Blogs avec images

La stratégie du chaos

Roger Brands, entrepreneur et ancien diplomate, est interrogé dans L’Homme nouveau sur le conflit israélo-palestinien. Extrait :

[…] Quel pouvait être l’intérêt du Hamas à lancer une offensive d’une telle brutalité ?

Les deux questions qui devraient retenir notre attention sont : pourquoi une telle ampleur (en comparaison avec les pratiques terroristes du Hamas observées depuis le départ de Tsahal de la bande de Gaza en 2005) ? Et pourquoi à ce moment-ci ? Outre l’horreur, l’ampleur dit quelque chose de l’intention. Comme si le Hamas et ses funestes soutiens et affidés avaient choisi de pulvériser « toutes les limites », d’atteindre un point de non-retour, pour rompre avec toute forme imaginable de négociation. Alain Juillet, ex-directeur de la DGSE, expliquait en septembre dernier que la rivalité entre les grandes puissances sunnites et chiites – l’Arabie Saoudite et l’Iran – semblait avoir trouvé une voie de coopération opportune au travers de discussions discrètes mais possiblement efficientes avec l’État hébreux. Était-ce une forme de prolongement des accords d’Abraham de 2020 (signés à la Maison Blanche sous l’administration Trump entre Israël, les Émirats arabes unis et le Bahreïn) ? Étaient-ils en bonne voie pour parvenir à une solution acceptable pour les Palestiniens ? Récupérer par la même occasion la gestion de l’esplanade et de la mosquée du Dôme du Rocher aujourd’hui dévolue à la Jordanie ? Toutes perspectives de normalisation et de résolution que le Hamas ne saurait approuver, au risque de voir s’évanouir son « prétexte » politique (pour autant bien réel, celui de la situation improbable des Palestiniens) et demeurer avec sa seule et originelle idéologie : l’antisémitisme à tout prix. Plausible ou non, l’attaque du Hamas interdit – et pour un temps très long – le début du frémissement d’un espoir de paix.

Quel aurait donc été l’objectif d’une telle opération ?

Depuis que les urnes palestiniennes de la bande de Gaza l’ont porté au pouvoir en 2007, le Hamas a méthodiquement éradiqué toute forme d’opposition politique palestinienne, structurée ou non. Enlèvements, assassinats, menaces, harcèlements, violences, chantages et autres joyeusetés auxquelles il convient d’ajouter l’enrichissement de ses dirigeants, la corruption à tous
les étages et la mise en coupe réglée de la moindre initiative. On est bien loin de la pureté radicale recherchée et promue par les Frères musulmans, inventeurs et pilotes du Hamas. Des terroristes doublés de bandits de grand chemin. Ce dernier aura donc réduit à néant ses concurrents, pris soin, le 7 octobre, de devenir définitivement infréquentable aux yeux du monde, à l’exception de ses soutiens salafistes et/ou islamo-gauchistes, poussé Israël dans ses retranchements de sorte qu’il lance des représailles et partant s’affaiblisse politiquement, anéanti durablement les manœuvres diplomatiques en cours. En forme de résumé, il n’est pas exagéré de dire que l’objectif recherché est le chaos. […]

Qu’est-ce que l’onction des malades ?

L’onction des malades est à différencier de l’extrême onction donnée aux personnes qui se préparent à mourir. L’onction des malades -réalisée avec de l’huile consacrée par l’évêque – existe depuis très longtemps mais, c’est à l’époque de Charlemagne que l’onction faite aux personnes malades est devenue l’onction des mourants. Elle s’accompagna alors d’une confession et devint alors plus tournée vers une guérison spirituelle que corporelle.

Depuis Vatican II, l’onction des malades est de nouveau un sacrement proposé aux personnes malades ou affaiblies par la vieillesse (et non uniquement mourantes), pour vivre la grâce du réconfort et du courage dans ce qu’elles traversent. Il peut s’agir tant de malades souffrant dans leur corps que psychiquement, ou même de personnes se préparant à une grave opération chirurgicale.

Le sacrement de l’onction des malades peut être célébré à l’hôpital, chez la personne malade si elle ne peut se déplacer mais il est aussi vécu de façon communautaire et proposé lors de messes dominicales. A travers les mains du prêtre, c’est Jésus qui vient toucher les malades avec douceur, compassion et tendresse. Se préparer à ce sacrement et le recevoir permet aussi de retrouver un sentiment d’apaisement envers son corps malade ou affaibli, et de renouveler son espérance envers Dieu pour qui chaque vie a une valeur infinie.

Alice Ollivier pour Hozana.org

Ile de Ré : la statue de la Vierge ne sera déplacée que de quelques mètres

Comme pour la statue de l’archange Saint-Michel aux Sables d’Olonne, celle de la sainte Vierge à La Flotte-en-Ré sera décalée de quelques mètres en arrière, dans un jardin privé.

La municipalité a décidé, à l’occasion de son conseil municipal du 2 novembre, de la donner à une association qui a l’ambition de la réinstaller dans le jardin privé situé juste derrière le muret en arrière de la statue.

Que va bien pouvoir faire la Libre Pensée ?

Le transhumanisme va-t-il “tuer la mort” ?

Le parcours “LA VIE APRÈS LA MORT” vous est proposé par les pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier (www.chemere.org).

En sacralisant l’avortement, Emmanuel Macron en fait une non-liberté

Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille, dénonce dans Valeurs Actuelles :

La cathophobie maladive de la Libre Pensée

Trouvé dans le courrier des lecteurs du Phare de Ré, journal local, le jour de la Toussaint :

Ile de Ré : la statue de la Vierge a été déboulonnée de son socle lundi 30 octobre. Le socle transformé en oratoire

A contrecoeur, la mairie de la Flotte, sur l’Ile de Ré, a démonté lundi après-midi la statue de la Vierge, érigée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Conseil d’Etat, saisi par la municipalité, avait ordonné son retrait il y a 10 jours, estimant que la statue ne pouvait rester exposée sur le domaine public, en raison de sa connotation religieuse.

La Fédération départementale de « la Libre pensée » de Charente-Maritime, association anticléricale, demandait l’application stricte de la loi de 1905, alors que ses membres sont favorables au port du burkini.

Samedi 28 octobre, à l’aube, une quinzaine de militants de l’association Touche Pas à Ma Statue ont enchaîné la statue de la Vierge Marie à une dalle de béton, afin de la maintenir symboliquement à sa place.

« On se mobilise majoritairement entre jeunes, on veut continuer dans une France qui est fière de sa culture, qui aime son patrimoine, ses statues. On souhaite conserver nos repères. Il est dommage de perdre du temps à détruire ce qui a fait notre culture pendant des millénaires. Ces statues ne sont pas seulement chrétiennes, elles sont culturelles, elles représentent la France. Si demain, on détruit toutes ces statues, on sera plus d’où on vient et où on va. »


Le maire affirme que nombre de personnes privées se sont proposées pour accueillir la statue.

Hier soir, des personnes ont transformé le socle de la statue de la Vierge en oratoire :

Mais que va faire la Libre pensée ?

Le Roi Soleil raconté par Philippe de Villiers

Après ses romans sur Jeanne d’Arc, saint Louis, Charette et Clovis, Philippe de Villiers publie les mémoires de Louis XIV, Le Roman du Roi Soleil. Un roman écrit, comme les autres, à la première personne, qui nous permet de suivre le règne du grand roi comme un journal intime. De sa naissance, avec deux dents, à sa mort en 1715, nous suivons les évènements du XVIIe siècle, la régence contestée de Mazarin, la Fronde des Parlements et des grands du royaume, l’affirmation de l’autorité du nouveau monarque, ses desseins, ses guerres, son génie, son art, ses erreurs, la révocation de l’Edit de Nantes, la succession d’Espagne, la révolution anglaise, le gallicanisme et le jansénisme, Molière et Racine, Colbert et Vauban…

Louis XIV concevait la France comme un jardin et le montrera avec l’édification du château de Versailles :

La France ets un jardin, ceint d’un palis d’osier armorié, un jardin attentif à ses confins, un jardin de convoitises, le jardin du septième climat, le jardin qui fait face au jardin d’Eden. Le pré-carré capétien dont Vauban nous parle tous les jours au Conseil. […] La France est une dame – la domina des jeux de courtoisie – la France est une femme, la France est un mère, une mère de désolation et de consolation au pied de la Croix. […] Dans un jardin régalien, on devra retrouver l’ordre et la justice. L’ordre du sceptre et la justice de la main royale. L’ordre, en esthétique, porte un nom, c’est la symétrie. Et la justice, en esthétique, porte un nom, c’est la perspective. […] Je veux un “jardin capétien” qui mette de l’allégresse à respecter les canons de la justice et de l’ordre. Je rêve qu’on y retrouve une transposition symphonique d’une nature ordonnée sans être asservie, la double inspiration métapolitique de l’ordre et de la justice. […] Une nation qui brode des jardins comme on taille des costumes de scène est une nation romanesque. Le romanesque est l’eau de la plante pour un peuple comme le nôtre. C’est toute une société et toute une politique qui sont derrière cet art et cette beauté.

Les dérives de l’éducation sexuelle en France

Partout sur les plateaux télé, à la radio ou dans la presse écrite, « on » se plaint de l’effondrement intellectuel des enfants à l’école, dans les collèges, dans les lycées.

Et si cet « effondrement » était voulu, permis, organisé ? Éducation à la puberté, éducation sexuelle, sexualisation des enfants. Les spécialistes de l’enfance s’accordent à dire qu’aborder trop tôt cette question intime chez l’enfant a des conséquences catastrophiques sur leur développement moral, psychologique et intellectuel.

Un reportage de 20mn d’Armel Joubert des Ouches :

Les causes de la crise des abus

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les nouvelles sur les abus sexuels au sein de l’Église Catholique se succèdent encore en 2023. Il y a deux mois on apprenait aussi ce qui s’était passé en Suisse, où même plusieurs évêques sont mis en cause pour dissimulation d’abus. Beaucoup se demandent pourquoi tout cela est arrivé, et pourquoi il y a eu encore des fautes ces dernières décennies alors que l’Église avait beaucoup amélioré le traitement des cas. Le but de cet article est d’expliquer comment les attaques contre la doctrine ont conduit à cette situation. Le but est surtout de faire des liens entre plusieurs événements clés arrivés depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Je présente assez rapidement ces événements en rappelant brièvement comment ils ont contribué à créer une situation de désordre au sein de l’Église. Pour chacun de ces événements il y a eu déjà beaucoup de livres et des rapports écrits et je donne aussi quelques références. Je fais des liens entre eux.

Le pape émérite Benoît XVI avait expliqué en 2019 que la crise des abus était causée par des attaques contre la doctrine catholique en matière de morale sexuelle. L’opposition à la doctrine crée une atmosphère de permissivité qui n’est pas bonne pour l’Église. Et, en fait, les attaques contre la doctrine ont commencé au moins au début du XXe siècle.

Mais auparavant l’Eglise n’avait pas écouté les avertissements sur ces problèmes donnés, durant le XIXe siècle, par la voyante Mélanie Calvat. Avec Maximin Giraud, elle a vu la Vierge Marie qui leur a donné des messages et des secrets à La Salette (France). Les messages révélés en 1846 ont été pleinement reconnus par l’Eglise, mais le «Secret de la Salette» reçu par Mélanie, et révélé en 1858, a reçu énormément de rejet par des évêques français chargés de l’enquête sur les apparitions, parce qu’il dénonçait les péchés des prêtres avec des termes très durs. Dans ce secret, jamais condamné par le Vatican, la Vierge Marie demandait de faire attention dans les communautés religieuses. En effet le démon ferait tout pour y faire entrer des personnes adonnées au péché car «les désordres et l’amour des plaisirs charnels seront répandus par toute la terre». Elle parlait d’une «crise affreuse» dans l’Eglise dans un certain avenir (Cf. Laurentin R, Corteville M., «Découverte du Secret de La Salette», Fayard, mai 2002).

Les attaques contre la doctrine se sont faites de plusieurs manières. Dans le cadre de ce qu’on appelait «la crise moderniste» on tentait, par exemple, au nom de considérations d’ordre historique, de diminuer voire nier la réalité de certains événements connus à travers la Tradition. Par exemple Alfred Loisy affirmait que la résurrection du Christ n’était pas un fait historique mais relevait seulement de la foi, contrairement à ce qu’affirme la Tradition. Le pape Saint Pie X avait déjà agi pour remettre de l’ordre avec son encyclique Pascendi Dominici gregis (1907). Mais par la suite les attaques ont repris sous d’autres formes.

Une autre attaque consistait à mettre l’accent sur les réalités de la vie humaine, sur l’histoire et à diminuer le rôle des dogmes et de la systématisation théologique. Dans ce sens en 1937 le dominicain Marie-Dominique Chenu, régent du lieu d’études appelé Le Saulchoir, publia une plaquette intitulée «Une école de théologie : le Saulchoir», qui avait provoqué une réaction de la part du Vatican. Marie-Dominique Chenu dut abandonner sa charge de régent et sa plaquette fut mise à l’Index.

Une autre manière de s’attaquer à la doctrine était de critiquer la philosophie scolastique, qui secondait la théologie depuis des siècles, suite à l’œuvre de Saint Thomas d’Aquin. Rappelons que la voie scolastique consiste à étudier la philosophie et la théologie de Saint Thomas d’Aquin d’abord à travers des manuels qui présentent la philosophie de manière systématique, et en tenant compte des apports des commentateurs et de l’état des sciences du moment, ce qui n’exclut pas de lire ensuite les sources comme Aristote ou l’œuvre de Saint Thomas d’Aquin. En fait ces manuels sont des préparations à la lecture des sources. Une bonne partie des membres du Saulchoir se sont livrés à cette critique.

D’autres attaques contre la doctrine se sont faites au nom d’expériences mystiques. C’est le cas du dominicain Thomas Philippe, qui était aussi enseignant au Saulchoir. Son histoire a été largement médiatisée ces dernières années. Au nom de justifications mystiques, il s’est permis de ne pas respecter les enseignements en matière de morale sexuelle au sein de l’Église. Il faisait cela de manière occulte.

Le cas du père Thomas Philippe est assez particulier et il montre la complexité de ce qui s’est passé durant le XXe siècle. En effet, il se présentait ouvertement plutôt comme défenseur de la doctrine et de la Tradition, au point que le Vatican l’avait nommé régent au Saulchoir, en 1942, pour remplacer Marie-Dominique Chenu, suite à l’affaire de la plaquette.

Une autre manière d’attaquer la doctrine est de mettre trop l’accent sur l’affectivité. A cause de cela, on peut négliger les normes de l’Église. C’était le cas du dominicain Marie-Dominique Philippe, frère de Thomas Philippe. Il avait été enseignant au Saulchoir et aussi à l’Université de Fribourg (Suisse) Il avait était condamné par Rome dans les années 1950, entre autres à cause d’«une direction spirituelle considérée comme trop mariale et affective dans plusieurs monastères».

Une autre manière d’attaquer la doctrine est de dire qu’elle empêche l’union avec d’autres chrétiens. Dans ce sens le dominicain Yves Congar, enseignant au Saulchoir, publia «Vraie et fausse réforme dans l’Église» en 1950. Cet ouvrage provoqua une réaction du Vatican et il fut interdit de réédition et de traduction. Il lui était aussi reproché d’accorder trop d’importance à l’«expérience religieuse» par rapport au «caractère objectif de la Révélation et des formules dogmatiques». Ce reproche est proche de ceux qu’on faisait au dominicain Marie-Dominique Chenu.

Une autre manière d’attaquer la doctrine est de critiquer un supposé «juridisme» au sein de l’Église. Yves Congar critiquait aussi le «juridisme» romain. Ce qui est visé là est notamment le droit qui permet de sanctionner les écarts face aux normes de l’Église. Yves Congar mettait plutôt l’accent sur la communion (la notion de communion en ecclésiologie) et il écrivait, par exemple :

« Le droit est une forme extérieure, il institutionnalise et fixe une forme du passé et enchaîne ainsi l’Esprit, qui est liberté […] Il est créateur d’une obligation différente de l’obligation qui naît de l’amour. »

En 1950, face à tous ces problèmes, le pape Pie XII publia l’encyclique «Humani generis» où il mettait en garde, entre autres, contre un «irénisme imprudent». Cet encyclique mettait en garde aussi contre l’influence de certaines philosophies dont l’existentialisme et rappelait l’importance de la philosophie thomistes pour les prêtres.

Mais beaucoup change considérablement à partir de 1959. Le pape Pie XII décède le 9 octobre 1958 et le pape Jean XXIII est élu le 28 octobre de la même année. Le 25 janvier 1959 il convoque le deuxième Concile du Vatican. S’ensuit alors une période de changements et beaucoup de personnes qui avaient été condamnées sont tout à coup réhabilitées : Marie-Dominique Chenu, Yves Congar, Marie-Dominique Philippe, etc. Même le père Thomas Philippe agit avec assez de liberté, il n’est plus menacé par des sanctions.

Or, on connaît la suite de cette histoire qui a engendré de la permissivité : le père Thomas Philippe a eu de l’influence dans des communautés comme l’Arche ou les Béatitudes, où il y a eu des affaires d’abus sexuels. Le père Marie-Dominique Philippe a fondé la Communauté Saint-Jean où il y a eu des dérives et des abus sexuels.

Pourquoi ces réhabilitations ont eu lieu ? Dans un article du site cath.ch on lit :

«Pour Florian Michel, l’avènement du pape Jean XXIII et l’annonce de la convocation du Concile Vatican II poussent le Saint Office à se montrer moins rigoureux dans ses condamnations. Quelques semaines après Marie-Dominique Philippe, les Pères de Lubac et Congar, religieux français comme lui, sont ainsi réhabilités: un conservateur pour deux progressistes.»

Et dans le livre «La Trahison des Pères» de Céline Hoyeau, à la page 225, on lit :

«Le Concile a choisi la décentralisation et remis le pouvoir aux évêques, y compris celui de sanctionner, mais ceux-ci «n’ont pas su faire car l’Église est passée d’un modèle hiérarchique autoritaire à un modèle de «communion de personnes» dans lequel il fallait tout faire pour se mettre d’accord, souligne le canoniste Emmanuel Boudet.».

Or, justement, ce modèle de «communion de personnes» a vu le jour en bonne partie à cause l’influence de l’œuvre d’Yves Congar, réhabilité… D’ailleurs dans la nouvelle préface à son livre «Vraie et Fausse réforme dans l’Eglise» (Editions du Cerf, 1968) il écrit :

«Nous n’avons pas fini de dérouler les conséquences des démarches ecclésiologiques faites par Vatican II: dépassement d’une ecclésiologie de pure « hiérarchiologie » et dénonciation du juridisme (non, bien sûr, ignorance du Droit!)(…)».

Même s’il ne parle pas d’annuler complètement le droit, il se félicite du relâchement juridique.

Dans une interview du canoniste Cyrille Dounot, dans le site Homme nouveau, on lit :

«L’idée, dans l’air du temps et rappelée par Jean XXIII au début du concile, qu’il fallait cesser de condamner les doctrines erronées a rejailli sur toutes sortes de condamnations, perçues comme contraires au « printemps » ou à l’aggiornamento, à un état d’esprit prétendument charitable. Or la charité consiste justement à rendre justice, et à condamner les fauteurs de trouble, que les troubles arrivent par les discours et les théories ou par les agissements. «

Une bonne partie de ces personnes réhabilitées avaient étudié et/ou enseigné au Saulchoir. Cela ne veut pas dire que toutes les personnes ayant été au Saulchoir étaient problématiques. Un bon exemple est le père Reginald Garrigou-Lagrange qui fut enseignant au Saulchoir pendant quelques années. Et en fait il a beaucoup défendu la doctrine à Rome et signalait les problèmes posés par des théologiens du Saulchoir. Mais il faut quand même se pencher sur ce qui s’y est passé car il y a eu quand même beaucoup d’oppositions au Magistère dans ce lieu d’études. Le Saulchoir n’a pas été le seul lieu où il y avait des oppositions au Magistère, bien sûr. Il y a aussi, par exemple, le scolasticat de Fourvière où enseignait le jésuite Henri de Lubac, aussi réhabilité à la fin des années 1950 (Cf. Don Andrea Mancinella «1962 Révolution dans l’Église -Brève chronique de l’occupation néo-moderniste de l’Eglise catholique»). Mais aussi dans ce cas il y a eu des liens avec le Saulchoir car Yves Congar avait publié un livre de Henri de Lubac.

Bien sûr, la situation est complexe et au cours des décennies qui ont suivi le Concile, les différents papes ont fait des efforts pour mettre de l’ordre face aux dérives post-conciliaires. Il y a eu des documents intéressants pour mettre de l’ordre en matière de dogmes, en rappelant les critiques contre la théologie moderniste (par exemple «L’interprétation des dogmes», 1989). Dans son encyclique «Fides et Ratio» Saint Jean-Paul II continue à rappeler l’importance de la philosophie thomiste (et de la scolastique) et à mettre en garde contre les philosophies incompatibles avec la doctrine catholique, à la suite du pape Pie XII. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, notamment sous le cardinal Ratzinger, a beaucoup fait pour lutter contre les dérives, notamment celles de la théologie de la libération.

Mais en même temps les attaques contre la doctrine continuent en 2023 dans beaucoup de milieux catholiques. Ces attaques font notamment appel à des considérations existentialistes pour diminuer le rôle de la doctrine. C’est le cas notamment des thèses issues de l’œuvre du jésuite Karl Rahner. Et ces attaques sont liées à des tentatives pour changer l’enseignement du Magistère en matière de morale sexuelle, notamment en ce qui concerne les actes homosexuels. Et des attaques ressemblent beaucoup aux attaques qu’on trouvait dans les écrits de Marie-Dominique Chenu, Yves Congar, etc. Par exemple, beaucoup de religieux rejettent encore la scolastique, etc. Cela conduit beaucoup de catholiques à ne pas être bien armés face aux attaques de la post-modernité et de son relativisme. Et même certains catholiques pensent qu’on peut accepter les idéologies du genre.

Parfois, comme l’a fait Saint Paul (Epître aux Galates), il faut signaler les problèmes qui se passent au niveau de la papauté. Et malheureusement la nomination de Víctor Manuel Fernández (2023) comme préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi est très problématique. Il est accusé d’avoir protégé un prêtre abuseur en Argentine et de ne pas avoir respecté les enseignements du Magistère dans le passé. Il y a eu une manifestation à Rome pour réclamer qu’il soit démis de sa fonction de préfet et qu’il ne soit pas fait cardinal. Lors de cette manifestation il y avait l’une des victimes de ce prêtre protégé.

Il y a quelque jours ces mêmes personnes ont parlé même de “génocide” et ont demandé de l’aide à l’ONU. Bien sûr, il ne faut exagérer, il ne s’agit pas de “génocide” et l’ONU qui promeut les idéologies du genre et l’avortement n’est pas vraiment une aide. Par contre il faut prendre au sérieux ce qui concerne le nouveau cardinal et préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi. En ce temps de crise dans l’Eglise, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi doit être dirigée par une personne qui respecte l’enseignement du Magistère et qui a bien traité les cas d’abus.

Et il faut aussi déplorer que dans une lettre adressée au nouveau préfet, le pape François écrive :

«En tant que nouveau préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, je vous confie une tâche que je considère très précieuse. Son objectif central est de veiller sur l’enseignement qui découle de la foi afin de « donner des raisons à notre espérance, mais pas comme un ennemi qui critique et condamne ».

Etant donné tout ce qui s’est passé ces derniers 60 ans, il faut plutôt pouvoir critiquer et même condamner les déviances doctrinales. Et quand on signale les déviances, c’est pour le bien de la personne.

Il faut rappeler et rappeler encore que l’opposition aux enseignements du Magistère est à l’origine de la crise des abus sexuels. Il faut le comprendre pour mettre fin à une crise qui fait beaucoup de mal à L’Église.

Bref, voilà pourquoi il faut protéger la doctrine et le droit et maintenir les sanctions. Le relâchement est risqué. Et la doctrine ne doit pas être vue comme écrasante mais comme éclairante. Elle éclaire le chemin des gens, des chrétiens. Comme le dit le Catéchisme de l’Église Catholique, la loi morale conduit les gens vers la béatitude éternelle.

Lâcher prise par la prière

Lâcher prise, combattre l’inquiétude et les angoisses, c’est le désir de beaucoup d’entre nous … Il existe de nombreux exercices de relaxation et de développement personnel pour nous aider à trouver calme et apaisement. Mais savez-vous que la prière est aussi un très bon moyen de lâcher prise et d’atteindre la paix du cœur et de l’esprit ?

Voici quelques idées de prières pour tendre vers ce repos intérieur, tels que le recherchaient déjà les Pères du désert aux premiers temps du christianisme :

  • La prière de Jésus est une prière courte et simple que l’on peut répéter en la calant sur notre respiration. Notre souffle prend de l’ampleur et les mots viennent nous habiter pleinement. C’est tout notre être qui entre dans la prière : corps, cœur et esprit. Cette prière peut être pratiquée partout, facilement et nous permet de nous ré-ancrer en Jésus.
  • La manducation de versets bibliques est une façon de se laisser imprégner et pénétrer par la Parole de Dieu. Il s’agit de savourer chaque mot, leur rythme, leur son, les images et les sensations qu’ils font naître en nous. En choisissant des versets bibliques qui parlent d’abandon, de la confiance en Dieu, du repos qu’il nous offre, nous donnons corps à cette parole vivante.
  • La contemplation nous permet également d’être davantage dans l’être que dans le faire, de stopper nos agitations pour nous tourner pleinement vers Dieu, ce qu’il nous offre à voir, à vivre. Nous offrir – et offrir au Seigneur – régulièrement quelques minutes dans sa journée pour ne rien faire d’autre qu’observer sa beauté, sa bonté, sa grandeur est profondément ressourçant.
  • L’action de grâce est aussi un très bon exercice pour apaiser nos cœurs angoissés. En prenant l’habitude de remercier Dieu et en cultivant la gratitude, nous arrêtons de nous focaliser sur ce qui nous manque et voyons combien nous sommes déjà comblés.

Le Seigneur a des projets de paix, de bonheur et de joie pour nous. Laissons-nous guider par lui pour y accéder !

Alice Ollivier pour Hozana.org

I-Média: Les médias importent le conflit Israël-Hamas en France

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les incidents à caractère antisémites et les interpellations qui ont eu lieu en France. L’occasion pour la presse conformiste de lancer la machine médiatique sans évoquer les auteurs de ces faits !

Pour l’image de la semaine, nous revenons sur les fêtes d’Halloween qui font recette auprès des médias qui oublient souvent de préciser les origines traditionnelles européennes de cette fête. 

Et on n’oubliera pas les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Jean-Michel Aphatie.

Immigration, sujet tabou

La revue Le Nouveau conservateur a consacré son dernier numéro aux mensonges. Parmi ceux-ci, celui concernant l’immigration, décrypté par un entretien avec Jean-Yves Le Gallou. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Nouveau conservateur ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

“Le suicide assisté et l’euthanasie touchent à un interdit fondateur”

Une quinzaine de responsables religieux et d’intellectuels, dont Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, Haïm Korsia, grand rabbin de France, et Chems-eddine Hafiz, recteur de la grande mosquée de Paris, signent dans Le Figaro une tribune contre l’euthanasie, annonçant la publication d’un livre en commun. Extrait :

[…] Malgré nos différences, pour nous tous le suicide assisté et l’euthanasie touchent à un interdit fondateur, celui de donner la mort, et les légaliser affaiblirait cet interdit. Nous nous inquiétons de plus du risque d’abuser d’un état de faiblesse ou d’entraîner les plus faibles à choisir de mourir pour ne pas peser sur leur entourage et sur la société. Tous, enfin, nous nous unissons à celles et ceux qui réclament un développement réel des soins palliatifs et de l’enseignement de l’accompagnement de la douleur.

Au-delà de ces points de convergence, le livre permettra aux lecteurs de sentir les nuances, voire les désaccords, entre les réflexions des uns et des autres. Ces réflexions ne sont pas réduites à des positions, terme qui évoque les guerres de tranchées. Chacun d’entre nous a essayé de décrire l’accompagnement possible des situations toujours singulières. Car, si donner la mort demeure une transgression, être attentif aux malades en fin de vie et en situation de souffrance extrême, et être disponible pour entendre leurs demandes, relève d’un impératif de fraternité. Face à cet impératif, il faut pour quelques-uns d’entre nous oser la loi ; mais cette dernière n’est assurément pas, pour la majorité, le seul mode de réponse possible, sa généralité de principe risquant de l’amener à interdire ou à autoriser plus qu’elle ne veut et à sanctionner des décisions qui n’ont pas forcément à l’être. Certains se rejoignent au contraire pour l’interprétation large des textes existants, au cas par cas, au nom d’une éthique de la détresse. La souffrance et le désir de mourir qui peuvent justifier un accompagnement à en finir avec la vie – et pas simplement un accompagnement de fin de vie – seraient reconnus, sans aller jusqu’à adopter une loi qui marquerait une rupture profonde en promouvant un droit à être tué.

Ainsi, loin de former un supposé « front uni des religions » , qui serait arc-bouté sur des principes immuables, nous espérons apporter des éléments variés et substantiels pour que nos concitoyens prennent part aux débats qui vont marquer l’actualité, et puissent aussi se préparer pour les décisions qu’ils auront à prendre pour eux-mêmes ou pour leurs proches. Avec cette lecture religieuse multiple et accessible, nous voulons montrer sans détour l’importance du consentement à mourir comme un appel à vivre ; un consentement répété tout au long de nos existences et pas seulement en bout de souffle ou à bout de souffle, qui dépasse de beaucoup la simple médicalisation de la fin de vie.

Les signataires:

  • Laëtitia Atlani-Duault, anthropologue, vice-présidente Europe de l’université Paris Cité ;
  • Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France ;
  • Véronique Margron, théologienne, soeur dominicaine et présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France ;
  • Christian Krieger, pasteur, théologien et président de la Fédération protestante ;
  • Dimitrios Ploumis, métropolite de France et président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ;
  • Haïm Korsia, grand rabbin de France et membre de l’Institut ;
  • Chems-eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris ;
  • Antony Boussemart, coprésident de l’Union bouddhiste de France ;
  • Jigmé Thrinlé Gyatso, lama et aumônier, co-président de l’Union bouddhiste de France ;
  • François Clavairoly, pasteur et théologien protestant;
  • Olivier Abel, philosophe protestant;
  • Denis Malvy, professeur de médecine, prêtre et théologien orthodoxe ;
  • Dan Arbib, philosophe;
  • Sadek Beloucif, professeur de médecine et président de l’association l’Islam au XXIe siècle.

La fin du Haut-Karabagh

D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :

Le jeudi 28 septembre 2023 l’enclave arménienne du Haut-Karabagh a cessé d’exister. Trois ans et un jour après la première offensive azérie qui avait abouti à la perte de presque la moitié du territoire, le dictateur Aliev a porté le coup de grâce dans une apathie générale. L’impunité de son agression était acquise et il le savait bien.

L’Azerbaïdjan a pourtant violé l’accord de paix imposé par les Russes après la défaite arménienne de 2020, mais cela n’a intéressé personne. Tout le monde a regardé ailleurs.

L’Arménie elle-même tout d’abord. Contrairement à 2020, elle n’a pas envoyé son armée soutenir les séparatistes. Mieux : plusieurs déclarations du premier ministre Nikol Pachinian ont clairement indiqué depuis plusieurs mois qu’il reconnaissait la souveraineté azérie sur le Haut-Karabagh. Dès lors la messe était dite, si l’on ose dire, et les forces de l’enclave, de tout petits effectifs, ont vite rendu les armes.

L’Arménie ne voulait plus défendre le Haut-Karabagh

Pachinian a-t-il délibérément sacrifié le Haut-Karabagh pour mieux défendre l’Arménie comme l’affirment ses partisans ? Certes sa position n’est pas facile mais le premier ministre joue tout de même avec le feu. Elu après une révolution de velours aux accents américano-sorosiens, sa relation avec la Russie a toujours été mauvaise. Poussé par Washington, il s’est rapproché de la France et de l’Allemagne, comptant sur leur soutien pour éviter le pire. Le pire n’étant pas la perte de l’enclave séparatiste : Pachinian avait de mauvaises relations avec ses dirigeants et depuis la cuisante défaite de 2020, il la jugeait indéfendable.

Depuis plusieurs mois, l’Azerbaïdjan préparait ouvertement son coup de force. Paris et Berlin avaient d’ores et déjà avalisé la disparition de l’enclave, d’autant qu’un accord gazier important avec été signé par l’Union européenne en juillet 2022. Le gaz russe est immoral mais pas le gaz azéri.

L’Arménie savait que l’occident ne bougerait pas et l’opinion publique arménienne n’était elle-même pas favorable à une nouvelle intervention de l’armée pour aider ses frères du Haut-Karabagh. Les 4000 morts de 2020 ont traumatisé ce petit pays de 2,8 millions d’habitants. De plus, une intervention risquait d’être à nouveau synonyme de défaite. Le matériel militaire arménien est vétuste alors que l’armée azérie est richement dotée d’armes turques et israéliennes de haut niveau, en particulier de drones, nouveau vecteur décisif des conflits modernes.

Les manifestations de protestation contre l’abandon de l’enclave qui ont éclaté à Erevan furent finalement brèves et circonscrites à une minorité d’Arméniens. Pour les autres, ce fut une sorte de lâche soulagement.

Pachinian coupe les ponts avec la Russie

Les Russes n’ont plus n’ont pas bougé. Là aussi, c’était tout à fait prévisible pour deux raisons bien connues : ils sont tout d’abord bien trop occupés en Ukraine, et ils n’étaient pas décidés à défendre une enclave condamnée. Et comment la défendre ? En bombardant les forces azéries ? Cela n’aurait eu militairement aucun sens. De plus, chacun sait que l’Azerbaïdjan est une plaque tournante du détournement des sanctions par la Russie. Certains affirment même que le gaz acheté par plusieurs pays européens à Bakou est partiellement russe. Dans une récente résolution, le Parlement européen, qui essaye désespérément de se rendre utile, a exhorté la Commission à enquêter sur ces soupçons. Elle aussi regardera ailleurs, il faut bien remplacer le gaz russe, fût-il tout de même un peu russe.

Dans ce contexte, il n’est pas question pour Moscou de couper les ponts avec l’Azerbaïdjan, encore moins avec son mentor, la Turquie. La Russie l’avait d’ailleurs déjà démontré en laissant les Azéris bloquer le corridor de Latchine par lequel l’Arménie ravitaillait le Haut-Karabagh.

Il est vrai que les Arméniens ont tout fait pour encourager Moscou à ne plus s’occuper d’eux. Pachinian a multiplié les déclarations hostiles, a clairement montré sa préférence pour l’occident avec, comme ultime objectif, le rêve d’une adhésion à l’Union européenne. Pourquoi pas l’OTAN tant qu’on y est ?

La cerise sur le gâteau a été la ratification par le parlement arménien (60 voix contre 22) du statut de Rome, traité fondateur de la CPI, la Cour Pénale Internationale. Celle-ci a intelligemment émis un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine, pour « crimes de guerre ». Cela implique maintenant pour Erevan l’obligation d’arrêter le président russe s’il vient se promener en Arménie et de le livrer à la CPI. Tout cela est assez cocasse mais pour couper définitivement les ponts avec son allié, c’est imparable. Notons au passage que les Etats-Unis ne sont même pas adhérents de cette CPI à usage purement idéologique. Au classement des insensés, la classe politique arménienne est assez bien placée.

Un exode total

Compte tenu du comportement des forces azéries dans la partie de l’enclave récupérée en 2020, l’exode des habitants était inévitable. De nombreuses exactions avaient en effet été commises : meurtres, pillages et, bien sûr, destruction d’églises, profanations à la clé. Quasiment tous les habitants étaient partis et les 120  000 arméniens du reste de l’enclave ont fait le même choix. La valise ou le cercueil, c’est une vieille rengaine.

Ils n’avaient en effet aucune indulgence à attendre de la part des soldats d’Aliev qui avait clairement affirmé que les Arméniens n’avaient pas leur place en Azerbaïdjan. La communauté arménienne de Bakou, qui fut importante à une époque, a totalement disparu peu après l’indépendance azérie.

Pour être tout à fait objectif, il faut également rappeler que 500 000 azéris avaient été expulsés de leurs terres dans les années 90 car ils habitaient entre l’Arménie et le Haut-Karabagh. Le premier président arménien, Levon Ter-Petrossian, avait mis en garde les autorités séparatistes sur cette action. Il voulait parvenir à un accord de paix avec Bakou mais l’intransigeance l’a emporté. Les conseils russes, par la suite, ont également été ignorés et le Haut-Karabagh, avec son magnifique patrimoine religieux, va disparaître de façon irréversible. En 1921, Staline avait rattaché cette terre arménienne à l’Azerbaïdjan, cent-deux ans plus tard elle cesse d’exister.

Une menace existentielle sur l’Arménie

Aliev va-t-il s’arrêter là ? On peut en douter. L’Arménie ayant brûlé ses vaisseaux avec Moscou, elle doit désormais compter sur l’appui de l’occident, et l’histoire a montré que sa fiabilité était assez variable. Certes, si c’était la Russie qui attaquait, le scénario serait simple et l’OTAN se jetterait dans la bataille pour soutenir la malheureuse victime de la barbarie poutinienne. Mais si c’est L’Azerbaïdjan, qui vend du gaz à l’Europe, est allié de la Turquie, elle-même membre de l’OTAN, que se passe-t-il alors ? Le doute est permis.

D’autant que ce n’est pas une attaque brutale et massive vers Erevan qui se produira.  La cible évidente est le sud de l’Arménie, le Syunik. La conquête de ce petit territoire, limitrophe de l’Iran, permettrait la réalisation d’un corridor reliant la Turquie à l’Azerbaïdjan, objectif avoué des deux pays.

En effet, la Turquie est reliée au Nakhitchevan, enclave azérie située au sud-est de l’Arménie. Bien sûr, il y eut des Arméniens à une époque dans ce territoire, mais un beau nettoyage ethnique orchestrée avec la bénédiction de l’Union soviétique régla le problème. Après le Nakhitchevan, il y a, d’ouest en est, le Syunik, puis l’Azerbaïdjan, la Mer Caspienne et enfin l’Asie centrale, peuplée de Turcomans, cousins des Turcs. On saisit le rêve caressé par notre bon sultan Erdogan.

De plus, ce qui ne gâte rien, le sous-sol du Syunik contient du cuivre et du mobyldène, utilisé pour les centrales nucléaires et certains types de missiles.

L’Iran observe tout cela d’un mauvais œil : elle a de bonnes relations avec l’Arménie, commerce avec elle et ne veut pas voit disparaître sa frontière commune avec elle.

La situation est donc potentiellement explosive mais il est très probable que Turcs et Azéris n’en resteront pas là.

Antoine de Lacoste

L’avortement est majoritairement subi par des femmes à qui on ne donne pas le choix

Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), signe une tribune dans Valeurs Actuelles sur la constitutionnalisation de l’avortement :

Il y a un siècle, le pape Pie XI a institué la fête du Christ-Roi chaque dernier dimanche d’octobre. Il tenait à affirmer l’existence d’une loi divine s’imposant aux sociétés et incluant notamment le respect de la vie humaine dès sa conception. Par une coïncidence, c’est le dernier dimanche d’octobre 2023 qu’Emmanuel Macron a choisi pour annoncer un projet de loi inscrivant l’avortement dans la Constitution. Son objectif est de faire de l’accès à l’IVG une « liberté irréversible ».Il s’agit d’ériger la liberté en loi immuable, au mépris de tout principe supérieur.

En réalité, aucune norme votée ou promulguée par des hommes ne sera jamais irréversible. Comme toute norme juridique, les Constitutions peuvent devenir obsolètes. Depuis la Constitution de 1791, la France a changé près d’une vingtaine de fois de Constitution. Celle de la Ve République a été modifiée par presque tous les présidents. Ajouter l’IVG correspondrait à la vingt-cinquième révision constitutionnelle depuis 1958. Des expériences étrangères témoignent également de la fragilité de toute norme constitutionnelle. Ainsi, la Constitution de la Yougoslavie, qui incluait un “droit à l’IVG”, a disparu avec le socialisme.

Si la “liberté” de l’IVG restera toujours “réversible”, c’est aussi parce qu’elle s’oppose à la réalité et à l’expérience. Une liberté peut être exercée, mais ne peut pas être subie. Or, l’IVG est majoritairement subie. De nombreuses études qui démontrent ce fait sont rassemblées dans l’ouvrage collectif Droit et prévention de l’avortement en Europe (Les Éditions Hospitalières, 2016). Selon l’Institut Guttmacher, 75 % des femmes qui ont eu recours à l’avortement indiquent y avoir été poussées par des contraintes sociales ou économiques. D’autres statistiques officielles confirment cette même réalité en France : c’est la pauvreté et l’isolement qui déterminent la décision d’avorter.

Dans un reportage diffusé en octobre sur la chaîne KTO, des femmes témoignent de leur IVG. Charlène, qui a avorté à 26 ans, a été emmenée au Planning familial par son compagnon et raconte comment elle y a été reçue. La représentante du Planning familial

« est allée dans le sens de mon compagnon de l’époque. Quand je lui parlais de mon bébé, elle disait “ce n’est pas un bébé”. Je lui disais que je ne voulais pas avorter, elle a répondu “on va prendre un rendez-vous quand même avec l’anesthésiste, puis avec le gynécologue”. J’ai avancé comme sur un tapis roulant, on ne m’a jamais parlé de solutions alternatives, d’aides financières, d’associations d’aide aux jeunes mamans en difficulté. J’ai l’impression que mon consentement a été extorqué. Je m’en veux de ne pas avoir défendu mon bébé ».

Ce témoignage sur la “liberté d’avorter” n’est pas isolé. Emmanuel Macron affirme pourtant s’inspirer du travail du Planning familial pour son projet de loi constitutionnelle. Il s’agit de “libérer” les femmes malgré elles et contre elles, en leur imposant l’avortement.

Le mode de vie des prêtres diocésains doit être révisé

Mgr Marc Aillet a été interrogé dans La Nef à propos de son dernier ouvrage. Extrait :

Vous expliquez que le « problème des vocations » est d’abord une « crise d’engendrement » : pourriez-vous nous expliquer cela et en quoi est-il important pour vous d’avoir ouvert votre propre séminaire diocésain ?

Un prêtre ordonné à la fin des années soixante me confiait un jour, attristé : « Notre échec, c’est que nous n’avons pas réussi à ce que des jeunes deviennent prêtres comme nous. » Sans doute est-ce lié à une époque où les prêtres étaient pour beaucoup en crise d’identité, sous la poussée d’une mentalité de rupture avec le passé, parfois jusqu’à « tuer le père », ce qui ne les empêchait pas pour autant d’être généreux. Du coup, ils ont eu du mal à exercer une paternité. En revanche, combien de séminaristes, touchés par le témoignage de prêtres bien identifiés, enracinés dans la Tradition de l’Église, tout donnés au Seigneur et aux hommes, se sont dit : « J’aimerais être prêtres comme eux. » On ne peut nier que certaines personnalités sacerdotales ont pu engendrer, par attrait, des vocations.

Pour moi, ouvrir un séminaire diocésain, c’était permettre aux séminaristes de grandir dans une proximité de bon aloi avec l’évêque et des figures sacerdotales capables d’exercer une vraie paternité. Si la personne de l’évêque a pu être un élément déclencheur de l’ouverture du séminaire diocésain, je me réjouis de voir que les jeunes prêtres issus du séminaire sont devenus des relais facilitateurs de vocations sacerdotales. Un jeune me confiait, en me parlant d’un jeune prêtre, côtoyé durant les JMJ : « J’aimerais être prêtre comme lui ! »

Comment voyez-vous l’organisation des paroisses et l’évangélisation dans le contexte actuel de manque de prêtres ?

Le manque de prêtres est une opportunité, me semble-t-il, pour réviser le mode de vie des prêtres diocésains, ce que le séminaire doit prendre en compte. Quand Jésus envoyait ses apôtres en mission, il les envoyait deux par deux, et pour s’entraider et pour exercer l’un sur l’autre une vigilance mutuelle. L’histoire des missions ad gentes montre que les missionnaires étaient le plus souvent envoyés en équipes d’au moins trois. Ma conviction, c’est que l’évangélisation d’un monde de plus en plus éloigné de l’Église exige que les prêtres vivent leur apostolat en commun : ils puiseront dans la vie commune, fortement recommandée par le concile Vatican II aux prêtres diocésains (cf. Christus Dominus n. 30), qui facilite la prière commune, le partage fraternel et la mutualisation des charismes, une nouvelle audace missionnaire en direction de ceux qui sont loin, en donnant le témoignage de leur charité fraternelle.

La Constitution française, ce chiffon de papier

Interrogé dans Valeurs Actuelles sur l’inscription de l’avortement dans la Constitution, Frédéric Rouvillois, professeur de droit constitutionnel à l’université Paris-Cité, indique :

L’un des arguments avancé par la majorité, celui de dire que « si l’avortement est dans la Constitution, il va être sanctuarisé », est fallacieux : en réalité, la Constitution se modifie comme une loi, même si le logiciel est un peu plus complexe. Jacques Chirac, pendant ses deux mandats, de 1995 à 2007, a procédé à treize révisions de la Constitution. Il « suffit » de bénéficier d’une majorité au Parlement.

Depuis son adoption en 1958, la Constitution a été révisée 24 fois…

Des ONG gavées d’argent public

De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :

[…] Et en France, combien d’associations semblent considérer l’État français et l’Union européenne comme des sources de revenus ? Et à quoi destinent-elles ces revenus ? L’État verse un milliard d’euros (chiffre multiplié par trois en quinze ans !), chaque année, aux associations pro-migrants. Qui apprennent aux immigrants à faire valoir leurs droits, c’est-à-dire ceux de rester sans y être autorisés, d’être soignés gratuitement, logés de même, nourris, éduqués, que sais-je encore, divertis ? Et même payés, avec un peu de chance, à la faveur des allocations minimales. Les Français – même les macronistes ! – aimeraient que l’argent aille ailleurs, sauf les gauchistes, qui sont employés par ces associations et savent que tout l’argent distribué ou arraché se transformera en votes. Précisons que ces associations sont bien sûr financées par le gouvernement au titre des services qu’elles rendent, une délégation de service public, en quelque sorte : accueil, hébergement et accompagnement des immigrants, « en assurant la continuité du parcours personnalisé d’intégration (réfugiés inclus) via la signature d’un contrat d’intégration républicaine [ah !] avec l’OFII, mais aussi en matière d’accompagnement des étrangers dans leur accès aux droits, au logement, formation professionnelle et insertion, formation linguistique et santé. » : ça marche très bien, beaucoup mieux que les OQTF, comme le souligne l’Ifrap.

Spectacles pour les écoles

C’est ainsi, l’État subventionne, et quand ce n’est pas l’État ce sont les collectivités, et quand ce ne sont pas les collectivités ce sont les citoyens, et quand personne ne subventionne, on se rend en chœur voir des spectacles subventionnés. David Lisnard s’en étrangle dans Le Figaro en citant le spectacle, organisé en soutien à SOS Méditerranée, auquel des élèves ont été forcés d’assister : « Inspiré de nombreux témoignages de migrant.e.s et d’exilé.e.s, Épopée raconte le parcours d’une femme qui décide de quitter les siens pour vivre libre et selon ses choix. Elle confie son histoire au public, ses peurs, son courage, sa traversée de nombreux pays qui l’amène par nécessité à développer un langage universel. En s’appuyant sur la langue des signes, elle construit à partir de cette expérience un moyen de communication accessible en utilisant ses mains, à force d’images éloquentes, de mots empruntés aux langues croisées sur sa route, de gestes et de silences. » C’est beau comme un communiqué de La Libre Pensée applaudissant au démontage d’une crèche.

Des subventions annulées

Le 3 mars 2023, la Cours administrative d’appel de Paris a annulé la subvention de 100 000 euros que la Ville de Paris avait octroyé en 2019 à SOS Méditerranée (on ne mesure pas assez à quel point Paris Plages a modifié la géographie). L’arrêt est éclairant puisqu’il annule la subvention au motif que l’action de l’association « s’inscrivait dans le cadre d’une volonté de remettre en cause, selon les déclarations de ses responsables, les politiques migratoires définies et mises en œuvre par l’Union européenne et ses États membres ». C’est le bon sens même. Mais alors pourquoi diable continue-t-on à subventionner ceux dont l’action est évidemment contraire à nos politiques, à nos intérêts et même à notre survie ? Les politiques ont-ils besoin que les contribuables portent plainte et devons-nous nous en remettre exclusivement aux juges administratifs ? La République, là comme ailleurs, fait défaut aux Français.

Les âmes du Purgatoire demandent continuellement l’aumône de nos prières

Editorial du père Danziec dans L’Homme Nouveau :

Le rappel à Dieu de quelqu’un qui nous est proche, l’entrée dans son éternité d’un membre de notre famille ou la disparition d’un ami très cher secoue toujours notre nature qui est faite pour la vie. Faite pour la donner dans la joie. Pour la recevoir dans l’espérance. Pour la partager aussi. Et surtout, pour lui offrir la possibilité de grandir.

La mort – qui est un châtiment, une conséquence immédiate de la dégustation du fruit défendu par nos premiers parents – signe le mal-être de notre condition blessée par le péché originel. La fin d’une vie, d’autant plus lorsqu’elle surgit de façon brutale, porte toujours en elle la frustration mordante du clap de fin d’un concert qu’on aurait voulu éternel. Une mauvaise note jetée dans une harmonie divine.

Inévitablement, face au trépas, les questions existentielles résonnent en écho dans l’âme humaine assoiffée d’absolu. Que se passe-t-il au-delà de notre vie sur la terre ? Qui le sait ? Qui ne désirerait le savoir ? Dom Chauveau, auteur du merveilleux petit ouvrage Le Ciel sera si beau (Traditions monastiques) le concède :

« Laissés à nous-mêmes, nous éprouvons beaucoup de difficultés à établir des certitudes, stables et fermes, sur ce qui nous attend… La mort reste mystérieuse. »

Brandir notre foi

La lèpre de la Foi, c’est quand on vient à la subir. À force de cesser de la nourrir, on finit par la supporter comme on supporte un voisin inopportun. Maladroitement. On a beau baigner dans une atmosphère toute chrétienne, il arrive que ce ne soit pas au point que toutes les fibres de son être soient imprégnées de Jésus. Le témoignage de notre vie finit par devenir piètre et un sentiment désagréable nous gagne, celui d’être des « voix qui crient dans le désert », un désert semblable à notre propre vide intérieur…

Tout l’enseignement du Christ nous invite à sortir de nous-mêmes, à brandir notre Foi comme une bannière de délivrance et à l’offrir tel un océan de chaleur et de lumière à ceux qui nous entourent… À l’école du mois de novembre, mois consacré aux défunts, il est bon de nous rappeler que notre vie terrestre consiste à redresser notre cœur vers le Ciel et à prêter notamment notre aide à ceux qui nous ont précédés dans l’éternité. L’enseignement de l’Église nous rappelle que, dans une attente suppliante, les âmes du Purgatoire demandent continuellement l’aumône de nos prières.

« Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants. » Cette formule ciselée par Jean Cocteau, et que l’on trouve parfois inscrite sur le marbre des cimetières, pourrait venir de façon opportune interroger nos âmes. Et nous, en effet, quel tombeau offrons-nous à ceux qui nous ont précédés dans l’éternité ? En ouvrant nos cœurs le plus largement possible au bénéfice des défunts, nous leur constituons un espace de vie, chaud et protecteur comme le sein d’une mère au bénéfice de l’enfant qu’elle porte. Admirable don de la Providence que celui de la communion entre l’Église militante de la terre et l’Église souffrante du Purgatoire !

À cet égard, nous aurions tout à fait tort de nous représenter le Purgatoire à l’image d’une salle d’attente d’hôpital où l’on tue le temps avec des magazines usagés, en plus ou moins bonne compagnie… Les tourments du Purgatoire sont autrement plus pénibles. Les âmes y souffrent une purgation radicale et nécessaire en vue de leur entrée au Ciel. Ah, si nous savions combien les défunts attendent nos marques de soutien et notre sollicitude spirituelle !

Pour autant, soulager les morts ne saurait déterminer le seul objectif spirituel du mois de novembre. La puissance de la gratitude des âmes saintes du Purgatoire vient aussi en aide aux vivants. Ce « retour gracieux sur investissement » est hélas trop peu connu et donc insuffisamment apprécié.

De grands théologiens comme saint Alphonse de Liguori ou saint Robert Bellarmin enseignaient pourtant que l’on invoque légitimement et très utilement les âmes du Purgatoire pour obtenir de Dieu les grâces et les faveurs dont nous avons besoin. Sainte Thérèse d’Avila confiait que toutes ses demandes adressées à Dieu par l’intercession des fidèles trépassés étaient exaucées.

Connaître les âmes du Purgatoire, les prier, les soulager, les délivrer et obtenir d’elles des grâces insignes : voilà en somme le grand propos du dernier mois de l’année liturgique. Certes, il est permis d’apprécier le charme printanier du mois de mai, les joies familiales vécues autour d’une cheminée en décembre ou encore le farniente au creux d’un hamac au mois d’août. Croyons-le cependant, dans notre éternité, il n’y aura aucune concurrence possible. Un seul et unique mois aura notre préférence. Vous aurez compris lequel.

Une belle initiative pour le 2 novembre

Dans le cadre de l’indulgence plénière accordée aux fidèles défunts qui se trouvent au purgatoire, 2 enfants de St Laurent du Pont (Isère) ont eu une belle initiative afin de préparer, structurer et prolonger leur prière : la création de crucifix en plâtre qu’ils ont moulés, peints et vitrifiés et qu’ils vont déposer sur les tombes des chrétiens les plus délabrées pour lesquels ils prieront du 1er au 8 novembre, après avoir reçu le sacrement de réconciliation et la Sainte Communion à la Collégiale St André de Grenoble en cette belle fête de Toussaint.

Ce crucifix accompagné d’un lumignon doit nous rappeler que « Jésus est la lumière du monde » et que « personne ne va vers le Père » sans passer par lui… une idée à diffuser largement et qui ne demande qu’à être reprise un peu partout en France :

 

Ils veulent que la France et les pays européens deviennent une terre d’islam

Le dernier numéro de la revue Permanences est consacré à la France et l’islam. Florence Bergeaud-Blackler y est longuement interrogée. Extraits :

[…]

Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Marion Maréchal revient sur son histoire personnelle, son parcours et ses convictions

Marion Maréchal a accepté pour VA+ de revenir sur son histoire personnelle. Son enfance, ses études, son mariage, sa vie de mère de famille : la tête de liste du parti Reconquête pour les élections européennes en juin prochain s’est livrée pendant près d’une heure au micro de VA+. Par Antoine You :

  • 00:00 Intro
  • 00:29 Est-ce que les français vous connaissent bien ?
  • 01:19 Les rencontres cocasses du quotidien
  • 05:16 La campagne législative de 2012
  • 10:36 Les débuts de la diabolisation
  • 13:21 Dans les rangs de l’opposition à l’Assemblée
  • 15:19 L’union des droites
  • 17:10 Les raisons intimes de son retrait de la vie politique
  • 23:35 L’attente médiatique autour de son retour
  • 26:13 La carrière dans l’entreprenariat
  • 30:05 La violence du combat politique
  • 32:41 L’éducation de ses filles
  • 35:51 Les élections européennes en juin prochain
  • 40:13 Les leçons de l’échec de la présidentielle de 2022
  • 43:47 L’évolution de ses convictions
  • 49:16 Son enfance singulière, et l’expérience personnelle de la parentalité

La défense de nos libertés et la préservation de notre modèle social : deux combats prioritaires des élections européennes

Tribune de Jean-Frédéric Poisson, président de Via, la voie du peuple et ancien député, dans Valeurs Actuelles :

La France a une place particulière en Europe pour de nombreuses raisons, notamment pour ses politiques socio-économiques de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Il y avait à la fois une grande ambition industrielle et financière et une grande liberté de manœuvre, équilibrées par une forte influence du catholicisme social. C’est en France qu’ont été inventées, par les patrons chrétiens, les allocations familiales, la protection sociale, la mutuelle et l’assurance maladie. Un système fidèle à notre histoire et nos traditions.

Nous avons grandi dans cette idée que chaque Français pourrait bénéficier du chômage, des transports publics, des soins médicaux et de sa retraite. Ces quatre piliers de notre système social sont les uns après les autres mis en danger par la politique de Bruxelles. Au système universel à la française se substitue petit à petit un système privé individuel de marché contraire à nos intérêts. Contre cette dérive, c’est ce modèle français que nous devons défendre coûte que coûte. Mais ce modèle repose sur la solidarité et le travail. Sa santé ne dépend que de la capacité de la France à créer suffisamment de richesses pour le financer, et à empêcher l’augmentation continue du nombre d’allocataires non contributifs.

Or les politiques économiques et migratoires mises en œuvre aujourd’hui et qui ne relèvent que pour une petite partie – en théorie au moins – de la compétence européenne vont dans un sens contraire à nos intérêts. Les accords européens nous appauvrissent en empêchant par exemple la constitution de géants européens capables de résister à la concurrence chinoise ou américaine. Pire, nos dirigeants français ont largement contribué à brader notre patrimoine industriel parfois à leur profit ; certains étant encore dans les instances gouvernementales. Parallèlement, la politique migratoire récente soutient une immigration de masse qui n’a plus de justification ni économique ni démographique. Nous ne pouvons plus en supporter les conséquences, et les Français ne sont pas prêts à sacrifier leur protection sociale sur l’autel du libéralisme forcené de la Commission européenne.

Le second élément concerne la défense de nos libertés. Je ne suis pas rassuré de voir la manière dont les grandes instances internationales évoluent, supportées par de très gros opérateurs financiers qui ont plus de pouvoir que n’importe quel césarisme ancien. La crise sanitaire a été emblématique de ces attaques contre nos libertés. Comment imaginer pouvoir être sanctionné pour n’avoir pas fait quelque chose qui n’était pas obligatoire ? Ou bien voir son contrat de travail suspendu sans indemnité, sans chômage, sans avoir commis de faute professionnelle ? Je ne pensais pas entendre un gouvernement nous expliquer avoir “sauvé” les restaurants qu’il a lui-même obligés à fermer, et qui auraient parfaitement survécu sans cette obligation inepte. Ils nous ont même obligés à sortir de chez nous uniquement avec une autorisation écrite par nous-même, comme un adolescent imite la signature de ses parents pour justifier une absence. C’est dire dans quel degré de régression cela nous a fait plonger.

Et nous avons laissé faire. Nous avons laissé le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel tordre les principes les plus élémentaires de notre Constitution et de nos règlements publics.  Notre liberté de culte a été bafouée, notre liberté de travailler attaquée, notre liberté de conscience entamée, notre liberté de circulation contestée. Et nous n’avons pas réagi, ou si peu. L’Europe s’apprête à inventer des systèmes de fichage et de surveillance sans précédent, sans contrôle ni contre-pouvoir. Dernièrement encore, le commissaire européen Breton défendait l’idée d’une censure des réseaux sociaux — donc une restriction de la liberté d’expression —, qui s’en émeut ? Il n’y a donc pas de raison pour que nos adversaires s’arrêtent là.

Durablement privés de notre prospérité et de nos libertés, comment pourrions-nous envisager de redresser la France ? Sans prise en compte de ces deux socles, comment les décisions politiques pourraient-elles être efficaces ? Ignorer ces deux conditions indispensables pour la France d’aujourd’hui revient à se condamner à l’inefficacité et à des discours inutiles.

Comment internet a déstabilisé les médias

De Vincent Badré dans le numéro de juillet de Permanences consacré aux médias :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Permanences ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Comment résister au despotisme vert qui vient ?

Academia Christiana, institut de formation, organise le samedi 4 novembre un grand colloque à Paris sur le thème de l’écologie. Ce colloque est organisé en partenariat avec le TV Libertés, la Nouvelle Librairie et The European Conservative.

Pourquoi ce colloque ?

Partant du constat, que le camp conservateur, et l’Eglise catholique ont souvent du mal, d’une part à proposer des réponses concrètes, et d’autre part à sortir de la critique systématique du camp progressiste, il nous paraît essentiel de prendre la question écologique à bras le corps.

Il s’agira d’abord d’assumer la réalité des enjeux, sans sombrer dans le catastrophisme du GIEC. Il ne faut pas oublier que la pensée écologique prend ses racines dans une longue tradition allant d’Aristote à Jean Bastaire en passant par Jacques Ellul et Ivan Illitch.

Si notre famille de pensée est à l’aise sur les constats et les grands principes philosophiques, elle doit relever le défi des mesures et des alternatives concrètes réalistes.

Plusieurs questions se posent :

Comment résister au despotisme vert qui vient ? (Pass écologique, justification sans limite des « migrations climatiques », etc..)

Que proposer à nos semblables qui sont sincèrement concernés par le sujet ?

Peut-on sortir l’écologie des considérations mondiales et abstraites ?

Une écologie chrétienne ?

En tant que chrétiens nous voulons renouer avec l’approche des philosophes grecs et de saint Thomas d’Aquin : l’univers physique est un cosmos hiérarchisé, à l’image d’un organisme vivant, il est beau et sage, il obéit à des lois qui découlent de la sagesse divine.

Chaque éco-système est menacé intrinsèquement par des conflits aveugles, mais l’ensemble est harmonieux. L’homme lui-même est un vivant, qui de par son intelligence et ses passions doit créer en lui, et avec le cosmos, une harmonie. L’hybris menace constamment les équilibres fragiles, et c’est la mission de l’homme que de contempler le création pour réussir à percevoir quelques bribes de la sagesse incréée qui a façonné l’a façonnée, puis d’agir en tant qu’intendant sage, ou bon jardinier du cosmos.

L’objectif du colloque :

Au cours de ce colloque, nous rappellerons notre vision du rapport entre l’homme et la nature, mais aussi nous proposerons des pistes d’action, concrètes et réalistes : que faire ?

Comment construire un programme, à la fois politique et communautaire en matière d’écologie, quel type de réforme promouvoir, quel type d’action concrète mener à l’échelle locale par des associations ?

Pour qui ?

Que vous soyez chrétien ou non, conservateur ou progressiste, climat-sceptique ou éco-terroriste, nous vous donnons rendez-vous le samedi 4 novembre 2023 à Paris pour un événement familial où vous pourrez retrouver une quarantaine d’exposants, une buvette et bien d’autres animations.

Les interventions

  • Victor Aubert : Pourquoi devons-nous parler d’écologie ?
  • Abbé Henri Vallançon : Penser une écologie chrétienne à la lumière de l’eschatologie biblique
  • Laurent Ozon : L’écologie pour survivre. Reprendre pieds dans la vie après la destruction de nos cultures
  • Arnaud de Robert : Les racines conservatrices de l’écologie – la décélération
  • Table ronde Père Danziec, Hélène de Lauzun, Jean-Pierre Maugendre
  • Nicolas Degroote : Le Capitalocène
  • Alexis Sertat : Le capitalisme vert : avenir ou arnaque ?
  • Philippe Murrer : Écologie VS écologisme
  • Hervé Juvin : Que vaut la réponse localiste ?
  • François de Voyer : Nucléaire ou retour à la terre ?
  • François Nollé : L’écologie intégrale en pratique
  • Raphael Ayma : Écologie, jeunesse et perspectives politiques

Pour vous inscrire : https://my.weezevent.com/colloque-academia-christiana-1

Buvette et restauration sur place. Présence de nombreux stands.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services