Réforme farfelue
Et même ubuesque :
Seize employés de l’entreprise Orano, nés après 1961 mais déjà en congés jusqu’à leur retraite, ont reçu début avril une lettre recommandée les informant qu’ils sont concernés par la réforme. Ils doivent choisir entre un congé sans solde, toucher moins d’argent… ou revenir au travail.
Selon le JSL, il s’agit même d’une soixantaine de salariés. Le groupe a réagi sur Twitter :
@Mediavenir @francebleuDA
Il ne s’agit pas de salariés en retraite. Ce sont des collaborateurs ayant bénéficié de dispositifs de congés de fin de carrière pour quitter l’entreprise avant leur départ effectif en retraite et qui sont concernés par la nouvelle réforme.— Orano Group (@Oranogroup) April 27, 2023
Prix littéraire de L’Œuvre d’Orient : Regard positif sur l’Orient chrétien
Pour sa 12ème édition, L’Œuvre d’Orient organise son Prix littéraire annuel récompensant un ouvrage traitant des chrétiens d’Orient avec espérance. Ce prix honorifique et unique dans sa catégorie permet de faire découvrir les chrétiens d’Orient au grand public et de sensibiliser sur leur actualité.
Mme Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, remettra le Prix au lauréat le 14 mai, à l’issue de la messe annuelle de L’Œuvre d’Orient, en l’église Saint-Sulpice (Paris 6e), à suivre en direct sur KTO TV.
Les titres présélectionnés
- Yvan Maigret, Les lazaristes en Perse. Jusqu’à l’assassinat de Jacques-Emile Sontag en 1918, L’Harmattan, 2022
- Joachim Bouflet, Mariam, une sainte arabe pour le monde, Cerf, 2022
- Salim Dermarkar, Arméniens et catholiques, de l’émancipation au schisme, Cerf (Col. Patrimoines), 2022
- Claude Mutafian, Jérusalem et les Arméniens. Jusqu’à la conquête ottomane (1516), Belles Lettres, 2022
- Didier Rance, Catholiques d’Ukraine, Artège, 2022
- Raphaëlle Ziadé, L’Art des chrétiens d’Orient, Citadelles & Mazenod, 2022
- Naji Maroun Karam, Qana de Galilée. Réflexion sur une éventuelle identification, Saër Al Mashrek, 2023
Le jury, spécialiste de la question des chrétiens d’Orient
- Hélène CARRÈRE d’ENCAUSSE, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, présidente du jury.
- Christian CANNUYER, professeur à la faculté de théologie de l’Université catholique de Lille. Directeur de Solidarité-Orient (Belgique).
- Christian CHESNOT, journaliste au service international de Radio France, spécialiste du Moyen-Orient.
- Jean-François COLOSIMO, théologien, directeur général des éditions du Cerf.
- Antoine FLEYFEL, théologien et philosophe, directeur de l’Institut chrétiens d’Orient à Paris, professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et membre de L’Œuvre d’Orient.
- Anne-Bénédicte HOFFNER, journaliste, directrice adjointe de la rédaction de La Croix.
- Christian LOCHON, membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer.
- Daniel RONDEAU, académicien et écrivain, ancien ambassadeur à Malte et délégué permanent à l’UNESCO.
- Marine de TILLY, journaliste pour le Point et le Figaro, grand reporter.
- Thomas WALLUT, producteur, journaliste de l’émission « Chrétiens Orientaux, Foi, Espérance et Traditions » sur France 2.
- Une voix pour les délégués de L’Œuvre d’Orient.
La piété populaire entre paganisme et christianisme
Le numéro d’avril de Monde & vie se penche sur la piété populaire, avec notamment un entretien avec Yann Raison du Cleuziou, dont voici deux extraits :
[…]
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Etats-Unis : la bataille pour la vie passe par l’interdiction de la pilule
De Véronique Jacquier dans France catholique :
T comme Tuez-les !
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Quatrième recommandation: élargir la lecture du verset référencé aux versets précédents ou suivants de la même sourate. C’est le plus souvent le point de méthode le plus riche d’enseignements…
… Exemple, le verset 2.192 est utilisé pour expliquer que « dans les conflits, le Coran enjoint de cesser les hostilités dès que l’adversaire le propose ». Le texte exact du verset : « S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux ».
Il est utile de l’éclairer par le 2.191 et le 2.193 qui démontrent que, en réalité, l’objectif est simplement que « la religion soit entièrement à Allah », soit au prix du meurtre, soit au prix de la conversion : 2.191 « Et tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés ; l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants » ; 2.193 : « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes »
(Extrait de “L’islam, religion de paix et d’amour? Décryptage de citations coraniques” – Le 6 mai 2021)
Ce n’était pas un acte de charité!
Le chroniqueur d’origine britannique Ernest Williams (fondateur de Youth 2000, initiative spirituelle internationale pour renforcer la foi de la jeunesse catholique) a publié récemment un texte contre l’engagement de l’Eglise en faveur du vaccin anti-covid. Ce texte est déjà paru en anglais, en italien et en allemand. Nous publions bien volontiers ici la traduction française, comme élément de réflexion dans un débat qui est loin d’être terminé.
Le joueur de flûte masqué
C’était au début d’un mois de mars, les débuts d’un très beau printemps, Sur la place de mon village natal si authentique, Un spectacle étrange et effrayant pour beaucoup est apparu.
Un « joueur de flûte masqué » je vous assure, avec des sous-vêtements étranges et très amples, des jambes très mobiles, une paire de sabots aux pieds, dansant et jouant un air si envoûtant et à la fois effroyablement, hypnotiquement doux,
Et il chantait : « Masquez-vous, masquez-vous, éloignez-vous de vos propres parents. »
La mélodie retentissait, emplissant les villageois de tristesse. Et comme des moutons prêts pour l’abattoir, ils suivirent, sous hypnose ; Jetés dans une frénésie effrayante, ils ne se rendaient pas compte.
Tandis que le joueur de flûte masqué continuait de jouer, la mélodie se changea en un vacarme bruyant et oppressant,
Et il grogna : « Faites-vous piquer, Faites-vous piquer, par amour de votre propre voisin ou parent. »
Mais quelques brebis sages se tenaient en retrait, observant. Car ils voyaient la folie, la peur et le doute, et savaient que ce n’était pas le moment de suivre.
Alors ils sont restés fermes, regardant avec incrédulité, alors que tant de villageois se comportaient comme des moutons stupides et éberlués, suivaient le joueur de flûte masqué jusqu’au centre de vaccination de leur quartier.
Car ils savaient que la vraie sagesse réside dans la pensée, et non dans le fait de suivre aveuglément une foule désemparée.
Le joueur de flûte masqué a peut-être joué son jeu, Même le pasteur et le médecin du village étaient un gibier facile, mais les brebis sages ont tenu bon, refusant d’être soumises. Car elles savaient que la peur et la panique égarent,
Et finalement, il n’y a que la Vraie Sagesse qui puisse nous éclairer et nous montrer le Chemin.
Co-écrit avec AI Anon
Un Acte de Charité?
« Comme je vous ai aimés, vous devez aussi vous aimer les uns les autres. C’est ainsi que tous sauront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Matthieu 22:37-40)
Si le Nouveau Commandement donné par Jésus aux croyants était un miroir à remonter le temps, que nous révélerait ce miroir sur l’Église, à l’aube de la pandémie début 2020 ?
Reconnaîtrions-nous Celui qui nous a commandé de nous aimer les uns les autres ? Le reconnaîtrions-nous au milieu de son peuple, enseignant et servant un troupeau opprimé, accablé par la peur et la maladie ? Entendrions-nous les mots « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » ? Et si nous avions entendu ces mots, qu’aurions-nous constaté ? Avons-nous été témoins de la puissance de guérison et de l’amour du Saint-Esprit à l’œuvre comme lorsque Jésus a répondu aux disciples de Jean-Baptiste- « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : (Matthieu 11 :4)
« Les aveugles recouvrent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » (Matthieu 11 :5-6)
Et ces paroles prophétiques de Notre Seigneur, qui nous concernent tous, nous qui sommes appelés à professer et à exercer une foi authentique en Lui….le monde a-t-il pris conscience de leur réalité ?
À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13:35)
Je crains que le « miroir à remonter le temps » ne se brise ou que celui qui le regarde ne soit frappé d’aveuglement par le chagrin. Très probablement les deux.
Compte tenu des événements qui se sont déroulé au cours des trois dernières années, je cite ces passages de la Bible pour essayer de comprendre la réponse que l’Église Catholique a faite, en premier lieu, auprès des siens : la hiérarchie religieuse, les institutions catholiques et tous les fidèles. Nous sommes-nous aimés les uns les autres ? Le Nouveau Commandement de Jésus a-t-il été accompli ? Le monde peut-il maintenant dire avec plus de conviction : « Nous pouvons voir que vous êtes vraiment ses disciples » ?
Si vous regardiez à travers le prisme des institutions laïques mondiales comme l’ONU, l’OMS, les gouvernements souverains, les agences de santé, l’industrie pharmaceutique et les médias, il semblait que l’Église Catholique avait effectivement réussi. Les institutions laïques mondiales ont dit que tous devraient se faire vacciner comme un devoir envers notre prochain, comme un acte de charité. Le Saint Siège (rappelons que presque tous les dirigeants d’autres dénominations chrétiennes aussi) a dit la même chose, dans un nouvel abrégé au commandement du Seigneur – « Vaccinez-vous pour vous aimer les uns les autres »: (Matthieu 22: 37-40)
Pour résumer les paroles du pape François :
« Se faire vacciner avec des vaccins autorisés par les autorités compétentes est un acte d’amour. Contribuer à faire en sorte que la majorité des gens soient vaccinés est un acte d’amour. L’amour pour soi-même, l’amour pour sa famille et ses amis, l’amour pour tous ». (Pape François – Les vaccins sont un acte d’amour pour nous sauver – Vatican News août 2022)
Toutes ces « autorités soi-disant compétentes » sont favorables à l’avortement, à l’euthanasie, aux transitions de genre pour les enfants, et « aux grossesses » pour les hommes. S’ils se trompent sur de tels fondamentaux moraux, que savent-ils de la charité ? Pourquoi auraient-ils raison sur la vaccination de masse contre le Covid-19 avec des thérapies géniques et expérimentales ?
Mais si, comme moi, vous ne regardez pas à travers le prisme de ces institutions mondiales laïques, vous voyiez probablement les choses tout à fait différemment. Vous avez vu l’Église abandonner l’Évangile de Jésus-Christ et suivre les diktats de l’OMS, une Église alignée avec les autorités sanitaires nationales. Les églises fermées, les prêtres masqués, les fidèles confinés, résignés à participer aux services religieux via internet. Ceux qui mouraient à l’hôpital de ce qui, dans de nombreux cas, ressemble de plus en plus à un mauvais traitement médical, se voyant refuser le sacrement des malades.
Vous avez vu des institutions catholiques dirigées par la hiérarchie du Vatican, contraindre les fidèles à se faire vacciner avec des thérapies géniques et expérimentales à ARN messager, sous menace en cas de refus, de perdre leur emploi dans certains cas. Il est déplorable que de nombreux médecins et infirmières catholiques ont abandonné l’éthique médicale et ont administré ces thérapies géniques toxiques, même à des enfants qui n’étaient jamais en danger. Est-ce que l’Église Catholique avait abandonné l’autel de son Seigneur et Sauveur Jésus-Christ pour servir à l’autel séculier du Big Pharma corrompu ?
Une fois que la campagne mondiale de vaccination battait son plein, certaines églises catholiques à travers le monde, y compris Saint-Pierre à Rome, exigeaient des fidèles qu’ils présentent des passes sanitaires pour assister aux offices de l’Église. Tragiquement, dans ce qui pourrait bien revenir hanter l’Église, nous avons été témoins d’un échec total de la hiérarchie de l’Église à reconnaître le mal causé aux fidèles par ces injections géniques expérimentales à l’ARN messager. Un échec qui persiste jusqu’à nos jours.
Veuillez consulter VAERS-USA, EMA Eudra-Vigilance, WHO Vigi-Access, TGA-Australia, UK « Yellow Card » en ligne sur les effets secondaires des vaccins et effectuer une recherche sur les Vaccins Covid-19. Déjà à la mi-2022, le total d’effets secondaires signalés dans le monde dépassait 11,5 millions, et le nombre de décès s’élevait à presque 75 000. Comme le signalement d’un effet non désirable n’est pas obligatoire, les chiffres sont réputés refléter seulement 10 % du véritable total.
Plus inquiétant encore, certains généticiens de renom ont exprimé leur inquiétude quant au fait que les séquences de code synthétiques dans les thérapies géniques covid ARN messager ne sont pas naturelles pour l’humain. À ce jour, les sociétés pharmaceutiques ont résisté aux pressions pour une divulgation complète du contenu des flacons de vaccins.
« Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous. » (1 Cor 3:17)
Que prêcherait saint Paul aujourd’hui sur cet abus de l’humanité des fidèles ? Mais Pierre n’a-t-il pas parlé ?
Ici, je veux partager mon histoire….
Fin 2020, j’avais déjà mis en attente un projet visant à éliminer la pollution plastique de l’environnement, sur lequel j’avais travaillé les deux années précédentes. Les restrictions de voyage imposées par le Covid rendaient les progrès très difficiles. Alarmé par la marée montante des signalements de séquelles indésirables du vaccin Covid et mis au courant par des amis qui avaient été blessés ou avaient perdu des êtres chers peu de temps après avoir reçu leur injection, au début de 2021, j’ai fait part de mes préoccupations au Dicastère du Vatican pour le développement humain intégral.
Le fait que les dirigeants de l’Église catholique aient aveuglément pris une telle position publique en soutenant les thérapies géniques expérimentales ARN messager Covid « comme sûres » et en encourageant les fidèles sous la bannière de « vacciner par amour du prochain » était une source de préoccupation.
Pour le successeur de Pierre, qui n’est pas un immunologiste compétent, transformer une question médicale complexe en une question morale, en promouvant ces vaccins pour lesquels il n’existait pas de données de test de sécurité à long terme, semblait tout simplement téméraire.
Le Vatican avait même signé un contrat avec Pfizer pour fournir des injections ARN messager aux membres de la curie, aux religieux, au personnel et à leurs familles. Après trois décennies funestes de la saga tragique des abus sexuels commis par le clergé, j’appréhendais un nouveau chapitre triste qui pointe déjà à l’horizon.
À son crédit, le cardinal Turkson, alors prélat du Dicastère, était réceptif à mes préoccupations et conscient que des religieux avaient souffert de conséquences néfastes à la suite des injections ARN messager de Pfizer. Il a accepté d’organiser un atelier de deux jours avec d’autres personnes pour examiner les préoccupations que j’avais soulevées. En 2021, les dates ont été arrêtées, puis reprogrammées trois fois, puis fixées finalement à début janvier 2022. Malheureusement, à la fin de son mandat de cinq ans, et après avoir remis sa démission au Pape, à la fin de 2021, le cardinal Turkson n’a pas été réintégré.
Avec le Cardinal Czerny, nommé nouveau prélat à la tête du Dicastère du Vatican pour le Développement Humain Intégral, j’ai dû recommencer le dialogue. Déjà frustré après un an d’efforts, j’ai été poussé début janvier 2022 à continuer le marathon par un rêve avec un généticien de renom qui soutenait mes efforts pour la sensibilisation au vaccin Covid au Vatican. J’ai finalement été invité en avril 2022 à soumettre une proposition de dialogue répondant aux préoccupations que j’avais soulevées en matière de vaccins. Avec l’aide et le soutien de la « Truth for Health Foundation » (Fondation de Vérité pour la Santé), d’éminents spécialistes médicaux aux États-Unis et d’éminents généticiens et immunologistes français, une proposition a été soumise début juin 2022. Elle a été examinée en interne par le Dicastère, qui nous a exprimé sa gratitude, avant d’être finalement envoyée à la haute hiérarchie pour approbation.
Nous avons attendu ; Rome peut être notoirement lente. Malheureusement, la proposition de dialogue sur les vaccins Covid a été bloquée, le Dicastère nous donnant l’excuse plutôt boiteuse qu’ils n’avaient pas les ressources pour organiser un tel dialogue, alors que nous avions déjà proposé de prendre en charge toute l’organisation (coût inclus). De toute évidence, les arguments que nous avions présentés pour un renversement immédiat de la position de l’Église soutenant les thérapies géniques ARN messager étaient plutôt trop difficiles à contrer et ont probablement ébouriffé un peu de plumes (en interne). Il n’est peut-être pas surprenant qu’au cours de cette période, la promotion de la vaccination contre le covid par le Vatican se soit poursuivie sans relâche, avec une autre approbation publique via Vatican News.
Mais je n’ai pas abandonné. Dans ma jeunesse, j’étais un coureur de fond. Étant exclu de la société suisse et interdit de participation à la plupart des offices religieux catholiques en 2021 et début 2022 pour avoir refusé le vaccin Covid et le passe sanitaire anti-Covid, j’ai protégé ma santé mentale en courant tout l’hiver et en nageant le matin dans le froid glacial de Lac de Zurich le plus souvent possible. Mais c’était exaspérant. Ces bergers aiment-ils vraiment leurs propres brebis et se soucient-ils vraiment d’elles ?
Enfin, j’ai été informé vers la fin de 2022 que l’Académie des sciences du Vatican, maintenant sous la direction spirituelle du cardinal Turkson, prévoyait d’aborder les questions et les préoccupations concernant les vaccins ARN messager lors d’une session sur le Covid, Leçons Apprises (‘Lessons Learnt’), en septembre 2023. Il est clair que, tandis que d’autres institutions admettent les erreurs d’une réponse tyrannique au Covid, l’Église n’est pas pressée d’entendre des points de vue divergents.
J’ai également contacté certains cardinaux à tendance conservatrice pour obtenir leur soutien. Le regretté cardinal Pell, deux mois avant de mourir d’une insuffisance cardiaque après une opération, m’a dit qu’il accueillerait favorablement une discussion au Vatican sur les vaccins. Tragiquement, il a été triplement boosté, à l’ARN messager de Pfizer, je suppose. Je ne serais pas étonné si les problèmes cardiaques survenus après les injections avaient hâté sa mort prématurée. Il n’est pas le seul.
Je me demande combien d’autres fidèles subiront des conséquences négatives qui changeront leur vie, en particulier les jeunes ? Combien d’autres morts subites tragiques, avant que cette discussion sur le dialogue sur le vaccin anti-Covid n’ait lieu ? Cela entraînerait-il un aveu du Vatican que la vaccination anti-Covid n’a jamais été un « acte de charité » envers son prochain, mais plutôt un abus potentiellement mortel de l’individu contraint de la prendre ? Auquel s’ajoute une insulte morale à la mémoire d’enfants innocents dont la vie a été ôtée dans les usines d’avortement pour fournir du fourrage fœtal (matière première) au profit de l’industrie pharmaceutique des vaccins ? Christmas
A Noël 2022, avec ma famille, j’ai renouvelé mes promesses de mon baptême sur le site historique du baptême de Jésus en Jordanie. Pour moi, c’était une célébration spirituelle et profonde de la naissance du Christ à l’endroit même où le Christianisme a commencé il y a près de 2000 ans. Alors que nous approchons de cet anniversaire en 2030, une date très importante pour tous les Chrétiens, je me demande : si Saint Jean-Baptiste était vivant aujourd’hui, s’il baptisait et que nos chefs religieux l’approchaient, qu’aurait-il à leur dire ? Nous savons comment il s’adressait aux Scribes et aux Pharisiens, les chefs religieux juifs de l’époque de Jésus. (Matthieu 3:7-12)
Avec de plus en plus de fissures apparaissant dans le narratif officiel du covid à travers le monde, et la puanteur de la corruption gouvernementale et institutionnelle qui circule maintenant dans l’air, je termine cette réflexion personnelle sur la promotion de la vaccination anti-Covid par le Vatican, en me posant cette question: Quand viendra l’heure de vérité, le Saint-Siège aura-t-il l’humilité de se mettre à genoux devant les fidèles et de demander pardon pour avoir négligemment abusé du troupeau que Jésus lui a confié, avec des paroles téméraires déformant le Commandement d’Amour, qui a ouvert la Porte des Brebis aux loups ? Et ces cardinaux et évêques qui ont suivi aveuglément des diktats erronés qu’ils savaient être faux ? Et ceux qui sont restés silencieux alors qu’ils auraient dû défendre la vérité ? Je ne sais vraiment pas comment le Seigneur traitera les bergers s’ils restent impénitents. Mais cela me rappelle les paroles de Jésus:
« N’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. » (Matthieu 3:9)
Démographie : vieillissement et déclin
De Guillaume de Prémare dans Permanences:
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Euthanasie et soins palliatifs sont contradictoires
Jean-Frédéric Poisson, président de Via, ancien député, et auteur de Soins palliatifs, la vraie alternative à l’euthanasie, a répondu à nos questions.
La « convention citoyenne » a remis son rapport sur la fin de vie. Que vous inspire cette méthode ?
Les résultats de cette consultation ne sont une surprise pour personne. Dès le lancement de cette convention, nous savions que les jeux étaient faits : un sondage de l’IFOP du 8 avril 2022 indiquait, selon une formulation assez insidieuse que « 93% des Français considèrent que la loi française devrait autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie des personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent ». Dans le même temps, vingt nouvelles personnalités en faveur de l’euthanasie ont été intégrées au Comité consultatif national d’éthique (CCNE) par décret du gouvernement. Malgré quelques opposants auxquels il faut rendre hommage, le Comité a rendu un avis favorable à la légalisation de l’euthanasie en invoquant « l’évolution de la société et de ses valeurs ».
Dès lors, tous les feux étaient au vert pour que la Convention citoyenne travaille prioritairement sur les questions touchant à l’euthanasie et au suicide assisté, pendant que les mêmes médias oubliaient de notifier le fait que plus de 83 % des citoyens ayant pris part à la Convention considéraient au préalable que le cadre d’accompagnement de la fin de vie proposé — c’est-à-dire les « soins palliatifs » — ne « répondait pas aux situations rencontrées ». Or, les soins palliatifs sont justement une disposition qui, la plupart du temps, permet de ne pas avoir recours à l’euthanasie et d’accompagner le mourant dans les conditions humaines et éthiques jusqu’à sa fin de vie naturelle.
Enfin, dès février, une communication du gouvernement nous apprenait que les résultats de la Convention ne seraient pris en compte que s’ils allaient dans son sens. Pour résumer, le CCNE et le sondage IFOP ont préparé le terrain pour une Convention citoyenne non élue par le peuple et qui ne représente qu’elle-même. Tout cela veste conforme à ce que déclarait à l’automne le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, selon qui de toutes façons, quelle que serait le résultat de la convention citoyenne, on irait vers la légalisation de l’euthanasie. Quoi qu’il en soit, le combat n’est pas encore achevé, il ne fait que commencer.
Le président laisse entendre qu’il veut « en même temps » légaliser « l’aide active à mourir » et augmenter l’offre de soins palliatifs. Cela vous semble-t-il raisonnable ?
Il est contradictoire de promouvoir dans le même temps l’euthanasie et les soins palliatifs. Ces deux pratiques ne sont pas deux dispositions complémentaires, mais la traduction de deux visions opposées de la civilisation dans leur rapport à l’être humain. La première nous est vendue comme la seule et unique manière de « mourir dans la dignité », comme si la maladie pouvait enlever sa dignité à un être humain et qu’il était possible de la lui rendre en lui ôtant la vie avec son consentement plus ou moins éclairé. Le second, les soins palliatifs, est brandi à chaque fois comme une contrepartie opportune, mais il ne s’agit depuis les dernières années que d’un effet de communication puisque vingt-six départements, malgré les diverses lois promulguées au cours des dernières décennies, ne disposent toujours pas, à ce jour, de structure adaptée au développement des soins palliatifs.
Pourtant, ces derniers rendent bien souvent obsolète la volonté de recourir à l’euthanasie lorsque le malade est la victime d’une maladie incurable. Ainsi, les professionnels de santé savent qu’une grande majorité de malades cessent de demander la mort lorsque les hôpitaux mettent en place un accompagnement adapté. Dans ce contexte, il est préoccupant de voir que les politiques de soins palliatifs ne font figure que de « gadget » dans les consultations et les propositions de loi promouvant l’euthanasie et le suicide assisté auxquelles elles sont intégrées.
Certains proposent d’accepter le suicide assisté pour éviter la légalisation de l’euthanasie. Qu’en pensez-vous ?
C’est un leurre comme cela a été le cas pour les autres lois de bioéthique : à partir du moment où l’on met un pied dans la porte, les tenants du progressisme s’engouffrent dans la brèche et affirment que « rien ne doit pouvoir entraver la marche du progrès ». Comment expliquer les efforts importants consacrés à la prévention suicide dans les politiques publiques (il n’est que de consulter le site internet du ministère de la santé pour s’en convaincre) et la promotion du suicide assisté dans le cadre de la fin de vie ? Comment ce qui est considéré comme un mal dont il faut protéger la population française pourrait-il devenir un bien du seul fait qu’il est encadré par on ne sait quelle paravent de procédure ? Et d’une manière générale, voyons bien que cette légalisation du suicide assisté impliquerait moralement celui qui fournit le produit létal, ce qui en ferait, de fait, un complice du suicide par fourniture de moyen. Ce n’est pas acceptable !
Le suicide assisté et la légalisation de l’euthanasie sont condamnables sur le pan éthique et constitueraient, s’ils étaient acceptés, un effondrement anthropologique inédit.
Beaucoup nous disent que le combat est perdu d’avance, tant les sondages semblent accréditer l’idée d’une écrasante majorité de Français favorables à l’euthanasie. Voyez-vous des raisons d’espérer de votre côté ?
Bien sûr : je souhaite rappeler que dans les résultats de la fameuse « convention citoyenne sur la fin de vie », 75% des citoyens invités à débattre sur ce sujet étaient favorables à une évolution de la loi pour une « aide active à mourir ». On remarquera une baisse certaine par rapport à celui du sempiternel sondage IFOP du 8 avril 2022 brandi à chaque occasion et qui était de 93%. Bien sûr, cette comparaison ne tient que si l’on estime que la consultation représente fidèlement l’avis de l’ensemble des Français. Pourtant, il n’est pas interdit de penser que les partisans de l’euthanasie perdent du poids, et cela pour une raison très simple : plus les Français comprennent, s’éduquent, se renseignent sur un sujet qui les a touchés ou qui les touchera forcément tôt ou tard, moins ils sont unanimes concernant la question de la fin de vie. Notamment depuis les excès de la période du Covid, en particulier contre les anciens de nos maisons de retraite, qui ont choqué beaucoup de nos concitoyens.
Nous avons la responsabilité d’aider les Français à comprendre que le vrai progrès consiste à prendre soin de l’Homme jusque dans les difficultés, à l’accompagner en respectant sa dignité avant toute considération sentimentale, économique ou sociale. Cette compréhension passe par notre investissement, que nous travaillions en politique, dans le journalisme, dans les associations ou même que nous soyons de simples citoyens. Rappelons également que treize organisations représentant 800.000 soignants qui sont en première ligne dans ce combat ont déclaré récemment rejeter la pratique de l’euthanasie considérée comme « incompatible avec le métier du soin ». C’est très grave, à tous les sens du terme. Enfin, chacun d’entre nous a le moyen de diffuser et faire connaître les témoignages des accompagnants de soins palliatifs qui sont les plus édifiants et sans doute les plus efficaces militants contre le droit de tuer : ces témoignages sont emprunts d’une telle force, d’une telle simplicité, d’une telle humanité que leur impact est à chaque fois irrésistible. Chacun peut prendre sa part à ce combat important en propageant ces prises de parole.
L’un des enjeux majeurs de ce combat est un enjeu sémantique. Comment lutter contre les euphémismes et les enfumages des partisans de la culture de mort ?
La meilleure manière de lutter autour des questions sémantiques consiste à rappeler sans cesse la vérité. Il faut refuser de se laisser piéger par les altérations telles que « l’aide active à mourir » concernant l’euthanasie ; comme c’était le cas pour la « gestation pour autrui » pour ne pas dire « mère porteuse ». L’apparente générosité de ces mots cache des mensonges : l’euthanasie consiste effectivement à mettre fin aux jours de son prochain. Point.
Bien sûr, ce combat n’est pas aisé : il est exigeant, impose un retour à la racine des mots, une formation, une détermination à l’évoquer inlassablement sur les plateaux, les réunions, interviews et conférences, les réunions de famille et les dîners en ville… Mais il est vital de le mener malgré tout et de dévoiler la réalité sordide qui se cache derrière l’esthétique bienveillante et mensongère des mots employés par nos adversaires.
© Photo Frédéric Ayroulet
La persécution des chrétiens en Inde
Saje diffuse dans les salles, à partir du 10 mai, un film américano-indien réalisé par Daniel Aneesh, Le Prix de la vérité. Au travers d’une histoire réelle, le film montre la persécution dont font l’objet les chrétiens, de la part des Hindous. Cette persécution est toujours d’actualité, régulièrement, des églises sont brûlées et des chrétiens massacrés. Le film est soutenu notamment par l’Aide à l’Eglise en Détresse et Portes Ouvertes.
À la fin des années 1990, dans l’état d’Orissa, Manav, un journaliste indien, est chargé d’enquêter sur Graham Staines, un missionnaire australien soupçonné d’acheter la conversion des pauvres au christianisme. Manav accepte d’investiguer sur cet homme avec la promesse d’obtenir un poste important en retour. Mais il découvre une série de révélations qui vont ébranler ses préjugés. Il se retrouve face à un choix crucial : favoriser son ambition professionnelle ou faire éclater la vérité.
Ce film est réalisé d’après l’histoire vraie de Graham Staines, qui soignait les lépreux en Inde depuis plus de 30 ans. Le 23 janvier 1999, il est brûlé vif avec deux de ses enfants par des fondamentalistes hindous. En revanche, le journaliste indien est inventé pour les besoins du film. La vraie suite de l’histoire, qui n’est pas racontée dans le film, est intéressante. En 2003, l’activiste du Bajrang Dal, Dara Singh, a été reconnu coupable du meurtre et condamné à la prison à vie. Cependant, peu après la condamnation, Gladys, la veuve de Staines, a publié une déclaration exprimant qu’elle avait pardonné aux assassins de son mari et de ses enfants, qu’elle n’avait aucune amertume envers eux et qu’elle espérait qu’ils se repentiraient. Elle a continué à vivre en Inde, s’occupant de malades de la lèpre jusqu’en 2004, date à laquelle elle est rentrée en Australie. Christianity Today l’a décrit comme «la chrétienne la plus connue en Inde après Mère Teresa». L’année suivante, elle a reçu le Padma Shri, une décoration civile attribuée par le gouvernement indien à ceux qui se sont distingués dans divers domaines. Grâce aux contributions obtenues par ce prix, Gladys Staines a transformé la léproserie où elle a servi, en un hôpital baptisé Graham Staines Memorial Hospital, en 2004. En novembre 2015, Gladys Staines a reçu le Prix commémoratif Mère Teresa pour la justice sociale. Après avoir reçu ce prix, elle a déclaré : «Je remercie Dieu pour son aide qui m’a permis de continuer à soigner les lépreux, même après l’ assassinat de mon mari.»
Voici la bande annonce :
Impuissance française
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
Or donc, Macron est allé en Chine après être allé aux États-Unis, dans le but de ranger la Chine derrière l’Union européenne. Une nouvelle fois, le résultat ne s’est pas fait attendre : trois semaines plus tard, l’ambassadeur de Chine en France a expliqué que la Crimée était russe et Pékin a attendu plus d’une journée pour le démentir. Nul doute que la Chine peut être une faiseuse de paix. Nul doute que personne n’en attribuera le crédit au président français. Pour bien manifester au monde entier que la France n’est rien, le ministère français des Affaires étrangères a reçu lundi 24 avril l’ambassadeur de Chine à Paris en lui enjoignant de « faire un usage de sa parole publique qui soit conforme avec les positions officielles de son pays », ministère dixit. Houlà. Xi Jinping en tremble encore. Sinon, son ambassadeur n’est même pas déclaré persona non grata. Rappelons que le même ambassadeur s’était déjà fait publiquement morigéner en 2021. Ça n’avait visiblement pas ému les Chinois. Le même lundi 24 avril, les Comores, qui sont une puissance plus petite que la République populaire de Chine, ont fait savoir qu’« aucun expulsé ne rentrera dans un port sous souveraineté comorienne », puisque la France prétendait renvoyer chez eux les étrangers en situation irrégulière grâce à l’opération Wuambushu, qui signifie, au choix, reconquête (les journalistes bienpensants préfèrent écrire reprise) ou poil-à-gratter (car c’est Darmanin qui a conçu l’opération). Le préfet de Mayotte a immédiatement fait savoir qu’il espérait reprendre rapidement les rotations de bateaux vers le port de Mutsamudu. Tant de roide fermeté a considérablement ému les Comoriens et la communauté internationale. La France était une puissance moyenne. Elle n’est plus qu’un pygmée dirigé par un nain juvénile.
Le juge Catherine Vannier, qui a bloqué la destruction d’un bidonville à Mayotte, est une ancienne cadre du syndicat de la magistrature, lequel a envoyé un courriel à ses adhérents une semaine avant l’opération leur intimant de ne pas être “la caution utile du gouvernement”. Catherine Vannier fut vice-présidente du syndicat de la magistrature à la fin des années 1990.
Union des droites en Finlande
Le vainqueur des élections législatives en Finlande et probable futur premier ministre, Petteri Orpo, a annoncé jeudi vouloir constituer une coalition gouvernementale avec la formation anti-immigration arrivée deuxième avec 20,1%. Les négociations en vue de former un gouvernement réuniront la Coalition nationale (centre droit) qu’il dirige et le Parti des Finlandais, ainsi que deux autres petits partis.
Petteri Orpo avait deux options pour constituer une coalition : soit s’allier avec le centre gauche, avec le parti social-démocrate (SDP), soit pratiquer l’ouverture à droite. Il a estimé :
«Il y a bien sûr des différences entre les partis. Et, certainement, comme on le sait, il y a des questions sur lesquelles ces visions différentes existent». «Nous avons collectivement estimé que ces questions pouvaient être réglées. Il n’y a pas de différences insurmontables».
La Commission des Affaires européennes du Sénat déclare non conforme la proposition de règlement européen relatif à la filiation
Communiqué du Syndicat de la famille :
Le 22 mars 2023, le Sénat a adopté une résolution sur la proposition de règlement européen en matière de filiation. Cette résolution était présentée par Dominique de Legge, dans un remarquable exposé des motifs décrivant le droit français et européen en la matière avant de procéder à une analyse approfondie de la proposition de règlement européen.
Cette proposition, présentée aux États membres le 7 décembre 2022 comme “une action clé dans la stratégie de l’UE en faveur de l’égalité de traitement à l’égard des personnes LGBTIQ”, vise à instaurer une reconnaissance automatique par tous les États membres de la filiation établie dans un État membre, “quelle que soit la manière dont l’enfant a été conçu ou est né, et quel que soit le type de famille de l’enfant”. Pour cela, la proposition de règlement européen entend fixer des règles concernant d’une part la compétence, c’est-à-dire l’Etat auquel il revient d’établir la filiation, d’autre part la loi applicable, c’est à dire de droit national à appliquer aux questions de filiation. En outre, elle propose la création d’un certificat européen de filiation permettant de prouver la filiation dans tous les États membres. Elle soutient que ce règlement n’aurait pas d’incidence sur la compétence des États membres en matière de droit de la famille.
Utilisant le pouvoir qui lui est conféré par l’article 88-6 de la Constitution, qui lui permet d’émettre “un avis motivé sur la conformité d’un projet d’acte législatif européen au principe de subsidiarité”, le Sénat a donc adopté un avis sous la forme de cette résolution qui, conformément à la Constitution, sera “adressé par le président de l’assemblée concernée aux présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission européenne”.
La résolution adoptée par le Sénat examine donc la proposition de règlement européen sous l’angle de sa conformité au principe de subsidiarité, énoncé à l’article 5 du Traité sur l’Union européenne, selon lequel l’Union ne peut intervenir que
« si, et dans la mesure où les objectifs de l’action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, mais peuvent l’être mieux, en raison des dimensions ou des effets de l’action envisagée, au niveau de l’Union ».
Le Sénat commence par présenter la proposition de règlement puis formule un certain nombre d’observations concernant les insuffisances de l’étude d’impact et l’imprécision du champ d’application du texte, le risque d’empiètement de l’Union européenne sur les compétences des États membres, la remise en cause de l’équilibre trouvé par la loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique et enfin la délégation de compétence inappropriée à la Commission européenne.
Le Sénat souligne d’abord les faiblesses de l’analyse d’impact qui ne comporte pas d’étude de droit comparé permettant d’identifier et d’évaluer quantitativement et qualitativement les difficultés, et les contradictions sur le nombre de bénéficiaires de la réforme, l’exposé des motifs évoquant deux millions d’enfants tandis que l’analyse d’impact recense 103 000 personnes. Le Sénat déplore aussi l’imprécision de la rédaction qui touche même l’objectif du texte, la version française concernant la filiation, lien juridique entre l’enfant et ses parents, tandis que la version anglaise est relative à la parentalité, situation de fait désignant la volonté d’exercer un rôle éducatif qui ne s’accompagne pas forcément de liens de parenté ou d’effets juridiques. De même, alors que le texte concerne “tous les types de familles qui se trouvent dans une situation transfrontière au sein de l’UE” les “situations transfrontières” ne sont pas définies. En outre, alors que la proposition de règlement annonce exclure la reconnaissance de la filiation établie dans un pays tiers, elle la permet de fait. L’objectif et le champ d’application du texte ne sont donc pas clairement déterminés.
Concernant le risque d’empiètement de l’Union européenne sur les compétences des États membres, le Sénat observe que, alors que les enfants concernés ont déjà le droit de circuler et séjourner librement sur le territoire des États membres de l’Union européenne, la Commission européenne souhaite imposer une reconnaissance automatique, une uniformisation et non une harmonisation du droit sans laisser la moindre marge d’appréciation aux États, bien qu’il n’y ait pas de consensus entre les Etats sur le sujet. Il souligne que le gouvernement français refuse toute reconnaissance automatique des filiations issues d’une GPA. Le Sénat rappelle que la compétence des États membres est première dans la définition du droit de la famille et de la filiation et estime que le choix de la Commission visant à imposer une reconnaissance automatique n’est pas respectueux de la répartition des compétences prévue par les traités.
Le Sénat note ensuite que l’intérêt de l’enfant, largement invoqué pour justifier la réforme, n’oblige pas à procéder à l’uniformisation du droit proposée ; celle-ci excèderait les exigences de la Cour européenne des droits de l’homme, laquelle requiert seulement que la filiation puisse être établie, par exemple par l’adoption. Cette solution a été transposée par le législateur français dans la loi de bioéthique de 2021 et, depuis, aucune difficulté n’a été recensée. La proposition de règlement remettrait en cause cet équilibre délicat qui permet de s’assurer de l’absence de trafic d’enfants et amoindrirait la portée utile des dispositions interdisant la GPA en France. La proposition de règlement invoque le principe de non-discrimination mais l’on peut s’interroger sur sa conformité avec d’autres principes fondamentaux comme l’inviolabilité de la dignité humaine, l’interdiction de faire du corps humain une source de profit ou le droit des enfants de connaître leurs parents.
Enfin, le Sénat observe que le texte délègue à la Commission le pouvoir de définir et modifier le contenu du certificat européen de filiation, délégation qui excède la possibilité offerte par les traités.
Le Sénat en conclut que la proposition de règlement n’est pas conforme au principe de subsidiarité.
Avec cette proposition de règlement, la Commission tente de s’immiscer dans le droit de la famille, qui ressortit au droit national, pour imposer à tous les États membres la reconnaissance de filiations contraires à la réalité et à leur droit interne, en particulier la filiation à l’égard de deux personnes de même sexe ou celle d’enfants né de gestation par autrui. Par cette position officielle sur le texte, qui sera transmise aux présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission européenne, le Sénat s’oppose à cette tentative en exposant, par une analyse rigoureuse, les faiblesses du texte et l’atteinte à la souveraineté des États membres qu’il entraînerait.
Cet avis motivé sur le non-respect du principe de subsidiarité est prévu par le droit européen qui oblige les présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission à en tenir compte et même, si un tiers des Parlements le jugeaient non conforme au principe de subsidiarité, à réexaminer le projet.
Commémorer l’abolition de l’esclavage tout en fermant les yeux sur la GPA : le “en même temps” de Macron
Emmanuel Macron s’est rendu jeudi au château de Joux, dans le Doubs, à l’occasion du 175ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France, pour rendre hommage au général et ex-esclave affranchi Toussaint Louverture (1743-1803), héros de l’indépendance de Haïti, emprisonné dans ce château jusqu’à sa mort.
En même temps, François-Xavier Bellamy dénonce un projet de règlement européen sur la reconnaissance de la parentalité entre les États membres, qui vise à obliger chaque Etat membre à reconnaître les enfants nés par GPA. Ce projet est notamment défendu par le groupe Renaissance.
Voici le projet de paragraphe 18 :
La Cour européenne des droits de l’homme a interprété l’article 8 de la convention en ce sens qu’il impose à tous les États relevant de sa compétence de reconnaître le lien de parenté juridique établi à l’étranger entre un enfant né d’une gestation pour autrui et le parent d’intention biologique, et de prévoir un mécanisme de reconnaissance juridique du lien de parenté avec le parent d’intention non biologique (par exemple, par l’adoption de l’enfant).
En même temps, honorer Toussaint Louverture pour l’abolition de l’esclavage c’est un peu comme si on honorait Fouquier-Tinville pour célébrer l’indépendance de la justice… Descendant d’esclaves noirs, lui-même affranchi, il devient propriétaire d’esclaves, et possède même plusieurs plantations. S’agissant de l’abolitionnisme, son action semble avoir été quelque peu mythifiée. Parmi les travaux les plus récents, certains historiens font apparaître les aspects contradictoires du personnage, lequel exploita des plantations esclavagistes, ne rechercha pas toujours la libération effective des travailleurs noirs, et fut adepte d’un pouvoir pour le moins autoritaire (Constitution de Saint-Domingue de 1801).
A propos d’esclavage, un lecteur me fait part de cettee citation de Gustave Thibon dans Diagnostics :
“Les tyrannies anciennes restaient, si je puis dire, physiques ; elles inhibaient la liberté dans son exercice extérieur, elles ne rongeaient pas ses racines spirituelles, elles ne l’empoisonnaient pas dans sa source. Les hommes étaient des esclaves, ils n’étaient pas des pantins. Aujourd’hui, les chaines qui liaient jadis les corps de l’esclave sont devenues les ficelles qui meuvent, de l’intérieur, l’âme de la marionnette.”
L’Occident va abandonner l’Arménie
Selon Antoine de Lacoste, interrogé sur RCF Anjou :
I-Média – “Fact-checkeurs” : menteurs
Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur le travail de Julien Pain, le “fact-checkeur” de France Info, et ses méthodes pour fabriquer du mensonge et de l’entre-soi !
L’image du jour est consacrée à Mayotte avec l’opération “Wuambushu” qui ne se passe pas du tout comme Gérald Darmanin, notre ministre de l’intérieur, l’avait prévu.
Et puis il sera temps de passer aux pastilles de l’information, sans oublier en conclusion, le portrait piquant du jour de Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions, réalisé par Claude Chollet pour l’Ojim !
Les académies qui refusent le plus l’instruction en famille sont…
L’association Liberté éducation a été appelée au secours par plus de 400 familles pour un refus injustifié d’instruction en famille (sur 2200 familles adhérentes, soit 18%) : voici le Palmarès 2023 des pires académies délivrant le plus de refus d’autorisation d’instruire en famille :
- Toulouse : 10,6 % des refus (et 90,12% de refus des nouvelles demandes, selon le ministère).
- Créteil : 9,2 % des refus
- Grenoble : 9 % des refus
- Orléans-Tours : 8,7 % des refus
- Versailles : 7,6 % des refus
- Montpellier : 7 % des refus
- Bordeaux : 6,4 % des refus
- Rennes : 5,9 % des refus
- Metz-Nancy : 5 % des refus.
- Dijon : 3,9 % des refus.
Rappel à Dieu de l’abbé Venitus, 42 ans, aumônier des Scouts d’Europe de Limoges
On me communique :
Ce jeudi 27 avril à midi, un des plus jeunes prêtres du diocèse de Limoges, l’abbé André Vénitus, 42 ans est parti retrouver son Père.
Conseiller religieux des Scouts d’Europe, en charge de la 1ere Limoges depuis 6 ans (ainsi que de la 2e Limoges depuis cette année), il se battait contre un cancer depuis deux ans et demi. Cela n’avait jamais entamé sa joie de venir accompagner louveteaux, louvettes, scouts et guides. Un mois et demi avant son décès, déjà très mal, il avait traversé la Haute-Vienne pour venir bénir des promesses.
Aumônier d’un établissement scolaire jusqu’à l’an dernier, il était actuellement curé du Dorat, où il préparait avec joie les grandes ostensions de juin prochain (cérémonie très populaire qui a lieu tous les 7 ans au cours de laquelle sont présentées les reliques des saints locaux).
Il avait demandé que soient priés pour lui les saints Limousins afin de l’aider dans son dernier combat.
Hospitalisé en soins palliatifs depuis un mois, il a pu vivre une dernière semaine sainte depuis l’hôpital, entouré de frères prêtres.
Ardent défenseur des Scouts d’Europe, ordonné prêtre en 2015, ancien scout, ancien chef et infatigable conseiller religieux il nous avait laissé ce message au début de sa dernière hospitalisation :
“Je voulais juste vous dire, humblement, que j’ai beaucoup, et tellement reçu du scoutisme Europe ! Jeune puis adulte et prêtre !!
C’est pour cette période, vécue avec vous que je veux rendre grâce ! Si j’étais un bon aumônier il me faudrait faire une prière pour tous et individuellement…. mais je ne le peux plus ….
je veux vous dire combien je suis sûr que les Europe sont mais vont être un bel espoir de l Église en France
Je me recommande à vous …par notre dame et st François seigneur Jésus exaucez moi !!
Abbe Andre Venitus”
Le long chemin de croix des chrétiens d’Orient
RCF Anjou reçoit le spécialiste en géopolitique Antoine de Lacoste, pour dresser un panorama de la situation des chrétiens d’Orient des différentes communautés d’Egypte, de Palestine, d’Irak, de Syrie, d’Iran et de Jordanie.
Encore un concert annulé dans une église
Le chanteur Claude devait se produire mercredi soir à l’église Saint-Eustache à Paris dans le cadre du festival “Qui va piano va sano” mais il affirme sur Instagram que sa prestation a été déprogrammée sur demande de la paroisse.
Cette décision a été prise après avoir visionné le clip de son morceau Aide-moi un peu, jugé “provocateur”. Dans cette vidéo, Claude se met en scène en tant que prêtre dans une paroisse et raconte le tiraillement de ce personnage entre l’amour et sa vocation religieuse.
Le père Yves Trocheris, curé de l’église Saint-Eustache, estime auprès de BFMTV.com que ce clip, dont il a pris connaissance seulement mardi, “porte atteinte aux symboles de l’Église”.
“Je n’ai pas l’habitude de refuser des artistes mais je suis responsable d’une communauté religieuse de plus de 2000 personnes qui se réunit autour de ces symboles extrêmement sensibles pour elle”. Je ne peux donc pas cautionner une vidéo qui leur porte atteinte et la prestation de Claude était selon moi indissociable de cette vidéo”.
“Je ne parle pas de blasphème, mais, comme le drapeau français, l’hostie, le calice sont des symboles qui méritent le respect. Je ne sais pas si un artiste mesure toujours très bien, lorsqu’il utilise des symboles religieux, l’impact que cela peut avoir sur ceux qui les pratiquent”.
“Je tiens à rappeler que l’église a été vandalisée à deux reprises récemment. On a cassé l’autel principal et uriné sur le maître-autel et les paroissiens étaient vraiment touchés”.
Echantillon de logorrhée musulmane à destination des chrétiens
Le compte Twitter Penser L’islam qui, pour un site de ce type, a un nombre d’inscrits assez important (89K), semble apprécier l’étudiant en science religieuse (sa dénomination twitter) Bilal Abou Hafsa :
Et en avril, ce site réacheminait un tweet du sus-mentionné Hafsa annonçant une série de cours à destination des chrétiens pour les aider « à réfléchir sincèrement et à chercher la vérité ».
https://www.youtube.com/watch?v=dvAUkdMFIo4
Forcément alléchant.
Nous nous sommes donc paluchés la présentation de l’annonce de ce cours. En voilà le verbatim dont on peut apprécier tout à la fois la logique, la cohérence dialectique, la syntaxe et le vocabulaire (Pour ceux qui admireraient une soudaine expertise du rédacteur à transcrire des mots en arabe : c’est simplement que le texte est sous-titré, ça aide) :
« Espérant que les chrétiens vont l’écouter avec sincérité et en cherchant sincèrement la vérité [suit une longue digression en arabe]. Nous allons commencer une série de cours intitulé « Quelques questions pour des chrétiens qui veulent réfléchir » et avant de commencer cette série, il était important de se rappeler quelle est la croyance des gens de la sunnah [l’ensemble des récits (hadiths) de la vie de Mahomet, venant compléter le Coran] concernant les livres présents à notre époque. Comme le dit le cheikh Salih Fawzan [selon l’encyclopédie Wikipedia qui vaut ce qu’elle vaut : M.Fawzan, 88 ans, a été professeur de Charia à l’université islamique de Riyad, à la tête de la Cour suprême de justice d’Arabie saoudite puis membre du conseil de Chercheurs confirmés d’Arabie saoudite, la plus haute institution religieuse, qui conseille le roi sur les questions islamiques ; membre du Comité permanent pour la recherche islamique et la délivrance des fatwas….], il nous dit [de l’arabe] : « Ne disons pas que c’est la vérité et ne disons pas aussi que c’est le mensonge ». A part ce que le Coran et la sunnah ont attesté comme étant véridique ou attesté comme étant faux. Pour éviter de dire ce qui est faux est vrai ou ce qui est vrai est faux. Voilà la croyance des gens de la sunnah concernant les livres qui sont disponibles à notre époque. Et le premier sujet que nous allons traiter inch’Allah, ça sera : Jésus est-il Dieu ? Et on va se baser bidHnilah [traduction pour les lecteurs dévoués et non-arabophones : « avec la permission d’Allah »] sur la Bible elle-même pour répondre à cette question. Et en espérant que les chrétiens qui vont nous écouter ou qui écouteront cette série vont l’écouter avec sincérité et en cherchant sincèrement la vérité. Celui qui l’écoutera de cette manière, on espère pour lui la guider, comme vous savez celui qui cherche sincèrement son Seigneur le guide vers elle. On demande à Allah Ta’ala [qu’il soit glorifié] de nous faciliter. N’hésitez pas à partager un maximum vos voisins, vos collègues de travail Tayeb [bon ?] pour que le plus grand nombre de nos musulmans puisse suivre ce cours et pour que ça puisse être pour eux une cause de leur guidée. Comme le prophète [de l’arabe] Alayhi [accompagne souvent le mot Allah] nous l’a dit dans un hadith, celui qui montre un bien, il a la récompense. On demande à Allah de nous faciliter » [de l’arabe puis une psalmodie qui clôt l’enregistrement].
Si vous avez encore du courage, voilà le lien pour ce premier cours.
Toujours est-il que nous avons remarqué que cet étudiant en science religieuse était un Noir. Et bien sûr nous nous sommes remémorés quelques extraits du livre de Tidiane N’Diaye Le Génocide voilé. Enquête historique, chez Gallimard (Folio 2008) :
« Nous pouvons estimer à 7,4 millions le nombre d’Africains déportés au cours de la traite transsaharienne entre le 7ème et le début du 20ème siècles. A quoi il faut ajouter 1,6 millions de captifs décédés au cours du voyage et 0,4 million autres demeurés en bordure du désert ou dans les oasis. Ce qui donne pour le Sahara un chiffre de 9,3 millions de captifs. Dans les régions proches de la mer Rouge et de l’Océan indien, 8 millions d’Africains environ auraient été transférés. On aboutit ainsi à un total de plus de 17 millions d’Africains. Il est donc difficile de ne pas qualifier cette traite de génocide de peuples noirs par massacres, razzias sanglantes puis castration massive » (p. 270. Le dernier point faisant référence au chapitre 8 du livre : « Extinction ethnique programmée par castration massive »).
Entendre un Noir parler si chaleureusement de l’islam, en se référant au surplus à l’Arabie Saoudite temple( !) du hallal, paraît toujours démontrer une aptitude au pardon absolument formidable. Tant de charité donnerait presque à penser que cet éloquent étudiant mériterait d’être chrétien.
Anthropologie de l’islam, anthropologie dans l’islam
De Marion Duvauchel, historienne des religions :
L’islamologie « classique » (celle des XIX et XXe siècles) ne s’est jamais vraiment intéressée à la vision de l’homme dans l’islam, préoccupée qu’elle était de philologie et de constituer une bibliothèque de textes. L’idée d’une « anthropologie de l’islam » n’a tout au plus que quelques décennies et de ce fait, elle s’inscrit dans le paradigme de la « science de l’homme » élaborée depuis deux siècles, qui définit les pratiques et méthodes de l’ethnologie et en conditionne les débats comme les enjeux.
L’anthropologie de l’islam n’est pas la nôtre. Elle n’est pas portée par deux mille ans d’histoire philosophique ni marquée par la rencontre au IIe siècle de la sagesse chrétienne et de la sagesse grecque qui a coulé les concepts sémites dans l’univers linguistique de l’hellénisme ; contrairement à la nôtre, elle n’a pas élaboré un humanisme singulier, aujourd’hui battu en brèche mais qui n’en a pas moins plusieurs siècles d’existence et de débat.
Si l’on considère la structure de la pensée biblique, ses tendances constitutives, les raisons pour lesquelles saint Thomas d’Aquin, après son maitre Albert le Grand, a choisi comme guide en philosophie plutôt Aristote que Platon s’éclairent : la doctrine platonicienne de la matière, du sensible, du mal, de l’âme et du corps, était incompatible avec le réalisme biblique et avec l’amour de toute la tradition hébraïque pour la création sensible. Le premier acte de l’Ancien Testament est un texte justement célèbre, « le récit de la Création ». Ce que l’on appelle la Genèse est la réponse sémitique à la question que se sont posés les présocratiques, appelés aussi, les philosophes physiciens : celle de l’origine du monde. Mais contrairement à la dépréciation du monde grec puis du manichéisme, la formule « Dieu vit que cela était bon » établit un fondement solide pour une connaissance du monde sensible et même de la matière, capital pour le développement futur de la physique. C’est par ailleurs se méprendre que de croire que ce texte évoque l’origine de l’homme : il fournit les principes d’intelligibilité de la nature humaine, et donc des clés de compréhension et de connaissance de l’homme, à commencer par la nature véritable de la différenciation sexuelle. « Homme et femme (ish et isha) il les créa ». La femme dans la Bible ne peut s’interpréter que comme ce qui est au plus intime de l’homme, son vis-à-vis, son interlocutrice, son aide dans le difficile et exaltant travail proposé d’accomplir la création.
La Genèse implique une métaphysique et une idée du temps. Le monde n’est pas le produit d’un conflit d’éléments mus par le hasard – concession à la mathématique des jeux – et de la sombre nécessité des vieux mythes babylo-helléniques. Le monde est le lieu d’émergence, de développement et d’accomplissement de la liberté humaine, dans la création, dans l’histoire, et dans le monde humain, famille, cité, unités organiques différentes telles qu’elles apparaissent dans les climats et sous des cieux historiques divers. Le christianisme contient un principe d’ordre, de logique, de différenciation et donc de liberté, qui, bien compris est destructeur de toute oppression.
Rien de tel dans l’islam.
Le Coran n’a rien de comparable au « Dieu vit que cela était bon » qu’on trouve dans la Genèse. Pour l’Islam, la mort résulte d’un problème de difficultés techniques que le Créateur n’a pu résoudre. Il n’y a aucune liberté véritable dans la création islamique. Il en ressort un rapport à la parole bien précis : à quoi bon convaincre si tout est déterminé. À quoi bon agir si l’arbitraire divin gouverne la totalité du monde et des destinées humaines.
Les fondements mêmes de la religion sont hostiles à toute notre tradition de rhétorique, et le débat « foi/raison » s’est clôturé au XIIe siècle avec Al Ghazali, le « fossoyeur de la raison ». En cas de conflit entre elle-ci et les préceptes de Mahomet, ce sont les préceptes de Mahomet devant lesquels un musulman doit s’incliner. Foin de délibération, d’usage de la raison dans une situation difficile qui exige une décision libre et raisonnable.
Averroès lui-même, homme infiniment éclairé n’accordait qu’à quelques rares élus le droit de l’exégèse. Du point de la vue de la Loi révélée, les hommes se répartissent en trois classes : ceux qui sont inaptes à connaître toute interprétation, ceux qui peuvent connaître l’interprétation dialecticienne et ceux qui peuvent connaître l’interprétation certaine, c’est-à-dire les philosophes. Quelques rares élus.
On trouve dans la sourate la Table (Al-Ma’idah’) verset 101 : « Ne posez pas de question sur des choses qui, si on vous les explique, pourraient vous porter malheur. »
Or, toute la vie du musulman est gouvernée par le Coran ou par les hadith, même si souvent il ne les connait pas plus qu’ils ne les distingue. La loi musulmane appelée charia a été établie par des juristes en se fondant sur ces deux sources essentielles.
Si on veut poser correctement le problème d’une anthropologie de l’islam (ou dans l’islam) il convient donc de distinguer deux champs : celui de l’anthropologie coranique (comme on dit aujourd’hui l’anthropologie biblique) et celui de l’anthropologiepolitique de l’islam. Celle-là que l’on peut inférer à partir de la révélation mahométane, celle-ci requérant l’analyse des principaux modèles de domination que l’on peut voir se mettre en place dans l’histoire et à travers l’histoire musulmane.
Au cœur de cette anthropologie politique, il y a l’idée de jihad. Il y a la violence.
La prophétie musulmane entre très vite en histoire et cette histoire est une histoire de conquête militaire et de domination guerrière. Une idéologie de conquête a t-elle pu se forger avec une telle urgence ? C’est une vraie question d’histoire militaire et cette question renvoie aussi à une question d’anthropologie.
Les textes fragmentaires de la « révélation » à Mahomet sont censés avoir été inscrits, au fur et à mesure que cette révélation se disait, par des auditeurs attentifs sur des supports variés, constitués en texte plus complet à l’initiative de Mahomet puis à celle de ses grands compagnons supposés. La fixation définitive du Coran apparaît ainsi comme ayant comme source une action collective et conjointe émanant de la première communauté des croyants.
Or, le Coran se caractérise par la multitude des apports extérieurs, apports reconnus comme étant essentiellement d’origine « biblique ». Le « biblisme du Coran (qui remonte le temps jusqu’à la Création) paraît s’être constitué dans un rapport aux livres du judaïsme mais dans un hiatus historique permanent avec ce passé contigu. La première difficulté de l’anthropologie coranique vient donc de ces des sources bibliques que l’on s’est employé depuis un demi siècle à rendre autonome de la source à laquelle il se rapporte. Qu’il ait pu y avoir « emprunt » est même récusé au nom d’une recherche qui se veut libérée de ces mythes envahissants. Or, la Bible autant que le Coran affirme son statut de texte révélé. La reconnaissance a posterioridu Coran qui est demandé au monde juif est tout simplement impossible. On ne saurait parler de cohérence mais de cohérences de récit coranique dans un ensemble de sourates à la fois composites et terriblement répétitives. Du Coran–révélation d’époque prophétique au Coran-vulgate (supposé d’époque uthmanienne) des âges musulmans, on doit admettre une rupture de représentation. La mise par écrit du Coran semble avoir été une affaire arabe tandis que l’exégèse et la construction de l’islam califal ont été surtout une affaire de convertis. S’appuyant sur une tradition qui prétendait mythiquement s’authentifier en remontant au prophète et à ses compagnons, on s’est employé à présenter un ordre précis de révélation des sourates, qui corrigeait l’ordre de la vulgate. Il était essentiel qu’aucune question ne demeure sans réponse. La grande tradition sacrée de l’islam classique procède de cette réalité.
À ce hiatus entre les sources bibliques et leur « intégration » dans le Coran écrit, s’ajoute un autre hiatus, chronologique celui là, ou si l’on préfère historique entre l’âge tribal de Mahomet et les sociétés d’après. Hiatus qui est aussi social, ethnique et religieux. La notion de musulman n’est ainsi parvenue à se séparer de sa composante ethnique raciale qu’à partir du milieu du VIIIe siècle avec l’accession de la famille abbasside au pouvoir.
Le Coran reflète une société traditionnelle tribale extrêmement pragmatique : le but premier des familles patriarcales que sont les tribus est de survivre en milieu hostile. L’environnement du désert fait que leur mode de vie est cantonné aux problèmes pratiques. Pas de structure contraignante : ni police ni tribunaux. Marquées par un système de représentation de survie, les tribus sont régies par des rapports de solidarité et d’alliance. Dans la première période, être musulman signifie « entrer dans l’allégeance à Allah » et cela concerne toute la tribu (par la négociation voire par le chantage) ; c’est donc être soumis, et dès le début ; devenir musulman, c’est entrer dans une alliance d’abord sociale, ce qui n’est évidemment pas donné à tout le monde : il faut être accepté comme membre rattaché dans une tribu issue de la péninsule Arabique. Dès qu’on n’y a plus intérêt, on sort de l’alliance. Les membres de cette société n’ont que faire d’un paradis ou d’un enfer. Le but n’est pas de convertir le monde à l’islam mais de faire du butin. La sortie d’Arabie, ce sont des razzias et des massacres. Pendant un siècle et demi, les conquis n’étaient pas invités à se convertir ; Quand les tribus sortent d’Arabie, elles laissent en vie pour et parce que cela rapporte. Les premiers « musulmans » voulaient juste que les populations se tiennent tranquilles et leur payent un tribut. Ce qu’elles pensaient ou ce à quoi elles croyaient ne faisait pas partie de leurs préoccupations. Durant la période des deux premiers califats, celui de Médine (à l’âge fondateur de l’islam originel) qui est intégré dans la représentation traditionnelle de l’historiographie musulmane et celui de Damas qui lui succède au milieu du VIIe siècle, on ne pouvait devenir musulman qu’en s’agrégeant à une tribu arabe : la conversion était d’abord sociale avant d’être religieuse. Le converti recevait le statut de mawlâ, d’esclave affranchi.
La communauté musulmane idéale formée de pieux compagnons n’a donc jamais existé. Au IXesiècle quand l’islam intègre en les dominant des populations extérieures, il pénètre dans un tout autre modèle social et c’est alors qu’on va fabriquer le fantasme d’un passé idéal.
L’appropriation de la période des origines par le récit fondateur et le mythe fut d’autant plus aisée que les sociétés musulmanes pluriethniques et pluriculturelles de la période des califats triomphants avaient complètement rompu dans les faits avec la société d’avant, celle des hommes de l’Arabie tribale, contemporains du prophète dont pourtant ils se réclamaient. Ce qui avait été défini par une société première (disparue) est réécrit par une autre société, non pas celle des Arabes, mais celle des convertis, les Abbassides. Ils rompent avec un certain modèle tribal et instaurent une logique impériale, avec une hiérarchie, des contraintes, une idéologie et un dogmatisme qui ne donne plus la préséance aux tribus, même si elle entre encore en compte dans la logique de domination.
Les convertis ont largement contribué à transformer le modèle originel. Leur pratique religieuse antérieure a influencé leur façon de pratiquer l’islam. Beaucoup sont d’anciens chrétiens et trouvent ainsi un espace dans lequel on parle quand même de la Bible, de Jésus et qui vont y importer quelque chose de la religion apostasiée. Et sans doute aussi dans le Coran.
Le corpus désigné comme « paroles prophétiques » s’invente dans ce nouveau contexte, deux ou trois siècles après l’émergence de l’islam des tribus, dans une société qui n’a plus rien à voir avec celle du VIIesiècle.
Cela signifiait-il qu’on effaçait la différence « tribale » ? Non, on mettait simplement désormais toutes les populations dans une égale sujétion au calife musulman. On passait ainsi d’un modèle politique à un autre modèle. Il ne restait qu’à substituer une représentation purement musulmane de ce passé. Ce qui fut fait dès lors que la société à construire eût trouvé les voies d’une configuration commune qui put intégrer les différentes composantes. C’est seulement à ce moment-là que se construit l’islam tel que nous en avons l’image aujourd’hui.
Deux projets politiques organisent et sous-tendent ces deux moments historiques, celui de l’islam des tribus et celui de l’islam des califes. Chez les premiers, il s’agit de constituer une société civile ayant l’islam comme cadre de référence, cadre adapté aux mode de fonctionnement socio-politique de la société clanique proche de l’islam originel du temps du prophète. Deux siècles plus tard, se met en place le modèle d’États impérialistes visant à dominer militairement, politiquement, économiquement, culturellement et donc religieusement d’autres états, royaumes ou contrées afin d’étendre leur hégémonie. D’où l’importance du contrôle des richesses pour financer l’habituel moyen de la conquête : l’armée.
C’est pourquoi on peut dire qu’il n’y a pas de notion de guerre sainte pour les califats arabes, Omeyyades ou Abbassides, mais seulement une guerre classique entre des empires.
Au long de l’histoire de la domination musulmane, on peut voir la coexistence de ces deux modèles politiques, parfois concurrents. Ainsi au XIe siècle, en Afrique de l’Ouest, face aux Berbères ibadites, tenants d’un islam non étatique, se dressent les arabo-berbères malékites pour lesquels il s’agit de constituer un empire où l’islam est la marque de soumission des païens (les noirs) et leur insertion dans le monde civilisé. Drainer l’or du Ghana et du Mali procède de la volonté de disposer d’une source de financement des campagnes militaires.
Au cœur même de l’anthropologie de l’islam, celle du Coran comme l’anthropologie politique telle que nous pouvons la théoriser, il y a la violence native de l’homme, et en particulier la violence politique : il y a le Jihad.
Au départ, jihad est un mot très ordinaire qui signifie « faire un effort pour aboutir à un résultat ». La première allusion dans le Coran parle de parents qui font le jihad contre leurs enfants afin qu’ils ne rejoignent pas Mahomet. Quand le Prophète arrive à Médine, il a besoin de volontaires pour mener une action, le jihad devient alors « faites un effort pour me rejoindre » ou « soyez volontaire ». Mais cela ne doit reposer que sur la volonté de l’individu. Certains même s’engagent puis trouvent cela trop dangereux et abandonnent. Le jihad devient alors une sorte de serment pour faire une action déterminée.
Ainsi le jihad n’est pas le dévoiement d’un combat essentiellement spirituel. Il est vanté, valorisé et justifié dans le texte coranique et toute l’histoire politique de l’islam n’est que l’histoire d’une violence institutionnalisée, justifiée et même glorifiée.
On tient le soufisme pour le courant mystique de l’islam et on raconte que le jihad véritable se rapporte d’abord au combat spirituel. Il n’en est rien. La figure de proue du soufisme, c’est Salman le Perse, que la tradition considère comme l’un des instructeurs de Mahomet, dans un mélange de merveilleux oriental et de légendes de type apocalyptiques. C’est un iranien mazdéen d’abord converti au christianisme puis à Mahomet. Il cherche la religion pure qu’il tient pour celle d’Abraham. Converti à la foi chrétienne, il est enfermé par son père, il s’échappe, se rend en Syrie, suit un enseignement religieux auprès de plusieurs évêques et moines chrétiens. Il apprend de l’un de ses maîtres la prochaine venue d’un prophète destinée à clore le cycle des révélations prophétiques ainsi qu’à faire revivre la vraie religion originelle d’Abraham. Surtout, avec lui, vient l’idée de l’existence d’une « famille » spirituelle unie par la foi et l’obéissance à Dieu et, de façon plus générale, d’une précellence de la filiation par la foi sur celle de la chair. Cette notion a été largement reprise par de nombreux courants mystiques et demeure très présente dans le chiisme, où les croyants au cœur pur sont considérés comme appartenant à une même famille, celle de la gnose et de la sagesse. Le personnage a plutôt été le support d’imaginations diverses, celle d’Occidentaux magnétisés par une certaine idée romantique de l’Islam et il a été instrumentalisé à des fins diverses. Il sert de cheville à la fois historique et symbolique pour visser l’islam mystique et initiatique à l’islam arabe. Il garantit ainsi l’unité de la doctrine et en évite le démantèlement. Au prix de beaucoup de violence. En réalité le personnage est parfaitement inconsistant. L’autorité qu’il a acquise est postérieure à son existence, peut-être réelle, de compagnon du prophète mais dont aucune source ne peut attester. Cette notoriété, il la doit à de grands intellectuels, orientaux comme occidentaux.
Ibn Arabî, l’un des grands maîtres de la gnose spéculative le présente comme l’archétype du Pôle et comme l’héritier du sens secret des révélations qui ont précédé l’Islam. Salmân tient ainsi le rôle éminent d’initiateur auprès du Prophète Muhammad concernant ces révélations antérieures, celles qui fondent en particulier cette religion abrahamide supposée pure. Le relais a été pris en France par Henry Corbin qui parle de « magistère angélique » quand il évoque cette fonction herméneutique. En 2022, France culture relaie ces idées que l’on peut écouter en replay.
On peut lire en sous titre:
« La figure du patriarche Abraham est fondatrice du monothéisme. La geste prophétique du coryphée des croyants, est présentée dans l’écrit coranique comme paradigmatique de la religion immuable, celle de la prime nature ».
Cet islam est une chimère d’épigones de Louis Massignon et son rêve d’un islam de paix et de pure spiritualité.
Le concept même d’anthropologie n’a pas de sens en islam; on ne s’y soucie en rien de ce qu’est l’Homme ni de son accomplissement. Il s’agit d’une violence institutionnelle, justifiée par le Coran, qui sert à canaliser la violence native des hommes et de leurs groupes tribaux. C’est dur mais cela fait une espèce de paix pour les musulmans (guerre bien précaire et parfois même remise en cause) et une guerre inexpiable pour tous les autres.
Comment une société peut-elle recevoir par la violence, l’intrigue, le meurtre et la guerre une puissance publique qui doit faire régner le droit, la paix, la justice, l’ordre et le bonheur ? Elle ne le peut que par l’oppression, la séduction, la propagande ou le mensonge.
C’est toute l’histoire de la domination violente de l’islam, quel que soit le modèle politique sous lequel il met en place cette domination violente, enveloppée dans la phraséologie religieuse qui la justifie.
Chronique des cinglés
Quelques mois après avoir vanté les mérites de la polygamie et nié la différence entre les sexes via une affiche montrant un homme enceint, le Planning familial de la Réunion explique désormais qu’« un suivi psychiatrique n’est pas nécessaire » pour réaliser une opération de transition. Autrement dit : la dysphorie de genre n’étant plus considérée comme une pathologie mentale, seule une déclaration à l’état civil suffira pour changer de genre.
En Espagne, une loi, promulguée en décembre 2022, permet aux personnes transgenres de faire changer leur nom et leur genre sur leurs papiers d’identité après simple rendez-vous auprès de l’administration, sans fournir de rapports médicaux. Et ce, dès 16 ans. Le texte permettra aussi aux 14-16 ans de changer librement de genre à l’état civil, s’ils sont accompagnés de leurs tuteurs légaux. Les 12-14 ans, eux, devront obtenir le feu vert de la justice.
En Europe, la Suède fait machine arrière sur les traitements hormonaux pour mineurs. En 2022, les autorités ont décidé de mettre fin à l’hormonothérapie pour les moins de 18 ans, invoquant la nécessité de faire preuve de « prudence ».
En Angleterre, la clinique Tavistock a fermé ses portes, après le scandale des opérations de transition sur mineurs réalisées à la chaîne.
En France, le Planning Familial continue sa marche en avant.
Évènement scandaleux à Saint Jean de Latran
Permettre à des ministres anglicans de célébrer un service liturgique sur un autel de la cathédrale du pape est une cause de scandale pour les catholiques, qui n’aurait jamais dû se produire, selon un éminent canoniste, même s’il s’agissait d’un acte bien intentionné de générosité œcuménique.
Un groupe de 50 ministres anglicans de la région de Fulham, à Londres, conduits par leur évêque, l’anglican Jonathan Baker, a concélébré une liturgie à l’autel de l’archibasilique Saint-Jean-de-Latran le 18 avril.
Dans une déclaration du 20 avril, Mgr Guerino Di Tora, vicaire de l’archiprêtre de l’archibasilique, a exprimé son “profond regret” que cela ait eu lieu, ajoutant que “l’épisode malheureux a été causé par une rupture de communication” et que l’autorisation de la liturgie était “en contravention avec les normes canoniques”.
Le canoniste Gerald Murray explique que la liturgie anglicane au Latran violait l’article 137 du Directoire du Vatican pour l’application des principes et des normes sur l’œcuménisme. Cette règle permet à un groupe en visite qui n’est pas en pleine communion avec Rome de célébrer une liturgie dans une église catholique, mais seulement “s’il ne dispose pas d’un lieu ou des objets liturgiques nécessaires pour célébrer dignement ses cérémonies religieuses”. Ce n’est “manifestement pas le cas”, a souligné le père Murray. Rome compte au moins deux églises anglicanes : celle de Tous les Saints et l’église épiscopale de St Paul’s Inside the Walls.
Cette règle n’est pas une interdiction absolue, car elle dépend de la disponibilité d’une église anglicane. Elle repose également sur la prudence d’accorder une telle permission, car cela ne doit pas “impliquer que l’autorité catholique croit que l’anglican est validement ordonné et donc capable de célébrer la messe”.
“Objectivement, le service de communion anglican est une simulation de la messe, et le ministre anglican, qui n’est pas un prêtre validement ordonné, n’a pas le pouvoir de faire ce qu’un prêtre catholique fait lorsqu’il consacre le pain et le vin.
Depuis la bulle Apostolicae Curae du pape Léon XIII en 1896, l’Église considère les ordres anglicans comme “absolument nuls et non avenus”, de sorte que les ministres anglicans qui ont concélébré au Latran ne sont pas des prêtres valides et que la liturgie n’était pas une messe valide.
Le Latran n’est pas seulement le siège ecclésiastique officiel du pape en tant qu’évêque de Rome, mais aussi la “mère de toutes les églises de la ville et du monde”. Cela pourrait donc sembler “impliquer que le pape a personnellement autorisé cette célébration”, a poursuivi le père Murray, bien qu’il ait ajouté “qu’il n’y a aucune preuve qu’il l’ait fait”. En tout état de cause, la célébration anglicane serait interprétée par certains “comme une approbation papale d’une forme de culte qui objectivement, en soi, rejette la doctrine catholique sur la Messe et la Sainte Eucharistie”. Cela signifie donc qu’un
“acte de générosité œcuménique bien intentionné, sans intention de contredire la doctrine catholique, devient un événement scandaleux qui pourrait amener les gens à remettre en question l’enseignement de l’Église sur la nature de la messe et l’invalidité des ordres anglicans”.
“Pour cette seule raison, cette autorisation n’aurait pas dû être accordée.
Cette transgression a suscité d’autant plus d’inquiétudes que, jusqu’à sa nomination comme évêque anglican en 2011, le célébrant principal, l’évêque anglican Baker, était un franc-maçon notoire. En 2014, il est apparu qu’il avait divorcé et s’était remarié l’année suivante lors d’une cérémonie civile suivie d’une bénédiction dans une église anglicane.
Cette autorisation a également contrarié d’anciens anglicans aujourd’hui en communion avec Rome par l’intermédiaire de l’Ordinariat personnel établi par le pape Benoît XVI en 2009. Mgr Keith Newton, un ancien anglican qui dirige l’Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham, a déclaré qu’il pensait que c’était “une chose inappropriée à faire”.
Notre-Dame de Chrétienté lance une initiative caritative
Le 41e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté, qui aura lieu du 27 au 29 mai, s’accompagne cette année d’une initiative caritative pour mettre concrètement en œuvre avec les pèlerins la vertu de charité. Denis Pinoteau, vice-président et directeur des Soutiens de Notre-Dame de Chrétienté, explique dans l‘Homme Nouveau :
Notre-Dame de Chrétienté souhaite proposer un projet caritatif à ses pèlerins lorsqu’ils s’inscrivent au pèlerinage de Chartres. En effet, le but de Notre-Dame de Chrétienté est de promouvoir le règne du Christ dans nos sociétés, dans nos familles, et bien-sûr au sein de nos chapitres, qui sont eux-mêmes des micro-chrétientés. Ce type de projet caritatif permet de concrétiser cette charité vis-à-vis de notre prochain, vertu naturelle pour un chrétien.
Alors que les pèlerins de chrétienté traversent chaque année les mêmes lieux entre Paris et Chartres, nous voulons laisser une trace de ce passage annuel, comme ce projet caritatif, au cœur du diocèse de Chartres. Nous érigeons également des calvaires, sur les bords des routes, comme à Sonchamp cette année, en partenariat avec SOS Calvaires.
Nous agissons aussi et d’abord par la prière puisque nos 15 000 pèlerins marcheurs prient pour les personnes qui nous observent, parfois avec surprise. Notre chapitre Emmaüs, par exemple, rayonne autour du pèlerinage pour évangéliser et expliquer ce que nous faisons, pourquoi nous marchons, notre foi et notre espérance.
Enfin, nous essayons de développer le plus important chapitre du pèlerinage, celui des Anges Gardiens, qui réunit ceux qui ne peuvent marcher avec nous pendant ce week-end de la Pentecôte, mais sont en union de prières, en France et par-delà les frontières. Nous dépasserons 5 000 pèlerins non-marcheurs cette année. Rien n’est plus simple que de devenir Ange Gardien, tout est expliqué sur notre site !
Pour la première fois, nous avons choisi cette année un projet caritatif spécifique, en émettant un appel aux dons.
[…] Après étude de différentes options, nous avons choisi ensemble le projet qui correspondait le mieux au pèlerinage. En effet, il s’agit de soutenir un établissement qui se trouve dans le diocèse de Chartres, non loin de l’itinéraire emprunté par les pèlerins : la maison Saint-Fulbert à Lèves, dans les faubourgs de Chartres, qui est un Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) accueillant et accompagnant des personnes adultes présentant des troubles du spectre autistique.
[…] Au moment où ils s’inscrivent au pèlerinage de Chartres, les pèlerins se voient proposer de faire un don pour le projet Saint-Fulbert, afin de financer l’achat des tricycles. En fonction des dons reçus, nous pourrons financer un ou deux tricycles, peut-être plus. […]
Il n’est pas indispensable de s’inscrire au pèlerinage de Chartres pour participer à cette collecte de dons et une page de dons pour que ceux qui ne pourraient pas participer au pèlerinage cette année est ouverte ici : https://www.nd-chretiente.com/projet-malte/.
Pour s’inscrire au pèlerinage c’est ici. La direction des Soutiens cherche encore des bonnes volontés pour accompagner les pèlerins, notamment des personnes pour acheminer les sacs, d’autres pour la gestion des haltes, celle des bivouacs… Pour toute information, contacter rh@nd-chretiente.com
Une génération aguerrie par La Manif Pour Tous
Extrait de l’éditorial de Gérard Leclerc dans France catholique :
“Ce n’est pas en s’ingérant dans la gestion des écoles privées que l’école publique sera relevée”
Face aux attaques du ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, contre l’école libre, Éric Ciotti, président des Républicains, publie une tribune :
L’école de la République s’effondre et le ministre regarde ailleurs. Depuis quelques jours, l’école libre est prise pour cible par le ministre de l’Éducation nationale qui la caricature en sanctuaire des inégalités sociales et la destine à devenir un nouveau champ d’expérimentation de sa politique de mixité. Une politique aussi artificielle dans ses principes que dans ses résultats. Dans le contexte politique et social qui est le nôtre, la France a-t-elle besoin de pareille querelle? Déclencher une nouvelle guerre scolaire par pure idéologie serait une faute.
Au-delà de l’inopportunité flagrante, Pap Ndiaye se fourvoie en abordant la question scolaire par le seul prisme des inégalités et redouble la gravité de son erreur en accusant l’école libre d’en être la cause, proposant dès lors de rogner les libertés fondatrices de son identité.
Le ministre connaît-il seulement l’enseignement privé qu’il attaque? En connaît-il la diversité, au-delà des grands établissements parisiens où il scolarise d’ailleurs ses enfants? Ses déclarations semblent ainsi méconnaître le rôle important qu’il joue dans l’enseignement technologique et professionnel, notamment au sein des filières agricoles où la majorité des établissements sont privés.
Plutôt que de s’inquiéter de la mixité sociale des écoles privées, Pap Ndiaye devrait se préoccuper davantage du déclin tragique de notre niveau scolaire: 15 % des élèves de 6e ne savent ni lire ni écrire et ce sont près de 23 % des adolescents français qui n’atteignent pas les compétences minimales en compréhension de l’écrit, en mathématiques ou en sciences. Personne n’est d’ailleurs dupe de la motivation réelle des attaques contre l’école libre, dérivatifs malhabiles à la réalité peu glorieuse d’une Éducation nationale qui s’effondre à force d’abandons successifs et d’errements idéologiques.
L’idéologie égalitariste portée par le ministre n’est pas une solution et ne peut qu’abîmer l’école. Dans le grand flou des politiques éducatives d’Emmanuel Macron, on a longtemps – et désespérément – cherché une constante et une vision: on craint aujourd’hui de devoir la trouver dans les déclarations de Pap Ndiaye, partisan assumé des déconstructions diverses et variées du wokisme décomplexé. Une inquiétude que ne peuvent qu’aviver les atteintes à la laïcité qui se multiplient et contre lesquelles le ministre semble dramatiquement impuissant, si ce n’est complaisant.
L’éducation de nos enfants n’a pas à être un domaine d’expériences idéologiques. Nous devons revenir à un principe simple et pragmatique: la promesse d’égalité de l’école de la République n’est pas une promesse de parfaite mixité sociale mais une promesse d’homogénéité des conditions d’enseignement. Nos enfants ne réussissent pas en fonction des origines sociales de leurs camarades de classe mais grâce au cadre qui leur est donné pour développer leurs talents.
Que vous soyez riche ou pauvre, la République doit vous offrir des professeurs compétents et des classes paisibles. C’est cette promesse d’égalité qui a été rompue et les indices de mixité sociale compilés par les algorithmes du ministère – d’ailleurs souvent contestés – passent ainsi à côté de la véritable injustice.
La véritable injustice, ce n’est pas l’inégalité sociale mais l’inégalité scolaire, celle qui existe entre des établissements où la discipline n’est pas un vain mot et ceux où le désordre est devenu la règle. Et l’égal accès de tous à des écoles, des collèges et des lycées qui garantissent de bonnes conditions d’études est la première égalité à restaurer.
Ce n’est pas en s’ingérant dans la gestion des écoles privées que l’école publique sera relevée. Ce n’est pas en déconstruisant l’une qu’on reconstruira l’autre: Pap Ndiaye veut déshabiller Pierre sans habiller Paul.
Le problème majeur de notre école n’est pas dans la composition sociale des établissements privés mais dans la violence qui s’est installée dans trop d’établissements scolaires, et ce jusque dans ces campagnes autrefois paisibles. Plutôt que d’opposer artificiellement les deux secteurs constitutifs de notre modèle éducatif, Pap Ndiaye devrait travailler à les réunir autour de ce combat essentiel.
L’école a fait la République, et la République se défera sans elle: le désordre qui naît entre ses murs se retrouvera demain partout ailleurs et il est urgent d’y mettre fin. Monsieur le ministre, rangez vos statistiques, vos indicateurs, vos idéologies et vos rivalités inutiles, et redonnez à tous nos enfants la liberté d’étudier dans la sérénité et la sécurité. L’école doit redevenir un sanctuaire pour tous les enfants de France: le sanctuaire de l’avenir de notre nation.
Eric Zemmour : mener le combat culturel avant le combat politique
Éric Zemmour qui vient de publier son dernier livre, Je n’ai pas dit mon dernier mot. Le président de Reconquête!, un an après l’élection présidentielle, livre à Boulevard Voltaire comment il conçoit son engagement politique. « Je veux mener la bataille culturelle parce que je pense qu’arriver au pouvoir ne suffit pas », affirme l’ancien candidat qui ajoute :
« il faut préparer le terrain culturel, préparer les esprits, mener la bataille culturelle avant la bataille politique. Sinon, on se condamne à ne rien faire. »
- 00:00 Intro
- 01:14 Présentation
- 02:16 Pourquoi ce livre ? Est-ce une volonté de se justifier ?
- 04:11 L’autopsie d’un échec ?
- 06:01 Le nouveau clivage Droite/Gauche
- 08:08 La machine de guerre médiatique
- 14:37 Comment franchir ce mur médiatique ?
- 16:38 L’affrontement avec Marine Le Pen
- 20:53 Les “attaques antisémites” du RN
- 23:55 Quelle sera votre tête de liste aux européennes ?
- 28:00 Quel espace face au RN ?
- 33:02 La démographie dans le bon sens ?
- 33:23 Patrick Buisson soutien d’Éric Zemmour ?
- 35:15 Quel serait le J+1 de la victoire d’un Zemmour ?
- 36:53 Le Zemmour politique a-t-il tué le Zemmour journaliste ?
Les groupes politiques du Parlement européen à la remorque du lobby LGBT
Les principaux groupes politiques au Parlement européen ont demandé à la Commission d’utiliser « tous les outils à sa disposition » contre une nouvelle loi hongroise sur les lanceurs d’alerte permettant de protéger les enfants contre les prédateurs LGBT… Le courrier a été envoyé dimanche à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen par les chefs de file des groupes PPE (droite), S&D (Socialistes et démocrates), Renew Europe (centristes et libéraux), Verts, GUE/NGL (gauche radicale).
Ils s’inquiètent d’un projet de loi restreignant la liberté d’expression et le droit de grève des enseignants. Mais aussi d’une nouvelle loi sur les lanceurs d’alerte prévoyant notamment la possibilité pour les citoyens de dénoncer ceux qui remettent en cause la conception de la famille et du mariage, défini dans la Constitution hongroise comme l’union d’un homme et d’une femme. L’adoption par les LGBT est interdite en Hongrie.
Cette loi, dénoncée par le lobby LGBT+, a été votée par le Parlement hongrois le 11 avril mais la présidente, Katalin Novak, a demandé un réexamen du texte, jugeant les dispositions controversées difficilement « applicables en pratique ».
La Commission européenne a indiqué lundi qu’elle répondrait au courrier des parlementaires « en temps et en heure », notant que la loi contestée « a été renvoyée au Parlement hongrois (…) et que le processus législatif est toujours en cours ».
Bruxelles a déjà suspendu 6,3 milliards d’euros qui devaient être versés à la Hongrie dans le cadre du budget 2021-2027, et les 5,8 milliards de son plan de relance post-Covid.
Fox News se sépare de son présentateur vedette Tucker Carlson
Un communiqué de Fox News indique que “Fox News et Tucker Carlson se sont mis d’accord pour se séparer”. Le média a déclaré qu’il “le remerciait pour les services qu’il a rendus à la chaîne en tant qu’animateur et, avant cela, en tant que collaborateur”. Le producteur exécutif principal de Tucker Carlson aurait également quitté l’entreprise.
M. Carlson a lancé son émission nocturne “Tucker Carlson Tonight”, qui jouit d’une popularité monumentale, après avoir coanimé l’émission “Fox & Friends Weekend” de 2012 à 2016. Il gagnerait 8 millions de dollars par an chez Fox News, avec une valeur nette de 30 millions de dollars, et attirerait une audience massive d’environ 3,5 millions de téléspectateurs chaque soir.
Notant que la dernière émission de Carlson avec Fox News a eu lieu vendredi, la société de médias a déclaré que les émissions suivantes dans son ancien créneau horaire seront “dirigées par des personnalités de Fox News en rotation jusqu’à ce qu’un nouvel animateur soit nommé”.
Cette nouvelle intervient après que Fox News a conclu un accord historique avec Dominion Voting Systems concernant la couverture par le média conservateur d’allégations relatives à la fraude électorale lors des élections de 2020.
La rupture entre Carlson et Fox a provoqué une onde de choc dans l’espace médiatique politique.
Les raisons de la rupture de Carlson avec Fox News ne sont pas claires. Tout porte à croire que la nouvelle a été soudaine, puisque Carlson a terminé son émission de vendredi en disant aux téléspectateurs qu’il serait “de retour lundi”.
Peu avant l’annonce de sa séparation de Fox, M. Carlson a prononcé un discours à l’occasion du gala du 50e anniversaire de la Heritage Foundation, où il a affirmé que les désaccords entre les positions conservatrices et gauchistes sur des questions telles que le transgendérisme et l’avortement représentaient la différence entre le bien et le mal. M. Carlson a appelé ses auditeurs à consacrer au moins 10 minutes par jour à prier pour l’avenir de la nation.
Figure emblématique du mouvement conservateur américain, M. Carlson s’est exprimé avec force sur un certain nombre de questions très controversées, allant de la guerre en Ukraine à la fraude électorale présumée et à l’émeute du 6 janvier, en adoptant souvent des positions plus à droite que celles de nombreux autres républicains traditionnels. Par exemple, M. Carlson a affirmé que l’intervention des États-Unis en Ukraine équivalait à une guerre par procuration avec la Russie sans l’approbation du Congrès. Il a également diffusé des images exclusives de l’émeute du 6 janvier et a conclu que les événements de cette journée avaient été largement déformés par les médias et les politiciens démocrates, car les manifestants semblent avoir effectivement bénéficié d’une visite guidée des lieux par la police du Capitole.
Cet évènement montre que la campagne présidentielle est vraiment lancée, avec l’inculpation de Donald Trump et l’annonce de Joe Biden, candidat à sa réélection. Une candidature militante en faveur de l’avortement et de l’étatisation du système scolaire (Biden confirme que ce sont les enseignants, et non les parents, qui élèvent les enfants).
Our children are our nation’s future, and they are in the hands of teachers.
This White House will always have their back. pic.twitter.com/nryyVunFpV
— President Biden (@POTUS) April 25, 2023







