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Le mariage est un instrument du salut pour la société

A la suite de l'audience de ce jour, Benoît XVI a évoqué le prochain Congrès sur la famille, qui se tiendra fin mai à Jönköping (Suède):

B "Offrez au monde un message de joie afin que le don divin du mariage et de la famille permette de faire connaître l'amour infini unissant les trois personnes divines. L'homme, créé à l'image et ressemblance de Dieu, est fait pour l'amour, fait pour aimer et être aimé… Le mariage est un instrument du salut, pour les époux comme pour la société toute entière. Il vaut la peine d'être vécu quelque soit le point de vue et mérite qu'on soit prêt à sacrifier ses intérêts pour autrui. Il nous invite ainsi à protéger la vie naissante".

Benoît XVI a enfin encouragé les participants à favoriser la juste perception du mariage et de la famille comme biens inestimables offerts à la société.

Etats-Unis : portrait d’un musulman bien intégré

S Faisal Shahzad est un Pakistano-Américain de 30 ans. Arrivé aux Etats-Unis en décembre 1998, il a étudié l'informatique et les affaires (notamment à l'université Southeastern de Washington) et travaillé comme analyste financier. Il a obtenu une carte de résident en 2005 et sa naturalisation américaine en 2009. Il a vécu à Shelton, dans le Connecticut, un Etat voisin de New York, avec sa femme, Huma Mian, et leurs deux jeunes enfants, avant de déménager à Bridgeport. Il a le sourire clair, la barbe bien taillée et de fines lunettes fumées. Il fréquente peu la mosquée la plus proche. Sa pelouse était remarquablement entretenue.

Le 1er mai, il a laissé son véhicule, un Nissan Pathfinder, à Times Square, un lieu très fréquenté de New York, avec à l'intérieur une bombe composée de feux d'artifice, de bonbonnes de propane et d'essence, d'engrais et de fils électriques.

La télévision est un poison pour les enfants

Lu dans Présent :

T "Au simple bon sens et aux enquêtes plus anciennes s’ajoute désormais l‘étude publiée dans le numéro de mai de la revue scientifique Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine […]. L’étude s’inscrit d’ailleurs dans une série d’autres articles relatifs à l’impact de facteurs aussi différents que le poids à la naissance, l’abus de drogue ou l’utilisation de certains médicaments par la mère au cours de la grossesse, la croissance au sein d’un vrai foyer, adoptif ou non plutôt que dans une institution collective, le contexte socio-économique pendant la petite enfance sur la santé, la croissance, le comportement et les performances scolaires bien plus tard. […] L’étude longitudinale a suivi 1 314 enfants sur huit ans. Leurs parents avaient accepté d’indiquer le temps consacré à regarder la télévision par leur progéniture à 29 mois puis à 53 mois, tandis que les enseignants ont évalué les performances scolaires et psychosociales, ainsi que la santé des sujets, jusqu’au terme de l’étude.

« Chaque heure au-delà de la moyenne (qui est de huit heures par semaine au Québec) réduit de 7% l’engagement manifesté par l’enfant en classe », explique Linda S. Pagani, chercheuse à l’Université de Montréal et au centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, qui a dirigé l‘étude. Chaque heure hebdomadaire supplémentaire infligée à un tout petit de deux ans et quelques mois se traduit également, à dix ans, par une baisse de 6% de la réussite en maths, une augmentation de 10% du risque de rejet par les camarades de classe (taquineries, agressions et insultes), une diminution de 13% de l’activité physique le week-end et de 9% de l’activité physique générale, une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de 10% du grignotage et enfin une hausse de 5 % de l’indice de masse corporelle à dix ans, sans compter un vrai risque pour le développement social et émotionnel. […]

«C’est entre la naissance et l‘âge de 5 ans qu’interviennent les débuts de réseautage dans le cerveau, très importants pour toutes sortes de processus intellectuels», ajoute Mme Pagani. Or, regarder l‘écran est une «activité intellectuelle passive», ce qu’ignorent les parents qui «prennent la télévision pour un meuble comme un autre»."

Derrière le voile

L Hier, deux parents comparaissent face au tribunal correctionnel de Lyon pour privation de soins et non respect de scolarisation. Vêtus de noir de la tête au pied, l'homme a un turban sur la tête, la femme est gantée, les yeux invisibles jusqu'à ce que la présidente du tribunal lui demande de lever son voile. En 2002, un médecin a donné l'alerte, évoque une situation « d'extrême danger ». Le petit garçon, âgé de cinq ans et demi, a la taille d'un enfant d'un an et demi. Il ne tient pas sur ses jambes, des os sont brisés, il ne parle pas, n'est jamais allé à l'école.

Des enquêtes successives découvrent une famille en complète autarcie. Le père affiche «une conviction religieuse musulmane orthodoxe». Il ne travaille pas, s'en prend aux institutions qui lui cherchent des noises mais «accepte très bien les avantages sociaux», note un expert. Leur appartement n'a pas un meuble. Des versets sont peints sur les murs. Et les vitres sont couvertes de papier plus ou moins opaque. Les enfants souffrent de rachitisme, faute de lumière.

Le respect de la vie apparaît comme le principe et le fondement de l’ordre moral de la société

L'archevêque de Québec et Primat du Canada, le cardinal Marc Ouellet, a prononcé dimanche 2 mai un discours devant la Fédération Canadienne des Sociétés de Médecins Catholiques. Extraits :

Mgr ouellet "Engagés par le Serment d’Hippocrate et guidés par une vision anthropologique chrétienne, vous êtes confrontés à des courants sociaux qui défient ouvertement votre conscience morale et votre service professionnel.

Cette confrontation devient maintenant plus dramatique à cause de la pression accrue venant de mesures législatives (…) qui touchent le traitement de la vie humaine à son début et à sa fin. Par ailleurs, l’objection de conscience à laquelle vous avez droit est un dernier recours qui menace d’être remis en cause par de nouvelles régulations (…)

Certains courants de pensée distinguent entre l’être humain et la personne humaine, proposant que la dignité de la personne humaine soit affirmée inconditionnellement à partir du moment de la naissance, alors que les phases antérieures du développement de l’embryon et du foetus ne jouiraient pas de la même garantie juridique.

L'Église catholique rejette cette distinction dans l’Instruction Donum vitæ de 1987 car la dignité de la personne humaine est la même à toutes les phases de son développement (…)

Une telle conception de la dignité, liée à l’état de santé plus ou moins délabré d’une personne, est réductrice et dangereuse (…)

Tout leur raisonnement est articulé autour du moment insupportable qu’il faut éviter parce qu’il serait indigne de souffrir inutilement, de se voir réduit à l’impuissance, d’être soumis à la dépendance totale d’autrui et à l’humiliation de perdre le contrôle de soi-même à l’approche de la mort. À cette idéologie qui dévalorise la dignité de la personne humaine, il faut opposer une vision anthropologique globale conforme à la raison éclairée par la foi, selon la tradition judéo-chrétienne qui est la nôtre en Occident (…)

Parmi les valeurs confiées à la responsabilité de la personne humaine, le respect de la vie à toutes les phases de son développement apparaît comme le principe et le fondement de l’ordre moral de la société. La valeur intrinsèque de la personne humaine, fondée sur sa qualité d’être supérieure à toute la nature matérielle, constitue la base de toutes les autres valeurs. Car la personne humaine est dotée d’une âme spirituelle et immortelle qui est promise à une vie de communion définitive avec Dieu par-delà la mort (…)

Agir autrement sans égard pour l’ordre établi par Dieu introduit un désordre aux conséquences graves et imprévisibles, comme il appert déjà de la décriminalisation de l’avortement et de l’euthanasie dans certains pays occidentaux. La rupture de l’ordre social fondé sur la reconnaissance du droit souverain de Dieu sur la vie entraîne l’affaiblissement du sens moral, la dégradation des rapports humains, la montée de la violence et la « culture de mort » dont on ne mesure plus les conséquences à venir (…)

Si chaque individu peut décider du terme de sa propre vie ou de l’existence d’une autre personne humaine malade ou en gestation dans le sein maternel, il n’y a plus aucune limite à la volonté de puissance et aux choix arbitraires (…)

Après l’amère expérience des totalitarismes du XXe siècle, nous glissons vers une dictature du relativisme, ce qui signifie en dernière analyse la manipulation des droits humains et l’imposition d’une pensée unique, politiquement correcte, avec l’appui du pouvoir médiatique.

Ce diagnostic peut sembler alarmant, mais quand on voit évoluer l’Occident vers une « culture de mort » de plus en plus envahissante, on ne peut s’empêcher de tirer la sonnette d’alarme. Avortements massifs, suicides décuplés, euthanasie en progression géométrique, foyers détruits, couples éphémères, conjoints non-mariés, enfants non désirés ou instrumentalisés, techniques raffinées d’eugénisme et de régulation des naissances, manipulations génétiques, etc., etc. Tous ces faits mettent en évidence le désarroi d’une humanité déboussolée et aspirée par le néant.

On constate tristement l’absence d’une norme éthique claire, universellement admise et respectée, qui garantirait l’ordre social et donc un vivre ensemble dans l’égalité des droits et la liberté pour tous.

Cette norme éthique existe et ne peut être que le respect inconditionnel de la personne humaine en raison de sa dignité native, de son alliance personnelle inviolable avec Dieu et de sa contribution unique et irremplaçable au bien commun de l'humanité (…)"

L'intégralité de son discours est disponible sur le site de l'Eglise catholique de Québec.

Qui a dit ?

"S'ils ne veulent pas obéir à ses lois, ils [les musulmans] ne devraient pas vivre en France".

Addendum : il s'agit d'une déclaration datée de mars dernier du prince saoudien Khaled al-Faysal :

"Chez nous, je demande aux pèlerins de respecter nos règles. Je demande la même chose aux musulmans qui habitent en France. S'ils ne veulent pas obéir à ses lois, ils ne devraient pas vivre en France".

Bravo à Stéphane, le premier à avoir trouvé.

Augmentation de l’accession à la propriété privée

L'attrait pour la propriété s'est confirmé entre 2002 et 2006 avec un tiers d'acquéreurs de plus qu'au cours des années 1980 bien que les plus modestes aient des difficultés accrues pour acquérir un logement, selon une étude de l'Insee publiée mercredi. Plus de 600.000 ménages français ont acheté chaque année leur résidence principale entre 2002 et 2006, contre un peu moins de 550.000 sur la période 1997-2001.

Autre tendance : l'accession à la propriété se développe dans les zones rurales, qu'elles soient éloignées ou périurbaines: 29% des accédents récents y résident, contre 25,5% au début des années 1990.

La DSE souligne l'importance de la propriété privée :

"La propriété privée et les autres formes de possession privée des biens « assurent à chacun une zone indispensable d'autonomie personnelle et familiale; il faut les regarder comme un prolongement de la liberté humaine. Enfin, en stimulant l'exercice de la responsabilité, ils constituent l'une des conditions des libertés civiles ». La propriété privée est un élément essentiel d'une politique économique authentiquement sociale et démocratique et la garantie d'un ordre social juste. La doctrine sociale exige que la propriété des biens soit équitablement accessible à tous, de sorte que tous en deviennent, au moins dans une certaine mesure, propriétaires, sans pour autant qu'ils puissent les « posséder confusément»."

Vers une alliance entre Sarkozy et Bayrou ?

C'est ce que laisse entendre L'Express, qui rapporte qu'un entretien secret a eu lieu entre les deux hommes en vue de 2012.

Le souci électoral l'emporte toujours sur la recherche du bien commun.

Vieillissement de la population européenne et emploi

De Jeanne Smits :

"Le CEDEFOP, Centre européen pour le développement de l'apprentissage, estime que 77 millions d'emplois seront disponibles au cours des prochaines dix années, dont 70 millions seront ouverts par des départs à la retraite.

Les 7 millions d'emplois nouveaux anticipés par l'étude prospective seront dans le domaine des services de haut niveau : encadrement, ingéniérie, savoir. Les emplois subalternes devraient se contracter, 4 millions d'emplois d'ouvriers qualifiés et deux millions de postes d'employés de bureau étant appelés à disparaître. Les postes à haute qualification doivent passer, selon ce rapport, de 29 à 35 % du total, ce qui suppose une intensification des efforts de formation.

L'histoire ne dit pas combien d'emplois d'infirmières, de personnels soignants, d'aides ménagères aux personnes âgées et malades seront créés par le vieillissement de la population…"

La lutte contre l’homophobie : un prétexte pour restreindre la liberté

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Un prêcheur de rue qui évoquait – d'une voix forte, selon la police – le caractère peccamineux de l'activité homosexuelle à Workington (Cumbria) a été arrêté et inculpé pour injures, puis gardé à vue pendant 7 heures. Dale McAlpine, 42 ans, un « chrétien Born again » était en train de distribuer des tracts lorsqu'un officier de police de soutien communautaire s'est approché de lui en se « officier de liaison LGBT », pour engager la discussion. Son arrestation dans sa ville natale a choqué le prêcheur qui estime avoir été privé de sa liberté sur la foi d'une personne qui n'a pas aimé ce qu'il avait dit : « Si on prêche la haine et qu'on appelle les gens à faire du tort à autrui, cela est effectivement contraire à la loi. Mais je ne ferais jamais une telle chose. Si notre société est libre, je devrais pouvoir prêcher l'Evangile comme l'ont fait des générations avant moi. » Il apparaît clairement que McAlpine a été harcelé par une militante, puis par des adjoints LGBT qui le poussaient à la « faute », enfin par des policiers qui l'ont abordé en demandant ce qu'il avait dit « sur le plan homophobe ». Il répondit en affirmant que la Bible qualifie l'homosexualité de péché mais que cela n'est pas synonyme de haine à l'égard des homosexuels et qu'aucune loi n'interdit de proclamer l'enseignement chrétien à ce sujet. Il a été inculpé sur la foi d'une loi votée pour poursuivre les hooligans des stades. "

La crise de la Grèce annonce-t-elle la fin de l’euro ?

Le prix Nobel d'économie, M. Stiglitz a estimé que le plan d’aide
UE-FMI, assorti d’un plan d’austérité dont il a critiqué la sévérité, ne
ralentirait pas l’ardeur des spéculateurs à miser sur un
affaiblissement de la zone euro :

"les conditions apparemment
excessivement dures imposées à l’Espagne (a-t-il dit dans un lapsus)
seront en réalité contre-productives pour prévenir une contagion. Quand on aura vu à quel point il a
été difficile à l’Europe d’adopter une position commune pour aider un
des plus petits pays, on réalisera que si un pays un peu plus grand a
des difficultés, il est probable que l’Europe aura encore plus de mal

Donc je pense que l’espoir que
(cette aide) nuira aux pressions spéculatives est probablement infondé :
ça peut marcher pendant quelque temps, mais à long terme, tant que les
problèmes institutionnels fondamentaux seront là
, les spéculateurs
sauront qu’ils existent, et au fur et à mesure que les faiblesses de
l’Europe s’aggraveront je pense qu’ils s’en donneront à coeur joie. […]

C’est peut-être la
fin de l’euro.
[Si l’Europe] ne règle pas ses problèmes
institutionnels fondamentaux, l’avenir de l’euro sera peut-être très
bref
."

La citation du jour

Elle vient de Michel Vauzelle, président PS de la région Paca, qui s’est dit

“fier d’être le président d’une grande région
musulmane
”.

Ainsi va l'allahicité.

Jean-Marie Le Pen s’opposera à toute réintégration après le Congrès

Lors du Conseil National qui s’est tenu dimanche 2 mai, Jean-Marie Le Pen a précisé qu'il s'opposerait à toute réintégration des cadres ayant quitté le FN ces dernières années :

"(…) D’ailleurs, sachez à ce propos que je m’opposerai fermement à ce que tout élu ou cadre ayant trahi le Front National soit réintégré, particulièrement ceux qui ont été rétribués généreusement grâce aux sièges que le FN leur a confiés en interne ou dans les divers hémicycles européens, nationaux ou régionaux.

Il en va de même pour tous ceux qui ont intégré des listes se présentant contre nous, aux élections européennes 2009 ou aux régionales dernières (…)

Dans ces conditions, la réintégration ou la venue de ces individus au sein du Front National, est absolument hors de question (…)"

Outre le fait que l'on peut s'interroger sur le pouvoir décisionnel réel que Jean-Marie le Pen aura lorsqu'il ne sera plus président du FN, il s'agit d'une orientation claire en contradiction avec l'intention prêtée à Bruno Gollnisch de vouloir se poser en rassembleur de la Droite Nationale. Heureusement que Steeve Briois et Nicolas Bay, tous deux ex-MNR, ont choisi le bon moment pour rejoindre le FN, leur soutien affiché pour Marine Le Pen n'y étant certainement pas étranger…

D'ailleurs, on peut lire sur le blog de Christian Barbier que :

"Marine Le Pen craint que des groupuscules divers et variés, issus des dernières dissidences du FN, ne demandent à leurs adhérents de prendre la carte du Front afin de peser sur le Congrès de janvier 2011. "Ils pourraient considérer que leur intérêt est dans un FN dirigé par Gollnisch", explique-t-elle. Ainsi tenu en otage par ceux qui l'auraient fait élire, Gollnisch leur donnerait des gages (…)"

De Kerviel à la Grèce : le problème de l’argent virtuel

De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités :

"Cette semaine doit sortir un
livre de Jérôme Kerviel, le
fameux trader qui a fait
perdre 5 milliards d’euros à la
Société générale. […]
Kerviel affirme que jamais il
n’aurait pu faire ce qu’il a fait
sans le soutien passif et implicite
de ses supérieurs et des
instances de contrôle de la
banque.
Il donne un exemple impressionnant
pour justifier ses dires.
Selon lui, au cours des trois ans
qu’il a passés comme trader à la
Société générale, ses objectifs
de gain ont augmenté de
1700 % (oui, mille sept cent !).
Pourtant, ils ne commençaient
pas spécialement bas : son premier
objectif annuel était de
3 millions d’euros !
Il arrive un moment où les chiffres
deviennent purement virtuels,
de simples jeux d’écritures
…
Mieux encore, au cours de sa
dernière année d’exercice,
Kerviel a, de son propre aveu,
effectué 358 milliards (!) d’opérations
fictives. Et il demande :
comment tant d’opérations
auraient-elles pu passer inaperçues
?
Nous l’avions dit abondamment
lorsque l’affaire a éclaté, le problème
n’est pas Kerviel. Le problème,
c’est cet argent virtuel…
qui pourtant n’est pas un simple
jeu, puisqu’il pèse de tout le
poids de ses zéros sur l’économie
réelle.
Ne serait-ce que parce qu’il conduit les investisseurs
à délaisser des valeurs industrielles
solides, mais ne rapportant
« que » 5 ou 10 % par an !

Par un curieux hasard du calendrier,
ce retour de Jérôme
Kerviel sur la scène médiatique
est exactement concomitant
d’une nouvelle étape de la crise
des finances publiques grecques.
Bien qu’il s’agisse d’un côté de
capitaux privés et de l’autre de
finances publiques, le mécanisme
est le même. Il s’agit d’argent
virtuel.

Dans l’affaire grecque, les États
européens s’engagent – moyennant
des coupes drastiques dans
l’État-providence grec (qui,
pourtant, n’est certainement pas
plus ventripotent que le nôtre) –
à prêter des sommes colossales
(qui se chiffrent en dizaines de
milliards d’euros) dont ils n’ont
pas le premier sou.
Tout est absurde : le FMI, financé
par des États en faillite, s’associe
avec ces mêmes États pour augmenter
la dette publique d’un
État qui meurt précisément de
sa dette publique
. C’est bien une
opération aussi fictive que les
celles de Kerviel…"

L’UMP s’interroge sur la suppression des triangulaires

François Fillon a mis en garde mardi les députés UMP sur les dangers d'une suppression des triangulaires aux élections législatives, réclamée par une partie d'entre eux.

Le groupe UMP semble assez partagé sur la modification du mode de scrutin législatif. Proposée par plusieurs députés UMP, dont leur président Jean-François Copé et Eric Ciotti -qui a déposé une proposition de loi en ce sens-, cette réforme vise à calquer les élections territoriales et législatives sur le scrutin présidentiel. Seuls les deux candidats arrivés en tête pourraient ainsi se qualifier pour le second tour, ce qui mettrait fin aux triangulaires. Une mesure qui viserait notamment le Front national.

Le secrétaire général du parti Xavier Bertrand a renvoyé au Bureau politique de mercredi soir où l'UMP arrêtera sa position.

Sur le mode d'élection du futur conseiller territorial, M. Fillon a confirmé qu'on se dirigeait vers un scrutin majoritaire à deux tours.

Après la Grèce, l’Espagne ?

Une rumeur circule affirmant que l'Espagne pourrait faire appel au FMI pour avoir 280 milliards d'euros.

Chronique de l’halalisation

Lu sur Novopress :

"Spécialisée dans la production, conformément au rite halal, de fonds de tartes flambées (l’emblématique « flammenkuch » alsacienne) et de pizzas turques, l’usine agroalimentaire ProHal a bénéficié du soutien de l’Agence de développement économique du Bas-Rhin (Adira) pour s’implanter dans un bâtiment de 800 m2 sur la zone d’activités de Mommenheim, située au nord de Strasbourg.

L’Adira est une association de droit local financée par les impôts du contribuable : ses ressources proviennent à 70% du conseil général du Bas-Rhin, qui lui délègue «les questions relatives à l’implantation de nouvelles entreprises, la reprise d’activités et plus généralement les conseils aux entreprises», à 20 % du conseil régional d’Alsace et à 7,3% de la communauté urbaine de Strasbourg – les 10 % restant étant bouclés avec des partenaires locaux (chambre de commerce et d’industrie, chambre de métiers, etc.). L’Adira indique, en date du 16 avril dernier, avoir «accompagné ce projet en lien avec le conseil général du Bas-Rhin et la commune de Mommenheim ».

En octobre 2009, la société ProHal, dirigée par Philippe Roeckel, avait repris une ligne de production déjà présente à Strasbourg sous l’enseigne Turk Tat. Son ambition est d’atteindre d’ici trois ans une production de 10 millions de fonds de tarte à l’année, soit environ 2 000 tonnes, et de lancer des produits allégés certifiés halal. Le tout à destination des circuits de distribution spécialisés via des grossistes puis directement des grandes et moyennes surfaces."

En Arabie, les musulmans prêtent une mosquée pour célébrer la messe

Y avez-vous cru ?

Cela se passe en Belgique, à Jumet, où l'église Saint-Lambert accueille des musulmans privés de mosquée. Henry Rémy, le curé âgé de 89 ans, a gracieusement ouvert les portes de son église aux musulmans de la commune de Gilly. Bien sûr, les célébrations ne se déroulent pas en même temps, encore heureux.

Alliance FN-UMP : les avis de Marine Le Pen et Bruno Gollnisch

La question d'une éventuelle alliance entre l'UMP et le FN n'est pas nouvelle. Lors des élections régionales de 1998, 4 présidents de région avaient alors été élus avec le soutien du Front national, notamment Charles Millon. Quelles sont les positions de Marine Le Pen et de Bruno Gollnisch sur ce sujet?

Marine Le Pen a clairement repoussé l'éventualité d'une alliance entre son parti et l'UMP. Dimanche sur I>Télé, elle a expliqué qu'il est impossible de "s'allier avec des gens avec lesquels on est en désaccord total".

"Nous ne pouvons pas nous allier (…) avec l'UMP puisque l'UMP mène une politique radicalement différente de celle que nous voudrions voir menée en France".

Elle a précisé que le parti présidentiel n'avait pas "la même culture", ni "les mêmes valeurs" ni "les mêmes solutions" que le FN. Mais si elle est opposée à un accord d'appareil, Marine Le Pen tend quand même la main aux membres du parti présidentiel, demandant "aux électeurs, aux cadres, et pourquoi pas aux élus de l'UMP" de rejoindre le Front national.

Bruno Gollnisch, s'il juge également impossible une telle alliance à l'heure actuelle, parle quand même d'entente sous conditions avec l'UMP à plus long terme. L'eurodéputé estime qu'un rapprochement

"ne présente pas d'intérêt dans la configuration actuelle de l'UMP, mouvement composé de conservateurs et de libéraux, d'atlantistes et d'européistes. Nous ne voulons pas aller à la soupe d'un parti gouvernemental. C'est un mouvement dont les leaders tiennent un discours de 'droite' au moment des élections, à partir de quelques faits-divers, et qui ne pratiquent l'ouverture qu'à gauche quand ils sont au pouvoir".

Bruno Gollnisch ne se dit pas "opposé par principe" à une alliance entre le FN et d'autres formations, que ce soit l'UMP ou une autre, "à condition que cette autre formation se rallie à nos points de vue".

Liès Hebbadj, un Français comme un autre

Lu dans Présent :

"l’Algérien Hebbadj aurait débarqué en France avec sa famille en 1977. Agé de deux ans, il va grandir dans un « quartier populaire » de Nantes, entouré de ses quatre frères et sœurs. Son père, architecte, vit alors du RMI. Après avoir essuyé un premier refus en 1994 pour cause de revenus insuffisants, il finit par obtenir la nationalité française en 1999, après avoir épousé une Française convertie à l’islam avec laquelle il vit toujours. A l’époque, pourtant, indique Le Figaro, « il fréquente surtout la communauté algérienne », n’a certes « aucun lien avec la mouvance islamiste radicale » mais « est connu des services de police »…

La « réislamisation » de Hebbadj se produit au cours des années 2000 : selon une note des RG, cité par le quotidien sarkozyste, Liès-le Français-de-papier se rapproche alors de la mouvance fondamentaliste des Tabligh et ouvre une librairie musulmane. C’est là qu’il fera la connaissance d’une autre Française convertie, répondant aujourd’hui au doux nom d’Oum Seyfoulah, celle-là même qui l’accusait récemment sur son blog de « maltraitances » et de « vente de jeunes filles ». Des accusations qui ne sont pas isolées puisque, indique Le Figaro, « les RG évoquent également des coups portés contre une autre de ses compagnes, Sonia Y » : en juin 2004, en effet, « les policiers l’auraient retrouvée errant dans la rue sans papiers et sans argent. Enceinte, elle affirme alors avoir été “rouée de coups de poing dans le ventre”, “pour (la) faire avorter” ». L’affaire en restera là : Sonia Y ne déposera pas plainte et, aux dires des RG, vivrait toujours avec le délicat Hebbadj.

Délicat Hebbadj qui, en 2006, devait faire l’objet d’une nouvelle plainte, déposée cette fois par un père de famille pour « détournement de mineur », après que le libraire fut parti en voyage à Dubaï avec sa fille de 17 ans et demi. Là encore, l’affaire sera classée sans suite, la jeune fille affirmant avoir suivi volontairement l’islamiste pour des vacances…"

D’une génération de frégates à l’autre

Le groupe Thales a été condamné par un tribunal arbitral à Paris à rembourser les commissions indûment versées à des intermédiaires en vue d’obtenir le contrat de vente de six frégates par la France à Taïwan en 1991. Le montant de la somme à rembourser devrait avoisiner un milliard de dollars. Bien que Thales ait été le chef de file du contrat, 70% du contrat des frégates revenait à la Direction des constructions navales (DCN), entreprise publique et dont l’intervention dans le contrat était garantie par l’Etat. L’Etat -donc le contribuable- aurait à régler 70% de la somme totale réclamée à Thales. Néanmoins, l'affaire n'est pas finie : Thalès conteste le fondement de cette condamnation et va demander son annulation devant la cour d'appel de Paris.

Par une coïncidence du calendrier, Nicolas Sarkozy, accompagné des ministres de la Défense et de l'Industrie, se rend sur le site de DCNS à Lorient ce matin. Vers midi, il dévoilera la frégate Aquitaine, la première de la série des 11 frégates multimissions, destinées à la Marine nationale et construites à Lorient. On estime le prix à 500 millions d'euros l'unité. Le plan de charge de l'ex-arsenal lorientais est plein jusqu'en 2022. Si la France est le premier client des Fremm, DCNS peine actuellement à obtenir des contrats à l'étranger. La marine royale marocaine en a acheté une.

Aperçu du parti hongrois Jobbik

Depuis juin 2009, la Hongroise Krisztina Morvai siège au Parlement européen. A la tête de la liste du Jobbik, elle vient de recueillir 17% des voix aux législatives en Hongrie. Minute l'a interrogée. Extraits :

"Tout d’abord, je récuse l’étiquette « droite radicale », de même que je ne crois pas à ladite distinction droite-gauche. Ce qui importe, c’est de faire connaître à chacun les valeurs et les projets que l’on défend, et les moyens que l’on envisage pour les mettre en oeuvre. En ce qui me concerne, j’ai combattu toute ma vie pour la dignité et les droits humains. Mais il est temps de cesser de confondre droits de l’homme avec lobbying gay et lesbien! Les droits humains ont vocation à protéger le droit d’expression, de rassemblement et d’opinion des personnes, y compris lorsque ce sont des patriotes. […]

Le régime communiste s’est effondré il y a 20 ans en Hongrie. Quel bilan tirez-vous pour votre pays de ces 20 années qui nous séparent du changement de régime?

Les seules choses positives du communisme ont été supprimées: sécurité de l’emploi, du logement et de la santé. En revanche, tous les aspects négatifs se sont maintenus. Il n’y a pas eu de changement dans les mentalités et dans les structures institutionnelles du pays (en particulier en ce qui concerne la séparation des pouvoirs). Nombreux sont ceux qui se réjouissent du fait qu’un seul parti (le Fidesz) dispose des pouvoirs absolus grâce à sa majorité des deux tiers des députés. Beaucoup de ces gens – qui se disent anticommunistes – ne se rendent pas compte qu’ils ont les mêmes pathologies que les communistes. […]

Vous et le Jobbik êtes souvent accusés d’antisémitisme. Qu’en est-il?

C’est inexact. Nous avons exprimé notre ras-le-bol à l’égard de l’immigration incontrôlée de Juifs en provenance d’Israël, de même que de certains propos scandaleux, comme ceux du président israélien Shimon Peres qui déclarait qu’Israël avait racheté des pays entiers comme la Hongrie ou la Pologne. Je ne crois pas que cela fasse de nous des antisémites. Nous avons tenu bon, n’avons pas craint d’être marginalisés ou menacés, et les gens nous ont soutenus.

Le Jobbik évoque souvent la thématique de la «criminalité tzigane». Qu’entendez-vous par là, et que préconisez-vous?

Tout d’abord, je voudrais préciser que l’expression criminalité tzigane n’a pas pour but de montrer du doigt les tziganes et de dire que tous les tziganes seraient des criminels, mais que cette criminalité a certaines spécificités. Lorsque j’étais étudiante en droit pénal la criminalité tzigane était enseignée, ses spécificités étudiées, au même titre que d’autres formes de criminalité. C’est ainsi qu’une part importante des violences faites aux personnes (en particulier le racket avec arme blanche) et les violences scolaires (de la part des élèves… ou de leurs parents!) sont commises par des personnes de la communauté tzigane. La vie des villages où les tziganes sont majoritaires est totalement bouleversée par la criminalité […].

Ne peut-on pas expliquer cette criminalité par la pauvreté des tziganes?

Certainement pas. Beaucoup de Hongrois sont très pauvres et ne sont pas pour autant des criminels. Cette excuse de la pauvreté tend à justifier l’inaction des pouvoirs publics et à renforcer la criminalité. Il faut également préciser que beaucoup de tziganes sont victimes de la criminalité de gens de leur communauté. On a ainsi vu des mafieux tziganes vendre des femmes de leur propre famille! C’est donc au bénéfice de tous, y compris des tziganes, qu’il est nécessaire mettre un terme à cette criminalité. […]

En tant que député européen, vous vivez à Bruxelles et Strasbourg, villes dans lesquelles l’immigration extraeuropéenne est bien plus élevée qu’en Hongrie. Quel regard portez-vous sur ce phénomène?

Je constate que l’on parle beaucoup du droit des migrants à venir s’installer en Europe, mais on ne s’intéresse que rarement au droit de ces personnes à rester et vivre dignement dans leur pays. Lorsque je travaillais pour les Nations Unies, j’ai vu à Manille, aux Philippines, des familles déchirées par l’immigration, avec des enfants séparés de leur père des années durant. C’est aussi le résultat de la globalisation, qui a besoin de travailleurs bon marché qui sont envoyés en Europe, ce qui crée des tensions sociales de plus en plus fortes."

Qui a tiré sur la mosquée d’Istres ?

Extrait de l'enquête de Minute :

"Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 avril, la mosquée d’Istres (sous-préfecture des Bouches-du-Rhône, à cinquante kilomètres de Marseille) a été la cible de tireurs anonymes qui ont logé 30 balles dans la façade du bâtiment. […] il pourrait apparaître que l’attentat commis contre la mosquée d’Istres soit le fait d’extrémistes n’ayant pas l’Islam en odeur de sainteté. Un raccourci cependant trop facile pour être honnête. Et, surtout, pour être basé sur autre chose que sur une hypothèse.

Or à Istres, lors de cette fameuse nuit du samedi 24 au dimanche 25 avril, un autre fait divers s’est produit. A L’Usine, une salle municipale pour journées culturelles et soirées festives […] il y a eu une bagarre générale. A 22h30, trois heures avant l’attentat contre la mosquée. Alors que les locaux avaient été réservés par le lycée Rimbaud pour une soirée entre jeunes gens, des individus se sont invités pour gâcher la fête. D’où la bagarre. Les importuns […] appartiennent à la communauté des gens du voyage. Depuis un an, ils ont posé leurs caravanes sur un terrain proche de L’Usine, ce qui engendre des tensions. […]

Concours de circonstances et incroyable coïncidence qui va lancer la rumeur: l’Usine, le camp des gitans et la mosquée profanée sont dans le même périmètre, sur l’ancienne route qui conduit de Istres à Fos-sur-mer. Se pourrait-il alors que des Gitans, exaspérés d’être régulièrement mis à la porte de l’Usine, se soient bêtement vengés en arrosant de balles la mosquée toute proche? « Minute » a contacté un riverain qui est persuadé que cela n’est effectivement qu’une affaire de mauvais voisinage:

« L’affaire de la mosquée n’a rien de politique. C’est du droit commun! Comme à Istres il n’y a pas d’aire officielle pour les gitans, ils se sont installés près de l’Usine. Malheureusement, ça crée des tensions. Et c’est vrai que le lendemain de l’attentat contre la mosquée, il y avait moins de caravanes. »

Sous-entendu: il y en a qui ont filé avant que la police judiciaire, saisie du mitraillage de la mosquée, ne vienne leur poser des questions embarrassantes, voire perquisitionner dans le camp. Bémol: ils peuvent être tout aussi bien partis pour ne pas avoir à répondre des plaintes déposées après l’intrusion dans L’Usine. Bien évidemment, dans cette histoire, le but de « Minute » n’est pas de jeter la pierre dans le jardin de telle ou telle communauté. Il est de faire comprendre que canarder une mosquée n’est pas forcément un acte politique imputable à des fanatiques, comme nos politiques se sont empressés de l’affirmer. La police a d’ailleurs fait savoir que concernant l’attentat contre la mosquée Arrahma, elle suit « plusieurs pistes »."

Le coût de l’insécurité

Le crime et la délinquance ont coûté 115 milliards d'euros de juillet 2008 à juin 2009,soit 5,6% du PIB de la France, autant que l'Education nationale ou le système hospitalier, selon une étude publiée mardi par l'Institut pour la justice et effectuée par l'économiste et mathématicien, Jacques Bichot, professeur émérite à l'Université de Lyon 3.

Ce dernier "a pris en compte la totalité des crimes et délits", à l'exception des infractions au code de la route, et comptabilisé les coûts directs (préjudice pour la victime) et indirects (dépenses de sécurité, publiques et privées, notamment).

La République des copains

L'ex Premier ministre socialiste Pierre Mauroy a été renvoyé en correctionnelle dans l'affaire de l'emploi fictif présumé à la communauté urbaine de Lille de Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe PS du maire de Paris.

Mme Cohen-Solal a également été renvoyée en correctionnelle, tout comme l'ancien directeur de cabinet de Pierre Mauroy, Bernard Masset, alors que dans cette affaire le parquet avait requis un non lieu général en octobre 2009.

Pierre Mauroy avait été mis en examen le 20 juin 2008 pour détournement de fonds publics. Mme Cohen-Solal l'avait été pour recel et M. Masset pour complicité. Les faits incriminés datent de 1992, pendant que Pierre Mauroy était président de la communauté urbaine de Lille. Mme Cohen-Solal avait alors occupé le poste d'attachée de presse de la communauté urbaine pendant dix mois alors qu'elle était également rédactrice en chef de l'hebdomadaire du PS "Vendredi" à Paris.

Les voyous ne respectent vraiment rien

La voiture de fonction du président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, a été volée dans la nuit de samedi à dimanche dans la ville de Coubron.

Interdiction de la bataille de polochon dans un lycée militaire

La bataille de polochons du lycée naval à Brest oppose traditionnellement les lycéens aux élèves de classes préparatoires. Elle a lieu peu avant la fin de l'année scolaire, alors qu'approchent le bac pour les élèves de terminale, et les concours d'officier des armées pour les élèves de prépa. Un ancien du lycée indique :

"Les BP ont toujours existé. Tout commence par une alerte incendie, lancée dans l'internat des garçons. On va ensuite chercher les filles, puis tout le monde se retrouve dans le grand hall Tourville avec son oreiller".

Cette année, la direction de l'établissement a interdit cette coutume. Mais cela n'a pas empêché les élèves de perpétuer la tradition le jeudi soir précédant les vacances de Pâques. En conséquence, 37 élèves de classes préparatoires ont écopé d'un renvoi, allant de deux jours à une semaine, dans leurs familles.

Le chiffre du jour

Près de 4000 étrangers ont été naturalisés à Paris au cours du premier trimestre 2010, contre un peu plus de 2000 sur la même période en 2009. A ce rythme, précise la préfecture de police de Paris,

"environ 16000 ressortissants étrangers pourraient acquérir la nationalité française d’ici à la fin de l’année, soit une augmentation de 52% par rapport à l’année dernière […] Depuis le 1er janvier, nous travaillons selon une nouvelle organisation. Avant, il y avait un double examen des dossiers, réalisé d’une part par le ministère de l’Immigration et de l’autre, par la préfecture de police. Mais depuis le début d’année, nous sommes seuls à instruire les dossiers alors que le ministère vérifie ensuite l’avis que nous donnons."

Ce nouveau système, testé actuellement dans 21 préfectures de France, sera étendu partout à partir du 1er juillet.

Des évêques anglicans se rapprochent de l’Eglise

Un groupe d'évêques de Forward in faith a tenu une réunion à Rome en vue d'un rapprochement vers l'Eglise catholique. L'évêque de Fulham, John Broadhurst, l'évêque de Richborough, Keith Newton, et l'évêque d'Ebbsfleet, Andrew Burnham, ont tenu une réunion avec des responsables de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican la semaine dernière.

Cette réunion fait suite à la Constitution apostolique publiée en octobre, qui permet aux anglicans qui s'opposent aux évolutions de leur communauté de revenir à la communion catholique.

Cultuel ou culturel : du « r » dépend le financement

Le maire de la ville de Tournon-sur Rhône (11 189 habitants, Ardèche) a été autorisé par le conseil municipal à signer en 2006, un bail emphytéotique (de très longue durée) avec l'association culturelle arabo-islamique de la ville, portant sur un terrain, en vue de permettre la réalisation d'un centre cultuel, pour un loyer annuel symbolique …d'un euro, assimilable à la gratuité. Le seul rapport d'activité produit en 2004 par l'association à l'appui de sa demande n'évoquait que le fonctionnement de la salle de prière.

La délibération du conseil municipal a été contestée par la "Fédération Ardèchoise de libre pensée" devant le Tribunal Administratif de Lyon, qui lui a donné raison le 15 mai 2008.

L'association culturelle arabo-islamique de Tournon a porté cette 1ère décision qui lui était défavorable devant la  Cour Administrative d'Appel de Lyon. Celle-ci a confirmé par un arrêt du 16 février 2010, le jugement du Tribunal Administratif et l'annulation de la délibération du conseil municipal. En effet, des collectivités publiques ne peuvent pas légalement accorder des subventions à des associations qui ont des activités cultuelles sur le fondement de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l'Église et de l'état, selon laquelle "La République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte". La cour a considéré que la délibération du conseil municipal devait être considérée comme décidant d'une dépense relative à l'exercice d'un culte et non relevant de l'intérêt général. (merci à BVN)