Chronique des cinglés
Roland Lescure est ministre délégué chargé de l’industrie. Voici à quoi il passe son temps :
Ce matin avec @BCouillard33 nous lançons la charte 2023/2026 pour une représentation mixte des jouets.
La lutte contre les stéréotypes commence dès le plus jeune âge.
Il est essentiel que la filière industrielle des jouets intègre davantage cette culture de l’égalité. pic.twitter.com/8S9Kf8Zo8j
— Roland Lescure (@RolandLescure) December 4, 2023
Le directeur de Sciences Po appelait à battre Marine Le Pen. Il aurait surtout l’habitude de battre sa femme
Sciences Po Paris est supposé former nos élites mais… depuis 27 ans (1996), Sciences Po Paris est dirigé par des hommes aux comportements plus que troubles.
- Richard Descoings, de 1996 à 2012, année où il est retrouvé mort nu dans une chambre d’hôtel à New-York
- Frédéric Mion, de 2013 à 2021, année où ce dernier est contraint de démissionner quand la presse révèle qu’il était au courant des faits incestueux de Olivier Duhamel
- Mathias Vicherat, de 2021 à 2023 (?), année où il est mis en garde à vue pour violences conjugales.
En 2022, Mathias Vicherat appelait à battre Marine Le Pen. Il semble qu’il a surtout battu sa femme.
Va-t-on vers une légalisation de l’avortement en Pologne ?
Un article de Zuzanna Dabrowska parusur le site Sovereignty.pl, le site anglophone de l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy, explique pourquoi il ne sera pas facile pour Donald Tusk de réaliser sa promesse électorale de libéraliser la loi sur l’avortement. Extraits :
[…] Au sein de la coalition gouvernementale de Donald Tusk, on trouve la Coalition civique et La Nouvelle Gauche, mais aussi Troisième Voie, une alliance du parti Pologne 2050, dont le leader, Szymon Hołownia, cultive une image de catholique progressiste, et d’un parti agrarien, le Parti populaire polonais (PSL). Troisième voie est la force politique qui bloque aujourd’hui les idées radicales sur l’avortement dans cette coalition libérale-gauchiste qui s’est formée contre Droit et Justice (PiS). Szymon Hołownia a été élu président de la Diète après les élections du 15 octobre, mais c’est en fait le PSL qui constitue l’aile la plus conservatrice de Troisième Voie. Officiellement, Troisième Voie souhaite un référendum sur l’avortement, bien que Szymon Hołownia et Władyslaw Kosiniak-Kamysz, le leader du PSL, n’aient pas réussi à faire inclure ce point dans l’accord officiel de la coalition.
Cet accord n’inclut pas non plus la demande d’avortement légal jusqu’à la 12e semaine de grossesse, qui a été critiquée à maintes reprises et bruyamment par l’une des députées les plus connues de la Nouvelle Gauche, Anna Maria Zukowska. “L’action qui doit être menée concrètement (…) est la nomination de consultants nationaux, ce qui concerne le travail du service national de santé. Nous devons faire en sorte que les femmes n’aient plus peur d’avoir des enfants et que les médecins n’aient plus peur de les soigner”.
“Les questions juridiques relatives au retrait de l’arrêt du Tribunal constitutionnel sont des questions que nous allons aborder. Nos amis ont leurs propres opinions. Nous restons fidèles à la position selon laquelle un référendum doit être organisé après le rétablissement du statu quo”, a répondu le dirigeant de Poland 2050. Dans le même temps, il a ajouté que les groupes parlementaires de Third Way (le PSL et Poland 2050 ont des groupes séparés, bien qu’ils soient en partie sous une bannière commune) comprennent des personnes qui soutiennent les idées de la Nouvelle Gauche sur l’avortement.
Le dirigeant du PSL souligne à son tour que les questions de vision du monde ne peuvent être soumises à la discipline de parti. “Il s’agit d’une question de liberté de conscience et de vision du monde, qui ne peut donc faire l’objet d’aucune interdiction ni d’aucun ordre, et c’est pourquoi nous voulons que les citoyens s’expriment à ce sujet par voie de référendum”, insiste Wladyslaw Kosiniak-Kamysz.
Tout cela fait qu’il est difficile – pour l’instant – de prédire clairement quelle vision l’emportera. Ce qui est certain, c’est que la pression des milieux féministes de gauche ne fera que croître. Le supplément Talons aiguilles susmentionné nous rappelle que “près de 75 % des électrices éligibles ont participé aux élections du 15 octobre (…). C’est plus de 10 points de pourcentage de plus que lors des élections de 2019, et 20 points de pourcentage de plus que ce qu’indiquaient les sondages pré-électoraux.”
“Les femmes ont pris les choses en main et ont non seulement chassé le PiS, donnant le pouvoir à l’opposition démocratique, mais ont aussi énormément affaibli le rôle de la faction politique la plus anti-femme, la Confédération (si les femmes seules avaient participé aux élections, la Confédération ne serait pas entrée à la Diète). Les organisations non gouvernementales et les initiatives féminines ont joué un rôle considérable dans ce processus, en organisant une multitude de campagnes en faveur de la participation afin de mobiliser les femmes pour qu’elles aillent voter. Les politiciens de l’opposition eux-mêmes ont joué un rôle important en faisant, pour la première fois dans l’histoire, des questions relatives aux droits des femmes l’un des principaux thèmes de la campagne électorale”, souligne Dominika Wantuch, journaliste de High Heels et de Gazeta Wyborcza, indiquant clairement que la question de l’avortement ne sera pas oubliée, mais qu’elle sera même utilisée comme chantage moral contre la nouvelle coalition gouvernementale.
Il est certain que le nouveau gouvernement subira également la pression de l’Abortion Dream Team (ADT), une organisation pro-avortement très radicale dont la principale mission déclarée est d’aider les femmes à pratiquer des avortements, y compris des avortements illégaux, comme l’ADT s’en vante bruyamment.
“Selon les déclarations faites, le Sejm doit redevenir un lieu de débat, et pas seulement entre les députés. Il doit être ouvert au public et aux ONG. C’est pourquoi, avec l’organisation Prawniczki Pro Abo [Femmes juristes Pro Abo, ndlr], nous avons envoyé aujourd’hui une demande à Szymon Hołownia, le président du Sejm, pour fixer une date de rencontre avec nous. Nous voulons présenter à Szymon Hołownia nos demandes et exposer les problèmes auxquels les personnes ayant des grossesses désirées et non désirées en Pologne sont confrontées au quotidien”, peut-on lire dans l’un des posts Facebook des avorteurs. “Nous connaissons la réalité de l’avortement dans la pratique, nous y sommes confrontés tous les jours et nous savons que des changements dans la loi polonaise sont nécessaires pour la sécurité des personnes enceintes, et rapidement”, ont exhorté les militants, ajoutant qu’ils “ne se laisseront pas berner par un référendum.”
[…]
La communauté pro-vie est très inquiète. La volonté d’annuler les verdicts de la plus importante juridiction du pays, le Tribunal constitutionnel, semble extrêmement menaçante et, surtout, elle serait tout simplement illégale. “En vertu du droit polonais, les arrêts du Tribunal constitutionnel ne peuvent être invalidés. Si cela devait se produire, ce serait quelque chose de vraiment bizarre et de tout à fait scandaleux. Je crains cependant que Donald Tusk et Bruxelles veuillent légaliser l’avortement à tout prix, et qu’ils le fassent par des méthodes extra-légales “, a déclaré Paweł Ozdoba, le président du Centre pour la vie et la famille, dans une interview accordée à Remix News.
[…]
Cela signifie-t-il que la bataille pour la vie est perdue en Pologne ?
La réponse est clairement non. Le mouvement pro-vie polonais est fort et dynamique. Traditionnellement, les Polonais sont plus enclins à s’engager lorsqu’ils voient les autorités agir contre leurs valeurs. Ainsi, paradoxalement, un gouvernement libéral et de gauche pourrait encourager davantage de personnes à s’impliquer dans la cause pro-vie. La loi est également du côté des défenseurs de la vie. Il n’y a absolument aucune base juridique pour contester un autre arrêt de la Cour constitutionnelle polonaise sur l’avortement – l’arrêt de 1997, qui a déclaré que l’avortement pour des raisons dites “sociales” est inconstitutionnel parce qu’il interprète la constitution polonaise comme affirmant que le droit de chaque personne à la vie, y compris dans la phase prénatale de la vie, doit être protégé par l’État. À l’époque, le Tribunal constitutionnel était dirigé par le professeur Andrzej Zoll, qui est considéré comme une autorité juridique par la nouvelle coalition, et cette dernière ne dispose pas de la majorité nécessaire pour modifier la constitution du pays, ni même pour passer outre le veto du président Andrzej Duda.
En outre, les défenseurs polonais du droit à la vie dès la conception peuvent s’inspirer des États-Unis où, après des années de lutte, l’arrêt Roe v. Wade, par lequel la Cour suprême des États-Unis a forcé tous les États à légaliser l’avortement dans les années 1970, a été renversé avec succès en 2022. Et si la Pologne d’aujourd’hui peut sembler être le dernier bastion de défense du droit à la vie dès la conception en Europe, elle est loin d’être isolée au niveau mondial.
Terrorisme, émeutes : vers le basculement ?
Communiqué de Yann Baly, Président de Chrétienté-Solidarité :
Le 29 novembre dernier, les dirigeants d’Alliance Police Nationale, premier syndicat français de policiers, publiaient un communiqué choc, titré : « La sécurité n’existe plus en France ».
La situation décrite dans ce texte ne fait que confirmer, hélas, nos pires prédictions. « Lors des guérillas urbaines de cet été, l’action de la police a permis d’éviter un basculement, qui, si rien n’est fait aujourd’hui, sera inéluctable demain. » alertent les deux syndicalistes policiers.
D’Arras à Crépol, en passant par le cœur de Paris, les faits de ces dernières semaines illustrent, de façon dramatique, ce constat alarmant : les Français sont livrés sans défense à la barbarie et au terrorisme.
L’attentat perpétré à Paris, deux jours à peine après le cri d’alarme des dirigeants d’Alliance, fait apparaître au grand jour, une nouvelle fois, la dangereuse incurie de l’Etat.
Les « nous ne céderons rien » de madame Borne et les effets de communication de monsieur Darmanin ne peuvent masquer l’inquiétante réalité :
- La justice a remis en liberté un individu impliqué dans une tentative d’attentat islamiste et évoluant dans une nébuleuse le reliant à des terroristes qui sont passés à l’acte
- Malgré un suivi par la DGSI, ce dernier a pu poursuivre ses activités djihadistes, écrire des pamphlets islamistes, se préparer et perpétrer un attentat mortel. Les alertes de sa mère n’ont pas été entendues ou traitées comme elles auraient dû l’être. Que faut-il de plus qu’une surveillance DGSI pour que de tels avertissements soient pris en compte ?
- L’ensemble de la chaine administrative, sanitaire, policière ou judiciaire a considéré, qu’au regard des réponses aux interrogatoires et entretiens consécutifs à sa sortie de prison, l’individu était « déradicalisé ». La méconnaissance de l’idéologie islamiste en général et de la taqîya en particulier semble être une inquiétante réalité à tous les niveaux des services de l’Etat.
- Les forces de police de terrain sont neutralisées par l’absence de soutien du pouvoir politique, le sabotage d’un certain appareil judiciaire et l’incessante propagande culpabilisatrice à leur égard qui sévit dans les médias et dans le débat politique. C’est ainsi que, samedi soir, pour neutraliser le terroriste qui venait de frapper, les policiers ont préféré utiliser un taser plutôt que leur arme de service, afin de n’avoir pas à être inquiétés par la justice comme le sont, trop souvent, leurs collègues, dans l’affaire d’Arras notamment.
Alors oui, le syndicat Alliance a raison d’affirmer que « La sécurité n’existe plus en France ».
Il n’y a plus d’Etat pour protéger les Français de la racaille et des terroristes islamistes. Quand l’Etat disparaît, s’installe le règne de la barbarie, la loi du plus fort, la justice privée et, au final, la guerre civile.
Il y a urgence. SI rien n’est fait le basculement aura lieu.
Chrétienté-Solidarité exige que l’Etat se libère des idéologies mortifères qui le minent et assume l’intégralité de ses pouvoirs régaliens pour assurer la sécurité de la France et des Français.
Jean Madiran- 1920-2013, “Une plongée dans l’histoire du traditionalisme et un bel hommage à un défenseur de la foi.”
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La biographie d’un écrivain catholique qui éclaire singulièrement la longue période troublée, pré et pos- conciliaire. Jean Madiran, c’est l’homme d’une rigueur intellectuelle surprenante, mais c’est aussi l’homme de cœur qui au plus profond de lui-même a ressenti les bouleversements politiques et religieux de la France.
Mais laissons la parole à l’abbé Carlhian pour cette recension honnête sur ce grand homme et penseur du XX° siècle.
Après le Père Eugène de Villeurbanne, Dom Gérard Calvet et Katharina Tangari, Yves Chiron s’attaque à une nouvelle figure de la résistance aux réformes contemporaines de l’Église, et quelle figure ! Jean Madiran protesta pendant soixante ans contre la révolution progressiste. Dans les colonnes d’Itinéraires puis de Présent, il dénonça inlassablement les déviations doctrinales, dévoila les impostures du modernisme renaissant, encouragea les catholiques fidèles. Pour traiter un sujet aussi vaste et brûlant, Yves Chiron peut s’appuyer sur une correspondance de longue date avec Madiran, mais aussi de nombreux entretiens directs avec lui-même et ses proches, et surtout ses archives personnelles dont il est dépositaire. Autant dire une riche documentation qui annonce une biographie très complète.
Jean Madiran est toujours resté très discret sur sa vie personnelle, c’est pourquoi nombre de détails seront des révélations pour le lecteur. On suit la formation d’un jeune Bordelais découvrant auprès de Charles Maurras une école de rigueur et de logique, et auprès des frères Charlier une foi active, profonde et vivante. Le jeune Jean Arfel enseigne la philosophie à l’école des Roches, collabore sous divers pseudonymes à des publications monarchistes, avant de se lancer dans les années 50 dans la controverse anticommuniste, qui l’amène déjà à critiquer la complaisance d’une partie de l’Église de France envers le gauchisme qui envahit la société. Dès lors, Madiran – le nom de plume sous lequel il restera plus connu – est marqué du sceau de l’infamie par les milieux intellectuels catholiques, cette « relégation sociologique » qu’il a tant combattue. Il a beau fonder la revue Itinéraires, rassembler des collaborateurs de grande qualité, il ne s’attire qu’une mise en garde des évêques de France et des entrefilets méprisants pour une publication « national-catholique », « maurrassienne », « réactionnaire », « intégriste »… Des qualificatifs qu’il récuse au nom de sa fidélité au Magistère. Et vient la déflagration du Concile. Le vent tourne. Les suspects de modernisme d’hier deviennent les maîtres à penser de l’heure, au nom de l’esprit, mais aussi souvent de la lettre, de Vatican II. Madiran s’obstine, décortique patiemment et avec une logique implacable le jargon néo-moderniste qui masque la révolution dans l’Église. Il choisit la stratégie de la protestation, surtout par la « Réclamation au Saint-Père » autour des trois fondamentaux : « Rendez-nous le catéchisme, l’Écriture sainte et la Messe. » Ce sont les grandes heures de combat des années 70, où Itinéraires s’engage à fond contre la Nouvelle Messe, et aux côtés de Mgr Lefebvre, relayant la Déclaration de 1974, publiant un numéro spécial sur « la condamnation sauvage de Mgr Lefebvre », allusion au qualificatif de « sauvage » accolé injustement au séminaire d’Ecône par l’épiscopat français. Ce sont aussi les nuances, voire les divergences entre figures de proue du traditionalisme, souvent portées à des positions tranchées, en particulier la question du sédévacantisme : Madiran s’efforce de favoriser une certaine union des traditionalistes sans rencontrer le succès escompté.
A partir du début des années 1980, Jean Madiran s’engage plus profondément dans le combat politique, auprès de Bernard Antony d’abord, puis autour du quotidien Présent dont il est l’un des fondateurs et rédacteur jusqu’à sa mort. D’autre part l’espoir d’un apaisement favorisé par l’élection de Jean-Paul II le conduit à adopter un ton moins polémique que sous Paul VI. Et en 1988, en pleine année d’élection présidentielle, se pose la question des sacres à Ecône… Faut-il soutenir Mgr Lefebvre dans sa décision de rejeter les accords et de procéder aux sacres sans mandat pontifical ? Yves Chiron retrace minutieusement l’attitude de Madiran, qui prend ses distances avec Mgr Lefebvre, et n’ose pas le soutenir comme il l’a fait lors de la condamnation de 1976, tout en suivant de près l’affaire. Lassitude du combat ? Crainte du schisme, ou tout au moins de la création d’un ghetto autour de la Fraternité ? Espoir d’un mouvement traditionaliste reconnu par Rome ? Quoi qu’il en soit, ce refus de trancher fut perçu comme une dérobade par Mgr Lefebvre et nombre de lecteurs d’Itinéraires, ce qui entraîna une chute des ventes de la revue, puis sa disparition. Le journaliste en concevra évidemment de l’amertume, sans pour autant condamner les sacres comme schismatiques. Des années plus tard, interrogé à l’occasion du film Monseigneur Lefebvre, un évêque dans la tempête, il déclarera : « A l’époque je n’étais pas capable de porter un jugement » et reconnaîtra que les sacres ont permis à la Fraternité Saint-Pie X de perdurer. Yves Chiron n’oublie pas de le mentionner, mais cite un autre passage plus explicite et non gardé dans le montage final : « Je pense qu’il est difficile de trouver que [Mgr Lefebvre] ait eu tort à 100 %, et même à 50 % ». Ce qu’on se gardera de considérer comme une adhésion rétrospective aux sacres.
Après avoir retracé les dernières années de Madiran, qui s’éteint quelques semaines après la démission de Benoît XVI, Yves Chiron laisse à son habitude le lecteur tirer les conclusions de son ouvrage. Bon récit des combats autour du Concile, cette biographie constitue une précieuse mise en relief d’une œuvre incontournable du combat pour la Messe et la Tradition, et encourage d’autant plus à se (re)plonger dans les centaines de pages de lumineuse défense de la Foi et de la Loi naturelle que nous offrent Itinéraires et les livres du grand controversiste.”
Vous pourrez retrouver ce livre de Yves Chiron et les oeuvres de Jean Madiran, sur Livres en Famille
Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, menacée de mort par l’extrême-gauche comme par les racailles
Extraits de l’entretien donné par Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, au JDD :
Vous avez porté plainte pour menaces de mort, et une manifestation a été organisée hier contre vous par quelques habitants de la cité de la Monnaie. Vous attendiez-vous à ça en vous engageant en politique ?
Non, pas vraiment. Je savais que j’allais forcément aller au-devant de certaines difficultés parce que j’avais des ambitions pour ma ville, que j’ai toujours aujourd’hui, et qui ne plaisent pas à tout le monde. Mais je ne suis pas vraiment étonnée non plus. Dès 2015, j’ai reçu des menaces de morts qui venaient de l’extrême gauche. Les murs de mon domicile avaient été tagués. D’un côté, « Toi, tu finiras au bout d’une corde », de l’autre, « Une balle pour Thoraval ». À l’époque, j’avais simplement demandé à des associations très engagées politiquement à l’extrême gauche, sous couvert d’écologie, de quitter un bâtiment communal qui ne réunissait plus les conditions de sécurité et d’accueil imposées. Je leur avais proposé d’autres locaux, mais rien ne leur convenait, ils étaient revenus squatter et j’avais fini par récupérer le bâtiment. Quelques jours plus tard, à l’apparition de ces tags, j’avais porté plainte. Mais il n’y a jamais eu de suite. […]
Vous avez évoqué des familles très connues de la Monnaie, vous avez indiqué que certains interpellés avaient des parents eux-mêmes délinquants… Comment expliquer que les profils problématiques soient identifiés mais pas empêchés ?
C’est vrai dans tant de villes en France… Parce que nous sommes tributaires des réponses pénales. Le maire ne peut pas tout, il n’est ni policier, ni procureur, ni juge ! Chacun a ses responsabilités et nous nous devons de respecter les institutions. Je pense, en revanche, que certaines peines sont totalement inadaptées à certaines caractéristiques des délinquants. Déjà, certains n’écopent pas de peines de prison pour des faits graves : là, ils reviennent comme les caïds, avec un sentiment d’impunité totale. Se développe alors une forme d’arrogance qui est absolument insupportable pour les habitants qui la subissent. D’autres écopent de peines qu’ils ne font pas entièrement ; d’autres, enfin, ressortent encore pires qu’ils sont entrés en prison. Et puis, derrière tout cela, il est indispensable de parler du trafic de drogue.
Avant d’y venir, une petite question sur la justice. Votre ville a été frappée par les émeutes. À l’époque, nous avons parlé d’une justice ferme. L’avez-vous constatée ?
Je ne saurais trop juger de la fermeté en général, mais je constate surtout qu’il fallait déjà pouvoir les arrêter parce que ce n’est pas simple. Ils ont opéré en meutes, ils étaient parfaitement bien pilotés et la plupart ont échappé aux interpellations, et donc à la sanction. Il faut comprendre que ces émeutes n’ont pas touché que les grandes villes, mais la France entière. Forcément, les moyens ne pouvaient être les mêmes partout. De nombreux émeutiers ont échappé à la justice. […]
Vous avez évoqué les 150 millions d’euros d’investissement dans le quartier de la Monnaie, qui ont énormément fait réagir…
Oui, ce sujet a beaucoup fait réagir. Mais j’ai au moins eu le courage de le dire parce que c’est la réalité, et encore, je pense que c’est davantage. Et pour quel résultat ? Le chiffre que je ne peux pas vous donner, c’est le montant de toutes les dégradations que des jeunes de cette cité ont pu faire. Ils ont brûlé une école en 2016, une crèche en 2017, la maison de quartier en 2020, les locaux du bailleur social en 2023… Alors comment voulez-vous que j’entende ensuite que ces quartiers sont abandonnés et qu’ils n’ont pas de services ! C’est faux, mais certains crament plus vite que nous ne pouvons les reconstruire, voilà la réalité. En effet, 150 millions d’euros ont été investis dans ce quartier, très largement par l’État d’ailleurs, tous gouvernements confondus. Mais également par les collectivités qui contribuent à la rénovation urbaine, que ce soit la région, le département, l’agglomération ou la ville elle-même. Ensuite, il faudrait ajouter la Caf qui accompagne ces habitants et également le RSA. Tout ça mériterait d’être regardé de près. […]
Difficile d’entendre parler d’abandon. La culture de l’excuse, c’est bon, c’est terminé, nous n’en pouvons plus. […]
“Impitoyables”
Le 17 octobre, Élisabeth Borne assurait :
“Nous serons impitoyables, avec notamment une attention particulière pour les étrangers radicalisés”
Le 2 décembre, un franco-iranien radicalisé, fiché S, libéré de prison après avoir préparé un attentat… tue un touriste à Paris.
Qu’est-ce que ça aurait été si elle n’avait pas été impitoyable ?
Constitutionnalisation de l’avortement : une opposition aphone
D’Aristide Renou dans Politique Magazine :
[…] La constitutionnalisation de l’avortement est donc en marche et tout porte à croire que rien ne l’arrêtera. Rien ne l’arrêtera car aucun acteur politique de quelque importance ne semble avoir conscience de ce qui est en train de se jouer à cette occasion ; ou ne semble prêt à expliquer publiquement ce qui est en train de se jouer, ce qui en pratique revient au même.
Ainsi, la réaction à peu près unanime de « l’opposition » (qui ici doit s’écrire avec des guillemets) a été, d’une part, d’expliquer que cette constitutionnalisation de l’avortement était inutile puisqu’aucune force politique qui dépasse le niveau de l’insignifiance ne s’oppose au « droit à l’IVG » en France et, d’autre part, de dénoncer une basse manœuvre politique d’Emmanuel Macron, qui cherche à se donner à bon compte un brevet de progressisme en terrassant un adversaire aussi mort que le fameux « patriarcat ». Le second point est bien sûr incontestable, et tellement évident qu’il ne sert à rien de s’y attarder.
Le premier point est partiellement vrai : il est exact qu’en France le « droit à l’IVG » semble devenu aussi sacré que le droit aux congés payés, et donc aussi intouchable. À échéance prévisible rien, absolument rien, ne menace la liberté d’avorter dans notre cher et vieux pays. Pour autant il serait faux d’en déduire que la constitutionnalisation de l’avortement voulue par les féministes serait sans conséquences. Celles-ci ne poursuivent pas un fantôme, contrairement à ce que leurs mols contradicteurs voudraient croire.
Désinfecter de toute trace d’opposition
Ce que recherchent les féministes est très exactement ce que recherchaient les États du sud des États-Unis à la veille de la guerre civile et, pour l’expliquer, je ne saurais faire beaucoup mieux que de citer Abraham Lincoln. Constatant qu’aucun compromis ni aucune concession, n’avaient pu apaiser les États esclavagistes du sud qui, plus que jamais, agitaient la menace de la sécession et dénonçaient avec véhémence les agissements du nord, Lincoln pose la question : Qu’est-ce donc qui pourrait convaincre les États du sud que ceux du nord n’ont aucunement l’intention d’interférer avec leur « institution particulière » (à savoir l’esclavage) ? Et Lincoln répond :
« Ceci, et ceci seulement : cesser de qualifier l’esclavage de mauvais et se joindre à eux pour le qualifier de bon. Et cela doit être fait sans aucune réserve, en actes comme en paroles. Le silence ne sera pas toléré – nous devons nous placer ouvertement à leurs côtés. La nouvelle loi sur la sédition du sénateur Douglas doit être promulguée et appliquée, supprimant toutes les déclarations selon lesquelles l’esclavage est mauvais, qu’elles soient faites en politique, dans la presse, en chaire ou en privé. […] L’atmosphère entière doit être désinfectée de toute trace d’opposition à l’esclavage, avant qu’ils cessent de croire que tous leurs problèmes viennent de nous. […] Considérant, comme ils le font, que l’esclavage est moralement juste et qu’il élève la société, ils ne peuvent cesser d’exiger qu’il soit pleinement reconnu au niveau national comme un droit légal et un bienfait social. »
Remplacez « esclavage » par « avortement », et vous avez l’explication parfaite de ce que demandent réellement les féministes. Que l’accès pratique à l’avortement ne soit menacé par personne et que l’inscription dans la Constitution du « droit à l’IVG » ne change rien à cela, elles le savent parfaitement. Mais elles s’en moquent, car ce qu’elles demandent, et la seule chose qui pourra peut-être les satisfaire, est que l’avortement soit publiquement reconnu comme un « un bienfait social » et que « l’atmosphère entière soit désinfectée de toute trace d’opposition à l’avortement ».
Naïve ou malhonnête ?
En 1974, Simone Veil expliquait à la tribune de l’Assemblée nationale que si son projet de loi rendait légale l’IVG, c’était « pour la contrôler, et, autant que possible, en dissuader la femme ». Qu’il fallait prévoir une procédure conduisant la femme à « mesurer toute la gravité de la décision qu’elle se propose de prendre ». Que l’avortement ne devait pas être pris en charge par la sécurité sociale afin de « souligner la gravité d’un acte qui doit rester exceptionnel ». Que la société « tolère l’avortement mais qu’elle ne saurait ni le prendre en charge ni l’encourager ».
Déjà à l’époque cette position était extrêmement naïve, ou extrêmement malhonnête. Il suffisait d’écouter avec attention les féministes, de lire sérieusement leurs écrits, pour comprendre que considérer l’avortement comme un acte grave qui doit rester exceptionnel était simplement anathème. En effet, le dogme féministe affirme que l’avortement est la condition de la « libération » de la femme, étant donné que la cause première de son asservissement est qu’elle doit porter les enfants.
Or la « libération » des femmes est un bien sans mélange, par conséquent les moyens de cette libération ne sauraient être moralement ambivalents. Affirmer que l’avortement est un acte « grave » revient à donner mauvaise conscience aux femmes qui voudraient y avoir recours, ou au moins à certaines d’entre elles, et par conséquent à dissuader une fraction d’entre elles, même minime, d’y recourir. Dire que l’avortement est un mal parfois nécessaire revient à dire que, pour une femme, la « liberté » a un coût qu’il peut être légitime de ne pas vouloir payer. Autrement dit, toute réserve morale vis-à-vis de l’avortement revient à perpétuer la « domination » dont souffrent les femmes, ou à tout le moins à retarder leur « libération ». C’est inacceptable.
Criminaliser la critique
L’avortement ne doit donc pas seulement être légalement possible, il doit être publiquement approuvé et tous ceux qui ont des réserves vis-à-vis de l’avortement doivent être empêchés de les exprimer. C’est précisément ce que vise la constitutionnalisation du « droit à l’IVG » car un droit, et particulièrement un droit protégé par la Constitution, est inséparablement quelque chose de légal et de moral. Affirmer que l’on a le « droit » de faire quelque chose, ce n’est pas seulement dire que la loi ne punit pas l’action en question, que l’on n’est pas critiquable lorsque l’on fait usage de la liberté que vous laisse la loi. C’est une revendication morale.
Et derrière la « liberté des femmes » protégée par la Constitution viendra le « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », car assurément si l’avortement est incorporé à la Constitution, c’est qu’il doit être un des fondements de notre régime républicain et, par conséquent, questionner la légitimité de l’avortement revient, même implicitement, à mettre en question la République.
Une fois l’avortement inscrit dans la Constitution, la prochaine étape sera donc de faire de la critique de l’avortement l’équivalent de « l’incitation à la haine et à la discrimination », qui existe déjà dans notre code pénal et qui permet de criminaliser quantité de propos qui, il n’y a pas si longtemps, auraient été considérés comme faisant partie de la conversation civique normale dans un régime libre.
Adopter des lois encore plus restrictives
Depuis 1993, il existe un « délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse » (IVG) : il se caractérise par la perturbation de l’accès aux établissements pratiquant des IVG ou par l’exercice de pressions ou de menaces, etc., à l’encontre des personnels médicaux ou des femmes enceintes venues subir une IVG. En 2004, le délit d’entrave a été étendu à la perturbation de l’accès aux femmes à l’information sur l’IVG. Enfin, en 2017, est apparu le « délit d’entrave numérique » à l’IVG. Ce délit se caractérise notamment par le fait de diffuser des informations « de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une IVG ».
Dans l’esprit de ses auteurs, cette loi était clairement destinée à criminaliser tous les propos visant à dissuader les femmes de recourir à l’avortement. Fort heureusement, la loi finalement adoptée n’est pas tout à fait conforme à ce projet initial et, par ailleurs, le Conseil Constitutionnel a restreint encore sa portée, au nom de la liberté d’expression protégée par la Constitution.
Mais dès lors que le « droit à l’avortement » sera inscrit dans la Constitution et deviendra un principe de même niveau que la liberté d’expression, il deviendra possible d’adopter des lois encore plus restrictives pour, enfin, faire taire les réfractaires qui continuent à considérer que l’avortement est un acte grave qui ne devrait être autorisé que de manière exceptionnelle. Pour ne rien dire de ceux qui considèrent qu’il s’agit d’un crime.
Supprimer la clause de conscience
Il est aussi à envisager que l’inscription du « droit à l’avortement » dans la Constitution permettra de mettre fin à la clause de conscience, qui, depuis la loi de 1975, permet aux médecins de refuser de pratiquer des avortements dès lors que cet acte heurte leurs convictions personnelles (souvent religieuses). Cette clause de conscience a toujours particulièrement irrité les féministes, car elle repose bien évidemment sur l’idée que l’avortement est un acte moralement douteux et que l’on peut légitimement considérer comme inadmissible. Elles n’ont donc eu de cesse de l’attaquer et de chercher à la faire disparaitre. Pour le moment sans succès. Mais aujourd’hui elles peuvent penser avec raison que le jour est désormais proche où elles pourront enfin extirper cette clause de conscience maudite.
Les enjeux de la révision constitutionnelle qui s’annonce sont donc réellement très élevés. Ce qui va se jouer n’est pas le sort des enfants à naître car, en ce qui les concerne, et pour le répéter, il n’existe aujourd’hui en France aucun acteur politique de quelque importance qui soit prêt à parler en leur nom. Ce qui va se jouer est ce qui reste aux Français de liberté de paroles et de liberté de conscience. Nous saurons bientôt si le peuple de ce pays a encore suffisamment de courage et de clairvoyance pour défendre ces biens précieux ou bien si, par sa passivité, il mérite qu’on les lui ôte.
Une commission d’enquête sur Rajabpour-Miyandoab ? Darmanin et Dupond-Moretti doivent s’expliquer
L’attentat aurait pu être évité si l’Etat faisait son boulot.

Mais la priorité du Préfet de police c’est de réinventer les QR Code pour les JO :
“Vous aurez un QR code”: une dérogation sera nécessaire pour circuler dans Paris lors des J0 2024https://t.co/azAmQL3R41 pic.twitter.com/GJ5u1w6JJw
— BFMTV (@BFMTV) November 29, 2023
L’État a fait le constat que les lois qu’il impose sont hérissées de difficultés
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
Cent entreprises ont été sélectionnées, sur tout le territoire. Le principe est assez simple : chaque chef d’entreprise a le contact d’un interlocuteur unique qui va lui faciliter la vie avec l’administration, dont Bruno Le Maire a bien compris qu’elle emmerdait, pour le citer précisément, les chefs d’entreprise, ainsi qu’il l’a déclaré lors des Rencontres de la simplification, lancées le 16 novembre.
Je ne voudrais pas paraître exagérément critique (c’est un reproche qu’on m’adresse parfois), mais entre Bruno qui cause popu pour se faire comprendre des patrons de PME et Emmanuel qui réinvente le copinage des anciens de l’ENA, habitués à résoudre les problèmes en passant un coup de fil qui permet d’échapper aux procédures et aux délais imposés au commun des mortels, on a touché le fond. Il faut bien considérer que l’État a fait le constat que les lois qu’il impose sont hérissées de difficultés, que son administration ne fait rien pour simplifier la vie des usagers, que les dispositifs d’aide mis en place sont si complexes que les gens préfèrent ne pas y avoir recours. Et que propose-t-il, cet état lucide, républicain et égalitaire ? D’aider cent chefs d’entreprise soigneusement choisis qui, eux, bénéficieront d’un passe-droit légitime et d’un facilitateur rompu aux arcanes administratives. Les autres, quelques milliers de chefs d’entreprise, quelques millions de citoyens, pourront continuer à ramer, perdus entre des numéros verts qui sonnent dans le vide, des administrations aux horaires impossibles et des écrans labyrinthiques.
Ajoutons à ce constat irrité deux choses : primo, « ETIncelles » prolonge le programme « Stratégie nation ETI » lancé en 2020, qui lui-même appartenait au programme « France Relance », le tintamarre salue des initiatives déjà lancées, on croirait un agent immobilier en train de rafraîchir les peintures pour amadouer le futur acheteur ; secundo, on parle de simplification depuis 2012. Les fonctionnaires se félicitent des progrès accomplis. Si évidents et palpables qu’on lance ETIncelles pour court-circuiter tout le monde et s’assurer que cent entreprises, avec un peu de chance, pourront réellement échapper aux griffes de quelques milliers de fonctionnaires.
Les freinch starteupes ?
ETIncelles, c’est ça. Ça va fuser ! Ça va briller ! « La France est un pays de grandes entreprises rayonnant dans le monde entier, comme une Nation de start-up innovantes portées notamment par la French Tech », dit Emmanuel en allumant son petit cierge magique et en oubliant de préciser qu’il n’y a pas une seule entreprise française dans les géants mondiaux de la « Tech », comme on dit. Il y a dix ans, Fleur Pellerin lançait la French Tech. Macron récupérait le truc et affirmait vouloir 25 licornes en 2025, ces jeunes pousses (starteupes) valorisées un milliard de dollars sans être introduites en Bourse. La France en compte 30. Et alors ? Alors, Deezer a été introduite en Bourse en 2022 et son cours, depuis, a été divisé par deux. Emmanuel veut du chiffre qui brille mais c’est du plaqué. On ne sait pas si ces licornes sont rentables (en fait les starteupes de la franchethèque sont en grandes difficultés financières), et elles emploient très peu de salariés. C’est ça qui a énervé Emmanuel, le chômage ne baisse plus, il remonte, il veut que les entreprises créent des emplois pour améliorer son bilan à lui.
Alors il replâtre France Relance et envoie Bruno parler d’emmerdements. Il lance des initiatives d’ampleur. Il distribue les subsides. Il mobilise « un réseau de 45 correspondants ETIncelles dans les organismes publics et les principales administrations ». 45 fonctionnaires au service de l’emploi… On va galoper vite et loin, c’est sûr. On a la pénible impression de revivre le coup du Tonnerre, envoyé à Gaza pour aider la population et capable en fait de n’accueillir que quatre patients. Ou du Sommet sur les pôles, ô combien nécessaire, conclu le 10 novembre par Macron, qui posait un milliard sur la table pour financer deux initiatives d’ampleur – déjà lancées sans lui – et la construction du premier navire à capacité glace de la Flotte océanographique française, le Michel Rocard… Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’a annoncé à nouveau à Brest, le 24 novembre : sait-on jamais, en annonçant plusieurs fois dans des villes différentes les mêmes financements pour les mêmes objets, peut-être de l’argent va-t-il se créer spontanément ?
« Étincelles sur les pôles », « Tonnerre à Gaza », « Mistigri à Saint-Denis », le quinquennat de Macron ressemble à une mauvaise série à sensation qui aligne les titres vulgaires pour appâter le citoyen. Ça se vend mal.
Contes irlandais de Noël
Avant de devenir le premier président de la république d’Irlande en 1916, Patrick Pearse (1879-1916) était à la fois instituteur et artiste. Il fonda la première école (l’Institution Saint Enda) où les cours étaient donnés en gaélique et non pas en anglais. Il écrivait des poèmes, des pièces de théâtre et surtout des contes, en gaélique, la vieille langue celtique de l’Irlande, pour les enfants de son école. Patrick Pears, fervent catholique, composa et proclama la déclaration d’indépendance de l’Irlande lors du soulèvement de Pâques 1916 « Au nom de Dieu et des ancêtres ». Il fut fusillé par les britanniques à l’issue du soulèvement de 1916. Les Irlandais le considèrent aujourd’hui comme un martyr dont le sacrifice permit à l’Irlande d’accéder réellement à l’indépendance en 1923.
Les éditions Via Romana publient une série de contes irlandais de sa composition, présentés et traduits par Grégoire Poulle : L’Enfant Jésus, Iosagan, et autres contes irlandais. Ce sont sept beaux contes que rassemble ce livre illustré. On y voit l’Enfant Jésus venir visiter un vieux pêcheur du Connemara qui a bien besoin de retrouver la paix de l’âme. On y découvre aussi la merveilleuse histoire de Barbara, la poupée héroïque qui sauve la vie de sa maîtresse, celle du petit Jeannot qui sait parler aux oiseaux, celle du petit voleur de jouet qui n’arrive pas à avouer son crime en confession, celle de la vieille Brigitte qui détient dans sa mémoire un véritable trésor musical, et celle du jeune prêtre qui apprend à célébrer les saints mystères en cachette. C’est l’Irlande de Patrick Pearse qui s’exprime dans ces contes. Une Irlande pauvre et joyeuse, un pays où personne n’est jamais abandonné, une île où il fait bon vivre car on y chante en toute occasion. Ces conte cultivent notre âme d’enfant à l’approche de Noël.
Il était une foi un prêtre : le père Gitton
Natalie Saracco a interrogé l’abbé Michel Gitton (” S D F ” : Sans Diocèse Fixe).
Face aux calomnies et aux médisances contre l’Église et contre ses pasteurs, Natalie riposte en allant à la rencontre des “bergers” auxquels le Christ a confié Son Église. Les prêtres sont “des mecs biens” ! N’en déplaise à la pensée unique antichrist qui pollue le monde, sa bergerie et ses “moutons”.
Combien de musulmans en France ?
Ce fil X montre que les déclarations médiatiques, au moins depuis 1996, estiment à 4 ou 5 millions le nombre de musulmans en France. Dormez braves gens :
Combien y a-t-il de #musulmans en #France ?
C’est facile : environ 4 à 5 millions, depuis toujours. Eternellement. Vous ne me croyez pas ? Alors déroulez le #Thread ci-dessous, vous allez voir⬇️
Et n’hésitez pas à RT 😋— Avner Solal (@TheAvnerSolal) December 2, 2023
Les Chevaliers de Colomb, une confrérie catholique de service unie autour des principes de charité, d’unité, de fraternité et de patriotisme
Fondés aux États-Unis au XIXe siècle, les Chevaliers de Colomb sont encore peu connus en France. Son responsable pour la France, Arnaud Bouthéon, a été interrogé dans La Nef de décembre. Extraits :
Qui est l’abbé Michael J. McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb ?
C’est un peu le curé d’Ars américain : un prêtre de paroisse ardent, mobilisé par le salut des âmes et sa volonté missionnaire, dans un pays où les catholiques étaient non seulement minoritaires mais aussi discriminés. Né en 1852 sur la côte Est des États-Unis, il est l’aîné d’une famille catholique irlandaise de treize enfants ayant immigré aux États-Unis quelques années plus tôt afin de fuir la maladie de la pomme de terre. Très tôt, le jeune garçon, inspiré par des figures remarquables de prêtres, répond à l’appel du sacerdoce et se révèle d’un caractère volontaire, pieux et entreprenant. Au séminaire Sainte Mary de Baltimore, il est marqué par l’accompagnement d’un Père sulpicien français, l’abbé Magnien. Il développe une spiritualité sacerdotale marquée par l’école française (Bérulle) en étant inspiré par saint Vincent de Paul et déjà, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, dont il portait le scapulaire. Pour soutenir les femmes et les enfants, il fonde les Chevaliers de Colomb à 30 ans en 1882 meurt en 1890 d’une épidémie, épuisé par sa tâche de curé de paroisse. Il est béatifié en octobre 2020.
Pourquoi a-t-il fondé les Chevaliers de Colomb, qui sont-ils, quels sont leurs buts, comment fonctionnent-ils ?
Autour de sa paroisse, le jeune abbé McGivney voit des hommes catholiques un peu perdus, délaissant leurs devoirs d’états de baptisés, d’époux, de pères, de travailleurs et de citoyens, soumis à l’addiction de l’alcool et à la tentation de rejoindre des sociétés secrètes protestantes. De façon pragmatique, il identifie trois besoins concrets auxquels une nouvelle organisation catholique pourrait répondre. Le premier besoin est de soutenir les hommes matériellement et spirituellement, en créant une mutuelle pour couvrir les risques d’accidents et de décès, et en fondant simultanément une confrérie de prière, d’entraide et de charité. Le second besoin est de soutenir les prêtres, déjà harassés de travail et souvent isolés dans leurs tâches. Le troisième besoin est l’évangélisation du pays, en développant des équipes paroissiales et en faisant émerger des leaders catholiques qui soient non seulement les serviteurs de leurs familles mais aussi des citoyens exemplaires.
Y a-t-il une spiritualité propre aux Chevaliers de Colomb ?
Les Chevaliers de Colomb ne sont pas un mouvement de spiritualité mais une confrérie catholique de service unie autour des principes de charité, d’unité, de fraternité et de patriotisme. Nos repères spirituels seraient les trois blancheurs issues de la vision de saint Don Bosco : la sainte Eucharistie, la Vierge Marie et la fidélité à la sainte Église catholique et au Saint-Père. En France, dans le cadre de la cérémonie d’intronisation, en présence de nos familles, nous nous engageons à suivre quatre petits engagements spirituels : la confession mensuelle, le chapelet dans la poche et sa récitation quotidienne, pas de retard à la messe dominicale et un signe de croix au lever du lit, suivie d’une invocation à saint Joseph.
“L’euthanasie et le suicide assisté ont toujours été et seront toujours moralement inacceptables parce qu’ils sont des affronts à la dignité humaine et des violations de la loi naturelle et divine”
La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a fait une déclaration jeudi 30 novembre sur l’interdiction de pratiquer l’euthanasie et le suicide assisté dans les organismes de santé d’allégeance catholique au Canada. Voici en intégralité la déclaration des évêques canadiens :
« Depuis des générations, les diocèses et les ordres religieux catholiques au Canada apportent une contribution majeure au développement et à la prestation des services de soins de santé dans tout le pays. Le premier hôpital du Canada, l’Hôtel-Dieu de Québec, a été fondé en 1639 par trois religieuses des Augustines de la Miséricorde de Jésus pour offrir des soins médicaux aux colons français et aux populations autochtones de l’époque. Cet hôpital était le tout premier en Amérique du Nord et il fonctionne encore aujourd’hui.
À l’heure actuelle, il existe 129 fournisseurs catholiques de soins de santé au Canada, qui totalisent près de 20 000 lits de soins de santé. Ces établissements sont soutenus par 19 diocèses et 14 autres organismes catholiques. Ils se trouvent dans 6 provinces et 27 autorités régionales de la santé. Ces établissements catholiques de soins de santé sont de solides partenaires dans un système intégré de soins de santé et sont profondément engagés à honorer la dignité de la personne humaine en fournissant aux patients et patientes qu’ils servent des soins de santé de haute qualité, compatissants et intégrés.
Malgré la pression exercée sur les établissements de santé catholiques par certains organismes et individus canadiens pour qu’ils pratiquent, ou fournissent par l’intermédiaire d’un tiers, l’Aide médicale à mourir (AMM), c’est-à-dire l’euthanasie ou le suicide assisté, l’Église catholique, qui considère la vie comme sacrée et inviolable, demeure ferme dans son opposition à l’AMM. L’euthanasie et le suicide assisté ont toujours été et seront toujours moralement inacceptables parce qu’ils sont des affronts à la dignité humaine et des violations de la loi naturelle et divine. Assurer des soins de santé catholiques signifie que chaque personne, créée à l’image de Dieu (voir Genèse 1, 26), a une valeur intrinsèque, peu importe ses capacités ou sa santé.
Pour ces raisons, nous, membres de la Conférence des évêques catholiques du Canada, nous opposons unanimement et sans équivoque à la pratique de l’euthanasie ou du suicide assisté dans les organismes de santé d’allégeance catholique. Nous nous opposons à tout effort déployé par des gouvernements ou d’autres qui vise à forcer ces établissements à pratiquer l’AMM en violation des enseignements catholiques. Toute action contraire trahirait profondément l’identité catholique de ces établissements et ne serait pas conforme aux enseignements moraux de l’Église sur le caractère sacré de la vie et la dignité de la personne humaine.
Nous continuons de féliciter et de soutenir la position morale adoptée par les établissements catholiques de soins de santé de tout le Canada, qui, conformément aux lignes directrices du Guide d’éthique de la santé de l’Alliance catholique canadienne de la santé ainsi qu’à la liberté de conscience et de religion, ne permet ni l’euthanasie ni le suicide assisté dans leurs établissements. Lorsqu’un patient ou une patiente choisit une option qui ne peut pas être offerte dans l’établissement catholique de soins de santé, ces personnes sont assurées de recevoir leur congé et un transfert de soins sécuritaire et en temps opportun.
La position catholique sur cette question insiste sur l’offre de soins compatissants et de haute qualité pour tous. Cela signifie que les personnes dont la maladie est incurable devraient avoir un accès facile et immédiat à des soins palliatifs complets. Lorsque les soins palliatifs sont offerts plus souvent et aux premiers stades d’une maladie grave, ils soulagent non seulement la douleur, mais ils répondent également aux besoins existentiels, psychologiques et spirituels des patients et patientes, ainsi qu’à ceux de leurs familles et de leurs soignants et soignantes. Afin de faire connaître les avantages des soins palliatifs, la CECC a élaboré une trousse d’outils en ligne intitulée Horizons d’espérance. Cet outil, composé de quatre modules, peut être utilisé par des individus, des paroisses, des établissements de soins de santé et d’autres institutions, comme une source de formation sur la question.
Avec la menace que l’AMM devienne accessible aux Canadiens et Canadiennes dont le seul problème de santé est la maladie mentale, nous ne saurions trop insister sur l’importance pour les soins de santé publics d’investir davantage dans les ressources en santé mentale. Cet investissement est absolument essentiel, non seulement en raison de la crise actuelle en santé mentale dont les besoins dépassent largement les ressources, mais parce que cette rareté de soutien accessible, fiable et solide peut également mener au découragement et au désespoir.
Enfin, notre engagement, en tant que chrétiens et chrétiennes, d’accompagner les malades avec dévouement et amour jusqu’à la mort naturelle est une réponse directe au commandement de Dieu et à l’exemple de Notre-Seigneur : Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli ; alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas (Ps71, 9) ; j’étais malade et vous avez pris soin de moi (Mt 25, 36). Nous continuons de prier pour les malades, pour tous les soignants et soignantes, ainsi que pour les législateurs dont le rôle est de contribuer à façonner une société qui ne nuit ni ne met en danger la vie de ses citoyens et citoyennes. »
Terres de Mission : Le miracle de Jeanne d’Arc
Terres de Mission reçoit l’abbé Claude Barthe, vaticaniste, pour évoquer l’opposition de “conservateurs modérés” comme le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, au pape François.
Puis, Aymeric de Maleyssie, jeune officier retraité, parle de la figure de sainte Jeanne d’Arc et de la vocation de la France à l’occasion de la parution de son livre “Jeanne d’Arc – Pourquoi Dieu choisit la France” (Via Romana).
Nouvel attentat islamiste en France. Nouveau déni politicien
Quand un islamiste tue un homme près de la Tour Eiffel, Macron est tout sourire à Dubaï :

Le jour où un homme se fait tuer à Paris par un islamiste, le sinistre Darmanin dénonce une manifestation en hommage à Thomas.
L’homme décédé est un touriste allemand qui a aussi la nationalité philippine. Il a reçu plusieurs coups de couteau à la tête, au dos et aux épaules. Deux autres personnes ont été blessées dans l’attaque. L’une d’elles, un touriste anglais, a été frappée à coups de marteau à l’œil. Il a été pris en charge par les pompiers. L’autre personne blessée reste «choquée».
L’islamiste a commencé son équipée mortelle peu après 21 heures entre le quai de Grenelle et Bir-Hakeim. Il attaque d’abord le touriste allemand. Il prend ensuite la fuite en traversant le pont de Bir-Hakeim grâce à l’intervention d’un chauffeur de taxi qui a vu la scène. Il rejoint le 16e arrondissement. C’est à ce moment qu’il est poursuivi par un équipage de policiers du 7e arrondissement et qu’il attaque les deux autres personnes.
Il aurait crié “Allah Akbar” avant d’être interpellé avenue du Parc de Passy. Les policiers ont fait l’usage d’un pistolet à impulsion électrique. “Après son arrestation, il a dit qu’il ne pouvait plus supporter que des musulmans meurent tant en Afghanistan qu’en Palestine“, a rapporté Gérald Darmanin.
L’auteur des coups mortels ne s’appelle Armand, comme annoncé par les médias, mais Iman Rajabpour-Miyandoab. Il est né en mars 1997 à Neuilly-sur-Seine et est de nationalité franco-iranienne (il a été naturalisé en 2002). L’islamiste avait déjà été arrêté en juillet 2016 car il projetait de commettre une action violente à La Défense. Il avait été condamné pour association de malfaiteurs terroriste à cinq ans de prison dont un avec sursis mis à l’épreuve. Il était sorti de prison depuis 2020. L’auteur de l’attentat était notamment en lien avec Adel Kermiche (assassinat du père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray), Larossi Aballa (assassin des policiers à leur domicile de Magnanville), et il a déjà retweeté l’auteur tchétchène de l’attentat ayant tué Samuel Paty.
Attentat islamiste lors d’une messe aux Philippines : 4 morts
Une explosion a retenti vers 7 heures ce dimanche 3 décembre dans le gymnase de l’université de Marawi, dans le sud des Philippines, où les étudiants catholiques assistaient à la messe dominicale. Au moins quatre personnes ont été tuées et des dizaines d’autres ont été blessées, dont plusieurs dans un état grave.
Les groupes radicaux musulmans tels que le Dawlah Islamiya, issu du groupe Maute, restent très actifs à Marawi et figurent parmi les suspects de l’attaque. Maute, connu aussi sous le nom d’Etat islamique de Lanao, est un groupe djihadiste à l’origine du siège de Marawi en 2017.
Premier dimanche de l’Avent
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Ce dimanche, le premier de l’année ecclésiastique, est appelé, dans les chroniques et les chartes du Moyen Âge, le dimanche Ad te levavi, à cause des premiers mots de l’Introït, ou encore le dimanche Aspiciens a longe, à cause des premières paroles d’un des répons à l’office de matines.
La station est à Sainte-Marie-Majeure ; c’est sous les auspices de Marie, dans l’auguste basilique qui garde la Crèche de Bethléhem, et qui pour cela est appelée dans les anciens monuments Sainte-Marie ad Prœsepe, que l’Église Romaine recommence chaque année le Cycle sacré. Il était impossible de choisir un lieu plus convenable pour saluer l’approche du divin Enfantement qui doit enfin réjouir le ciel et la terre, et montrer le sublime prodige de la fécondité d’une Vierge. Transportons-nous par la pensée dans ce temple auguste, et unissons-nous aux prières qui s’y font entendre ; ce sont les mêmes que celles qui vont être exposées ici.
Le temps de l’Avent représente dans l’année liturgique la longue période de l’histoire de l’humanité qui a précédé la venue du Sauveur sur cette terre, période d’attente mais aussi de confiance et d’espoir. De même chaque année nous attendons la venue du Sauveur à Noël avec les grâces qui sont propres à cette fête. Enfin, un troisième avènement se trouve dans la perspective de ce temps de l’Avent, c’est le retour du Seigneur à la fin des temps, non plus comme sauveur mais comme juge, pour la récompense définitive de ceux qui auront été fidèles.
► Introït : Ad te levavi
Les chants que l’Église nous propose en ce premier dimanche de l’Avent expriment tout à fait ces sentiments de confiance et d’espoir. Ceux du propre de la messe présentent une particularité sans doute unique dans le répertoire, c’est qu’on y trouve à trois reprises, Introït, Graduel et Offertoire, le même texte : Universi qui te exspectant non confundentur, qui est d’ailleurs difficile à traduire, en particulier le verbe exspectant qui est un des mots clef de l’Avent veut dire à la fois ” attendent ” et ” espèrent “. Disons, faute de mieux : ” Aucun de ceux qui mettent en Vous leur espoir ne sera déçu “. Ce texte est tiré du psaume 24, qui est un des principaux psaumes de l’Avent mais aussi du Carême. C’est la prière du pécheur qui se repent et se tourne vers Dieu avec confiance en sa miséricorde.
Le chant de l’Introït de ce dimanche est formé des premiers versets du psaume jusqu’à la phrase que nous avons citée :
Ad te levávi ánimam meam : Deus meus, in te confído, non erubéscam : neque irrídeant me inimíci mei : étenim univérsi, qui te exspéctant, non confundéntur.
Vers Vous j’élève mon âme, mon Dieu ; en Vous je mets ma confiance, je n’aurai pas à en rougir et mes ennemis ne se moqueront pas de moi, car aucun de ceux qui espèrent en Vous ne sera déçu.
L’élévation de l’âme, vers Dieu, c’est la définition même de la prière, par laquelle s’ouvre ainsi l’année liturgique.
La mélodie de cet Introït est paisible et pleine d’assurance. On remarquera la belle montée très expressive qui souligne le mot important exspectant dans la dernière phrase.
Le verset qui accompagne cet Introït n’est pas le premier verset du psaume, puisque celui-ci figure déjà dans l’antienne, mais c’est le verset qui vient à la suite, que nous retrouverons au Graduel :
Seigneur, faites-moi connaître vos voies, et enseignez-moi vos sentiers.
Dans le bas Moyen Âge, au commencement de la nouvelle année liturgique, c’était un usage assez répandu, de chanter avant l’introït quelques versets en l’honneur de saint Grégoire le Grand, le rédacteur inspiré de l’Antiphonaire qui porte son nom :
| Sanctissimus namque Gregorius, cum preces effunderet ad Dominum ut musicum tonum ei desuper in carminibus dedisset : | Or, tandis que le Très-Saint Grégoire répandait ses prières au Seigneur afin qu’il lui accorde le don de la musique à appliquer aux chants, |
| Tunc descendit Spiritus Sanctus super eum in specie columbae, et illustravit cor eius. Et sic demum exorsus est canere ita dicendo : | Voici que le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe et illumina son cœur, et il commença alors à chanter, en disant cela : |
| Ad te levavi etc. | Vers vous j’ai élevé mon âme… |
► Graduel : Universi
Nous retrouvons dans la première partie du Graduel la fameuse phrase qui revient trois fois dans les chants de cette messe, et que nous avons déjà entendu dans l’Introït, tandis que la deuxième partie reprend le verset suivant du psaume 24, que nous avons également comme verset de l’Introït, et qui est un appel au Seigneur pour qu’il nous éclaire et nous instruise.
Universi qui te exspectant non confundentur, Domine.
Vias tuas, Domine, notas fac mihi : et semitas tuas edoce me.
Seigneur aucun de ceux qui espèrent en Vous ne sera confondu.
Seigneur faites-moi connaître vos voies et enseignez-moi vos sentiers.
Il y a un contraste frappant entre les deux parties de ce Graduel. La première phrase, qui est une affirmation pleine de confiance et d’espoir, est assez courte, et elle se tient entièrement dans le grave d’une manière très humble. A peine s’élève-t-elle sur le mot exspectant dont les larges ondulations expriment la longueur de l’attente, puis, à la fin, après avoir prononcé très doucement le mot Domine, elle s’élève à nouveau en une belle montée très expressive. La deuxième partie qui est une prière suppliante est au contraire très développée, avec de grandes vocalises qui s’élèvent jusqu’aux extrémités les plus aiguës du mode.
► Alléluia : Ostende nobis
Bien que le temps de l’Avent soit en quelque sorte un temps de pénitence qui nous prépare à Noël (ornements violets, suppression du Gloria et du jeu de l’orgue), on continue d’y chanter l’Alléluia. Le verset de celui du premier dimanche de l’Avent est tiré du psaume 84, qui est aussi un des principaux psaumes du temps de l’Avent. Le peuple d’Israël y chantait sa reconnaissance pour la délivrance de la captivité de Babylone et s’autorisait de ce bienfait passé pour implorer la venue du Messie tant attendu. C’est cette demande que l’on trouve ici.
Ostende nobis Domine misericordiam tuam : et salutare tuum da nobis.
Montrez-nous Seigneur Votre miséricorde et donnez-nous Votre salut.
La mélodie est ce qu’on appelle une ” mélodie type “, c’est à dire qu’on la retrouve dans un certain nombre d’Alléluias du répertoire, en particulier celui de la messe de minuit de Noël, sans qu’on puisse savoir exactement pour lequel elle a été composée, mais elle s’adapte toujours très bien aux différents textes qu’elle doit illustrer. Elle est très joyeuse et légère.
► Offertoire : Ad te Domine
Le texte de l’Offertoire de ce dimanche est exactement le même que celui de l’Introït, le début du psaume 24, avec la fameuse phrase qui revient pour la troisième fois.
Ad te Domine levavi animam meam : Deus meus in te confido, non erubescam : neque irrideant me inimici mei : etenim universi qui te exspectant, non confundentur.
Vers Vous, Seigneur, j’élève mon âme, mon Dieu, en Vous je mets ma confiance, je n’aurai pas à en rougir, et mes ennemis ne se moqueront pas de moi, car aucun de ceux qui espèrent en Vous ne sera déçu.
Mais on remarque ici comment la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions très différentes. Le chant de l’Offertoire est généralement recueilli, intérieur et contemplatif. C’est le cas ici, et, tout en exprimant d’une manière profonde les sentiments de confiance et d’espérance qui sont ceux du texte, il présente en plus un caractère de prière très instante. On remarquera que le mot clef exspectant, qui est mis en évidence dans l’Introït par une montée à l’aigu, se trouve ici au contraire tout à fait au grave.
► Communion : Dominus dabit
Le texte de l’antienne de Communion du premier dimanche de l’Avent est encore, comme le verset de l’Alléluia, un extrait du psaume 84, et on remarquera la grande unité assez exceptionnelle des chants de cette messe : non seulement la même phrase y revient trois fois, mais l’ensemble des textes est tiré en tout de deux psaumes.
Dominus dabit benignitatem et terra nostra dabit fructum suum.
Le Seigneur donnera sa bénédiction et notre terre donnera son fruit.
Ce verset est une réponse à celui que nous avons entendu à l’Alléluia. On y demandait au Seigneur de nous donner le salut, on affirme ici qu’Il nous le donnera. On pense évidemment en l’entendant à la magnifique prophétie d’Isaïe qui sera chantée à l’Introït du quatrième dimanche de l’Avent et dont le début est le refrain d’un chant populaire du temps de l’Avent.
O Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.
O cieux, versez votre rosée ; nuages, faites pleuvoir le juste !Aperiatur terra et germinet salvatorem.
Que la terre s’ouvre et fasse germer le Sauveur.
Oui, c’est le Sauveur, ce fruit que la terre doit nous donner. Et à cette pensée c’est la joie qui domine et envahit tout, joie que la mélodie exprime avec une ravissante délicatesse.
Mobilisation contre le suicide assisté : Toujours secourir, jamais “aider” à mourir
D’ici la fin de l’année, le gouvernement veut présenter un projet de loi qui viserait à légaliser le suicide assisté.
Le samedi 2 décembre, Alliance VITA fait retentir dans toute la France un cri de protestation contre la légalisation du suicide assisté.
Dans une cinquantaine de villes en France, des milliers de personnes portant un masque et encadrant leur visage de leurs deux mains, représentent le célèbre « Cri » peint par Edvard Munch en 1893. Tout suicide est un drame qui frappe de nombreuses personnes et qui met en échec la société.
La prévention du suicide est par principe universelle. Légaliser le suicide assisté revient à désigner des personnes comme éligibles au suicide et à saper toute politique de prévention du suicide.
Face à ce projet de loi dangereux, cinq cris s’élèvent partout en France :
- UN CRI D’EFFROI à l’idée que les personnes les plus fragiles soient ainsi exclues de la prévention du suicide comme si leur vie ne valait plus la peine d’être vécue.
- UN CRI DE COLÈRE avec les personnes déjà douloureusement endeuillées par le suicide d’un proche et qui savent et endurent la violence de ce drame.
- UN CRI DE RÉVOLTE devant l’implication exigée de soignants pour valider les demandes, fournir les produits létaux et participer à leur administration.
- UN CRI DE MISE EN GARDE sur le risque d’avoir un poison mortel à domicile.
- UN CRI D’ALERTE face à l’impact de la légalisation du suicide sur les personnes souffrant de dépression.
Alors que le système de santé connaît une crise majeure qui affecte tous les Français, alors qu’on attend toujours une loi grand âge qui prenne en compte le vieillissement de la population, comment comprendre cet agenda qui prévoit la présentation d’un projet de loi avant la fin de l’année ?
Alliance VITA invite à agir pour une société qui prend soin des plus vulnérables :
- en réaffirmant le refus de l’euthanasie et du suicide assisté comme de l’acharnement thérapeutique ;
- en demandant que l’accès aux soins palliatifs soit garanti sur tout le territoire.
#Nice
Aujourd’hui, Alliance VITA se mobilise dans une cinquantaine de villes en France pour dire NON au suicide assisté !#alliancevita #AuSecours #CRI #Suicideassisté pic.twitter.com/rPZt0WlLJJ— Alliance VITA (@allianceVITA) December 2, 2023
Tout suicide est un appel au secours, n’aidons personne à mettre fin à ses jours ! #Vienne#alliancevita #AuSecours #CRI #Suicideassisté pic.twitter.com/xFpWmY21nw
— Alliance VITA (@allianceVITA) December 2, 2023
#Dijon
Alliance Vita se mobilise pour manifester contre le #suicideassisté et pour la #préventiondusuicide pic.twitter.com/ECTry6oBib— Alliance VITA (@allianceVITA) December 2, 2023
Au secours !
Toujours secourir
Jamais « aider » à mourir ! »#alliancevita #AuSecours #CRI #Suicideassisté #SuicidePrévention#Nimes pic.twitter.com/9R84ZKZsnL— Alliance VITA (@allianceVITA) December 2, 2023
Face au projet de légalisation du #suicide assisté , nos cris s'élèvent à #Toulouse comme partout en France#LeCri #Ausecours @allianceVITA pic.twitter.com/Rie90YKfpe
— isabelle dacre (@isabelledacrew) December 2, 2023
#Valence
Face au risque que la légalisation du #suicideassisté et de l’#euthanasie fait peser sur la cohésion de la société, nous revendiquons notre engagement en faveur d’une société #solidaire où la #vulnérabilité l’emporte sur la toute-puissance.#Cri #Ausecours pic.twitter.com/o13gFKMSA8— Alliance VITA (@allianceVITA) December 2, 2023
#Lyon
Nous sommes effrayés qu’on porte atteinte à l’universalité de la #préventiondusuicide.#Cri #Ausecours #Suicideassisté pic.twitter.com/HHiT62RBLY— Alliance VITA (@allianceVITA) December 2, 2023
Légaliser le suicide assisté menace directement la politique de prévention du suicide !#AllianceVITA #Suicideassisté #Cri #Ausecours #Préventiondusuicide #SuicidePrevention #Lyon pic.twitter.com/s9sGspDTgw
— Alliance VITA (@allianceVITA) December 2, 2023
En 2023, 800ème anniversaire de la crèche de Noël
Le 25 décembre 2023, nous fêterons le 800ème anniversaire de la crèche initiée par saint François d’Assise, en 1223, à Greccio. Elle est à la fois un objet cultuel, témoin de la foi chrétienne qui traverse les âges, et un objet culturel permettant à tous les peuples du monde d’y exprimer leurs traditions et leur art. C’est pourquoi ce 800èmeanniversaire va particulièrement être fêté à plusieurs endroits dans le monde et notamment en Italie, pays ayant accueilli la toute première crèche de Noël. De nombreuses crèches seront installées dans les églises mais aussi devant. Cette tradition est pleine de sens pour les chrétiens.
Préparer la crèche c’est préparer son cœur, pendant la période de l’Avent, à la nativité du Christ Sauveur. Qu’elle soit pour nous, cette année d’autant plus, une belle occasion de prière !
« Seigneur, fais-moi répondre à l’appel de la crèche, cet appel à me faire petit et tout simple, à accepter la nuit, à chercher le silence où apparaît l’étoile qui mène jusqu’à toi.
Seigneur, fais-moi répondre à l’appel de la crèche, à te contempler, toi, l’Enfant-Dieu sur la paille ; faire taire un instant le tumulte du monde et goûter ta présence.
Seigneur, fais que ma vie entière devienne crèche, crèche pour accueillir le monde tout entier, du plus grand des rois mages au plus humble berger.
Que ma vie soit ce lieu qui sans cesse t’accueille et sans cesse te chante.
Viens l’ouvrir assez grand pour que tu puisses y naître et y renaître chaque jour.
Seigneur, fais-moi répondre à l’appel de la crèche. »
Prière de la paroisse de Notre-Dame du Rosaire
Fêtons cet anniversaire avec saint François d’Assise et préparons notre cœur à la venue de l’enfant Jésus en priant en communauté grâce à Hozana !
Éléonore Fleury pour Hozana.org
Quand des pyromanes s’étonnent de l’existence des incendies
Ils encouragent les pratiques à risques et s’étonnent de la hausse des cas. Ainsi, l’infectiologue Éric Caumes estime que le remboursement de la PrEP, traitement médicamenteux préventif contre le VIH, effectif depuis 2016, revient à « encourager des pratiques à risque » et participe à l’augmentation des infections sexuellement transmissibles (IST).
Laurent, 42 ans, en couple avec un homme séropositif, tous deux adeptes de libertinage, prend depuis deux ans quotidiennement la PrEP, et se trouve désormais avec une chlamydia et une gonorrhée. Les personnes prenant la PrEP de façon quotidienne ont un plus grand nombre de partenaires… Depuis 2016, le nombre de diagnostics d’infection à gonocoque a augmenté continuellement (hors 2020) en Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), selon Santé publique France. Le nombre de personnes infectées par la syphilis vues en consultation de médecine générale a aussi augmenté de 42 % entre 2020 et 2021. Il s’agit à 80 % d’HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes). Une augmentation repérée également chez les personnes infectées par un Chlamydia. Elles ont plus que doublé entre 2014 et 2021, passant de 40.700 à 96.900, selon des chiffres de Santé publique France.
Les belles figures de l’Histoire : saint Nicolas
Le père Jean-François Thomas évoque les racines chrétiennes de Noël :
Livre “Les Démasqués. Qui dirige réellement le monde”. KA Editions
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Notre planète est-elle dirigée par un groupuscule de financiers nomades et apatrides œuvrant pour l’établissement d’un gouvernement mondial ? Est-elle sous l’empire des propriétaires de Vanguard, qui n’aiment pas être sous les feux de la rampe, à savoir les Rothschild, les Orsini, les Bush, la maison royale britannique, les DuPont, les Goldman Sachs, les Soros, avec leur Open Society, les Morgan, les Vanderbilt, les Rockefeller et leurs satellites ?
Ces familles, adeptes des clubs très fermés et de l’ostracisme social, sont parfaitement identifiées dans la chronologie élaborée par l’auteur. Leurs sociétés tentaculaires, secrètes et discrètes, ont pour but essentiel de trouver, d’enrôler et de placer, selon leurs besoins, une élite politicienne à la tête des pays de leur choix, pour exécuter à la perfection les termes de leur agenda établi sous l’autorité du Forum économique mondial de
Klaus Schwab et consorts.
Que ce soit dans le secteur financier, économique, écologique, alimentaire, ou dans celui des Big Pharma, des médias mainstream, des fonds de pensions et d’investissements, notamment de BlackRock et de Vanguard, cette hyperclasse, appuyée par des sociétés-écrans, des fondations suspectes, dont celle de Bill et Melinda Gates, des ONG ambivalentes, ainsi que par des mouvements sociaux des minorités (Genre, LGBétisme,
Wokisme, Black Lives Matter, etc.), agit pour mettre en esclavage le plus grand nombre de citoyens du monde et rendre leur quotidien infesté par des pandémies, des crises de tout genre, des guerres et des lendemains qui déchantent !
Alors que rien ne semble pouvoir arrêter ce mastodonte, les voix de plusieurs complotistes sont parvenues à le freiner, voire à le paralyser, dans sa course destructrice de l’humanité, en dépit des moyens colossaux dont il dispose…
En parcourant ce livre, chacun se forgera sa propre opinion sur l’implication, ou non, de cette caste méprisable qui continue de susciter la polémique en France et ailleurs. Cependant, il est indéniable que des preuves de sa culpabilité existent. Il était nécessaire de les rassembler et de les révéler. Les voici..
Avortement, le massacre des innocents
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

Dimanche 10 décembre: Fête de Notre Dame de Guadalupe 2023 à Paris en l’église Saint-Eugène
La fête de la Vierge de Guadalupe, Reine du Mexique et Patronne des Enfants à naître, sera solennisée à Paris dimanche 10 décembre 2023 à 15h45 en l’église Saint-Eugène. La messe solennelle sera célébrée selon le rit romain traditionnel pour honorer Celle qui est apparu à l’indien Juan Diego le 12 décembre 1531 à México.
A l’occasion de cette solennité, sera chantée pour la première fois en France, la Messe à cinq voix avec violons et hautbois composée par Manuel de Sumaya, maître de chapelle des cathédrales de Mexico et Oaxaca (1715-1755), l’un des plus grands compositeurs de la période baroque en Nouvelle-Espagne.
Eglise Saint-Eugène 4 bis rue Sainte-Cécile 75009 Paris
accès: métro L8 L9 Grands Boulevards, L7 Cadet.
Coup de pub
Merci à Conspiracywatch pour cette publicité gratuite. J’ai découvert des sites que je ne connaissais pas.

“Ce sont des marins d’eau douce qui continuent leur partie de cartes sur le pont du Titanic !”
Emission Face à Philippe de Villiers sur CNews :
Wokisme : Disney reconnaît qu’il a fait fausse route
Mercredi, lors du DealBook Summit organisé à New York par le New York Times, Bob Iger, le PDG de Disney, a reconnu l’erreur :
« Les créateurs ont perdu de vue ce que devait être leur objectif n°1. Nous devons d’abord divertir. Il ne s’agit pas d’envoyer des messages».« Nous avons diverti avec des valeurs et avons eu un impact positif sur le monde de différentes manières. Black Panther en est un excellent exemple. J’aime pouvoir divertir en insufflant des messages positifs et avoir un bon impact sur le monde. C’est fantastique ! Mais cela ne devrait pas être l’objectif principal ».
Ces dernières années, Disney a enchaîné les prises de position en faveur de la diversité et de l’inclusivité. Sept nains remplacés par des « créatures magiques » dans l’adaptation en film de Blanche Neige, attendue en 2025. Choix d’une actrice afro-américaine pour interpréter La Petite Sirène dans l’adaptation en film sortie cet été. Dessin animé de Pixar, En avant, mettant en scène un personnage ouvertement queer. Ajouts, sur Disney+, d’avertissements avant le visionnage de certains grands classiques du studio comme Les Aristochats ou Dumbo en raison de clichés jugés racistes dans certaines scènes. Le « Disney de Noël » de l’an passé, Avalonia, l’étrange voyage, comprenait parmi ses héros un chien handicapé.
Disney avait également lancé en 2022 le programme interne « Re-imagine Tomorrow », afin de promouvoir la diversité et l’inclusivité au sein de la compagnie. Avec la promesse à l’époque que « 50 % des personnages principaux et récurrents des productions du groupe Disney » seraient dorénavant issus d’un groupe sous-représenté. Ce positionnement ultra-progressiste a valu au géant du divertissement de se retrouver au cœur d’une bataille politique avec Ron DeSantis . Le gouverneur conservateur de Floride accuse la firme de Burbank d’être devenue un agent du « capitalisme woke».
La firme était autrefois considérée comme la quatrième marque la plus appréciée outre-Atlantique. Elle fait désormais partie des marques les plus détestées par les Américains, selon un classement réalisé en mai dernier par Axios-Harris.
Les déclarations de Bob Iger, de retour à la tête de Disney depuis un an, interviennent alors que le géant mondial du divertissement enchaîne les flops au cinéma. Son dernier film de super-héros The Marvels, une superproduction à 200 millions de dollars mettant en vedette un trio de femmes, a réalisé le plus mauvais démarrage de l’histoire de la franchise , qui était il y a peu encore la vache à lait de Disney. Le film d’animation Wish, qui vient de sortir, est aussi un échec. L’année dernière, plusieurs pays ont bloqué la sortie du dernier Buzz L’Éclair, qui montrait un couple de même sexe partageant un bref baiser. Depuis mars 2021, le groupe Disney a perdu la moitié de sa valorisation, qui s’élève actuellement à 168 milliards de dollars. « Les actionnaires ont perdu environ 70 milliards de dollars de valeur », a fustigé l’investisseur activiste Nelson Peltz à la tête du Trian Fund Management.

