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L’omerta médiatique sur les profanations antichrétiennes

Yves Daoudal recense ces profanations que les médias ne relatent pas et sur lesquelles les politiques ne s’indignent pas. Dans Présent, Alain Sanders ajoute :

"Depuis des années, les profanations de lieux de culte catholique et les violations de sépultures se multiplient. Sans que l’on puisse toujours faire la part entre un satanisme de plus en plus répandu, le racisme à front de taureau de certains «jeunes» qui font la chasse à la kippa, et la bêtise ordinaire. Ce qui est plus étonnant – manière de dire –, c’est que ces actions ignobles n’ont droit au tam-tam médiatique que lorsqu’elles frappent des lieux de culte (ou des cimetières) musulmans ou juifs. […] Quand elles concernent des lieux de culte (ou des cimetières) chrétiens, elles sont classées – et encore, dans le meilleur des cas – dans la rubrique des faits divers."

Michel Janva

Présidentielle : la victoire de l’UE

Sous la plume de Jeanne Smits :

"Satisfaction, intense satisfaction du côté de la Commission de Bruxelles : l’assurance d’avoir en France, quoi qu’il arrive, un président européiste le 6 mai […] Sans oser prétendre que ce vote massif pour les partisans du «oui» au référendum sur le traité constitutionnel européen donne un blanc-seing au pouvoir français pour outrepasser la volonté des Français, l’idée est là en filigrane. Nul ne prend la peine de souligner que les Français ont voté, ou plutôt cru voter, sur un plan franco-français et pour un président qui aurait un quelconque pouvoir face à l’Europe d’où nous arrivent plus de 80% de nos lois, normes et règlements.

Sarkozy, on le sait, est partisan d’un traité simplifié adopté par voie parlementaire : ce devrait être alors l’un des principaux enjeux des législatives… Ségolène a promis de faire revoter les Français sur la base d’un traité plus «ambitieux» et plus «social» capable de plaire à l’électorat de gauche (comme si elle avait le pouvoir, à elle seule, d’imposer un nouveau texte à tous les Etats-membres de l’Union !).

C’est pourquoi les milieux européens s’affichent plus réticents sur ce plan vis-à-vis de la candidate socialiste. Le président social-démocrate allemand de la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen, Jo Leinen, l’exprime ainsi : «Le premier “non” a créé un problème pour l’Europe. Un deuxième “non” causerait une vraie crise fondamentale. Ce serait un blocage totalC’est un langage que Ségolène et les siens (qui ont besoin du report des voix de Bayrou l’européiste) sont capables d’entendre, quoi qu’il en soit des promesses de nouvelle consultation du peuple français."

Michel Janva

La chasse aux électeurs de François Bayrou

De Jean Cochet dans Présent :

"Nicolas Sarkozy promet, s’il est élu, de créer une «nouvelle majorité présidentielle multipolaire», avec trois pôles majoritaires, centriste et de gauche, dans le but de «rassembler» le plus largement possible. Et tant pis pour les gogos du premier tour qui avaient cru que Sarkozy était de droite, comme il le leur assurait. Une main sur le cœur et l’autre dans le patrimoine électoral du Front national… Tout ça était une illusion d’optique. […]

Pendant que Sarkozy jouait du pipeau à Dijon, capitale de la moutarde, Ségolène Royal lançait, elle, ses filets en direction des électeurs centristes depuis Valence. Elle s’est notamment dite «disponible pour parler de l’avenir de la France avec ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique». […]

[Mais l]es hiérarques socialistes optent pour la défaite de l’impitoyable tueuse d’éléphants. «C’est la seule façon de sauver le Parti socialiste», aurait dit l’un d’eux en tout petit comité. La seule façon aussi pour eux d’avoir quelques chances de briguer de nouveau l’Elysée en 2012. Après cinq ans d’une «France présidente», le rejet du socialisme serait sans doute au moins aussi massif et virulent qu’en 2002. En court-circuitant Ségolène Royal, les caciques socialistes, y compris son compagnon, entendent préserver leur avenir. Peut-être, se disent-ils, que le rejet du sarkozysme jouera alors en leur faveur ?

«Son amour du pouvoir est effréné, et elle l’exercera sans partage», disent ceux qui connaissent bien la «Fantômette du Poitou». L’ambition chez elle remplace les convictions. Hélas ! On pourrait en dire à peu près autant de Nicolas Sarkozy que l’on nous décrit d’ailleurs comme «une énergie au service d’une ambition» : conquérir l’Elysée."

Michel Janva

Peut-on voter pour un “ivégiste” ?

De Jean Madiran dans Présent :

"Un catholique peut-il voter pour un(e) ivégiste ? Mais peut-il aussi ne pas voter ? […] Ce monopole ivégiste du second tour soulève une question plus générale : l’objection de conscience ne devrait-elle pas s’appliquer au régime lui-même, à ce régime politique dans son ensemble, pour la raison qu’il est impossible d’y exister politiquement quand on conteste l’ivégisme ?

Les élections, présidentielle ou autres, ont une indéniable importance temporelle, elles ne sont pas les seules, elles ne sont même pas forcément le plus important. Après ce dimanche noir qui a sélectionné deux ivégistes, tous deux en outre partisans de la disparition de notre Etat-nation, pour conserver malgré tout le sens de la mesure, on se souviendra que l‘élection n’est pas le tout de la politique ; et que la politique n’est pas le tout du mouvement national. A la portée de la main de chacun, il demeure beaucoup de tâches fort utiles."

Michel Janva

La réussite de Nicolas Sarkozy ne doit pas virer à l’escroquerie

Après avoir constaté que Nicolas Sarkozy a réussi son "hold-up" sur les électeurs de Jean-Marie Le Pen, Laurent Dandrieu prévient :

"Mais il faudra qu’il n’oublie pas non plus, une foi élu, que s’il suit les désastreux précédents de Giscard et Chirac, qui ont toujours préféré flatter leurs adversaires à complaire à leurs électeurs, ceux-ci auront bientôt fait de retourner en masse vers Le Pen ou ses successeurs. Un hold-up électoral réussi, ça force toujours l’admiration. A Nicolas Sarkozy de faire en sorte qu’il n’apparaisse pas, un jour, comme une escroquerie."

Michel Janva

Indépendance du Kosovo

La Russie a annoncé qu’elle mettrait son veto à l’adoption au Conseil de sécurité de l’ONU d’un plan ouvrant la voie à une indépendance du Kosovo.

MJ

Les propos eugénistes de Nicolas Sarkozy

Gènéthique.org revient sur les propos de Nicolas Sarkozy sur l’inné et l’acquis :

"A-t-on réellement mesuré les "perspectives ouvertement eugénistes" qu’offrent de telles considérations, notamment celle d’une "organisation sociale démocratiquement fondée sur une correction biologique de toutes les formes de déviance" ? […]

De tels propos sont enfin bien loin d’être anodins, suggérant que tel ou tel comportement dû à tel ou tel gène puisse être enrayé par le dépistage prénatal : "En qualifiant d’ "immense" la part de l’inné, M. Sarkozy tient, en ces temps de dépistage génétique triomphant, des propos essentiellement et dangereusement politiques. Postuler que des gènes expliquent le comportement des pédophiles, c’est immanquablement sous-entendre que ces gènes peuvent être identifiés avant l’implantation in utero d’embryons humains conçus in vitro. Avec toutes les conséquences que l’on peut dès aujourd’hui imaginer et redouter"."

Michel Janva

Pour Claude Reichman : un vote “catastrophique”

Sur son blog :

"[L]oin de privilégier l’intérêt national, les électeurs ont en majorité voté dans le sens de leurs intérêts catégoriels. Un vote corporatiste qui annonce des jours tragiques pour notre pays. […]

On nous objectera que M. Sarkozy s’est présenté, au début de sa campagne au moins, comme le candidat de la rupture. Il n’a été en réalité que le candidat des mots. A aucun moment il n’a évoqué les mesures concrètes qu’il prendrait pour résoudre les problèmes de notre pays. Or on sait que si un candidat ne tient pas toujours ses promesses, il ne tient jamais celles qu’il n’a pas faites, tout simplement parce que les électeurs ne lui en ont pas donné le mandat.

L’avenir est sombre. Dès le lendemain du second tour, les difficultés vont assaillir le vainqueur, qui ne pourra s’appuyer que sur les inactifs et les assistés face à des revendications de plus en plus violentes. Et là, le baratin et l’angélisme ne seront d’aucun secours."

Michel Janva

Concours de pronostics : les résultats

ne sont pas brillants, au point que vos bloguVoyanteurs ont peur d’embarasser même le vainqueur en donnant le résultat ! En effet, aucun joueur n’a fait mieux que certains des derniers sondages publiés.

Mais le gagnant sur 139 joueurs, "Guyom" (commentaire du 19 avril, 21h43), mérite nos félicitations – et en particulier celles de vos blogueurs qui étaient "dans les choux"…

Bravo donc à Guyom, dont l’erreur cumulée sur les 12 candidats est de 16,6 points.

Mais tout le monde a gagné… une bonne leçon d’humilité !

LSB

Le Pen a fait la même erreur que Jospin

C’est l’analyse d’Arnaud Folch de Valeurs Actuelles :

"Ce sont ses idées et ses thèmes qui ont été plébiscités […] et c’est Sarkozy qui en profite ! […] Mais le président du FN n’en porte-t-il pas lui-même une part de responsabilité ? N’a-t-il pas commis la même erreur que Jospin […] ? Obnubilé par le second tour […], Le Pen a «oublié» de mener une vraie campagne au premier. A Sarkozy, les «provocs» et les campagnes de «haine» de la gauche et de l’extrême gauche – bref, le hors système ; à Le Pen la posture du vieux Sage, d’abord attaché à se «dédiaboliser» en prévision du second tour. Au risque de se faire chiper ses fondamentaux. Comme le «rassembleur» Jospin annonçant que son programme n’était pas socialiste (et qui avait vu ses électeurs se disperser)."

Michel Janva

La culture de mort : un terrorisme

Mgr Angelo Amato, secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi, a déclaré, lors d’un séminaire au Vatican sur le terrorisme, qu’à côté du

"terrorisme abominable des kamikazes qui occupe quotidiennement la scène médiatique, existe le +terrorisme à visage humain+ tout aussi répugnant [masqué par] des expressions qui cachent la réalité tragique des faits".

"Par exemple l’avortement est appelé +interruption volontaire de grossesse+ et non meurtre d’un être humain sans défense, la clinique abortive est désignée par une expression anodine (…) et l’euthanasie est appelée plus légèrement +mort dans la dignité+".

Mgr Amato s’en est pris aux

"cliniques abortives, authentiques abattoirs d’êtres humains en boutons, aux laboratoires fabriquant la +pilule du lendemain+ Ru 486 ou manipulant les êtres humains comme s’ils étaient un simple matériel biologique, et aux parlements des nations soi-disant civilisées qui promulgent des lois contraires à la nature humaine".

Michel Janva

“L’éphémère victoire” de Nicolas Sarkozy

C’est l’analyse de Nicolas Bay (MNR), à écouter sur VoxGalliae.

MJ

Nicolas Sarkozy vs Ségolène Royal

Voici un tableau synoptique de la position des deux candidats sur l’avortement, la contraception, l’euthanasie, la recherche sur les embryons et l’homosexualité.

MJ

La réaction de Bernard Antony

Il estime que le discours de Jean-Marie Le Pen a manqué de clarté :

"L’échec du candidat de la droite nationale le mieux placé pour l’emporter est certainement dû au fait qu’il a cru pouvoir être élu en ne maintenant pas sur plusieurs points la netteté de nos positions. […] Sur plusieurs points, ses déclarations et même ses mots polémiques, ont été par trop contradictoires, notamment sur les questions de l’immigration, de l’intégration et de l’islam.

Malgré la similitude regrettable ou la proximité de ses positions avec celles de Nicolas Sarkozy sur le PACS, le non remplacement de la loi Veil, l’éventualité de la légalisation de l’euthanasie, la politique vis-à-vis de l’islam, j’aurais encore appelé en désespoir de cause à voter quand même pour lui s’il avait été présent en ce deuxième tour. […]

Enfin, l’évidence est établie que l’unité politique de la droite nationale ne peut plus être assurée sur le principe de l’inconditionnalité vis-à-vis d’un seul, quels que soient ses changements stratégiques. C’est d’abord par un accord sur les idées et les exigences non négociables de la culture de vie qu’elle peut être établie et sa dynamique retrouvée."

Michel Janva

1er tour : réaction de Christine Boutin

Sur son blog :

Le fait qu’ils aient donné à Nicolas Sarkozy la victoire au premier tour montre également qu’ils sont plus que sensibles à sa volonté de rompre avec les principes de mai 1968, et de faire entrer de plain pied notre pays dans la modernité qui commence.

Henri Védas

PS : Jusqu’à présent, le parti de Mme Boutin répondait avec exaspération aux catholiques qui s’étonnaient de son soutien à un candidat pro-avortement. Mais dans ce post de la semaine dernière, Christine Boutin répond implicitement en reconnaissant avoir choisi "la route oblique" pour "diminuer l’intensité du mal" – on l’approuve ou non, mais la candeur est rafraîchissante.

Comment ont voté les catholiques ?

Selon un sondage CSA, les catholiques "réguliers" (allant à la messe au moins une fois par mois) ont voté à 45% pour Nicolas Sarkozy, 20% pour François Bayrou, 11% pour Ségolène Royal, 8% pour Jean-Marie Le Pen, 7% pour Philippe de Villiers… 4% pour Arlette Laguiller, 3% pour Marie-Georges Buffet et 2% pour Olivier Besancenot.

MJ (merci à S.)

Les points non négociables et leurs préalables, selon Daoudal

Lu sur son blog :

"Les trois «points non négociables» [comportent] deux préalables qui sont des conditions sine qua non. Le premier préalable est ce qui fonde la légitimité des «points non négociables». […] Au cœur de l’encyclique Evangelium vitae [§70, NDMJ], il n’y a pas trois points non négociables, mais ceci :

"Fondamentalement, [la démocratie] est un «système» et, comme tel, un instrument et non pas une fin. Son caractère «moral» n’est pas automatique, mais dépend de la conformité à la loi morale, à laquelle la démocratie doit être soumise comme tout comportement humain : il dépend donc de la moralité des fins poursuivies et des moyens utilisés. […]"

La première condition du vote n’est donc pas le respect des «points non négociables» […] mais la conscience du candidat que la démocratie doit respecter des valeurs qui lui sont supérieures. […]

Le second préalable est directement politique. Pour que les «points non négociables» s’inscrivent dans les lois et dans les faits, il est absolument nécessaire qu’il y ait un Etat souverain. Il s’agit politiquement d’une condition première. Avant même de savoir si un candidat respecte ou non, ou dans quelle mesure, les «points non négociables», il faut savoir s’il veut maintenir et rétablir la souveraineté nationale. Car si ce n’est pas le cas, il est inutile d’aller plus loin. Surtout dans la situation actuelle, où la construction européenne jette les nations dans les bras d’un pouvoir supranational de plus en plus tentaculaire qui est, de façon volontariste et arrogante, au service de la culture de mort."

Cela peut paraître évident, mais cela va mieux en le disant : les candidats les plus en phase avec les points non-négociables étaient justement ceux qui reconnaissent une morale supérieure à l’Etat et qui souhaitent rétablir la souveraineté de l’Etat.

Michel Janva

Yves Daoudal après le 1er tour : “fascinant” et “ahurissant”

Sur son blog :

Selon un sondage, ceux qui ont voté Sarkozy avaient pour première préoccupation l’immigration. C’est ahurissant. Sarkozy a été pendant des années le ministre de l’immigration. Ministre d’Etat. Donc avec les pouvoirs les plus étendus. […]

Ce qui est fascinant, sur un plan plus fondamental, c’est d’être témoin du caractère inexorable de la décadence. On a vu dans l’histoire de nombreuses décadences de peuples et de civilisations. C’est une constante que rien ne semble jamais pouvoir contrarier le mouvement qui conduit à l’abîme. Il peut y avoir des soubresauts, il peut y avoir des rémissions, mais le mouvement continue, jusqu’à la chute finale et l’émergence, dans des crises redoutables, d’autre chose.

Henri Védas

Les blogueurs dans la campagne

Selon Le Monde :

"les blogueurs, encartés ou sympathisants, sont d’ores et déjà les grands gagnants de cette élection présidentielle. […] Faute de jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin, les blogs auront donné un rôle participatif à ces milliers de citoyens soucieux d’avoir leur mot à dire en marge des communiqués officiels et de la langue de bois des plateaux et studios.

Mobilisé sur les blogs ou dans les forums, le militant moderne n’exerce plus seulement une fonction de relais de la propagande. Il complète librement les argumentaires de campagne, il lance des offensives, participe au "buzz", s’engage dans d’interminables fils de discussion. […] [L]e cybermilitant n’est plus seulement le fantassin d’une armée en campagne, c’est aussi un éditorialiste et un décrypteur de médias. Il décortique les mots de la politique, se défie des images et des discours, manie la rumeur en expert. […] Et si c’était justement le temps politique et médiatique que cette blogosphère militante était parvenue à bousculer ?"

Michel Janva

L’avortement à Mexico

La ville de Mexico devait légaliser l’avortement demain, malgré l’opposition de l’Eglise et de la droite catholique (PAN), pour faire du Mexique le deuxième pays d’Amérique latine après Cuba. Le texte de loi, qui sera soumis au vote mardi et qui ne concerne que la capitale mexicaine, a suscité à Mexico une forte mobilisation des militants pro-vie.

La campagne anti-avortement a été intense dans un pays où les catholiques représentent 93% de la population. Des associations religieuses ont harcelé les députés de l’Assemblée de la ville de Mexico. L’évêque du Chiapas, Felipe Arizmendi, a traité les législateurs à l’origine du texte d’"hitlériens" :

"je réprouve catégoriquement l’arrêt de mort que l’ont veut légaliser dans le District fédéral".

L’Eglise veut rassembler les 36000 signatures nécessaires pour convoquer un référendum, mais la mairie de Mexico a rejeté catégoriquement l’idée d’une consultation sur l’avortement.

La loi légalisera l’avortement dans les 12 premières semaines de gestation. Jusqu’ici, l’avortement était autorisé en cas de viol, malformation du foetus ou de danger pour la santé de la mère.

Michel Janva

Communiqué de Gaylib

Le mouvement associé à l’UMP :

"Plus que jamais, les droits des gays et des lesbiennes font partie du nouveau rêve français de Nicolas Sarkozy : une France où chacun aura sa place, où chaque individu pourra exprimer le meilleur de lui-même en sachant que la République veillera à faire respecter pour chacun sa dignité d’homme ou de femme."

Michel Janva

Jeanne Smits sur le “vote inutile”

Toujours dans Présent de demain :

[E]n croyant voter utile, [les électeurs de droite] de Sarkozy – le véritable casseur de l’électorat de Le Pen et de Villiers – ont de fait voté inutile. Ils ont mis face à face, capitulant d’avance devant le pouvoir des médias et la dictature du relativisme, deux candidats complices, en leurs personnes et par leurs partis, de la dislocation de la France dans l’Europe mondialiste. Ils ont désigné des concurrents qui se disputent le petit reste de pouvoir laissé au chef de l’Etat d’un pays dont 80% des règles, des normes et des lois lui arrivent d’ailleurs.

HV

1er tour de la présidentielle : l’analyse de Jean Madiran

Il est en accès libre sur le site de Présent : comme d’habitude, beaucoup, beaucoup de choses en peu de lignes. Et une conclusion intriguée :

Les discours électoraux se concluent ordinairement par le cliché : « Vive la République, vive la France ! » […] Dimanche soir, nous avons entendu Sarkozy le modifier, et ce n‘était pas la première fois. Il a dit : « Vive la République (un temps) et par-dessus tout vive la France ! » Ce n’est pas suffisant pour nous convaincre qu’il serait devenu nationaliste. Il y faudrait bien autre chose. Mais pour le moment, c’est au moins une curiosité.

HV

Plunkett sur le second tour

Sur son blog ce matin :

Les deux adversaires ont besoin, l’un et l’autre, des voix de Bayrou. Mais on sait que Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont interchangeables sur le plan des questions essentielles : les points « non négociables » indiqués par le pape. Aux yeux des catholiques qui prennent au sérieux la parole de leur Eglise, le second tour ne change rien.

Interchangeables ? C’est en tout cas une des questions qui se pose aux catholiques entre ces deux tours.

Henri Védas

Présidentielle et médias

L’analyse de Polémia (écrite avant le 1er tour):

Quel que soit le choix des Français, l’élu sera prisonnier de son mode d’élection de [la] « staracadémisation de la politique française » […]

[A]vec la tyrannie médiatique, l’institution clé de la Ve République – l’élection du président au suffrage universel – est devenue un élément majeur d’américanisation de la politique française.

Henri Védas

L’objection de conscience : politique du pire ?

Dans L’Homme Nouveau (pdf), Thibaud Collin récuse l’interprétation développée par François de Lacoste Lareymondie de la Note concernant l’engagement des catholiques en politique :

"[L]es chrétiens sont invités à assumer leur responsabilité en cessant toute compromission avec des programmes politiques transgressant les principes éthiques, fondements de la communauté politique. Mais dans une situation où tous les candidats en présence aggravent la situation, ne faut-il pas finalement voter pour le moins mauvais ? […]

Pour éviter de tomber dans «la tentation de l’exil intérieur», François de Lacoste Lareymondie considère que la Note non seulement n’empêche pas mais oblige les citoyens catholiques à rechercher le bien commun de leur patrie, fût-ce par un vote portant sur le moins mauvais des programmes. […] [Il] soutient donc résolument que ce texte magistériel ne peut être compris comme légitimant un retrait du vote de la part des catholiques. La raison invoquée est qu’une telle attitude serait non seulement stérile mais contreproductive puisqu’elle condamnerait les catholiques à l’insignifiance politique […]

L’enjeu ultime est donc de savoir ce que l’on entend par politique et, de là, la manière adéquate pour un catholique d’agir politiquement dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui […] On comprend par là que le vote n’est pas l’alpha et l’oméga de l’engagement des chrétiens dans la cité. La Note n’est donc pas contradictoire lorsqu’elle exhorte les catholiques à s’engager résolument pour le bien commun de leur patrie et parfois à ne pas voter afin de ne pas coopérer formellement à l’aggravation de la situation morale."

Michel Janva

Revue de blogs

Vox Galliae : "il s’agit d’une lourde défaite, cruelle, pour la droite nationale" mais "[ses] idées font école";

E-Deo commente le score de Villiers;

Le Conservateur : un échec "sur deux plans" pour la "droite nationale" (électoral et idéologique);

Gérard Gachet : la stratégie de Sarkozy "visant à "décomplexer la droite" était la bonne."

HV

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