Les catholiques français en ont assez de la langue de bois de la conférence épiscopale [ADD.]
Jean-Marie Guénois du Figaro rappelle à juste titre qu’un évêque n’a “pas de compte à rendre à une conférence épiscopale selon le droit canonique“. On se demande donc à quoi sert cette conférence épiscopale des évêques de France au moment où la déclaration Fiducia Supplicans sur la bénédiction des couples en situation irrégulière du Dicastère pour la Doctrine de la Foi sème le trouble chez les catholiques.
Ainsi, le conseil permanent de l’épiscopat vient de publier un communiqué à propos de la déclaration Fiducia Supplicans, communiqué digne du “en même temps” macronien où chacun peut y trouver ce qu’il cherche, comme en témoignent ces deux publications opposées :

Isabelle de Gaulmyn, catholique progressiste qui sévit dans la Croix y voit avec satisfaction
« un accueil large et inconditionnel à la bénédiction des couples de même sexe“.

Jean-Marie Guénois préfère illustrer son article par la photo de Mgr Aillet, qui a clairement rejeté la possibilité de bénir des “unions” homosexuelles. Mais son analyse est différente dans la mesure où il constate que le communiqué parle de bénédiction des personnes et non de “couples” :
Dans un premier temps, les évêques de France justifient leur mise au point par « le retentissement certain dans l’opinion publique » de ce sujet « sensible ». Ils évoquent « l’accompagnement dans l’Église des personnes homosexuelles vivant en couple » mais aussi des « personnes divorcées engagées dans une vie de couple ».
Le mot « couple » disparaît dans la suite du communiqué pour ne laisser place qu’à celui de « personnes » qu’ils « encouragent à bénir généreusement », au nom de l’Église, dès lors qu’elles « demandent humblement l’aide de Dieu » pour découvrir « l’appel de Dieu » sur un « chemin de foi ».
Au final, aucun catholique français ne sera vraiment éclairé par ce communiqué qui s’apparente une fois de plus à de la langue de bois. On se demande combien de temps il faudra aux évêques français pour comprendre que les fidèles ont besoin de pasteurs courageux, aux prises de position claires et nettes. Une conférence épiscopale n’est pas là pour brosser dans le sens du poil chaque sensibilité, tout en évitant de froisser tel ou tel.
L’année 2024 va demander beaucoup de courage aux évêques puisque des sujets hautement sensibles comme la constitutionnalisation de l’avortement ou la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté sont au programme…sans même parler de la GPA qui progresse de plus en plus dans les esprits.
Les fidèles catholiques espèrent que leurs évêques seront aussi courageux que leurs pairs africains, américains, hongrois ou polonais. Sinon, comment s’étonner et déplorer ensuite que le denier du culte ne rentre pas et que les fidèles se tournent de plus en plus vers des communautés nouvelles plus courageuses ou vers les traditionalistes ?
Addendum : Preuve que ce communiqué manque de clarté (il n’y a qu’à lire les commentaires contradictoires ci-dessous), Mgr Rougé, membre de la CEF, a été interrogé par Camille Delmas. Donnant plutôt raison à Jean-Marie Guénois, il apporte des précisions dont on se demande pourquoi elles ne figurent pas dans le communiqué :
Dans ce communiqué, vous encouragez les bénédictions en général mais n’évoquez pas les bénédictions pour les couples de personnes homosexuelles ou divorcées. Recommandez-vous les bénédictions des personnes, et non les couples ?
En tout cas, nous insistons sur le fait que les bénédictions sont pour les personnes, pour les aider à avancer sur leur chemin. Toute personne peut s’ouvrir aux bénédictions du Seigneur et il est bon que les ministres ordonnés n’hésitent pas à accompagner par la bénédiction de Dieu tous ceux qui sont en chemin vers lui.
Grand remplacement : mutation de la natalité française et poursuite de l’immigration massive
Dimitri Pavlenko explique sur CNews :
Dimitri Pavlenko : «Si vous combinez cette mutation de la natalité française à une poursuite de l’immigration massive, vous avez un scénario de mise en minorité du peuple historique français sur son sol à un horizon 2070», dans #Facealinfo pic.twitter.com/KNxzVsvtA3
— CNEWS (@CNEWS) January 10, 2024
Espagne : premier parlementaire espagnol porteur de la trisomie 21
Mar Galcerán entre dans l’histoire en devenant le premier parlementaire espagnol porteur de la trisomie 21. Après avoir été élue à l’assemblée régionale de Valence, Mme Galcerán déclare qu’elle veut être considérée en tant que personne et non pour son handicap.
Pendant des décennies, elle s’est battue pour que les personnes souffrant de déficiences intellectuelles fassent partie du débat. Elue, elle déclare au Guardian :
“C’est sans précédent”. “La société commence à comprendre que les personnes atteintes de trisomie 21 ont beaucoup à apporter. Mais la route est très longue.”
À l’âge de 18 ans, Mme Galcerán a rejoint le Parti populaire (PP), après avoir été attirée par ce qu’elle décrit comme une adhésion à la tradition. Peu à peu, elle a gravi les échelons de l’appareil du parti. Son engagement a été récompensé en mai dernier, lorsqu’elle a été ajoutée en tant que vingtième nom sur la liste des candidats du PP aux élections régionales de Valence.
Elle espère que sa présence au parlement contribuera à démanteler les nombreux préjugés qui persistent dans la société, en particulier en ce qui concerne les personnes atteintes du syndrome de Down.
Je veux que les gens me voient comme une personne, et pas seulement pour mon handicap.
Les cinglés de la GPA
Jordan Schnitzer, philanthrope multimillionnaire ayant deux filles, voulait un fils. Après des tentatives infructueuses de GPA avec dons d’ovocyte « anonymes », sa compagne, Cory Sause, accepte de lui « offrir ses ovocytes ». Elle pose néanmoins une condition : elle gardera tous les embryons de sexe féminin, accordant ceux de sexe masculin à son conjoint. Les deux parties concluent un accord. Des embryons sont fabriqués, et un petit garçon voit le jour en décembre 2015. Jordan Schnitzer et Cory Sause s’étant séparés avant sa naissance, une bataille juridique s’engage entre eux.
Cory, mère biologique de l’enfant, veut être reconnue comme sa mère légale en dépit du contrat qu’elle a signé, et où elle renonce à « tout droit et à toute responsabilité de garde de tout embryon mâle ». En effet, elle fait valoir qu’elle n’a renoncé qu’aux droits de garde et à la responsabilité à l’égard des « embryons mâles », et non de « la progéniture ».
Une première décision en faveur de la mère
Le tribunal de première instance s’est prononcé en faveur de Cory Sause, estimant que son lien biologique et le fait qu’elle ait « saisi l’occasion qui lui était offerte d’être parent de l’enfant pour tenter de développer une relation » équivalaient à des droits parentaux exécutoires. Jordan Schnitzer lui avait d’ailleurs envoyé des messages pendant la grossesse lui parlant de « notre bébé ».
Pourtant, la décision a été annulée en appel. Pour la Cour d’appel de l’Oregon, « le simple lien biologique » ne confère pas de « droits parentaux », mais « une opportunité » de développer de tels droits auxquels la requérante aurait renoncé en rejetant « toute responsabilité financière ou autre » dans le cadre de l’accord conclu avec son ancien conjoint.
L’affaire portée devant la Cour suprême
Suite à un changement de la loi de l’Oregon en matière de don de gamètes en 2018, l’Academy of Adoption and Assisted Reproduction Attorneys (AAAA) est intervenue en déposant un mémoire d’amicus curiae soutenu par l’American Society for Reproductive Medicine et RESOLVE : the National Infertility Association. Le mémoire soulignait « la longue histoire de l’Oregon qui reconnaît légalement les donneurs de gamètes (historiquement les donneurs de sperme) comme de simples donneurs, et non comme des parents ».
Pour l’AAAA, « dans le contexte de la procréation assistée », donner à un « contributeur génétique » le droit d’obtenir un statut parental basé sur la génétique,
« injecterait de l’incertitude dans le processus de procréation assistée et l’établissement de la filiation légale dans l’Etat de l’Oregon ».
Le contrat de GPA supérieur au lien biologique
Le 28 novembre 2023, la plus haute juridiction de l’Oregon a été dans son sens, estimant que
« la détermination du lien de filiation est différente lorsque la conception se fait par le biais d’une technique de procréation assistée plutôt que par des rapports sexuels ».
La Cour suprême a par ailleurs estimé que la loi de l’Oregon sur les donneurs s’appliquait aux deux parties. Ni Cory Sause, ni Jordan Schnitzer ne pouvaient prétendre à des « droits, obligations ou intérêts » à l’égard de l’enfant « sur la base de leur lien génétique avec lui ». La filiation du père était quant à elle établie par la convention de maternité de substitution « conclue avec la gestatrice et le conjoint de cette dernière, et par la décision ultérieure d’un tribunal sur la filiation fondée sur la convention de maternité de substitution », a-t-elle affirmé.
La Cour a toutefois renvoyé l’affaire devant le tribunal de première instance, pour déterminer
« si une donneuse de gamètes comme Mme Sause peut demander des droits limités de visite ou de contact avec l’enfant sur la base des accords écrits qu’elle a conclus avec M. Schnitzer ».
Source : Gènéthique
“A Paris, 1 habitant sur 4 est né à l’étranger”
Le maire de Paris, Anne Hidalgo, a présenté ses vœux aux élus parisiens mercredi 10 janvier. Elle a promis qu’on «se baignera dans la Seine après les Jeux olympiques», plaidé pour moins de SUV dans les rues de Paris, évoqué l’affaire Gérard Depardieu, affiché sa volonté d’accueillir les migrants et fustigé le populisme «nauséabond». En 2024, il est possible de parler ouvertement du grand remplacement. Exemple avec Anne Hidalgo lors de ses voeux :
Hommage au commandant du Dixmude
S’il est un voeu à formuler pour nous tous en 2024, c’est d’être dignes de tels exemples catholiques civils, militaires et ecclésiastiques passés au creuset de la Première guerre mondiale. Sur RCF, l’abbé Morin rend hommage au commandant du Dixmude :
Les fonctionnaires du FBI qui ont ciblé les catholiques traditionnels devront rendre des comptes
Le gouverneur Ron DeSantis a déclaré que, dès le premier jour de son mandat, il renverrait les fonctionnaires du FBI et d’autres responsables gouvernementaux qui ont ciblé les parents préoccupés par des programmes et des livres inappropriés, ainsi que ceux qui ont ciblé les catholiques traditionnels. Il a ajouté qu'”il y aura des comptes à rendre”.
Le candidat républicain à l’élection présidentielle de 2024 a fait ces commentaires lors d’une réunion publique organisée par Fox News. Il a mentionné les enquêtes de l’IRS sur les groupes du Tea Party sous le président Barack Obama et les fausses allégations selon lesquelles le président Donald Trump a collaboré avec la Russie pour gagner l’élection présidentielle de 2016.
Les agences qui ont plongé le pays dans la paralysie pendant le COVID vont devoir rendre des comptes, car si nous voulons changer le mode de fonctionnement de ce gouvernement, il faut demander des comptes à ceux qui sont responsables de cette folie, et c’est ce que je vais faire.
Sous la présidence de Joe Biden, le gouvernement fédéral a été régulièrement critiqué pour avoir ciblé les conservateurs, les républicains et les chrétiens. Par exemple, le procureur général Merrick Garland a rédigé une note de service ordonnant aux forces de l’ordre fédérales de surveiller de près les parents et les militants qui assistaient aux réunions des conseils d’administration des écoles pour s’opposer aux politiques pro-LGBT, aux mandats COVID et aux questions relatives aux programmes scolaires. Cette directive n’avait “aucune base légitime”, a conclu une commission de la Chambre des représentants des États-Unis.
Le ministère de la Justice a également l’habitude d’arrêter des personnes pro-vie sur des accusations douteuses.
Comme l’a mentionné M. DeSantis, un bureau du FBI à Richmond, en Virginie, a également produit un bulletin de renseignements qualifiant les catholiques qui préfèrent la messe en latin de “terroristes” potentiels. La note a été signée par le principal avocat du bureau du FBI à Richmond. Le directeur du FBI, Christopher Wray, a d’abord affirmé qu’un seul bureau était impliqué dans la note, mais cela s’est avéré faux par la suite. En fait, les bureaux de Portland et de Los Angeles ont également participé à l’élaboration de la note.
La remigration prise au sérieux en Allemagne
La presse allemande s’inquiète car l’entourage proche d’Alice Weidel, dirigeante de l’AfD, organise des rencontres avec des identitaires qui leur expliquent des plans de remigration massifs. Et les collaborateurs présents promettent de les pousser en interne.
Le “concept de remigration” est explicitement cité. En clair, des millions de personnes devront être expulsées d’Allemagne, parmi lesquelles les demandeurs d’asile, les étrangers bénéficiant d’un droit de séjour et les citoyens non assimilés.
Les participants à la réunion ont expliqué exactement comment ils comptaient mettre en œuvre ensemble cette stratégie en cas de participation de l’AfD au gouvernement. L’objectif était d’adopter des lois sur mesure afin de créer une “forte pression d’adaptation” sur les personnes issues de l’immigration. Le plan devrait également être mis en œuvre à l’aide d’un “État modèle” en Afrique du Nord. Il s’agit de déplacer des personnes vers un tel territoire, où pourraient vivre jusqu’à deux millions de personnes. Les personnes qui s’engagent en Allemagne pour les réfugiés pourraient également s’y rendre. Des hommes et des femmes politiques de l’AfD présents lors de la réunion se seraient montrés d’accord avec le concept. Le président du groupe parlementaire de l’AfD en Saxe-Anhalt, Ulrich Siegmund, aurait ainsi ajouté qu’il fallait faire en sorte que son Land devienne “le moins attractif possible pour cette clientèle pour y vivre”. La députée bavaroise de l’AfD Gerrit Huy, qui aurait également été présente, aurait déclaré qu’elle poursuivait depuis longtemps l’objectif esquissé et qu’elle avait déjà “apporté un concept de remigration” lors de son adhésion au parti.
“Appel à la prière” musulmane dans une église parisienne : commentaire de Charlotte d’Ornellas
Charlotte d’Ornellas : «Il a fallu à la suite de cet appel à la prière que le diocèse dise une messe de réparation. On resacralise les lieux, donc ce n’est pas du tout pris à la légère. Il y a moins une ignorance qu’une naïveté qui finit par être coupable», dans #Facealinfo pic.twitter.com/wFKX6WFEuC
— CNEWS (@CNEWS) January 10, 2024
Faites-les lire ! Pour en finir avec le crétin digital ! ou comment la lecture stimule l’intelligence de nos enfants
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La lecture revient (un peu) dans le centre d’intérêt médiatique. On se souvient qu’à l’occasion de la rentrée scolaire, une tribune rédigée par des figures du monde de l’écrit demandait à Gabriel Attal de redonner toutes ses lettres de noblesse à cette forme d’expression. Et s’il fallait une preuve de l’urgence de cette actualité, depuis la sortie de son dernier ouvrage, Michel Desmurget est invité sur tous les plateaux télé, les radios, fait la Une des journaux… pour évoquer concrètement ce problème et envisager les solutions.
En 2019 lorsque est paru La Fabrique du crétin digital, les gens lui reprochaient les limites « d’un constat dépourvu de solutions ». A l’issue de chaque conférence dit-il revenait toujours la même demande : tout le monde est d’accord sur l’état des lieux, mais que faire ?
La réponse est là. FAITES-LES LIRE ! “J’ai épluché la littérature scientifique dans tous les sens et n’ai pas trouvé de meilleur antidote à l’abêtissement des esprits que la lecture. Elle est une véritable machine à façonner l’intelligence dans sa dimension cognitive (celle qui permet de penser, de réfléchir et de raisonner), mais aussi plus largement, socio-émotionnelle (celle qui permet de se comprendre et de comprendre autrui, au bénéfice des relations sociales). ”
La lecture est une machine à fabriquer de l’intelligence, dont on mésestime terriblement le pouvoir. Elle augmente notre QI. Elle a des impacts profonds sur le langage, la culture générale, l’imaginaire, la créativité, la façon dont on arrive à structurer nos idées, les capacités à s’exprimer à l’oral. Depuis vingt-cinq ans, on s’est aperçu que c’est ce que les chercheurs appellent un « simulateur social », c’est-à-dire qu’elle augmente notre intelligence sociale. Tous ces bénéfices s’articulent les uns avec les autres. Cela a des impacts sur la réussite scolaire, mais aussi sur le bien-être des enfants et leur devenir à long terme.
Le lecteur c’est l’anti-crétin digital ! Pour le démontrer, ce livre s’appuie sur cinq grandes parties.
– 1/La lente agonie de la lecture illustre l’inexorable mouvement de déclin du livre au sein des nouvelles générations et ses conséquences sur les performances scolaires.
– 2/L’art de lire montre que la lecture est une compétence complexe, lentement construite, tournée vers la compréhension et dont le décodage défini comme la capacité à identifier les mots à partir des lettres : p/a/p/a : papa, est un pilier certes nécessaire mais très insuffisant.
– 3/Les racines de la lecture détaillent l’importance fondamentale des expériences précoces pour la construction de cette compétence et, ce faisant, souligne à la fois le rôle irremplaçable du milieu familial et l’incapacité organique de l’école à rattraper les défaillances d’un environnement trop peu stimulant.
– 4/Un monde sans livres souligne l’aptitude unique des livres à structurer la pensée, nourrir la mémoire et favoriser l’appropriation des connaissances complexes.
– 5/Des bénéfices multiples et durables : ce chapitre expose les bienfaits, scientifiquement documentés, de la lecture sur le développement intellectuel, émotionnel et social de nos progénitures, avec au bout du compte un impact majeur sur la réussite scolaire.
– L’épilogue, Faire de l’enfant un lecteur, aborde de manière plus pratique les principaux leviers susceptibles d’ancrer la lecture au cœur des habitudes de l’enfant.
Ce premier ouvrage de synthèse grand public livre des informations capitales, pour les parents notamment, sans jamais les culpabiliser. “Il n’y a pas meilleur antidote à l’abêtissement des esprits que la lecture”, assène-t-il, rappelant le danger que constituent, selon lui, les écrans, tout en s’inquiétant de l’impact de la lecture des bandes dessinées (BD) ou des mangas. !
Préparons l’avenir de nos enfants en faisant d’eux de bons lecteurs, leur faisant découvrir Le Livre, la lecture, le plaisir de lire : un livre papier, avec sa bonne odeur, ses pages à tourner, à corner parfois, ce livre qui s’empile, se range dans la bibliothèque avec les autres trésors, se laisse trainer sur la table du salon pour être feuilleté par d’autres. Ce livre qui se prête, qui passe de mains en mains parce qu’il a un message à donner, un intérêt qui éveille la curiosité et que l’on veut partager.
Que cette année 2024 soit pour tous soit l’année du Plaisir de lire.
Retrouvez tous les ouvrages de Michel Desmurget sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/education-formation-humaine-religieuse-et-morale/25027-michel-desmurget-faites-les-lire-pour-en-finir-avec-le-cretin-digital.html?aff=Mjoz
LA LIBRAIRIE AU SERVICE DE LA FAMILLE
85 ans après l’Allemagne nazie, la CEDH impose l’avortement et l’homosexualité à la Pologne
Lu sur le site de l’ECLJ :
Quatre jours auront suffi. Le lundi 11 décembre 2023, Donald Tusk a été élu Premier Ministre de Pologne grâce au soutien de la gauche et de l’extrême gauche. Le mardi, la CEDH condamnait la Pologne en raison de sa non-reconnaissance des couples de même sexe. Le mercredi, le Conseil de l’Europe a été informé par le nouveau Gouvernement polonais qu’il cessait de contester les jugements de la CEDH, notamment concernant l’épineuse réforme de la justice. Le jeudi, la CEDH condamnait la Pologne en raison de l’interdiction de l’avortement eugénique.
Pourquoi avoir attendu l’élection de Donald Tusk pour publier ces jugements ? Simplement pour éviter que le Gouvernement polonais conservateur précédemment au pouvoir n’exerce son droit de demander le renvoi de ces jugements en appel devant la Grande Chambre de la CEDH. La Cour savait que ces jugements seraient accueillis favorablement par le nouveau Gouvernement Tusk. À présent, celui-ci pourra s’en prévaloir pour imposer ces réformes à la Pologne.
Lorsque la CEDH se prononce sur des enjeux politiques et culturels essentiels, de civilisation, il serait naïf de croire que ses jugements relèvent de la seule logique juridique. Ils sont avant tout politiques, puis revêtus d’un habillage juridique. Bien souvent, cet habillage « craque » à force de tirer sur le droit dans un but politique. C’est le cas à chaque fois que la Cour fait dire à la Convention l’inverse de l’intention de ses rédacteurs, comme en matière de mœurs, d’immigration ou d’euthanasie.
L’arrêt M. L. condamnant la Pologne en matière d’avortement eugénique est à cet égard édifiant. Comme l’ont bien exposé les deux juges dissidents en marge du jugement, la Cour parvient à condamner la Pologne pour ne pas avoir permis à une femme enceinte d’avorter tout en rappelant que la Convention ne garantit pas de droit à l’avortement. Elle y parvient en faisant relever l’avortement du domaine de la vie privée (l’article 8), puis en contestant la légitimité de la Cour constitutionnelle à l’origine de l’interdiction de l’avortement eugénique. La Cour européenne évite ainsi de s’interroger sur la conformité aux droits de l’homme de l’avortement en cause, pratiqué à 17 semaines de grossesse en raison de la trisomie 21 de l’enfant. C’est pourtant parce que la Pologne estime qu’un tel avortement est contraire à la dignité humaine et aux droits des personnes handicapées qu’il a été jugé inconstitutionnel. En cela, comme le dénoncent les deux juges dissidents de la CEDH, cet « arrêt contribuera à renforcer les préjugés à l’encontre de la catégorie extrêmement vulnérable des personnes atteintes de trisomie 21 et à les stéréotyper négativement comme un fardeau pour leurs familles ».
Il va de soi que jamais les rédacteurs de la CEDH n’auraient accepté que leur texte serve à créer un droit à l’avortement eugénique. Une proposition visant à permettre la «prévention de la naissance d’enfants handicapés[1]» fut d’ailleurs expressément rejetée lors de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme en raison de sa similitude avec les pratiques nazies.
Finalement, la Pologne a été condamnée à verser 16.000 euros à la requérante, car celle-ci n’aurait « pas eu d’autre choix » que d’aller avorter à l’étranger, alors qu’il était prévu qu’elle puisse le faire en Pologne avant l’entrée en vigueur de l’interdiction litigieuse. La CEDH n’impose pas la légalisation de l’avortement eugénique, mais enfonce un coin dans son interdiction. Elle agit ainsi sur les sujets sensibles.
Par sa jurisprudence, la Cour européenne contribue à imposer à la Pologne une révolution culturelle. Celle-ci se présente comme progressiste du point de vue de l’Europe de l’Ouest, mais il en va autrement du point de vue de l’histoire polonaise, car il faut se souvenir que l’avortement y a d’abord été introduit par l’Allemagne nazie afin de limiter la démographie de ce peuple slave. Un document nazi du 25 novembre 1939 intitulé « Le problème de la manière de traiter la population des anciens territoires polonais sur la base de l’aspect racial-politique » prescrivait notamment que « Toutes les mesures servant au contrôle des naissances doivent être admises ou encouragées. L’avortement ne doit pas être punissable sur le territoire. Les abortifs et les contraceptifs peuvent être proposés publiquement à la vente sous toutes leurs formes sans qu’aucune mesure politique ne soit prise. L’homosexualité doit être déclarée non punissable. Les instituts et les personnes qui font commerce de l’avortement ne doivent pas être poursuivis par la police ». C’est ce document qui organisa la tentative de germanisation de la Pologne et les premières déportations, son «but final étant l’élimination complète de l’esprit national polonais[2]». L’avortement fut ensuite promu durant l’occupation soviétique avec, là encore, des intentions idéologiques. Historiquement, l’avortement n’est donc pas considéré en Pologne comme une pratique libérale, comme une conquête féministe, à l’instar de l’Europe occidentale, mais au contraire comme une pratique anti-polonaise imposée depuis l’étranger par les occupants nazis puis soviétiques… et aujourd’hui par la CEDH.
________
[1] Proposition du Groupe de travail de la Commission sur le statut des femmes, Travaux préparatoires, E/CN.4/SR.35, p. 1266.
[2] Trials of War Criminals Before the Nuernberg Military Tribunals under Control Council Law No. 10(1946-49), Volume 5, pages 95-96.
François-Xavier Clément soutient le Lycée Saint-Augustin de Lyon
Dans un monde déchiré par la déconstruction progressiste et la violence inéluctable causée par l’abêtissement généralisé, il peut paraitre ambitieux, voire un peu téméraire, d’ouvrir un lycée qui a pour finalité d’éduquer intégralement ses élèves. C’est pourtant l’urgence du moment. Nombreux sont ceux qui ouvrent des écoles primaires depuis plusieurs décennies, et il faut saluer leur courage. Moins nombreux, en revanche, sont les créateurs de collège. Mais nous en voyons fleurir ici ou là et nous nous en réjouissons. C’est un âge éminemment important pour bâtir une personnalité bien enracinée et élancée vers le Ciel. Plus rares encore sont ceux qui osent créer un lycée. C’est pourtant le temps du développement personnelle et passionnée de l’intelligence, c’est le temps des premières responsabilités, le temps des premières amitiés durables, le temps durant lequel l’intérêt pour une question peut devenir le chemin d’une vocation, c’est la rampe de lancement vers l’enseignement supérieur et vers l’engagement au service du bien commun. Alors je me réjouis que cette gazette me donne l’opportunité de vous encourager à soutenir le développement du lycée Saint Augustin par votre prière, vos propos, vos moyens et compétences.
63 rue de la Garenne
69340 Francheville
09 82 34 53 95
La Famille Missionnaire de Notre Dame sera présente à la Marche pour la Vie
Comme chaque année, la FMND participera à la marche pour la vie et proposera une messe à 12h30 :
En cette année 2024, de graves menaces pèsent encore sur la vie humaine en France. Dans les semaines et les mois qui viennent, un prétendu « droit à l’avortement » risque d’être inscrit dans la Constitution française, et l’euthanasie pourrait être légalisée dans notre pays. Nous avons le devoir de nous mobiliser nombreux pour protéger la vie, de sa conception à son terme naturel.
Saint Jean-Paul II écrivait en 1995 dans l’encyclique L’Évangile de la vie :
« Tout semble se passer dans le plus ferme respect de la légalité, au moins lorsque les lois qui permettent l’avortement ou l’euthanasie sont votées selon les règles prétendument démocratiques. En réalité, nous ne sommes qu’en face d’une tragique apparence de légalité et l’idéal démocratique, qui n’est tel que s’il reconnaît et protège la dignité de toute personne humaine, est trahi dans ses fondements mêmes : Comment peut-on parler encore de la dignité de toute personne humaine lorsqu’on se permet de tuer les plus faibles et les plus innocentes ? Au nom de quelle justice pratique-t-on la plus injuste des discriminations entre les personnes en déclarant que certaines d’entre elles sont dignes d’être défendues tandis qu’à d’autres est déniée cette dignité ? » (Evangelium vitae, nº 20).
Ainsi, cette année encore, la Famille Missionnaire de Notre Dame encourage ses amis à témoigner de l’Évangile de la vie, en participant à la Marche pour la vie qui aura lieu à Paris le dimanche 21 janvier 2024.
Une Messe sera célébrée avec les amis de la Communauté et tous ceux qui désirent s’y joindre le dimanche 21 janvier à 12h30 en l’église saint Dominique (20 Rue de la Tombe Issoire, 75014 Paris). Puis nous rejoindrons le départ de la Marche.
En la préparant aussi par la prière, nous confions à Notre Dame des Neiges cette marche au service de la vie, afin qu’elle porte du fruit et prépare un réveil des consciences dans notre pays, la France.
La France, l’Afrique et l’homosexualité
Du général (2S) Marc Paitier sur Renaissance catholique :
A la conférence de La Baule, en 1990, le président Mitterrand défendit avec force la thèse selon laquelle le manque de démocratie était la cause des échecs économiques et sociaux de l’Afrique francophone. Il conditionna l’aide de la France à la mise en place du multipartisme.
« Le résultat fut que toute l’Afrique francophone connut une cascade de crises et de guerres, le multipartisme y exacerbant l’ethnisme et le tribalisme jusque-là̀ contenus et canalisés dans le parti unique[1]. »
En voulant imposer un système démocratique à l’occidentale, la France avait apporté le chaos.
Trois décennies plus tard, une autre forme de chantage est exercée pour convaincre les gouvernements africains d’abandonner leurs coutumes fondées sur l’ordre naturel et de faire évoluer la législation pour reconnaitre l’homosexualité, l’idéologie LGBT, le « droit » à l’avortement et la théorie du genre. La coopération et l’aide apportées aux pays africains sont désormais subordonnées aux progrès accomplis dans ce domaine. Tout cela au nom des droits de l’homme et avec l’appui de toutes les officines internationales bien pensantes qui font la promotion de cette révolution des mœurs. Le rejet des pays africains est unanime.
Les évêques ghanéens ont affirmé récemment que les pays occidentaux devraient « cesser les tentatives incessantes de nous imposer des valeurs culturelles étrangères inacceptables ». Thomas Tayebwa, vice-président du parlement ougandais, déclarait en novembre 2022 lors du sommet Afrique, Caraïbes et Pacifique-Union Européenne :
« Nous sommes une société qui n’est pas prête pour l’homosexualité, et nous sommes une société qui n’est pas prête pour l’avortement. »
En Côte d’Ivoire, qui est pourtant un des pays les plus libéraux d’Afrique en matière de mœurs, le président de l’Assemblée nationale s’exprimait dans le même sens : « L’homosexualité n’épouse pas nos valeurs culturelles et morales. » Si, dans ce pays, elle est tolérée, il n’est pas question de reconnaitre sa légitimité dans la loi. Les pays africains restent fermes dans la défense de leurs valeurs traditionnelles malgré la pression constante de l’Occident qui est perçue comme une forme d’ingérence inadmissible. Un fait récent illustre parfaitement ce sentiment. En 2022, le président Macron a nommé un ambassadeur pour les droits des personnes LGBT avec pour mission de porter la « voix de la France » à travers le monde dans ce domaine. En juin 2023, Jean-Marc Berthon, l’ambassadeur français en question, devait se rendre à Yaoundé pour une conférence-débat autour de l’identité sexuelle qui avait pour cadre l’Institut Français du Cameroun. L’ambassadeur prétendait aussi vouloir passer en revue « les dispositions juridiques définies en vue d’encadrer le droit des personnes LGBT ». Le gouvernement camerounais profondément choqué a exprimé sa très vive opposition à cette initiative de la diplomatie française. Il a rappelé que « la position du gouvernement sur la question de la définition du genre, de l’orientation et de l’identité sexuelle est claire et dénuée de tout débat au Cameroun ». En conséquence, Jean-Marc Berthon a été déclaré « persona non grata » et sa venue a été annulée. Un véritable camouflet pour notre pays.
On disserte beaucoup dans les médias sur la perte d’influence de la France en Afrique. Les causes de ce phénomène sont nombreuses. Nos injonctions moralisatrices pour promouvoir la libéralisation des mœurs sont rarement évoquées. Elles constituent pourtant un élément fondamental de cette désaffection et de ce désamour. Les Russes l’ont parfaitement compris. Leur discours sur la décadence morale de la France, en particulier, et de l’Occident, en général, fait mouche auprès des autorités africaines. Celles-ci apprécient que la Russie respecte l’identité africaine et n’impose, en contrepartie de son aide, aucune contrainte sociétale, politique ou économique. Il ne faut pas s’étonner que les pays africains ne se soient pas alignés sur les positions occidentales pour condamner la guerre en Ukraine. Ils préservent leurs bonnes relations avec la Russie pour défendre leurs intérêts. C’est ainsi que le président sénégalais Macky Sall a répondu positivement à l’invitation de Vladimir Poutine pour échanger sur la question des céréales bloquées en Ukraine mais aussi pour aborder le sujet des relations russo-africaines. Le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir au Burkina Fasso, a rejeté la présence militaire française et s’est rapproché de la Russie où il a été reçu avec les honneurs, au mois de novembre dernier, pour développer la coopération militaire entre Ouagadougou et Moscou. C’est tout le système démocratique occidental qui est rejeté. Il est navrant de constater que les experts du ministère français des Affaires étrangères n’aient pas vu venir cette rupture, tant ils restent persuadés de la supériorité et de l’universalité du modèle qu’ils défendent.
L’opposition au progressisme sociétal en Afrique n’est pas le fait de gouvernants obscurantistes et arriérés. Elle est profondément ancrée dans l’esprit et l’âme de peuples qui demeurent viscéralement attachés à leurs structures traditionnelles. Il y a quelques semaines, une vieille amie ivoirienne de la France faisait remarquer les larmes dans les yeux à l’auteur de ces lignes que sa fille avait retiré, avec son approbation, ses enfants du lycée français d’Abidjan. Elle voulait les préserver de l’enseignement de la théorie du genre, de la promotion de l’homosexualité et du mariage homosexuel. Comme le soulignait récemment le général Blachon, grand connaisseur de l’Afrique :
« Ce n’est pas spécialement la France qui est rejetée, ce sont nos idées progressistes qui rebutent, ainsi que les leçons de morale qui les accompagnent[2] ».
La France peut retisser le lien avec l’Afrique à condition de comprendre cela et d’en tirer les leçons.
Marc Paitier (gal 2S)
[1] Bernard Lugan, Afrique réelle no 167, novembre 2023, p. 8
[2] Général Blachon, interview par Mériadec Raffray, Valeurs Actuelles, 23 novembre 2023
À Garbic, le toit d’une église vient de s’effondrer, laissant l’édifice totalement éventré
Depuis trois ans dans le Gers, les signalements sur des bâtiments en péril se multiplient. Et ce qui était prévisible est arrivé à Garbic où le toit de l’église bicentenaire a fini par s’effondrer il y a quelques jours.
Maryelle Vidal, maire de Monferran-Savès-Garbic, souligne :
“Les poutres se sont gorgées d’eau, le toit, on savait très bien qu’il fallait le refaire… Mais malheureusement, pas de fonds”.
La commune doit trouver 200.000 euros pour réparer les dégâts. Une dépense de trop alors qu’elle a déjà une deuxième église à sa charge en centre-ville, sans compter les autres bâtiments communaux.
“On a déjà mis de l’argent en 2023 pour refaire le monument aux morts. On est une commune de 853 habitants. Donc, c’est très compliqué. On est impuissants. Quand on n’a pas les fonds, on est impuissants pour faire quelque chose”.
A 25 kilomètres de là, à Saramon, c’est une tour de l’église qui s’est effondrée en mars. Sans les aides des collectivités et de la Fondation du patrimoine, les travaux n’auraient pas pu commencer.
« Enracinement national et universalisme chrétien ne sont pas incompatibles »
Selon Laurent Dandrieu, auteur de Rome ou Babel, récemment primé par l’Académie des Sciences morales et politiques, l’Eglise catholique promeut aujourd’hui un soutien inconditionnel à l’immigration et dédaigne le souci des peuples de conserver leur identité. Fustigé par certain car consideré comme contraire à l’universalisme catholique, le « Christianisme identitaire » a pourtant toute sa légitimité selon Laurent Dandrieu, qui préfère utiliser le terme de « christianisme enraciné ». Opposer ces deux notions rentrerait en contradiction avec l’essence même du christianisme, religion de l’incarnation. Entretien sur RCF :
Un catholicisme fier, conquérant, décomplexé et traditionnel
Prêtre, professeur, docteur en philosophie, l’abbé Matthieu Raffray est devenu, depuis quelques années, une figure des réseaux sociaux. Il y porte une parole peu entendue : celle d’un catholicisme fier, conquérant, décomplexé et traditionnel. Dans son ouvrage “Le plus grand des combats”, avec des propos recueillis par Pierre Saint-Servant, l’abbé Raffray considère qu’il est urgent de parler, de dire la vérité au monde, de “gueuler” si nécessaire qu’un immense champ d’apostolat s’ouvre aujourd’hui pour l’Eglise en France ! Les défis des décennies à venir sont immenses pour ceux qui ont choisi d’être des hommes debout. Alors que pointe la tentation du découragement, l’abbé Raffray nous invite, à contre courant, à compter sur le trésor immense de la foi, sur la troupe innombrable des héros et des saints qui ont façonné la Chrétienté.
La Relique du crâne de saint Thomas d’Aquin en Ile-de-France
A l’occasion de l’anniversaire de la Mort de Saint Thomas d’Aquin (1274), Paris accueillera le chef de Saint Thomas d’Aquin pour quelques semaines, jusqu’au 16 mars au Collège des Bernardins.
Saint Thomas d’Aquin, patron des étudiants, docteur commun de l’Eglise, est une des figures les plus essentielles de la pensée et de la sainteté chrétiennes d’hier et pour aujourd’hui.
A l’occasion de ces Trois années jubilaires saint Thomas d’Aquin (2023-2025), naissance (1225), mort (1274) et canonisation (1323), la relique du crâne du religieux italien qui était conservé dans le Musée des Jacobins a été retirée de la boîte scellée dans laquelle elle reposait depuis 1974 et déposée dans un nouveau reliquaire réalisé par l’artiste Augustin Frison-Roche. Conservé depuis 1369 dans le couvent des Jacobins à Toulouse, le crâne circule en France et en Europe et pourra ainsi être vénéré à Paris.
Les fidèles catholiques peuvent bénéficier du don de l’indulgence plénière pour la rémission de la peine des péchés pardonnés. Le Père Olivier de Saint-Martin, supérieur du couvent des Dominicains de Toulouse, qui a la garde du reliquaire pendant ces 3 années, explique :
« A travers la vénération de cette relique, les fidèles peuvent actualiser quelque chose de la grâce reçue par saint Thomas et vivifier leur recherche de Dieu à travers la figure de saint Thomas. »
Une proposition particulièrement adressée aux jeunes et aux étudiants, notamment de l’IPC, de Saint Jean de Passy (où la promotion des 6ème est placée sous le patronage de St Thomas d’Aquin), mais aussi de tout Paris, à Saint-Etienne du Mont qui accueillera tous les étudiants de classes préparatoires de l’enseignement catholique de Paris le samedi 2 mars.
Les Reliques seront aussi exposées au Collège des Bernardins le samedi 16 mars lors du Colloque « Personne et nature chez St Thomas d’Aquin : Théologie trinitaire, christologie, anthropologie et éthique. »
Calendrier des vénérations en région parisienne en 2024 :
- dans le diocèse de Versailles du 7 au 14 janvier
- à Paris : ND de l’Assomption du 17 au 21 janvier
- Saint Jean de Passy le jeudi 18 janvier
- Saint Thomas d’Aquin du 22 au 24 janvier
- Saint Roch du 6 au 9 février
- Institut de Philosophie Comparée du 13 au 15 février
- Saint Etienne du Mont le 2 mars
- Collège des Bernardins le 16 mars.
- dans le diocèse de Nanterre du 12 au 25 octobre.
Le Premier ministre Gabriel Attal, pro-GPA et pro-euthanasie
À 34 ans, l’ancien conseiller du ministre de la Santé Marisol Touraine (2012-2017), apparatchik strauss-khanien puis macroniste de la première heure, participant à la 69e réunion Bilderberg en 2023, est devenu le plus jeune locataire de Matignon de la cinquième République.
Au Parti socialiste depuis 2006 pour soutenir Ségolène Royal, il gravite ensuite autour de Dominique Strauss-Kahn. Après un stage à l’Assemblée nationale auprès de Marisol Touraine, il entre en 2012 dans le cabinet du ministre de la Santé qu’il ne quittera pas pendant cinq ans. Les 110 000 médecins libéraux conservent un souvenir cuisant du passage de Marisol Touraine avec sa loi éponyme et les projets de généralisation du tiers payant obligatoire.
Gabriel Attal devient député LREM des Hauts-de-Seine en 2017 puis est nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse dans le second gouvernement Édouard Philippe (2018). En juillet 2020, Gabriel Attal est nommé secrétaire d’État auprès du Premier ministre Jean Castex, porte-parole du gouvernement, jusqu’en 2022. Pendant l’ubuesque crise sanitaire il dénonce les opposants aux pseudos vaccins :
« Qui emmerde la vie de qui, aujourd’hui ? Qui gâche la vie de nos soignants qui depuis deux ans sont sous l’eau dans nos services de réanimation pour sauver des patients qui aujourd’hui sont essentiellement non vaccinés ? Ce sont ceux qui s’opposent aux vaccins ! »
LGBT assumé, il a soutenu l’extension de la PMA en juin 2021 et n’est pas opposé aujourd’hui la légalisation de la GPA.
En 2021, porte-parole du gouvernement, il avait tancé Mgr de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, qui défendait le secret de la confession, en affirmant : « Il n’y a rien de plus fort que les lois de la République dans notre pays, ça tient en une phrase et c’est très clair. » Et il avait ajouté que le président de la république a demandé au ministre de l’Intérieur de convoquer Mgr de Moulins-Beaufort pour le sommer de s’expliquer.
Alors porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a claironné, dès le lendemain du premier tour de l’élection présidentielle de 2022, que l’euthanasie serait la grande réforme du futur quinquennat…
Il devient ensuite ministre délégué chargé des Comptes publics en mai 2022, dans le gouvernement Élisabeth Borne. Le 20 juillet 2023, Gabriel Attal est nommé ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.
Mgr Matthieu Dupont nommé évêque de Laval
Le 9 janvier, le pape François a nommé Mgr Matthieu Dupont évêque de Laval, à la suite du transfert de Mgr Thierry Scherrer au siège de Perpignan. Il était jusqu’à présent doyen de Mantes-la-Jolie (diocèse de Versailles).
L’ordination épiscopale de Mgr Matthieu Dupont a lieu samedi 9 mars à 15h au sanctuaire de Pontmain. Son installation épiscoaple a lieu le dimanche 10 mars à 11h en la cathédrale de Laval.
Né le 11 décembre 1973 à Versailles, il a été ordonné prêtre le 29 juin 2003 à Versailles. Docteur en pharmacie et titulaire d’une licence canonique en théologie, il a été :
- 2003 Mission d’études à Rome.
- 2004 Vicaire des paroisses Saint-Martin et Notre-Dame du Val de Sartrouville
- 2005 Membre du Service diocésain des vocations, Professeur au séminaire diocésain Pierre de Porcaro
- 2009 Vicaire du groupement paroissial de Montigny-Voisins et prêtre référent pour l’AEP de Saint-Quentin Est
- 2011 Membre du conseil du supérieur au séminaire diocésain, Enseignant en théologie morale
- 2012 Adjoint au délégué de l’évêque pour l’accompagnement des séminaristes
- 2014 Recteur du Séminaire diocésain, Membre du conseil du supérieur et enseignant à la Maison Saint-Jean-Baptiste
- 2017 Membre du chapitre cathédrale
- 2023 Doyen du doyenné de Mantes-la-Jolie, Curé du groupement paroissial de Mantes-la-Jolie
Fin de vie : Emmanuel Macron annonce deux projets de lois distincts
Lors de ses voeux auprès des responsables des cultes, reçus à l’Élysée lundi, Emmanuel Macron a annoncé une loi de programmation décennale sur la culture palliative ainsi qu’un autre texte indépendant portant sur l’aide à mourir. Sans préciser de calendrier.
L’ADMD est en rage :
Depuis le départ, nous parlons d’un seul et même texte sur l’accompagnement en #FindeVie… continuum des soins et de l’aide à mourir.
Une fois de +, @EmmanuelMacron cède aux représentants religieux et aux opposants à l’#euthanasie en souhaitant tout séparer… séparer pour… https://t.co/gt8zOXcRwD— Jonathan Denis (@JonathanDenis) January 8, 2024
Emmanuel Macron a également annoncé un nouvel échange avec les responsables religieux avant la présentation du second projet de loi sur l’aide à mourir.
En 2022, Pierre Moscovici touchait 26 300 € par mois
Un député avait été coupé pour avoir osé le rappeler :
En commission, en 2022, un député se faisait couper le micro après avoir rappellé les cumuls de retraite-indemnités de Pierre Moscovici, soit 26.300 €/mois pic.twitter.com/GNNaevL07W
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) January 8, 2024
Pierre Moscovici, avant d’être premier président de la Cour des comptes, a été socialiste et commissaire européen. Ce petit marquis de la République méprisante envers le peuple a décalé la publication du rapport de la Cour des Comptes sur le coût de l’immigration, afin d’éviter de fournir des billes à la droite lors de l’examen du projet de loi de Gérald Darmanin. Et cela ne l’empêche pas de continuer à cracher à la face des Français :

La lutte contre l’immigration illégale coûte 1,8 Md€ par an selon la Cour des Comptes ; la sortie du rapport décalée pour éviter toute interférence avec la loi Immigration (MàJ : Moscovici « C’est une décision que j’ai prise et que j’assume totalement ») https://t.co/nMeJOrKOs9 pic.twitter.com/13HenjasE7
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) January 6, 2024
📺 À quoi servent les 200 millions d’euros de budget de la Cour des comptes si elle refuse de publier ses rapports ?
On peut se demander si Pierre Moscovici n’a pas été rattrapé par ses réflexes socialistes. Veut-il cacher le coût faramineux de l’immigration ? pic.twitter.com/sc8snnKYRx
— Edwige Diaz Ⓜ️ (@diaz_edwige) January 7, 2024
Joyeux Noël interdit : les consignes de la RATP à son personnel
🔴 @Valeurs | Voici le document distribué aux agents RATP de la ligne du RER A pour les animations de Noël. Parmi les éléments de vocabulaires proscrits par la direction le terme « Joyeux Noël », à remplacer par « Joyeuses fêtes de fin d’année ».
Sollicitée par @Valeurs, la… pic.twitter.com/WTp2XXVTjl
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) January 8, 2024
Guerres de Vendée : « Le maire du Mans ouvre la possibilité d’une réconciliation »
En 2009, des travaux rue des Jacobins au Mans mettaient au jour les ossements de 154 cadavres. Ce n’étaient qu’une infime partie des quelques 2500 hommes, femmes et enfants vendéens, engagés dans la funeste virée de Galerne, massacrés dans les rues du Mans. Le 8 décembre, 230 ans presque jour pour jour après le massacre, une journée d’étude s’est tenue au Mans, réunissant les meilleurs spécialistes des guerres de Vendée. Une journée durant laquelle le maire du Mans Stéphane le Foll a annoncé que ces restes humains pourraient être inhumés là où ils ont été découverts. Une décision « la plus adaptée » selon l’historien Alain Gérard mais aussi « historique » tant le sujet était délicat durant la mandature de l’ancien maire Jean-Claude Boulard.
Alain Gérard a été interrogé sur RCF :
La République tchèque ne veut pas de l’euro
Les responsables politiques tchèques qui débattent de l’adoption de l’euro devraient garder à l’esprit que la situation économique des pays de la zone euro n’est pas très bonne, indique un rapport publié par la Banque nationale tchèque (ČNB). Le rapport souligne qu’aucun progrès n’a été réalisé dans l’approfondissement de l’union économique et monétaire et que l’architecture de la zone euro reste imparfaite. La ČNB prévient également que l’évolution future de l’union monétaire est imprévisible.
« La situation budgétaire de la plupart des pays de la zone euro reste peu glorieuse, les déficits budgétaires dus à la crise du coronavirus ne se résorbant que lentement et les niveaux d’endettement de certains pays atteignant les limites de la viabilité ».
« Il est donc très difficile de déterminer le moment approprié pour l’entrée éventuelle de la République tchèque dans la zone euro et l’impact d’une telle décision sur la République tchèque ».
Le porte-parole du ministère tchèque des Finances a précisé :
« D’une manière générale, les priorités de ce gouvernement comprennent avant tout le redressement des finances publiques, et ce n’est qu’ensuite que le débat sur le calendrier de l’adoption de l’euro pourra commencer ».
Andrej Babiš, chef du parti ANO, qui recueille actuellement 30 % du soutien des électeurs tchèques, a déclaré de son côté :
« Je ne veux pas de l’euro. Le mouvement ANO ne veut pas de l’euro. Il s’agissait à l’origine d’un projet économique qui est devenu politique. Je ne veux pas avoir à garantir les prêts élevés des pays de la zone euro ». « Nous n’avons pas besoin de l’euro ».
Modéré ou radical ?
Adel Sidi Yakoub est suivi par près d’un million de personne sur Tiktok. Il y fait la promotion de l’islam et en particulier des règles qu’il faut respecter pour être “Un bon musulman”. Dans sa dernière vidéo, il explique les interdictions auxquelles sa femme va être soumise :
- Règle n°1 : Interdiction d’avoir des amis garçons.
- Règle n°2 :“Interdiction de travailler dans un travail où il y a des hommes” : le jeune homme explique qu’il ne veut “que des femmes” autour de sa femme, et que dans un monde idéal, le travail est fait “à la maison”.
- Règle n°3 : “Interdiction de partir en voyage sans moi” : pour Adel, les voyages de sa femme avec ses potes “elle oublie”, mais elle aura en cas de force majeure le droit de voyager “avec des hommes de sa famille, c’est tout”.
- Règle n°4 : “Interdiction de s’habiller avec des habits moulants”, parce que pour Adel “le corps de ma femme il est à moi”.
- Règle n°5 : “Interdiction de s’exposer sur les réseaux sociaux” : Oui, Adel est influenceur, il gagne sa vie grâce à sa visibilité sur les réseaux sociaux (TikTok, Snapchat), mais quand il s’agit de sa femme : “elle, c’est interdit”.
Une longue liste d’interdictions très contraignantes qui devrait compliquer les recherches de Adel, qui ne semble pas inquiet pour autant. Il trouve d’ailleurs que ses règles sont “très raisonnables”
On attend que les féministes ruent dans les brancards…
Et sinon, pour vous amuser, il y a d’autres débats théologiques importants :
Faut-il faire ses ablutions islamiques avec ou sans chaussettes ?
Le débat théologique est ouvert. pic.twitter.com/7MqXvPgErA— Damien Rieu (@DamienRieu) January 9, 2024
Eviter l’appel à la prière musulmane dans nos églises
Suite à l’appel à la prière musulmane dans l’église de la Trinité à Paris, découvert trop tard par le curé, un internaute signale que d’autres manifestations du même genre sont prévues dans d’autres églises :
- le 21 janvier dans l’église St-Michel – Frœschwiller (67)
- le 2 février dans la Basilique Saint-Bonaventure de Lyon (69)
- le 25 mais dans l’église Notre Dame d’Espérance à Saint-Nazaire (44)
- le 8 juin en l’église Sainte-Madeleine à Nantes (44)
📍 Eglise St-Michel – Frœschwiller (67) – 21 janvier 2024
Pour interroger poliment les responsables de la paroisse :
➤ 07.58.35.06.23 (Père Sylvain) ou 06.29.47.82.77 (Père Białek)
➤ [email protected] (Père Bogusław Białek) pic.twitter.com/j6nZ8N8Pcl— Tom (@tomcwz_) January 6, 2024
📍 Basilique Saint-Bonaventure de Lyon (69) – 2 février 2024
Pour interroger poliment les responsables de la paroisse :
➤ 07.60.18.28.30 (secrétariat) ou 06.62.78.36.46 (sacristie)
➤ [email protected] (secrétariat) ou [email protected] (déléguée générale) pic.twitter.com/hQaQ7Devd2— Tom (@tomcwz_) January 6, 2024
📍 Eglise Notre Dame d’Espérance à Saint-Nazaire (44) – 25 mai 2024
Pour interroger poliment les responsables de la paroisse :
➤ 02.40.70.17.43 (Père Girard)
➤ [email protected] (secrétariat)— Tom (@tomcwz_) January 6, 2024
📍 Eglise Sainte-Madeleine à Nantes (44) – 8 juin 2024
Pour interroger poliment les responsables de la paroisse :
➤ 02.40.47.88.52 (secrétariat)
➤ [email protected] (Père Xavier) ou [email protected] (secrétariat)— Tom (@tomcwz_) January 6, 2024
Près de 1000 agressions par jour en moyenne
La rance est toujours orange mécanique… Le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), rattaché au ministre de l’Intérieur, esquisse les contours de la violence dans sa « note de conjecture » de janvier 2024. Quasiment tous les indicateurs des violences sont en hausse :
- les coups et blessures volontaires atteignent le record de 362 000 faits en 2023.
- Près de 1000 agressions par jour en moyenne.
Il s’agit uniquement des actes signalés aux autorités de police et transmis à la justice, sachant que toutes les victimes ne portent pas plainte.
Depuis 2017, la progression des coups et blessures volontaires a atteint 63 %, de 222 000 par an, contre 362 000 aujourd’hui.
Les violences sexuelles grimpent de 7 % pour dépasser les 87 000 faits signalés, soit une moyenne de 240 faits par jour.
- Les vols avec armes (armes à feu, armes blanches ou par destination) stagnent autour de 6 500 affaires par an.
- Les vols violents sans arme diminuent de 9 %, avec 52 000 faits recensés, soit un peu plus de 140 faits par jour.
- Les vols sans violence poursuivent leur baisse tendancielle, avec environ 632 000 infractions recensées en 2023, soit une baisse de 3 %.
- On compte un millier d’homicides par an, en incluant les coups et blessures volontaires suivis de mort. Selon le criminologue Alain Bauer, les homicides sont passés de 803 en 2014 (avant les attentats de 2015 et 2016) à 1 033 aujourd’hui, soit une hausse de 28 %.

