Bruno Le Maire bientôt favorable à la GPA?
Le Figaro de samedi 20 et dimanche 21 janvier comprend un petit entrefilet intitulé: GPA : Bruno Le Maire poursuit sa «réflexion»
Sic. Remplacez GPA par esclavage et essayez d’imaginer la bronca que cela susciterait. Mais le plus cocasse (ou tristement banal à la veille d’un retournement de veste) est “l’argument” avancé par le sémillant ministre – avant de vanter sa formidable ouverture d’esprit (on n’est jamais mieux servi que par soi-même):
Le patron de Bercy aurait revu sa position, après avoir été « touché » par l’histoire d’« un couple d’amis très proche » qui « viennent d’avoir un enfant par GPA ». « J’en discute avec eux, je regarde, j’observe, et on évolue », a-t-il raconté.
Pour ceux qui auraient du mal à suivre, M. Le Maire, songeant à la présidentielle de 2027, a besoin du lobby LGBT, dont on connaît le poids notamment dans les médias. Mais je peux d’ores et déjà lui prédire deux choses:
- Tout ce qu’il fera pour ledit lobby ne sera jamais suffisant et annoncer dès 2024 son probable prochain ralliement à la GPA l’obligera à en rajouter d’ici 2027.
- Si sa “réflexion” l’amenait effectivement – comme il est probable – à défendre la fameuse “GPA éthique”, il aura peut-être gagné des soutiens parmi les activistes LGBT, mais il perdra deux autres électorats: les féministes d’abord (qui ne sont pas beaucoup moins puissantes que les LGBT dans les médias) et les catholiques. A vous de voir, Monsieur le Ministre, mais il ne sera pas possible de gagner sur tous les tableaux.
Terres de Mission : Une Bible de référence, celle du chanoine Crampon
Terres de Mission reçoit Tristan de Carné, directeur des éditions Téqui, qui viennent de rééditer une version révisée de la traduction de la Bible par le chanoine Crampon – qui fut l’une des plus diffusées en France, à la fois du fait de la qualité scientifique de cette traduction, et du fait qu’elle proposait de nombreuses notes permettant aux fidèles d’entrer dans la Sainte Ecriture.
Puis, Rogatien Despaigne, chef du chœur Ephata (regroupant une trentaine de jeunes gens), présente l’ambitieux projet du chœur pour 2024 : chanter la Passion selon Saint Jean de Bach, illustrée par des tableaux d’un artiste contemporain.
Enfin, Guillaume de Thieulloy recense quelques ouvrages : “Au bord des fleuves de Babylone”, roman de Michael O’Brien (Salvator), “La révolution liturgique” de Jean Vaquié (Chiré), “Ils ont besoin d’être dérangés”, recueil d’articles de Dorothy Day réunis par Baudouin de Guillebon (Artège), et “Le bienfait des controverses doctrinales dans l’Eglise” du père Edouard Divry (Artège).
Ubi Petrus, ibi Ecclesia
Traduction d’un article du p. Rodrigo Menendez Piñar, prêtre du diocèse de Tolede, sur la communion avec le Pape :
Ubi Petrus, ibi Ecclesia. C’est ainsi que dit le célèbre adage latin, qui signifie généralement que la communion avec l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique passe par la communion avec Rome : Là où est Pierre, là est l’Église.
Le contexte de son origine est intéressant. Il est tiré de quelques paroles de saint Ambroise commentant le verset 10 du Psaume 40 : Même mon ami, en qui j’avais confiance, qui partageait mon pain, est le premier à me trahir. Ce psaume tout entier est interprété par le saint évêque de Milan comme une prophétie de la Passion de Jésus-Christ. Dans sa belle exposition, recueillie dans l’ouvrage Explanatio psalmorum XII, Ambroise soutient que Judas, figure du peuple juif qui rejette le Christ, participe à la prophétie de l’antéchrist en Dan, le fils de Jacob, qui est un serpent qui se tient sur la route et le chemin, pour mordre le talon du cheval, dont la conséquence est que le cavalier qui attend le salut du Seigneur tombera à la renverse (Gn 49, 17). Judas, avec son baiser, mord comme un serpent le cheval -la chair du Christ, soumis à la Passion- et le cavalier -le Christ-, choisissant volontairement une telle descente, tombe vers ceux qui sont derrière lui pour les dominer et les sanctifier. Ainsi, les Juifs, en essayant de tomber sur le Seigneur, reculent et tombent à terre (cf. Jn 18, 6) -qui est la mort et l’enfer- quand ils le rencontrent ; tandis que le Seigneur tombe sur Pierre, et avec Pierre – puisqu’ici il est une figure d’elle – sur l’Église, puisque Pierre s’était placé derrière son Maître (cf. Mt 16, 23 ; Mc 8, 33) et qu’il le suivait derrière dans sa Passion (cf. Mt 26, 58). Ce double mouvement, l’un de salut et l’autre de damnation, Ambroise le voit prophétisé dans un autre discours de notre Seigneur : quiconque tombera sur cette pierre s’écrasera ; mais celui sur qui cela tombera sera purifié/pulvérisé (Lc 20, 18 ; Mt 21, 44)[1]. En justifiant la façon dont le Christ tombe sur l’Église pour la sanctifier, il introduit ses paroles célèbres : Ubi ergo Petrus, ibi Ecclesia : ubi Ecclesia, ibi nulla mors, sed vita æterna, c’est-à-dire là où Pierre est, là est l’Église : là où l’Église est, là il n’y a pas de mort, mais la vie éternelle.
Au-delà de son sens originel chez le saint docteur de Trèves, Ubi Petrus, ibi Ecclesia est toujours argumenté pour rappeler qu’on ne peut pas ne pas être en communion avec le Pontife Romain si l’on veut rester dans l’Église catholique. Cependant, à notre époque de confusion et de difficultés particulières, beaucoup commencent à avoir des problèmes de conscience pour observer cette sentence latine. Je crois qu’elle est parfaitement et durablement valable, à condition que nous en ayons une compréhension correcte, en comprenant en quoi consiste la communion avec l’Église et avec le Pape.
Même si un traitement académique de la question nous mènerait trop loin, on peut dire de manière simple que les liens qui nous unissent à l’Église sont à la fois invisibles et visibles. Les premiers peuvent être réduits aux dons surnaturels de grâce et aux vertus théologales par lesquels nous avons une union mystique avec le Corps mystique du Christ. Mais l’Église est aussi une société visible qui, à son tour, exige des liens sociaux qui nous mettent en communion juridique avec Elle. La tradition théologique a toujours souligné trois principes d’unité qui ne peuvent manquer pour la pleine communion avec l’Église : l’unité de foi, l’unité de culte et l’unité de régime. Ces trois principes sont liés au triple pouvoir de l’Église, qui dérive à son tour du triple munus de Jésus-Christ comme Prophète, Prêtre et Roi : le munus docendi ou la mission d’enseigner ; le munus sanctificandi ou la mission de sanctifier ; et le munus regendi ou la mission de gouverner.
Tout d’abord, il est nécessaire que tout catholique professe la doctrine de la Foi dans son intégralité. L’adhésion à la Parole de Dieu et au Christ lui-même passe par la profession de Foi. Cette doctrine a été conservée et exposée par le Magistère de l’Église, le siège de Rome ayant une importance très particulière, car c’est lui qui a le pouvoir suprême de déterminer et de confirmer les affirmations appartenant à la Révélation, comme cela s’est produit au long des siècles. Ainsi, là où est la Foi de Pierre, qui a reçu le soutien du Seigneur pour ne pas y faillir (cf. Lc 22, 32), il y a la doctrine de l’Église. Donc : Ubi Petrus, ibi Ecclesia. Mais que se passe-t-il si un pape tombe dans l’hérésie ou enseigne des doctrines non conformes à la Révélation, même si elles n’ont pas été explicitement condamnées ? C’est une question largement posée par les grands théologiens de la scolastique post-tridentine. Pour donner deux exemples d’écoles diverses mais très représentatives, Melchior Cano et saint Robert Bellarmin ont clairement indiqué que le privilège de toujours conserver la Foi était un privilège de Pierre, mais qu’il n’était pas transmis à ses successeurs, les évêques de Rome. Pour cette raison, ils ont distingué que seuls les éléments suivants entraient dans la promesse d’indéfectibilité envers Pierre : un Souverain Pontife ne pourra jamais imposer une doctrine erronée comme dogme de foi à l’Église universelle tout entière. Ils n’excluaient cependant pas qu’il puisse être un hérétique et un promoteur d’hérésies et d’erreurs. Les conditions qui, des siècles plus tard, sont entrés dans la définition de l’infaillibilité au Concile Vatican I sont similaires. Que se passe-t-il alors si un pape s’écarte de la Foi catholique ? Logiquement, les fidèles catholiques – même s’il s’agit d’une situation douloureuse qui pose de graves problèmes que les théologiens peuvent étudier – ne perdent pas leur unité et leur communion avec l’Église. Ils gardent l’unité et la communion aussi longtemps qu’ils gardent la Foi de Pierre, mais pas la foi de ce pape. La communion à l’Église est conservée par l’adhésion à la Foi que l’Église a toujours professée, l’adhésion au dépôt de la Révélation, telle qu’elle a été définie par le Magistère de l’Église. En d’autres termes : Ubi Petrus, non ubi Machin (permettez-moi l’inconvenance macaronique, où Machin serait le pape régnant à un moment donné de l’histoire), ibi Ecclesia.
Deuxièmement, il est nécessaire que chaque fidèle catholique participe à l’unité de culte. Cela commence par la réception valide du sacrement du baptême, par lequel le nouveau chrétien est incorporé au corps de l’Église et est en mesure de rendre un culte vraiment agréable à Dieu. Dans cette nouvelle situation, il a le droit de participer au culte catholique, ce qui implique une union cultuel avec d’autres catholiques, bien qu’il puisse y avoir différents rites liturgiques – dont le romain -, selon les différentes traditions assumées comme légitimes par l’autorité de l’Église au cours du temps. Mais cette diversité ne réside que dans les formes rituelles, puisque c’est toujours la même Sainte Messe et les mêmes sacrements que tout catholique célèbre et reçoit. En ce sens : Ubi Petrus, ibi Ecclesia. Mais que se passerait-il dans le cas supposé où un pape ne voudrait pas se soumettre aux rubriques ou inventerait des prières ou des formes contraires à la liturgie catholique ? Prenons un exemple un peu bizarre. Si un pape demandait à un laïc de prononcer les paroles de la consécration pendant la célébration de la messe parce qu’il ne voulait pas les prononcer afin de mieux montrer que le peuple célèbre aussi la messe, que se passerait-il ? Non seulement il n’y aurait pas de confection du sacrement, mais ce laïc, par fidélité à l’Église, ne consentirait pas à faire une telle chose. Il refuserait de suivre les instructions d’un pape, mais sa communion avec l’Église et avec Rome n’en serait pas affectée à cause de ce refus vertueux. Au contraire, s’il acceptait, en allant contre les normes liturgiques, même s’il le fait pour obéir instructions d’un successeur de Pierre, il porterait attente à l’unité du culte catholique. Encore une fois, dans un cas comme celui-ci – et dans d’autres cas pas très différentes que beaucoup de fidèles doivent endurer à cause des mauvais prêtres autorisés par l’autorité ecclésiastique compétente -, Ubi Petrus, non ubi Machin, ibi Ecclesia.
Troisièmement et enfin, il est nécessaire que chaque fidèle catholique garde des liens de communion juridique qui sont les vecteurs de l’ordre et de la charité dans l’Église considérée comme société. Cela implique la reconnaissance et la soumission à une juridiction qui, comme dans la société civile, est législative, exécutive et judiciaire. Une telle juridiction n’a d’autre but que d’ordonner la vie chrétienne de telle sorte que les œuvres des fidèles contribuent au bien commun de la société ecclésiastique et à leur propre salut. Le Pontife romain est titulaire de la juridiction suprême – qui n’est pas la seule – dans l’Église, son pouvoir étant ordinaire, plein, universel et immédiat pour tout catholique. Par là, on entend, peut-être beaucoup plus communément ici, que Ubi Petrus, ibi Ecclesia et bien d’autres phrases classiques telles que Roma locuta, causa finita. En effet, le pouvoir du pape est suprême, mais cela ne veut pas dire absolu. Seul Dieu est absolu et précisément Dieu, sa Révélation ou la juste raison qu’Il a inscrite dans l’ordre naturel, sont la règle première de l’activité de l’Église. La plus grande autorité de l’Église – qui n’est pas la seule autorité, insistons-nous – est subordonnée à cette première règle, étant elle-même une seconde règle. Ainsi, les fidèles chrétiens doivent reconnaître le Pape comme pasteur suprême de l’Église, sujet de cette plus haute juridiction, pour maintenir la communion avec l’Église : Ubi Petrus, ibi Ecclesia. En conséquence, le chrétien doit s’efforcer de respecter et d’obéir aux lois, décisions et jugements que, conformément à la loi de Dieu et à la vie de l’Église elle-même – qui ne commence pas avec chaque pape – le Pontife romain peut imposer. Cependant, il peut arriver qu’un pape méchant ou poussé par la confusion doctrinale veuille imposer des lois, prendre des décisions ou juger des affaires d’une manière contraire au dépôt de la Foi. Ici, il y a beaucoup de place pour exercer légitimement l’autorité, même s’il ne s’agit pas des meilleures opinions (par exemple, le fait que l’élection d’un pasteur indigne comme évêque soit mauvaise ne rend pas cette élection invalide). Mais s’il s’agit de dispositions directement contraires au Christ et à sa volonté – comme la permission de bénir des couples de sodomites ou simplement irrégulières, quelque chose qui est contraire à la Parole de Dieu – alors le fidèle catholique doit rester fidèle au Christ et rejeter de telles dispositions. Sa fidélité au Christ se canalise par la fidélité à l’enseignement de Pierre et des Apôtres, à toute la tradition de l’Église qui a déterminé un corps de doctrine incompatible avec la nouvelle disposition et, par conséquent, dans ces cas Ubi Petrus, non ubi Machin , ibi Ecclesia.
Cela dit, il est clair que lorsqu’un fidèle catholique est contraint, dans ces circonstances particulières, de ne pas suivre l’enseignement ou les dispositions romaines, cela ne brise ni ne porte atteinte en aucun cas à l’unité ou à la communion avec l’Église catholique ou avec le Siège de Pierre. Et c’est parce qu’une telle communion n’est pas basée sur les idées farfelues, les opinions, les actions, les lumières ou les ombres, les lignes d’action, les inspirations bizarres… que peut avoir le pape régnant- en fait, lorsqu’un pape meurt et que le siège romain devient vacant, notre communion avec l’Église et avec le siège romain n’est pas rompue ou diminuée, preuve qu’elle ne repose pas sur l’adhésion aux particularités de chaque pape-. La communion avec le Pape et l’Église est basée sur la Foi, le Culte et le Régime.
«Nous sommes toujours avec Pierre!», entend-on à certains endroits pour souligner que nous devons nous aligner en tout sur la personne et les intentions du pape au pouvoir à un moment donné de l’histoire. Et si le pape Machin se détourne de Pierre, alors quoi ? Qui suivez-vous ? D’autres s’inquiètent beaucoup d’une éventuelle désaffection à l’égard du pape, comme si cela pouvait conduire à un manque d’unité. Si l’affection ou la désaffection sont prises au sens propre, il est clair que tout catholique qui ne ressent pas dans ses affections – sa sensibilité, ses émotions, ses sentiments – un revers dans des situations similaires a un sérieux problème. En d’autres termes, le sentiment de désaffection sera un signe de santé spirituelle chez les fidèles catholiques, qui, bien entendu, devront veiller à que celui-ci les conduise à la prière, à la pénitence et à la recherche d’une formation plus profonde et plus solide et non à la simple disqualification d’un tel ou tel autre pape.
La conclusion est claire : si le pape Machin s’écarte de Pierre, alors Ubi Petrus, non ubi Machin, Ibi Ecclesia.
Rodrigo Menéndez Piñar
Diocèse de Tolède
[1] Curieusement ou, mieux, scandaleusement, ce verset a été éliminé des lectures liturgiques du deuxième vendredi du Carême, dans une censure notoire Notre-Seigneur et de sa Parole lorsqu’il discute avec les grands prêtres et les anciens du peuple.
Les conflits entre clercs témoignent d’une vitalité
Prêtre du diocèse de Bourges et canoniste, l’abbé Hervé Benoît est recteur de la basilique Notre-Dame-des-Enfants à Châteauneuf-sur-Cher depuis 2019. Il a déjà publié Peut-on annuler son mariage ? (Artège, 2010), Le chouan du Tanganyika (Presses de la Délivrance, 2015), et Théologie spirituelle (Éditions de L’Homme nouveau, 2018). Il participe régulièrement au Club des Hommes en noir. Il vient de publier une biographie de saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur de la Compagnie de Jésus, sous-titrée “un coeur chaste et violent”. L’auteur s’attache à mettre en lumière la vie de cet espagnol, dans son contexte historique. L’ouvrage, écrit avec une pointe d’humour, entraîne le lecteur sur les pas d’un homme d’élite car homme de Dieu plongé dans les tribulations d’une époque flamboyante d’âge d’or du catholicisme. Il en restitue la vérité des enjeux intellectuels, artistiques, spirituels et doctrinaux : humanisme, inquisition, contre-réforme, direction spirituelle, enseignement, théâtre et rhétorique jésuites.
Revenant notamment sur les hostilités, parfois très violentes, à l’encontre des Jésuites, y compris par des catholiques de renom, l’auteur en tire certaines leçons pour notre époque :
Nos époques amollies répugnent à ces frottements virils entre chrétiens et, a fortiori, entre clercs. S’il s’y étale souvent une part non négligeable d’humanité pécheresse, ils témoignent aussi d’une vitalité qui ne craint ni la confrontation des idées, ni la saine concurrence, à condition qu’elles soient “ad majorem Dei gloriam”, celles dont les débats entre Paul et Pierre, dans le Livre des Actes, témoignent ouvertement.
Prions urgemment pour la vie
La vie est menacée en France, nous le savons depuis longtemps, mais le combat devient de plus en plus critique.
Après la promulgation de la loi Veil sur la dépénalisation de l’IVG, les députés de la commission des lois ont approuvé le mercredi 17 janvier dernier l’inscription dans la Constitution française de « la liberté garantie » pour une femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG).
Les députés doivent débattre du texte en séance publique le 24 janvier 2024.
LE TEMPS EST À LA PRIERE !
Rejoignez la grande chaîne de chapelets priés pour la vie, sur Rosario, en vous engageant à prier 1 dizaine par jour pendant 1 mois, en cliquant ici.
Avec le code VIE2024, vous serez inséré à un groupe de 5 personnes pour prier ensemble un chapelet quotidien pour la VIE.
Seulement 5 petites minutes quotidiennes pour chacun…
Et pourtant, ces chapelets récités chaque jour par des milliers de chrétiens peuvent absolument TOUT CHANGER !
N’oublions pas les paroles de Notre-Dame de Pontmain que nous fêtions il y a quelques jours :
« Mais, priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps »
Avec la constitutionnalisation, « on pourrait craindre qu’il devienne alors possible d’exiger une IVG jusqu’à son terme ou en raison du sexe », a expliqué Patrick Hetzel (LR). Rendez-vous compte !
La vie doit être respectée…PRIONS !
PS : Si ce message vous a convaincu et que vous jugez cette cause importante, partagez ce lien autour de vous : https://rosario.page.link/le_salon_belge_vie2024
Troisième dimanche après l’Épiphanie
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous sommes maintenant dans le temps après l’Épiphanie qui est le prolongement dans le cycle temporal du temps de Noël. Ce dernier se poursuit d’ailleurs dans le cycle sanctoral jusqu’au 2 février. Ainsi, tout en continuant à contempler et adorer dans la crèche le Sauveur qui vient de naître, nous méditons déjà sur les enseignements de sa vie publique. Ce temps après l’Épiphanie peut comporter entre trois et six dimanches, suivant la date de Pâques, mais les chants du propre de la messe restent les mêmes à partir du troisième dimanche. Ils continuent à proclamer et glorifier la divinité et la royauté universelle de Notre Seigneur.
► Introït : Adorate Deum
L’Introït est tiré du psaume 96 Dominus regnavit : Le Seigneur est Roi, dont nous retrouverons le début à l’Alléluia. Il chante la souveraineté du seul vrai Dieu sur toute la création et sur toutes les divinités et idoles païennes. Comme dans la messe de dimanche dernier, ce sont toutes les créatures de la terre qui sont invitées L’adorer.
Adorate Deum omnes Angeli ejus : audivit et lætata est Sion : et exsultaverunt filiæ Judæ.
Adorez Dieu tous ses anges ; Sion a entendu et s’est réjouie et les filles de Judas ont exulté.
Sion, c’est-à-dire Jérusalem, les filles de Juda, c’est-à-dire toutes les cités d’Israël, c’est le peuple élu, et c’est comme toujours la figure de l’Église. Qu’a-t-elle donc entendu qui la mette ainsi dans la joie ? C’est la proclamation de cette souveraineté universelle de Dieu : ici, dans la liturgie du temps après l’Épiphanie, c’est la manifestation de la divinité et de la royauté du Messie que nous acclamons.
La mélodie commence par un grand élan d’adoration et monte dans les hauteurs pour invoquer les Anges. Puis elle s’apaise et exprime une joie contenue mais bien affirmée. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 96, celui que nous retrouverons dans l’Alléluia.
Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.
► Graduel : Timebunt gentes
Le chant du Graduel du troisième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 101, qui est, dans son ensemble, une grande supplication douloureuse du peuple d’Israël en butte aux persécutions des ses ennemis, emmené en captivité loin de la ville sainte de Jérusalem et du temple détruit ; mais il contient aussi une partie pleine d’espérance, prophétisant la victoire du Seigneur sur ses ennemis et la reconstruction du temple.
Timebunt gentes nomen tuum, Domine, et omnes reges terræ gloriam tuam. Quoniam ædificavit Dominus Sion, et videbitur in majestate sua.
Les nations craindront votre Nom, Seigneur, et tous les rois de la terre craindront votre gloire, car le Seigneur a rebâti Sion, et Il y paraîtra dans Sa majesté.
On retrouve ici Sion déjà mentionnée à l’Introït, la cité sainte de Jérusalem, une fois encore figure de l’Église dont Isaïe déjà, le jour de l’Épiphanie, avait annoncé le triomphe et la gloire quand tous les peuples et les rois de la terre, qu’ils le veuillent ou non, devront se soumettre au règne du Christ Roi. La mélodie reprend encore des formules connues que nous avons déjà entendues les deux précédents dimanches mais qui s’adaptent parfaitement bien au texte du jour dans une tonalité de joie très affirmée.
► Alléluia : Dominus regnavit, exsultet
Nous retrouvons à l’Alléluia du troisième dimanche après l’Épiphanie le début du psaume 96 qui figurait déjà comme verset de l’Introït.
Dominus regnavit, exsultet terra : lætentur insulæ multæ.
Le Seigneur est Roi, la terre exulte, les îles innombrables se réjouissent.
C’est donc encore la divinité et la royauté de notre Seigneur qui provoquent la joie de tous les hommes, ceux qui habitent le continent et ceux qui habitent dans les îles, c’est à dire tout l’univers connu.
La mélodie légère, fluide, aux grandes vocalises, exprime à merveille cette joie. C’est encore, comme les deux derniers dimanches, une mélodie type que nous avons déjà entendue, notamment celle-ci à la messe de minuit de Noël.
► Offertoire : Dextera Domini
L’Offertoire du troisième dimanche après l’Épiphanie est un magnifique chant d’action de grâce.
Dextera Domini fecit virtutem, dextera Domini exaltavit me : non moriar, sed vivam, et narrabo opera Domini.
La droite du Seigneur a exercé sa puissance, la droite du Seigneur m’a relevé, je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.
On retrouvera ce chant pendant la Semaine sainte où il sera placé alors dans la bouche du Christ. D’ailleurs le psaume 117 d’où il est tiré est par excellence un psaume pascal qui est largement utilisé dans la liturgie de Pâques. C’est un des grands psaumes qui commencent par : ” Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle “, comme celui que nous avons trouvé au Graduel de dimanche dernier. Et ici encore c’est l’œuvre de la Rédemption pour laquelle l’âme fidèle remercie et glorifie le Seigneur. Cette action de grâce se termine comme celle de l’Offertoire de dimanche dernier avec le même mot narrabo, je raconterai tout ce que le Seigneur a fait pour moi : mais la mélodie est très différente de celle de ce dernier qui était tout à fait exceptionnelle par son ampleur et son enthousiasme. Celle-ci est assez solennelle mais dans une ambiance contemplative. Elle exprime admirablement les sentiments du texte. Les mots dextera Domini, qui désignent la main droite du Seigneur symbole de sa puissance, reviennent deux fois, la première fois d’une façon très solennelle, la deuxième fois avec une insistance joyeuse et pleine d’assurance. L’affirmation non moriar : je ne mourrai pas, est lancée avec une inébranlable certitude, tandis que la finale narrabo opera Domini : je raconterai les œuvres du Seigneur, s’épanouit en un épanchement mystique et assez doux.
► Communion : Mirabantur
Le texte de la Communion du troisième dimanche après l’Épiphanie est un passage de l’Évangile, mais il ne s’agit pas de l’Évangile du jour. Il est pris ici en saint Luc au chapitre IV.
Mirabantur omnes de his quæ procedebant de ore Dei.
Tous étaient stupéfaits des paroles qui sortaient de la bouche de Dieu.
Bien entendu saint Luc n’a pas écrit ” de la bouche de Dieu ” mais simplement ” de sa bouche “, celle du fils de Joseph qui venait de prendre la parole pour la première fois dans la synagogue de Nazareth, laissant entendre nettement, après avoir lu un passage d’Isaïe, que le Messie annoncé par le prophète c’était lui. On comprend la stupéfaction des auditeurs. La liturgie a modifié le texte pour affirmer, en ce temps après l’Épiphanie, que nous croyons à la divinité de Jésus. Nous qui savons qu’Il est Dieu, nos sentiments ne sont plus de stupéfaction comme ceux des habitants de Nazareth, mais d’admiration, d’adoration et de louange. C’est ce qu’exprime la mélodie ce cette petite antienne, qui bien que courte, est très ornée et chargée de neumes.
Charlotte d’Ornellas évoque la guerre scolaire
Très bonne mise au point de Charlotte d’Ornellas sur les attaques contre Stanislas:
Les Belles figures de l’Histoire : Madame Elisabeth
Aymeric Pourbaix reçoit Dominique SABOURDIN PERRIN, historienne de la famille royale
Davos, temple du globalisme, est un laboratoire planétaire de la déconstruction
«On a cette année le record de la dénatalité depuis la guerre. Au moment où on constate tout ça, qu’est-ce qu’on nous propose ? Le raccourcissement de la vie par les deux bouts : l’avortement constitutionnel et l’euthanasie»
A propos de Stéphane Séjourné :
« Pour faire un bon diplomate, il faut 25 ans »
“Davos est le temple du globalisme dirigé par Klaus Schwab, dont le fils spirituel est Emmanuel Macron. La gouvernance ne peut être que mondiale”
A propos de Davos, Yves Daoudal souligne qu’une chamane nommée Raimunda Putani, de la tribu Yawanawa, est apparue sur la scène du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse. Au cours d’une table ronde sur le thème “Climat et nature”, Raimunda a déclaré au public que son message était de donner aux participants “la voix de la nature, la voix des forêts” et que “la guérison se trouve en nous-mêmes, dans notre spiritualité, dans l’union, l’unité de nos pensées”. Raimunda a demandé au public de comprendre que “la forêt est notre vie” et que nous devons être unis : “Si nous sommes tous unis dans nos cœurs et dans nos pensées, notre mère la Terre nous écoutera”. Le WEF, dont les membres mettent en garde contre le “fondamentalisme chrétien”, s’est alors arrêté pour une “bénédiction” païenne. Raimunda s’est approchée des panélistes et a soufflé sur le front de chacun d’entre eux. Elle a reçu une ovation.
Parmi les participants qui ont reçu avec révérence le “souffle” de la chamane, on peut citer Hilda Schwab, épouse de Klaus Schwab, fondateur du WEF ; Catherine Hayhoe, scientifique canadienne spécialiste de l’atmosphère et chrétienne évangélique ; Ajay Banga, président du groupe de la Banque mondiale à Washington ; Kristalina Georgievna, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ; Jesper Brodin, PDG du groupe Ingka ; le milliardaire suisse Andre Hoffmann, héritier de Roche Holding (une société pharmaceutique).”
Suspension de la subvention à Stanislas : l’UNI attaque en justice la ville de Paris
Pourquoi Hidalgo n’est-elle pas mise en demeure avant suspension pour son acte manifestement illégal ? Ce financement s’élève à un peu plus de 1,3 million d’euros. l’UNI a donc décidé de porter plainte
🔴 Le préfet a le pouvoir de mandater d’office le paiement de ce financement prévu par la loi. C’est l’article L.1612-16 du code général des collectivités territoriales. Que le Premier ministre @GabrielAttal tape enfin du poing sur la table pour stopper l’Anne Hidalgo❗️ https://t.co/QM1DRAx09P
— Charles Prats 🇫🇷⚖️ (@CharlesPrats) January 17, 2024
🔴 𝐋𝐚 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞❗️
⚖️ L’UNI dont je suis le vice-président décide d’attaquer en justice la ville de @Paris pour faire annuler la suspension de la subvention au Collège #Stanislas pic.twitter.com/8mj8kAhR6j— Charles Prats 🇫🇷⚖️ (@CharlesPrats) January 19, 2024
Quelques informations pratiques avant la Marche pour la vie
Le rendez-vous est à 14h place Saint-Sulpice.
Nous marcherons ensuite jusqu’à la place Denfert-Rochereau où nous écouterons quelques intervenants venus spécialement pour l’occasion, ainsi qu’un concert !
Si vous ne pouvez pas nous rejoindre, vous pourrez malgré tout suivre les interventions en direct via le live Youtube
Un stage catholique d’acteur de cinéma : les fruits
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Mission accomplie pour les stages catholiques d’acteurs de 2023 organisés par l’association Legenda.
« Notre fille est revenue enchantée et ne demande qu’à recommencer. Nous étions réservés mais Dieu nous a guidés vers cet atelier. » Myriam F.
Les apprentis acteurs ont envoyés leurs appréciations et les inscriptions aux stages de 2024 sont désormais ouvertes.
De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une formation d’acteur de cinéma dans un cadre spirituel Catholique. La formation est donnée par le réalisateur Daniel Rabourdin (La Rébellion cachée et PROMESSE) qui fut directeur pendant 18 ans dans la plus grande télévision religieuse au monde, EWTN de Mère Angelica aux Etats-Unis.
Pourquoi suivre un tel stage à l’été 2024 ? Pour être acteur, bien sûr, mais pour bien plus encore. Au quotidien, c’est afin d’être à l’aise en public, libéré de la timidité. Cela sert à tous ceux qui parlent ou agissent en public : enseignants, dirigeants, politiciens, lecteurs des Écritures Saintes ou pour les prêtres dans leurs homélies. C’est une profonde formation personnelle.
Pour les stagiaires, cela se vit dans la confiance : « Daniel nous a tout de suite mis à l’aise. Il a conduit le stage avec la plus grande bienveillance, en mettant l’accent sur le positif. » Kathy B., Assistante de direction.
La formation est à l’opposé du mythe. « Imaginez un petit enfant qui entre dans une pièce où se trouvent des adultes… immédiatement, l’enfant capture l’attention. Certes, il est mignon. Mais il est surtout spontané et sincère. Cela captive. Eh bien retrouver ce naturel, avec un texte qui n’est pas le sien, est l’une des capacités les plus importantes de l’acteur de cinéma. Cette capacité s’acquiert et se cultive. Le bon acteur peut alors faire oublier au spectateur pendant 2 heures sa vie quotidienne pour rêver. » Daniel Rabourdin.
Où se trouve la foi dans le stage ? Dans l’exemple des grands communicants de la Bible : les prophètes. Une revue de leurs vies par courtes réflexions de 15 minutes inspire les exercices. Daniel Rabourdin : « Les prophètes sont invités à ne pas se soucier de leur personne et surtout pas de leurs faiblesses. Par contre, Dieu leur donne une mission. Il leur dit de se fixer sur son message et sur le sort du peuple dans l’éternel. L’audace des prophètes vient en grande partie du fait qu’ils ne se soucient plus d’eux-mêmes. Ils sont libérés d’un grand poids. Enfin, Dieu promet et donne sa Grâce. »
Lors d’ateliers d’un weekend, d’un jour ou de 2 heures, les apprentis sont d’abord immergés dans un bain de jeux qui réveillent la spontanéité, la créativité et l’attention à l’autre. A ce rythme, les amitiés se nouent vite.
En fin du weekend, les élèves peuvent être filmés jouant le personnage d’une scène de film récent. « Ce tournage est fascinant parce que soudain, notre personnage devient vivant. » Kathy B. « La vidéo va faire partie de ma page internet pour mes candidatures. » Stéphanie T., infirmière libérale.
Enfin, certains viennent simplement pour changer d’air dans un cadre Chrétien, pour s’essayer à quelque chose de diffèrent et constructif. « Le stage est une parenthèse bien appréciée et dans un très beau cadre. Comme il y a aussi la messe, c’est un peu comme une retraite. » Estelle M., agent de mairie.
Les stages qui ne forment pas plus de 12 stagiaires à la fois se font en parallèle avec la production du film d’aventure PROMESSE. « Lorsque nous embaucherons nos acteurs, nous choisirons, bien sûr, les meilleurs candidats pour chaque personnage. Mais à qualité égale, nous préférerons ceux avec qui nous savons déjà que nous pouvons bien travailler. »
Les lieux prévus en 2024 sont Marseille, Paris et Notre Dame de Valcluse près de Grasse. Les individus et paroisses intéressés peuvent s’informer à : https://www.promessefilm.com/stage-d-acting ou envoyer un courriel à : [email protected] .
Economie : “Ne cédez pas à l’avancée de l’État. L’État n’est pas la solution. L’État est le problème lui-même”
Dans son discours de Davos, Javier Milei, le nouveau président argentin, a présenté un concentré de sa doctrine économioque : rôle des entrepreneurs, fonctionnement du marché, conditions de la prospérité. Il revisite l’histoire de l’Argentine, ses succès et ses échecs. Il revient sur le rôle de l’entrepreneur, le fonctionnement du marché, les causes de la prospérité et les tentations collectivistes. Conflits propose une traduction. En voici des extraits :
[…] je suis ici aujourd’hui pour vous dire que l’Occident est en danger, il est en danger parce que ceux qui sont censés défendre les valeurs de l’Occident sont cooptés par une vision du monde qui – inexorablement – conduit au socialisme, et par conséquent à la pauvreté.
Malheureusement, au cours des dernières décennies, motivés par certains désirs bienveillants d’aider les autres et d’autres par le désir d’appartenir à une caste privilégiée, les principaux dirigeants du monde occidental ont abandonné le modèle de la liberté pour diverses versions de ce que nous appelons le collectivisme.
Nous sommes ici pour vous dire que les expériences collectivistes ne sont jamais la solution aux problèmes qui affligent les citoyens du monde, mais au contraire leur cause. […]
Ils disent que le capitalisme est mauvais parce qu’il est individualiste et que le collectivisme est bon parce qu’il est altruiste, avec les autres. Par conséquent, ils aspirent à la justice sociale, mais ce concept, qui est devenu à la mode ces derniers temps dans le premier monde, est une constante dans le discours politique de mon pays depuis plus de 80 ans. Le problème est que la justice sociale n’est pas juste, elle ne contribue pas au bien-être général ; au contraire, c’est une idée intrinsèquement injuste parce qu’elle est violente ; elle est injuste parce que l’État est financé par les impôts et que les impôts sont perçus de manière coercitive. L’un d’entre nous peut-il dire qu’il paie des impôts volontairement ? Cela signifie que l’État est financé par la coercition, et plus la charge fiscale est élevée, plus la coercition est grande, moins la liberté est grande.
Ceux qui promeuvent la justice sociale partent de l’idée que toute l’économie est un gâteau qui peut être distribué différemment, mais ce gâteau n’est pas donné, c’est la richesse qui est générée, dans ce que – par exemple – Israël Kirzner appelle un processus de découverte du marché. Si le bien ou le service offert par une entreprise n’est pas désiré, cette entreprise fait faillite, à moins qu’elle ne s’adapte à la demande du marché. Si elle fabrique un produit de bonne qualité à un prix intéressant, elle se portera bien et produira davantage.
Le marché est donc un processus de découverte, dans lequel le capitaliste trouve la bonne voie au fur et à mesure, mais si l’État punit le capitaliste pour sa réussite et le bloque dans ce processus de découverte, il détruit ses incitations et les conséquences en sont qu’il produira moins et que le gâteau sera plus petit, ce qui est préjudiciable à la société dans son ensemble.
Le collectivisme – en inhibant ces processus de découverte et en empêchant l’appropriation de ce qui a été découvert – lie les mains de l’entrepreneur et l’empêche de produire de meilleurs biens et d’offrir de meilleurs services à un meilleur prix. Comment se fait-il alors que le monde universitaire, les organisations internationales, la politique et la théorie économique diabolisent un système économique qui a non seulement sorti 90 % de la population mondiale de la pauvreté la plus extrême, et qui le fait de plus en plus vite, mais qui est également juste et moralement supérieur.
Grâce au capitalisme de libre entreprise, le monde est aujourd’hui au mieux de sa forme. Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y a eu de période de plus grande prospérité qu’aujourd’hui. Le monde d’aujourd’hui est plus libre, plus riche, plus pacifique et plus prospère qu’à n’importe quel autre moment de notre histoire. C’est vrai pour tous, mais en particulier pour les pays libres, qui respectent la liberté économique et les droits de propriété des individus. En effet, les pays libres sont 12 fois plus riches que les pays répressifs. Le décile inférieur de la distribution dans les pays libres vit mieux que 90 % de la population des pays répressifs, compte 25 fois moins de pauvres dans le format standard et 50 fois moins dans le format extrême. Et comme si cela ne suffisait pas, les citoyens des pays libres vivent 25 % plus longtemps que les citoyens des pays répressifs. […]
Car il ne faut jamais oublier que le socialisme est toujours et partout un phénomène appauvrissant qui a échoué dans tous les pays où il a été tenté. C’est un échec économique. Un échec social. Un échec culturel. Et il a tué plus de 100 millions d’êtres humains.
Le problème essentiel pour l’Occident aujourd’hui est que nous devons non seulement affronter ceux qui, même après la chute du mur [de Berlin, NDLR] et les preuves empiriques accablantes, continuent à lutter pour un socialisme appauvrissant, mais aussi nos propres dirigeants, penseurs et universitaires qui, en vertu d’un cadre théorique erroné, sapent les fondements du système qui nous a donné la plus grande expansion de la richesse et de la prospérité de notre histoire.
Le cadre théorique auquel je fais référence est celui de la théorie économique néoclassique, qui conçoit une boîte à outils qui, sans le vouloir, finit par être fonctionnelle à l’ingérence de l’État, au socialisme et à la dégradation de la société. Le problème des néoclassiques est que, puisque le modèle dont ils sont tombés amoureux ne correspond pas à la réalité, ils attribuent l’erreur à de prétendues défaillances du marché au lieu de réviser les prémisses de leur modèle.
Sous prétexte d’une prétendue défaillance du marché, on met en place des réglementations qui ne font que générer des distorsions dans le système des prix, ce qui entrave le calcul économique, et donc l’épargne, l’investissement et la croissance.
Le problème réside essentiellement dans le fait que même les économistes prétendument libertaires ne comprennent pas ce qu’est le marché, car s’ils le comprenaient, il deviendrait vite évident qu’il est impossible qu’il y ait une telle défaillance du marché.
Le marché n’est pas une courbe d’offre et de demande sur un graphique. Le marché est un mécanisme de coopération sociale où les gens échangent volontairement. Par conséquent, compte tenu de cette définition, la défaillance du marché est un oxymore. Il n’y a pas de défaillance du marché.
Si les transactions sont volontaires, le seul contexte dans lequel il peut y avoir une défaillance du marché est celui de la coercition. Et le seul à pouvoir exercer une coercition généralisée est l’État, qui a le monopole de la violence. Par conséquent, si quelqu’un considère qu’il y a une défaillance du marché, je lui recommande de vérifier s’il y a une intervention de l’État au milieu. Et s’il constate qu’il n’y a pas d’intervention de l’État au milieu, je lui suggère de refaire l’analyse parce qu’elle est définitivement erronée. La défaillance du marché n’existe pas. […]
Par exemple, réglementer les monopoles, détruire les profits, détruire les rendements croissants, c’est automatiquement détruire la croissance économique.
En d’autres termes, chaque fois que l’on veut corriger une supposée défaillance du marché, inexorablement, parce que l’on ne sait pas ce qu’est le marché ou parce que l’on est tombé amoureux d’un modèle qui a échoué, on ouvre la porte au socialisme et on condamne les gens à la pauvreté.
Cependant, face à la démonstration théorique que l’intervention de l’État est néfaste et à la preuve empirique qu’elle a échoué – parce qu’il ne pouvait en être autrement – la solution que les collectivistes proposeront n’est pas plus de liberté mais plus de réglementation, générant une spirale descendante de réglementation jusqu’à ce que nous soyons tous plus pauvres et que la vie de chacun d’entre nous dépende d’un bureaucrate assis dans un bureau luxueux.
Face à l’échec retentissant des modèles collectivistes et aux progrès indéniables du monde libre, les socialistes ont été contraints de modifier leur programme. Ils abandonnent la lutte des classes fondée sur le système économique et la remplacent par d’autres conflits sociaux supposés, tout aussi nuisibles à la vie collective et à la croissance économique.
La première de ces nouvelles batailles fut la lutte ridicule et contre nature entre les hommes et les femmes.
Le libertarianisme a déjà établi l’égalité entre les sexes. La pierre angulaire de notre credo dit que tous les hommes sont créés égaux, que nous avons tous les mêmes droits inaliénables donnés par le Créateur, parmi lesquels la vie, la liberté et la propriété.
La seule chose que cet agenda du féminisme radical a engendrée, c’est une plus grande intervention de l’État pour entraver le processus économique, en donnant des emplois à des bureaucrates qui ne contribuent en rien à la société, que ce soit sous la forme de ministères de la femme ou d’organisations internationales dédiées à la promotion de cet agenda.
Un autre conflit soulevé par les socialistes est celui de l’homme contre la nature. Ils affirment que les humains endommagent la planète et qu’elle doit être protégée à tout prix, allant même jusqu’à préconiser des mécanismes de contrôle de la population ou l’agenda sanglant de l’avortement. […]
Qu’elles se réclament ouvertement du communisme, du socialisme, de la social-démocratie, de la démocratie chrétienne, du néo-keynésianisme, du progressisme, du populisme, du nationalisme ou du mondialisme.
Sur le fond, il n’y a pas de différences substantielles : tous considèrent que l’État doit diriger tous les aspects de la vie des individus. Tous défendent un modèle contraire à celui qui a conduit l’humanité aux progrès les plus spectaculaires de son histoire.
Nous sommes venus ici aujourd’hui pour inviter les autres pays occidentaux à retrouver le chemin de la prospérité. La liberté économique, un gouvernement limité et le respect sans restriction de la propriété privée sont des éléments essentiels à la croissance économique. […]
Ne vous laissez pas intimider ni par la caste politique ni par les parasites qui vivent de l’État. Ne vous soumettez pas à une classe politique qui ne cherche qu’à se perpétuer au pouvoir et à maintenir ses privilèges.
Vous êtes des bienfaiteurs sociaux. Vous êtes des héros. Vous êtes les créateurs de la période de prospérité la plus extraordinaire que nous ayons jamais connue. Que personne ne vous dise que votre ambition est immorale. Si vous gagnez de l’argent, c’est parce que vous offrez un meilleur produit à un meilleur prix, contribuant ainsi au bien-être général.
Ne cédez pas à l’avancée de l’État. L’État n’est pas la solution. L’État est le problème lui-même.
Les catholiques qui prennent Michel Onfray pour un ennemi n’ont rien compris
Dans Théorie de Jésus, Michel Onfray entreprend de réfuter l’existence historique de Jésus, alors qu’il y a plus de preuve de l’existence du Christ que de celles de Platon, Socrate ou Jules César. Dans Patience dans les ruines, il livre un éloge profond du monastère de Lagrasse, de la messe traditionnelle, du sacré. Dans Le Figaro, Eugénie Bastié souligne ce paradoxe et écrit :
[…] Les catholiques qui le prennent pour un ennemi n’ont rien compris. Il a plus lu la patristique que la plupart de nos évêques. Il est un adversaire qui, par ses doutes, ses piques, son esprit critique acéré, réveille les chrétiens de leur « cela va de soi » conformiste, de leurs agenouillements mécaniques. Il faut toujours, quand on est catholique, préférer Jean Barois, le héros athée et libre penseur de Roger Martin du Gard, à l’abbé de Cénabre qui fait semblant de croire, héros de Bernanos dans L’Imposture. « La question de la grâce… la seule qui soit pour moi », écrit Onfray dans Patience dans les ruines, ajoutant encore dans les dernières pages… « la véritable question est celle de la grâce ». Sont-ce là les mots d’un ennemi ?
« Quaerens me, sedisti lassus » : « Parti à ma recherche, tu t’es assis fatigué. » Simone Weil tenait ce vers du Dies iræ, la prière des morts, comme l’un des plus beaux jamais écrits. Elle trouvait magnifique de songer que ce n’est pasl’homme qui cherche Dieu, mais Dieu qui cherche l’homme, jusqu’à s’en fatiguer. Et quand on lit bien Michel Onfray, on se dit qu’il a semé ces pages comme un Petit Poucet, pour que Dieu le retrouve.
Cardinal Arinze : “L’Église n’a pas le pouvoir de bénir les couples homosexuels”
Le cardinal Arinze a été préfet de la Congrégation pour le Culte Divin sous Jean-Paul II et Benoît XVI. Très respecté par ses pairs, sa voix est très écoutée par les évêques africains. Cardinalis a réalisé en juin 2023 un entretien qui résonne avec l’actualité et que est désormais en ligne. Extrait :
Le cardinal Hollerich, rapporteur général du Synode, a déclaré que les positions de l’Eglise sur l’homosexualité étaient “erronées”, le cardinal Grech, secrétaire du Synode, est connu pour être sensible à un changement de doctrine sur ce point, et les évêques flamands bénissent les couples homosexuels. On sent qu’il y a une volonté de certains de changer de paradigme. Quel est votre point de vue sur ce sujet ?
L’homosexualité est bien traitée dans le Catéchisme de l’Église catholique. La tendance en elle-même n’est pas condamnée. Mais agir selon cette tendance est un péché, un désordre, tout comme l’activité hétérosexuelle en dehors du mariage légitime est un péché. L’enseignement catholique sur l’homosexualité n’a pas besoin d’être modifié. L’Église n’a pas le pouvoir de bénir les couples homosexuels. Un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi l’indique clairement. Il est scandaleux qu’un évêque ou un cardinal parle ou écrive comme si l’activité homosexuelle était approuvée.
Pas de réarmement de la nation sans réaffirmation de ses fondations morales et spirituelles
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :
Fixée par le chef de l’État lors de ses vœux aux Français, la feuille de route du nouveau gouvernement se résume en deux mots : le « réarmement civique », qui doit se traduire par le rétablissement de l’autorité. Mais peut-il y avoir un réarmement de la nation sans réaffirmer d’abord ses fondations morales et spirituelles ? Sinon, on est dans l’incantation et la communication, pas dans le réel.
Or, dans le même temps, les mêmes autorités envisagent d’autoriser le suicide assisté et d’inscrire l’avortement dans la Constitution : le 24 janvier prochain débutera à l’Assemblée l’examen du projet de loi sur la constitutionnalisation de l’avortement. Mis à part sept députés courageux et lanceurs d’alerte, notamment sur les risques pour la clause de conscience des médecins, peu se hasardent à s’attaquer à ce totem de la modernité.
Pourtant, cela signifie la poursuite et l’accélération d’une tendance mortifère, définie ainsi par le pape François dans son discours aux diplomates du monde entier, plaidant notamment pour l’interdiction de la GPA : « La diffusion persistante d’une culture de mort, qui, au nom d’une fausse piété, rejette les enfants, les personnes âgées et les malades. »
Pour le Souverain pontife, la recherche de la paix passe donc par des fondements anthropologiques solides. Et ce qui vaut à l’échelle internationale est valable également à l’intérieur d’un pays.
Encore faut-il s’en donner les moyens ! Hubert Védrine, considéré comme expert réaliste des rapports entre puissances, affirme dans Le Figaro que l’Occident n’a plus « la capacité d’imposer ses valeurs ». Faute d’y croire vraiment, ou à force d’en saper les fondements intellectuels et moraux ? Quoi qu’il en soit, cela veut dire que seule la confiance renouvelée et enracinée en ces valeurs constitutives de la civilisation européenne, donc chrétienne, pourra procurer une force suffisante à ce désir de réarmement.
Mobilisation spirituelle
Dans Evangelium vitæ, en 1995, Jean- Paul II avait déjà alerté sur cet obscurcissement des consciences qui conduit à la perte du sens moral : cela commence par l’atténuation du vocabulaire (on parle d’« interruption de grossesse ») pour aboutir à l’inversion complète des valeurs. Au point que désormais, « l’impossibilité morale absolue et grave de la suppression directe de toute vie humaine » défendue par les papes est devenue un bien, et même un droit.
Face à cela, on aimerait que dans l’Église aussi, le réarmement moral gagne tous les esprits, pour soutenir les mouvements qui luttent en faveur de la vie, comme la Marche pour la vie le 21 janvier prochain.
Sans doute faudrait-il également que les pasteurs inscrivent la mobilisation jusque dans sa racine spirituelle. C’est en effet seulement dans la foi dans « l’action créatrice de Dieu », comme le notait Evangelium vitæ, que pourra renaître le désir de vie en Occident.
La défense de la vie biologique s’ancre forcément dans la foi en une vie surnaturelle. Faute de quoi elle demeure un matérialisme.
La médecine fœtale sort de l’état embryonnaire
Mais alors le foetus est donc bien un être humain… :
La médecine fœtale fait l’objet de plus en plus d’attention dans le domaine des maladies malformatives et des pathologies congénitales rares. Le caractère très particulier et les contraintes techniques de ce type d’intervention imposent de repenser l’approche de l’expérimentation clinique.
Entre 2000 et 2008, chaque année, 40 à 80 articles ayant pour thème un essai clinique de chirurgie fœtale sont référencés. Depuis 2009, ce nombre s’est envolé pour atteindre plus de 120 par an. Cette statistique simple donne un aperçu de l’intérêt croissant pour ces nouvelles approches.
Traiter lors de la vie fœtale des maladies qui exposent à une malformation irrécupérable après la naissance, l’idée semble aller de soi mais est difficile à mettre en application. Même si l’intervention se borne à administrer un médicament directement dans le fœtus, via la veine ombilicale, la galénique pose déjà d’immenses problèmes. « La plupart du temps, en l’absence de développement spécifique pour ce stade de la vie, on va adapter au fœtus ce qui existe déjà chez le nouveau-né », explique le Pr Julien Stirnemann, gynécologue-obstétricien au service d’obstétrique et de médecine fœtale à l’hôpital universitaire Necker-Enfants malades (AP-HP).
Enfant livré à lui-même : la mère vivait… chez sa compagne
Nous avons tous entendu dire, sur nos médias commerciaux, que c’est pareil, voire mieux, pour les enfants d’être éduqué par deux personnes homosexuelles. Voilà une histoire assez glauque :
L’histoire racontée par le journal Charente Libre est celle d’un enfant qui se nourrit de gâteaux et de boîtes de conserve froides, qui chaparde parfois des tomates sur un balcon de l’immeuble HLM où il vit, à Nersac. Qui passe des périodes sans chauffage ni électricité, contraint de dormir avec trois couettes et de se laver à l’eau froide. Des voisins l’aidaient un peu à se nourrir, avant que l’un d’eux ne signale anonymement aux gendarmes la situation de cet élève de CM2, puis de sixième.
Les enquêteurs ont alors découvert que la mère vivait à Sireuil, chez sa compagne, à cinq kilomètres de son fils. Elle lui rendait visite de temps à autre pour lui donner de quoi manger, a détaillé le président du tribunal à l’audience. L’étude des données téléphoniques a révélé que cette femme de 39 ans ne dormait pas avec lui et ne l’emmenait pas à l’école, ni au collège, où personne ne s’était rendu compte de rien et où le garçon était plutôt bon élève. La mère a nié les faits durant l’enquête, comme à la barre du tribunal, mais les voisins ont confirmé que l’enfant vivait seul dans l’appartement, où les gendarmes ont trouvé un frigo vide et aucun vêtement d’adulte.
Placé depuis dans une famille d’accueil, indique le quotidien régional, le fils ne veut plus voir sa mère, condamnée pour «délaissement de mineur compromettant sa sécurité» à 18 mois de prison, dont six fermes qu’elle passera sous surveillance électronique, avec obligation de soins. Ses droits de visite ont été suspendus, selon l’avocate de la partie civile.
L’Église a-t-elle toujours été en crise ?
C’est la question à laquelle tente de répondre le Club des Hommes en noir dans cette nouvelle émission. Pourquoi un tel sujet ? Si les crises ne manquent pas dans l’Église d’aujourd’hui et frappent nos imaginations et notre foi, n’est-ce pas, au fond, le cours habituel de la vie des catholiques. En effet, humainement les choses ont plutôt mal commencé, avec la mort violente du Christ sur la Croix, la trahison d’un des apôtres choisis en personne par Jésus, le conflit entre saint Pierre et saint Paul, la mort également violente des apôtres, les persécutions, les divisions et les guerres ensuite entre chrétiens. La liste pourrait être longue des conflits, des crises et des oppositions.
Pour en parler Philippe Maxence reçoit au micro du Club des Hommes en noir l’abbé Claude Barthe, l’abbé Grégoire Célier, le Père Danziec et Jeanne Smits. Tous apportent un regard et une analyse que l’on ne trouve pas ailleurs, sans langue de buis et sans langue de bois.
Le Syndicat de la Famille réclame un ministre délégué à la famille
Communiqué du Syndicat de la Famille :
Alors que les derniers chiffres de la natalité sont alarmants et que le Président de la République a demandé au gouvernement de prendre des mesures d’urgence, Le Syndicat de la Famille déplore l’absence de portefeuille dédié à la famille parmi l’équipe gouvernementale resserrée qui a pris ses fonction la semaine dernière. La nomination d’un ministre délégué à la famille est indispensable pour construire une politique familiale ambitieuse et relever le défi de la natalité.
Selon le bilan démographique 2023 de l’Insee, le taux de fécondité est de 1,69 enfant par femme alors que, selon l’Unaf, le désir d’enfants est de 2,39 par femme. Il est terrible de constater que le renoncement à avoir les enfants désirés est si important. La composition d’un gouvernement n’est pas symbolique mais politique. L’absence de la famille dans l’intitulée des ministères traduit au mieux l’indifférence si ce n’est le mépris du Président de la République et du Premier ministre à l’endroit des familles. Ce choix politique est incohérent avec la préoccupation affichée sur la natalité ou encore l’appel à la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants, notamment en matière d’exposition aux écrans et en particulier pour ce qui concerne les sites pornographiques.
« La famille doit être défendue, soutenue et encouragée pour lui permettre d’assurer son rôle irremplaçable pour les petits et les grands et jusqu’aux personnes âgées. Pour ce faire, les 19 millions de familles ont évidemment besoin d’un ministre pleinement engagé au service de la famille et attendent avec impatience la suite de la nomination du gouvernement de Gabriel Attal » résume Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.
Dire que l’avortement est une liberté est absurde, car l’IVG n’est pas une faculté naturelle de la personne
Tribune de Grégor Puppinck, directeur de l’European Centre for Law and Justice, parue dans Valeurs Actuelles :
Manifestement, le gouvernement ne sait pas ce qu’est une liberté et ce qui la distingue d’un droit.
Après bien des hésitations, il propose d’ajouter à la Constitution une phrase alambiquée disant que
« la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
Une telle phrase, quand on la compare à la qualité juridique de la Constitution, est symptomatique d’une forme de décadence. D’abord quant à son objet, car l’avortement n’a rien à faire dans une Constitution. Ensuite, quant à son expression, car parler de “liberté garantie” est redondant. Plus encore, c’est toute la phrase qui l’est car elle n’ajoute rien à ce qui est déjà, à savoir que la loi organise l’accès à l’IVG.
La seule nouveauté consiste à inscrire dans la Constitution que l’IVG est une “liberté”. Mais là encore, c’est maltraiter le droit.
Il convient de rappeler brièvement ce que sont une “liberté” et un “droit”, et donc pourquoi ces notions essentielles ne peuvent pas s’appliquer à l’avortement.
Une “liberté” est une faculté naturelle de la personne que l’État s’engage à respecter parce qu’il estime que cette faculté est bonne. Il s’agit par exemple des libertés d’expression, de pensée, de mouvement ou d’entreprise. Toute personne possède naturellement ces facultés, et tout ce que l’on demande à l’État, c’est de ne pas en entraver l’exercice, d’en garantir le libre exercice, sans que cela nuise à autrui.
Il en va très différemment d’un “droit”. Un droit n’est pas une faculté naturelle de la personne, mais une chose, un bien que l’on peut réclamer à autrui et finalement à l’État au nom de la justice. À la différence d’une liberté, un droit suppose une relation avec un tiers, et consiste en une obligation de l’un envers l’autre. Il va de soi que personne ne possède un droit d’avorter à l’égard d’un tiers. Au plan collectif, la situation est un peu différente car la garantie d’un droit répond à un besoin fondamental de la personne qu’elle ne peut pas satisfaire entièrement par elle-même et qui nécessite donc l’intervention de la société. Il s’agit par exemple des besoins d’instruction, de santé ou de sécurité. Ces besoins/droits sociaux découlent de la raison d’être de l’État, qui est de garantir la pérennité de la société. En cela, un droit s’oppose à une liberté, car il nécessite l’action d’un tiers et finalement de l’État.
Dire que l’avortement est une liberté, comme le propose le gouvernement, est donc absurde, car l’IVG n’est pas une faculté naturelle de la personne. C’est d’autant plus absurde que l’IVG est en réalité le résultat de contraintes diverses ; ce n’est pas un acte “libre”.
L’IVG, au contraire, pourrait entrer dans la catégorie du “droit” si l’on estimait que pouvoir avorter était un dû, une exigence de justice. Cela supposerait soit que l’avortement vienne corriger une injustice entre deux personnes — ce qui n’est évidemment pas le cas —, soit que la société estime que l’avortement est un besoin fondamental de la personne, au même titre que l’instruction ou la santé. C’est sur ce terrain que se place la gauche. Mais cela suppose que l’avortement soit un bien en soi, au même titre que la santé ou la sécurité. Or ce n’est évidemment pas le cas ; pour preuve, personne n’avorte par plaisir.
En fait, l’avortement est un mal que l’on ne souhaite à personne et, comme tel, il ne peut être ni une liberté ni un droit. Ainsi, dans la loi Veil, l’avortement est seulement toléré dans certaines circonstances, comme un moindre mal.
Un moindre mal s’exprime toujours en droit comme une exception à un principe, en l’occurrence au respect de la vie et de la dignité humaines, mais jamais comme un droit ou une liberté en soi ; et encore faut-il que ce “moindre mal” permette de préserver un bien aussi grand que le mal auquel il est consenti, à savoir la vie de la mère.
On ne peut pas faire dire n’importe quoi au droit. Un mal, même estimé nécessaire, ne peut pas être un droit ou une liberté, mais seulement une exception. Il serait bon que le législateur s’en souvienne. C’est pour cette raison que le gouvernement et le Parlement se sont empêtrés en cherchant une formulation. Le droit obéit à une rationalité propre qui est celle de la justice. Il appartient au législateur de la servir, et non de s’en servir à des fins politiciennes.
Si le législateur voulait vraiment faire le bien, il regarderait en face les statistiques d’avortements en France et en Europe. Il constaterait que la France fait figure d’exception, avec deux fois plus d’IVG qu’en Allemagne toutes proportions gardées. Que l’IVG baisse dans les autres pays, et continue d’augmenter en France. Si le législateur voulait vraiment faire le bien, il mettrait en œuvre une politique de prévention de l’avortement.
Si l’objectif du gouvernement était vraiment de promouvoir la natalité il parlerait de famille
Communiqué de Laissez-les-vivre :
Le Président a annoncé la création d’un congé naissance mieux rémunéré que l’actuel congé parental d’éducation mais ne pouvant pas excéder 6 mois au prétexte que l’actuel dispositif éloigne les femmes du marché du travail et qu’ il va ainsi relancer la natalité.
L’hypocrisie est totale : relancer la natalité en obligeant les femmes à retravailler dès les 6 mois du bébé ? On croit rêver mais non ce n’est pas un cauchemar c’est bien ce qui a été dit.
Ce faisant, il a mécontenté tout le monde car tant la gauche que les verts hurlent à l’instrumentalisation du ventre des femmes car le Président a évoqué le “fléau de l’infertilité”. S’agirait-il d’une maladresse ou d’une provocation volontaire? Leur avortement sanctuarisé ne leur suffirait -il pas? Jusqu’en 1944, les femmes françaises étaient privées du droit de vote car considérées par les hommes politiques de la III ème République comme trop conservatrices. En 2024, peut-on rêver une minute et imaginer que chaque maman d’un enfant de 6 mois puisse être considérée comme une majeure à laquelle on puisse poser la question: “Voulez -vous que 1800 euros soit utilisés chaque mois pour que d’autres que vous élèvent votre bébé”? Et oui 1800 euros c’est bien le coût mensuel d’une place d’un bébé en crèche. Bien sûr, il faut additionner TOUTES les sources de financements étatiques(C.A.F et dégrèvements d’impôts) départementaux, municipaux, patronaux et aussi parentaux. Les sources de financements sont tellement (volontairement?) enchevêtrées qu’il est difficile de s’y retrouver.
Si l’objectif du gouvernement était vraiment de promouvoir la natalité il parlerait de famille. Or ce mot n’a pas été prononcé. Rien n’est prévu de toute façon pour aider au delà du premier enfant. Si on se rapporte aux décennies précédentes on voit que la génération qui a pu bénéficier de l’Allocation Parentale soit 2.500 francs par mois à partir du troisième enfant dès 1988 et à partir du deuxième dès 1994 a pu être plus sereine. Alors, oui on peut hurler contre ce congé, dire qu’il constitue “une trappe à inactivité” grande expression des années 2000 ou qu’il ” éloigne durablement les femmes du marché du travail” expression du Président Macron mardi soir, mais pourquoi les mères seraient-elles des éternelles mineures?
Il est fondamental que les catholiques soutiennent leurs évêques quand ils s’expriment sur l’avortement
A l’occasion de la Marche pour la vie de dimanche prochain nous avons interrogé Aliette Espieux, porte-parole de la Marche :
L’INSEE vient de sortir les chiffres de la natalité de 2023 et ils sont encore en berne. Que propose la Marche pour la vie pour encourager les naissances ?
Face à cette baisse alarmante de la natalité en France, la Marche pour la Vie considère qu’il est urgent de refuser la constitutionnalisation de l’avortement dont le nombre n’a pas été aussi élevé depuis 1990, de faire réaliser une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics, pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP octobre 2020) et obtenir la création d’une mission d’études parlementaires sur ce sujet, mais aussi de mettre en place une politique familiale pour combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques.
Aujourd’hui, une femme qui souhaite avorter sera remboursée à 100% par la sécurité sociale, ce qui n’est pas le cas pour les démarches des femmes qui souhaitent garder leur enfant. Il faut donc inverser la tendance, et permettre le remboursement à 100% des actes liés à une maternité. Ces femmes reçoivent à la fois une forte pression de leur entourage pour avorter, et se voient délaissées par l’Etat qui ne les aide que peu ou pas à garder leur enfant. Quand elles vont demander de l’aide au Planning Familial, on leur explique que leur enfant n’est qu’un “amas de cellule”, et que l’avortement leur permettra de sortir de leur détresse : les femmes sont manipulées, aussi pourrait-il être intéressant de rendre obligatoire, dès la sixième semaine de grossesse, une échographie qui permettra d’entendre battre le cœur du fœtus, afin qu’elles se rendent compte également de la gravité de l’acte qui va être posé, ou encore de rétablir un délai de réflexion de trois jours minima, avant toute IVG.
Peu de députés ont prévu d’intervenir contre le projet de loi visant à constitutionnaliser l’avortement. Comment La Marche pour la vie peut-elle mobiliser les élus ?
La Marche pour la Vie sensibilise chaque année les élus en leur rappelant leur devoir, qui est de porter la voix de l’ensemble des citoyens français, et de défendre cette dernière. En promouvant l’avortement et son entrée dans la constitution, les députés et les sénateurs ne respectent pas leur devoir d’élus, puisqu’ils condamnent à mort des milliers de Français innocents. Notre travail consiste donc à les réinformer sur la réalité de l’avortement, de ses conséquences sur la femme et sur la famille, mais également des risques potentiels de l’entrée en vigueur de l’avortement dans la constitution.
Le pape a rappelé début janvier dans son discours aux ambassadeurs le respect de la vie de l’enfant à naître. Cette année La Marche pour la vie est-elle soutenue par les évêques de France ?
La Marche pour la Vie informe chaque année les évêques sur nos thèmes de manifestation et invite à mobiliser autant que possible dans leurs diocèses. Beaucoup nous répondent, en nous assurant de leurs prières, et encouragements. En France, l’Eglise est régulièrement attaquée de toute part dès qu’elle parle des sujets de bioéthique. Pour cette raison il est fondamental que les catholiques soutiennent et encouragent leurs évêques dès que ces derniers prennent position sur l’avortement ou encore l’euthanasie.
Nous ne devons pas avoir peur de dénoncer publiquement le massacre des innocents. C’est à nous, catholiques, de nous mobiliser, et d’encourager et soutenir nos pasteurs.
Les AFC à la Marche pour la vie
Communiqué des Associations familiales catholiques:
Le 21 janvier 2024, les AFC participeront à la Marche pour la vie, organisée tous les ans à Paris depuis 2005.
En participant à cette marche pacifique, les AFC réaffirment la nécessité fondamentale de respecter chaque vie humaine de sa conception à sa mort naturelle.
L’enjeu cette année est double. La volonté du Gouvernement d’inscrire l’avortement dans la Constitution, ainsi que celle de légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, autrement dit « l’aide active à mourir », sont dénoncées par les AFC comme des mesures inutiles et dangereuses.
L’inscription de l’avortement dans la Constitution est dangereuse puisqu’elle mettrait en péril la liberté de conscience des soignants et dériverait certainement vers un glissement des délais légaux. Elle est d’ailleurs inutile : l’avortement n’est pas menacé en France !
Légaliser l’euthanasie revient à lever l’interdit de tuer. L’euthanasie ou le suicide assisté ne supprime pas la souffrance mais supprime le patient et entrouvre la porte vers les dérives déjà constatées dans d’autres pays. Il ne s’agit pas d’une loi de liberté pour les seules personnes qui souhaiteraient y recourir : c’est chacun de nous qui devrait alors s’interroger sur l’opportunité d’arrêter de peser sur ses proches jusqu’à « s’auto effacer »
L’opposition des soignants et des familles à cette légalisation devrait prouver à l’exécutif que la solution au « mal mourir » réside dans le développement des soins palliatifs.
Marche pour la vie: à Bourg en Bresse aussi
On nous informe que les défenseurs de la vie innocente de l’Ain et des environs qui ne peuvent venir à Paris ce week-end peuvent s’associer à la Marche pour la vie en manifestant à Bourg en Bresse.
Pour protester contre le projet de loi de « constitutionnalisation de l’avortement » et celui de légaliser l’euthanasie
Pour défendre la vie, « de la conception à la mort naturelle »Rassemblement à partir de 14 heures 30
Place de la Basilique du Sacré-Coeur
Départ à 15 heures vers Notre-Dame
Et retour vers la Basilique du Sacré-CoeurRenseignements : 07-88-27-75-93
Prions pour la vie

La stupéfiante application de la “mécanique quantique” au statut de l’embryon humain.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
En ce qui concerne la représentation de l’embryon humain, d’aucuns vous diront qu’il n’en est pas un, que tout comme la pomme dessinée de Magritte, il ne représente guère plus qu’une image sans consistance quant à son statut.
Ainsi, le « ceci n’est pas une personne” ressemble au « ceci n’est pas une pomme « de Magritte, à la grande différence, que l’on ne parle pas là d’un fruit et de sa représentation (en l’occurrence, une pomme), mais d’une seule et même réalité cruciale d’éthique autour du statut le la vie naissante humaine . L’embryon humain, ne possède pas les caractéristiques des lois physiques quantiques qui permet aux particules (atomes, électrons, photons…) d’être dans deux états à la fois (ondes et corpuscules par exemple). Néanmoins, il est sidérant de constater à quel point son statut est à géométrie variable, à quel point on le croirait une entité régie par ces mêmes lois de l’échelle atomique…
S’en suivent inévitablement des incohérences énormes qui devraient sauter aux yeux de n’importe quelle personne qui possède un entendement normal, indépendamment de son avis sur l’avortement.
On assiste là et partout sur la planète, je ne dirai pas à une schizophrénie, par respect pour les personnes atteintes de cette maladie, qui n’y sont pour rien et qui seules en connaissent les turpitudes, mais à une félonie, à une insulte intolérable à la cohérence, insulte qui se fait assassine.
Il est capital de mettre en relief cette falsification du réel, du factuel. Je pense notamment aux émissions à l’ambiance toute douce” telles que “La Maison Des Maternelle sur France 5, qui est un véritable « pot pourri », pourri donc, qui mélange (“quantiquement ») tour à tour reconnaissance, soins les plus attentionnés, conseils professionnels avisés etc, à l’enfant à naître dès le début de la grossesse, et sa négation pure et simple à travers les thèmes des émissions relatifs à l’« IVG” (selon l’appellation convenue de l’avortement, il va de soit).
Exemple: Emission de France 5, « La Maison des Maternelles » sur l’haptonomie (L’accompagnement haptonomique des parents et de l’enfant part du principe que la relation entre l’enfant et ses parents peut se créer et s’approfondir dès avant la naissance. Dès les premiers mouvements perceptibles de l’enfant – vers le quatrième ou le cinquième mois de grossesse – les parents apprennent à établir un contact tendre et affectueux avec leur enfant dans le giron maternel.
Extrait (5:00- 5:29)
« -Il y a un moment idéal, docteur Catherine Dolto, pour démarrer l’haptonomie?
-Oui, c’est dès le début de la grossesse.
-(…)
-Oui (…), le plus tôt, le mieux, et ça permet déjà aux parents de FAIRE SENTIR A L’ENFANT QU’ILS SONT LA, même si, eux, ne sentent pas L’ENFANT REPONDRE, ça fait qu’ils le sentiront beaucoup plus tôt. »
Et voilà que toujours, sur France 5, toujours dans la même émission, « La Maison des Maternelles », un autre jour, la mécanique quantique est appliquée de façon démentielle, au statut de l’embryon humain car il devient ici « cela à éliminer » dont le ressenti n’a aucune espèce de soupçon d’existence.
“Une réalité, plusieurs états possibles, en même temps”: exactement comme pour les atomes que régissent la mécanique quantique. (Ceux-ci peuvent être à la fois « onde »et « corpuscules », ce qui est absolument impossible dans le « macroscopique “)
Mais quelle est cette cécité face à la fluctuation du statut de l’embryon humain au point que dans un même établissement hospitalier, vous pouvez, pour lui, et avec lui, bénéficier de séances vivement conseillées de “communication parents-bébé” dans le cadre de la préparation à l’accouchement (parfois même d’haptonomie), …et dans un autre service, le « faire enlever » de toute urgence comme un kyste malin? Je précise, sous le même toit!
Ah!, cette ambiance “soft-glauque » d’une émission, toujours de « La Maison des Maternelles“, où un gynécologue qui a, derrière lui, le portrait d’un nourrisson, rassure son petit auditoire fébrile, prêt à dire un grand « ouf! » de soulagement à propos de l’amélioration future de l’accès à l’avortement!
Pour qui a un entendement dont la cohérence n’est pas altérée et qui sait encore que le nourrisson de la photo était embryon « avortable » quelques mois auparavant, franchement, ça jure!
Alors que la moindre erreur sur les fiches de salaire de nos contemporains fait l’objet d’une attention méticuleuse, laquelle est repérée plus vite que la vitesse de la lumière tant elle leur est intolérable, les incohérences criantes, effarantes, qui sont une question de vie ou de mort, mises en relief dans cet article, font l’objet d’un déni assassin.
L’on pourrait espérer que de pointer les les antagonismes, les illogismes, les incohérences, de dénoncer les manquements au réel enveloppés dans le coton et les arômes soporifiques des émissions « cosy » et ailleurs, parle peut-être mieux que de long discours.
Repérons, pointons les incohérences assassines, tels des correcteurs de copies de mathématiques: le factuel, la cohérence, le réel sont imparables…tôt ou tard!
I-Média – La grande faillite de l’école
Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le “déjà” fiasco du gouvernement Attal quelques jours après sa nomination.
Le dossier du jour est consacré à la faillite de l’Education nationale qui se manifeste par le classement PISA et le terrible aveu de la ministre Oudéa-Castéra qui critique l’école publique.
Enfin, les pastilles de l’info abordent :
1-Les problématiques liées à démographie française en berne
2- Les Corses résistent à l’immigration !
3- Il fait froid ! les médias infantilisent les Français
4- La fille des députés LFI Garrido et Corbière en garde à vue pour apologie du terrorisme
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Ruth Elkrief qui a récemment fait l’objet d’une fatwa lancée par Jean-Luc Mélenchon.
La Fraternité Saint-Pierre rappelle qu’elle n’a rien à voir avec l’association Paix Liturgique, dont elle désapprouve les méthodes et l’état d’esprit
Communiqué du district de France de la Fraternité Saint-Pierre à propos de l’éviction de la Fraternité Saint-Pierre du diocèse de Quimper et Léon :
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) a été informée par Monseigneur Dognin le jeudi 14 décembre 2023 de sa volonté de révoquer la convention entre la Fraternité Saint-Pierre et le diocèse de Quimper. Le dimanche 17 décembre, deux représentants du diocèse annonçaient cette décision au cours de la messe célébrée par les abbés Loïc Courtois et Nicolas Télisson à Quimper et à Sainte-Sève. Devant l’émoi provoqué par une telle décision, Monseigneur Dognin a adressé une lettre publique aux fidèles pour expliquer sa décision.
La Fraternité Saint-Pierre regrette de ne pas avoir été consultée avant cette décision qui a été prise de manière unilatérale, sans qu’il ait été possible de trouver un terrain d’entente. À ce stade, il semble important de préciser certains points.
Monseigneur Dognin a fait appel à la Fraternité Saint-Pierre en 2016 en lui confiant la mission d’assurer « le soin pastoral des fidèles du diocèse attachés à la forme extraordinaire du rite romain » dans son diocèse. Lors d’une visite pastorale au printemps 2022, Monseigneur a « constaté [la joie des fidèles] de participer à la messe célébrée avec le missel de 1962 ». Le 11 juin 2023, lors de la publication de son ordonnance sur l’application du motu proprio Traditionis Custodes, Monseigneur Dognin confirmait la mission confiée à la FSSP sept ans auparavant. Toutefois un changement d’église avait été demandé à Quimper et plusieurs solutions étaient à l’étude entre la paroisse de Quimper et la Fraternité Saint-Pierre.
Le 28 novembre et le 12 décembre 2023, deux articles à charge contre le diocèse et attaquant personnellement certains membres du presbyterium de Quimper, publiés par l’association Paix Liturgique, ont mis le feu aux poudres, décidant Monseigneur Dognin à dénoncer la convention entre la FSSP et le diocèse. Pour justifier cette décision, Monseigneur évoque des « tensions qui s’étaient développées depuis plusieurs années », au point d’arriver « à un point de non-retour ». Pour autant ces « tensions » n’avaient pas empêché la publication de l’ordonnance de juin 2023 confirmant la présence de la FSSP. Par ailleurs, un an auparavant, la Fraternité Saint-Pierre avait déjà exprimé à Monseigneur Dognin qu’elle n’avait rien à voir avec l’association Paix Liturgique, dont elle désapprouve les méthodes et l’état d’esprit. Il était donc bien évident que ces deux articles à charge contre le diocèse avaient été publiés sans concertation avec la FSSP. Il est particulièrement offensant pour les prêtres de la FSSP présents dans le diocèse de Quimper et Léon de se voir reprocher des agissements qui leur sont totalement étrangers.
Afin d’expliquer ces « tensions » Monseigneur Dognin reproche aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre d’avoir développé un apostolat parallèle aux activités diocésaines. Pourtant les prêtres de la FSSP avaient reçu comme mission de l’évêque d’assurer « le soin pastoral des fidèles du diocèse attachés à la forme traditionnelle du rite romain » ; par ailleurs le statut de chapelain qui leur avait été accordé prévoit qu’un prêtre assure « de façon stable la charge pastorale (…) d’une communauté ou d’un groupe particulier de fidèles » (Can. 564). De plus, les prêtres de la FSSP dans le diocèse de Quimper ont toujours proposé leurs services auprès des curés dont ils dépendaient, c’est ainsi qu’ils se sont vu confier, par exemple, des permanences de confessions à la cathédrale. Peut-être les prêtres de la FSSP étaient-ils « beaucoup plus disponibles que leur confrères [diocésains] pour accompagner personnellement leurs fidèles et pour assurer eux-mêmes l’ensemble des activités paroissiales », toutefois il ne semble pas que l’on puisse reprocher à des prêtres de se rendre pleinement disponibles à la mission qui leur a été confiée.
Or, avec le départ des deux prêtres de la FSSP, ce sont les prêtres diocésains qui devront assurer ce soin pastoral auprès des fidèles attachés à la forme extraordinaire, en plus de leurs multiples responsabilités. A ce jour, aucune garantie n’a été apportée aux fidèles. Ces derniers craignent que l’ensemble des activités, jadis proposées par les prêtres de la FSSP, ne puissent être reprises intégralement (catéchisme selon une pédagogie traditionnelle, groupe étudiant, formation pour adulte, accompagnement spirituel…), ce qui constituerait une véritable injustice.
Concernant la Fraternité Saint-Pierre, Monseigneur Dognin reconnait que les prêtres de la FSSP présents dans son diocèse sont «fidèles aux orientations et choix pastoraux de leur Fraternité tout en maintenant la communion [avec lui] », mais il souligne par ailleurs que « la position de la Fraternité au sein de l’Église en général pose problème », et que « le refus [des prêtres] de célébrer avec le missel et les rituels actuels les met en marge de l’Église ». Face à ces accusations graves, la Fraternité Saint-Pierre tient à rappeler qu’elle a toujours cherché à travailler au bien des âmes, dans la communion de l’Église, selon son charisme propre tel qu’il a été défini lors de sa fondation par le Pape Jean-Paul II en 1988 et récemment confirmé par le Pape François par un décret du 11 février 2022. Ses prêtres vivent cette communion par la profession de l’unique foi catholique, la fidélité au Saint Père, l’obéissance aux évêques ; ils l’expriment par la communion eucharistique à la messe chrismale, signe par excellence de l’unité du corps mystique et de leur reconnaissance de la validité des sacrements célébrés selon les rituels actuellement en vigueur, la concélébration n’étant pas l’unique signe visible de la communion et ne revêtant pas de caractère obligatoire selon le droit canon (Can. 902). Cette question délicate et importante a d’ailleurs fait l’objet d’une étude récente de la part de la Fraternité Saint-Pierre.
La Fraternité Saint-Pierre tient publiquement à remercier ses deux prêtres qui, depuis 2016, se dévouent au service des fidèles du diocèse de Quimper et Léon. Ils ont exercé leur ministère sacerdotal avec zèle auprès de tous les fidèles qui se présentaient à eux sans exclusivité, cherchant toujours des solutions d’apaisement dans les conflits qui pouvaient naître. Comme dans les nombreux autres diocèses à travers le monde où la Fraternité Saint-Pierre est présente, ces prêtres ont cherché à vivre du charisme propre de la Fraternité Saint-Pierre : la fidélité indéfectible à l’Église et aux pédagogies traditionnelles de la foi.
