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Le grand remplacement par la langue

Avec trois à quatre millions de locuteurs, l’arabe dialectal est la deuxième langue la plus parlée sur le territoire français. Devant les créoles et le berbère, l’alsacien, l’occitan, le breton, les langues d’oïl, le francique, le corse et le basque.

Cela semblerait être une première dans l’histoire, au croisement du recul des langues régionales, de la mondialisation et des migrations. L’arabe dialectal rassemble plus de locuteurs que ceux de toutes les langues régionales confondues. Du reste, les chiffres du nombre d’arabophones en France «sont difficiles à évaluer précisément et donc à tempérer», selon l’ancien délégué à la langue française.

L’arabe dialectal, principalement oral, n’est pas codifié et il est très mouvant. Il comprend une diversité de dialectes dont les locuteurs respectifs ne se comprennent pas forcément entre eux. En France, l’arabe dialectal est pratiqué très majoritairement sous sa forme maghrébine. Parfois aussi sous ses formes libanaise, égyptienne, syrienne…

Léonie Martin : rien n’est impossible à Dieu

Dans son émission Le Belles figures de l’Histoire, Aymeric Pourbaix recevait hier Madeleine de GOURCUFF, auteur d’une biographie sur Léonie MARTIN, la soeur de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus :

Festival du Théâtre à Boulogne : le plus grand festival de « théâtre chrétien » en France

A partir du 29 novembre aura lieu la deuxième édition du festival Théâtre à Boulogne. Voici le programme de ce cru 2023 !

Les organisateurs ont accepté de répondre en exclusivité pour les lecteurs du Salon Beige à quelques questions et nous en disent plus :

Rappelez-nous en quoi consiste ce festival qui approche à grands pas ?

En deux mots, c’est le plus grand festival de « théâtre chrétien » en France, de par son ampleur (7 spectacles), réunissant uniquement des artistes professionnels.

Même si, en réalité, l’expression « théâtre chrétien » est impropre : le théâtre est fait pour tout le monde ; on aime, on n’aime pas, on est touché ou pas… comme n’importe quel spectacle à vrai dire. Mais il y a bien entendu une dimension verticale que l’on ne retrouve peut-être pas partout ailleurs, bien entendu.

Après le succès de la première édition, quelles nouveautés pour cette année ?

Nous tâchons de proposer des spectacles de grande qualité, sur le fond comme sur la forme. Après, bien entendu, il y en a pour tous les goûts : des spectacles « tout public » (un superbe conte de Noël, un témoignage de vie plein d’énergie), des spectacles plus contemplatifs ou « intellos » particulièrement soignés (sur saint Etienne, sur le thème de la tentation), des évocations de personnages marquants (Jacques Fesch, Saint Charles de Foucauld) ; et puis, il y a la création sur le sport, thème d’actualité à quelques mois de l’organisation des JO en France.

Sur le sport ? Quel lien avec la spiritualité ?

Hé oui, cela peut paraître étonnant, mais quand on creuse un peu, l’activité sportive nous renvoie à des enjeux bien plus profonds que la simple transpiration dans une salle de fitness : le rapport au corps, à la création, à l’entraide, au courage ; mais aussi la triche, la nouvelle religion qu’est le sport, avec ses idoles, ses grandes messes, sa « liturgie », etc.

Nous avons commandé cette création à la compagnie Le Saut du tremplin et le résultat est superbe : une belle tranche de rire, mais aussi en grattant un peu, des réflexions pas bêtes du tout… et de multiples références bibliques.

Et en plus, nous avons le concours d’un grand Monsieur du sport français en la personne de l’illustre Nelson Monfort, qui a prêté sa voix au spectacle et qui sera d’ailleurs présent au festival !

On assiste souvent à un désintérêt des milieux catholiques pour le théâtre. Comment réagissez-vous ?

Oui, il est de bon ton, dans certains milieux, de se lamenter de l’état de la culture en France, qui prône plus le laid, le glauque et une idéologie mortifère que le beau et la magie du verbe et du Verbe ! C’est malheureusement en partie vrai, mais pas seulement, loin de là. Et heureusement. Nous essayons, avec nos humbles moyens (nous ne recevons aucune aide publique), de proposer autre chose. Mais nous ne pourrons poursuivre notre mission que si nous sommes soutenus. Et le meilleur soutien… c’est de venir ! C’est presque un acte de militantisme que d’assister à ces spectacles, en plus de passer une excellente soirée, bien entendu ! Alors à très bientôt, chers amis. Nous comptons sur vous : RDV à partir du 29 novembre au Festival Théâtre de Boulogne !

Pour réserver :

  • Par tel :06 64 52 59 17
  • Par courriel : [email protected]
  • Pour les groupes : 06 81 46 45 36

https://www.alboflede.fr/festival-theatre-a-boulogne-2023/

Parcours phares d’Hozana pour grandir dans l’amour de Dieu pendant l’Avent

Voici les parcours phares d’Hozana pour grandir dans l’amour de Dieu pendant ces 22 jours qui précèdent la venue du Messie :

  • 22 jours pour transformer sa relation à Dieu, par Corentin Dugast

Corentin Dugast, auteur de “Devenir Missionnaire sans bouger de chez soi”, propose un parcours inédit pour apprendre à prier et développer une relation de cœur à cœur avec Jésus.  Ce parcours audio et écrit est une traversée du désert pour se laisser aimer par Dieu, pour aimer Dieu en retour et pour faire aimer Dieu.

Le lien pour s’inscrire à ce parcours d’Avent https://urlz.fr/oqZy

  • 22 jours pour s’affermir dans le combat spirituel, par l’Abbé Charles-Thierry

Le Christ nous appelle à tenir notre lampe allumée, à lutter pour la lumière dans nos épreuves personnelles et dans ce monde à l’actualité sombre. L’Avent est un temps privilégié pour réaffirmer foi et espérance au milieu des combats de nos vies. 

Le lien pour s’inscrire à ce parcours d’Avent : https://urlz.fr/oqZU

  • Méditations guidées sur les vertus associées à Noël, par Meditatio

Meditatio, première application chrétienne de méditation francophone, a conçu un parcours audio sur les vertus chrétiennes pour se préparer à Noël. Ce parcours permet de préparer son cœur en méditant sur l’espérance, la simplicité, la joie, etc. 

Le lien pour s’inscrire à ce parcours d’Avent https://urlz.fr/or0d

Avent 2023 : 22 jours pour s’affermir dans le combat spirituel

Les temps que nous vivons sont particulièrement marqués par les violences, la haine et la guerre. Ajoutant à cette sombre actualité, nos propres épreuves qui ne nous laissent bien souvent aucun repos, le désir de la paix et de la justice se fait de plus en plus pressant.

L’Avent signifie « ce qui vient » (Adventus). Durant ce premier temps de l’année liturgique les chrétiens se préparent durant 4 semaines à la fête de Noël qui fait mémoire de la naissance de Jésus-Christ, de l’incarnation du Fils de Dieu.

Comment à la lumière des prophètes et des saints nous pouvons nous aussi accueillir Celui qui vient pour que ce jour ne nous surprenne pas comme un voleur (1Th 5, 4). Avant le jour de la manifestation glorieuse du Christ et l’instauration de son règne de justice et de paix, force est de constater que nous cheminons encore dans la nuit des épreuves, du péché, du doute et de l’ignorance. 

Chacun de nous est invité à tenir sa lampe allumée, à lutter contre tout ce qui peut éteindre la flamme de notre espérance : « Jésus le Christ est vainqueur de tout mal ». Cette lutte pour la lumière et contre les ténèbres est le combat spirituel de tout un chacun.

Le Christ est la lumière qui brille dans les ténèbres et que les ténèbres n’ont pas arrêté (Jn1,5).

Tout combat spirituel consiste à laisser le Christ conduire nos pensées et nos actes au quotidien. Pour cela les vertus cardinales de prudence, de tempérance, de justice et de force d’âme sont exercées dans le cœur de ce qui veillent dans la nuit de l’épreuve.

Chers amis, l’avent est un temps privilégié pour qu’ensemble et chacun nous réaffirmions notre foi et notre espérance au milieu des combats qui marquent nos vies. Il est un temps favorable pour réentendre la promesse de l’Emmanuel « Dieu avec nous ». Ensemble chaque jour veillons et prions à la lumière des saintes Ecritures. Au milieu des épreuves, menons le bon combat, soyons les témoins de sa lumière. Le voici, il vient le Seigneur Prince de la paix pour accomplir toute justice.

« Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. Plus qu’un veilleur ne guette l’aurore, attends le Seigneur, Israël » (Psaume 129).

En avent !

Programme de cette “neuvaine”

Jour 1 : Quand tombe la nuit

Jour 2 : Seigneur donne-moi un signe

Jour 3 : Ne me lâche surtout pas

Jour 4 : Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation

Jour 5 : Ne crains pas je suis avec toi

Jour 6 : Seigneur je ne suis pas digne

Jour 7 : Un passé difficile à assumer

Jour 8 : la puissance de notre Dieu se révèle dans la faiblesse

Jour 9 : La voix qui crie dans le désert

Jour 10 : La boussole des vertus cardinales

Jour 11 : les armes du combat spirituel

Jour 12 : Perché sur les épaules de géant

Jour 13 : dites à cette montagne : « déplace-toi ! »

Jour 14 : Savez-vous planter la joie à la mode des saints ?

Jour 15 : que ton Règne vienne

Jour 16 : Que ta volonté soit faite

Jour 17 : Elle qu’on appelait la femme stérile

Jour 18 : L’Esprit saint te couvrira de son ombre

Jour 19 : Dans le doute…

Jour 20 : Quand toutes les portes se ferment

Jour 21 : Tu es mon fils bien-aimé

Jour 22 : Sur la Terre comme au Ciel

L’intervenant : Père Charles-Thierry Ndjandjo

Prêtre dans le diocèse de Pontoise, le père Charles-Thierry est vicaire du groupement paroissial de l’Hautil et aumônier général des étudiants de Cergy-Pontoise.

Ordonné en septembre 2020, il accompagne au quotidien non seulement de nombreux collégiens, lycéens et jeunes professionnels mais également nos anciens à la maison de retraite de Neuville sur Oise.

Son ministère auprès de ces personnes et sa propre vie spirituelle lui ont inspiré en 2023 d’enseigner sur le combat spirituel chaque jeudi de Carême pour nous encourager à tenir bon dans les épreuves et à garder vivante l’espérance du salut.

Pour ce temps de l’Avent, le père Charles-Thierry nous propose des méditations quotidiennes et inédites sur le combat spirituel.

Au nom du Père, du Fils et du saint Esprit

Viens, Esprit-Saint, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos, dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort. O lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final donne la joie éternelle. Amen

Pater… Ave… Gloria…

Prière à saint Michel Archange du Pape François

Ô glorieux Archange saint Michel, toi qui annonces au monde la nouvelle consolante de la victoire du bien sur le mal : ouvre notre vie à l’espérance. Le Seigneur de l’univers t’a rendu puissant contre les forces de l’ennemi : démasque les pièges du Diable et de l’esprit du monde. Rends nous victorieux contre les tentations du pouvoir, de la richesse et de la sensualité. Sois le rempart contre toute machination, qui menace la sérénité de l’Eglise ; sois la sentinelle de nos pensées, qui libère de l’assaut de la mentalité mondaine ; sois le guide spirituel qui nous soutient dans le bon combat de la foi. Ô glorieux Archange saint Michel, qui toujours contemples la Sainte Face de Dieu, gardes-nous fermes sur le chemin vers l’Eternité. Amen.

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25e dimanche après la Pentecôte – VIe Dimanche qui est resté après l’Épiphanie

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Malgré le titre, c’est la messe du XXIIIe dimanche après la Pentecôte qui sera chantée de nouveau ce dimanche. Il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver en cette fin d’année liturgique. Dans le Missel tridentin de 1962, l’Antiphonaire grégorien n’assigne que 24 dimanches à la période qui s’étend de la Pentecôte à l’Avent. Mais comme la durée de ce cycle dépend de la date de Pâques, si l’on a dû omettre quelques dimanches après l’Épiphanie, leurs collectes et lectures sont reprises après le XXIIIe dimanche après la Pentecôte. Les chants de ce dernier dimanche du cycle d’automne sont alors répétés à chacune de ces messes dominicales supplémentaires.

La messe assignée au XXIVe dimanche conserve néanmoins son privilège de précéder immédiatement le cycle de l’Avent. Aussi les messes intercalaires doivent-elles se placer entre le XXIIIe et le XXIVe dimanche. C’est pour cette raison que ce XXIVe dimanche a dans le Missel le titre de dernier après la Pentecôte.

► Introït  Dicit Dominus

Nous avions observé depuis plusieurs semaines que la pensée de l’Église se tournait de plus en plus vers la fin des temps ; c’est la période dans laquelle nous sommes en ce moment, même s’il doit s’écouler un certain nombre de siècles avant le retour du Seigneur, ce que nous ignorons. C’est un temps d’angoisse et d’incertitude, nous nous en apercevons : la foi s’est refroidie sur terre, de faux prophètes surgissent, les hommes sont désemparés. Aussi la liturgie de ces dimanches est-elle pleine d’appels angoissés vers le Seigneur, notamment par l’emploi du psaume 129 De profundis, qui était déjà celui de l’Introït du vingt-deuxième dimanche, et que nous allons retrouver cette fois à l’Alléluia et à l’Offertoire.

Mais en réponse à ces appels nous trouvons aussi des paroles du Seigneur pleines de paix et d’espérance : si nous sommes fidèles, et si nous mettons en lui notre confiance, nous n’aurons rien à craindre. Ainsi dans l’Introït de ce vingt-troisième dimanche, Dieu s’adresse à nous par la bouche du prophète Jérémie, qui se trouve à Jérusalem alors que la plus grande partie du peuple d’Israël est en captivité à Babylone, et le moral de ces captifs n’est évidemment pas brillant ; ils sont tentés par le désespoir, des prophètes de malheur leur annoncent toutes sortes de calamités… Aussi Jérémie s’efforce-t-il de les rassurer et de les inciter à la confiance en Dieu, qui veut leur bien et qui les délivrera, en leur envoyant ce message :

Dicit Dominus : ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis : invocabitis me, et ego exaudiam vos : et reducam captivitatem vestram de cunctis locis.
Voici ce que dit le Seigneur : mes pensées sont des pensées de paix et non de malheur. Vous m’invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous lieux.

Jérémie annonçait ainsi aux exilés leur prochain retour, qu’il prophétisait d’ailleurs d’une façon plus précise dans la suite de ce passage. Ce texte est tout à fait d’actualité : nous aussi nous sommes dans un temps d’épreuves et d’inquiétude, mais le Seigneur nous invite à garder en Lui notre confiance, et il nous délivrera de la captivité du péché qui nous retient prisonniers.

La mélodie de cet Introït est pleine de calme et de paix, avec une certaine solennité : c’est Dieu qui parle. On remarquera le bel élan sur le mot pacis, puis une invitation pressante sur invocabitis me, et beaucoup de douceur sur exaudiam vos, toute la fin étant de plus en plus paisible et assurée.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 84, dans lequel le peuple d’Israël remerciait le Seigneur pour le retour de captivité annoncé par Jérémie :

Benedixisti Domine terram tuam : avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre (c’est-à-dire votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité.

Graduel : Liberasti nos

Le texte du Graduel du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 43, dans lequel le peuple d’Israël rappelait à Dieu tous les bienfaits dont il l’avait comblé dans le passé pour le supplier de ne pas l’abandonner maintenant dans sa détresse. Nous avons trouvé cette supplication finale dans l’Introït du dimanche de la Sexagésime ; les deux versets qui figurent ici expriment la reconnaissance et la louange de tout le peuple pour les victoires d’autrefois :

Liberasti nos, Domine, ex affligentibus nos : et eos qui nos oderunt, confudisti. In Deo laudabimur tota die, et nomini tuo confitebimur in sæcula.
Vous nous avez délivrés, Seigneur, de nos persécuteurs, et vous avez confondu ceux qui nous haïssaient. En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons votre nom à jamais.

Nous pouvons faire nôtres les sentiments de reconnaissance exprimés ici, en nous souvenant des grâces répandues par Dieu sur son Église, sur notre pays, et sur chacun de nous individuellement, et nous y puiserons une plus grande confiance au milieu des épreuves présentes. La deuxième partie nous invite même à prolonger notre regard avec espoir, par-delà le jugement dernier, vers la bienheureuse éternité qui nous attend si nous sommes fidèles.

Cette perspective donne à ce Graduel un caractère de louange joyeuse et enthousiaste, traduite par de grandes vocalises légères montant et descendant avec souplesse et élégance.

Alléluia : De profundis

Après les paroles apaisantes du Seigneur dans l’Introït du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte, et dans le Graduel les élans d’enthousiasme et d’espoir des élus enfin délivrés du péché et louant éternellement le Seigneur dans le ciel, nous allons retrouver dans les deux chants suivants de cette messe l’ambiance d’angoisse et d’incertitude de la fin des temps avec le psaume 129 De profundis dont le premier verset constitue le texte de l’Alléluia et de l’Offertoire :

De profundis clamavi ad te, Domine : Domine exaudi vocem meam.
Du fond de l’abîme je crie vers vous, Seigneur, Seigneur écoutez ma voix.

Un Alléluia n’est pas toujours joyeux, nous l’avons déjà vu à propos de celui du dix-septième dimanche, dont celui d’aujourd’hui, texte et mélodie, est très proche, mais plus développé. La vocalise de l’Alléluia est assez longue et très suppliante, avec un motif répété deux fois et amorcé une troisième. Le verset, comme celui du dix-septième dimanche, comporte deux grandes montées très expressives, ici sur les deux verbes clamavi et exaudi, avant de retrouver la longue vocalise de l’Alléluia.

Offertoire : De profundis

Le texte de l’Offertoire du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du verset alléluiatique, avec cependant une petite différence, le mot vocem étant remplacé par orationem ; au lieu de : écoutez ma voix, on a : exaucez ma prière. Les dons que nous présentons à Dieu doivent être enveloppés du parfum de l’humiliation. Nous offrons à Dieu de suis donis ac datis sans que rien puisse être vraiment nôtre. De plus Dieu n’a pas besoin de nos dons et de nos adorations, mais nous, suprême misère, nous avons un ineffable besoin de Lui.

La mélodie est en rapport avec ce changement ; ce n’est plus comme dans l’Alléluia la voix qui fait entendre sa supplication d’une façon extérieure, intense et vibrante. On a ici une prière encore très expressive, mais plus intérieure et plus retenue, comme c’est d’ailleurs généralement le cas dans les Offertoires. On voit comment la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

Comme celui du seizième dimanche, cet Offertoire a la forme d’un triptyque, la troisième phrase reprenant identiquement la première ; elles encadrent une deuxième phrase nettement plus longue, avec sur le mot meam une grande vocalise qui semble ne pas vouloir finir.

Communion : Amen dico vobis

L’antienne pour la Communion est tirée de saint Marc (XI, 24) Il s’agit d’une parole prononcée par Notre Seigneur le Mardi Saint, après l’épisode du figuier stérile et l’allusion à la foi capable de transporter les montagnes, et peu avant l’annonce de la ruine de Jérusalem et de la fin du monde. Mais elle doit être hors de place. Dans l’Antiphonaire grégorien venait le premier verset du psaume 129. « Je vous dis en vérité : Quand vous priez, croyez avec une foi vive que vous obtiendrez ce que vous demandez, et cela vous sera accordé. »

C’est une petite antienne assez courte.

Amen dico vobis, quidquid orantes petitis, credite quia accipietis, et fiet vobis.
En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous arrivera.

C’est donc encore, comme l’Introït, une réponse divine très encourageante aux appels angoissés de cette fin des temps ; mais la mélodie est beaucoup plus légère, c’est un simple petit récitatif où tous les mots sont bien mis en valeur, seule la fin et fiet vobis est une affirmation un peu plus solennelle. Ainsi les chants de cette messe, et ceux de toute l’année liturgique, s’achèvent dans une ambiance de paix, de confiance et d’espérance, où la méditation des textes liturgiques doit toujours nous maintenir, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser.

L’enfer existe et il n’est ni temporaire ni vide

Claves publie 4 articles de l’abbé de Massia sur l’enfer :

L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, ‘le feu éternel’. La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.

L’enfer n’est pas avant tout le lieu d’une condamnation par Dieu mais d’un refus volontaire de son amour. La racine de l’existence de l’enfer et de son éternité se trouve ainsi dans le péché mortel : un acte libre mauvais, offense à Dieu, par lequel on place sa fin dernière (le but et le sens de sa vie) dans une autre réalité que lui – au lieu d’agir en ayant pour but ultime l’union à Dieu, on refuse implicitement de reconnaître en lui la source unique de notre bonheur.

L’influence d’Hans Urs von Balthasar et de sa relecture « parénétique » des paroles de l’Écriture relatives à l’Enfer (selon laquelle ces annonces auraient un caractère d’avertissement, voire de menace, et non d’affirmation) conduit beaucoup à penser aujourd’hui que l’existence d’âmes damnées ne serait pas contenue dans la Révélation. […] Dieu mentirait-il à ses propres enfants pour se faire obéir, comme le feraient des parents en mal d’inspiration (« Si tu n’es pas sage, on t’abandonne sur le bord de la route ») ? Voilà qui est bien indigne de la pédagogie aimante du Seigneur, mais surtout incompatible avec sa Vérité infinie.

L’Enfer est ainsi cette vérité de foi qui correspond à la vérité de Dieu et de l’homme, et de l’homme-Dieu qui donne sa vie pour nous. La gravité de notre destinée est celle d’un être spirituel ordonné à une vie sans fin, dont les options sont à la mesure de sa vocation à l’intimité divine. Si nous étions des végétaux ou des animaux, nos actions seraient bien insignifiantes, mais doués d’intelligence et de volonté libre, créés à l’image de Dieu et appelés à lui ressembler, nos actes ont un véritable poids d’éternité. L’existence de l’Enfer, affirmée envers et contre tout par l’Église, vient nous rappeler cette vérité et notre responsabilité.

Le “baromètre de la rue arabe” et le “trouillomètre présidentiel” deviennent des instruments de gouvernance

Emission Face à Philippe de Villiers du 17 novembre sur CNews :

Un extrémiste pro-avortement rejoint la Cour internationale de justice

Sarah Cleveland, professeur de droit et extrémiste de l’avortement, a obtenu un large soutien de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies pour siéger pendant neuf ans à la Cour internationale de justice. Et ce, malgré les efforts considérables déployés par les pro-vie pour l’écarter de ce poste.

Le président Biden avait précédemment choisi Cleveland pour être son principal conseiller juridique au Département d’État américain, un effort qui a été contrecarré par des groupes pro-vie qui ont averti les sénateurs républicains de l’extrémisme de Cleveland en matière d’avortement alors qu’elle siégeait au Comité des droits de l’homme de l’ONU.

En 2018, Cleveland et ses collègues ont rédigé une décision qui fait de l’avortement un droit humain international en vertu de la clause du “droit à la vie” du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Il convient de noter que Mme Cleveland et ses collègues ne sont pas habilités à modifier des traités de droit contraignant. Ils l’ont quand même fait, bien que le PIDCP ne mentionne pas l’avortement.

La Cour internationale de justice (CIJ), à laquelle Cleveland va maintenant siéger, est le principal organe judiciaire des Nations unies situé à La Haye. La Cour a été créée en 1945 et se compose de 15 membres. Elle est chargée de régler les différends juridiques entre les États membres et de donner des avis consultatifs aux organes de l’ONU.

Les experts juridiques s’attendent à ce que Mme Cleveland utilise sa position à la Cour pour promouvoir l’avortement et les droits des personnes LGBTIQ+ dans les pays dont les lois interdisent l’avortement et le mariage entre personnes de même sexe.

Les pays ont désigné neuf candidats pour les cinq postes à pourvoir à la Cour internationale. Conformément aux procédures de l’ONU, des votes simultanés ont eu lieu à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité. Le premier vote de l’Assemblée générale a été concluant : cinq candidats ont obtenu la “majorité absolue”, soit 97 voix sur 193. Cleveland a reçu le deuxième plus grand nombre de voix – 135, juste derrière le candidat du Mexique. Au Conseil de sécurité, le vote a nécessité cinq tours de scrutin avant d’être concluant. Aucun droit de veto ne s’applique aux élections. Les votes dans les deux chambres ont eu lieu à bulletin secret.

Bien qu’elle ait obtenu les votes nécessaires à la Cour, un tiers des États membres de l’ONU n’ont pas soutenu Cleveland. Le mois dernier, une pétition la contestant, signée par plus de 350 organisations pro-vie de plus de 80 pays, a été diffusée aux États membres. La pétition avertit que Cleveland est un “mondialiste pro-avortement et un activiste judiciaire” qui “croit que les traités internationaux sont des instruments vivants” et que “les experts internationaux peuvent créer de nouvelles obligations en matière de droits de l’homme indépendamment de ce que les nations souveraines décident”.

Les organisations pro-vie estiment que les obligations internationales créées par les juristes “l’emporteraient sur n’importe quelle décision de la Cour suprême des États-Unis ou de n’importe quel tribunal national dans le monde”.

Cleveland rejoindra officiellement la Cour en février 2024. Parmi les autres membres élus figurent la juge Hilary Charlesworth (Australie), réélue pour un second mandat, Bogdan-Lucian Aurescu (Roumanie), Juan Manuel Gómez Robledo Verduzco (Mexique) et Dire Tladi (Afrique du Sud).

Prions pour une Petite soeur des pauvres violemment renversée par une voiture

Une lectrice nous signale ce drame ainsi évoqué par Aleteia:

Deux Petites Sœurs des Pauvres ont été violemment renversées mardi 31 octobre à Nice par une voiture. Si sœur Margaret, 51 ans, blessée, est depuis sortie de l’hôpital, sœur Isabel Antoinette, 28 ans, est toujours dans le coma. Les religieuses appellent à la prière et demandent le miracle de sa guérison par l’intercession du père Ernest Lelièvre.

Prions pour elle.

Le Hamas responsable de la misère des habitants de Gaza

Selon Nicolas Bouzou, directeur du cabinet de conseil Asterès, interrogé dans Valeurs Actuelles :

A propos d’antisémitisme, c’est GMP : Guignol à la Mosquée de Paris – 3

Suite des parties 1 et 2 :

Mais revenons au verbatim de la fin de l’entretien :

Question : « est-ce que vous considérez que le Hamas est une organisation terroriste ? »

Réponse de Guignol :

« Ecoutez, il faut revenir dans l’histoire [NDLR : une remarque intéressante. Le tout est de savoir jusqu’à quand on remonte…]. Hamas. D’abord qu’est-ce que ça veut dire, Hamas ? Ce sont des initiales. Ca veut dire. C’est le mouvement de la résistance islamique, le mouvement de la résistance islamique est un parti politique qui a été élu par la population de Gaza. On est d’accord ? Bon. Cette population de Gaza subit un blocus qui fait de Gaza une véritable prison à ciel ouvert depuis des décennies, dans l’indifférence totale du monde entier, de la communauté internationale. A un moment donné, cette population, d’où, c’est vrai Hamas, il vient. Ce sont des gazaouis eux-mêmes. Ce sont des palestiniens eux-mêmes qui ont été élus par des palestiniens. Bon ces gens-là qui ont été choisis par la population de Gaza pour défendre leur intérêt, ont pensé, jugé, bêtement certes, et de manière criminelle –je condamne fermement leurs exactions qu’ils ont commis le 7 octobre – mais ils ont dit que pour pouvoir réveiller l’opinion internationale, face au sort que subit Gaza, il fallait aller tuer. C’est leur réflexion. Ils se sont dits, c’est le seul moyen pour réveiller les consciences internationales. Et ils ont réussi on peut dire. Ils ont réussi. Maintenant, en contrepartie, et c’est pour cela que nous, imams de France, avons fait ce discernement, cette distinction, entre ce qu’on fait, ce qu’a commis Hamas et la population palestinienne qui subit un bombardement. »

Interruption d’AdM : « mais moi, je vous pose la question, elle est très claire : est-ce que les actes du Hamas, le 7 octobre, sont des actes terroristes ? »

Réponse :

« Bon, à partir du moment où on terrorise, on tue des gens, bien sûr c’est terroriste. Mais excusez-moi, ce que fait l’armée en contrepartie quand elle bombarde et tue 11 000 personnes, vous appelez ça comment ? »

AdM : « vous parlez d’une armée. »

Partie d’échange un peu troublée. Mais Guignol continue :

« D’un point de vue du droit, le terme terrorisme n’existe pas [Le musulman se fait jésuite. Il n’y a pas de définition internationalement reconnue du terrorisme. Mais le terme existe bien en droit. A commencer d’ailleurs par une qualification en droit français]. On est d’accord ? Dans le droit international, le terme terrorisme n’existe pas. Ben oui, vous me parlez de droit. Il y a le terme crime de guerre. Ou crime contre l’humanité. Il y a eu crime de guerre qui a été d’abord commis par Israël à l’égard du blocus et de la prison à ciel ouvert sur la population de Gaza. En contrepartie [sic. Le 7 octobre, c’était une contrepartie], les Gazaouis, à travers Hamas, ont commis un crime de guerre contre les populations israéliennes et en contrepartie encore une fois l’armée israélienne a aussi commis un crime de guerre. Et je ne parle pas des colonies ».

Ramené à la question par AdM, Guignol continue :

« Pour moi, c’est de la sémantique. Moi, j’appelle ça crime de guerre. Il y a eu un crime de guerre. Alors si vous voulez appelez ça terrorisme, dans le sens où on terrorise une population israélienne qui –en plus- on précise- occupait illégalement le territoire où ils sont ».

Fin de l’entretien avec cette remarque incroyable : la population israélienne qui a été « terrorisée » habitait dans le sud d’Israël qui est partie du territoire attribuée par les instances internationales à l’Etat d’Israël, pas du tout cette « occupation illégale du territoire où ils sont » citée par Guignol Mamoun. Un vrai festival.

Le soir du 14 novembre, la marionnette recteur désavoue son imam dans un communiqué :

« La Grande Mosquée de Paris s’inscrit en faux contre les propos tenus par Monsieur Abdelali Mamoun, ce lundi 14 novembre 2023… Par son histoire, par son identité et par le message qu’elle porte aujourd’hui, la Grande Mosquée de Paris réaffirme son engagement entier dans la lutte contre l’antisémitisme et contre toute autre forme de racisme. »

Signé par M.Hafiz, celui qui fait apprendre par cœur à des petits français musulmans que le sang musulman [seul ?] est inviolable

Et c’est l’entrée en scène de la marionnette ministre. Suite à ce communiqué, M.Darmanin, déjà venu taper la bise au recteur comme il aime faire pour célébrer le 11 novembre, donc juste trois jours plus tôt, se fend d’un tweet de satisfaction :

Dans son tweet, M.Darmanin en profite pour rappeler qu’il y a eu depuis le début de l’année, 1762 faits antisémites et 131 faits antimusulmans. Rapportés aux nombres, (mettons 500K Juifs et 10M de musulmans), cela fait un écart de l’ordre de 1 à 230.

D’ailleurs, marionnette ministre était déjà intervenue encore ce 14 novembre, le matin, interrogée sur CNews par Mme Mabrouk.

Nous avons relevé trois passages :

Darmanin : C’est important de dire que la communauté nationale doit regarder les choses évidemment avec intérêt mais sans projeter en France ce qui va se passer au proche-orient. Ce ne sont pas les musulmans français qui sont responsables de ce qu’a fait le Hamas.

SM : Est-ce que l’importation n’est pas là depuis longtemps ?

GD : Non… Vous n’êtes pas non plus obligée de mettre des jerrycans d’essence sur du feu. [Comprendre : il y a le feu]

SM : Quel est selon vous le principal carburant de l’antisémitisme aujourd’hui ?

GD : Ah, il y en a plusieurs, il y en a plusieurs. Les extrêmes, extrême-gauche et extrême-droite, sont nourris d’un antisémitisme on le sait historique. Et puis il y a l’islam radical incontestablement, qui fait de la haine des juifs, d’ailleurs le contraire de ce qui est écrit dans le livre, puisque, y compris dans ce qui est écrit dans les livres religieux, et singulièrement le coran, on ne doit pas s’en prendre aux gens du livre. Donc ils trahissent leur propre religion en étant antisémite. Et puis il y a une forme d’antisémitisme assez fort qui vient de l’antisionisme. 

Pardonnez une nouvelle interruption mais, juste à titre d’illustration, citons ce tweet de M. Mohamed Louizi, engagé dans la lutte contre l’islam radical et qui indiquait sur X le 13 novembre :

Il accompagnait son message  de la publication de vidéos de plusieurs religieux qui ont bien tous l’air musulmans dont ci-dessous ce vénérable paisible qui disait ceci (légèrement contradictoire avec l’affirmation de la marionnette ministre) :

« Et nous disons tous, avec une seule voix, à tous les sionistes : Partez. Vous êtes les descendants des singes et des cochons comme le Saint Coran vous a décrits ».

Deuxième passage avec M.Darmanin (à 5’5) :

SM : Quelle France était à la marche avant-hier ? Certains affirment qu’il n’y avait pas les quartiers populaires, qu’il n’y avait pas aussi la jeunesse. Qui avez-vous vu dans cette marche ?

GD : Evidemment, comme ministre de l’intérieur, je me suis beaucoup occupé de l’organisation des manifestations. Il n’y a pas que Paris… Je ne sais pas. Je ne suis pas capable de vous dire qui était là. [NDLR : la marionnette n’est que… ministre de l’Intérieur, bien sûr] J’étais avec les officiels. Donc je ne vais pas vous faire celui qui était parmi la foule.

Troisième passage (8’45) pour souligner une interruption de Mme Mabrouk qui donne le vertige tellement elle trahit la contagion des esprits. La marionnette ministre parle « de très nombreux propos anti-islam, y compris sur les plateaux de télévision ». Mme Mabrouk intervient : « Mais s’il y a des propos anti-islam comme des propos antisémites, ils tombent sous le coup de la justice ». [sic]. Marionnette ministre, loin de rectifier, répond : « Oui ».

Bon, revenons à Guignol Mamoun. Il a affirmé au recteur « son regret d’avoir été très confus ». Pas sûr quand même qu’il garde son poste. Peut-être y en aura-t-il un pour lui en Algérie ? En tout cas, pour se réhabiliter sans doute, voilà-t-il pas qu’il est interrogé sur BFM TV en soirée de ce toujours 14 novembre. Son mea culpa [on ne sait pas comment ça se dit en arabe] est plein d’intérêt.

Q : « Est-ce que vous mettez en doute l’explosion des actes antisémites depuis le 7/10 ? »

AM : « Jamais de la vie. Jamais de la vie. Madame Appolline de Malherbe a eu une attitude une  p’tit [sic] peu malhonnête de manière intellectuelle et à mon égard et voulait me faire dire ce que je ne pensais pas. » [NDLR : Guignol Mamoun se présente comme un pôvre perdreau de l’année, facilement déstabilisé, presqu’une victime. Notons que dans la notice biographique de présentation de son livre sur la radicalisation, son éditeur indique : « Contre la guerre des armes, il faut mener la bataille des idées… Abdelali Mamoun a été l’imam d’Alfortville et le vice-président de la Conférence des imams de France. Sa liberté de parole fait de lui un invité toujours plus prisé des grands médias ». Par ailleurs, quand Guignol dit benoîtement « elle voulait me faire dire ce que je ne pensais pas », peut-être veut-il signifier par là  qu’il ne pensait pas que l’attaque du Hamas du 7 octobre était du terrorisme !]

Q : « Vos réponses n’étaient pas claires ».

AM : « Tout simplement parce que, au moment où elle m’a sorti le chiffre, j’ai été choqué du nombre, de la grandeur des actes antisémites, que je venais d’apprendre. Mais je ne le connaissais pas. »

Petite interruption dans le verbatim. Guignol Mamoun venait d’apprendre les chiffres dont Mme de Malherbe précise qu’ils viennent du ministère de l’Interieur ? Pourtant, trois jours avant, la marionnette ministre de l’intérieur était dans sa mosquée et a eu un échange, est-il indiqué dans un tweet de la GMP, avec des personnalités du culte musulman. Peut-être Guignol avait-il piscine. Ou bien, il ne s’est préoccupé que de la discrimination anti-musulmane. On comprendrait alors qu’il ait été choqué par le nombre concernant les Juifs.

Reprise du verbatim par cette observation de bon sens des journalistes :

Q : « [Le nombre des actes antisémites] est livré régulièrement à chaque intervention du ministre ! »

AM : « Je répète : J’ai appris l’information sur le nombre ce matin par Madame Apolline de Malherbe et ma question derrière de connaître les détails de tous ces actes antisémites n’était pas pour remettre en cause ou demander des preuves ou de minimiser ou de nier tout simplement l’existence des actes antisémites en France. Au contraire. »

Q : « Vous ne regardez pas la télé ? On en parle quasiment tous les jours à la télé depuis le 7 octobre ! »

« Oui. Depuis le 7 octobre. Donc, là vous êtes en train d’évoquer quelque chose qui se passe en Israël et en Palestine».

Q : « Non, non, je vous parle (interrompu par AM)

AM : « Attendez. Les 1240, c’est depuis le 7 octobre [l’air d’un étonnement profond] ? »

Q : « Sur le sol français. »

AM : « Depuis le début de l’année ou ? » [interrompu]

Q : « Depuis le 7 octobre. »

AM : « Ah. D’accord. Eh ben, vous voyez, la date de ce calcul, je viens de l’apprendre. Je viens de l’apprendre. Je pensais que » [interrompu]

Q : « Vous êtes en train de vous faire passer pour un idiot alors qu’Apolline de Malherbe a été précise ce matin. »

AM : « J’avais pas compris sa question. J’avais pas compris sa question. »

Un exemple de sincérité musulmane dans toute sa splendeur. Fin de la séquence Guignol Mamoun.

Finissons par quelques autres informations un peu corrélées.

Le 15 novembre, le site Dômes et Minarets dénonçait cet horrible acte islamophobe (dont la dénonciation était reprise sur radios et télévisions) : l’inscription « L’islam est antisémite» a été taguée sur une mosquée à Lyon.

Même la marionnette ministre y est allée de son petit couplet : écrire « l’islam est antisémite » est « porteur de haine ».

Certains esprits certainement ont observé qu’au moins, au 17/11/2023 à 15h, le compte X de la marionnette ministre était vierge de tout commentaire sur les dégradations importantes subies par une basilique à Rouen dans la nuit du 14 au 15 novembre. Ce n’était sans doute pas assez haineux. Ou le lieu pas assez musulman. Ou les deux.

Le même jour, M. Paul Amar, journaliste renommé, né à Constantine (Algérie) et officiant maintenant sur une radio juive, rédigeait le tweet suivant à l’attention de Guignol Mamoun (gageons que ce qui est relaté n’a pas été comptabilisé dans les actes antisémites recensés) qui avait réclamé « des éléments concrets» : Un collégien musulman a traité un garçon de 12 ans de confession juive de « « sale pute de juif ». Et un autre s’était écrié : « Dans le Coran, il est écrit qu’il faut tuer les juifs ». Enfin, quelques mois plus tôt en CM2, un 4ème élève, musulman, l’avait frappé puis menacé : « la prochaine fois, c’est le couteau » ».

Enfin, c’est un peu long mais il faut parfois de la précision, M. Mohamed Louizi (à nouveau lui) a rédigé un texte pour réagir aux divers propos émanant des salariés de la GMP comme décrits ci-avant, publié par le site Atlantico dans un document intitulé

« Entre paranoïa, antisémitisme et taqiya : le jeu dangereux des représentants des musulmans»

Mohamed Louizi (qui répond à la question : “Où sont les 1200 actes antisémites qu’il y a en France ?” La sortie de l’imam de la grande mosquée de Paris, Abdelali Mamoun, fait scandale. Tout comme celle de Chems Eddine Hafiz lundi. Le grand recteur de la mosquée de Paris a déclaré qu’il “aurait fallu faire une marche de lutte contre le racisme et non contre l’antisémitisme”. Comment analyser ces propos ?:

« Il y a plusieurs niveaux d’analyse que l’on peut avoir face à de tels propos, qui sont pour le moins irresponsables mais guère étonnants. Les deux propos participent conjointement à faire diversion et galvaniser les fidèles, en flattant les passions tristes par une dose de victimisation, doublée d’une dose de complotisme à l’état pur. Hier, on a douté du 11 septembre, aujourd’hui on alimente le soupçon autour de l’explosion du nombre des actes antisémites.  Je mets en exergue deux niveaux d’analyses, deux continuités :

Le premier, et vous faites bien de préciser dans votre question que cet imam et ce recteur représentent, chacun sur un créneau particulier, la prénommée «grande mosquée de Paris» qui n’est, en réalité, que l’autre voix de la diplomatie religieuse et du soft power religieux du pouvoir politique et militaire algérien. De Paris, elle n’a que le nom. J’ose affirmer que cette mosquée à plus de pouvoir d’influence que l’Ambassade d’Alger à Paris. Tout le monde connait le nom du recteur, rares sont ceux qui connaissent le nom de l’ambassadeur. Il est toujours intéressant de préciser qui parle ? et à partir de quelle posture ? L’imam comme le recteur, chacun avec ses mots, expriment d’abords les positions du régime algérien. A ce titre, ils ne peuvent être que les porte-voix d’une vision, d’une orientation et d’un vocabulaire qui ne doivent strictement rien au hasard. Je rappelle que le recteur était, et peut être, est-il toujours l’avocat de l’Etat algérien à Paris ? Quant à l’imam, comme tous les imams des mosquées algériennes implantées sur le territoire français, ils sont des salariés de l’Algérie. Par conséquent, quand on connaît la position du président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui refuse toute normalisation des relations avec Israël, qui refuse aussi de qualifier le Hamas de terroriste et qui dit que «ce qui se passe à Gaza est un véritable crime de guerre», ses salariés et avocat ne peuvent aller à l’encontre de cette position. Cette mosquée fait de la politique. On constate ici une continuité politique manifeste.

Le deuxième niveau d’analyse concerne la continuité de la doctrine religieuse de cette mosquée. On aime décrire cette mosquée et ses antennes en province comme porteuses d’un islam qui serait «modéré». Je ne partage pas cet avis. L’islam de cette mosquée est, à l’image de l’islam de toutes mosquées en France, puise sa doctrine et ses dogmes du même substrat idéologique sunnite ancestral qui, depuis les origines porte en lui tous les volets qui fracturent notre société et fragilisent l’héritage des Lumières et de la modernité. Un islam incompatible avec les valeurs de la France et les lois de la République. Le recteur Chems Eddine Hafiz n’avait-il pas organisé en 2021 un concours, adressé aux jeunes, de mémorisation des fameux «40 hadiths nawawi» de Mahomet parmi lesquels on trouve des hadiths qui condamnent à mort l’apostat, qui appellent au jihad armé, etc. ? Je ne parlerai pas ici des liens factuels que le recteur actuel et son prédécesseur ont tissés avec les Frères musulmans. A chaque fois ces derniers étaient en difficulté, le recteur de la mosquée algérienne à Paris est allé à leur secours. Les partenariats entre cette mosquée et le réseau frériste en France sont solides et multiples et ne concernent pas uniquement le volet de la formation des imams, par exemple.

Cette continuité doctrinaire se manifeste aussi sur des sujets comme l’antisémitisme. On raconte que le premier recteur de cette mosquée aurait sauvé des juifs lors de la Seconde guerre. Toutefois des historiens, sur la base des archives de l’époque, avancent d’autres preuves qui fragilisent ce récit fantasmé. Dans Les musulmans et la machine de guerre nazie, l’historien David Motadel apporte un autre éclairage sur ce passé, voire sur ce passif. On y apprend, par exemple, que lorsque le prétendu mufti de Jérusalem, cheikh Amin al-Husseini, qui était proche d’Hitler et qui mobilisait les musulmans contre les juifs, avait fui l’Allemagne le 7 mai 1945, en passant par la Suisse, il a trouvé refuge durant presque une année en région parisienne. Le recteur de la mosquée de Paris, de l’époque, avait organisé un festin en l’honneur du mufti à l’occasion de l’Aïd ! «La mosquée de Paris» avait mobilisé un cuisinier pour préparer les repas du mufti. Je rappelle aussi que l’année dernière un imam algérien prêchant à Toulouse, Mohamed Tataiat, affilié à la mosquée de Paris, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour un prêche antisémite par la Cour d’appel de Toulouse. On constate ici une continuité religieuse manifeste promouvant un islam obscurantiste mais sous des couches de maquillage qui ne dupent personne. »

Et vous allez voir qu’après tout ça, on va peut-être bien être considéré comme un acte d’islamophobie supplémentaire recensé par marionnette ministre.

A propos d’antisémitisme, c’est GMP : Guignol à la Mosquée de Paris – 2

Suite de la partie 1 :

Là, nous sommes obligés d’interrompre momentanément le verbatim pour nous focaliser un peu sur cette question –intéressante- de hadith. Et tout d’abord voilà un extrait du compte Facebook de l’imam de Beaucaire (« qui n’a pas sorti ce hadith » dixit Guignol Mamoun) reconnaissable à son minois charmeur :

Ce hadith est-il faux ? Rappelons qu’un hadith (« transmis ») est un propos ou événement de la vie de Mahomet et de ses compagnons rapporté par la tradition dans de recueils d’auteurs divers. Les hadiths, qui existent par milliers, sont la deuxième source de la religion musulmane après le coran. Les hadiths ont été mis à l’écrit à partir de la fin du 1er siècle après Mahomet. À la fin du iie siècle, une chaîne de transmission devient un élément essentiel du hadith. Au 4ème siècle de l’Islam, un corpus officiel prend forme. La plupart des sources traditionnelles et les biographies n’apparaissent qu’à partir du ixe siècle. De là une crédibilité variable selon les hadiths et les auteurs de ces recueils. Il y a comme une cote de la fiabilité des auteurs de hadiths.

A propos du hadith du juif caché derrière son rocher, nous nous sommes rapportés au site islamqa.info (« L’islam en questions et réponses. Superviseur général : Cheikh Muhammad Salih al-Munadjdjid », ce qui est certainement en soi une preuve de rigueur musulmane extrême….) et à une question qui avait été posée déjà le 29/09/2003 sur l’authenticité de ce fameux hadith évoquant le combat à mener contre les Juifs :

« Est-il authentique ce hadith selon lequel viendra un jour où les Musulmans triompheront des Juifs au point que même le rocher derrière lequel le juif se cachera parlera et dira au musulman : voici un juif derrière moi, viens le tuer ? ».

Voilà le texte de la réponse, un peu long et abscons mais nous allons en expliquer l’intérêt :

« Louange à Allah. Ibn Omar (P.A.a) a déclaré avoir entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire :  Vous combattrez les juifs et aurez le dessus sur eux de sorte que la pierre dira : ô musulman ! Voici un juif caché derrière moi.. viens le tuer . (rapporté par al-Boukhari, n° 3593). D’après le même Ibn Omar (P.A.a) le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :  Les Juifs vous combattront et vous aurez le dessus sur eux au point que la pierre dira : ô musulman ! viens tuer ce juif qui se cache derrière moi . (rapporté par Ahmad et par at-Tirmidhi et qualifié par ce dernier de « beau et authentique ). Ibn Omar (P.A.a) affirme encore avoir entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire :  l’Antéchrist descendra sur une terrain salsugineux de Mar Qanat, et les femmes constitueront la majorité de ses partisans. A tel enseigne que l’on sera amené à attacher ses plus proches parentes comme sa mère, sa sœur, sa fille et sa tante, de peur qu’elles n’aillent rejoindre l’Antéchrist. Et puis Allah donnera aux Musulmans la victoire sur lui, et ils le tueront et en feront de même de ses partisans, au point que le juif se cachera derrière un arbre ou une pierre et que l’arbre ou la pierre dira au musulman : viens tuer le juif caché derrière moi  (rapporté par Ahmad dans son Mousnad et par Ibn Madja d’après Abou Umana al-Bahih qui tenait du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)  un hadith relatif à l’Antéchrist.  Allah est le garant de l’assistance. Puisse Allah bénir et saluer notre prophète Muhammad, Sa famille et ses Compagnons »

On appréciera une formulation certainement parfaitement hallal. Et qui permet de comprendre que ce fameux hadith est rapporté au total par QUATRE illustres savants différents et dont la cote de fiabilité est plutôt bonne. Regardons d’un peu plus près.

On ne présente même par al-Boukhari, l’étalon-or du hadith. Il est même cité par Guignol Mamoun lui-même dans un livre qu’il a commis intitulé (ça ne s’invente pas) : « L’islam contre le radicalisme. Manuel de contre-offensive »

On apprend sur le Mousna d’Ahmad, deuxième auteur de hadith cité, que

« Le Musnad de l’imam Ahmad est l’un des plus importants recueils de hadith (il figure parmi les Kutub at-Tis’a – les 9 livres de bases dans le hadith). Il contient près de 40 000 hadith, qui sont classés par rapporteur, c’est à dire selon le Sahaba duquel la chaine remonte. Cheikh Ahmad Shakir a authentifiés les Hadiths du Mousnad de l’imam Ahmad » (et peut-être peut-on penser que Cheikh Ahmad Shakir, en terme de fiabilité, c’est mieux que Guignol Mamoun même de la Grande mosquée de Paris).

Concernant le troisième auteur cité, At-Tirmidhi, sa cote est un peu moins bonne. Voilà ce qu’en dit la même source de la bibliothèque islamique :

« Sahih At Tirmidhi du Muhaddith de ce siècle, cheikh al-Albani est l’authentique du livre Sunnan at Tirmidhi de L’Imâm Tirmidhi (824-892). Il s’appelle Abū ‘Īsā Muḥammad ibn ‘Īsā ibn Sawra ibn Mūsā ibn al-Daḥḥāk al-Sulamī al-Tirmidhī… son livre Sunnan Tirmidhi , comporte des hadiths authentiques et faux ».

Mais avec Ibn Madja (ou Ibn Majah), on retourne dans le solide que ce soit dans la bibliothèque islamique (Sunan Ibn Majah est une collection de hadiths compilée par Imam Muhammad bin Yazid ibn Majah al-Qazvini (rahimahullah). Il est considéré comme l’un des six livres de hadith (Kutub as-Sittah) de la Sunnah du Prophète. Il se compose de 4341 ahadith dans 37 Chapitres. Hadiths revus et corrigés par Check Al Albani (rahimahullah) issue de son livre Sahih ibn Majah ou dans Wikipedia (encyclopédie en ligne qui vaut ce qu’elle vaut) :

« Ibn Majah, de son nom complet Abou Abdallah Muḥammad bin Yazīd bin Mājah al-Qawzini ar-Rab’i, né en 209 de l’Hégire et mort le 21 ramadan 273 de l’Hégire, était un érudit musulman, notamment connu pour être un grand savant du hadith (muhaddith). Son recueil de ahadith, Sunan ibn Majah (en), est un des ouvrages de référence en la matière et compte parmi les six grands recueils de ahadith de l’islam ».

Alors, vous croyez toujours qu’il a une gueule d’apocryphe, ce hadith ? Ou bien Guignol a une gueule de menteur ?

A suivre : partie 3

A propos d’antisémitisme, c’est GMP : Guignol à la Mosquée de Paris – 1

GMP : Grande mosquée de Paris, bien sûr. Mais en ces temps d’actes antisémites de plus en plus nombreux, c’est devenu GMP : Guignol à la mosquée de Paris. Bien sûr, le spectacle n’est pas français, il est musulman. Mais les marionnettes sont nombreuses, musulmans et proches collaborateurs : la marionnette recteur, la marionnette Président, la marionnette ministre de l’Intérieur et le top, Guignol Mamoun.

Le Salon beige avait déjà conté l’épisode de la marionnette Président décorant la marionnette recteur, M.Hafiz. Et tout récemment encore, le Salon beige avait commencé de pointer la crédibilité douteuse de la parole de marionnette recteur à propos de l’antisémitisme.

Il faut bien avouer que ces tous derniers jours tournant autour de la manifestation organisée dimanche 12 novembre 2023 « Pour la République, contre l’antisémitisme » ont donné lieu à des épisodes nombreux, avec Guignol Mamoun comme acteur vedette. Nous nous excusons d’avance auprès du lecteur pour une lecture un peu longue et parfois enchevêtrée. Mais nous souhaitons donner quelques verbatim un peu détaillés et quelques clés d’interprétation de textes convenus.

Commençons le lundi 13 novembre par une petite photo à l’issue de la réunion des responsables des religions en France provoquée à l’Elysée par la marionnette Président qui veut donner l’impression qu’elle agit.

C’était le lendemain de la manifestation à propos de laquelle M. Joël Mergui, président du consistoire israélite de Paris avait regretté l’absence des musulmans en faisant preuve de l’euphémisation indispensable lorsqu’il s’agit de relations interreligieuses :

« On n’a pas vu les instances musulmanes appeler massivement à venir manifester. »

A propos de la délégation reçue à l’Elysée, on a d’ailleurs appris avec surprise qu’en faisait partie M. Moussaou, président de ce Conseil français du culte musulman (CFCM) dont la marionnette Macron avait pourtant annoncé que c’était une structure finie en février 2023 :

 « C’est pourquoi nous avons décidé de mettre fin au CFCM. De manière très claire. Et à son activité »

C’était pour le remplacer par un attrayant FORIF (Forum de l’islam de France). Alors, soit les musulmans de CFCM ont ressuscité  ce qui est bien sûr à porter au crédit de leur religion, soit l’islam de France a sombré (mais a-t-il jamais existé ?), soit la marionnette Macron a montré son efficacité habituelle. Nous penchons pour la dernière hypothèse.

Au sortir de cette réunion, la marionnette recteur M. Chems-Eddine Hafiz (recteur de la GMP) avait expliqué que (bien sûr) :

« Je n’ai pas de leçon à recevoir de lutte contre l’antisémitisme… [Mais] au lieu de faire de cette manifestation une lutte contre l’antisémitisme, il aurait fallu faire une lutte contre le racisme. Et là, nous aurions assisté bien évidemment de tout cœur ».

Et d’insister sur le « déchaînement de déclarations faites contre les musulmans », ce qui, au lendemain de la manifestation contre l’antisémitisme était bien le minimum d’empathie pour ce dignitaire. Lors de cette réunion, marionnette Président, sans doute au mieux de sa forme, a paraît-il invité les responsables religieux à participer à des opérations « pédagogiques » et à des « efforts culturels » et à manifester de « l’empathie », l’ensemble devant s’organiser sans tarder sous la houlette de marionnette ministre de l’Intérieur [on se demande bien pourquoi s’il s’agit de pédagogie] pour « rejoindre les jeunes générations ». Le grand rabbin de France,  Haïm Korsia, a même précisé que marionnette Président « a appelé à des moments de communion entre tous les cultes, partout en France afin de promouvoir le vivre-ensemble ». Tout ça fleure bon l’alléchant et l’efficace.

Avec lucidité, Le Monde terminait son compte-rendu par la mention « Concrètement, à ce stade, difficile de dire quelles actions vont être mises en place. ».

Juste au même moment, c’est désolant, on apprenait que  M. Moché Lewin, conseiller spécial du même grand rabbin de France, venait de démissionner avec un peu de fracas d’un comité (dont nous avouons avoir ignoré jusqu’à l’existence) de la GMP, la Commission d’adaptation du discours de l’islam en France, tout un programme :

« Le refus de qualification de terroriste du massacre perpétré par le Hamas en Israël, le 7 octobre, et de participer à la marche pour la République et contre l’antisémitisme, sont les points de divergences fondamentaux… Mon espoir demeure que des engagements plus forts envers la paix et la lutte contre toutes formes de racisme puissent guider les actions futures de la Grande mosquée de Paris », a-t-il écrit dans un communiqué.

M. Guillaume Meurice aurait dit : « C’est moche ».

Et c’est là qu’entre en scène Guignol Mamoun. M. Abdelali Mamoun, imam de la mosquée de Paris,  interviewé sur RMC par la journaliste Apolline de Malherbe ce même 14 novembre matin.https://www.youtube.com/watch?v=tJsIpBlAcfo

Comme d’habitude, nous avons fait l’effort d’écouter et de fournir le verbatim, rigueur oblige :

Début de l’entretien : Q : « vous n’avez pas marché contre l’antisémitisme. Pourquoi ? »

Réponse :

« Tout simplement parce que les musulmans, parce que vous dîtes moi, mais c’est aussi l’ensemble, la grande majorité des musulmans de France, on pensait, on pensait, et penser, c’est séparer comme l’a dit Gérard Philippe [sic ! Peut-être s’agissait-il de M.Larcher ?] récemment, c’est séparer le lutte contre l’antisémitisme et le conflit, les exactions qui sont commises aujourd’hui en Israël, et malheureusement nous avons eu le sentiment que cette marche avait pour objet de justement solidariser la lutte contre l’antisémitisme et à la fois être solidaire avec les exactions commises par Israël à l’égard du peuple de Gaza. C’est cette solidarisation qui justifierait de dire : si vous êtes contre Israël, vous êtes antisémite, et c’est cette notion-là que nous n’avons pas acceptée. »

Question : « Mais justement, les organisateurs de la marche ont voulu s’extraire de ça en donnant comme mot d’ordre : Pour la république, contre l’antisémitisme. Ce slogan-là, vous vous y retrouvez ? »

Réponse :

« Bien sûr, nous sommes pour la république, contre l’antisémitisme, contre toutes les formes de discriminations, de racisme, de xénophobie. Mais c’est vrai que les juifs ne sont pas les seules victimes de cette réalité, de xénophobie en France. L’extrême-droite [NDLR : ah, cette bonne vieille extrême-droite] est particulièrement à la fois pour beaucoup d’entre eux néonazie, donc dans cette nostalgie hitlérienne antijuive en France

[NDLR : on appréciera le sens de la nuance et du complexe. C’est sans doute pour obéir à son chef de la mosquée qui, dans une tribune du Monde du 11 novembre, écrivait : « il est sain de se taire un peu avant de déverser des propos prétendument perspicaces mais qui n’en demeurent pas moins haineux, déroutants et à la portée désastreuse… Ces ennemis de la nuance sont sur le point de réaliser une rupture culturelle qui invoque les extrêmes sans aucune forme de subtilité et privilégie le suivi d’une ligne idéologique à la recherche de la vérité. »].

On le remarque. Ils [NDLR : les néo-nazis, comprenons-nous] étaient là à la marche pour se disculper, se démarquer mais leurs parfois élus qui sont avec eux et qui sont à l’Assemblée nationale eux, ne se gênent pas de tenir des propos négationnistes, antisémites. »

Mme de Malherbe observe ensuite : « Aujourd’hui, et c’est le ministère de l’Intérieur qui le dit, ce sont les actes antisémites qui prennent les juifs pour cible qui explosent. Il y a 1240 actes qui ont été dénombrés par le ministère de l’Intérieur ».

Réponse de Guignol Mamoun :

« Ben, parlons-en de ces actes antisémites. Pourquoi on n’en parle pas à la télé ? Où sont ces 1200 et quelques actes antisémites qu’il y a en France ? J’aimerais bien qu’on les dévoile [NDLR : d’un autre côté, pour une fois que M.Mamoun veut dévoiler…], pour que nous puissions être véritablement solidaires et sensibles à cette question. Je ne dis pas que les chiffres sont faux, mais ils ne sont pas dévoilés, apparents. J’aurais voulu qu’on dise que telle synagogue a été profanée, tel cimetière a été profané, que tel individu de confession juive a été agressé ou a subi des menaces…/… Pour que les musulmans de France soient sensibles à cette question, nous ne nous contentons pas de chiffres. Nous aimerions avoir des éléments concrets. Je ne demande pas de preuves. Je demande des éléments ». Et plus loin : « Je dis qu’on n’a pas suffisament d’information qui clarifient la question de tous ces actes antisémties. Je ne sais pas s’il y a [une explosion des actes antisémites], j’en sais rien, on ne nous explique pas ce qu’il y a. Maintenant je dis qu’il existe aussi un anti, islamophobie, des actes anti-musulmans, qui sont tout aussi détestables et dont les musulmans sont victimes. »

Nouvelle question : « Que pensez-vous des propos de l’imam de Beaucaire, condamné pour avoir cité ce hadith    « Vous combattrez les juifs et aurez le dessus sur eux de sorte que la pierre dira : Ô musulman, voici un juif caché derrière moi, tue-le ! » ?

Réponse de Guignol :

« Ce n’est pas l’imam de la mosquée de Beaucaire, c’est l’imam de la mosquée de Toulouse, et il a tenu ces propos il y a trois ans [Comprendre : c’est vieux, ça n’a plus d’intérêt]. Beaucaire [sic], il n’a pas tenu ces propos-là, il n’a pas sorti ce hadith. Pour moi, ce hadith, il est totalement apocryphe, c’est-à-dire qu’il est faux. On ne peut pas tenir ce genre de propos en France [comprendre : ailleurs, ce n’est pas bien grave].  Je suis le premier et nous sommes les premiers à lutter contre l’antisémitisme et toutes ses dérives. La composante musulmane cultive des relations très cordiales avec la composante juive de France. Donc il n’y a aucun problème. »

A suivre : partie 2

Un dialogue poignant entre une femme et son enfant à naître

Guillaume Bernard a été interrogé dans France catholique, à propos de son nouvel ouvrage “Deux colères fracassées dans l’ignorance” :

 

Jonathan Roumie : «Incarner le Christ a changé radicalement ma vie»

La saison 3 de la série «The Chosen» met en scène les Évangiles, et comptabilise plus de 543 millions de vues dans le monde. Pour Jonathan Roumie, qui incarne Jésus de Nazareth, ce succès tient au fait que son personnage est éminemment contemporain et que chaque personnalité est décrite dans les textes.

Journée internationale des droits de l’enfant : Sound of Freedom pourra éveiller les consciences

Le film Sound of Freedom, qui compte 30 millions d’entrées dans le monde entier et a rapporté près de 250 millions de dollars au box-office mondial, est diffusé en France sur grand écran quelques jours avant la « journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants » (dimanche 19 novembre), et la « journée internationale des droits de l’enfant » (lundi 20 novembre).

Le distributeur, SAJE, espère que le film pourra éveiller les consciences et permettre un débat apaisé et fécond avec l’aide des experts, des journalistes d’investigation et des associations qui travaillent ces sujets depuis des années. Ce film n’a pas plu à Libération, ce qui n’est pas étonnant pour un canard qui défendait, il y a encore quelques années, les pédocriminels.

Comme le rappelle régulièrement le réalisateur du film Alejandro Monteverde dans une tribune parue le 14 août dernier dans « The Hollywood Reporter » :

« En tant que coscénaristes et réalisateur du film Sound of Freedom, il a été difficile de voir la controverse partisane nous détourner, ne serait-ce qu’un peu, de l’intention profonde de notre travail : utiliser le pouvoir du cinéma pour sensibiliser à la réalité de la traite des enfants. S’il y a un sujet qui peut unir tout le monde, c’est celui de mettre fin à la traite des enfants. Nous en sommes toujours convaincus. La traite des enfants n’est pas une question de droite ou de gauche. Il s’agit d’une question fondamentale de droits de l’homme, qui nous touche au plus profond de nous-mêmes en tant qu’êtres humains. »

Ce film dénonce l’esclavage moderne des enfants dans le monde aujourd’hui.

Le 22 novembre, l’AED alerte sur le sort des chrétiens persécutés

Le 22 novembre, l’AED illuminera en rouge des cathédrales et organisera des veillées de prière partout en France pour alerter sur le sort des chrétiens persécutés dans le monde.

En 2023, les chrétiens continuent d’être persécutés à cause de leur foi dans de nombreux pays. Au Nigeria, 23 prêtres, religieux ou religieuses ont été kidnappés. L’un d’entre eux, le frère Godwin Eze, a été froidement assassiné ce 24 octobre. En Arménie, le 19 septembre, plus de 100 000 chrétiens ont été chassés de leur terre ancestrale du Haut-Karabagh après 9 mois de blocus. En Inde, depuis le mois de mai, dans la région du Manipur des chrétiens ont été tués et des centaines d’églises brûlées sans que le gouvernement ne s’en émeuve. Au Nicaragua, prêtres, évêques, congrégations religieuses sont expulsés de leur pays ou mis en prison simplement parce qu’ils sont chrétiens.

Ces quelques exemples ne reflètent pas la totalité des persécutions qui se poursuivent en Corée du Nord, en Myanmar (Birmanie), en Arabie Saoudite ou encore aux Maldives…

Pour alerter et rendre visible la persécution des chrétiens trop souvent niée ou oubliée, l’AED Internationale organise depuis 2015 une semaine en rouge. Partout dans le monde, la Fondation illumine des bâtiments en rouge comme le Christ Rédempteur de Rio au Brésil, la fontaine de Trevi et le Colisée à Rome, l’abbaye de Westminster à Londres, la Cathédrale de Canberra en Australie…

En France, le mercredi 22 novembre, l’AED éclairera en rouge la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris, lieu des martyrs, ainsi que différentes cathédrales ou églises : Nanterre, Bourges, Gap ou encore le sanctuaire de Lourdes (retrouvez la liste ici)

Des veillées de prière seront organisées à travers toute la France pour les chrétiens persécutés. A Paris, rdv à 21h à la Basilique du Sacré-Cœur pour la veillée suivie de la messe à 22h.

Où va l’Eglise de France ?

Cette semaine Philippe Maxence reçoit l’abbé Marc Guelfucci, l’abbé Grégoire Célier, le père Danziec et Guillaume de Thieulloy qui débattent de ce sujet après la récente assemblée plénière des évêques de France qui a abordé un grand nombre de thèmes concernant aussi bien notre pays que le monde.

Le Patriarcat arménien de Jérusalem est confronté à la plus grande menace existentielle de son histoire

Le Patriarcat arménien apostolique de Jérusalem a averti dans un communiqué  être confronté à la « plus grande menace existentielle » de son histoire. Il a déclaré que le promoteur qui cherchait à acheter environ 25 % du quartier arménien de Jérusalem a ignoré une lettre du Patriarcat arménien de Jérusalem annulant la transaction immobilière controversée et a commencé les travaux de démolition, et en outre la police exige maintenant que tous les membres de la communauté arménienne quittent les lieux.

« Le Patriarcat arménien de Jérusalem est probablement confronté à la plus grande menace existentielle de son histoire vieille de 16 siècles. Cette menace existentielle et territoriale s’étend à toutes les communautés chrétiennes de Jérusalem. Le Patriarcat arménien a récemment annulé un contrat entaché de fausses déclarations, d’influence indue et d’avantages illégaux. Au lieu d’apporter une réponse légale à cette annulation, les promoteurs qui tentent de construire sur le Jardin des Vaches ont complètement ignoré la position légale du Patriarcat sur cette question, et ont préféré opter pour la provocation, l’agression et d’autres tactiques de harcèlement et d’incendie, notamment la destruction de biens, l’embauche de provocateurs lourdement armés et d’autres formes d’instigation. Ces derniers jours, la destruction et l’enlèvement de l’asphalte sur les terrains du quartier arménien ont été effectués sans permis de la municipalité, ni par le promoteur, ni par la police. Malgré cela, la police a choisi ces derniers jours d’exiger que tous les membres de la communauté arménienne quittent les lieux. Nous demandons à l’ensemble des communautés chrétiennes de Jérusalem de soutenir le Patriarcat arménien en ces temps sans précédent, car il s’agit d’une nouvelle tentative de mettre en péril la présence chrétienne à Jérusalem et en Terre Sainte ».

Quelle est la responsabilité du patriarche dans cette affaire ? Au mois de mai dernier, la communauté arménienne de Jérusalem appelait à la démission de son Patriarche, impliqué dans la signature d’un contrat “illégal” autorisant la location pour 99 ans de plusieurs propriétés à un entrepreneur australien juif. Des Grecs-Orthodoxes s’étaient illustrés avec la vente controversée de deux hôtels à l’organisation de colons juifs Ateret Cohanim. Le Patriarcat Arménien a mis des biens sous location longue durée à Jaffa. Si les différents clergés justifie ces contrats en avançant des arguments de rentes financières nécessaires au maintien des communautés locales, celles-ci n’y voient que de la corruption et une absence de soutien. De quoi creuser le fossé de la défiance entre l’Eglise et les fidèles.

Russie : Le ministère de la Justice demande le classement comme extrémiste du mouvement LGBT

Le ministère russe de la Justice russe a indiqué vendredi 17 novembre avoir demandé l’interdiction pour «extrémisme» du «mouvement de société international LGBT» et qu’une audience en ce sens est prévue dès le 30 novembre à la Cour suprême russe.

«Le ministère de la Justice a déposé une demande administrative auprès de la Cour suprême (…) afin de classer comme extrémiste le mouvement de société international LGBT et d’interdire ses activités sur le territoire de la Fédération de Russie».

L’obligation bancale du mariage civil avant le mariage religieux : entrave désuète à la Liberté religieuse

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Tout Français sait qu’un mariage civil doit normalement précéder un mariage religieux. Mais, contrairement à la pensée répandue, il n’est pas interdit dans tous les cas de se marier religieusement avant de se marier civilement. Le droit actuel est plus subtil. Il sera dans quelques mois l’anniversaire des 30 ans de l’entrée en vigueur du nouveau Code pénal, code dont c’est l’article 433-21 qui régit cette obligation :

« Tout ministre d’un culte qui procédera, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l’acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l’état civil sera puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. »

La subtilité est dans le « de manière habituelle » qui fait appel au délit d’habitude caractérisé dès la seconde occurrence. En clair : un ministre d’un culte qui marie une unique fois sans mariage civil préalable peut le faire en toute légalité.

Il est à noter qu’un « ministre d’un culte » de nationalité étrangère coupable de ce délit d’habitude peut, depuis 2021, être interdit du territoire français, et même à titre définitif (art. 433-21-2). Enfin, les peines complémentaires pouvant également sanctionner ce délit d’habitude sont les suivantes (art. 433-22) :

  • Interdiction des droits civiques, civils et de famille (durée maximum de 5 ans cf. art. 131-26),
  • Interdiction d’exercer une fonction publique ou l’activité professionnelle (sic) ou sociale (durée maximum de 5 ans cf. art. 131-27),
  • Affichage et/ou diffusion de la décision prononcée (à la charge du condamné, durée maximale de 2 mois, cf. art. 131-35).

Il est à noter que, depuis 1905, les « ministres d’un culte » ont été particulièrement respectueux de la règle d’antériorité du mariage civil, à tel point que les condamnations comptent à priori moins de 10 occurrences : 1906 (deux cas), 1907, 1923, 1934, 1972, 2008, et 2011 (relaxé au bénéfice du doute en appel en 2013). Depuis le nouveau code pénal de 1994, les deux seules condamnations relevées concernent des imams. Les amnisties à la suite des élections présidentielles de la Ve République (jusqu’en 2002) ont par ailleurs souvent couvert ces délits ainsi que tout ou partie de leurs sanctions, à l’exception toutefois des récidives visées par l’article 200 de l’ancien Code pénal.

Une obligation incohérente si l’on tient à se marier religieusement

Commençons tout d’abord par le devoir de se marier à deux reprises qu’impose cette obligation. En prenant un peu de recul, il est curieux de devoir s’engager dans le mariage à deux reprises avec la même personne pour que tout soit en ordre. D’aucuns diront qu’il s’agit d’un engagement devant la société pour le mariage civil, et un devant Dieu pour le mariage religieux. Cette interprétation me semble fallacieuse : dans le mariage religieux la société est bien présente au même titre qu’au mariage civil : les témoins et l’assemblée. Il s’agirait plutôt d’un mariage devant César, puis d’un mariage devant Dieu, selon la célèbre formule évangélique. Mais cela n’enlève rien répétition imposée de se marier deux fois…

Prenons ensuite l’exemple du dernier rituel du mariage catholique en langue française. Dans celui-ci, le célébrant dit lors du dialogue initial avec les futurs époux : « Vous allez vous engager l’un envers l’autre. Est-ce librement et sans contrainte ? ». En lisant textuellement, on comprend que l’Eglise catholique considère qu’ils ne sont pas engagés et leur demande s’ils sont bien libres. Il faut remonter à une traduction littérale de la version latine de référence (Editio typica de 1991) pour comprendre le sens véritable de la question : « Êtes-vous venus ici sans contrainte, mais avec un cœur libre et plein pour contracter mariage ? ». Cette question concerne en fait la liberté de volonté qu’ont des futurs époux de s’engager, qui est indispensable pour que le mariage catholique soit valide. Comment imaginer que le fait de s’être déjà engagés à la mairie n’a aucun impact sur la liberté de la volonté des futurs époux ? On peut noter que la cérémonie de mariage civil ne fait, elle, pas intervenir la notion de liberté de volonté des époux au moment où ils contractent le mariage, mais uniquement la notion de leur volonté à s’engager : « Voulez-vous prendre pour époux (épouse) monsieur (madame), ici présent (e) ? ». Il est ainsi logique de considérer que l’ordre ayant le plus de sens pour les deux cérémonies de mariage serait celui du mariage religieux avant le mariage civil.

Enfin, depuis le changement de définition et de nature du mariage civil avec le dit « mariage pour tous », de nombreuses personnes ne comprennent pas pourquoi il leur est obligatoire de procéder, avant leur mariage religieux, aux cérémonies de ce dit « mariage pour tous » heurtant leur liberté de conscience.

La France est isolée sur ce sujet de Liberté religieuse au sein du monde occidental

De très nombreux pays reconnaissent des effets civils à au moins certains mariages religieux : Australie, Canada, Croatie, Espagne, Etats-Unis, Irlande, Grande-Bretagne, Grèce, Italie, Macédoine, Malte, Nouvelle Zélande, Pologne, Portugal, République tchèque, Slovaquie, les 4 pays scandinaves, les 3 pays baltes.

D’autres encore ne donnent pas d’effets civil au mariage religieux, mais n’imposent pas non plus l’antériorité du mariage civil : Albanie à priori, Allemagne (obligation d’antériorité supprimée en 2007), Autriche (obligation d’antériorité jugée inconstitutionnelle en 1955), Serbie (obligation d’antériorité supprimée en 1994), et des pays de l’ex-URSS (Biélorussie, Moldavie, Russie, Ukraine) à priori.

Enfin, en queue de peloton figurent, avec la France (art. 433-21 Code pénal), ceux qui imposent l’antériorité du mariage civil : Belgique (art. 21 Constitution), Liechtenstein (art. 3 loi de 1973 sur le mariage), Luxembourg (art. 267 Code Pénal), Pays-Bas (art. 449 du Code pénal), Suisse (art. 97 Code civil), des pays de l’ex-Bloc de l’Est (Bulgarie, Hongrie, Roumanie), et des pays de l’ex-Yougoslavie (Bosnie-Herzégovine, Monténégro à priori, Slovénie).

Une loi bancale

Il est curieux de noter que la notion de « ministre d’un culte » et de « cérémonie religieuse » n’est pas adaptée à toutes les religions. Comme le reconnaissait le ministre de l’Intérieur lui-même en répondant à la question écrite du député Mourrut l’interrogeant sur le sujet en 2007, le mariage religieux musulman est un engagement privé entre deux personnes qui ne donne pas nécessairement lieu à célébration religieuse par un imam. Ainsi, de nombreux mariages religieux musulmans célébrés en France échappent à cette loi bancale. Ils sont estimés à 40 000 par an. Et il est ahurissant que la « Loi séparatisme » de 2021, qui a pourtant retouché cet article 433-21 du Code pénal en alourdissant la sanction, n’a pas corrigé son aspect bancal. Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, cette loi visait pourtant justement à empêcher quelques dérives de certains musulmans, notamment dans l’aspect du mariage avec les vices de consentements, la polygamie, etc.

Les autres parades utilisées pour échapper à cette obligation sont le mariage religieux à l’étranger où ils valent mariage civil (Maghreb, Israël, etc) et ensuite transcrits en toute légalité à l’Etat civil français. Selon l’INSEE, environ également 40 000 mariages, pas forcément uniquement religieux, célébrés à l’étranger sont transcrits chaque année à l’Etat civil français. Par contre pour un français non musulman qui souhaite avoir la liberté de se marier religieusement dans son pays avant le mariage civil, il n’existe aujourd’hui pas d’autre moyen légal que d’utiliser la première occurrence avant que le délit d’habitude ne puisse être caractérisé pour le « ministre d’un culte ».

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Quelle solution au conflit israélo-palestinien ?

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Répondre à cette question suppose de connaître la personnalité des deux belligérants : ce sont des frères ennemis. Frères, parce qu’ils ont en commun, au fondement de leur existence, le rejet du Christ et de Son Église. Et ennemis parce que ce rejet rend esclave du Démon, la haine personnifiée.

Le peuple juif a été suscité par Dieu pour donner au monde le Messie. Ainsi, la raison d’être de l’État israélite est inséparable de l’existence du peuple hébreu, qui ne peut lui-même se comprendre sans évoquer l’existence de Dieu (Gn 12.1-2 ; 17.1-2). Dieu, en effet, a voulu créer le peuple hébreu pour donner à Son fils incarné une société exempte de culte rendu au Démon , afin qu’Il puisse saintement S’incarner et y développer Son humanité. Si donc l’existence du peuple juif est fonction de la venue du Messie, le Sauveur du monde (Jn 4.22 ; Ga 3.16+), alors le rejet de Jésus, le Messie, préfiguré par celui des Prophètes, ne peut qu’avoir des conséquences dramatiques tant pour Israël que pour le monde entier. Jésus n’a-t-Il pas annoncé la destruction du Temple de Jérusalem et la dispersion des Juifs en châtiment de leur incrédulité, de leur refus de L’accueillir, Lui, le Fils de Dieu (Lc 13.34 ; 19.41-44 ; 21.20-24 ; Jn 5.23,42-47 ; 8.24,42-47), et cela « jusqu’à ce que soit accompli le temps des païens » (Lc 21.24 ; 1 Th 2.14+) ? Le « temps des païens » s’est achevé avec la création de l’État d’Israël en 1948. Le retour des Juifs en Israël signifie que Dieu a pardonné leur blasphème contre Son Fils (Mt 12.32). Mais il n’en reste pas moins que si Israël ne tire pas les leçons de son histoire et s’entête à refuser le témoignage que l’Esprit-Saint rend aujourd’hui à Jésus-Christ, notamment par tous les bienfaits apportés par l’Église au monde entier, alors son péché ne pourra plus être pardonné (Mt 12.32), et ses châtiments passés auront été l’annonce et la pâle figure de ceux qu’il méritera. Le péché contre l’Esprit-Saint ne reçoit en effet pas plus de pardon en ce monde que dans l’autre (Mt 12.31-32 ; Jn 8.21-24) …

De son côté, le peuple palestinien, quoiqu’originairement et encore en faible part chrétien, est devenu l’emblème de la cause musulmane. Or, comme le judaïsme rabbinique d’où il est issu, l’islam justifie sa raison d’être par le refus d’accueillir la foi chrétienne (Coran 4.48 ; 9.28-33). Israël peut donc voir dans ce rejeton révolté contre son père (1 Ch 29.10 ; Is 63.16, 64.8) le témoin de ce qu’il est, le miroir de sa propre révolte contre Dieu, et l’islam reconnaître en Israël sa propre nature d’Antichrist (1 Jn 2.22-23 ; 4.2-3 ; Ap 13.1+) … et s’attendre au même châtiment qu’Israël. Pour châtier ces antichrists (Ps 2 & 83), Dieu a-t-Il besoin d’autre chose que de l’orgueil et de la haine inexpugnables qui tout à la fois rapprochent et opposent Juifs et Musulmans (Jc 3.14-16 ; 4.1+ ; Coran 2.193 ; 2.65 ; 5.60 ; 7.166) ?

[« Allah a maudit les Juifs à cause de leur mécréance. » (Coran 4.46) ; « Les Juifs auront l’ignominie ici-bas et dans la vie future un très grand châtiment. » (Coran 5.41) ; « Qu’Allah combatte les Juifs ! » (Coran 9.30) ; Charte du Hamas en son article 7 : « Vous combattrez les Juifs et aurez sur eux le dessus, de sorte que même les pierres diront : Voici un Juif caché derrière moi, viens le tuer !” (Al-Bukhari,n°3593) // « Tuer un goy [un non-Juif] est comme tuer un animal sauvage » (Sanhédrin 59 a) ; « Même le meilleur des goyim doit être tué » (Abodah Zara 26 b) ; « Les Juifs sont des êtres humains, les Non-Juifs sont des animaux. » (Kerithuth 6b)]

Si les musulmans réalisaient qu’Allah ne donne la Palestine qu’aux Juifs (Coran 5.21), et même l’Égypte (Coran 28.4-6 ; 26.52-59), parce qu’Allah aime les Juifs « plus que tous les peuples de la terre (Coran 2.47,121,122 ; 7.140) », et sachant que « les coutumes d’Allah ne changent pas (Coran 33.62 ; 35.43 ; 48.23) », continueraient-ils à croire au Coran, ou bien comprendraient-ils que l’islam n’est que du judaïsme rabbinique, sous-produit talmudique inoculé aux Arabes pour faire d’eux d’autres antichrists ?

Il n’y a pas d’autre solution au conflit israélo-palestinien que la conversion des juifs et des musulmans au Christ, Lui « qui, des deux peuples, n’en a fait qu’un, détruisant la barrière qui les séparait, en supprimant en Sa chair la haine ». Il est la Paix (Ep 2.14). Il enseigne la Miséricorde sans la pratique de laquelle personne ne pourra la recevoir de Dieu (Lc 6.36-38)… Si donc maintenant Juifs et Musulmans refusent de se mettre à l’école de Jésus, doux et humble de cœur (Mt 11.29), enseignant à voir en tout homme un frère (Lc 10.25-37), ils n’auront jamais de paix, ni dans ce monde, ni dans l’autre. Alors, le Christ écrasera les uns et fracassera les autres (Lc 20.18), parce qu’Il est le Rocher d’Israël (Dt 32.4,18 ; 2 Sm 23.3 ; Ps 62.7, 89.26 ; Mt 21.42 ; Ac 4.11 ;Rm 9.32-33 ; 1 P 2.4-8), « un rocher qui fait tomber » (Rm 9.33), « un signe de contradiction devant qui toute conscience est mise à nu » (Lc 2.35). La connaissance du Christ ayant atteint les extrémités du monde (signe d’ailleurs de sa fin imminente : Mt 24.14), il n’est plus désormais possible d’être païen : on ne peut plus être que chrétien ou antichrétien. « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi, dit Jésus. (Mt 12.30) » Au Jour du Jugement dernier, personne ne pourra avancer de raison pour se justifier d’avoir refusé de devenir chrétien (Mc 16.16).

Quelle solution au conflit israélo-palestinien ?

Profanation de la Basilique de Rouen : terribles images

La réforme des allocations familiales en 2014 a eu un effet négatif sur le nombre des naissances

Une étude en anglais d’une économiste de la Banque mondiale montre une corrélation flagrante entre la réforme de 2014 en France, qui conditionne les allocations familiales pour jeunes enfants au niveau de revenus, et le déclin de la fécondité, en particulier au sein des familles plus aisées.

Clairement le taux de (dé)croissance du nombre de naissances par an enregistre une rupture en 2014 :

Si on regarde les données brutes de l’INSEE on voit effectivement que quelque chose se passe en 2014. Après il est possible que ce soit une coïncidence. L’étude montre de manière convaincante que la réforme a eu un effet négatif en analysant les effets de seuils, une spécialité du législateur français. La probabilité d’une naissance chute de manière discontinue au seuil d’inégibilité aux aides. Sylvain Catherine souligne sur X qu’il semble assez peu vraisemblable qu’une telle politique soit financièrement bénéfique au pays vu qu’elle prive le budget de l’Etat et de la Sécurité Sociale de futurs contribuables pour des économies de bouts chandelle. 

Rocher Mistral : “Si les réquisitions sont suivies, le château est voué à être vendu à des Chinois”

Nous évoquions hier le harcèlement judicaire subi par le fondateur du Rocher Mistral. Dans un article très complet, Valeurs actuelles détaille les difficultés et oppositions qui pourraient entraîner la fin de l’aventure pour le président du parc à thème, Vianney d’Alançon :

Le parc à thème provençal et son fondateur se retrouvaient à la barre, mardi 14 novembre, pour répondre de huit chefs d’accusation : les aménagements de parkings, de structures d’accueil du public, de lieux de spectacles sans obtenir les autorisations pour ce monument classé.

Lorsqu’il acquiert, pour la somme de 10,5 millions d’euros, le plus vieux château attesté de Provence, en septembre 2019, Vianney d’Alançon espère donner vie à ce joyau. L’investissement est très lourd, plus de 40 millions d’euros au total sont levés pour ouvrir un parc de loisir thématique visant à raconter au public l’histoire du patrimoine et de la Provence. 91% des fonds viennent du privé, 9% de subventions publiques, soit l’équivalent de 6 millions d’euros. Le défi est de taille, 500 personnes participent quotidiennement à la restauration de l’infrastructure (…)

Mais la période du confinement et de l’épidémie vient mettre un frein aux procédures administratives : « 30% des fonctionnaires de l’administrations ne donnent plus signe de vie à leur hiérarchie », expliquait alors un responsable de la préfecture. « Impossible de stopper le projet quinze jours avant l’ouverture », souligne l’avocat du parc, Me Alexis Chabert (…)

Il faut alors parer au plus urgent. Trois parkings provisoires sont aménagés, des Algeco tiennent place de billetterie, des graviers sont dispersés sur une ancienne friche, des chalets en bois et une scène sont installés sur un ancien potager… « J’ai dû prendre une décision insupportable pour le projet, son économie et ses emplois, afin de sortir du tunnel », se défend Vianney d’Alançon qui assume « pleinement » sa responsabilité. Le propriétaire des lieux assure n’avoir installé que des décors réversibles, « démontable en un quart d’heure », sans avoir modifier définitivement le monument historique. « Je n’y suis pas allé comme un barbouze, j’ai prévenu les services de l’Etat », assure-t-il.

« Le temps de l’administration n’est pas celui de l’entrepreneur », explique le passionné de patrimoine qui a déjà ouvert un parc à thème sur la forteresse de Saint-Vidal en Haute-Loire. « La DRAC ne vient pas plus d’une fois par mois, quand les réunions de chantier se tiennent chaque semaine », insiste-t-il. « On peut considérer que vous faites n’importe quoi, on peut aussi se dire que l’on ne vous aide pas beaucoup », glisse le président du tribunal (…)

La fédération départementale de France Nature Environnement (FNE) est également de la partie. A la barre, son délégué au juridique, Stéphane Coppey vient expliquer comment après une première réunion, l’association environnementaliste a décidé de couper court à tout partenariat. Les relations se sont même tendues depuis qu’un agent de la FNE se serait introduit « en fraude » sur le parc, ce que dément Stéphane Coppey. Dans le viseur de la fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement, une colonie de murins à oreilles échancrées, une espèce menacée de chauve-souris qui avait trouvé refuge dans les souterrains du château. Si la colonie bénéficie désormais de trois salles « sanctuarisées » par les nouveaux propriétaires, les écologistes dénoncent une « légère baisse d’effectif ». « Ce point du dossier est l’exemple de l’excès », pointe du doigt Me Alexis Chabert. Le Rocher Mistral travaille désormais avec le groupe chiroptères de Provence (GCP) afin de suivre et d’étudier une installation durable de ces mammifères présents quatre mois dans l’année (…)

Des réquisitions lourdes. « L’impression de voir le ciel tomber sur notre tête », confie un dirigeant du parc, au milieu de la vingtaine d’employés venus assister au procès. « Si les réquisitions sont suivies, le château est voué à être vendu à des Chinois », s’inquiète auprès de Valeurs actuelles, Vianney d’Alançon. Une offre a d’ailleurs déjà été formulée auprès du ministère de la Culture, par un groupe chinois. « L’avenir se poserait, le patrimoine serait détruit, une centaine de personnes serait licenciées, tout le monde aura perdu », alerte l’entrepreneur qui veut bien assumer une sanction financière. « J’accepte de m’être mal garé, mais la remise en l’état, c’est la mort et la bêtise », plaide-t-il. « Devra-t-on laisser la friche ? Devrons-nous remettre à terre le muret restauré ? », s’interroge Vianney d’Alançon qui prévient : « si je suis condamné, c’est l’ensemble des propriétaires qui le seront ».

Décryptage de l’écologie chrétienne par Academia Christiana

Plongez au cœur d’une réflexion profonde et inspirante sur l’écologie chrétienne lors d’une table ronde, organisée dans le cadre prestigieux d’Academia Christiana à Paris le 4 novembre 2023. Dans cet événement captivant, le Père Danziec, qui revient sur le conflit à Saint Pierre du Colombier, Jean-Pierre Maugendre, qui évoque l’Exhortation apostolique Laudate Deum qui n’a aucun caractère magistériel comme l’écrit le pape lui-même, et Hélène de Lauzun se réunissent pour discuter des enjeux cruciaux liant la foi chrétienne à la préservation de notre planète. Ils partagent leurs visions sur la manière dont la spiritualité chrétienne peut guider notre engagement envers l’environnement. De l’écologie humaine à la responsabilité collective, découvrez des approches concrètes pour façonner un avenir durable.

Pérou : le Congrès adopte un projet de loi pour protéger la vie humaine dès la conception

Le 9 novembre, le Congrès péruvien a adopté, avec 72 voix pour, 26 contre et 6 abstentions, un projet de loi qui vise à modifier la Constitution pour « [reconnaître] les droits de la personne conçue ».

La loi 785 change une formulation juridique antérieure selon laquelle les Péruviens étaient sujets de droit dès la naissance. Désormais, ils le seront dès leur conception. L’objectif est de renforcer la protection des enfants à naître en leur garantissant les mêmes droits qu’à ceux qui sont déjà nés.

La loi reconnaît au bébé à naître le statut de personne humaine, et protège « les droits à la vie, à la santé, à l’intégrité morale, mentale et physique, à l’identité, au libre développement, au bien-être et les autres droits qui bénéficient à l’être humain à naître ». De plus, elle identifie l’enfant conçu comme une « identité génétique distincte » de celle de sa mère.

Avant le Pérou, d’autres pays ont pris des mesures similaires protégeant les droits de l’homme dès la conception, tels que le Chili, la République dominicaine, l’Equateur, le Salvador, le Guatemala, la Hongrie, le Honduras, Madagascar, les Philippines et la Slovaquie.

Source : Gènéthique

Guerre russo-ukrainienne: le basculement géopolitique du monde

Vers quels bouleversements géopolitiques mondiaux nous entraine le conflit russo-ukrainien. Au 629ème jour du conflit, analyse de la situation avec Antoine de Lacoste, spécialiste en géopolitique et auteur sur le site geochroniques sur RCF Pays de la Loire.

Le sénateur Horizons Joël Guerriau en garde à vue pour avoir drogué une collègue afin d’en abuser

Le sénateur de Loire-Atlantique Joël Guerriau, soupçonné d’avoir drogué une députée, a été placé en garde à vue mercredi 15 novembre. Sa garde à vue a été prolongée jeudi soir.

L’élu de 66 ans est en garde à vue pour

“administration à une personne, à son insu, d’une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes pour commettre un viol ou une agression sexuelle”.

Pour cette infraction, l’élu encourt cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

La victime a raconté aux enquêteurs avoir été invitée par Joël Guerriau à son domicile parisien dans la soirée de mardi. Après avoir bu un verre, elle a été prise d’un malaise et a décidé de quitter l’appartement. Elle a ensuite déposé plainte. Ses examens médicaux ont révélé qu’elle était positive à l’ecstasy. Elle n’a fait mention d’aucun fait sexuel lors de son audition.

Lors de la perquisition effectuée chez Joël Guerriau en sa présence, un sachet d’ecstasy a été retrouvé. Une perquisition a également eu lieu dans son bureau du Sénat, toujours en sa présence. Mais aucune drogue n’y a été retrouvée.

Joël Guerriau est élu sénateur depuis 2011. Il est vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Membre du groupe Les Indépendants du Sénat, il adhère au parti Horizons d’Edouard Philippe en 2022.

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