Mgr de Moulins-Beaufort et l’immigration
Suite à un problème technique jeudi et vendredi, certains articles ont disparus du Salon beige, parmi lesquels l’analyse de Jean-Pierre Maugendre sur les propos de Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France sur l’immigration. Le revoilà :
L’entretien de Pâques, sur la chaîne KTO, de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, a été l’occasion pour le Président de la Conférence des Evêques de France d’aborder la question, sensible, de l’immigration. Les lieux communs se succèdent :
« Le phénomène de l’immigration ne va pas s’arrêter (…) à cause des changements climatiques (…) Comment est-ce qu’on accueille, qu’on aide à l’intégration ? (…) Accueillir de la manière la plus juste, la plus efficace (…) Bâtir une société forte, solide, fraternelle, apaisée, unie (…) Ceux qui se bercent d’illusion sont ceux qui essayent de nous faire croire qu’on peut arrêter ce phénomène, etc. »
Prêcher Jésus-Christ ressuscité ?
On peut d’abord se demander si le jour de Pâques est un moment bien adéquat pour aborder ces questions politiques, particulièrement clivantes. À la manière de la marquise de Sévigné nous aurions aimé pouvoir écrire :
« Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, (…) la plus rare : en ce saint jour de Pâques monseigneur l’archevêque de Reims nous a prêché Jésus-Christ. Rejetant les sollicitations des folliculaires il n’a traité que de Jésus. Jésus-Christ crucifié, mort et ressuscité pour nos péchés. Quelle surprise ! Quel ravissement ! »
De nouveaux dogmes ou de nouvelles prophéties ?
Il est d’abord surprenant d’observer qu’en ces temps de confusion générale et de négation, ou d’estompement, des vérités de la foi les plus élémentaires il reste des vérités qui ne se discutent pas : « Le phénomène de l’immigration ne va pas s’arrêter. » Qu’en sait le bon archevêque de Reims ? Il semble ainsi acquis à un inéluctable sens de l’histoire. L’immigration serait comme le courant de flot : un flux irrésistible contre lequel on ne pourrait rien faire. Or il n’existe pas de sens de l’histoire.
« Il n’y a pas de sens de l’Histoire, il n’y a pas de vent de l’Histoire, car ce qui fait l’Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne, qui est vérifiée par tous les faits historiques, c’est la volonté des hommes, c’est l’intelligence des hommes, ce sont leurs passions bonnes ou mauvaises. » Colonel Jean-Marie Bastien-Thiry.
En d’autres temps, lors des guerres médiques le bon apôtre eut sans doute prophétisé : « Le flot de l’invasion perse ne va pas s’arrêter. » À la décharge de monseigneur de Reims nous cherchons vainement parmi notre personnel politique les dignes héritiers de Léonidas ou Thémistocle. On serait plutôt dans le registre : les pieds-nickelés font de la politique.
L’Église qui n’est plus dans les domaines de la foi et de la morale « Mater et magistra », mère et maîtresse de vérité, mais simplement « experte en humanité » (Paul VI) nous livre son oracle : « C’est de la faute du réchauffement climatique. » Notons que nous avons échappé au pire, car certains « frères évêques » n’auraient pu s’empêcher, à la suite de Laudato Si, de nous prêcher ici la nécessaire « conversion écologique ». Il n’en reste pas moins que si le réchauffement climatique est un fait il reste à démontrer qu’il s’agisse obligatoirement d’un méfait. Les peuples industrieux ont toujours su relever les défis que leur lançait la nature. Confrontés à une nature hostile – « La moitié de ce pays est en eau ou en terres qui ne peuvent rien produire » (Uztariz) – les Pays-Bas s’imposèrent au XVIIe siècle comme la première puissance économique du monde. Nous voyons, en fait, surgir une version actualisée de la théorie des climats de Montesquieu : plus le climat se réchauffe, plus les conditions de vie deviennent insupportables, plus la misère croît, poussant les populations à l’exil. La réalité est que plus que le climat ce sont les systèmes sociaux, les organisations politiques, les modes de vie et les croyances qui influent sur la prospérité ou la misère des nations.
De nombreuses questions sans réponses
Sans transition Mgr de moulins-Beaufort en arrive à la nécessité impérieuse, à l’impératif catégorique kantien, « d’accueillir » et « d’intégrer ». Beaucoup de questions demeurent en suspens : Existe-t-il des limites aux capacités d’accueil des pays hôtes ? Y a-t-il des conditions à poser aux futurs arrivants ? Que faire de ceux qui ne souhaitent pas s’intégrer ? Comment concilier ces appels à l’accueil universel avec les réticences de nombreux évêques à accueillir des prêtres « étrangers à la culture du diocèse » qu’ils soient français originaires d’autres régions ou… africains ? L’arrivée de migrants issus de civilisations radicalement différentes de la nôtre pose-t-elle des difficultés particulières ? Le désir de « changer de vie » comme l’affirmait Emmanuel Abayisenga, l’incendiaire rwandais de la cathédrale de Nantes et aussi meurtrier du père Olivier Maire, suffit-il à créer un droit à l’immigration ? Existe-t-il un droit à la continuité historique des peuples des pays d’accueil ? « Bâtir une société unie ». Certes ! Mais unie par quoi ? Le partage en commun d’une éventuelle commune prospérité matérielle selon le célèbre adage de Fénelon : « La patrie d’un cochon, se trouve partout où il y a un gland » ?
Des vérités bien oubliées
En d’autres temps, avant un certain Concile, on peut penser que d’autres évêques s’il avaient jugé utile de traiter de l’immigration le saint jour de Pâques auraient eu à cœur de rappeler plusieurs vérités bien oubliées.
D’abord la France n’est pas qu’un pays de cocagne. Elle est, avec la Chine, la plus ancienne nation du monde. Un pays, fruit d’une histoire plus que millénaire, profondément imprégné de l’héritage de ce que Jean-Marie Paupert appelait les mères-patries : « Athènes. Rome. Jérusalem ». Devenir français c’est faire sien cet héritage. Le respect du pays d’accueil est le préalable indispensable à toute vie commune paisible, voire harmonieuse : « À Rome fait comme lesRomains ».
Les Français d’aujourd’hui n’ont aucune dette vis-à-vis des populations qui les rejoignent maintenant. Ce n’est pas la faute de la France, ni des Français si : « Soixante ans après la décolonisation le PIB par habitant de nos ex-colonies africaines est inférieur à celui qu’il était au moment de leur indépendance. » Bernard Lugan. « Dieu pardonne toujours, l’homme parfois, la nature jamais. » C’est la loi de la vie que les zones prospères de basse pression démographique soient la proie des populations issues des zones pauvres de haute pression démographique. L’esprit de jouissance, et l’effondrement démographique qui en est la conséquence, l’ayant emporté sur l’esprit de sacrifice, est peut-être venue l’heure du châtiment de Dieu sur un peuple qui l’a depuis trop longtemps rejeté ?
« Quand Notre-Seigneur ne règne pas par les bienfaits attachés à sa présence, Il règne néanmoins par les calamités inséparables de son absence. » (Cardinal Pie)
Jean-Pierre Maugendre
Tous les candidats viennent en pèlerinage électoral au Mont !
France catholique consacre un dossier à l’archange saint Michel. Extrait :

Euthanasie : droit de mourir ou permis de tuer ?
Le 3 avril, recevant les conclusions de la Convention citoyenne sur la fin de vie, le Président de la République a promis un texte de loi “avant l’été” et demandé au gouvernement de mener un “travail de co-construction”.
Les Eveilleurs mettent à disposition l’intégralité de la table-ronde qu’ils ont consacrée le 20 mars dernier à cette question, désormais au cœur du débat public.
Une soignante, Elisabeth de Courrèges, un philosophe, Damien Le Guay, et un politique, Jean-Frédéric Poisson, reviennent pour vous sur la complexité de ces enjeux, réhabilitent la dignité de chaque homme et tracent des pistes d’alternatives pour sortir de l’idéologie d’un débat qui ne peut être tranché d’avance.
Pour soutenir les Eveilleurs, c’est ici.
6e centenaire de Jeanne d’Arc et ostensions de saint Martial
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Dans le cadre des célébrations du 6e centenaire de sainte Jeanne d’Arc, l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc vous invite à participer ce week end aux ostensions de saint Martial à Limoges ou à une retraite au sanctuaire de Notre Dame de Bermont.
Cette tradition religieuse très ancienne, qui a lieu tous les 7 ans, consiste à vénérer le corps de Saint Martial, apôtre, selon le décret du pape Pie IX (18 mai 1854), premier évêque de Limoges. Elle est aujourd’hui inscrite par l’UNESCO au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité.
Pourquoi mettre les ostensions de Limoges au menu des célébrations du 6ème centenaire de sainte Jeanne d’Arc ?
Parce qu’il y a 600 ans, en 1423, tandis que la France agonisait sous l’épreuve de l’invasion et de la guerre civile, Barthélémy, alors abbé de saint Martial à Limoges, annonçait une extraordinaire ostension de saint Martial prévue l’année suivante, du 10 avril au 8 juin 1424, pour appeler sur la France la miséricorde de Dieu. Or, c’est précisément en 1424, dans le temps de l’été, à la suite de cette ostension exceptionnelle, que Jeanne entendit pour la première fois la voix de saint Michel. Charles VII lui-même était venu quelques années plus tôt prier saint Martial à Limoges.
Pour en savoir plus sur toutes les célébrations du 6e centenaire de sainte Jeanne d’Arc et soutenir les projets ambitieux de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc : https://jeannedarc600.fr
Abandon de l’enfance par le Conseil d’Etat
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Décision irresponsable du juge des référés du Conseil d’Etat, Thomas Andrieu, qui maintient l’exposition publique du tableau représentant une scène pédopornographique, représentant de façon explicite et crue le viol d’un enfant.
Quand la société va-t-elle prendre au sérieux la protection des mineurs?
Cette décision, incompréhensible au regard de la loi et des objectifs affirmés de protection de l’enfance contre l’exposition à la pornographie, est révélatrice du malaise et du manque d’ambition qui caractérise la protection de l’enfance.
Elle est hélas dans la ligne de celles qui osaient encore, en 2017, 2018 ou 2019, affirmer qu’une fillette de 11 ou 13 ans pouvait être considérée comme consentante à un acte sexuel avec un majeur.
Dès lors qu’il s’agit de sexualité ou, ici, de la représentation de la sexualité, certains juges semblent paralysés et incapables de protéger l’enfance.
Il a fallu une loi de 2021 pour mettre fin aux errances des juges en matière de consentement prétendu d’un enfant à un acte sexuel avec un mineur de 15 ans.
En ce qui concerna la diffusion d’une scène de pédocriminalité, la loi existe déjà: c’est le code pénal qui sanctionne la diffusion de la représentation pornographique impliquant un mineur (art. 227-23), ainsi que le fait de diffuser un contenu pornographique accessible à la vue des mineurs (article 227-24 du code pénal).
Le Conseil d’Etat a rendu aujourd’hui une décision inexplicable, en contradiction totale avec la teneur de l’audience.
Le Conseil d’Etat ose affirmer qu’ “aucun mineur visitant seul l’exposition n’a été signalé et qu’aucun incident né de la présence d’un mineur devant le tableau en cause n’a été recensé” : outre le fait que ce constat est faux, est-il vraiment nécessaire d’attendre que les dégâts de l’exposition de ce type de scènes pédopornographiques soient constatés pour agir?
De la même manière qu’il a fallu des livres comme ceux de Vanessa Springora ou Camille Kouchner pour que la société, enfin, admette les dégâts de la pédophilie sur des enfants, le Conseil d’Etat veut-il donc attendre des témoignages de vies dévastées pour prendre la mesure de l’enjeu de la protection de l’enfance?
Tristesse, gâchis et honte. Voilà les mots qui viennent à l’esprit à la lecture de cette décision incompéhensible.
Nous sommes fiers de pouvoir dire aux enfants que nous ne baisserons pas les bras et qu’ils peuvent compter sur nous pour défendre l’enfance envers et contre tout, y compris ce type de décisions iniques.
Un jour ou l’autre, la justice reprend ses droits mais que de dégâts et malheurs auraient pu être épargnés à de nombreux enfants.
Revivez le Grand Débat des Valeurs
Et pour vous en donner envie, voici le résumé de Tugdual Denis :
D’abord, un mot sur la forme: que la droite est belle. Que ce fut agréable de voir et d’entendre durant plusieurs heures sur la scène du Palais des sports, dans la salle, sous le dôme, des couleurs vives, des musiques entêtantes. De la lumière et du bruit. De l’humour et de la vie. Il en faut pour s’éveiller. L’esthétisme n’a rien d’un gadget ou d’un pis-aller, il relève de la discipline morale, puisque nous vous devons de ne pas nous laisser aller.
Hier jeudi, entre 19.00 et 23.00, ce sont une myriade d’instants rythmés, de débats physiques, de moments d’autodérision, de conversations de haute volée, auxquelles nous avons eu droit. Il n’y a aucune autosatisfaction dans cette assertion puisque nous étions, autant que vous, tributaires de la capacité des invités à donner. Ils l’ont fait au-delà de nos espérances.
Le 22 mars 2022 était nimbé de l’électricité des campagnes présidentielles, celle qui transforme les conférences en meeting, celle qui galvanise d’emblée les citoyens en militants, et qui transforme parfois la lucidité en mauvaise foi.
Hier, l’énergie était chimiquement pure. Désintéressée. Les intervenants sont venus sans agenda autre que leurs convictions. Il flottait une odeur d’authenticité et le public virevoltait entre applaudissements, réprobations, écoute active, dans une même et unique danse.
Il n’y a sans doute rien de plus faux et injuste qui a été dit, à propos de la deuxième édition du Grand débat des Valeurs, que la phrase prononcée par un conseiller de Marine Le Pen dans un article paru dans Le Monde le lendemain matin de la soirée: “C’était mon premier meeting de Zemmour. Franchement, ça ne donne pas envie.”
Commençons par la fin de cette citation de Renaud Labaye, citation d’autant plus déconcertante qu’elle émane d’un ancien cyrard intelligent. Le débat d’hier donnait envie, plus qu’envie, quand enfin François-Xavier Bellamy put parler à Manuel Valls de la signification, pour lui, du mouvement contre le mariage pour tous durant le quinquennat de François Hollande. Il s’agit-là d’une sortie courageuse de l’eurodéputé, car quoi qu’on pense du mariage gay, force est de constater que la droite a depuis copieusement abandonné toute forme de réflexion anthropologique sur le sujet. Une fois encore, ce n’est pas l’homosexualité qui est cause, mais notre capacité commune à pouvoir s’interroger sur nos choix de société. Du simple droit à le faire.
Cette soirée donnait encore envie quand Manuel Valls fut chahuté par François-Xavier Bellamy sur ses années au pouvoir. L’ancien Premier ministre proclama alors avec force son souci civilisationnel: « Avant tout programme politique, avant toute candidature qui l’incarne, il faut penser à défendre cette civilisation, cette culture et cette identité. »
Le débat appétissant ne s’arrête pas là: après avoir échangé de nombreux constats documentés sur l’état de notre biodiversité, Hugo Clément et Jordan Bardella en viennent à mêler accords et désaccords. L’écologie ne peut pas être que de gauche dénonce le second; elle doit être partout y compris dans un programme du Rassemblement national assez faible sur le sujet avance le premier. Voilà Bardella qui dénonce le catastrophisme et brosse le tableau d’une France bonne élève des émissions de CO2. Hugo Clément infirme. “Moins de Sandrine Rousseau et plus d’Hugo Clément” dira Bardella prenant son contradicteur à revers. Le journaliste engagé termine l’échange par une pirouette pimentée: sa venue ce soir était conditionnée à un don à la fondation Brigitte Bardot. Les spectateurs ont donc financé une association qui lutte contre la chasse et la corrida. La salle vit, les joueurs joutent.
Les fins de soirées sont déprimantes sauf quand Charles Consigny et Stanislas Rigault décident de s’occuper de la musique. Consigny, avocat Les Républicains adepte de la provocation charge Zemmour comme à la parade: vision falsifiée de l’Histoire, thèmes de sa campagne hors-sujet pour les Français. Le jeune zemmourien Rigault ne s’en laisse pas compter: “Les LR, vous êtes dans la merde” assène-t-il tout simplement lors d’un court laps de temps où Consigny reprend son souffle. Je vous assure que sur place pareille phrase n’avait rien de vulgaire et tout de drôle. A la régulière.
Venons-en au fond, à savoir la première partie de la phrase du conseiller de Marine Le Pen: “C’était mon premier meeting de Zemmour.” Alors, il y avait beaucoup de partisans d’Eric Zemmour dans la salle. Que nous remercions chaleureusement d’être venus. Il y avait beaucoup de partisans du Rassemblement national dans la salle. Que nous remercions chaleureusement d’être venus. Il y avait des fans de Charles Consigny lui-même. Charlotte d’Ornellas m’a d’ailleurs confié avoir entendu un improbable “Consigny président !” surgir des travées. Il y avait aussi des athées, des pratiquants, des abstentionnistes, des capricorne et des végétariens. Il y avait en réalité des gens qui se ressemblent en de nombreux points: des gens capables d’applaudir Hugo Clément quand il fait remarquer que nous n’avons plus besoin de laver nos pare-brise depuis que la population des insectes s’est écroulée, d’apostropher un ancien Premier ministre puis de lui acheter son livre, des gens qui ont voté Eric Zemmour à la présidentielle et qui encouragent bruyamment Jordan Bardella. Des électeurs de Valérie Pécresse qui trouvent que Charles Consigny ne manque pas de toupet, des électeurs de Marine Le Pen qui reconnaissent à François-Xavier Bellamy un talent dont ils auraient aimé être dotés.
En réalité, il y avait des gens curieux. Des gens qui ont faim et qui ont soif. C’est cela, la leçon politique du Grand débat des Valeurs. Si un couple vient de Poitiers un jour de grève, comme j’en ai croisé un à la sortie, c’est parce qu’il veut comprendre dans quel monde on vit, confronter son ressenti à la parole d’un décideur public. Sans doute veut-il trouver, pour paraphraser Emmanuel Macron, “un chemin d’avenir” pour la droite, et pour la France. Alors Zemmour, Le Pen, Bardella, ce sont des étiquettes, qui ne viennent que se surajouter à la vraie vie des vraies préoccupations des vrais gens. Cette salle était joyeuse et diverse, polie et chercheuse. Elle regarde, elle réfléchit, elle s’exprime, elle doute, elle s’amuse, et personne ne pourra lui voler sa soirée.
Une statue monumentale du Christ inaugurée au Mexique
Le “Christ de la Paix” a été inauguré à Tabasco. Cette sculpture est la plus grande du Mexique.
Miguel Romo, l’artiste qui a créé la statue, a déclaré qu’il avait fallu plus de deux ans pour la réaliser :
“Si vous regardez, le visage est très bien fait. La statue du Christ Rédempteur au Brésil est très belle, mais elle est un peu géométrique, avec ses mains, son visage et tout le reste. Ce n’est pas mon cas. J’ai tendance à être très réaliste, et c’est très difficile à cette échelle ; à petite échelle, c’est très facile, mais à cette échelle, c’est très difficile”.
L’image a été réalisée avec de l’acier et différents types de polymères. À l’intérieur de la sculpture, il y a un escalier et quatre paliers ainsi que des points de vue pour les visiteurs.
La sculpture a été baptisée “Christ de la paix” parce qu’après son inauguration, ses promoteurs souhaitent que les habitants de Zacatecas, un État en proie à la violence du crime organisé, retrouvent la tranquillité.
Néanmoins, la plus grande statue reste celle érigée en Pologne (36m).
L’argent du fonds Marianne, créé après l’assassinat de Samuel Paty, utilisé à des fins partisanes
Plusieurs enquêtes journalistiques décrivent une gestion opaque de l’argent du fonds Marianne, créé en 2021 par Marlène Schiappa, alors ministre déléguée à la Citoyenneté, après l’assassinat de Samuel Paty, décapité pour avoir montré en cours les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo.
Le « fonds Marianne pour la République » de 2,5 millions d’euros, visait à
« financer des personnes et associations qui vont porter des discours pour promouvoir les valeurs de la République et pour lutter contre les discours séparatistes notamment sur les réseaux sociaux et plateformes en ligne ».
Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), dirigé par le préfet Christian Gravel, lance alors un appel à projets pour « soutenir des actions en ligne, à portée nationale, destinées aux jeunes de 12 à 25 ans exposés aux idéologies séparatistes qui fracturent la cohésion sociale et abîment la citoyenneté ». Le 7 juin 2021, un communiqué du CIPDR indique que 71 candidatures ont été déposées, que 47 répondaient aux critères d’éligibilité et que 17 ont été retenus « pour un montant global de 2 017 600 euros ».
Mediapart parle d’une association : « Reconstruire le commun » qui a reçu 330 000 euros, ce qui en fait le deuxième bénéficiaire du fonds. La nature de vidéos diffusées en pleine campagne électorale sur une chaîne YouTube est en cause. Parmi les thèmes abordés : « l’islamo gauchisme », Sandrine Rousseau et la culture woke, le « discours de Rokhaya Diallo sur le privilège blanc »…
@sandrousseau et @RokhayaDiallo sont citées dans l'article. Mais élément encore plus grave, en pleine campagne présidentielle, @MarleneSchiappa a financé par ce fonds une chaîne youtube dont l'une des émissions attaque vivement @Anne_Hidalgo à base de 15 mins de fake-news ⤵️ https://t.co/lOuYHTunfN pic.twitter.com/4FdP7Wx2KK
— #️⃣TeamPS (@AvecLePS) April 12, 2023
Dans un communiqué publié le 7 avril, le secrétariat d’État chargé de l’Économie sociale et solidaire et de la vie associative, dirigé aujourd’hui par Marlène Schiappa, indique que « seize des dix-sept associations lauréates justifient de leur bonne utilisation » et « des mesures ont été prises vis-à-vis de la seule structure qui n’a pas donné satisfaction ».
Cité comme étant proche de l’association « Reconstruire le commun », le mouvement du Printemps Républicain, fondé par Laurent Bouvet et Gilles Clavreul, et présidé par Amine El Khatmi, « dément tout lien » et précise, dans un communiqué en date du 12 avril, n’avoir été « en aucune manière associé, ni même informé de près ou de loin, des modalités d’attribution de ce fonds et de ses bénéficiaires ».
La secrétaire d’État à la Citoyenneté, Sonia Backès, a indiqué avoir saisi l’inspection générale de l’administration (IGA) d’un audit sur la gestion du fonds Marianne. Le président du CIPDR, Christian Gravel, a aussi saisi le parquet de Paris.
Les Evangéliques défendent devant l’ONU la liberté de religion… en France
Le Conseil National des Evangéliques de France a présente à l’ONU un texte sur la liberté de religion en France, dans le cadre de l’examen périodique universel de la France à l’ONU en 2023. Cette initiative est portée d’une voix commune avec l’Alliance Évangélique Mondiale, l’Alliance Évangélique Européenne, le Conseil National des Evangéliques de France ainsi que la Fédération européenne des églises baptistes. Extrait de l’introduction :
- Depuis 2017, la situation française a été marquée par une volonté du gouvernement français de légiférer pour renforcer l’encadrement des associations exerçant le culte en France dans le cadre de la “lutte contre les séparatismes”, suite aux menaces et attentats liées au terrorisme islamiste. La loi du 24 août 2021 renforçant le respect des principes de la République a ainsi modifié substantiellement le régime des cultes en France, avec un passage vers une “laïcité de surveillance” des cultes qui pourrait atteindre à la liberté de religion, si ces conditions d’application étouffent les associations religieuses par des contraintes trop lourdes.
- Marquée par la pandémie de Covid-19, dès mars 2020, la France a connu l’état d’urgence sanitaire dans lequel la place de la liberté de culte a dû être défendue, contre des mesures gouvernementales, devant le Conseil d’Etat afin que les rassemblements cultuels puissent se tenir sous un protocole adapté et proportionné.
- L’accroissement des actes antireligieux, y compris dans le discours de haine ou stigmatisation est un fait inquiétant, nourri par l’idée que les cultes ou les religions seraient sources de dangers plus que de bienfaits pour la République. La lutte contre les actes antireligieux reste d’actualité.
- La liberté de religion semble rester le parent pauvre dans les politiques liées à la jeunesse, qu’il s’agisse de la mise en place du Service national universel ou de l’enseignement du fait religieux à l’école.
- Enfin, le pluralisme de convictions, notamment religieuses, semble menacé en France par une forme de culture dominante dans laquelle l’expression d’opinions minoritaires devient de moins en moins accepté ou possible.
- Dans ce domaine, il convient de restaurer un pluralisme d’opinions à la hauteur du projet démocratique français.
Chronique des cinglés (avec ou sans cheveux)
Le député Olivier Serva (ex LREM passé à LIOT) va déposer une proposition de loi qui vise à
reconnaitre et à sanctionner toute discrimination tenant à la coupe, la couleur, la longueur ou la texture des cheveux d’un individu.
En effet, ces discriminations, pour l’heure non reconnues explicitement, sont malheureusement fréquentes, notamment en milieu scolaire ou professionnel. Pourtant dans la majorité des cas, la façon dont sont portés les cheveux ne relève en rien d’une exigence essentielle et déterminante propre à l’exercice des fonctions de l’individu discriminé. Ces personnes sont donc contraintes de modifier, parfois au détriment même de leur santé – utilisation de produits défrisants ou colorants – leur nature capillaire.
On apprend que cette démarche est issue du ‘modèle’ états-unien’, qui prohibe ces pratiques à travers le Crow Act.
Pilule abortive : presque interdite aux Etats-Unis, presque introuvable en France
Le 12 avril, la cinquième Cour d’appel fédérale, basée à la Nouvelle Orléans, a suspendu, avec deux voix contre une, une partie de l’ordonnance prise le 7 avril par le juge de district Matthew Kacsmaryk à Amarillo, au Texas. Une décision qui fait suite à la demande de suspension d’urgence faite par l’administration Biden et le fabricant de mifépristone, Danco Laboratories.
Pour l’instant, l’approbation initiale de la mifépristone par la FDA en 2000 reste en vigueur. La contestation de cette autorisation de mise sur le marché ayant été déposée trop tard. En revanche, les mesures prises en 2016 pour assouplir la prescription et la distribution de la pilule abortive, sont suspendues. Désormais, toute femme qui souhaite obtenir la pilule abortive devra se rendre en personne chez un médecin. La mifépristone ne sera plus distribuée par courrier. De plus, elle ne pourra être prescrite que jusqu’à sept semaines de grossesse et non dix comme cela était possible depuis 2016.
Ce sursis d’urgence doit rester en vigueur jusqu’à ce que l’appel de l’administration Biden contre l’ordonnance de Kacsmaryk soit examiné de manière plus complète. L’administration Biden ainsi que les groupes pro-vie pourraient porter l’affaire devant la Cour suprême. Cette dernière pourrait intervenir sur le sujet dès aujourd’hui.
Dans le même temps, on apprend que depuis des semaines, des problèmes de disponibilité du misoprostol, une molécule utilisée pour les avortements médicamenteux, sont signalés. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé indiquait le 5 mars dernier sur son site une remise à disposition de ce médicament à partir du vendredi 23 septembre 2022. Le jeudi 13 avril, l’agence a effectué une modification sur son site indiquant la date « prévue de remise à disposition » fin avril.
Le misoprostol est un abortif sous brevet. Sa production, liée à un monopole, est concentrée sur un unique site. En cas de problème industriel, comme une impureté, cela ralentit voire arrête la fabrication.
En mai 2020, le Haut Conseil à l’égalité Hommes-Femmes alertait sur les problèmes de disponibilités de plusieurs contraceptifs et des deux médicaments utilisés pour des avortements médicamenteux, dont le misoprostol. En juillet dernier, ces pénuries étaient aussi au centre des alertes lancées par des collectifs féministes.
Etat d’urgence migratoire : bientôt en France ?
Le gouvernement italien de Giorgia Meloni a décidé six mois d’état d’urgence pour faire face à la soudaine arrivée d’immigrés depuis l’Afrique du nord.
Lors du week-end de Pâques, 3 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes. Depuis le début de l’année, 31 192 migrants sont arrivés par la mer dans le pays, près de quatre fois plus que l’année précédente.
Au cours des derniers mois, c’est de Tunisie que sont partis le plus grand nombre de migrants empruntant la route maritime centrale de Méditerranée, devant la Libye, pendant longtemps premier point de départ.
Le ministre de la Mer et de la Protection civile Nello Musumeci a affirmé que la soudaine remontée des arrivées de migrants mettait les infrastructures italiennes en « urgence absolue ». Nous parlons là d’un phénomène jamais observé par le passé
, a-t-il estimé, appelant à une intervention de l’Union européenne.
L’état d’urgence prévoit une accélération des procédures d’expulsion, ainsi qu’une aide de 5 millions d’euros destinée notamment à la mise en place de lieux d’accueil dans les régions du sud du pays les plus concernées par les arrivées.
C’est dans ce contexte qu’on ne comprend pas bien la déclaration de Marine Le Pen :
France et Italie. Marine Le Pen @MLP_officiel déclare à la Repubblica @repubblica : "Je préfère Salvini à Meloni. Elle est avec l’OTAN, moi non." et "Je ne suis pas la sœur jumelle de Meloni." :https://t.co/8hDjW06Lq7 pic.twitter.com/P4nSoqh8Vq
— Lionel Baland (@LionelBaland) April 13, 2023
I-Média – Macron en Chine : l’ère de la disgrâce
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur la visite d’Emmanuel Macron auprès de son homologue chinois Xi Jinping.
Puis pour le dossier du jour se penche sur le reportage d’Envoyé Spécial : “Immigration : la bataille de Callac”, et les mensonges à la pelle de l’équipe d’Elise Lucet.
Et puis il sera temps de passer aux pastilles de l’information !
Sans oublier en conclusion, un Portrait piquant d’Edwy Plenel, le patron de Médiapart.
Messe et chapelet de réparation suite aux dégradations dans la basilique Sainte-Madeleine d’Angers
Monseigneur Emmanuel Delmas rencontrera les fidèles de la paroisse dimanche 23 avril au cours d’une messe de réparation qu’il célèbrera à la basilique Sainte-Madeleine.
Par ailleurs, un chapelet est organisé ce soir vendredi à 19h devant l’église.
Comment expliquer l’explosion du nombre de baptêmes d’adultes ?
Réponse du père Danziec sur Radio courtoisie :
Réforme des retraites : une souterraine convergence d’intérêts entre le pouvoir et les syndicats
Longuement interrogé dans Valeurs Actuelles, Patrick Buisson revient sur la séquence politico-médiatique de la réforme des retraites :
[…] Par la grâce du gouvernement dont le projet de réforme des retraites ne participait d’aucune urgence, une thématique de gauche aura entièrement vampirisé le débat durant trois mois. Moyennant quoi, l’intersyndicale a remis la main sur l’agitation sociale et enterré pour la seconde fois les “gilets jaunes” au grand soulagement d’un pouvoir auquel les débordements incontrôlés et incontrôlables des “dépossédés” avaient donné tant de sueurs froides voilà quatre ans. Le fleuve a regagné son lit. Il y a eu, dans ce théâtre d’ombres, une souterraine convergence d’intérêts entre le pouvoir et les syndicats. On a retrouvé, pour le plus grand confort de tous, l’immémorial jeu de rôles où le gouvernement a pu surjouer la fermeté et rallier le parti de l’ordre, tandis que les syndicats, après avoir retrouvé leur lustre et rempli leurs caisses, ont promis de “ne rien lâcher” avant de replier banderoles et calicots jusqu’à la prochaine. Tout le monde se frotte les mains. Ce mouvement, c’est un grand bond en arrière sur fond bistre et sépia, le grand moment muséal d’une exposition vintage à ciel ouvert.
Pour vous, le réveil de la gauche doit aussi beaucoup à Marine Le Pen…
Son recentrage idéologique sur le pouvoir d’achat pour escamoter la question identitaire favorable à Zemmour a été le moment décisif de la campagne présidentielle. Il a beaucoup contribué à réactiver le métabolisme de la gauche et à faire décoller la candidature Mélenchon, longtemps stagnante, au point que ce dernier a fini par la talonner à 400 000 voix près. De leur côté, les insoumis et la gauche ont tout intérêt à agiter la menace Le Pen car ils rêvent de l’affronter en 2027. Quoi qu’on en dise, la stratégie agonistique du leader de LFI, qui consiste à mettre en scène une forte conflictualité, s’avère toujours payante. Nous sommes donc repartis pour quatre ans de carnaval antifasciste à coups de sondages alarmistes et de prophéties autoréalisatrices. Situation d’autant plus absurde que Marine Le Pen est la dernière ou presque à brandir le fétiche archéo-marxiste de la lutte des classes et qu’elle est prête à toutes les braderies programmatiques pour prix d’une dédiabolisation chimérique dont seuls ses adversaires ont la clé. […]
Adhésion de la Turquie au programme du marché unique
Dénoncé par Jean-Lin Lacapelle, député français RN au Parlement européen :
En signant subrepticement, à distance et loin des regards, le 31 mars dernier, un accord d’adhésion de la Turquie au programme du marché unique, les technocrates bruxellois ont montré qu’en dépit de l’opposition farouche des peuples européens, ils sont prêts à entrainer ceux-ci à marche forcée vers l’adhésion de la Turquie islamiste d’Erdogan.
Déjà membre de l’union douanière en dépit de ses provocations et agressions contre plusieurs Etats membres de l’Union européenne, par cet accord, la Turquie bénéficiera d’instruments majeurs aux fins de rejoindre le marché unique.
En effet, Ankara bénéficiera d’aides pour ses PME, ses programmes d’innovation, qui viendront ainsi directement concurrencer, de manière déloyale, les entreprises des pays membres de l’UE.
Avec à la clé, scandale supplémentaire, une dotation de 4,2 milliards d’euros pour la période 2021-2027 !
Au moment où les peuples européens sont sommés de baisser la lumière et d’éteindre le chauffage !
Il est grand temps d’en finir avec cette Europe mondialiste et anti-démocratique, qui vise, à, travers l’adhésion de la Turquie contre la volonté de ses peuples, d’en finir avec la véritable civilisation européenne que nous défendons depuis plusieurs millénaires.
États-Unis : l’avortement interdit après six semaines de grossesse en Floride
Le parlement de Floride a adopté une nouvelle loi interdisant l’avortement après six semaines de grossesse. Approuvée à 70 voix pour et 40 contre par les élus de cet État du sud-est du pays, la loi doit être signée par le possible prétendant à la Maison-Blanche, Ron DeSantis, qui a déjà indiqué son intention de la promulguer.
L’entrée en vigueur de cette interdiction fera de la Floride l’un des États qui restreignent le plus l’avortement sans l’interdire.
Cette loi signe aussi une nouvelle victoire retentissante pour les opposants à l’avortement aux États-Unis. Les seules exceptions prises en compte par la loi de Floride sont celles d’un « risque grave » pour la santé de la femme ou d’une anomalie létale du fœtus, ainsi qu’en cas de viol ou d’inceste, dans la limite de 15 semaines de grossesse.
l’élue démocrate de Floride, Lindsay Cross, a réagi par l’intox habituelle, démentie par les faits :
« Cette loi interdit l’avortement légal, mais cela n’arrêtera pas l’avortement dans les faits. Les avortements seront simplement effectués en privé, sans supervision médicale et avec un risque accru pour la santé des femmes et leur bien-être physique et mental ».
Le Sénat vote pour plus d’autonomie aux chefs d’établissement scolaire
Alors que le ministre de l’éducation nationale souhaite forcer les établissements sous contrat à adopter la liberticide “mixité sociale”, la Fondation pour l’école se réjouit de l’adoption d’une proposition de loi par le Sénat :
Une proposition de loi pour une école de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité, présentée par les sénateurs Max Brisson et Bruno Retailleau vient d’être adoptée par le Sénat le 11 avril.
Prenant acte des résultats scolaires alarmants des élèves français et du récent rapport de la Cour des comptes (janvier 2023), cette proposition de loi contribuerait au renouveau éducatif que la Fondation pour l’école appelle de ses vœux depuis plus de 15 ans.
Avant tout, et c’est la proposition la plus importante, cette loi offrirait, dans le cadre d’un nouveau contrat et à titre expérimental pendant cinq ans, plus d’autonomie à l’école publique et une meilleure reconnaissance des responsabilités et prérogatives des chefs d’établissements, autorité hiérarchique. Autonomie et rôle déterminant du directeur sont d’ailleurs les clés de la réussite des écoles indépendantes (privées hors contrat). Ce contrat reposerait sur un projet éducatif personnalisé, adapté aux capacités et au rythme d’apprentissage de l’enfant.
D’autres propositions sont à signaler. Ainsi, pour limiter les fermetures de classes dans les zones rurales et particulièrement pour les communes de moins de 5 000 habitants, il est prévu que le conseil municipal sera consulté en cas de projet de fermeture de classe et qu’il pourra s’y opposer avec pour conséquence un moratoire de trois ans pour l’école.
Le Sénat a également prévu des améliorations au régime d’instruction en famille compte tenu des importants dysfonctionnements et traitements inéquitables constatés en pratique depuis la réforme de 2021 ayant supprimé cette liberté à laquelle Jules Ferry lui-même était pourtant si attaché. Il introduit notamment la possibilité, pour des parents souhaitant instruire leur enfant en famille, d’introduire une demande d’autorisation en cours d’année scolaire ; et crée un mécanisme d’autorisation tacite dans l’attente du traitement de la demande d’autorisation.
Le texte sénatorial aborde également la question de la formation des enseignants du premier degré en prévoyant la création d’ »écoles supérieures du professorat des écoles » pour former spécifiquement les enseignants du premier degré. La création d’instituts pertinents de formation des maîtres était une nécessité pour la Fondation pour l’école qui, de son côté, dès 2006, a créé l’Institut Libre de Formation des Maîtres (ILFM).
Enfin, les sénateurs ont souhaité également prolonger au-delà de l’année scolaire 2023-2024 et de pérenniser la possibilité pour les jardins d’enfants d’assurer l’instruction obligatoire des enfants de 3 à 6 ans. C’est là également une excellente initiative. La Fondation pour l’école agit depuis plus de 15 ans pour l’amélioration du système éducatif et n’a eu de cesse de défendre la liberté scolaire. La résolution de la crise éducative que traverse notre pays passe notamment et nécessairement par plus de liberté, de responsabilités et de prérogatives accordées à tous les directeurs d’école.
La Fondation pour l’école se félicite de l’adoption de cette proposition de loi par le Sénat.
Elle souhaite que l’Assemblée nationale puisse examiner et voter ce texte dans les meilleurs délais : il y a urgence éducative !
O comme Oecuménisme
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Hollande, malgré des efforts certainement louables, ne démontre pas une perspicacité remarquable [face aux attentats musulmans]. Nous en voulons pour preuve deux citations. La première correspond à une première référence faite à l’attentat de Saint-Etienne du Rouvray lorsque M. Hollande (dans le chapitre Voyager) évoque son premier contact avec le Pape François: « Quand en juillet 2016 le Père Hamel est assassiné, j’appelle le Pape François. Il tient à apporter à la France soutien et solidarité… Il appelle à l’apaisement, au dialogue, à la concorde. Il entend promouvoir l’œcuménisme dans un moment où tout peut se déchirer ». Nous nous avouons capable de quelque sarcasme à l’égard du Souverain pontife. Mais de là à croire que c’est lui qui parle d’œcuménisme à propos des relations entre catholiques et musulmans, il y a un pas que nous ne franchirons pas. D’autant plus que M. Hollande récidive quand il revient sur l’épisode un peu plus loin ): « Ce crime horrible perpétré sur un paisible curé peut aussi déclencher l’intolérance et même la vengeance. Il n’en sera rien. Des cérémonies œcuméniques auront lieu à l’église et à la mosquée de la ville » !
(Extrait de “Quand Flanby écrivait à propos des attentats terroristes” – Le 25 février 2022)
Le grand débat des Valeurs en direct
https://www.youtube.com/watch?v=siAuszfLhg0&ab_
Education sexuelle : l’école traumatise les enfants
Dans France catholique, Véronique Jacquier alerte sur l’éducation sexuelle à l’école :

La célèbre cire du Bénédit : un produit monastique et artisanal
Suivez-nous dans les Landes, à l’abbaye de Maylis ! Sa renommée vient en partie des produits fabriqués par les moines : la tisane dépurative ainsi que les cires pour parquets et meubles. C’est dans ce sanctuaire marial, où la communauté s’établit en 1946, que les bénédictins s’adonnent à la prière des heures sept fois par jour. Ils fabriquent en silence leurs produits, fidèles à la devise de saint Benoît « prie et travaille ». Parmi les cires proposées, on retrouve la fameuse cire du Bénédit, appréciée notamment pour son efficacité et pour son parfum boisé ! Restez attentifs ! En exclusivité, Divine Box vous raconte son histoire, ses usages et les bienfaits de ses ingrédients !
Un artisanat bien trouvé !
C’est tout naturellement que les moines se sont tournés vers la production de cire. En effet, la région des Landes était connue pour ses nombreux fabricants de cire. Et pour cause, la région était idéale ! Ils avaient directement accès aux ingrédients de qualité nécessaires à la fabrication de la cire, comme la térébenthine (essence de résine de pin) et la cire d’abeille. Beaucoup d’artisans ont malheureusement fait faillite dans les années 1980.
Si bien qu’à la fin des années 1990, un fabricant proposa à l’abbaye de Belloc de reprendre son matériel et son savoir-faire pour continuer à produire de la cire. Cependant, les moines de Belloc avaient déjà beaucoup de travail, et ils ont redirigé cette belle proposition à Maylis. Il faut savoir qu’à l’époque, les moines ne produisaient que la tisane de Maylis, c’était donc une aubaine pour la communauté qui, rappelons-le, doit vivre du travail de ses mains !
Dès 2001, les moines se sont mis à produire de la cire, et leur réputation les précède depuis. Le nom de cette cire provient du mot « bénédit », issu du gascon, et qui signifie « sacristain » !

Frère X dans l’atelier de fabrication des cires de Maylis © Abbaye de Maylis
Les ingrédients de la cire du Bénédit
La cire du Bénédit est constituée de quatre ingrédients naturels : la térébenthine de pin, la cire d’abeille, la cire de Carnauba, et une autre cire secrète. Cet assemblage simple et naturel assure une grande qualité de revêtement qui permet d’entretenir efficacement et durablement les meubles ! La térébenthine de pin est réputée pour ses vertus de protection et permet d’assouplir la cire. De son côté, la cire d’abeille va pénétrer et nourrir le bois grâce à sa texture molle. Enfin, la cire végétale de Carnauba protège le bois longtemps en déposant sur celui-ci un film protecteur.
Très appréciée par les ébénistes, cette cire permet de rendre vos meubles brillants tout en apportant une très belle finition, avec une bonne patine. Le petit plus de ce produit ? Son odeur délicate qui nous rend nostalgiques de l’époque de nos grands-parents !

Cire servant à la fabrication de la cire du Bénédit © Divine Box
Des utilisations diverses et variées
La cire du Bénédit est communément employée pour entretenir et protéger meubles, parquets passants et colombages intérieurs. Petite astuce : si votre meuble est neuf, ou que le bois qui le compose est très absorbant (comme le pin) il vous est recommandé de déposer en amont une à trois couches de bouche-pores (ou de cire du Père Fulgence, l’autre cire de l’abbaye de Maylis !), avant d’appliquer la cire du Bénédit. Cela permettra de protéger durablement le bois et de le nourrir intensément.
La cire revêt aussi d’autres utilisations : sur des carreaux en terre cuite, des cuirs ou encore des métaux (dans ces cas-là : il n’y a pas besoin d’appliquer de bouches-pores). C’est par ici pour tout connaître sur les conseils d’application et l’utilisation de la cire du Bénédit !

La cire du Bénédit entretient les meubles en bois © 4 pieds
Où trouver la cire du bénédit ?
Pour acheter la cire du Bénédit vous pouvez bien-sûr vous rendre directement à l’abbaye de Maylis et en profiter pour dire bonjour aux moines ! Voici leur adresse : abbaye de Maylis, 455 avenue de la Chalosse, 40250 Maylis. Mais si c’est trop loin pour vous, vous pouvez aussi acheter en ligne les produits (cires, tisanes…) de l’abbaye de Maylis directement sur la boutique monastique en ligne de Divine Box.
Le Bouddhisme occidental, une invention anti-chrétienne
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’affaire de la vidéo du Dalaï Lama demandant en public, et sous l’hilarité générale, à un petit garçon de lui sucer la langue est l’occasion de fouiller l’histoire de la réception du bouddhisme en occident. Le documentaire “Bouddhisme, la loi du silence” disponible sur Arte, diffusé en 2021, avait déjà fait grand bruit. “Abus sexuels, manipulations mentales et détournements de fonds : le bouddhisme tibétain est secoué par de graves scandales. Un récit fouillé qui lève le voile sur les dessous peu spirituels d’une religion vénérée en Europe.”
Pour comprendre l’importance du Bouddhisme depuis un siècle en Occident, il faut lire ou écouter la spécialiste Marion Dapsance, auteur notamment de “Qu’ont-ils fait du bouddhisme ? : une analyse sans concession du bouddhisme à l’occidentale”. Elle démontre avec brio que cette philosophie est un produit hybride de la sécularisation européenne.
Il faut aussi connaître l’étude menée par Marion Dapsance à propos de la très révérée exploratrice Louise Eugénie Alexandrine Marie David (1868-1969), qui s’est construit un personnage connu sous le nom d’Alexandra David-Neel, première européenne à atteindre le Tibet.
Hostile à toute forme de religion, matérialiste convaincue, elle approcha le bouddhisme dans le projet intellectuel de s’inventer un idéal suite à la perte de sa foi. Le livre “Alexandra David-Neel : l’invention d’un mythe”, fondé sur des textes connus, oubliés et inédits, retrace l’itinéraire de cette femme hors du commun et montre la manière dont la jeune artiste lyrique, catholique convertie au protestantisme, à l’ésotérisme fin-de-siècle, puis au nihilisme et à l’anarchisme, s’est inventé un programme de vie hétéroclite qu’elle nomma « modernisme bouddhiste »
Un ascenseur pour la Maison Saint Colomban, qui accueillera des personnes handicapées
La Maison Saint Colomban est une maison d’accueil pour adultes handicapés mentaux en Bretagne, près de Saint-Malo, dans un climat familial et catholique. Le projet, lancé voici maintenant quatre ans, doit ouvrir en mai 2023. La Maison accueillera ses cinq premiers pensionnaires en mai puis montera progressivement à 11 résidents d’ici novembre.
Mais l’équipe a des difficultés à finir de payer les travaux. Cette situation est due en partie à la hausse généralisée du coût de la construction, mais surtout à cause d’un ascenseur ajouté au cahier des charges, afin de ne pas refuser l’accueil d’adultes frappés d’un double handicap : intellectuel, mais aussi physique. La Maison St Colomban est une œuvre aux moyens humains et financiers modestes, aussi nous n’avait pas été prévu l’accueil de personnes handicapées physiques. Or dès la première rencontre avec des familles intéressées, l’équipe a reçu Bénédicte et Grégoire qui en plus d’une retard intellectuel ne pouvaient se déplacer qu’en fauteuil roulant… Confrontés à leur sourire et à leur joie de vivre, il a semblé impossible de refuser leur admission en raison de leur handicap physique ! Il a donc fallu prévoir l’installation d’un ascenseur. Le percement sur deux étages du pignon de la Maison a ponctionné les réserves financières de précaution, d’autant que, comme tout le monde, le projet a subi la hausse du coût de la construction.
Une cagnotte a donc été lancée sur le site Credofunding.
Une claque pour Macron à l’Assemblée
La nomination du maire LR de Charleville-Mézières, Boris Ravignon, à la tête de l’Ademe, l’agence de la transition écologique, a été rejetée ce mercredi 12 avril par le Parlement, par plus de trois cinquièmes des élus, soit le quota requis selon la Constitution pour s’opposer à une nomination proposée par le président de la République.
C’est la première fois qu’un candidat proposé par l’Élysée est retoqué depuis cette procédure introduite en 2008 à l’article 13 de la Constitution.
L’Ademe participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines du climat et de l’énergie, et conseille entreprises et institutions sur leurs transitions écologiques.
En avril 2022, le maire de Charleville-Mézières avait apporté son soutien à Emmanuel Macron face à la candidate LR Valérie Pécresse.
Les deux hommes, tous deux énarques de la même génération (Boris Ravignon a 47 ans et Emmanuel Macron 44), ont travaillé ensemble à l’Inspection générale des Finances à Bercy en 2004-2005.
Actuailes, le bimensuel d’actualité des 10-15 ans fête ses 10 ans
Le 16 mai 2013, paraissait le premier numéro d’un journal d’actualité d’un nouveau genre.
Un modèle insolite
D’un format en 24 pages couleurs, Actuailes paraît tous les 15 jours, teléchargeable sur le site www.actuailes.fr. Totalement gratuit, ce webmagazine ne vit que de la générosité de ses donateurs et de celle de ses contributeurs.
L’équipe est composée de professionnels, légitimes dans leurs domaine de compétence (médecins, ingénieurs, avocats, critiques littéraires, etc..), qui écrivent bénévolement pour Actuailes.
Le journal traite de l’actualité – en France et à l’international – d’économie, d’histoire. Des pages culturelles (cinéma, littérature jeunesse, histoire de l’art), sport, art de vivre et blagues permettent aux lecteurs d’avoir un journal complet et varié.
Chaque article est introduit par des faits, les décrypte et propose des clés au lecteur pour à se forger sa propre réflexion.
Depuis 10 ans, Actuailes voit son nombre d’abonnés croitre régulièrement, permettant ainsi à un nombre toujours plus importants de jeunes de le connaitre, grâce à des établissements scolaires qui le proposent en CDI et aux parents qui le transmettent.
Alors qu’Actuailes souffle ses 10 bougies, le journal ne manque pas de projets pour la suite, confiant dans la fidélité des parents, enfants, donateurs et contributeurs à le suivre pour une information de qualité.
Pour fêter ses 10 ans, Actuailes propose à ses lecteurs de se retrouver pour un jeu historique à Versailles le dimanche 14 mai. Informations et inscriptions sur le site www.actuailes.fr
Pourquoi le ministère de la Santé refuse-t-il de faire une étude sur les vaccinés du Covid ?
Pierre Chaillot est statisticien. Depuis le début de la crise du Covid, il a collecté scrupuleusement toutes les semaines l’intégralité des données officielles disponibles sur les sites d’EUROSTAT, de l’INSEE, de la DREES et des différents ministères. Mortalité, occupation des lits, positivité des tests, âges, etc… Deux ans d’un travail méticuleux, qu’il a rendu public régulièrement sur sa chaîne Youtube « Décoder l’éco ». Qu’a-t-il constaté ? De gigantesques anomalies.
En France comme dans tous les autres pays européens, la mortalité de l’année 2020 standardisée (c’est-à-dire étudiée par tranches d’âges et non pas en données brutes) est au niveau de celle de l’année 2015 soit la septième année la moins mortelle de toute l’histoire de France. Quant à la mortalité de l’année 2021, elle au niveau de celle de 2018, la troisième la moins mortelle de toute l’histoire de France. Les chiffres présentés par les médias et les organes publics sont partiels et tronqués, aussi bien en ce qui concerne la mortalité que l’activité hospitalière ou l’efficacité vaccinale.
Il expose dans ce livre sur le COVID 19, ce que révèlent les chiffres officiels, la totalité de ses recherches pour qu’enfin un débat scientifique serein puisse avoir lieu sur cette crise dont les conséquences sont loin d’être derrière nous. Ainsi :
Contrairement à une idée largement répandue, le phénomène de pic de mortalité en mars-avril 2020 n’est absolument pas un phénomène mondial, ni même européen. Sur les 33 pays européens dont les données sont disponibles sur Eurostat, seuls neuf présentent une mortalité significativement supérieure à la normale sur cette période […]
Pire :
Contrairement à l’hypothèse attribuant l’ensemble de la mortalité de mars-avril 2020 à la circulation d’un virus, il apparaît que les mesures prises ont entraîné une totale désorganisation du parcours de soin et sont à l’origine de la hausse de la mortalité hospitalière. L’interdiction de soin précoce par les médecins de ville est directement responsable du chaos qui a suivi. Le traumatisme vécu par certains professionnels hospitaliers d’un afflux de patients en état critique a été créé par les mesures qui ont été prises. La peur de retrouver cette situation est aujourd’hui utilisée pour justifier des mesures qui ne font qu’accentuer les problèmes.
Concernant l’efficacité des vaccins, les chiffres sont difficiles à trouver :
Enfin, si le gouvernement est aussi persuadé de l’efficacité des vaccins, il serait temps qu’il permette aux chercheurs indépendants d’accéder aux données. C’est normalement la base de toute étude scientifique de permettre à d’autres chercheurs de faire aussi des analyses sur les mêmes données. Pourquoi continuer à cacher des données pseudonymisées (c’est-à-dire dont on a masqué l’identité) qui d’après le gouvernement prouvent le miracle de la vaccination en sauvant de nombreuses vies ? Ouvrez enfin les accès pour que nous puissions nous aussi enfin être convaincus par votre politique au lieu d’avoir à subir vos conclusions sans pouvoir les vérifier. […]
Il y a pourtant un manière simple de regarder si la vaccination a un impact positif sur la santé et si elle n’est pas dangereuse : il suffit d’étudier tous les décès déclarés à l’état civil selon le statut vaccinal. Si jamais la vaccination a un intérêt pour la santé, on devrait trouver facilement que le taux de survie des vaccinés est supérieur à celui des non-vaccinés. Pourquoi depuis un an le ministère de la Santé refuse-t-il de faire cette étude et préfère-t-il calculer des ratios complexes ? Y a-t-il quelque chose à cacher ?
Il a sans doute des lobbys pharmaceutiques à préserver. Une proposition de loi communiste appelle à la réintégration des soignants non-vaccinés contre le COVID-19. Les députés communistes espèrent que le texte passera, alors que la Haute autorité de santé a préconisé une levée de l’obligation vaccinale des soignants. Mais le ministre de la Santé François Braun va s’opposer fermement à cette proposition de loi “qui revient sur le principe même d’une obligation vaccinale”.
“concrètement, si demain un nouveau variant inquiétant émergeait, alors on ne pourrait plus suspendre (par décret) les soignants non vaccinés”.
Les élus Renaissance voteront contre, comme l’indique Sacha Houlié, président de la commission des Lois :
“Quoi qu’il se passe, nous voterons contre, on ira jusqu’au bout. C’est une question scientifique et éthique”.
Implant contraceptif : procès contre Bayer
En Australie, plus de 1000 femmes auxquelles on a implanté le dispositif Essure intentent une action de groupe contre Bayer et des sociétés apparentées devant la Cour suprême de l’Etat de Victoria.
Lee-Anne Daffy souffrait de douleurs et de saignements utérins constants. Implantée en 2008, les saignements et les douleurs ont commencé quelques semaines après l’insertion du dispositif dans ses trompes de Fallope. Pour Susanne, les symptômes ont mis plus de temps à apparaître après la pose du dispositif fin 2011. Des symptômes si graves qu’elle ne pouvait plus travailler. « Je me réveillais dans mon lit dans une mare de sang, comme sur une scène de crime », explique-t-elle. Les deux femmes ont dû subir une hystérectomie afin de retirer l’implant. C’est aussi le cas de plus de la moitié des femmes impliquées dans le recours collectif.
La société pharmaceutique continue toutefois à soutenir la sécurité et l’efficacité d’Essure.
En 2020, Bayer a accepté de payer 1,6 milliard de dollars suite aux plaintes déposées aux Etats-Unis. Elle n’a pas proposé de règlement similaire en Australie.
Le procès, qui se déroulera devant un juge unique, devrait durer 12 semaines.
Le taux de visites aux urgences liées à la prise de pilules abortives a augmenté de plus de 500% entre 2002 et 2015
D’après une étude réalisée aux Etats-Unis en 2021 par des chercheurs du Charlotte Lozier Institute et publiée dans la revue Health Services Research and Managerial Epidemiology, le taux de visites aux urgences liées à la prise de pilules abortives a augmenté de plus de 500% entre 2002 et 2015. Un taux qui a aussi augmenté pour les avortements chirurgicaux mais dans des proportions plus faibles. Ces résultats se fondent sur les données de Medicaid pour plus de 400.000 avortements ayant été pratiqués dans 17 Etats qui financent des avortements par l’intermédiaire de leur programme Medicaid.
Ceux qui hurlent contre le juge Matthew Kacsmaryk, qui vient de révoquer l’approbation par la FDA de la mifépristone, encouragent la prise de risque des femmes sous pilules.
