La Flotte-en-Ré : les habitants s’organisent pour réinstaller Notre-Dame
Sur l’île de Ré, l’association «Préservation de la statue de la Vierge» vient de déposer ses statuts. Le président de cette nouvelle association assure que la statue de la Vierge Marie «sera de retour dès la fin janvier non loin de son ancien emplacement». En attendant la statue a été déposée pour éviter à la commune de payer les amendes.
L’érection de la sculpture sur une pile conçue de façon à ce que le monument soit visible de tous, se fera dans l’axe de son ancien emplacement en la reculant derrière le mur de la propriété de… la vice-présidente de cette association.
Pour cela, l’association doit acquérir cette petite parcelle du terrain (dix mètres carrés), assurer son édification et son entretien. Un mur délimitera la nouvelle parcelle privée derrière la Vierge formant ainsi un enclos avec une entrée indépendante sur la rue.
La Libre Pensée n’a plus qu’à s’étrangler.
La basilique du Sacré Cœur de Rouen a été pillée et profanée
La basilique du Sacré Cœur de Rouen a été cambriolée, pillée et vandalisée cette nuit. pic.twitter.com/9S8iRDWeCM
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 15, 2023
Le fondateur du Rocher Mistral confronté à un harcèlement judiciaire
Vianney d’Alançon est un jeune créateur âgé de moins de 40 ans. Il a d’abord valorisé la forteresse Saint Vidal en Haute-Loire, un magnifique château médiéval, attirant 32 000 visiteurs par an et avec une dizaine d’emploi créés et la création future d’un hôtel 5 étoiles. Il a ensuite créé ce qu’on appelle désormais le Rocher Mistral. S’appuyant sur le château de Barben, dans les Bouches-du-Rhône, il propose un spectacle vivant inspiré de l’histoire de la Provence, attirant là encore 120 000 spectateurs en deux ans, créant 150 emplois et générant un chiffre d’affaires annuel de 1,9 million d’euros.
Cette initiative et cette réussite auraient dû lui valoir un minimum de reconnaissance à l’heure où nos cerveaux quittent la France pour les Etats-Unis ou l’Australie. Et bien pas du tout ! Des écologistes idéologues et des voisins jaloux de sa réussite (dont le maire de Barben) ont organisé un « harcèlement judiciaire ». Droit de l’urbanisme, code de l’environnement, nuisances sonores, droit de passage, tout est prétexte pour le faire condamner et abandonner :
“Ce mardi 14 novembre, le Rocher Mistral, parc à thème provençal est convoqué devant la justice pour s’expliquer suite à des infractions au code de l’urbanisme et de l’environnement. Extensions illégales, parking construit en zone Natura 2000, destruction d’espèce protégée, atteinte au patrimoine… les motifs sont multiples (…) ce parc à thème n’en finit pas d’avoir des démêlés avec les riverains, les organisations environnementales et surtout le maire de la commune. Des actions en justice pourtant remportées pour la plupart par le parc à thème face à ses détracteurs. Ce nouvel épisode serait-il le dernier ? Près de 150 d’emplois ont été créées et le parc a permis la sauvegarde du bâtiment. “Nous avons sauvé le château de la ruine” avance Frédéric de Lanouvelle, directeur adjoint du site. Le parc, qui a déjà remporté plusieurs batailles judiciaires, redoute une décision de justice qui lui imposerait de tout remettre en l’état (…)
En novembre 2021, le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, a rejeté la requête de France Nature Environnement concernant leur différend concernant les règles d’urbanisme que n’aurait pas respecté la société Rocher Mistral, Le “Puy du Fou provençal” [Le journaliste de FR3 reprend ici une expression fréquente, mais le Puy du Fou précise qu’il n’est pas associé au Rocher Mistral, note du SB] était poursuivi en appel pour des faits de non-respect des règles d’urbanisme par France Nature Environnement 13. Le 23 novembre, le juge des référés avait débouté FNE 13 précisant que “FNE ne démontre pas l’existence d’infraction notamment relative à la protection de la nature et de l’environnement” et FNE 13 était condamné à verser 2000 euros au Rocher Mistral.”
L’audience du jour a duré plus de 8 heures :
“Il doit également répondre de l’infraction d’avoir, sans dérogation, altéré ou dégradé l’habitat naturel de la colonie des murins à oreilles échancrées (chauves-souris), et ainsi porté atteinte à la conservation de cette espèce animale non domestiquée et protégée.
Au terme d’une audience de près de 8h, la procureure de la République a demandé la remise en état de toutes les installations du site qui auraient une influence sur la dégradation des zones protégées ainsi qu’une mise en conformité des infrastructures selon un cahier des charges érigé par la Drac.
Une amende de 150 000 euros a aussi été demandée à l’encontre de la SAS Rocher Mistral ainsi que la somme de 20 000 euros à Vianney d’Alençon. Le ministère public a enfin prévenu que le montant des amendes, relatives à ce type de dossier d’infractions, auraient pu grimper bien plus, jusqu’à 112 000 euros…
Le délibéré de l’affaire, sera, lui, renvoyé au 13 février prochain.”
« Vatican II et la nouvelle liturgie ont inventé un nouveau mode magistériel, la régression dogmatique »
A l’occasion de la réédition, revue et augmentée, de son ouvrage intitulé Trouvera-t-Il encore la foi sur terre ?, nous avons interrogé l’abbé Claude Barthe :
Le titre de votre ouvrage est une citation de l’Évangile. Au vu de l’évolution actuelle de la religion catholique (croissance en Afrique et en Asie, chute en Europe…), peut-on envisager que celle-ci disparaisse en Europe occidentale, et donc à Rome, comme elle avait été pratiquement éliminée d’Afrique du Nord au début du Moyen-Age ?
L’abbé Claude Barthe – Notez que la question du Christ porte sur la foi qui pourrait disparaître, pas sur le nombre de ceux qui se disent catholiques. On peut parfaitement être catholique par la carte d’identité, si l’on peut dire, et avoir fait naufrage dans la foi.
Par ailleurs, s’il y a croissance du catholicisme en Afrique et en Asie, c’est une croissance du nombre des catholiques dans l’absolu, mais ce n’est pas une croissance relative, car la population y augmente énormément : les sectes ont malheureusement une croissance relative beaucoup plus grande. Qui plus est, l’orthodoxie des épiscopats et des théologiens d’Asie laisse parfois beaucoup à désirer.
En fait, le verset en saint Luc 18, 8, est très mystérieux. Il faut le rapporter aux prédictions concernant la persécution radicale de la religion du Christ par l’Antéchrist dans la deuxième épître de saint Jean, ou par l’Homme de péché de la 2èmeaux Thessaloniciens, ou encore par la Bête de l’Apocalypse, à laquelle il sera donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre (13, 7). On doit sans doute interpréter la phrase comme annonçant la presque disparition de la foi. N’y va-t-on pas dans nos contrées occidentales, y compris à Rome ?
Presque disparition, mais pas totale. Que Rome cesse d’émettre la règle de foi n’est pas possible. Il est vrai que nous sommes dans une situation que Jean Madiran qualifiait de « collapsus magistériel ». Je développe le même thème, celui de la « démission » des organes du magistère qui ne font pas leur travail. Mais cette situation ne peut qu’être provisoire.
Une des caractéristiques dramatiques de la situation présente est que ceux qui sont en charge du magistère ne font plus leur travail de définir ce qu’il faut croire et de condamner ceux qui s’en écartent. Ni dogmatisation, ni condamnation, disait en substance le discours d’ouverture du Concile par Jean XXIII. De sorte que les frontières de la foi sont devenues floues à l’intérieur même de l’Église institutionnelle.
Notre-Seigneur a promis que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre l’Église. Mais cette promesse s’applique-t-elle à l’Église militante ? Car pour ce qui est de l’Église souffrante et de l’Église triomphante, il est certain que l’enfer ne peut plus rien contre elles.
La promesse s’applique bien à l’Église militante, dirigée par le Successeur de Pierre et les évêques unis à lui dans la foi. Cette promesse est incluse dans celle qui est faite à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu, 16, 18). Mais justement, si le Christ a jugé bon de faire cette promesse, c’est qu’en certaines époques, il a pu sembler, et il peut sembler aujourd’hui, que l’erreur l’emporte.
Depuis la Révolution française, un certain nombre de courants (Lamennais, américanistes, modernistes, etc.), qui peuvent se regrouper sous l’appellation générale de catholicisme libéral, ont tenté de trouver une voie moyenne entre vérité catholique et esprit nouveau, dans la bonne intention, toujours déçue d’ailleurs, de ménager au catholicisme une certaine reconnaissance sociale au sein de la modernité. Le magistère, de Pie VI à Pie XII, a condamné sans relâche cette tentation. Avec Vatican II, le catholicisme libéral, sous la forme de ce que Pie XII a appelé la « nouvelle théologie », a pris les rênes du pouvoir magistériel, et ceci dès les premiers jours de l’assemblée, en octobre 1962, qui ont vu un véritable retournement politique. Mais pas un retournement magistériel, ce qui serait impossible. En fait, les hommes de la nouvelle théologie ont écarté le personnel de l’École romaine qui entourait Pie XII, et ont en somme fait main basse sur le magistère, en le mettant en veilleuse. Les principales « intuitions » de Vatican II (liberté religieuse, œcuménisme, principes du dialogue avec les religions non chrétiennes) veulent dire autre chose que le magistère antérieur, sans le contredire de front, en se plaçant sur un mode d’enseignement pastoral, autre que le mode magistériel classique qui se fonde sur le contenu de la Révélation et oblige à croire.
Dans votre livre, qui aborde longuement le Concile, vous soulignez que le décret sur l’œcuménisme ne contient pas la moindre définition de ce concept. Dans les années qui ont suivi, Rome n’a-t-elle donc jamais cherché à définir cette notion ?
En effet, ce qui, dans le décret Unitatis redintegratio, ressemble le plus à une définition est ce truisme : « Par “mouvement œcuménique” on entend les entreprises et initiatives provoquées et organisées en faveur de l’unité des chrétiens » (n. 4). Le texte subséquent le plus important est l’encyclique de Jean-Paul II, Ut unum sint de 1995, qui traite longuement de l’engagement œcuménique, mais sans en définir davantage la portée. On a lancé l’Église dans un formidable « mouvement », sans être capable de dire où on allait, ni vers quelle unité on se dirigeait.
Et c’est normal, parce que l’œcuménisme est typiquement cet entre-deux catholique libéral, ni vraiment catholique, ni vraiment hérétique. Le dilemme était le suivant : pour l’œcuménisme protestant, celui que prône le Conseil Œcuménique des Églises, l’unité de l’Église se fera dans l’Église du Christ à laquelle aucune Église existante ne peut prétendre s’identifier pleinement ; pour l’unionisme catholique traditionnel, l’unité ne peut se faire qu’au moyen de la réintégration, individuellement ou en corps, dans l’Église de ceux qui l’ont quittée. Eh bien, l’œcuménisme de Vatican II voulait dépasser l’unionisme (j’ai entendu de mes oreilles le cardinal Willebrands, Président du Conseil pour le Dialogue, dire qu’il ne fallait plus parler de « retour »), sans tomber dans l’hétérodoxie protestante. Cercle carré. J’ai un jour respectueusement titillé le cardinal Ratzinger sur ce point : retour des séparés dans la même Église catholique qu’ont quitté les séparés ou retour dans une autre Église ? Il m’a répondu : « Retour dans l’Église catholique, mais “en avant” ».
L’œcuménisme n’est pas pour autant le néant, car la théologie a horreur du vide. La troisième voie « pastorale », qui tente de ruser avec la doctrine traditionnelle, sort tout de même de l’orthodoxie : le décret sur l’œcuménisme dit que les chrétiens séparés bénéficieraient d’une « communion imparfaite » avec l’Église catholique (Unitatis redintegratio, n. 3). Ut unum sint en rajoute : ce serait les communautés séparées elles-mêmes qui seraient en communion imparfaite avec l’Église catholique (n. 11). Ce qui est impossible : la communion, fondée sur la foi, comme l’état de grâce, fondé sur la charité, existe ou n’existe pas, et l’on n’est pas plus à demi en état de grâce, qu’on est à demi en communion avec l’Église. Les protestants ne sont pas des catholiques à 20 ou 30%, les orthodoxes à 60%, etc.
Vous évoquez aussi la réforme de la liturgie, devenue malléable, comme l’ont été les textes du Concile. Que pensez-vous de ces tentatives de penser le Novus Ordo de façon traditionnelle, comme à Solesmes, à la communauté Saint-Martin, ou, plus récemment, avec l’ouvrage du père Nadler “L’Esprit de la messe Paul VI” ? Ces tentatives sont-elles conformes à “l’esprit du Concile” ?
Je pense que ces tentatives, qui manifestent une sorte de mauvaise conscience activée par la présence bien vivante du rite traditionnel, sont vaines. A l’époque de l’instauration du nouvel Ordo, ses critiques, par exemple dans Itinéraires, disaient : mieux vaut une messe traditionnelle en français qu’une messe nouvelle en latin. Le problème du Novus Ordo est intrinsèque : même célébré avec beaucoup de respect, de piété et de latin, il reste défectueux quant à l’expression du sacrifice eucharistique, du sacerdoce hiérarchique, de la présence réelle. Du sacrifice surtout. Même célébré à la perfection comme veulent le faire Solesmes, le P. Nadler, qui fut novice à Solesmes, la Communauté Saint-Martin, il reste au mieux plus faible que l’Ordo qu’il a remplacé. Au mieux, car au pire il permet tous les débordements. Le problème de la nouvelle lex orandi (si tant est que la liturgie de Paul VI avec ses variantes à l’infini soit une loi) est le même que celui de la nouvelle lex credendi (les « intuitions » de Vatican II) : le clair est remplacé par l’obscur qu’on est constamment obliger d’« interpréter », le vrai par le flou. On parlait jadis de « progrès dogmatique ». Vatican II et la nouvelle liturgie ont inventé un nouveau mode magistériel, la régression dogmatique.
Assoiffés du sang des innocents
Yves Daoudal souligne que le nouveau Parlement polonais ne veut pas perdre de temps :
Le premier jour de la session du nouveau Parlement polonais, alors qu’il n’y a pas encore de nouveau gouvernement, la gauche a présenté deux propositions de loi pour libéraliser l’avortement. L’un prévoit la légalisation du droit à l’avortement jusqu’à la douzième semaine de gestation, l’autre dépénalise spécifiquement l’aide à l’avortement.
Selon que vous serez policier ou voyou…
Aujourd’hui :
Le policier, auteur du tir mortel sur Nahel, dont le décès le 27 juin après un contrôle routier avait déclenché une semaine d’émeutes en France, a été enfin remis en liberté sous contrôle judiciaire mercredi.
Lundi dernier :
Une décision de justice rendue lundi concernait un mineur impliqué dans un refus d’obtempérer le 2 mai dernier à Nantes. Ce jour-là, il avait percuté et traîné au sol un policier sur «une vingtaine de mètres» alors qu’il était au volant d’une voiture, volée quelques jours avant.
Au moment de lâcher prise, la tête du policier avait «violemment heurté le bitume» et ce dernier avait perdu connaissance. Transporté au CHU de Nantes, le policier en était ressorti avec un «traumatisme crânien» et des points de suture. «Mon collègue a eu 30 jours d’ITT (Incapacité totale de travail, NDLR). En octobre, il a passé une IRM qui a démontré qu’il avait des zones mortes (sic) au niveau de son cerveau».
Il a été condamné à… 35 heures de travaux d’intérêt général. Le parquet a annoncé son intention de faire appel.
Connaissez-vous le collège Saint-Fort de Bordeaux ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le collège s’agrandit et les inscriptions pour l’an prochain sont déjà grandes ouvertes ! https://college-saint-fort.com/inscription/
De magnifiques projets sont en cours: pour nous soutenir : https://college-saint-fort.com/devenez-mecene-du-college-saint-fort/
Les portes ouvertes et le marché de Noël auront lieu le samedi 2 décembre, au Bouscat.
L’adhésion active à la franc-maçonnerie reste interdite
Alors qu’Emmanuel Macron a récemment déclaré devant le Grand-Orient de France que la France serait la « fille aînée des Lumières » (EM au GODF), Rome vient de rappeler que l’adhésion à la franc-maçonnerie reste interdite pour un catholique.
C’est ce qu’a réaffirmé le dicastère pour la Doctrine de la foi dans une réponse datée du 13 novembre 2023, signée par le préfet Victor Fernandéz et approuvée par le Pape François. Le dicastère a répondu à une demande de Mgr Julito Cortes. L’évêque de Dumanguete, aux Philippines,
«après avoir expliqué avec inquiétude la situation dans son diocèse, due à l’augmentation continue du nombre de membres de la franc-maçonnerie, a demandé des suggestions sur la façon de gérer de façon adéquate cette réalité d’un point de vue pastoral, en tenant compte également des implications doctrinales».
En réponse à cette interrogation, le dicastère a choisi d’impliquer également la Conférence épiscopale des Philippines,
«en l’informant qu’il serait nécessaire de mettre en œuvre une stratégie coordonnée entre les évêques qui prévoit deux approches».
La première concerne le niveau doctrinal: le dicastère rappelle que
«l’adhésion active à la franc-maçonnerie par un fidèle est interdite, en raison de l’inconciliabilité entre la doctrine catholique et la franc-maçonnerie (cf. Déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 1983, et les lignes directrices publiées par la conférence épiscopale en 2003)».
Par conséquent, la note précise que
«ceux qui sont formellement et sciemment membres de loges maçonniques et qui ont embrassé les principes maçonniques, tombent sous le coup des dispositions de la déclaration susmentionnée. Ces mesures s’appliquent également aux clercs inscrits dans la franc-maçonnerie».
La seconde approche concerne le caractère pastoral: le dicastère propose aux évêques philippins «de développer une catéchèse populaire dans toutes les paroisses sur les raisons de l’inconciliabilité entre la foi catholique et la franc-maçonnerie».
Si les écolos-gauchistes l’emportent à Saint Pierre de Colombier, ils l’emporteront partout ailleurs !
Le Salon Beige informe régulièrement ses lecteurs sur le projet de construction d’un centre spirituel à Saint Pierre de Colombier, en Ardèche, par la Famille Missionnaire de Notre-Dame (FMND), confrontée à une opposition virulente d’écolos-gauchistes.
En raison de la vidéo d’une religieuse plaquant un écolo et vue des millions de fois, cette affaire pourrait donc être abordée de manière légère mais il n’en est rien. Le sujet est réellement grave.
Les péripéties sont nombreuses : obtention du permis en 2018, débuts des travaux en 2019, ZAD et suspension du chantier en 2020, étude environnementale en 2021, reprise des travaux autorisée par les services de l’Etat en 2022, nouvelle occupation illégale avec violences et obstruction au travail des ouvriers en octobre 2023, nouvelle suspension décidée par un juge en novembre 2023.
Le sujet n’est pas seulement la christianophobie, pourtant avérée ici, ni non plus seulement l’écologie qui n’est que prétexte. Il s’agit en réalité, pour une minorité, d’imposer un choix de société à une majorité silencieuse : déconstruire notre société traditionnelle et imposer une société de la décroissance, synonyme de pauvreté et de tiers-mondisation.
La haine anti-catholique est pourtant sans équivoque. Quelques anticléricaux retraités harcèlent la FMND depuis plus de vingt ans. Les slogans, les graffitis et les perturbations de messe et de processions le montrent : « Dieu est mort », « Vos mères auraient dû avorter », « Avortement, contraception, on s’est battu pour les gagner, on se battra pour les garder », « Non aux cathos intégristes ». L’évêque des lieux, influencé par quelques prêtres progressistes, a pris un décret interdisant la construction de l’Eglise, confortant ainsi les opposants. Ces derniers sont très inquiets de sa mutation soudaine l’été dernier, que de fins connaisseurs interprètent comme une sanction, déguisée en promotion.
La FMND, toujours fidèle au Magistère, a été appelée par des évêques courageux dans 15 diocèses en France, mais pâtit auprès de catholiques peu au fait de la réalité des fausses informations entretenues par des médias ignorants ou malveillants. Ce combat est mené contre la religion catholique. Si le projet concernait une mosquée, les opposants issus de l’extrême gauche locale ne bougeraient pas le petit doigt.
Ces vieux anticléricaux ont trouvé chez de jeunes néo-ruraux politisés des alliés pour judiciariser leur combat. Maniant habilement le code de l’environnement, ces militants professionnels arrivent à ralentir le chantier par un harcèlement judiciaire doublé d’occupations illégales violentes, empêchant les ouvriers de travailler. Ils s’appuient sur l’existence fantasmée d’espèces protégées. En 2020, il s’agissait d’un crapaud rare dont plus personne ne parle en raison d’une étude réalisée par un cabinet environnemental agréé par l’Etat. En 2023, une plante protégée, le réséda de Jacquin, a fait son apparition. Certains spécialistes estiment qu’il s’agit de réséda commun et les habitants sont formels : cette fleur n’a jamais été observée auparavant. Certains pensent qu’elle a été semée par un opposant pendant la suspension des travaux.
L’Etat joue très gros sur cette affaire car ces militants professionnels agissent aussi sur de nombreux autres chantiers, avec les mêmes associations et les mêmes méthodes. Le droit de l’environnement est actuellement en pleine évolution, à cheval entre le pénal et l’administratif. Les juges tâtonnent et ne rendent pas forcément les mêmes décisions d’une affaire à l’autre. Ces associations font pression sur les préfets en portant plainte contre eux. Si les préfets optent pour la fermeté et l’application des lois, ils risquent des troubles à l’ordre public et des ZAD dont la médiatisation peut être fatale à leur carrière. Soit ils optent pour une temporisation, en suspendant les travaux le temps d’une étude supplémentaire, pour refiler le bébé au préfet suivant.
Mais l’Etat doit faire attention et ne pas manquer de courage. Plus ces activistes écolos gagneront du temps et quelques procès sur des projets privés, plus les projets étatiques seront soumis aux mêmes risques, comme on le voit avec l’A69 actuellement. C’est le développement économique du pays qui est clairement en jeu.
Les autorités de l’Etat vont être soumises à un véritable choix de société. Pascal Péri a très bien décrit ce phénomène :
« Les zadistes soutenus par les écologistes mènent en réalité un combat politique contre la croissance et contre l’économie de marché (…) Derrière l’apparente gestion flottante des ZAD, existe un véritable plan de bataille, une vision stratégique. Et cette vision stratégique s’inscrit dans un horizon : celui de la décroissance et du totalitarisme qui l’accompagne nécessairement ».
En attendant que le gouvernement fasse preuve de courage et de fermeté, la FMND se retrouve bien seule face à cette chienlit. Elle se retrouve détournée de sa vocation spirituelle, obligée de se plonger dans le code d’environnement, dans des procédures judiciaires à répétition, confrontée à une violence verbale et parfois physique. Et en face, l’extrême gauche locale a des réseaux puissants et mène méthodiquement un combat de déconstruction de notre société.
C’est un combat humainement à armes inégales. La prière est essentielle et indispensable mais les surcoûts sont importants (huissiers, avocats, sécurisation du chantier). C’est pourquoi nous vous invitons à aider financièrement la FMND par le biais d’une cagnotte lancée par un collectif de laïcs, Pour notre vallée la Bourges, qui se bat depuis 2020 pour soutenir ce projet au sein de la société civile.
Vous pouvez les aider, même avec un don minime, en suivant ce lien et surtout en faisant connaître cette cause auprès de vos amis.
https://www.gofundme.com/f/aidons-la-fmnd-face-aux-activistes-ecolos
“Tout le matériel anti-émeute qui n’est pas utilisé pour protéger nos frontières des assaillants a été dressé contre les Espagnols”
Rocío de Meer, député de Vox, a été interrogé par Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire à propos des manifestations en Espagne :
Les Espagnols réagissent dans la rue à une grande trahison : le pacte signé entre la coalition socialiste-communiste et les séparatistes. Ils se sont mis d’accord sur des choses aussi sérieuses que l’amnistie des criminels jugés, un référendum ou la présence d’un rapporteur international pour la Catalogne en échange d’une poignée de voix pour rester au pouvoir. C’est une haute trahison contre le patrimoine de tous les Espagnols et contre notre souveraineté. Cela signifie aussi la faillite de l’État de droit : si les crimes de certains sont amnistiés parce que leurs votes sont nécessaires, le reste des Espagnols doit-il se conformer à la loi et payer des impôts ?
La situation est apparemment extrêmement tendue : les slogans « Espagnols, défendez votre nation » ou « La démocratie est en danger » retentissent dans les rangs des manifestants. Quelle est la nature de ce mouvement ? Qui en est à l’origine ?
Il s’agit d’un mouvement populaire patriotique et spontané, soutenu par de nombreuses associations et partis comme Vox, mais qui n’a pas pour protagonistes les partis mais plutôt une cause commune de tous les Espagnols. Il y a de nombreux chrétiens parmi les manifestants. L’Espagne est encore un pays culturellement catholique et il y a, bien sûr, des campagnes de prière et des symboles religieux, mais c’est un mouvement spontané et populaire. Il appartient à tous les patriotes qui sortent pour affirmer que l’Espagne n’est pas à vendre. Cela se matérialise par des manifestations constantes (tous les jours à 20 heures) au siège du Parti socialiste, qui est celui qui achève la trahison de l’Espagne et de tous les Espagnols. Certains l’ont appelé « Novembre national », et la vérité est que c’est un joli nom pour cette résistance populaire qui sort chaque jour malgré le froid, la fatigue et l’action disproportionnée de la police sur ordre des politiques.
Lundi 6 novembre dernier, la police de Marlaska [ministre de l’Intérieur, NDLR] a utilisé des gaz lacrymogènes, de la fumée et des balles en caoutchouc contre ceux qui manifestaient pacifiquement près du siège du PSOE (le Parti socialiste espagnol). La grande majorité étaient des familles, des personnes âgées et des jeunes. Beaucoup ont dû être soignés et transportés en ambulance. Tout le matériel anti-émeute qui n’est pas utilisé pour protéger nos frontières des assaillants a été dressé contre les Espagnols qui manifestaient démocratiquement. C’est dommage. […]
Espagne : Des catholiques rassemblés pour une prière de rue pour la destitution du gouvernement socialiste pic.twitter.com/tfltqabUTx
— Réalité Actuelle (@ReaActuelle) November 14, 2023
Espagne : Les manifestants antisocialistes espagnols prient et chantent des hymnes chrétiens lors de la 11eme journée consécutive de manifestation
"Le Christ est roi" pic.twitter.com/LfQKevrK30— Réalité Actuelle (@ReaActuelle) November 14, 2023
Pourquoi le président En Marche n’a pas marché contre l’antisémitisme ?
Et c’est L’Express qui donne la réponse :
Quelques jours avant la marche civique contre la haine et l’antisémitisme, c’est aux éventuels grondements venus des banlieues qu’à l’Elysée, on souhaite tendre l’oreille. Ainsi, deux conseillers d’Emmanuel Macron, le préfet Frédéric Rose, conseiller intérieur et sécurité, et Bruno Roger-Petit, le conseiller mémoire, ont-ils reçu l’ancien membre du Conseil présidentiel des villes, l’humoriste et animateur radio Yassine Belattar, condamné en septembre dernier à quatre mois de prison avec sursis pour menaces de mort et de crime visant plusieurs personnalités du monde du spectacle en 2018 et 2019. “Il est un thermomètre, une personne-ressource, explicite l’un des participants à cet échange. Il fait partie de ces sociologues opportunistes qui peuvent alerter sur l’état d’esprit de certaines parties de la société.”
Très attentif à la façon dont le conflit déclenché par le Pogrom du 7 octobre dernier perpétré par les terroristes du Hamas et la riposte dévastatrice de l’armée israélienne peuvent s’exporter dans les banlieues françaises et renforcer les communautarismes, hanté par la conscience d’être à l’Elysée enfermé et éloigné, Emmanuel Macron veille à diversifier ses sources et à prêter attention à ceux qui se revendiquent fins connaisseurs des quartiers. Belattar compte, à ses yeux, parmi ceux-là. […]
Mais, si sa voix compte aujourd’hui et s’il est reçu à l’Elysée, c’est, à en croire un conseiller du président, parce qu’il est “irréprochable”. […]
Aux conseillers du président, il a formulé une mise en garde. Attention, leur a-t-il dit en substance, à ne pas commettre l’erreur irréparable qui donnera aux quartiers des raisons de s’enflammer. […]
La libanisation de la France est devenue une réalité.
Cent mille personnes contre l’antisémitisme ? Honte à nous.
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100 000 personnes pour manifester contre l’antisémitisme ?
Chapeau Borne : la dame qui parle de posture au sujet de la présence de MLP. Comme on dit : C’est ç’ui qui dit qu’y est…
Chapeau Tondelier : La dame qui réclame l’unité nationale mais sans les 42% d’électeurs du RN.
Chapeau Yael Braun-Pivet : La dame qui ne sait d’où vient l’antisémitisme actuel.
Chapeau Macron : L’homme qui sait la réalité mais qui ne veut diviser la France. Quand on est président, l’on est censé l’incarner ! C’est à dire être présent quand la France se lève ou doit le faire. C’était à lui d’entraîner, de donner la main. De se vêtir d’une étoile jaune portée fièrement. La honte me saisit de cette absence. La honte me saisit quand on commence à dire qu’Israël a le droit de se défendre et qu’on en vient à demander un cessez-le-feu ! Quant on organise un sommet pour l’aide humanitaire à Gaza et qu’on écrit au sujet du 7 octobre sans dire le mot islamisme, la honte me saisit.
Par l’absence de l’un, par la couardise et la politicaillerie des l’autres, la mobilisation fut très décevante. On avait espéré que la France serait là, pour une cause qui unît ceux qui l’aiment. On avait espéré une certaine grandeur, un peu de profondeur. On eût un bide qui dégoûtera longtemps ceux qui ne se mobilisèrent pas comme ceux qui le firent.
Faut-il rappeler que Samuel Paty, c’etait en France. Dominique Bernard c’était en France. Nice, c’était en France. Le Bataclan, c’était en France. Le Père Hamel, c’était en France. L’attentat à la basilique Notre-Dame de Nice, c’était en France. Mireille Knoll, c’etait en France. Sarah Halimi, c’était en France.
Et en France et à Paris aussi ce ne furent que 100 000 personnes.
Nous étions 3 millions en 1984 pour l’école libre. Nous étions 2 millions en 2013 à marcher vers la place l’Étoile. Ils étaient 1 million à être Charlie en 2015. Et nous ne sommes que 0,1 million à nous associer au peuple Juif et pleurer du sort que les Palestiniens de tout bord font subir à Israël. Zéro virgule un million à manifester pour dire qu’on n’en peut plus de ces accommodements avec le Qatar et des attentats subis ici, quels que soient votre race, votre âge, votre religion, votre sexe, votre métier, votre état. Zéro virgule un million pour dire que la France est une, qu’elle est Française et non Dar al-Harb. Qu’elle fut chrétienne, puis laïque, et que nous nous battrons les armes à la main pour empêcher qu’elle ne soit un Dar al-Islam.
Français ! Où étiez-vous ?
Macron ! Où étiez-vous ? Vous aviez Grand-Frais ou un rencart ? Méfiez-vous du grand-froid qui vient. Du grand vent que les Français vont vous mettre.
Je m’attendais à une mobilisation immédiate et massive de la population ! Je voulais les trois quarts de celle de Paris.
On me dira que les mobilisations dont je parle furent telles après une longue campagne. C’est exact. Il s’agissait de dire notre avis au sujet de projets politiques. Sauf pour Charlie ! Elle vint immédiatement. Ne devait-on pas attendre la même immédiateté, le même refus devant l’horreur de l’antisémitisme en action et revendiqué aux yeux de tous quand il est commit par “une certaine frange de la population” en France ?
Qui sont les musulmans modérés ?
Abdelali Mamoun, imam de la Grande mosquée de Paris, réputé pour être un musulman modéré, a déclaré sur RMC, après avoir remis en cause le nombre d’actes antisémites :
« Le Hamas sont des Palestiniens élus par des Palestiniens qui, pour réveiller l’opinion sur le sort de Gaza, a décidé de tuer »
Abdelali Mamoun, imam de la Grande mosquée de Paris : « Le Hamas sont des Palestiniens élus par des Palestiniens qui, pour réveiller l’opinion sur le sort de Gaza, a décidé de tuer » pic.twitter.com/S5RbJoEqY5
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 14, 2023
Manifestement cet imam n’a pas reçu d’Alger la consigne d’apaiser les choses en dépit de la visite de Darmanin. ET cet individu a édité au Cerf un manuel contre… le radicalisme.
“Nous avons notre « Hamas » chez nous. C’est un affrontement séculaire qui renait.”
Le général (2S) Roland Dubois avait signé la tribune de 2021. Il publie un texte de sa propre plume pour constater l’insuffisance des armées françaises et dénoncer la situation migratoire. Malgré quelques passages convenus sur la Russie et l’OTAN, digne des plateaux de télévision, le reste du texte mérite notre attention :
“(…) Et sur notre sol, depuis plus de trente ans nous sommes confrontés à un terrorisme, qui s’est encore rappelé à nous récemment, dont l’on n’osait même pas nommer les auteurs. On y vient, petit à petit ; c’est l’islamisme dont on feint encore de croire qu’il n’a rien à voir avec l’Islam (…) Ce sont les islamistes qui font la lecture authentique du Coran et cherchent, trop souvent avec succès, à entrainer les 10 millions de Musulmans présents en France ; surtout les plus jeunes qui majoritairement placent la Charia au-dessus des lois de la république.
Certes la majorité des Musulmans est silencieuse, ne prend pas parti. Mais nous savons qu’elle n’a pas d’importance. Ce sont toujours les minorités agissantes qui font les grands événements. La masse finit par suivre, par adhésion, par peur ou par indifférence. Il est vain d’espérer rester à l’écart de la nième éruption du conflit israélo-palestinien puisque depuis des décennies nous avons, de manière irresponsable, créé chez nous les conditions de l’affrontement de civilisation qui en est inséparable. Nous avons notre « Hamas » chez nous. Nous avons toutes les raisons d’être pessimistes pour l’avenir puisqu’il est vain d’espérer intégrer la masse d’immigrants de fraiche date déjà là, tout en laissant les portes ouvertes. En ce moment ce sont les Français de confession juive qui sont dans le collimateur ; mais le tour des autres viendra, car la religion conquérante de Mahomet ne tolère les incroyants que convertis, soumis ou morts.
Sommes-nous armés pour faire face à ces deux menaces ? Celle qui peut frapper à notre porte demain, et celle qui est à l’œuvre chez nous ? La réponse est non.
La seule force de notre petite armée est la qualité des personnels. A force de croire que tout conflit était devenu impossible en Europe, nous avons divisé le budget de la défense par trois, et construit une force apte à des conflits de type « africain ». Nos succès contre des forces sous équipées ont entretenu l’illusion de la meilleure armée d’Europe. La réalité est que nous n’avons actuellement pas d’armée capable de mener dans la durée un conflit de type « ukrainien ». Et ce n’est pas la nouvelle loi de programmation militaire qui changera ça. Heureusement que pour notre protection il y a encore l’OTAN, que notre président disait en état de mort cérébrale il y a peu, et que l’agression russe a réveillée. Il n’y a actuellement pas d’alternative.
Quant à la menace intérieure, n’escomptons pas la juguler sans prendre des mesures drastiques qui n’ont rien à voir avec ce qu’on nous prépare. Le bateau coule. Il faut colmater les brèches dans la coque, c’est-à-dire stopper l’immigration démente que nous subissons, légale et illégale (500.000 par an), et actionner les pompes de refoulement pour tous les indésirables. C’est possible ; il suffit de vouloir. C’est un affrontement séculaire qui renait. On ne peut pas se contenter, comme d’habitude, de condamnation avec fermeté, d’exhortation à l’unité, de dépôts de fleurs, de bougies, de marches blanches, de cellules psy. Ce n’est pas avec des mièvreries pareilles que nous affronteront l’adversaire avec des chances de succès. Et qu’on ne nous dise pas que l’état de droit s’opposerait aux mesures énergiques qui s’imposent. Nos dirigeants ont bien su, pendant la crise du Covid, nous contraindre, et de quelle manière. Bien sûr, il faudra prendre toutes mesures pour aider et protéger les nombreux Musulmans, certains éminents mais peu nombreux, qui nous ont rejoints sans arrière-pensée et sont devenus de vrais Français.
Aucun redressement ne se fera sans effort ; financier, et surtout moral. Les Français doivent comprendre que tout pays a une armée sur son territoire. Quand ce n’est pas la sienne, c’est celle des autres. Il faut y consentir les sacrifices financiers nécessaires. Les Français doivent aussi vouloir se défendre, sinon « ils pleureront demain comme des enfants ce qu’ils n’auront pas su défendre aujourd’hui comme des hommes ».
Pour terminer, laissez-moi vous parler un peu de moi et de ceux de ma génération. Dans notre jeunesse, la France nous a envoyé en Algérie afin que celle-ci reste française. On peut penser ce qu’on veut de cette ambition, mais nous avons été nombreux à y croire car nous avions 20 ans. Et au soir de notre vie, la France nous contraint à assister à sa propre invasion par ceux qui n’ont pas voulu de nous alors. Quelle amertume ! Et comment ne pas en vouloir aux chefs qui nous ont amenés là ?
Stop au trafic d’êtres humains de la GPA : Manifestation jeudi 16 novembre à Paris
Stop au trafic d’êtres humains de la GPA : Non au Certificat européen de Parentalité !
Manifestation jeudi 16 novembre à Paris, à partir de 19h
Ne laissons pas l’Union européenne avancer en douce sur l’indigne trafic de mères porteuses et d’enfants pendant que l’opinion publique est focalisée sur les crises internationales !
Le lieu précis du RDV, non loin de la représentation européenne à Paris dans le 7e, sera indiqué sur le site www.lesyndicatdelafamille.fr dès l’issue des négociations avec la préfecture de police de Paris.
Italie : le gouvernement Meloni encourage la maternité
Le gouvernement italien a signé un pacte avec cent entreprises pour promouvoir la maternité, l’un des thèmes sur lesquels la première ministre Giorgia Meloni a le plus insisté au cours de sa carrière politique. Elle s’est inquiétée du faible taux de natalité dans son pays et dans le reste de l’Europe. Selon l’accord, plusieurs entreprises s’engagent à soutenir le retour au travail des femmes après un congé de maternité.
« L’avenir et l’investissement sont les mots clés de ce pacte », « sans enfants, l’Italie sera plus pauvre, la durabilité de notre bien-être sera menacée et le relais générationnel sur lequel repose la capacité de porter notre identité en tant que peuple dans l’avenir sera perdu ».
Mme Meloni s’est dite préoccupée par le faible taux de natalité en Europe et a souligné qu’en Italie, un certain climat culturel a contribué à abaisser la courbe démographique. Elle a critiqué le manque d’attention portée à la famille depuis des décennies et a souligné que les budgets généraux approuvés par son gouvernement comprennent des mesures d’une valeur de plus de 2,5 milliards d’euros pour s’attaquer à ce problème.
En ce qui concerne les budgets pour 2023, des réductions fiscales sur les salaires sont prévues pour les mères de deux enfants, en particulier celles qui ont de faibles revenus, ainsi que la gratuité des services de garde pour le deuxième enfant.
Le déclin de la natalité en Italie a été continuel depuis le début des années 60 : en 1964 le taux de fécondité était encore de 2,66 enfants par femme. De 1974 à 1984, il est passé de 2,28 – au-dessus du taux de renouvellement – à 1,46 nettement en dessous de ce taux qui est fixé entre 2,05 et 2,15. Ce taux était de 1,24 en 2020 et il est estimé comme le plus bas en Europe.
Cette crise de la natalité en Italie n’a pas de cause unique : ce sont des emplois précaires, le manque de perspective ou l’incertitude économique mais aussi l’absence de politique de la famille. Il a fallu attendre mars 2022 pour voir apparaitre des allocations familiales.
Les ruptures conjugales sont une des raisons majeures de la pauvreté
Selon le nouveau rapport du Secours catholique:
[…] Lorsqu’on regarde les types de ménage rencontrés, le podium confirme à quel point le fait d’être seul adulte dans le ménage est un élément de vulnérabilité :
- les mères isolées (un quart des ménages rencontrés) ;
- les hommes seuls (un autre quart, majoritairement inactifs ou au chômage) ;
- les femmes seules (20 %), majoritairement françaises (à 72 %) et plus âgées (âge médian de 56 ans pour les Françaises).
En 1989, les femmes représentaient 51 % des adultes rencontrés par le Secours Catholique. En 2022, cette part est de 57,5% – et même de 60% des adultes de nationalité française. Les premières victimes de la pauvreté sont donc les femmes, et surtout les femmes avec enfants. Voilà l’autre enseignement majeur du rapport « État de la pauvreté 2023 ». Quelques pistes peuvent être avancées pour tenter d’expliquer le phénomène.
Ruptures conjugales et charge d’enfants
Les ruptures conjugales, les traumatismes sont une des raisons majeures pour lesquelles des personnes se tournent vers les associations. 22 % des femmes seules et des mères isolées rencontrées au Secours Catholique mentionnent ainsi une séparation, un abandon ou un divorce récent.
Parmi ces « accidents de la vie », « tous types d’unions confondus, la propension à se séparer n’a cessé d’augmenter au cours des dernières décennies », est-il rappelé dans la revue de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales). Or, le plus fréquemment, du fait de la façon dont la société tend à répartir les rôles entre hommes et femmes, ce sont les femmes qui subissent davantage le poids des ruptures conjugales et qui assument, trop souvent seules, la charge des enfants. « Quand j’étais seule, c’était une angoisse : j’avais peur de ne plus avoir de sous, comment j’aurais fait pour mes enfants s’il leur avait manqué quelque chose ? » s’interroge une femme de Grenoble. […]
Si l’on s’intéresse aux circonstances particulières mentionnées lorsque les personnes demandent l’aide du Secours Catholique, pour les femmes seules (avec ou sans enfants), la catégorie « abandon, séparation, divorce récent » vient en tête et est mentionnée par 22 % d’entre elles, alors qu’elle n’est citée que par 12 % des hommes. Les femmes seules ou mères isolées d’origine française rencontrées sont 27 % à faire mention de l’une de ces circonstances, contre 15 % des étrangères. […]
Mais cette étude exclut de son champ les ruptures d’unions libres qui représentent la moitié des séparations de couples avec enfants mineurs et qui ne sont pas encadrées par la loi. […]
L’ensemble de ces statistiques confirme la vulnérabilité particulière des femmes à des ruptures familiales. Les femmes seules, avec ou sans enfants, sont aussi deux fois plus nombreuses que les hommes seuls à mentionner le décès récent d’un proche (2,7 % contre 1,3 %).
Voilà ce que donnent le non-mariage, la facilitation du divorce et le dénigrement du mariage.
Invités à l’Elysée, les représentants des cultes ont offert à Macron un ouvrage sur la fin de vie
On m’informe que la réunion sur la fin de vie et l’aide active à mourir, qui devait se tenir cet après-midi à l’Elysée avec Emmanuel Macron et quatre ministres (Aurélien Rousseau, Agnès Firmin Le Bodo, Aurore Bergé et Sylvie Retailleau), est finalement reportée.
Il faut dire que l’agenda du président est bien rempli : l’Elysée a organisé en urgence un déplacement dans le Pas-de-Calais à la rencontre des sinistrés des inondations. Dans la foulée, le chef de l’Etat se rendra à la Maison de l’autisme d’Aubervilliers pour présenter la nouvelle “stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement”.
Emmanuel Macron ne chercherait-t-il à temporiser ? Selon un cadre de la majorité, Macron se pose la question de l’opportunité de mener deux combats sociétaux de front : l’euthanasie, et la constitutionnalisation de l’avortement. Macron aurait, selon d’autres, “le souci constant de construire le plus large consensus possible”. Sic. Le président a pourtant dit aux responsables des cultes, reçus hier au lendemain de la marche contre l’antisémitisme, qu’il “mènerait le projet au bout”.
Ces représentants des cultes, parmi lesquels Mgr Eric de Moulins-Beaufort, ont profité de leur visite pour lui faire don du livre Religions et fin de vie. Dans cet ouvrage collectif paru fin octobre, plusieurs responsables, du président de la Conférence des évêques de France au grand rabbin de France, livrent leur réflexion sur le sujet.
Agnès Firmin-Le Bodo, qui a envoyé une première mouture du projet de loi en septembre, est suspendue aux arbitrages présidentiels. Son cabinet assure que le texte sera bien présenté en décembre en Conseil des ministres. Devant le Grand Orient de France, la semaine dernière, Emmanuel Macron a promis de “faire cheminer dans les prochains mois ce texte”.
Justice pour le Front National
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
Je ne suis mandaté par personne.
Je ne suis expert en rien.
Je suis un simple témoin.
J’ai 84 ans. Je suis ancien militaire qui s’est engagé en politique pour l’Algérie Française, avec nos compatriotes de souche européenne, juifs et musulmans.Tout au long de ma vie politique – 62 ans –, j’ai été ostracisé comme « extrême droite » et, dès les années, 70 taxé, sans aucune justification, d’antisémite pour le plus grand profit de l’extrême-gauche avec la complicité de la plupart des « grands médias » et d’une grande partie de la caste politicienne.
Pour évoquer la période antérieure, je rappellerai que Jean-Marie Le Pen, engagé volontaire, a combattu en 1956 aux côtés de l’armée israélienne.
Adhérent du Front National depuis sa création, j’ai subi, avec Jean-Marie Le Pen, des campagnes de haine et de calomnies.
Fin des années 70 un souvenir me revient. Au lendemain de l’attentat de la rue Copernic, un de mes enfants devant effectuer, dans le cadre d’une activité scolaire, une revue de presse nous pouvions constater que les « Unes » de la « grande presse » désignaient « la piste de l’ »extrême- droite ». Des dizaines d’années plus tard, un Arabe palestinien a été inculpé au Canada. Nous attendons toujours la rectification de la « grande presse ».
Quand, avec les Européennes de 1984, le Front National prend de l’importance, la campagne de calomnies sur les « tortures » se développe faisant médiatiquement du sous-lieutenant Le Pen le patron de l’opération menée par le Général Massu à la demande du gouvernement socialiste.
Avec l’arrivée du groupe Front National à l’Assemblée Nationale en 1986, la référence à l’« Extrême-Droite » devient systématique. Exemple : une hystérie médiatique fait à nouveau la « Une » des médias , on évoque « la nuit des longs couteaux » – référence à Hitler – pour un simple rappel au règlement ! De quoi s’agit-il ? Les débats à l’Assemblée Nationale se déroulaient très souvent avec une poignée de députés votant pour l’ensemble de leur groupe. Or, aux termes du Règlement de l’Assemblée, un député ne peut voter que pour un seul autre député. Deux députés du groupe FN, membres du Bureau de l’Assemblée, demandent, comme ils en ont le droit, au Président de la Séance d’appliquer le Règlement de l’Assemblée. Ce dernier ne donnant pas suite à leur demande et laissant se poursuivre le vote, les Députés FN bloquent le vote d’un Député de « permanence » prétendant voter – en toute illégalité – pour l’ensemble de son groupe.
Quelques années après, Philippe Seguin , Président de l’Assemblée Nationale rétablira l’obligation de respecter le Règlement… Mais nous n’avons pas vu la « grande presse » « politiquement correcte » faire amende honorable de cette campagne calomnieuse !
Le Front National n’a jamais inscrit dans son programme, ni dans aucun document officiel un quelconque texte antisémite.
Au terme de mon parcours politique, je souhaiterais que justice soit enfin rendue au Front National présidé par Jean-Marie Le Pen. Nous avons eu le courage et le mérite d’alerter sur les dangers qui menaçaient la France, en particulier sur l’immigration qui n’était pas assimilable.
Nous avons un regret plus ancien que Jean-Marie Le Pen partage : celui de n’avoir pu empêcher les massacres et les enlèvements perpétrés par le FLN, y compris après l’indépendance.
En cette période marquée par le pogrom dont ont été victimes les civils israéliens, nous gardons le souvenir de la tragédie du 5 juillet 1962 quand des milliers de femmes, enfants, vieillards (et, parmi ces pieds-noirs, de nombreux juifs) ont été massacrés ou réduits en esclavage avec la complicité des autorités françaises, le Président de la République ayant interdit à l’armée de sortir de ses casernes, en contradiction avec les garanties des « Accords d’Evian ».
Parmi les officiers qui désobéirent, rappelons-nous ce lieutenant FSNA (Français de souche nord-africaine) qui fit ouvrir les porte de sa caserne.
Sound of Freedom d’Alejandro Gomez Monteverde : une belle réussite du cinéma indépendant et chrétien
De Bruno de Seguins Pazzis pour Le Salon beige :
Tegucigalpa, au Honduras. Roberto, pauvre père de deux enfants, est approché par une ancienne reine de beauté, Gisselle. Elle propose de signer des contrats de mannequinat pour enfants à ses jeunes enfants, Miguel et Rocío. Il les accepte et les emmène à la séance photo. Quand il revient chercher ses enfants, ils sont partis. Il est révélé que les enfants ont été vendus pour être utilisés comme esclaves sexuels. Tim Ballard, ancien agent fédéral américain, se lance au péril de sa vie dans une mission pour libérer des centaines d’enfants prisonniers des trafiquants sexuels.
Avec : Jim Caviezel (Tim Ballard), Bill Camp (Vampiro), Eduardo Verastagui (Paul), Mira Sorvino (Katherine Ballard), Javier Godino (Jorge), José Zúñiga (Roberto), Kurt Fuller (Frost), Gary Basaraba (Earl Buchanan), Gerardo Taracena (El Alacrán), Scott Haze (Chris), Gustavo Sánchez Parra (El Calacas), Yessica Borroto (Gisselle), Kris Avedisian (Ernst Ohinsky). Scénario : Rod Barr et Alejandro Monteverde. Directeur de la photographie : Gorka Gómez Andreu. Musique : Javier Navarrete.

« Les enfants de Dieu ne sont pas à vendre »…Sound of Freedom est le fruit d’une vocation, d’un appel. C’est ce que précise le réalisateur Alejandro Monteverde. L’histoire qui a permis d’aboutir au film le confirme. Alejandro Monteverde raconte avoir entamé l’écriture du film en 2017, après avoir vu un reportage consacré au trafic d’enfants.
« Après avoir regardé l’émission, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil … Je savais que la traite d’êtres humains existait mais je ne connaissais pas la traite des enfants à des fins d’exploitation sexuelle. »
Il ressent alors le besoin (encore plus que le désir) de tourner un film sur ce sujet. Avec le scénariste Rod Barr, ils écrivent un scénario entièrement fictif intitulé « The Model », qui relate l’histoire d’un homme riche et sans concession qui, après avoir découvert un trafic d’enfants esclaves sexuels, décide de racheter ces enfants pour les mettre en sécurité. Il se trouve que sur ces entrefaits, l’un des producteurs du projet raconte à Alejandro Monteverde l’histoire de Tim Ballard, ex-agent spécial de la sécurité intérieure qui avait fait parler de lui par le biais de son association « Operation Underground Railroad » (OUR), une organisation luttant contre le trafic sexuel d’enfants, et qui aurait participé au sauvetage d’enfants victimes des trafics. Alejandro Monteverde approfondit alors ses recherches et découvre un reportage de la chaine CBS News daté de 2014 au sujet d’une opération intitulée « Triple Take », une action conjointe entre OUR, et le gouvernement colombien qui aurait permis de sauver 123 victimes de la traite des êtres humains, dont 55 enfants. Il décide alors de rencontrer Tim Ballard. Réalisant alors que l’histoire de Tim Ballard surpassait en tous points le scénario « The Model », lui et Rod Barr décident de tout réécrire. Sound of Freedom mettrait alors en scène une version romancée de l’aventure de Tim Ballard et du sauvetage colombien. Le résultat est un très bon « thriller » qui montre la réalité de ces horribles trafics même si, et c’est nécessaire pour rendre le film accessible à un large public, certains éléments du film sont fictifs, et que des libertés créatives ont été prises dans la représentation des différentes méthodes du trafic d’enfants.

Le scénario est très bien tricoté, le traitement chromatique de la photographie de Gorka Gomez Andreu est très intéressant, la mise en scène d’Alejandro Monteverde est fluide avec des transitions visuelles appropriées entre les séquences. Très adroitement, le film ne montre pas la violence mais parvient à en suggérer toute l’horreur avec une grande finesse et retenue. De sorte qu’au travers d’un film sans temps morts et qui se laisse voir avec beaucoup d’intérêt, les producteurs parviennent à faire découvrir et à mettre sur le devant de la scène l’énorme problème qu’est la réalité de la traite des enfants dans le monde. Le fait que cette pédocriminalité soit dénoncée par un cinéaste, des producteurs (Angel Studios et Eduardo Verastegui, qui joue également dans le film), et des acteurs (Jim Caviezel qui est l’interprète du Christ dans La Passion de Mel Gibson) qui sont tous ouvertement et fièrement chrétiens, représentatifs du mouvement cinématographique d’Outre-Atlantique « Faith Based Movies » (films basés sur la foi) n’est pas pour plaire à tout le monde. Mais pourquoi donc ? Cette cause ne devrait-elle pas unir tout le monde ? On voit déjà poindre en France les critiques de la presse progressiste. Peu importe, après un succès inespéré et inattendu aux Etats-Unis (sorti le 4 juillet 2023, le film a fait en 14 semaines plus de 184 millions de dollars de recettes pour un budget inférieur à 15 million de dollars !), Sound of Freedom devrait également faire un « malheur » en France car le sujet à la fois curieusement majeur et tabou, le talent d’Alejandro Monteverde qui a déjà deux autres belles réussites à son actif (Bella en 2006 qui aborde de manière très délicate la question de l’avortement avec déjà Eduardo Verastegui, Little Boy en 2015, une parabole cinématographique subtile et lumineuse qui convertit) et celui de Jim Caviezel qui a ici le charisme d’un Harrison Ford. Une belle réussite du cinéma indépendant et chrétien !
Bruno de Seguins Pazzis
Un prêtre menacé d’égorgement
Le prêtre de l’église Saint-Joseph de Valence (Drôme) a été menacé de mort par un individu via un réseau social.
Soutenez une école libre et catholique à Marseille
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Soutenez une nouvelle école libre catholique à Marseille, l’Ecole Bienheureux Abbé Fouque.
Devant l’urgence éducative, une équipe de parents s’est mobilisée pour permettre l’ouverture d’une nouvelle école entièrement libre et catholique à Marseille.
L’école Bienheureux Abbé Fouque a ouvert ses portes en septembre 2021 en accueillant pour sa première année d’existence 22 élèves et 44 élèves la deuxième année
Cette année, 60 enfants bénéficient d’un enseignement de grande qualité qui s’appuie sur des méthodes d’apprentissage traditionnelles éprouvées. Le souhait du bureau de l’association AFEM qui gère l’école et de l’équipe pédagogique, est d’offrir une formation intégrale de l’élève, pour lui permettre de devenir un adulte libre et un chrétien engagé au service de la cité.
Nous n’en disons pas davantage sinon que cette école a besoin de votre aide pour continuer et se développer. Nous avons reçu 80 demandes d’inscriptions et nous avons un projet ambitieux d’emménagement dans de nouveaux locaux.
Vous trouverez le lien pour découvrir le site de notre école et toutes les informations pour nous apporter votre soutien, si modeste soit-il, en quelques clics :
Il n’existe pas de droit humain international à l’avortement, n’en déplaise à l’ONU
Les États-Unis ont été assaillis de questions sur l’avortement par les bureaucrates des droits de l’homme de l’ONU lors leur dernier examen périodique par le Comité des droits de l’homme de l’ONU.
L’examen, qui s’est tenu mardi et mercredi à Genève, est censé être un dialogue entre des experts qui forment le comité chargé d’examiner le respect du traité et une délégation de l’administration Biden.
Bien que l’avortement ne fasse pas partie du traité en cours d’examen, les membres du comité ont néanmoins interrogé les États-Unis sur le statut de l’avortement à la suite de l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade. Ils ont demandé comment les États-Unis mettaient en œuvre une directive sur l’avortement de l’Organisation mondiale de la santé, datant de 2022, qui exhorte les gouvernements à supprimer toutes les lois restreignant l’avortement ou celles protégeant la liberté de conscience des professionnels de santé qui refusent de participer à des avortements. Ils ont également demandé quand les États-Unis rétabliraient un droit national à l’avortement.
Les délégués américains ont affirmé la priorité de l’administration Biden d’assurer l’accès à ce que l’on appelle par euphémisme les soins de santé reproductive, autrement dit l’avortement, et ont souligné les efforts déployés par chaque État américain pour garantir la possibilité d’avorter après l’annulation de Roe. La délégation Biden n’a pas émis d’objection à l’idée que l’avortement soit un droit humain international, affirmation formulée par les bureaucrates des droits de l’homme à l’ONU. Cette absence d’objection suscite des inquiétudes parmi les juristes américains puisque le silence peut être interprété comme un acquiescement.
Avant les réunions, les États-Unis ont soumis un rapport national sur leurs travaux visant à mettre en œuvre le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le rapport, rédigé et soumis au cours des dernières semaines de l’administration Trump, dénonçait fermement l’emprise des organes de surveillance des traités sur la question de l’avortement :
« Comme les États-Unis l’ont clairement déclaré à plusieurs reprises, il n’existe pas de droit humain international à l’avortement, et les États n’ont aucune obligation de financer, promouvoir, faciliter ou proposer l’avortement. »
Le rapport de l’administration Trump a été en grande partie ignoré lors du dialogue entre la délégation de l’administration Biden et le comité. Bien que les États-Unis n’aient pas explicitement affirmé que l’avortement est un droit humain international, ce qui n’a jamais été approuvé par consensus à l’ONU, il est troublant pour les défenseurs de la vie que la délégation n’ait pas repoussé les questions sur l’avortement et ait même voulu s’engager directement sur des questions liées à un droit à l’avortement.
Les groupes qui promeuvent l’avortement ont tenté de contourner le consensus international en prétendant que l’avortement est un droit international en raison du droit international coutumier, où l’affirmation répétée d’une revendication de droits, sans contestation, peut conduire à l’acceptation de cette revendication comme un droit. En ne s’opposant pas à la définition de l’avortement formulée par le comité comme un droit, les États-Unis ont contribué à ce processus.
Malgré l’insistance de la délégation américaine sur le fait qu’elle œuvre pour garantir l’accès à l’avortement et pour affirmer les droits des personnes qui s’identifient comme LGBTQIA+, de nombreux membres de la société civile qui défendent ces questions parmi d’autres étaient présents à l’examen, et beaucoup se sont levés et ont tourné le dos en signe de protestation à l’issue de la réunion, frustrés par l’inefficacité des réponses américaines, de leur point de vue.
Un des protestataires a ironisé en disant que des réponses générées par une intelligence artificielle auraient été plus substantielles que celles données par la délégation américaine.
Identité numérique européenne : le Big Brother européen
Les fonctionnaires de l’UE se sont mis d’accord sur un cadre juridique visant à introduire un “portefeuille d’identité numérique” qui menace la vie privée des citoyens, selon les experts en cybersécurité. L’identité numérique européenne (eID) vise à
“garantir l’accès universel des personnes et des entreprises à une identification et une authentification électroniques sûres et fiables”.
Le Conseil a également confirmé ce que de nombreux critiques avaient mis en garde, à savoir que l’identité numérique ne servira pas seulement de passeport numérique mais sera également liée à “d’autres attributs personnels” tels que le permis de conduire, les diplômes et les comptes bancaires. Le ministre espagnol de l’économie et de la numérisation, Nadia Calvino, a expliqué :
“Avec l’approbation du règlement sur l’identité numérique européenne, nous franchissons une étape fondamentale pour que les citoyens puissent disposer d’une identité numérique européenne unique et sûre”.
Elle a ajouté que l’UE constituait une “référence mondiale dans le domaine numérique” qui protège “nos droits et nos valeurs démocratiques”…
Le portefeuille d’identité numérique fait partie du programme politique de l’UE appelé “Décennie numérique 2030”, qui vise à réaliser la “transformation numérique d’ici 2030”. Un communiqué de presse de la Commission de l’UE indique :
“Selon les objectifs de la décennie numérique, d’ici 2030, tous les services publics clés devraient être disponibles en ligne, tous les citoyens devraient pouvoir accéder à leur dossier médical en ligne et tout le monde devrait avoir accès à une carte d’identité électronique sécurisée et respectueuse de la vie privée”.
Après une révision juridique et linguistique, le nouveau règlement doit être adopté par une majorité de parlementaires européens et de membres du Conseil avant d’entrer en vigueur.
Vlaardingerbroek, qualifiée de complotiste par la grosse presse, a averti que le portefeuille numérique “sera bien plus qu’un simple passeport sous forme numérique”.
“Il contiendra TOUT ce que le gouvernement veut savoir sur vous. Il contiendra toutes vos informations personnelles, vos données biométriques, vos dossiers médicaux et, bien sûr, bientôt votre euro numérique (monnaie numérique de la Banque centrale) qui est actuellement en cours de développement.
Comme nous l’avons vu avec covid, le gouvernement aura le pouvoir de suivre vos moindres faits et gestes. Et bien sûr, tout cela est “volontaire” pour l’instant. Jusqu’à ce que ce ne soit plus le cas”.
Il deviendrait ainsi possible, « dans les situations de crise les plus extrêmes, […] d’exercer un contrôle exhaustif, effectif et en temps réel » sur l’état de santé des citoyens, sur leurs déplacements et leurs fréquentations, sur leurs transactions monétaires. Si vous avez aimé le passeport sanitaire, vous aimerez alors le portefeuille d’identité numérique… Si un nombre important de gens adoptent le portefeuille d’identité numérique, les gouvernements européens auront la possibilité, à tout moment, de réactiver des dispositifs tels que le passe sanitaire ou vaccinal, qui font le tri entre citoyens. Conformément aux vœux du rapport sénatorial de juin 2021, ils pourront aisément empêcher l’accès de certaine catégories de personnes à des services publics, à des remboursements, à des moyens de transport, à des biens de consommation, au crédit bancaire…
Plus de 500 scientifiques, experts en cybersécurité et chercheurs ont signé une lettre ouverte critiquant ce projet d’identification numérique de l’UE. La lettre souligne que le cadre juridique permettrait aux gouvernements des États membres de surveiller les activités des citoyens sur le web.
“La proposition actuelle élargit radicalement la capacité des gouvernements à surveiller à la fois leurs propres citoyens et les résidents de l’UE en leur fournissant les moyens techniques d’intercepter le trafic web crypté, ainsi qu’en sapant les mécanismes de contrôle existants sur lesquels comptent les citoyens européens. Concrètement, le règlement permet à chaque État membre de l’UE (et aux pays tiers reconnus) de désigner des clés cryptographiques pour lesquelles la confiance est obligatoire ; cette confiance ne peut être retirée qu’avec l’autorisation du gouvernement (article 45 bis, paragraphe 4)”.
“Cela signifie que n’importe quel État membre de l’UE ou pays tiers, agissant seul, est en mesure d’intercepter le trafic web de n’importe quel citoyen de l’UE et qu’il n’y a pas de recours efficace”.
“Nous vous demandons de reconsidérer ce texte de toute urgence et de préciser que l’article 45 n’interférera pas avec les décisions de confiance concernant les clés cryptographiques et les certificats utilisés pour sécuriser le trafic web.
Fin de la construction des tours des évangélistes de la basilique de la Sagrada Familia
A Barcelone, la Sagrada Familia s’est enrichie de quatre nouvelles tours, celles des évangélistes. Elles culminent à 135 mètres de hauteur. La Sagrada Familia devrait être achevée en 2026.
🇪🇸 La basilique de la Sagrada Familia à Barcelone a fêté dimanche en lumière la fin de la construction des tours des évangélistes avec lesquelles le monument avance vers la fin de sa construction initiée il y a 141 ans #AFP #AFPTV ⤵️ pic.twitter.com/tfmFEQpO6M
— Agence France-Presse (@afpfr) November 13, 2023
L’affaire Purdue Pharma et ses implications pour les faillites diocésaines
La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a déposé un mémoire d’amicus curiae (ami de la cour, une procédure de la justice anglo-saxonne) dans l’affaire Harrington contre Purdue Pharma L.P. Ce cas concerne un règlement de faillite pour les personnes ayant fait une overdose d’OxyContin, un puissant opioïde.
Le point crucial de ce débat, sur lequel la Cour suprême devra trancher, porte sur la constitutionnalité de la loi actuelle sur la faillite. Cette dernière permet aux tribunaux de faillite d’annuler les réclamations contre les tiers non débiteurs.
L’USCCB fait valoir que cette affaire est pertinente pour les procédures de faillite diocésaines. En effet, si les tribunaux de faillite se voyaient interdire d’éteindre les réclamations contre des tiers, alors ces tiers, par exemple des paroisses et des écoles, devraient chacun entamer des procédures de faillite séparées.
Source
Chronique des cinglés
Derek Eloy est né le 30 octobre par césarienne à Palma de Majorque.
Sa venue au monde a été réalisée par la mise en œuvre d’une technique développée par la société INVOcell. L’embryon est d’abord resté cinq jours dans l’utérus d’Estefanía qui, selon ses propres termes, s’est comportée « comme si elle était une couveuse ». Le reste de la grossesse s’est déroulé dans l’utérus d’une autre femme, Azahara, qui a donné naissance à l’enfant.
Les deux femmes voulaient essayer « une technique alternative aux méthodes de reproduction conventionnelles » qui permet aux deux femmes de « participer le plus possible à la grossesse ». Elles ont décidé que « c’est Azahara qui serait enceinte ». Estefanía ayant subi une opération de l’estomac, « elle devait contrôler son alimentation ».
Le dispositif INVOcell « fonctionne comme un petit incubateur ». Implanté en haut du vagin, sous le col de l’utérus de l’une des deux femmes, il « permet au développement de l’embryon au cours des premiers jours de se dérouler à l’intérieur du corps, et non en laboratoire » explique le Dr Gustavo Carti, coordinateur médical de l’unité de reproduction assistée de Juaneda Fertility. La fécondation a également lieu « dans le corps de la patiente ».
Cette technique est utilisée « depuis longtemps » aux Etats-Unis et en Amérique latine. Pour l’équipe médicale, elle « ne révolutionne pas la procréation assistée ». Toutefois,
« le cas de Derek Eloy est “significatif”, non pas tant parce qu’il s’agit de la première grossesse dans ces conditions en Europe, mais parce que deux femmes ont été gestatrices ensemble ».
Source : Gènéthique
Indi Gregory est morte
En Angleterre, les traitements qui maintenaient en vie Indi Gregory, un bébé de huit mois atteint d’une maladie mitochondriale, ont été interrompus ce week-end. Elle a cessé de respirer samedi soir, mais avait recommencé à respirer par la suite. Elle est finalement décédée ce lundi, à 1h45, heure locale.
Le 10 novembre, au cours d’une ultime audience, la justice britannique avait rejeté la demande des parents, et confirmé que l’arrêt du traitement de la petite fille ne pourrait pas avoir lieu à domicile, contrairement au souhait de sa famille. Les magistrats considèrent que ce serait « trop dangereux » de le faire en dehors d’un lieu médicalisé « compte tenu des complications cliniques ». Son père a réagi :
« Cela sonne comme un nouveau coup de poing dans la figure, et nous ne renoncerons pas à nous battre jusqu’au bout pour que notre fille ait une chance de vivre ».
Le 11 novembre, « Indi a été transférée de l’hôpital en ambulance avec une escorte de sécurité » vers un « hospice ». « On lui enlèvera le respirateur et on lui mettra un masque à oxygène qu’elle pourra garder pendant une semaine » a expliqué le père de l’enfant. Il s’était dit « dévasté et en colère » que
« le Royaume-Uni ait condamné à mort une petite fille encore en vie au lieu d’accepter l’offre de l’Italie de la soigner sans frais pour le Gouvernement britannique ».
Andrea Williams, directrice générale du Christian Legal Centre qui soutient la famille, avait déclaré qu’
« il est très préoccupant qu’un enfant puisse être retenu contre la volonté de ses parents alors qu’ils disposent d’un traitement alternatif. Le transfert d’Indi en Italie n’entraîne aucun coût pour le contribuable ou le NHS. Qu’est-ce qui, au cœur de cette affaire, empêche le Queen’s Medical Centre d’autoriser le transfert d’Indi à Rome ? »
Samedi, le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, avait indiqué que le pape François soutenait « la famille de la petite Indi Gregory (…) et pri(ait) pour eux et pour elle ».
Source : Gènéthique
« IVG » : « Mes amis, au secours… »
De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :
Au moment où passe sur les écrans le film de Frédéric Tellier sur l’Abbé Pierre, joué remarquablement par Benjamin Lavernhe, comment ne pas évoquer son fameux appel historique du 1er février 1954 :
« Mes amis, au secours… une femme vient de mourir gelée cette nuit… serrant sur elle le papier par lequel on l’avait expulsée… Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure… »
Cet appel salutaire renvoie à un autre lancé beaucoup plus discrètement par Mgr Vingt-Trois dans une lettre pastorale du 21 mai 2004 :
« Notre époque est fertile en procureurs zélés pour dénoncer les silences coupables du passé. Oserais-je vous dire que je m’interroge souvent devant Dieu sur les silences dont on pourra nous accuser dans quelques décennies ou siècles… ? Quand je dis “nous”, je ne pense pas seulement aux intellectuels éclairés dont les opinions ont si souvent suivi le “politiquement correct” ou le “médiatiquement correct”. Je pense à nous chrétiens et, premièrement, à nous évêques qui avons reçu mission de guider le peuple chrétien. »
L’archevêque de Tours ne pointait plus là les silences honteux vis-à-vis des sans-abris, qui, même s’ils sont toujours trop nombreux, voire de plus en plus nombreux en France, ne manquent plus de porte-paroles et d’associations humanitaires et charitables pour les secourir un minimum aux côtés d’immigrés de plus en plus nombreux également. Il ne visait pas non plus forcément l’omerta scandaleuse sur les abus qui a explosée depuis, notamment dans l’Eglise. Non, il s’agissait explicitement des silences coupables à propos d’enfants qui ne meurent pas dans la rue ou dans la mer mais dans le ventre même de leur mère, abusés in utero par volonté d’une loi abominable et d’hommes politiques plus indifférents encore à ce cri(me) silencieux et étouffé, qu’à celui des misères de la guerre, de la rue ou de la soi-disant libération sexuelle… Massacre d’innocents dont le nombre a encore augmenté l’an dernier.
Si bien que, près de vingt ans après cette interrogation du futur cardinal de Paris, au moment même où Emmanuel Macron veut en plus inscrire le droit ou la liberté d’avorter dans la constitution, on pourrait reprendre, en le paraphrasant à peine, l’appel de l’abbé Pierre à l’adresse de tous et plus particulièrement des parlementaires :
– Mes amis au secours… plusieurs centaines de bébés viennent encore de mourir aujourd’hui dans les avortoirs français où on les a expulsés du ventre de leur mère, serrant encore leurs doigts minuscules. Devant leurs petits frères mourant d’indifférence, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous en prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de malheur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France, merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux sans-abris-maternels, aux petits enfants qu’on s’apprête à avorter ou à stocker dans l’azote liquide. Ouvrir la porte de son cœur, en demandant la fermeture des avortoirs et l’interdiction des manipulations « bioéthiques ». En donnant aux mères en détresse les moyens d’accueillir la vie nouvelle qu’elles portent en elles. En affichant à leur intention et celle de tous les enfants à naître sur le fronton de nos cliniques et de nos hôpitaux : « Ici, on aime ! »…
Comme on voudrait qu’un tel appel – celui lancé en substance par le docteur Xavier Dor pendant des années – connaisse le même retentissement médiatico-politique que celui de l’abbé Pierre en son temps, constituant le même détonateur de l’insurrection du respect de la vie ! Valant du reste aussi bien à propos de la loi sur l’euthanasie que s’apprête également à faire passer notre très transgressif Président au mépris des soins palliatifs. Et comme on souhaiterait, pour aider à ce faire, que cet appel soit lui-même repris ou relancé sans cesse par nos évêques et nos pasteurs !
Car comment prétendre bien s’entraider, vivre en paix, loger les plus démunis, quand on exclut, prive, expulse de leur propre logement naturel les plus petits, les plus faibles et les plus pauvres des hommes en les éliminant ainsi sans pitié ? C’est la grande intuition de Mère Teresa : « Si une mère peut tuer son propre enfant dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? » Le crime commis contre l’innocent enfant à naître (mais aussi contre le vieillard ou le malade démuni) est « le plus grand destructeur de la paix » et de notre civilisation chrétienne. Et la sainte de Calcutta de nous proposer au contraire le remède : « nous aimer les uns les autres jusqu’à en avoir mal ». Le remède d’aimer c’est d’aimer davantage, comme disait aussi Marie Noël. Pour que les futures mères, les malades ou les vieillards en détresse et les pauvres – « vous en aurez toujours avec vous… » (Jn 12, 8) – ne soient plus miséreux…
Il nous faut, plus que jamais, nous faire les voix des sans-voix, appelant les évêques et les prêtres à être eux-mêmes des haut-parleurs selon leur mission d’éveilleurs d’âmes. Dans le désert moral qui a recouvert notre pays, il nous faut des voix prophétiques. Pour toucher enfin la population et les politiques, comme a su le faire l’abbé Pierre. Et ne pas mériter tous ensemble le reproche évoqué par Mgr Vingt-Trois.
« Mes amis, au secours… »
Rémi Fontaine
“Une vie vaut une vie”, mais il y en a qui sont plus vivantes que d’autres…
Dans sa “Lettre aux Français” publiée hier à l’occasion de la marche contre l’antisémitisme, Emmanuel Macron ose écrire :
Un peuple qui n’a jamais rien cédé de ce principe simple, installé par la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen : une vie vaut une vie. Par-delà les origines, les parcours, les croyances, les choix.
Et “en même temps”, le même veut constitutionnaliser l’élimination de l’enfant à naître et légaliser le meurtre des personnes âgées ou malades…
