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Désinformation du Lancet : que vont faire TF1 et France2 ?

TF1 et France 2 avaient ouvert le même soir leur journal télévisé sur l’étude du Lancet contre l’hydroxychloroquine.

Cette fameuse étude bidonnée est désormais rétractée par trois des quatre auteurs. En clair, leur article paraîtra sur le site avec le bandeau «rétracté» et ses résultats sont considérés comme nuls et non avenus. La raison ?

«Nous ne pouvons plus garantir la véracité des principales sources de donnée».

Question : TF1 et France 2 donneront-ils le même écho à son retrait et s’excuseront-ils pour leur journalisme de propagande ?

Ces racistes, ce sont ceux qui, sous le couvert de l’idéologie antiraciste, pratiquent un actif racisme « contre les blancs »

De l’Agrif :

C’est à une indécente exploitation subversive anti-policière de la mort, il y a quatre ans, du délinquant Adama Traoré, que se livrent en ce moment les réseaux politico-médiatiques de l’extrême-gauche en France.

Leur manœuvre manipulatrice consiste en une opération de lourde désinformation fondée sur un amalgame grossier entre les circonstances de la mort de Traoré et celle, ces jours derniers, aux Etats-Unis, à Minnéapolis, du jeune afro-américain Georges Floyd.

La présomption de meurtre de cet homme noir par un policier blanc, sur laquelle devra se prononcer la justice américaine, semble en effet fondée eu égard à ce que l’on en a vu et entendu.

En revanche, qui pourrait sérieusement penser que les enquêteurs de l’inspection générale de la police nationale (GIGPN) et les différents magistrats successifs qui ont analysé minutieusement les circonstances du décès de Traoré auraient été des racistes ?

Mais dans cette affaire il y a certes bel et bien des racistes !

Ces racistes, ce sont ceux qui, sous le couvert de l’idéologie antiraciste, pratiquent un actif racisme, celui de la haine expressément affirmée « contre les blancs » tel que le prônent la passionaria islamo-gauchiste du Parti des Indigènes de la République, Houria Bouteldja, et ses comparses idéologiques dans la haine contre les Français « non racisés », contre les Français non soumis à l’islam jihâdiste, contre les Français refusant la « dhimmitude » selon la loi de la charia.

Les soi-disant « insoumis » que sont les Mélenchon et autres Coquerel qui étaient ce mardi dans la manifestation de haine anti policière, contre des policiers n’ayant fait que leur travail font plus que se discréditer par leur tentative sans vergogne de récupération idéologique de la faune militante racisée de dame Bouteldja.

Ils se coupent totalement du peuple des Français de toutes couleurs qui n’aspirent qu’à vivre dans la solidarité française, dans l’Amitié Française.

L’Agrif qui défend tous les Français quelles que soient  leurs races ou leurs religions, défend aussi, particulièrement les policiers qui mènent honnêtement leur mission pour la sécurité de tous.

Plus de “mari” ni de “femme” selon l’ONU

Lu sur IfamNews :

Frappant au cœur de la famille naturelle, les Nations Unies demandent instamment l’élimination des mots mêmes qui décrivent les rôles matrimoniaux sur lesquels la société est fondée: « mari » et « femme ». Sous prétexte de « créer un monde plus égalitaire en utilisant un langage non genré », l’ONU a déclaré dans un récent tweet – d’une agence dont le nom est tout sauf « non genré »: « UN Women » [ONU Femmes] – que divers termes traditionnels devraient être remplacés. Par exemple: « nom de jeune fille » par « nom de famille »; « Petit ami » et « petite amie » par « partenaire »; et, plus inquiétant, « mari » et « femme » par « conjoint ».

Que l’ONU utilise son prestige sur la scène mondiale pour tenter de supprimer les mots décrivant les rôles clés dans la famille naturelle est une manifestation révélatrice de ce que Gabriele Kuby – sociologue de renom et conférencière à notre Congrès mondial des familles – appelle la « déconstruction de l’identité sexuelle masculine et féminine » et la « destruction de la liberté au nom de la liberté » qui en résulte dans ce qui est devenu une « révolution sexuelle mondiale [qui] affecte tout le monde – hommes et femmes, jeunes et vieux, notre existence personnelle et l’avenir de la société… Le bien est appelé mal, et le mal est appelé bien. »

Alors que la révolution fait rage dans le monde, explique Kuby, elle « augmente de jour en jour sa vitesse et la férocité de son attaque contre les libertés démocratiques… Des individus et des ONG influents dirigent sa mise en œuvre mondiale. » Et le résultat final est clair: « Le mariage et la famille seront dissous », et remplacés par « des relations arbitraires entre deux personnes ou plus » soutenues par une subvention gouvernementale. Si tout cela semble trop bizarre pour être vrai, il suffit de rappeler ce que le véhicule de propagande de Soros, OpenDemocracy, a publié le 24 mars: « Nous méritons mieux que la famille. Et la crise du coronavirus est un excellent moment pour pratiquer l’abolition. » Le titre de l’article subversif était clair:

« La crise du coronavirus montre qu’il est temps d’abolir la famille. »

[…]

A Perpignan, le front anti-RN explose

Au 1er tour de l’élection municipale à Perpignan, Louis Aliot (RN) a récolté 35,6% des suffrages, devant LR à 18,4%, la candidate des Verts à 14,5% et LREM à 13,2%. Une quadrangulaire favorable à Louis Aliot.

Mais deux des candidats, Romain Grau (LREM) et Agnès Langevine (EELV), ont décidé de se retirer au profit de Jean-Marc Pujol (maire sortant LR) qui affrontera seul Louis Aliot le 28 juin.

Sauf que cela n’a pas été du goût de tout le monde. Ainsi Alain Cavalière, qui était numéro 3 sur la liste LREM, votera pour Louis Aliot au second tour des municipales. Il explique :

“On ne vote pas pour faire barrage à quelque chose et il faut renouveler le personnel politique dans cette ville”. “Je connais Louis Aliot, et rien dans son programme ne me semble de nature à menacer les fondements de la république, aussi, c’est avec détermination et sans état d’âme, que je lui apporte mon soutien”.

Ce soutien vient après celui de Josiane Cabanas, qui était n° 10 sur la liste LREM.

Louis Aliot s’est réjoui de voir “le front pseudo républicain prendre l’eau”.

Qui se soucie des pleins pouvoirs du gouvernement français ?

Quand le parlement hongrois a confié à Viktor Orban des pouvoirs étendus afin de gérer la pandémie, la presse française l’accusait unanimement d’avoir pour projet de ne jamais rendre ces “pleins” pouvoirs “illimités”.

Comme c’était à prévoir, la loi mettant fin aux pouvoirs d’urgence (illimités ou pleins pouvoirs, on ne sait pas trop quand on lit la presse française) de Viktor Orban a bien été déposée la semaine dernière, dans l’indifférence quasi-générale de la presse française. L’état d’urgence sanitaire entré en vigueur le 11 mars, qui a provoqué une controverse internationale, sera levé le 20 juin. Estimant avoir fait l’objet d’un procès en sorcellerie, les représentants hongrois demandent aujourd’hui des comptes à leurs accusateurs. Ces derniers « ont du mal à manger leur chapeau » aujourd’hui, estime l’ambassadeur hongrois en France.

L’affaire hongroise est donc close et le dictateur Orban n’est était pas un. Mais il ne faut pas compter sur la presse française pour faire dans la rigueur…

D’ailleurs, nous n’entendons pas beaucoup nos grands journalistes démocrates sur les pleins pouvoirs (pouvoirs étendus voire illimités si on reprend la réthorique anti-hongroise ?) concédés à Emmanuel Macron et son gouvernement. Pourtant l’état d’urgence pourrait être prolongé jusqu’en octobre ! Viktor Orban est un petit joueur à côté du grand Emmanuel.

En effet, une décision rendue le 28 mai dernier par le Conseil constitutionnel, concernant un sujet qui pourrait paraître anodin (une installation éolienne), laisse entendre qu‘une ordonnance qui n’a pas été ratifiée par le Parlement pourrait avoir rétroactivement force de loi une fois passé le délai d’habilitation, à la seule condition que le projet de loi de ratification de l’ordonnance ait été déposé dans le temps imparti. En d’autres termes, passé leur date limite, les ordonnances « doivent être regardées comme des dispositions législatives » à part entière selon le Conseil constitutionnel.

Selon plusieurs juristes, cette décision est une bombe à retardement. Le Conseil constitutionnel remet ainsi en cause certaines prérogatives du Parlement. L’‘article 38 de notre Constitution dispose que

« le Gouvernement peut, pour l’exécution de son programme, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. »

Une ordonnance  permet à l’exécutif de se passer du Parlement et d’intervenir de manière limitée, un temps donné, et à la condition d’obtenir son autorisation au préalable, dans le domaine législatif. On appelle cette « autorisation », une habilitation. Mais pour éviter le « fait du prince » et que les ordonnances n’échappent totalement au contrôle du Parlement, elles doivent être ratifiées par le Parlement dans un délai fixé au moment de l’habilitation. Selon la Constitution, passé ce délai, « les ordonnances deviennent caduques si le projet de loi de ratification n’est pas déposé devant le Parlement avant la date fixée par la loi d’habilitation. » Et pour justement éviter tout risque de « ratification implicite », la révision constitutionnelle de 2008 a permis d’ajouter dans l’article 38, que les ordonnances « ne peuvent être ratifiées que de manière expresse. »

Or, la décision du 28 mai du Conseil constitutionnel pourrait créer un précédent en bafouant le principe de ratification des ordonnances.

Julien Padovani, enseignant-chercheur en droit public à l’Université d’Aix-Marseille, explique :

« Le Conseil constitutionnel vient de dire que si le Parlement ne ratifie pas expressément l’ordonnance, ne lui donne pas le sceau de la légalité, elle devient quand même une loi et ce, même après le délai d’habilitation ». « Ce serait un affaissement considérable des prérogatives du Parlement ».

En d’autres termes, le gouvernement n’aurait plus l’obligation de faire ratifier ses ordonnances et le parlement se verrait amputé d’une prérogative majeure de contrôle. Les chambres seraient donc dans une impasse, puisque ratification ou non, les ordonnances deviendraient automatiquement de la loi. Mécaniquement, cela revient à renforcer les pouvoirs du gouvernement sur le parlement, lui permettant d’intervenir plus largement dans le domaine de la loi.

Autre problème : cette décision du Conseil constitutionnel pourrait entraîner une limitation des recours possibles pour les administrés souhaitant contester le bien-fondé d’une mesure prise par ordonnance.

Ce sujet est loin d’être anecdotique à l’heure où le gouvernement a déjà pris une soixantaine d’ordonnances depuis la loi du 23 mars 2020, instaurant l’état d’urgence sanitaire.

Mais on ne trouve pas de média français pour s’inquiéter de ce pouvoir illimité du gouvernement… Les hypocrites qui hurlent au “retour des heures les plus sombres” dès qu’on touche au nombre de parlementaires ne disent rien… Je ne suis pas un parlementariste fanatique, mais donner l’intégralité des pouvoirs à un type comme Emmanuel Macron n’est pas là pour me rassurer.

La Covid ne doit pas servir de prétexte pour porter atteinte à la santé, et à la sécurité des femmes par une banalisation accrue de l’avortement

Tribune d’Alliance Vita dans Valeurs Actuelles :

Il semblerait que les consultations et actes d’avortement aient baissé durant les deux mois de la période de confinement. S’agit-il pour autant d’un « recul du droit à l’IVG » comme l’affirme le Planning familial ? Voilà un raccourci dialectique étrange destiné à choquer mais surtout qui risque de cacher une autre réalité.

Sous la pression d’associations militantes, le nouveau ministre de la Santé a parlé d’« une réduction inquiétante du recours à l’IVG », sans apporter d’analyse chiffrée, ni prouver en rien des difficultés d’accès à l’avortement.

En effet, ces « chiffres à la baisse » qu’il faudrait pouvoir objectiver, peuvent tout autant signifier que des femmes préfèrent poursuivre leur grossesse, même inattendue, en cette période de contagion par la Covid-19. Nous l’avons constaté, la pandémie et ses menaces peuvent changer le regard sur la vie.

En réalité, la préoccupation exprimée par les femmes enceintes en temps de confinement n’a pas tant été la continuité des services médicaux (d’autant que l’avortement a été déclaré « soin d’urgence ») que celle des services sociaux. Pour preuve, le long travail que nous avons dû faire, à Alliance VITA, pour référencer les lieux d’aide et de soutien opérationnels aux femmes enceintes, spécialement pour celles victimes de violence, ou encore les lieux d’accueil d’urgence.

C’est dans ce contexte qu’a surgi l’arrêté du 15 avril du ministre des solidarités et de la santé qu’Alliance VITA a contesté devant le conseil d’Etat, car les mesures qu’il contient mettent les femmes en danger de manière déraisonnable. Par cet arrêté en effet, les délais de « l’IVG médicamenteuse » à domicile ont été allongés de 5 à 7 semaines de grossesse pendant l’état d’urgence sanitaire. Pour rappel les IVG médicamenteuses peuvent être pratiquées jusqu’à 5 semaines à domicile et jusqu’à 7 semaines en établissement hospitalier. Au-delà et jusqu’à 12 semaines, on procède à l’avortement chirurgical.

Présentée à tort comme moins traumatisante, la méthode d’« avortement médicamenteux » n’est pas sans risques physiques et psychologiques. Il s’agit de la prise de deux types de comprimés, la myfégine d’abord que la femme prend devant un médecin ou une sage-femme, puis 24 à 48 h plus tard, le misoprostol qui provoque l’expulsion du fœtus. Ce dernier est pris soit en établissement hospitalier, soit possiblement à domicile avant 5 semaines de grossesse.

Avec cette méthode, les descriptions que font certaines femmes de ce qu’elles voient du fœtus expulsé peuvent les marquer durablement. C’est particulièrement rude quand cela a lieu à domicile. Il n’est pas rare d’ailleurs que des femmes hésitent à prendre les seconds cachets.

D’autre part, au-delà de 5 semaines de grossesse, les protocoles médicamenteux sont spécifiques car les risques sanitaires sont accrus, ce qui explique que soit exigée la présence de la femme à l’hôpital. En effet, plus la grossesse est avancée, plus importantes sont les douleurs, les saignements et les risques d’hémorragie. Concernant la douleur, une étude de l’Inserm parue en 2016 a révélé qu’une femme sur quatre ressent des douleurs « très intenses » au 3ème jour de l’IVG et avoir été inquiétée par les saignements provoqués par la prise des médicaments. Autre problème à l’origine de la contestation de l’arrêté, les protocoles médicamenteux ont été modifiés entre 6 et 7 semaines de grossesse par rapport à ce qui est pratiqué en établissement de santé, avec notamment un doublement des doses de misoprostol hors AMM, alors que ce dosage est explicitement contre-indiqué dans la fiche BUM 2018 (Bon usage du médicament).

Des femmes abandonnées à leur solitude

La Covid ne doit pas servir de prétexte pour porter atteinte à la santé, et à la sécurité des femmes par une banalisation accrue de l’avortement. Promouvoir cet acte à domicile en période de confinement, qui plus est au-delà des délais habituels, constitue une forme de violence : on abandonne les femmes à une plus grande solitude. Facteur aggravant, le même arrêté autorise d’une part la téléconsultation d’IVG, le plus souvent par téléphone, d’autre part l’approvisionnement en produits abortifs directement par la femme en pharmacie, et non plus par l’intermédiaire du médecin ou de la sage-femme. Les pharmaciens se retrouvent ainsi, en pleine crise sanitaire, en première ligne, sans préparation, sommés de délivrer des produits, pour certains hors AMM, engageant par là leur responsabilité, notamment vis-à vis des jeunes mineures.

Ces dispositions laissent entendre que le recours à l’avortement est anodin ; elle négligent la gravité d’un acte qui met – faut-il le rappeler ? – des vies en jeu.

L’ordonnance du Conseil d’Etat publiée le 22 mai a rejeté en référé notre demande de suspension de ces mesures, alors même que le confinement a été levé et que l’acte d’IVG, quelle que soit sa méthode, a toujours pu être pratiqué en établissement de santé, pendant cette période.

L’IVG n’est pas une fatalité

Nous ne pouvons pas nous résoudre, comme le fait le planning familial, à dire que « l’urgence prime sur la réduction des risques ». Notre requête en excès de pouvoir contre cet arrêté se poursuit sur le fond. Ces mesures font courir des risques disproportionnés aux femmes enceintes au lieu d’apporter un soutien renforcé à celles qui poursuivent leur grossesse et souhaitent éviter l’avortement.

La véritable urgence en temps de crise sanitaire, c’est que les femmes enceintes puissent être accompagnées et sécurisées, qu’elles puissent avoir accès aux aides et être soutenues si elles sont en difficulté, et surtout qu’elles soient protégées de toute violence. Parmi ces violences, nous déplorons la recrudescence des pressions masculines ou de l’entourage qui tentent de les pousser à avorter.

La véritable menace qui pèse sur les femmes enceintes en 2020, c’est d’être conduites à avorter par contrainte, à contrecœur, comme si c’était une fatalité. 

Le gouvernement se complaît dans l’état d’urgence

Déclaré le 23 mars, l’état d’urgence sanitaire déjà a été prolongé le 11 mai jusqu’au 10 juillet. Il a permis au gouvernement de restreindre les allées et venues des Français ou encore d’attribuer certains pouvoirs de police à de simples agents de l’administration.

Le gouvernement envisage de prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’en octobre. Les députés débattront de cette prolongation le 17 juin.

C’est bien pratique pour éviter des manifestations en septembre… Même si cela ne décourage pas certains à manifester.

Selon le bilan du ministère de la santé daté du 3 juin, 26 nouveaux cas graves ont été admis en réanimation (contre 32 le 27/05). Le solde reste négatif en réanimation, avec 43 malades de COVID-19 en moins par rapport au 2 juin. 4 régions (Ile de France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation. Voilà ce qui justifie de restreindre la liberté des Français…

Les traditionalistes sont de plus en plus représentatifs de l’Eglise en France

De Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :

Chers amis pèlerins,

Nous venons de clore la trente-huitième édition de ce pèlerinage exceptionnel. Entre le coronavirus, l’interdiction des messes publiques, les changements de dernière minute, … rien n’aura été épargné à l’organisation de Notre-Dame de chrétienté qui aura dû s’adapter jusque dans les derniers jours. Je remercie tous nos amis cadres de Notre-Dame de chrétienté, leur dévouement, leur efficacité auront été fantastiques.

Le pèlerinage a bien eu lieu avec des centaines d’initiatives locales, une ferveur intacte et un entêtement courageux à pèleriner. Comme chaque année, nous vous donnerons les chiffres (les vrais cela va de soi !) après la messe d’action de grâce à Sainte Odile le 11 juin (toutes les informations dans www.nd-chretiente.com).

En voyant tous ces petits groupes marcher dans Paris samedi, en regardant toutes ces photos de France et d’ailleurs, j’étais admiratif et plein de confiance pour notre avenir. NDC (le « pèlerinage de Chartres » pour faire simple) a près de 40 années. Nos fondateurs voulaient recréer une chrétienté, au moins une réaction chrétienne en France, à l’appel de Jean-Paul II dans une Eglise et une civilisation en crise. Ils voyaient les effets de la déchristianisation et voulaient susciter un élan au sein de la jeunesse. Quand j’observe nos pèlerins, en majorité jeunes, je constate que cette relève a bien lieu, elle est porteuse d’espoir pour demain.

Il est inouï que le culte public ait été interdit en France à l’occasion de cette pandémie. Il faudra réfléchir et tirer toutes les leçons de ce qui s’est passé, du stupéfiant affaiblissement de l’Eglise en France. Nous n’oublions pas les propos courageux de certains évêques que nous remercions une nouvelle fois. En s’associant à une requête en référé-liberté déposée devant le Conseil d’Etat, NDC a voulu apporter son soutien aux communautés qui marchent régulièrement sur les routes de Chartres. Notre démarche a été à la fois respectueuse de la hiérarchie en place et déterminée car il s’agissait de l’honneur de Dieu.

Toute cette histoire me fait penser à la fable de Jean de La Fontaine « Le lion amoureux ». Lue par Fabrice Luchini, c’est exceptionnel. Le pauvre lion amoureux est un peu comme l’Eglise qui a voulu, lors d’un fameux et récent Concile, abandonner tous ses privilèges : plus de constitution chrétienne, plus d’avantages, … Elle ne demandait qu’à être « une église libre dans un état libre » avec la grande efficacité que nous observons. Le sort de l’Eglise catholique ressemble à celui du pauvre lion amoureux qui accepte pour séduire sa belle de faire rogner ses dents et limer ses griffes :

Le lion consent à cela,
Tant son âme était aveuglée !
Sans dents ni griffes le voilà,
Comme place démantelée.
On lâcha sur lui quelques chiens :
Il fit fort peu de résistance.

Des questions demeurent : Pourquoi étions-nous si peu nombreux ? Pourquoi les associations diocésaines ou d’autres communautés en dehors de la sphère traditionnelle n’ont-elles pas entamé la même démarche ? Défendre la liberté du culte publique est un objectif partagé par tous les catholiques, me semble-t-il ?

Je ne crois pas du tout que, comme a écrit Jean-Pierre Denis dans la Vie, nous (les traditionalistes) soyons « non représentatifs » de l’Eglise. Cette expression est assez méchante mais l’histoire nous a appris à avoir l’estomac solide. Plus que méchante, c’est surtout très faux car nous sommes de plus en plus représentatifs.

Les « catholiques observants » (comprendre les derniers catholiques pratiquants) au sens de Yann Raison du Cleuziou dans son livre « Aux origines de la Manif pour tous », doivent apprendre à agir ensemble sur certains sujets, celui de la liberté du culte en était un. Les catholiques forment désormais une minorité en France et, ce qui est plus douloureux, une ancienne majorité. Apprenons pour demain à travailler réunis, « représentatifs et non représentatifs » !

Je tiens à remercier chaleureusement les célébrants et autorités qui nous ont soutenus en 2020 :

  • Le chanoine Fournier, aumônier militaire, à Saint Sulpice en remerciant le Père Lacroix pour son accueil ainsi que Monseigneur Aupetit.
  • Monseigneur Rougé qui a accueilli la « toute petite colonne » de pèlerins à l’entrée de son diocèse le samedi matin.
  • Le Très Révérend Père Louis-Marie de Blignières, supérieur de la Fraternité Saint Vincent Ferrier, qui a célébré la Messe de Chémeré-le-roi le dimanche de Pentecôte.
  • L’abbé Barrero, supérieur de l’Institut du Bon Pasteur, pour le Salut du Saint Sacrement du séminaire de Courtalain le dimanche soir.
  • Monseigneur Descourtieux (Congrégation pour la doctrine de la Foi) qui a célébré de la chapelle Sainte Pétronille dans la basilique Saint Pierre à Rome la messe du lundi de Pentecôte.
  • Le recteur de la cathédrale de Chartres, le Père Blondeau, pour son accueil toujours aussi généreux et amical ainsi que Monseigneur Christory.

Vous imaginez bien que toutes ces retransmissions ont nécessité des trésors d’ingéniosité et beaucoup de travail. Une immense merci à tous ceux qui ont œuvré dans la discrétion avec bien évidemment, et je termine ainsi, un grand mot de gratitude pour l’abbé Garnier, notre aumônier général.

Nos Saints Anges, protégez-nous dans les combats
Sainte Jeanne d’Arc, protégez la France
Sainte Geneviève, protégez la France
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !

Jean de Tauriers
Président de Notre-Dame de Chrétienté

Rendez-vous à Sainte Odile le 11 juin 19h30
pour la messe d’action de grâce !
 

Le ministre Olivier Véran condamné par le tribunal administratif de Paris

La justice française force la main d’un ministre pour inviter un syndicat médical à participer à une concertation politique.

Le syndicat Jeunes Médecins a obtenu le 1er juin, à la suite d’une action en référé, qu’Olivier Véran « convoqu[e] Jeunes Médecins aux négociations du Ségur de la santé » et « lui assur[e] un traitement égal à celui des autres organisations syndicales représentatives en l’invitant dans les groupes de travail portant sur les discussions des statuts pour lesquels le syndicat est considéré comme représentatif ».

Le tribunal « enjoint » également l’État à verser au syndicat la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice. La juge des référés a motivé sa décision après avoir constaté une « atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ».

Jeunes Médecins est élu depuis juillet 2019 au Conseil supérieur des personnels médicaux (CSPM), nouvelle instance issue de la loi Touraine, « consultée sur les projets de loi, de décret à portée générale sur l’exercice des médecins hospitaliers ou encore de statuts particuliers qui leur sont applicables ». 

Hydroxychloroquine : « The Lancet » met en garde contre une étude publiée dans… The Lancet

Il est permis de s’en amuser :

La revue médicale britannique The Lancet a émis, mardi 2 juin, une mise en garde (« expression of concern ») vis-à-vis d’une étude publiée dans ses colonnes le 22 mai. Une démarche relativement rare, et qui précède souvent le retrait pur et simple de l’article mis en cause. L’étude en question, s’appuyant sur 96 000 dossiers médicaux électroniques de patients hospitalisés pour cause de Covid-19, suggérait que ceux traités avec de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine, combinées ou non à des antibiotiques comme l’azithromycine, présentaient un taux de mortalité supérieur et plus d’arythmies cardiaques.

« D’importantes questions scientifiques ont été soulevées concernant les données rapportées dans l’article de Mandeep Mehra et ses coauteurs, annonce le Lancet dans un communiqué. Bien qu’un audit indépendant sur la provenance et la validité des données ait été commandé par les auteurs non affiliés à Surgisphere [la société américaine qui les avait collectées] et soit en cours, avec des résultats attendus très prochainement, nous publions une expression d’inquiétude pour alerter les lecteurs sur le fait que de sérieuses questions scientifiques ont été portées à notre attention. Nous mettrons cet avis à jour dès que nous aurons de plus amples informations. » Le New England Journal of Medicine a lui aussi le 2 juin émis une « expression of concern » concernant un article publié par quelques uns des mêmes chercheurs le 1er mai.

L’article du Lancet avait conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS), trois jours après sa publication, à suspendre provisoirement l’inclusion de patients traités à l’hydroxychloroquine dans son essai clinique international Solidarity – le temps d’analyser les données pour y trouver un éventuel signal de la toxicité de la molécule. Un tel signal n’ayant pas été observé dans l’essai britannique Recovery, celui-ci a poursuivi le recrutement de patients.

En France, la publication de l’étude du Lancet avait conduit le ministre de la santé, Olivier Véran, à saisir pour avis le Haut Conseil de santé publique (HCSP). Celui-ci avait été défavorable à l’utilisation en contexte hospitalier de l’hydroxychloroquine, s’appuyant aussi sur d’autres études et remontées de pharmacovigilance faisant état de graves effets indésirables cardiaques. Cet avis avait été suivi d’un décret mettant fin à la dérogation permettant l’utilisation de l’hydroxychloroquine hors autorisation de mise sur le marché dans le cadre du Covid-19.

Les seize essais cliniques comportant de l’hydroxychloroquine autorisés par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ont également suspendu l’inclusion de patients dans les groupes recevant de l’hydroxychloroquine – ceux déjà recrutés poursuivant leur traitement. Le comité de sécurité du plus ambitieux d’entre eux, Discovery, lancé par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), devait se réunir mercredi 3 juin pour analyser les données.

L’« expression of concern » du Lancet répond à de très nombreuses critiques suscitées par l’étude conduite par Mandeep Mehra (Harvard Medical School) et ses trois collègues. En France, Didier Raoult l’avait ainsi qualifiée de « foireuse » avant de pointer plusieurs incohérences dans les données.

De fait, la revue britannique avait déjà dû publier un erratum reconnaissant une erreur de codage sur des morts du Covid-19 indûment attribués à l’Australie, et la publication erronée d’un tableau de données. Mais ce correctif ne répondait qu’à une partie des critiques rassemblées dans une lettre ouverte signée par 120 chercheurs, qui réclamaient notamment de pouvoir accéder aux données brutes afin de les réanalyser et même de vérifier leur réalité, mise en doute par certains observateurs. […]

Conséquence : l’OMS annonce la reprise des essais cliniques sur l’hydroxychloroquine

Cléricalisme américain

L’archevêque de Washington DC a condamné violemment le sanctuaire Jean-Paul II de Washington, qui a accueilli hier Donald Trump pour une visite. Le prétexte du prélat : la dispersion de la manifestation illégale qui cherchait à empêcher Trump de quitter la Maison-Blanche…

Je trouve déconcertant et répréhensible que quelque œuvre catholique que ce soit se permette d’être abusée et manipulée de manière si flagrante, d’une manière qui viole nos principes religieux, qui nous appellent à défendre les droits de tous, même ceux avec lesquels nous sommes en désaccord. Le saint Pape Jean-Paul II était un ardent défenseur des droits et de la dignité des êtres humains. Son héritage témoigne de cette vérité. Il ne tolérerait certainement pas l’utilisation de gaz lacrymogènes et d’autres moyens de dissuasion pour les faire taire, disperser ou intimider pour une séance de photo devant un lieu de culte et de paix.

Réponse du sanctuaire :

La Maison Blanche avait initialement prévu cela comme l’occasion pour le président de signer un décret exécutif sur la liberté religieuse internationale. Cela était approprié étant donné que saint Jean-Paul II fut un défenseur infatigable de la liberté religieuse tout au long de son pontificat. La liberté internationale de religion bénéficie d’un large soutien biparti, notamment par l’adoption à l’unanimité d’une législation pour la défense des chrétiens persécutés et des minorités religieuses du monde entier. Le sanctuaire invite tout le monde à venir y prier et découvrir l’héritage de saint Jean-Paul II.

Le cléricalisme de Mgr Gregory, archevêque de Washington DC, n’est plus à démontrer. Lorsqu’il était président de la Conférence des évêques des Etats-Unis, Mgr Gregory avait fait embaucher par le comité chargé des abus sexuels sur mineurs une avocate militante de l’avortement. Lorsqu’il était archevêque d’Atlanta, il trouvait normal qu’il y ait une paroisse pro-LGBT et qu’elle tienne un stand à la gaypride, il donnait une homélie à une retraite d’un groupe LGBT dans les locaux du diocèse, jugeait que les adultères peuvent communier… En 2019 il célébra la messe de funérailles de Cokie Roberts, journaliste militante de l’avortement. C’était une « extraordinaire et professionnelle servante de la vérité », dit-il notamment, laissant Nancy Pelosi faire un plus complet éloge funèbre.

Ce n’est pas l’utilisation de la religion à des fins politiques par Donald Trump qu’il est juste de dénoncer mais l’utilisation politique de la religion par l’archevêque.

L’affaire St Jean de Passy est une bataille importante dans la guerre qui se mène dans l’enseignement catholique depuis la loi Debré

Philippe Nemo, qui dirige l’Ecole professorale de Paris, revient sur l’éviction du directeur de Saint-Jean de Passy dans Valeurs Actuelles. Extrait :

[…] M. Clément a été renvoyé pour des raisons que personne ne comprend, et dans des formes particulièrement expéditives. Or, tout le monde sait aujourd’hui que les motifs invoqués pour ce licenciement ne sont que des prétextes. Les « erreurs managériales » qu’on lui reproche sont soit inexistantes, soit vénielles, et la sanction est démesurée. S’il a été limogé, c’est parce qu’on voulait le limoger de toute façon. Pour quelles raisons ? On peut légitimement penser que c’est une opération menée par les adversaires de la liberté scolaire, et en ce sens, derrière des apparences de simple remaniement administratif, une opération essentiellement politique.

Il y a en effet dans l’enseignement catholique, ou plus précisément dans sa bureaucratie, des personnes qui rêvent de faire de l’enseignement catholique un « petit mammouth » ressemblant le plus possible au grand, dans l’idée, peut-être, de rendre possible à terme son intégration à un grand service public unifié. Pour cela, ils ont besoin d’aligner strictement les écoles catholiques sur les options pédagogiques de l’Éducation nationale. Pour ces bureaucrates, il est donc désastreux que certaines écoles catholiques usent de leur autonomie pour développer des projets pédagogiques différents, « clivants » (comme ils disent) ou, suprême invective, « élitistes ». Surtout lorsque ces projets mettent l’accent sur l’excellence académique, c’est-à-dire sur l’étude méthodique des savoirs au rebours du tout-pédagogisme dont l’Éducation nationale actuelle a fait le choix. […]

L’étrange affaire St Jean de Passy n’est donc pas un banal incident managérial sur lequel on pourrait tourner la page. C’est une bataille importante dans la guerre théologico-politique de longue haleine qui se mène dans l’enseignement catholique français depuis la loi Debré. Elle a valeur de test national. […]

Et sur son blog, Pierre de Laubier commente les nouveaux statuts de l’association Saint-Jean de Passy, adoptés le 7 mars 2018, lesquels constituent

une opération de mainmise de la part de la direction diocésaine. […]

Ces statuts ne commencent pas par un exposé des motifs, qui serait pourtant utile pour nous éclairer sur la nécessité de réformer ceux qui donnaient satisfaction depuis 1957.

Ils commencent par une profession de foi dans le système administratif de l’enseignement sous contrat (art. 3) : « L’association… a pour objet la création et la gestion de tous établissements catholiques d’enseignement et d’éducation, reconnus comme tels par l’autorité diocésaine. » La dernière phrase a son importance, car cette reconnaissance n’appartient pas à une vague « autorité diocésaine », mais en propre à l’évêque.

Les membres fondateurs (car il s’agit moins d’une modification de statuts que d’une refondation) sont l’union des anciens élèves, l’autorité diocésaine, représentée par son directeur diocésain (dont on ne sait pas trop s’il est là en tant que représentant de l’évêque ou comme président de l’U.P.E.L.) et l’association des parents d’élèves (art. 5). « Membres de droit du conseil d’administration », ils y ont chacundeux sièges.

Les membres « adhérents » sont« agréés » par le conseil d’administration selon des critères superflus puisque la décision est « discrétionnaire ». Par contre, ils jouissent du droit de « démissionner à tout moment », s’ils n’ont pas été exclus pour « infraction réelle et sérieuse aux présents statuts », « désintérêt manifeste », ou « notamment toute action, prise de position ou comportement incompatible avec les intérêts des établissements », ce qui se traduit par : « Notamment tout et n’importe quoi. »

Les adhérents, nommés et révoqués à discrétion, prennent part à une cérémonie honorifique appelée « assemblée générale » (art. 8), où les plateaux de petits fours feront oublier à cette réunion mondaine son caractère de vulgaire chambre d’enregistrement. Les membres fondateurs disposent en effet d’un matelas de 1907 voix (837 pour les anciens élèves, 752 pour l’autorité diocésaine et 318 pour les parents d’élèves) ; les simples adhérents, d’une voix chacun. A noter : les voix cumulées de la direction diocésaine et de l’Apel dépassent assez (mais pas trop) celle des anciens élèves.

Le conseil compte quinze membre au plus (art. 11), six de droit (anciens élèves, direction diocésaine, parents d’élèves) disposant de 90 voix en tout, et neuf autres (ou moins) disposant de deux voix chacun, soit 18 au plus.

Pour l’élection du trésorier et du secrétaire, « le président propose un ou plusieurs autres candidats jusqu’à trouver un consensus » (art. 14), ce qui ne doit pas être difficile : deux membres fondateurs réunissant 60 voix contre 48, les 18 voix des simples adhérents ne seraient pas assez nombreuses, même unanimes, pour donner la majorité à un membre fondateur contre les deux autres. Ce qui fait des anciens élèves des figurants, car un désaccord entre la direction diocésaine et l’Apel serait une configuration stellaire encore jamais observée.

Voici le moment clef (art. 15) : « Le président signe le contrat du chef d’établissement après que celui-ci a reçu sa lettre de mission de l’autorité de tutelle », qui n’est autre que la direction diocésaine. Autrement dit, le directeur est nommé par le directeur diocésain. Voilà qui évitera à l’avenir qu’un M. Clément ne soit nommé en lieu et place de M. Canteneur lui-même, comme ce fut le cas en 2016.

Mais ce n’est pas tout. « Le président recrute, nomme, licencie et assure la gestion et le pouvoir disciplinaire du personnel de l’association et peut déléguer ce pouvoir à un administrateur ou à un salarié. » On apprend donc ici que M. Clément ne recrutait et ne licenciait que par délégation de M. Moreau, qui pouvait la lui retirer et ainsi éviter facilement les fameuses « pratique managériales dysfonctionnelles », si tel avait été le but réel de l’opération. […]

Ecole : il est malsain de développer une pédagogie centrée sur une maladie qui touche principalement les personnes fragiles

Analyse de Marion Duvauchel, professeur de lettres, docteur en philosophie et historienne des religions, pour Le Salon beige :

En 1983, dans un livre intitulé Le regard éloigné, Claude Lévi-Strauss s’insurgeait contre un abus de langage dont on nous donne aujourd’hui des exemples aussi éclatants que stupides. Cet abus de langage, c’est celui par lequel on confond le racisme défini au sens strict et des attitudes normales, légitimes même, et en tout cas inévitables.

Le racisme, rappelle t-il, est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus, de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique.

Ce qui est une idée fausse.

Mais ajoute t-il, on ne saurait imputer automatiquement au même préjugé l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Qu’on pense aux Amish, et à un moindre degré, à l’islam. Nul n’est coupable d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché.

Lévi-Strauss ne se payait pas de mot : il y a, dit-il, entre les cultures, une incommunicabilité relative. On est évidemment bien d’accord avec lui que cela n’autorise pas à opprimer ou à détruire les valeurs qu’on rejette, voire leurs représentants, mais, maintenue dans ces limites, cette incommunicabilité n’a rien de révoltant.

« Elle peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement ».

Entendez, elle est une condition de survie. Et ce serait même une sorte de loi anthropologique : car

« cette diversité résulterait pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi ; elle ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité ».

Nous ferions bien de méditer la mise en garde qui suit :

« Rien ne compromet davantage, n’affaiblit de l’intérieur, et n’affadit la lutte contre le racisme que cette façon de mettre le terme, si j’ose dire, à toutes les sauces, en confondant une théorie fausse, mais explicite, avec des inclinations et des attitudes communes dont il serait illusoire d’imaginer que l’humanité puisse un jour s’affranchir ni même qu’il faille le lui souhaiter ».

Mieux, notre anthropologue invite à douter

avec sagesse, voire avec mélancolie, de l’avènement d’un monde où les cultures, saisies d’une passion réciproque, n’aspireraient plus qu’à se célébrer mutuellement, dans une confusion où chacune perdrait l’attrait qu’elle pouvait avoir pour les autres et ses propres raisons d’exister.

C’est, me semble t-il, une exacte description de l’état de notre société. A cette nuance près que c’est surtout la société française qu’on peut voir s’enferrer et se stériliser dans cette célébration de tout ce qui est autre. Il suffit d’écouter, si on en a la force, la « variété française », désormais portée et représentée par des jeunes qui portent des noms de Star wars ou les choix ubuesques de chanteurs supposés représenter la France, et qui ne font que refléter l’égarement d’une classe de pipole déconnectée de la réalité.

Je suis bien d’accord avec Lévi-Strauss : il ne suffit pas de se gargariser année après année de bonnes paroles pour réussir à changer les hommes, en s’imaginant qu’on peut surmonter par des mots bien intentionnés des propositions antinomiques comme celles visant à « concilier la fidélité à soi et l’ouverture aux autres » ou à favoriser simultanément « l’affirmation créatrice de chaque identité et le rapprochement entre toutes les cultures ».

On aura reconnu sous cette formulation un peu abstraite le slogan ressassé ad nauseam du « vivre-ensemble », emprunté aux idéologues de gauche et devenu le signe de ralliement dans nos paroisses de France pendant deux décennies.

Cet abus de langage évoqué plus haut et justement dénoncé par Lévi-Strauss, c’est dans nos écoles qu’il s’est déployé sans frein, avec la mythologie de l’autre. L’école a été  confrontée à un chantage moral qui a pris une intensité de plus en plus délirante, comme en témoigne les questions liées au racisme, à l’immigration, et surtout au refus de prendre en compte la spécificité de l’islam.

On a privé l’école d’un droit fondamental : celui de l’échec scolaire, sans lequel elle ne peut plus être qu’un gigantesque village Potemkine. Le baccalauréat est devenu un droit imprescriptible de la personne, puis par extension, la moyenne partout, et enfin, l’obtention de tout diplôme. Le fruit de cette démence, c’est la persécution de ceux qui sont simplement encore des élèves et se comportent comme tels et la terrifiante transformation de l’indiscipline en délinquance pure et simple, et plus récemment en cruauté et en brutalité.

Reconnaître en chacun la capacité à répondre aux exigences d’un enseignement digne de ce nom implique d’accepter aussi que pour certains cela puisse prendre plus de temps, et les y aider. Et parfois même que certains puissent ne pas répondre à ces exigences, et même les refuser. Au lieu de quoi, on a sommé l’école de ne reconnaître que la forme abstraite d’une humaine condition de plus en plus décharnalisée et de s’incliner devant elle. Humaine condition fondée sur l’impératif catégorique du vivre ensemble et d’une socialité forcée.

Ceux qui ne veulent pas le reconnaître, ce sont ceux qui ont encore la possibilité de confier leurs enfants à des écoles privées. Et même là…

Il y a une fermeture nécessaire et même vitale aux idées fausses véhiculées par la propagande de César : que l’islam serait une religion de paix et de tolérance (au mépris de la saine lecture du texte coranique, qui dément cette assertion) ; qu’il nous faudrait choisir le sexe auquel nous décidons d’appartenir au mépris du corps sexué qui est le nôtre ; que nous serions des animaux et donc légitimés à nous comporter comme tel ; que nous devons désormais vivre avec le coronavirus…

Tout cela a été véhiculé avec une puissance d’une rare violence depuis des années. Et tous ceux qui se sont fermés à cette culture de mort ont été accusé de racisme, d’intégrisme, voire de fascisme.

Un pas de plus a été franchi récemment avec le covid 19. Un impressionnant volume de ressources pour expliquer le coronavirus aux enfants est proposé depuis peu aux enseignants sur le site gouvernemental officiel.

Voici la liste :

Ressources pour expliquer le coronavirus et les principes de sécurité sanitaire aux élèves

Plateformes de contenus pédagogiques

  • LUMNI : la plateforme propose articles et vidéos pour répondre aux questions sur l’épidémie.
  • LAMAP : le site de la main à la pâte a réalisé un dossier sur le coronavirus.

Questions d’enfants

  • Cité des sciences – questions réponses : la Cité des sciences publie des réponses illustrées aux questions que posent les 6-10 ans, accessibles en ligne et en téléchargement.

Actualité

  • Le Petit Quotidien : les principaux articles sur le coronavirus parus dans le journal sont regroupés dans la page.
  • Le P’tit Libé : les informations sur l’épidémie et le confinement expliquées aux enfants.
  • Cocovirus offre des histoires sous la forme de bandes dessinées sur des sujets associés au coronavirus.

Livrets à compléter

  • Pour les petits : un livret pour les très jeunes enfants.
  • UNICEF : un livret pour parler du coronavirus avec les plus jeunes enfants.

Livres à télécharger

  • Livre Gallimard : un livre numérique en téléchargement gratuit pour répondre aux questions des enfants et de leurs familles sur le coronavirus.
  • « Mon héroïne, c’est toi » est une histoire inventée pour et par les enfants du monde entier sous l’égide des Nations-unies.
  • Rudy et Lucy vont à l’école est une bande dessinée pour raconter et expliquer les gestes barrières aux élèves en primaire conçue par ADOSEN – Prévention Santé MGEN.

Jeux

Les petits citoyens et les éditions Valorémis proposent un kit éducatif pour que les élèves soient en capacité d’adapter et de respecter les gestes barrières dans les différents espaces qu’ils fréquentent

  • Un jeu sous la forme de la cocotte en papier avec des défis pour toujours mieux prendre soin de soi et des autres.
  • Un jeu de cartes à découper sur les gestes barrières.
  • Une activité collective «Être vigilant, c’est ça le secret».

Qu’on m’explique ce que viennent faire l’UNICEF et l’ONU dans nos écoles. Qu’on m’explique pourquoi les enfants doivent apprendre la méditation « zen » avec un site internet « petit bambou ».

Qu’on m’explique pourquoi l’école doit expliquer aux enfants ce qu’il revient aux parents de faire, dans la culture et dans les termes qui sont les leurs.

Il est malsain et profondément délétère de développer une pédagogie centrée sur une maladie qui ne touche principalement que les vieilles personnes et les malades et qui est en voie de disparition. Toute cette machine à gaz est une énorme usine à fabriquer des enfants peureux, pusillanimes et hypocondriaques. Si les instituteurs répondent aux injonctions implicites du Ministère, les enfants qui retournent à l’école, pour apprendre, seront enveloppés dans la dernière propagande étatique.

Il n’est nul besoin de kit éducatif pour que les enfants respectent des gestes barrières : il leur suffit de voir autour d’eux, et ils imitent spontanément le comportement des adultes qu’ils respectent.

Une dernière question pourrait se poser : tous ces kits, outils pédagogiques ont un coût. Combien pour la nouvelle fabrique à hypocondriaques ?

Il est temps de redécouvrir l’incommunicabilité, et pas seulement relative. C’est de la mort qu’on inocule dans les esprits : la peur, l’habitude du calfeutrement, de la prudence constante, d’une vigilance maladive, déraisonnable et totalement inutile : tout cela rationalisé et inculqué avec des jeux, des activités ludiques.

Un pas de plus dans la culture de mort.

Didier Raoult s’en prend à Simone Veil

Dans L’Express, le Professeur Raoult s’en est pris à Simone Veil, icône française de l’avortement et ex-ministre de la santé. C’est en effet elle qui a instauré le fameux Numerus Clausus.

Mis en place en 1971, le Numerus clausus avait provoqué, dès son application, de vives manifestations étudiantes. La mesure avait pour mission de réguler les flux d’étudiants en médecine, en fixant un nombre de places limitées dès la seconde année. Avec l’interdiction de tripler la première année. D’après Didier Raoult, cette mesure serait à l’origine de nombreux maux du système de santé actuel :

Tout le merdier dans lequel nous sommes en France c’est à cause des modélisateurs. Prenez le numerus clausus, mis en place en partie par une icône de ce pays, Simone Veil. Cette restriction dramatique du nombre de médecins était fondée sur des modèles qui n’avaient intégré ni la longévité, ni la féminisation du métier, ni la baisse générale du temps de travail.

Dans une tribune dans Le Point en 2018, Didier Raoult dénonçait déjà le fameux “Numerus Clausus” :

Cette vision d’une rare bêtise a été pérennisée pendant des décennies.

Conséquence : des déserts médicaux partout en France.

Municipales : quelques fusions de liste de droite pour le second tour

Sous réserve de la publication des listes déposées pour le second tour des municipales, voici une carte de villes où une fusion de listes de droite, y compris le RN, semble avoir été conclue, et de villes où la fusion de listes de droite a échoué, malgré des pourparlers.

Le nombre de fusion, quoique faible, est en léger progrès par rapport à 2014, où une fusion des listes de droite n’avait eu lieu que dans deux villes (Villeneuve-Saint-Georges et L’Hôpital) et s’était soldée par un échec dans les deux cas.

Cette année encore, l’arithmétique du second tour s’annonce précaire dans les villes où cette fusion a pu être réalisée, mais il faut néanmoins féliciter la hauteur de vue des têtes de liste en question.

Surtout, on pourra regretter que des villes beaucoup plus “prenables” par une liste d’union, telles que Tarascon ou La Seyne-sur-Mer,, soient encore une fois victime de la mesquinerie des politiques.

L’échec de l’union à Carpentras est particulièrement symbolique: le divers-droite Bertrand de La Chesnais, au profil exceptionnel, aurait dû pouvoir rassembler toutes les droites, mais comme en 2014 le député LR Julien Aubert porte la responsabilité d’une triangulaire qui ne pourra que profiter au maire sortant de gauche.

Canonisation de Charles de Foucauld : l’extraordinaire histoire du miracle de Saumur

Après la reconnaissance par Rome d’un second miracle attribué au Bienheureux Charles de Foucauld en 2016 à Saumur, RCF a interrogé le postulateur de sa cause de canonisation : le Père Bertrand Ardura :

 

L’Irlande du Nord rejette l’avortement

Mardi soir, l’Assemblée d’Irlande du Nord a voté à 46 voix contre 40, contre les règlements du gouvernement britannique sur l’avortement qui ont été imposés à l’Irlande du Nord par Westminster.

La motion qui a été adoptée a été déposée en réponse à Heidi Crowter, la militante de 24 ans pour les personnes handicapées, qui s’est prononcée contre la proposition du gouvernement britannique d’imposer à l’Irlande du Nord l’avortement jusqu’à la naissance dans les cas de handicaps comme celui de Heidi, le syndrome de Down (trisomie 21).

Les députés et les pairs du Parlement britannique doivent maintenant se prononcer sur l’approbation ou le rejet des règlements qui introduisent un régime d’avortement extrême en Irlande du Nord.

Bien que le vote à l’Assemblée d’Irlande du Nord ne modifie pas directement la loi en Irlande du Nord, il a envoyé un message très fort au gouvernement britannique, aux députés et aux pairs de Westminster que l’Irlande du Nord rejette ces règlements imposés à la province.

Cela rendra beaucoup plus difficile pour les députés et les pairs de voter pour imposer ces règlements à l’Irlande du Nord alors qu’ils ont été rejetés par les représentants élus du peuple d’Irlande du Nord.

Les sondages montrent que la majorité des électeurs du Sinn Féin et du DUP veulent que la loi sur l’avortement ne permette l’avortement que lorsque la vie de la mère est en danger. Seuls 5% des électeurs sont favorables à l’introduction de l’avortement jusqu’à 24 semaines. 

Emeute à Paris

Motivés par les émeutes raciales aux Etats-Unis, les soutiens d’Adama Traoré se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire à Paris pour dénoncer les violences policières. Adama Traoré est mort en juillet 2016, alors qu’il avait été interpellé par les gendarmes dans le Val-d’Oise. Un tronçon du périphérique parisien a été bloqué par les manifestants.

Ce matin, la préfecture de police avait annoncé que la manifestation n’était pas autorisée en raison de l’état d’urgence sanitaire, qui proscrit tout rassemblement public de plus de dix personnes.

La police a tenté de disperser les manifestants avec des gaz lacrymogènes. Néanmoins, on constate que le LBD brillent pas leur absence… Un privilège pour blancs ?

Emission “Le monde d’en face” du 2 juin sur la PMA/GPA: une honteuse utilisation des enfants

Les Juristes pour l’enfance dénoncent :

Ce soir, mardi 2 juin, la série « Le monde d’en face » sur France 5 prétend éclairer les débats sur le projet de loi de bioéthique par la parole d’enfants.

7 enfants issus de PMA ou de GPA ont été filmés en train de répondre à des questions posées sur leur famille. 5 d’entre eux sont de jeunes mineurs âgés de 8 à 13 ans. Seuls 2 sont majeurs (18 et 20 ans).

Ce documentaire entend montrer que ces enfants sont heureux et que, s’ils ressentent un mal-être, c’est uniquement en raison du « regard pesant » des tiers sur leur histoire et de l’homophobie d’une partie de la société.

Juristes pour l’enfance dénonce fermement l’utilisation des enfants faite par ce documentaire pour tenter de justifier les atteintes à leurs droits : en vertu de la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU, l’enfant a le droit, à sa naissance et dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevé par eux. A moins de vider les mots de leur sens, et de vider ce droit de l’enfant de tout contenu, les parents s’entendent du père et de la mère de l’enfant. En témoignent en droit français les actions en recherche de paternité et de maternité qui permettent toute personne dont la filiation paternelle ou maternelle n’est pas établie, de rechercher si elle le souhaite sa filiation dans ces deux branches.

A moins d’accepter de supprimer ces actions du Code civil, on ne saurait prétendre que la privation de père ou de mère ne méconnait pas les droits de l’enfant. L’utilisation des enfants pour promouvoir cette injustice est choquante : comment des enfants, mis en scène sur un plateau de télévision, pourraient avoir la moindre latitude pour remettre en cause leur venue au monde et leur propre famille ? Cela reviendrait à leur demander d’accuser leurs parents en public, et d’hypothéquer eux-mêmes leur avenir. Il est scandaleux de mettre des enfants face à cette alternative, même si c’est en l’occurrence pour les faire abonder dans le sens de leurs parents.

Si cette exhibition des enfants est indécente, le problème est surtout d’utiliser leur parole pour tenter de faire croire que leur mode de conception n’est pas un sujet et que la loi pourrait sans dommage l’entériner. Que des situations de fait variées existent est une réalité que chacun vit au mieux : mais l’interdiction légale d’avoir une des branches de sa filiation serait une violence institutionnelle faite aux enfants, et il est particulièrement cynique d’utiliser les enfants pour la banaliser et tenter de la justifier. 

Retournement militaire en Libye

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Le maréchal Haftar a peut-être eu tort. Tort de se voir vainqueur trop tôt, tort de sous-estimer l’impact de l’intervention turque, tort, surtout, de ne pas écouter la Russie. Le 14 janvier dernier, en effet, Haftar était à Moscou pour discuter d’un accord de cessez-le-feu avec son ennemi Sarraj sous l’égide de Poutine et d’Erdoğan – d’accords, en la circonstance.

Sarraj a signé mais pas Haftar, qui est reparti sans apposer son précieux paraphe sur l’accord. Sûr de sa victoire, il n’a pas vu l’intérêt d’un arrêt des combats alors que ses hommes étaient dans les faubourgs de Tripoli. Certes, ils y piétinaient depuis un certain temps, mais ce n’était, justement, qu’une question de temps avant l’entrée triomphale dans la capitale libyenne. Mais Haftar n’a pas vu, non plus, qu’infliger un camouflet à Poutine n’est pas une bonne idée.

Peu après, Sarraj et Haftar se rendirent à Berlin à une conférence pour la paix organisée par les Européens qui espéraient ainsi reprendre la main. Comme prévu, il ne s’y passa rien d’intéressant et l’on se contenta de creuses déclarations d’intention.

Depuis, les combats ont repris en Libye entre les combattants de Sarraj, regroupés au sein du GAN (gouvernement d’accord national) et ceux d’Haftar formant l’ANL (Armée nationale libyenne). Les premiers tiennent l’ouest et sa capitale, Tripoli, les seconds l’est avec Tobrouk et Benghazi.

Mais un élément de taille est venu modifier la donne : l’intervention turque. Erdoğan a, en effet, passé un accord avec Sarraj en lui promettant une aide militaire en échange d’une alliance maritime permettant aux eaux territoriales turques et libyennes de se rejoindre, coupant ainsi la Méditerranée en deux. Cet accord est parfaitement illégal car il fait fi des droits maritimes grecs issus de la position de la Crète. Peu importe pour Erdoğan, qui a tenu parole et envoyé au secours de Sarraj des soldats turcs et syriens, ces derniers issus de milices islamistes basées au nord de la Syrie et contrôlées par Ankara. Avec eux sont venus des drones de dernière génération dont l’impact a été décisif. Depuis, les troupes d’Haftar reculent partout et la prise de Tripoli s’éloigne.

Les Russes ne semblent pas décidés à intervenir pour sauver Haftar. Mais il est un peu tôt pour l’enterrer et il sera tout de même difficile de le déloger de sa province de l’est, la Cyrénaïque. Car il faut connaître une donnée de base sur la Libye : elle n’existe pas. Elle est composée de plus d’une centaine de tribus pour qui l’attachement aux anciens territoires (Cyrénaïque, Tripolitaine, Fezzan) est bien plus important que le sentiment national. Khadafi avait réussi à unifier ces tribus derrière lui, par un jeu subtil de pressions et de concessions, et son élimination a plongé le pays dans le chaos. Depuis, la Libye est en guerre permanente et est devenue la passoire de l’immigration clandestine vers l’Europe. Sarkozy, Cameron et Hillary Clinton auraient été bien inspirés de réfléchir à tout cela avant de lancer leur fatale intervention en 2011.

En attendant, c’est Erdoğan qui est en train de profiter de la situation et, grâce au chaos, l’État islamique redresse la tête dans le sud. Beau bilan ! Mais, fort heureusement Poutine n’a sûrement pas dit son dernier mot.

Les standards d’éducation sexuelle voulus par l’OMS pour nos enfants

Conférence de Me Jerzy Kwaśniewski le 10 février à Cracovie dans le cadre d’une conférence intitulée « Quand les sex-éducateurs frappent à la porte de l’école ». Découverte des standards d’éducation sexuelle voulus par l’OMS pour nos enfants.

Me Jerzy Kwaśniewski est avocat, spécialiste des droits et libertés civiques, des droits des familles et des droits des enfants. Il est président de l’Institut pour la culture du droit Ordo Iuris, une organisation polonaise d’avocats et juristes pro-vie et pro-famille très active en Pologne et auprès des institutions européennes et internationales.

Tout simplement effrayant.

Le conservatisme, un espoir pour la France ?

Tandis que François-Xavier Bellamy désigné par le Parti populaire européen pour conduire une réflexion sur la droite, Sens Commun lance une consultation sur :

Le conservatisme, un espoir pour la France ?

A priori, il n’est pas nécessaire d’être membre de Sens Commun pour répondre, donc vous pouvez contribuer à cette réflexion, tout en sachant que vous pouvez faire vos propres propositions.

Mathieu Bock-Côté : il faudrait transformer complètement le logiciel dominant le système éducatif

Mathieu Bock-Côté a accordé un entretien à Axelle Girard pour Educ’France. Extrait :

Parlons d’école : quelles grandes similitudes voyez-vous entre le combat pour la liberté scolaire en France et au Québec ?

La question de l’autonomie scolaire me semble moins centrale, si je puis me permettre, que celle de la soumission du ministère de l’Éducation, chez nous, mais aussi, je crois, chez vous, à un pédagogisme débilitant qui a progressivement sacrifié les savoirs – j’ajoute toutefois que le phénomène est allé beaucoup plus loin de notre côté de l’Atlantique que du vôtre, où survit encore une conception exigeante de la culture. Cela dit, dans toutes les sociétés occidentales, une forme d’égalitarisme a poussé à la déconstruction de la culture parce qu’elle est verticale, et censée légitimer, dans l’esprit de ses détracteurs, certains mécanismes de reproduction sociale au service d’une élite masquant ses privilèges ses références culturelles. Alain Finkielkraut, dans La défaite de la pensée, et Allan Bloom, dans L’âme désarmée, ont analysé et critiqué ce discours dès la fin des années 1980. L’école ne devait plus transmettre le monde mais le recommencer à zéro : l’héritage était réduit à un stock de préjugés condamnables. Par ailleurs, le pédagogisme a voulu transformer l’école en laboratoire idéologique devant moins transmettre un patrimoine de civilisation que fabriquer à même les salles de classe une société nouvelle, dans la matrice du progressisme contemporain. Le pédagogisme invite moins à admirer et explorer les grandes œuvres, par exemple, qu’à les démystifier pour voir comment elles sont porteuses d’intolérables préjugés comme le racisme, la xénophobie, l’homophobie, la transphobie, la grossophobie, et ainsi de suite. Et cela quand on leur parle de ces œuvres. Car l’élève est aussi invité à exprimer son authenticité et à construire lui-même son propre savoir : c’était la lubie du socio-constructivisme. Le ministère de l’Éducation déséduque, ce qui ne veut pas dire, évidemment, qu’on ne trouve pas des milliers de professeurs compétents qui résistent à la bureaucratie pédagogique et qui cherchent à assumer pleinement, et de belle manière, leur fonction.

Dans un monde idéal, il faudrait transformer complètement le logiciel dominant le système éducatif. J’aimerais y croire, mais j’y crois de moins en moins. L’appareil administratif de nos sociétés est de plus en plus difficilement réformable. Si je suis favorable, de plus en plus, à une certaine autonomie scolaire, c’est justement parce qu’il me semble nécessaire de créer des oasis de culture, je dirais même, des oasis de civilisation, où il sera possible de résister au pédagogisme au nom d’une conception élevée de notre patrimoine à transmettre. La dissidence peut consister, aujourd’hui, à transmettre notre patrimoine de civilisation, tout simplement.

Un système scolaire “fédéral”, ou décentralisé, fonctionne-t-il nécessairement mieux que celui dont nous faisons l’expérience ici, en France ?

Permettez-moi de corriger un peu votre perception des choses. Au Canada, l’éducation est une compétence provinciale et non pas fédérale. C’est une nécessité vitale, pour tenir compte de la diversité profonde du pays, qui trouve son origine dans les revendications, en 1867, au moment de la création de la fédération, des Canadiens-français qui voulaient administrer leurs propres institutions scolaires dans la province de Québec où ils formaient une majorité. C’était, en quelque sorte, une concession culturelle accordée aux francophones alors que les élites anglaises qui fondèrent le pays rêvaient d’un État unitaire sous le signe de l’angloconformité. Pour les francophones, c’était évidemment une question de survie culturelle. Mais à l’intérieur même du Québec, nous avons un système scolaire très centralisé, qui tourne autour du ministère de l’Éducation. Il s’est développé comme tel depuis les années 1960, avec ses grandeurs et ses misères. Il a permis à tout un peuple d’accéder à l’éducation, et à une société d’opérer un formidable rattrapage collectif, mais il a sacrifié, au même moment, les humanités classiques qui autrefois, étaient au cœur de la formation des élites.

Donald Trump se rend dans l’église incendiée près de la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump a effectué lundi soir une visite surprise devant l’église Saint John, bâtiment emblématique proche de le Maison-Blanche, dégradé, dimanche soir par les émeutiers :

À l’issue d’une déclaration dans les jardins de la Maison-Blanche, il a annoncé qu’il irait dans la foulée dans un endroit «très très spécial». Il s’est ensuite rendu, à pied, devant l’église Saint John, surnommée «l’église des présidents». «Nous avons un grand pays», a-t-il déclaré, une bible à la main.

«C’est le plus grand pays du monde. Et nous allons garantir sa sécurité».

Le président des Etats-Unis a annoncé le déploiement de «milliers de soldats lourdement armés» et policiers à Washington, en jugeant que les troubles de la veille dans la capitale fédérale étaient «une honte».

Des centaines de pèlerinages de Chrétienté ont égrené ce WE de Pentecôte

Outre la Vierge de Notre-Dame de Chrétienté, transportée de Paris à Chartres en relais, des initiatives ont eu lieu ce WE dans toute la France pour pèleriner malgré les circonstances.

A l’initiative du Choeur de l’Oriflamme d’Orléans, le chapitre ND des Carnutes a réalisé son pèlerinage entre Orléans et Chartres et reçu la bénédiction de l’évêque de Chartres Mgr Christory à l’arrivée. Ils ont porté pendant ces kilomètres les intentions de tous les pèlerins qui n’ont pas pu marcher ce week end, sous la direction spirituelle de l’abbé Matthieu Raffray.

Photos diverses de pèlerins de toute la France :

Pèlerinage à ND de Bethléem à Ferrières en Gâtinais :

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