Soulèvements de la terre : le mensonge de Macron
Plusieurs journalistes certifient que l’Elysée avait bien invité l’organisation d’extrême-gauche au salon de l’agriculture.
🔴 C’est un mensonge d’Etat. L’Elysée l’a confirmé plusieurs fois. Il a même été dit aux journalistes : “Le président n’a peur de rien.” En vérité, Macron a peur du peuple. #salonagriculture #SIA2024 #CRS https://t.co/PDuki441mJ
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) February 24, 2024
Je tombe des nues en lisant ce tweet.
L’invitation des « Soulèvements de la Terre » serait « une erreur faite lors de l’entretien avec la presse en amont de l’événement »
C’est faux.
Nous avons rappelé après pour confirmer
Réponse : « le président n’a peur de rien » https://t.co/k99ufGrHh7
— Florian Tardif (@Florian_Tardif) February 23, 2024
Une Constitution contraire à la vie
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

Conférence organisée par les AFC à Saumur
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Bonjour
Les AFC, Association Familiale Catholique, de Saumur vous invitent à une conférence sur les blessures d’enfance, donnée par Mme Bénédicte Sillon. Elle aura lieu le lundi 18 mars à 20h à l’espace Nantilly, au 12 rue Marceau de Saumur.
Son livre sera disponible à la vente sur place.
L’entrée est libre, et la participation aux frais aussi.
Pour plus d info : 06 58 89 26 84
Merci
Le grand débat sur l’agriculture revenait à inviter des lapins de garenne à un dîner de chasseurs
Philippe de Villiers décrypte l’actualité :
Marches pour la vie en Géorgie et en Virginie
EQUAL RIGHTS FOR THE UNBORN pic.twitter.com/9UsUt1HTpw
— March for Life (@March_for_Life) February 23, 2024
I'm proud of our students for joining the March for Life in a time of united prayer during Virginia's Pro-Life Day. Their commitment to standing up for others is a powerful testament to who we are in Christ and the spirit of Liberty. #MarchForLife #LibertyUniversity pic.twitter.com/ZCh7UIlLqr
— President Dondi Costin (@LibertyUPres) February 21, 2024
Culture de mort en Pologne
Le 22 février, la chambre basse du Parlement polonais a adopté avec 224 voix contre 196, une loi autorisant l’accès à la « pilule du lendemain » dès 15 ans et sans ordonnance.
Le texte doit désormais être débattu au Sénat avant d’être promulgué par le président de la République. La position de ce dernier reste incertaine alors que ses conseillers évoquent ses réserves sur l’âge d’accès à la pilule.
Récemment, une proposition de loi visant à autoriser l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse a été déposée.
Alabama : des cliniques de fécondation In vitro ferment
Après l’arrêt de la Cour suprême de l’Alabama le 16 février qui a déclaré que les embryons congelés étaient des « enfants », l’hôpital de l’université de l’Alabama à Birmingham a décidé de suspendre les procédures de fécondations in vitro (FIV).
« Nous devons évaluer la possibilité que nos patients et nos médecins soient poursuivis au pénal ou qu’ils subissent des dommages-intérêts punitifs pour avoir respecté les normes de soins pour les traitements de FIV » a expliqué l’un des porte-paroles de l’établissement, Hannah Echols.
La décision de la Cour suprême a provoqué de nombreuses réactions et notamment au niveau politique. La vice-présidente Kamala Harris la juge « scandaleuse ». « Elle prive déjà les femmes de la liberté de décider quand et comment fonder une famille » a-t-elle déclaré sur X, anciennement twitter, le 21 février. De son côté, Nikki Haley, candidate républicaine à la présidentielle, a apporté son soutien à la Cour suprême de l’Alabama. « Pour moi, les embryons sont des bébés », a-t-elle déclaré dans une interview avant de poursuivre : « lorsque vous parlez d’un embryon, vous parlez, pour moi, d’une vie ».
Le 22 février, deux autres cliniques de l’Alabama, l’Alabama Fertility et le Center for Reproductive Medicine at Mobile Infirmary, ont annoncé la suspension des procédures de fécondation in vitro (FIV).
Les wokistes se déchirent sur Wikipedia
Ça devient compliqué : faut-il faire disparaître les prénoms de naissance des personnes trans dans les pages de Wikipedia ? Les contributeurs ont jusqu’à la fin de la semaine pour s’exprimer.
Le “deadname” doit-il être mentionné car il s’agit d’une information, ou doit-il être effacé, pour respecter le choix de la personne concernée ? S’il figure, à quel endroit dans la page ? Le désaccord est tel qu’il y a une possibilité qu’aucune décision ne soit prise dans les prochains mois.
Après l’épiscopat allemand, l’épiscopat belge
La Conférence des Evêques de Belgique a publié un document de travail en vue de la seconde session du synode. Dans ce texte, les évêques se disent ouverts à certaines évolutions, notamment l’ouverture d’un diaconat féminin et l’ordination d’hommes mariés.https://t.co/T1zhLwE6o2
— Famille Chrétienne (@FChretienne) February 23, 2024
Mais c’est Mgr Strickland ou Mgr Rey qui posent problème…
Christine Kelly et Marc Menant chez les Eveilleurs
Les Eveilleurs ont reçu le 26 janvier au théâtre Montansier Marc Menant et Christine Kelly quelques semaines après la sortie de leur ouvrage commun Ces destins qui ont fait l’Histoire. Le temps d’une soirée, les spectateurs ont vécu un passionnant voyage dans le temps qui a fait redécouvrir des figures historiques les plus emblématiques de notre histoire et réfléchir à ce qui en faisait de grands destins.
L’actualité vient frapper de plein fouet ces deux personnalités présentes quotidiennement sur Cnews et qui se retrouvent attaquées une fois de plus par l’intolérance de l’extrême gauche et le mépris du pluralisme. En voulant contrôler la chaîne Cnews, étiqueter ses chroniqueurs et journalistes, l’ARCOM foule un peu plus la liberté d’expression. Le débat intellectuel, la liberté de ton, ainsi que le travail de fond et d’information proposés par cette chaîne se trouvent une fois de plus menacés.
Plutôt que d’encadrer les loyers, l’Etat devrait réévaluer sa fiscalité
La revue Conflits dénonce le rôle néfaste joué par l’encadrement des loyers :
[…] Pour rappel, il existe dans la législation française trois types d’encadrement des loyers : l’encadrement de la hausse des loyers en cours de bail, qui limite la hausse à celle de l’indice de référence des loyers (IRL) ; l’encadrement de la hausse des loyers à la relocation dans les zones dites « tendues », qui oblige à geler le loyer ou à limiter son augmentation au niveau de l’évolution de l’IRL (sauf en cas de travaux ou de vacance de longue durée) ; enfin, à titre expérimental, pour une durée de huit ans et pour les villes qui en font la demande, l’encadrement des loyers à la mise en location et au renouvellement du bail. Ainsi, en 2023, 24 villes ont fixé administrativement un plafond, dans le cadre donc de cette expérimentation prévue par la loi du 23 novembre 2018 dite « loi ELAN ».
Pourquoi la pénurie d’appartements à louer est-elle, au moins en partie, le fruit pourri de l’encadrement des loyers ? Que se passe-t-il lorsque les loyers sont encadrés, c’est-à-dire plafonnés au-dessous de leur prix de marché ? En raison de la faiblesse des loyers, on assiste à une hausse de la demande locative et à une baisse de l’offre du nombre de logements mis sur le marché. Ne pouvant plus être résorbés par la variation des prix, puisque ceux-ci ne sont plus libres de varier, les déséquilibres se manifestent au niveau des quantités offertes, d’où la situation de pénurie. La qualité du parc locatif tend corrélativement à se dégrader, le moindre rendement de l’investissement locatif se traduisant par un moindre entretien des biens par les propriétaires. En fin de compte, l’encadrement des loyers pousse à l’illégalité. La fondation Abbé Pierre a démontré que, dans les grandes villes, plus de 30 % et parfois même 40 % des nouvelles mises en location dépassaient les plafonds légaux.
Dans une économie de marché, les prix agrègent un grand nombre d’informations émanant d’une myriade de producteurs et de consommateurs. Les prix jouent donc un rôle économique fondamental : ils sont d’authentiques signaux qui véhiculent l’information disponible et qui guident les agents économiques, en leur permettant d’ajuster leurs comportements et de se coordonner. Si le gouvernement entend lutter contre l’inflation et améliorer véritablement l’accès au marché locatif des familles les plus modestes, c’est sa fiscalité, sa dépense publique et sa réglementation qu’il devrait réévaluer, plutôt que de bloquer les prix en leur retirant, ce faisant, leur vertu informationnelle.
La police de la pensée contre l’école catholique
De Thierry Aillet, Ancien Délégué épiscopal de l’Enseignement Catholique d’Avignon :
Aux aboyeurs qui veulent en finir avec la liberté d’enseigner, d’éduquer, de dire, de respirer, de penser, de débattre, de s’émerveiller, de prier…
A l’école, l’université, l’hôpital, les institutions d’arbitrage, dans les « territoires perdus de la république », sur les terrains de sport, dans les gymnases, dans les piscines, dans les prétoires, les lieux de culte, les préfectures, les ministères, dans les cabinets et salons de ceux qui nous dirigent donc qui œuvrent pour le « bien commun » de la France, même dans l’Eglise… « on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin ».
Aujourd’hui, dans l’actualité qui nous agresse, la conscience d’absurde, tantôt habillée d’oripeaux cliniques, tantôt hurlante de douleur, est toujours l’ultime étape du voyage vers le néant dans lequel nous embarque le désespoir produit par une civilisation où Dieu est interdit de séjour.
L’époque de la police de la pensée et des censeurs qu’on croyait enterrée revient. Preuve en est la complaisance de Recteurs, voire de hiérarques de l’enseignement catholique, plus enclins à lâcher leurs limiers suite aux dénonciations (reposant sur des documents confidentiels dont on pourrait douter qu’ils le sont vraiment) dictats, montages mensongers et vomissures de cette benoîte racaille d’écrivassiers vertueux de Médiapart , Libération*, le Monde, Télérama et autres thuriféraires plutôt qu’à rechercher et rétablir la vérité. Depuis un mois, ces antifas de l’acrate morale s’en prennent à des Etablissements Catholiques associés à l’Etat par contrat au prétexte qu’ils réussissent encore à maintenir l’équilibre de plus en plus difficile à tenir entre la fidélité au magistère de l’Eglise dont l’Ecole catholique est une portion et les assauts subversifs du discours ambiant illustré par les orientations éducatives et sociétales liberticides du gouvernement depuis des lustres. Au prétexte qu’il est intolérable que soient invités les élèves et la communauté éducative à n’entendre pas uniquement et exclusivement une lecture de l’Histoire de France, de l’art, de la littérature et des idées conforme à celle de la doxa. Au prétexte même qu’on puisse favoriser des temps de confession, proposer la sainte messe et inviter l’évêque du lieu…chez lui !Les établissement catholiques Stanislas à Paris, L’Immaculée Conception à Pau dont les capitaines, Fréderic Gautier et Christian Espesso, tiennent la barre et ne s’en laissent pas compter, sont la cible de ces nouveaux khmers rouges. Ils restent droits dans leurs bottes, fidèles à leur mission dont il faut dire pour ceux qui – y compris certains Recteurs- semblent l’ignorer, qu’ils l’ont reçue de leur Evêque.Il n’empêche que certaines institutions catholiques sont tellement terrorisées par les oukases de cette néoStasie qu’ils préfèrent s’y soumettre.
Autre preuve de cet acharnement totalitaire, l’exclusion de l’offre « Adage » du pass culture collectif réservé aux élèves des classes de la quatrième à la Terminale de l’académie de Versailles pour le spectacle « Bernadette de Lourdes ». Le motif avancé est que le spectacle ne « propose pas de démarche d’éducation artistique et culturelle ». Et le Rectorat y va de sa petite musique lancinante et assassine en rajoutant : « le respect de la charte de la laïcité pose question ». Circulez, y’a rien à voir ni à contester ni à expliquer.
Autre preuve de persécution : saisi par l’ONG- RSF, devenu d’extrême gauche, le Conseil d’état vient de sommer l’ARCOM de veiller « à la diversité des courants de pensée représentés » sur Cnews « [prenant] en compte », non plus seulement « le temps d’intervention des invités politiques » mais « l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités ». Le Conseil d’Etat ouvre ainsi une boite de Pandore fabuleuse qui exigera que pour chaque média, le temps de parole de tous les chroniqueurs ou intervenants soit décompté selon leur orientation politique supposée. En commençant par le service public bien sûr… Patrick Cohen, Léa Salamé, Guillaume Meurice, et tant d’autres ont du souci à se faire. Mais qui seront les juges et quels critères de fichage seront retenus ? Au nouveau ministère de l’Education du peuple et de la propagande de l’Etat français, on y verrait bien le citoyen Lagasnerie.
Autre preuve médiocre est la cabale minable d’une meute de sérinissimes crétins contre Sylvain Tesson. Je ne saurai leur recommander de méditer cette phrase de Ernest Hello : « L’homme médiocre peut montrer aux hommes la partie d’eux-mêmes qu’ils connaissent. L’homme supérieur révèle aux hommes la partie d’eux-mêmes qu’ils ne connaissent pas ».
Mais voilà, « Imbéciles ! Vous vous fichez éperdument de la vie intérieure, mais c’est tout de même en elle et par elle que se sont transmises jusqu’à nous des valeurs indispensables, sans quoi la liberté ne serait qu’un mot. » Bernanos
Pour mémoire, un Saint Vincent de Paul, un abbé Pierre, dans l’engagement contre la misère, un Saint José Calazanz, Saint Jean Bosco, Saint Jean-Baptiste de la Salle, une Sainte Angèle Merici, un Saint Louis Louis Marie Grignon de Montfort, un Félicité de La Mennais, un Saint José-Maria Escriva de Balaguer dans le champ de l’éducation, ont su certes percevoir un appel brûlant de leur temps et y répondre. Mais ces réponses ne se laissent pas réduire à la satisfaction d’un besoin. Elles procédaient d’une inspiration, elles créaient du neuf. Elles introduisaient, dans chacun des domaines concernés, une saveur d’Evangile inédite et irréductible à ces besoins. La nouvelle possibilité de vie qui s’ouvrait pour les membres d’Emmaüs ou pour les enfants accueillis par don Bosco était, indissociablement, une invention sociale et une invention évangélique. C’est sans doute la raison pour laquelle l’Ecole Catholique est si diverse dans ses formes, si rebelle à la planification administrative, si soucieuse de sauver son droit de faire du neuf, si tenu aussi à faire effectivement du neuf.
Nous aurions tort de mettre tout cela au passé. Dans notre société pluraliste, complexe, mouvante, incertaine de son avenir et amnésique de ses héritages, boursoufflée de relativisme où les idéaux fédérateurs et fondateurs de la démocratie sont devenus, pour beaucoup de jeunes, presque illisibles, beaucoup attendent de l’Eglise, explicitement ou non, qu’elle mette au service de la société les ressources de tradition vivante et de significations ultimes dont elle dispose. « Toute l’histoire de l’Eglise en témoigne : elle fut régulièrement réveillée de sa torpeur voire de ses compromissions par des saints, des fondateurs de communauté ou des pasteurs qui ont osé – au nom de la foi et de la mission de l’Eglise – aller à contre-courant de la convenance, de la tiédeur ou du conformisme ambiant » écrit Mgr Cattenoz dans Une Charte pour l’Enseignement Catholique. Mais il ne s’agit ni de plaquer sur un monde « désenchanté » un supplément d’âme religieux, ni de prendre je ne sais quelle revanche sur la laïcité. Les « valeurs chrétiennes », comme certains disent, s’étiolent vite si on les coupe de leur source : le Christ ressuscité, présent dans son Eglise, y suscitant inlassablement les forces et les formes neuves de l’amour éducateur. Il n’y a pas de valeurs chrétiennes, il y a une personne, Jésus Christ : le Modèle unique.
Alors qu’est-ce-qui peut provoquer cette vile et rance ire que suintent toutes les pores idéologiques de cette meute de statolâtres ? La liberté du Chef d’établissement d’organiser la vie scolaire, pédagogique, religieuse, culturelle en fonction du projet d’établissement ? La mise en place de séances d’Education Affective Relationnelle et Sexuelle dont le contenu s’inspire des documents de la Congrégation pour l’Education Catholique ?…L’école catholique arrivait à maintenir jusque-là un certain consensus. La diffusion de l’idéologie du gender, et les orientations des programmes de l’Etat sont très souvent à l’opposé de la pensée chrétienne sur l’homme. L’enseignement catholique se trouve donc dans une situation très exigeante pour trouver la voie de la fidélité à la mission catholique d’éducation.. La recherche du bien, du pur, du bon et du beau est-elle encore possible dans une école associée par contrat avec un Etat qui n’a pas compris que c’est parce que l’Eglise a la mission d’annoncer à tous le Salut qu’elle a une légitime responsabilité d’éducation.
Plus que jamais aujourd’hui, l’école catholique doit aller à contre-courant des projets de déshumanisation et de décivilisation programmés par les nébuleuses qui nous gouvernent relayées et martelées par la majorité des laquais médiatiques.
Pour l’Ecole catholique, le texte de référence est le texte publié en 2019 par la Congrégation pour l’Education Catholique : « Il les créa homme et femme ».
Alors que l’éducation nationale manifeste un déni de la différence corporelle et psychologique qui préexiste aux rôles culturels. Ce constructivisme s’applique ensuite à la culture et aux règles sociales pour les modifier : l’identité sexuelle imposée par la société doit s’effacer devant l’orientation librement choisie, et les choix individuels doivent être également respectés et soutenus socialement.
Quand l’anthropologie a toujours reconnu l’importance structurante de la différence sexuelle, la diffusion de telles assertions brouille la parole des éducateurs, face à des jeunes en quête de repères pour construire leur identité.
L’Etat français aussi décidé soit-il à confisquer la première responsabilité qui est celle des parents de dire et témoigner que la vraie sexualité est langage du cœur, qu’elle se maitrise, qu’elle respecte le ou la bien aimé(e), qu’elle est source de plaisir et de joie, qu’elle donne la vie, ne doit pas chercher dans l’Ecole catholique des infiltrés qui distilleraient l’idéologie wokiste rampante et criminelle. Et l’école catholique sait à quelle stigmatisation, à quelle persécution elle s’expose en s’opposant à cette stratégie de déconstruction et de deshumanisation. Les affaires Stanislas et L’Immaculée Conception en sont des exemples flagrants.« […] La Société qui se crée peu à peu sous nos yeux réalisera aussi parfaitement que possible, avec une sorte de rigueur mathématique, l’idéal d’une société sans Dieu. Seulement, nous n’y vivrons pas. L’air va manquer à nos poumons. L’air manque. Le monde qui nous observe avec une méfiance grandissante s’étonne de lire dans nos yeux la même angoisse obscure. Déjà quelques-uns d’entre nous ont cessé de sourire, mesurent l’obstacle du regard… On ne nous aura pas… On ne nous aura pas vivants ! » écrivait BernanosNos gouvernants s’émeuvent suite au rapport choc du Haut Conseil à l’Egalité publié sur les désastres du porno (Mon Dieu, on n’avait pas vu venir !!!) ;(le dernier des grands axes recommandé était de « mettre en œuvre les séances d’éducation à la vie sexuelle et affective et sensibiliser les parents, professionnels de santé et professionnels de l’éducation aux enjeux liés à la pornographie »)
Ils s’émeuvent et « en même temps » développent dans nos écoles, dès la maternelle, des programmes d’éducation sexuelle qui sont souvent de purs viols de consciences innocentes où la pureté, la délicatesse, le respect du corps, la sensibilité, la beauté sont écrasés sous le bulldozer de l’idéologie LGBTISTE , l’entrisme des drag Queens et de la culture de l’inversion . Ah elle est belle leur « éducation à la vie sexuelle et affective ».
C’est précisément parce que l’école catholique refuse de se soumettre à ce que Proudhon appelait la pornocratie qu’elle a pour ambition de développer une formation intégrale où chaque élève est considéré comme une personne humaine d’une dignité égale, avec une vie physique, affective, intellectuelle et spirituelle et qu’elle éduque toutes ces dimensions dans l’unité et dans le respect de l’origine biologique, culturelle et spirituelle de chaque enfant S’il est vrai que l’éducation d’un enfant passe par des phases de socialisation, il est essentiel de bien comprendre que cette socialisation n’est qu’un moyen pour faire l’apprentissage de la relation dans le respect du bien, du beau et du vrai, et ainsi de préparer l’engagement, la fidélité à cet engagement et la prise de responsabilité des futures générations. Il ne s’agit pas de travailler en opposition, mais en cohérence avec le Magistère de l’Eglise, de donner des repères permettant à chaque jeune de s’orienter dans un projet de vie fondé.
C’est une démarche de promotion de l’égale dignité de l’homme et de la femme en réaffirmant leur spécificité et leur complémentarité et dans une posture qui doit s’équilibrer entre l’accueil de la situation rencontrée et l’accompagnement de la construction intégrale de la personne.
Mais considérer la socialisation comme un objectif en soi pourrait conduire à penser qu’il faut « arracher » l’enfant au déterminisme de sa famille, ce qui est absolument indéfendable
Le risque serait celui décrit par Anna Arendt dans « la crise de la culture » :
« En Europe ce sont surtout les mouvements révolutionnaires à tendance tyrannique qui croient que pour mettre en place de nouvelles conditions il faut commencer par les enfants, et ce sont ces mêmes mouvements qui, lorsqu’ils accèdent au pouvoir, arrachaient les enfants à leur famille et se bornaient à les endoctriner »
Alors, dites-nous :
Quel article liant une école catholique à l’Etat par contrat interdit dans l’organisation scolaire et éducative d’un établissement catholique que le chef d’établissement propose à des familles que leurs enfants soient dans une classe mixte ou non mixte ? Certaines maisons prestigieuses d’éducation sont d’ailleurs exclusivement réservées aux jeunes filles n’est-il pas ?
Quel article interdirait de ne pas faire l’apologie de la peine de mort, du terrorisme, de l’antisémitisme ; quel article interdirait de dire à nos jeunes que l’avortement est et demeure une tragédie évitable et que ce n’est pas être homophobe que de ne pas modéliser l’homosexualité ; quel article interdirait de dire que la famille est fondée sur le mariage, union complémentaire entre un homme et une femme ; quel article interdirait de dire que l’euthanasie est et demeure un meurtre, que l’accompagnement des blessés de la vie, des mourants répond à cette magnifique remarque de Charles Péguy :
Quel article interdirait d’enseigner en cours de sciences économiques et sociales la doctrine sociale de l’Eglise, l’aventure « distributrice » de Chesterton et Belloc de discourir sur le fait religieux de proposer à tous les élèves et acteurs de l’école, parents, éducateurs, cadres, maîtres et parents une rencontre avec Jésus-Christ celui en qui se fonde l’école catholique. Il n’y a pas d’école catholique sans Lui.
Quel article interdirait à un chef d’établissement d’inviter dans son établissement un intervenant, un conférencier, un intellectuel dont le discours ne rentrerait pas dans les cases des penseurs de l’éducation nationale, de la culture et de la santé ? Jean Sévilla, Stéphane Courtois, Jean François Chemain, Jean Tulard, Philippe de Villiers, Reynald Secher, Marc Menant, Franck Ferrand, Rémy Brague, Laurent Dandrieu, Florence Bergeaud-Blachler… sont autant d’intellectuels dont le propos, la culture, la crédibilité historique et l’élégance du verbe nourrissent l’esprit et développent un peu plus le libre arbitre de nos potaches que les harangues de militants comme Assa Traoré, Louis Boyard, Sandrine Rousseau, Ersilia Soudais qui pourtant ont pignon sur école publique et y déversent leur idéologie nauséabonde .
Quel article interdirait d’aborder l’écologie en ne dissociant pas la défense de la nature de ce que Benoît XVI nommait « l’écologie humaine » à savoir le respect de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Comment protéger la nature, si l’on est capable d’attenter à la vie humaine innocente ?
« Les devoirs vis-à-vis de l’environnement découlent des devoirs vis-à-vis de la personne considérée en elle-même, et en relation avec les autres » écrivait-il.Sans doute que les réponses sont dans les rapports d’inspection que les Rectorats ont transmis à Médiapart et Libération …à moins qu’elles ne fussent envoyées confidentiellement aux chefs d’établissement victimes des nouveaux inquisiteurs dont l’esprit marche dans les ténèbres.
La clause de conscience des médecins est menacée
Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, est interrogé dans France catholique à propos de la constitutionnalisation de l’avortement. Extrait :
[…] La commission des Lois du Sénat insiste sur la liberté de conscience des professionnels de santé. Faut-il constitutionnaliser la clause de conscience des médecins et des sages-femmes ?
En droit, les mots ne sont jamais anodins. Si la formulation actuelle d’une « liberté garantie » est retenue, alors elle fera naître un droit opposable, et la clause de conscience des soignants risque donc, à terme, d’être menacée. En effet, des associations ou de simples citoyens pourront s’estimer fondés à mettre en cause les médecins ou sages-femmes qui, pour des motifs de conscience, ne souhaiteraient pas pratiquer des IVG et donc refuseraient de « garantir » cette liberté. C’est un point essentiel, sur lequel je me battrai : il en va aussi de l’idée que je me fais de la médecine.
Inscrire dans la Constitution le droit de l’enfant à naître ne serait-il pas plus clair et percutant ?
Sur le plan strictement juridique, à partir du moment où le droit à l’IVG est présenté comme une « liberté garantie » dans la Constitution, c’est ce principe, et lui seul, qui l’emportera sur tout le reste… […]
Constitutionnalisation de l’avortement et stratégie électorale
Beaucoup a déjà été dit sur la sinistre et grotesque farce parlementaire en cours visant à la constitutionnalisation de l’avortement – dont on ne voit pas ce qui pourrait sortir de concret, sinon la fin de la clause de conscience pour les médecins et sages-femmes et la censure des opposants. Sur le fond, il est absurde de faire d’un drame un droit s’imposant à tous. Sur la forme, il est trop évident que ce « débat » n’est qu’un rideau de fumée visant à détourner l’attention des innombrables échecs de l’actuelle majorité et à tenter l’un de ces appels « républicains » (pour ne pas dire maçonniques) dont la gauche est familière depuis la fondation de la république afin de reconstituer l’unité du prétendu « cercle de raison » (refaisant en l’occurrence l’unité nationale sur le dos des horribles « réactionnaires »). Il est clair que, bien loin d’élever le débat public, cela ne conduit qu’à une chose : mépriser encore davantage la constitution. Même moi qui n’ai pas vraiment un respect religieux pour la constitution de Marianne V, je ne me serais pas permis d’en faire ainsi la liste de courses de toutes les revendications gauchistes à la mode.
Mais je voudrais ici envisager la question sous un autre angle : l’angle le plus bêtement politicien. Bien sûr, ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel est évidemment la défense de la vie innocente. Ou encore la protection des femmes contre ce drame qui leur est trop souvent imposé (combien d’avortements exigés par des « compagnons » irresponsables ?). Ou même le respect dû à la constitution. Curieux féminisme que cette idéologie qui fait porter aux femmes toutes les conséquences délétères de la soi-disant « libération sexuelle ». Et curieuse conception du droit qui voudrait placer dans la constitution, côte à côte, l’interdiction de la peine de mort pour les assassins et l’obligation pour tous de trouver cette peine de mort merveilleuse pour les innocents.
Pourtant, même si observer l’angle politicien est certainement envisager le problème par le petit bout de la lorgnette, il ne me semble pas inutile d’en parler car, en ce domaine comme en bien d’autres, les fausses évidences sont monnaie courante.
Ne parlons pas ici de la gauche (y compris macronienne) : elle est dans son rôle quant elle promeut le nihilisme. Depuis le « Salut et fraternité ou la mort » des jacobins jusqu’au « Viva la muerte » des anarchistes espagnols, en passant par les massacres de masse orchestrés par les léninistes ou les nationaux-socialistes (dont je persiste à ne pas comprendre par quelle aberration on continue de les placer à la droite de l’échiquier politique, comme s’ils n’avaient pas revendiqué aussi fort que leurs concurrents staliniens leur volonté révolutionnaire de créer un homme nouveau !), on connaît la fascination de la gauche pour la mort et son aversion pour l’œuvre de Dieu et tout spécialement pour l’homme, sommet de la Création.
Je note toutefois que, voici quelques années encore, Jean-Luc Mélenchon était capable de voir dans l’avortement un drame (il avait déclaré dans « Famille chrétienne » pendant la campagne présidentielle de 2017 : « Il n’y a pas d’avortement heureux ! » – ce qui devrait être évident, mais, déjà à l’époque, lui avait valu les foudres d’une partie de ses troupes). La barbarie progresse à vive allure…
Mais je voudrais surtout envisager ici le cas de la « droite » – non pas, hélas, au sens de l’opposition aux principes révolutionnaires, mais au sens de la position dans l’hémicycle.
Au passage, je note que la droite conserve la liberté de vote sur ces questions, tandis que la gauche conserve son tropisme totalitaire et impose à tous ses membres de « bien » voter… Comme toujours, les hérauts auto-proclamés de la Liberté (majusculaire naturellement !) sont aussi les plus prompts à priver de liberté les « ennemis de la liberté ».
Mais venons-en aux chiffres. Nous l’avons évoqué naguère sur le Salon beige, 30 députés sur 577 ont voté contre le projet de loi de constitutionnalisation de l’avortement : 12 RN (sur 88), 14 LR (sur 62), 1 Liot (sur 22) et deux non-inscrits (sur 6).
Certes, ce vote solennel ne donne qu’une indication. On pourrait également aller regarder ceux qui ont voté des amendements de suppression – ou, sur le vote solennel, étudier les abstentions ou les députés qui n’ont pas pris part au vote. Mais cette indication a le mérite d’être simple et incontestable : nous sommes sûrs au moins que ces 30 députés ne voulaient pas du « droit à l’avortement » dans la constitution (soit qu’ils ne croient pas à l’existence d’un droit à l’avortement, soit qu’ils estiment que cela n’a rien à faire dans la constitution – soit les deux !).
D’un côté, nous pouvons nous réjouir : voici bien longtemps que nous n’avions pas eu autant de députés pro-vie ; mais, de l’autre, nous ne pouvons nous défendre de l’impression d’une occasion manquée : si la droite avait réellement voulu s’opposer au projet mélenchono-macronien, elle en avait parfaitement les moyens, ne serait-ce que parce qu’elle est majoritaire au sénat, sans lequel aucune réforme constitutionnelle n’est possible.
En tout cas, ce qui saute aux yeux, c’est que ces députés courageux sont minoritaires dans leur propre camp. Mais, plus impressionnant encore, que les dirigeants LR et RN ont voté pour le projet de loi. En particulier, Eric Ciotti pour les LR et Marine Le Pen pour le RN.
Pour Eric Ciotti, il est notoirement hostile aux idées « conservatrices » (on lui prête parfois dans les couloirs du parlement une initiation maçonnique : j’ignore si c’est vrai, n’assistant pas souvent à ce genre de cérémonie, mais c’est au moins plausible). Mais c’est, en tout cas, un coup de poignard dans le dos de François-Xavier Bellamy. Ce dernier doit mener la liste LR aux européennes et, malgré toutes ses qualités, il n’est pas assuré de franchir la barre fatidique des 5% au-dessous de laquelle sa liste n’aura aucun élu. Or, il a déjà mille difficultés – dont la moindre n’est pas qu’il est favorable à une Europe des nations, tout comme l’immense majorité de ses électeurs, quand son parti adhère à Bruxelles au PPE, dont les statuts prévoient de « promouvoir le processus d’unification et d’intégration fédérale en Europe en tant qu’élément constitutif de l’Union européenne » (pour avoir plusieurs fois fait remarquer ce « menu problème » à des parlementaires LR, je sais d’expérience que beaucoup croient qu’il s’agit d’une fausse nouvelle : ceux qui seraient sceptiques pourront vérifier ici). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet exercice d’équilibriste n’est pas aisé. Mais si, en outre, on somme François-Xavier Bellamy de s’expliquer sur la position de son parti à propos de l’avortement, que défendra-t-il ? Sa position (qui a toutes les chances d’être proche de celles des 14 courageux députés LR qui ont voté contre) ou celle du président du parti ? M. Ciotti aurait voulu mettre en difficulté M. Bellamy qu’il ne s’y serait pas pris autrement et nous pouvons avancer avec certitude que, si la liste LR fait moins de 5% aux européennes, ce ne sera certes pas la faute du second, qui est la meilleure chance du parti d’éviter une déroute électorale, mais bel et bien la faute de ses « soutiens ».
Cela étant, j’avoue que je ne m’attendais guère à ce que M. Ciotti vote avec les députés courageux de son parti (j’ai été plus déçu de ne pas voir parmi les opposants le nom de M. Marleix, président du groupe qui nous avait habitué à résister plus nettement au politiquement correct).
Ce qui m’a réellement sidéré, c’est le piètre score des positions pro-vie au RN (alors que ce dernier a plus de députés que LR, il en a moins qui ont voté contre le texte). Plus étrange encore, alors que seuls 4 députés RN avaient voté contre l’amendement de suppression du projet de loi, 46 ont voté pour le projet de loi. Autrement dit, entre le début et la fin des débats à l’Assemblée, il s’est passé quelque chose qui a conduit des opposants à la constitutionnalisation de l’avortement à ne pas s’opposer. Il ne fait aucun doute que ce « quelque chose » est une pression de la direction du parti. Dans les couloirs de l’Assemblée, on a entendu évoquer le poids du lobby LGBT (puissant au RN comme ailleurs) et cela n’est évidemment pas à écarter. Cependant, une interprétation beaucoup plus simple (et non exclusive de la précédente !) permettrait d’expliquer le même résultat : les dirigeants du RN, voyant qu’ils peuvent gagner la prochaine présidentielle, cherchent à se rendre « respectables » en évitant les sujets qui fâchent.
On peut, en outre, raisonnablement supposer aussi que ce calcul s’est doublé de l’idée que les « cathos pro-vie » ne pèsent pas bien lourd électoralement et que, par conséquent, leur tourner le dos ne coûte rien.
Le problème, c’est que cela ne fonctionne pas du tout ainsi.
D’abord, il est assez évident qu’il vaut mieux perdre sur ses idées que gagner sur celles des autres. En l’occurrence, quel est l’intérêt d’avoir une majorité RN si c’est pour qu’elle applique la politique d’Emmanuel Macron ? On pourrait me rétorquer que la question de l’avortement n’a jamais été centrale dans le programme du RN et que tout ce qui compte est la lutte contre l’invasion migratoire et l’insécurité. Peut-être mais changer d’avis sur des questions aussi fondamentales que la vie humaine envoie le message que rien dans le programme n’a suffisamment d’importance pour que l’on y tienne au point d’accepter de perdre les élections plutôt que d’y renoncer. En d’autres termes, qui nous garantit que la même volte-face n’aura pas lieu sur les questions régaliennes ? Et j’insiste sur le fait que c’est bien un changement très profond de position qui fait passer de l’idée que l’avortement est un drame à éviter au maximum à l’idée que c’est un droit constitutionnel qui doit s’imposer à tous (y compris aux médecins qui n’en veulent pas ou aux militants pro-vie qui seront ainsi réduits au silence). J’ajoute que, si affirmer que l’avortement est un drame et non un droit était trop compliqué (?!), il était très facile – le président du sénat lui-même ayant ouvert la voie – de dire que le sujet n’avait rien à faire dans la constitution.
Par ailleurs, il n’est pas nécessaire d’être surinformé sur la marche du monde pour savoir que l’avortement est activement promu par les officines mondialistes, y compris les fameuses ONG de Soros. Si le clivage que le RN tente d’imposer entre patriotes et mondialistes a un sens, on ne comprend pas bien pourquoi des patriotes tiendraient à toute force à obéir aux desiderata des mondialistes.
Ce qui m’amène à un troisième point : il semble que dans tous les partis, l’idée générale soit que soutenir la constitutionnalisation de l’avortement soit le signe que l’on appartient au « cercle de raison » ou à « l’arc républicain » (après tout, il fut bien un temps où pour être un « bon républicain », il fallait réclamer toujours plus d’extermination en Vendée). Si je comprends bien le raisonnement des cadres du RN, en votant pour (et en faisant tout, corollairement, pour limiter les votes contre) cette réforme constitutionnelle, ils montrent ainsi qu’ils deviennent respectables. Mais respectables pour qui ? Certainement pas pour leurs électeurs qui soit se fichent du sujet, soit sont hostiles ou du moins réservés sur l’avortement – et, en tout cas, considéraient naguère que Jean-Marie Le Pen était cohérent en s’opposant à l’immigration et en encourageant la natalité (et donc en dissuadant l’avortement). La seule interprétation est que ces cadres cherchent à être respectables pour ce qu’on appelle aux Etats-Unis l’Etat profond, journalistes influents, hauts fonctionnaires ou politiciens. Or, c’est précisément cet Etat profond qui a mis un oukase sur le FN, puis le RN. Il me semble extrêmement étrange de se détourner de ses électeurs pour montrer patte blanche à ses ennemis. A ce propos, il ne serait peut-être pas inutile de garder en mémoire qu’une bonne partie des abstentionnistes ont été, à l’occasion, électeurs du RN : si, à mesure que l’on gagne des électeurs, on déçoit les précédents, où est la progression ?
S’agissant du poids électoral des « cathos pro-vie », je comprends fort bien que, lorsque l’on caracole à 30% d’intentions de vote dans les sondages, on ne se préoccupe guère d’un ou deux petits points. Il reste que c’est un calcul dangereux pour au moins deux raisons. La première, c’est que, si l’électorat pro-vie est effectivement (hélas) minoritaire et ne peut donc faire élire personne, il peut, en revanche, empêcher quelqu’un d’être élu. Je rappelle que l’élection présidentielle est à deux tours. Souvenons-nous par exemple que Lionel Jospin, promis à une large victoire au second tour de 2002, manqua la qualification pour 196 000 voix. La leçon, qui ne semble pas avoir été entendue par les stratèges du RN, l’avait été par Nicolas Sarkozy: ayant été aux premières loges de cette affaire, je peux témoigner qu’il avait exigé du groupe UMP du sénat qu’il vote contre la recherche sur l’embryon dans la loi de bioéthique de 2011 – afin de ne pas être enquiquiné par des cathos énervés, avait-il précisé… La deuxième raison qui rend ce calcul tout à fait hasardeux tient au fait qu’il ne suffit pas de gagner l’élection, il faut ensuite gouverner (nationalement et localement) et le bloc « conservateur » (avec tout ce qu’il comporte de « notables de province » et de compétences diverses) apporterait de ce point de vue un très significatif appoint au bloc populiste. Rien n’impose à Marine Le Pen d’adhérer à nos convictions, mais les heurter sans profit me semble parfaitement impolitique.
Il y aurait bien sûr encore beaucoup à dire, et j’y reviendrai peut-être, mais je voudrais finir sur un dernier point de pure tactique électorale. L’élection que Marine Le Pen et tous ses lieutenants ont en tête est l’élection présidentielle, mère de la vie politique française depuis la réforme de 1962 (et plus encore depuis l’adoption du quinquennat). Je passe sur le fait qu’il ne me semble pas raisonnable de vouloir le pouvoir à Paris sans le prendre aussi localement. M. Macron a fait cette faute en 2017 : cela lui a, en apparence, réussi puisqu’il a gagné mais, en pratique, quel bilan restera-t-il de ses deux mandats ? A peu près rien (si ce n’est d’abondantes privations des libertés publiques et ce genre de réformes « sociétales » qui peuvent se mener sans aucun soutien populaire). Je serais curieux de savoir comment on peut s’opposer à l’immigration massive, relancer la natalité, rétablir les libertés publiques ou restaurer le dialogue social sans avoir de relais de terrain. Mais passons, ce n’est pas le sujet pour aujourd’hui. La présidentielle, je le rappelais à l’instant, est une élection à deux tours. Il est extrêmement peu vraisemblable que Mme Le Pen puisse gagner dès le premier (même De Gaulle, qui avait imposé cette réforme de 1962 pour son propre bénéfice, fut mis en ballotage). Cela implique qu’elle devra chercher des alliances de second tour. Or il n’existe que deux possibilités : soit elle cherche une alliance avec LFI en essayant d’unir tous les « populistes », soit elle cherche une alliance avec LR, Reconquête, et la « droite hors les murs ». La première possibilité semble de moins en moins envisageable (les électeurs de gauche qui ne sont pas encore partis au RN sont de toute évidence les plus fanatiques du « multiculturalisme » et du wokisme et on les imagine mal rejoindre le RN au deuxième tour, d’autant qu’ils savent pertinemment que la gauche ou la droite « parlementaires » sont sous leur coupe idéologique). Reste l’alliance à droite. Evidemment le régalien est un excellent sujet d’union, mais cela ne peut pas être l’alpha et l’oméga du programme : il faudra bien trouver au moins quelques éléments pour une vision commune de l’homme et de la société. Dans ce registre, la défense de la vie innocente et de la famille naturelle semble un sujet d’entente assez logique. En tout cas, on voit mal sur quelles thématiques Marine Le Pen tendra la main à ses futurs alliés si elle cède à la gauche sur tout sauf l’immigration.
En d’autres termes, ces 12 députés qui ont voté contre la constitutionnalisation de l’avortement sont sans doute minoritaires, mais ils ont toutes les chances d’être amenés à jouer un rôle décisif dans l’éventuelle prise de pouvoir du RN. Il n’y a guère qu’eux qui pourront s’adresser à l’électorat de second tour. Il faudra donc regarder de près comment ils seront traités et ce qu’ils feront dans les prochains mois.
Guillaume de Thieulloy
I-Média – Hommage à Manouchian : le débunkage
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur le traitement médiatique de la mort d’Alexeï Navalny, l’opposant russe à Poutine, avec le deux poids deux mesures des prisonniers politiques en Occident.
Le dossier du jour est un débunkage de la panthéonisation de Missak Manouchian et des polémiques autour de la présence de Marine Le Pen à la cérémonie.
Enfin, les pastilles de l’info :
1) Les ciseaux de la censure : Les suites de l’affaire CNews
2) Carton rouge : Un imam radical tunisien qualifie le drapeau tricolore de satanique
3) Le coup de gueule : Agression du jeune Allemand, Fillip, par des racailles
4) Le bon point mainstream : Jordan Bardella reçoit une médaille des CRS
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Sonia Mabrouk, une amoureuse de la France qui selon Thomas Legrand ne serait pas une vraie journaliste !
Ça commence à se voir
Les résultats d’une étude, publiée la semaine dernière dans la revue Vaccine, ont révélé des corrélations entre l’injection des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca contre le Covid-19 et plusieurs problèmes médicaux sérieux.
Cette étude, la plus importante à ce jour, réalisée par l’organisation Global Vaccine Data Network, a analysé les données de 100 millions de personnes vaccinées dans huit pays différents, dont le Canada, l’Argentine, l’Australie, le Danemark, la Finlande, la France, la Nouvelle-Zélande et l’Écosse.
Les conclusions indiquent que certains effets secondaires indésirables, tels que la myocardite, la paralysie de Bell, les convulsions, la péricardite et le syndrome de Guillain-Barré, pourraient être liés à la vaccination. Les symptômes de ces affections sont apparus en moyenne 42 jours après l’administration des vaccins étudiés.
Notamment, des cas de myocardite ont été signalés suite à l’administration des vaccins à ARNm de Pfizer-BioNTech et Moderna, après la première, deuxième et troisième dose. De plus, une augmentation significative du risque de péricardite a été observée chez les personnes ayant reçu une troisième dose du vaccin à vecteur viral d’AstraZeneca.
Les chercheurs ont également identifié un risque accru de développement de caillots sanguins dans le cerveau après l’administration du vaccin à vecteur viral, comme celui d’AstraZeneca, ainsi qu’une augmentation des cas de syndrome de Guillain-Barré chez les personnes vaccinées avec ce même vaccin.
Le média public d’intérêt général n’existe plus
Extrait d’un entretien donné par Éric Zemmour dans Valeurs Actuelles à propos du jugement du Conseil d’Etat contre CNews :
[…] Je plaide pour une liberté totale, sur le modèle américain. Faisons payer les fréquences pour ne plus offrir à l’Arcom ‘excuse de réguler un “bien public” et laissons la liberté aux propriétaires de chaîne d’imposer la couleur politique qu’ils souhaitent, au moment où ils le souhaitent. Les téléspectateurs feront leur choix. J’ai davantage confiance dans les Français que dans les fonctionnaires de l’Arcom.
Cela passe donc par une suppression totale du service public ?
En réalité, le média public d’intérêt général n’existe plus. Il est gangrené par la gauche depuis trop longtemps. J’ai connu, enfant, l’ORTF, qui, malgré ses défauts, permettait l’accès à des programmes culturels fantastiques. J’ai connu Apostrophes, la meilleure émission littéraire de la télévision française, et Ciné-club, où l’on pouvait découvrir les grands classiques avec Jean Gabin et Humphrey Bogart. Aujourd’hui, le service public dépense notre argent pour diffuser un documentaire à charge afin de critiquer et de traiter de “factieux” ceux qui avaient eu l’outrecuidance d’exposer des informations factuelles lors de l’affaire Lola. Tout est dit.
La neutralité journalistique est-elle un mythe ?
Évidemment. L’objectivité journalistique n’existe pas. La gauche a réussi à imposer l’idée qu’il fallait dissocier l’information du commentaire, alors que les deux sont intrinsèquement liés. Là réside son génie perfide : en phagocytant les écoles de journalisme, elle a créé un moule idéologique pour les journalistes. Répétée à longueur d’articles, de reportages et d’éditos, leur vision d’une information devient dès lors la seule et unique version “objective” et “neutre”. Les autres, en revanche, sont désormais considérées comme autant de commentaires qu’il faudrait réguler. […]
Manouchian : Macron encense l’idéal communiste (sic), Mélenchon jubile !
Lors de la panthéonisation de Missak Manouchian, au milieu d’un discours très bien rédigé et émouvant, Emmanuel Macron s’est livré, sans nuance ni recul historique, à un éloge indécent du communisme, faisant un rapprochement avec la révolution française et reprenant leur narratif concernant le 6 février 1934 :
” Quand les ligues fascistes défilent en 1934 au cœur de Paris, Missak Manouchian voit revivre sous ses yeux le poison de l’ignorance et les mensonges raciaux qui précipitèrent en Arménie sa famille à la mort (…)
Alors, Missak Manouchian embrasse l’idéal communiste. Convaincu que jamais en France on n’a pu impunément séparer République et Révolution. Après 1789, après 1793, il rêve l’émancipation universelle pour les damnés de la terre. C’est ainsi que Missak Manouchian s’engage contre le fascisme, au sein de l’Internationale communiste (…)
Parce qu’ils sont communistes, ils ne connaissent rien d’autre que la fraternité humaine, enfants de la Révolution française, guetteurs de la Révolution universelle (…)
Missak Manouchian, vous entrez ici toujours ivre de vos rêves : l’Arménie délivrée du chagrin, l’Europe fraternelle, l’idéal communiste, la justice, la dignité, l’humanité, rêves français, rêves universels (…)”
Quant à Jean-Luc Mélenchon, il jubile de voir Marine Le Pen et Jordan Bardela à cette cérémonie :
“J’ai eu une secrète jubilation parce qu’enfin, tant d’années après, c’est capitulation sans condition. L’extrême droite vient rendre hommage à la résistance communiste alors qu’ils l’ont tellement décriée (…) À la fin, ce sont les résistants communistes qui ont eu le dernier mot, de tous les points de vue possible y compris du point de vue moral aujourd’hui. (…) Ça me fait plaisir de voir l’extrême droite à genoux devant la résistance communiste.”
Chronique des cinglés
Le Secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a distribué au personnel de son ministère une note officielle pour leur rappeler que l’identité de genre d’une personne « peut ou non correspondre à son sexe assigné à la naissance », et donc que parler du genre de quelqu’un ou à quelqu’un ne doit pas être simplement fondé sur son apparence ni même sur son prénom. Car c’est « un message blessant ».
Il faut donc utiliser les mots et pronoms « corrects », et être très attentif, car l’identité de genre d’une personne peut changer radicalement et il faut être prêt à changer de pronom. Si ce n’est ni elle ni lui c’est they/them/their ou ze/hir/hirs, ze/zir/zirs.
Il faut absolument éviter « les hommes et les femmes », « mesdames et messieurs », garçon, mère/père, fils, fille, mari/femme. Ces mots sont « offensants » et doivent être remplacés par des mots neutres : tout le monde, les gens, vous tous, parent, enfant, conjoint, partenaire.
La MGEN a-t-elle trop d’assurés ?
La Mutuelle complémentaire santé responsable pour fonctionnaires, salariés, étudiants et retraités, vient d’envoyer une lettre de 4 pages aux députés, avec le témoignage d’une femme atteinte d’un cancer, pour militer en faveur de l’euthanasie.

Ces assurés coûtent cher, il faut les éliminer…
Invoquer les droits de l’homme pour imposer une idéologie woke
Dans Valeurs Actuelles, Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ et auteur d’un ouvrage sur l’histoire de l’OMS, dénonce les méthodes de l’OMS :
Du 19 au 21 février 2024, un collège de 21 experts se réunira au siège de l’OMS pour travailler à l’élaboration de lignes directrices sur la santé des personnes transgenres. Ce projet vise à faire évoluer les normes internationales sur ces questions en se basant sur une stratégie en deux volets : la science, en convoquant des experts indépendants, et les droits de l’homme. Le processus est biaisé, comme des médias l’ont déjà souligné. Mais il se pourrait que cette stratégie fonctionne, car elle a déjà des précédents. En matière de bioéthique, l’OMS a déjà fait évoluer ses lignes directrices en s’appuyant aussi sur des experts et les droits de l’homme. Ce processus avait abouti en 2022 à une nouvelle norme, promouvant la légalisation de l’avortement jusqu’à la naissance. C’est exactement la même stratégie qui est utilisé pour promouvoir le “transgenrisme”.
Le collège d’experts convoqué par l’Organisation réunit 21 membres, dont 16 ont un engagement militant. Cela interroge sur l’objectivité du travail qui sera présenté à l’issue de la réunion de février. De la même manière, pour ses lignes directrices sur l’avortement, l’OMS avait consulté 121 experts extérieurs, dont 81 étaient militants en faveur de l’avortement. Certains d’entre eux avaient été directement rémunérés par le Planning familial ou des organismes associés.
L’OMS a recours à ces experts militants pour imposer sa conception ultralibérale aux États en matière de “droits sexuels et reproductifs”. Les États se retrouvent alors incités, prétendument au nom de la science, à accepter des évolutions sociétales auxquelles ils n’avaient pourtant pas consenti lors de la fondation de l’OMS. Cette stratégie efficace a vu le jour dès 1970, notamment via la création d’un programme sur la reproduction humaine (HRP), au sein de l’OMS. Ce programme a en effet été conçu comme une autorité scientifique mondiale.
Cette stratégie a été imaginée et financée par un nombre très restreint de partenaires à la fois étatiques et privés. Ainsi entre 1970 et 1972, le programme a débuté ses activités grâce au soutien financier de la Suède, du Canada, de la Norvège et de la Fondation Ford (4,45 millions de dollars). Ces financements permettent d’exercer une influence considérable, puisque les onze principaux contributeurs étatiques obtiennent un siège au sein du HRP. Le Planning familial international y siège également de droit. Entre 1970 et 2022, ce programme a été financé à hauteur de 1 milliard de dollars. En 2019, la fondation de Warren Buffett promettait une subvention à hauteur de 100 millions de dollars, soit 10 % de tous les fonds récoltés par le programme depuis sa création.
« Les impératifs en matière de santé et de droits de l’homme sont clairs — il est temps pour la communauté mondiale de la santé de s’unir autour d’un programme audacieux pour affirmer et garantir la santé sexuelle », c’est ainsi que le directeur général de l’OMS concluait son dernier bulletin du 14 décembre 2023 appelant à mener des recherches sur « la santé sexuelle des personnes transgenres ». Ce discours centré sur les droits de l’homme et sur un droit à la santé fourre-tout a pris de l’ampleur dans les années 1990. Alors imaginé pour élargir l’accès aux méthodes antinatalistes, il est aujourd’hui recyclé en faveur du “transgenrisme”.
Ainsi, le discours des droits de l’homme a un impact important sur les orientations scientifiques et philosophiques des sociétés. Depuis les années 1950, l’OMS a cédé aux craintes d’une explosion démographique. Cela l’a conduit à mettre en place en 1970, au nom du droit à la santé, un programme de recherche antinataliste qui a des effets encore aujourd’hui. Au nom de ce même droit fourre-tout, l’OMS est désormais instrumentalisée par le “transgenrisme”. Il y a néanmoins une différence, en 1970 quand l’OMS s’intéressait à la démographie, elle avait engagé un travail scientifique de très haut vol pour développer des méthodes de réduction de la fertilité. Aujourd’hui, la recherche fondamentale biomédicale a cédé la place aux sciences humaines et à la communication. Comme si l’OMS se sentait obligée de céder aux militants et d’inventer de nouveaux droits de l’homme pour continuer à exister.
Depuis leur création en 1994, les “droits sexuels” ou “droits reproductifs” ont été conçus comme des chevaux de Troie d’un progressisme anthropologique. Ils ont permis de créer un discours centré sur les droits de l’homme et justifié par la science. Ces termes aux contours flous ont ainsi été les outils au service de l’imposition aux États de nouvelles normes auxquelles ils n’auraient jamais consenti autrement. La réunion de février sur l’élaboration de lignes directrices sur la santé des personnes transgenres continuera à étendre les frontières de ces “droits”, à moins que des États décident de refuser ce piège.
Dérèglement climatique ou scientifique ?
Une donnée vient battre en brèche la doxa sur le carbone :
C’est un mystère que personne n’arrive encore à expliquer avec certitude, une partie de l’Afrique tropicale émet des quantités astronomiques de dioxyde de carbone alors même que la zone est très peu urbanisée. Si cette région, située entre l’Éthiopie et le Soudan, était un pays, celui-ci serait le deuxième plus grand émetteur mondial de carbone, juste derrière la Chine. Des scientifiques ont utilisé les mesures satellites, mais aussi des capteurs à bord d’avions, pour tenter de comprendre comment une zone essentiellement composée de savanes pouvait polluer autant. Cette région est pourtant un important puits de carbone, qui absorbe le CO2 en grande quantité lors de la saison humide, grâce à la croissance des plantes. Mais lors de la saison sèche, des quantités anormalement élevées de carbone sont libérées.
Patrice Martineau chante les paysans de France
Si la noble mission du paysan est de nourrir la population, le rôle des artistes est d’en souligner et sublimer la beauté du geste.
« …Vous le labeur et moi, le rêve
Nous sommes du même sillon… »
En réponse au manque de considération due au monde paysan, Patrice Martineau leur offre cette chanson.
Poussons nos parlementaires à œuvrer pour la culture de Vie et non la culture de mort
Avec les AFC :
Depuis plus d’un an, la France débat de l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Le Sénat sera appelé à se prononcer fin février soit dans une semaine. L’Assemblée nationale a voté en faveur de l’inscription du droit à l’avortement par 493 voix pour et 30 contre.
Une constitutionnali
En revanche, elle est dangereuse car elle risque de mener à une suppression de l’objection de conscience et à une interdiction de fait de toute expression d’opposition à l’avortement lui-même ou à sa limitation.
Les citoyens ont le devoir d’exprimer leur opposition à ce projet tant qu’il en est encore temps.
- Nous vous invitons à écrire à vos sénateurs en priorité.
Les fins dernières, un sujet tabou ?
De l’abbé Jean de Massia, aumônier général de Notre Dame de Chrétienté, dans L’Homme Nouveau :
Pour être tout à fait juste, la réflexion sur le Ciel, l’Enfer, le Purgatoire, les jugements et la fin du monde, qui compose la doctrine catholique des « fins dernières », revient sur le devant de la scène et des bonnes librairies, et c’est heureux. Nous commençons à sortir, timidement, d’une longue période de silence et de malaise par rapport aux fins dernières, qui a laissé des traces profondes et favorisé une certaine méfiance, parfois inconsciente, par rapport à ces sujets dans le cœur des fidèles. Parler des « fins dernières », cela semble peu attrayant ! Et pourtant la fin, le but chez saint Thomas, c’est justement cela qui devrait attirer et mobiliser l’homme tout entier. En prenant ce thème pour notre prochain pèlerinage, nous voulons montrer que c’est la fin qui donne toute sa profondeur, son sens, à la vie humaine : le chrétien vise un but, comme le pèlerin vise la cathédrale, et ce but est un enjeu magnifique, qui vaut le coup de ne pas être manqué ; mais il peut être manqué. […]
L’art de la guerre russe
Jacques Baud vient de publier un ouvrage sur L’art de la guerre russe. Comment l’Occident a conduit l’Ukraine à l’échec. Il y dénonce cet « ethnocentrisme occidental qui nous aurait rendus incapables de lire correctement la guerre d’Ukraine », mais aussi qui « conduit à être chassés du Mali et du Niger sans le comprendre ».
Ancien pilote de chasse, passé par le groupe Dassault avant d’être embauché par CNews pour chroniquer ce conflit, il souligne dans son livre que la stratégie américaine pour affaiblir la Russie était annoncée et décrite dans un rapport public datant de 2019 de la Rand Corporation, un tkink tank réputé très proche du Pentagone, avec la mise en garde finale suivante : cette action pourrait
« avoir un coût important pour l’Ukraine ainsi que pour le prestige et la crédibilité des États-Unis […]. Elle pourrait même conduire l’Ukraine à une paix désavantageuse ».
Baud dénonce également l’omerta dont il est victime par les médias français :
« Il n’y a que chez vous qu’il est impossible d’avoir un débat contradictoire sur cette guerre. Ouvrez les télévisions européennes et même britanniques, vous verrez la différence. »
Les pervers
Des dessins à caractère sexuel ont été projetés lors d’un spectacle organisé par deux écoles de L’Union (Haute-Garonne) provoquant l’émoi chez les parents.
Des hommes et des femmes dénudés et masqués, dans des positions et des actes suggestifs… projetés en plein milieu d’un spectacle pour enfants.
Les images à caractère sexuel ont été projetées derrière les enfants, au cours de leur passage, furtivement. Les parents, choqués, se sont interrogés sur la présence de ces dessins, et l’institutrice leur a assuré ne pas en avoir été informée.
Orchestré par les comédiens Serge Soula et Jean-Michel Hernandez, la représentation a été pensée dans le cadre du parcours laïc et citoyen proposé par le Conseil départemental, en lien avec l’Éducation nationale.
Alertées par les parents, les directions des deux écoles ont adressé une réponse similaire, en affirmant que “le spectacle a été proposé de nombreuses fois dans de nombreuses écoles” et “qu’aucun problème n’a été soulevé par le passé”.
Le Conseil départemental a décidé de suspendre les prochaines représentations, et a “engagé une évaluation du spectacle”, en ajoutant que le descriptif des images donné par les parents “ne correspond pas du tout” à l’action qu’ils avaient retenue au départ.
Contacté, le rectorat de Toulouse s’est contenté d’un communiqué laconique expliquant avoir
“fait remonter au Conseil départemental ses interrogations pédagogiques et éducatives quant à la diffusion de telles images, afin que cela ne se reproduise pas”.
Il serait temps que l’Education nationale inspecte sérieusement les établissements publics…


