chouette Hulot ?

C’était à la fin du confinement. Dans ce temps où tout devait être réinventé à en croire l’exhibitionniste de l’Elysée. Et c’était le temps d’une réapparition de M.Nicolas Hulot.

Après avoir signé un appel paru dans le Monde du 6 mai « Non à un retour à la normale » et soutenu par 200 « artistes et scientifiques » qui appelaient à changer en profondeur nos modes de vie, de consommation et nos économies, car on sait que c’est dans le domaine du spectacle qu’on rencontre les exemples les plus pédagogiques de modes de vie frugaux et sobres, M.Nicolas Hulot a publié un MANIFESTE, 100 principes pour un nouveau monde, avec autant de phrases, soigneusement numérotées, commençant par « le temps est venu de…. ».

Pour vous mettre l’eau à la bouche, le n°1 est « Le temps est venu, ensemble, de poser les premières pierres d’un nouveau monde ».

Pourquoi 100 ? Sans doute le tropisme du chiffre rond, tellement il a fallu à l’auteur de répétitions lourdingues pour arriver à ce résultat. Exemples : le numéro 6 (Le temps est venu de ne plus sacrifier le futur au présent) et le numéro 78 (Le temps est venu de renoncer à ce qui compromet l’avenir) ; ou encore : le numéro 68 (Le temps est venu de la sobriété) et le numéro 69 (Le temps est venu d’apprendre à vivre plus simplement).

Et franchement, à étudier les 100 principes, on n’est pas ébloui. On y retrouve à coup sûr les mots magiques, inclusifs et ouverts ce qui est bien normal pour celui dont les votes aux élections présidentielles décrits dans sa notice Wikipedia démontrent un discernement sans failles, en 2012, J-L.Mélenchon puis F.Hollande, en 2017 B.Hamon puis E.Macron : 26 : Le temps est venu d’écouter les peuples premiers ; 51 : Le temps est venu des démocraties inclusives ; 52 : Le temps est venu de s’inspirer des citoyens ; 57 : Le temps est venu de l’égalité absolue entre les femmes et les hommes ; 59 : Le temps est venu d’exprimer plus qu’une juste gratitude à celles et ceux, souvent étrangers, qui dans nos pays hier et aujourd’hui exécutent des tâches ingrates ; 88 : Le temps est venu de la bienveillance ; n°91 : Le temps est venu de déclarer que le racisme est la pire des pollutions mentales…). Ceux qui s’abreuvent aux moyens audiovisuels publics ne sont certainement pas dépaysés.

Pour le reste, on dirait la litanie des portes ouvertes qu’on croit avoir enfoncées, un mélange de principes de management à la sauce OUI-OUI (n°13 : Le temps est venu de traiter les racines des crises ; n°77 : Le temps est venu d’arbitrer dans les possibles), de coolitude (n°21 : Le temps est venu de se rappeler que la vie ne tient qu’à un fil), de moraline très bas de gamme (n° 80 : Le temps est venu de lier notre je au nous [sic]).

Au final, « un ramassis de platitudes trempées dans l’eau bénite des bons sentiments, niaises à en devenir parfois gênantes » écrit la philosophe  et psychanalyste Sabine Prokhoris dans Libération le 21 mai. Si même Libération est critique !

D’un autre côté, le numéro 18 enjoint : Le temps est venu d’applaudir la vie, et le numéro 22 : Le temps est venu de respecter la diversité et l’intégrité du vivant, et on aimerait connaître la position de M.Hulot à l’égard de l’avortement.

Le principe n°73 (Le temps est venu de voyager près de chez nous) fait légèrement sourire à propos d’un animateur longtemps infatigable pour parcourir toutes les contrées les plus reculées du monde (Quarante émissions d’Ushuaïa). Conversion ou reniement ?

Au final, tout doit enfin concourir à l’émergence d’un nouveau monde (n°96 : Le temps est venu de croire qu’un autre monde est possible).

Alors, de deux choses l’une :

  • soit M.Hulot critique ce monde dit progressiste, global et qui croyait en la fin de l’histoire et on ne se plaindra pas trop alors de l’émergence timide de quelque bon sens sous couvert de platitudes et de niaiseries ;
  • soit M.Hulot considère qu’au contraire, un homme nouveau va naître, qui aura enfin compris ce que sont le monde et l’humanité, exprimant alors une sorte de vanité immense et de mépris concomitant pour ce qu’ont été nos parents et nos grands-parents, et les aïeux de nos grands-parents : une espèce arriérée, totalement dépourvue de lucidité, de résistance,  de capacité à apprendre de ses erreurs, d’intelligence collective, bref incapable d’expérimenter charnellement la beauté du monde et des autres (sauf les peuples premiers, bien  sûr mais, ça, ce n’est pas nous). Peut-être au moins pourrions-nous pourtant gratifier ces aïeux du sens de la gratitude et du courage, deux notions totalement absentes de l’énumération de M.Hulot ?

Enfin, tout étant dans tout (et réciproquement), Monsieur Hulot s’autorise la flexibilité la plus grande à travers deux principes eux aussi redondants, le n°33 : Le temps est venu de changer de paradigme et le n°38 : Le temps est venu de s’émanciper des dogmes. On comprendra donc que le temps est encore à venir d’une clarification de la pensée hulottienne. D’autant plus que,de façon quasi-emblématique d’un certain désordre intellectuel, la notice Wikipedia de Hulot se termine par « Il explique enfin son départ [NDLR : du gouvernement, via cette annonce impromptue et certainement digne d’un homme d’Etat, à l’occasion d’une émission radio-diffusée le 28 août 2018] par l’importance des lobbies dans les cercles du pouvoir » alors que le dernier de ses cent principes est « Le temps est venu de créer un lobby des consciences ».

C’est peut-être encore Wikipedia qui synthétise le mieux la pensée hulotienne, à l’article Chouette hulotte :

 « Chez la chouette hulotte, le mâle pousse un « hou-hou » sonore suivi par un « houu » plus long, une à quatre secondes plus tard. À la période des amours son cri est « Houou, hou, hououououououou » (hululement) mais parfois aussi un « Youih » ou un « kouwitt ».

Nicolas Hulot en est peut-être encore à la saison des amours, c’est tout le mal qu’on lui souhaite (on imagine sans peine la joie de vivre que doit irradier un foyer constitué de M.Hulot et de Mlle Thunberg…). D’ailleurs, on ne peut rien lui souhaiter de mauvais puisque l’espèce de la chouette hulotte bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis 1976. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l’enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser.

Cette vaticination sans queue ni tête n’est finalement inquiétante que parce que M.Hulot, présenté comme une tête d’affiche lors de l’élection présidentielle de 2017 et comme une « prise de guerre » d’E.Macron, nommé ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire des gouvernements Philippe I et II –du lourd, donc- est encore, dans le baromètre IPSOS duPoint du 4 juin 2020 concernant les personnalités politiques, en tête pour le % d’avis favorables : (50%), loin devant le deuxième, Olivier Véran [NDLR : véridique] et Jack Lang [NDLR : toujours véridique]. C’est dire à la fois la qualité moyenne du personnel politique français et l’état de discernement (n°83 : Le temps est venu du discernement…) de l’opinion publique française.

Nos aïeux étaient peut-être des arriérés mais ils savaient, eux, que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Toutes ces bonnes intentions (auxquelles on pourrait ajouter maintenant les propositions de la Convention climat) nous promettent un monde terrifiant de contrôle d’Etat.

Par hasard des lectures, et pour goûter à l’air de ces aïeux arriérés incapables, voilà ce que disait Monsieur de Charrette lors de la guerre de Vendée (200 000 morts pour une population totale d’avant soulèvement d’environ 750 000 personnes) devant ses officiers (cité par dans la Préface de Monsieur de Charrette, chevalier du Roi, Michel de Saint Pierre, Folio 1977) :

« Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre foi, notre terre, notre roi. Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils l’ont dans le cerveau, nous l’avons sous les pieds… Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu. On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire. Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs. Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur ».

« Black Lives Matter » = antiracisme / « White Lives Matter » = estrème droâte !

Selon Le Parisien, il y a le bon et le mauvais antiracisme :

Une rencontre du championnat de football anglais a été perturbée lundi soir par une banderole d’extrême droite. Si, sur le terrain, Manchester City a expédié les affaires courantes en écrasant Burnley (5-0), en dehors un avion a survolé le stade en tirant une banderole d’extrême droite avec écrit « White Lives Matter », c’est-à-dire « La vie des Blancs compte », en français.

Juste avant le match, les deux équipes, leur encadrement et les arbitres ont posé genou à terre en hommage au mouvement antiraciste et de lutte contre les violences policières « Black Lives Matter », « La vie des Noirs compte ». Il s’agit d’un protocole mis en place avant toutes les rencontres de Premier League depuis sa reprise.

Après avoir montré qu’il faut prendre soin de nos aînés, Benoît XVI rentre à Rome

Le pape émérite Benoît XVI est de retour au Vatican après une visite en Allemagne, auprès de son frère prêtre malade.

L’âge et l’état de santé du Pape émérite, ainsi que la situation de la pandémie mondiale ne conseillait certes pas un déplacement mais Benoît XVI n’aurait pas renoncé à apporter sa proximité à son frère, désormais seul parent vivant. Alors que nous sortons à peine de la crise sanitaire, le pape émérite – lui-même diminué et fatigué – prêche par l’exemple et nous montre qu’il faut prendre soin de nos aînés !

C’est le grand enseignement que Benoît XVI a donné au monde entier désormais « ivre » de distanciation sociale et de rencontres en ligne, dans l’espoir que cette dernière (qui sait) leçon du professeur Ratzinger puisse nous aider à redécouvrir nos racines chrétiennes qui nous rendent tous plus humains.

L’évêque de Ratisbonne, Mgr Rudolf Voderholzers, a publié ce communiqué (traduit par Benoît-et-moi) :

Le dernier jour de la courte visite du pape émérite Benoît XVI a commencé avec une surprise, qui, en définitive, n’en était pas une. Benoît avait décidé de passer, avant son départ en avion, encore une fois dans la Luzengasse et d’y rencontrer son frère une toute dernière fois. Ainsi, la boucle s’est bouclée. La première rencontre comme la dernière ont eu lieu au chevet de son frère, malade et affaibli par l’âge.

A l’aéroport, nous attendaient le Ministre-Président [de Bavière] Markus Söder ainsi que le Ministre d’Etat Florian Hermann, déjà présent pour saluer Benoît à son arrivée. Beaucoup de médias étaient là également.

Le Ministre-Président a parlé d’un grand honneur pour la Bavière et d’une grande joie.

Benoît a très chaleureusement exprimé sa gratitude pour l’accueil qui lui fut réservé et pour la marque d’estime que constituait la présence du Ministre-Président.

Pour terminer, je lui ai, encore une fois, souhaité la bénédiction de Dieu pour son voyage et lui ai promis que nous veillerions bien sur son frère.

Avec cet adieu s’achevait une visite, chargée d’émotion, imprévue et organisée très vite, au pied levé, ­– un défi pour tous ceux qui y ont pris part –, mais qui s’est en fin de compte magnifiquement déroulée.

Je peux vous dire que je suis, naturellement, bien soulagé et heureux que cette rencontre, – un souhait qui tenait au cœur des deux frères –, ait été pour tous les deux réconfortante et visiblement aussi revigorante.

Benoît XVI, pape émérite depuis 2013, a passé cinq jours à Ratisbonne : un homme rend visite à son frère, très malade et très âgé, parce qu’il s’inquiète de ne plus le revoir sur cette terre.

Il a visité sa patrie, la tombe de ses parents, sa maison à laquelle l’attache le désir de toute une vie et où il aurait aimé vivre ses dernières années. Il a visité aussi l’Institut « Papst Benedikt », où l’on étudie, dans toutes ses dimensions, son œuvre théologique et où se prépare l’édition de ses œuvres complètes. Nous avons prié devant le reliquaire de saint Wolfgang dans la cathédrale. Les choses se sont arrangées de telle façon que cette visite imprévue a coïncidé avec le début de la « semaine de Wolfgang », la semaine de fête diocésaine préparatoire aux ordinations.

Il devait s’agir d’une visite purement privée, sans protocole officiel ou diplomatique. Ce qui, naturellement, est quasi impossible pour un personnage public.

Ainsi y a-t-il eu, tout de même, une rencontre avec le nonce apostolique, le représentant du pape François en Allemagne. Cette visite qui, pourrait-on dire, procédait d’une motivation tout « intérieure » plutôt que de considérations « externes », était un signe de la bienveillance et du soutien du pape François.

Dans mon homélie de dimanche dernier, j’ai appelé Benoît le « théologien du siècle » et dit qu’il était le plus grand prédicateur sur le siège de Pierre depuis Léon et Grégoire », – qui portent tous les deux le titre de « grands ». Innombrables sont ceux qui se sont laissé saisir par sa parole et ne cessent de trouver dans ses œuvres encouragement et force.

De la plume de Joseph Ratzinger/Benoît XVI sont nés des best-sellers vendus à des millions d’exemplaires. Je citerai seulement son « Introduction au christianisme » (« La foi chrétienne hier et aujourd’hui »), parue en 1968, et sa trilogie « Jésus de Nazareth ». Il a touché des millions de jeunes, – plusieurs centaines de milliers rien qu’aux JMJ de Cologne, par exemple. Il s’est adressé avec justesse à ceux qui doutent, aux hommes qui sont à la recherche d’une existence riche de sens, une existence qui affronte à la fois les défis de la raison et de la foi. Il a marqué de son influence, d’une manière décisive, les textes centraux du Concile Vatican II, qui indiquent le chemin à l’Eglise d’aujourd’hui et de demain.

Son œuvre théologique est, à bien des égards, prophétique et, par sa profondeur qui en fait une référence incontournable, un témoignage de grandeur et de dignité humaines et de vigueur de la foi.

Il fut le berger de 1,3 milliards de catholiques, de tous peuples et nations. Mais toujours un bâtisseur de ponts, un ponti-fex, qui, à sa manière, humble et discrète, a su gagner les hommes pour leur faire rechercher la rencontre avec le Christ.

Au cours des cinq jours derniers, nous avons vu cet homme dans sa fragilité, dans la faiblesse de son grand âge, et dans sa finitude. Il parle d’une voix faible, presque en chuchotant. Et l’articulation lui coûte visiblement beaucoup. Mais sa pensée est très claire ; et toujours phénoménales sa mémoire et sa faculté de raisonnement. Pour pratiquement toutes les nécessités de la vie quotidienne, il doit s’en remettre à l’aide d’autrui. Cela demande beaucoup de courage, mais aussi beaucoup d’humilité, de se remettre ainsi aux mains d’autres hommes. Et aussi de se montrer en public. Il savait qu’on ne pourrait pas le cacher totalement. Nous avons voulu vous demander à tous de respecter ce qui relevait de sa vie privée.

Il a dû mobiliser toute la force qui lui reste pour prendre congé. Benoit XVI nous a touchés tous par sa faiblesse due à l’âge et nous avons pu mesurer et comprendre concrètement, ce qui, par-delà la grandeur humaine et la puissance de création, est vraiment important à la fin d’une vie.

Il y a d’abord l’amour, dont l’être humain fait l’expérience avec ses parents. Cet amour le construit, l’encourage sur son chemin, fait grandir la force de donner une direction au chemin de la vie. Cet amour le porte encore, lorsque la fin est proche. Hier, j’ai dit, dans l’homélie pour la fête des anniversaires de mariage, et en pensant déjà aux ordinations de samedi prochain, que l’amour des parents est le premier sacrement dans la vie d’un homme. Aussi s’il s’agit d’un prêtre, et même d’un pape. Cet amour est une image de l’amour de Dieu, de qui il se reçoit et qui le transmet aux enfants.

C’est le souvenir plein de gratitude de cette expérience fondatrice qui a conduit Benoît XVI à la tombe de sa mère et de son père à Ziegetzdorf. Rappelons que les enfants Ratzinger avaient décidé, en 1974, de transférer leurs parents du cimetière de Traunstein, où ils avaient d’abord été enterrés – le père était mort en 1959 et la mère en 1963 – à Ziegetzdorf, pour que la famille soit « réunie ». En 1991, la sœur aînée fut déposée elle aussi dans cette tombe. A sa grande douleur, celui qui était alors le cardinal Ratzinger n’avait pu arriver à temps pour être présent lors de sa mort.

Mais tout cela montre à quel point Ratisbonne représente pour lui une « patrie » (Heimat) terrestre. C’est la relation avant tout qui constitue une « patrie ». C’est pour cela que l’amour pour la patrie n’est pas en contradiction avec l’espérance de retrouver son père et sa mère dans l’éternité de Dieu.

C’est cette affection qui a a poussé Benoît à ce voyage et qui l’a conduit au chevet de son frère malade. On ne peut que souhaiter à chacun de connaître cette affection, ce lien fraternel dont témoigne la relation entre les frères Ratzinger. Cette affection vit de fidélité, de confiance, d’oubli de soi et procède d’un solide fondement : dans le cas des frères Ratzinger, c’est la foi vivante commune au Christ, fils de Dieu. Les deux frères se sont rencontrés à neuf reprises. Chacune de ces rencontres a été visiblement source de force, de courage renouvelé et de joie. Neuf fois, ils se sont retrouvés, avec peu de mots, avec les gestes familiers, et surtout dans la prière. Jusqu’à aujourd’hui, chaque jour, l’eucharistie a été célébrée au chevet du malade, – en cercle très réduit. Vendredi, en la fête du Sacré-Cœur, j’ai pu présider la messe. On sent que c’est là la source dont ils vivent tous les deux.

Le voyage de Benoît était aussi un adieu à sa patrie bavaroise. La patrie est l’horizon des premiers souvenirs et le lieu où se nouent les relations fondatrices pour la vie d’un homme. On a pu voir à quel point Benoît s’est épanoui quand il a vu le paysage, les rues et les chemins familiers et surtout les gens qu’il apercevait derrière les vitres de sa voiture. Je crois qu’il aurait préféré venir à vélo, comme jadis, de Pentling à la vieille ville de Ratisbonne et qu’il aurait aimé s’asseoir auprès des jeunes sur la place Bismarck, pour écouter, rire avec eux et bavarder un peu.

Le voyage de Benoît fut aussi un chemin spirituel. Il m’a semblé qu’une boucle se bouclait lorsque, dimanche, nous avons prié ensemble devant le reliquaire de saint Wolfgang, dans la cathédrale. Nous avons prié une litanie d’intercession à saint Wolfgang, puis le Notre Père et un Ave Maria. Nous chanté le Te Deum et le Salve Regina. J’ai demandé à Benoît de bénir les croyants et l’Eglise de Ratisbonne ; ce qu’il a fait volontiers. Notre prière commune était portée par l’espérance et la certitude d’être cachés en Dieu. Dans le Dieu unique qui nous ouvre les portes du Ciel. Qui nous prépare une place dans la patrie éternelle. En qui notre vie acquiert son sens et sa plénitude. Et qui nous traite avec grâce et miséricorde.

Beaucoup ont vu dans la visite de Benoît un événement historique. D’autres, peut-être, auront haussé les épaules parce qu’ils n’ont que peu d’intérêt pour le Christ et son Eglise. A mes yeux, la visite fut surtout un voyage de l’humanité. Un homme, à qui la grandeur n’est pas étrangère, est venu vers nous comme un homme faible, on pourrait dire désarmé, dont la force de vie qui lui reste suffit tout juste à ne pas perdre de vue l’essentiel en ce monde. Cet événement m’a profondément ému – et j’ai moi-même besoin de prendre d’abord un peu de distance. Car cela m’a touché directement et à l’improviste. Ma première réaction à l’annonce de Mgr Gänswein a été : nous allons tout mettre en œuvre pour réaliser ce souhait du pape émérite. Et cela fut, pour moi et tous mes collaborateurs, un honneur que de nous mettre au service du pape émérite. Je remercie tous les collaborateurs du conseil épiscopal, du chapitre de la cathédrale et du séminaire, qui, sous la direction de Mgr Martin Priller, ont, en très peu de temps, organisé l’hébergement, – de Benoît lui-même, mais aussi des gens qui l’accompagnent et des policiers responsables de sa sécurité directe. Je remercie le directeur de Caritas, le diacre Weissman, qui n’est pas seulement théologien mais aussi excellent infirmier, pour le remarquable travail qu’il a effectué dans l’ombre.

J’ai admiré le grand et important travail accompli par les membres de l’Ordre de Malte qui ont assuré le transport, et aussi le travail amical, souple et très professionnel, de la police. Qu’ils trouvent ici l’expression de ma gratitude et de celle du pape Benoît XVI et de Mgr Gänswein. Et enfin, last but not least, je voudrais aussi exprimer ma gratitude aux journalistes. Ils ont rapporté l’événement avec discrétion et réserve, contribuant ainsi à ce que ce voyage essentiellement privé puisse rester privé et cependant devienne aussi un événement qui a touché les habitants de Ratisbonne, toute la région et, comme je l’entends de divers côtés, les chrétiens du monde entier.

A quand une Convention citoyenne sur l’immigration et la démographie ?

Parce que ce n’est pas le climat le problème… :

Retrouvez l’intégralité de l’émission Face à l’info d’hier :

 

Lancée en octobre, cette émission animée par Christine Kelly a doublé ses audiences depuis son coup d’envoi, et elle a donc logiquement été reconduite pour l’année prochaine. Lundi 15 juin, Face à l’Info a ainsi atteint les 3% de part d’audience avec542 000 Français. Sur la moyenne hebdomadaire, il s’agit d’un record.

PMA : Les droits des enfants subordonnés à la volonté d’adultes

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ) et doctorant en droit à l’université de Strasbourg, décrypte dans Le Figarovox le chapitre II du projet de loi bioéthique, sur le besoin des enfants nés par PMA de connaître leurs origines. Extrait :

[…] Son objet est en effet de «reconnaître et sécuriser les droits des enfants nés d’assistance médicale à la procréation». Dans son état actuel, ce chapitre II est cependant bien insuffisant, et ce pour deux raisons principales.

D’une part, les enfants issus d’un don de gamètes devront attendre leur majorité pour connaître leurs origines biologiques. Or, les témoignages diffusés par «PMAnonyme» montrent que leur quête existentielle commence dès l’enfance ou l’adolescence, lorsqu’ils comprennent que l’homme qui les éduque n’est pas leur géniteur. C’est par ailleurs dès la naissance que la Convention internationale des droits de l’enfant reconnaît le droit de connaître ses parents biologiques.

D’autre part, le dévoilement de l’identité du parent biologique inconnu dépendra du consentement de ce parent. Autrement dit, l’enfant saura à ses 18 ans si l’homme qui a donné son sperme avait consenti à révéler son identité. En l’absence de ce consentement, la personne née par PMA devra se contenter de «données non identifiantes» sur son père biologique, comme son âge ou ces caractéristiques physiques. Cela constitue une inégalité entre les enfants, organisée avant leur naissance.

Pourquoi le législateur souhaite-t-il poser ces conditions à la levée d’anonymat des donneurs? Il est évident que ce n’est pas en vue du bien des enfants. Elles remplissent un autre objectif: rassurer les couples ou femmes seules «receveurs» et les donneurs de gamètes. Les contrats qu’ils signent continueront de l’emporter sur les préoccupations identitaires de l’enfant conçu. Les droits de cet enfant resteront ainsi subordonnés à la volonté d’adultes.

Le chapitre II du projet de loi de bioéthique ne permet donc pas réellement de protéger les droits des personnes nées de tiers donneurs. Le législateur méprise leur quête d’origines jusqu’à leurs 18 ans ; puis, à leur majorité, il fait dépendre leurs droits du bon vouloir d’un tiers. Cela est contraire au principe même de toutes les conventions internationales protégeant les droits de l’homme, qui font reposer ceux-ci sur la dignité humaine et non sur la volonté d’un autre.

Au-delà de cette question de connaissance des origines, il y a celle de l’établissement de la filiation biologique. En effet, la Convention internationale des droits de l’enfant rappelle le droit, dès la naissance, non seulement de connaître ses parents biologiques mais aussi d’être élevé par eux (art. 7). La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a également reconnu «le droit de connaître et de faire reconnaître son ascendance» (Pascaud c. France, § 59).

Force est de constater que la PMA avec tiers donneur crée délibérément une situation dans laquelle l’enfant ne pourra jamais exercer pleinement ce droit. La violation des droits de l’enfant n’est donc pas causée uniquement par les modalités du don de gamètes (anonymat ou non du donneur), mais aussi par son objet. Par essence, cette technique de PMA prive sciemment l’enfant de l’établissement de sa filiation biologique.

C’est donc la PMA avec donneur elle-même qui envoie ce message aux enfants: «votre filiation et votre bien passent après la planification familiale de ceux qui vous éduquent». Ce message a même été intériorisé par une partie de ces enfants, comme l’a montré la thèse de la Britannique Joanna Rose. Ils sont en effet tenus par une «dette existentielle»: la PMA avec donneur viole leurs droits, mais leur a permis d’exister. Ils se sentent donc ingrats de la critiquer. […]

Mortalité du confinement : France Soir vs Le Monde

Article intéressant sur France Soir :

Contrairement à l’avis du « décodeur » du Monde, nous confirmons que le confinement aveugle et policier a augmenté la mortalité.

Dans un article des décodeurs du monde du 15 juin[1],  en réponse à notre article sur le confinement dans France soir [2] William Audureau, journaliste, présente le docteur G Delépine chirurgien orthopédiste et cancérologue[3] comme un « cancérologue controversé ».   Réaction de l’intéressé :

« première nouvelle, je suis très surpris de l’apprendre, car pour la communauté internationale des chirurgiens des cancers des membres, je représente plutôt un chirurgien novateur de la chirurgie évitant l’amputation, reconnu dans le monde entier, ainsi qu’en attestent les invitations qui m’ont été faites d’aider des collègues dans plus de 10 pays d’Europe et d’Afrique, mes articles référencés dans PubMed[4] , et des conférences ou des modérations de séminaires de congrès de très nombreuses sociétés internationales dans plus d’une trentaine de pays depuis plus de 30 ans. Je suis encore souvent sollicité pour des avis tant en France qu’à l’étranger, n’en déplaise à nos critiques du Monde ».

Il est clair que lorsque l’on ose émettre un avis différent de la pensée unique officielle, on devient au minimum « controversé » et rapidement complotiste. Le Pr Raoult pourtant sommité internationale et souvent récompensé y compris en France est devenu « controversé ». Finalement, il suffit de décoder le langage orwellien.

Monsieur Audureau manque peut-être d’expérience, de temps et/ou n’a éventuellement qu’une vision franco-française de la probité et de la notoriété qui peut s’ensuivre. Il est vrai qu’à l’occasion de cette crise, nous avons tous constaté que la France semblait relever d’une autre planète que le reste du monde, osant laisser calomnier sur des chaines de télévision un éminent infectiologue admiré à l’étranger, un prix Nobel de médecine etc. par certains journalistes et/ou chroniqueurs. Cette crise mortifère démontre la limite de capacités de certains journalistes à tout simplement interpréter et/ou comprendre l’information, aveuglés par la publication de The Lancet à en oublier le devoir critique sur l’information de base. L’erreur commise par le Pr Mehra est observable dans bien des médias : ne pas questionner “l’origine des données”.  Dans le cas présent monsieur Audureau, plutot que de faire un travail originel en observant et analysant les effets du confinement, préfère évaluer le travail de fond fait par son confrère FranceSoir, en s’appuyant sur des experts statistiques qui parlent hors contexte.

Effectivement, nous avons des mots très durs contre le confinement policier mortifère qui nous a été imposé et ils sont nécessaires pour éviter aux autorités d’oser y recourir à nouveau. Comment pourrait-on parler à la légère d’une action sanitaire qui a causé inutilement la mort d’environ 50 000 français au moins, dont la moitié assez directement et autant de victimes ou plus des conséquences directes et indirectes de ce confinement meurtrier ?

25000 français n’auraient pas dû mourir du Covid19 ou d’euthanasie par Rivotril (parce que Covid ou supposés Covid, alors qu’ils ne souffraient parfois que d’une simple grippe, d’une embolie pulmonaire ou d’un infarctus, le tout classé détresse respiratoire au téléphone et donc refusés en hospitalisation). Ils avaient pour seul tort d’être âgés ou handicapés et la malchance de ne pas avoir reçu un traitement précoce par chloroquine et azithromycine interdit par le gouvernement pour les vrais Covid19. Ils n’avaient pas non plus eu la chance d’avoir été examinés, par un médecin au lit du malade, pour établir un vrai diagnostic et donc se voir prescrire un traitement adapté.

Pourquoi le Covid19 a-t-il conduit à l’arrêt de tous les soins habituels ? Qui en a décidé ? Au nom de quelle médecine ?

Si on avait suivi l’exemple de la Corée, de Taiwan, du Japon ou de l’Allemagne, (qui n’ont pas confiné, mais seulement pratiqué des quarantaines ciblées), on aurait probablement pu éviter une grande majorité de ces décès.

Les « morts politiques » par interdiction de soigner via le plan Blanc

D’autres décès ont aggravé le bilan du Covid19  et de ce confinement aveugle et général : plus de 25000 victimes au minimum seront à déplorer, conséquence de l’interdiction de soigner, qu’ils soient déjà morts (d’arrêt cardiaque, d’accidents vasculaires cérébraux, de suicide) ou qui vont mourir dans les mois ou les années qui viennent, car leurs chances de guérison ont été définitivement compromises par le retard de diagnostic et de traitements imposé par le plan Blanc.[5] Parmi eux 10000 à 15000 des 90000 cancéreux qui auraient dû être reconnus durant les 3 mois du plan blanc, mais aussi combien de cardiaques , d’hypertendus, de malades neurologiques, de diabétiques..[6]

Pour un docteur qui a juré de défendre ses malades, toutes ces victimes du Covid non traitées et ces malades abandonnés constituent une violation directe du serment d’Hippocrate et de l’arrêt Mercier de 1936.  Celui-ci impose de donner à chaque patient les meilleurs soins en fonction des données acquises de la science et non pas des recherches en cours. Le refus de traitement doublé du confinement a mis la France dans la plus mauvaise position

puisqu’à ce jour, nous sommes le pays au monde qui a la plus forte mortalité par rapport au nombre de contaminés.

Quelles compétences pour oser afficher ce graphique avec la mention « faux » ?

William Audureau, journaliste se permet de traiter notre graphique sur la mortalité mondiale du Covid en fonction du type de confinement, de « grossier et manipulateur » et l’affuble d’un « faux » alors que toutes les données sont exactes et vérifiables par tous : il s’agit des données publiées par l’OMS [7] . Les remet-il en cause ? Dans ce cas, il devrait nous le dire.

Dans son texte, il sous-entend par un « sic » que le confinement aveugle ne pourrait jamais être suivi d’une multiplication de la mortalité par 200. Pourtant ce coefficient était vrai au 15 mai ; au 17 juin 2020 les données de l’OMS donnent une mortalité de 834 par million d’habitants en Belgique, confinée aveuglément à la française, contre 4,4 à Singapour, soit 190 fois plus, attribuable à ce confinement délirant.

Faire appel à un statisticien pour parler de corrélation et de causalité sans lui fournir toutes les données de l’analyse est trop facile, mais “les décodeurs du Monde” se le permettent.  Afin de tirer conclusion de causalité il faut un peu plus de temps qu’une simple question au téléphone et un propos pris hors de son contexte. Nous aurions pu facilement faire de même et leur faire dire l’inverse des propos tenus.

La nouvelle médecine pratiquée par des non-médecins

Pour étayer son argumentation, le journaliste du Monde ne recueille pas l’avis de médecins cliniciens, mais de non-médecins selon la coutume « moderne » qui sévit depuis quelques années :  faire des séminaires de refondation de la santé, avec des sociologues, des économistes, des biologistes, mais exceptionnellement de vrais docteurs, parfois un médecin de santé publique, mais de médecins de terrain au lit du malade, quasiment jamais.

Ainsi, il interroge des non-médecins (Patrick Pintus, professeur d’économie, Pierrick Tranouez, ingénieur de recherche, Olivier Borraz, directeur du Centre de sociologie des organisations). Ces trois-là trouvent le graphique contestable parce qu’il n’y aurait qu’une corrélation statistique entre le confinement et mortalité.

Ils ont raison sur la réalité d’une corrélation statistique significative forte mais paraissent ignorer qu’en médecine d’observation la mise en évidence d’une corrélation statistique évoque la possibilité d’un lien de causalité directe et constitue la première étape de sa démonstration. Ces notions furent agitées sur les ondes ces trois derniers mois à propos de la polémique ubuesque sur la chloroquine.

Ce graphique dont les données sont indiscutables soulève donc un problème crucial qu’ils refusent d’aborder : pour quelle autre raison les pays qui confinent sans séparer les infectés des autres seraient-ils dans le top 5 mondial de la mortalité ?

Aucune autre raison valable exposée dans cet article pour expliquer l’importance de la mortalité dans les pays confinés aveuglément

Et lorsque ces chercheurs évoquent quelques hypothèses susceptibles d’être responsables des différences de mortalité observée, ils se gardent bien de rechercher les corrélations statistiques nécessaires à leur crédibilité. Non, ils préfèrent se fier à leur intuition et/ou à leur croyance, ce qui est paradoxal dans le cadre d’une critique soi-disant scientifique d’un graphique.

Ils prétendent que la diminution des cas de contamination dans les quatre pays confinés à la française serait liée au confinement aveugle, mais cette hypothèse est totalement incompatible avec la durée d’incubation de la maladie[8], les dates des confinements et les courbes de contaminations qui ne paraissent pas avoir intéressé nos contradicteurs non-médecins.

L’analyse la plus récente de la maladie[9], comme celles qui l’ont précédé ont démontré que la durée d’incubation, (temps qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes permettant le diagnostic clinique), est d’environ 5 jours. S’il était efficace sur la transmission de la maladie, le confinement aveugle devrait entraîner une diminution du nombre de contaminations quotidiennes dès les 5-6e jours du confinement. […]

Peut-on encore croire le Monde ?

Les décodeurs du Monde déploient beaucoup d’efforts pour éluder les responsabilités de nos dirigeants dans la catastrophe sanitaire, sociale et économique due au confinement et pour minimiser leur inconduite dans la crise du Covid19.

Ils ont été les avocats zélés de K Lacombe fustigée pour n’avoir pas mentionné ses liens d’intérêt avec Gilead lors de son agression publique contre le professeur Raoult. Curieusement, l’article destiné à la blanchir a oublié de rappeler la loi française sur la transparence en santé qui impose à tout médecin qui prend publiquement la parole de révéler ses liens d’intérêts.

Ne pas le faire constitue une infraction à cette loi et au code de santé publique.

Les décodeurs du Monde se sentent-ils obligés de défendre les protégés de Bill Gates (Neil Ferguson, l’OMS et les médecins français liés à Gilead), instigateurs du confinement en contrepartie

du don de 4 millions de dollars que le journal le Monde a reçu[15] des fondations Bill Gates ? Nous n’osons pas l’imaginer.

Sont-ils comme les rédacteurs du Lancet et du New England Journal of Medicine qui ont reconnu être « contraints » d’accepter les articles truqués concoctés par l’industrie pharmaceutique qui assure une part importante de leur budget ?

Il est triste de constater que le Monde a suivi la dérive financière des grandes revues médicales préférant faire la propagande des puissants qui les financent au détriment de l’information équilibrée qui constituait jadis l’éthique des journalistes d’investigation et la réputation du journal.

Après le Lancet Gate et le NEJMGate, assisterons-nous à un « le Monde Gate » ?

[…]

[1] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/06/15/les-conclusions-…

[2] http://www.francesoir.fr/le-confinement-tout-ce-que-lon-ne-vous-pas-dit-…

[3] Et diplômé de statistiques médicales

[4]Pub med est le principal moteur de recherche de données bibliographiques de l’ensemble des domaines de la médecine. Hébergé par la Bibliothèque américaine de médecine des Instituts américains de la santé Il a été développé par le Centre américain pour les informations biotechnologiques (NCBI). Il est ouvert, accessible à tous.

[5] Le plan Blanc décidé par Matignon dès le 15 mars a interdit aux établissements publics et privés de prendre en charge toute pathologie hors Covid, sauf les urgences dont le degré réel d’urgence est jugé par l’ARS et non pas par le malade ni le médecin.

[6] http://docteur.nicoledelepine.fr/covid19-et-confinement-aveugle-combien-…

[7] https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/situatio…

[8] La durée d’incubation est le temps qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes permettant le diagnostic clinique

[9] LauerS A et all: The Incubation Period of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) From Publicly Reported Confirmed Cases: Estimation and Application, Annals of Internal Medicine, 20 Mars 2020

[10] http://www.economiematin.fr/news-rapport-confinement-ferguson-secret-cri…

[11] OMS Covid 19 situation report 149

[12] D Dewitte Norvège : ‘Le confinement n’était pas nécessaire pour gérer le covid-19’Business AM 28/5/2020

[13] COVID-19-EPIDEMIEN : Kunnskap, situasjon, prognose, risiko og respons i Norge etter uke 18 Folkehelseinstituttet, 5. mai https://www.fhi.no/contentassets/c9e459cd7cc24991810a0d28d7803bd0/notat-…

[14] Erna Solberg le 27 mai à la télévision d’état : « J’ai probablement pris de nombreuses décisions par peur”

[15] Nexus Pourquoi la Fondation Bill & Melinda Gates a subventionné le journal Le Monde à hauteur de 4 millions de dollars ? 6 MAI 2020 https://www.nexus.fr/actualite/news/fondation-bill-melinda-gates-le-monde/

[16] canempechepasnicolas.over-blog.com/2020/05/le-hold-up-de-la-medecine-par-la-bureaucratie-au-service-de-la-finance.le-role-des-ars.html
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sante-et-argent-magique-le…

Les ordinations sacerdotales en France

Pour l’année 2020, 99 prêtres seront ordonnés (82 diocésains et 17 issus d’une communauté non religieuse ou d’une société de vie apostolique) auxquels s’ajoutent 21 prêtres religieux ainsi que 11 prêtres célébrant selon la forme extraordinaire du rite romain (hors FSSPX dont les chiffres n’ont pas été communiqués).

Les diocèses les mieux fournis sont ceux de Fréjus-Toulon (8), Saint-Brieuc (6), Paris, Versailles et Avignon (5).

11 prêtres sont issus de la Communauté Saint-Martin, 6 de la Communauté du Chemin Neuf, 5 de la Communauté de l’Emmanuel et 4 de la Communauté des Frères de Saint-Jean.

Pour la forme extraordinaire du rite romain, 3 Français sont ordonnés pour l’Institut du Bon Pasteur, 3 pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et 5 pour l’Institut du Christ-Roi Souverain prêtre.

Le monde d’après ressemble aux totalitarismes d’antan

Les propositions de la « Convention Citoyenne pour le climat », assemblage hétéroclite de citoyens prétendument tirés au hasard de la macronie, ne sont que des mesures contraignantes. Voilà cette belle société de l’interdiction :

  • interdire dès 2025 la vente de véhicules neufs « très émetteurs » de CO2,
  • taxer pour lever des fonds afin d’améliorer le forfait mobilité durable, les bonus-malus écologiques, les aides à la location longue durée pour véhicules propres,
  • interdire les centres-villes aux véhicules « polluants »,
  • limiter la vitesse à 110km/h sur l’autoroute,
  • contraindre fortement la publicité et interdire leurs panneaux dans l’espace public extérieur,
  • bannir la publicité pour des produits à fort bilan carbone,
  • taxer lourdement l’alimentation ultra-transformée,
  • interdire les semences OGM,
  • taxer fortement les engrais azotés,
  • contraindre une forte diminution de leur utilisation ainsi que celle des pesticides et interdire les plus dangereux d’ici 2035,
  • interdire les terrasses chauffées ou l’éclairage des magasins la nuit,
  • taxer les dividendes des sociétés pour financer la transformation de l’outil productif

Après deux mois de confinement, les Français sont prêts à tout mettre à l’arrêt… Et puis, pensez donc, c’est gratuit : c’est l’Etat qui paie !

Quand les missionnaires catholiques rachetaient des esclaves pour les libérer de leurs maîtres africains

Excellent travail de réinformation de FDesouche :

RCF Lyon, relais du lobby LGBT [Addendum : émission supprimée]

Un petit coup de poignard d’une radio chrétienne :

RCF Lyon est l’une des 63 radios locales du réseau RCF, Radios chrétiennes francophones.

Propriétaire et créateur : RCF Lyon Fourvière – Association – 33 cours Suchet, CS 60200, 69286 Lyon Cedex 02
Responsable publication : Dorothée Eicholz – 04 20 10 13 93

Addendum : suite à ce post, RCF a supprimé la page et l’émission.

Incursion dans la France macronienne d’après. Parlement, le 16 juin

A quoi va ressembler la France macronienne le jour d’après ? Pour essayer de se faire une idée, petite revue pointilliste et partiale de la séance du mardi 16 juin 2020 à l’Assemblée Nationale consacrée, comme à l’accoutumée, aux questions au Gouvernement et aux réponses des ministres.

Nous sommes d’abord très heureux d’avoir vu que Mme Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, existait encore. On s’inquiétait un peu. Après tout, elle fait partie des plus âgés du gouvernement. Mais, bon, elle est encore là, fidèle au poste. Ce qu’elle répond à la question d’un député concernant le soutien aux collectivités territoriales n’a aucun intérêt mais cela n’est d’aucune importance : Mme Gourault n’est ministre que parce qu’elle symbolise le soutien du MODEM, après la disparition précoce de M.Bayrou, Mme Goulard et Mme de Sarnez du gouvernement. Transparente elle était, transparente elle reste.

M.Gabriel Attal existe toujours lui aussi. Pour être honnête, on ne s’inquiétait pas du tout pour lui : on avait appris grâce aux épidémiologistes nombreux, compétents et mobilisés sur les chaînes télévisées pendant ces derniers mois que les enfants n’étaient que très rarement atteints par le virus. Interrogé par Mme Forteza (Ex-LaRem, devenue Ecologie-démocratie-solidarité) sur sa politique en faveur de la jeunesse (« Plus que d’un plan de relance, c’est d’un plan d’existence dont nous avons besoin pour donner tous les moyens à nos jeunes de se réaliser. Comment se relancer quand on n’est même pas lancé dans la vie ? » !!!!!), celui qui doit sans doute d’être au gouvernement par pur népotisme d’un nouveau genre répond en faisant ce qu’il sait le mieux faire, cirer les pompes du Président (« Dimanche soir, dans son intervention, le Président de la République a fait de la jeunesse la grande cause de la relance du pays »). Cireur de pompes un jour, cireur de pompes toujours.

Il a bien sûr été largement question des problèmes de maintien de l’ordre, suite aux récents événements en France.

Et il faut bien reconnaître que M.Castaner a encore réussi à se surpasser. Rappelons nous les « l’émotion dépasse les règles juridiques », « manifestations interdites mais tolérées, et donc il n’y aura pas de sanction », « suspension de policier en cas de soupçon avéré ». Mais aussi son refus de porter plainte contre une supposée chanteuse expliquant que certains en France se font massacrer par la police pour nulle autre raison que leur couleur de peau. Et encore, à propos de l’affaire dite « Floyd » : « Je crois que la politique est faite de symbole. Et si ce symbole-là [NDLR : de mettre un genou en terre] était utile pour vaincre le racisme, je serais parfaitement à l’aise de le faire », avant d’envisager même d’organiser une mise en scène dans la cour de son ministère.

A un député qui lui demandait : « affirmez sans réserve votre soutien à celles et ceux qui nous protègent », M.Castaner a osé répondre : « Monsieur le député Minot, vous avez raison : nous devons à nos forces de sécurité cet engagement que je n’ai jamais cessé d’incarner et de défendre ». Comment il disait, Michel Audiard, à propos des cons ? Incompétent hier, incompétent demain ?

Le Premier ministre quant à lui continue ce qu’il sait le mieux faire, prodiguer de façon distanciée des analyses générales et-qui-ne-mangent-pas- de pain sur ce qu’il conviendrait de faire :

« Je sais que la situation actuelle exige des transformations majeures et non un quelconque apaisement. Elle impose que nous puissions faire face aux dangers qui nous menacent, à l’extérieur comme à l’intérieur, que nous fassions preuve d’une plus grande solidarité vis-à-vis des plus vulnérables et que nous réorientions notre production et notre consommation vers des axes qui soient compatibles avec la transition écologique ».

Exactement comme s’il n’était pas le premier concerné :

« L’autorité de l’État, c’est la capacité à faire respecter la loi. C’est la loi qui doit prévaloir dans un État de droit ; c’est la loi qui doit prévaloir dans la République. Or la force la met parfois en cause. Des bandes, des groupes, voire des individus, veulent la faire céder, la briser. Vous le savez bien, monsieur le sénateur, ce combat n’est pas récent, il est éternel, mais c’est un combat qui, aujourd’hui, dans notre pays, s’impose avec peut-être encore plus d’acuité que dans les années précédentes. C’est un fait. Face à cela, il faut non pas faire taire les débats politiques, car ils sont indispensables, mais essayer, au-delà de ces débats, d’atteindre à un esprit de concorde sur l’essentiel, à savoir les valeurs de la République. Il faut soutenir ceux qui mènent le combat de la République » (E .Philippe au Sénat, le lendemain 17 juin).

Technocrate policé hier, technocrate policé demain.

Dans la France sortant du confinement qui lui a été imposé, il est bien sûr urgent d’éviter l’effondrement craint par le-dit Premier ministre et de renforcer aussi l’unité nationale (M.Macron le 14 juin :

« L’indépendance de la France pour vivre mieux exige aussi notre unité autour de la République. Tel est le deuxième axe de cette nouvelle étape. Je nous vois nous diviser pour tout et parfois perdre le sens de notre Histoire. Nous unir autour du patriotisme républicain est une nécessité »).

M.X.Breton (député LR) fait observer :

« Quels sont les sujets prioritaires auxquels le Président de la République, le Gouvernement et le Parlement doivent se consacrer dans les douze prochains mois ? À cette question posée par l’IFOP dans un sondage dont les résultats ont été publiés hier, les trois priorités sont la sauvegarde de l’emploi, le pouvoir d’achat et l’efficacité de notre système de santé. Suivent la sécurité, la protection de l’environnement ou l’avenir de notre système de retraite, puis d’autres sujets et, à la toute dernière place, se trouve reléguée l’assistance médicale à la procréation pour les femmes seules et pour les couples de femmes, avec 1 % de réponses…. Plus de sept Français sur dix – 71 % exactement – estiment que ce projet de loi doit être suspendu, et même retiré, pour donner la priorité à la gestion des conséquences de la crise du covid-19. Alors, pourquoi diviser notre pays sur un sujet qui n’est ni prioritaire ni urgent, alors que nous devrions, au contraire, être mobilisés et solidaires face à la crise ? ».

Et alors même que les rassemblements de plus de 5000 personnes restent interdits ce qui contraint l’expression des oppositions (sauf si, bien sûr, l’émotion dépasse les règles juridiques, mais M.Castaner n’a encore jamais exprimé publiquement d’émotion pour des enfants qui seraient, délibérément de par la loi, privés de père et de filiation paternelle).

Or, lors de cette séance, M.Véran avait disparu du banc du gouvernement. Peut-être préparait-il ses auditions à venir devant les différentes commissions d’enquête pour sa vista dans la gestion de la crise sanitaire ? On pense par exemple à son intervention irritée (M.Véran est très fréquemment irrité) le 27 mai, toujours à l’Assemblée nationale, quand il soutenait la déclaration du Gouvernement relative aux innovations numériques dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, en vue du vote pour le déploiement de l’application STOP-COVID :

« Cette application est-elle liberticide, comme je l’entends ? Liberticide, cela veut dire privatif de liberté. Eh bien, empêcher quelqu’un de se doter d’un outil qui permet de de protéger, voilà qui est sans doute liberticide ! », intervention que l’on peut utilement rapprocher de ce tweet du 17 mars provenant d’un collectif autonome de policers en île-de-France :

C’est bien sûr juste pour aider amicalement M.Véran dans ses travaux préparatoires.

Toujours est-il que, M.Véran aux abonnés absents, c’est M.Adrien Taquet, son secrétaire d’Etat qui répond : l’assistance médicale à la procréation « est une avancée majeure, attendue par des dizaines ou des centaines de milliers de femmes dans notre pays ».

Dizaines ou centaines de milliers ? On sent immédiatement que l’étude d’impact a été menée avec la plus extrême rigueur.

Essayons d’y voir un peu plus clair : « Selon les estimations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), entre 2 000 et  3 000 femmes auraient recours à une PMA transnationale chaque année » selon un article d’Alternatives économiques de 2019. Il est certain que l’accès en France, de façon gratuite, amplifiera le marché et en augmentera le nombre. Mais de combien ?

Autre ordre de grandeur pour toujours mieux mesurer : il y a, par an, 7500 PACS et 6500 mariages entre personnes de même sexe. Soit un total de 15000. Mettons 50/50 entre hommes et femmes, soit 7500 nouveaux foyers homosexuels féminins par an. Tous ne voudront sans doute pas se doter d’un enfant, mais il y a en plus des femmes seules. Au total, les centaines de milliers de femmes, cela paraît beaucoup. Mais il faut trouver des raisons pour faire pleurer dans les chaumières.

Et puis, c’est vrai que le financement de la sécurité sociale est au beau fixe, il faut en profiter : le déficit prévu pour 2020 ne va passer que de 2 (en 2019) à 52 milliards d’euros. On n’est plus à un milliard près. Quant aux marchés médicaux parallèles, nombre de structures se frottent déjà les mains. Par exemple, concernant le don de gamètes (donneurs de sperme) : il y a actuellement environ 250 nouveaux donneurs par an (chaque don donnant naissance à environ 4 enfants). Il a été estimé que pour couvrir dans le cadre législatif existant (PMA médicalisée) les besoins des nouveaux couples infertiles (un homme-une femme, +3500 par an), il faudrait environ 300 nouveaux donneurs par an. Vous imaginez le déferlement des centaines de milliers de femmes à la chasse aux gamètes avec la PMA sans père ! Bon pour le business parallèle, c’est sûr. Soumission au marché avant, soumission au marché pendant (la gestion de la question de l’hydrochloroquine), soumission au marché après.

Comme d’habitude l’obsession d’un racisme français est toujours présente. Soit lors des questions (M.S.Letchimy, député PS :

« Le racisme peut aussi s’exprimer de manière obscure et larvée, par la présence inacceptable de certains monuments symboles de la période coloniale, ici à l’Assemblée nationale – je pense à la statue de Colbert, le père du code noir – ou par la parole de celui qui, à longueur de tribunes et d’antennes, distille impunément la peste qui lui sert d’activité mentale : Éric Zemmour. Tout cela fait persister un esprit colonial érigé en système, source d’inégalités et d’injustices de génération en génération, et qui attise des révoltes qu’il faut entendre et qui exigent des mesures exceptionnelles ».

soit lors des réponses des ministres : C.Castaner :

« Le racisme nous touche dans notre histoire, dans notre quotidien. Nous devons être totalement mobilisés face à lui. Tel est le sens du plan d’action que le Premier ministre avait présenté en 2018, et qui comprend une série de mesures visant à lutter contre les discriminations. Tel est le sens du combat permanent que nous menons et qui est le mien » ;

le même n’hésitant pas à dire des contre-vérités :

« Nos forces de sécurité intérieure sont mobilisées pour appliquer les lois votées par le Parlement, parmi lesquelles la récente loi adoptée par l’Assemblée qui permet de signaler les actes et les propos antisémites, racistes et homophobes, et d’intervenir encore plus vite. Là encore, ce sont les policiers et les gendarmes qui sont en première ligne »

faisant ainsi référence à la fameuse loi Avia qui prévoyait justement une délégation des actions aux fournisseurs des réseaux sociaux et pas du tout à la police ; loi qui d’ailleurs -et heureusement- vient d’être annulée par le Conseil constitutionnel. Idéologie de l’antiracisme, une valeur sûre hier ; idéologie de l’antiracisme, une valeur sûre demain.

Il y a aussi lou ravi de la crèche à propos de la République, M.P-Y. Bournazel (député MODEM) qui écrit sans rire : « Notre pays a été trop fracturé dans le passé. La République nous unit : elle nous permet de faire société et nation ». Une République qui fait nation ? Notre pays serait moins fracturé qu’hier ? Aveuglement hier, aveuglement demain.

Une bonne nouvelle pendant cette séance. Mme Belloubet informe l’Assemblée lors de l’inévitable question sur les violences conjugales que « depuis plusieurs mois, le chiffre toujours glaçant des féminicides semble connaître une légère inflexion : trente-six féminicides ont été comptabilisés depuis le début de l’année, contre 150 en 2019. Ce chiffre nous encourage à poursuivre notre politique volontariste ». Quand on se rappelle tout le tapage fait par Mme Schiappa sur les risques de cette période de confinement ! Mais il faut bien exister, quand on est une égérie du gouvernement. Bruit hier, bruit demain.

Finalement, on ne retiendra que deux faits un peu nouveaux dans ce monde soi-disant à réinventer (au-delà du vote d’une cinquième branche Dépendance de la sécurité sociale, mais sans financement, alors il est prudent d’attendre…) : à partir du lundi 22 juin, tous les députés pourront siéger dans l’hémicycle à condition de porter un masque. Et M.L.Pietraszewski est maintenant secrétaire d’État chargé des retraites et de la protection de la santé des salariés contre l’épidémie de covid-19.

Il n’y a pas à dire : le monde de demain sera comme le monde d’hier. En pire à considérer l’affaissement grandissant de l’Etat entre dérives communautaristes et racialistes d’un côté, guerre de gangs plus ou moins étrangers mais tous à forte composante musulmane de l’autre.

Stuttgart découvre les émeutes

Tout a commencé après qu’un contrôle de police pour une affaire de stupéfiant a dégénéré, vers minuit. Plusieurs centaines de voyous, jusqu’à 500, se sont dirigés en petits groupes vers le centre-ville pour y semer le chaos pendant plusieurs heures.

Agressions des forces de l’ordre, pillages de magasins, notamment sur une des grandes artères commerçantes de la métropole… la population est sous le choc.

Un responsable politique local du parti social-démocrate à Stuttgart, Sascha Binder, a parlé de « scènes dignes d’une guerre civile » et de « combats de rue ». Le chef de la police de la ville, Frank Thomas Berger, a déclaré :

« Je n’avais jamais rien vu de tel, en 46 ans de carrière dans la police. »

Pour l’OTAN, un seul ennemi : la Russie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Rien n’y fait. La Turquie multiplie les provocations, les occupations, les actes de piraterie, mais l’OTAN n’a qu’un ennemi : la Russie.

Pourtant, Erdoğan n’y va pas de main morte, ces derniers temps. Non content d’occuper une partie de la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, et une partie du nord après en avoir délogé les Kurdes, le néo-sultan chasse maintenant tous azimuts.

Il renforce sa présence en Méditerranée orientale, près de Chypre. Il s’y livre à des forages gaziers, intimide des navires, notamment italiens, qui forent également dans les eaux territoriales chypriotes, mais à la demande de l’île. Île qu’il occupe, d’ailleurs, toujours illégalement dans sa partie nord, depuis l’invasion de 1974.

Cette occupation se poursuit dans l’indifférence générale, ou plutôt la lâcheté générale. Bien évidemment, aucune sanction n’a jamais été prise : tout le monde n’est pas russe. Cette partie de la Méditerranée orientale regorge de gaz et la Turquie n’a pas l’intention de laisser Chypre, Israël et la Grèce l’exploiter sans se mêler à l’affaire. Erdoğan veut en particulier empêcher ces pays de réaliser leur projet de gazoduc EastMed signé le 3 janvier dernier, à Athènes.

C’est d’ailleurs à ce moment-là que le Parlement turc a donné son feu vert à l’intervention militaire en Libye pour aider le gouvernement Sarraj en difficulté face aux troupes d’Haftar, alors dans les faubourgs de Tripoli. La Turquie a tranquillement violé l’embargo sur les armes vers la Libye, mais il est vrai qu’elle est loin d’être la seule. On se demande, d’ailleurs, pourquoi la communauté internationale prend ainsi des mesures solennelles dont elle néglige totalement l’application.

Erdoğan a donc organisé le sauvetage de Sarraj en envoyant des milliers d’islamistes syriens (on parle de 7.000) et des armes, en particulier des drones dont l’efficacité fut redoutable, et a provoqué le retournement militaire dont nous avons parlé ici.

En échange, Sarraj a conclu un accord maritime avec Erdoğan leur permettant de joindre leurs eaux territoriales en continu et en toute illégalité puisque négligeant la Crète et les droits afférents de la Grèce. C’est un peu comme si cette île historique avait subitement coulé. L’appât du gaz est sans limite, mais pourquoi se gêner ?

Les nombreux navires de l’OTAN qui patrouillent dans le secteur ont observé sans broncher ce ravitaillement militaire par cargos sous divers pavillons, escortés par la marine militaire turque : on ne se cache même pas. Le 10 juin dernier, tout de même, une frégate française, le Courbet, sous commandement de l’OTAN comme il se doit, s’est intéressée de trop près à un cargo battant pavillon tanzanien et qui, au lieu d’aller en Tunisie comme annoncé, a changé de route en direction de la Libye. Une des frégates turques qui l’accompagnaient a alors actionné son radar de tir, « illuminant » longuement la frégate française. C’est une intimidation gravissime, inédite entre navires de l’OTAN. Les protestations de la France auprès de l’organisation ont eu un certain écho en Europe, mais l’OTAN n’a pas cillé. Son secrétaire général, l’ineffable Stoltenberg, a éludé, n’a rien dit à la Turquie mais a rappelé que l’OTAN devait renforcer sa vigilance face au « comportement déstabilisateur et dangereux de la Russie ».

Erdoğan peut avancer, la voie est libre.

Sibeth : « Je ne saurais pas expliquer à mes enfants s’il est normal ou pas de jeter des pierres sur les forces de l’ordre »

Nouvelle provocation du porte-parole du gouvernement, suite à l’arrestation d’une infirmière prise en flagrant délit de jeter des pierres sur les forces de l’ordre :

Elle n’aurait pas voulu dire exactement cela, mais pour une “porte-parole”, cela fait désordre :

Jean Raspail : lettre de condoléances du Ministre de la Culture et de l’Héritage National de Pologne

Comme on peut lire sur le site officiel du Ministère de la Culture et de l’Héritage National,

« le Ministre de la Culture et le Vice-président du Conseil des Ministres du gouvernement de Pologne a fait ses adieux à Jean Raspail, un grand écrivain, un courageux Français et un vrai Européen. »

« C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris le décès de Jean Raspail, grand écrivain, qui fut le porte-parole, l’avocat et le défenseur de notre culture et notre civilisation » – écrit professeur Piotr Glinski, Ministre de la Culture dans sa lettre à Mme Raspail.

A défaut d’avoir le moindre geste du ministre français, voilà un ministre de la culture qui promeut autre chose que les tags, la culture arabe ou drag queen… :

Jean Raspail est un écrivain populaire et apprécié en Pologne. Parmi ses oeuvres, neuf y ont été publiées, dont Le camp des saints, Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie ou L’anneau du pêcheur. C’est en Pologne que son dernier livre, La Miséricorde, a eu sa première. Par ailleurs, dans les mois à venir, ce livre sera présenté au public sous forme d’un spectacle de théâtre. Bientôt, les lecteurs polonais auront aussi le plaisir de lire son reportage du voyage que l’écrivain a fait il y a des années en Amérique, intitulé En canot sur les chemins d’eau du roi.

En Pologne Jean Raspail a un groupe de lecteurs fidèles et dévoués. Ils l’ont soutenu, entre autres, par leur prière pendant sa maladie et en demandant des messes pour son intention le jour de ses funérailles. Sa mort a été rapportée par plusieurs médias principeaux, à savoir la télévision et la radio publiques, ainsi que des hebdomadaires et des sites d’opinion.

En quête d’esprit sur saint Jean Baptiste

Avec le Père Éric Morin, Docteur en théologie biblique, Robin Gailhac de l’IPC et les Petites Soeurs de l’Agneau :

 

Mgr David : le nouvel archevêque de Monaco appelle à la fidélité

Il a été nommé par le Pape François le 21 janvier 2020. Ordonné le 8 mars, il a été confiné une semaine après, comme tous les monégasques. Sorti du confinement, le 4 mai, sa mission ne fait que commencer. Dans le 2è état le plus petit du monde, après le Vatican, sur le Rocher, le 13è archevêque de la Principauté nous reçoit pour nous parler de lui, de sa vocation et de sa nouvelle mission. Un entretien réalisé par Antoine Bordier :

Bonjour Mgr David, comment allez-vous ? Comment s’est passé votre confinement ?

J’étais ici, à l’archevêché. Ce moment était inédit pour moi. A peine consacré, j’ai vécu cette épreuve comme un temps de retraite. Tous les jours, je célébrais la Messe et j’étais connecté avec le peuple de Dieu. Il y avait des temps de prières à la cathédrale. Je gardais contact, avec les précautions requises. Je vais, maintenant, aller sur le terrain. J’aime bien cette phrase de la Bible : « « Seigneur, sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ». Je veux être accessible à tous.

Lors de votre ordination, vous avez choisi cette devise épiscopale : « Il est fidèle celui qui vous appelle ». Est- ce qu’elle vous définit ? Et, pouvez-vous vous présenter ?

Oui, cette devise me définit et annonce, déjà, la mission que je veux vivre. J’ai moi-même expérimenté la fidélité de Dieu. Et, dès ma jeunesse, dans ma famille, en milieu scolaire et universitaire, j’ai essayé d’être fidèle à mes engagements. Je suis originaire du Maine-et-Loire. Je suis né le 21 septembre 1963 à Beaupréau. Je suis l’aîné d’une fratrie de trois garçons. J’ai vécu toute mon enfance à Roussay, dans une famille de culture catholique. Mes parents sont restés fidèles à la pratique religieuse. Mon père était enseignant dans une école catholique. Ma famille m’a permis d’enraciner ma foi et de la pratiquer. Au lycée, vers l’âge de 15 ans, j’ai découvert les groupes de prières du Renouveau. Après mon bac, en 1980, j’ai vécu ma première session de l’Emmanuel à Paray-le-Monial. Elle a été un moment-clé pour la suite.

Lors de cette session vous faites une rencontre personnelle avec le Christ, vous avez alors 17 ans. Pendant votre adolescence, vous n’avez jamais remis en doute votre foi et votre pratique religieuse ?

Non, par la miséricorde de Dieu. De fait, j’ai toujours eu des relais d’engagement. J’animais des célébrations de profession de foi. Dans notre famille, aussi, on chantait dans la chorale de la paroisse. Le fait d’être actif, d’être animateur dans l’Eglise a nourri ma foi, mon engagement. Mais, j’étais comme tous les autres adolescents, insouciants, et épris de liberté. Il est vrai que si l’on m’avait dit : « fais gaffe, tu es animateur de confirmation, un jour tu seras archevêque », je serais, peut-être parti en courant (rires). Aujourd’hui, je reste persuadé que les jeunes sont les premiers évangélisateurs des jeunes. En 1980, à Paray-le-Monial, j’ai fait une rencontre personnelle, bouleversante, avec le Christ, qui a été pour moi comme une nouvelle conversion.

Après cette rencontre, vous ne rentrez pas au séminaire, et, vous commencez des études universitaires à Angers. C’est le 15 août 1983 que l’appel à suivre totalement le Christ vous rattrape. Que s’est-il passé ?

Oui, en 1980, je n’avais pas reçu d’appel spécifique. J’ai rencontré le Christ, et, j’ai expérimenté Sa présence. Puis, j’ai continué à vivre comme un étudiant. Je me suis engagé davantage, et, je suis entré dans la Communauté de l’Emmanuel. J’ai fait une licence de Philologie anglaise à l’Université catholique d’Angers. Ma certitude, c’était de dire : que tout ce que j’avais reçu au niveau de la foi, c’est le Christ qui me l’avait donné. A Lourdes, enfin, le 15 août 1983, je reçois l’appel. Le pape Jean-Paul II devait y venir en 1981, mais il y a eu l’attentat dont il a réchappé. Il est venu deux ans plus tard. Dans l’Emmanuel, j’avais découvert la beauté de toutes les vocations. Et, tout me faisait envie ! Le 15 août 1983, j’ai choisi de devenir prêtre en toute liberté. Notre fondateur, Pierre Goursat, était-là. Je lui ai posé la question de ma vocation. Il m’a répondu : « ce n’est pas compliqué du tout. Le Seigneur va te le montrer. Ce sera très simple. » Lors de la veillée avec le pape dans la Basilique Saint-Pie X, les choses sont devenues lumineuses et simples.

Vous avez commencé votre formation en 1985, et, vous avez été ordonné prêtre le 29 juin 1991, à la cathédrale de Nantes, comme membre de l’Emmanuel. Que retenez-vous de vos 29 ans passés entre Nantes, Paris, et Rome ?

Pendant 4 ans, j’ai été vicaire dans une paroisse de Nantes. Puis, j’ai été rattaché à l’Emmanuel dans le service de la liturgie à Paris, de 1995 à 2001. Dans cette période, j’ai intégré la Maison Saint- Martin, pour la formation des séminaristes de l’Emmanuel à Paris. Je suis retourné à Nantes et j’ai été curé d’une paroisse jusqu’en 2009. Puis, j’ai été Responsable des prêtres et séminaristes de l’Emmanuel, entre 2009 et 2016. Après, j’ai été le Recteur de la Trinité-des-Monts à Rome. Je suis rentré à Nantes en septembre 2019 pour intégrer l’équipe des formateurs du Séminaire Saint-Jean. Ce que je retiens de tout ce parcours, c’est d’abord ma relation avec la famille, avec ma famille et toutes les familles que j’ai rencontrées. Ensemble, nous avons tissé des liens d’amour de l’Eglise. Je dois mes années de sacerdoce à Dieu mais, aussi, aux familles. Toutes les vocations se tiennent les unes et les autres. En voyant la générosité des familles, leur ouverture, leur amour du Christ et de l’Eglise, cela m’a stimulé à la fois pour répondre, mais, également, pour vivre mon sacerdoce.

Parlons maintenant de votre nouvelle mission : celle du nouvel archevêque de Monaco. Comment avez-vous vécu cette annonce de décembre 2019 ?

Après avoir pris connaissance de la décision du Pape François, j’ai vu toute ma vie défiler. Je ne m’y attendais pas. Cette « épreuve » inattendue m’a permis de me remettre devant le Seigneur. J’ai réalisé que j’avais déjà dit oui. Ma vie, elle était, déjà, donnée. Me sont revenus en mémoire, les oui que j’avais donnés, mais ceux, aussi, dont j’avais été le témoin. J’ai pensé à mes prédécesseurs. J’ai pensé aux oui des jeunes couples que j’avais mariés. Une de mes fortes convictions : on ne dit jamais oui tout seul. Bien entendu, dans le silence de votre cœur et de votre conscience, c’est vous et vous seul qui dites oui. Mais dans le mystère de la communion des saints, et, dans l’expérience de communion dans l’Eglise, on s’entraide les uns et les autres à dire oui. Et, combien j’ai été édifié par les couples qui ne donnent pas moins leur vie que nous.

page2image1750976 page2image1742240Le 8 mars, à la cathédrale de Monaco, vous recevez la consécration épiscopale des mains de votre prédécesseur, Mgr Bernard Barsi. Une semaine après vous êtes confiné. Quelle est, aujourd’hui, votre feuille de route ?

Oui, j’ai été ordonné in extremis, quelques jours avant le confinement généralisé. J’ai vécu cette consécration dans la paix. J’ai vécu un moment unique pour moi-même et pour l’Eglise. Cette ordination a été particulière, parce que l’Eglise étant religion d’Etat, elle a, aussi, été un moment national. Ma première prière a été : « Seigneur donne-moi Tes yeux pour les regarder, Ton cœur pour les aimer ». A Monaco, il y a un peuple chrétien, une histoire, un diocèse. Il y a des enfants à qui Dieu veut révéler Son amour. Je veux accueillir, aimer et respecter ce pays, tout en gardant mon cœur libre pour annoncer et être accessible au plus grand nombre, du plus petit jusqu’au plus grand. Après le début du déconfinement, j’ai commencé à rencontrer les prêtres et les différentes réalités du diocèse. Nous avons célébré la Messe chrismale, et, j’ai pu baptiser et confirmer des adultes lors de la Vigile de Pentecôte. L’évangélisation de la jeunesse et de la famille resteront l’une de mes préoccupations. C’est vital pour toute l’Eglise ! Mais, il y a d’autres défis, comme celui de l’accompagnement des pauvretés, en tout genre, même à Monaco. Dans ce petit territoire de 2 km2, où vivent 170 nationalités, ma mission est d’annoncer le Christ à tous !

Propos recueillis par Antoine BORDIER

Père Emmanuel-Marie : il y a eu une forme de panique et de surprotection

Eugénie Bastié a interrogé le père abbé de l’abbaye de Lagrasse et l’écrivain agnostique Pascal Bruckner. Extraits :

Père Emmanuel-Marie : Notre société de l’efficience a honte de constater son impuissance face à la mort. On la cache, on l’occulte comme un scandale. Beaucoup sont morts seuls à l’hôpital. Pourtant, la mort appartient à la vie comme son acte ultime. Un acte très personnel, mais aussi social. Bernanos ose affirmer dans une perspective chrétienne qu’on meurt pour les autres. Il est terrible de mourir sans les autres. En privant les hommes de leur mort naturelle, on nie la dignité de leur vie. Pour l’Église, le respect de la vie nous commande de ne pas abandonner la mort à la seule technique.

P. B. – La stratégie sanitaire de la France a été de sacrifier des milliards pour des personnes dont la valeur matérielle diminue, mais dont le coût est énorme. Certains ont avancé un argument utilitariste : on sacrifie les vivants aux quasi-mourants, puisque la mort dans les Ehpad aurait eu lieu de toute façon à brève échéance. Ce n’est pas digne des valeurs que nous affichons dans nos sociétés. La mort en tant que culture s’est évaporée de nos sociétés : on parle de « disparus » , on ne porte plus le deuil. Tolstoï dans La Sonate à Kreuzer notait un phénomène appelé à s’amplifier : la pornographie de la mort. Aujourd’hui la mort est la vraie pornographie, ce n’est plus la sexualité. On la recouvre d’un voile de pudeur. Mais celle-ci se rappelle toujours à nous.

La suspension des rites mortuaires constitue-t-elle selon vous un précédent grave et inédit ?

E.-M. LE F. – Nous avons refusé de regarder la mort en face. Je crois pourtant qu’il est sain d’avoir peur de la mort. Le Christ lui-même a tremblé devant sa passion. Une société est d’autant plus civilisée qu’elle arrive à transfigurer la mort, à en faire un rite. Un rite qui n’a rien de magique, mais qui est une forme d’accompagnement personnel, une main serrée, un regard, mais aussi un acte religieux et sacré, une porte vers l’éternité. Je pense que la suspension des rites funéraires laissera les traces d’un traumatisme collectif et de nombreuses blessures chez ceux qui n’ont pu accompagner leurs proches. Comme prêtre j’ai reçu des témoignages de personnes affirmant que leurs proches n’étaient pas morts physiologiquement du Covid mais du chagrin d’être abandonnés.

P. B. – Si on regarde l’histoire de l’Europe, dans toutes les grandes épidémies, les morts ont été assez maltraités, notamment lors de la Grande Peste de 1348, lorsque les cadavres pourrissaient en plein air faute de fossoyeurs. Cet état n’est ni inédit ni irréversible. Deux images cependant m’ont marqué : les camions frigorifiques devant les hôpitaux à New York où les morts s’entassaient faute de place dans les morgues, et le surmenage des crématoriums du Père Lachaise qui travaillaient 24 heures sur 24. Quand la surproduction des cadavres surpasse notre capacité à les accueillir, nous paniquons.

A-t-on été trop loin ?

E.-M. LE F. – Oui, reconnaissons qu’il y a eu une forme de panique et de surprotection. Jusqu’au 24 mars, il y avait interdiction de voir le visage des défunts. Comme prêtres, nous avons beaucoup souffert de ne pas pouvoir nous rendre dans les Ehpad parce que des directeurs voulaient se protéger d’un risque juridique, alors que des journalistes pouvaient entrer. Je crois qu’il y a eu quelque chose de démesuré dans la transformation des Ehpad en univers carcéral. L’État a du mal à penser la mort au-delà de son aspect statistique. Cela supposerait une dimension métaphysique dont il est privé. Il renvoie la mort à la subjectivité des croyants, à leur vie privée. Il est plus important d’accompagner un proche mourant que de sortir son chien. Or il n’y avait rien prévu en ce sens sur la fameuse attestation.

P. B. – Pendant la Grande Peste, nous disent les historiens, ce sont les poltrons qui ont survécu, isolés à la campagne. Quand le gouvernement a réalisé que la vague massive des malades allait submerger les services hospitaliers, il a pris des mesures drastiques. Le confinement a occulté les grands rituels religieux, Pâques pour les chrétiens, Pessah pour les juifs, le Ramadan pour les musulmans, il a aussi limité la liberté de chacun. La peur était-elle arbitraire ou justifiée ? J’aurais du mal à arbitrer entre l’obligation sanitaire et l’excès de précaution.

E.-M. LE F. – Comme l’a dit Mgr de Moulins-Beaufort, nous risquons toujours de préférer la sécurité à la liberté. Le rôle de l’État, c’est de promouvoir la liberté et la responsabilité des citoyens. La liberté suppose de prendre des risques. Pendant les grandes épidémies, de nombreux prêtres ont servi et sont morts. Il faut que l’État nous laisse prendre des risques mesurés et réfléchis. On aurait dû nous laisser accomplir le geste d’Antigone. […]

L’archevêque de Paris a eu des paroles fortes, en tant que prêtre et médecin. Mais, oui, sans doute n’avons-nous pas été assez forts. Nous avons été trop timides pour proclamer que seule la foi permet de vaincre la mort. Peut-être avons-nous eu peur d’affirmer clairement que l’abandon des malades était une maladie plus grave que le virus lui-même. […]

Black Lives Matter : nouveau texte délirant adopté par le Parlement européen

Le 19 juin, le Parlement européen a adopté une résolution sur les manifestations contre le racisme après la mort de George Floyd. On y lit que le Parlement européen :

condamne le suprémacisme blanc sous toutes ses formes, y compris l’utilisation de slogans qui visent à saper ou à affaiblir le mouvement «Black Lives Matter» et a en diluer la portée;

s’inquiète profondément des cas signalés d’extrémisme de droite dans les forces de sécurité qui ont été mis en lumière ces dernières années dans l’UE

invite les États membres à dénoncer les traditions racistes et afrophobes, telles que la pratique du grimage en noir, et à s’en abstenir

demande que toutes les politiques de lutte contre la discrimination s’inscrivent dans une démarche intersectionnelle et tiennent compte des problématiques de genre, de manière à venir à bout des discriminations plurielles;

invite instamment les États membres à accroître la diversité au sein des forces de police et à élaborer des cadres aux fins du dialogue et de la coopération entre la police et les habitants

considérant qu’une majorité (63 %) des victimes d’agressions physiques racistes par la police n’ont pas signalé l’incident, soit parce qu’elles pensaient que le faire ne changerait rien (34%), soit parce qu’elles ne faisaient pas confiance à la police ou en avaient peur (28%)5; qu’il est nécessaire d’assurer la protection des victimes de violences policières et leur accès à la justice

Les titres de presse insistent sur le fait que le texte condamne l’esclavage, ce qui permet de s’en prendre aux 104 parlementaires lucides qui ont voté contre ce texte délirant d’ingérence et de rhétorique d’extrême-gauche.

Addendum : voici la liste des 104 députés européens qui ont voté contre (ici pages 336-337) :

ECR : Aguilar, Berlato, Buxadé Villalba, de la Pisa Carrión, Dzhambazki, Eppink, Fidanza, Fiocchi, Fitto, Lundgren, Procaccini, Rooken, Roos, Slabakov, Stancanelli, Stegrud, Tertsch, Weimers

ID : Adinolfi Matteo, Anderson Christine, Androuët, Baldassarre, Bardella, Basso, Bay, Beigneux, Berg, Bilde, Bizzotto, Blaško, Bonfrisco, Borchia, Bruna, Buchheit, Campomenosi, Caroppo, Casanova, Ceccardi, Ciocca, Collard, Conte, Da Re, David, De Man, Donato, Dreosto, Fest, Gancia, Garraud, de Graaff, Grant, Griset, Haider, Hakkarainen, Huhtasaari, Jalkh, Jamet, Joron, Juvin, Kofod, Krah, Kuhs, Lacapelle, Lancini, Laporte, Lebreton, Lechanteux, Limmer, Lizzi, Mariani, Mayer, Mélin, Meuthen, Panza, Pirbakas, Regimenti, Rinaldi, Rivière, Rougé, Sardone, Sofo, Tardino, Tovaglieri, Vandendriessche, Vilimsky, Vuolo, Zambelli, Zanni, Zimniok

NI:            Lagos, Uhrík

PPE:         Bocskor, Deutsch, Doleschal, Gál, Győri, Gyürk, Hölvényi, Kósa, Martusciello, Tomc, Tóth, Trócsányi, Zver

Parmi les 67 députés qui se sont abstenus, on note François-Xavier Bellamy.

Addendum : un lecteur a mis en forme les votes de tous les députés français :

Total 79 Contre (22)  Abstention (8) Pour (47) Non-votants ? (2)
ID  Jordan BARDELLA Philippe OLIVIER
(Identité et démocratie) Hélène LAPORTE
Thierry MARIANI
Dominique BILDE
Hervé JUVIN
Joëlle MELIN
Nicolas BAY
Virginie JORON
Jean-Paul GARRAUD
Catherine GRISET
Gilles LEBRETON
Maxette PIRBAKAS
Jean-François JALKH
Aurélia BEIGNEUX
Gilbert COLLARD
Julie LECHANTEUX
Annika BRUNA
Jérôme RIVIERE
France JAMET
André ROUGE
Mathilde ANDROUET
Jean-Lin LACAPELLE
Renew Nathalie LOISEAU Pascal CANFIN
(Renew Europe) Marie-Pierre VEDRENNE
Jérémy DECERLE
Catherine CHABAUD
Stéphane SEJOURNE
Fabienne KELLER
Bernard GUETTA
Irène TOLLERET
Stéphane BIJOUX
Sylvie BRUNET
Gilles BOYER
Stéphanie YON-COURTIN
Pierre KARLESKIND
Laurence FARRENG
Dominique RIQUET
Véronique TRILLET-LENOIR
Pascal DURAND
Valérie HAYER
Christophe GRUDLER
Chrysoula ZACHAROPOULOU
Sandro GOZI
Ilana CICUREL
Verts/ALE Yannick JADOT
(Europe Ecologie) Michèle RIVASI
Damien CAREME
Marie TOUSSAINT
David CORMAND
Karima DELLI
Mounir SATOURI
Caroline ROOSE
François ALFONSI
Salima YENBOU
Benoît BITEAU
Gwendoline DELBOS-CORFIELD
Claude GRUFFAT
PPE François-Xavier BELLAMY
(Parti Populaire Européen) Agnès EVREN
Arnaud DANJEAN
Nadine MORANO
Brice HORTEFEUX
Nathalie COLIN-OSTERLE
Geoffroy DIDIER
Anne SANDER
GUE/NGL Manon AUBRY
(Gauche Unitaire Européenne) Manuel BOMPARD
Leila CHAIBI
Younous OMARJEE
Anne-Sophie PELLETIER
Emmanuel MAUREL
S&D Raphaël GLUCKSMANN
(Socialistes et Démocrates) Sylvie GUILLAUME
Eric ANDRIEU
Aurore LALUCQ
Pierre LARROUTUROU
Nora MEBAREK

Lancement du Parcours Melchisedech dans le diocèse de Fréjus-Toulon

Mgr Rey et Mgr Macaire lancent le premier parcours de propédeutique digitale, pour aider à discerner sa vocation : neuf étapes en ligne et une retraite « en live » cet été.

Cette année est particulière : les conditions sanitaires ont rendu l’organisation des retraites, camps et sessions difficile, alors que ces temps sont habituellement des occasions de se poser les questions essentielles de la vie, notamment celles de la vocation.

Pour pallier à ce manque, les évêques de Fréjus-Toulon et de Fort-de-France proposent donc ce «parcours digital» original pour ceux qui s’interrogent sur un appel à devenir prêtre et sur leur vocation.

Il s’agit de réussir le déconfinement par le discernement !

Ce parcours conduira à une retraite de discernement cet été à Toulon et en Martinique, conduite par Mgr Rey et Mgr Macaire.

Cette expérience de pré-discernement se fonde sur 9 étapes.

Dans chaque mail reçu tous les trois jours :

  • Une vidéo d’une douzaine de minutes par un prêtre sur la vocation au sacerdoce et la vie du prêtre.
  • Le témoignage vidéo d’un prêtre ou d’un laïc, qui diront ce qu’est le prêtre pour eux et ce qu’ils en attendent. Ils évoqueront la figure d’un prêtre qui a marqué leur histoire.
  • Des conseils et des exercices concrets pour chaque étape : lectures, exercices, démarches, vertus à cultiver…

Un accompagnement par un prêtre est également possible.

Les Podcasts du Padreblog

Le Padreblog est animé par une dizaine de prêtres. En plus des articles, des Podcasts sont disponibles en ligne. Ils sont à retrouver ici. Parmi les thèmes, très divers, abordés entre 5 et 20 minutes environ, on trouve :

ONG / CEDH / Conflits d’intérêts : 6 minutes pour comprendre

L’ECLJ a réalisé une vidéo de 6 minutes pour synthétiser aussi simplement que possible son rapport sur « Les ONG et les juges de la CEDH », afin que chacun puisse comprendre l’essence du problème et l’importance qu’il y a à agir :

Liberté, fraternités et histoire aseptisées

D’Anne Coffinier et Axelle Girard sur Educ’France :

Si vous n’avez pas croisé de statues vandalisées, ou tenté vainement de voir Autant en emporte le vent la semaine dernière, c’est que vous n’êtes plus de ce monde. Et à tout prendre, vous avez peut-être de la chance.

La France vit depuis quelques jours sous un régime jamais expérimenté jusqu’ici. Une tentative de dictature intellectuelle inédite, agressive autant que terrifiante pour ce qu’elle signifie de l’échec de notre système éducatif. On achève bien l’histoire, à commencer par celle notre pays. 

Fondées sur des théories hasardeuses, les préconisations des experts ont désorganisé l’enseignement de l’histoire à l’école publique. La chronologie n’est plus qu’une donnée superfétatoire, alors même que l’esprit français et la pensée occidentale reposent largement sur une vision linéaire de l’histoire.

Sans récit, l’esprit humain ne peut pas penser le présent. D’aucuns prétendent ainsi lutter contre le racisme en vandalisant des statues, ce qui revient à plaquer une grille de lecture américaine sur des faits qui sont sans rapport avec la problématique nationale. Mais au jeu sinistre de la décapitation systémique, pas sûr que Jules Ferry conserve longtemps sa tête.

La Cour de justice européenne protège le lobbying de George Soros

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a censuré, jeudi 18 juin, la loi anti-Soros adoptée en 2017 par la majorité de Viktor Orban, le premier ministre hongrois. Cette loi oblige toutes les ONG hongroises à déclarer les dons venant de l’étranger d’un montant supérieur à 500 000 forints (1 444 euros). Le nom des donateurs est rendu public sur un registre en ligne. Si les dons de l’étranger dépassent la somme de 20 800 euros par an, les ONG concernées doivent en plus se présenter officiellement comme une « organisation recevant de l’aide de l’étranger » sur tous leurs supports de communication.

Cette loi était destinée, selon son préambule, à lutter contre les « groupes d’intérêts étrangers » qui voudraient « promouvoir, par le biais de l’influence sociale de ces ONG, leurs propres intérêts au lieu de l’intérêt général de la Hongrie ».

Amnesty International et Transparency International, qui manque singulièrement de transparence, avaient dénoncé ce texte. La plupart des ONG hongroises de ces domaines sont en effet dépendantes de financements étrangers, notamment de la fondation Open Society du milliardaire américain d’origine hongroise George Soros.

Les juges de Luxembourg estiment notamment que le texte est « de nature à entraver la liberté de circulation des capitaux ».

Viktor Orban a déclaré vendredi 19 juin :

« Il existe une politique internationale visant à affaiblir et liquider les nations avec l’aide des organisations supranationales mondiales et des hommes d’affaires qui les soutiennent. Et les tribunaux internationaux font partie de ce réseau ».

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services