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Le nombre d’islamistes capables de passer à l’acte est évalué dans l’Union européenne à 50 000

Décompte macabre d’Alexandre Del Valle dans Valeurs Actuelles :

Depuis les années 2000, 150 attentats islamistes ont été commis en Europe, avec un total de 800 morts. La France est le pays le plus souvent attaqué, avec 320 morts causés par 80 attentats. Depuis 2014, 5 500 citoyens européens sont partis faire le djihad en Syrie-Irak. Deux mille d’entre eux sont rentrés. Le nombre d’islamistes capables de passer à l’acte est évalué dans l’Union européenne à 50 000, sans compter des foyers suisses et bosno-albanais. Dans l’Hexagone, 480 détenus radicalisés ont été libérés depuis 2012, la majorité ayant été fanatisée en prison.

En France, à la menace “projetée” s’est ajoutée une menace “endogène”, alimentée par une fanatisation communautaire religieuse qui légitime le djihad contre les « islamophobes » et les « blasphémateurs » (comme Samuel Paty) au nom de la charia. Aux 300 militants djihadistes incarcérés en France, il faut ajouter les 280 personnes libérées entre 2020 et 2023. Mais aussi ceux en voie de primo-radicalisation, ainsi que les djihadistes disparus dans la nature en Syrie et en Irak et revenus dans l’espace Schengen via des flux clandestins. Sans oublier les familles de djihadistes officiellement rapatriées en France. La menace portée de ces prédateurs endogènes difficiles à surveiller (il faudrait 15 à 18 fonctionnaires de police pour empêcher de nuire chaque radicalisé) préoccupe les autres forces chargées de la prévention et de la lutte antiterroriste, même si elles déjouent chaque mois des projets d’attentat. […]

Peut-on ambitionner de réaliser une guerre propre, en plus de la prétendre juste ?

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Bientôt quatre-vingts ans ont passé sans qu’il y ait de conflit armé sur le sol français. Vingt-cinq ans ont filé depuis la suppression par Jacques Chirac du service militaire obligatoire. Une génération. Déjà. C’est dire combien les horreurs, les atrocités et les scandales liés à la réalité d’une guerre sont devenus tout à fait étrangers à la conscience de l’immense majorité des Français. L’Homo festivusdécrit par Philippe Muray ne frissonne plus aussi spontanément que ses grands-parents devant un défilé militaire ou un uniforme… Se mettre au garde-à-vous, défendre son pays, rendre les honneurs au drapeau, à quoi bon quand l’avachissement est promu, l’amour de sa patrie suspecté et les couleurs arc-en-ciel brandies ?

Bien sûr, on pourra rétorquer que le XV de France a ses supporters, que la sauvagerie des attentats du Bataclan ou de Nice a ému et révolté tout un pays. Mais s’agit-il d’un amour de prédilection ou d’un drame de situation suffisant pour pousser tout un chacun à quitter son confort individuel, répondre à “l’appel des armes” dans le but de lutter contre la barbarie islamiste ?

« Toujours, observait saint Augustin, les méchants ont persécuté les bons et les bons ont persécuté les méchants ; mais ceux-là pour servir leur passion, ceux-ci la charité. Celui qui assassine ne considère pas ce qu’il déchire ; celui qui soigne considère ce qu’il coupe. Celui-là en veut à la santé, celui-ci à la gangrène. En tout cela, donc, que faut-il considérer, sinon lequel agit pour la vérité, lequel en vue de nuire, lequel en vue de corriger. »

Les récents événements dramatiques du conflit israélo-palestinien, la folie terroriste du Hamas et la réponse qui se veut implacable du gouvernement de Nétanyahou placent devant nos yeux deux problématiques : quelles sont les conditions pour garantir une paix véritable ? Et peut-on ambitionner de réaliser une guerre propre, en plus de la prétendre juste ?

Les conditions de la paix

On connaît le cri de Baudelaire : « Homme libre, toujours tu chériras la mer ! » La pensée bobo, davantage inquiète de la résurgence du virilisme et des paroles des Lacs du Connemara, toute préoccupée par le danger des barbecues et des amoureux de la chasse, préfère plutôt s’écrier : “Iel libre, toujours tu maudiras la guerre !”

C’est oublier un peu vite les conditions qui font la paix. L’enseignement constant de l’Église rappelle qu’aucun État ne peut accepter tranquillement servitude politique et ruine économique au détriment du bien commun de son peuple. Par conséquent, il se doit d’assurer sa défense pour garantir la tranquillité d’un certain ordre. « Est pleine de justice la force qui, à la guerre, protège la patrie contre les barbares ou, à la maison, défend les faibles ou les commensaux contre les brigands », commente saint Ambroise. Ainsi, porter en haute estime les forces de l’ordre qui se dévouent au service de la paix relève d’abord d’une affaire de reconnaissance et de rectitude morale. Charles Péguy considérait à ce sujet que le soldat mesure la quantité de terre où on parle une langue, où règnent des mœurs, un esprit, une âme, un culte : « Le soldat mesure la quantité de terre où un peuple ne meurt pas. »

En théologie, la protection armée des vies, de la cité, de la liberté, de la justice, de la paix porte un nom : le “droit de glaive”. Selon l’apôtre Paul, en effet, le rôle du politique consiste notamment à faire justice des malfaiteurs et à soutenir les gens de bien : « Crains si tu fais le mal, car ce n’est pas pour rien que l’autorité porte le glaive » (Romains 13, 4).

Une guerre peut-elle se passer de violences ?

La violence ? Parlons-en : elle se répand sur les réseaux sociaux, elle imprègne nombre de jeux vidéo, Quentin Tarantino et d’autres à sa suite l’esthétisent dans le cinéma. Mais les horreurs de la guerre, l’odeur de la mort, le râle de l’agonie, qui les a déjà rencontrés ? Ce qui faisait dire déjà à la philosophe Simone Weil :

« Je n’aime pas la guerre, mais ce qui m’a toujours fait le plus horreur dans la guerre, c’est la situation de ceux qui se trouvent à l’arrière et bavardent de ce qu’ils ignorent. »

Après les massacres ignobles commis par l’organisation terroriste du Hamas dans le kibboutz de Kfar Azar, Julien Dray réagissait vivement sur X : « Ils ont été jusqu’à tuer une femme enceinte et extraire son fœtus pour le tuer… Qui à part les nazis a fait cela ? » Qui ? Vraiment ? La réalité crue des colonnes infernales durant les guerres de Vendée témoigne, hélas, qu’il n’y a pas eu que les nazis ou le Hamas pour perpétrer de telles exactions. On doutera fortement que les hordes turco-mongoles de Tamerlan aient laissé tranquilles les femmes enceintes du Caucase, ou les Huns d’Attila celles de l’Adriatique… Plus près de nous dans le temps et l’espace, le 20 août 1955, plusieurs centaines de civils, européens et musulmans, sont massacrés à El-Halia dans des conditions abominables par les terroristes du FLN. « La guerre a pour père l’égoïsme, pour mère l’ambition et pour proches parentes toutes les autres passions qui nous conduisent au mal », remarquait le marquis de Vauban.

Dire que la guerre est un fléau, à tout le moins une extrémité terrible, qui le contesterait ? À l’école de sagesse latine, « si vis pacem, para bellum », pour conserver la paix, se prémunir de la guerre nécessite impérieusement de la préparer. Nommer les menaces et armer sa vigilance constituent les premiers éléments indispensables pour préserver l’harmonie d’un peuple. Selon Chesterton, « le plus heureux des destins humains est de trouver quelque chose à aimer ; mais le deuxième sort le plus heureux est certainement de trouver quelque chose à combattre ». Dans le contexte actuel, on se méprendrait si nous manquions d’idées.

Meurtre islamiste d’un professeur, l’Etat pas seulement défaillant, mais complice

Tribune proposée par Gilbert :

Le « vendredi du djihad » décrété par le Hamas, et à 3 jours de l’anniversaire de la mort de Samuel Paty, un tchètchène fiché S a encore frappé. Mohammed Mogouchkov a assasiné un professeur de français dans son ancien lycée et en a blessé d’autres, avec des couteaux, en criant « Allah Akbar ».

Toujours avec un temps de retard, l’Etat n’est que trop dans la réaction en allumant des bougies auprès du cercueil du défunt et en déployant encore et encore des nouvelles forces de police, avec notre argent, déjà débordées par les islamo-racailles qui pullulent dans les cités. Il s’illustre aussi par son inaction en n’exécutant pas les OQTF ou en étant peu effectif sur les fichés S.

Obsédé par la République, qu’il invoque à chaque discours post-attentat, «  c’est la République qui est attaquée », tout porte à croire qu’elle est la première victime, et non pas la France et les Français. Car la République n’est qu’un système politique.

Encore une fois cette phrase de Bossuet sonne parfaitement juste : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes »

L’Etat républicain si enflammé, dans ses discours, par la « diversité » et le « vivre-ensemble » récolte les fruits de ce qu’il sème et qu’il refuse de négocier : l’immigration. Et pas n’importe laquelle : l’immigration massive de peuples entiers de civilisation musulmane, d’hommes en âge militaire.

C’est sans compter bien-sûr sur les associations antiracistes et indigénistes, ainsi que les partis politiques islamo-gauchistes qui soufflent sur les braises du ressentiment.

Avec en plus le concours d’une justice pénale très laxiste, la question terrible est de savoir quand et quel corps de métier sera la prochaine victime directe. Le profil de l’assaillant est déjà tout trouvé.

La caste politico-médiatique poursuivra sa moraline en criant contre la stigmatisation et la récupération politique de cet acte. Ce sera le nouveau scandale et non plus la sauvagerie.

Tandis que l’Etat continuera à nous divertir avec la Coupe du Monde et la gestion de ses turpitudes nous nous réveillerons dans l’effroi, la colère ou la curiosité avec le passage à l’acte d’un nouveau barbare.

Les pervers à l’école

Dans le JDD, Elisabeth Caillemer, qui fut journaliste à Famille chrétienne, dénonce le contenu de séances d’éducation à la sexualité dispensées dans certaines écoles primaires. Extrait :

Lorsque Stéphanie a récupéré son fils à la sortie de l’école en mai dernier, il était en état de sidération. Sur le chemin, Milan, 9 ans, est resté mutique, lui d’habitude si prompt à raconter sa journée. À la maison, sa mère lui a tendu une feuille et un crayon : « Écris, si c’est plus facile pour toi », l’a-t-elle encouragé. Sur le papier qu’il a tendu tout penaud à sa mère, trois mots en petites lettres attachées : « Fellation, clitoris, film porno. » Estomaquée, Stéphanie a tenté de comprendre et découvert qu’avait eu lieu ce jour-là une séance d’éducation sexuelle dans la classe de CM2 de son fils. « Aucun parent n’avait été prévenu, s’agace-t-elle. J’ai fini par avoir un rendez-vous avec la maîtresse et la directrice de l’école. Elles ont commencé par me dire que Milan avait dû mal comprendre, puis la maîtresse s’est défendue en disant que ces mots avaient été prononcés par d’autres enfants de la classe. »

Dans une autre école publique, sous couvert de « cours d’éducation à la pudeur », le fils de Valérie, lui, a appris en CM1 « comment se masturber, l’éjaculation, les rapports sexuels par l’anus et le vagin, qu’il pouvait aimer les garçons ou devenir une fille ». À sa mère, le petit garçon de 9 ans a expliqué que, lorsqu’avec ses copains ils s’étaient bouché les oreilles pour ne pas entendre, l’enseignante avait menacé de les envoyer dans le bureau du directeur. Quand Valérie est allée trouver ce dernier pour obtenir des explications, il lui a répondu qu’elle était la seule à se plaindre. Ce qui était vrai.

« Les autres parents n’étaient pas au courant, leurs enfants n’avaient pas osé leur en parler, justifie la mère de famille. Mais quand la nouvelle s’est ébruitée dans l’école, ils ont tous interrogés leurs enfants qui ont confirmé leur malaise. »L’affaire est remontée jusqu’à la mairie. On a dit à Valérie que ces séances étaient destinées à lutter contre l’inceste, les grossesses précoces et à promouvoir l’égalité homme-femme. « Sauf qu’à aucun moment il n’a été question de ça », souligne-t-elle.

Eric Zemmour a annoncé vendredi la victoire de plus de 3500 sièges pour les Parents Vigilants aux élections des parents d’élèves. Vous pouvez rejoindre ce réseau pour empêcher la propagande sexuelle à l’école. Depuis une loi de 2001, trois séances annuelles d’éducation à la sexualité doivent être dispensées depuis le cours préparatoire jusqu’à la terminale. La circulaire Blanquer de 2018 précise que ces enseignements doivent avoir lieu « dans le plus grand respect des consciences », qu’ils doivent être « pleinement adaptés à l’âge des enfants », « sans dimension sexuelle stricto sensu à l’école élémentaire » et « portés à la connaissance des parents d’élèves lors de la réunion de rentrée ». Mais les écoles font un peu ce qu’elles veulent.

A la suite d’une enquête réalisée en 2022 par l’Inspection générale et révélant que moins de 15 % des élèves bénéficiaient d’une éducation sexuelle à l’école, le ministère de l’Éducation nationale a confié au Conseil supérieur des programmes (CSP) le soin d’élaborer avec précision le contenu de ces enseignements. Pour l’heure, les associations qui l’ont demandé sont auditionnées par le CSP. « Écrire un texte de référence pour que ces enseignements soient encadrés et transparents est une bonne chose », indique le docteur Pascale Morinière, la présidente de la confédération des Associations familiales catholiques (AFC) qui a été reçue le 10 octobre dernier par Mark Sherringham, le président du CSP. Au cours de son audition, elle a notamment demandé que « ces enseignements n’abordent pas les pratiques sexuelles ou les questions de genre, soient fondés sur la science et non sur l’idéologie et qu’ils respectent le développement affectif et psychologique de l’enfant ». Elle a également insisté sur « la nécessité d’une transparence vis-à-vis des parents » ainsi que sur « le respect dû à leur liberté de conscience ».

Mauvaise nouvelle pour la Pologne

Dimanche 15 octobre, les Polonais étaient appelés à renouveler leur Parlement.

Si le PIS (Droit et justice), parti de Jaroslaw Kaczynski au pouvoir depuis 2015, arrive en tête, la Coalition civique, emporte la majorité. Les trois partis d’opposition, la Plateforme civique (centre droit) de Donald Tusk , les centristes de Troisième voie et le parti La Gauche, remporteraient ensemble 248 sièges à la chambre basse du parlement qui compte 460 députés, contre 212 sièges pour le PiS et Confédération (droite) réunis.

Donald Tusk, 66 ans, qui a déjà été Premier ministre de 2007 à 2014, puis président du Conseil de l’Union européenne de 2014 à 2019, serait donc en mesure de former un gouvernement, si ce résultat était confirmé. Donald Tusk a promis d’améliorer les relations de la Pologne avec l’Union européenne. Il s’est aussi engagé à rétablir l’avortement.

Selon le sondage Ipsos sortie des urnes, le PiS serait arrivé en tête avec 37 % des voix, soit sept points de moins que lors des précédentes législatives, en 2019. Ce score est insuffisant face aux trois partis d’opposition Plateforme civique (32 %, + 5 points), Troisième voie (13 %) et La Gauche (9 %), qui, ensemble, obtiendraient la majorité absolue à la chambre. La droite de Confédération arriverait en cinquième position avec 6 % des suffrages, un score nettement plus faible que ce que prévoyaient les derniers sondages avant le scrutin. Les trois partis d’opposition se sont engagés à s’allier pour former une coalition.

Pour capter les votes progressistes, Donald Tusk a posé une condition claire à ceux qui désirent rejoindre sa Coalition civique : l’avortement doit être autorisé pour toutes les femmes qui le demandent, jusqu’à 12 semaines de grossesse, après consultation d’un médecin. Une façon de creuser un fossé avec le PiS, qui a rendu l’avortement presque impossible en 2020.

Amalgame ou syllogisme ?

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Pas d’amalgame ?

Ça reste à voir. Ceux qui nous accusent à tort d’être pétainistes ou maurassiens ne le font-ils pas ? Ou plutôt pratiquons le syllogisme. Revendiquons-le comme Philippe de Villiers l’expliquait ce 13 octobre :

“C’est l’immigration qui porte le terreau de l’islam. C’est l’islam qui porte de terreau de l’islamisme. C’est l’islamisme qui porte le terreau du terrorisme”. Il porte le terreau de la barbarie et n’a pas la moindre légitimité en France pour user d’un combat militaire, terroriste ou résistant.

Oui, osons redire que les idées ont une suite, une logique, l’une mène à l’autre, et l’autre mène aux actes d’horreur que nous connaissons et qu’Israël connaît à la pire échelle qui soit. Puisque ces actes nous révulsent, la raison commande d’en chercher l’origine. Ce faisant, pratiquerais-je l’amalgame que j’appellerais cela la simple logique. Le raisonnement. En effet, c’est l’islam immigré (un Tchétchène encore une fois) qui est source de ces maux, osons dire que nous récusons à cet Islam tout droit d’être accueilli en France.

Le République se dit laïque ? L’Islam l’est-il, lui qui ne parvient pas à respecter les valeurs du régime qui régit la France ? Comment accepter de lui donner place ? Il récuse l’égale dignité en droit de tout être quels que soient son sexe, sa nationalité, son état et sa religion… Comment l’intégrer ? Il refuse de la République la liberté de choisir sa religion, de n’en point avoir ou d’en changer… Comment laisser une part de la population vivre sous d’autres droits et d’autres mœurs que les nôtres. Devrait-on laisser se créer des sous-citoyens qui n’auraient les mêmes droits que nous ? Devons-nous accepter qu’impunément soit prêché et répandu le rejet de nos mœurs et de nos lois ?

Si le terrorisme effraie les populations par les meurtres qu’il engendre, ce qui nous effraye davantage est la lâcheté des politiques. Auront-ils enfin le courage d’un discours vrai, et aussi celui d’agir, ou continueront-ils d’ânonner que nous sommes en guerre contre le terrorisme sans prendre les moyens de l’éradiquer ? C’est bel et bien contre l’Islam conquérant que nous avons à faire la guerre. Contre l’islam conquérant en Israël et contre l’islam terroriste en Europe. Contre l’islam prêché dans les mosquées, lui qui veut modeler des esprits contre nos mœurs et nos lois, à l’école et dans la société civile.

Oui, contre cet Islam nous sommes en guerre culturelle et militaire, sinon millénaire. Sans ijtihad total et généralisé, l’Islam reste incompatible avec l’Occident. On en est loin… Pire : On ne le réclame même pas. On reste dans un vivre-ensemble impossible quand certains ne le veulent. Citons Kissinger (parlant des USA) en guise de conclusion: « C’était une grave erreur de laisser entrer autant de gens de culture, de religion et de concepts totalement différents, car cela crée un groupe de pression à l’intérieur de chaque pays qui a fait la même chose ».

Le nouveau film Remissio d’Ermonia, renouvellement de l’approche [DOSSIER]

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« Au cœur du XIXe siècle, le monde militaire brille de faste et de superficialité. Entrant dans une église pour la première fois depuis longtemps, Joseph de Frénilly, jeune saint-cyrien plein d’ambition, fait le pari d’aller se confesser. Déjoué par le prêtre, il fait une promesse d’honneur qui ne sera pas sans conséquence… ». Ermonia est une association loi 1901 créée en mai 2021 par des jeunes étudiants (principalement en histoire et en droit) dont l’objectif est la mise en valeur de l’Histoire de France à travers un prisme cinématographique, musical et littéraire. D’origine vendéenne, Ermonia en est aujourd’hui à sa quatrième production ; dernière en date, le projet Remissio est sorti en avant-première en salle le 23 septembre 2023 à Paris ; il est la scénarisation d’une histoire vraie racontée par Mgr de Ségur dans son ouvrage L’Enfer.

1) Du succès

23 septembre, 30 septembre, 7 octobre 2023, salles combles au Christine Cinéma Club et au Grand Action de Paris ; un « prime » sur TVL « À l’assaut du cinéma français ! » début septembre, un article dans Famille Chrétienne et dans l’Homme Nouveau… Une dynamique de bonne augure pour l’association Ermonia qui recueille l’avis de spectateurs ébahis, la larme à l’œil devant la belle démonstration de performance du nouveau réalisateur pour Remissio. Pour tout au plus une vingtaine de membres, la performance est effectivement réelle. Comment faire tenir (avec un budget limité et un net manque de moyens techniques) un scénario à la fois cohérent et poignant devant un spectateur généralement familier de gros blockbusters américains bourrés de VFX ? C’est avec beaucoup de détermination et de savoir-faire que les membres de l’association ont conjugué leurs talents pour accoucher d’un projet plus conséquent que ses « prédécesseurs petits-métrages », un moyen-métrage de 45 minutes ayant pris plusieurs semaines de préparation et de tournage et ayant fait appel à une trentaine de comédiens et figurants costumés. C’est là ce que l’association Ermonia ajoute aujourd’hui à sa panoplie de trophées bien soignés.

2) La critique positive

« Mais quelle réalisation » s’extasieraient certains spectateurs d’après séance. La réalisation est très bien menée. Avec Alexis ORAIN du Cinéma Le Grand Lux des Herbiers, le réalisateur Ambroise BOULANGÉ aboutit à une nouvelle et meilleure gestion de caméra épaule que sur Le Vœu de l’épée. On est tout de suite pris par la dynamique du montage ainsi que le choix judicieux des focales qui fait souvent très cinématographique malgré quelques petites erreurs. En fait la résolution est excellente pour du grand écran. À l’exception de quelques problèmes de son, notamment au début entre Frénilly mère et Frénilly père, la bande son est rondement bien menée. Le spectateur peut particulièrement s’émouvoir de l’excellente bande musicale de Julien MICHEL et Richard LIEGEOIS ; saisissant que le conflit intérieur de Frénilly fils, lorsque les idées suicidaires l’obnubilent ainsi que les paroles lancinantes du prêtre du confessionnel. Si le spectateur peut se laisser surprendre par l’usage du ressort du défi, « cap’ ou pas cap’ ? », le mode opératoire est tout de même très pascalien et aboutit au développement d’une thématique très intéressante sur le conflit intérieur d’un homme, le drame d’une foi refoulée. Le spectateur peut apprécier la remarquable mise en scène de l’hystérie et de la démence mais aussi celle de nuits profondément agitées qui rappellent assez bien le triste sort des Poètes maudits, clin d’œil très à propos pour 1875 : Baudelaire, Verlaine, Rimbaud. Idem pour le passage suicide, très prenant avec ce pistolet sur la tempe qui fait clairement mouche avec les plans de la mise en scène. Enfin, les quelques passages sur le tableau de la crucifixion notamment, pour rappeler l’amour de Dieu pour les hommes (son abnégation), le côté stroboscopique à un moment associé à cette image (qui ne doit ni plus ni moins que montrer son côté oppressant pour Joseph, paradoxalement) attise la satisfaction du spectateur. Quant au jeu de Romain CINOTTI, très fort, le tremblement obsessionnel mais aussi les pleurs de rage quasiment, les yeux injectés de sang ; vraiment réussi, une excellente performance d’acteur, très bien soutenue par la mise en scène. Pour le reste Domitille de LA PERRAUDIÈRE, avec une froideur et un caractère austère très bien joués campe très bien Frénilly mère ; idem Mathilde de LACHAUX réussit bien en Jeanne de Villefollet, bonne compréhension, mise en scène et acting de la jeune fille catholique type de l’époque, bonne performance sur le lit de mort. La scène de la mort du personnage fait quasiment empruntée à Dumas dans Les Trois Mousquetaires pour Constance Bonacieux et est un assez chouette clin d’œil pour le spectateur un peu littéraire.

3) La diversité de la critique en provenance de l’extérieur

La critique de spectateurs non catholiques

Les séances de diffusion du film portent en soi une certaine singularité ; comment empêcher certains spectateurs de se trouver impressionnés par un fort constat sociologique dès l’arrivée en salle de cinéma : femmes et jeunes filles en jupes, « aucune en pantalon », public qui fait un peu typé « catho’ » mais pas simplement « catho’ », peut-être plus que « catho’ » aux vues d’un uniformisme assez globalement rigoriste ?
En dépit de la grande qualité de réalisation du film, certains spectateurs pointent un marquage « assez idéologique » dès le début du film, maladresse (malgré l’époque), à savoir que dans la perspective d’une œuvre cinématographique « grand public » pour 2023, le fait de voir un crucifix ou tout objet religieux de manière insistante et marquée serait forcément maladroit (en dépit de vouloir présenter la réalité historique d’une famille croyante de l’époque car évidemment il aurait été possible de le faire autrement). Certains spectateurs pointent du manichéisme, l’idée que la conception du catholicisme dans le film serait binaire et trop recroquevillée sur une conception extrême de la foi : croire ou ne pas croire, être un saint croyant ou un abjecte mécréant. Certains vont même jusqu’à dire que les maladresses scénaristiques donnent une mauvaise image du catholicisme qui en réalité et théologiquement est la religion de la liberté (c’est à dire celle du choix de Dieu) ; que manifestement dans le film il y aurait une mauvaise appréhension de la liberté au sens théologique et que cela découlerait en un problème d’ouverture à l’autre et tomberait dans une forme de désintérêt ou de condescendance pour de « pauvres gens » que pourraient être les semblables en leur époque de personnes comme Marie Madeleine ou Zachée.

La critique de spectateurs « juristes » et d’anciens membres de l’association

Des spectateurs juristes sont même aller jusqu’à consulter les statuts de l’association via le site Societe.com pour pointer le problème résidant dans l’appréhension de l’objet social de l’association : « ERMONIA a pour objet de rendre l’Histoire accessible au grand public à travers une personnalisation qui veut s’opérer par le cinéma, les lettres et la musique ». Sans ménagement, ils interrogent : « Quelle Histoire ? », « quel grand public ? ». Certains spectateurs, notamment d’anciens membres d’Ermonia en profité pour rappeler la vocation universelle de l’association en précisant l’étymologie du mot « catholique » en grec, καθολικός : « universel » donc quelque chose d’accessible au commun des mortels dans son ensemble. Ces spectateurs renchérissent : « comment cette association peut-elle aspirer à soutenir son objectif d’universalité quand elle s’empare d’une personnalité historique aussi spécifique que Mgr de Ségur qui plus est d’un ouvrage aussi spécifique que L’Enfer, thème qui évidemment ne peut que laisser en plan une grande partie de spectateurs (‘si tant est que les écrits de Mgr de Ségur étaient populaires à son époque mais qu’aujourd’hui ils ne sont plus lus et appréciés que par un petit nombre de fidèles catholiques’) ? ». Ils y voient la marque d’un choix idéologique arguant que tous les catholiques ne pourraient pas se reconnaître dans une telle prise de position. Alors est-ce que ce manque d’universalité constituerait un manque subséquemment incompatible avec la « mise en scène » de l’Histoire avec un grand « H », Histoire de principe qui ne se retrouverait pas dans le traitement d’une thématique aussi spécifique ? C’est donc pour une petite partie de spectateurs qu’en dépit d’une association qui aliène son universalité et sa volonté de rendre l’Histoire accessible au grand public qu’il serait tout de même possible considèrent-ils d’arriver à apprécier l’effort si l’on est plutôt « catho’ tradi’ » mais pour la critique des anciens, le problème reste le même, celui de la violation de l’esprit de la création de l’association. En connaissance par ailleurs de l’histoire cinématographique de l’association, de par sa particularité, ces mêmes anciens disent s’étonner qu’il ait été possible de faire voter un projet tel que Remissio. Ils soutiennent à cet effet que le premier film d’Ermonia dépeignait une romance pendant la Première Guerre mondiale, le deuxième les Guerres de Vendée et le troisième des intrigues sous le règne de Louis XIII. Non sans bienveillance pour les jeunes d’Ermonia, ils finissent quand-même par déclarer qu’ils gardent foi dans le futur projet d’Ermonia en rapport avec l’œuvre d’Hervé Bazin (pan plus littéraire encore et en principe très fidèle à l’esprit de l’association) et donc dans sa capacité à resolidariser avec ses reflexes initiaux et l’esprit de sa création.

La critique de spectateurs catholiques

Sur le plan plus théologique, certains catholiques ayant regardé le film ont jugé que des répliques types « Vive l’anticléricalisme » ou « Tu ne peux pas être en désaccord avec ce que dit notre temps, tu n’es pas moderne » étaient vraiment maladroites en avançant que si la première réplique trahissait une certaine méconnaissance de l’histoire de la IIIe République aussi bien que du cercle militaire resté encore très catholique à l’époque (en dépit de la laïcisation), la deuxième était encore nettement plus grossière, affichant une ironie non dissimulée concernant le Concile Vatican II de 1962, élément d’une part anachronique et trahissant d’autre part une certaine aversion de certains « tradis » pour ce concile qualifié de « moderne », « progressiste », « protestant » ou « dans les idées du monde ». De tels catholiques ont estimé que ces quelques maladresses ne pouvaient que plus participer à une forme d’animosité de la part de personnes spectatrices, tierces aux mouvements « tradis ». Ils pointent également le côté parfois un peu cliché de répliques de certains acteurs aux rôles mineurs insistant sur le fait que cela fasse encore tache et agace pour qui se trouve extérieur au milieu et ne pourrait se montrer tolérant à un « humour ‘tradi’’ plutôt douteux ». Ils observent qu’il est en outre difficile de comprendre si les militaires sont réellement anticatholiques ou non : d’un côté le militaire Charles se promène dans une église avec Frénilly fils et l’encourage à aller se confesser (après avoir fait une remarque sur la beauté d’un tableau sacré, tableau auquel manifestement on ne pourrait pas rester insensible) ; de l’autre ce même Charles le tourne en dérision lorsqu’il fait face à ses démons intérieurs (et s’interroge sur la foi) en faisant notamment l’apologie de l’alcoolisme. Un manque de sens peut-être, perçu par ces spectateurs à l’esprit pour le moins critique… Les mêmes interrogent encore : « pourquoi se promène-t-il dans une église s’il n’accorde aucun crédit à la religion en raison de ses idées laïques ? ». Il semble que certains aient autrement bâti leur argumentaire sur le caractère prétendument contradictoire du personnage de Joseph de Frénilly : Frénilly fils qui est supposé développer une véritable aversion pour l’Église et la foi catholique gravite perpétuellement entre dérision et dévotion. Lorsqu’il rencontre le prêtre au confessionnel, il le tourne en dérision et lorsqu’il le retrouve à la fin de l’intrigue, il a tous les codes de comportement d’un bon croyant de l’époque. En dépit du fait que cela pourrait éventuellement être justifié, ces catholiques mettent en cause le jeu de balancier permanent entre ces états de causticité et de bonne application de codes de bon croyant formaliste, par manque de sens. Pour cette critique, de manière générale, cette volonté scénaristique traduirait une tendance propre aux mouvements « tradis » d’être manichéens dans des considérations type « nous contre Satan » ou « nous qui voyons le vrai visage de Satan dans toutes choses à côté des pauvres mécréants voués à la damnation » ou « Satan est partout mais nous sommes vigilants car nous connaissons ses procédés ». Ils assurent que cela ressort beaucoup dans le film dans les paroles de défi du prêtre à Joseph de Frénilly, un deal prétendument violent pour le forcer à reconsidérer son aversion pour la foi, le « dites : ‘j’irai brûlé en enfer’ », assez choquant pour eux confient-ils. Mais alors Remissio opèrerait-il par cette approche violente prétendument « tradi’ » ? Certains spectateurs catholiques s’interrogent assez manifestement en invoquant la perception d’un aspect très binaire et ridicule pour qui viendrait de l’extérieur et ne connaitrait pas l’existence de mouvances « tradis » dans l’Église. Ces catholiques mettent tout de même en évidence l’assurance des jeunes producteurs de ce film qui aspirent à incarner la vraie jeunesse de France et le bon cinéma français aux antipodes d’un « wokisme » délétère. Le problème observent-ils, chez les mouvances « tradis » (le film est assumé en ce sens) est toujours le problème de l’orgueil. Très souvent on lirait dans les communiqués d’Ermonia, dans sa communication de manière générale des choses comme « Ermonia et sa quête du beau », « la jeunesse pour le beau », « une jeunesse au service du beau », « le cinéma pour le beau » puis après l’on entendrait des prêtres « tradis » extasiés sur Radio courtoisie ou d’enthousiastes journalistes de TVL encourager (« parce qu’on ne peut que soutenir, ce sont les jeunes valeureux de France… ») ou encore au cinéma des applaudissements nourris d’un public qui se réjouirait vraisemblablement de croire en la puissance d’un cinéma patriote et traditionnel français ; aussi, « le climat n’est pas forcément sain » assènent-ils. La critique est pour le moins féroce dès lors qu’elle en va à considérer les jeunes de l’association Ermonia comme galvanisés pour être très sûrs d’eux, dans le fait que le « Beau », ils pourraient facilement le défendre, le mettre en scène car ils comprendraient assez exclusivement comment faire, ayant reçu LA formation humaine pour ce faire. Le reproche n’attend pas de tomber : on y voit l’oubli que seul Dieu possèderait le monopole de la beauté et que cette beauté pour être vraie ne pourrait venir que de lui et être subséquemment universelle. Le choix du « À la très Sainte Vierge Marie sans qui rien n’eût été possible » apparaît comme le dernier mauvais choix pour cette critique qui dénonce le parti pris final de jeunes gens qui aiment surtout à contenter leur milieu et rayonner auprès de lui (en parfaite connaissance de cause et souvent en recherche de l’effet).

La critique de la non-diffusion du métrage sur YouTube

Il faut savoir que le choix de la non diffusion du métrage sur YouTube a aussi été reprochée par nombre de spectateurs. S’inscrit-elle en soi dans une logique assez analogue de trop grande assurance de la part des membres d’Ermonia ? D’aucun ironise : « Pourquoi sortir ce film sur YouTube si d’abord YouTube est ‘woke’ et puis surtout si ‘notre cinéma est vraiment le cinéma du beau’ ? ». La critique suppute que ce faire serait sûrement se décrédibiliser en admettant que le contenu proposé ne soit pas si bon que cela et que par conséquent il devrait être publié sur YouTube ; elle reproche à cet effet le mépris de la vraie qualité des précédents métrages publiés sur YouTube et pour leur part accessibles à tout un chacun (contrairement à Remissio), notamment en langue anglaise et en langue russe sous-titrées, chose dont les communautés anglo-saxonne et russe d’Ermonia seraient parfaitement reconnaissantes et demandeuses. Ermonia assumerait-elle aliéner son universalité en se prétendant en réalité à la hauteur de studios de production hollywoodiens ? Cela semble difficile en réalité car il évident qu’une association ne puisse disposer des moyens de l’universalité de grosses sociétés de production américaines (peut-être y aurait-il un problème de conception de ce qu’est une association loi 1901 fonctionnant sur la base d’un travail bénévole). La critique (sévère) espère surtout que le prochain projet d’Ermonia adoptera vraiment les traits chers aux catholiques et à Ermonia (à croire vraisemblablement que les premiers films ne s’inscriraient pas dans la même perspective périlleuse que celle de Remissio) de l’universalité et ne se contentera pas d’une « simple et assez basse œuvre de satisfaction ».

Le patron de la fédération LR de l’Aude se rapproche du RN

En juin, le député RN des Bouches-du-Rhône Franck Allisio avait lancé, avec le maire de Marignane Éric Le Disses, un mouvement pour rassembler les élus de droite et du Rassemblement national (RN), sous le nom de RPR, Rassemblement pour la République, dissous dans l’UMP en 2002.

Samedi 14 octobre, le patron de la fédération Les Républicains (LR) de l’Aube et conseiller municipal et communautaire de Carcassonne, Édouard Jourdan, ainsi qu’une dizaine d’élus LR et anciens élus UMP, ont annoncé leur adhésion à ce mouvement. Un député RN va aussi prendre sa carte : Christophe Barthès, qui avait été membre du RPR originel jusqu’en 1997.

Franck Allisio a pour objectif de permettre à des élus LR en déshérence de se rapprocher du RN sans y adhérer. Cette association a pour vocation de « rassembler tous ceux qui croient en la France, qui veulent tourner la page macroniste et faire barrage à la gauche ».

Encore une bonne raison de quitter la CEDH

Alors qu’un Tchétchène vient de tuer un enseignant, la France est condamnée par la CEDH pour la reprise des expulsions de Tchétchènes fichés S vers la Russie.

Arméniens : qui les aidera à porter leur croix ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Frédéric Pons, journaliste
  • Philippe Sukiasyan, diacre de l’église apostolique et historien
  • Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient

 

Pour Libération, il y a le bon avortement et le mauvais avortement

En mars 2023, Libération défend l’inscription de l’avortement dans la Constitution.

En octobre 2023, Libération s’indigne de l’avortement quand il est sélectif.

Selon Human Right Watch, il manque 85 millions de femmes en Chine et en Inde en raison des avortements sélectifs contre les bébés filles. Au niveau mondial, ce chiffre atteint 150 millions.

Comment peut-on dire ensuite que l’avortement est “une chance pour les femmes” ? Et, si la République met cette “liberté” dans la Constitution, la France sera de facto complice de cela, et ne pourra pas dénoncer les avortements sélectifs considérés comme une “liberté”.

En l’absence de frontière externe, on installe des frontières internes

Un article du Parisien nous apprend qu’en Auvergne – Rhône-Alpes, les lycées sont déjà équipés de portiques de sécurité :

C’est une des pistes envisagées par les ministères de l’Intérieur et de l’Éducation pour renforcer la sécurité de tous les établissements scolaires en France, au lendemain de l’attentat d’Arras. À Lyon et partout en Auvergne – Rhône-Alpes, l’entrée au lycée le matin s’effectue par un portique.

Depuis 2016, la région a beaucoup investi afin de renforcer la sécurité dans ses lycées et empêcher les intrusions extérieures. Sur les 305 établissements publics dont elle a la gestion, 250 sont aujourd’hui équipés de portiques ou d’un sas étanche surveillé par un gardien – selon la configuration du lycée – afin de mieux contrôler les entrées et sorties. […] Pour pénétrer dans l’enceinte de l’établissement chaque matin, les élèves doivent impérativement avoir leur Pass’région en poche. Ils l’utilisent aussi pour déjeuner à la cantine et accéder à différents services (manuels scolaires, licence sportive, etc.). […]

Terres de Mission Pape François : le synode de Vatican III ?

Eglise universelle : Actualités, informations et analyses de la vie de l’Eglise

Directeur de la lettre d’informations sur internet, l’abbé Alain Lorans présente les enjeux majeurs du synode des évêques sur la synodalité qui s’est ouvert le 4 octobre à Rome. Il rappelle les objectifs du pape François, le mode de fonctionnement de cette assemblée et les premiers couacs qui font que cette réunion ne sera probablement pas un long fleuve tranquille.

Eglise en France : Retour 100 ans en arrière : naissance de l’Eglise Rénovée

Auteur d’une chronique, Arnaud de Beauchef analyse ce synode de l’Eglise orthodoxe russe qui s’est déroulé il y a tout juste 100 ans en mai 1923. De nombreuses décisions alors prises nous renvoient à l’actualité du synode romain : bienveillance vis à vis des autorités politiques dominantes, affirmation du caractère synodal de l’Eglise, passage du slavon au russe dans la liturgie, élimination de l’iconostase, etc. Les décisions prises ne furent pas appliquées devant la résistance du peuple fidèle…

Eglise en Marche : De la justice sociale, le principe de totalité

Sous le titre Du Bien commun, Philippe Maxence a regroupé trois ouvrages antérieurement parus de Jean Madiran : “Court précis de la loi naturelle selon la doctrine chrétienne”. Un travail indispensable pour, au-delà de l’écume de l’actualité, aller au fond des questions qui régissent toute vie sociale apaisée.

Bourrou (24) : un camp-chantier pour construire une école… et bien plus encore

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le Salon Beige s’est fait régulièrement l’écho de cette initiative : école utilisant la pédagogie scoute, logements intergénérationnels, redynamisation d’un territoire, etc.

Je suis donc allé voir. Pour cela, rien de mieux que d’y passer quelques jours, dans le cadre du « camp-chantier » de cet été.

Passons d’abord sur quelques désagréments : outils pas toujours les plus efficaces, espace « camping » en friche, douche extérieure pas très opérationnelle. Les solutions ont été trouvées, nous avons survécu…

Allons plutôt à l’essentiel : en plus d’être utile, c’est tellement sympa !

Utile, car il s’agit de préparer l’école. La Maternelle a ouvert l’hiver dernier. Le Primaire devait ouvrir en septembre, et c’est depuis chose faite.

Sympa, avec les repas partagés, les veillées, les prières, les ribambelles de gamins locaux ou arrivés avec leurs parents pour le chantier, l’esprit scout, etc.

Sympa, avec des principes clairs, mais un relationnel ouvert. Par exemple, les personnes présentes sont de tous les horizons “tradis” et même bien plus larges. Les responsables sont des laïcs, et l’aumônerie (FSSPX) est assurée régulièrement par le prieuré de Bergerac, tout proche. Pour ma part, cela me paraît important de le souligner, car c’est assez rare : les laïcs assument pleinement leurs responsabilités au sens de la « chrétienté ».

Sympa, avec des familles qui viennent s’installer au plus près, et d’autres familles locales qui rejoignent le projet avec de très belles histoires de conversion, via notamment la dimension « écolo-catho » du projet.

Certes, les critiques parleront de « communautarisme ». En est-il question ? Difficile de répondre, tant on peut mettre un sens différent à ce mot. Ce qui est certain, c’est la réalité vécue : les familles s’installent, et s’entraident. Mais chacun est chez soi, sur différentes communes, aucune « gouvernance globale » n’est en place, aucune contrainte n’est imposée. La structure “foyer-école”, quant à elle, repose sur la subsidiarité, avec des responsabilités bien définies concernant la vie de l’association et de l’école.

Soutenons donc cette belle œuvre, qui mérite de se développer, et peut inspirer d’autres projets du même ordre. Les liens ci-dessous vous permettront d’en savoir plus.

Les dons sont évidemment défiscalisables, y compris pour les entreprises. Ils permettront d’ouvrir de nouvelles salles dans l’école, pour répondre aux demandes croissantes.

Mais rien ne remplace une visite sur place. .. ou mieux : venir au camp chantier de l’an prochain ! Les enfants sont les bienvenus, c’est un excellent moment pour eux aussi.

Liens : www.foyernddespauvres.org
https://www.radiocourtoisie.fr/2023/09/25/libre-journal-de-lecole-du-25-septembre-2023-du-scoutisme-a-lecole/

Vingtième dimanche après la Pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Introït : Omnia quæ fecisti

Comme ceux du dimanche précédent, les chants du propre de la messe du vingtième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes, à l’exception de l’Introït qui est pris cette fois dans un autre livre de l’Ancien Testament, le livre de Daniel, et plus précisément dans la grande prière des trois jeunes hébreux dans la fournaise qui est souvent utilisée dans la liturgie. Nous l’avons trouvée en particulier dans le chant d’Offertoire du septième dimanche après la Pentecôte, et nous avions signalé que le prêtre en récitait également un passage dans les prières de l’Offertoire de la messe. Nous y retrouvons aujourd’hui le thème de la justice et de la miséricorde qu’exposait déjà de façon très concise l’Introït Justus est du dix-septième dimanche, et qui revient souvent en cette fin de l’année liturgique dans la perspective du jugement dernier.

Omnia quæ fecisti nobis, Domine, in vero judicio fecisti, quia peccavimus tibi, et miandatis tuis non obedivimus : sed da gloriam nomini tuo, et fac nobiscum, secundum multitudinem misericordiæ tuæ.
Tout ce que Vous nous avez fait, Seigneur, c’est par un juste jugement que Vous l’avez fait, car nous avons péché contre Vous et nous n’avons pas obéi à vos commandements. Mais glorifiez Votre nom et agissez avec nous selon l’abondance de Votre miséricorde.

On voit que ce texte comprend deux parties : l’humble aveu de nos fautes qui nous ont mérité les châtiments que nous avons subis, puis l’appel suppliant au Seigneur pour qu’il nous sauve en sa miséricorde. Cela s’applique évidemment à chacun de nous qui sommes tous pécheurs, mais nous pouvons l’appliquer aussi au peuple de Dieu, l’Église et à notre pays la France, pour lesquels cet Introït nous invite à prier avec insistance. La mélodie exprime parfaitement les sentiments de ces deux parties. D’abord une prière humble et contrite, même si le début s’élève vers l’aigu avec une certaine assurance, puis une grande supplication à partir des mots da gloriam, sur lesquels on remarquera les deux montées successives très appuyées. Enfin après un dernier élan très fervent sur le mot misericordiæ, elle s’achève dans la paix. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 118, d’où était tiré l’Introït du dix-septième dimanche dont celui-ci développe le thème et qui revient souvent en cette période de l’année, notamment dans les Communions :

Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.

Graduel : Oculi omnium

Ce Graduel du vingtième dimanche après la Pentecôte a été repris par saint Thomas d’Aquin pour la messe de la fête du Saint Sacrement. Le texte est tiré du psaume 144, encore un chant d’action de grâces pour tous les bienfaits dont le Seigneur nous a comblés, et en particulier la nourriture qu’il nous accorde tous les jours, notre pain quotidien où nous voyons aujourd’hui une figure de l’Eucharistie. Ajoutons qu’en cette période finale de l’année liturgique nous adressons ce chant avec confiance au Seigneur qui nous a tout donné et continue de répandre sur nous ses bénédictions.

Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das illis escam in tempore opportuno. Aperis tu manum tuam, et imples omne animal benedictione.
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez la nourriture en temps opportun. Vous ouvrez la main et vous comblez tout être vivant de vos bénédictions.

Le mot ” animal “ en latin désigne toutes les créatures vivantes, et en premier lieu les hommes. La mélodie comme c’est généralement le cas dans les Graduels est faite en grande partie de formules que l’on rencontre dans d’autres pièces, avec de grandes vocalises. C’est en particulier la même qui conclut la première et la deuxième partie. Cette mélodie est ample et enthousiaste avec des montées et des descentes bien équilibrées embrassant toute l’étendue de l’octave.

Allelúia : Paratum cor meum

Nous retrouvons dans l’alléluia du vingtième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, le psaume 107. Mais ce verset figure aussi dans un autre psaume, le psaume 56.

Paratum cor meum, Deus, paratum cor meum : cantabo et psallam tibi, gloria mea.
Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, je chanterai et jouerai pour Vous dans ma gloire.

Le texte du psautier dit in gloria mea et nous pensons que c’est ainsi qu’il faut l’entendre. C’est un chant d’action de grâces de David après avoir été délivré des embûches de ses ennemis : telle est sa gloire. Et après cette victoire son cœur est affermi dans l’espérance, et il est donc prêt à chanter et jouer de la harpe pour glorifier le Seigneur. En cette fin des temps, si nous avons été fidèles, notre cœur se tient ferme dans la foi et l’espérance, dans l’attente du jugement. Et nous pouvons chanter à pleine voix pour le Seigneur dont les grâces nous ont permis de triompher des embûches de l’ennemi infernal.

Mélodiquement cet Alléluia présente une particularité assez curieuse, c’est que le mot Alleluia et le verset sont très différents et n’ont pas l’air faits l’un pour l’autre. Or l’on retrouve l’assemblage de ces deux mélodies plusieurs fois dans le répertoire, en particulier dans l’alléluia du quatrième dimanche de l’Avent. La mélodie du mot Alléluia est très chantante, ample et lyrique. La première phrase du verset commence dans le grave, puis s’élève progressivement jusqu’à l’aigu en une grande montée, qui pourrait être très suppliante mais qui exprime ici la grande espérance qui soulève notre cœur. La deuxième phrase est marquée par deux vocalises très développées sur les mots gloria et mea, chantant éperdument et d’une façon qui semble ne pas vouloir finir, toutes les victoires que le Seigneur nous a accordées. La dernière vocalise, celle de mea est une formule habituelle de Graduel ample et solennelle, s’enfonçant dans le grave pour s’achever dans la paix. Il faut avouer qu’après cela la reprise du mot Alléluia dans un mode tout à fait différent surprend quelque peu.

Offertoire : Super flumina Babylonis

Le texte de cet offertoire du vingtième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 136, un des plus célèbres du psautier, qui exprime d’une façon poignante la tristesse de l’exil et la nostalgie de la Patrie.

Super flumina Babylonis, illic sedimus, et flevimus, dum recordaremur tui, Sion.
Au bord des fleuves de Babylone, nous sommes assis et nous pleurons en nous souvenant de toi, Sion.

Babylone, la grande ville, la prostituée, est la figure de ce monde de péché où nous sommes exilés, la vallée de larmes dont parle le Salve Regina, et Sion, où est bâti le temple de Jérusalem, est la figure de la patrie céleste à laquelle nous aspirons, plus particulièrement en cette fin des temps où nous sommes à l’approche du grand jugement qui nous fera enfin accéder à la vision béatifique si nous l’avons méritée. D’ailleurs la liturgie nous rappelle sans cesse que notre véritable patrie n’est pas ici-bas et que nous sommes faits pour un monde meilleur. La mélodie de cet Offertoire est une des plus expressives qui soit. Elle exprime la nostalgie et la souffrance de l’exil par de grandes courbes très liées unissant des montées ardentes et des descentes accablées. Les accents des mots sedimus et flevimus sont particulièrement soulignés. A la fin la grande vocalise du mot Sion exprime le désir par une montée qui se répète deux fois, et, avant de s’achever, elle reste suspendue sur deux mots en un balancement expressif comme un sanglot.

Communion : Memento

Comme celle du dimanche précédent et celle du suivant, l’antienne de Communion du vingtième dimanche après la Pentecôte est tirée du psaume 118, longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté désignée par une dizaine de substantifs à peu près synonymes qui reviennent les uns après les autres. Aujourd’hui c’est sur la parole de Dieu qui nous fait connaître sa volonté que porte notre méditation.

Memento verbi tui servo tuo, Domine, in quo mihi spem dedisti : hæc me consolata est in humilitate mea.
Souvenez-vous Seigneur, de votre parole à votre serviteur par laquelle Vous m’avez donné l’espérance : c’est elle qui m’a consolé dans mon humiliation.

Nous sommes humiliés par nos péchés, mais la parole de Dieu nous redonne espérance. Si nous lui sommes fidèles, nous n’aurons rien à craindre au jour du jugement qui approche. La mélodie est légère et joyeuse et en même temps douce et contemplative. Peu ornée, elle met bien en valeur les accents du texte.

Les Belles figures de l’Histoire : sainte Thérèse d’Avila

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Christiane Rancé, auteur de La Passion de Thérèse d’Avila :

L’AGRIF poursuit en diffamation la journaliste Carine Azzopardi

Bernard Antony, président de l’AGRIF, président du Cercle d’Amitié Française Juive et Chrétienne, directeur de la revue Reconquête, communique :

C’est avec un immense effarement que j’ai entendu l’entretien entre madame Carine Azzopardi et monsieur André Bercoff sur Sud Radio ce 12 octobre.

Plusieurs auditeurs indignés m’ont alerté sur les propos diffamatoires tenus contre moi.

Cette dame ose affirmer que je rejoindrais l’antisémitisme d’Houria Bouteldja et que j’aurais félicité cette dernière pour son livre que j’ai trouvé abominable «Les blancs, les juifs et nous » !

Si Carine Azzopardi avait fait le minimum d’enquête qu’on est en droit d’attendre de la journaliste qu’elle revendique être, elle aurait constaté que j’ai passé beaucoup de temps à la présidence de l’AGRIF pour combattre notamment en plusieurs procès Houria Bouteldja, à alerter sur son effroyable racisme antifrançais et antiblanc, et à dénoncer son antisémitisme.

Madame Azzopardi n’a pas compris l’ironie sarcastique avec laquelle j’avais commenté le livre d’Houria Bouteldja et également l’ouvrage raciste qu’elle diffusait « Nique la France ».

Les propos diffamatoires de Carine Azzopardi me ramènent exactement 40 ans en arrière lorsque le trotskyste Edwy Plenel m’avait lourdement diffamé dans une radicale dénaturation de mes propos. À la suite de quoi j’ai intenté maints procès successifs où je poursuivais tous ceux qui reprenaient sa diffamation. Et j’obtins satisfaction à 15 reprises ! On peut sur cela se reporter à mon livre « 15 procès face aux calomnies médiatiques » sous-titré « Contre Edwy Plenel et les autres ».

J’ai chargé dès aujourd’hui mon avocat de poursuivre madame Azzopardi pour diffamation à mon endroit.

Après “l’esprit du Concile”, “l’esprit de la nouvelle messe”

Prêtre de la communauté de l’Emmanuel dans le diocèse de Vannes, le Père Jean-Baptiste Nadler a publié en mai un ouvrage sur la messe, L’esprit de la messe de Paul VI, chez Artège. Cyril Farret d’Astiès en a proposé une analyse en 3 parties publiées par L’Hommes Nouveau : ici, et . En voici un extrait :

Le chant grégorien et le latin. 

L’abbé Nadler s’interroge en tête de ce chapitre ; l’un des plus grands mystères de l’application de Vatican  II écrit-il en préambule, concerne le chant grégorien. En effet Vatican II  rappelait que le grégorien est le « chant propre de la liturgie romaine ». 

Bien. Mais ceci étant écrit, il faut également rappeler que dans toute la PGMR (84 pages au format A4), on trouve une fois, une seule malheureuse fois mention du chant grégorien au n° 41. Jusqu’au n° 399 qui clôt la Présentation générale, on ne reparlera plus jamais du grégorien. Ce n’est en réalité pas très étonnant car le chant grégorien s’adapte mal à la nouvelle messe. Le grégorien c’est l’anti-choix, son exigence rebute l’homme moderne, tout comme son intériorité et son orientation. Sa technique vocale nécessite une exécution par un chœur dédié et cette spécificité va donc à l’encontre de l’esprit participatif ; pourtant, par son âme, le grégorien favorise la véritable participation, l’union intérieure de l’assemblée. Si la liturgie n’est pas orientée vers Dieu mais vers l’homme, il est malheureusement logique que le « chant propre » de l’Église n’y trouve plus sa place ; ni la « première », ni même un simple strapontin. 

Et il y a un lien avec le latin qui a été sacrifié. L’abbé Nadler ne défend le latin qu’à l’usage du grégorien. Il fait sienne la pensée désolante de Paul VI dans son fameux discours de 1969 quand il présentait la nouvelle messe :

« (…) Et c’est là, bien sûr, que l’on constatera la plus grande nouveauté : celle de la langue. Ce n’est plus le latin, mais la langue courante, qui sera la langue principale de la messe. (…) Il s’agit là d’un sacrifice très lourd. Et pourquoi ? Que peut-il y avoir de plus précieux que ces très hautes valeurs de notre Église ? La réponse semble banale et prosaïque, mais elle est bonne, parce que humaine et apostolique. (…) Plus précieuse est la participation du peuple, de ce peuple d’aujourd’hui, qui veut qu’on lui parle clairement, d’une façon intelligible qu’il puisse traduire dans son langage profane. (…) ».

Voilà : plus de latin au nom de la participation. Donc plus de grégorien non plus, excepté dans quelques lieux privilégiés. On ne peut pas tout vouloir. Choisir c’est renoncer. 

Pour conclure cette présentation

Quand l’abbé Nadler en conclusion de son ouvrage estime que « l’un des éléments qui sera le plus déterminant pour mener à son terme la réforme liturgique conciliaire est l’orientation » on se pince un peu. La réforme conciliaire est totalement à l’œuvre depuis plus de cinquante ans à présent. Partout. Elle est totalement appliquée. Ce que ne semble pas saisir l’abbé Nadler c’est que l’effondrement que nous constatons en toute chose n’est pas due à une application partielle mais au contraire à une pleine et entière application. 

L’abbé Nadler estime également dans sa conclusion que deux écueils empêchent la réforme liturgique de porter ses fruits : « Premièrement en l’ignorant », c’est la posture des catholiques de tradition qui ne l’ignorent pas, la connaissent bien, mais effectivement ne la pratiquent pas. Deuxièmement, en « accommodant ses normes avec l’esprit du moment. » Mais l’esprit du moment c’est l’esprit de la réforme elle a été faite pour parler aux « homme de ce temps » dans la langue des « hommes d’aujourd’hui » c’est précisément Sacrosanctum concilium (n°4) qui le dit en expliquant le but de la réforme : réviser entièrement les rites « et qu’on leur rende une nouvelle vigueur en accord avec les circonstances et les nécessités d’aujourd’hui. »

Et la PGMR au n° 352 indique très clairement que

« l’efficacité pastorale de la célébration sera certainement accrue si les textes des lectures, des prières et des chants correspondent bien, (…) à la mentalité des participants. C’est ce qu’on obtiendra au mieux si l’on profite des multiples possibilités de choix qui vont être énumérées ci-dessous. »

L’incapacité volontaire ou involontaire à cerner l’édifice liturgique réformé et à tirer un bilan de ce demi-siècle d’application est réellement problématique car elle interdit tout diagnostic et donc tout remède. Il nous semble que deux raisons principales expliquent cette cécité : approche volontariste de la loi et compréhension maximaliste de l’autorité pontificale. Oubliant la relation intrinsèque entre bien commun et autorité, l’abbé Nadler, comme tant d’autres, est probablement paralysé par ce qu’il entrevoit pourtant et prend le parti d’un papisme qui ne nous semble pas fondamentalement juste.

Certains ont dit récemment dans une formule incompréhensible : je préfère avoir tort avec le pape que raison contre lui. Nous disons pour notre part que la décision de Paul VI, pour un motif pastoral escompté, de bouleverser totalement l’édifice liturgique n’était probablement pas légitime. Nous disons aussi que Traditionis custodes qui souhaite l’éradication de la liturgie traditionnelle est certainement un abus d’autorité. Disant cela nous n’en prions pas moins pour le pontife régnant et nous n’en chantons pas moins le credo. 

Puisque la réforme a été essentiellement voulue pour deux motifs majeurs qui sont la pleine efficacité pastorale (Sacrosanctum concilium n° 49) et la clarté des réalités saintes qui sont célébrées (Sacrosanctum concilium n° 21), est-il réellement outrageant de poser la question du résultat de cette réforme plus de cinquante ans après alors que la pratique s’est effondrée et que le peu qui reste ne sait plus à quoi il croit ? 

Il nous semble que l’abbé Nadler comme beaucoup d’autres, propose une vision personnelle et fantasmée de la messe de Paul  VI. Dire que la messe qu’il propose n’existe pas serait trop dire. Elle existe, mais comme une anecdote non représentative, parmi tant d’autres interprétations d’un missel qui a été créé pour être interprété dans l’objectif illusoire que la participation qui en résulterait favoriserait la pratique et souderait les communautés. 

Il n’empêche que l’abbé Nadler et les catholiques observants ont soif d’une liturgie qui soit conforme à sa raison d’être. L’abbé Nadler propose avec son essai quelques pistes marquées d’une véritable piété liturgique. Nous en convenons tout à fait. Et nous faisons nôtres une partie de ses préconisations. Il nous semble en effet, même si ce n’est pas le plus important du point de vue de la théologie de la messe, que l’orientation de l’autel est probablement l’hameçon qui permettrait de remettre l’édifice liturgique à l’endroit (un important colloque du Centre international d’études liturgiques s’est tenu à Rome en début d’année sur ce sujet). Mais nous constatons aussi avec regret et tristesse combien les pages de l’abbé Nadler sont imprégnées de cette idée biaisée de priorité pastorale et participative.

Nous voudrions témoigner que c’est la primauté cultuelle de la liturgie traditionnelle qui, par surcroît, par conséquence, produisent les bons fruits pastoraux que nous constatons dans nos communautés traditionnelles. Nous voudrions donc l’inviter à découvrir ou redécouvrir l’immense patrimoine de la liturgie traditionnelle et les trésors qu’elle contient qui sont le bien commun de l’Église latine. 

Comme le disait un groupe de théologiens en 1969 :

«  On est fondé à craindre que, ne mettant plus en évidence le Sacrifice de Jésus, l’ordo Missæ ne le voue en fait à l’oubli  ; car ce Sacrifice est une réalité trop surnaturelle pour que l’homme puisse, sans signe, s’en souvenir et en vivre. »

Chronique des cinglés

Il paraît que c’est une avancée médicale :

Il a fallu 4 ans de préparation pour une lourde opération de 5h au total. Mais pour cette première nancéienne, le docteur Sophie Harter, chirurgienne et gynécologue à la maternité du CHRU de Nancy, n’a pas compté ses heures. Elle a mené le 13 septembre dernier la toute première vulvoplastie pratiquée à Nancy, sur une patiente de 62 ans. “Ça consiste en la création d’une vulve chez une patiente trans“, explique-t-elle. […] Et ce qui la marque également, c’est l’avancée sur le plan médical. “On ouvre la porte à plein d’autres choses qui pourront se développer. Et ce qui nous intéresse, c’est d’apporter une prise en charge complètes à nos patients trans, qu’ils soient hommes ou femmes.

Le conseil municipal de Nantes finance des pro-Hamas

Communiqué de Gauthier Bouchet et Bryan Pecqueur (Rassemblement national) :

L’association France-Palestine solidarité (AFPS) 44 refait parler d’elle. Après sa manifestation avortée de mercredi dernier, l’association d’amitié franco-palestinienne, qui reconnaît le Hamas comme un interlocuteur sérieux dans les Territoires palestiniens et refuse sa qualification comme “terroriste”, vient ainsi de faire l’objet d’un subventionnement de deux mille euros par le conseil municipal de Nantes.

Le comble est que le vote de cette subvention soit intervenu quelques minutes à peine après l’instant de recueillement en hommage aux victimes israéliennes de l’offensive terroriste du Hamas. Honte à la majorité socialiste, verte et communiste qui a permis cela. Et reconnaissons que les rares élus de droite et du centre, eux, ont quitté la salle du conseil.

Crise du recrutement dans l’armée de terre : simple incident ou difficulté de fond ?

De Jean-Pierre Maugendre :

Un récent article du Figaro (04/10) nous apprend que, pour la première fois depuis des années, l’Armée de Terre n’est pas parvenue à recruter les effectifs qu’elle avait budgétés. Il manque entre 2 000 et 2 500 hommes à l’appel. Le général Marc Conruyt, DRH de l’Armée de Terre, n’est pas inquiet : « les fondations sont solides » même s’il évoque « quelques difficultés inédites ». Ce phénomène frappe également la Bundeswehr et l’armée américaine. Qu’il nous soit, cependant, permis de ne pas partager l’optimisme du général Conruyt.

Des difficultés structurelles

Tout d’abord, les recrutements de personnels du rang se heurtent à plusieurs difficultés inédites : mauvaise condition physique de nombreux jeunes, faible écart entre la maigre solde d’un soldat et la somme des minimas sociaux possiblement obtenus sans contraintes particulières, taux de chômage bas conjugué à une très forte concurrence salariale sur l’ensemble des métiers, absences de campagnes de recrutement pendant la crise du Covid 19, etc. Mentionnons également, sans doute, l’impact psychologique de la guerre en Ukraine, qui est tout sauf une promenade de santé.

Ensuite, les vertus constitutives du métier militaire : discipline, loyauté, courage, engagement, sacrifice, service, abnégation, primat du collectif, etc. sont aux antipodes de celles promues et mises en avant par les classes dirigeantes et le moulin à paroles qui préside aux destinées de notre malheureux pays. La vie militaire repose d’abord sur des devoirs alors que la société post-moderne dans laquelle nous vivons est l’exaltation permanente des droits même les plus incongrus : droit au bonheur ou droit de changer de sexe. Le miracle est qu’il existe encore en France des jeunes hommes prêts au sacrifice de leur vie au service de la communauté. Il ne suffit pas, pour susciter des vocations militaires, de rendre hommage – généralement au détour d’un événement tragique : égorgement d’Arnaud Beltrame, décès de soldats morts en opérations, attentat d’Annecy, etc. – avec des trémolos dans la voix à des hommes et à des vertus qui sont chaque jour tournés en dérision. Après la défaite de 1870, il était dans l’air du temps de penser que les victoires de la Prusse à Sadowa (1866) et Sedan (1870) étaient d’abord celles de l’instituteur prussien qui avait su transmettre à tout un peuple un ensemble de vertus qui assuraient sa victoire sur les champs de bataille. Il ne devait pas être beaucoup question de transition de genre, d’éducation sexuelle et d’inclusion dans les écoles primaires du royaume de Prusse…

Enfin, jusqu’à preuve du contraire, le métier militaire est un engagement, risqué, au service de la France, non au service des droits de l’homme, de la démocratie ou de la République. La France est une réalité charnelle, enracinée. Une histoire, un patrimoine, une manière de vivre, « nos villages, nos autels, nos tombeaux », etc. La République est une idéologie et, en France, une religion séculière de substitution. Et quoiqu’en dise le poète il est plus facile de mourir pour des réalités que pour des idées. Contre les utopies mortifères refait toujours surface « l’âcre morsure des faits » (Paul Bourget). La manière dont la France est aujourd’hui en train de se faire expulser de son pré carré africain en est l’amère et toute récente démonstration. Le lobbyisme LGBT et l’idéologie démocratique sont venus se fracasser sur les réalités africaines qui ne sont guère gay friendly et qui demeurent ethniques et tribales.

La fin de l’aventure

Plus prosaïquement la vie militaire a longtemps, surtout en France, été un appel au dépassement de soi et à l’aventure. Songeons aux motivations d’Ernest Psichari cheminant aux confins mauritaniens (« Terres de soleil et de sommeil ») ou aux affiches de recrutement dans l’armée coloniale : « Engagez-vous, vous verrez du pays ». L’épilogue en eau de boudin de l’opération Barkhane, la piteuse exfiltration en cours du Niger risquent de tarir les vocations quand, à la place des horizons désertiques du désert malien, se profilent, plus sûrement, les couloirs de La Défense ou de la gare du Nord dans le cadre du plan Sentinelle et bientôt la surveillance des stades à l’occasion des prochains Jeux Olympiques. Ces missions, peu palpitantes, sont néanmoins bien appréciées des soldats car elles sont financièrement intéressantes.

Enfin, le soldat, et a fortiori l’officier, n’est pas qu’un technicien de la chose militaire. Même les soldats ont une âme ! A-t-on vraiment le sentiment d’avoir œuvré utilement au service de la France lorsque l’on a participé au renversement de Kadhafi en 2011, déstabilisant ainsi toute la bande sahélienne avec les conséquences que chacun observe aujourd’hui ? L’apostrophe du général Négrier à ses troupes au Tonkin en 1885 est connue : « Vous légionnaires, vous êtes soldats pour mourir, je vous envoie où l’on meurt ». Certes, cependant tout le monde n’a pas une âme de légionnaire et une des responsabilités majeures du chef est de donner du sens à ce qu’il demande à ses collaborateurs d’exécuter. Tout le monde n’a pas vocation à mourir uniquement pour l’honneur ! A cet égard, il n’est pas anodin de temps en temps d’avoir quelques victoires à offrir. Le souvenir, pour la France, en est malheureusement bien lointain. Qu’en pensent les camarades des 90 morts en Afghanistan ou des 58 morts de l’opération Barkhane ? C’est une chose d’être accueilli en libérateur, c’en est une autre, toute différente, de devoir amener le pavillon au milieu d’une foule hostile.

Politique d’abord

L’apostrophe du baron Louis, alors ministre des finances, à Louis-Philippe est bien connue : « Faites-moi de la bonne politique, je vous ferai de bonnes finances ». Le général Conruyt pourrait s’adresser de même au président de la République : « Faites-moi de la bonne politique, je vous ferai une belle armée ». C’est dire si nous ne sommes pas rassurés…

18 octobre : un million d’enfants prient le chapelet pour la paix

Mercredi 18 octobre 2023, l’AED invite comme chaque année les familles, les catéchistes, les enseignants à prier le chapelet avec les enfants pour la paix dans le monde, et notamment en Terre sainte. « Le sang de tant de victimes innocentes coule en Terre sainte depuis le 7 octobre. Avec les enfants, prions ardemment la Vierge Marie pour que cette guerre cesse au plus vite et que des pas concrets vers la paix soient accomplis avec l’aide de l’Esprit-Saint » déclare Benoit de Blanpré, directeur de l’AED en France. « Prions aussi pour la paix en Arménie, en Ukraine, en Birmanie, dans les pays du Sahel…Tant de monde aspire à la paix!»

Cette campagne mondiale de prière s’appuie sur la demande de Notre-Dame de Fatima aux bergers de prier le chapelet tous les jours. Car la prière enfantine et confiante du chapelet peut véritablement changer le monde et apporter la paix.

En 2022, plus de 840 000 enfants à travers la planète ont récité le chapelet. Le pape François avait d’ailleurs encouragé tous les jeunes à se joindre à l’initiative de l’AED lors de l’Angélus.

Cette campagne de prière du chapelet pour les enfants a été lancée en 2005 à Caracas, la capitale du Venezuela, un pays actuellement en grande précarité. Alors que plusieurs enfants priaient le chapelet dans un sanctuaire, certains ont rappelé les paroles de Saint Padre Pio : « Si un million d’enfants prient le chapelet, le monde changera ». Dès lors, la campagne s’est rapidement répandue dans le monde. L’AED soutient le projet depuis 2008 et a repris l’organisation de l’événement au niveau mondial. Chaque année, des centaines de milliers d’enfants répondent à l’appel.

L’AED vous fournit gratuitement tout un ensemble de matériel (affiche, livret de méditations du chapelet…) pour diffuser cette chaine de prière autour de vous, dans vos écoles, vos paroisses. Toutes les informations sont disponibles ici.

L’AED propose aussi de s’inscrire sur une carte mondiale interactive qui permet de visualiser en direct le nombre de participants à cette campagne de prière.

L’avortement également en hausse aux Pays-Bas

Selon un rapport de l’Inspection néerlandaise de la santé et de la protection de la jeunesse (IGJ) publié le 12 octobre, le nombre d’avortements a augmenté de près de 15% en 2022. Au total 35 606 avortements ont été recensés après une baisse en 2020 et 2021.

L’augmentation est la plus forte parmi les femmes âgées de 30 à 35 ans, puis chez les 25-30 ans. Chez les adolescentes, le taux d’avortements a augmenté de 13%.

Parmi les femmes qui ont eu recours à l’avortement en 2022, 9,2% d’entre elles étaient d’origine étrangère.

Aux Pays-Bas, le recours à l’avortement est autorisé jusqu’à 24 semaines de grossesse et au-delà pour des raisons médicales, par exemple si le fœtus n’est pas jugé viable.

Source : Gènéthique

Nettoyage ethnique au Haut-Karabakh: L’’APCE adopte une timide résolution contre l’Azerbaïdjan

De l’ECLJ :

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe entrevoit le nettoyage ethnique des Arméniens du Haut-Karabakh, mais laisse le temps à l’Azerbaïdjan de « remédier à la situation » avant d’envisager de demander sa suspension du Conseil de l’Europe. De déclarations beaucoup trop faibles…

Les forces russes de maintien de la paix n’ont pas empêché l’agression du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan. La quasi-totalité des 120 000 Arméniens encore présents au Haut-Karabakh ont dû fuir leur patrie, dans un exode forcé par les souvenirs du génocide de 1915 et des pogroms des années 1980 et 1990.

Près de 700 000 Azerbaïdjanais qui avaient été déplacés lors du conflit des années 1990 peuvent désormais prétendre venir dans le Haut-Karabakh, ajoutant au nettoyage ethnique des Arméniens le remplacement de leur population.

Dans sa résolution 2517 (2023) adoptée le jeudi 12 octobre, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) reconnait à demi-mot la portée de « cet exode tragique de presque toute une population de sa patrie ancestrale », donnant lieu à « des allégations et à des suspicions raisonnables de nettoyage ethnique ».

Les vœux pieux de l’APCE pour protéger les Arméniens du Haut-Karabakh

L’APCE appelle l’Azerbaïdjan à « assurer un climat de confiance et des conditions matérielles satisfaisantes pour que les Arméniens de cette région puissent retourner dans leur patrie ». Elle prend acte de ses promesses « que les droits et les libertés des résidents arméniens seraient garantis ». Elle lui demande également d’ « étendre sa protection au patrimoine culturel arménien de la région ».

Il faudrait bien plus que des promesses du pays agresseur pour rassurer ses victimes. Certes, l’ONU a déployé une mission sur place « pour la première fois en trois décennies, avec pour objectif d’évaluer les besoins humanitaires dans la région ». Que ne l’eût-elle pas fait plus tôt ! L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et en particulier le groupe de Minsk, ainsi que l’UNESCO, ont aussi leur rôle à jouer.

L’Arménie, caillou dans la chaussure d’Erdogan

Tout laisse à croire que les Arméniens ne reviendront jamais et que leur patrimoine, marque de leur présence plurimillénaire dans la région, sera systématiquement détruit. Ce fut le cas au Nakhitchevan, exclave azérie située entre les frontières actuelles de la Turquie, de l’Arménie et de l’Iran, ou plus récemment dans les parties du Haut-Karabakh reprises par l’Azerbaïdjan en 2020, et où plus aucun Arménien n’habite.

Les régulières déclarations irrédentistes et incendiaires du président azéri llham Aliyev menacent très explicitement l’intégrité territoriale de l’Arménie. L’APCE en a conscience, citant expressément « le contexte d’une éventuelle liaison de transport reliant le Nakhitchevan ». Le vieux projet panturc du corridor de Zanguezour, qui permettrait une continuité territoriale entre l’Azerbaïdjan et la Turquie en amputant à l’Arménie le sud de son territoire, se concrétise peu à peu.

La nécessité d’une mission d’enquête du Conseil de l’Europe en Azerbaïdjan

Le régime dictatorial et népotique du président Ilham Aliyev muselle l’opposition politique et les médias, bafoue les droits de l’homme, dans un climat général de corruption aux niveaux national comme européen. Lors du débat à l’APCE, le député Paul Gavan s’interrogeait : « si c’est ainsi qu’Aliyev traite son propre peuple, comment à votre avis traitera-t-il la population arménienne ? ».

L’Azerbaïdjan, par sa diplomatie du caviar, pratique massivement la corruption au sein des instances du Conseil de l’Europe, et de réelles sanctions contre lui tardent à venir. Le député Pieter Omtzigt n’a pu que constater le dysfonctionnement du Conseil de l’Europe : « aujourd’hui, nous ne parvenons pas à prendre des mesures décisives lorsqu’une région entière fait l’objet d’un nettoyage ethnique ».

Dans sa recommandation 2260 (2023) adoptée le jeudi 12 octobre, l’APCE demande au Comité des Ministres une « mission d’enquête du Conseil de l’Europe en Azerbaïdjan dès que possible, dans le but d’évaluer et de définir les mesures qui devraient être mises en place pour protéger les droits des Arméniens de cette région, y compris de ceux qui ont cherché refuge à l’extérieur du pays, et pour assurer le retour en toute sécurité de ceux qui le souhaitent. »

La dictature azérie doit être suspendue du Conseil de l’Europe

Selon l’APCE, « il n’est pas trop tard pour que l’Azerbaïdjan remédie à la situation et fasse la preuve de ses intentions à l’égard de la population arménienne du Haut-Karabakh ». Cependant, elle appelle d’ores et déjà le Comité des Ministres « à envisager d’engager la procédure complémentaire conjointe » contre l’Azerbaïdjan, procédure qui peut aller jusqu’à sa suspension et son exclusion, suivant en cela la demande de l’ECLJ.

Si l’Azerbaïdjan ne remplit pas ses obligations, l’Assemblée dit n’avoir d’autre choix que « de contester les pouvoirs de la délégation azerbaïdjanaise lors de la première partie de sa session de 2024.». Un député conservateur nous confiait cependant que, travaillant sur des objectifs communs avec des députés azéris, il ne se voyait pas demander la suspension de l’Azerbaïdjan du Conseil de l’Europe et perdre ainsi des collègues au sein de son groupe.

Thibault van den Bossche.

Face à ce manque de courage politique pour sanctionner un génocide ethnique, l’ECLJ lance aujourd’hui une pétition pour l’exclusion de l’Azerbaïdjan du Conseil de l’Europe. 

Cette pétition sera envoyée au bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et viendra en soutien de l’actuelle procédure.

Signez et partagez :

3 Nord africains perturbent un mariage dans une église à Tourcoing et menacent de décapiter un témoin

C’était samedi dernier.

Trois hommes ont pénétré dans l’église Saint Christophe de Tourcoing, dans le Nord, et perturbé une cérémonie de mariage en filmant les participants, vers 16h, samedi 7 octobre, jour de l’attaque meurtrière des terroristes islamistes du Hamas contre Israël.

Alors qu’une des personnes présentes leur demandait de respecter l’office religieux et s’apprêtait à téléphoner à la police, elle était menacée de mort par décapitation par les trois individus de type « nord-africain », précise une source policière à Valeurs actuelles.

Les trois suspects ont pris la fuite. La victime, qui a déposé plainte mercredi 11 octobre, a pris en photo deux des agresseurs. « Le prêtre de la paroisse reçoit régulièrement des menaces sans les signaler aux services de police », indique une source policière.

Terrorisme ou Barbarie

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

On peut s’interroger sur la pertinence du mot terrorisme employé pour qualifier le Hamas.
Selon l’ONU existent des centaines d’organisations qualifiées ainsi par tel ou tel pays. Mais s’agit-il des mêmes ? Qu’ont-elles en commun ? Utilisent-elles des moyens semblables pour parvenir à des fins… fort différentes ?
En France, le FNLC est vu comme une organisation terroriste. Si le but de ce dernier est politique et si les modes d’action comportent des attentats, nulle revendication d’extermination de tel ou tel groupe ou population ne l’anime. Même s’il commit des assassinats, ceux-ci étaient ciblés et politiques. Loin de nous l’idée de les excuser, mais celle d’en observer la nature.
Durant la Seconde (la deuxième…?) Guerre mondiale, les résistants français étaient qualifiés de terroristes (comme le rappelait Madame Cluzel hier) pour avoir commis telle ou telle attaque ou exécution contre les forces armées de l’occupant. En cet exemple, trouverait-on une analogie quelconque avec le Hamas ?
Poussons plus loin : quand Al Qaïda commit une attaque contre l’USS Cole, s’agissait-il d’une action militaire, fût-elle terroriste, ou d’une agression contre des civils ? Autre exemple : les attaques des groupes djihadistes au Mali contre les forces armées françaises n’étaient-elles pas de nature guerrière, même si on les qualifiait de terroristes ?
Comme on le voit, les actions du Hamas sont tout autres. Elles visent et parviennent à terroriser les populations civiles, mais leurs actes sont d’une autre nature : celle de la barbarie. Tuer pour tuer. Tuer des civils au moins autant qu’elles ne combattent des soldats qu’elles n’osent affronter. Tuer des femmes, des enfants et des vieillards. Même l’armée rouge n’agit pas ainsi, en dépit de ses campagnes de viols systématiques.
Outre que l’exhibition de dépouilles est absent de toute humanité, s’en prendre à autrui, à des bébés et à mille innocents à l’aide d’instruments dont seuls les pires sanguinaires usent dans les films d’horreur n’en relève pas moins de la barbarie la plus monstrueuse qui soit !
Ces gens sont hors du champ de l’anthropos. Ils ne sont que des bêtes sauvages qu’il faut exterminer, à tout prix. N’est-ce pas ce que l’on ferait d’un fou qui attaquerait la population d’un village, armé d’une tronçonneuse ? Qui le laisserait en liberté ? Qui lui donnerait asile ou plutôt qui ne l’y mettrait sous camisole, les membres enchaînés ? Les lois de la guerre, les lois humaines n’ont pas cours contre des hyènes sorties de toute humanité.
Aussi convient-il de ne pas déclarer le Hamas comme terroriste, ce terme qui l’assimile par trop à d’autres groupes ou d’autres combattants dont au regard de l’Histoire la motivation fut parfois légitime. Nommons-le “organisation barbare ou sanguinaire”, ou tout autre terme qui mieux le qualifierait.
Terrorisme est un mot bien trop réducteur de la réalité !
Bertrand du Boullay

Terrorisme ou barbarie ?

Marine Le Pen condamnée pour avoir dit que les associations humanitaires sont “parfois complices des passeurs”

Le jour où on apprend que le terroriste Tchétchène d’Arras aurait du être expulsé en 2014 avec sa famille, mais qu’il a reçu un soutien associatif et politique, notamment Le Mrap, la Cimade, RESF 35, le collectif de soutien aux personnes sans papiers.

 

Suite à ces révélations, la Cimade a privatisé son compte Twitter :

Soutenu par le PCF, le Tchétchène assassin n’a pas été expulsé sur ordre de Manuel Valls au préfet Strodza, directeur de cabinet de Macron

Comme d’habitude, le terroriste musulman d’Arras était bien connu des services. Agé de 20 ans, né en Russie, il aurait crié “Allahu akbar” au moment de son passage à l’acte. Sous surveillance active de la DGSI, il avait été contrôlé la veille sans qu’aucune infraction ne puisse lui être reprochée. Par ailleurs, sa famille, déboutée du droit d’asile, aurait dû être expulsée du territoire français en 2014.

Ce vendredi, le frère du meurtrier présumé a également été interpellé à proximité d’un autre lycée. Il avait déjà interpellé en 2019 par les renseignements intérieurs français et écroué “dans le cadre d’un projet d’attentat déjoué puis de faits d’apologie”, indique également Le Figaro.

 

Le PCF avait soutenu ce terroriste :

https://twitter.com/FrenchLivesM/status/1712850260265951453

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