L'histoire aurait pu prendre un tout autre tournant si, il y a huit ans, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) n'avait pas rejeté la Déclaration doctrinale proposée par Rome, fruit d'un effort commun, et n'avait pas exigé du Saint-Siège une autocritique. Mgr Guido Pozzo fut le dernier secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, de 2009 à 2018.
La grâce de Dieu ne passe pas généralement dans la désobéissance. Même lorsque la Sainte Vierge apparaît comme à Lourdes ou à Fatima…, rien ne se fait sans l’obéissance à l’Eglise visible, légitime, par la médiation de sa hiérarchie. Ne faut-il pas, au pire, espérer contre toute espérance, selon la sagesse chrétienne ? Le serviteur n’est pas au-dessus du maître, ni l’Epouse plus grande que l’Epoux…
Les sacres FSSPX sont l’occasion pour l’Église de (re)définir qui est catholique et qui ne l’est pas. Paradoxalement, cela peut être une « arme » redoutablement efficace contre le modernisme.
Un dicastère ne peut déroger aux actes du Pontife romain que par une approbation pontificale en forme spécifique (art. 7 § 2 du Règlement général de la Curie romaine ; pratique constante), approbation qui ne figure pas dans le texte diffusé. Tant qu’il n’y aura pas de révocation expresse du Pape, les facultés demeurent en vigueur et la déclaration d’invalidité est juridiquement infondée.
Le préfet du dicastère œcuménique a soutenu que le débat suscité par la FSSPX devrait conduire l’Église à réexaminer certaines interprétations postconciliaires. En ce sens, il a affirmé qu’il serait opportun de « se frapper la poitrine » et de se demander quels aspects nécessitent une correction afin de pouvoir démontrer que de nombreux problèmes dénoncés par la Fraternité ne proviennent pas des documents conciliaires, mais de certaines tendances apparues après Vatican II.
L'épiscopat français se montrera-t-il plus généreux à l'égard des traditionalistes ?
Benoît XVI a levé l'excommunication des quatre évêques comme un père qui cherche à faire la paix. Une main tendue qu'ils, malheureusement, n'ont pas acceptée. Une frange radicale a prévalu ; elle ne voulait pas de réconciliation alors, et elle n'en veut toujours pas aujourd'hui.
En conscience, nous n’avons pas estimé pouvoir nous soustraire au devoir moral que nous avons envers les âmes, comme nous l’avons déjà expliqué, tant en privé que publiquement, à Votre Sainteté.
Veux-tu aller dans un séminaire où tes formateurs, prêtres, sont excommuniés ? Ils n’ont pas le droit de recevoir ou de donner les sacrements. Ils n’ont plus la faculté de donner l’absolution sacramentelle depuis hier. Veux-tu recevoir des sacrements illicites voire invalides ?
Le dicastère pour la Doctrine de la Foi a adressé aux évêques du monde entier une communication indiquant les mesures à prendre pour accueillir ceux, prêtres comme laïcs, qui décideraient de quitter la Fraternité Saint-Pie X après l’acte schismatique qui a conduit à la nouvelle excommunication.
La FSVF constate, avec de nombreux clercs et laïcs, l’existence de courants internes à l’Église, qui, « ne supportant plus la saine doctrine » (2 Tm 4, 3), mettent en doute les grandes vérités dogmatiques et morales, par un processus d’autosécularisation. Elle supplie le Saint-Père de condamner ces erreurs et, pour la protection du peuple chrétien, de désavouer les prêtres ou les évêques qui les favorisent, et d’encourager tous ceux qui s’y opposent.
Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a déclaré mercredi que les ordinations épiscopales effectuées quelques heures plus tôt par la Fraternité Saint-Pie-X sans mandat papal constituent un acte schismatique : « Je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à dire à propos de cet incident ». « […]
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