Les Mousquetaires du Roi, une élite au coeur du pouvoir
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En se fondant sur des sources inédites, Julien Wilmart analyse les hauts faits de ces hommes et nous offre la première grande synthèse de l’histoire de ce corps devenu légendaire.
Cette histoire met en lumière autant de faits et d’anecdotes historiques qui permettent de partir à la découverte de l’histoires de France en suivant leurs véritables aventures. Appuyée sur des sources de première main et des témoignages, cette recherche, cette approche entièrement inédites se veulent come une invitation au voyage dans la France des XVII° et XVIII° siècles dans les coulisses de la monarchie, dans les arcanes des grandes décisions politiques ru royaume, dans l’intimité des rois, dans la fureur de la fumée des champs de bataille du Grand Siècle.
Au détour de la l’histoire des Mousquetaires, la petite et la grande histoire s’entremêlent, tant ces soldats se trouvèrent impliqués par leurs missions les plus diverses dans les plus grands événements qui émaillèrent le royaume de France sous l’Ancien Régime. Les tableaux et événements évoqués esquissent également les valeurs et les éléments qui caractérisent l’esprit des mousquetaires, ainsi que le fondement de leur réputation, à la fois glorieuse et de légende noire…
La galerie de portraits constituée au fil de cet ouvrage rend compte de la présence presque continuelle des Mousquetaires au côtés du Monarque. Et tout à tour nous rencontrons Richelieu, Cinq-Mars, Anne d’Autriche, Mazarin, Fouquet, Lauzun, Vauban, le de Malborough, Philippe d’Orléans, Saint-Simon, Le vieux maréchal de Villeroy, Saxe, ou encore Bonnie Prince Charlie, jeune prétendant Stuart, sans oublier les Mousquetaires les plus célèbres, Tréville, d’Artagnan ; et les autres d’Atagan !
Car l’une des particularités de cette véritable histoire des Mousquetaires réside dans l’intérêt de préciser le contexte historique des événements évoqués par Dumas et Maquet dans leurs romans, de déconstruire au besoin les mythes qu’ls ont créé pour servir leurs intrigues littéraires et ainsi lever le voile sur le siège de La Rochelle, sur les combats entre Mousquetaires et Gardes du Cardinal ou les amours d’Anne d’Autriche…
De 1593 avec les Carabins d’Henri IV, à 1622 année de leur transformation en Mousquetaires pour Louis XIII et jusqu’en 1815, époque de leur suppression définitive, en passant par l’âge d’or sous Louis XIV, partez, au fil des pages, à la découverte de l’histoire des Mousquetaires du Roi, de leurs véritables aventures de la réalité à l’origine du mythe.
Retrouvez les aventures de d’Artagnan et des Mousquetaires sur LIVRES EN FAMILLE
Les Mousquetaires du Roi, une troupe d’élite au cœur du pouvoir, de Julien Wilmart 608 pages, Coédition Tallandier & Ministère des Armées, 26 €.
Analyse critique de l’exhortation apostolique Laudate Deum
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Commentaire sur l’exhortation apostolique Laudate DEUM
On trouvera ce document ici.
L’auteur n’a pas cherché à défendre le texte mais revenir à la source afin de voir par lui-même si les critiques qui en sont faites sont justifiées. Pour éviter les incompréhensions : elles le sont amplement mais il est préférable de ne pas partir sur des ‘on-dits’.
Il n’est pas question ici de se pencher sur le bien-fondé des arguments scientifiques pour / contre afin d’éviter les dialogues de sourds. Ceux qui ont tenté d’argumenter ont observé que « l’écologie » radicale est une véritable religion dont les adeptes sont fermés à la raison – on aura une idée de ce qui motive cette attitude dans l’analyse. D’autres remarques pertinentes sont possibles mais ne seront pas, ou peu, évoquées ; le lecteur est invité à compléter selon ses propres connaissances en essayant de rester aussi factuel que possible.
L’analyse se base donc presque exclusivement sur les propos tenus par l’auteur lui-même. Rappelons tout de même que l’enjeu n’est pas considérable car la valeur « hiérarchique » d’une « exhortation » n’est pas très élevée. En voici cependant les lignes de force ; les numéros sont des références aux paragraphes du texte, en général très partielles.
le MEPRIS (8…)
Le vocabulaire utilisé pour parler de scientifiques de haut niveau (Nobel…), non subventionnés, qui mettent en jeu leur propre carrière pour défendre ce qu’ils estiment la vérité, n’est pas digne d’un pontife. S’ils ont tort, que l’on montre en quoi, sinon pourquoi les rejeter ?
l’APPROXIMATION et la SPECULATION
Beaucoup de définitions critiques manquent, ce qui rend les propos vagues ou librement interprétables ; des confusions évidentes tendent à questionner la pertinence des propos (ex: Gaz à Effet de Serre, assimilés au seul CO2) ; aucune quantification ne vient à l’appui de qualificatifs tels que « énorme » ; les prophéties d’augmentation « du niveau des mers » ou « des températures » sont toujours au futur et reprennent des chiffres antérieurs de « prédictions » pour des périodes déjà échues et contredites par les faits.
la PEUR, l’ÉMOTION (17…)
Les propos tenus utilisent le champ lexical de la manipulation : il n’est pas fait appel à la raison mais à l’émotion, la peur. On peut relever une mention incongrue au covid dont on sait maintenant qu’il s’agissait d’une manipulation : la critique est actuellement au niveau de chefs d’États.
la SELECTION des références (23…)
« L’oubli » de problèmes cruciaux (gaspillage, obsolescence programmée, terres rares…) et l’absence de toute mention explicite au véritables responsables (trop riches ? trop puissants ? « bienfaiteurs » au secours des finances du Vatican ?) jette un doute sur la sincérité de l’exhortation.
On relèvera que les mentions des « conférences internationales » éludent soigneusement celle de Pékin 1995 avec sa « santé reproductive », pourtant le fer de lance de la politique eugéniste en cours et danger principal pour la survie de l’humanité. Il est même possible de lire ce texte comme un encouragement déguisé à l’avortement.
l’IDOLÂTRIE (27…)
Le mythe du « bon sauvage » est pris sans recul, avec sa conséquence mécanique oubliée de superstition, d’idolâtrie, de paganisme… et de sacrifices humains.
l’ACCUSATEUR (29…)
Les « fausses informations » mentionnées ne sont pas définies, ce qui tend à accepter la définition dominante (justement celle de « ceux qui influencent l’opinion ») : celles qui ne correspondent pas au discours officiel. Et toujours sans préciser les principaux responsables.
l’INCOHERENCE (40…)
L’exemple des solutions efficaces trouvées par certaines « puissances émergentes » mentionne le covid sans relever que ces solutions sont venues des pays qui refusaient les injonctions internationales ; on n’ose pas penser ici que l’exemple implicite puisse désigner la Chine…
la défense de la VIOLENCE et la DICTATURE (58, 59…)
Ce point est particulièrement saillant dans les parties 4 et 5 qui concernent les conférences COP**. Notons que l’auteur « ignore » le fait que les « énergies renouvelables » ou « propres » sont de grosses consommatrices de charbon comme le démontre l’exemple allemand. Aucune mention des
conditions inhumaines d’extraction des terres rares et leur gaspillage.
l’INDIFFERENCE envers les populations pauvres (49)
L’interdiction, les restrictions des énergies fossiles condamnent les populations des pays les plus pauvres qui en ont un besoin vital. Merci de mourir en silence…
l’encouragement à un CONFLIT MONDIAL…
…qu’on préfère penser involontaire. La coercition, la violence ouvertement soutenues dans ce texte sont pourtant bien éloignées de l’esprit évangélique. L’appel à une DICTATURE mondiale en vue d’une quasi INTERDICTION du CO2 met pourtant face à face les deux plus gros émetteurs : Chine et États Unis. Pour préserver leurs intérêts ils sont tous deux prêts à mobiliser toute leur puissance, ce qui signifie un conflit NBC. C’est une manière de résoudre le problème : éliminer la population mondiale pour la protéger…
la COUARDISE
Tout le poids de l’ire de cette exhortation est dirigé vers les populations occidentales qui n’ont pourtant pas le choix de leur mode de vie. On aurait pu avec davantage (ô combien!) de pertinence suggérer d’acheter de préférence local (alimentation, habillement…) pour limiter les dépenses en
transport des marchandises ; parler de la folie du remplacement de matériels électroniques en parfait état mais qu’un marketing agressif pousse à jeter… Désigner, on peut rêver, les responsables qui orchestrent cette gabegie. Le lecteur cherchera sans succès toute suggestion dans ce sens.
l’ATHEISME, le PAGANISME
Dans la 6ème partie, pourtant explicitement spirituelle, le lecteur cherchera sans succès le mot « prière » ou ses équivalents, et ne verra Dieu évoqué qu’en référence à la Nature (7 fois). Il apprendra que l’homme « est uni » à la Nature et non établi au-dessus pour en prendre soin. Il est
invité à un « anthropocentrisme situé » (?) et à « se repenser ». La comparaison avec Ge 3 est tentante.
“Il ne faut donc pas mettre sur le compte de l’Esprit Saint tout ce qui se passe au synode ou ailleurs dans nos vies. Je pense que c’est en fait superstitieux de faire cela”
Selon Mgr Fischer, Archevêque de Sydney, si une proposition synodale est “radicalement en désaccord” avec l’Évangile et la Tradition Apostolique,
“cela ne vient pas de l’Esprit Saint, car nous ne pouvons pas avoir le Christ et l’Esprit Saint en guerre l’un contre l’autre”.
“Nous devons faire attention à ne pas tout mettre sur le dos de l’Esprit Saint – toutes nos opinions, nos intérêts, nos lobbies et nos factions”
“Le Saint-Esprit est l’Esprit du Christ. Il est l’Esprit du Père et du Fils, et donc il ne dira jamais que des choses cohérentes avec ce que le Christ nous a révélé dans la Tradition Apostolique”.
“Les catholiques aiment à penser que le Saint-Esprit élit le pape, qu’il choisit nos évêques et nos prêtres, qu’il fait ceci et cela. Il ne fait aucun doute que la main de Dieu, la providence de Dieu, est présente dans toutes ces choses importantes de nos vies et de la vie de l’Église. Mais nous avons aussi eu des papes terribles dans l’histoire. Nous avons eu des prêtres et des évêques horribles et des choses horribles se sont produites dans la vie des gens”.
“Il ne faut donc pas mettre sur le compte de l’Esprit Saint tout ce qui se passe au synode ou ailleurs dans nos vies. Je pense que c’est en fait superstitieux de faire cela”.
“Le Christ nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour notre salut, déjà révélé. Nous le transmettons de génération en génération, l’Évangile et les enseignements de l’Église”
“Nous avons déjà tout un corps d’enseignements, de réflexions, par des milliers et des milliers de personnes à travers les générations, guidées par l’Esprit Saint sur toutes sortes de questions, pour nous aider, le dépôt de la foi comme nous l’appelons, il est là pour être exploité”.
“Ainsi, nous ne sommes pas livrés à nos propres outils, à nos propres pensées – quelle que soit la tendance de l’assemblée sur un sujet particulier. Nous avons en fait quelque chose de solide sur lequel nous appuyer et par rapport auquel nous pouvons tester nos tendances et nos intuitions”.
“Les gens vont dans beaucoup d’endroits très destructeurs à la recherche d’un sens, de l’espoir et du bonheur”. “Pour leur bien, nous devons être beaucoup plus actifs dans l’évangélisation de notre culture et en particulier des jeunes”.
Les catholiques augmentent sur tous les continents sauf en Europe
En cette 97e Journée missionnaire mondiale, dimanche 22 octobre, l’agence Fides présente son traditionnel florilège de statistiques offrant un panorama de l’Église dans le monde. L’Afrique et l’Amérique enregistrent les plus fortes hausses de catholiques, suivies par l’Asie et l’Océanie. Le Vieux Continent perd lui des fidèles, 244 000 en moins.
La population mondiale au 31 décembre 2021 compte 7 785 milliards de personnes. Fides dénombre 1 375 852 000 milliards de catholiques, soit une augmentation totale de plus de 16 millions par rapport à l’année précédente. L’augmentation concerne tous les continents, à l’exception de l’Europe (-244 000). Comme dans le passé, l’augmentation est plus importante en Afrique (+8 312 000 millions) et en Amérique (+6 629 000 millions), suivis par l’Asie (+1 488 000 millions) et l’Océanie (+55 000).
L’Église universelle compte
- 23 évêques de moins par rapport à l’année précédente pour un total de 5 340 dans le monde.
- les évêques diocésains augmentent en Afrique (+ 9) et en Europe (+ 1), bien qu’ils diminuent en Amérique (-6), en Asie (-2) et en Océanie (-3).
- Le nombre total des prêtres dans le monde a diminué, pour atteindre 407 872 (-2 347). Une fois de plus, on constate une diminution substantielle en Europe (-3 632), auquel s’ajoute l’Amérique (- 963). Les augmentations sont enregistrées en Afrique (+ 1 518), en Asie (+719) et en Océanie (+11).
- Le nombre des prêtres diocésains a diminué de 911 unités, pour atteindre le chiffre de 279 610, avec une diminution, cette année encore en Europe (-2.237), en Amérique (- 230). Les augmentations sont notées en Océanie (+21), en Asie (+ 561) et en Afrique (+974).
- Le nombre de religieux non prêtres a diminué de 795 en arrivant à un total de 49 774. Les diminutions s’enregistrent en Amérique (- 311), en Europe (-599) et en Océanie (- 115). Il a augmenté en Afrique (+205) et en Asie (+25). La tendance à une diminution globale du nombre de femmes religieuses se confirme, elles sont moins 10 588. Il y en a 608 958 au total. Les augmentations sont, une fois de plus, en Afrique (+2 275) et en Asie (+366), les diminutions en Europe (-7 804), en Amérique (-5 185) et en Océanie (-240).
Les catholiques face à la guerre moderne
Eglise universelle : Penser la guerre moderne
L’abbé François-Marie Chautard vient de publier, dans la collection Vu de haut, les Actes d’un colloque qui a eu lieu à l’Institut Universitaire Saint Pie X : “Penser la guerre moderne”. Les nombreuses collaborations traitent de l’enseignement traditionnel de l’Eglise sur la guerre mais aussi des nouvelles perspectives qu’ouvrent les guerres modernes, souvent idéologiques, servies par des moyens de destruction massive jusque là inconnus.
Eglise en France : Tolkien, écrivain catholique
A l’occasion d’un article paru dans Valeurs Actuelles : “Tolkien, une contrée à découvrir”, Philippe Maxence nous fait découvrir la biographie mais aussi l’œuvre littéraire de JRR Tolkien, toute imprégnée de catholicisme. L’auteur du “Seigneur des anneaux” avait pour objectif de créer une mythologie pour l’Angleterre, à l’instar des mythologies nordiques. Pieux catholique, allant à la messe tous les jours, Tolkien sut irriguer son œuvre d’un christianisme non déclaré mais bien réel.
Eglise en marche : Manuel de sciences CM – Sciences d’observation
La faillite généralisée de l’Education nationale rend nécessaire l’élaboration de manuels scolaires qui, loin des idéologies, enseignent aux élèves le respect de la simple réalité. Dans le cadre de l’Œuvre Scolaire Saint Nicolas, mère Catherine de Sienne, dominicaine enseignante de la congrégation de Fanjeaux, nous présente le dernier né de ces éditions : un manuel de Sciences pour le Cours Moyen en 2 tomes (T1 Plantes. Animaux, Tome 2 Corps humain. Matière). Un ouvrage richement illustré, au contenu dense mais très pédagogiquement présenté. Indispensable pour nos chères petites têtes blondes ou brunes.
Vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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► Introït : In voluntate tua
Comme celui du vingtième dimanche, l’Introït du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est une grande prière de l’ancien testament, tirée cette fois du livre d’Esther. Il s’agit de la prière de Mardochée, qui, comme les trios jeunes Hébreux au livre de Daniel, supplie le Seigneur pour le peuple d’Israël à nouveau en captivité et menacé d’extermination, et il commence en exprimant de manière admirable sa soumission à la volonté divine et sa confiance en sa protection :
In voluntate tua, Domine, universa sunt posita, et non est qui possit resistere voluntati tuæ : tu enim fecisti omnia, cælum et terram, et universa quæ cæli ambitu continentur : Dominus universorum tu es.
A votre volonté, Seigneur, toutes choses sont soumises ; il n’y a rien qui puisse résister à votre volonté. C’est Vous qui avez tout créé, le ciel et la terre et toutes les choses qui sont contenues sous la voûte des cieux ; Vous êtes le maître de toutes choses.
Le texte biblique précisait : rien ne peut résister à votre volonté, si Vous avez résolu de sauver Israël. Ici, cette proposition a été supprimée, enlevant au texte son caractère de supplication pour ne conserver que l’affirmation de la toute puissance divine. Elle se traduit par une mélodie entièrement horizontale, presque immobile, tournant toujours autour des mêmes notes sans jamais s’élever. Elle exprime d’abord la profonde humilité de cette prière : on est prosterné devant la majesté divine sans oser lever les yeux. Elle exprime ensuite le calme et la parfaite tranquillité de la création dans la main du Seigneur : tout est en place, rien ne bouge, on est dans la paix. Elle exprime enfin la confiance totale dans la providence, aucun mouvement de trouble ou d’inquiétude même au milieu des épreuves ; tout ce qui arrive est permis par Dieu, donc c’est pour notre bien. Cet Introït est accompagné comme dimanche dernier par le premier verset du psaume 118 qui revient souvent à cette période de l’année liturgique, et que nous retrouverons à la Communion pour la troisième fois consécutive :
Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.
► Graduel : Domine refugium
Le texte du Graduel du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 89, que nous avons déjà rencontré quelques fois, en particulier au Graduel du sixième dimanche après la Pentecôte, où le texte d’aujourd’hui se trouvait dans la deuxième partie. Ce psaume est une grande méditation, attribuée par certains à Moïse, sur le mystère du temps et de l’éternité. Elle oppose la fragilité et la brièveté de notre vie sur cette terre, qui se fane comme l’herbe et la fleur des champs, à la stabilité immuable de Dieu, pour qui mille ans sont comme un jour. Cette réflexion convient particulièrement à cette époque de l’année liturgique où notre pensée se tourne vers la fin des temps. Les deux premiers versets du psaume que nous trouvons ici opposent les deux aspects du mystère :
Domine, refugium factus es nobis, a generatione et progenie. Priusquam montes fierent, aut formaretur terra et orbis : a sæculo, et in sæculum tu es Deus.
Seigneur, Vous Vous êtes fait notre refuge de génération en génération. Avant que les montagnes n’existent et que soient formés la terre et l’univers, de siècle en siècle, Vous êtes Dieu.
La première phrase c’est le temps, les générations qui se succèdent sur la terre et trouvent auprès du Seigneur aide et protection. La deuxième phrase c’est l’éternité où Dieu existe avant toute création. Nous lui retournons la définition qu’Il a donnée de Lui-même : Je suis, a-t-il dit à Moïse ; Tu es Deus, Vous êtes, lui disons-nous.
La mélodie est une mélodie type que l’on retrouve assez souvent sur des textes différents, et nous avons déjà remarqué comment ses grandes vocalises s’adaptent avec souplesse à l’expression de sentiments divers ; ici la confiance en la divine providence qui, du haut de son éternité immuable, nous guide au cours de notre pèlerinage sur la terre. On notera toutefois que les deux mots importants de la fin Tu es n’ont pas de vocalise, mais seulement une note chacun, ce qui est aussi un moyen de les mettre en évidence.
► Alléluia : In exitu Israel
Le texte de l’Alléluia du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est encore le début d’un psaume ; il s’agit du psaume 113, bien connu de tous ceux qui chantent les Vêpres du dimanche dont c’est le cinquième psaume.
In exitu Israel ex Aegypto, domus Jacob de populo barbaro.
Quand Israël sortit d’Égypte, la maison de Jacob de chez un peuple barbare...
La phrase ici n’est pas finie. On sait que le deuxième verset continue : ” La Judée devint son sanctuaire et Israël en fit son domaine. ” Il s’agit donc de la sortie d’Égypte et de l’entrée dans la terre promise, thème qui revient très souvent dans la liturgie. L’Égypte est la figure de ce monde de péché dans lequel nous sommes prisonniers. La terre promise bien entendu c’est le ciel pour lequel nous sommes faits et vers lequel nos regards se tournent plus que jamais en cette période de l’année.
La mélodie est assez originale. Elle semble d’origine gallicane (on peut voir le sens de ce mot à l’Introït du septième dimanche après la Pentecôte) car elle présente une certaine parenté avec celle du Répons Christus resurgens, antique chant de l’Église des Gaules, que l’on chante à Pâques en certains diocèses de France et notamment à Paris, et qui ne figure pas dans les livres romains. Solennelle et enthousiaste, elle s’élève en vagues successives, culminant dans le verset sur le mot ex (hors de) qui est le mot de la sortie donc de la délivrance.
► Offertoire : Vir erat
Nous trouvons à nouveau à l’Offertoire du vingt et unième dimanche après la Pentecôte un grand texte tiré non pas d’un psaume, mais d’un autre livre de l’ancien testament peu utilisé dans la liturgie, le livre de Job.
Ce livre est un long poème dans lequel le personnage de Job, frappé de dures épreuves, mais restant soumis à la volonté divine, dialogue indéfiniment, comme aiment à le faire les orientaux, avec d’autres personnages qui le poussent à désespérer et à se révolter.
Dans les derniers chapitres Job dialogue avec Dieu lui-même, lui exprimant sa confiance. Le texte que nous allons entendre est un résumé du prologue exposant les faits qui serviront de base à toute la discussion :
Vir erat in terra nomine Job, simplex et rectus, ac timens Deum : quem Satan petiit ut tentaret : et data est ei potestas a Domino in facultate et in carne ejus : perdiditque omnem substantiam ipsius, et filios : carnem quoque ejus gravi ulcere vulneravit.
Il y avait sur la terre un homme du nom de Job, intègre et droit et craignant Dieu ; Satan demanda la permission de le tenter, et pouvoir lui fut donné par le Seigneur sur les biens de cet homme ainsi que sur sa chair. Il lui fit perdre tout ce qu’il possédait, et même ses fils, et enfin il frappa sa chair d’une grave plaie.
Ce texte n’est qu’un récit de ce qui est arrivé à Job, sans laisser entendre quelles ont été les réactions du saint homme, et la mélodie n’est qu’un souple récitatif assez orné, calme et régulier d’un bout à l’autre. Mais les chrétiens des siècles où fut élaboré ce chant connaissaient très bien la sainte Écriture, et en entendant ce récit ils éprouvaient tout naturellement les sentiments de soumission à la volonté divine et de confiance jusque dans les plus graves épreuves qui furent ceux de Job, et que l’Église veut nous inspirer en cette fin de l’année liturgique.
► Communion : In salutari tuo
Pour la troisième fois consécutive, nous retrouvons dans l’antienne de Communion du vingt et unième dimanche après la Pentecôte le psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté. Comme dans la Communion du vingtième dimanche, cette loi divine est désignée ici par la parole de Dieu qui nous donne l’espérance.
In salutari tuo anima mea, et in verbum tuum speravi : quando facies de persequentibus me judicium ? iniqui persecuti sunt me, adjuva me, Domine Deus meus.
Mon âme languit après votre salut, je mets mon espoir dans votre parole. Quand ferez-vous justice de ceux qui me persécutent ? Les méchants me persécutent ; au secours, Seigneur mon Dieu !
Le contexte dit nettement que les méchants ce sont ceux qui refusent d’écouter la parole de Dieu et d’obéir à ses commandements. Ils s’opposent au psalmiste qui veut rester fidèle jusqu’au bout. La particularité de cette antienne est de commencer par un chant de confiance et d’espoir puis de se poursuivre et s’achever par un appel de plus en plus angoissé. La mélodie suit cette progression du texte. La première phrase qui exprime la confiance est calme et douce, la deuxième nettement plus mouvementée ; quant à la troisième elle commence par un récitatif d’allure psalmodique d’une intensité presque dramatique dans sa sobriété pour s’achever par une grande montée suppliante sur l’invocation Deus meus.
Valeurs actuelles se veut “de droite très conservatrice”, “le journal du carrefour des droites”
Après le départ turbulent de Geoffroy Lejeune, Valeurs actuelles, dirigé par Tugdual Denis, semble avoir retrouvé la sérénité. En juin dernier, une douzaine de salariés ont quitté le journal, dont Charlotte d’Ornellas. L’hebdomadaire Valeurs actuelles a dû faire face à une baisse de 4,7 % de sa diffusion France payée sur la période juillet 2022 à juin 2023, à 104.386 exemplaires, selon l’ACPM.
La diffusion numérique sera renforcée dans les mois qui viennent, et notamment la chaîne VA+ et ses 400 000abonnés sur YouTube. Une nouvelle application du journal, dans laquelle le groupe a investi plus de 60.000 euros, sera également disponible d’ici à trois semaines.
Le journal a lancé le chantier d’une nouvelle formule pour le premier trimestre 2024, avec une nouvelle maquette plus aérée. Tugdual Denis, à la tête d’une rédaction de 30 journalistes, souligne :
«Nous ne sommes pas dans une logique de réduction des moyens. 11 personnes ont d’ailleursd’ores et déjà été recrutées.»
L’hebdomadaire a renforcé sa cellule « investigation » depuis la rentrée, avec six journalistes, «ce qui en fait le plus gros service du journal».
Le directeur de la rédaction n’envisage pas un changement de ligne éditoriale :
«Nous sommes de droite très conservatrice, bien dans nos bottes»
Mais il entend valoriser davantage la politique, les débats et les enquêtes, notamment sur les sujets de société.
«Nous continuerons à nous indigner, à l’image des couvertures marquantes que nous avons consacrées au wokisme, à l’immigration ou au scandale des JO. Mais nous souhaitons y apporter une dimension factuelle de démonstration et d’exhaustivité »
Quant à l’étiquette de journal d’extrême droite :
«Ce terme est galvaudé, c’est une supercherie sémantique. L’extrême droite refuse le jeu démocratique, elle est de tradition antisémite et violente. Ce qui n’est pas notre cas. Nous sommes le journal du carrefour des droites.»
Mouvement dextrogyre dans la presse : Après le JDD, Historia ?
Au printemps 2023, la revue Historia a été rachetée par le groupe LVMH et l’essayiste Franck Ferrand a été nommé à la direction du comité éditorial. Ce comité s’en inquiète dans un communiqué en raison de la participation de Ferrand au magazine Valeurs actuelles où il tient une chronique depuis 2021. Le communiqué appelle à la « vigilance » sur la ligne éditoriale d’Historia et à une « neutralité absolue d’un point de vue politique et idéologique ». Sic.
L’historien Olivier Coquard, qui s’est plaint dans Libération, et le vidéaste Benjamin Brillaud, alias Nota Bene, ont décidé de partir, évoquant le manque de rigueur scientifique de l’auteur et craignant un virage à l’extrême droite.
Franck Ferrand collaborait pourtant déjà à Historia.
J’ai aussi quitté les colonnes d’Historia il y a quelques mois. Je me suis exprimé sur Twitch et l’émission sera rediffusée en fin d’année. Soutien à Olivier Coquard et à tous les historiens qui refusent la désinformation et la montée des réactionnaires.https://t.co/WYFCtpXLxE
— Benjamin Brillaud (@NotaBeneMovies) October 17, 2023
Une guerre civile à bas bruit
Emission de CNews hier, Face à Philippe de Villiers, consacrée au terrorisme islamiste :
La statue de la sainte Vierge exclue de La Flotte en Ré
Le Conseil d’État a rejeté le pourvoi de la commune de La Flotte en Ré (Charente-Maritime) contre les jugements qui l’obligeaient à enlever la statue de la Sainte Vierge qui se trouve à un croisement.
La statue va donc être enlevée.
La statue, qui porte l’inscription « Vœux de guerre », avait été commandée par une famille pour le retour du père et du fils sains et saufs lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle avait été donnée à la commune qui l’avait placée à un carrefour en 1983, sans que personne ne s’en émeuve. Mais en 2020 la statue est endommagée par un véhicule qui la percute. Elle est reconstruite à l’identique, et c’est alors que le lobby intitulé par antiphrase « Libre Pensée » s’avise que la Sainte Vierge est en contravention avec la loi de 1905.
Le Canada veut légaliser l’euthanasie pour les toxicomanes
La loi canadienne sur l’aide médicale à mourir (AMM) devrait être élargie en mars 2024. Elle inclura les patients atteints de troubles mentaux, y compris ceux souffrant d’abus de substances.
Une commission parlementaire spéciale doit réexaminer cette mesure avant sa mise en œuvre, en raison des divergences d’opinion entre les partis politiques canadiens.
Plus de 10 000 Canadiens ont été euthanasiés en 2021, soit dix fois plus qu’en 2016, année où la pratique a été légalisée. Dans certains cas, il s’agissait de personnes en situation de pauvreté qui souhaitaient mourir.
Le processus de mort assistée au Canada commence par le téléchargement d’un formulaire en ligne. Le demandeur doit répondre à une série de questions à cocher et signer le bas du formulaire, puis obtenir la signature de témoins. Un médecin téléphonera ensuite au demandeur et lui rendra visite à domicile. Si la demande est approuvée par deux médecins différents, la personne doit attendre 90 jours à compter de la date de sa demande, puis un médecin peut lui administrer la drogue létale par injection.
Actuellement, les personnes souffrant uniquement de maladies mentales telles que la dépression et les troubles de la personnalité, sans aucune condition physique, ne sont pas éligibles au suicide assisté.
Le père Danziec présente le chantier formidable du Cours Saint-Martial
Créé il y a six ans, le Cours Saint-Martial, à Limoges, fait face à des demandes d’inscription de plus en plus nombreuses, tant au Primaire qu’au Collège.
Pour répondre aux besoins des familles, l’établissement doit déménager. Pour cela, un magnifique Relais de caractère, devenu discothèque, puis laissé à l’abandon a été racheté.
Désormais, un FORMIDABLE CHANTIER DE RÉHABILITATION attend l’ensemble des bâtiments. Tout reste à faire…
Investissez dans la jeunesse et laissez parler votre cœur d’enfant
Giorgia Meloni, un an après
Extrait d’un article de Marie d’Armagnac dans L’Homme nouveau sur le bilan de Giorgia Meloni, à la tête de l’Italie depuis un an :
[…] Sa politique migratoire intérieure, durcie par plusieurs décrets-lois en septembre 2023, est de surcroît prise en otage par des décisions contraires rendues par des juges rouges, notamment en Sicile et en Toscane, créant ainsi une jurisprudence qui paralyse l’action gouvernementale. Pendant ce temps, alors que les projecteurs ont quitté Lampedusa, des centaines de clandestins continuent chaque jour d’affluer…
Sur le plan intérieur, Giorgia Meloni a initié une sorte de révolution culturelle dans des secteurs depuis longtemps détenus par la gauche. Ainsi a-t-elle effectué une série de nominations à la télévision publique italienne (la Rai), introduisant une forme de pluralisme dans ce bastion historique de la gauche. De même dans les musées, les comités scientifiques, les événements culturels et autres salons du livre. Un combat de l’ordre du métapolitique.
Dans le domaine de l’éducation, le nouveau ministre de l’Instruction et du Mérite, Giuseppe Valditara, souhaite « redonner autorité aux professeurs, véritables protagonistes de l’école » et, explique-t-il, remédier au climat de laxisme « hérité de 68 ». Les premières mesures symboliques prennent place dans une plus vaste réforme : du statut de l’enseignant à la revalorisation de l’enseignement professionnel, en passant par la lutte contre l’enseignement de la théorie du Genre dans les écoles, une grande réforme se met tout juste en place.
L’action d’Eugenia Roccella, ministre de la Famille, de la Natalité et de l’Égalité des chances, va dans le même sens. La prochaine loi de finances pour l’année 2024, malgré de courtes ressources, va se concentrer sur la famille et les ménages en difficulté. Les aides sociales aux familles passent de 12,5 milliards d’euros en 2022 à 17 milliards en 2023 (+ 37 %), tandis que les allocations familiales augmentent et que le quotient familial fait timidement son apparition. […]
Darmanin, ça rime avec plaisantin, avec pantin, avec malin…
Le 19 octobre 2023, M.Darmanin, ministre de l’Intérieur était l’invité d’Yves Calvi sur BFMTV. Interrogé sur une éventuelle affinité entre le footballeur Karim Benzema et des musulmans exaltés, M.Darmanin a affirmé tranquillou
“En islam, je sais qu’en islam on respecte toute vie [sic]. Les vrais [re-sic] musulmans, ils font attention à toute vie et c’est une prescription de l’islam ».
Cela réconfortera certainement la famille du professeur M.Bernard (qui était enterré ce même jour) de savoir que ce dernier n’a pas été assassiné par un (vrai) musulman, de même que tous les Israéliens qui ont eu un proche assassiné par les séides du Hamas, de même d’ailleurs que quasiment toutes les victimes (pour ne pas dire toutes les victimes) des attentats contemporains en France.
Ajoutons que nous sommes friands de connaître les références de la « prescription » de l’islam en la matière à laquelle se réfère le ministre. Et prêts à parier qu’il va nous ressortir la pantalonnade du verset 32 de la sourate 5.
Toussaint 2023 : cheminons avec 9 témoins de l’invisible
La neuvaine
En cette neuvaine de la Toussaint, nous sommes invités à découvrir et à prier neuf figures de sainteté : Charles de Foucauld, Bernadette, Carlo Acutis, sainte Geneviève, Don Bosco, Pauline Jaricot, saint Louis, Louise de Marillac et Thérèse de Lisieux, autant de chemins différents qui mènent à Dieu.
Éclairés par leur exemple, nous pouvons prendre conscience que nous sommes nous aussi appelés à la sainteté et invités à leur emboîter le pas !
Une neuvaine inspirée de la Collection « Témoins de l’Invisible » des éditions Emmanuel, biographies romancées de saints, qui se lisent comme des romans (à partir de 10 ans).
Programme
Jour 1 – Charles de Foucauld : la foi
Jour 2 – Bernadette : la vérité
Jour 3 – Carlo Acutis : la mission
Jour 4 – Geneviève : le courage
Jour 5 – Don Bosco : la bonté
Jour 6 – Pauline Jaricot : l’audace
Jour 7 – Saint Louis : la justice
Jour 8 – Sainte Louise de Marillac : le service
Jour 9 – Thérèse de Lisieux : l’amour
Prière de la neuvaine
Prière quotidienne aux 9 saints
Saint Charles de Foucauld, priez pour nous et aidez-nous à fortifier notre foi
Saint Don Bosco, priez pour nous et aidez-nous à poser un regard de bonté sur chacun en particulier sur les jeunes
Bienheureuse Pauline Jaricot, priez pour nous et aidez-nous à avoir de l’audace pour annoncer le Royaume
Saint Louis, priez pour nous et aidez-nous à poser un regard juste sur chacun, sans jugement
Sainte Bernadette, priez pour nous et aidez-nous à annoncer Jésus, le chemin, la Vérité et la Vie
Bienheureux Carlo Acutis, priez pour nous et aidez-nous à mettre nos talents au service de la mission
Sainte Geneviève, priez pour nous et aidez-nous à trouver le courage pour affirmer notre opinion, prendre des justes décisions et affronter les épreuves
Sainte Louise de Marillac, priez pour nous et aidez-nous à nous mettre au service des plus pauvres
Sainte Thérèse, priez pour nous et aidez-nous à mettre l’Amour au cœur de notre vie
Saints et saintes du Seigneur, qui nous avez précédés dans la foi, priez pour nous, inspirez-nous, guidez-nous et protégez-nous ! Amen.
Pourquoi dit-on « un travail de bénédictin » ?
À partir du Moyen Âge, le christianisme est très présent en France, et l’influence des monastères joue un rôle crucial : économique, intellectuel, spirituel, parfois même politique… Avec le temps, apparaissent des expressions issues du monachisme comme « être aux cent coups » ou encore « l’habit ne fait pas le moine », que l’on utilise encore aujourd’hui. Plus tard se formeront d’autres expressions comme « un travail de bénédictin ». Aujourd’hui, Divine Box vous dit tout sur cette dernière expression : sa signification et son origine. En route !
Que veut dire l’expression « un travail de bénédictin » ?
L’expression « un travail de bénédictin » serait apparue au XIXe siècle. Elle désigne un long travail, la plupart du temps intellectuel, qui demande de la rigueur et beaucoup de recherches. Le sens de l’expression va ensuite s’élargir et désigner les différentes tâches qui demandent de la patience et de la minutie. Il peut s’agir par exemple, de rédiger une thèse, ou encore de récolter les cassis !
Au fait, c’est quoi un « bénédictin » ?
Les « bénédictins » (« bénédictines » pour les femmes) sont des moines qui appartiennent à l’ordre fondé par saint Benoît de Nursie, un frère d’origine italienne, considéré comme le Père du monachisme en occident. Sa très célèbre règle, écrite en 529, régit encore aujourd’hui la vie quotidienne des communautés bénédictines. Cette dernière est souvent résumée en une phrase : « prie et travaille » !
Pour reconnaître un moine bénédictin, c’est très simple : il suffit de regarder l’habit ! Les frères sont habituellement vêtus d’un habit noir serré par une ceinture de cuir, le tout recouvert d’une tunique… noire bien sûr !

Les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Wandrille en plein office © Abbaye Saint-Wandrille
Des moines mauristes à l’origine de l’expression
Il faut remonter jusqu’au XVIIe siècle pour comprendre l’origine de l’expression « un travail de bénédictin ». À cette époque, l’ordre des bénédictins se développe et devient riche et puissant… si bien que l’ordre devient laxiste et la règle de saint Benoît n’est plus respectée entièrement.
En réaction, plusieurs congrégations se créent au sein de l’ordre bénédictin. Parmi elles, on retrouve l’ordre des « mauristes ». Cette congrégation, fondée au XVIIe siècle, va rapidement rayonner grâce à son travail intellectuel. « Aucune compagnie religieuse, aucun groupement de savants n’a égalé la Congrégation de Saint-Maur, et ne peut même se vanter de l’avoir suivie à une assez longue distance » lit-on par exemple dans le dictionnaire de théologie catholique (ouvrage du XXe siècle sur les différentes théologies catholiques).
Les mauristes sont donc des travailleurs assidus, célèbres notamment pour leur travail d’historiographie (étude de la façon d’écrire l’histoire) ! C’est en référence à ces mauristes et au travail de longue haleine qu’ils ont mené que va naître l’expression « un travail de bénédictin ». On devrait même dire “un travail de mauriste” pour être tout à fait exact…

Saint Maur est le saint patron des mauristes © communauté Saint-Martin
Pour résumer
Nous y voilà, vous savez désormais (presque) tout sur les origines de l’expression « un travail de bénédictin » et sur sa signification. Pour ceux d’entre vous qui auraient besoin de reprendre des forces avant d’entreprendre une telle besogne, allez donc faire un tour sur la boutique monastique en ligne de Divine Box, pour vous accorder une pause gourmande, bien méritée !
Le vote des catholiques
Dans France catholique, Fabrice Madouas a interrogé Jérôme Fourquet, suite à la parution de son nouveau livre sur La France d’après. Extrait :

Que prépare le Synode ?
Philippe Maxence reçoit les abbés Barthe et Guelfucci, le père Jean-François Thomas ainsi que Jeanne Smits :
Métiers en tension…
Dans son projet de loi sur l’immigration, Darmanin veut régulariser les clandestins dans les métiers en tension.
Parle-t-il de cette tension là ?
Installé depuis huit ans, le McDonald’s près de la place Jeanne-d’Arc, à Toulouse, fermera le 30 novembre. « Nous enregistrons entre 35 et 40 % de baisse de chiffre d’affaires, déplore son propriétaire, Michel Réglat, interrogé par la Dépêche du Midi. C’est énorme. C’est le seul de nos établissements soumis à cela. » La cause ? Le boulevard de Strasbourg, où est située l’enseigne, est « gangrené par les dealers ».
« Les clients ne viennent plus. Ce n’est plus possible de travailler dans de telles conditions. D’ailleurs je pense que ce local va rester longtemps inexploité. Personne ne veut venir travailler dans de telles conditions. Nous ne sommes pas les seuls commerçants à fuir ce boulevard. »
L’Arménie attaque l’Azerbaïdjan devant la Cour internationale de justice
L’Arménie a demandé à la Cour internationale de Justice (CIJ) dix mesures conservatoires à l’encontre de l’Azerbaïdjan, jeudi 12 octobre, dans l’affaire relative à l’Application de la convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (Arménie c. Azerbaïdjan).
La CIJ doit empêcher le nettoyage ethnique au Haut-Karabakh
Selon Erevan, «l’Azerbaïdjan doit s’abstenir […] de déplacer du Haut-Karabakh les personnes d’origine arménienne qui s’y trouvent encore, ou d’empêcher le retour sûr et rapide dans leurs foyers des personnes déplacées pendant la récente offensive militaire […] tout en permettant à celles qui le souhaitent de quitter le Haut-Karabakh sans entrave. » Également, il « doit retirer tous les personnels militaires et policiers de tous les établissements civils du Haut-Karabakh occupés depuis son attaque armée du 19 septembre 2023.»
Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) partage les demandes d’Erevan. Il est peu probable que l’Azerbaïdjan démilitarise le Haut-Karabakh, première étape de son projet expansionniste et irrédentiste qui menace explicitement l’Arménie elle-même. Mais les Arméniens du Haut-Karabakh doivent pouvoir y rester, le quitter ou y revenir en toute sécurité. Le nettoyage ethnique qu’ils subissent n’est pas tolérable, et leur droit de vivre sur leur terre ancestrale doit être protégé.
La protection du patrimoine arménien en jeu
De plus, Erevan réclame que la Cour ordonne à l’Azerbaïdjan de ne «modifier ni détruire aucun monument à la mémoire du génocide arménien de 1915 ni aucun autre monument ou bien ou site culturel arménien présent dans le Haut-Karabakh.» Un vœu pieux, alors que 99% du patrimoine arménien du Nakhitchevan, l’exclave azérie entre les frontières de la Turquie et de l’Arménie, a été détruit, y compris le cimetière historique de Djoulfa, malgré les protestations de l’UNESCO.
Sur les 75% du territoire du Haut-Karabakh repris par l’Azerbaïdjan en 2020, la totalité des Arméniens avaient fui et la totalité de leur patrimoine avait été détruit. Manifestement, les meilleurs protecteurs du patrimoine arménien restent les Arméniens eux-mêmes.
Une longue bataille juridique devant une CIJ impuissante
Cette affaire devant l’organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations Unies a débuté le 16 septembre 2021. Le 28 décembre 2022, Erevan avait notamment demandé à la CIJ d’ordonner à l’Azerbaïdjan de rétablir le libre accès au corridor de Latchine, ce qu’elle avait en effet décidé dans son ordonnance du 22 février 2023.
La CIJ juge les différends entre les États. Elle peut indiquer des mesures conservatoires avant de statuer sur le fond des affaires. Ses décisions sont sans appel, mais elle n’a aucun moyen de les faire appliquer. Preuve en est, la situation ne fait que s’empirer pour les Arméniens du Haut-Karabakh. La CIJ rendra une décision vraisemblablement favorable aux demandes de l’Arménie.
L’ECLJ agit déjà auprès du Conseil de l’Europe pour qu’il suspende exclue l’Azerbaïdjan des États membres. Une décision favorable à l’Arménie venant de la Cour Internationale de Justice serait un puissant signal et soutien pour que les députés de l’Assemblée du Conseil de l’Europe se mobilisent contre l’Azerbaïdjan.
Votre soutien pour les arméniens et le respect de l’État de droit est également essentiel. Signez et partagez la pétition pour que l’Azerbaïdjan soit suspendu du Conseil de l’Europe
Exhortation apostolique à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face
Sur la confiance en l’amour miséricordieux de Dieu. Extrait :
9. Comme il arrive dans toute rencontre authentique avec le Christ, son expérience de foi l’appelait à la mission. Thérèse a pu définir sa mission en ces termes : « Je désirerai au Ciel la même chose que sur la terre : Aimer Jésus et le faire aimer ». [15] Elle a écrit qu’elle était entrée au Carmel « pour sauver les âmes ». [16] En d’autres termes, elle ne concevait pas sa consécration à Dieu en dehors de la recherche du bien de ses frères. Elle partageait l’amour miséricordieux du Père pour l’enfant pécheur, et celui du Bon Pasteur pour les brebis perdues, éloignées, blessées. C’est pourquoi elle est la Patronne des missions, maîtresse en évangélisation.
10. Les dernières pages de l’ Histoire d’une âme [17] sont un testament missionnaire. Elles expriment sa manière de concevoir l’évangélisation par attraction, [18] et non par pression ou prosélytisme. Il est intéressant de lire comment elle le résume : « “ Attirez– moi, nous courrons à l’odeur de vos parfums”. O Jésus, il n’est donc même pas nécessaire de dire : En m’attirant, attirez les âmes que j’aime. Cette simple parole : “Attirez-moi” suffit. Seigneur, je le comprends, lorsqu’une âme s’est laissée captiver par l’odeur enivrante de vos parfums, elle ne saurait courir seule, toutes les âmes qu’elle aime sont entraînées à sa suite ; cela se fait sans contrainte, sans effort, c’est une conséquence naturelle de son attraction vers vous. De même qu’un torrent, se jetant avec impétuosité dans l’océan, entraîne après lui tout ce qu’il a rencontré sur son passage, de même, ô mon Jésus, l’âme qui se plonge dans l’océan sans rivages de votre amour, attire avec elle tous les trésors qu’elle possède… Seigneur, vous le savez, je n’ai point d’autres trésors que les âmes qu’il vous a plu d’unir à la mienne ». [19]
11. Elle cite ici les paroles que l’épouse adresse à l’époux dans le Cantique des Cantiques (1, 3-4), selon l’interprétation approfondie par les deux docteurs du Carmel, sainte Thérèse de Jésus et saint Jean de la Croix. L’Époux est Jésus, le Fils de Dieu qui s’est uni à notre humanité dans l’incarnation et l’a rachetée sur la Croix. De son côté ouvert, il a donné naissance à l’Église, son Épouse bien-aimée pour laquelle il a donné sa vie (cf. Ep 5, 25). Ce qui est frappant, c’est que Thérèse, consciente d’être proche de la mort, ne vit pas ce mystère refermée sur elle-même, dans un sentiment de seule consolation, mais avec un esprit apostolique fervent.
Philippe de Villiers : “La puissance publique avoue être l’impuissance publique”
Interrogé pendant une quinzaine de minutes par Sonia Mabrouk sur Europe 1 et Cnews hier à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage, le roman du Roi-Soleil. Il a évoqué l’actualité :
L’islamo-gauchisme ne date pas d’aujourd’hui
Extraits d’une tribune de Michel Onfray dans Le Figaro :
L’islamo-gauchisme n’existe pas, proclament les islamo-gauchistes, comme il y a peu les tenants de la théorie du genre, par exemple la ministre de l’Éducation nationale du gouvernement socialiste de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, nous disaient que la théorie du genre n’existait pas… tout en favorisant son enseignement dans l’Éducation nationale. C’est fou comme la gauche est révisionniste, voire négationniste, quand il s’agit de faire oublier ses accointances avec les antisémites !
N’oublions pas que les inventeurs du négationnisme, tels Paul Rassinier, socialiste à la SFIO, puis communiste, ou Robert Faurisson, un temps compagnon de route du Comité Maurice Audin, un communiste membre du FLN, viennent de la gauche. Le journal Le Monde, autrement dit la gauche comme il faut, publie une tribune de Faurisson intitulée Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz le 29 décembre 1978. On a déjà le goût des vrais débats dans ce journal! Nombre de négationnistes sont aujourd’hui à l’extrême gauche, la vraie. Pierre Guillaume, le libraire de la Vieille Taupe qui diffusait les textes négationnistes et révisionnistes, venait de Socialisme ou barbarie. On comprend que la gauche exige le monopole de l’écriture de l’histoire dans les médias, l’université, l’édition, la recherche: elle a bien des choses à cacher…
Premier exemple
Les socialistes du XIXe siècle, Marx compris, lire ou relire La Question juive, mais aussi Proudhon, Fourier, Leroux, Blanqui, sont antisémites et assimilent capital, capitalisme, argent, exploitation du prolétariat et Juifs. Ils fournissent les éléments de langage à l’antisémitisme de gauche contemporain paré des plumes de l’antisionisme.
Un certain Jean Jaurès, lors d’un voyage en Algérie datant d’avril 1895, écrit ceci des Juifs:
«Par l’usure, l’infatigable activité commerciale et l’abus de l’influence politique, (ils) accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois publics […]. Ils tiennent une grande partie de la presse, les grandes institutions financières, et quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus.»
Trois ans plus tard, dans son discours de Tivoli, il récidive:
«Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la force du prophétisme, […] manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d’extorsion».
Deuxième exemple
Le Parti communiste français, en vertu du pacte germano-soviétique, collabore avec les nazis entre le 23 août 1939 et le 22 juin 1941 (1), date à laquelle leur ami Hitler siffle la fin de la collaboration entre le totalitarisme brun, le sien, et le totalitarisme rouge, celui de Staline et de ses amis. C’est l’époque où, parlant de Léon Blum, Maurice Thorez, alors patron du PCF, écrit:
«Le sang innocent qui ne tache jamais ses mains aux doigts longs et crochus.»
Le 22 octobre 1941, Guy Môquet, communiste, fils d’un député communiste, est fusillé comme otage et non comme résistant: il est emprisonné le 13 octobre 1940, le Pacte sévit toujours, pour avoir distribué des tracts défaitistes et collaborationnistes et non des tracts résistants. Il a été choisi parmi d’autres comme otage par les nazis pour venger la mort d’un de leurs officiers tué à Nantes le 20 octobre 1941 par trois communistes devenus résistants puisque le pacte a été rompu par Hitler le 22 juin 1941 et non parce qu’il résistait. Le pacte germano-soviétique invitait au contraire: il souhaitait la paix avec l’occupant nazi au nom d’un combat contre des ennemis communs: les gaullistes, la City, le capitalisme, les Anglais et… les Juifs. C’est le même PCF qui demande à l’occupant hitlérien que L’Humanité reparaisse en juin 1940.
De même, Staline fut un antisémite invétéré, qu’on se souvienne du procès des blouses blanches en 1953.
Troisième exemple
Les attentats de Septembre noir, début septembre 1972, permettent à des terroristes palestiniens d’abattre onze athlètes israéliens, et un policier. Sartre manifeste son soutien ainsi qu’un certain Edwy Plenel. La notice Wikipédia intitulée «Prise d’otages des Jeux olympiques de Munich» est bien faite, on a de bons community managers à gauche: on n’y trouve en effet ni le nom de Sartre ni celui de Plenel. Dommage, car on eut aimé lire ce qu’écrivait l’actuel patron de Médiapart dans Rouge (n° 171):
«L’action de Septembre noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l’amiable que les réactionnaires arabes s’apprêtaient à conclure avec Israël. […] Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation. […] À Munich, la fin si tragique, selon les philistins de tout poil qui ne disent mot de l’assassinat des militants palestiniens, a été voulue et provoquée par les puissances impérialistes et particulièrement Israël. Il fut froidement décidé d’aller au carnage».
On aurait également aimé lire ou relire ces phrases de Sartre, tellement à l’aise pendant l’occupation nazie qu’il pistonne Simone de Beauvoir pour qu’elle travaille dans une radio antisémite en 1944, quelques semaines avant le Débarquement allié, qui affirme dans La Cause du peuple du 15 octobre 1972:
«Dans cette guerre, la seule arme des Palestiniens est le terrorisme. C’est une arme terrible mais les opprimés n’en ont pas d’autre ; et les Français qui ont approuvé le terrorisme du FLN contre des Français doivent également approuver l’action terroriste des Palestiniens. Ce peuple abandonné, trahi et exilé ne peut montrer son courage et la force de sa haine qu’en organisant des attaques mortelles.»
L’ignominie remonte à loin. Nombre de philosophes dits des Lumières sont antisémites: Voltaire, Diderot, Kant, Sade, d’Holbach. Ce ne sont pas des penseurs de droite, catholiques, monarchistes, contre-révolutionnaires, mais des icones pour les progressistes. De même avec l’abbé Grégoire qui, étrangement, passe pour un philosémite, probablement par ceux qui ne l’ont jamais lu, alors qu’il propose de régénérer la race juive, ce qui suppose donc qu’elle soit dégénérée, avant d’inviter les Juifs à cesser de l’être pour se fondre dans la République – lire, pour s’en rendre compte, son Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs. Pour les fainéants, la seule lecture du titre suffit pour constater que les juifs sont dégénérés physiquement, moralement et politiquement. Sous Mitterrand, l’homme dont l’ Essai a été préfacé de façon élogieuse par Robert Badinter, a été panthéonisé… Il est vrai que cet évêque constitutionnel siégeait lors de la Convention avec les Montagnards, l’extrême gauche révolutionnaire. Il était du bon côté des forces du mal. […]
Rappelons enfin que, pendant la Seconde Guerre mondiale, le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, choisit son camp: il approuve Hitler qu’il rencontre à Berlin en novembre 1941 et, antisémitisme oblige, il souhaite rallier les Arabes à la cause nazie. Le 27 octobre de la même année, il rencontre Benito Mussolini qui accepte son soutien aux puissances de l’Axe. Il crée une division arabe de waffen SS. À Berlin, le 2 novembre 1943, il enseigne:
«Les musulmans devraient suivre l’exemple des Allemands qui ont trouvé une solution définitive au problème juif».
Le 15 mai 1945, il est arrêté par les troupes françaises, puis transféré dans la région parisienne où il vit confortablement avec ses deux secrétaires. La mosquée de Paris met un cuisinier à sa disposition. Il déménage plusieurs fois et reçoit qui il veut, quand il veut, comme il veut. La France refuse son extradition. Mais il part finalement au Caire sous un faux nom avec de faux papiers fournis par le Quai d’Orsay. Il meurt à Beyrouth le 4 juillet 1974. Les leaders de l’OLP sont bien sûr à son enterrement. On voit bien quels Français s’y trouveraient aujourd’hui. […]
Marseille : Stéphane Ravier en immersion dans un Centre de migrants
Reportage d’une vingtaine de minutes réalisé par Livre Noir dans un Centre de rétention administrative pour migrants avec le sénateur Stéphane Ravier. Le lieu où ils sont retenus 60 jours avant d’être – théoriquement – expulsés dans leur pays d’origine. Aujourd’hui, pour 500 000 sans papiers en France, il n’existe que 3 000 places dans les CRA.
Libération relaye en Une la photo d’un manifestant brandissant une photo générée par IA
Libération a publié en Une la photo d’un manifestant brandissant la photo d’un enfant dans les décombres de Gaza, photo déjà vue en février pour illustrer un tremblement de terre en Syrie et Turquie, en fait une photo générée par intelligence artificielle… Le directeur de la publication a été contraint de faire son mea culpa.
Proche-Orient : le spectre de l’embrasement
C’est la une de @Libe ce jeudi
Lire : https://t.co/nj2k4mQp7h pic.twitter.com/kv4CGHagSG
— Libération (@libe) October 18, 2023
I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E!
Cette photo de bébé palestinien brandie par un manifestant en #Une de @libe n’a rien à voir avec Gaza et remonte au moins à février. Un #fake!@dovalfon êtes-vs conscient de l’impact d’une telle image choc avec le mot “embrasement” dans le contexte actuel? pic.twitter.com/7gpCip4KJb
— InfoEquitable (@InfoEquitable) October 19, 2023
Roberto de Mattei : Histoire du concile Vatican II
Conférence donnée le 14 juillet par Roberto de Mattei, dans le cadre de l’Université d’été 2023 de Renaissance Catholique. Roberto de Mattei est un historien, philosophe de l’histoire et journaliste italien.
Nous avons plus de chances d’aller au ciel que de gagner un match de rugby
Intéressant parallèle entre le rugby et la vie chrétienne par l’abbé Baudouin De Maillard-Taillefer, FSSP :
[…] N’oublions pas d’abord que comparaison n’est pas raison : si l’image du ballon ovale permet de décrire un peu la vie des chrétiens, on en restera cependant à une comparaison imparfaite et insuffisante ! Ceci dit, quelles similitudes et différences entre le match des bleus et notre vie chrétienne ?
Sélectionnés à vie
Tout commence par la sélection, qui appelle le joueur à rejoindre l’équipe dont il arbore fièrement le maillot. De même, tout démarre pour les chrétiens avec le sacrement du baptême, où Dieu nous revêt du vêtement de la grâce sanctifiante : depuis ce jour nous sommes sélectionnés à vie dans l’équipe du Bon Dieu ! Et dès cette étape, une différence majeure saute aux yeux : Fabien Galthié n’a que 22 places dans son équipe, alors qu’il n’y a pas de limites dans le camp des saints !
La composition du XV
Au rugby, on affronte un adversaire humain comme nous ; dans la vie spirituelle, l’équipe adverse est composée du diable comme capitaine, des démons comme piliers et du monde comme ailiers. Par contre l’équipe chrétienne – la nôtre – est composée de tous les saints du Ciel, avec comme capitaine Notre Seigneur Jésus-Christ, sorte de demi-de-mêlée qui ne cesse d’attirer à lui tous les hommes et d’encourager les chrétiens. Il est secondé par la Très Sainte Vierge Marie, en quelque sorte un demi d’ouverture parfait, qui pousse chacun à donner le maximum : « faites tout ce qu’il vous dira ! » Face à ce binôme, l’équipe adverse ne peut rien faire, d’où les attaques sur les joueurs plus faibles que nous sommes… Autre atout de l’équipe chrétienne : les liens étroits de notre capitaine avec l’arbitre : qui d’autre, pour tenir le rôle de juge suprême, que Dieu en personne, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ ?
Un jeu où tous ont le ballon – en même temps !
Au rugby, le cœur du jeu est la maîtrise du ballon ovale ; le cœur de la vie spirituelle est la grâce. La grâce vient de Dieu, nous l’avons reçue au baptême, et nous avons à grandir avec elle chaque jour. Alors qu’il n’y a qu’un seul ballon (normalement!) sur un terrain de rugby, ici tous les chrétiens peuvent avoir la grâce en même temps, donc marquer bien plus de points face à l’adversaire ! Et s’il est vrai qu’au rugby, les adversaires peuvent tenir et jouer le ballon, et ainsi marquer des points pour l’emporter ; dans la vie spirituelle il en va autrement ! Là, ni les démons ni le monde ne peuvent se saisir de la grâce divine : ils ne peuvent qu’essayer de la contrer, y faire obstruction, pousser à la faute, mais aucunement marquer des points. La victoire d’un chrétien est donc bien plus aisée que celle du XV de France, elle nécessite seulement de marquer le minimum de points, c’est-à-dire d’être saint en acte : un ultime acte d’amour de Dieu comme celui du bon larron sur la croix, un simple drop avec ses trois points, et c’est le Ciel assuré !
Aller chercher le bonus offensif
Ceci dit, pourquoi se contenter du minimum ? Le score fleuve de France-Namibie (96-0) manifeste l’envie des joueurs de marquer le plus de points possible. Et pour marquer des points au rugby, il faut inscrire des essais. Cela tombe bien, le Bon Dieu nous demande aussi de faire des essais sur terre, d’essayer encore et toujours de faire le bien qui est à notre portée. Le succès dans la vie chrétienne ne dépend pas (toujours) de nous, mais aussi longtemps que nous persévérons, tentative après tentative, essai après essai, le tout infusé de charité, alors nous demeurons avec le Bon Dieu qui se charge de les valider et de les transformer pour nous !
Cartons et sanctions : dernière chance jusqu’au coup de sifflet final
Toutefois, marquer n’est pas si évident, car l’équipe adverse lutte pied à pied pour défendre son terrain et nous pousser à la faute. Cette équipe démoniaque ne peut pas triompher, mais si elle obtient le match nul elle aura éloigné pour toujours une âme de la Sainte Trinité. Pour cela, elle compte sur nos faiblesses, nos erreurs de lecture, nos trahisons : ce sont les fautes, en-avants et autres gestes dangereux sur les joueurs. Selon la gravité, elles peuvent donner lieu à une pénalité, pour les péchés véniels, et jusqu’à une exclusion du terrain, dans le cas des péchés mortels. Là encore, le règlement est plus souple dans la vie chrétienne que sur la pelouse : tant que le match n’est pas achevé, tant que la vie terrestre suit son cours, les exclusions ne sont que temporaires ! Par contre, elles ne durent pas dix minutes, mais jusqu’à ce que nous reconnaissions nos fautes et implorions la miséricorde de Dieu dans le sacrement de pénitence. Si en revanche la mort nous trouve sur le banc et non sur le terrain, sans la charité qui est nécessaire au vêtement de notre baptême, alors l’exclusion devient définitive, alors il est trop tard, alors le Ciel est perdu, et c’est l’enfer par notre faute et notre orgueil…
La stratégie de la victoire
Pour gagner, il faut marquer des points, au moins le minimum, et viser le maximum ; pour cela il faut donc batailler contre l’équipe adverse : de l’intérêt des passes, mêlées, courses vers l’en-but, jeu au pied, touches et ballons portés : autant d’actes différents, autant de combinaison possibles, autant de manières différentes de vivre chrétiennement, saintement, avec l’amour de Dieu et du prochain qui nous rapprochent inexorablement de la victoire ! Chacun de nous peut ainsi trouver la manière qui lui correspond de renoncer à soi-même, de prendre sa croix et de suivre le Christ, le tout sous l’œil attentif et les avis techniques du staff que constituent les prêtres et évêques, pasteurs de l’Église, entraîneurs de l’équipe de Dieu !
Aussi n’ayons pas peur des placages et obstructions adverses : ce sont les épreuves et difficultés qui ne manquent jamais sur le chemin vers le Ciel. Et puis, quand l’adversaire fait une faute, n’y a-t-il pas avantage pour notre équipe ? Cet avantage, comme nos avancées, ce sont toutes les grâces actuelles qui ne cessent de pleuvoir sur nous au quotidien, souvent à notre insu.
Le match a déjà commencé
Que nous le voulions ou non, depuis que nous sommes nés, l’engagement est joué, le match de notre vie est lancé, et depuis le baptême nous sommes pleinement enrôlés dans le camp de Dieu. Vous l’aurez compris, nous affrontons un adversaire redoutable, mais contre un adversaire qui ne peut pas gagner, qui a déjà perdu. La seule question, c’est l’équipe que nous soutiendrons : allons-nous jouer le beau jeu de Dieu, en vivant de charité, en essayant chaque jour de faire le bien qui est possible, en aimant Dieu et le prochain ? Ou au contraire, nous replierons-nous sur nous-même, dans notre orgueil, notre confort ou notre paresse, multipliant en-avants et jeu dangereux des péchés, jusqu’à l’exclusion définitive de l’enfer ? Oui, la bataille fait rage autour de nous, comme au point de retombée du ballon après une touche, certes il peut y avoir des blessures, des fautes, des chutes : mais n’ayons pas peur, le Christ est toujours à nos côtés pour nous relever. Après tout, ne triomphe-t-il pas par la Croix, dans la souffrance et l’humiliation, avec et malgré elles ? Oui, il est normal que notre vie chrétienne soit un combat : mais c’est pour que la victoire soit plus belle, et qu’elle dure toute l’éternité !
Le Mouvement Conservateur a fêté ses 10 ans, sous le signe de l’âme de l’Europe
Le 14 octobre, le Mouvement Conservateur, présidé par Laurence Trochu, organisait une journée avec près de 400 militants dans le Grand Théâtre d’Asnières, pour le 10e anniversaire de Sens commun dont il est le successeur.
Le Mouvement avait placé la journée sous le signe de l’Europe, en accueillant 7 orateurs de très haut niveau venus de 6 pays différents. Les éclairages donnés par ces personnalités sur l’actualité politique dans leur pays a conforté l’analyse des Conservateurs sur l’urgence d’une convergence européenne. Deux tables rondes réunissant des personnalités reconnues, l’une sur la lutte contre la déconstruction culturelle ; l’autre sur l’écologie, ont rythmé la journée. Du témoignage unanime des participants, elles ont permis d’explorer en profondeur des thèmes cruciaux pour la droite et pour la campagne des européennes.
- Phillip Blond, ancien conseiller de David Cameron
- José Javier ESPARZA TORRES, journaliste, essayiste espagnol, auteur de La Gran Epopeya de España
- David ENGELS, universitaire belge, auteur de La crise de l’Union européenne
- Rodrigo BALLESTER, directeur du Mathias Corvinus Collegium (MCC) à Budapest
- Jean-Frédéric POISSON, Président de VIA La Voie du Peuple
- László TROCSANYI, eurodéputé hongrois, ancien Ministre de la Justice du gouvernement Orbán
- Francisco José CONTRERAS PELÁEZ, ancien député Vox de Séville
- Bérénice Levet, philosophe et écrivain
- Francisco GIUBILEI, éditeur et essayiste italien, conseiller spécial du Ministre de la culture, auteur de Conservare la natura et de Sovranità energetica
- Bertrand ALLIOT, porte-parole français de l’association «Action Ecologie»
Invitée d’honneur de la journée, Marion Maréchal, tête de liste Reconquête ! pour les élections du 9 juin 2024, a délivré un discours fondateur, appelant de ses vœux la consolidation d’un véritable conservatisme français, éloigné de toute logique de passivité mais au contraire animé d’un esprit de conquête et de victoire.
Enfin, la présidente du Mouvement Laurence Trochu a délivré un discours magistral en 3 temps : elle a d’abord relevé le degré sans précédent de menace qui pèse sur l’Europe, et appelé les Conservateurs de tous les pays à s’unir pour former, face au péril du terrorisme islamique, la Grande Muraille d’Europe. Elle a ensuite appelé à refaire une civilisation, et donc réveiller et faire vivre l’âme de l’Europe, qui repose sur l’identité propre de chaque peuple qui la compose, en complément du substrat culturel commun grec, latin, chrétien. Elle a enfin détaillé la façon dont le Mouvement conservateur envisage ses combats à l’avenir en France, en instant sur l’importance des forces morales. Voici son discours :
Merci, mes chers amis du Royaume-Uni, du Royaume d’Espagne, de Hongrie, d’Italie, du Royaume de Belgique, et de toute la France, de vos témoignages. Merci du partage de votre expérience et de vos fulgurances.
Merci, chère Marion Maréchal, d’avoir fait entendre le timbre si vibrant et si juste d’une voix conservatrice, d’une voix fine, clairvoyante et soucieuse de proclamer à notre monde politique combien nous attendons mieux de lui.
Je dois dire que nous en avons besoin, de cet engagement, de ce courage et de cette lucidité de regarder la situation en face. Nous en avons grand besoin, car chaque minute perdue est une éternité dilapidée au grand livre de l’Histoire de nos Nations européennes.
Dans le ciel de l’Olympe, le sablier du géant Kronos s’écoule tandis que sa terrible faux frémit, semblant nous signifier après Paul Valéry : « Vous autres, civilisations ! Vous savez maintenant que vous êtes mortelles. »
Il y a déjà pourtant 55 ans – 55 ans ! plus d’un demi-siècle – que le visionnaire britannique Enoch Powell tenait devant le congrès du Parti conservateur un Discours qui restera dans l’Histoire :
« La fonction suprême de l’homme d’Etat est de protéger la société de malheurs prévisibles. […] Comme les Romains de Virgile, je vois confusément le Tibre écumant de sang. »
Enoch Powell n’est plus parmi nous, et nous avons à cœur d’espérer que ses songes n’iront jamais jusqu’au bout de leur terrible prémonition romaine. Car qu’aurait-il dit au spectacle des attentats du métro de Londres, en 2005 ? Qu’aurait-il dit au spectacle du Bataclan, en 2015 ? Que dirait-il à la vue de ce qui s’est passé à Gaza il y a une semaine, le jour de la fête de Yom Kippour ? Que dirait-il de ce qui s’est encore passé hier à Arras ? Que dirait-il de la réaction de nos sociétés occidentales, gangrenées par la complaisance, paralysées par l’invasion migratoire qu’elles ont subie et qui les empêche littéralement de réagir comme elles le devraient, comme l’ont montré les circonlocutions douteuses du Président de la République en France ?
Le discours de Powell avait pourtant fait des émules. Il y a exactement 50 ans, notre visionnaire français, Jean Raspail, faisait paraître la prophétie que l’on sait, écrite du haut des rochers de Boulouris, à Saint-Raphaël, et qui chaque jour révèle sa pertinence. Pour tomber sous le coup de la conspiration du silence.
Il flotte dans l’air européen comme un parfum d’hypocrisie, de non-dits, de technocratie hallucinogène, de culture de mort et de mensonge.
Et nous Conservateurs de toutes les Nations d’Europe, vous mes chers amis, et les Peuples qui savent que nous avons raison, nous sommes les derniers debout sur la Muraille.
Car il y a une Muraille. Il y a une frontière. Il y a une limite.
Il n’est plus possible que le résultat de 2.500 ans de civilisation grecque, romaine, chrétienne, soit anéanti par le flot ininterrompu des arrivées de jeunes hommes déracinés, de jeunes familles dépourvues des fondations élémentaires d’une éducation, d’un art de vivre dans nos sociétés policées, d’une éthique morale.
Et pire que tout : de l’arrivée de djihadistes qui nous détestent et qui n’attendent qu’une chose, nous imposer leur loi, nous soumettre à leur violence, nous réduire à néant – ou à la conversion forcée.
Il est donc temps, grand temps, plus que temps de bâtir l’alliance de la Grande Muraille d’Europe.
Il faut bâtir un Mur en Europe.
Une maison ne tient pas sans murs, un pays ne tient pas sans frontières, un continent ne se maintient pas sans limites.
Il ne s’agit pas, bien sûr, d’un mur de pierre et de chaux. Il s’agit du Mur de nos volontés. Il s’agit du Mur de l’action, qu’il faut rendre implacable, celle de nos forces de sécurité, de police, de Justice. Il s’agit de la fin du droit du sol, de la fin du « droit d’immigrer » que constitue le regroupement familial et la jurisprudence des Cours nationales et européennes, de la fin du droit de se loger et de se nourrir en Europe sans travailler et sans rien apporter.
Il s’agit de retrouver une diplomatie qui relève la tête, qui cesse de consentir aux demandes larmoyantes des pays d’Afrique et du Maghreb, si insistants pour obtenir des avantages et des aides, alors qu’ils ont pourtant rejeté les puissances européennes loin de leurs frontières.
Il s’agit de retrouver la capacité de dire NON.
Il s’agit de se dresser, devant l’Histoire, devant ce que nos enfants retiendront de nous, à l’appel de notre Honneur, devant nos Drapeaux – qui ont vu nos pères combattre comme des Lions, essuyer tant de peines –, et qui contemplent aujourd’hui le spectacle effroyable d’une génération réduite à l’impuissance, une génération de lionceaux ligotés dérivant au long des eaux saumâtres du renoncement.
Quelle meilleure occasion que les élections européennes pour relancer ce maul du courage, de la détermination et de l’espoir qui doit unir tous les Conservateurs d’Europe ?
Oui, ma chère Marion, tu as fait le choix courageux de revenir en politique et de reprendre le flambeau, de te mettre à la tête d’une liste européenne qui doit secouer l’Europe comme un séisme, un soubresaut apte à révéler les forces engourdies de la volonté de survie des peuples européens.
Ce combat, nous le mènerons avec toi, à tes côtés. Partout en France, partout en Europe, dans la grande chaîne solidaire des Conservateurs.
Et puis, mes chers amis, non contents de nous dresser sur le Mur extérieur de l’Union, il nous faut bâtir à nouveau une civilisation.
Il faut refaire l’âme de l’Europe.
Qu’est-ce que l’âme de l’Europe ? L’âme de l’Europe, c’est le meilleur de ce que chacune de nos Nations peut apporter à un ensemble géographique, politique, culturel qui partage tant.
L’âme de l’Europe, c’est la fondation pierre par pierre de la Chrétienté sur les ruines de l’Empire romain : c’est l’Espérance.
L’âme de l’Europe, c’est ce grand manteau d’églises et de monastères, suivant les figures immenses de Saint Martin, Saint Benoît, Saint Colomban, Saint Boniface et tous leurs successeurs, dont les fondations ont constitué le terreau et l’aliment de la vie intellectuelle : c’est la Foi.
L’âme de l’Europe, ce sont ces Clercs, qui avaient sauvé les manuscrits de l’Antiquité, qui étaient les grands éducateurs des peuples, à qui Charlemagne a demandé de fonder les premières écoles : c’est le Savoir.
L’âme de l’Europe, c’est cette puissance implacable avec laquelle l’aïeul de ce même Charlemagne avait arrêté la conquête Musulmane à Poitiers en 732, ou encore celle avec laquelle les armées navales de Dom Juan d’Autriche ont détruit la flotte ottomane à Lépante le 7 octobre 1571 : l’âme de l’Europe,c’est la Force.
L’âme de l’Europe, ce sont les rois arbitrant les litiges, sur le fondement d’un droit qui recherche toujours la plus grande équité entre les requérants : c’est la Justice.
L’âme de l’Europe, ce sont ces chefs œuvres dans chacun des 7 arts que le monde nous envie : c’est la Beauté.
L’âme de l’Europe, c’est la grandeur de sa littérature, de sa science, de ses Universités, c’est son ingéniosité et sa maestria.
L’âme de l’Europe, c’est ce ressort intime qui est dans le cœur des Hommes et qui les fait poursuivre de grandes ambitions, épouser de larges vues, et, dans le même temps, s’appliquer pour soi-même, en son for intérieur, à garantir la plus grande rigueur morale, la plus grande vertu, la plus grande exemplarité, et bien souvent la plus grand abnégation. L’âme de l’Europe, c’est le don de ses meilleurs esprits à de grandes œuvres, et c’est une forme de Charité.
Combien de continents dans le monde ont-ils été marqués d’une telle exigence ?
Certes, l’Europe a été grêlée de vicissitudes. Son Histoire est une trame entachée de conflits, de déchirements, de renoncements. Si l’Europe a sidéré le monde par les charmes de sa civilisation, elle a aussi déçu, détourné les Nations par la violence de ses conflagrations, puis par ses promesses non tenues.
Certes, cette Europe qu’on a voulu forger après la Guerre, fondée sur la mise en commun d’intérêts matériels, ne nous satisfait plus aujourd’hui. Cette Europe là a peut-être parlé à nos porte-monnaie, elle a sans doute contribué à la hausse de la prospérité en abaissant des barrières aux échanges, mais elle n’a jamais parlé à nos cœurs.
Cette Europe est impuissante, devant tous les grands dossiers de la planète. Cette Europe est incapable de parler d’une seule voix : nous venons de le voir au sujet des attaques en Israël et de l’aide au développement qui est encore versée dans la bande de Gaza.
En vérité, l’Europe unie n’a jamais existé que sous la pression d’ennemis communs. Depuis Charlemagne, ces ennemis communs, au Sud de l’Europe, ce sont les guerriers de l’Islam.
Cette configuration n’a pas changé. Le front du Sud est resté identique.
Il est temps de s’unir, car la menace n’est plus fictive ! Elle est devant nous, elle est chez nous. La menace, c’est la Turquie qui joue un double jeu et prête main forte à tous les fondamentalismes, tout en postulant à l’entrée dans l’Union européenne. Son soutien à l’Azerbaïdjan dans la guerre du Haut-Karabagh est proprement scandaleux, au regard de l’Histoire et de ce qu’elle a déjà fait subir aux Arméniens ! Dans ce moment, nos pensées sont avec les victimes abandonnées de ce conflit éhonté, déplorant la passivité complète de l’Union européenne.
La menace, c’est l’Algérie, qui doit tant à la France et qui la nargue de plus en plus ouvertement.
La menace, ce sont les djihadistes qui nous viennent de Tunisie, de Libye, de Syrie, et que nous laissons prendre racine sur notre sol.
Nous ne résoudrons pas le problème de l’immigration en le repoussant en Italie, avec un poste de douane armé à Menton !
C’est à la racine qu’il faut prendre ce problème : interdire les départs à la source.
Pour cela, seule la volonté collective des pays européens peut changer la donne. Et dans les relations internationales, il n’y a qu’un seul langage qui soit audible : celui du rapport de force, avec tous les déploiements de puissance que cela sous-entend.
Alors, allez-vous me dire, qu’est-ce qui peut réveiller cette âme de l’Europe ? Si ce ne sont pas les institutions européennes sur lesquelles nous pouvons compter, qui va agir ?
Et vous avez raison : ce n’est pas Emmanuel Macron, ni Ursula von den Leyen qui vont nous tirer d’affaires.
Emmanuel Macron ? Regardons ici, en quelques instants, le bilan de son second mandat.
Dans tous les domaines, ce ne sont que d’effroyables échecs et des reculs scandaleux au regard de l’Histoire.
- La sécurité ? Faut-il rappeler l’effarante débandade du Stade de France, faut-il rappeler les viols, les attaques au couteau, les agressions permanentes dont les Françaises et les Français, sont l’objet, à l’instar de cette innocente Lola dont le meurtre sauvage nous a tant émus, à l’instar de cette dame âgée de 67 ans violée et rouée de coup de façon atroce à son domicile le 19 septembre dernier à Versailles par un étranger sous OQTF. On pourrait multiplier le récit de ces faits de francocides. Où est Emmanuel Macron ?
- L’immigration ? Où en est la réduction des visas promise avec le Maghreb ? Depuis l’accueil de l’Ocean Viking jusqu’à celui des migrants de Lampedusa, ce sont des flots ininterrompus qui arrivent sur notre sol, comme en témoignent les 450.000 bénéficiaires de l’Aide Médicale de l’Etat, chiffre inégalé qui laisse penser que le nombre d’illégaux en France a atteint le million.
- La politique étrangère ? Pouvons-nous imaginer plus vaste champ de ruine, après qu’Emmanuel Macron, multipliant avec arrogance les leçons qu’il croit pouvoir donner à la terre entière, a perdu la face devant tous les soutiens traditionnels de la France ? Même au Mali et au Sahel, où, au terme de 10 années de traque des djihadistes et de formation des armées locales, après que 58 de nos soldats ont payé le prix du sang, la France part sous la huée de potentats putschistes ! Comment la France, puissance permanente au Conseil de sécurité des Nations-Unies, peut-elle conserver sa crédibilité au hasard de tels résultats ?
- en matière culturelle aussi. Quand la fête de la Musique au Palais de l’Elysée continue de ressembler à la Foire du Trône, ou encore quand Emmanuel Macron affirme le 27 juillet dernier, que notre chère langue française n’appartient plus à la France mais aux rives du fleuve Congo, comment croire qu’il oeuvre pour le rayonnement de notre pays ?
- en matière économique, le bilan est tout simplement désastreux. Après les 600 milliards d’euros de dette supplémentaire contractées en raison d’une réaction disproportionnée aux conséquences du Covid, la France doit porter une dette record de 110% du PIB dont les intérêts vont radicalement limiter ses marges budgétaires. Elle se retrouve avec le bonnet d’âne de l’Union Européenne. La balance commerciale n’a jamais été aussi dégradée. A moins 160 milliards d’euros, elle tutoie les grandes profondeurs et on a du mal à discerner la martingale qui fera revenir la production industrielle en France. Et pourtant, les impôts ne baissent pas et même ne cessent d’augmenter, car il faut financer des chèques, et notamment des dépenses sociales consenties à l’égard des immigrés et de clientèles électorales, totalement irresponsables.
- en matière d’énergie, la catastrophe causée par le désinvestissement dans le nucléaire est un scandale national. Loin de se détourner du miroir aux alouettes de l’éolien, E. Macron est en train d’obstruer l’horizon tout le long de nos côtes et de nos campagnes, avec des monstres d’acier aux pales en fibre de carbone.
- quant à nos agriculteurs, face à une concurrence étrangère féroce et une inflation écrasante, ils se sentent abandonnés. Nous sommes loin de la nécessaire souveraineté alimentaire, qui avait pourtant été promise en 2020 et en 2022. “Gouverner c’est prévoir”. Les changements climatiques modifient déjà les cultures et nos agriculteurs savent depuis la nuit des temps s’adapter aux conditions nouvelles. Mais où est le Gouvernement pour anticiper, protéger et former pour l’agriculture de demain? Où est le Gouvernement pour les aider à adapter la production de semences, la logistique, le stockage, la transformation, trouver des débouchés, organiser la distribution ? Où est le Gouvernement pour repenser la formation des agronomes, car plutôt que d’indemniser sans réflexion de long terme, il faut permettre l’anticipation.
- l’agenda sociétal n’est pas en reste. L’euthanasie va arriver au Parlement, nouvelle rupture anthropologique majeure qui va changer la place du médecin, pour le transformer en administrateur de la mort.
Vous l’avez bien compris, mes chers amis, nous ne pouvons pas compter sur E. Macron pour relever la France, et encore moins pour agir efficacement en Europe.
En réalité, pour réveiller l’âme de l’Europe, nous n’avons pas d’autre choix que de réveiller celles des Peuples d’Europe.
Il est temps que sortent de leur torpeur l’âme des Espagnols, celle des Autrichiens, celle des Irlandais, celle des Allemands, celle des Danois, et qu’elle s’unisse à celles des peuples qui ont déjà commencé à se réveiller : les Polonais, les Hongrois, les Suédois, les Italiens.
Car l’Europe d’aujourd’hui n’est pas un empire, c’est un concert de Nations.
J’ai bien entendu, dans vos discours et dans les tables rondes, les points forts qui font de vos pays des phares, chacun selon son génie propre.
- la Grande-Bretagne a quitté l’UE, elle n’est pas exempte de mille défis, notamment migratoires et sécuritaires, mais ce pays, comme il l’a montré à l’occasion du couronnement de son nouveau roi, garde sa confiance dans sa permanence historique.
- en Espagne, la coalition des droites est quasiment parvenue aux portes du pouvoir…
- La Hongrie nous fournit un modèle remarquable de redressement de la politique familiale, convaincue qu’une nation qui n’a plus d’enfant se meurt, au sens propre et au sens figuré.
- L’Italie a réussi son union des droites et nous montre la voie, même si elle ne peut réussir seule dans son dialogue avec Bruxelles.
Chacun à votre manière, vous avez secoué la torpeur du progressisme béat et destructeur, et vous avez entrepris de rendre à vos pays ce qui fait le fond de leur âme.
Et pour nous Français, quelle est notre tâche ?
Il nous faut – et cela a été brillamment développé ce matin – protéger notre patrimoine culturel des idéologies de la déconstruction.
Il nous faut aussi mettre en oeuvre une écologie conservatrice, au service de l’homme : sortir de l’écologie punitive, ouvrir des perspectives positives dans les esprits de notre jeunesse, faire baisser nos émissions de carbone non pas par des sanctions mais grâce à la recherche et l’innovation, trouver un équilibre anthropologique et non pas seulement une vaine course mathématique à une décroissance hasardeuse.
Mais tout cela ne saurait suffire. Il faut aller plus loin.
Notre tâche consiste à réveiller et faire vivre l’âme de la France.
Qu’est-ce que l’âme de la France ?
– c’est l’âme d’un peuple qui ne veut pas disparaître, pas subir, pas s’incliner, mais durer : c’est la Force.
Cette Force, nous la trouverons dans notre volonté impitoyable de ne plus rien céder aux faiblesses du découragement et de l’abandon. Il nous faut lutter ! Il nous faut rayonner autour de nous les convictions dont nous sommes remplis, et qui ne demandent qu’à s’épancher et remporter l’adhésion !
– c’est une France fière de son histoire, de sa culture et de son art de vivre :
- préservons la langue française, tant face à l’écriture inclusive que face à la disparition des savoirs fondamentaux !
- exigeons l’excellence de l’instruction, fruit de l’exigence scolaire et de la sélection !
- Cultivons la richesse des traditions et des terroirs !
- Réhabilitons l’apport du christianisme dans notre culture et nos mœurs, si riches et si fécondes !
- exigeons de l’Etat la mise en place d’office d’une organisation du culte musulman chargée de clarifier tout point de divergence avec notre culture et nos mœurs.
- Ce que nous voulons, c’est une France belle où il fait bon vivre, dans laquelle les vertus d’équilibre et de mesure sont à nouveau remises à l’honneur.
- protégeons notre écrin naturel et nos cadres de vie !
- Reconnaissons le rôle irremplaçable de nos paysans et relevons les défis de production locale, de gestion des ressources limitées, de lutte contre le gaspillage et d’adaptation si nécessaire pour faire face à l’évolution du climat !
- Donnons à nouveau les moyens nécessaires, dans la loi et dans les budgets, à nos forces de police et de gendarmerie afin que règne l’ordre, qui est la condition de la paix !
- c’est une France humaine et juste, qui s’appuie sur les vertus de prudence et la justice:
- rendons à nouveau la Justice, donnons les moyens à nos magistrats et faisons sanctionner les magistrats qui ne remplissent plus leur rôle !
- Oeuvrons pour la préservation de l’espèce humaine et pour le caractère sacré de la vie !
- Encourageons la famille, cœur de la société !
- Développons le logement et la propriété privée comme lieu de l’enracinement !
- Protégeons nos entreprises des ravages de la mondialisation, conservons nos emplois et assumons notre patriotisme économique, sans rogner sur les libertés et sans intervenir à tout propos !
- Assumons enfin efficacement notre devoir de fraternité envers les plus fragiles, à commencer par notre prochain, c’est-à-dire nos propres compatriotes confrontés à la pauvreté !
Voilà un vaste programme, mais ô combien nécessaire chers amis. Car faire vivre l’âme de la France, c’est tout à la fois :
- donner à nouveau du sens à l’action de nos institutions publiques et de nos concitoyens.
- C’est s’inscrire dans une Histoire pour bâtir un Avenir.
- C’est admettre que devant les enjeux moraux qui se posent à nous – et Dieu sait s’ils ne manquent pas, du harcèlement que subissent nos enfants exposés aux “drag queens” dans les écoles, aux choix à faire en matière d’usage de l’intelligence artificielle, en passant par le contrôle de la vie humaine –, les solutions ne consistent pas essentiellement à trouver des critères matériels, mais à retrouver “la conscience sans laquelle la science n’est que ruine de l’âme” [Rabelais].
- C’est admettre que l’homme – “merveilleusement vain, divers et ondoyant” selon Montaigne ; “néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant” selon Pascal – doit parfois s’incliner devant la part de sacré qui le dépasse, qu’il ne peut balayer d’un revers de la main, ce que 2000 ans de civilisation nous ont enseigné avec constance.
- C’est accepter que la laïcité peut fournir des règles pour les rapports entre l’Etat et les religions, mais qu’elle ne saurait donner une âme à un peuple.
- Que les grandes lois de l’espèce humaine : la Prudence, la Justice, la Force et la Mesure, sont des vertus de l’âme, et qu’elles sont éminemment importantes pour les gouvernants, et qu’elles devraient être les critères du fonctionnement de nos institutions.
- Que ces vertus ne peuvent croître que si l’Etat et la société les honorent, les défendent et les protègent, et si l’école les enseigne.
Si nous tirons le meilleur de notre civilisation, en puisant dans son être profond, alors nous pouvons à nouveau être le phare dans la nuit que nos contemporains attendent des Conservateurs.
Chers amis, ne nous leurrons pas, les temps qui sont devant nous ne sont probablement pas faciles. L’insécurité augmente. La tension dans le pays est telle qu’E. Macron a reconnu lui-même qu’il ne pouvait pas dénoncer publiquement les institutions islamiques qui gangrènent nos quartiers, au risque de provoquer une guerre civile.
Comment, dans ce contexte, vont se passer les mois prochains, et en particulier les Jeux Olympiques organisés en France à l’été 2024 ?
Comment croire encore à la vertu de la Politique ?
Mais nous, Conservateurs, ne sommes pas démunis.
Nous avons un horizon. Cet horizon dans l’immédiat c’est la candidature que tu portes, chère Marion, pour les élections du 9 juin prochain au Parlement européen, de concert avec tous ceux qui te rejoindront sur ta liste. Tu le sais, le Mouvement conservateur, avec ses adhérents, est à tes côtés pour cette importante bataille.
Nous avons un programme : ce sont ces points que je viens de vous détailler. Un programme exigeant, un programme enthousiasmant. Je suis certaine que je peux compter sur vous, chers amis, pour le décliner, chacun à votre manière, chacun selon vos qualités, chacun dans votre Province, chacun avec l’optimisme et la générosité qui vous caractérisent.
Sur les rives de Seine où nous sommes réunis aujourd’hui, je ne peux manquer d’avoir une pensée pour une petite bergère qui, voici 1600 ans, faisait paître ses moutons, non loin d’ici, à Nanterre. Elle n’était pas grand chose. Elle aussi, a dû se dire que tout était perdu, lorsque les hordes de Huns qui avaient ravagé l’Europe ont déferlé sur Paris. Mais elle n’a pas baissé la garde.
« Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous resterons. Nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »
Puissions-nous à notre tour ne pas baisser la garde, défendre chèrement notre pays, notre peuple et notre civilisation et mener pied à pied les combats qui nous attendent.
Vive la Conservation de notre patrimoine et de notre âme !
Vive nos Nations européennes !
Et comme dit Eric Zemmour:
Vive la République,
Et surtout, surtout, vive la France !
Saint Pierre de Colombier : Les éco-terroristes occupent à nouveau illégalement le chantier et commettent des violences
Les pseudo-écologistes mais vrais extrémistes de gauche ont à nouveau occupé illégalement le chantier du site Notre Dame des Neiges porté par la Famille Missionnaire de Notre Dame en Ardèche.
Alors qu’ils ont perdu tous leurs procès et que la FMND dispose de toutes les autorisations environnementales, les activistes ont usé de la force pour interrompre les travaux, pourtant autorisés formellement par la préfète de l’Ardèche :
“Le promoteur ayant son permis en bonne et due forme, les recours ayant été épuisés, et les travaux de mise en défense réalisés, il était fondé de reprendre les travaux” [source]
La semaine dernière, deux activistes se sont enchainés à la pelleteuse entrainant l’arrêt provisoire des travaux. Et en début de semaine, les activistes ont pénétré de force sur le chantier que la communauté avait décidé de défendre pied à pied, frères et sœurs engagés de manière rugueuse sur le terrain :
“Les échanges ont été réellement virils, tant pour extraire les activistes de l’engin que pour les intercepter lorsqu’ils arrivaient ; une jeune sœur du sud-ouest qui a de bons restes de techniques rugbystiques a d’ailleurs fait un placage magistral sur celui qui semblait être le meneur des zadistes et qui a mordu la poussière.” [source]
Le lendemain, la passivité scandaleuse des gendarmes laissant passer (sur ordre?) les activistes, a entraîné les mêmes conséquences : vaine lutte et arrêt des travaux.
“Les échanges furent effectivement rugueux. La communauté et quelques amis ont réussi à contenir les activistes quelques instants mais, en raison de l’inaction des gendarmes, les travaux s’arrêtèrent pour des raisons de sécurité et les ouvriers furent envoyés sur un autre chantier. Encore une journée de travail perdue… Heureusement, un huissier présent fit correctement son travail pour bien caractériser les poursuites en justice.” [source]
La vidéo de la sœur plaquant le quinquagénaire mal rasé a été vue sur les réseaux sociaux des millions de fois et a entraîné une couverture médiatique jusqu’aux Etats-Unis. Il ne manquerait plus que Donald Trump fasse un don à la FMND pour que nos écolo-bobos anticléricaux fassent une syncope. [source]
Énorme ! La bonne sœur qui plaque un écologiste… du grand spectacle en Ardèche où des religieuses défendent le chantier d’un futur centre religieux face aux militants qui bloquent à cause de l’impact sur l’environnement.
🎥 @ferro_nicolas
☝️plaquage non réglementaire pic.twitter.com/3wSyO7s3LO— Léo Chapuis (@leo_chapuis) October 16, 2023
Ces quelques extrémistes violents, qui veulent se faire passer pour des victimes tout en tentant de faire pression sur la justice et sur les pouvoirs publics, veulent imposer les contre-vérités d’une minorité au plus grand nombre. Et ils ont gain de cause car les travaux ne peuvent pas reprendre tant que le chantier n’est pas sécurisé. Or il est impossible voire même interdit dans notre Etat de droit de faire la police soi-même. Et la préfecture ne veut visiblement pas prendre ses responsabilités alors que c’est son rôle et sa mission de faire respecter l’ordre républicain.
Une fois de plus, Gérald Darmanin est un beau parleur mais surtout le pire ministre de l’intérieur que la France ait connu. En avril dernier, il promettait que plus une seule ZAD ne s’installerait en France et annonçait, début octobre, avec sa communication dégoulinante d’hypocrisie qu’une cellule de son ministère épaulerait les préfectures. Soit Gérald Darmanin est un menteur, soit cette préfète de l’Ardèche, Sophie Elizéon, anciennement déléguée interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, partage les opinions politiques et sociétales des zadistes.
Pour terminer, voici deux vidéos des journées des 16 et 17 octobre qui montrent que la violence vient des zadistes qui pénètrent de force dans un terrain privé :
Pour aider à la construction de ce futur sanctuaire, c’est ici.
Pour être informé de la suite des évènements, vous pouvez vous abonner à cette page facebook animé par un collectif de soutien à la FMND (voir son blog).
Le collectif de soutien vient également de créer une cagnotte pour faire face aux dépenses imprévues (frais d’avocat, d’huissier, sécurisation du chantier, gardiennage…) en raison des actions de ces activistes de l’ultra gauche. Toutes les explications ici.
Individualisation du prélèvement à la source : le couple devient la juxtaposition de deux célibataires
Le député Renaissance Marie-Pierre Rixain a fait adopter en Commission des finances un amendement au projet de loi de finances, concernant l’individualisation du prélèvement à la source. Le député explique dans l’exposé de cet amendement :
Le système fiscal français a été conçu sur un modèle de solidarité familiale entre conjoints mariés dans un contexte où les couples mono-actifs (homme actif et femme au foyer) représentaient le modèle dominant et la norme portée par les politiques publiques. Si des ajustements ont été apportés depuis, certains mécanismes de base restent très favorables au conjoint le plus aisé, dans 78 % des cas l’homme. Ainsi, les femmes en couple perçoivent un revenu annuel inférieur de 42 % à celui de leur conjoint, contre 9 % entre les femmes et les hommes sans conjoint. Un écart qui s’explique, en partie, par une charge fiscale qui tend à pénaliser les revenus du conjoint le moins aisé : plus l’écart de salaires est important entre les deux apporteurs, plus la fiscalité est avantageuse pour le foyer. Un biais fiscal qui, comme le montre les travaux de l’OCDE, pénalise l’emploi des femmes : le taux d’emploi des femmes est inférieur de 6 points à celui des hommes, et plus d’une femme sur quatre travaille à temps partiel contre moins d’un homme sur dix.
En France, l’impôt est prélevé à la source sur les revenus de chaque membre du couple. Par défaut, l’administration fiscale calcule un taux de prélèvement par foyer fiscal, qui tient compte de l’ensemble des revenus et charges, qu’elle applique pareillement à chacun des conjoints, indistinctement de leurs revenus propres. Néanmoins, même en couple, il est possible d’opter pour un taux de prélèvement individualisé afin de prendre en compte les écarts de revenus entre conjoints. Un mode de calcul qui évite de pénaliser le conjoint ayant les plus faibles revenus par un taux d’imposition disproportionné. Rappelons que l’imposition commune augmente le taux marginal d’imposition du conjoint ayant les revenus les plus faibles de 6 points tandis qu’elle diminue de 13 points celui du conjoint ayant les revenus les plus élevés.
Le présent amendement aménage le prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu pour les couples mariés ou liés par un pacte civil de solidarité et soumis à imposition commune. Il inverse, à compter de 2025, la logique qui prévaut actuellement s’agissant du taux de PAS en proposant l’application par défaut du taux individualisé, tout en ménageant la possibilité pour les contribuables concernés d’opter pour le maintien du taux du foyer fiscal.
Cette mesure qui fait partie de la proposition de loi visant à accélérer l’égalité fiscale et successorale entre les femmes et les hommes, déposée par Marie-Pierre Rixain le 7 mars 2023, a été annoncée par la Première ministre lors de la présentation du plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2023-2027) à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars 2023.
L’application systématique du taux de PAS individualisé – sauf option contraire – en lieu et place du taux du foyer fiscal vise ainsi à garantir une plus grande égalité entre les femmes et les hommes par une répartition des prélèvements entre les membres du foyer fiscal plus favorable à celle ou celui dont les revenus sont les plus faibles.
Compte tenu de la nécessité d’assurer l’information des contribuables en amont et des travaux de gestion nécessaires à la mise en œuvre du dispositif, l’entrée en vigueur de la mesure est fixée au 1er septembre 2025.
En pratique, cet amendement ne change rien, puisque l’impôt au final sera le même qu’avant, et que l’individualisation du taux est déjà possible. Le taux individuel de prélèvement à la source est calculé sur l’impôt qu’aurait payé la personne si elle n’avait pas été en famille. Or dans le cas de deux revenus différents, on sait que l’imposition de la somme des revenus est plus favorable à la famille que l’imposition de chaque revenu séparément, à cause du taux progressif et de l’application du quotient familial. Donc une des conséquences de cet amendement sera que dans bien des cas la somme prélevée sera supérieure à l’impôt. Ce n’est pas grave en principe, car la somme sera réajustée avec remboursement en fin d’année. C’est très intéressant pour la trésorerie de Bercy… mais pas pour la trésorerie de la famille.
L’ “Exposé sommaire” de l’amendement a une argumentation qui n’est ni juste, ni cohérente. On parle d’un prélèvement à la source favorable ou défavorable au conjoint le plus aisé ou le moins aisé. Cela n’a pas de sens puisque au final c’est la communauté qui est imposée, donc personne n’est ni lésé ni avantagé, et d’ailleurs le couple y gagne du fait du quotient familial. Ce qui compte, c’est que conformément à l’article 214 du code civil, les époux contribuent chacun aux charges du mariage “à proportion de leurs facultés respectives”, à eux de faire les comptes.
Il est écrit dans cet exposé sommaire “une charge fiscale qui tend à pénaliser les revenus du conjoint le moins aisé”, puis dans la phrase suivante on reconnaît que “plus l’écart de salaires est important entre les deux apporteurs, plus la fiscalité est avantageuse pour le foyer”. Au lieu de capitaliser sur cette vérité, le rédacteur la qualifie immédiatement de “biais fiscal”, et change de sujet en rendant cette disposition favorable aux familles coupable de “pénaliser l’emploi des femmes”, ce qui est plus que discutable (les travaux de l’OCDE invoqués ne font que constater les différences entre l’emploi des femmes et celui des hommes, et ne prouvent en rien que le bénéfice fiscal accordé aux familles en soit responsable).
La conclusion est donc que cet amendement ne change rien sauf l’option par défaut d’un taux global ou individualisé pour le prélèvement à la source, donc un avantage financier par défaut pour L’État.
Alors si cette opération est neutre, pourquoi un tel amendement ?
On a l’impression que le rédacteur ne parle pas d’une famille, mais de la juxtaposition de deux célibataires, que les charges de familles et de l’éducation des enfants seraient une corvée. L’impression que donne le texte est que la famille est une aliénation de l’individu, et particulièrement de la femme. On sent derrière ça la volonté d’abandonner à terme la notion de famille, que le seul interlocuteur doit être l’individu. Or nous savons que la famille est la clé de voûte de la société, et la famille est fondée sur la solidarité de ses membres. Cet amendement est dangereux car il oriente encore plus vers l’individualisation (chacun pour soi) au détriment de la solidarité du couple.
Le même député a déposé un autre amendement pour permettre de faire des dons exonérés aux associations féministes et autres wokes, amendement également adopté en commission.
