La France face à l’UE : une question de volonté politique
Dans La France au bord de l’abîme, déjà évoqué ici, l’auteur aborde le cas de l’Union européenne :
L’Allemagne s’accommode de l’UE et de ses élargissements successifs parce que la monnaie unique lui convient bien compte tenu de ses gains de productivité, et parce que l’élargissement à l’Est lui a ouvert l’accès à un vaste réservoir de main-d’oeuvre qui lui permet de compenser sa faible natalité. Les paradis fiscaux que sont les Pays-Bas, le Luxembourg et la République d’Irlande s’en accommodent parce que les faibles taux d’imposition des bénéfices qu’ils pratiquent leur permettent de siphonner les bases fiscales des autres pays membres. Les pays méditerranéens s’en accommodent parce qu’en recevant plus d’argent en provenance de l’UE qu’ils n’en versent pour alimenter ce budget, ils ont l’impression d’y être gagnants ; ce n’est évidemment qu’une impression, car il y a les coûts (cachés mais énormes) de la désindustrialisation occasionnée par la monnaie unique. La France, quant à elle, perd sur à peu près tous les tableaux.
Faut-il pour autant sortir de l’UE ? Ce n’est pas certain, car la France a au sein de l’Union un pouvoir de négociation pour autant qu’elle veuille bien l’utiliser (conformément à ses intérêts…) : certes toute modification des traités doit être adoptée et ratifiée par l’ensemble des pays membres, mais on se doute bien qu’une UE sans la France n’aurait plus tout à fait la même consistance. Encore faut-il, pour que l’argument ait du poids dans les discussions, que la France soit prête à brandir – de manière crédible – la menace de sa sortie de l’Union : les discussions sont vouées à l’échec s’il est clair que la France n’envisage pas une seule seconde l’éventualité d’une sortie de l’UE. C’est avant tout une question de volonté politique. La montée des préoccupations souverainistes au sein des opinions publiques européennes, qui n’a pas encore trouvé la totalité de sa traduction en matière électorales, est susceptible aussi de faire évoluer les choses.
Cela dit, sit l’UE est une partie du problème pour la France, elle n’en est pas pour autant la totalité. […] Quand bien même nous sortirions de l’Union, nous ne serions pas dispensés d’apporter des solutions à ces problèmes, et il ne faudrait pas que la focalisation du débat public sur les vices de l’Union européenne en vienne à masquer tous les problèmes que nous pouvons dans une large mesure traiter par nous-mêmes sans en référer à Bruxelles.
Un évêque orthodoxe poignardé à Sydney
Orthodox Bishop Mar Mari Emanuel, today in Sydney, Australia, was fortunately only wounded.
We see him greeting the crowd of faithful who were around the church since the announcement of the attack.
L’évêque orthodoxe Mar Mari Emanuel, aujourd’hui à Sydney en Australie, n’a… pic.twitter.com/PCnN32arU4
— Mad Dog Vachon (@VachonGhislain) April 15, 2024
Attaque de l’Iran contre Israël : quelles conséquences ?
L’Iran a attaqué Israël dans la nuit de samedi à dimanche. Plusieurs remarques effectuées à chaud par Jean-Baptiste Noé de la revue Conflits :
1/ Les services secrets américains avaient vu juste en annonçant une attaque imminente de l’Iran en fin de semaine dernière. Comme il y a deux ans lors de l’attaque de l’Ukraine par la Russie. En dépit de tout ce qui est dit sur le déclin américain, on constate que leurs services fonctionnent de façon efficace et sont capables de jouer le rôle qui est le leur, à savoir anticiper et prévenir les événements.
L’hypothèse la plus probable est que les services américains aient été prévenus en amont de cette série de frappes. Ce que confirme Georges Malbrunot : « Iran-Israel: une source militaire française confie que le Premier ministre irakien, Mohamed al Soudani, avait été prévenu 48 heures avant l’attaque iranienne sur Israël. Comme ce dernier se trouve en visite officielle aux États-Unis, il est fort probable que l’avertissement iranien ait été transmis à Washington. D’où les déclarations de Joe Biden hier samedi. Selon ce militaire français, « on a assisté à une chorégraphie bien calibrée de l’Iran ». (Twitter, 14 avril, 15h).
2/ L’attaque de l’Iran est sans précédent. D’habitude, l’Iran agit par proxy et alliés interposés. Cette fois-ci, l’assaut est venu du territoire iranien directement vers Israël. Quelques drones et missiles ont bien été tirés depuis l’Irak, le Yémen et par le Hezbollah, mais de façon minoritaire. Il y a bien une rupture : l’Iran a attaqué Israël directement.
3/ L’attaque est un succès iranien.
Un succès, car cela permet à l’Iran de sauver la face après l’attaque contre le consulat iranien à Damas et la mort de 7 cadres iraniens. Pour Téhéran, c’était une question d’honneur et de crédibilité : il n’était pas possible de rester sans réagir. 99% des drones et missiles ont été interceptés, ce qui démontre l’efficacité du dispositif israélien. Mais l’Iran, touché par une crise économique et politique interne, peu soutenu par les pays arabes qui ont d’autres priorités, n’avait aucun intérêt à provoquer des dégâts en Israël, au risque de déclencher une escalade. Il n’y a quasiment pas eu de dégâts sur le sol hébreu. Pour Téhéran, le message est maîtrisé.
4/ L’Iran a sauvé la face. Pour Téhéran, « l’incident est clos ». Israël a attaqué son consulat, l’Iran a répliqué en attaquant Israël. L’Iran ne cherche pas à aller plus loin et d’emblée ne veut pas entrer dans une logique d’escalade. Il n’est néanmoins pas certain que le message soit reçu de cette façon par le gouvernement israélien.
5/ Les États-Unis aussi veulent clore l’épisode. S’ils ont informé et soutenu Israël, Joe Biden a d’ores et déjà demandé au gouvernement israélien de ne pas répliquer à cette attaque.
6/ Israël a été soutenu par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, chacun des pays ayant aidé à constituer le « dôme de fer ». Témoin d’une coopération occidentale.
7/ Quelles conséquences ? Les États-Unis mettent d’ores et déjà un frein à l’hubris israélienne pour éviter un embrasement de la région.
Toutefois, le futur du régime iranien est posé. Les pays arabes ne veulent pas d’une guerre, ils ont d’autres préoccupations, plus matérielles. L’Iran commence à poser plusieurs problèmes à ses voisins. Sachant ses fragilités internes, il n’est pas impossible que des mesures de déstabilisation soient menées dans les mois qui viennent.
Ce médecin légiste a réalisé l’autopsie du Christ à partir du Saint-Suaire
Après 32 ans de carrière et plus de 4000 autopsies réalisées, le médecin légiste Philippe Boxho bute toujours sur le mystère qui entoure la mort de Jésus Christ. Aidé par le Linceul de Turin, il démêle avec nous le vrai du faux des dernières heures de la passion du Christ et de sa crucifixion sur la croix.
Communautarisme ou cité parallèle ?
Ecoles hors contrat, universités privées, « monasphères », économie communautaire, les catholiques se replient-ils dans une forme de communautarisme ? Faut-il parler de communautarisme ou de cité parallèle ?
Ce dernier concept a été créé par le dissident Vaclav Benda dans les années 70s dans le sillage de la charte 1977 dans une optique de suppléance face aux carences de l’Etat communiste par rapport au bien commun. Cette réflexion a justifié/lancé un ensemble d’initiatives clandestines : économie parallèle, écoles et universités clandestines, culture underground, etc.
Pour bien comprendre les enjeux de ce débat, il faut s’interroger. Qu’entendaient les dissidents quand ils parlaient de « cité parallèle » ? Comment justifiaient-ils le développement de cette cité parallèle et avec quel objectif ultime ? Quels enseignements peut-on tirer aujourd’hui de cette réflexion ?
Pour tout savoir, venez à la prochaine formation Polis le 24 avril prochain 10 rue Rosenwald à 20h00 (www.formation-polis.com)
Des immigrés enrôlés par les associations d’extrême-gauche
Journaliste chez Livre Noir, Pauline Condomines a infiltré pendant plusieurs mois de nombreuses associations d’extrême-gauche. Elle répond à Marc Eynaud pour Valeurs actuelles.
[…]
On a davantage l’impression d’être face à une organisation bien plus politique qu’humanitaire. Concrètement, comment cela passe ?
Ils vont vraiment les enrôler. C’est donnant-donnant. En échange, les clandestins doivent manifester quand on leur demande, ils doivent dire ce qu’on leur demande. Ce sont d’ailleurs les plus assidus aux évènements politiques de l’association qui sont prioritaires dans le traitement de leur dossier. C’est ce rapport très éloigné de ce qu’ils montrent de la façade humaniste qu’ils montrent dans leur communication C’est là que je me suis dit que c’était vraiment intéressant.
Mais concrètement, Utopia 56 gère des mineurs non accompagnés et leur fournit un toit. Comment les récupérez-vous ?
On ne peut raconter cela sans avoir en tête que leur agenda politique, c’est la régularisation et l’accueil de l’intégralité des clandestins. Comme je l’explique dans l’enquête, on allait vraiment tous les jours à l’AMNA, l’accueil des mineurs de ma compagnie, chercher les clandestins dont la minorité n’avait pas été reconnue. Parce qu’à l’AMNA, quand ils arrivent, ils ont un entretien, un entretien pour savoir s’ils sont mineurs, sur la base de déclarations et de papiers d’identité. Et nous, on est allé chercher ceux qui avaient été refusés. Et là, on les prend en charge, on les incite à formuler un recours et on leur explique que ce qui leur arrive est anormal, alors-même qu’ils sont majeurs en réalité. Pour être efficace sur les recours, j’ai reçu, dans le cadre de l’association, une formation juridique dispensée par une salariée de France Terre d’Asile. Ironiquement, c’est France Terre d’Asile qui s’occupe de faire les entretiens pour évaluer la minorité de ces fameux clandestins qui se prétendent mineurs du moins à Paris. Donc, c’était une salariée de France Terre d’Asile qui m’a formé mais pour le compte d’Utopia 56, qui pour le coup, est une association vraiment sans-frontiériste. Ça aussi, ça m’a posé question.
Utopia 56 mais également Urgence Palestine, les Zad… Qu’est-ce que toutes ces associations ont en commun ? Comment avez-vous pu évoluer d’une structure à l’autre ?
Franchement, c’est des associations qui sont toutes interconnectées. Pour la plupart. Je dirais que peut-être Dernière Rénovation (asso écologiste ndlr) reste un mouvement quand même un petit peu à part. Et vous avez donc raison de l’observer, c’est ça qui m’a aidé à réaliser cette infiltration, parce que c’est devenu très naturel d’aller d’un groupe à l’autre. Ce n’est pas du tout mal vu parce que les groupes sont tous connectés. Il y a une vraie Convergence des luttes, pour le coup, qui m’a amené à Urgence Palestine en dernier lieu. Cette dernière association est en quelque sorte la quintessence de cette fameuse convergence des luttes, une substantifique moelle de ce que certains appellent « islamogauchisme ».
Vous décrivez un milieu aux cellules très poreuses entre-elles. Ces militants, est-ce qu’ils sont vraiment nombreux ou est-ce que ces associations, c’est un petit peu des coquilles vides, au fond, avec une poignée de militants multi-encartés, qui vont d’une association à l’autre ?
Non, pour le coup, les militants sont très nombreux, vraiment très nombreux. Après, il y a des militants qui ont une personnalité forte et qui eux, vont vraiment incarner la convergence des luttes parce qu’ils vont avoir plusieurs cartes et ils vont aller de collectif en collectif pour faire leur lobby en venant de la part d’un groupe ou de l’autre. Ça, c’est très marquant. Je pense notamment à un militant d’Alternatiba que je voyais dans plusieurs groupes et à chaque fois, il venait de la part d’Alternativa pour vraiment incarner cette Convergence des Luttes, pour créer des liens avec les autres collectifs. Mais indépendamment de ces militants qui ont plusieurs casquettes et qui incarnent vraiment cette addition de combats, j’ai vraiment rencontré des centaines de personnes pendant mon infiltration. Urgence Palestine, on a fait des réunions, on était une centaine. En manifestation, on était extrêmement nombreux. Les soulèvements de la terre, on était extrêmement nombreux aussi. Et c’est des mouvements où les gens vont et viennent, donc il y a énormément de passages. […]
La vieillesse, un trésor spirituel pour l’Église
Véronique Jacquier reçoit :
- Sœur Marie-Claude, des Soeurs Augustines de Malestroit
- Natalie Saracco, réalisatrice et auteur
- Adrien SEREY, médecin spécialisé en soins palliatifs
Tous écolos ! la cohérence est de notre côté
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les débats actuels en vue des élections européennes évoquent toujours la question de l’écologie.
Les candidats proches de nos idées sont souvent bousculés sur ce sujet.
Pourtant, nous devrions être les plus à l’aise, car la préoccupation écologique rejoint parfaitement le projet national. Cette préoccupation recouvre trois aspects principaux : manger sain, produire sainement, lutter contre le réchauffement climatique.
« Manger sain et produire sainement » sont en réalité tous les deux liés au travail des agriculteurs. Certes, nous critiquons les normes européennes qui compliquent le travail de nos agriculteurs. Mais souvent, nous ne critiquons pas les normes en elles-mêmes, nous critiquons le fait que nos agriculteurs français/européens doivent les respecter, et pas le reste du monde. Avec ce décalage, nos produits sont plus chers que les produits importés, et nos agriculteurs vendent donc difficilement. Nous sommes au cœur de la contradiction : nous imposons de produire sainement ici, ce qui promeut la production polluante chez les autres, grâce à nos importations de leurs produits. En d’autres termes, l’écologie chez nous accélère la pollution mondiale, et nous fournit en masse des produits importés dangereux pour notre santé.
La vraie écologie pour ces 2 points serait de produire sainement des produits sains. Ce sont les fameuses « clauses miroirs ». Ces clauses miroirs sont souvent évoquées sous l’angle économique, et c’est normal. Elles ont aussi un aspect écologique majeur : si l’écologie est une question mondiale, alors il est logique d’inciter les autres pays à produire sainement, comme condition de leurs exportations vers nous.
« Lutter contre le réchauffement climatique ». Une partie notable des émissions de CO2 provient du transport maritime : 3% d’après la COP27 (https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/11/11/cop27-le-transport-maritime-un-secteur-polluant-qui-tarde-a-changer-de-cap_6149485_4355770.html), soit 3 fois plus que l’ensemble des émissions françaises. L’écologie commande ici aussi de produire local.
Alors, n’ayons pas peur des « faux écolos » politique, dont les mesures provoquent en réalité la pollution des sols de la planète, la mal-bouffe dans nos assiettes, et de fortes émissions de CO2.
[email protected], ancien chroniqueur au quotidien Présent
Terres de Mission Jérôme Lejeune : une vie au service des malades
Terres de Mission reçoit Marie Genko, auteur de “Rome, Constantinople, Kiev” (ODM éditions) pour réfléchir à la rupture entre Orient et Occident chrétiens et à leurs communes racines.
Puis, Aude Dugast, postulatrice de la cause de béatification de Jérôme Lejeune, évoque la personnalité de ce grand scientifique, à l’occasion du trentenaire de sa mort.
Deuxième dimanche après Pâques – Dimanche du Bon Pasteur
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les sept semaines du temps pascal, jusqu’à la Pentecôte inclusivement, sont consacrées à la joie et à l’action de grâces pour le grand bienfait de la Rédemption, joie qui se traduit principalement dans la liturgie par le mot Alléluia revenant sans cesse dans tous les chants. Cependant en ce deuxième dimanche après Pâques l’expression de cette joie se fait moins extérieure et plus contemplative. Ce dimanche est appelé ” Dimanche du Bon Pasteur ” en raison de l’Évangile qui est lu en ce jour, et nous allons trouver deux fois dans les chants de cette messe la phrase centrale de cet Évangile ” je suis le bon pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent “.
La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau.
L’architecture de la messe est d’une belle unité comme vous allez le constater…
Introït : Misericordia Domini
Le texte réunit deux versets du psaume 32 Exsultate justi. Ce psaume est un chant de louange et d’action de grâces à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Le premier verset se rapporte à la terre, c’est-à-dire toute la création visible, qui chante la magnificence et l’amour infini du Créateur ; le deuxième se rapporte au ciel, c’est-à-dire tout l’univers invisible qui nous entoure, œuvre également de la parole créatrice.
Misericordia Domini plena est terra ; verbo Dei cæli firmati sunt.
La terre est pleine de la miséricorde du Seigneur, et les cieux ont été créés par la parole de Dieu.
La mélodie donne à ce chant d’action de grâces un caractère de joie douce et intime. Le point culminant de cette œuvre d’amour divin est la Rédemption dans laquelle le Bon Pasteur a donné sa vie pour nous, nous accordant la grâce de le connaître et de l’aimer à notre tour, et c’est principalement pour cette grâce que nous exprimons ici notre reconnaissance. Bien entendu cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 32 suivi du Gloria Patri.
Exsultate justi in Domino, rectos decet collaudatio.
Justes, exultez pour le Seigneur car la louange convient aux cœurs droits.
Alléluia : Cognoverunt
Comme pour tous les dimanches du Temps pascal, il n’y a pas aujourd’hui de Graduel, mais deux Alléluias, et comme c’est souvent le cas à cette époque de l’année, les versets de ces deux Alléluias sont tirés de l’Évangile. Celui du premier Alléluia est pris dans l’Évangile des pèlerins d’Emmaüs, à la fin du passage qui a été lu à la messe du lundi de Pâques, lorsque les deux disciples, revenus à Jérusalem, racontent aux apôtres leur rencontre :
Cognoverunt discipuli Dominum Jesum in fractione panis.
Les disciples ont reconnu le Seigneur Jésus à la fraction du pain.
En quoi a consisté exactement cette fraction du pain ? Notre Seigneur a-t-il prononcé les paroles sacrées du Jeudi saint ? Ou bien l’évangéliste a-t-il voulu dire seulement que c’est au moment où ils ont partagé le pain que les yeux des deux disciples s’ouvrirent et qu’ils reconnurent leur compagnon ? On ne peut le savoir avec certitude, mais ce qui compte ici c’est que les disciples ont reconnu le Seigneur, et c’est volontairement que cette phrase a été rapprochée de celle de l’évangile du Bon Pasteur qui sera chantée au deuxième Alléluia :
Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
On retrouve dans les deux cas le même verbe ” connaître “. Nous avons la grâce de connaître le Christ notre rédempteur et nous l’en remercions : c’est le thème principal de ce dimanche. La mélodie exprime cette reconnaissance avec un enthousiasme vibrant ; par trois fois, dans l’Alléluia et dans chacune des deux phrases du verset, elle part du grave et s’élance vers l’aigu en un grand élan, et elle s’y tient joyeusement avant de redescendre doucement vers une cadence mystique et contemplative.
Alléluia : Ego sum pastor
Dans le deuxième Alléluia du deuxième dimanche après Pâques, nous trouvons la phrase de l’Évangile du jour que nous avons déjà citée :
Ego sum pastor bonus, et cognosco oves meas, et cognoscunt me meæ.
Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
Ici ce ne sont plus les disciples, ce ne sont plus les brebis qui expriment leur reconnaissance, c’est le Bon Pasteur qui parle, et sa voix est douce et pleine de tendresse. On remarquera que la mélodie de l’Alléluia se répète deux fois dans le verset, une fois sur et cognosco oves meas et une fois sur et cognoscunt me meæ, les deux verbes cognosco et cognoscunt se reproduisant identiquement.
Offertoire : Deus, Deus meus
Le chant de l’Offertoire du deuxième dimanche après Pâques est composé de deux versets du psaume 62, qui est la prière d’un exilé. Jour et nuit il veille en pensant à Dieu et à son temple, qu’il espère revoir, et où il aspire à offrir sa prière en levant les mains au ciel.
Deus, Deus meus, ad te de luce vigilo, et in nomine tuo levabo manus meas.
Dieu, mon Dieu je vous cherche dès l’aurore. En votre nom je lèverai les mains.
En ce dimanche cette prière exprime notre désir de connaître toujours davantage le Bon Pasteur qui est venu nous sauver. La mélodie, comme nous l’avons souvent remarqué pour les Offertoires, est une méditation intérieure et contemplative avec un faible développement et des notes longues très calmes.
Communion : Ego sum pastor
Nous retrouvons dans la Communion du deuxième dimanche après Pâques la phrase centrale de l’Évangile du Bon Pasteur qui formait déjà le texte du deuxième Alléluia.
Ego sum pastor bonus, et cognosco oves meas, et cognoscunt me meæ.
Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
C’est donc toujours le Bon Pasteur qui parle et sa voix est toujours douce. Mais ici la mélodie est moins développée que dans l’Alléluia ; elle est plus syllabique et suit davantage le texte dont elle souligne toutes les inflexions. Par ailleurs elle possède un caractère plus mystique et contemplatif.
Chronique des cinglés
Le Bundestag a adopté la loi d’autodétermination de genre, qui permet de changer de « genre » et de prénom sur simple déclaration, dès l’âge de 14 ans.
Selon le ministre de la famille, 14 ans est l’âge approprié car c’est l’âge à partir duquel on peut choisir sa religion… L’idéologie du genre doit être une croyance avec ses rites…
Le Collège International de Chavagnes et la musique
Communiqué du Collège international de Chavagnes
Enseignement indépendant et promotion de la musique sacrée … une vraie manécanterie pour la Vendée
Le Collège International de Chavagnes en Paillers « CHAVAGNES INTERNATIONAL COLLEGE », implanté en Vendée depuis 2002, développe son offre avec un nouvel Institut Musical qui aura pour objectif :
● Offrir un cadre solide aux Choristes de Chavagnes, jeunes chanteurs spécialisés dans un répertoire liturgique, membres du Collège International mais aussi des garçons des environs.
● Offrir des cours de musique instrumentale aux étudiants du Collège international et à d’autres jeunes.

● Développer un centre d’excellence spécialisé dans la musique de la Renaissance et du baroque.
Se basant sur une tradition existante depuis plus de 20 ans, cette nouvelle initiative cherche à améliorer et à pérenniser l’offre musicale de CHAVAGNES INTERNATIONAL COLLEGE en accueillant un plus grand nombre de choristes et jeunes amateurs de la musique.
Nouveau chef de choeur
Jean-François Bétis, chef de choeur et ténor, suit les cours de Jacques Willisech au Conservatoire de Versailles, et obtient son premier prix de chant en 1992. Membre des Petits Chanteurs de Saint Charles de Versailles depuis leur création en 1984 il en devient successivement directeur adjoint puis chef de choeur. Il crée et dirige le “Joli choeur de Versailles” et chante en soliste dans de nombreux choeur dont l’ensemble “Ars Viva” d’Evreux”.

Il participe à la création et au développement de la “Chanterie saint-Joseph” à Pau et lance de nombreux choeurs dans différents établissements scolaires. Il chante en soliste depuis 2019 dans le choeur de voix d’hommes “Vox Hominum” à Angers.
A partir de la rentrée de septembre, Mr Bétis sera le nouveau chef de choeur à Chavagnes; le 16 mars il sera déjà présent pour présider les auditions vocales en vue de l’octroi de bourses.
Bourses pour choristes
Nous vous invitons à découvrir nos bourses pour jeunes choristes dans un établissement franco-anglais et catholique ! Dès le CM1. Ces bourses peuvent réduire le coût d’une scolarité à 5.000 euros pour des garçons rentrant en CM1, CM2, 6ème, 5ème ou 4ème.
PORTES OUVERTES
Une date pour les agendas. 14h-17.00, le samedi 27 avril 2024: PORTES OUVERTES du CHAVAGNES INTERNATIONAL COLLEGE.
Notre journée PORTES OUVERTES du 27 avril 2024 accueillera toute famille intéressée par notre scolarité unique “à l’anglaise” pour leurs fils. Nous mettrons également en avant notre nouveau *Institut Musical* avec son nouveau chef de choeur Jean-François Bétis. Le 27 avril nous pourrons entreprendre les auditions pour les postulants de nos bourses musicales. Ces bourses sont disponibles à des garçons rentrant en CM1, CM2, 6ème, 5ème et 4ème, et réduisent le coût de scolarité à 5.000 euros par an, pension comprise.
(L’engagement du choriste: être assidu aux répétitions chorales et pratiquer un instrument (les débutants sont les bienvenus), être présent pour chanter 20 dimanches sur l’année scolaire, et quelques concerts.)
Notre établissement regroupe sous un même toit, école primaire, collège et lycée, avec un programme culturel, sportif et linguistique unique en France. Le nouvel Institut Musical, partie intégrante de Chavagnes International College, abritera un centre d’excellence musical avec sa chorale et ses cours de musique instrumentale.
Pour toute information, contactez [email protected]
Visitez notre site www.chavagnes.org et le site pour l’Institut Musical: www.musiquechavagnes.fr
Quels sont tes secrets, ô ennéagramme ? (2/10) – Une histoire falsifiée ?
Suite de la série d’articles de Pierre de Thieulloy, ancien officier et auteur d’ouvrages sur les tempéraments et les humeurs, pour le Salon beige (le 1er article est disponible ici):
Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, le premier point qui divise opposants et partisans de l’ennéagramme est celui de son origine. Il y a deux sons de cloche bien différents. D’un côté les partisans de Helen Palmer affirment, avec plus ou moins d’assurance, que le sigle de l’ennéagramme remonterait à Evagre le Pontique, moine du 4e siècle, et même au-delà. De l’autre les opposants, après un véritable travail d’enquête, ne trouvent aucune trace sérieuse permettant d’accréditer cette croyance. Aucune trace écrite de l’ennéagramme avant Gurdjieff (20e siècle), sauf trois lignes équivoques d’Evagre.
Or il convient, me semble-t-il, de faire la lumière sur ce point car la vie et la personnalité de Gurdjieff sont pour le moins troublantes. Gurdjieff, qui a été l’un des principaux propagateurs de l’ennéagramme, en est-il le père ? Ou alors est-il le premier maillon visible d’un enseignement humain ancestral ?
Une personnalité encombrante
Georges Gurdjieff est né dans le Caucase vers les années 1870. Il propage vers 1916 une méthode de développement personnel qu’il appelle la quatrième voie et qu’il associe à la figure de l’ennéagramme. La vie et la doctrine de Gurdjieff sont accablantes, c’est le moins qu’on puisse dire.
Nous en avons connaissance par les témoignages de ses disciples dont l’un des plus fameux est le journaliste français Louis Pauwels, fondateur et directeur du Figaro, qui rassembla en 1954 ses souvenirs dans un livre intitulé Monsieur Gurdjieff. Un autre de ses disciples est le journaliste russe Piotr Ouspenski qui a mis par écrit l’enseignement de son maître dans l’ouvrage : Fragment d’un enseignement inconnu. Dans ces deux livres, Gurdjieff apparaît comme un mage au comportement détestable, archétype malsain et antipathique du gourou sectaire.
Gurdjieff a enseigné l’ennéagramme. Il en a dessiné le sigle qu’il a transmis à ses disciples. Lui-même n’a pas mis par écrit son enseignement. Il est cependant l’auteur d’un ouvrage publié à titre posthume dont le seul titre en dit long sur le personnage : Récits de Belzébuth à son petit-fils.
Origine ancestrale ou affabulation ?
Que ce personnage sulfureux soit le père de l’ennéagramme, voilà qui n’est pas du goût des disciples de Helen Palmer. Car l’ennéagramme de Helen Palmer est avant tout la description de neuf types de personnalité, description incomplète à mon sens mais très fine et très juste selon ce que j’ai pu moi-même en juger. Rien de malsain selon moi, rien de grossier dans cette description. Il s’agit avant tout de contempler les extrêmes différences de sensibilité qui existent entre les hommes divisés en neuf groupes. La part de lumière et de vérité qui selon moi fait l’attrait des ouvrages de Palmer s’accommode donc mal avec la vie obscure du sulfureux Gurdjieff. Voilà sans doute pourquoi les disciples de Palmer ont recherché une paternité plus ancienne et plus recommandable au fameux sigle de l’ennéagramme en évoquant Evagre le Pontique qu’ils présentent comme un père de l’Eglise.
Malheureusement, un examen sérieux de la vie et des œuvres dudit Evagre nous apprend non seulement que le seul passage où il évoque une figure proche de l’ennéagramme est un paragraphe obscur et dénué de sens, mais encore que ce moine égyptien a été réprouvé par l’Eglise.
Comment donc des chrétiens peuvent-ils se recommander d’Evagre, alors que ces écrits ont été condamnés par l’Eglise au 6e siècle ? Saint Jean Climaque spécialiste des vices et des vertus n’hésite pas à dire de lui : « Evagre le réprouvé se crut le plus sage des sages dans ses pensées et ses paroles. Mais il était dans l’illusion le malheureux et il se révéla plus fou que tous les fous en bien des choses. »[1]
L’origine de l’ennéagramme fait encore débat. Les recherches les plus approfondies montrent que rien n’est sérieusement établi avant Gurdjieff. Quant aux trois lignes d’Evagre le réprouvé, elles semblent avoir été arrangées à la sauce mensongère. Pour ma part, je suis désormais convaincu que l’origine ancestrale de l’ennéagramme est une affabulation. Affabulation élaborée par qui ? Ne serait-ce pas l’œuvre de quelque roublard rusé qui aurait pressenti dans cet enseignement une opportunité commerciale ?
[1]Saint Jean Climaque, L’échelle Sainte, Editions de Bellefontaine, 2007, page 182.
Le ministère de la santé britannique, les enfants transgenres et l’utilisation des bloqueurs de puberté
Extraits d’un article du Spectator sur le récent rapport Cass concernant l’utilisation de bloqueurs de puberté sur des enfants prépubères (rapport disponible ici):
Les enfants transgenres ont été gravement lésés par le NHS qui a cédé aux pressions des militants. C’est la conclusion évidente à tirer après la publication du rapport final du Dr Hilary Cass publié le 10 avril (Etude indépendante des services d’identité de genre pour les enfants et les jeunes). Dans son rapport, Cass suggère qu’il y a un manque sérieux de preuves sur les effets à long terme des bloqueurs de puberté et des autres hormones de l’autre sexe sur les enfants. Alors que la raison initiale des bloqueurs de puberté était de donner aux enfants “le temps de réfléchir” à leur transition, le rapport démonte cet argument en soulignant que la “grande majorité” des enfants passent des bloqueurs de puberté aux hormones de l’autre sexe et que :
“il n’y a aucune preuve que les bloqueurs de puberté offrent du temps pour réfléchir, et certaines inquiétudes suggèrent qu’ils peuvent modifier la trajectoire du développement psychosexuel et de l’identité de genre”.
Malgré cela, le rapport révèle que les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve que les bloqueurs de puberté amélioraient la dysmorphie corporelle ou l’image corporelle des enfants. La médicalisation d’enfants qui auraient simplement pu être troublés par l’idée de la puberté et du passage à l’âge adulte est un scandale sans précédent, conclut Cass, ajoutant que la plupart des jeunes ne devraient pas emprunter la voie médicale s’ils ont des problèmes liés au genre, et que pour les jeunes “pour lesquels une voie médicale est cliniquement indiquée, il ne suffit pas de la fournir sans également aborder des problèmes plus larges de santé mentale et/ou de problèmes psychosociaux tels que la rupture familiale, les obstacles à la participation à la vie scolaire ou aux activités sociales, le harcèlement et le stress minoritaire”. Elle plaide pour que le traitement des enfants présentant une “détresse liée au genre” soit “plus étroitement aligné sur les pratiques cliniques habituelles du NHS qui envisagent le jeune dans sa globalité”. Les jours où le NHS distribuait des bloqueurs de puberté et des hormones de l’autre sexe à des enfants – dont certains présentaient des besoins complexes – sont, espérons-le, derrière nous. Ces enfants ont besoin de soutien, pas d’une affirmation aveugle. Les enjeux sont énormes, comme le souligne Cass. ou changent de nom, peut-être se teignent les chevJamais auparavant les médecins n’avaient dit aux enfants qu’ils pouvaient mettre leur puberté en pause, et jamais auparavant les enfants – ou dans certains cas, leurs parents – ne l’avaient demandé. Or, ce sont des actes qui ont des conséquences, et elle ajoute maintenant :
“Lorsque les familles/carences prennent des décisions concernant la transition sociale des enfants pré-pubères, les services doivent veiller à ce qu’ils puissent être vus le plus tôt possible par un professionnel clinique ayant une expérience pertinente.”
Cela pourrait signifier que les politiques scolaires concernant la transition sociale doivent être mises à jour. Une grande attention a été accordée aux décisions scandaleuses des écoles de tenir les parents dans l’ignorance de la transition de leurs enfants. Une mère du West Country, par exemple, a déclaré au Telegraph qu’elle n’a découvert que sa fille avait été autorisée à changer de genre à l’école que lorsque les enseignants l’ont appelée “il” lors d’une soirée des parents. Dans d’autres cas, cependant, les parents sont très conscients de ce qui se passe et peuvent même être à l’origine de l’identification du genre de leurs enfants de l’autre sexe. Ces cas peuvent poser un problème encore plus important aux décideurs politiques, qui ont accordé une grande importance à l’avis des parents. Lorsqu’une ancienne présidente distinguée du Royal College of Paediatrics and Child Health fait ces recommandations, il faut en tirer des leçons, et pas seulement le NHS.
“Les prestataires privés ne suivent pas les protocoles de prescription, d’administration et d’enquête/suivi convenus et suivis par le NHS.”
La loi doit intervenir et empêcher l’administration de bloqueurs de puberté et d’hormones de l’autre sexe aux enfants troublés par leur corps – quel que soit celui qui paie la note. Cela devrait s’appliquer à tous les jeunes de moins de 18 ans. Seize ans est trop jeune pour un traitement. S’il est illégal de vendre des cigarettes ou des feux d’artifice aux jeunes de 16 et 17 ans, les mêmes restrictions devraient sûrement s’appliquer aux médicaments qui peuvent perturber leur développement et laisser leur corps avec des dommages permanents. Les cliniques étrangères ne sont guère susceptibles de changer leurs pratiques en réponse aux lois britanniques, cependant. Aux États-Unis, l’élévation des “jeunes transgenres” semble être devenue une affaire de foi au sein du parti démocrate. Le mois dernier, Joe Biden a proclamé que le ministère de la Justice des États-Unis avait “pris des mesures pour lutter contre les lois extrêmes et antiaméricaines des États qui ciblent les jeunes transgenres et leurs familles”. L’homme semble avoir perdu la tête. Cass recommande avec sagesse que :
“Le ministère de la Santé et des Affaires sociales devrait travailler avec le General Pharmaceutical Council pour définir les responsabilités de délivrance des pharmaciens pour les prescriptions privées et envisager d’autres solutions légales qui empêcheraient les prescriptions inappropriées de l’étranger.” Nous devons protéger les enfants britanniques de la folie de Biden. Il est déjà illégal d’emmener des fillettes britanniques à l’étranger pour des mutilations génitales féminines. Peut-être faudrait-il en faire de même avec ceux qui se procurent des bloqueurs de puberté et des hormones de l’autre sexe dans le monde entier pour les enfants ? Avec des élections générales imminentes, Rishi Sunak a le choix. Soit il fait ce qui est juste et accélère l’adoption d’une législation pour protéger les enfants, soit il tergiverse et laisse cela à son successeur. Keir Starmer a du mal à définir une femme ; aurait-il vraiment le courage de s’opposer aux activistes de la communauté LGBTQ+ de son parti et de leur dire que les enfants sont plus importants que leurs luxueuses croyances sur l’identité de genre ? Le temps d’agir est maintenant.
Subventionner les Scouts de France et non les Scouts d’Europe est «un choix politique »
Lors du conseil municipal de Saumur le 10 avril, les élus ont débattu autour des subventions accordées à l’association des Scouts et guides de France. Certains élus de la minorité ne comprennent pas pourquoi l’association des Scouts et guides d’Europe n’a pas pu avoir la même subvention de 500 €.
Bertrand Chandouineau, élu de la minorité « Saumur Ensemble », souligne :
On est la seule ville du Maine-et-Loire à refuser de subventionner cette association.
L’adjoint au maire Christophe Cardet assume :
Quand on regarde le site des Scouts et guides d’Europe, il faut être catholique chrétien pour être membres de cette association. Dans les principes de la laïcité, […] la religion relève du champ du privé. C’est un élément fondamental que la Ville de Saumur respecte. Dans ce cadre-là, on ne subventionne pas les Guides d’Europe. […] Chez les Scouts de France, c’est ouvert à tous et toutes. L’aspect religieux n’est pas mis en avant comme un principe fondamental.
Angers ne respecterait donc pas la loi sur la laïcité, puisqu’elle subventionne cette association ?
Pour clore les débats, la majorité a reconnu que cette décision «est un choix politique ».
Les papes et la France, épisode 9
Cet épisode balaie la période allant de la fin de Boniface VIII à la fin des templiers
Abbaye ND des Neiges : objectif 2000 bouteilles pour le lancement de leurs produits d’entretien naturels
Résumé de l’opération en cours
Depuis leur installation en décembre 2022, les sœurs cisterciennes de l’abbaye Notre-Dame des Neiges font revivre cette ancienne abbaye trappiste. Après la mise en place de la vie communautaire et de prière, vient maintenant l’installation du travail manuel !
Pour assurer l’avenir financier de cette jeune communauté, les sœurs lancent ce pari fou et unique de fabriquer des produits d’entretien 99,9% naturels pour la maison (sol, WC, vitre, multi-surfaces).
Pour que le projet soit pérenne, l’objectif est de vendre au moins 2000 bouteilles d’ici dimanche 21 avril minuit. Et vous, participerez-vous à cette opération ?
Cliquez ici pour les infos et précommandes https://divinebox.fr/operation-abbaye-nd-neiges/, et là pour partager sur Whatsapp.

Les sœurs en plein conditionnement de leurs produits d’entretien dans leur laboratoire © Abbaye Notre-Dame des Neiges
4 produits dans 4 parfums
C’est grâce à l’aide d’une petite entreprise du Gers, experte en son domaine, que les sœurs de l’abbaye Notre-Dame des Neiges ont pu lancer leur fabrication de produits d’entretien. Aujourd’hui, des mélanges au conditionnement, l’essentiel est fait à la main par les sœurs, dans leur petit labo.
A partir de l’eau de source de l’abbaye et de plantes principalement issues de l’agriculture biologique (huiles essentielles et hydrolats), elles fabriquent donc des produits d’entretien 99,9% naturels pour le sol, les WC, les vitres et les surfaces.
Le tout dans 4 senteurs différentes : “Agrumes” (orange-citron), Lavande, Thym-Menthe-Eucalyptus et, spécialement créée pour l’occasion : “Forêt” (Pin-Cèdre-Sapin), qui reproduit l’odeur d’une promenade dans la forêt ardéchoise autour du monastère. Votre ménage de printemps va vous faire voyager !

Les sœurs des neiges en pleine observation d’un conifère pour peaufiner leur recette de produit à la senteur “Forêt” © Abbaye Notre-Dame des Neiges
Quelques mots sur l’abbaye Notre-Dame des Neiges
L’abbaye Notre-Dame des Neiges, située dans les belles montagnes de l’Ardèche à 1100 mètres d’altitude, a été fondée en 1850 par des moines trappistes de l’abbaye d’Aiguebelle.
Parmi les membres de la communauté on retrouve notamment saint Charles de Foucauld qui y a débuté sa vie monastique avant de rejoindre l’Afrique du Nord, pas mal non ? Mais récemment, la fragile communauté a préféré se retirer et laisser sa place à une communauté plus jeune…
C’est ainsi que le 1er décembre 2022, une poignée de huit sœurs cisterciennes arrivées tout droit de la pétillante abbaye de Boulaur ont décidé de prendre le relais des moines trappistes et de reprendre l’abbaye Notre-Dame des Neiges. Aujourd’hui, à l’abbaye des Neiges, elles sont déjà 12 sur place !
Elles vivent donc en communauté selon la règle de saint Benoît, dans un équilibre entre prière et travail manuel. Elles chantent ainsi sept offices monastiques par jour en français ou grégorien, et fabriquent dans leur laboratoire une grande nouveauté monastique : des produits d’entretien pour la maison. Par ailleurs, les sœurs accueillent tout au long de l’année des jeunes qui viennent se reposer et prier ainsi qu’une foultitude de pèlerins du GR70, surnommé « chemin de Stevenson ». N’hésitez pas à y faire un tour !

L’Abbaye Notre-Dame des Neiges, enneigée au cœur de la forêt ardéchoise © Abbaye Notre-Dame des Neiges
Orléans : Un avenir pour la librairie Agapè ?
Message de M. et Mme. Joanne, propriétaires de la librairie Agapè à Orléans (Paroisse cœur de ville Orléans, 30 mars), qui souhaitent prendre leur retraite :
La librairie Agapè a ouvert ses portes à Orléans en octobre 2017. Elle est maintenant bien intégrée dans le paysage orléanais et loirétain et rend service tant auprès des paroisses et des communautés chrétiennes que des particuliers. Lieu ouvert aux différentes sensibilités spirituelles, aux différentes réalités ecclésiales, la librairie Agapè cherche à répondre aux demandes de sens et à la soif de spiritualité de nos contemporains.
Cette aventure vécue en couple nous a donné beaucoup de joie. Nous avons développé la clientèle de la librairie en essayant de veiller à mettre en œuvre un style d’accueil chaleureux et une ligne éditoriale propre aux libraires de littérature religieuse.
Comme vous le savez sans doute, nous sommes arrivés à l’âge de la retraite et nous souhaitons céder notre fonds de commerce.
Si vous pensez que la librairie Agapè a sa raison d’être, si vous pensez que les services qu’elle rend sont utiles voire indispensables, vous pouvez peut-être nous aider à trouver une solution pour pérenniser la librairie.
Comment ? En diffusant dans vos réseaux notre annonce. C’est principalement par ce biais que nous pensons trouver le repreneur qui pourra continuer à développer Agapè. C’est un beau programme de vie et une belle mission !
Voici quelques éléments de présentation de la librairie. Nous restons bien sûr disponibles pour vous donner toutes les informations nécessaires. Privilégiez le contact par mail : [email protected]
Informations pratiques :
- Surface commerciale : 100 m²
- Réserve et bureau : 60 m²
- CA 2022/2023 : 340.000€ dont 2/3 en librairie
- Date arrêt des comptes : fin février
- Evaluation comptable du fonds de commerce : 140.000€
- Valeur du stock arrêté au bilan : 130.000€
Chronique de l’islamisation
EXCLU – Vendeuse voilée à Strasbourg : Alors que le propriétaire du magasin se retrouve menacé de mort, la jeune fille avoue, en riant, cacher volontairement à ses employeurs le fait de porter le voile – Regardez https://t.co/zBHzr15aXj
— Jean Marc Morandini (@morandiniblog) April 12, 2024
“J’ai été séquestré dans un garage, ils m’ont humilié, ils m’ont frappé pendant 4h. J’ai rien fait de mal, je vendais juste du jambon”
Ce boucher témoigne du lynchage sauvage subi après des vidéos TikTok où il s’amuse des interdits du ramadan. Atroce.https://t.co/vH6bMfvCug
— Paul Sugy (@PaulSugy) April 12, 2024
Fêtes de Jeanne d’Arc : l’un des deux pages exclu pour… royalisme
La commune d’Orléans annonce, vendredi 12 avril, qu’elle a décidé d’exclure des Fêtes de Jeanne d’Arc l’un des adolescents qui avait été choisi pour être l’un des deux pages de la Jeanne 2024 :
“il est ainsi avéré que l’adolescent a participé à la diffusion d’idées contraires aux valeurs de la République, contraires aux valeurs de l’association, de la mairie, et contraires à l’esprit des Fêtes de Jeanne d’Arc”.
“il n’est dès lors pas acceptable qu’il puisse continuer de figurer un page de Jeanne d’Arc et nous lui avons immédiatement demandé de se retirer de son rôle. Dans le souci de préserver la bonne tenue des Fêtes de Jeanne d’Arc, il a accédé à notre demande, et l’avait lui-même proposé”.
Dans un article d’Europe 1, on apprend qu’un dossier à été constitué contre l’adolescent par un groupuscule d’extrême-gauche, et il est exclu parce que ce dossier révèle qu’il a participé à des manifestations de l’Action française.
Pour mémoire, Jeanne d’Arc disait :
« Je viens de la part du roi des Cieux pour faire lever le siège d’Orléans et pour conduire le roi à Reims pour son couronnement et son sacre. », Château de Chinon, 7 mars 1429
« Je vous dis, de la part de Messire, que vous êtes vrai héritier de France et fils du roi. », 8 mars 1429
« La peur doit changer de camp ! »
Emission Face à Philippe de Villiers sur CNews du 12 avril :
«Je renouvelle mon engagement personnel à protéger la vie des enfants avant et après la naissance. C’est le premier et le plus fondamental des droits sans lequel rien d’autre n’est possible »
Traduction par Benoît et moi du discours prononcé le 9 avril par le très jeune député brésilien, Nikolas Ferreira (né en 1996), au siège des Nations unies. Il s’agit d’une analyse profonde et aiguë des ravages produits dans notre société par la culture de mort généralisée et d’un engagement personnel courageux pour la défense de principes non négociables :
Je suis né dans un quartier pauvre de ma ville. Je suis marié et chrétien et, avec ma femme, j’attends notre fille Aurora, qui naîtra d’ici trois mois. Je suis devenu le député fédéral le mieux élu du Brésil et je suis ici pour vous mettre tous en garde contre ce qui se passe dans mon pays. Je m’excuse si je fais des erreurs dans mon discours. Je suis encore en train d’apprendre l’anglais.
La gauche est revenue au pouvoir à la présidence du Brésil cette année. Mais elle a dominé dans les universités, les médias et la culture pendant des décennies. L’Amérique est comme un corps et sa santé repose sur un trépied : le patriotisme, la moralité et la spiritualité. Si quelqu’un sape ces trois domaines, l’Amérique s’effondrera de l’intérieur. C’est ce qu’a dit Staline.
Eux connaissent ce secret depuis longtemps et utilisent tous les moyens possibles pour atteindre leur objectif : la destruction de la famille. Mais vous pouvez vous demander : n’est-ce pas une idée trop radicale ? Quelqu’un veut vraiment faire cela. Mais ensuite, comment atteindront-ils leur but ?
Tout d’abord, ils détruisent le sens de la réalité : il n’y a pas d’erreur, vous n’avez plus de bien et de mal, de bon ou de mauvais… tout est relatif. Si eux disent cela, pourquoi alors dire que les hommes [individus masculins, je précise!] existent ? Et les femmes? Ce ne sont pas des concepts concrets. Il faut donc les abolir.
La deuxième étape est la destruction de l’identité. Si vous n’êtes rien, alors tout peut être tout. C’est pourquoi ils ont détruit votre identité en tant que personne. Les jeunes ne savent plus qui ils sont ni ce qu’ils sont. Ils se laissent porter par tous les vents de la doctrine et s’accrochent à ce qui est à la mode.
Eux vous disent : « Habille-toi comme ceci », « Utilise tel type de langage » et, enfin, « Vis comme cela ». Cette génération est la plus dépourvue de bonnes références qui ait jamais existé. Le résultat de tout cela est que la gauche a remplacé Jésus par un militant de Black Lives Matter et a échangé la croix, qui représente l’injustice contre une personne innocente, contre des symboles qui ne représentent rien au-delà de l’égoïsme de l’activiste lui-même qui les arbore. Au fait : l’arc-en-ciel n’est pas à eux, il est à nous ! Lisez la Bible et vous le découvrirez.
Même la beauté n’existe plus. Le but est d’étonner : soyez à la mode ! Films, musique, séries télévisées… l’important est de vendre une culture qui vous donne tout ce que vous voulez, sauf ce qui concerne le sens de la vie. Des esclaves de leurs propres envies. Une génération qui ne supporte pas la douleur, la confrontation ; et encore moins qu’on lui dise ce qui ne va pas.
Qui a remplacé les conseils de ses parents par ceux de professeurs qui ne les prennent jamais dans leurs bras ?
Qui a orienté la force des jeunes vers des manifestations qui ne servent que ceux qui les dominent ? Qui les dominent! Ils sont trop bêtes pour comprendre qu’ils sont utilisés et qui les utilise, comme ceux qui militent pour l’avortement. Mais ils ignorent qu’il y a 75 ans, a été publiée la Déclaration universelle des droits de l’homme qui, dans son troisième article, affirme que toute personne a droit à la vie. (Montrant la photo d’un petit bébé) Il s’agit d’un bébé de 12 semaines. Son cœur bat déjà, il a une empreinte digitale. Il n’y a rien au monde qui ressemble à ce bébé. Quand ils trouvent une bactérie sur Mars, ils l’appellent la vie, mais ce bébé n’est, pour eux, qu’un amas de cellules.
À ceux qui répandent la mort et aident le plus grand mouvement génocidaire silencieux, nous répondrons par une culture qui reconnaît le caractère sacré de la vie et encourage son acceptation. Pour un tel avenir, je renouvelle mon engagement personnel à protéger la vie des enfants avant et après la naissance. C’est le premier et le plus fondamental des droits sans lesquels rien n’est possible.
Mais ce n’est pas le seul outil qu’ils utilisent pour changer notre culture. Les hommes qui mentaient sur leur âge pour partir à la guerre ou se battre pour leur pays, mentent désormais sur leur sexe biologique pour rivaliser avec les femmes. Comment en sommes-nous arrivés là ? Qui est responsable de l’éducation de cette génération ? Où sont les hommes et les femmes qui ont le courage de dire qu’ils ne se plieront pas à la tyrannie ? Sommes-nous en train d’assister à l’effondrement du monde sous nos yeux et allons-nous rester spectateurs ?
Non, nous ne sommes les esclaves de personne. Notre liberté a été gagnée avec beaucoup de sueur et de sang, et il serait naïf de croire que ce n’est pas avec du sang et de la sueur que nous devrons la défendre. Je viens ici pour transmettre un message à tous ceux qui gardent encore l’espoir de changer le monde.
« Le monde serait meilleur s’il n’y avait pas autant de gens qui promettent de le rendre meilleur ».
C’est une citation du philosophe Olavo de Carvalho. Elle s’applique parfaitement à Greta et à Leonardo Di Caprio. Par exemple, qui a soutenu notre président socialiste nommé Lula, un voleur qui devrait être en prison ? Et maintenant, nous avons l’Amazonie avec le pire incendie depuis 15 ans. Et eux sont silencieux et disparaissent.
Nous essayons d’être les premiers à changer les choses. Je sais que la situation semble terrible. Les conservateurs défendent leur vie privée, leur travail, leur famille. Mais si nous ne nous levons pas et n’agissons pas dans la vie publique, notre vie privée sera en danger. Pour cela, nous avons besoin que les éducateurs dictent de nouvelles lignes directrices à l’UNESCO. Par exemple : l’éducation et non la doctrine. De nouveaux juges qui honorent le pouvoir judiciaire et l’administration de la justice et non comme certains de la Cour suprême fédérale, qui ont trahi le peuple brésilien et persécuté leurs opposants politiques. De nouveaux professeurs qui utilisent les salles de classe pour former des élèves et non des militants. De nouveaux artistes, musiciens, cinéastes qui influencent la culture pour autre chose que le sexe et la promiscuité. De nouvelles personnes qui transformeront ce monde.
Vous qui m’écoutez maintenant, je crois en votre force, en votre capacité d’influencer et de changer là où vous êtes. Commencez par votre famille et votre voisin. Apportez de la lumière dans votre quartier et nous vivrons mieux que maintenant. Nous ne pouvons jamais connaître l’étendue de notre influence, la portée de notre voix ; mais j’espère que j’ai atteint votre cœur, parce que je lui parle. L’amour est la seule chose qui transcende le temps et l’espace. J’espère alors que ce discours résonnera à travers les générations. Pour conclure, je dis toujours une phrase au Brésil : « Le présent est à vous, mais l’avenir est à nous ». Mais j’espère pouvoir dire un jour : « Le présent est à nous, et l’avenir aussi ! ».
Mille mercis.
This was my speech at United Nations Headquarters, where I had the oportunity to tell to the world what is actually happening in Brazil. Since then, the “justice” has ordered an investigation against me, the most voted deputy of the country, only for saying that Lula is a corrupt… pic.twitter.com/pEEF8NlKxR
— Nikolas Ferreira (@nikolas_dm) April 9, 2024
Légalisation de la mise à mort à la demande : mobilisons-nous contre la « culture du déchet »
De l’équipe de Tout mais pas ça :
Le texte du gouvernement sur la fin de vie a été présenté mercredi en conseil des ministres. Ce lancement du processus politique pour légaliser le suicide assisté et l’euthanasie ne doit susciter ni désintérêt ni découragement des opposants. Au contraire. Il est urgent de renforcer la mobilisation citoyenne contre ce texte de mort.
L’étape franchie mercredi est la présentation officielle, institutionnelle, de la réforme sociétale du gouvernement ; le processus parlementaire va prendre du temps, la plupart des commentateurs politiques prévoient un vote final d’ici au moins un an, probablement plus. Deux lectures sont prévues dans chaque chambre du Parlement. La 1ère est programmée à l’Assemblée nationale : le texte sera débattu en commission à partir du 13 mai (par les députés membres de la commission spécialement dédiée à ce texte) ; puis en séance à partir du 27 mai, par tous les députés (précisément ceux qui seront présents dans l’hémicycle, qui devraient probablement être nombreux compte-tenu de l’importance de l’enjeu).
C’est pourquoi chaque citoyen doit dès maintenant :
- S’informer sur l’impact de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté : pour faciliter cette information, le documentaire Mourir n’est pas tuer-Enquête au cœur de la fin de vie est accessible sur la chaîne Youtube de notre mobilisation Tout mais pas ça !
- Sensibiliser les parlementaires, prioritairement les députés car la 1ère lecture en mai aura lieu à l’Assemblée nationale ; l’outil proposé sur le site Tout mais pas ça ! mérite d’être utilisé et porté à la connaissance d’un maximum de concitoyens, afin de faciliter cette interpellation. Le député que chacun doit prioritairement sensibiliser est le député de sa circonscription car un élu est d’abord attentif à un citoyen potentiellement électeur pour lui.
Il est important d’informer les députés trompés par l’illusion de bienveillance et d’humanité faussement portée par les promoteurs de l’euthanasie. Il est aussi essentiel d’encourager les députés opposés à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté : ils vont en effet devoir affronter les militants de la mise à mort à la demande qui n’ont pas manqué jusqu’à aujourd’hui de recourir à des anathèmes ou des injonctions idéologiques pour culpabiliser et « crucifier » ceux qui n’épousent pas leur projet, ceux qui courageusement entendent rappeler le rôle protecteur, fondamental, de l’interdit de tuer pour les personnes vulnérables en raison d’un handicap d’une maladie ou de leur grand âge.
>> Contactez vos parlementaires grâce à notre outil d’interpellation en ligne <<
Pologne : la gauche veut imposer l’avortement
Le 12 avril, les députés polonais ont voté contre les motions appelant à rejeter quatre propositions de loi visant à libéraliser l’accès à l’avortement en Pologne. La coalition du premier ministre polonais Donald Tusk propose d’autoriser à nouveau l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse.
Aujourd’hui, l’avortement n’est légal que si la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste ou si elle menace directement la vie ou la santé de la mère. Mais dans les faits, la loi est tellement restrictive que les médecins (qui encourent une peine de trois ans de prison ferme en cas d’avortement en-dehors des situations prévues par la loi) ne prennent aucun risque.
Ces débats sont un vrai test pour la majorité parlementaire et révèlent la fragilité de la coalition qui détient 248 des 460 sièges à la chambre basse. La majorité requise pour faire adopter les projets est de 231 voix et tous ne sont pas d’accord sur la libéralisation de l’avortement. Dans le même camp, certains veulent garder la loi en l’état, comme le parti paysan conservateur PSL qui détient 32 sièges.
Avant de pouvoir entrer en vigueur, les propositions de lois doivent désormais être soumises à une commission parlementaire spéciale. Toutefois, même si les textes sont adoptés par le Parlement, ils ne seront probablement pas promulgués par le président Andrzej Duda, allié de Droit et Justice. Il a déjà annoncé utiliser son veto à tout changement sur l’avortement, comme il l’a fait le mois dernier sur la contraception d’urgence. Et l’alliance gouvernementale ne dispose pas de la majorité des 3/5ème requise pour renverser un éventuel veto présidentiel.
Laïcisme : une Parisienne veut faire sa loi en Corse
Brandissant la loi sur la laïcité, une habitante a saisi le tribunal administratif de Bastia contre la décision du maire de faire ériger à l’entrée de la commune un calvaire en novembre 2022. Paul-Antoine Bertolozzi, le maire catholique de Quasquara, s’avoue surpris :
“Jamais je n’aurais imaginé que la pose d’une croix à l’entrée du village entraînerait un recours devant la justice”.
Après avoir quitté Paris, cette dame de 76 ans est revenue passer sa retraite.
Cette dame connaît-elle l’hymne de la Corse ?
E Madre Universale
Per cui favor si sale
Al Paradiso.
Et Mère universelle
Par qui on s’élève
Jusqu’au Paradis.
Fin de vie : la famille doit rester un sanctuaire
Communiqué du Syndicat pour la famille :
La famille est engagée pour accompagner les personnes en fin de vie. Elle ne doit en aucune manière être impliquée dans l’acte de donner la mort. Il en va aussi de la garantie de protéger les malades de toute forme de pression.
Malgré les progrès extraordinaires de la médecine dans la prise en charge de la douleur physique et mentale, Emmanuel Macron n’a rien fait depuis 2017 pour assurer l’accès aux soins palliatifs sur tout le territoire : cette inaction est un immense scandale au regard du calvaire enduré par des malades, en particulier dans les 21 départements français dépourvus d’unité. Les familles des malades sont elles aussi confrontées à ces situations difficiles dans l’accompagnement qu’elles apportent au quotidien, l’immense majorité des « aidants » étant les parents, conjoint, enfants, frères et sœurs.
Avec son projet de loi, le gouvernement prétend se préoccuper du mal mourir français avec de nouveaux soins, dits « d’accompagnement », qui comprendraient les soins palliatifs et « l’aide à mourir ». Mais ces mots euphémisants ne peuvent masquer le contenu réel de ce projet : le suicide assisté et l’euthanasie.
Le Syndicat de la Famille dénonce ce projet de loi. L’idée que l’un des proches pourrait être celui qui donne la mort est d’une violence inouïe. Ce serait évidemment, au cœur des familles, une source de divisions, de pressions, de culpabilité, de difficultés immenses pour ses membres à faire leur deuil, comme en attestent de nombreux témoignages en provenance de pays étrangers qui ont ouvert cette abyme. Sans oublier le risque que des pressions soient exercées sur le malade devenu vulnérable dans sa propre famille.
La famille est au cœur de la solidarité intergénérationnelle et des enjeux de la dépendance. Pourtant, elle est complètement ignorée du projet de loi du gouvernement. Après avoir rencontré il y a quelques mois Agnès Firmin-Le Bodo, Le Syndicat de la Famille demandera à être auditionné par les parlementaires afin de porter la voix des familles, premiers acteurs de l’accompagnement des personnes en fin de vie.
Alors que le Gouvernement s’apprête à rompre le lien de confiance entre le patient et les soignants, il doit tout faire pour que la famille soit un sanctuaire, un lieu de soutien et de solidarité inconditionnelle. Il ne serait humainement pas supportable que ce lien irremplaçable soit menacé.
Angers : la fête “antifasciste” annulée
Nous l’avions évoquée ici. Le responsable local de Génération Z a également réagi :

Face à la polémique, la présidente de l’Université d’Angers a annulé l’événement dénommé «fête antifasciste»
pour des raisons de sécurité et au motif du respect de neutralité du service public. Elle rappelle que l’UA n’était pas coorganisatrice mais mettait juste à disposition des locaux.

Que se passe-t-il à CapMissio ?
L’école d’évangélisation CapMissio, fondée en 2015 à Montpellier par le Père René-Luc et Mgr Carré, archevêque de Montpellier de 2010 à 2022 a pour but d’accueillir une dizaine de jeunes de 18 à 25 ans, qui prennent une année de césure pour se former à la mission. Ils forment une petite communauté pour un an, avec une vie de prière, une formation donnée par de multiples intervenants du diocèse : laïcs, prêtres, religieux. Ils font des missions dans le diocèse auprès des plus démunis mais surtout auprès des autres jeunes. En 2024, l’école en est à sa 9ème promotion et a déjà accueilli plus de 80 jeunes missionnaires. A la suite d’une visite canonique, le diocèse de Montpellier a communiqué sur la fermeture de l’école d’évangélisation Cap Missio pendant un an (au moins).
Néanmoins l’exigence faite au père René-Luc de se retirer de son oeuvre ne fait pas l’unanimité. Sur 89 anciens élèves, seuls huit ont été entendus. Le conseil d’administration de l’école indique qu’il n’a pas été entendu non plus et ” peu de place semble avoir été accordée à la défense du Père René-Luc et de l’association CapMissio” par la visite canonique.
Voici le communiqué de l’archevêché de Montpellier :
Mgr Turini a été informé d’un signalement concernant l’organisation et la gouvernance de CapMissio.
Comme c’est l’usage dans ces situations, il a souhaité qu’une visite canonique ait lieu. Pour ne pas être juge et partie, il a tenu à externaliser cette visite.
Elle a été conduite par Mgr Jean-Pierre Batut, actuellement évêque auxiliaire de Toulouse, ancien évêque de Blois et qui a longuement été formateur au séminaire de Paris. Pour cette visite, il a été assisté de Mme Marie Dominique Corthier ancienne directrice du centre spirituel Jésuite Coteaux Païs à Toulouse. La visite canonique a établi que des personnes ont été fragilisées pendant leur passage à CapMissio, d’autres en ont pris conscience dans la période qui a suivi. Mgr Turini a tenu à leur demander pardon.
Les personnes auditionnées ont vécu cette visite comme un temps privilégié pour parler en toute liberté.
Sans parti pris et sans idée préconçue, les visiteurs :
-
- d’une part, ont écouté avec empathie les personnes auditionnées en prenant au sérieux leur témoignage et
- d’autre part, ont cherché une sortie de crise pour CapMissio avec une lucidité plus grande sur ses manques tout en proposant des atouts nouveaux pour son avenir.
L’archevêque demeure convaincu que rester sans agir aurait été :
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- un manque de respect pour les témoins qui se sont exprimés pour dire leur mal-être et
- une marque de mépris pour les personnes qui lui ont écrit longuement et avec précision pour attirer son attention sur les difficultés rencontrés.
Mgr Turini a remercié les uns et les autres pour leur courage.
Les visiteurs ont tenu à souligner :
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- la grande qualité humaine des personnes auditionnées,
- leur intérêt pour cette visite canonique dans un souci de vérité.
Les visiteurs ne se sont pas situés comme des procureurs mais ont aidé l’archevêque à porter un regard lucide sur la situation de Capmissio, ce qui pose la question du mode de présence et de gouvernement du Responsable fondateur de CapMissio.
Certains lui témoignent beaucoup de gratitude. Ils ont bien vécu l’année et lui doivent l’essentiel de ce qu’ils ont vécu, D’autres, ceux qui ont eu des difficultés ou des souffrances, sont portés à lui en attribuer la plus grande part de responsabilité. C’est ce contraste que les auditions des visiteurs ont mis en valeur.
L’intuition de Capmissio est bonne. Certains jeunes au cours de cette césure d’un an ont pu :
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- s’enraciner davantage dans leur vie de foi,
- apprendre à témoigner avant de s’engager dans un métier ou une démarche vocationnelle.
Mais cela ne doit pas cacher la mise au jour de dysfonctionnements qui ont ébranlé l’équilibre humain, spirituel, psychologique d’un certain nombre de capmissionnaires et cela doit être entendu par le pasteur du diocèse.
Ce qui l’a conduit à prendre des décisions immédiates :
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- Dans la situation actuelle, il n’est pas possible de recruter une nouvelle promotion pour la rentrée prochaine.
- Durant cette année de jachère (septembre 2024-septembre 2025) et l’école CapMissio étant fermée, Mgr Turini propose d’initier une réflexion pour reprendre l’intuition de Capmissio, changer ce qui doit l’être pour partir sur un nouveau projet. Il invitera dans ce groupe de travail des capmissionnaires volontaires et des personnes formées dans des domaines variés comme le rapport l’y invite : secteurs de l’éducation, du discernement spirituel, de la formation biblique, de la formation à la connaissance de soi, à l’écoute et au dialogue, de la formation à l’évangélisation dans la variété de ses approches.
- Il se propose de rencontrer dans le cadre d’un groupe de parole, soit en présentiel soit en visio, les capmissionnaires qui ont besoin de mettre à plat tout ce qui n’a pas pu se dire, afin de leur proposer le meilleur accompagnement. Il s’engage également à une démarche de réparation.
- Il demande au responsable fondateur de CapMissio de s’en retirer
- Pour la promotion actuelle, Mgr Norbert Turini se doit de réunir toutes les conditions pour que les capmissionnaires qui le désirent puissent terminer leur année puisqu’ils s’y sont engagés personnellement. L’archevêque en assume personnellement la veille épiscopale et la responsabilité.
4 avril 2024
+ Mgr Norbert Turini, Archevêque de Montpellier
L’école a aussi émis un communiqué :
A Montpellier, le 9 avril 2024,
Le mercredi 14 février, nous avons été informés que Monseigneur Turini, Archevêque de Montpellier depuis deux ans, avait lancé une visite canonique à la suite d’un signalement concernant l’organisation et la gouvernance de CapMissio.
Il est regrettable que les membres du Conseil d’Administration, organe de direction et de gouvernance de l’association, n’aient pas été auditionnés par les visiteurs, ce qui aurait permis de faire valoir une autre vision et probablement d’apporter plus de nuances dans les conclusions du rapport de la visite.
Depuis l’ouverture en interne de débats concernant l’avenir proche de l’école et la passation de pouvoirs du Père René-Luc prévue l’année prochaine, des différences de points de vue ont mené le couple qui s’occupait de l’école à une vive opposition au Père René Luc.
Une visite canonique a été conduite sur trois jours par Mgr Jean-Pierre Batut, Evêque auxiliaire de Toulouse, assisté de Mme Marie Dominique Corthier ancienne directrice du centre spirituel Jésuite Coteaux Païs à Toulouse. Il ressort de cette visite des témoignages anonymes et peu de place ne semble avoir été accordée à la défense du Père René-Luc et de l’association CapMissio. A l’issue de cette visite, le diocèse a annoncé vouloir fermer l’école et renvoyer le Père René-Luc, alors même qu’aucun fait grave concernant ce dernier n’a pu être avancé ni en privé, ni en public.
Il nous semble qu’il y avait d’autres solutions moins radicales et qu’il n’y avait pas d’urgence, à deux mois de la fin de l’année, à fermer l’école et à renvoyer le Père René-Luc sans autre forme de procès comme s’il y avait un danger pour les jeunes de la promotion en cours.
Il y avait certainement d’autres moyens de régulation et de traitement des dysfonctionnements qui n’ont pas été employés ou favorisés par l’autorité ecclésiale, ce que l’on ne peut que regretter dans cette triste affaire où se mêlent également des rancœurs de différentes personnes.
Il y a, selon nous, une disproportion manifeste entre les dysfonctionnements soulevés, dont le Père René-Luc avait conscience, et les décisions radicales prises : un coup fatal est porté à une œuvre, certes imparfaite, mais utile et qui méritait des autorités ecclésiales un accompagnement plutôt qu’une fermeture immédiate. Nous avions déjà mis en place plusieurs mesures d’amélioration au fil des ans : une coach Talenthéo intervenait pour le fonctionnement de l’équipe des salariés, les jeunes avaient une psychologue à la disposition des capmissionnaires, chaque jeune avait une famille relais référente… Il y avait sans doute bien d’autres ajustements à opérer, comme dans toute institution éducative de jeunes. Le rapport est d’ailleurs très clair sur le fond de l’affaire et mentionne : « les jeunes équilibrés et solides ont bien vécu l’école et sa sortie ; des jeunes déjà fragiles, l’ont vécu douloureusement ». Même si ces derniers sont minoritaires, cette souffrance exprimée doit être prise en considération et mérite un véritable accompagnement de la part du diocèse. Le Père René-Luc et nous-mêmes sommes désolés que certains jeunes aient pu être blessés, notamment par la forte personnalité du Père René-Luc, un peu trop dynamique pour certains et, parfois, un peu bourru : mais nous pouvons aussi attester qu’il sait se remettre en question et opérer des changements quand cela lui est demandé.
Le Père René-Luc est vraiment effondré de savoir que des jeunes ont pu être blessés à ce point, et il leur a demandé pardon publiquement lors de la présentation des conclusions du rapport le mercredi 3 avril à la villa diocésaine.
S’agissant du contraste dont parle Mgr Turini dans son communiqué officiel entre les expériences des jeunes vécues à CapMissio, de très nombreux anciens capmissionnaires, plusieurs dizaines, nous ont fait savoir qu’ils déploraient de ne pas avoir été auditionnés pour dire à quel point CapMissio avait transformé positivement leur vie. Ces jeunes ont également été bouleversés par les conclusions de la visite canonique et ont souligné la disproportion manifeste entre les dysfonctionnements soulevés et les solutions qui auraient pu être mises en place pour permettre à l’œuvre de continuer de grandir et de porter du fruit.
Le renvoi, publiquement et sans autre forme de procès, du Père René-Luc l’atteint profondément dans sa personne et son ministère.
Nous ne minimisons pas la souffrance des jeunes qui se sont plaints, et nous sommes reconnaissants à Mgr Turini de les avoir pris en considération avec sérieux.
Nous regrettons cependant la cessation d’une œuvre qui a porté et porte encore du fruit, comme en témoignent de nombreux jeunes capmissionnaires. Beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs aujourd’hui engagés pour l’Eglise dans leurs réalités respectives. A la demande de Mgr Turini, CapMissio sera donc fermée et après une année de jachère, l’archevêque de Montpellier a annoncé vouloir lancer une nouvelle école d’évangélisation en suivant l’intuition source de CapMissio…
Nous sommes très affligés par ce qu’endurent les dix jeunes de la promotion en cours ; nous voulons leur manifester ici tout notre soutien et nous remercions Mgr Turini de mettre tout en œuvre pour permettre à ceux d’entre eux qui le souhaitent de finir leur année sous sa responsabilité.
Nous tenons à remercier du fond du cœur tous ceux qui ont soutenu CapMissio tout au long de ces neuf années, en particulier les donateurs, les intervenants, les familles relais, les bénévoles engagés et les paroissiens de St Bernadette. Nous remercions les jeunes missionnaires qui ont eu l’audace de donner un an de leur vie pour servir l’Eglise et se former à la mission. Nous remercions enfin tous ceux qui ont fait confiance à CapMissio en ouvrant leurs portes aux jeunes pour des missions : les prêtres, religieux et consacrés, les directeurs d’établissements et d’associations, et les laïcs en mission du diocèse de Montpellier.
Nous restons en union de prière avec les jeunes qui ont été blessés et avec toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à notre belle aventure missionnaire. Nous sommes sûrs que les fruits de CapMissio continueront de grandir à travers vous. Que la paix de Jésus descende dans tous les cœurs.
Les membres du Conseil d’Administration
Dans Famille chrétienne, Antoine Pasquier écrit :
Dans cette affaire, plusieurs, en interne, regrettent que la vraie cause de cette crise n’ait pas été traitée plus tôt. Depuis janvier en effet, des tensions entre le père René-Luc et le couple à l’origine de la plainte étaient apparues. « Le père René-Luc réfléchissait à sa succession qu’il prévoyait pour l’année prochaine, indique à FC une source proche du dossier. Il avait été décidé que l’école serait dirigée par un laïc et qu’un prêtre serait nommé aumônier, le père René-Luc restant président pour veiller au charisme ». Le directeur adjoint et son épouse sont dans un premier temps pressentis pour prendre les rênes puis, finalement, questionnés sur leur capacité à assurer ce poste. C’est à la suite de ces dissensions qu’ils auraient décidé d’adresser à Mgr Turini un dossier mettant en cause la gouvernance du père René-Luc et la concentration des pouvoirs entre ses mains. « Cette affaire, c’est d’abord une question de RH qui a été mal gérée, estime Jean-Baptiste R. Pourquoi une médiation n’a pas été proposée pour résoudre ce différend ? ». « Au lieu de résoudre le problème, on l’a tout simplement supprimé », regrette G.B., l’ancienne assistante de direction. S’il est démis de ses fonctions à la tête de CapMissio, le père René-Luc n’a reçu aucune sanction et conserve son ministère de prédicateur. Selon nos informations, ce dernier a demandé à son évêque de pouvoir prendre une année sabbatique avant de recevoir une autre mission dans le diocèse à son retour. Les dix jeunes de la promotion 2023-2024 sont, quant à eux, placés sous la responsabilité directe de Mgr Turini avant la fermeture définitive de CapMissio en juillet.

