Démission au MPF
Bruno Georges, trésorier du Mouvement Pour la France et président de la fédération des Yvelines, aurait démissionné du MPF en raison de son impossibilité de continuer à travailler avec Guillaume Peltier. Ce dernier a nommé Matthieu Spiesser, diplômé d’un IUT de travaux publics, nouveau trésorier du mouvement.
27/10 – Précision du MPF : "Sur le fond, Bruno Georges a effectivement démissionné du MPF, mais les raisons invoquées par l’article sont fausses. Comme l’a indiqué Bruno Georges dans une lettre adressée aux présidents des fédérations départementales du MPF, il a «bénéficié, pendant l’été, d’une opportunité professionnelle intéressante qui plus est à durée indéterminée ; à quarante ans, en charge d’une famille, c’est le genre d’occasion qui ne se présente pas tous les jours, d’où ma décision.» Bruno Georges [] précise en outre que Philippe de Villiers lui «a proposé de devenir son conseiller financier pour veiller, dans la mesure du possible, aux grands équilibres financiers du MPF» : «Touché par ce geste, j’ai accepté ce rôle qui me permettra de rester un peu en contact avec vous qui êtes le cœur même du Mouvement», écrit-il aux présidents des fédérations départementales."
Grosse colère de Sarkozy
Dans le Canard enchaîné de demain, on apprend que Sarkozy a piqué une colère mercredi dernier à Bobigny devant les principaux responsables de la police en Seine-Saint-Denis, réunis après la divulgation de la note alarmiste du préfet sur la délinquance dans le département. L’affaire aurait été rapportée par des policiers, présents à cette réunion à huis clos qui a suivi un point presse du ministre à la préfecture, décrivant la "forte excitation" de Sarkozy et "de mots durs" à l’encontre des policiers et du préfet. Mais ils ont démenti les insultes de "crétins!", "connards" ou "incapables" à l’encontre des responsables de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis :
"C’était assez hard. Nicolas Sarkozy était très excité et énervé par la publication de la note du préfet. Il a eu des mots durs, moralisateurs, mais il n’a pas été grossier".
Le ministre aurait notamment demandé aux commissaires "de ne pas se tourner les pouces en Seine-Saint-Denis", "de montrer l’exemple en allant sur le terrain" ! (et se faire agresser). Un autre policier raconte que Nicolas Sarkozy a dit : "Vous me trouvez en colère. Je suis plus que ça", ajoutant : "ce sont des choses qu’il faut se dire entre nous, mais pas écrire".
Financement de la mosquée de Créteil
La première pierre de la mosquée de Créteil (avec minaret et dôme) sera posée le 4 octobre. Elle pourra accueillir 2000 personnes. Le coût de ce "centre culturel et cultuel" est estimé à plus de 4M€. L’UAMC, porteuse du projet, l’a lancé "officiellement" à l’automne 2003, mais "c’est une volonté commune (de la communauté musulmane) et du maire de Créteil", le député (PS) Laurent Cathala. Visiblement, le rapport Machelon n’interviendra que comme une "régularisation".
La partie cultuelle est "financée à 100% par la communauté musulmane". Des appels aux dons ont déjà permis de recueillir 1,7M€. Quant à la partie culturelle, d’un coût estimé à 2,5M€, elle sera acquise par l’Association pour l’animation et la gestion des espaces culturels, créée en mai. Mi-septembre, la ville a attribué une subvention d’un million d’euros à cette association. La ville et le conseil général du Val-de-Marne ont aussi apporté leur garantie à l’emprunt de 1,5M€ contracté par l’association pour boucler le financement, à hauteur de 25% chacun.
Créteil (85000 habitants) compterait environ 20000 musulmans (près du quart !), dont 1500 pratiquants.
Immigration : suivre l’exemple suisse ?
Suite au référendum suisse qui a permis l’adoption de loi plus restrictives en matière d’immigration, 8 chefs d’Etat et de gouvernement européens, dont Jacques Chirac, l’Espagnol Jose Luis Zapatero et l’Italien Romano Prodi, ont réclamé, dans une lettre, de "nouvelles initiatives" de l’Union européenne pour faire face à l’afflux d’immigrés clandestins aux frontières méridionales du continent. La semaine dernière, les ministres de l’Intérieur et de la Justice des Vingt-Cinq, réunis à Tampere (Finlande), n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur une politique commune d’immigration et du droit d’asile d’ici 2010.
Comme le faisait remarquer Jean-Marie Le Pen, le résultat suisse montre la nécessité du recours au référendum. La loi sur l’immigration consiste à interdire la venue en Suisse d’étrangers non européens qui ne seraient pas recrutés pour un poste de travail précis. La loi sur le droit d’asile prévoit le rejet sans examen des demandes de «sans-papiers». Elle supprime l’aide sociale en faveur des déboutés, la remplaçant par une aide d’urgence minimale. De façon ironique, le Bafweb reprend Lénine, qui disait que les petits pays, Suisse, Luxembourg etc., étaient des laboratoires pour les grandes nations d’Europe. Pour une fois, souhaitons qu’il ait dit vrai.
Vers un réseau de chaînes de télévisions catholiques
Le congrès mondial des télévisions catholiques qui se tiendra à Madrid du 10 au 12 octobre 2006 sur le thème : "Le développement rapide" (voir sur le site internet la motivation du congrès) a été présenté ce matin en la salle de presse du Saint-Siège. Mgr Foley, président du conseil pontifical pour les Communications sociales, a affirmé que l’objectif de ce congrès est de réfléchir notamment au thème relatif à "l’identité de la télévision catholique".
Le P. Lombardi, rapporteur du congrès et directeur du Centre télévisuel du Vatican (CTV), a affirmé que :
"les télévisions catholiques du monde – la plupart se trouvant en Europe et en Amérique – sont une réalité très variée : il y a les télévisions créées et soutenues par les conférences épiscopales ou par de gros diocèses (en Italie, SAT2000 ; en Espagne, Popular TV ; en France, KTO ; aux Etats-Unis, Boston). Il y a aussi les télévisions créées à l’initiative de mouvements ou d’organisations religieuses ou privées (aux Etats-Unis, Eternal Word Television Network (EWTN); au Brésil Cançao Nova)".
Leticia Soberón, membre du Comité organisateur international du congrès, a exprimé le souhait que ce congrès soit le point de départ de la "construction d’un réseau solidaire et vivant entre les organismes catholiques de communication travaillant à la télévision".
"Les progrès technologiques dans les médias ont en un certain sens conquis le temps et l’espace, rendant possible la communication instantanée et directe entre les gens, même quand ils sont séparés par de vastes distances. Ce développement présente un énorme potentiel au service du bien commun et "constitue un patrimoine à sauvegarder et à promouvoir". Benoît XVI, message pour la 40e journée mondiale des communications sociales.
Montpellier : mosquée illégale
Un jugement du tribunal administratif de Montpellier rendu le 30 juin et transmis à la préfecture le 15 septembre annule une délibération du conseil municipal de la ville, en date du 28 janvier 2002, conseil qui avait permis le financement de la construction d’une mosquée. La majorité, alors dirigée par l’inénarrable socialiste Georges Frêche, avait présenté un projet de construction d’une "salle polyvalente à caractère associatif et à vocation de réunions", destinée en fait à abriter le ‘culte’ musulman (rappelons qu’il n’y a pas de culte en islam : aucun des 5 piliers sur lesquels reposent la pratique musulmane ne nécessite une mosquée) :
"Il ressort des pièces du dossier, et notamment des articles de presse qui faisaient état des déclarations du maire de Montpellier qui était favorable à la construction d’une mosquée et des débats qui se sont tenus en séance lors de l’adoption de ladite délibération, ainsi que des modalités d’utilisation de ce bâtiment qui a été affecté à l’usage exclusif de l’association des Franco-Marocains (…), que cet équipement a pour vocation de constituer une mosquée".
Le tribunal s’appuie sur l’article 2 de la loi de 1905 ("La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte") pour réaffirmer que "les collectivités publiques ne peuvent légalement intervenir dans le domaine cultuel, et notamment entreprendre la construction d’un édifice public du culte". C’est précisément cet aspect de la loi que le rapport de la commission Machelon, mise en place par Nicolas Sarkozy, souhaite faire évoluer jusqu’à vouloir forcer les maires à financer la construction de mosquées. "Ce jugement est bien la démonstration qu’on ne peut pas financer directement la construction de lieux de culte sans modifier le cadre juridique existant", avoue Didier Leschi, chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur.
La Ville de Montpellier, bien que mise en défaut, n’a pas décidé des suites à donner au jugement. Car, depuis 2002, la mosquée a été construite. Autrement dit, elle va faire comme si de rien n’était. En attendant que les conclusions du rapport Machelon soient transformés en lois…
La Roumanie et la Bulgarie dans l’UE
La Bulgarie et la Roumanie entreront dans l’Union européenne le 1er janvier prochain mais feront l’objet d’une surveillance rigoureuse, a annoncé la Commission européenne. La Commission a souligné que des problèmes persistaient dans certains secteurs, en particulier le système judiciaire et la lutte contre la corruption, ainsi que le contrôle des fonds européens.
Archévêque excommunié
L’ancien archevêque zambien de Lusaka, Mgr Emmanuel Milingo, a été excommunié de l’Eglise catholique après avoir ordonné aux Etats-Unis quatre évêques mariés. Mgr Milingo se trouve excommunié automatiquement ("latae sententiae") selon le droit canon, en raison "de sa situation irrégulière et de la rupture de plus en plus ouverte de sa communion vis-à-vis de l’Eglise". Le Vatican relève notamment que Mgr Milingo a créé récemment une association de prêtres mariés, "semant la division et le désarroi parmi les fidèles". Il souligne que les diverses démarches entreprises par l’Eglise pour le dissuader de persévérer ont été vaines.
Pour mieux comprendre pourquoi l’Eglise catholique romaine demande le célibat aux prêtres, lire ce document de la Congrégation pour le Clergé.
16h30 : A noter que le communiqué du Vatican affirme notamment que "l’Eglise ne reconnaît pas et n’entend pas reconnaître dans le futur de telles ordinations ainsi que toutes les ordinations qui en découleront, et retient que l’état canonique des quatre présumés évêques est celui précédant l’ordination".
L’Allemagne a peur des musulmans
"Une représentation de l’opéra de Mozart Idoménée a été annulée à Berlin, après que la police allemande ait mis en garde contre d’éventuelles attaques d’islamistes. En effet, dans le dernier acte de l’opéra, le personnage principal entre sur scène avec un sac taché de sang et en retire triomphalement les têtes coupées de Poséidon, Jésus, Bouddha et Mahomet. Le Deutsche Oper Berlin, l’un des principaux opéras de Berlin, n’avait pourtant reçu aucune menace, ni subi aucune pression pour annuler la représentation. La décision a été prise de manière préventive, simplement "par peur que cela puisse offenser les musulmans". Par peur, précisément…"
Cette interprétation de Mozart est certainement de mauvais goût -les lecteurs jugeront- mais le fait d’annuler un spectacle par crainte de représailles islamistes non avérées, c’est de la dhimmitude tirée par les cheveux !
17h30 – réactions : Le ministre allemand de la Culture Bernd Neumann a critiqué la déprogrammation, affirmant que l’"autocensure" menaçait la "culture démocratique". Pour le ministre de l’Intérieur, également CDU, Wolfgang Schäuble, la déprogrammation est "inacceptable" et "folle". Le maire social-démocrate de Berlin Klaus Wowereit a décrié la déprogrammation, affirmant qu’il n’existait pas de risque concret. Le Conseil de l’islam, l’une des principales associations représentatives des quelque 3,2 musulmans d’Allemagne, a salué la déprogrammation. Kenan Kolat, président de la Communauté turque en Allemagne, a déclaré qu’"il est dommage qu’avec cette déprogrammation, on ait reculé devant une discussion ouverte".
Violence anti-police
Lu dans Le Parisien de ce matin :
"Chaque jour, 60 policiers, gendarmes et pompiers sont victimes de violence en France."
Lire aussi le rapport de septembre de l’Observatoire national de la délinquance.
L’homophobie est-elle vraiment une réalité ?
Sébastien Nouchet, homosexuel, avait été retrouvé le 16 janvier 2004 gravement brûlé dans son jardin à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais). Il avait indiqué aux enquêteurs qu’il avait été victime d’une agression homophobe commise par trois personnes. Ses agresseurs l’auraient aspergé d’essence qu’ils avaient enflammée. L’agression s’était passée sans témoin.
Révélée en février 2004, l’affaire fait alors grand bruit. Des manifestations contre l’homophobie s’organisent dans la région, notamment à Lille, et une loi sanctionnant les propos homophobes est mise en place par Dominique Perben, ministre de la Justice, qui demande par ailleurs à ce que la circonstance aggravante d’homophobie caractérise bien l’information judiciaire ouverte pour tentative d’homicide volontaire. Jacques Chirac avait écrit au compagnon de M. Nouchet, soulignant sa «profonde indignation» face à ce «crime odieux». Le Premier ministre d’alors, Jean-Pierre Raffarin, lui avait également écrit. Dominique Perben avait reçu la mère et le compagnon de M. Nouchet et dénoncé une «agression odieuse à caractère homophobe», demandant au parquet de Béthune d’agir «avec la plus grande fermeté». Sébastien Nouchet a donné son nom à une loi, adoptée le 8 décembre 2004, qui a créé la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE).
Toute cette excitation politico-médiatique ne reposerait en fait sur rien et aurait été instrumentalisé par le lobby gay. Pendant l’enquête, un jeune de 21 ans est mis en examen avant d’être finalement innocenté. Par ailleurs, Sébastien Nouchet croit connaître l’un de ses agresseurs. Il donne un nom aux enquêteurs mais ces derniers s’aperçoivent que le suspect était en prison au moment des faits. Après plus de deux ans et demi d’instruction, un juge de Béthune a prononcé hier un non-lieu dans cette affaire. Si Nouchet a bien été brûlé au 3e degré, rien n’indique qu’il s’agisse d’une agression, et qui plus est, d’une agression homophobe.
PS : Daoudal nous informe qu’en outre, le dit Nouchet avait déjà commis 19 tentatives de suicide.
Les médecins seuls juges pour euthanasier ?
Le docteur Dickès, de l’ACIM, nous fait part de cette nouvelle terrifiante :
"Leslie Burke, 46 ans, citoyen anglais, catholique convaincu, a mené un dur combat judiciaire de 3 ans contre le Conseil Général Médical l’équivalent de notre Direction des Affaires sanitaires et sociales. Il est atteint d’une maladie dégénérative du nom d’ataxie de Friedreich qui se traduit par une paralysie progressive. Il est actuellement en fauteuil roulant et sent venir la mort. Il demandait la chose suivante. Quand il perdra ses moyens de communiquer avec le monde qui l’entoure, il veut pouvoir continuer à bénéficier des soins ordinaires que sont l’alimentation par perfusion ainsi que l’hydratation. Or la Cour d’Appel de Lancaster où il réside a rejeté sa demande. Elle a écrit dans ses conclusions qu’il appartenait aux médecins de décider l’arrêt de tels soins "in the patient best interest" c’est-à-dire dans l’intérêt du patient. Sous-entendu, bien sûr que l’intérêt du patient était effectivement de le laisser mourir de faim et de soif."
Il faut préciser ici que nourrir un patient ce n’est pas lui fournir des soins. La Cour d’appel a donc tort de lier alimentation et soin médical (cf l’affaire Terri Schiavo).
Burke s’est alors tourné vers la Cour européenne de Justice [en fait la CEDH. NDMJ]. Laquelle a rendu sa décision le mercredi 16 août. Laquelle confirmait le jugement du tribunal anglais. Estimant que certes la vie devait être prolongée le plus longtemps possible mais qu’il était impossible de faire appel à la Haute Cour de Justice à chaque fois que les médecins auraient à décider de mettre fin à une vie qu’ils considéraient comme un fardeau : le mot utilisé est burdensome qui signifie "pénible" ou "pesant".
La conclusion est donnée par M. Burke lui-même : "Si je ne suis plus capable d’exprimer mes souhaits, désormais les médecins si cela leur convient, peuvent me retirer la nourriture et l’eau sans que personne ne leur demande. Ils n’ont plus besoin de la permission de quiconque". Et des médecins qu’il ne connaît pas peuvent bien estimer qu’il est "unworth living" (dit-il), c’est-à-dire que sa vie est sans valeur.
[…] Ce jugement fera désormais jurisprudence dans toute l’Europe. Il ne s’agit plus seulement de légaliser l’euthanasie à la demande des malades, mais de l’infliger en fonction de l’humeur ou des dispositions du corps médical. […] Et personne n’est à l’abri de voir estimer comme Hitler l’avait écrit que "certaines vies ne valent plus la peine d’être vécues".
2007 : un nouveau candidat
Le Centre National des Indépendants et des paysans (CNI) va engager "une procédure interne de désignation de son candidat aux élections présidentielles, constatant, qu’une fois de plus, une fois de trop, il n’a été ni entendu, ni représenté". Pour la présidente du CNI, Annick du Roscoät :
"La droite n’ose plus affirmer et mettre en application ses convictions traditionnelles, nous avons le courage de dire et la volonté de faire : pour la liberté de travail par l’abrogation des 35h ; pour la famille traditionnelle par le refus de l’homoparentalité ; pour le respect des valeurs de notre République par le refus du vote des immigrés. Nous sommes pour une France respectée, plus responsable, plus rayonnante, par ailleurs, les Maires Divers Droite, dont nous faisons partie, ont vocation à nous rejoindre. Nous n’avons aucune inquiétude pour rassembler les signatures indispensables à notre candidature".
Le Comité Directeur désignera par un vote son candidat le samedi 21 octobre.
Guillaume Peltier rejoint Marine Le Pen
Le FN et le MPF ont tous deux commentés les réactions musulmanes suite à la conférence du Pape à Ratisbonne. Samedi sur Direct 8 (vers 3mn10), Guillaume Peltier a affirmé que "la laïcité, c’est le seul moyen de faire coexister pacifiquement des religions." Dans Présent du 20 septembre, Jeanne Smits, réagissant aux propos de Marine Le Pen qui déclarait "c’est aussi le moment pour la France de rappeler très fermement le principe de laïcité", a affirmé que :
"c’est précisément contre ce principe de laïcité qui exclut la religion du domaine de la raison que Benoît XVI s’est élevé à Ratisbonne, laissant comprendre au contraire que la paix est à ce prix."
Cette critique s’applique tout autant à Guillaume Peltier.
Bayrou prêt à gouverner avec le FN
François Bayrou, président de l’UDF, s’est déclaré favorable à "un gouvernement d’entente capable de dépasser les anciens clivages" droite/gauche, déplorant que "hors de l’affrontement droite/gauche", il n’y ait "pas de salut". "Cet affrontement n’a plus de sens", a estimé Bayrou qui a assuré être prêt, s’il était élu président de la République en 2007, à prendre dans son gouvernement "des personnalités qui viendraient d’autres partis".
"La démocratie est une démocratie verrouillée dans laquelle l’expression des citoyens n’a plus sa place. Je veux rebâtir une démocratie républicaine dans laquelle le Parlement servira à relayer des débats. Le Parlement sera la représentation des Français de toutes opinions (…) Aujourd’hui, le Parlement, c’est 90% PS/UMP, c’est un monopole à deux".
"Je suis pour qu’il y ait au moins la moitié des sièges à la proportionnelle (…) Je suis pour un changement profond de la République. J’assume que le Front national puisse être représenté [afin] qu’on puisse l’affronter à visage découvert. […] Je trouve fondé que les mouvements politiques, dès lors qu’ils ne sont pas interdits par la loi, puisse assumer la représentation des Français qui votent pour eux, même si je combats leurs idées".
Bon, mon titre est un peu provocateur, mais au fond, pourquoi pas ?
La nécessaire union de la droite
Henry de Lesquen, président du Club de l’Horloge, dont l’université annuelle aura lieu le week-end prochain, plaide pour l’union de la droite, laquelle est, selon lui, la clé du renouveau de la France :
"L’union de la droite n’est pas seulement nécessaire pour une simple raison d’arithmétique électorale, mais aussi, et surtout, parce qu’il est au fond inutile d’avoir un gouvernement dit de droite si celui-ci fait la même politique que la gauche. En démocratie, un gouvernement inscrit son action dans le cercle magique qui est tracé par l’idéologie dominante. Il ne pourra réduire ni l’immigration ni l’insécurité ni même réformer l’économie (voyez le fiasco du C.P.E. en 2006) s’il s’est d’avance soumis aux diktats idéologiques de la gauche en refusant le concours de cette partie de la droite qui est la plus déterminée à s’opposer à la gauche. […]
On nous dit que le thème de l’union de la droite est une duperie, parce que la droite établie, l’U.M.P., n’est pas une vraie droite. Ce jugement, qui paraît sensé, est en réalité à courte vue, car les électeurs de l’U.M.P., eux, sont incontestablement à droite. Dès lors, l’union de la droite serait la pierre de touche qui leur permettrait de faire le départ, parmi les hommes politiques, entre ceux qui sont réellement de droite, et les autres, qui préféreraient s’allier avec la gauche plutôt qu’avec la droite de la droite. […]
On dit aussi que l’union de la droite est impossible. Il n’est pas facile, admettons-le, d’imaginer un scénario qui y conduirait. Mais, en politique, les choses peuvent changer très vite. Ce qui paraît impossible un jour est évident le lendemain. La campagne de Villiers contre l’islamisation de la France montre que les choses sont en train de bouger, à droite, après les émeutes ethniques de 2005. Ce dont nous avons besoin, aujourd’hui, ce n’est pas tant d’hommes politiques que d’hommes d’Etat, qui mesureront l’enjeu de l’union de la droite et qui décideront de la mettre en œuvre."
L’Orient et l’Occident ne se rencontreront jamais
Les résultats d’une vaste enquête internationale réalisée par le Pew Global Attitudes Project, un organisme non-gouvernemental dirigé par Madeleine Allbright, l’ancienne Secrétaire d’État de Bill Clinton, réalisée en avril et mai 2006 auprès d’un échantillon de 14000 personnes résidant dans 13 pays (Royaume-Uni, Égypte, France, Allemagne, Inde, Indonésie, Jordanie, Nigeria, Pakistan, Russie, Espagne, Turquie et États-Unis) offre une photographie saisissante des jugements que les populations occidentales et musulmanes portent l’une sur l’autre. Dans aucun de ces pays il ne s’est trouvé une majorité de personnes pour estimer que les relations entre les deux «civilisations» étaient bonnes.
59% des Turcs estiment que les attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas été commis par des Arabes. 16% seulement ont une bonne opinion des chrétiens, contre 31% en 2004. Et il est difficile d’y voir une manifestation d’intransigeance laïque, car les mêmes ont, à 88%, une bonne opinion des musulmans ! Parmi les musulmans résidant en France, de vastes proportions considèrent que les Occidentaux sont égoïstes (51%), arrogants (45%), violents (29%), avides (31%), immoraux (30%) et fanatiques (26%). 46% d’entre eux estiment que les attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas été commis par des Arabes, tandis que 35% trouvent justifiable le recours à la violence contre les civils pour défendre l’islam !
Rudyard Kipling a déclaré un jour : «L’Orient est l’Orient, l’Occident est l’Occident et ils ne se rencontreront jamais».
Mauvais coups pour Ségolène Royal
Le tribunal de grande instance de Poitiers a annulé toutes les décisions prises par le comité régional du tourisme de Poitou-Charente présidé par Ségolène Royal. Pour défaut de démocratie : la vice-présidente de ce comité, par ailleurs membre de l’opposition dans le conseil régional, n’a jamais été convoquée.
Interrogé dans la nouvelle émission de Ruquier, le prêtre ouvrier de l’affaire d’Outreau, qui a passé 2 ans en prison, a considéré que "l’enchainement de dérapages" était le fruit d’une circulaire signée par Ségolène Royal. Cette circulaire, destinée à lutter contre les violences sur les enfants, faisait obligation aux personnels sociaux de signaler à la police toute présomption de violence et insistait sur la prise en compte de la parole de l’enfant sur un mode "les enfants ont toujours raison". L’absence de prise de recul par rapport à la parole de l’enfant à mené au drame d’Outreau, alors que des cas similaires étaient survenus aux Etats-Unis dans les années 90. Ces cas ont été étudiés et repris dans un long documentaire diffusé par France 3 à cette époque, soit plusieurs années avant Outreau, ce qui montre que ni les pédopsychiatres ni le juge – ni les politiques – n’avaient d’excuse. Sauf peut être leur incompétence.
Benoît XVI, les musulmans et la désinformation
Nous avions déjà fait remarquer que les propos du Pape ont été déformés par les médias, lesquels portent une lourde responsabilité dans les scandales qui ont suivis. Le discours de ce matin ne fait pas exception à la règle. Yves Daoudal nous montre ce flagrant délit de désinformation sur la diplomatie vaticane :
"Dépêches AFP, en rouge, « urgent »
11 h 54 : Début de la rencontre entre le pape et les ambassadeurs musulmans.
12 h 04 : Le pape réitère son « estime et son respect » envers la religion musulmane.
12 h 05 : Pape : le dialogue interreligieux est « une nécessité vitale ».
12 h 17 : Fin de la rencontre entre le pape et les ambassadeurs musulmans.
12 h 54 : Discours du pape : « C’est ce que nous attendions », a déclaré l’ambassadeur irakien Albert Yelda.
(N.B. 1 – Le pape n’a pas réitéré son estime et son respect envers la religion musulmane, mais très explicitement envers les musulmans. Et une fois de plus il n’a pas utilisé le mot "interreligieux" sans le flanquer aussitôt du mot "interculturel".)
(N.B. 2 – Comme son prénom l’indique, l’« ambassadeur irakien » est chrétien.)"
Anti-terrorisme : la police informera les musulmans
Bafweb a lu le Times pour nous :
"La police anglaise a accepté de consulter un comité de leaders musulmans avant de lancer des opérations anti-terroristes ou des vagues d’arrestation. Les membres du comité donneront leur avis sur la validité des informations recueillies par la police anglaise et examinera l’impact de ces opérations sur la communauté musulmane."
Inutile d’ajouter que les associations musulmanes ont bien accueilli cette mesure. Toutefois, personne ne se demande pourquoi les autres communautés ne seront pas consultées…
Rappeur impuni
La procédure engagée pour injure et diffamation par le député UMP François Grosdidier (connu par ailleurs pour vouloir financer une mosquée avec l’argent du contribuable) contre le rappeur de Seine-Saint-Denis Alibi Montana, qui lui avait consacré une chanson, a été annulée mardi 19 septembre par le tribunal correctionnel de Metz pour vice de forme. Me Alain Behr, avocat de Grosdidier, regrettant que l’affaire ne puisse être jugée sur le fond, explique :
"Le parquet poursuivait Alibi Montana pour injure à personne dépositaire de la fonction publique. Mais les textes invoqués dans la citation ne correspondaient pas, à cause d’une erreur informatique."
Pour l’avocat du rappeur, qui estime que c’est une victoire de la "liberté d’expression" :
"Il y eu violation des règles qui fixent les procédures pour le droit de la presse et les délais de prescription n’ont pas été respectés. Compte tenu de ces nombreuses erreurs, le tribunal a estimé que la procédure était irrecevable et nulle".
François Grosdidier avait porté plainte contre Montana pour injure et diffamation dans une chanson dont le député était l’objet. Dans cette chanson, "je suis injurié par Alibi Montana qui me traite de ‘député à la con’ et qui dit qu’il veut m’enc[]. Cela me semble absolument inacceptable. La liberté d’expression en France connaît des limites que sont la diffamation, l’incitation au racisme ou à la violence". A l’initiative de ce député, quelque 200 élus ont demandé en novembre au ministre de la Justice, Pascal Clément, de poursuivre plusieurs artistes de rap, voyant dans leurs textes des incitations à la haine et à la violence. Alors laxisme ou disfonctionnement ?…
En outre, Montana demande 15000€ de dommages et intérêts pour tous les frais engagés par la procédure, notamment "une semaine de travail à temps complet de son avocat, Me Tricaud, à 400€ de l’heure" !
Michel Janva (via Présent)
Bref compte-rendu de la visite des musulmans au Pape
Le Pape est apparu souriant, précédé du cardinal Poupard, qui, dans son introduction à l’audience, a appelé à nouveau à un "dialogue franc et loyal" , rappelant le discours de Cologne du saint-Père aux musulmans où il parlait d’ "un passé à assumer et d’un futur à assurer". Le Saint-Père s’est exprimé en français, la langue diplomatique du Saint-Siège, aux 21 ambassadeurs de pays musulmans. Distinguant bien l’Islam et les musulmans, il a notamment affirmé que :
"Dans ce contexte particulier, je voudrais aujourd’hui redire toute l’estime et le profond respect que je porte aux croyants musulmans".
Le Pape ne s’est donc pas excusé et n’a pas regretté ses propos. A la fin, le Souverain Pontife a serré très chaleureusement la main à tous les représentants de tous les pays musulmans qui arboraient tous un magnifique sourire, échangeaient avec lui quelques mots très courtois et semblaient heureux.
A l’issue, l’ambassadeur irakien au Vatican a estimé que le discours du pape devait mettre un terme définitif à la polémique.
Michel Janva (merci à M-A A)
L’ironie de Bruno Gollnisch
Suite à l’actualité hongroise, Bruno Gollnisch s’en prend avec ironie au ministre-candidat Sarkozy :
"Un homme politique qui ment sur son bilan, la situation économique et sociale catastrophique de son pays et l’énorme part de responsabilité que lui et son gouvernement ont dans ce désastre, et ce, dans le seul but de se faire réélire, il n’y a qu’en Hongrie que l’on voit ça ! Si l’on en croit la presse française.
En France, c’est bien connu, la classe politicienne prononce toujours un discours clair, franc, véridique. Elle tient absolument toutes les promesses électorales qu’elle fait à ses électeurs. Ce n’est pas en France qu’un candidat à la Présidentielle promettrait de réduire la fracture sociale pour oublier ces mots mêmes à peine élu. Ce n’est pas en France qu’un Ministre, et candidat à ce même type d’élection, promettrait de lutter contre l’immigration clandestine et de promouvoir une immigration prétendue « choisie », en même temps que dans les faits, il mettrait en place une nouvelle pompe aspirante à cette immigration clandestine en régularisant des milliers d’immigrés illégaux.
Pour faire preuve d’autant de duplicité, c’est certain, il faudrait être Hongrois."
L’eugénisme avance insidieusement
Le centre de génétique et d’affaires sociales de l’Université Johns Hopkins (Washington) vient de publier dans la revue Fertility and Sterility de la Société américaine de médecine reproductive une étude sur la pratique du diagnostic préimplantatoire (DPI). En 2005, aux Etats-Unis, environ une fécondation in vitro (FIV) sur 20 s’est faite dans le cadre du DPI.
Rappel de ce qu’est le DPI : Il s’agit pour un couple non stérile, concerné par un problème de maladie génétique ou chromosomique, d’obtenir après fécondation in vitro, l’implantation d’un embryon certifié exempt de la maladie redoutée. L’embryon «fabriqué» à partir d’un ovocyte et d’un spermatozoïde fournis par les parents, est contrôlé au stade de 8 cellules par prélèvement et examen d’une ou deux de ses cellules. Au cas où l’embryon fabriqué est trouvé porteur de la maladie, il est détruit. C’est-à-dire tué.
23% des cliniques interrogées disent proposer un DPI pour faire naître un "bébé médicament", c’est à dire un enfant dont le système immunitaire est compatible avec celui d’un frère ou d’une soeur malade, afin de prélever sur lui à la naissance les tissus ou cellules nécessaires pour guérir l’aîné. En réalité 1% des DPI sont pratiqués dans ce but.
42% des établissements qui proposent un DPI disent l’avoir pratiqué pour des raisons non médicales. Près de 50% d’entre eux proposeraient le choix du sexe de l’enfant dans le cas d’un deuxième, troisième ou quatrième enfant. Selon ces résultats, aux Etats-Unis, 9% des DPI réalisés en 2005 l’ont été dans le seul but de choisir le sexe de l’enfant. Les conclusions de l’étude montrent que de plus en plus d’américains utilisent le DPI comme un moyen d’avoir un "bébé sur mesure" et non plus uniquement un bébé indemne de certaines maladies.
"Vous serez comme des dieux".
La guerre en Irak a accru le terrorisme
Un rapport des services de renseignements américains a révélé que la guerre en Irak a accru le terrorisme. Ce rapport, qui intervient en pleine période électorale aux États-Unis, contredit les affirmations du président, qui avait récemment déclaré que «le monde est plus sûr parce que Saddam Hussein n’est plus au pouvoir» et présenté la guerre en Irak comme «le front principal de la guerre contre le terrorisme». L’Administration a tenté de minimiser l’impact de ces révélations, affirmant également qu’elle n’avait aucune intention de modifier sa stratégie en matière de lutte antiterroriste. La Maison-Blanche a souligné que ces révélations «n’étaient pas représentatives de l’ensemble du document».
C’est le New York Times qui a jeté le pavé dans la mare en citant des responsables anonymes ayant lu le document. Le Washington Post a confirmé les informations de son concurrent, citant un responsable non identifié des services secrets selon lequel «il s’agit d’une analyse très franche» de la situation, qui «énonce des évidences».
Ce rapport, intitulé « Tendances du terrorisme mondial : implications pour les États-Unis », est le produit des analyses de l’ensemble des 16 agences de renseignements du gouvernement américain. Le rapport ne contient aucune indication quant à la probabilité d’éventuelles nouvelles actions terroristes sur le sol américain, mais souligne que la menace générale que fait courir le terrorisme s’est accrue depuis le 11 septembre 2001.
La police aux Tarterêts
Six jours après la violente agression de deux CRS aux Tarterêts, la police a mené ce matin à l’aube une opération dans cette cité difficile de Corbeil-Essonnes (Essonne), qui a permis l’arrestation d’au moins neuf suspects. Avant la levée du jour, quelque 220 policiers (dont 80 CRS) ont pris position aux pieds de plusieurs tours de la cité et sont montés en force dans les étages. Selon des sources, l’objectif était d’arrêter onze suspects aux Tarterêts.
Pendant que l’opération se déroulait, quelques projectiles, des pierres et des bouteilles de verre, ont été jetés depuis un immeuble en direction des policiers, mais sont tombés dans la rue sans faire de blessé.
Espérons que l’avenir nous dise ce qu’il adviendra de ces suspects.
Italie : le lobby euthanasiste se lève
Piergiorgio Welby, sexagénaire atteint de dystrophie musculaire, vient de lancer le débat sur l’euthanasie en Italie, après avoir publié une supplique au président réclamant le droit de mourir. Le chef de l’Etat, Giorgio Napolitano, s’est prononcé en faveur de l’ouverture d’un débat sur la question, dans une lettre rendue publique ce week-end.
"Je pense que nous devrions savoir gré au président Napolitano, qui a proposé une discussion et un débat sur ce sujet", a déclaré le ministre de la Solidarité Paolo Ferrero, membre de la coalition de Romano Prodi. "Je suis personnellement favorable à l’euthanasie", a ajouté le ministre. Rocco Buttiglione a de son côté rappelé que selon "la loi italienne l’euthanasie est interdite". Pour lui, "quand quelqu’un est désespéré et demande à être supprimé", il faut "essayer de l’aider à retrouver l’espoir".
Rocco Buttiglione a raison. Il a en effet été prouvé, et il convient de le rappeler, que le ‘souhait’ de l’euthanasie est liée au désespoir. Des chercheurs ont déclaré se sentir "mal à l’aise" avec l’idée qu’une demande d’euthanasie soit en fait un symptôme de dépression nerveuse.
Pour aller plus loin, on pourra se référer à ce document de l’académie pontificale pour la vie, ainsi qu’à la déclaration Jura et Bona de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette dernière affirme notamment :
"rien ni personne ne peut autoriser que l’on donne la mort à un être humain innocent, fœtus ou embryon, enfant ou adulte, vieillard, malade incurable ou agonisant. Personne ne peut demander ce geste homicide pour soi ou pour un autre confié à sa responsabilité, ni même y consentir, explicitement ou non. Aucune autorité ne peut légitimement l’imposer, ni même l’autoriser. Il y a là violation d’une loi divine, offense à la dignité de la personne humaine, crime contre la vie, attentat contre l’humanité."
La justice, la police, Sarkozy et Le Pen
"Je ne crois pas à la justice de mon pays", a déclaré Jean-Marie Le Pen, qui s’en est pris à "l’ensemble du système judiciaire français issu de l’Ecole nationale de la magistrature, fabrique d’idéologues beaucoup plus que de magistrats. Chaque fois que je les ai rencontrés en face de moi, je n’étais pas jugé comme un simple citoyen mais comme Le Pen, c’est à dire un adversaire politique".
"J’attaque le système judiciaire français que je crois insuffisant quant à ses effectifs. Il est dérisoire de penser que nous avons les mêmes effectifs de magistrats qu’au XVIIIe siècle, il y a deux cents ans".
Quant à la police, "le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas assez nombreuse" pour lutter contre une insécurité qui "s’aggrave", selon Jean-Marie Le Pen qui juge la police également mal utilisée :
"Trop de policiers dans les rues de Paris font la chasse aux automobilistes pour ramasser de l’argent pour le ministre des Finances. Ils devraient plutôt être dans les banlieues où leur présence est demandée et souhaitée".
Il a déploré le développement en France d’une nouvelle forme de "violence gratuite, sans raison", impunie. "Comme il n’y a pas assez de places de prison, on ne peut pas mettre les gens en prison, il ne sert à rien de les condamner".
Interrogé sur le voyage du ministre de l’Intérieur au Sénégal, il a ironisé : "M. Sarkozy, qui a le don d’ubiquité, c’est le furet du bois mesdames. Il est passé par ici, il repassera par là. En tous les cas, il est toujours en première page, mais il va ainsi voler de succès en succès jusqu’à l’échec final". Selon Le Pen, Nicolas Sarkozy "n’était pas dans son rôle" aux Etats-Unis car un ministre de l’intérieur doit s’occuper "des affaires intérieures".
Journaux interdits en Egypte
Après l’interdiction du Figaro en Tunisie, c’est au tour de l’Egypte de s’en prendre à la presse occidentale. Le gouvernement égyptien a interdit à la vente des numéros récents du Figaro, du Frankfurter Allgemeine Zeitung ainsi que The Guardian weekly. Ils contiendraient des articles qui affirmaient que l’islam s’était imposée par la violence, et décrivant son prophète Mahomet comme un polygame et un tueur de juifs. Mais où sont-ils donc aller chercher tout cela ? (ici peut-être ?)
Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi s’en était pris le 20 septembre sur la chaîne al-Jazira à une tribune écrite par le philosophe Robert Redeker publiée la veille par le Figaro sous le titre "face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?". Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, dans le supplément culture de son édition interdite en Egypte, avait consacré deux pages sur l’islam.
Les Suisses contre l’immigration
Près de 70% des Suisses ont choisi dimanche par référendum de durcir les lois sur l’asile et sur l’accueil des étrangers, selon les résultats annoncés par la chancellerie fédérale. La participation s’est élevée à 48,2%. Pour plus de précisions, voir notre ami du Bafweb, qui se réjouit.




