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US Imperium : sont-ils désormais les destructeurs ?

Jean-Loup Izambert, journaliste et auteur de “Les Destructeurs”, est interrogé par André Bercoff sur Sud Radio. Il explique travail de sape des Etats-Unis contre la France et l’Allemagne depuis 70 ans :

Deux sœurs lèguent 340 000 euros pour rénover l’église de leur village

Deux sœurs tombées amoureuses du village d’Arith, au cœur de la Savoie, ont légué 340 000 euros pour rénover l’église de la commune.

Monique et Geneviève Meynier, qui se sont installées à Arith dans les années 1970, ont légué, à leur décès, 340 000 euros au diocèse pour réhabiliter l’église du village qui avait subi les affres du temps. Une somme que la commune de 440 habitants n’aurait jamais pu débourser. Jean-Marie Gueyraud, instituteur à la retraite, habitant d’Arith, déclare :

“Les miracles, on ne peut pas les expliquer. C’est simplement une dame qui s’est installée au pays, qui s’est plue ici, qui était riche. Elle n’était pas mariée et lorsqu’elle est décédée, elle a laissé sa maison à la voisine et elle a donné pour la rénovation de l’église qui en avait bien besoin.”

Des spécialistes du patrimoine ont restauré toutes les peintures de l’église Saint-Laurent.

Le FBI semble toujours vouloir faire croire que certains Américains catholiques représentent une menace terroriste

Un rapport de la commission de la Chambre des représentants des Etats-Unis publié lundi révèle que des employés du FBI discutent encore de la manière de diffuser une note de service à l’échelle du bureau identifiant l'”idéologie catholique radicale traditionaliste” comme un pôle d’attraction pour les “extrémistes violents”.

La commission judiciaire de la Chambre des représentants a fait part des conclusions de son enquête sur la note de service du bureau local du FBI de Richmond, en Virginie, publiée au début de l’année, qui visait à surveiller les catholiques qui assistent à la messe traditionnelle en latin, en particulier ceux qui assistent à des messes célébrées par des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X. Le mémo avait été rapidement et largement décrié comme une violation du premier amendement. Le document identifie les “catholiques radicaux traditionalistes” comme ayant souvent une “idéologie antisémite, anti-immigrés, anti-LGBTQ et suprémaciste blanche” et comme rejetant généralement Vatican II.

Comme l’a indiqué la commission judiciaire de la Chambre des représentants dans son rapport, le mémo a en fait “désigné comme terroristes potentiels les Américains qui sont pro-vie, pro-famille et qui soutiennent la base biologique des distinctions de sexe et de genre”.

Alors que la note a été rapidement rétractée par le FBI après les réactions du public et dénoncée par ses dirigeants comme ne répondant pas aux “normes rigoureuses” du Bureau, le rapport de la commission judiciaire récemment publié fait état d’une constatation “troublante” selon laquelle le FBI discute toujours de la manière de créer une note à l’échelle du Bureau sur ces préoccupations.

Le rapport de la Chambre des représentants intitulé “The FBI’s Breach of Religious Freedom : The Weaponization of Law Enforcement Against Catholic Americans” (La violation de la liberté religieuse par le FBI : l’armement des forces de l’ordre contre les Américains catholiques) présente des extraits d’entretiens avec des employés du FBI au sujet du mémo, notamment Stanley Meador, l’agent spécial responsable du bureau local du FBI à Richmond en Virginie.

La commission parlementaire a indiqué dans son rapport que l’un des coauteurs de la note interne ayant fait l’objet d’une fuite “coordonnait avec la division antiterroriste” un produit “externe” (destiné à être diffusé à l’échelle du Bureau) appelé “Strategic Perspective Executive Analytic Report” (SPEAR), dont la publication était prévue pour février 2023. Le 6 février 2023, la division antiterroriste “a suggéré de transformer le document en un rapport de renseignement émergent”, dont les plans, selon M. Meador, semblaient être basés sur le mémo. Le rapport de la commission parlementaire note que s’il est “préoccupant” que “le FBI ait voulu empiéter davantage sur les libertés religieuses à l’échelle du Bureau, il est tout aussi préoccupant que des discussions soient toujours en cours avec FBI Richmond” sur la manière de créer ce mémo externe.

“Malgré les lacunes du mémorandum de Richmond et les critiques généralisées à l’encontre de sa création, le FBI semble toujours vouloir faire passer le message scandaleux selon lequel certains Américains catholiques ayant des croyances traditionnelles représentent une menace terroriste intérieure pour notre pays”, a fait remarquer la commission de la Chambre des représentants.

Selon le rapport de la commission, l’un des coauteurs du mémo avait contacté fin 2022 d’autres bureaux locaux du FBI pour obtenir des “renseignements opérationnels” et aurait trouvé des “cas similaires” dans les bureaux locaux de Milwaukee et de Portland, bien que l’enquête de Portland ait été clôturée.

Tentative de diversion de l’incompétent de l’Intérieur

Alors que la France est gangrenée par l’hyper-violence et l’islamisme, Gérald Darmanin a annoncé la dissolution d’un groupe inconnu :

 

Et pendant ce temps :

Et un article du Point nous apprend que les militants d’extrême-gauche protège les dealers des “violences policières”.

Une défense territoriale à la polonaise pour rendre la société française plus résiliente face à «l’ensauvagement» ?

Au cours des dernières années, un certain nombre d’officiers et de dirigeants politiques français de haut niveau ont affirmé que leur pays pourrait bientôt sombrer dans l’anarchie, voire dans une véritable guerre civile. Or la population autochtone se trouve bien désarmée face à cet « ensauvagement » venu d’ailleurs.

Article publié originellement sur le site polonais anglophone Sovereignty.pl. Pour lire l’article intégral en anglais, cliquez ici.

Les six nuits de chaos qu’a connues la France à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet de cette année ont été observées avec stupéfaction dans les pays voisins. La mort d’un jeune voyou d’origine algérienne a mis le feu aux poudres dans les banlieues à population immigrée, et les flammes de la colère se sont rapidement propagées au centre des grandes villes ainsi qu’à des villes de taille plus modeste.

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Au cours des dernières années, un certain nombre d’officiers et de dirigeants politiques français de haut niveau ont affirmé que leur pays pourrait bientôt sombrer dans l’anarchie, voire dans une véritable guerre civile.

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Il est révélateur que, dans le livre de l’auteur à succès Laurent Obertone, Guerilla – Le jour où tout s’embrasa, qui décrit des événements très proches de ce qui s’est passé il y a quelques mois en France, mais où les choses deviennent incontrôlables, engloutissant la France dans une véritable guerre civile après trois jours de descente dans le chaos, l’armée n’est pas envoyée pour rétablir l’ordre.

L’armée française compte dans ses rangs une forte proportion de soldats issus de l’immigration, et dans le livre d’Obertone, qui affirme reposer « sur le travail d’écoute, de détection et les prévisions du renseignement français », l’on craint que ces soldats, ou certains d’entre eux, ne prennent parti pour les hordes issues des mêmes banlieues et « quartiers sensibles » qu’eux.

Si une guerre civile éclate, la population française de souche risque d’être sans défense, même si elle est (encore) majoritaire. Les forces armées du pays se sont réduites comme peau de chagrin au fil des ans, pour atteindre un peu plus de 200 000 militaires au total en 2023 (dont plus de 60 000 réservistes). Au tournant du siècle, le président Jacques Chirac avait supprimé le service militaire obligatoire pour tous les Français nés après 1979.

Cela veut dire que la plupart des citoyens français respectueux de la loi qui sont nés après cette année-là n’ont jamais eu d’arme entre les mains et ne sauraient pas utiliser une arme à feu. Il serait difficile de rétablir le service militaire obligatoire aujourd’hui, et de toute façon cela impliquerait de former tous les citoyens français, y compris ceux qui détestent la France, ne se considèrent pas comme Français, et pourraient plus tard prêter allégeance à une sorte d’État islamique (s’ils ne l’ont pas déjà fait).

Une défense territoriale sans fichés S pour une société plus résiliente face à « l’ensauvagement »

La création d’une force de défense territoriale comme celle qui a été mise en place en Pologne ces dernières années serait une bien meilleure solution. Il s’agirait de former et d’armer uniquement des volontaires, c’est-à-dire des personnes nourrissant des sentiments patriotiques à l’égard de la France, et les autorités françaises pourraient très bien exclure de ce dispositif les ennemis intérieurs issus des « quartiers sensibles » en conditionnant l’admission dans les rangs de la défense territoriale à l’absence de casier judiciaire et de fichage S, c’est-à-dire à l’absence de fichage par la police comme présentant un danger potentiel pour la sécurité publique.

Ce n’est évidemment pas dans ce but que les Polonais ont créé leur propre force de défense territoriale en 2017. À l’instar de ses voisins d’Europe centrale, qui n’ont pas encore opté pour le multiculturalisme à la mode de l’Europe occidentale, la Pologne est un pays sûr, où la criminalité et les viols sont beaucoup plus rares qu’en France et où il n’y a pas d’émeutes du type de celles qui ont éclaté en France il y a quelques mois. Quand les Polonais parlent de guerre civile dans leur pays, ils font référence à la température du débat politique et non pas au risque d’une véritable guerre civile.

En Pologne, le service militaire obligatoire pour tous les jeunes hommes a été suspendu en 2008 et n’a pas été réactivé depuis.

Cependant, après la victoire de la droite conservatrice aux élections de 2015, il a été décidé de créer une force de défense territoriale pour faire face au danger d’une guerre « hybride » ou d’une guerre par procuration comme celle que la Russie menait dans l’est de l’Ukraine depuis 2014. Cette force était également destinée à devenir une armée de partisans sur les arrières des forces russes, car on estimait que les capacités de ces dernières rendait probable une retraite rapide de l’armée régulière polonaise en cas d’invasion, avant que les partenaires de l’OTAN n’aient le temps de réagir. Rappelons en effet que jusqu’en 2016, aucune troupe de l’OTAN n’était stationnée en Pologne ou dans les États baltes, et pratiquement aucune ailleurs sur le flanc oriental de l’Alliance atlantique.

La Force de défense territoriale de la Pologne s’est également révélée très utile pour les catastrophes naturelles et face à l’assaut de Loukachenko sur la frontière polonaise avec les migrants qu’il a fait venir du Moyen-Orient et d’Afrique.

A ce jour, la défense territoriale polonaise compte environ 36 000 hommes, formant des bataillons d’infanterie légère initialement concentrés dans l’est du pays (près de la source de la menace perçue), mais de plus en plus répartis sur l’ensemble du territoire polonais au fur et à mesure que leur nombre augmente. Leur rôle est de :

  • conduire des opérations défensives en coopération avec les troupes régulières et en soutien aux institutions civiles ;
  • mener des opérations autonomes non conventionnelles de contre-insurrection et de contre-déploiement ;
  • participer à la sécurisation de l’accueil et du déploiement des forces de renfort alliées dans leurs zones d’action ;
  • agir dans le domaine de la gestion des crises, de la lutte contre les catastrophes naturelles et de l’élimination de leurs conséquences, de la protection des biens et des opérations de recherche et de sauvetage ;
  • conduire des activités de renseignement.

Les membres de la Force de défense territoriale sont tous des volontaires qui s’engagent pour un service militaire rotatif (modestement) rémunéré, qu’ils combinent avec leur vie civile. Ils s’engagent pour une période d’un à six ans, qui peut être renouvelée. Le service actif dans la force de défense territoriale polonaise commence par une formation de 16 jours pour ceux qui n’ont pas d’expérience militaire ou de 8 jours pour les réservistes de l’armée. Ils suivent ensuite une formation par rotation de deux jours par mois, toujours pendant les week-ends, avec une formation intégrée supplémentaire de 14 jours par an. La formation militaire se déroule à proximité du lieu de résidence des membres de cette force, ce qui permet aux citoyens de s’engager dans les forces armées sans devoir abandonner leur vie civile.

La force de défense territoriale en Pologne est en effet l’une des cinq branches des forces armées polonaises (les autres étant les forces terrestres, l’armée de l’air, la marine et les forces spéciales), dans un pays qui dépense aujourd’hui l’équivalent de 3 % de son PIB pour sa défense, bien au-delà de l’engagement minimum de 2 % du PIB imposé par l’OTAN. À titre de comparaison, la France ne consacre que 1,8 % de son PIB à la défense et reste donc en deçà du seuil de 2 % fixé par l’OTAN.

Lors de la création de cette nouvelle composante des forces armées, il y a quelques années, on s’est demandé si ses membres devaient être autorisés à garder leurs armes chez eux, comme dans l’armée suisse, ou si ces armes devaient être conservées dans un ensemble de lieux sûrs d’où elles pourraient être rapidement distribuées en cas de besoin. C’est cette deuxième option qui a été retenue, le principe général en Pologne étant que les citoyens respectueux de la loi doivent avoir un accès limité aux armes à feu (comme en France). Mais cela pourrait changer rapidement en cas de nécessité.

L’idée générale derrière la création d’une force de défense territoriale en Pologne était de rendre le pays plus résistant et ainsi disposer d’un moyen de dissuasion supplémentaire contre un agresseur potentiel (la Russie).

Dissuader l’ennemi intérieur

Une force de défense territoriale équivalente en France améliorerait certainement considérablement la résilience de la société française dans son ensemble. Elle constituerait elle aussi un puissant moyen de dissuasion, en l’occurrence contre ceux qui envisageraient de ne plus se limiter aux mortiers d’artifice, aux pierres et aux cocktails Molotov pour semer le désordre dans les villes françaises (…).

Elle pourrait également s’avérer très utile pour soulager les forces armées françaises surchargées en sécurisant les milliers de « points sensibles » civils à travers la France. À l’instar du service militaire obligatoire, une force de défense territoriale française aurait un effet positif sur la réunification d’une société divisée, en rassemblant des personnes d’origines diverses, y compris des Français issus de l’immigration, mais ayant tous en commun leur amour de la France.

Et ce serait une alternative civilisée et démocratique à la tentation que pourraient avoir certains jeunes patriotes français d’agir de leur propre chef pour tenter de sauver leur pays. Il n’est pas certain qu’il y ait beaucoup de patriotes prêts à agir en France, mais le danger de « l’extrême droite » est régulièrement brandi par le gouvernement de Macron et en particulier par son ministre de l’intérieur Gérald Darmanin.

Alors pourquoi ne pas canaliser le désir de certains Français de défendre et peut-être même de sauver leur pays en créant une Force de Défense Territoriale comme l’a fait la Pologne ?

Une réflexion chrétienne sur le sionisme

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Entre une foule d’autres, cet article de Israël Today, et la vidéo ci-dessus du jeune Premier Ministre Benjamin Netanyahou s’entretenant de la venue du Messie avec des rabbins israéliens, témoignent que l‘attente du Messie habite le cœur des juifs …

Israël n’est pas un peuple comme les autres. Est-ce aimer Israël ou ne pas l’aimer que de le reconnaître ? Ne pas être sioniste n’est pas être antisémite comme les sionistes osent le faire croire pour toucher les avantages de la lutte contre l’antisémitisme, car si l’un relève de l’ordre politique, et donc culturel, l’autre relève de l’ordre naturel. On est ou non sioniste, librement, mais on n’est pas libre d’être sémite. C’est pourquoi ce qui s’applique à l’un ne s’applique pas ipso facto à l’autre.

Un article republié récemment sur Dreuz.info montre des catholiques justifiant le sionisme, voire le judaïsme, au motif que l’Alliance conclue par Dieu avec Israël n’a pas été abrogée. Comment n’ont-ils pas encore compris que si elle n’a pas été abrogée, c’est qu’elle a été accomplie (Mt 5.17) ! Et qu’à ce titre, désormais, « se trouve abrogée la prescription antérieure, en raison de sa faiblesse et de son inutilité (He 7.18 ; 8.13) » ? Les ânes ! Ils ne veulent pas voir que comparée à la gloire du Christ et de l’Église, la gloire d’Israël « n’en fut pas une (2 Co 3.10) » ! Ces mêmes catholiques estiment devoir condamner l’antisionisme parce qu’il ne serait la plupart du temps que le prétexte à banaliser la haine contre les Juifs par la diabolisation d’Israël. Mais comment condamner la liberté de critiquer ce projet au nom de l’antiracisme puisque le sionisme est un projet politique basé sur la discrimination raciale et religieuse1 ?

Pour justifier le sionisme, ses partisans s’appuient sur les annonces bibliques du retour des Juifs exilés (Dt 30 ; Jr 31 ; Ez 36.8 ; 37 ; Am 9.11-15…), et prétendent qu’il est nécessaire pour que les prophéties bibliques puissent s’accomplir. Mais outre que le mystère d’iniquité (2 Th 2.7), Judas, tout le mal, et le péché, Lucifer, et les démons, ont aussi été inclus dans le plan de salut du Seigneur, pour leur honte éternelle, les sionistes ne devraient pas oublier que Dieu a parlé dans l’Ancien Testament avec le langage, les idées et les symboles qui étaient ceux des hommes d’alors, à qui il revenait, comme à ceux d’aujourd’hui, de comprendre que le sens de la Parole divine dépasse l’horizon des appétits terrestres ! La promesse de la Terre Sainte était un gage de la réelle volonté, de l’efficace engagement de Dieu à donner tout aussi généreusement un jour accès à Son Royaume. Le don de la terre de Canaan à Israël annonçait, préparait le don de Son Royaume, qui « n’est pas de ce monde (Jn 18.36) ». Mais non, pour les juifs, la Terre Sainte, le Royaume de Dieu, ne pouvaient pas et ne peuvent toujours pas être autre chose que la Palestine !

Pourquoi YHWH a t-Il annoncé « une nouvelle et éternelle Alliance (Is 55.3 ; 61.8 ; Jr 31.31-33 ; 32.40 ; 50.5 ; Bar 2.35 ; Ez 16.60 ; 34.25 ; 37.26 ; Dn 9.27 ; Os 2.30…) », si celle de Moïse donnant la terre d’Israël devait rester suffisante ?

La venue du Messie a mis fin au régime des prophéties, et réalisé ce qu’elles annonçaient. Lorsque Jésus « déclare : ”Voici Je viens pour faire Ta volonté .’, Il abroge le premier régime pour fonder le second (He 10.9) ». Jésus est venu ouvrir le Paradis fermé par le péché d’Adam, raison pour laquelle Il enseignait que la prophétie du retour définitif du peuple élu s’accomplira, non sur cette terre, mais dans le Royaume des Cieux, auquel participeront Abraham, Isaac et Jacob, mais pas les Juifs incrédules (Mt 8.12 ; Lc 13.28) …

Dire avec Michel Garroté dans l’article cité ci-dessus que « le peuple juif est le peuple de l’alliance pour lequel les promesses subsistent » est vrai en tant que le peuple juif a reçu et garde mémoire de la promesse du Messie, et que, comme tout peuple, il est appelé à entrer dans l’Église, en qui seule ces promesses s’accomplissent, mais est faux en tant que ne le faisant pas (Jn 18.35), le peuple juif s’oppose à la Volonté divine et se rend de ce fait ennemi de tous les hommes (1 Th 2.15). C’est pourquoi Jésus lui a prophétisé : « Le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui en fera produire ses fruits (Mt 21.43) ». Ce peuple qu’évoque Jésus est l’Église, le vrai peuple élu (Ph 3.3), celui en lequel tous les hommes peuvent entrer en partageant la foi d’Abraham (Jn 8.56), lui à qui Dieu promit précisément cette descendance universelle (Gn 12.3 ; 22.18 ; Rm 3.29 ; 1 Co 1.24). Quelle pitié donc de voir des gens d’Église – et haut perchés ! – trahir ainsi ouvertement le Christ pour ne pas déplaire à « ceux qui usurpent le titre de Juifs – une synagogue de Satan plutôt ! (Ap 2.9 ; 3.9) » !

Si « Israël, comme l’Église, est dans le monde et n’est pas du monde. »2 , d’où est-il alors ? Y aurait-il en Dieu un concurrent légitime de l’Église, un autre chemin que Jésus pour aller au Royaume de Dieu (Jn 14.6), en sorte qu’être pour Lui ou contre Lui serait indifférent ? Certes, l’origine d’Israël est surnaturelle, Dieu l’ayant créé, comme je l’ai dit, pour donner au monde le Messie, mais ce n’est pas une raison pour s’en glorifier narcissiquement au mépris et au détriment du reste du monde. N’est-ce pas là que l’actuel « face à face entre Israël et le monde, et le conflit qui y est inscrit »3 s’origine ? Si le chrétien n’est pas antisémite, ce n’est pas en raison du « double face à face commun entre Église-Israël et le monde », puisque, ou bien Israël fait partie de l’Église, ou bien il est face à elle, or il est clair qu’Israël n’est pas chrétien. Le chrétien n’est pas antisémite parce qu’il est, lui, le vrai juif, dans les veines de qui coule le Sang du Messie d’Israël, à jamais vivant (Jn 15.5 ; 1 Co 12.27 ; Col 2.17) ! C’est pourquoi « Il est étrange de parler de Jésus-Christ et de vivre comme un juif. Car ce n’est pas le christianisme qui a cru au judaïsme, c’est le judaïsme qui a cru au christianisme, lequel a réuni tous ceux qui croient en Dieu. » (( Lettre de saint Ignace d’Antioche aux Magnésiens, Office des Lectures du Mardi de la 16e Semaine du Temps Ordinaire. )) C’est pourquoi il est étrange que l’Église ait uni son instance officielle de dialogue avec le judaïsme au Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, puisque le judaïsme n’existe aujourd’hui qu’en raison de son rejet de Jésus-Christ (Jn 8.44) … L’Église ne se renie-t-elle pas, ainsi que la vérité de la Révélation dont elle a la garde, en voulant plaire à ceux dont la religion est justement fondée sur la haine du Christ (Jn 8.44 ; 15.24-25 ; 1 Co 1.23 ; Ga 2.14 ; 1 Th 2.14-15 ; Ap 2.9 ; 3.9) ? Il ne manquerait plus qu’elle soit accusée d’antisémitisme en refusant de donner aux juifs le salut qu’elle a mission d’offrir à tous les hommes, « à commencer par Jérusalem (Lc 24.47) » !

Le Règne de Dieu n’est pas terrestre (Cf. Jn 6.15), aussi vrai que Dieu est éternel, et qu’ici bas rien n’est éternel. A ceux qui attendent de voir le Messie régner sur terre depuis Jérusalem4 , il faut annoncer qu’Il règne déjà (Mt 28.18), mais d’un règne divin, au bénéfice de qui est rené « de l’eau et de l’Esprit (Jn 3.5) », devenu une « créature nouvelle (Ga 6.15) », et qui persévère ici-bas dans la communion avec Dieu jusqu’à sa mort (Mc 13.13), laquelle sera alors sa naissance à la vraie vie, la vie de Dieu (Jn 14.1-3). C’est pourquoi les chrétiens attendent l’accomplissement des promesses divines non ici-bas (même si elles n’y sont pas sans effet !), mais dans la Jérusalem céleste, où il y aura « des cieux nouveaux et une terre nouvelle (2 P 3.13 ; Ap 21.1) ». Et cela non en image – les cieux et la terre de maintenant auront été détruits (2 P 3.7,10), par l’incrédulité des hommes certainement, « du juif d’abord, puis du païen. (Rm 1.16) »5

La raison d’être d’Israël était donc de donner le Messie au monde, mais le Messie étant venu, quelle est désormais la raison d’être d’Israël ?

Si le judaïsme est anti-chrétien en refusant d’accueillir en Jésus le Messie annoncé par les Écritures Saintes, le sionisme, qui y puise sa raison d’être, n’est-il pas alors lui aussi ennemi de Dieu, et donc source de désordres pour le monde ? Et pourquoi le judaïsme refuse-t-il d’accueillir et adorer Jésus-Christ, sinon parce que le Royaume de Dieu fondé par Jésus n’est pas de ce monde, et que le judaïsme veut que son royaume soit de ce monde ? Par qui le peuple juif est-il encore élu si la promesse, cause de leur élection, est accomplie ? Les juifs n’ont-ils donc rien appris de l’Histoire lorsque les nazis se proclamaient eux-mêmes race élue, race supérieure, race des seigneurs saigneurs ?

La réapparition de l’État d’Israël en 1948 n’a aucune signification théologique pour un chrétien, qui ne saurait légitimer quelque messianisme politique, fût-il juif. Les promesses divines se réalisent dans et par l’Église. Pour autant, le retour des Juifs en Israël est un enseignement adressé à toutes les nations de ce que la Miséricorde ici-bas prévaut (Ap 7.1-10 ; 14.1-7). Si la dispersion des Juifs a signifié leur éloignement de Dieu en châtiment de leur incrédulité (Is 27.8 ; Ez 2.3-5 ; Mt 23.37-39 ; 22.7 ; Lc 19.41-44), leur retour annonce le salut éternel encore offert ici-bas, préfiguré par tous les saluts temporels dont est remplie l’histoire d’Israël. Le retour d’Israël est une parabole et un gage de ce que Jésus est bien le Messie, venu à la fois châtier l’incrédulité d’Israël, par un exil de deux mille ans (Lc 19.41-44), mais aussi lui offrir le Salut … Le retour des Juifs en Terre Promise devrait être pour eux la bonne nouvelle du salut que Dieu leur offre en Jésus ! Pour eux, car les chrétiens, eux, n’avaient pas besoin que les Juifs reviennent en Israël pour croire en Jésus remonté au Ciel d’où Il était descendu (Jn 16.28). En cela, ils sont les « frères aînés » des Juifs ! Les vrais Juifs vivent de la foi, non de la vision de la Terre Promise … « Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux, d’où nous attendons ardemment, comme sauveur, le Seigneur Jésus Christ. (Ph 3.20) »

Mais le retour des Juifs de toutes les nations où ils ont été exilés « jusqu’à ce que soit accompli le temps des païens (Lc 21.24) » signifie aussi que « le temps des païens » est donc fini. Désormais, les limites de la terre ayant été atteintes, celles du temps le sont aussi … Et si le temps des païens est fini, cela signifie que l’on ne peut plus être païen. Et si l’on ne peut plus être païen, que peut-on être d’autre, sinon chrétien ou antichrétien ? C’est ainsi que nous sommes entrés depuis 1948 dans une nouvelle phase de l’Histoire du Salut : désormais il n’est plus possible d’ignorer l’existence du Christ, et donc, chacun devant prendre parti face à la Vérité (Mt 12.30), on ne peut plus être que chrétien ou antichrétien. Cette opposition absolument irréductible est maintenant universelle, et ne peut que précipiter la fin de l’humanité et la venue du Jugement dernier. Israël a vu son péché contre le Fils de l’homme (Mt 12.32) annoncé par Daniel (7.13), être pardonné, en raison de l’humilité de la nature humaine cachant la gloire de Sa nature divine, mais le péché contre le Saint-Esprit ne pourra pas être pardonné, parce que le témoignage qu’Il rend à la Vérité est suffisamment éloquent pour ne justifier aucune incrédulité (Mt 12.31). Et parce que « là où les péchés sont remis, il n’y a plus d’oblation pour le péché (He 10.18) », Israël, depuis deux mille, a été sans Temple, sans sacerdoce lévitique, sans royauté davidique, sans prophète … pour qu’il apprenne qu’après Jésus, Dieu n’a plus rien à lui donner, et que tout ce qui était avant Lui n’était que pour Lui. Exilé, Israël a été obligé de s’ouvrir à la dimension spirituelle de la Révélation que ses Pères avaient reçue, et a été ainsi préparé à devenir maintenant chrétien. C’est pourquoi vouloir, par exemple, la réédification du Troisième Temple comme certains s’y emploient en Israël ne peut que concrétiser l’endurcissement définitif d’Israël, son péché contre le Saint-Esprit, et donc son châtiment cette fois définitif. Si Israël continue à refuser de devenir chrétien pour s’attacher à la Loi de Moïse, ce ne sera pas seulement la destruction de Jérusalem et la dispersion des Juifs qu’il méritera, mais la destruction du monde entier, tant l’antichrist qu’il a enfanté, l’islam, veut non seulement la disparition d’Israël, mais celle des chrétiens (Coran 9.30) et de tous les non-musulmans (Coran 8.12-17). Et si la fin doit correspondre à l’origine, la Bonne Nouvelle du Salut (Ac 1.8) pour le monde entier étant partie de Jérusalem (Mt 24.14), ne doit-elle pas trouver son épilogue à Jérusalem ?

Qui dira ce qu’il adviendrait si les Juifs, imitant saint Pierre (Ac 3.17-26), se mettaient à laisser « maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs » pour l’amour de Jésus (Mt 19.29) ? Le Christ n’a t-Il pas annoncé que ce n’est plus à Jérusalem que l’on adore Dieu, mais « en esprit et en vérité (Jn 4.23) » ? Nous ne voulons pas pour autant dénier aux Juifs le droit de vivre en Israël, mais nous souhaitons qu’ils y vivent devenus chrétiens, accomplissant ainsi leur vocation humaine et spirituelle. Alors qu’aujourd’hui les nations sont niées au profit du mondialisme, Dieu rappelle, par la permanence d’Israël, la réalité de la nation, la nécessité d’un fondement politique, humain et cohérent, pour que la foi puisse se développer. C’est la raison pour laquelle Dieu a créé le peuple d’Israël, et a voulu son homogénéité ethnique et religieuse. L’histoire du peuple juif sert de leçon à toute l’humanité (1 Co 10.6,11 ; Ga 4.24 ; 1 P 3.21 ; He 9.24). Depuis que la nation a été méprisée, que religion et politique ont été séparées, l’Église ne reposant plus sur cette réalité essentielle de l’ordre naturel, n’est-elle pas en train de disparaître avec elle ? Sans cette réalité humaine qu’est la nation, la foi reste virtuelle. C’est pourquoi saint Jean-Paul II appelait à défendre la nation, qu’il considérait comme la réalité « la plus importante pour l’histoire spirituelle de l’homme (Varsovie, le 2 juin 1979) ». Mais comment l’Église pourra-t-elle jouer son rôle auprès d’Israël et accueillir les Juif en son sein alors que par le président de la Commission pontificale pour les relations avec le judaïsme qu’a été le cardinal Kasper, elle a affirmé que « les Juifs n’ont pas à devenir chrétiens pour être sauvés (Boston, 06.11.2002) » !!? et que par la Commission conduite par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le 10 décembre 2015, elle a annoncé que : « Bien que les juifs ne puissent pas croire [Ah bon ! Et pourquoi donc ?] en Jésus-Christ comme Rédempteur universel, ils ont une part dans le salut [Ah bon ! On peut être sauvé en refusant Jésus ? (cf. Mc 16.16)] (…) Cela signifie concrètement que l’Église catholique ne mène ni n’encourage aucune mission institutionnelle tournée spécifiquement vers les Juifs. » !! Tiens donc ! Saint Paul ne prêchait-il pas « aux Juifs de se convertir à Dieu et de croire en Jésus, Notre Seigneur (Ac 13.46 ; 17.30 ; 20.21 ; Jn 8.44) » ? Saint Paul se trompait-il, ou bien certains n’ont-ils plus le même Évangile que lui ? N’est-ce pas que « Tous les hommes sont appelés à faire partie du peuple de Dieu (CEC n°831) » ? La grande apostasie précédant la Parousie serait-elle là (CEC n°675) ?

Dans l’article cité plus haut, le père Arbez écrit : « A la suite du Concile Vatican II, surtout de la déclaration Nostra Aetate, un nouvel élan a permis d’enclencher une lecture différente du Nouveau Testament. Le déicide et la substitution ont été définitivement abrogés. (dreuz.info, 10.08.2020) » Or, il est impossible de supprimer la Foi de nos Pères, impossible de rejeter la lecture qu’ils faisaient du Nouveau Testament ! Ceux qui le font sont maudits (Ga 1.8-9) ! Si Jésus est Dieu, ceux qui ont réclamé Sa mort (Mc 14.64 ; Lc 23.18), se sont rendus coupables de déicide. Ou bien faut-il aussi renoncer à appeler Marie, Mère de Dieu ? La substitution ne peut pas davantage être abrogée puisqu’elle est enseignée par Jésus Lui-même : « Le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits. (Mt 21.43) » !

Ce même prêtre ose encore affirmer qu’être antisioniste serait être antisémite, comme si tous les sémites étaient nécessairement sionistes ! Et il termine en affirmant : « Avec les Juifs, indifférence et opposition se sont muées en coopération et bienveillance. D’ennemis et étrangers, nous sommes devenus amis et frères. » Mais comment un chrétien serait-il frère de qui rejette le Christ ? Ce prêtre a t-il donc oublié que Jésus ne reconnaissait pour frère que celui qui fait la Volonté de Dieu (Mc 3.33-35), laquelle est que nous soyons chrétiens (Jn 6.29), ce que précisément refusent les juifs ? Saint Paul était-il donc fou d’écrire : « Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Béliar ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? (2 Co 6.14-15) » ?

Qui « ne marche plus droit selon l’Évangile (Ga 2.14) » ?

Pour finir je voudrais proposer une interprétation de l’annonce prêtée à saint Paul de la réintégration des Juifs à l’Alliance de laquelle ils se sont eux-mêmes exclus (Rm 11.26). A mon sens, il exprime là le même souhait fervent de son cœur qui le poussait à même vouloir être damné si cela avait pu être nécessaire au salut de ses frères de race (Rm 9.3). Il faut tenir compte du genre littéraire où l’exaltation et l’interrogation servent à exprimer le désir. Lorsque saint Paul prophétise que « tout Israël sera sauvé (Rm 11.26) », il ne prophétise pas que tous les Juifs seront chrétiens à la fin du monde, mais que sera alors atteint le nombre des élus, membres du vrai Israël, qui est l’Église, composée de Juifs ET de païens, « Car tous les descendants d’Israël ne sont pas Israël. De même que, pour être postérité d’Abraham, tous ne sont pas ses enfants. (Rm 9.6-8) ». « La totalité des païens (Rm 11.25) » qui doit entrer dans l’Eglise ne désigne que le nombre atteint de ceux qui seront sauvés, nombre que saint Paul estime à seulement « quelques-uns (1 Co 9.22) », même si aujourd’hui on fait croire que tout le monde ira au Paradis. L’Apôtre annonçait la fin de la prédication à l’ensemble des païens, non le salut de tous les païens, et de même lorsqu’au verset suivant il dit que « tout Israël sera sauvé », il ne veut pas dire que tous les Juifs seront sauvés. Avec lui, il faut distinguer « l’Israël selon la chair (1 Co 10.18) » et « l’Israël de Dieu (Ga 6.16) », qui est l’Église (Mt 8.11-12 ; 22.1-14 ; Rm 9.6,27,31). C’est de cet Israël-là dont il parle. D’ailleurs, le Christ n’a t-Il pas prophétisé à Israël son endurcissement dans l’incrédulité (Lc 22.67-68), lui annonçant qu’il ne Le reverrait qu’à Son retour, c’est à dire pour le Jugement dernier (Mt 26.64) ? Ce jour-là, effectivement, les ennemis du Christ seront bien obligés de reconnaître Sa divinité … Et si « elle est tombée sur eux, la Colère, pour en finir ! (1 Th 2.16) », prions pour que Jésus nous délivre de celle qui vient (1 Th 1.10) !

Abbé Guy Pagès

Cf. https://www.islam-et-verite.com/reflexion-chretienne-au-sujet-du-sionisme/

Auf Wiedersehen, Die Linke !

Pour Die Linke, les droits LGBTIQA sont une priorité. Il semble que cela ne soit pas la priorité des Allemands. Le parti est en train de disparaître.

Wir wollen, dass LSBTIQA als selbstverständlicher Teil der gesellschaftlichen Realität gesehen und anerkannt werden.

Nous voulons que les personnes LGBTIQA* soient considérées et reconnues comme faisant naturellement partie de la réalité sociale.

Confronté à une vague de départs, le parti de gauche radicale n’a plus assez de représentants pour former un groupe parlementaire au Bundestag. Son avenir politique est plus que jamais incertain. Le groupe parlementaire de Die Linke (“La Gauche”) n’existe plus. Les 28 parlementaires restants, sur les 39 que comptait Die Linke à l’issue des élections fédérales de 2021 (4,89 % des voix), pourront demeurer au Bundestag. Mais, puisqu’ils n’appartiennent à aucun groupe, leur poids sera considérablement réduit, tout comme leur temps de parole. Un groupe parlementaire Die Linke était présent au Parlement allemand depuis 2005.

Et pendant ce temps, l’AFD est en hausse…

Abbé Raffray : “Le prêtre est toujours une sorte de soldat !”

Livre noir a reçu l’abbé Raffray pour échanger autour de son nouveau livre ” le plus grand des combats “. Témoignage de sa foi et rôle de l’Église catholique au XXIème siècle, il confie ce qui l’a poussé à écrire ce livre. 

Sainte Barbe, nouvelle création de Jean-Joseph Chevalier

En ce temps de l’avent, entre le 3 Décembre et le premier Dimanche qui suit, la corporation des pompiers, mineurs, artificiers et différentes paroisses vont fêter Ste Barbe. Voici le sculpteur Jean-Joseph Chevalier qui vous livre sa dernière création, une belle Ste Barbe qui naît sous ses doigts et sous vos yeux, en taille directe…

Pour retrouver l’artiste qui reste à votre service, http://www.jeanjosephchevalier.fr/

La valeur allégorique de la flèche retrouvée de Notre-Dame

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Se reconnaître pour exister, pour avancer. Découvrir de nouveaux horizons ? Bien sûr. Croquer dans la vie ? Évidemment. Se lancer à l’aventure ? Parfois. Mais il n’empêche : au-delà de l’attrayant frisson de l’inconnu, reconnaître son univers propre offre un luxe qui n’est plus donné à tout le monde. Celui de se retrouver soi-même. Savoir d’où l’on vient, revenir aux sources, s’appuyer sur des repères reçus, voilà en effet ce qui garantit à chaque homme un cadre protecteur, une paix intérieure et une sécurité intellectuelle, morale et, osons le dire, affective.

Joachim Du Bellay avait beau goûter les charmes d’une virée romaine en plein XVIe siècle, il ne se reconnaissait point dans les palais romains et leurs marbres durs. « Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, / Plus mon petit Liré, que le mont Palatin. » Ces regrets que le poète a mis en sonnet traversent aujourd’hui le cœur de nombreux Français. À une différence près cependant. Autant le sentiment de dépossession exprimé par Du Bellay s’explique naturellement par son séjour romain, loin de chez lui — en pays étranger, son âme se sent fondamentalement en exil —, autant le sentiment de dépossession partagé actuellement par beaucoup se réalise selon un mécanisme inverse.

Combien de Français ne reconnaissent plus leur pays sans pourtant avoir changé de lieu ? Le « Douce France, cher pays de mon enfance » de Charles Trenet n’est plus un air mélancolique, il devient désormais une lamentation nostalgique d’un pays perdu. « Nous nous sommes assis et nous avons pleuré en nous souvenant de Sion », confiaient les Hébreux à l’heure de la captivité de Babylone (Ps 136). Nous aussi, nous sommes nombreux à avoir le cœur serré en nous souvenant de ce qu’était, il n’y a pas si longtemps, notre pays.

Pour expliquer ce sentiment de dépossession, il n’y aurait qu’à puiser dans trois réalités mutilées devant nos yeux, au rythme d’une actualité consternante : la civilité, l’école et l’Église.

La civilité. Cette jolie vertu qui permet non pas de “vivre ensemble” mais de prendre plaisir à vivre ensemble. Du drame de Crépol à l’attaque au couteau d’Armand Rajabpour-Miyandoab perpétrée ce weekend, il ne se passe pas une semaine où la tranquillité ordinaire, à laquelle ont pourtant droit les concitoyens d’un pays en paix, ne se trouve malmenée. Le quotidien l’Humanité se trompe en s’interrogeant sur sa chaîne YouTube : « Lola, Thomas : pourquoi l’extrême droite adore les faits divers ? »

Le bon sens populaire, tout d’abord, ne désigne pas ces faits comme “divers” mais les qualifie plutôt de “faits de société” tant leur récurrence et leur typologie sont manifestes. Ensuite, les Français lucides ne sauraient adorer ces faits. Au contraire, ils leur répugnent et veulent qu’ils cessent. Envers et contre tout. À l’image de ce chef d’entreprise de Montargis, Cédric Gallineau, portraitisé cette semaine dans Envoyé spécial et qui explique avoir chassé de chez lui des émeutiers avec… une épée médiévale. « Je préfère être le mec qui a buté un salopard que le mec qu’on enterre avec une petite marche blanche parce que, le pauvre, il s’est fait agresser par des racailles. » Montjoie ! Saint Denis ! Fermez le ban.

L’école. Il n’y a qu’à passer aux abords des sorties de collèges ou de lycées pour observer la capacité d’hypnose des écrans sur la jeunesse. Il se murmure que des annonces présidentielles sont attendues avant Noël au sujet de cette catastrophe éducative. La révolution numérique est en marche depuis une bonne dizaine d’années, et l’on s’étonne que les ravages des réseaux sociaux et les addictions aux écrans n’aient pas fait plus tôt l’objet d’une réflexion profonde de salubrité publique. Aux confusions cognitives, difficultés d’apprentissage et fragilité de concentration conséquentes à l’usage des smartphones s’ajoutent les injonctions comportementales, les situations de harcèlement et la bêtise crasse que véhiculent influenceurs et “shorts” sur TikTok. Comment se reconnaître dans une telle faillite de la transmission des savoirs ?

L’Église. Pour les rares qui s’intéressent encore à elle, la déception est de mise. Est-il possible de se reconnaître dans l’Église au regard du spectacle offert par l’institution ecclésiale ces dernières années ? Des scandales à l’enfouissement, il y aurait de quoi perdre son latin. Les initiatives de proclamation d’une foi authentique, les paroissiens fidèles et les familles courageuses qui vivent un catholicisme de conviction sont pourtant rarement encouragés, quand ils ne sont pas pointés du doigt en interne. La soutane, la liturgie traditionnelle, la défense de la morale, le refus de l’esprit du monde n’ont pas bonne presse dans les structures officielles.

Le grand public, lui, peu adepte de raisonnements théologiques spécieux, renifle sans trop de difficulté l’arnaque et la farce de certains coups de crosse. Le bien qui ne fait pas de bruit finit toujours par porter du fruit et il le sent. Il le sait. Il ne reconnaît pas son Église, faite autrefois de Don Camillo et de « mystère magique », tel que le chantait Brassens. Si le clergé se met au diapason du monde, que devient son intérêt ? Ce rôle d’aiguillon a toujours participé du charme de l’Église. Le Christ avait recommandé à ses disciples d’être le sel de la terre. « Si le sel vient à s’affadir, avec quoi le salera-t-on ? » (Mt 5, 13).

Dans la France actuelle, le citoyen lambda peine à reconnaître les mœurs qui ont imprégné son enfance, l’école qui a élevé son intelligence, l’Église qui a façonné sa conscience. Cette dépossession, sur des piliers si fondateurs d’une société, ne peut que troubler et inquiéter le quidam. Les années passent et voici qu’il se découvre en exil comme malgré lui, sans avoir eu le temps de crier gare. Aussi, semblable à un cadeau du ciel, la flèche retrouvée de Notre-Dame possède une valeur allégorique.

En cheminant aux abords de l’île de la Cité, la cathédrale qui reprend forme semble dire à chacun : “Tu ne reconnais plus grand-chose dans le monde qui t’entoure ? Vois, si je renais de mes cendres et que des ouvriers m’ont permis de retrouver ma silhouette familière, dis-toi que toi aussi, à ton tour, tu peux contribuer à ce que la France se retrouve et donne à ses enfants le droit de se reconnaître en elle.” Regardons donc Notre-Dame. Et puisons en elle la source de nos espoirs intimes.

La France Prie fête son premier anniversaire des Vierges pélerines

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

C’était le 3 décembre 2022, trois Vierges pélerines partaient depuis l’Île Bouchard pour pérégriner dans toute la France.
Depuis un an, Notre Dame de Fatima a parcouru 7000kms au sein de 160 groupes de chapelets et traversaient 50 départements.
Elles sont actuellement sur Boulogne Billancourt, Angers et la Haute Loire. Prochainement elles vont pérégriner sur la Savoie, la côte méditerranéenne et atlantique, Paris et le Nord de la France.
L’association La France prie, dont la marque de fabrique est l’organisation de chapelets publics dans toute la France, est satisfait de l’élan mariale populaire qui s’était perdu ces 50 dernières années.
Pour davantage de renseignement n’hésitez pas à contacter son secrétaire au 0658803520.

Résolution sur les soins palliatifs présentée à l’Assemblée

Jeudi 7 décembre, dans le cadre des niches parlementaires, est une journée réservée pour l’examen de propositions de loi ou propositions de résolution du groupe Les Républicains. Dans ce cadre, sera examinée en 4ème position la proposition de résolution de Patrick Hetzel visant à rendre effectifs les soins palliatifs sur tout le territoire national.

Exposé des motifs :

Désormais le constat est unanime : il y a une nécessité absolue de développer les soins palliatifs en France. Les rapports se succèdent et arrivent à des conclusions similaires.

Déjà en 2007, la Cour des comptes avait sensibilisé les pouvoirs publics à l’occasion de son rapport public annuel sur « les retards et la lenteur » de la mise en œuvre des démarches palliatives. Elle avait alors appelé à «une politique active» en priorité pour prendre en compte pleinement « la dimension humaine et compassionnelle » de la prise en charge et le développement des «soins palliatifs dans le secteur médico-social et à domicile ».

Le Rapport Sicard remis en 2012 au Président de la République « Penser solidairement la fin de vie » parlait du cloisonnement des institutions et des budgets, d’un manque de cohérence des structures disponibles aboutissant à une inégalité d’accès aux soins palliatifs selon les régions. Compte-tenu du petit nombre de lits disponibles, le fait d’être accueilli dans un service de soins palliatifs finit par être perçu comme une chance, réservée à un petit nombre. Il est sévère de lire que « tout se passe comme si l’encouragement répété en faveur des soins palliatifs n’était qu’incantatoire ».

En 2015, un autre rapport de la Cour des comptes fait état d’un « recours aux soins palliatifs encore limité ». La Cour considère que les retards sont « loin d’être comblés ». Elle rappelle à l’ordre les pouvoirs publics pour apporter une meilleure réponse aux patients. En effet, elle estime que « l’accès aux soins palliatifs demeure globalement limité, et nettement moins répandu que dans certains pays étrangers. Le développement d’une offre de soins graduée en milieu hospitalier n’a pas permis de résorber les inégalités territoriales. La prise en charge extrahospitalières est demeurée le parent pauvre et reste toujours à construire, que ce soit à domicile ou en établissement d’hébergement des personnes âgées dépendantes ».

L’IGAS a inscrit à son programme d’activités 2015-2016 l’évaluation de l’efficience et de l’efficacité de la prise en charge des soins palliatifs à domicile. Il y est indiqué que soutenir le développement des soins palliatifs à domicile répond à une attente majoritaire des Français, mais ce n’est pas une réalité pour tous. Alors que les structures hospitalières disposent de moyens spécialisés, l’IGAS déplore «un système de soins globalement aveugle lorsqu’il s’agit d’évaluer l’effectivité et la qualité des prises en charge palliative » à domicile. A cela s’ajoute un élément encore plus d’actualité, à savoir le non renouvellement des médecins généralistes et les difficultés de recrutement d’infirmières, d’aides-soignants et d’auxiliaires médicaux, qui est « une source de préoccupation importante parmi les acteurs de ville en charge des prises en charge palliatives ».

La loi n°2016-87 du 2 février 2016, dite loi Claeys-Leonetti, a confirmé l’importance du droit aux soins palliatifs. C’est même considéré comme une priorité de santé publique. Pourtant, une fois encore, le constat est sévère : « malgré la mise en œuvre de trois plans triennaux consacrés à développer les soins palliatifs, 80% des personnes malades n’y ont toujours pas accès ». Des disparités importantes étaient signalées : 5 des 26 régions concentrent les deux tiers des unités de soins palliatifs (USP). Il était indiqué aussi la disparité dans le taux d’équipement en lits des unités de soins palliatifs. Des parlementaires s’interrogeaient lors de l’examen de ce projet de loi du fait que la loi de 2005 prévoyant un meilleur déploiement des soins palliatifs n’était pas appliquée et se demandaient si le premier objectif n’était pas déjà une mise en place effective afin de permettre un meilleur recours, une meilleure répartition sur le territoire et une formation plus complète des praticiens.

L’avis 139 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) publié en septembre 2022 est aussi sans appel. L’une des recommandations est de renforcer les mesures de santé publique dans le domaine des soins palliatifs, vu «la modestie des moyens engagés» jusqu’alors et «la persistance des inégalités d’accès », selon les territoires et les structures. Il est fait état « des situations territoriales inéquitables et hétérogènes selon les structures ».

À la demande du Président de la République, le Conseil économique, social et environnemental a mis en place en décembre 2022 une Convention citoyenne sur la fin de vie. Lors de la remise des conclusions en mars 2023, ses membres ont relayé les préoccupations et le vécu des équipes soignantes et de leurs concitoyens en déplorant « les inégalités d’accès aux soins palliatifs sur le territoire ».

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale avait décidé en septembre 2022 d’une mission d’évaluation de la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, dite « Claeys-Leonetti ». Lors de la remise du rapport en mars 2023, trois problèmes principaux ont été soulevés dont celui de l’accès insatisfaisant aux soins palliatifs. Le constat est le même que précédemment : si le droit d’accéder aux soins palliatifs a été consacré en 1999 et réaffirmé en 2016, l’accès aux soins palliatifs demeure insatisfaisant, notamment en raison de disparités territoriales. Le Président de la mission, M. Olivier Falorni, a souligné que « nombreuses ont été les personnes auditionnées à indiquer que deux tiers des malades nécessitant des soins palliatifs n’y avaient pas accès ».

Malgré les recommandations de tous ces rapports, malgré la mise en œuvre de plusieurs plans nationaux consacrés à développer les soins palliatifs, 80 % des personnes malades n’y ont toujours pas accès. Peut-on accepter qu’il y ait encore vingt et un départements totalement dépourvus d’unités de soins palliatifs à la fin 2021 ?

Pourtant, dès 1999, une première loi « visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs » était promulguée : elle était prometteuse. Son article 7 précisait : « Les établissements de santé, publics ou privés, et les établissements médico-sociaux mettent en œuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu’ils accueillent et à assurer les soins palliatifs que leur état requiert, quelles que soient l’unité et la structure de soins dans laquelle ils sont accueillis ».

L’article L.1110-9 du code de la santé publique, reprenant l’article 1er A de la loi de 1999 indique clairement qu’il s’agit d’un droit : « Toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement ».

Aussi, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter la proposition de résolution suivante, visant à rendre effectif ce droit aux soins palliatifs sur tout le territoire comme le prévoit la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

L’Assemblée nationale,
Vu l’article 34-1 de la Constitution,
Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale,

Invite le Gouvernement à rendre effectifs les soins palliatifs sur tout le territoire national en garantissant un accès à tout citoyen qui en fait la demande, ou sa famille ou ses proches, et en créant au moins une unité de soins palliatifs et une équipe mobile de soins palliatifs par département et en mettant ainsi effectivement en œuvre la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

Le texte sur l’euthanasie présenté en Conseil des ministres début 2024

Reportée mi-novembre, la réunion d’arbitrages sur le projet de loi sur la fin de vie autour d’Emmanuel Macron a bien eu lieu à l’Elysée le 22 novembre, avec les ministres Agnès Firmin-Le Bodo, Aurélien Rousseau, Aurore Bergé, Sylvie Retailleau et Franck Riester.

Le chef de l’Etat n’est pas encore satisfait de la copie qui lui a été proposée en septembre par le gouvernement et a “soulevé deux ou trois points” qu’il souhaite voir améliorer. Le président veut avancer le plus discrètement possible sur ce sujet politiquement sensible. L’exécutif mise sur un “texte stabilisé avant Noël” pour qu’il puisse être envoyé au Conseil d’Etat. Ce qui, au regard des délais nécessaires pour l’examen d’un tel projet de loi, devrait reporter sa présentation en Conseil des ministres à début 2024.

Comment placer sur le même plan les attaques terroristes du Hamas et la situation de la démocratie hongroise ?

Intervention du député LR Xavier Breton à l’Assemblée à propos de la proposition de résolution visant à défendre les démocraties :

L’ordre du jour appelle la discussion, en application de l’article 34-1 de la Constitution, de la proposition de résolution visant à défendre les démocraties face aux multiples menaces et tentatives de déstabilisation (nos 1923).

Mme la présidente

La parole est à M. Xavier Breton.

Xavier Breton

Avant toute chose, permettez-moi d’exprimer, au nom du groupe Les Républicains, notre émotion à la suite de l’attentat qui a coûté la vie à un jeune Allemand et de témoigner tout notre soutien aux forces de l’ordre, particulièrement exposées lors des attaques terroristes.
Cet après-midi, nous examinons une proposition de résolution déposée par le groupe Renaissance qui vise à défendre les démocraties face aux multiples menaces et tentatives de déstabilisation.
De prime abord, nous pourrions nous interroger sur l’opportunité d’un tel débat, sachant qu’une résolution n’emporte aucun effet juridique et alors que nos concitoyens attendent des résultats concrets en matière de sécurité, de pouvoir d’achat ou d’environnement. Le groupe Les Républicains accueille cependant avec intérêt la tenue de ce débat : pour nous, prendre du temps pour la démocratie est toujours opportun et bienvenu.
On l’oublie trop souvent, la démocratie est fragile ; alors que nos concitoyens seraient frappés par ce que les sociologues appellent une « fatigue démocratique », il peut être pertinent d’ouvrir un débat à son sujet, dans l’idée de la défendre. En effet, elle est aujourd’hui attaquée parce qu’elle est un choix de civilisation, choix dont nous sommes les héritiers et les dépositaires.
Mais cette proposition de résolution est-elle le bon instrument pour la défendre ? Notre groupe ne le pense pas, et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, en voulant établir une liste des pays dans lesquels la démocratie est menacée gravement, on risque des oublis,…

Carlos Martens Bilongo

Très bien !

Xavier Breton

…ce qui peut conduire à une indignation sélective. Comment, en effet, ne pas citer explicitement le Liban, notre pays ami profondément déstabilisé ;…

Carlos Martens Bilongo

Enfin de vrais républicains !

Xavier Breton

…comment ne pas évoquer la démocratie taïwanaise, menacée et assiégée par les velléités chinoises ;…

Hadrien Ghomi

C’est mentionné !

Xavier Breton

…comment ne pas avoir une pensée pour les communautés chrétiennes persécutées au Pakistan, au Nigeria ou au Proche-Orient ?
À l’inverse, nous sommes surpris par certains de vos choix. Comment placer sur le même plan les attaques terroristes du Hamas et la situation de la démocratie hongroise ? Nous pouvons même nous inquiéter du procès politique sous-jacent : ce que vous contestez, en réalité, à propos de ce qui se passe en Hongrie, ce sont les choix politiques faits démocratiquement par sa population. Or, comme le disait très justement François-Xavier Bellamy à la tribune du Parlement européen, « nous n’avons pas à imposer à une démocratie l’orientation qu’elle doit prendre ». Il semble que, pour vous, n’est démocratique que ce qui va dans le sens de vos opinions.

Hadrien Ghomi

Pas du tout !

Xavier Breton

Dès lors, nous nous inquiétons de votre volonté, exprimée comme telle dans la présente proposition de résolution, de « combattre la propagation de discours clivants ». Est-ce vous qui allez définir ce qui est clivant et ce qui ne l’est pas ? Drôle de conception de la démocratie !
En fait, ce qui se cache derrière cette distribution de bons et de mauvais points, c’est la tentation du moralisme. L’hebdomadaire Le 1 titrait d’ailleurs la semaine dernière : « Qui écoute encore la France ? » Et dans l’interview qu’il y donnait, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin dénonçait ce moralisme en regrettant que nous ayons perdu « l’équilibre entre le souci de défendre nos valeurs et celui de prendre en compte la réalité avec lucidité, pour éviter les actes purement déclaratifs, qui finissent par nous aliéner beaucoup d’acteurs dont nous avons par ailleurs besoin ».
En plus de ce moralisme prétentieux, il y critiquait ce qu’il appelle le démocratisme par ces mots : « Nous défendons, bien sûr à juste titre, une certaine idée de la démocratie. Mais, ce faisant, nous ne prenons pas suffisamment en compte la multiplication des entorses faites dans nos propres pays. Notre vision, perçue comme idéologique, a du mal à convaincre toute une partie du monde, qui se trouve être aujourd’hui majoritaire. » Dans ce domaine, la France n’a de leçons à donner à personne, tant les atteintes aux libertés s’y sont multipliées depuis quelques années.
Enfin, l’examen de cette proposition de résolution nous amène à nous interroger sur l’affaiblissement de notre diplomatie. Comme le disait encore Dominique de Villepin,…

Hadrien Ghomi

Décidément !

Jean-Paul Lecoq

Écoutez Dominique de Villepin ! Les gaullistes vous le disent, et les communistes aussi !

Xavier Breton

…« une diplomatie qui n’a pas de succès est une diplomatie qui s’épuise. Or nous n’avons pas eu suffisamment de succès au cours des dernières années ». En effet, les maladresses élyséennes, les revirements et les changements de posture au gré des interlocuteurs ont conduit à une série de revers diplomatiques – marginalisation par l’Allemagne dans l’Union européenne, brouille avec le Maroc et l’Algérie, expulsion de diplomates français de pays africains, entre autres.

Notre politique étrangère est contaminée par le « en même temps », ce qui lui ôte toute lisibilité et toute efficacité. Dans ce contexte, nous devrions avoir deux priorités pour notre pays : d’abord, lui redonner une ligne diplomatique claire ; ensuite, mieux respecter l’État de droit et les libertés fondamentales sur notre territoire.

Votre proposition de résolution – on vient de le voir – ne répondant à aucune de ces deux priorités, le groupe Les Républicains ne participera pas au vote.

Le Vietnam enregistre le deuxième taux d’avortement le plus élevé au monde

Selon le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), le Vietnam a le deuxième taux d’avortement le plus élevé au monde avec environ 300.000 avortements par an. Un chiffre qui, selon l’Association vietnamienne pour le planning familial (VINAFPA), est plutôt compris entre 1,2 et 1,6 million d’avortements pratiqués chaque année.

Même si l’avortement sélectif en fonction du sexe est illégal au Vietnam, les couples, « influencés par le confucianisme », ont tendance à souhaiter des fils. Ces derniers sont considérés comme plus aptes à gérer les biens familiaux, à s’occuper de leurs parents vieillissants et à accomplir les rituels en l’honneur des ancêtres. « L’avortement a été normalisé » dénonce le Dr Kuat Thu Hong, directeur de l’Institut d’études sur le développement social. Il arrive que les femmes subissent plusieurs avortements avant de mettre au monde un garçon.

D’après les chiffres fournis par le département général de la population du Vietnam, d’ici 2034 le pays devrait compter 1,5 millions d’hommes de plus que de femmes et 4,3 millions de plus d’ici 2050, si le déséquilibre entre les sexes reste aussi élevé qu’aujourd’hui. En effet, alors qu’en 2006, il y avait 109 hommes pour 100 femmes, aujourd’hui, ils sont 112,1 pour 100 femmes selon des données de l’Office général des statistiques publiées en 2022.

L’Association vietnamienne pour le planning familial a également souligné que le taux de fécondité était passé de 3,8 enfants par femme en 1989 à 2,1 enfants par femme en 2021.

Source : Gènéthique

Hamas et FLN : même stratégie

Du général Claude Ascensi (2S) dans Les 4 Vérités :

Le 7 octobre, la France a découvert avec horreur les abominations dont le Hamas était capable.

Réserve faite des banlieues islamisées et de la mouvance islamo-gauchiste, la condamnation a été unanime.

Pourtant, au fil des jours, l’indignation s’est estompée et les critiques se sont reportées sur Israël au prétexte d’une riposte disproportionnée.

Étrange démarche qui renvoie dos à dos victimes et agresseurs.

Pour les plus anciens d’entre nous, ce processus est bien connu : c’est celui dont a bénéficié le FLN en Algérie et dont nous payons encore le prix sur les plans politique, diplomatique et historique.

Dans ces deux conflits, l’arme principale des insurgés est la terreur.

Elle vise un triple but : obtenir la soumission des populations, creuser le fossé entre les communautés et provoquer des représailles aussi féroces que possible.

Les horreurs commises par le Hamas sont trop proches pour qu’il soit nécessaire de les rappeler.

En revanche, qui se souvient encore des massacres commis par les nationalistes algériens à Sétif, Guelma, Djidelli, El-Halia, Melouza, Oran, etc. ?

La liste serait trop longue à détailler mais, tout au long de ces huit années de guerre, l’horreur a succédé à l’horreur avec sa litanie de femmes violées et éventrées, d’enfants égorgés et de prisonniers torturés à mort.

Hier comme aujourd’hui, pareilles exactions ne peuvent rester impunies.

Elles sont inévitablement suivies d’une riposte dont le dosage est facile à mesurer pour les donneurs de leçons en chambre, mais qui l’est beaucoup moins pour les décideurs et encore moins pour ceux qui, sur le terrain, sont confrontés à l’horreur de la situation.

Un bon massacre bien sanglant permet d’ouvrir la porte à ce qu’on qualifiera ensuite de « représailles féroces », de « riposte disproportionnée » ou de « vengeance aveugle ».

La « bataille d’Alger » constitue le parfait exemple du bénéfice à attendre de cette stratégie.

Tout le monde a entendu parler des moyens mis en œuvre par les parachutistes pour éradiquer le terrorisme, mais personne ne sait qu’on comptait en moyenne 300 attentats par mois à Alger au printemps 1957 !

La victoire militaire s’est effacée devant le scandale politique et ne reste dans les mémoires que le souvenir d’une répression « aveugle et disproportionnée ».

On l’a vu à Sétif, à Sakiet-Sidi-Youssef et en bien d’autres lieux. On le voit déjà à Gaza.

L’orchestration médiatique des événements permet en outre de transmettre à la postérité des chiffres totalement falsifiés.

Il en fut ainsi à Sétif où les rapports officiels parlent de 600 morts du côté des rebelles.

Les historiens, avec les précautions d’usage, estiment ce chiffre à 3 000 morts au maximum.

Le gouvernement algérien, lui, n’hésite pas à avancer celui de 45 000, porté même à 60 000 par Ferhat Abbas !

Ces chiffres délirants sont, hélas, bien souvent repris par des journalistes, des « chercheurs » … et des politiques de tout bord !

De même, le souvenir qui risque de rester de la « bataille de Gaza » est celui des bombardements israéliens et du nombre de victimes calculé par le Hamas, tandis que la tragédie du 7 octobre serait occultée, ignorée, voire niée.

La stratégie du Hamas est bien la même que celle du FLN.

Comme elle, elle s’appuie sur la terreur exercée, aussi bien sur sa propre population que sur celle de l’adversaire.

Comme elle, elle repose sur un pouvoir sans partage acquis par la force en éliminant toute opposition interne : le MNA de Messali Hadj en Algérie, le Fatah de Mahmoud Abbas à Gaza.

Comme elle, elle bénéficie d’appuis solides à l’étranger : Égypte, Tunisie, Maroc pour le FLN, Qatar, Iran, Syrie pour le Hamas.

Bien évidemment, l’environnement international a profondément changé, les objectifs des protagonistes ne sont pas les mêmes, les moyens d’information ont considérablement évolué, mais la démarche reste identique : se présenter en victime, remporter la bataille de l’opinion publique et faire passer à la postérité le narratif mis au point, ici par le FLN, là par le Hamas.

Espérons qu’au contraire de la France, Israël aura la volonté et la capacité de transmettre à l’Histoire une version des faits plus conforme à la réalité vécue sur le terrain !

Geert Wilders annonce son intention de mettre fin à l’aide militaire pour l’Ukraine

Il n’est pas encore premier ministre des pays-Bas mais Greet Wilders vient d’annoncer dans une interview (non reprise par les médias français) qui souhaite mettre fin à la livraison d’armes à l’Ukraine alors que les Pays-Bas s’étaient engagés à livre des avion s de chasse F-16. Greet Wilders estime qu’il ne peut pas livrer ces armes qui manqueraient à sa propre armée.

L’interview est à écouter en suivant ce lien à partir de 13’20”

Cette position est malheureusement taboue en France où aucun parti politique n’ose se positionner de manière aussi courageuse. C’est sans doute l’effet présidentielle, et la dégringolade d’Eric Zemmour dans les sondages à partir du 22 février 2022, qui refroidit et oblige au politiquement correct. Pourtant la situation des armées françaises est catastrophique malgré une LPM ambitieuse. L’artillerie a cédé ses canons Caesar et surtout ses obus, obligeant les artilleurs français à diminuer voir stopper leur entraînement tout en recevant la mission de former les Ukrainiens…

Et pourtant, le soutien inconditionnel à l’Ukraine est en train de se fissurer. Il ne faudrait pas que les personnalités courageuses en France ratent le train de ce positionnement, pourtant de plus en plus partagé par de nombreux Français :

Deux trouble-fêtes viennent d’entrer dans le club : le nouveau Premier ministre slovaque Robert Fitzo et le leader d’extrême droite néerlandais Geert Wilders, tous les deux farouchement opposés à la poursuite de l’aide à l’Ukraine. Viktor Orban, le hongrois pro-Poutine qui ne cesse de mettre le pied sur le frein s’est trouvé des alliés. Les discussions prévues dans 15 jours sur le budget européen seront difficiles, les milliards d’euros prévus pour Kiev probablement revus à la baisse.

De l’autre côté de l’Atlantique ça ne va pas beaucoup mieux, l’argent de Washington est toujours bloqué au Congrès par les républicains qui ne veulent plus contribuer à l’effort de guerre, en tout cas pas avant d’avoir évalué les besoins d’Israël.

Aux Etats-Unis, il existe un vrai débat au sein du parti républicain contrairement à la France :

La Maison-Blanche a lancé lundi 4 décembre un appel urgent aux élus américains leur demandant d’agir sans tarder. «Nous n’avons plus d’argent et presque plus de temps pour soutenir l’Ukraine dans son combat», a écrit la directrice du Bureau de la gestion et du budget aux dirigeants du Sénat et de la Chambre des Représentants. «Sans une action du Congrès d’ici la fin de l’année, nous serons à court de ressources pour acheter des armes et des équipements à l’Ukraine et pour fournir du matériel provenant des stocks de l’armée américaine», a-t-elle prévenu. Il n’y a pas de fonds magiques disponibles pour faire face à cette situation» (…)

La question de l’aide à l’Ukraine est devenue un sujet de clivage au sein du parti républicain. Une aile isolationniste du parti, incarnée par Donald Trump, estime que cet argent est dilapidé sans contrôle et que ces fonds seraient mieux utilisés pour assurer la sécurité de la frontière des États-Unis. Un courant plus conservateur, dont fait partie le chef de la minorité au Sénat, Mitch McConnell, continue de soutenir le financement de l’aide à l’Ukraine, et de considérer qu’il est de l’intérêt des États-Unis de contribuer à la défense de ce pays face à l’invasion russe.

La transition écologique : une excuse pour augmenter les impôts des Français ?

La politique de transition écologie, que nous avons déjà dénoncée ici, sera une véritable arme pour augmenter les impôts des Français dans les années à venir. Mais pour une bonne cause : sauver le climat ! Il s’agit d’une véritable supercherie que trop de peu personnalités politiques osent dénoncer.

Si cet article montre que les recettes fiscales vont diminuer, aucune économie structurelle n’est prévue, et, au contraire, cette politique implique de nouvelles dépenses. Ce qui veut dire que l’Etat devra compenser ces pertes :

C’est un document de 128 pages publié à l’occasion des rencontres de Bercy consacrées ce mardi au thème “Croissance et climat”. Selon un rapport de la Direction générale du Trésor, la transition énergétique fera perdre 13 milliards d’euros aux recettes de l’Etat d’ici à 2030, en fiscalité sur les carburants, et 30 milliards d’ici à 2050.

La sortie des énergies fossiles implique une baisse des taxes sur ces énergies : à fiscalité inchangée, elles pourraient s’éroder, selon ce rapport intermédiaire de l’étude sur “les enjeux économiques de la transition vers la neutralité carbone” qu’il publiera en 2024. Comme le rappelle le journal Les Echos, les taxes prélevées sur les énergies fossiles ont rapporté 33 milliards d’euros à l’Etat en 2019 (…)

Par ailleurs, le rapport estime que 110 milliards d’euros supplémentaires par an (en brut, par rapport à 2021) en investissements privés et publics seront nécessaires pour les projets de décarbonation.

Qui veut un bus de migrants ?

On connaissait le guide rédigé par le gouvernement pour faciliter l’accueil des immigrés clandestins dans les communes rurales, voici désormais le plan de répartition et de transport des ces clandestins confié à la gendarmerie. Est-ce pour cette mission que 238 nouvelles brigades ont été créées ?

 

 

L’étrange amendement du RN pour faciliter l’emploi d’étrangers en situation irrégulière [Add.]

Lors de l’interview de Jordan Bardella sur Sud Radio, Jean-Jacques Bourdin a déstabilisé le président du RN lui demandant d’expliquer le sens d’un amendement déposé par un député RN, en l’occurrence Hervé de Lépinau, dans le cadre de la loi immigration et asile.

Cet amendement a en effet de quoi interroger car il vise à permettre à un employeur agricole de ne pas être obligé de vérifier si le salarié étranger embauché est en règle, pour une entreprise de moins de 11 salariés. 

Hervé de Lépinau est un élu du Vaucluse où il est régulièrement fait appel à des immigrés clandestins pour le ramassage des fruits. Dont acte. Mais faut-il pour autant faciliter l’emploi de clandestins ? Car si l’on transige dans le Vaucluse ou pour les agriculteurs de sa circonscription, alors on accepte tout puis on régularise tout le monde…

Bien que l’amendement ait été rejeté, et malgré une justification maladroite et inaudible du député, cette contradiction a été soulignée jusque dans les rangs des immigrationnistes, à l’heure où Bruno Retailleau essaye d’empêcher les LR de voter cette loi pour ne pas être “complices de laxisme migratoire” :

Ce qui a fait bondir le président de la Commission, Sacha Houlié, par ailleurs défenseur du dispositif visant à régulariser les sans papiers dans les métiers en tension. « Incroyable ! Acculé par Jean-Jacques Bourdin, le président du RN : doit assumer que son parti a tenté d’exonérer de sanctions les employeurs qui abusent de travailleurs clandestins, admet qu’ils sont nécessaires pour l’économie dans les métiers en tension ! », a réagi le député de la Vienne, dénonçant « l’hypocrisie » du parti lepéniste sur le sujet.

Eric Zemmour, interrogé quelques heures après, a souligné l’alignement de plus en plus visible du RN sur le système, la fameuse “chiraquisation” de Marine Le Pen et du RN.

De même, sur le positionnement du RN sur l’islam et les valeurs de la France, Eric Zemmour a développé sa différence :

” Le bras droit de Marine Le Pen dit que l’« ultra-droite » est une menace pour nos compatriotes, Bardella condamne les manifestations « ultra-droite » et nie la guerre de civilisations, Marine Le Pen affirme que l’islam est compatible avec la République… En reprenant le discours bien-pensant, ils ne veulent plus plaire aux Français, car les Français, eux, ont parfaitement compris, mais aux médias (…)

Soljenitsyne dit : la pire torture pour un peuple, c’est le mensonge. Quand les politiciens, même au RN, parlent de l’ultra-droite et font oublier Thomas, quand d’autres parlent de psychiatrie pour ignorer que le terroriste a crié Allah Akbar, c’est une torture pour les Français.”

Addendum : Réponse du député Hervé de Lépinau

Après les supporters anglais, Kevin et Matteo, l’ultra-droite, Darmanin ment encore avec la psychiatrie

Expert psychiatre près la cour d’appel de Paris, Daniel Zagury, 73 ans, s’attache depuis plusieurs décennies à identifier les ressorts intimes qui poussent les plus grands criminels au passage à l’acte. Ces dernières années, le docteur Zagury s’est spécialisé par la dans l’expertise psychiatrique des terroristes islamistes.

Il dénonce la version mensongère du ministre de l’intérieur qui veyt une fois de plus faire diversion. Pour lui “la réaction de Darmanin est absurde” et estime qu’il est «hautement improbable» que le terroriste soit déclaré irresponsable pénalement.

Après Patrick Cohen, ce sont les “journalistes” du Parisien qui cherchent à relativiser le meurtre raciste de Thomas

Le Parisien publie ce jour un long article consacré à la tragédie de Crépol, censé relativiser la position des victimes, et le rôle des agresseurs. A bien des égards, cet article est plus idéologique que ceux qu’il prétend dénoncer.

Tugdual Denis, de Valeurs actuelles, explique pourquoi :

Commençons par le début, le chapeau “Les investigations des gendarmes (…) apportent de premières réponses sur l’origine du drame et révèlent des surprises sur les responsabilités. Loin des fantasmes.” En évoquant des “fantasmes”, on accrédite la thèse de gens qui se pourlèchent de cette tragédie. Personne ne fantasme: tout le monde pleure une société partie à vau-l’eau. A moins que certains fantasment le fait que d’autres fantasment…

Ensuite: “À l’extrême droite, on y voit un acte raciste « anti-Blancs » et le choc entre deux France.” Comme d’habitude, quand le réel ne correspond pas à un prisme politiquement correct, il devient “d’extrême-droite”. Quand des témoins eux-mêmes évoquent comme insultes “on est venus planter du blanc” ; quand la famille de Thomas elle-même, d’après la maire de Romans-sur-Isère, souhaite que le mobile raciste du meurtre de leur fils soit retenu, a-t-on encore le droit d’adjoindre aux commentaires sur le drame un débat sur le racisme anti-blanc ?

Vient quelques lignes plus bas un passage sur un aspect fondamental de l’affaire médiatique: “Alors qu’une polémique fait rage sur les prénoms des mis en examen, dont l’origine serait, pour certains, une clé de compréhension du drame, deux jeunes hommes sont désormais suspectés d’être le meurtrier. L’un s’appelle Ilyès Z., 22 ans, d’origine maghrébine. Le second est un adolescent de 17 ans qui porte un prénom et un nom historiquement français.” Donc, quand on s’interroge sur des prénoms à consonance étrangère, arguant qu’ils signent là un échec absolu de notre modèle d’intégration, on se fourre le doigt dans l’oeil. Mais quand il s’agit d’un prénom issu du calendrier chrétien, au milieu de tous les autres mis en cause, subitement, il redevient “une clé de compréhension”. Voilà ce qui rappelle la jurisprudence ” des Kevin et des Mateo”, lancé par Gérald Darmanin pour minorer la sur-représentation des jeunes issus de l’immigration lors des émeutes.

L’article déroule ensuite la soirée, en omettant de s’offusquer d’éléments pourtant révoltants. “Au moins neuf suspects (…) sont arrivés à Crépol au fil de la soirée à bord de cinq voitures entre 23h00 et 1h00 du matin (…) Certains disent avoir eu vent du bal par les réseaux sociaux et été attirés par la présence annoncée de nombreuses filles”. D’accord… Et ça, on ne s’interroge pas ? Des jeunes hommes, qui invisibilisent les femmes dans l’espace public (y-a-t-il plus de filles ou de garçons qui traînent en bas des tours ?), qui se rendent à une soirée attirés par ce qui serait pour eux du gibier, cela ne révolte personne ?

La soirée avec ces voyous se passe tellement bien que l’un d’eux, Chaïd A., venu vêtu de son survêtement de l’Olympique Lyonnais, “a remis un couteau de chasse à l’un des quatre vigiles, qui l’a fouillé et autorisé à entrer dans la salle”. Vous vous rendez compte à quel point absurde de rapport de force nous sommes rendus ? Quelqu’un arrive à une soirée de village avec un couteau de chasse, on le lui confisque poliment, et comme on ne veut pas plus d’embrouille, on le laisse ensuite rentrer pour qu’il aille s’amuser. Sommes-nous trop bons ?

La soirée continue, et l’on sent la tension poindre. “Entre les suspects et les autres fêtards, deux univers se toisent. Les Romanais apparaissent décalés avec leurs tenues de sport négligées (…) Si une cinquantaine de témoins n’ont rien relevé de problématique dans l’attitude des suspects durant la fête (…) d’autres disent à l’inverse avoir été troublés par quelques scènes. Ils décrivent de jeunes hommes assis dans leur coin, n’ayant pas l’air de s’amuser et jetant des regards malsains sur la foule. Certains évoquent même des « coups de coude » ou un épisode durant lequel un jeune de Romans aurait « obligé une fille à danser ». Voilà, on y est. Voilà ce que beaucoup font semblant de ne pas comprendre depuis le début. Personne ne discriminerait des jeunes de cités dans les soirées ou les boites de nuits si la scène décrite plus haut n’avait absolument jamais eu lieu. En revanche, un commentaire d’une victime auditionnée par les gendarmes, et citée par Le Parisien dans l’article, résume tout: « Ils savent bien que personne ne peut les voir quand ils viennent. Ils cherchent des problèmes ».

“Vers 2 heures du matin qu’une altercation futile fait basculer la soirée. Elle va entraîner un enchaînement de violence mortelle.” Futile, oui, c’est bien le mot: un garçon tire les cheveux d’un jeune de Romans, un certains Yliès. D’autant plus futile que la personne mise en cause de le tirage de cheveux nie le geste. Va s’ensuivre une gigantesque bagarre, de nombreux blessés à l’arme blanche, et la mort de Thomas. Imaginons la scène inverse: des jeunes de Crépol font du forcing pour s’inviter dans une soirée au quartier de la Monnaie. Un jeune de Romans tire les cheveux d’un rugbyman en fin de soirée en l’appelant Chiquita, et s’ensuivrait une énorme bagarre, des jeunes de Crépol viendraient en renfort munis d’armes blanches, et un jeune de la Monnaie mourrait sous un coup de couteau. L’indignation serait évidemment gigantesque.

Elément nouveau publié par Le Parisien: « Au cours de la soirée, Thomas (L.) m’a dit J’ai envie de taper des bougnoules », a confié une amie du rugbyman aux enquêteurs.” Thomas L. n’est donc pas Thomas Perotto, mais celui qui aurait tiré les cheveux. Et qui sera sérieusement blessé au cours de la bagarre, poignardé à deux reprises. Cette phrase est bien sûr à condamner. Et il faut s’en indigner pour les mêmes raisons que l’on s’indigne des témoignages d’autres participants, cités plus haut, évoquant du racisme anti-blancs.

“La bataille entre les deux camps s’avère déséquilibrée” souligne Le Parisien. “Côté Romans, plusieurs agresseurs sont armés de couteaux voire, selon certains témoignages, de « gants coqués ». Côté rugbymen, on n’a que les poings.” Après le meurtre de Thomas, les Romanais quittent précipitamment les lieux. Non sans avoir tiré un coup de feu depuis l’une des voitures.

L’article se conclut par le témoignage de Fayçal R., 21 ans : “Je suis innocent, je ne supporte pas l’idée de ce qu’il s’est passé. Je partage la peine de la famille de Thomas. Paix à son âme.” Les mots de ce participant romanais à la soirée sont bien le minimum. Et l’on aurait aimé qu’ils soient ceux de tous. Les quelques médias qui se sont aventurés à Romans-sur-Isère n’ont pas toujours eu le droit à la même compassion, dans la bouche de certains jeunes. Sans parler de ce que l’on a pu lire sur les réseaux sociaux.

Pour conclure, à l’heure où cet article du Parisien sera utilisé par beaucoup pour relativiser ce drame, ses fondements, sa force symbolique, et ses enseignements, souvenons-nous des mots de la maire de Romans-sur-Isère, menacée de mort par décapitation, qui clame sur les plateaux et dans les journaux : “Il faut arrêter la culture de l’excuse”. Souvenons-nous, enfin, des mots d’André, ce vaillant et touchant Crépolois, qui le jour de la visite d’Olivier Véran dans son village meurtri, a poussé un coup de gueule dans lequel tant de Français se sont reconnus, contre “tous ces gouvernements qui défendent la France des cités contre la France de Thomas. La France des gens qui élèvent leurs gosses comme il faut. Qui ne les élèvent pas dans la haine. La haine de la France et des Français.” A André, aux amis de Thomas, comme à tant d’anonymes partout dans le pays, on ne pourra jamais retirer le fait d’avoir ressenti, au lendemain du bal de Crépol, la double tragédie de l’injustice et de l’abandon.

La Dépêche du Midi embraye en faisant pire :

Autour d’une œuvre de Pierre Pinoche

Pierre Pinoche est un artiste peintre basé à Vernon en Normandie. Il nous offre en exemple de son talent une nature morte qu’il a appelé “En Équilibre” :

Fin du contrat entre le lycée musulman Averroès et l’État : le directeur de Sciences Po Lille fustige une décision “inéquitable”

Amaury Brelet, journaliste chez Valeurs Actuelles, rappelle que le directeur de Sciences Po Lille est un militant islamogauchiste qui a frayé avec des islamistes :

Pierre Mathiot s’est rendu plusieurs fois à des salons de l’UOIF, sponsorisés par le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens, considéré comme “entité terroriste” par les États-Unis, et où ont défilé des prédicateurs radicaux comme Tariq et Hani Ramadan, le VRP du Qatar et apologiste des terroristes du Hamas Nabil Ennasri, l’ex-directeur du CCIF Marwan Muhammad, des cheikhs saoudiens et égyptiens ou Hassan Iquioussen, prêcheur antisémite, pour qui les juifs sont “au top de la trahison et de la félonie”, les attentats sont de “faux problèmes” et “les traîtres” à l’islam méritent “12 balles dans la tête”.

Sur Facebook, Pierre Mathiot “aime” d’ailleurs le fils aîné de ce dernier, Soufiane Iquioussen, activiste islamiste comme son père. En 2012, il participait même à une table ronde avec Amar Lasfar, président de l’UOIF et dirigeant du lycée Averroès, financé par Qatar Charity, l’ONG de l’émirat liée au terrorisme. Par le passé, Lasfar a notamment défendu la charia et le voile, accusé les Juifs d’avoir “soumis l’Occident”, qualifié les prières de rue de “réussite de l’intégration” et réduit le terrorisme à une simple “pathologie”. Ce jour-là, au Palais des Congrès de Lille, se trouvaient aussi le directeur du Centre islamique de Genève Hani Ramadan et le rappeur Médine qu’on ne présente plus.

Pour Pierre Mathiot, l’UOIF (devenue les Musulmans de France), la vitrine des Frères musulmans en France, “est un acteur incontournable“.

2 nuits en garde à vue pour avoir collé des affiches

Témoignage trouvé sur X :

Tout commence avec le meurtre du jeune Thomas. Un jeune français de 16 ans, qui sort aux bals de villages, c’est exactement moi il y a dix ans. Autant vous dire que je me suis vite identifié à lui et ai été particulièrement révolté. Ne faisant partie d’aucun mouvement, mes possibilités sont limitées. Je trouve en ligne un modèle d’affiche que j’imprime en quelques centaines d’exemplaires, j’achète de la colle et des pinceaux dans un magasin de bricolage, et je convainc quelques amis de se joindre. On se retrouve donc dans un bar en attendant que tout le monde arrive, et l’on part coller. Deux heures à sillonner Lyon pour coller nos affiches.

Vers 23h30, la Police nous tombe dessus. On n’est pas des racailles, on coopère, on reste polis et on ne résiste pas. On s’attend à un simple contrôle d’identité et une confiscation du matériel de collage. Finalement ça part en GAV, on pense être libérés très vite, au pire le lendemain matin. Je n’ai donc pas prévenu ma famille, mais seulement mon travail.

Première fois en cellule, je découvre sans joie ma résidence pour les 2 nuits à venir. C’est assez propre malgré une odeur persistante d’urine. Il fait froid, je perd vite la notion du temps qui passe, et je m’ennuie. Je dors, il n’y a que ça à faire. Heureusement, j’avais prévu des vêtements chauds. Je sais que certains de mes camarades ont souffert du froid, de leur côté. Au matin, deux petits beurres et un jus de pomme, et je pars en audition. On me demande alors si j’ai pris part à la manifestation interdite qui avait lieu peu avant notre collage, dans le centre de Lyon. Je comprends alors le lien qu’ont fait les policiers, sauf que non, on y était pas. Je répond tout de même aux questions; responsable de notre action, je cherche à prendre sur moi. Il y a avec nous des garçons de moins de vingt ans, et aussi un jeune papa. Je veux leur éviter de finir connus de la justice pour ça. On me reproche donc “incitation à la haine” et dégradation de biens privés”.

Je vous laisse juger par vous-même. Aucune communauté n’est ciblée sur nos affiches, mais peut-être que certains se sont sentis offensés par le terme “barbares” ? On me soumet ensuite au fichage; photos sous différents angles, prise d’empreintes, photos de mes tatouages, relevé ADN, tout y passe. On me demande de déverrouiller mon téléphone, sachant que refuser serait une infraction de plus. Je n’ai donc pas vraiment le choix. Les auditions s’enchaînent toute la journée, ce qui me permet de me dégourdir les jambes en dehors de ma cellule et d’apercevoir un peu de soleil. Des que possible, je demande l’heure qu’il est. Perdre la notion du temps est déstabilisant, j’ai besoin de repères. Les enquêteurs décident une perquisition de ma voiture. Ils y trouvent une bombe lacrymogène que je gardais par sécurité. D’ailleurs, durant le collage, des voitures sont passées au ralenti et leurs occupants nous ont lancé des regards noirs. Cette bombe est le minimum syndical. Bien entendu, ils se foutent de cet argument. Pourtant, la plupart des femmes que je connais en ont une dans leur sac à main, surtout en ville. On se demande pourquoi. À mes délits s’ajoute donc le “transport non autorisé d’armes de catégorie D” (un pschit non létal, en gros.)

Perquisition de mon domicile; les policiers saisissent deux fusils que je possède dans le cadre du permis de chasse. Tout est en règle, ils embarquent chaque document pour trouver la moindre faille, mais hélas, je suis un bon citoyen. Blague à part, je suis très gêné par la fouille de mon domicile. Je leur dit de toute bonne foi qu’il n’y a rien à trouver, et en effet, hormis mes fusils (en règle), ils ne prennent rien. Sauf un petit couteau, qui n’apparaît sur aucun PV. Je me demande lequel l’a gardé.

C’est le mardi soir vers 18h que l’on m’annonce la prolongation de ma GAV. Je demande donc à voir un avocat et à pouvoir prévenir ma famille. On me dit que l’OPJ viendra me voir pour ça. Il n’est jamais venu. Je touche à peine à l’infâme barquette de poulet-curry ce soir là. Moralement c’est très dur; ma famille ne sait pas où je suis ni ce qui m’arrive, et je commence à m’imaginer la pire issue possible, tout ça pour des affiches. je pense à ma copine qui doit se demander pourquoi je ne répond pas à ses messages, je pense aux copains dont j’ignore  s’ils sont toujours enfermés aussi. La nuit est très difficile.

Mercredi matin, je suis réveillé vers 6h par le bruit métallique du verrou de ma cellule. On m’annonce que je vais être déféré devant un procureur, et je n’ai pas la moindre idée de ce que ça veut dire. J’explique au policier que je n’ai toujours pas pu prévenir mes proches, et il accepte de passer un coup de fil à mon père, ce dont je lui suis reconnaissant. Puis on me sort de ma cellule, et ce sont des policiers suréquipés qui m’escortent cette fois. Je suis menotté, et je retrouve le conducteur de l’autre voiture qui a aussi passé une deuxième nuit ici. Nous allons partir ensemble au tribunal, et apprenons que nos amis sont sortis la veille au soir. Je vous passe le trajet en compagnie d’autres prévenus moins agréables…

Je n’ai pas assez de place pour évoquer le passage au tribunal, ce sera l’objet d’un autre fil.

Ce que Macron souhaite pour la France : qu’elle ne cesse d’avorter et qu’elle crève en se suicidant

D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

Il n’y a plus d’État ; et, pourtant, l’État est partout et prétend tout diriger ; il est aussi massif que poussif, aussi omnipotent en théorie qu’impotent en pratique. Il n’y a plus de puissance publique ; et, pourtant, tout relève d’elle, de ses lois absurdes et mal fagotées, de ses décrets idiots et arbitraires, de ses règlements aussi vétilleux que démentiels. Il n’y a plus de politique intérieure ; et, pourtant, ce n’est pas faute d’être administré et sur-administré : pas un citoyen ne sait le nombre exact de ministères qui s’occupent à longueur de temps de la vie des Français, ni même le nom de leurs titulaires qui n’intéressent personne quand ils étalent avec une ridicule suffisance leurs incommensurables insuffisances ; sans compter les centaines d’agences, d’autorités, de sociétés d’expertise dont les budgets ne cessent d’augmenter, alors que les méfaits ou dysfonctionnements auxquelles elles sont censées remédier, ne cessent parallèlement de se multiplier, justifiant, du coup, à chaque incident nouveau, la création d’une nouvelle entité. La destruction de l’État (Bouquins) est le titre d’un livre écrit par un jeune homme, Maroun Eddé, qui montre qu’une telle politique procède d’un projet concerté.

Il n’y a plus de politique extérieure ; et, pourtant, le chef de l’État n’arrête pas de s’agiter, de voyager d’un bout de la planète à l’autre, de causer à tire-larigot, de faire l’important sur des événements qu’il ne maîtrise ni intellectuellement ni pratiquement, alors que plus personne dans le monde ne l’écoute, surtout pas les chefs d’État, ses collègues, qui se gaussent de lui, de l’Asie à l’Afrique, sans parler de l’Amérique, nord ou sud, pour qui il n’existe même pas. Et à quoi lui sert-il d’être vaguement doublé par une pâle et inaudible ministresse, nommée Colonna, dont la bouche n’exprime que les banalités du jour pour n’obtenir aucun résultat tangible qui puisse ajouter quoi que ce soit à l’influence française, réduite à sa plus simple expression. Ça commence à se voir et à se savoir. L’Europe elle-même, Allemagne en tête, s’écarte des projets français en tout domaine, militaire, industriel, financier et bientôt même aéronautique, alors que la France a sacrifié et sacrifie tous les jours – et plus encore sous l’impulsion macronienne – sa politique, son économie, son industrie, son agriculture, sa pêche, sa vie sociale, son existence même à des impératifs européens qui lui sont assénés comme des impératifs catégoriques, non discutables et dont les règles doivent constituer ses seuls objectifs politiques sous le regard sévère et exigeant de la Commission européenne et des cours de justice européennes. Il y a quelque chose de consternant dans ce masochisme destructeur qui nous tient lieu d’idéal de vie politique et qui constitue toute l’ossature intellectuelle d’un type comme Macron, sans passé autre que lui-même et sans épaisseur autre que ses fiches de lecture, tout à son idée unique qu’il répète indéfiniment comme il l’a apprise de ses faux maîtres, sans jamais se remettre en cause, lui ni sa chimère. Son programme n’a jamais changé, tel que son discours de la Sorbonne en 2017 le définit. L’Allemagne qui était sa règle et ses amours – il y en eut d’autres avant lui – lui dit « merde » tous les jours pour ne suivre que ses projets et ne garantir que son avenir, d’ailleurs, en difficulté, il ne démord pas de son discours univoque et hors de toute réalité.

Quand il parle de souveraineté, il ne s’agit en aucun cas de la France, mais de l’Europe à qui remettre des pouvoirs supplémentaires pour toujours et encore, dans son idée, la construire, mais qui ne se construit que sur l’abolition des souverainetés nationales, la nôtre singulièrement – la France se définit historiquement comme la nation par excellence –, car pour les autres ce sera plus difficile, en raison de leurs histoires propres, la Belgique en revanche s’effondrant à notre image dans une gadoue innommable qui ressemble à la nôtre, faite d’immoralité à tous les niveaux, de submersion migratoire, d’irresponsabilité, de lâcheté politicienne, de trafics en tous genres, d’impunité généralisée, de corruption systémique. Car aujourd’hui c’est ça la démocratie et rien d’autre, inutile de se le cacher et elle s’étend malheureusement à toute l’Europe, à tout l’Occident et, pratiquement, au monde entier, à quelques exceptions près.

L’Europe de l’anti-France

Dans la tête de Macron et de sa macronie, comme de tous les dirigeants européistes et mondialistes appelés improprement élites, l’Europe réclame toujours plus d’Europe, c’est sa logique existentielle, celle qui la taraude depuis le début de l’entreprise de Jean Monnet, l’homme d’affaires douteux et le prétendu prophète sulfureux, et de Robert Schumann, l’homme politique qui passa sa vie à se mentir à lui-même comme aux autres, dont les astucieux Allemands Adenauer et Kohl ont su admirablement tirer parti, comme De Gasperi en Italie, continué par la Meloni pour qui Bruxelles est une machine à sous avec laquelle il faut jouer habilement. Pour eux, comme pour leurs successeurs, l’Europe n’était jamais et ne reste qu’un outil. Elle leur a servi après la guerre à se reconstruire. Et, maintenant, à exister internationalement comme le prouvent encore récemment les voyages d’Olaf Scholz et les discours alambiqués de Meloni.

Pour la France, la construction européenne a tourné au marché de dupes. C’est devenu une évidence aujourd’hui alors qu’Ursula von der Leyen, sans tenir compte des limites de son pouvoir, décide de tout, tranche en autorité supérieure sur toutes les questions tant de politique intérieure que de politique extérieure, distribue l’argent comme les bons et mauvais points, passe les contrats économiques et financiers hors de tout contrôle, comme au temps du Covid, et encore aujourd’hui, et se prend à la face du monde pour la présidente omnipotente des États-Unis d’Europe. Au niveau de Joe Biden en mettant ses pas dans les pas de l’Américain. À la grande fureur de son vice-président, Josep Borrell, le Monsieur dit Haut représentant pour les Affaires étrangères de l’Union, et d’une partie des fonctionnaires européens qui viennent de publier une pétition contre la Dame qui n’en fait qu’à sa tête, sans respecter les règles calibrées de l’administration européenne.

Les peuples européens aussi commencent à rechigner, de la Hollande à la Slovaquie, de la Hongrie au Portugal, le reste attendant trop de l’Europe des sous, toujours des sous – et malheureusement la Pologne – pour se mettre en garde contre ses intrusions inacceptables et sa prétention à tout régenter comme un gourou et un directeur de conscience abusif, for interne autant que for externe : la Pologne en saura quelque chose qui devra renoncer à son catholicisme national !

L’entrée prévue des derniers pays des Balkans, dont des États incontestablement mafieux, surtout la pression mise pour l’adhésion de l’Ukraine, elle-même ravagée par la corruption, puis, par la suite, de la Moldavie et, puis, pourquoi pas pour continuer à faire plaisir à l’oncle Sam, de la Géorgie, ajoutent aux prétentions de l’Europe, mais tout autant à ses risques d’éclatement, tant il sera impossible de poursuivre l’approfondissement législatif et social en même temps que cet élargissement sans limite et sans conception politique d’ensemble. Le rêve européen va inéluctablement se briser dans les années qui viennent sur des réalités politiques nouvelles et le seul à ne pas le voir et le savoir, en dehors des eurocrates passionnés et intéressés, c’est ce simplet de Macron qui laissera une France dépouillée, appauvrie, désindustrialisée, livrée aux marchés mondiaux, éreintée dans son agriculture et son élevage, aux populations abandonnées dans des territoires laissés aux gangs, aux voyous de l’immigration et de la drogue, ou dans des campagnes privées de toutes ressources. Et il ose faire encore le malin, cet irresponsable qui joue avec tout et qui ne court la France, l’hexagone comme il dit dans sa stupide vulgarité, que pour tenter de faire croire que lui seul suffit à tout.

Y aura-t-il un sursaut ?

Les Allemands, par le biais européen, ont réussi à imposer leurs conceptions germaniques de droit public, de telle sorte que la France est désossée par la volonté des imbéciles qui nous dirigent, type Hollande et consorts, ajoutant des lois dites de décentralisation au désordre de l’État républicain qui ne vit que de visées électoralistes à courte vue et de démagogie sordide, ce qui transforme les régions en champs clos d’ambitions privées où tout le ressort administratif est doublé, triplé, voire quadruplé pour la satisfaction de la prétendue démocratie locale ; et alors que les régions, découpées sur les bouts de table présidentielle, ne représentent absolument plus nos provinces historiques et économiques. Mais il fallait, n’est-ce pas, se mettre à l’heure allemande ! Pour être à leur niveau ! Et Macron veut remettre ça par une nouvelle loi de décentralisation qui prétendrait mieux aménager « les territoires », comme disent nos politiciens.

L’Angleterre s’est retirée de l’Europe avant que l’Europe ne la détruise. Elle est aussi malade que nous et à peu près des mêmes maux ; mais elle veut et peut réagir. Comme il a déjà été écrit dans ces colonnes, elle a la chance d’être dans son tréfonds nationaliste et royaliste. La France malheureusement a appris depuis trop longtemps à adorer sa République de malheur qui n’a plus rien de national et qui n’a plus aucune énergie contre la fatalité d’une décadence où se complaît sa classe dirigeante. L’Angleterre pourra se sauver elle-même ; elle reprend tous ses droits, même contre nous qu’elle charge de garder ses frontières. Elle a profité de son passage dans l’Europe pour imposer sa langue qui va devenir pratiquement la langue officielle de Bruxelles, et, surtout, son droit anglo-saxon comme droit commercial et privé de l’Union européenne, ses commissaires s’attachant d’abord à défendre les intérêts et les conceptions du peuple anglais. Même ceux qui participaient aux actes de la construction européenne. Il suffit de se souvenir de la mauvaise volonté anglaise de participation au budget communautaire et la pression exercée pour faire passer les décisions de libre-échange commercial et les transformations des règles professionnelles qui visaient à donner la domination aux cabinets anglo-saxons. Aujourd’hui, ça continue de plus belle ; Michel Barnier s’étant fait complètement avoir, les Britanniques reprennent leurs droits en toutes matières et leurs avantages. L’affaire de la pêche est de ce point de vue typique, les grand perdants étant une fois de plus les pêcheurs français que l’Europe écrase sans les aider, toujours avec de beaux prétextes. Tout dans l’Europe est du même acabit.

Y aura-t-il un sursaut ? L’Espagne est en train d’exploser, l’Europe ayant joué la carte régionale jusqu‘à l’autonomie. Aucun pays latin ne résistera à cette conjugaison d’un droit germanique et d’un droit anglo-saxon : la société se délitera et c’est ce qui se passe sous nos yeux. Alors que l’Église elle-même sous l’impulsion de François se livre à un libéralisme et à un socialisme échevelés, les deux se conjuguant pour faire émerger une prétendue religion qui serait enfin en conformité avec le monde moderne. Le pape se présente en prophète de la planète pendant que les âmes se perdent dans la chienlit de ladite postmodernité.

Un pays abandonné

Pauvre France dont le peuple est privé de toute vraie spiritualité, de toute grandeur, de toute beauté, de toute noblesse, coupée de son histoire, de ses traditions, méprisée du monde entier. L’Algérie à qui Macron n’a cessé de faire de honteuses caresses, a, de son côté, abandonné le français et choisi l’anglais. Toute l’Afrique nous regarde de haut et ne veut plus traiter avec la France. Macron a livré, littéralement livré, la francophonie à nos ennemis en laissant le secrétariat général à Louise Mushikiwabo, la Rwandaise anglophone, qui se sert de l’organisation pour ses buts politiques. D’ailleurs, un à un, les pays africains quittent la francophonie et certains rejoignent même le Commonwealth, après le Rwanda, le Togo et le Gabon. C’est un désastre total.

Et, après tant de déboires, la France est près d’éclater à la suite du conflit israélo-palestinien qui a pris une tournure d’horreur avec l’épouvantable agression du 7 octobre perpétrée par le Hamas. Des franco-israéliens ont été massacrés, d’autres enlevés. Le conflit est évidemment chez nous. Il n’est même pas importé. Il y est installé définitivement et depuis longtemps. C’est, d’ailleurs, le Qatar qui possède en France palaces, clubs de sport, le PSG en particulier, et qui alimente en fonds le Hamas, les mosquées de notre pays et le lycée Averroès, qui sert d’intermédiaire dans les négociations relatives aux otages. Beaux résultats de politiques stupides où la compromission, le fric, la démagogie pro-musulmane ont joué leur rôle auprès d’un monde politique corrompu, sinon financièrement, moralement. Il est inutile de rappeler comment se font les élections, non seulement en banlieues, mais même dans les métropoles. Et faut-il rappeler comment Macron, sacrifiant l’honneur français dont il se moque éperdument, est allé chercher voix et sans doute plus en Algérie ?

Gavée au 49-3

La France n’est plus libre et la voilà enchaînée à un conflit extérieur dont les conséquences vont peser terriblement sur sa politique intérieure. Il est évident que toutes les autorités de l’État – qui ne peuvent pas ne pas être renseignées – ont peur devant des déchaînements qu’elles ne contrôlent pas. Les émeutes de juillet ne sont qu’un avant-goût ; et il est trop facile pour un équilibre de façade de crier au danger de l’ultra-droite dont les groupuscules ne peuvent accomplir leurs randonnées, comme les black blocks, qu’avec le dessein de les laisser faire de la part de la police politique ; elle a tous les moyens de prévenir et d’empêcher. Voudrait-on créer une atmosphère de guerre civile, jouer le jeu dangereux des provocations de part et d’autre, pour mieux ensuite installer le parti de l’ordre républicain ? Le désordre est partout et les villages français comme Crépol qui fut honteusement attaqué, ne sont plus assurés de leur tranquillité. La sécurité en France n’est plus garantie par les pouvoirs publics. Le dernier Congrès des maires de France a aligné les plus tristes constats. Mais Macron a d’autres chats à fouetter. Darmanin amuse la galerie avec sa loi immigration qui va occuper le pouvoir législatif dans d’inutiles batailles où chacun ira de sa tirade la plus véhémente. Le régime est dans l’incapacité totale de régler quelque problème que ce soit. Les Français s’en rendent compte et perdent tout espoir. Le mal est tel que s’imaginer qu’une élection présidentielle résoudra la grave question de l’existence même de la France, relève d’une auto-persuasion qui s’affranchit de la réalité. Il y a vraiment une question d’institutions qui se pose. S’emparer de la République, du pouvoir républicain, de la présidence de la République, ne préserverait absolument rien. Le mal essentiellement républicain continuera à sévir. Il faut autre chose : restructurer l’État sur un principe supérieur et redonner vie au royaume de France dans toutes ses composantes. Est-ce impossible ? Faut-il renoncer à la France pour laisser la République achever son œuvre de destruction ?

Car elle la continue imperturbablement. Elisabeth Borne fait passer sans aucun scrupule au 49-3 tous les budgets, tant de l’État que de la sécurité sociale, qui ouvrent la voie – chacun le sait mais personne ne le dit – à la prochaine crise financière dont l’alarme sonnera bientôt à nos portes, quand le poids de la dette sera tel qu’il deviendra de loin le plus gros poste du budget de la France. La chute ira à toute allure, alors que l’inflation reprendra de plus belle et la misère s’étendra sur toute la société dans l’état de déliquescence et de ségrégation où les politiques publiques l’ont mise, comme ne le montre que trop La France d’après de Jérôme Fourquet. Alors, que faire ? L’accumulation des désordres de toutes sortes exigerait le plus ferme des gouvernements. Mais Macron a sa solution : rassembler les Français en constitutionnalisant l’avortement, et en proposant une loi d’abord sur le bien vieillir, puis sur le bien mourir, l’euthanasie, la mort heureuse en bon grec. C’est apparemment ce qu’il souhaite pour la France elle-même ; qu’elle ne cesse d’avorter et qu’elle crève en se suicidant.

Rififi chez LFI

Le député européen Anne-Sophie Pelletier, de La France insoumise, a été exclue de son groupe pour harcèlement :

De nouveaux salariés ont fait état de conditions de travail dégradées et d’un comportement harcelant, déplacé et agressif à leur encontre de la part d’Anne-Sophie Pelletier.

Au total, ce sont donc 13 assistants parlementaires qui rapportent des faits similaires depuis le début du mandat en 2019.

Ce comportement est incompatible avec les valeurs de notre délégation et nous ne pouvons le tolérer plus longtemps. Dans ce contexte, nous avons donc pris la décision d’exclure Anne-Sophie Pelletier de notre délégation.

À nouveau, nous apportons tout notre soutien aux salariées qui ont été victimes de ces comportements inacceptables, et nous nous sommes assurés que des mesures soient prises pour les protéger tout en leur permettant de garder leur emploi. Nous continuerons à œuvrer pour un environnement de travail sain et sûr au Parlement européen comme ailleurs.

Touche pas à mon pote : embryon mon frère !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Un ami très inquiet par tout cela est venu me trouver et il m’a dit :
• Ma femme et moi, nous attendons un bébé, mais dans ce monde-ci, je suis désemparé.
• Ami, ton bébé, a une histoire, et je vais te la raconter : Il était une fois un homme amoureux d’une femme. Tu sais cela, ça commence toujours par l’amour. Alors, tu quittas ton père et ta mère et tu t’attachas à ta femme.
• C’est bien vrai !
• Y a un bouquin, gros comme une Bible, qui en parle, mais que l’on a perdu, aide-moi s’il te plaît à le retrouver.
• Je peux t’aider, moi aussi ?
• Mais bien sûr, puisque tu es mon ami ! Et voilà qu’au creux de ta femme, la vie a jailli : fruit d’une rencontre d’un spermatozoïde, parmi des milliers, le veinard ! et d’un ovule, toute parée pour lui. Qu’elle est belle en effet ! Tu vois un plus une égale un, comme pour ton couple. C’est scientifiquement prouvé.
• Je n’y comprends rien à ton histoire ; au diable les mathématiques !
• Non, pas si vite : si deux ne font qu’un, alors c’est que la vie est unique.
• Mais donc, moi, c’est moi et toi, c’est toi et lui, le tout petit, c’est lui.
• Eh bien mon ami, tu philosophes déjà !
• Et si c’est lui, c’est que déjà, c’est quelqu’un. C’est déjà un pote pour moi ?
• Un pote, on le serre dans ses bras. Ne va pas trop vite !
• Ah bon !
• Tu sais, c’est fragile un embryon. Ce n’est pas un bout de chair : tu vois bien qu’il vit, tu sens bien son tout petit cœur qui bat, ses petits pieds qui s’agitent. Il te fait déjà signe. Caresse le ventre maternel, il est le Temple de la vie.
• Le Temple de la vie, mon Dieu !
• Tu as vu juste mon ami. Sais-tu que le Bon Dieu a voulu que son Fils vienne au monde comme ton enfant, dans le ventre d’une maman appelée Marie.
• Doux Jésus !
• Il en a de la chance ton petit pote, avec un frère comme Jésus, c’est le Paradis garanti. Tu vois, la religion, c’est ça : une relation amoureuse pour la vie faite d’abord pour les tout petits. Mais regarde, ton petit pote arrive, tu vas le voir bientôt. Papa, tu le seras, maman, ta femme la deviendra, c’est sûr, c’est promis : c’est bébé qui vous le dit.
• Mais alors mon bébé, mon enfant fera comme moi : il me quittera un jour pour un ou une autre que moi !
• Oui mon ami, mais prend le temps de l’accompagner. Dis-lui tous tes secrets, il te le revaudra.
• Chic, je vais être payé.
• Mais non, grand couillon !, le travail de papa, le travail de maman, c’est du gratuit, car tu sais la vie n’a pas de prix.
• Mais alors, deux papas, deux mamans, et les ventres qu’on loue et ces manipulations et tout ça : ce sont des bêtises !
• Oui mon ami et de grosses bêtises faites par ceux qui n’y ont rien compris. Et qui sait si un jour, ton embryon d’enfant ne devient un Mozart, un Abbé Pierre, une Marie Curie, ou une sœur Emmanuelle. Encore une confidence, c’est la dernière : grâce à ce tout petit embryon, tu seras un jour grand-père et ta femme grand-mère. Elle n’est pas belle la vie ?

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