Jubilé de la Vendée – Retour sur une journée d’espérance
Entretien avec Pascal Théry, à propos de la journée du 2 septembre dernier.
Le 2 septembre dernier vous avez participé à l’organisation du Jubilé de la Vendée, dont nous avions annoncé la tenue au Mont des Alouettes. Pouvez-vous nous dire comment c’est passé ce grand événement de rentrée ?
Pascal Théry – Une succession de cérémonies et d’événements, tous riches de sens, qui ont réunis près de 1500 personnes. Tôt le matin le père Jean-Paul Argouac’h de Riaumont célébrait une messe dans la chapelle sur un autel magnifiquement orné, à côté d’un bouleversant portrait de la duchesse d’Angoulême, fille du bon roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette. Puis les officiels sont arrivés, en particulier Dom Louis-Marie, Père-Abbé du Barroux, et le Prince Louis de Bourbon avec sa famille, pour deux cérémonies émouvantes introduites chacune par une allocution vibrante du père Argouac’h. Dépôt de gerbe par la Princesse Marie-Marguerite au pied de la duchesse d’Angoulême :
« En venant ici, la Princesse Marie-Thérèse a voulu voir les stigmates des massacres et encourager les rescapés, elle a voulu rendre l’Espérance aux survivants et sécher les larmes des anciens combattants ».

Puis dépôt de gerbe au pied de la stèle dédiée au roi martyre par le Duc d’Anjou :
« A Louis XVI aujourd’hui, nous remettons ces fleurs, qu’elles soient la preuve de notre fidélité et de notre amour ! ».

Ensuite une magnifique Grand-messe chantée fut célébrée par Dom Louis-Marie, entouré par plusieurs prêtres. Le sermon rappela les bases essentielles de l’engagement des Vendéens – la volonté, la foi et la charité – s’est conclu par une note plus personnelle et touchante du Père-Abbé, ses ancêtres ayant aussi subi le martyre sous la révolution.

Plusieurs discours introduits par Guillaume Bernard ont présenté différentes significations de cette journée, le Cercle Charette représenté par Deny de Lavenne, le Cercle Jean-Pierre Calloc’h du Morbihan par Benoît Courtin, puis un texte donné par Reynald Secher, président de Mémoire du Futur, qui n’a pu venir, et ensuite Xavier de Moulins, vice-Président du Souvenir Vendéen, association maître d’œuvre du renouveau de la chapelle en 1968. Ensuite l’enseignement était mis à l’honneur, mais aussi l’humour anglais, grâce à Ferdi Mc Dermott, directeur du Collège International de Chavagnes-en-Paillers, puis un élu et fidèle ami du Salon Beige, Stéphane Buffetaut, nous a fait part de son expérience, avant que le célèbre journaliste et fondateur du Puy du Fou aux côtés de Philippe de Villiers, Hervé Louboutin, ne rappelle à chacun qu’il fit visiter la Vendée il y a près de 40 ans au père du Duc d’Anjou, le très regretté Prince Alphonse.
La duchesse d’Angoulême s’est ensuite exprimée devant la famille montée sur scène, par l’intermédiaire de votre serviteur, sous la forme d’un poème appelant successivement des enfants costumés portant des présents, Saint-Rémy remettant la colombe du baptême de la France, Saint-Louis remettant son épée, symbole de la force au service de la justice, Sainte Jeanne d’Arc remettant son étendard, « Dieu premier servi ». Puis Charette en galante compagnie, remettant son fier panache.

Enfin, à tout seigneur tout honneur, le Prince pu conclure ces allocutions en nous confiant ces mots magnifiques et riches de promesses :
« Pour maintenir cette mémoire, les chapelles comme celle-ci édifiée au Mont des Alouettes, ont été́ érigées. Elles doivent continuer à nous faire réfléchir au destin de notre société́ qui, comme elle a pu paraitre le faire à partir de 1789, ne doit pas renier les fondements sur lesquels elle repose… En ce sens les commémorations comme celle-ci ; sont loin d’être passéistes ; elles ont toute leur importance pour notre temps et le futur ».
Un après-midi festif s’ensuivit avec le groupe folklorique les « Joyeux Vendéens », les chants de l’ensemble Canto, une reconstitution historique du « Cœurs Chouans », et une quinzaine de stands présentant des associations de mémoire et proposant des livres. En fin d’après-midi un moment très amical fur organisé avec un cocktail de gala aux Herbiers, puis un concert spirituel offert par le chœur liturgique « Lux Amoris » dans l’église Saint-Pierre, et qui a terminé cette journée par une note artistique qui élève les âmes.
Le Prince et sa famille ont découvert l’extraordinaire Puy du Fou, puis ce peuple de géant et de genêts en fleur sur ce mont mythique où les ont précédés l’immense Alexandre Soljenitsyne, et surtout la Duchesse d’Angoulême, la Princesse Marie Thérèse de France, la propre fille du bon roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette ! Racontez-nous cette découverte mutuelle et cette rencontre historique.
PT – Le prince venu en juillet 1993 sur le Mont des Alouettes, âgé de 15 ans, avait pu se recueillir dans la chapelle du souvenir, puis déposer un bouquet de fleurs au pied de la stèle dédiée à son grand-oncle, Louis XVI. Son père, le Prince Alphonse, était aussi venu sur ce Mont. C’est donc tout naturellement qu’il a immédiatement accepté l’invitation proposée initialement par l’Association Royaliste Légitimiste de Vendée, en profitant d’un séjour de vacances en Vendée pour associer sa famille à cette commémoration.
Journée riche de symboles et d’émotions pour lui, en tant que plus proche parent de Madame Royal et de son père Louis XVI, en reprenant la descendance de Philippe de France, deuxième fils du grand Dauphin lui-même fils de Louis XIV, qui régna en Espagne sous le nom de Philippe V. Le Prince Louis, Duc d’Anjou, est aujourd’hui l’aîné des Bourbons, premier descendant de Saint-Louis, et c’est à ce titre que, associé à sa famille, il nous a fait le grand honneur de venir commémorer cet événement.
C’est une très grosse organisation qui a été mise en place pour cet événement historique. Pouvez-vous nous dire comment cela a été possible ?
PT – Oui bien sûr, plus de deux ans de préparation, coordonnée, comme je vous le disais, par l’ARLV https://arlv.fr/ qui fait un énorme travail en Vendée et qui a porté ce projet dès le départ : préciser la date, définir le programme, constituer une équipe… Beaucoup de travail d’organisation, de visites, de soucis… Le Mont des Alouettes est un espace protégé dépendant de la commune des Herbiers et du Département, rien n’est simple. Trouver l’espace de parking a été longtemps un casse-tête. Mais aussi de belles rencontres avec des personnes de bonne volonté qui nous ont tout de suite ouvert leurs portes. En particulier un grand merci à la ville qui a mis à disposition terrain et matériel. Cette réussite est particulièrement due au travail acharné et imperturbable de mes deux acolytes : Henri Xavier, et Grégoire Boucher, Président du Jubilé de la Vendée.
Parvenir à réunir sous le même étendard de nombreuses personnalités et associations, c’est un sacré tour de force, non ? C’est aussi un signe très positif pour l’avenir.
PT – L’association « Jubilée de la Vendée » créée pour cet événement a permis d’inviter un grand nombre d’acteurs de la mémoire de l’Ouest, et de servir de trait d’union entre elles, au-delà de leurs objets spécifiques qui sont ainsi tout à fait respectés. Un autre élément important était l’invitation de responsables politiques et de représentants du diocèse. Nous avons reçu un message d’encouragement du Président du Département, de notre évêque, Monseigneur Jacolin, et d’un certain nombre d’élus et de prêtres, et plusieurs sont passés dans la journée.
Cette journée est la démonstration que l’on peut unir des forces variées à condition de définir un objectif précis, d’avancer avec beaucoup d’humilité et de respect pour les autres, mais avec conviction pour fédérer autour de l’essentiel. L’esprit vendéen fait de fidélité mais aussi de progrès et de confiance s’est pleinement exprimé.
C’est un indéniable succès, mais avez-vous néanmoins quelques regrets ou déceptions ?
PT – Oui bien sûr, des absences regrettables. Parfois chacun suit sa logique, mène sa propre politique ou traite ses problèmes qui lui semblent plus importants que le Bien commun. C’est inévitable. Toutefois la Providence a permis que l’essentiel soit maintenu pour cet événement qui restera dans toutes les mémoires, et pour le plus grand bonheur de ceux qui ont pu y participer. A n’en pas douter, ce Jubilé de la Vendée sera fondateur pour les années qui viennent. Comme le disait l’immense François Athanase Charette de La Contrie : « Rien ne se perd jamais ! »
Après cette première belle réussite, ce premier Jubilé de la Vendée en appelle d’autres. Quels sont vos projets pour l’avenir, et que pouvez-vous nous annoncer ?
PT – Ce jubilé a été un événement fédérateur, plus que nous l’avions imaginé, c’est une grande satisfaction. C’est aussi un départ, nous continuerons à faire vivre cet esprit sous d’autres formes. La réflexion est en cours, colloque, journée du livre, autres manifestations… Vous pouvez nous y aider en adhérant à l’association : www.jubiledelavendee.fr/
Tout d’abord, vendéens présents ce jour-là ou vendéens de cœur, nous faisons appel à votre générosité pour nous aider à clore le budget de cette journée qui a entraîné des frais importants. Le site « jubiledelavendee.fr » vous permet de donner votre offrande, tout en vous présentant une rétrospective qui s’enrichira par la suite avec les différents textes et des vidéos. Merci de votre bienveillance. Et à très bientôt. Rien ne se perd jamais, surtout l’Espérance !

Rejoignez la croisade du rosaire
L’Institut pour la Famille en Europe lance une croisade du rosaire pour étendre le règne social du Christ. Trois questions à son initiateur, Guillaume d’Alançon:
Le rosaire, n’est-ce pas un peu trop long ?
Ce n’est pas si long que cela. Si chacun nous comptabilisions le temps que nous passons dans les transports ou en déplacement, nous verrions que ce temps peut être “valorisé” d’une façon merveilleuse. Et je ne parle pas des longues minutes consacrées au téléphone…
Sur quel axe voulez-vous retenir l’attention des catholiques ?
Naturellement me vient à l’esprit que le monde se meurt de ne pas aimer Dieu. Prions pour l’extension de son règne sur nos jeunes, nos anciens, nos foyers, nos célibataires, nos prêtres, notre nation, notre Eglise… Qu’il règne spirituellement et dans nos organisations humaines, sur la société toute entière. Comment voulons-nous sortir du guêpier dans lequel nous sommes si nous pensons que le Christ n’a rien à y faire ? Le Prince de ce monde peut être chassé par la prière mariale.
Que voulez-vous dire ?
Le Christ est notre roi. En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être. Le rosaire est l’arme fatale pour renverser la vapeur dans le monde et dans l’Eglise. Renverser non pas pour mettre le chaos mais pour nous sortir du chaos. Oui, réciter son rosaire apporte une immense paix dans les familles, les couples et dans le coeur de chacun; seuls le savent ceux qui en on fait l’expérience. Vous pouvez déposer une intention sur le site : www.life-europe.fr


Consécration du nouvel autel à Chéméré
Samedi, Monseigneur Alain Castet, évêque émérite de Luçon, consacre le nouveau maître-autel de l’église conventuelle Notre-Dame du Rosaire.
Plus de 1200 fidèles sont attendus pour la cérémonie et pour le repas festif qui suivra. Ceux qui ne peuvent pas faire le déplacement, peuvent suivre la cérémonie en direct sur Youtube. Pour cela connectez-vous à partir de 9h30 sur 👉
Octobre : un numéro de Gloria consacré aux saints anges et à saint François d’Assise et un autre sur sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
Comme chaque année, le mois d’octobre est riche pour notre vie spirituelle ! Il nous invite particulièrement à prier le chapelet. Avec les fêtes des saints anges gardiens et de saint François d’Assise, c’est aussi l’occasion de nous confier à eux. Vous les retrouverez avec Notre-Dame du Rosaire dans le nouveau numéro de Gloria.
Comme vous le savez, Gloria a 2 couvertures et 2 sens de lecture. La revue est en 2 parties, dont une moitié consacrée au thème du mois. La suite du sommaire se lit en retournant le magazine.
À l’occasion de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Gloria offre un numéro découverte consacré à la sainte de Lisieux ! Il s’agit d’un numéro spécial rassemblant 5 articles parus dans les premiers numéros de Gloria. Il sera en ligne le 1er octobre et disponible tout le mois.
L’abbaye de Sénanque, de 1148 à aujourd’hui
Aujourd’hui Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Sénanque située au cœur du Lubéron entre d’infinis champs de lavande. Là-bas les moines cisterciens de la « commune observance » vivent au rythme de la prière et du travail manuel, entourés d’une superbe nature environnante. Dans cet article, on vous raconte l’histoire de l’abbaye de Sénanque, depuis sa fondation en 1148 à aujourd’hui. C’est parti !
Les débuts de l’abbaye de Sénanque
Tout commence le 23 juillet 1148, date de fondation officielle, qui marque le début de la construction de l’abbaye Notre-Dame de Sénanque. C’est déjà la quatrième abbaye cistercienne construite en Provence. La dernière pierre de l’édifice sera posée en 1220, ce qui nous donne un construction de près de 70 ans pour l’abbaye de Sénanque. Chapeau !
L’abbaye traverse son apogée jusqu’au XIVe siècle. Elle prospère grâce à de généreux donateurs : la famille des Agoult Simiane de Gordes et des seigneurs de Venasque. De plus, le domaine et l’influence de l’abbaye ne cessent de grandir ! Elle vit des jours heureux avec ses quatre moulins, son hôpital, ou encore une ferme à Maussan et plusieurs maisons à l’Isle sur la Sorgue. L’abbaye de Sénanque est alors riche et la communauté, composée d’une quarantaine de frères, peut ainsi vivre paisiblement ! Mais cette période n’est que temporaire…

Les frères en plein office dans l’église abbatiale © Abbaye de Sénanque
Entre difficultées et guerres
Au XVe siècle en effet, en Provence comme partout en France, les troubles et les violences des guerres impactent la paix des ordres religieux. L’abbaye de Sénanque n’est pas épargnée : le bâtiment se dégrade et s’effondre, et les vocations diminuent. En 1439, ils ne sont ainsi plus que trois frères…
Au XVIe siècle, l’abbaye est encore debout et les moines tiennent bon, malgré tout… Mais la communauté doit maintenant faire face aux guerres de Religion. En 1544, c’est le coup de grâce : une bande armée attaque l’abbaye. Celle dernière est alors incendiée, les archives sont brûlées, et le réfectoire, la fontaine du cloître ainsi qu’une partie des bâtiments sont détruits. Mais le pire arrive : douze moines de Sénanque sont tués…
Et les catastrophes ne s’arrêtent pas là ! Juste avant la Révolution, en 1781, le dernier moine de Sénanque meurt. C’est la fin de plus de 600 ans de vie monastique sur place. Comme beaucoup d’autres établissements religieux à l’époque, l’abbaye est alors vendue comme bien national. Quelle tristesse !
En 1854, une communauté de moines venue de Lérins s’installe à l’abbaye de Sénanque, puis la rachète et entreprend de grands travaux de rénovation. Mais une nouvelle fois, le destin s’acharne sur l’abbaye ! En 1880, les gendarmes chassent les moines en vertu de la nouvelle loi contre les congrégations religieuses : la plupart des frères se retirent à Fontfroide ou rejoignent l’abbaye de Lérins.
Finalement, ce n’est qu’en 1988 que l’abbaye de Lérins envoie des moines se réinstaller à Sénanque. Et en 1999, le bien redevient enfin la propriété de la communauté cistercienne. Ouf, enfin de la stabilité pour l’abbaye !

En 1988, des moines reviennent s’installer à l’abbaye de Sénanque © Corinne Brisbois
Et aujourd’hui ?
L’abbaye Notre-Dame de Sénanque abrite sept frères. Ils suivent la règle bénédictine et sont cisterciens de « la commune observance ». La devise qui organise leurs journées au quotidien est bien sûr « Ora et Labora » ce qui signifie prie et travaille ! Ils ont donc sept offices dans la journée, dont le premier (les Vigiles) à 4h30.
Entre ces temps de prière en communauté, ainsi que des temps de prière personnelle (lectio divina) et des temps d’étude (au scriptorium), les frères travaillent, comme le veut la règle de saint Benoît. Ce travail a plusieurs formes :
- une dimension agricole : avec le jardin, les ruches, les oliviers, le lavandin etc…
- une dimension d’accueil, avec l’hôtellerie ou la boutique de l’abbaye
- et enfin, une dimension touristique, avec les visites à organiser pour les 80000 visiteurs/an : dortoir, abbatiale, cloître, ou encore salle capitulaire
Grâce à toutes ces tâches, les moines peuvent subvenir aux besoins de la communauté et financer une partie des immenses travaux de restauration de l’abbaye !

Un moine travaille dans les ruches de l’abbaye © Abbaye de Sénanque
Les produits de l’abbaye de Sénanque
L’abbaye de Sénanque est presque encerclée de champs de lavande ! En effet, dès le milieu du XIXe siècle, cette plante est déjà cultivée, mais à cette époque, les moines se concentrent sur la production de plants de lavande plutôt que sur la récolte des fleurs. Aujourd’hui, les moines vendent de nombreux produits dérivés issus de leur lavande : des bougies, des baumes et des huiles essentielles. Ces dernières sont traitées dans une distillerie artisanale du Luberon pour avoir la meilleure qualité possible !
Les moines fabriquent également de l’huile d’olive ainsi que du miel grâce à leurs ruches. Et depuis peu, ils se lancent dans la production de biscuits fabriqués à partir d’ingrédients 100% naturels comme les biscuits épeautre, chocolat et noix.

Les moines fabriquent plein de produits artisanaux, vendus dans leur boutique © Abbaye de Sénanque
Et maintenant ?
Filez donc faire un tour à l’abbaye de Sénanque ! Voici l’adresse de la communauté : Abbaye Notre-Dame de Sénanque, 84220, Gordes. Prenez donc le temps d’y rester un peu : pour papoter avec les moines, pour visiter la boutique, pour assister à un office, ou même pour y séjourner quelques jours à l’hôtellerie… Et pour retrouver les produits de l’abbaye de Sénanque, cela se passe sur la boutique monastique de Divine Box !
Droit à l’alternative de l’instruction en famille : discours à l’ONU
La 74ème session du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU (CESCR-ONU), intéressant la France, se tient les 2 et 3 octobre prochains à Genève. Ce Comité examine le respect par la France du Pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels. Or avec sa nouvelle réglementation ultra-restrictive sur l’instruction à domicile, la France ne respecte pas l’article 15 de ce Pacte qui affirme que les parents ont le droit de choisir une alternative à l’école.
Voici le discours de l’association Liberté éducation au Comité du Pacte des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU :
Mesdames et messieurs,
Si notre association Liberté éducation se trouve devant vous aujourd’hui, c’est bien parce que vous êtes notre seul recours. Tous nos efforts pour faire évoluer la loi dite « séparatisme » ont échoué.
Les chiffres en attestent :
- 6144 refus durant l’année passée, dont 37% pour le seul motif pédagogique. A ce rythme, d’ici la rentrée prochaine, 18.500 enfants vont essuyer un refus.
Avant cette loi, chaque enfant avait le choix du chemin éducatif qu’il souhaitait emprunter. Les familles ont bénéficié d’un sursis de 2 ans, avec une autorisation de plein droit, jusqu’en septembre 2024. Demain, tous ces enfants risquent d’être contraints à une rescolarisation forcée, certaines académies refusant, d’après leurs propres chiffres, jusqu’à 90% des demandes d’autorisation.
Ces enfants se verront donc imposer un enseignement scolaire, sans aucun égard pour les résultats positifs des contrôles académiques, puisque selon les rapports du ministère, plus de 90% des premiers contrôles sont « satisfaisants » de 2019 à 2022.
Or, l’ensemble des recours devant les juridictions administratives du pays ont échoué et n’ont pas permis d’écarter une interprétation incroyablement restrictive de la loi, contre la volonté même du législateur et la réserve d’interprétation du Conseil constitutionnel. La possibilité même d’aller devant la Cour européenne des droits de l’homme est actuellement fermée, faute d’épuisement des voies de recours, qui peuvent s’étaler sur de nombreuses années.
Face à cette situation : vous êtes notre seul recours.
Peut-être penserez-vous que l’article 13.3 du Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels de l’ONU concerne d’abord les établissements scolaires. Il engage pourtant les États parties à respecter la liberté des parents de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics. Et de permettre d’assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions. De plus, le Pacte en précise la portée et l’objectif : « L’épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité et le renforcement des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». C’est bien l’affirmation de cette liberté des parents de choisir un établissement scolaire autre que celui proposé par l’Etat.
Or, la situation française est marquée par la domination de l’enseignement public conçu comme un bloc monolithique et au sein duquel le rôle des parents, la liberté éducative et de conscience sont de plus en plus lourdement bafoués. Lourdeur réglementaire et effectifs surchargés ne permettent que difficilement la mise en place d’une pédagogie individualisée s’adaptant à la situation propre d’un enfant.
Il existe certes des établissements privés sous contrat, mais ils sont marqués également par une faible diversité pédagogique, sont confessionnels et peu adaptés aux spécificités de certains enfants, avec un coût souvent prohibitif et une liste d’attente parfois longue de plusieurs années, alors même qu’ils ne peuvent scolariser plus de 20% des enfants sur l’ensemble du territoire national.
Quant aux écoles hors contrat, elles ne représentent que 3,3% du total des établissements et sont hors de portée financière et géographique pour un très grand nombre de familles.
De fait, l’école à la maison est aujourd’hui l’alternative la plus accessible pour les parents qui souhaitent exercer une liberté pédagogique et le respect des spécificités parfois lourdes de leurs enfants.
En France, 60% des familles pratiquant l’instruction en famille gagnent moins de 30 000 € par an : l’école à la maison est ainsi le mode d’instruction le plus démocratique.
Cette diminution drastique de la liberté scolaire se conjugue à l’effondrement massif du niveau de l’enseignement public, à la faillite de l’éducation à la citoyenneté et aux violences scolaires. Un exemple flagrant en a été donné à Versailles il y a quelques jours avec le suicide d’un enfant harcelé, malgré les plaintes des parents.
A l’heure où dans le cadre de la lutte contre le harcèlement scolaire, le ministre de l’Education nationale parle du « droit au bonheur », nous vous demandons instamment de relayer les souffrances de tant de familles et d’enfants victimes d’une loi visant à l’origine les séparatistes islamistes.
Sur ce seul prétexte de l’islamisme, il n’est pas juste de continuer d’exclure du champ des droits économiques, sociaux et culturels les parents socialement très divers et pratiquant un enseignement riche, diversifié, individualisé. Rien, d’ailleurs, n’a permis d’établir que cette lutte contre le l’islamisme pouvait, de manière légitime et proportionnée, impliquer la suppression de l’instruction en famille.
Aujourd’hui, la France est le seul pays d’Europe à contraindre des enfants de 2 ans et demi à la scolarisation et de récentes annonces montrent une volonté d’instaurer une scolarisation dès l’âge de 2 ans. A nouveau, les besoins spécifiques des enfants ne sont pas écoutés, et ceux des parents non plus. En somme, les parents qui veulent une autre pédagogie, les enfants qui ont une maladie, un handicap ou des troubles de l’apprentissage qui rendent difficile une scolarisation, les artistes ou grands sportifs en devenir qui doivent s’entraîner plusieurs heures chaque jour, les itinérants, tous les « originaux » qui empruntent un autre chemin et font la richesse d’une nation se trouvent aujourd’hui bloqués, empêchés, humiliés, exclus, sans bienveillance, sans écoute, sans empathie.
C’est avec confiance que nous remettons nos espérances à votre Comité. Au-delà même de la liberté d’instruction, il en va de la liberté de conscience, il en va du pluralisme de notre société démocratique, il en va de la liberté d’expression, il en va du respect de la dignité de chaque enfant.
Je vous remercie.
L’Algérie refuse des visas à des pieds-noirs souhaitant entretenir leurs cimetières saccagés
Le Collectif Sauvegarde des Cimetières d’Oranie est une association créée en octobre 2004, à l’initiative d’un groupe de pieds-noirs au retour d’un « pèlerinage » à Oran, afin de sensibiliser les autorités françaises sur l’état des sépultures des Français d’Algérie et contribuer à réhabiliter les 96 cimetières d’Oranie.
89 membres de ce collectif – des septuagénaires et des octogénaires essentiellement, pour beaucoup nés en Algérie – se sont vus refuser un visa pour un voyage prévu du 22 au 29 septembre. Lorsque les voyageurs sont allés récupérer leur passeport au consulat, il leur a été répondu que « le peuple algérien était souverain et [qu’]il avait le droit de décider qui entrait chez lui » (sic).
François-Xavier Clément parle d’éducation intégrale sur Radio Maria
François-Xavier Clément était récemment invité sur Radio Maria pour parler d’éducation intégrale (sujet sur lequel il a notamment écrit un livre). Un entretien passionnant sur un sujet qui concerne toutes les familles… et donc toute la nation!
Vous pouvez écouter cette émission ici.
A la veille du synode, découvrez le guide de lecture de Lex Orandi
L’association Lex Orandi met à notre disposition un guide de lecture pour l’Instrumentum laboris pour le synode sur la synodalité. Cet Instrumentum laboris est un texte réellement effrayant par son éloignement de la doctrine orthodoxe, mais rappelons qu’il ne s’agit nullement d’un texte magistériel et que, bien sûr, le Saint-Esprit ne peut pas permettre que l’Eglise et la hiérarchie apostolique enseignent l’erreur avec autorité. Mais il nous appartient de nous former pour résister aux approximations et, plus encore, de prier pour que nos pasteurs parlent avec netteté et courage.
Voici la présentation de ce guide de lecture:
Le pape François a convoqué pour la période 2021 à 2024 un synode des évêques sous le titre Pour une Église synodale : communion, participation et mission. Il s’agit de la XVIe Assemblée générale ordinaire du synode des évêques. Le 20 juin 2023, après diverses étapes de consultation, est paru l’Instrumentum Laboris (IL), « instrument de travail » pour la première session du Synode qui se tiendra à Rome à partir du 4 octobre 2023. Ce document indique les « priorités » dont devra s’occuper l’Assemblée synodale d’octobre : c’est sur cette base que le synode va « discerner les mesures concrètes à prendre pour continuer à grandir en tant qu’Église synodale ».
Il convient d’abord de souligner la difficulté d’étudier le processus synodal actuel, tant ses principales définitions sont floues, sans doute volontairement. La synodalité est communément définie comme un « marcher ensemble » : « une Église toujours plus synodale manifeste notre identité et notre vocation : marcher ensemble, c’est-à-dire faire synode, est la manière de devenir vraiment disciples et amis de ce Maître et Seigneur qui a dit de lui-même : « Je suis le chemin » (Jn 14,6). » (IL § 7). Cette définition, comme toutes celles qui tentent de décrire la synodalité, ne fournit donc pas d’autre indication que celle d’une dimension programmatique : le synodalité est un projet à mettre en œuvre avant d’être un concept à définir. Il est notable que le terme d’Église synodale est utilisé au moins 100 fois dans l’IL, alors que le terme d’Église catholique l’est à peine plus de 11 fois…
Face aux légitimes inquiétudes que nourrit ce projet de transformation de l’Église catholique, l’Union Lex Orandi a sollicité les contributions de plusieurs analystes pour qu’une lecture croisée de l’Instrumentum Laboris fasse ressortir les points qui soulèvent le plus l’attention et parfois la critique.
Nous mettons donc en ligne, à partir d’aujourd’hui, cette analyse sous formes de documents successifs.
L’exercice de notre attention vigilante ne serait rien sans le secours de la prière. Aussi, l’Union Lex Orandi lance également à partir d’aujourd’hui une chaîne de prières aux intentions de notre Sainte Mère l’Eglise, des participants au synode et du Saint Père, à laquelle vous pourrez vous associer en récitant la prière suivante :
Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. Par l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins. Protégez, Ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ ; Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple et par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et parvenir à la béatitude éternelle du Ciel.
Ainsi soit-il
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Un grand merci pour votre soutien
Chers amis,
Comme promis, je vous donne quelques nouvelles de nos affaires judiciaires. Comme vous le savez, mercredi dernier, nous comparaissions, avec l’abbé Pagès, pour répondre de cet article – dont je maintiens qu’il n’est évidemment ni injurieux envers quiconque, ni moins encore une incitation à la haine. Il s’agit tout simplement de la doctrine catholique. Je peux comprendre que celle-ci soit désagréable à entendre, mais personne n’est forcé d’être catholique! Au passage, je précise que nos adversaires principaux, l’association Mousse, ne se cachent pas de vouloir criminaliser la Bible elle-même. Le débat est donc bel et bien un débat autour de la légitime liberté religieuse: nos adversaires considèrent qu’il faut que toutes les religions soient “great resetées” comme dirait M. Schwab, pour être LGBT-compatibles; nous réclamons que l’Eglise, dépositaire de la Révélation, puisse parler sans entrave pour nous conduire au Ciel. Et pour vous dire à quel niveau nous en sommes arrivés en matière de liberté religieuse, je vous livre cette ahurissante anecdote: lors de l’interrogatoire de l’abbé Pagès, ce dernier s’est entendu dire que chercher la conversion des pécheurs était un délit. Bienvenue en France!
En tout cas, cette audience s’est très bien passée. Grâce au talent de notre excellent avocat, Me Jérôme Triomphe, et malgré l’opposition acharnée du procureur, nous avons obtenu un renvoi de l’audience pour nous permettre de préparer davantage notre défense – et notamment réunir le maximum de pièces pour justifier tout ce qui nous est reproché (j’aime autant vous dire que nous en avions déjà un paquet, mais que, dans un mois, nous en aurons deux fois plus!). L’audience prochaine aura donc lieu le 25 octobre – ils ne doivent pas savoir que c’est le mois du Rosaire, qui commémore la victoire de Notre-Dame sur les flottes anti-catholiques, sinon ils auraient eu peur! Si vous avez la possibilité de réciter un chapelet (ou plusieurs!) à cette intention, je vous en serais très reconnaissant.
En attendant, je dois vous donner deux autres nouvelles. La première, c’est que nous avons découvert le jour même de l’audience que les “parties civiles” étaient désormais au nombre de 4 (plusieurs autres organisations LGBT s’étant jointes à Mousse). Peut-être croient-ils qu’ils vont pouvoir facilement se déchirer nos dépouilles… mais nous ne sommes pas encore morts, ne leur en déplaise! La seconde, c’est que, vendredi dernier, j’ai reçu une nouvelle réquisition judiciaire, toujours sur requête de l’association Mousse. Cette fois, il s’agit de cet article (et, après 3 ou 4 relectures, je ne parviens toujours pas à voir quel est le problème!). C’est la troisième fois que ladite association, abondamment financée sur fonds publics, nous poursuit en justice (la première était à propos des thérapies de conversion: ces braves gens semblent avoir un problème avec la notion de conversion; personnellement, je prie Dieu de me convertir jusqu’à mon dernier jour, mais nous ne devons pas parler de la même chose et nous n’avons probablement pas la même anthropologie!).
En tout cas, mille mercis à tous pour vos dons, vos messages d’encouragement et surtout vos prières. Je ne suis pas un grand mystique, mais je peux vous dire que nous sommes littéralement portés par ces prières, presque palpables dans ces moments de grande tension. Si nous tenons, c’est grâce à Dieu d’abord et à vous ensuite!
Guillaume de Thieulloy
Le cri du coeur de Philippe de Villiers
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Voici un entretien très émouvant dans Face à Philippe de Villiers. C’est véritablement le cri du cœur d’un amoureux de la France.
Plusieurs sujets sont abordés dont :
– la venue du Pape François à Marseille,
– l’invasion migratoire
– La manifestation contre la police
– Les interventions de Gabriel Attal
– La situation du peuple arménien
A écouter sans modération !!!
Heurs et malheurs du cinéma français
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Samuel Martin a analysé dans Boulevard Voltaire le rapport de la Cour des comptes sur le fonctionnement du Centre national du cinéma (CNC) sur les années 2021-2022.
Les enseignements à en tirer sont bien instructifs… :
- 60 à 70 % de ses ressources du CNC reposent sur des taxes. « Ce qui ne ce qui ne l’empêche pas de peser sur les finances publiques en ayant recours à des crédits budgétaires ».
- Surtout, « un tiers des films n’atteignent pas les 20.000 spectateurs et seuls 2 % des films sont rentabilisés ». « Le CNC étant prodigue, il y a de plus en plus de films produits. Mais la fréquentation du public baissant, beaucoup d’entre eux restent une semaine en salles et disparaissent ».
« Les films insipides, moralisateurs et barbants, recommandés par la presse et projetés devant des salles vides, ont encore de belles heures devant eux », conclut Samuel Martin.
A côté de ce cinéma gavé d’argent public et que personne ne va voir, il existe cependant des initiatives indépendantes qui ne touchent pas un centime de subventions.
Ainsi, samedi dernier, l’association de cinéma historique Ermonia a projeté sa dernière production, Remissio, devant une salle comble au cinéma Christine (Paris 6e).
Alors non, Remissio ne fera pas des centaines de milliers d’entrée ; non, il ne sera pas programmé par les salles ; et oui, cela reste du cinéma amateur.
Mais venez et voyez ! Et comme les spectateurs de samedi soir, vous serez étonnés et émus :
Les réactions du public : https://youtu.be/t1m0xbpFJWw?si=UiFqb2qR54lRdTcV
Remissio vous emmènera au cœur du XIXe siècle, entre bals mondains, jeune bourgeoisie anticléricale, et crise spirituelle. Ce moyen métrage de 45 minutes raconte la conversion d’un jeune saint-cyrien au catholicisme, à partir d’une anecdote – légèrement romancée et adaptée – relatée par Mgr Louis-Gaston de Ségur (fils de la célèbre comtesse) dans le prologue de son livre L’Enfer.
N’hésitez pas à prendre vos places pour les trois séances restantes !
– Le 30 septembre au cinéma Christine (Paris 6e).
– Le 7 octobre à 17 h 45 et 19 h au Grand Action (Paris 5e).
Et bientôt dans d’autres villes de France !
Pour s’inscrire : https://linktr.ee/Ermonia
Pour visionner la bande-annonce : https://youtu.be/N9_J0qJXvNc?si=-R_sqJrqX6UN-fk1
NB : Réservation obligatoire. Et le film ne sortira pas sur YouTube.
La délinquance en hausse en 2022
Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) publie sa 7e édition complète et définitive du bilan statistique « Insécurité et délinquance » pour l’année 2022. Ce bilan est accessible ici. Cette 7e édition dresse un panorama détaillé des 18 indicateurs de délinquance enregistrés et suivis. Et ce n’est pas brillant :
Les quatre indicateurs consolidés pour cet ouvrage sont bien confirmés à la hausse en 2022. Les victimes d’homicide sont en hausse de 9 %, après une croissance de 7 % en 2021. En matière de lutte contre les stupéfiants, après avoir fortement augmenté en 2021 dans un contexte de mise en place des amendes forfaitaires délictuelles, le nombre de mis en cause pour usage de stupéfiants augmente de nouveau en 2022 (+14 %, après +38 % en 2021). Le nombre de mis en cause enregistrés pour trafic de stupéfiants en 2022 est également en hausse (+5 %, après +13 % en 2021). Enfin, le nombre de victimes d’escroqueries enregistrées augmente (+8 % en 2022, après +14 % en 2021).
Pour les autres indicateurs, comme affiché dans la première photographie de janvier 2023, les hausses poursuivent celles observées avant la crise sanitaire pour les coups et blessures volontaires (sur personnes de 15 ans ou plus) et les violences sexuelles enregistrés par la police et la gendarmerie. Ainsi, le nombre de victimes de coups et blessures volontaires (sur personnes de 15 ans ou plus) enregistrées augmente en 2022 (+15 %, après +12 % en 2021). La hausse est légèrement plus forte pour les victimes de violences intrafamiliales enregistrées (+17 %) que pour les victimes d’autres coups et blessures volontaires (+14 %). La hausse est également nette pour le nombre de victimes de violences sexuelles enregistrées (+11 % en 2022, après +33 % en 2021), aussi bien pour les viols et tentatives de viol (+12 % en 2022) que pour les autres agres- sions sexuelles (+11 %).
Les indicateurs de la délinquance enregistrée relatifs aux vols sans violence contre des personnes, aux cambriolages, aux vols de véhicules, aux vols dans les véhicules et aux vols d’accessoires sur véhicule, qui avaient fortement reculé pendant la crise sanitaire, s’accroissent nettement en 2022.
Quelques extraits :

Explosion du nombre d’avortements : “ces chiffres sont effrayants !”
Aliette Espieux, porte parole de la Marche pour la vie, a été interrogée sur Ligne Droit, émission de Radio courtoisie :
Culture de mort
Une fillette de 6 mois est morte des suites de difficultés respiratoires dans la nuit de mercredi à jeudi. L’enfant n’a pas pu être prise directement en charge aux urgences de l’hôpital, qui sont actuellement fermées la nuit.
Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent contre les risques liés à la régulation des urgences à Carhaix. Mathieu Guillemot, l’un des porte-parole du Comité de Défense et de Vigilance de l’hôpital de Carhaix, fait part de sa colère :
« Nous avons de la colère après ce décès de cette fillette. C’est inexcusable. Cette fermeture, ça coûte des vies ».
Oui mais le gouvernement préfère encourager l’avortement… Ceux qui décident de donner la vie ne sont pas considérés…
SOS Chrétiens d’Orient intervient en urgence auprès des victimes d’un incendie mortel lors d’un mariage en Irak
Mardi soir, un mariage chrétien à Qaraqosh, dans la plaine de Ninive en Irak, a été marqué par un drame. Un incendie a ravagé la salle des fêtes, où 1 000 invités étaient présents. A ce jour, les autorités irakiennes ont confirmé le décès de plus de 120 personnes et ont recensé plus de 150 blessés. Plus de 20 personnes seraient portées disparues. SOS Chrétiens d’Orient, présente depuis 2014 en Irak, a réagi immédiatement en apportant du matériel médical à l’hôpital général de Qaraqosh, accueillant et répartissant les nombreux blessés dans les centres médicaux.
C’est avec une profonde tristesse que SOS Chrétiens d’Orient a appris la tragédie qui a frappé Qaraqosh, en Irak, emportant la vie de plus de 120 personnes. La ville, située dans la plaine de Ninive, a été le théâtre d’un incendie dévastateur mardi soir dernier, lors d’un mariage chrétien, lorsqu’une salle des fêtes accueillant 1 000 invités a été ravagée par les flammes.
Dès les premières heures qui ont suivi l’incendie, l’équipe de volontaires de SOS Chrétiens d’Orient a mobilisé ses ressources pour acheminer du matériel médical à l’hôpital général de Qaraqosh, accueillant et répartissant les nombreux blessés dans les centres médicaux.
Ce drame vient s’ajouter à la tragédie de l’exil des chrétiens d’Orient en Irak, minorité déjà durement éprouvée par des années de guerres à répétition et les atrocités perpétrés par le groupe Etat islamique. En 20 ans, la population chrétienne d’Irak est passée de 1,5 million à seulement 200 000.
Depuis la libération des villages chrétiens de la plaine de Ninive, SOS Chrétiens d’Orient a accompagné le retour chez eux des habitants, finançant notamment la reconstruction de leurs maisons, finançant des formations professionnelles ou des créations d’entreprises, leur permettant ainsi de vivre sur leurs terres ancestrales.
Depuis lors, l’association est toujours très investie dans de nombreux projets de développement économique et social visant à soutenir les chrétiens d’Irak.
SOS Chrétiens d’Orient partage la douleur de cette nouvelle tragédie et exprime ses plus sincères condoléances aux familles des victimes. Notre association prie pour le repos de l’âme des victimes et se mobilise pour venir en aide aux survivants.
Arménie : Commencée depuis 2020, l’épuration ethnique et religieuse des 120 000 derniers chrétiens de l’enclave va s’accélérer
De Frédéric Pons dans Valeurs Actuelles :
[…] Fort de l’amitié fraternelle de la Turquie et soutenu par ses confortables revenus pétroliers et gaziers, l’Azerbaïdjan a aussi conduit une très active stratégie d’influence pour “neutraliser” la Russie et l’Occident. Soumis aux sanctions internationales, Moscou a aujourd’hui besoin de Bakou pour exporter ses propres hydrocarbures. Cette contrainte explique pourquoi la Russie a lâché l’Arménie, malgré sa force d’interposition. Restée l’arme au pied, elle n’a servi à rien.
L’Europe a elle aussi perdu l’initiative. Afin de réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes, elle a signé un accord gazier avec Bakou en juillet 2022 pour compléter ses besoins énergétiques. Elle l’a fait sur le dos des Arméniens. Pour 2 % de ses besoins énergétiques, l’Europe a accepté de baisser le regard devant les violations flagrantes du droit humanitaire par le régime de Bakou. Son indignation n’a eu aucun effet. Commencée depuis 2020, l’épuration ethnique et religieuse des 120 000 derniers chrétiens de l’enclave va s’accélérer. À l’unisson de leur président, Ilham Aliev, les Azerbaïdjanais méprisent les Arméniens. Ils le disent publiquement et leur dénient tout droit historique dans le Caucase, comme les Turcs l’avaient fait en Anatolie, jusqu’au génocide de 1915. Aliev a clairement annoncé son prochain objectif : s’emparer d’autres terres, en Arménie même. Les cibles sont les rives orientales du lac Sevan, principale réserve d’eau douce du Caucase, et le Syunik, la province méridionale de l’Arménie.
Les Azéris nient l’arménité de ces territoires. La prise du Syunik, une région riche en eau et en minerais, leur permettrait de contrôler la frontière avec l’Iran, poumon vital pour l’économie arménienne. En tronçonnant l’Arménie, Aliev pourrait réaliser le grand rêve des stratèges turcs : la continuité territoriale entre l’Azerbaïdjan et la Turquie et, au-delà, de tous les peuples turciques, du Bosphore au Xinjiang chinois. Cette stratégie de long terme indique que les “Turcs” ne s’arrêteront pas à la reconquête du Haut-Karabakh.
234 000 avortements par an, ce n’est pas suffisant pour la CNCDH
Ils sont assoiffés du sang des enfants non-nés. Le sacrifice humain appelle le sacrifice humain.
Le 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement, est le jour qu’a choisi la Commission consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) pour publier son avis relatif à la constitutionnalisation de l’IVG.
La CNCDH fait le constat :
-
d’une régression du droit à l’avortement dans le monde entier (aux Etats-Unis, en Hongrie, en Italie…)
-
d’une mobilisation des mouvements anti-droits en France
-
de difficultés éprouvées par de nombreuses femmes pour accéder en pratique à l’IVG
234 000 avortements en 2022, ce n’est sans doute pas suffisant et cela témoigne étrangement de la difficulté des femmes à accéder à l’assassinat de leur enfant in utero.
En novembre 2022, les députés avaient adopté une proposition de loi déposée par l’insoumise Mathilde Panot visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. En février 2023, le Sénat a adopté cette proposition de loi avec une formulation moins contraignante, mais beaucoup y avaient vu un grand pas. Le 8 mars 2023, Emmanuel Macron avait annoncé que la « liberté » de l’avortement serait constitutionalisée dans un texte plus large.
La CNCDH recommande « d’inscrire le droit à interrompre sa grossesse dans la Constitution française sans délai », en utilisant
« une formulation consacrant et garantissant le droit à interrompre volontairement sa grossesse pour toute personne le souhaitant »
Que cette inscription « fasse l’objet d’un texte dédié sans attendre une réforme constitutionnelle d’ampleur », et qu’elle se fasse au sein de l’article 1er.
Si une proposition de loi de réforme constitutionnelle est adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat dans les mêmes termes, elle doit être soumise au référendum. La question demeure sur la formulation d’une éventuelle proposition de loi de révision constitutionnelle, car selon les chambres et les groupes parlementaires, les avis divergent.
La France n’interviendra pas militairement en faveur de l’Arménie
Sébastien Lecornu, ministre des Armées, a été interrogé sur la guerre en Ukraine, mais aussi sur l’invasion du Haut-Karabakh :
Une deuxième guerre s’est immiscée aux portes de l’Europe, dans le Haut-Karabakh, entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Est-ce que la France peut intervenir militairement pour préserver l’intégrité territoriale de l’Arménie ?
Le président de la République suit lui-même ce dossier, qui est important pour la France, qui est important pour beaucoup de Françaises et de Français qui aiment l’Arménie ou qui ont des liens avec l’Arménie. Le président de la République l’a dit : l’intégrité, la souveraineté, la protection de la population arménienne sont pour nous un objectif absolu. J’ai vu de nombreuses fois le ministre de la Défense arménien. Je pense d’ailleurs être le premier ministre des Armées à avoir autant de contacts avec le partenaire arménien. Nous avons ouvert une mission de défense en Arménie, qui n’existait pas jusqu’à présent et qui permet de dialoguer au quotidien avec l’armée arménienne, avec les autorités arméniennes, notamment pour étudier, examiner le cas échéant leurs besoins, notamment en matière de défense et de protection.
La porte n’est donc pas complètement fermée.
Votre question était : est-ce que la France peut intervenir militairement. Je ne le crois pas. C’est au président de la République et chef des armées, évidemment, de répondre à cette question. En tout cas, regarder les demandes qui viennent de l’Arménie pour qu’elle puisse se défendre, c’est évidemment quelque chose que nous faisons.
Place aux anges
Le 29 septembre, l’Eglise fête saint Michel archange. Quelques jours après, le 2 octobre, c’est la fête des saints anges gardiens. Ces deux fêtes sont l’occasion de nous poser la question de la place des saints anges dans nos vies. Avons-nous recours à eux ? Pensons-nous à leur confier nos prières ? Savons-nous nous laisser guider par eux ?
Voici 4 citations de saints sur les anges pour nous aider à comprendre de quelle(s) manière(s) ceux-ci peuvent agir dans nos vies :
“Si quelqu’un avait le bonheur de voir tomber le voile qui couvre ses yeux, il verrait avec quelle attention, avec quelle sollicitude les Anges se tiennent au milieu de ceux qui prient, au dedans de ceux qui méditent, sur le lit de ceux qui reposent, sur la tête de ceux qui gouvernent et qui commandent.” (saint Bernard de Clairvaux)
“Aie confiance en ton Ange gardien. Traite-le comme un ami intime : il l’est. Il saura te rendre mille petits services dans les affaires ordinaires de chaque jour.” (saint José Marie Escriva)
“Les Anges sont nos pasteurs ; non seulement ils portent à Dieu nos messages, mais ils nous apportent aussi ceux de Dieu. Ils nourrissent nos âmes de leurs douces inspirations et des communications divines ; en bons pasteurs, ils nous protègent et nous défendent contre les loups, c’est-à-dire contre les démons.” (saint Jean de la Croix)
“[…] notre faiblesse, si des anges gardiens ne lui avaient été donnés, ne pourrait résister aux attaques nombreuses et puissantes des esprits célestes. Elle avait besoin pour cela de l’aide d’une nature supérieure. Nous savons qu’il en est ainsi par les paroles avec lesquelles le Seigneur fortifie Moïse tremblant et craintif : “Mon ange te précédera”.” (saint Hilaire)
Profitons de ces fêtes pour apprendre à mieux connaître ces esprits célestes et leur confier nos prières, à travers une neuvaine à saint Michel et aux neuf chœurs des anges ou une prière du matin à son ange gardien. Cela peut aussi être l’occasion de vivre de belles rencontres autour de ces événements avec Hozana !
Alice Ollivier pour Hozana.org
Michel Sardou : “Je déteste le féminisme, je déteste le wokisme, je hais ce siècle”
🔴 Michel Sardou : "Je déteste le féminisme, je déteste le wokisme, je hais ce siècle. Je quitte Paris, c'est insupportable, c'est laid, c'est moche…" pic.twitter.com/CA8u2Naiih
— Amaury Brelet (@AmauryBrelet) September 28, 2023
I-Média – Le pape à Marseille : les dessous de sa visite
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur la visite du pape à Marseille. L’occasion pour les médias de faire beaucoup de bruit sur l’accueil des migrants en partenariat avec les ONG.
Pour l’image du jour, nous nous intéressons au passage dans le 20h de France 2 et TF1 d’Emmanuel Macron, qui est revenu sur cette thématique et sur une “semaine historique”.
Enfin, la météo de l’info entre émotion et absence d’indignation à géométrie variable.
Sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour consacré à Christophe Barbier, le conformiste de plateau à l’écharpe rouge.
Quand le Pape François parle d’immigration à Marseille, on dirait du Macron
D’aucuns ont trouvé que le Pape François, en immersion à Marseille, parlait comme un Jean-Luc Mélenchon. Il est aussi possible de trouver, dans le discours du Saint-Père en Session conclusive des rencontres méditerranéennes au palais du Pharo le 23 septembre, comme une parenté de pensée avec M.Macron.
En premier lieu, ce tropisme, cette focalisation sur Marseille (le Pape a bien souligné qu’il venait à Marseille mais pas en France…) déjà entérinés par tant de déplacements présidentiels. Et quand le Pape dit « Marseille nous dit que, malgré les difficultés, la convivialité est possible et qu’elle est source de joie », on pourrait tout aussi bien entendre du Macron.
En second lieu, le lyrisme conçu comme une argumentation en soi. Il faut reconnaître que l’idée de structurer le discours papal autour de trois symboles, la mer, le port et le phare, était belle. Et c’est vrai qu’il y a ce tropisme méditerranéen qui peut enchanter. Pour tout dire, cela nous a rappelé le discours de Macron le 22 novembre 2021 quand il inaugurait l’exposition « Juifs d’Orient » à l’Institut du monde arabe. Il y chantait : « cette volonté à chaque fois d’épouser, de conjuguer, de tresser, d’hybrider, pour survivre et partager ». Pour le Pape :
« Oui, la Méditerranée exprime une pensée qui n’est pas uniforme ni idéologique, mais polyédrique et adhérente à la réalité ; une pensée vitale, ouverte et conciliante : une pensée communautaire, c’est le mot. ».
Et l’on revient à M.Macron :
« Ces identités n’existent que dans les capacités à trouver leurs propres harmoniques et à sonner ensemble ».
Pour les deux, une sorte de connivence dans un phénomène dit migratoire (il paraît qu’il est interdit de parler d’invasion) considéré comme allant de soi. Le Pape dans son discours :
« Quant à l’urgence, le phénomène migratoire n’est pas tant une urgence momentanée, toujours bonne à susciter une propagande alarmiste, mais un fait de notre temps, un processus qui concerne trois continents autour de la Méditerranée et qui doit être géré avec une sage prévoyance, avec une responsabilité européenne capable de faire face aux difficultés objectives. »
Et si ça se passe mal, c’est, toujours d’après le Pape (moins dans la pensée macronienne ? Pas sûr) la faute de ceux qui reçoivent :
« le véritable mal social n’est pas tant l’augmentation des problèmes que le déclin de la prise en charge. »
Le Pape rejoint aussi M.Macron sur un objectif d’intégration. De la même façon que M.Macron avait déclaré ne pas aimer l’assimilation, le Pape en profite même pour dézinguer (mais pourquoi tant de haine ???) cette assimilation pourtant contenue dans le Code Civil français. :
« Alors que les générations futures nous remercieront pour avoir su créer les conditions d’une intégration indispensable, elles nous accuseront pour n’avoir favorisé que des assimilations stériles. L’intégration, même des migrants, est difficile, mais clairvoyante : elle prépare l’avenir qui, qu’on le veuille ou non, se fera ensemble ou ne sera pas ; l’assimilation, qui ne tient pas compte des différences et reste rigide dans ses paradigmes, fait prévaloir l’idée sur la réalité et compromet l’avenir en augmentant les distances et en provoquant la ghettoïsation, provoquant hostilité et intolérance. »
Voilà-t-il pas que pour ce sociologue de qualité, c’est l’assimilation qui provoque la ghettoïsation !
Enfin, le Pape est moderne, comme M.Macron : « nous pensons au défi climatique, la Méditerranée représentant un hotspot où les changements se font sentir plus rapidement. ». « Plus rapidement », on ne sait pas vraiment pourquoi et qui a mesuré, mais c’est toujours bon à prendre et ça ne mange pas de pain.
Même dans le petit coup de brosse à reluire au profit de ses copains musulmans, on reconnaît comme la patte de M.Macron et sa connivence avec le recteur de la Grande mosquée de Paris :
« La mare nostrum est un espace de rencontres, entre les religions abrahamiques… ».
Ce terme de religions abrahamiques certifié hallal mais témoignant tellement d’une méconnaissance radicale de la religion musulmane par le Pape (comme M.Macron d’ailleurs). Petit rappel :
« L’Abraham que revendique l’islam est un envoyé et un musulman. Il n’est pas le père commun d’Israël puis des chrétiens qui partagent sa foi… Il a participé au culte musulman en construisant la Kaba et en instituant le pèlerinage de la Mekke. Bien loin que Mahomet ait eu la foi d’Abraham, c’est Abraham qui a eu la foi de Mahomet » (Alain Besançon dans sa Préface au livre de Jacques Ellul : Islam et judéo-christianisme, PUF, 2006)
Il reste un domaine spécifique au Pape : ce dernier, après la théologie amazonienne, n’est apparemment jamais en manque d’une innovation géographique :
« Frères et sœurs, le défi est aussi celui d’une théologie méditerranéenne – la théologie doit être enracinée dans la vie ; une théologie de laboratoire ne fonctionne pas – qui développe une pensée qui adhère au réel, “maison” de l’humain et pas seulement des données techniques, en mesure d’unir les générations en reliant mémoire et avenir, et de promouvoir avec originalité le chemin œcuménique entre chrétiens et le dialogue entre croyants de religions différentes. Il est beau de s’aventurer dans une recherche philosophique et théologique qui, en puisant aux sources culturelles méditerranéennes, redonne espérance à l’homme, mystère de liberté en mal de Dieu et de l’autre, pour donner un sens à son existence. »
Le Pape posait néanmoins une question importante : par où commencer pour enraciner la paix. Qu’il nous doit permis de douter de l’infaillibilité de son diagnostic et de ses remèdes. Aussi efficaces que ceux mis en œuvre par M.Macron pour une France supposée être plus souveraine.
Une piste (pour mieux comprendre la pensée papale) est peut-être apparue dans un commentaire qu’il a fait dans l’avion le ramenant à Rome : « Certains petits villages sont vides, il faut qu’ils fassent des efforts pour accueillir » des migrants qui représentent de la « main-d’œuvre » (JDD, 24/09/2023). Si ça se trouve, c’est peut-être le Pape qui a co-rédigé avec M.Macron le petit guide récemment paru « Accueillir et intégrer les personnes réfugiées en milieu rural », mode d’emploi pour, paraît-il, revitaliser nos campagnes.
Ce 27 septembre, lors de son audience, le Pape disait : « Qu’est-ce qui est ressorti de l’événement de Marseille ? Un regard sur la Méditerranée que je définirai comme simplement humain ». Peut-être tout tient-il dans ce « simplement humain ». Ce qui est un peu désespérant venant d’un Pape.
Nouvelle loi pro-mort en Californie
Le 27 septembre, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a signé une loi visant à empêcher toute poursuite contre les professionnels de la santé qui envoient des pilules abortives par courrier à des femmes dans des Etats où la procédure est restreinte. La loi interdit également aux autorités et aux représentants du Gouvernement de coopérer aux enquêtes menées à l’extérieur de l’Etat sur ces médecins. Cependant, la loi ne les protégera pas une fois qu’ils auront quitté l’Etat.
D’autres mesures sont ajoutées dans cette loi comme l’accès à une formation sur l’avortement pour les médecins d’autres Etats où la pratique est interdite. De plus, la loi californienne interdit aux médias sociaux basés dans l’Etat – comme Facebook – de se conformer à des citations à comparaître, des mandats ou d’autres demandes de dossiers pour découvrir l’identité des patientes cherchant des pilules abortives.
En ce qui concerne les questions de genre, le projet de loi 345 du Sénat interdit de poursuivre en justice les médecins californiens qui proposent des traitements de changement de genre à des patients hors de l’Etat après une consultation par télésanté.
La nouvelle loi californienne permet également aux médecins et aux patients d’engager des poursuites judiciaires au sein de l’Etat contre toute personne « qui porte atteinte à leur droit d’obtenir, de fournir ou de dispenser des soins de santé légalement protégés en Californie ».
Cette loi entrera en vigueur le 1er janvier 2024.
Source : Gènéthique
Chronique des cinglés
France 3 régions a suivi le combat juridique du premier couple transgenre en France à donner naissance à un enfant.
Avah, née en mars 2023 à l’hôpital de Bourges fait le bonheur de Victoire et Mattéo, ses parents.
Mattéo est une femme qui se prend pour un homme. C’est elle qui a porté l’enfant. À la naissance, elle s’appelait Flora. Vers l’âge 24 ans elle a commencé sa transition.
Victoire est un homme qui se prend pour une femme. A la naissance, il s’appelait Valentin. Il a décidé d’entamer sa transition à 18 ans.
Aucun des deux n’a subi d’opération chirurgicale et c’est donc le plus naturellement du monde qu’ils ont conçu un enfant. Sauf qu’ils demandent à l’administration d’inverser leur rôle…
“On a fait appel à une avocate dès le début de la grossesse de Mattéo. On ne savait pas si on pouvait reconnaitre notre enfant conçu biologiquement. On nous parlait de test ADN, d’adoption, etc., car nous étions tous les deux transgenres”. “On s’est battu avec le procureur de la République un mois avant la naissance de la petite pour pouvoir reconnaître notre enfant. La mairie ne savait pas comment faire pour la reconnaissance, car ils ne pouvaient pas remplir les bonnes cases dans leurs logiciels. Comme c’est Mattéo qui a accouché, il était reconnu comme mère et moi comme père. Et pour obtenir l’inverse, il n’y avait que le procureur de Bourges qui pouvait accepter”.
Dans le droit français, la personne qui accouche est automatiquement désignée comme la mère de l’enfant. Pour modifier cet acte de naissance, les parents ont entamé une procédure. Pour Sandrine Barré, leur avocate, l’acte de naissance actuel est une atteinte à la vie privée. Elle a donc prévu d’assigner la procureure de la République de Bourges qui devra se positionner sur une modification de l’acte de naissance d’Avah.
“Comme c’est une première en France, la question reste de savoir si le parquet et la chambre des familles vont nous suivre. Le but de cette procédure pour Victoire et Mattéo comme pour toutes les familles transgenres, c’est de créer une jurisprudence au niveau de la Cour de cassation, voire de la Cour européenne des droits de l’homme”.
Une procédure qui pourrait durer jusqu’à huit ans.
“On va aller jusqu’au bout. On le doit à la petite et tous ceux qui seront dans notre cas par la suite”.
Avec quel argent financent-ils cette procédure ? L’enquête ne le dit pas…
Victoire rêvait de monter une association pour la cause trans et LGBT+, cette procédure est une façon de militer.
Pour concevoir un enfant, Victoire et Mattéo ont dû suspendre leurs traitements hormonaux. Depuis la naissance, une infirmière vient toutes les semaines pour la reprise du traitement.
“Ça a été très dur psychologiquement de devoir arrêter les traitements après s’être battu pour pouvoir les commencer, mais c’était nécessaire pour tomber enceint”.
A quoi ça ressemblera la jurisprudence de la CEDH dans 20 ans… ?
Afrique du Sud : un génocide des Blancs est-il envisageable ?
De Ilyes Zouari, Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone) :
« Nous n’avons pas appelé au massacre des Blancs, du moins pas pour maintenant… ». Telle est la réponse systématique, dans l’indifférence générale des dirigeants du pays, de l’opposant Julius Malemba face aux accusations récurrentes d’appel au génocide des Blancs. Pendant ce temps, ceux-ci continuent à fuir le pays, en déclin constant et qui n’a donc rien d’une puissance émergente.
Le 29 juillet dernier, dans un stade rempli de Johannesburg, et à l’invitation de Julius Malema, Président du mouvement d’extrême gauche des « Combattants pour la liberté économique » (EFF, en anglais), des dizaines de milliers de personnes en liesse répétaient après lui « Tuez le Boer, tuez le fermier », refrain d’un chant remontant à l’apartheid. Ces paroles d’une grande violence, pouvant être considérées comme un appel au meurtre de masse (le terme Boer désignant à l’origine le fermier blanc, et souvent aujourd’hui l’ensemble des Afrikaners), étaient accompagné de gestes et de sons mimant l’utilisation d’une arme à feu.
Et face aux accusations récurrentes d’appel au génocide, Julius Malema, une des principales figures politiques du pays, ne trouve rien de mieux que de répondre systématiquement que lui et son mouvement « n’ont jamais appelé au massacre des Blancs… du moins pas pour maintenant ». Un argument de « défense » pour le moins inattendu, mais déjà maintes fois répété aussi bien devant la presse locale ou étrangère, comme lors d’une interview réalisée pour la chaîne turque TRT World en 2018, ou devant la justice, comme lors de sa comparution au tribunal en février 2022.
Pourtant, et comme l’a souligné le mois dernier Elon Musk, lui-même d’origine sud-africaine, force est de constater l’absence totale de réactions de la part de la classe politique sud-africaine, en dehors du parti « majoritairement blanc » de l’Alliance pour la démocratie. Pire encore, la Haute Cour de Johannesburg a même considéré, en août 2022, que les paroles du chant « Tuez le Boer » ne constituaient guère un appel à la haine, et qu’elles n’avaient donc rien de repréhensible. Un jugement qui s’ajoute donc à l’absence de condamnation pour les propos de Julius Malema relatifs à son refus, clair et net, de s’engager à ne jamais appeler dans le futur à un génocide des Blancs ! Imaginons pareille chose en France… Comment s’étonner, dès lors, de la multiplication des assassinats ciblant les Blancs, et notamment les fermiers, dont des centaines ont déjà été massacrés, parfois de manière effroyable.
Un pays en déclin, qui n’a rien d’émergent
Pendant ce temps, l’Afrique du Sud sombre, lentement mais sûrement, dans le chaos économique et social, battant, depuis la fin de l’apartheid, des records de corruption et de détournement de fonds publics. Présenté comme émergent, ce pays « arc-en-ciel » ne cesse, en réalité, d’accroître l’écart le séparant des pays développés, au lieu de le réduire (tout comme le Nigeria, mais contrairement à des puissances réellement émergentes comme la Côte d’Ivoire ou le Maroc, où de nombreux « Occidentaux » s’installent chaque année).
Ainsi, l’Afrique du Sud n’a enregistré qu’une croissance annuelle médiocre de 0,9 % sur la décennie 2013-2022 (inférieure même à sa croissance démographique !). Et seuls 89 % des habitants y sont raccordés au réseau électrique, tout en souffrant de délestages pouvant dépasser dix heures par jour. À titre de comparaison, les Maghrébins ont a plus de 99 % accès à l’électricité, et les délestages sont inexistants en Tunisie et au Maroc (qui devrait d’ailleurs dépasser l’Afrique du Sud dès cette année en matière d’industrialisation, pour devenir le pays le mieux classé du continent). Enfin, l’Afrique du Sud, qui ne mérite donc peut-être pas sa place au sein des Brics, est l’un des pays les plus dangereux au monde, avec plus de 25 000 meurtres par an.
Conséquence de cette situation désastreuse, aggravée par d’importantes tensions raciales, le pays se vide de sa population blanche, dont quelques dizaines de milliers de membres s’exilent chaque année, en particulier en Australie et au Royaume-Uni. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique, le solde migratoire des Blancs du pays a été négatif d’environ 20 000 individus par année entre mi-2001 et mi-2021, ce qui est considérable pour une population qui n’atteint désormais que 4,6 millions d’individus (soit seulement 7,7 % de la population totale du pays), et qui doit en plus faire face à une natalité très déficitaire. Dans le même temps, le pays a connu un solde migratoire positif de 3,2 millions de personnes originaires d’autres pays d’Afrique subsaharienne, soit une moyenne de plus de 160 000 par année.
Et selon les derniers éléments disponibles, il semblerait que le niveau d’émigration blanche ait considérablement augmenté au cours des deux dernières années, parallèlement à la répétition des violences, des appels à la haine et des émeutes, et à l’effondrement économique du pays. Dans ce cadre, et à l’instar des pays anglo-saxons, la France s’honorerait à ouvrir ses portes à ces réfugiés, et en particulier aux quelques centaines de milliers de descendants des Huguenots qui s’étaient installés, il y a plus de trois siècles, dans ce qui était autrefois la colonie néerlandaise du Cap…
Sables d’Olonnes : la statue de Saint-Michel déplacée
Pour satisfaire la justice actionnée par les laïcards, la statue de l’archange vient d’être déplacée sur une zone privée, vendue à la paroisse, mais toujours visible des habitants qui avaient réclamé qu’elle ne soit pas supprimée. Ils pourront fêter sereinement la fête de saint Michel demain vendredi.
Il s’envole pour mieux s’enraciner sur le socle de nos fidélités #SaintMichel @lessables @BVoltaire @FranceCatho pic.twitter.com/JKSD8DTAyH
— Iris BRIDIER (@IrisBridier) September 27, 2023
Le gouvernement n’aide pas la femme qui n’a pas les moyens d’avoir un enfant à avoir une autre option que celle de l’avortement
Aliette Espieux, porte-parole de “La Marche pour la Vie”, est interrogée sur Boulevard Voltaire, concernant le triste record en 2022 du nombre d’avortements pratiqués en France.
Il n’y a jamais eu autant d’avortements en France depuis 1990. À quoi attribuez-vous l’explosion du nombre d’avortements ?
Cette explosion est assez dramatique et je l’attribue à plusieurs choses. On se rend compte de l’hypocrisie des parlementaires qui nous expliquent que le droit à l’avortement est menacé en France, or ce n’est pas le cas. En réalité, la question que l’on doit se poser derrière ce chiffre record depuis 1990, est de savoir pourquoi c’est aussi compliqué pour une femme en France de garder un enfant. En réalité, quand on discute avec une femme qui a avorté, elle vous dit qu’il y avait une raison, elle est souvent dans une situation de forte précarité, elle n’a pas les moyens, elle subit une pression sociale. Aujourd’hui, globalement, cela concerne les personnes entre 20 et 29 ans, qui commencent à travailler. Il faut se poser des questions. Pourquoi, en France ,en 2023, une femme n’a-t-elle pas la possibilité de garder son enfant ? La France est un pays qui se tiers-mondise de plus en plus et je pense que cette hausse du nombre d’avortements en est une preuve directe.
Le droit à l’avortement a été inscrit dans la Constitution, le délai est passé de 12 à 14 semaines. Cela ne contribue-t-il pas à banaliser cet acte ?
Le nombre d’avortements entre 12 et 14 semaines, pratiqués en 2022, ne représente que 15,5 % de l’ensemble des IVG réalisées en France. En revanche, depuis le Covid, plusieurs mesures ont été mises en place comme la suppression du délai de réflexion. Les « obstacles » qui existaient pour permettre aux femmes de réfléchir sur cet acte, qui est loin d’être anodin, n’existent plus. Une femme se trouve sous pression à partir du moment où elle entre dans la réflexion de l’avortement. Il y a également la gratuité de la pilule du lendemain, qui est distribuée à grande échelle. Cette distribution est en quelque sorte une propagande pro avortement car son accès est facilité. Le gouvernement n’aide pas la femme qui n’a pas les moyens d’avoir un enfant à avoir une autre option que celle de l’IVG.
Par ailleurs, le nombre de naissances a baissé, qu’est-ce que cela révèle de la société ?
Cela révèle qu’il y a beaucoup de personnes qui n’ont plus de moyens, mais également une grande part d’individualisme. Beaucoup de personnes décident de ne pas avoir d’enfants et décident de faire carrière avant d’avoir des enfants. Mais ce n’est pas la majorité. Dans notre société, la natalité devient pratiquement impossible car de nombreux Français sont dans l’incapacité d’accueillir la vie dans leur foyer car ils n’ont pas les moyens. Certains disent que vu l’état de la société actuelle, accueillir un enfant, c’est l’accueillir dans un pays où tout empire. Il y a cette crainte qui peut exister. La précarité est le facteur le plus important sur le nombre d’avortements en France.
En 2022, la majorité des parlementaires pleuraient en voyant les chiffres des naissances à la baisse. Aujourd’hui, ils se réjouiraient de voir le nombre des avortements augmenter. C’est paradoxal.
Le double discours des pro-euthanasie
Les partisans de la culture de mort ont toujours eu un problème avec la vérité. Pire : ils mentent comme ils respirent, comme l’explique Gregor Puppinck dans une tribune parue dans Valeurs Actuelles :
L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) s’enorgueillit — avec raison — d’être à l’origine du débat sur l’euthanasie et le suicide assisté en France, d’avoir su imposer ses idées et jusqu’à son vocabulaire. Elle a l’oreille du gouvernement et tient la plume de parlementaires ; connaître sa pensée est donc essentiel pour comprendre le débat sur l’euthanasie.
Si elle se limite aujourd’hui à réclamer la légalisation de l’euthanasie volontaire des adultes malades, sa retenue actuelle sur l’euthanasie des mineurs, des personnes handicapées ou âgées est purement stratégique, et relève de la technique du double discours.
« Être dix fois plus radical »
Interrogé durant une assemblée générale de l’association sur l’opportunité d’“aller plus loin” que le texte discuté actuellement, de réclamer l’extension de l’euthanasie aux mineurs, aux personnes âgées et aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, Jean-Luc Romero — président emblématique de l’ADMD jusqu’en 2021 — répondit qu’il y avait un débat interne sur cette question mais que l’association « n’avait pas souhaité aller plus loin, en disant, stratégiquement, ce n’est pas le moment ». L’important serait déjà de faire adopter « le socle » de la loi autorisant le principe de l’euthanasie. Plus tard, dans un second temps, « comme les Belges ont amélioré leur texte, on l’améliorera » ; la Belgique a, en effet, largement étendu l’accès à l’euthanasie aux mineurs et aux personnes dépressives depuis la loi initiale.
Cette retenue de l’ADMD ne serait donc qu’une simple stratégie de dissimulation pour ne pas « donner un chiffon rouge » aux opposants, suivant l’expression de Jean-Luc Romero, mais celui-ci ajoute que si sa proposition de loi ne passe pas en 2023, alors il faudra réfléchir à une autre proposition, « et là, peut-être, être dix fois plus radical ».
L’actuel président de l’ADMD, Jonathan Denis, ne dit pas autre chose lorsqu’il écrit en 2022 :
« Comme la loi légalisant l’interruption volontaire de grossesse, telle que votée en 1975, était très incomplète, nous devons craindre que la loi qui sera proposée au vote des parlementaires, en 2023 nous dit-on, ne réponde pas à l’ensemble de nos revendications […]. Nous devrons accepter des concessions qui ne seront que temporaires, transitoires. Car dès lors que le principe même de l’aide active aura été voté, le front des anti-choix aura été brisé et nous pourrons enfin avancer rapidement et faire évoluer la loi vers ce que nous souhaitons tous : une loi du libre choix qui ne comporte aucune obligation pour quiconque. [1] »
Cette façon de manier le double discours n’est pas récente à l’ADMD. Déjà en 1985, Paul Chauvet, alors président de l’ADMD, écrivait :
« Il conviendra donc toujours d’avancer sur deux plans : celui de la demande acceptable aujourd’hui, et celui affirmé, confirmé, de l’idéal recherché, pour faire progresser notre objet. [2] »
Un mouvement issu du courant eugéniste des années 1930
Quel est donc “l’idéal recherché” de l’ADMD, “dix fois plus radical” que le projet de loi actuel du gouvernement ? Il y a lieu de s’inquiéter lorsque l’on connaît l’histoire de l’ADMD et des mouvements euthanasiques. Car il ne faut pas oublier que ces mouvements sont directement issus du [3].
Certes, plus tard, l’ADMD a déclaré s’opposer « à toute euthanasie pratiquée sans demande de la personne concernée », mais tout en soutenant des personnes poursuivies en justice pour avoir euthanasié des patients sans leur consentement. Ce fut le cas dès les années 1980, lorsque l’ADMD se réjouissait de l’acquittement de Pierre Thébault, un infirmier ayant tué une femme de 86 ans ayant une fracture du col du fémur [4], ou encore en 2013 lorsque l’ADMD soutenait le [5] »
Il est vrai que l’idéal supérieur de l’ADMD n’est pas l’euthanasie des personnes mourantes ou inconscientes, mais le suicide volontaire des personnes qui craignent de se voir dépérir. Pour Odette Thibault, théoricienne et cofondatrice de l’ADMD, le suicide « est le seul moyen de mourir… vivant [6] », c’est « la suprême autonomie, celle qui définit l’être humain… avant qu’on ne la perde tout à fait [7] ». Quant au sénateur Henri Caillavet, un ancien président de l’ADMD, « le suicide conscient est l’acte unique authentique de la liberté de l’homme [8] ». Cette apologie du suicide comme acte de liberté s’exprime en contrepoint d’une peur tout aussi extrême de la déchéance physique et de la dépendance. Pour Caillavet,
« lorsque nous sommes morts en nous-mêmes, pourquoi maintenir une flamme vacillante ne permettant plus qu’une existence végétative, sinon proche de la sénilité ? Est-ce vivre que de ne plus être autonome, de dépendre d’autrui, de ne plus être capable d’intégrer le monde extérieur et d’être parfois soumis à un acharnement thérapeutique illusoire ? Certainement pas [9] ».
De ce point de vue, un être privé d’autonomie et de capacités relationnelles ne serait pas ou plus vraiment humain. Comme l’écrit Odette Thibault,
« tout individu ne possédant plus ces facultés peut être considéré dans un état sous-humain ou infra-humain, poussé à l’extrême dans le cas du débile profond [10] ».
Dès lors, ajoute-elle, « beaucoup d’individus sont des morts-vivants, déjà morts à l’humain bien avant la fin de leur vie organique [11] ». Les tuer ne serait donc pas un meurtre, puisqu’ils seraient déjà morts à l’humanité ; et cela ne violerait pas leur autonomie individuelle puisqu’ils en sont démunis. Plus encore, mettre fin à une vie devenue inhumaine permettrait de préserver son humanité de la déchéance, et serait donc un bien. Ici encore, Odette Thibault écrit :
« Prolonger cette déchéance est, à mon avis, une des plus graves atteintes qu’on puisse porter à la dignité humaine. [12] »
La sénilité, une charge pour la société
À ces arguments sur l’indignité et l’inhumanité de la fin de vie s’ajoutent des considérations économiques, sur la charge sociale des personnes handicapées et séniles. Odette Thibault écrit encore à propos des personnes âgées : « Dès qu’ils sont inutiles, ou qu’ils représentent une charge supplémentaire, comme c’est le cas dans les périodes de pénurie, on est content de les voir disparaître. [13] » Un autre administrateur historique de l’ADMD, Albert Cuniberti, ajoute, dans le bulletin de l’association :
« L’acharnement que l’on met à conserver une dérisoire caricature de vie à un nombre croissant de vieillards qui ne le souhaitent pas, coûte de plus en plus cher et devient pour la société une charge de moins en moins supportable. [14] »
De telles citations ne manquent pas parmi les écrits des fondateurs et dirigeants de l’ADMD. Ces convictions extrêmes font directement écho aux origines eugénistes et néomalthusiennes du mouvement euthanasique, elles donnent une idée de ce à quoi pourrait ressembler une proposition de loi “dix fois plus radicale” de l’ADMD, ainsi que de la direction de la “pente glissante” dans laquelle ce lobby veut pousser la société française.
Plus d’avortements et d’immigration, moins de naissance : le grand remplacement s’accélère
Dans un rapport publié ce jeudi 28 septembre, l’Insee dresse un tableau alarmant de la natalité dans l’Hexagone.
- En 2022, 726 000 bébés sont nés en France, soit le plus faible nombre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
- L’Insee recense 24 400 naissances de moins lors des six premiers mois de 2023 par rapport à la même période l’année dernière, soit une chute de 7 %.
- 65 % des naissances ont lieu hors mariage en 2022.
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68 % des nouveaux-nés ont des parents tous deux nés en France. Dix ans auparavant, c’était le cas de près des trois quarts des naissances (73 %).

