Le Panama ne dénature pas le mariage
Dans un arrêt du 16 février, la Cour suprême du Panama, saisie de plusieurs recours depuis 2016, a rejeté la reconnaissance du mariage homosexuel estimant que
« le droit au mariage égalitaire n’est rien de plus qu’une aspiration qui, bien que légitime pour les groupes concernés, n’entre ni dans la catégorie d’un droit humain ni d’un droit fondamental ».
Six des neuf magistrats de la Cour ont estimé que le mariage homosexuel « ne jouit pas d’une reconnaissance conventionnelle et constitutionnelle ».
La décision précise que l’exigence du mariage entre un homme et une femme est objective et justifiée
« par l’intérêt général de donner la préférence à ces unions qui peuvent fonder des familles, préserver l’espèce humaine et par conséquent la société ».
Vaincre ou mourir, le film survivant
Un mois après la sortie du film Vaincre ou mourir au cinéma, Thomas Debesse propose une réflexion sur certaines choses qui ont été dites et des éléments de réponses à certains arguments parfois surprenants. Il compare le film Vaincre ou mourir avec d’autres films. En effet, beaucoup d’arguments utilisés contre le film semblent être des arguments ad hoc qui ne tiennent pas la comparaison. Par exemple certains argumentaires présupposent de ce que devrait être le cinéma pour affirmer que Vaincre ou Mourir ne répondrait pas aux attentes ou aux exigences… Sauf qu’en comparant avec d’autres films on se rend vite compte que ces conditions n’existent pas ou ne peuvent être exigées ainsi (sophisme du vrai écossais).
C’est aussi l’occasion de recommander le documentaire de Daniel Rabourdin, La Rébellion cachée. Et pour ceux qui n’auraient pas pu voir Vaincre ou Mourir, le DVD du film est désormais disponible en précommande.
Le film survivant
[…] Dans la vidéo de la chaîne Intercut sur Vaincre ou Mourir l’animateur de la chaîne aborde avec raison le fait que Vaincre ou Mourir a été financé par le CNC et Canal+ […] et ajoute : « serai-je en train de dire que Vaincre ou Mourir s’inscrit en fait parfaitement dans le système dénoncé par tout ceux qui en font son argument artistique principal, celui d’être exclu du système, ben écoutez, oui. »
[…] Mais si ce film a réussi à valider toutes les étapes de la production et de la distribution dans ce système, on ne peut pas pour autant se servir de ce film pour affirmer qu’il n’y aurait donc pas d’opposition ni de difficulté systémique. Il s’agit d’un biais de sélection qu’on appelle le « biais du survivant ». […] Parce qu’il y a une confusion entre le fait que quelque chose soit parfaitement intégrée à son environnement et le fait que l’environnement lui soit favorable de manière générale. Il est possible que l’intégration parfaite de quelque chose à son environnement, ce soit la mort en général, et l’éventualité d’une survivance exceptionnelle
[…] On ne peut pas à la fois qualifier le résultat de téléfilm comme certains l’ont fait, invoquer les soutiens extra-ordinaires qu’il a reçu dans son développement, et en même temps, affirmer qu’il serait le fruit parfaitement intégré de son environnement. En fait il faut choisir. Parce que si on affirme que ça ressemble un téléfilm, alors ça suppose que l’industrie pour produire ce genre de film en est encore à l’étape du balbutiement.
[…] Quand Daniel Rabourdin a réalisé son docufiction La Rébellion cachée sorti en 2017 sur le sujet des guerres de vendées, il a pu lui aussi faire participer Reynald Sécher comme l’a fait Vaincre ou Mourir. Dans le générique de son docufiction on voit citer comme consultant Hubert de Torcy, le président de Saje Distribution qui est justement la société qui distribue Vaincre ou Mourir, et qui distribue aussi La Rébellion cachée. Mais avec ce réseau pour faire un film sur le même sujet, Daniel Rabourdin n’a pas réunit ces soutiens-là, ni les financements qu’a reçu Vaincre ou Mourir.
Ce qui s’est passé avec Vaincre ou Mourir est une exception […] le film […] est un survivant.
Pourquoi Saje distribution ?
[…] On ne peut pas à la fois vouloir expliquer que ce film serait confidentiel à cause du fait que sa société de distribution serait confidentielle, et en même temps affirmer que ce film serait parfaitement intégré au système dans lequel il est produit, parce que dans ce cas-là, soit le Puy du fou aurait choisi une autre société de distribution que Saje, soit Saje serait un pilier incontournable de la distribution de film en France […].
Saje a commencé à distribuer des films en 2012 et s’est notamment fait connaître en 2014 en important le film Cristeros. […] Ce qui rapproche Vaincre ou Mourir et Cristeros c’est que le sujet de Cristeros est celui de la persécution anti-catholique au Mexique au début du XXe siècle. Le conflit se transforme en conflit armé suivi d’une épuration. En 1935, 17 états du Mexique ne comptent plus un seul religieux sur leurs sols.
En 2014 on aurait pu dire… franchement, pour distribuer Cristeros, faire appel à une société de distribution inconnue qui existe depuis un an et demi, est-ce qu’on a pas un réseau de distribution existant en fait ? Ben il faut croire que non.
En 2023, presque dix ans après, pour distribuer Vaincre ou Mourir c’est toujours Saje qui s’y colle en fait. […]
En 2004 déjà, il y a presque 20 ans, il n’a pas été facile d’importer et distribuer en France le film La Passion du Christ de Mel Gibson. C’était le Tunisien Tarak Ben Ammar qui avait pris en charge la distribution en France.
Il y a un point supplémentaire sur lequel on peut comparer Vaincre ou Mourir et Cristeros, c’est le fait que dans certains endroits, des gens ont organisé les séances eux-mêmes pour qu’ils puissent voir ce film. C’est-à-dire qu’il y a des gens qui ont négocié avec un cinéma la projection du film qu’ils veulent voir, et ont fait eux-mêmes la prévente de la séance avec leur propre réseau, ça peut être par exemple une paroisse. Ça nous dit qu’il y a un besoin de ce genre de film qui n’est pas satisfait. Il y a un besoin de production et un besoin de distribution qui ne sont pas satisfaits, et là ce n’est pas la faute de Saje […]
Le souvenir d’une souffrance réelle
[…] La question de la pudeur et de la délicatesse est importante parce que ce film aborde des faits qui ont été vécus par une population qui en a encore aujourd’hui la mémoire.
[…] Quelqu’un qui serait un peu attentif à notre héritage culturel français, régional, va entendre des bribes de ces histoires. Le groupe Tri Yann a fait redécouvrir au grand public dans son album La découverte ou l’ignorance de 1976 la chanson en langue bretonne La levée des 300 000 hommes (Galvadeg en tri kant mil soudard). De très nombreuses personnes connaissent cette chanson aujourd’hui, car l’album est disque d’or. […] C’est cette même levée des 300 000 hommes, cette fois-ci en Vendée, que l’on voit au début du film Vaincre ou Mourir. Au refus suit la révolte. À la révolte suit de violentes représailles. La population a vécu ces choses et s’en souvient.
[…] Dans la chanson « les bleus sont là » on chante « Les bleus sont là, le canon gronde, dites les gars avez-vous peur, vos corps seront jetés à l’onde, vos noms voués au déshonneur ». Quand Écran Large affiche « Vaincre ou Vomir », les gens qui ont écrit cela actualisent 230 ans après cette volonté de vouer au déshonneur les noms de ces gens. […] Dans Écran Large Antoine Desrues écrit « À la vue de Vaincre ou mourir, on espérerait presque que l’enfer existe réellement pour y voir ses responsables prosélytes et réactionnaires y brûler avec délectation », […] ce qu’il décrit là, c’est le concept de base de ce que l’on a appelé en Vendée la colonne infernale, où les villages ont été incendiés, et où les gens ont été littéralement jetés au four, au feu, pour y voir avec délectation y brûler ces dits prosélytes et réactionnaires.
Le massacre des Lucs-sur-Boulogne a fait entre 500 et 590 victimes, y compris de très nombreuses victimes civiles. Le 28 février 1794, 110 enfants âgés de 15 jours à sept ans sont massacrés dans l’église du Petit-Luc. […] En fait on connaît le prénom, le nom et l’âge de chacun de ces enfants. Ce n’est pas un souvenir lointain, anonyme. Certaines personnes en lisant la liste retrouverons leur propre nom, et ont peut-être dans leur famille, un cousin, une cousine qui font partie de ces enfants assassinés […] par des soldats de l’armée française.
La pudeur du réel
J’avais de l’appréhension avant de voir Vaincre ou Mourir, mais j’ai été agréablement surpris de ne jamais ressentir de malaise, pas par rapport aux événements du film mais par rapport à sa réalisation. […] Vaincre ou mourir a trouvé la pudeur nécessaire pour traiter d’un sujet historique de mon pays, dont les personnages sont de mon pays, ont vécu des événements réels, sur une terre à laquelle je peux me rattacher.
[…] certains diront que la voix off est peut-être trop présente, que le film pourrait plus montrer que dire, peut-être, mais au moins le film ne fait pas cette erreur très gênante de suggérer un ressenti puis de dire tout haut ou de montrer bien grassement ce que le spectateur a ressenti dans l’intimité de son affect et de son imaginaire.
Trop souvent dans un film français il y a un moment où […] l’acteur se sent obligé de trahir qu’il est un acteur, qui a honte de lui-même, et qui a besoin d’exprimer un peu de distance avec ce qu’il fait parce qu’il n’assume pas […]. Vaincre ou mourir ne fait pas ça. Il y a une différence entre agir français dans son jeu et jouer un français, et dans le film ils ont agi français. […]
Vaincre ou mourir touche à des faits réels et à l’imaginaire que l’on construit au contact de ces faits réels pour internaliser la connaissance, et à aucun moment le film ne m’a manqué de la délicatesse nécessaire.
Le traitement de la violence et le traitement de l’histoire
[…] Le film Vaincre ou Mourir est économe dans la violence graphique qu’il présente à l’écran. Il peut y avoir beaucoup de raisons à cela. Beaucoup ont dit que cela révélait à leurs yeux un manque de moyens, ce qui est bien possible étant donné le budget de ce film. Une deuxième raison pourrait être la volonté de conserver un large public […].
Il y a une troisième raison qui peut motiver à limiter la représentation de la violence, de recourir plus à la suggestion et à user d’ellipses, c’est que le film relate une histoire vraie, avec des spectateurs qui peuvent s’identifier aux personnages par des attachements familiaux ou territoriaux réels, et avec, c’est très important, la particularité que ce film raconte l’histoire du vaincu. Parce que si le film s’intitule Vaincre ou Mourir, le personnage à la fin il est vaincu et il meurt, et ce n’est pas une fiction.
Cette façon de faire des ellipses et de montrer certains tableaux, presque statiques, ou lointains, me font énormément penser au film Le tombeau des lucioles d’Isao Takahata. Le tombeau des lucioles est un film japonais racontant comment deux enfants japonais vivent les bombardements américains et l’impact que ça a sur leur vie. Ils sont les vaincus de l’histoire, et ils meurent à la fin. Quand Isaho Takahata nous montre les corps des victimes de bombardements, il nous les pose simplement, comme le fait le film Vaincre ou Mourir. On ne voit pas les gens mourir, on voit les gens morts.
Parfois les films jouent sur les deux plans. Dans le film The Patriot (2000) avec Mel Gibson, certains combats sont explicites, on voit par exemple un boulet de canon qui arrache la jambe d’un soldat, au premier plan. Par contre quand Anne qui vient d’épouser Gabriel est enfermée avec le village dans l’église paroissiale et que l’église est incendiée, le film ne nous montre pas cette mort et fait une ellipse. On comprend la mort quand son beau-père Benjamin ramasse dans les cendres le collier qu’elle portait. Cette différence de traitement est alignée sur la proximité que le spectateur peut affectivement développer avec les personnages.
Dans le film Elle s’appelait Sarah sorti en 2010 sur le sujet de la rafle du Vel d’Hiv’, quand Sarah rouvre le placard, on ne nous montre pas le contenu du placard. Ce n’est pas nécessaire, et ce n’est pas utile. On n’en a pas besoin pour comprendre ce qui se passe, et on n’a pas besoin de s’infliger ce spectacle.
Et autant certains films mélangeront l’explicite et l’implicite, d’autres films comme Le tombeau des lucioles et Vaincre ou mourir font le choix de l’implicite et de la pudeur sur toute la ligne. Ces deux films présentent l’histoire racontée par le vaincu, et l’histoire va être entendue par la population même qui a la mémoire douloureuse de ces événements.
Si parfois le manque de moyen a pu encourager ces ellipses, […] un film n’est pas toujours à 100% un divertissement. C’est précisément ce qui se passe avec Le tombeau des lucioles et Vaincre ou mourir. […]
On ne peut pas réclamer de tous les films d’être à 100% un divertissement et on ne peut prétendre que le spectateur est nécessairement détaché de la violence qui y serait représentée. Je reprends cette comparaison, mais quand on va voir le Tombeau des lucioles, est-ce que ces gens [d’Écran Large] nous disent que l’on est censé « vouloir vivre impérativement dans le déni en dépolitisant le film et vouloir se vider le crâne devant un grand spectacle » ? C’est ça leur seul horizon du cinéma en fait ? Est-ce que lorsqu’Hayao Miyazaki a réalisé le film Le vent se lève où il nous raconte l’histoire d’un concepteur d’avion de guerre Japonais dans une guerre que le Japon à perdu, est-ce qu’ils nous disent que pour regarder cet autre film, il faut « vouloir vivre impérativement dans le déni en dépolitisant le film et vouloir se vider le crâne devant un grand spectacle » ?
[…] Parce que ce que certains expriment, là, dans certains médias, c’est leur comportement de junkie qui fuient le réel dans une consommation de drogue et qui se plaignent que la dose n’est pas assez forte, qu’elle arrache pas assez, et pire encore, qu’ils sont encore lucides avec ça. Et ça, pour eux, c’est un échec.
Celui qui regarderait le Tombeau des lucioles en se disant « on va voir un film de guerre, ça va être l’éclate », il va complètement passer à côté du film, son expérience sera complètement ratée, mais ça ne sera pas la faute du film. Si le spectateur pose comme condition qu’il ne doit y avoir ni empathie ni compassion ni toute autre forme d’investissement affectif, c’est le spectateur qui a un problème, pas le film. […]
Je me souviens d’un film sur Jeanne d’Arc qui était en deux parties. C’était Jeanne La Pucelle de Jacques Rivette sorti en 1994. Il y avait un film intitulé Les Batailles, et un autre intitulé Les Prisons. Peut-être que ça aurait été une bonne idée de faire quelque chose comme ça pour Charette, avec deux atmosphères, une plus glorieuse à grand spectacle, et une plus intimiste et plus dans la tragédie.[…]
Même si l’histoire de Charette est propice à représenter des combats épiques avec lesquels on pourrait prendre une certaine distance émotionnelle, le film en lui-même n’est pas facile pour une certaine population. Ce n’est pas une question de violence graphique. […] Dans un film comme John Wick on a un personnage imaginaire évoluant dans un univers imaginaire et qui trucide des personnages imaginaires. Dans Vaincre ou Mourir avec Charette ce sont nos cousins qui trucident nos cousins dans notre pays. Si la relation du spectateur au film est la même dans les deux cas, c’est que le spectateur ne prend pas le risque de sortir de sa zone de confort.
La pudeur du réel est aussi demandée parce que le sujet est traité correctement. Si je prends le film Le dernier samouraï avec Tom Cruise, […] il y a un problème fondamental : dans le film le personnage principal est présenté comme un américain vétéran des guerres indiennes et traumatisé par les massacres des indiens aux États-Unis, alors que le personnage réel dont s’inspire l’histoire est un Français officier sous Napoléon III, ayant vécu l’expédition du Mexique, la guerre franco-prussienne de 1870 et la Commune de Paris. Alors oui il y a une différence. Dans un cas le fait historique nourrit le scénario d’une autre histoire fictive avec toute la distance que cela met, et dans un autre cas l’histoire racontée essaie de représenter le fait historique.
Les figurants
[…] J’ai entendu plusieurs fois que ce film manquait de figurant à l’écran. […] C’est vrai que le cinéma peut nous montrer des choses plus grandioses. […] Mais ce n’est pas un manque de figurants, mais un manque d’effets spéciaux. On a du mal à s’en rendre compte parfois mais énormément de choses que l’on voit désormais au cinéma ne sont plus des choses filmées. À commencer par les figurants. […]
Certains films, parfois à très gros budgets, ne se posent même plus la question de la crédibilité des figurants. Black Adam sorti en 2022, avec 185 millions de dollars de budget, nous met une poignée de personne pour représenter la population d’une ville. Vaincre ou Mourir fait mieux que ça en fait.
Et en parlant de cohérence, même le traitement des décors est correct. Si je compare avec John Wick 3 Parabellum (2019), il y a énormément de décors dans cet autre film qui n’ont aucun sens, qui ne peuvent pas être justifiés physiquement, ne serait-ce qu’en se posant la question, qui dans l’univers, paie pour ça, et pourquoi ? Ce film a eu 75 millions de dollars de budget […]. Vaincre ou Mourir a des décors plus cohérents que ça en fait, peut-être parce qu’ils sont réels, tout simplement.
[…] Oui, comparé à certaines grosses productions à gros moyens on voit moins de gens à l’écran, mais ce sont de vraies personnes que l’on voit, et ça fait du bien de voir ça. […] Est-ce que cette impression de téléfilm que certaines personnes ont ressentie ne viendrait pas en partie du fait que ce sont des vrais gens qui ont joué, et que donc la caméra a due être placée comme on place une caméra quand on tourne avec de vrais gens d’une part, et d’autre part qu’on ne multiplie pas ces gens avec de la modélisation ?
L’Histoire de France, ce n’est pas sale
[…] Il y a des gens qui nous expliquent qu’il ne faudrait pas voir le film Vaincre ou Mourir. […] On dirait que ce genre de personne aurait peur que ce film corrompe la jeunesse. En fait ils en parlent comme s’ils défendaient à un enfant d’aller voir un film porno. […]
L’histoire d’un peuple chrétien en France et l’histoire de ce qu’il a vécu, dans ses victoires et ses défaites, dans sa gloire et son anéantissement, ce n’est pas sale. Je ne pense pas qu’on a besoin d’eux comme clergé douteux avec leurs interdits religieux bien à eux, et qui ne font rien de plus que nous expliquer que ce film est à leurs yeux une œuvre licencieuse, dissolue et dépravée.
Molière se moquait de la pudibonderie de son siècle et du signalement de vertu du personnage qu’il nomme Tartuffe. […] Dans la pièce de Molière, le Tartuffe s’est emparé de la maison, et en a chassé le propriétaire dont il a obtenu les richesses et la confiance par ses tromperies. […] Dans la pièce de Molière c’est le roi qui rétablit la justice et qui rend au malheureux ce qu’il avait perdu, mais dans cette nouvelle pièce de Tartuffe que l’on voit jouée dans nos médias aujourd’hui, le roi étant mort, c’est peut-être bien le Tartuffe qui règne sur le domaine et qui administre les richesses. Pour voir la fin alternative du Tartuffe, il suffit de lire Libération ou Télérama.
La Rébellion cachée
Beaucoup ont relevé que le film Vaincre ou mourir était un peu le cul entre deux chaises, entre le cinéma et le documentaire, ce qui s’explique d’ailleurs par l’histoire de sa production. Si vous avez envie d’approfondir le sujet, et cette fois-ci c’est vraiment un documentaire que je propose, vous pouvez regarder le documentaire de Daniel Rabourdin, la Rébellion cachée : https://vimeo.com/ondemand/larebellioncachee
Colloque sur le Linceul de Turin
Le colloque du Centre international d’études sur le Linceul de Turin, un temps annoncé à Saint-Roch, aura finalement lieu à l’ASIEM (6 rue de l’Apparent 75007 Paris).


Terres de Mission : Demain, une Eglise sans prêtre ?
Terres de Mission reçoit l’abbé Viot pour évoquer l’idée évoquée en Belgique (et plus largement dans plusieurs pays d’Europe, en marge du synode sur la synodalité) d’une Eglise sans prêtre.
Puis, Alexis Maillard, directeur du site jesusmarie.com, présente ce site qui offre à l’internaute de nombreuses ressources théologiques et spirituelles.
Enfin, Guillaume de Thieulloy recense l’ouvrage collectif dirigé par Ludovic Laloux et Gautier Filardo : “Eglise et pouvoir politique”.
2e dimanche de carême
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La messe célébrée ce dimanche est celle du IIe dimanche de Carême. Notre Seigneur avant d’entrer dans la douloureuse épreuve de sa Passion nous laisse paraître, dans l’Évangile de ce dimanche la splendeur de sa gloire par la Transfiguration devant trois de ses disciples.
Cet état de béatitude auquel nous sommes également appelés ne se réalisera que par l’infinie miséricorde de Dieu que tous les chants de cette messe réclament…
| Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, et misericórdiæ túæ, quæ a sæculo súnt // ne únquam dominéntur nóbis inimíci nóstri // líbera nos, Déus Israel, ex ómnibus angústiis nóstris. | Souvenez-vous Seigneur de votre bonté et de votre miséricorde qui sont de toujours // Que nos ennemis ne l’emportent pas sur nous // Délivrez-nous, Dieu d’Israël, de toutes nos angoisses. |
Le verset de cet introït est bien entendu le début du psaume 24 que nous avons souvent entendu au temps de l’Avent.
| Ad te Dómine levávi ánimam méam : Déus méus in te confído, non erubéscam. | Vers vous, Seigneur, j’élève mon âme, mon Dieu c’est en vous que je mets ma confiance et je n’aurai pas à en rougir. |
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Le texte du graduel de ce IIe dimanche de Carême qui suit l’introït provient également du psaume 24.
C’est une humble prière de l’âme repentante bien placée après l’épître qui vient de nous donner divers moyens de mortification.
| Tribulatiónes córdis méi dilatátæ sunt : de necessitátibus méis éripe me, Dómine. Et voici le verset :
Víde humilitátem méam, et labórem méum ; et dimítte ómnia peccáta méa. |
Les angoisses de mon cœur se sont multipliées. Arrachez-moi à mes tourments.
Voyez mon humiliation et ma peine et remettez tous mes péchés. |
Le contexte du psaume replace ces paroles dans un climat de confiance en la miséricorde divine.
M. Yves Gire qui avait publié son maître-ouvrage « L’Année Grégorienne », n’avait jamais voulu aborder l’aspect technique ni dans ce livre, ni dans l’émission « Chant grégorien du jour » qu’il avait créée en 1987. C’est pourquoi il avait écrit ses « Compléments techniques » à l’adresse des choristes, chefs de chœur et spécialistes.
Voici ce qu’il écrivait sur ce graduel du IIedimanche de Carême :
On retrouve (comme à celui de la messe du jour de Noël par exemple) un 5e mode sans partie grave empruntée au 6e mode, avec les trois notes importantes Fa-La-Do énoncées dès le départ. Dans la première partie il y a peu de grandes vocalises, seulement sur Dómine ; dans la deuxième partie, il y a surtout celle de Labórem, typique des graduels du 5e mode ; à noter dans cette vocalise, à la fin de la deuxième incise, l’épisème sur le Sol qui n’indique qu’un petit soulèvement de la note au levé avant de retomber sur la longue, le léger élargissement correspondant devant commencer sur le losange qui précède. Sur ómniaon trouve une formule de graduel du 2e mode (en La), ce qui est assez fréquent, les deux modes ayant la même dominante.
Le Trait du IIe dimanche de Carême Confitémini Dómino comporte quatre versets qui sont les premiers du psaume 105, psaume de louange à la miséricorde divine en laquelle nous autres pécheurs nous mettons notre confiance. La suite du psaume raconte longuement toutes les infidélités dont le peuple d’Israël s’est rendu coupable au cours de son histoire, et comment, à chaque fois, le Seigneur en a eu pitié et lui a pardonné, ce qui justifie cette louange et cette confiance.
Voici la traduction de ce texte :
Louez le Seigneur car il est bon, car sa miséricorde est éternelle. Qui racontera tous les hauts faits du Seigneur, qui fera entendre toutes ses louanges ? Heureux ceux qui gardent ses commandements et qui accomplissent sa volonté en tout temps. Souvenez-vous, Seigneur, de votre peuple dans votre bienveillance, visitez-nous pour nous sauver.
La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée avec des formules qui reviennent aux différentes cadences du texte. Elle s’apparente beaucoup à celle du Trait Dómine non secúndum du mercredi des Cendres. On y retrouve en particulier la même progression d’un verset à l’autre depuis le grave vers l’aigu.
Deux versets du long psaume 118, le psaume de la fidélité à la Loi divine, fournissent le texte de l’offertoire.
| Meditábor in mandátis túis quæ diléxi válde, et levábo mánus méas ad mandáta túa quæ diléxi. | Je méditerai sur vos commandements car je les aime de tout mon cœur, et je lèverai les mains vers vos commandements que j’aime. |
L’expression levábo mánus méas = je lèverai les mains exprime la prière de l’âme vers son Créateur.
La mélodie correspond tout à fait à cette atmosphère méditative, avec son faible développement et ses longues tenues. [On remarquera comme est souligné le mot diléxi = j’aime qui revient deux fois, d’abord par une simple accentuation, puis par une grande vocalise très expressive].
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L’antienne de communion du IIe dimanche de Carême est encore une prière personnelle, suppliante mais pleine de confiance, avec un grand élan d’amour et d’adoration. Elle est tirée du psaume 5, une des nombreuses prières de David en butte aux persécutions de ses ennemis et qui s’en remet à la protection divine :
| Intéllige clamórem méum, inténde vóci oratiónis meæ, Réx méus, et Déus méus : quóniam ad te orábo, Dómine. | Entendez mon appel, soyez attentif à la voix de ma prière, mon Roi et mon Dieu, car c’est vous, Seigneur que je supplie. |
On remarquera dans la mélodie les grands élans de Intéllige au début et orábo à la fin, ainsi que la douceur pleine de tendresse sur l’invocation Réx méus, et Déus méus (mon Roi et mon Dieu).
« Il n’y a pas de sens de l’Histoire »
Pour les 60 ans de l’exécution du colonel Bastien-Thiry, une soirée commémorative était organisée, au prieuré Saint-Irénée à Lyon (FSSPX).

Après la messe célébrée par M. l’abbé Cyprien du Crest, le chant de la cavalcade résonna dans l’église, unissant les voix de toutes les générations.

Après avoir écouté M. Louis de Condé déclamer avec émotion un poème en hommage au colonel, madame Hélène Bastien-Thiry donne une conférence retraçant la vie héroïque de son père.


Quelque 200 personnes, pieds noirs, amis de l’Algérie Française auxquels se mêlaient de très nombreux étudiants étaient présents pour rendre hommage au colonel Bastien-Thiry, défenseur de la civilisation chrétienne et française comme son magnifique testament en témoigne:
“Il n’y a pas de sens de l’Histoire, il n’y a pas de vent de l’Histoire, car ce qui fait l’Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne, qui est vérifiée par tous les faits historiques, c’est la volonté des hommes, c’est l’intelligence des hommes, ce sont leurs passions bonnes ou mauvaises”.
Le sacrifice
Auteur d’une Théologie du sacrifice, l’abbé Jean de Massia, FSSP, est interrogé dans France catholique. Extrait :

“Que leurs noms ne soient pas même prononcés parmi vous !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Mgr Giraud, évêque de Sens-Auxerre et prélat de la Mission de France, dans le journal La Croix du 14.02.2023 a publié un article intitulé « Sur l’homosexualité, le pape François invite à sortir de l’impasse du silence ».
Avant tout, il semble nécessaire de distinguer deux acceptions du terme « homosexualité » :
• Soit le terme désigne le fait d’avoir des tendances homosexuelles, ce qui est une infirmité de notre nature humaine créée par Dieu sexuée en vue de la perpétuation de l’espèce, et dans ce cas, ces tendances n’enlèvent rien à la dignité de la personne, mais peuvent même lui être source de mérite s’il leur résiste.
• Soit le terme désigne le fait de commettre des actes homosexuels, et dans ce cas il s’agit d’un péché contre nature, qui doit être dénoncé comme tel.
Personnellement, je ne vois pas à quel silence le Pape et Mgr Giraud font allusion, tant j’entends au contraire une publicité de plus en plus assourdissante au sujet de l’homosexualité, et d’autant moins faudrait-il se plaindre du silence qu’il a justement été donné par Saint Paul comme prophylaxie en pareil cas :
« Quant à la fornication, à l’impureté sous toutes ses formes, ou encore à la cupidité, que leurs noms ne soient même pas prononcés parmi vous : c’est ce qui sied à des saints. (Ep 5.3) » …
L’article commence par cette phrase :
« Depuis le début de son pontificat, François s’est exprimé à de multiples reprises sur la question de l’homosexualité : « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? », avait-il répondu à une journaliste, en 2013. »
Ce propos est un modèle du genre en matière de manipulation : l’Évêque présente le Pape comme traitant de l’homosexualité alors qu’il parle d’une personne gay. L’amalgame entre homosexualité et personne sert évidemment à transférer le bien de la personne humaine à l’homosexualité, et sert ainsi à faire admettre l’homosexualité comme une chose bonne, au même titre que la nature humaine, en sorte qu’il faille « abandonner toute tentation de jugement [de qui ? de quoi ? Des homosexuels, ou de l’homosexualité ?], pour lui substituer une attitude d’écoute des personnes telles qu’elles sont. [Dans quel but ? Se contenter d’écouter ?] » Le Seigneur ne nous demande pas de seulement écouter, mais « de réprimander notre prochain pour n’avoir pas la charge de son péché. (Lv 18.17 ; Mt 18.15-17 ; Col 3.16) »
Suite : https://www.islam-et-verite.com/que-leurs-noms-ne-soient-meme-pas-prononces/
Manipulation à la convention citoyenne
Non content de manipuler l’opinion en faisant appel à une convention non élue, il s’avère que la convention elle-même est manipulée. Le Figaro révèle que plus d’une quarantaine de citoyens (environ un quart des 184 qui ont été tirés au sort) ont adressé une lettre au comité de gouvernance de la convention citoyenne et à sa présidente, Claire Thoury, membre du Cese.
Ils expriment leur regret de voir publiés les résultats du vote provisoire en faveur de l’euthanasie :
« Il s’agissait d’un vote sur les idées et non sur l’écriture précise de propositions. Les questions ont pu évoluer pendant la session, pouvant entraîner de la confusion parfois, mais cela n’enlève en rien la valeur et la solidité de nos travaux. »
Le compte rendu publié par le Cese n’évoque pas le consensus qui s’est dégagé parmi les citoyens pour renforcer l’offre des soins palliatifs en France. Un sujet auquel ils ont pourtant accordé « autant d’importance qu’à l’aide médicale à mourir ». Une omission qu’ils ont demandée au comité de gouvernance de rectifier. Sans résultat.
Il y a eu aussi une confusion entre les personnes qui estiment qu’il faudrait faire évoluer le cadre légal sur la fin de vie et les personnes favorables à l’ouverture à l’aide active à mourir.
Certains ont créé un groupe « dissident » pour organiser la contestation :
« Pour le moment, on essaie de faire entendre nos doutes sur certaines des modalités de la consultation. Si ça ne suffit pas, il faudra que l’on prenne les devants ».
Une autre avoue :
« J’ai l’impression que les dés sont pipés. Et je ne suis pas la seule : depuis quelques sessions, disons qu’il y a une gêne qui s’est installée… Alors, à présent, on va réfléchir à se faire entendre autrement. »
« Par moments, j’ai l’impression que c’est de la manipulation. »
Est-ce étonnant ?
« Des citoyens se demandent s’ils ne sont pas manipulés par le Cese, se posent des questions sur l’orientation imposée. Certains d’entre nous pensent que les votes sont conçus pour nous orienter vers l’aide active à mourir. Cela fait passer sous silence tout le travail qui a été fait jusqu’à maintenant pour améliorer la loi actuelle. Il ne reste plus que trois séances et on va encore beaucoup travailler sur l’euthanasie et le suicide assisté, notamment pour des personnes qui n’ont plus la possibilité de s’exprimer… Ces sujets prennent le dessus. »
En attendant vous pouvez organiser une séance chez vous où près de chez vous pour voir le documentaire sur l’euthanasie. Inscrivez-vous ici :
La natalité est la grande oubliée du gouvernement
La natalité est la grande oubliée des politiques du gouvernement. Elle est pourtant cruciale pour la survie de toute nation et permet le renouvellement des générations. Il est urgent de mettre en place des politiques de soutien au maillon essentiel de toute société : la famille ! pic.twitter.com/C7vlmncGeF
— Christophe Bentz (@BentzChristophe) February 28, 2023
Rapport sur la haine anti-chrétienne au Nigéria au premier semestre 2022
Nos amis de l’Observatoire de la christianophobie ont mis en ligne un rapport sur les actes anti-chrétiens commis au Nigéria au premier semestre 2022.
Pour le télécharger, c’est ici.
6 vertus à faire fleurir pour Pâques
Nous sommes entrés dans le temps du Carême depuis le mercredi 22 février, mercredi des Cendres. Le Carême est un temps de conversion et une occasion, pour les chrétiens, de cultiver leur jardin intérieur pour y faire fleurir des vertus.
A travers nos relations aux autres durant cette période, à travers un effort de Carême offert à Dieu, et dans nos temps de prière, nous pouvons, cette année, nous concentrer sur une vertu particulière. Choisissons-en une qui nous fait plus particulièrement défaut et, avec l’aide de l’Esprit de Dieu, laissons-la se développer en nous.
Cela peut être :
- l’humilité : “Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.” (Philippiens 2, 3)
- la gratitude : “Rendez grâce en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus.” (1 Thessaloniciens 5, 18)
- le courage : “Ne t’ai-je pas commandé : “Sois fort et courageux !” ? Ne crains pas, ne t’effraie pas, car le Seigneur ton Dieu sera avec toi partout où tu iras.” (Josué 1, 7)
- la patience : “Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière, et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu.” (Job 19, 25-26)
- l’obéissance : “Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.” (Matthieu 7, 21)
- l’espérance : “Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. * « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »” (Psaumes 26, 13-14)
Bon Carême à tous !
Alice Ollivier pour Hozana.org
Réflexions autour du vocabulaire médical de Luc l’évangéliste 5/5
Suite et fin de l’article de Franck Jullié sur le choix du vocabulaire utilisé par l’évangéliste saint Luc.
5. Conclusion
L’examen attentif du vocabulaire médical de Luc, en particulier dans l’examen de la fertilité et de la santé génésique, exprime – au-delà de la compréhension technique, une théologie de la médecine, plus encore une théologie du corps et de son salut, une théologie où l’expérience du corps et la restauration de la conscience de sa signification originelle sont fondamentales.
Au-delà de la destruction de la signification du corps dans la pratique contraceptive, porte ouverte à l’avortement, la démarche lucanienne nous invite à rehausser les standards du Serment d’Hippocrate dans un cadre éthique et métaphysique, celui du Décalogue et de la Parole-Loi du Dieu de la Bible43.
C’est sans doute cette vision qui a inspiré les scientifiques, protestants de confession, Erik Odeblad et James B. Brown44, à collaborer avec les médecins John et Evelyn Billings, catholiques, pour apporter les éléments de preuve endocrinologiques et de structuration physico-chimique de la glaire cervicale45 pour constituer le corpus anthropologique de ce que l’histoire connait comme la méthode Billings.
Dans la traversée temporelle de Genèse 2 et 3 s’élaborent pour l’homme et pour la femme, créés à l’image de Dieu, une conscience de la signification de leur corps au creuset de la nudité originelle, puis de la solitude originelle, puis de la découverte de la dimension sponsale du corps, puis de l’expérience de la honte après la chute.
La médecine et ses moyens techniques doivent s’inscrire dans la perspective de la Création, de la Chute et de la Rédemption. La médecine doit s’inscrire dans un cadre théologique qui lui permette la redécouverte et la restauration du sens du corps – dans son expression objective et son vécu subjectif, et de sa santé intégrale.
Franck Jullié, le 30 janvier 2023
Pour lire l’article complet, vous pouvez laisser votre courriel ci-dessous:
Profanation de l’église Saint-Eustache à Paris
Message du curé :
Ce jeudi 2 mars 2023, à l’heure même où la messe quotidienne de 12h30 dans la chapelle de la Vierge était célébrée, une personne a brisé, à coups d’extincteur, la vitre de protection du brocart de l’autel de célébration dans le chœur de notre église. L’ampleur exacte des dégâts reste à cette heure à établir avec plus de précisions. L’auteur est recherché et les intentions de son acte restent inconnues.
Cet autel est au coeur de l’église comme le Christ est au coeur de nos rassemblements et de la vie, si riche, de notre communauté paroissiale. Sa profanation – puisque tel est le nom que porte la violence qu’il a subie – nous touche profondément. Les témoins de la scène en ont été très affectés et nous le sommes avec eux.
Je sais votre attachement à notre église. Je sais aussi tout ce que signifie Saint-Eustache, non seulement pour la communauté qui s’y rassemble de dimanche en dimanche, mais aussi pour tant de gens pour qui le témoignage de cette communauté est significatif et important. Toutes et tous nous partageons la même très vive émotion.
Il me semble utile de préciser que, suite à cette action de malveillance, l’autel ne pourra plus être utilisé jusqu’à ce qu’une célébration de réparation ait eu lieu. Nous vous tiendrons bien sûr informés au plus tôt.
D’ores et déjà je vous remercie de votre soutien et de votre proximité. Nous demeurons en communion les uns avec les autres.
Au-delà de ce moment pénible, la vie de notre paroisse continue dans ce temps de carême et je sais pouvoir compter sur tous et toutes pour que la sérénité et l’esprit de service demeurent pleins et entiers dans le coeur de chacun, de chacune et dans toutes nos équipes.
Yves Trocheris, prêtre de l’Oratoire
« Il n’y a pas le moindre risque ou la moindre chance que l’union des droites se fasse avant 2027 »
Selon Alexis Brezet, directeur du Figaro :
« Il n’y a pas le moindre risque ou la moindre chance que l’union des droites se fasse avant 2027 »
➡️ C’est l’édito politique de @abrezet sur #Europe1 pic.twitter.com/SJkCxZpzKy
— Europe 1 🎧🌍📻 (@Europe1) March 3, 2023
Comment évangéliser aujourd’hui ?
Quelle est la nécessité de l’évangélisation
Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Guelfucci, le père Thomas et Jean-Pierre Maugendre.
A comme Allah Akhbar
Nous commençons une série (alphabétique!) d’extraits de l’excellent livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France, www.islamophobie.net), l’organisme qui n’a de cesse de vouloir pénaliser la peur de l’islam pour mieux assurer la censure des consciences, a publié un article sur son site internet ce mardi 16 avril qui ressemble presque à un gag. Au lendemain de l’incendie ayant détruit la charpente et la toiture de Notre-Dame de Paris, cet article s’intitule: «Trois mosquées profanées hier à Rennes ». Commentaire du site: « Les fidèles des mosquées de Rennes sont encore sous le choc. En l’espace d’une nuit, trois lieux de culte musulmans ont été la cible de tags islamophobes et haineux. » …
Le site publie aussi les photos des profanations. On a supposé que le reportage était exhaustif. Où l’on voit sur une première photo un tag sur un mur: « Jésus Akbar »; la deuxième photo montre aussi un tag : l’étoile juive, la croix chrétienne et le croissant musulman rassemblés avec la mention « Non merci »; la troisième, un troisième tag avec un smiley plutôt rigolard et la mention « Go home » Comme un vulgaire tag « US GO HOME » lors de la guerre du Vietnam. Mais, à l’époque, on n’avait pas inventé le smiley… Il faut reconnaître: les tags, ce n’est pas correct, c’est malpropre. Mais « Jésus Akbar »! De la haine à l’état pur. Alors que, c’est sûr, le « Allah Akhbar » prononcé par le musulman Cherif Chekatt lors de son attentat à Strabourg était, lui, fraternel. De même d’ailleurs que le « Allah Akhbar » lancé par la compagne du terroriste musulman de Trèbes lors de son interpellation. Et pensez, ce « Allah Akbar », lancé par les assassins musulmans du Père Hamel quand ils ont chargé les gendarmes en sortant de l’église de Saint-Étienne du Rouvray : fraternel aussi !
(Extrait de “Le site islamophobie.net dénonce la « haine » et verse dans le gag” – 18 avril 2019)
Tuer un bébé n’est « jamais nécessaire » pour sauver la vie de la mère
L’avortement est souvent présenté comme le seul moyen de sauver les femmes enceintes. Cette présentation n’est pas enracinée dans le fait médical.
Le Dr John Bruchalski est le fondateur du cabinet médical confessionnel pro-vie Tepeyac et de l’association à but non lucratif Divine Mercy Care. Il « a pratiqué des avortements en croyant qu’il aidait les femmes » pendant sa formation médicale, mais après un réveil spirituel, il a réalisé que l’avortement n’apportait pas la liberté, la santé et le bonheur aux femmes. Le Dr Bruchalski a cessé de pratiquer des avortements, est revenu à la foi et a ressenti l’appel de Dieu pour démarrer une pratique médicale qui a vraiment aidé les femmes.
Écrivant mardi à The Federalist , Bruchalski atteste que pour toutes les complications graves et potentiellement mortelles auxquelles les femmes peuvent être confrontées pendant la grossesse, « le fœticide intentionnel n’est jamais nécessaire, même dans les pires scénarios », et au lieu de cela,
« l’objectif médical devrait être de prendre soin des deux patients et de les amener tous les deux aussi loin que possible dans la grossesse tant que la mère et le bébé vont bien. »
Il cite l’exemple d’une « rupture prématurée du sac amniotique de la mère à 14 semaines », pour laquelle l’avortement peut être présenté comme une possibilité, mais les deux patients peuvent à la place être traités avec des antibiotiques sous une surveillance étroite. Ils ont alors de bonnes chances de stabilisation. S’il arrive à 22 semaines ou plus, le bébé a de bonnes chances de survivre en dehors de l’utérus.
Il admet que de nombreuses circonstances peuvent nécessiter l’accouchement d’un bébé avant qu’il ne puisse survivre en dehors de l’utérus ou mettre indirectement fin à la vie du bébé, comme la chimiothérapie ou le traitement d’une grossesse extra-utérine, mais souligne le fait que ces traitements ne sont pas un avortement ; ils n’impliquent pas de violence directe et intentionnelle sur l’enfant dans le but de mettre fin à ses jours.
« Ces femmes sont et ont été soigneusement soignées et traitées pour leurs complications de grossesse avant, pendant et après Roe v. Wade ». « Mais les défenseurs de l’avortement veulent que vous pensiez que ces complications sont devenues dangereuses pour les femmes dans l’Amérique post-Roe et doivent donc qu’elles doivent être incluse dans le pseudo « droit » à l’avortement pour lesquels ils se battent, afin de maintenir en vie la culture de l’avortement à la demande. »
« Les avortements électifs deviennent plus dangereux à mesure que la grossesse avance, et c’est à ce moment-là que surviennent la majorité de ces complications de santé. Les avortements après 24 semaines provoquent des déplacements massifs de liquide, ce qui peut pousser la mère à une insuffisance cardiaque, pulmonaire ou rénale. Si la vie de la mère est en danger immédiat, une césarienne dure une heure. Un avortement direct après 24 semaines peut prendre de deux à trois jours. On ne peut pas faire valoir qu’un avortement est nécessaire parce qu’il est plus rapide que l’accouchement. »
Bruchalski cite le Dr Byron Calhoun, un gynécologue-obstétricien de Virginie-Occidentale, qui traite régulièrement de tels cas et convient
« qu’il n’est jamais nécessaire de tuer le bébé pour sauver la vie de la mère ».
L’opinion professionnelle du médecin fait écho à celle du Dr Anthony Levatino , qui a pratiqué plus de 1 200 avortements mais a quitté l’industrie et s’est converti à la cause pro-vie après le décès de sa fille, et du Dr William Lile, conférencier qui gère le site Web ProLifeDoc.
Le spectre des femmes mourant en couches parce qu’on leur a refusé l’avortement est l’un des arguments des militants de l’avortement, qui a pris une importance particulière maintenant que Roe v. Wade n’est plus en vigueur et que les États peuvent interdire directement la pratique.
Rapport sur la christianophobie en France en juillet 2022
Nos confrères de l’Observatoire de la christianophobie ont mis en ligne leur rapport sur les actes anti-chrétiens commis en France en juillet dernier.
Pour le télécharger, c’est ici.
Réflexions autour du vocabulaire médical de Luc l’évangéliste 4/5
Suite de l’article de Franck Jullié sur le choix du vocabulaire utilisé par l’évangéliste saint Luc.
4. Médecine hippocratique ou médecine biblique ?
Zacharie 9:13 :
Car je bande Juda comme un arc; j’arme Éphraïm de sa flèche; je ferai lever tes enfants, ô Sion, contre tes enfants, ô Javan !
Si le Serment d’Hippocrate27 présente des aspects très positifs – « Je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif », il s’inscrit néanmoins dans un ensemble de textes du Corpus hippocratique, en particulier Maladies des femmes et Nature de la femme, qui par les nombreuses recettes abortives décrites et les risques associés, ouvrent des possibilités techniques dans l’esprit de leurs contemporains et créent une brèche dans le respect de l’embryon et du fœtus.
Le Corpus hippocratique fait de nombreuses références détaillées aux produits et techniques abortives, trop nombreuses pour ne pas créer une ambigüité une fois le cadre éthique affaibli.
Si les travaux de l’historienne Marie-Hélène Congourdeau28 sur l’avortement chez les médecins grecs mettent en évidence que le Corpus ne propose pas de façon positive les produits ou techniques abortives, il n’en demeure pas moins que – dans la forme, en creux – cet exposé a préparé pour la suite les positions contraceptives d’un Soranos et abortives d’un Dioscoride.
4.1. Ephèse et l’esprit de Soranos
Lorsque l’on considère le ministère apostolique de Paul et de son proche collaborateur Luc, on mesure l’intensité du combat spirituel et moral porté par l’équipe missionnaire et les églises primitives de Galatie et des villes côtières d’Asie Mineure. Car si Luc a puisé dans le Corpus hippocratique des connaissances, il reste un serviteur du Dieu de la Bible pour qui la vie, dès son commencement (Psaume 139), est sacrée et inviolable. La médecine lucanienne est avant tout un art médical qui s’enracine dans les principes du Décalogue – Tu ne tueras (רצּה, ratsah) pas (Exode 20.13). Cette vision de la médecine se heurte frontalement à la mentalité contraceptive et abortive, aux habitudes culturelles, morales et médicales des habitants de ces régions.
Dans sa lettre aux Galates (5:19-20), Paul exprime cette confrontation :
19 : Φανερὰ δέ ἐστιν τὰ ἔργα τῆς σαρκός, ἅτινά ἐστιν μοιχεία, πορνεία, ἀκαθαρσία, ἀσέλγεια, 20 : εἰδωλολατρεία, φαρμακεία, ἔχθραι, ἔρεις, ζῆλοι, θυμοί, ἐριθεῖαι, διχοστασίαι, αἱρέσεις,
Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont : l’adultère, la fornication, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, les enchantements, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes
Le mot φαρμακεία29 (pharmakeia) désigne initialement celui qui fait usage de plantes médicinales, de drogues ou de poisons, par extension de sens dans le grec tardif, il désigne l’empoisonneur, le sorcier, le magicien. Dans Apocalypse 9.21, l’apôtre Jean dénoncent ceux qui pratiquent φαρμακεία et πορνεία (porneia).
Le texte de Soranos d’Ephèse, Traité des maladies des femmes30 (IIème s.) ne laisse aucune ambiguïté sur la profondeur de la mentalité contraceptive et abortive à Ephèse et dans les populations d’Asie Mineure.
Dans son célèbre chapitre XVII, De l’usage des médicaments déterminant l’avortement, de ceux qui produiront la stérilité ; Quand, et de quelle manière ils devront être employés, le Traité nous dit :
Le remède appelé ἀτόκιον31, sans accouchement, diffère de celui appelé (φθορίου, avortement. Le premier empêche la conception de se faire, le second détruit ce qu’elle a produit, d’où la nécessité d’exposer ce qui a trait à ces deux ordres de moyens. Quelques- uns pensent que ἐκβόλιον, expulsion, signifie la même chose que φθορίου, avortement ; d’autres disent que non, quand il ne s’agit pas de remèdes, mais de quelques chocs (sauts). C’est pourquoi ils soutiennent qu’Hippocrate repoussant l’avortement, et ayant dit dans son livre de la nature de l’enfant : « Je n’enseignerai à aucune un moyen abortif qui a pour effet de détruire le produit de la conception », avait cependant procuré à une danseuse l’expulsiondu produit de la conception par des sauts. Il ne voulait pas procurer la destruction du produit de la conception, puisque la mission du médecin est de protéger ce que crée la nature ; il en est qui ont admis avec joie cette proposition. Il en est qui ont la même opinion sur les remèdes qui causent la stérilité, nous partageons aussi cette idée et, à cet égard, nous voulons dire notre opinion : Il y a des femmes qui, par le fait de la conception, sont mises dans un état dangereux à cause de l’étroitesse du col de l’utérus ou parce que la matrice tout entière est trop petite et ne peut suffire à la nutrition de l’enfant, ou parce qu’à l’orifice de la matrice il existe des condylomes, des fissures ou quelque autre défectuosité de nature telle, qu’il eût été plus utile à la femme de n’avoir pas conçu ; que si, pourtant, elle est enceinte, il serait préférable de tuer le fœtus plutôt que de le couper (pour l’extraire). Comme il serait plus utile pour ces femmes n’eussent pas conçu, il est essentiel de dire ici quels sont les moments les plus favorables à la conception pour que les femmes puissent l’éviter dans l’acte du coït.
.. pour éviter aussi la conception avant le rapprochement, elle enduira le col avec de l’huile rance ou avec du miel, … ou bien un flocon de laine douce sera introduit dans l’orifice utérin, ou bien la femme introduira dans le vagin, avant le coït, un pessaire astringent ayant la propriété de durcir la semence.
…
La conception ayant eu lieu, il faudra, pendant les trente premiers jours, pour la contrarier, faire usage des moyens dont nous avons parlé, pour dissoudre la semence ; marcher beaucoup, supporter les secousses des voitures et sauter, et porter des fardeaux très lourds au-dessus de ses forces. Il faudra faire usage de décoctions diurétiques qui aussi provoquent la menstruation…
Si cela ne suffit pas … elle fera des injections d’huile rance seule, …Si l’avortement tarde à se faire, …
Si la semence n’est pas détruite par les moyens que nous venons d’indiquer, il faudra en employer de plus efficaces et en venir à l’avortement (φθορ𝜄𝛼).
4.2. L’ombre pharmaceutique de Dioscoride
Dioscoride (né au début du Ier s.) avait reçu une éducation en grec à Tarse, ville voisine de son lieu de naissance, la ville d’Anazarbe, dans le Sud-Est de l’Asie Mineure.
Dans son étude sur l’avortement et les abortifs dans la médecine grecque postérieure à Hippocrate32, Marie-Hélène Congourdeau distingue la tradition de médecine populaire à laquelle se rattache Dioscoride et la médecine de tradition hippocratique.
Sur la médecine populaire, elle écrit :
La première tradition nous est moins accessible. Elle existait avant Hippocrate et s’est poursuivie après lui, parallèlement à la médecine savante. Il s’agit de la médecine populaire, qui s’appuie davantage sur des pratiques séculaires que sur l’étude de traités.
On trouve des traces de cette médecine populaire dans les écrits de Dioscoride, qu’il y ait eu accès par interrogations orales ou par consultation de recueils antérieurs. Indépendante de la tradition hippocratique, cette tradition ne semble pas émettre de jugement moral ou déontologique sur des pratiques contraceptives ou abortives fort anciennes. Son seul critère est l’efficacité des recettes.
D’autre part, Dioscoride indique un certain nombre de plantes ou de recettes emménagogues (dont il précise qu’elles déclenchent les règles et les embryons) ou d’expulsifs destinés à faciliter l’accouchement, à expulser les embryons morts ou à faire sortir l’arrière-faix retenu à l’intérieur. Enfin, il indique des abortifs proprement dits, c’est- à-dire des substances ou des compositions qui détruisent (φθείρει) ou tuent (κτείνει) des embryons vivants. Ce faisant, il n’omet pas de signaler le danger de la plupart de ces toxiques : certains « troublent l’esprit » d’autres sont qualifiés de violents33.
Si la médecine de tradition hippocratique a une vision négative de l’avortement, qui plus est exercée dans un cadre éthique strict, elle n’offrait pas une métaphysique capable de neutraliser la dérive de la médecine populaire incarnée par des figures comme celles de Dioscoride ou de Soranos.
D’une certaine façon, le Serment d’Hippocrate est insuffisant dans ses fondements.
La démarche lucanienne, tout en intégrant les précieux éléments de la médecine hippocratique, s’élabore dans une vision Création-Chute-Rédemption où la technique, aspect de la connaissance du monde créé par Dieu, doit s’intégrer dans un ordre créationnel plus large. La médecine s’inscrit ainsi dans un cadre théologique.
4.3. La nécessité d’une théologie de la médecine
Dans son remarquable ouvrage Faith & Wellness: Resisting the State Control of Healthcare by Restoring the Priestly Calling of Doctors34 (Foi & Bien-être : Résister au contrôle de l’État des soins de santé en rétablissant la vocation sacerdotale des médecins), le théologien Rousas John Rushdoony nous rappelle la nécessité d’une théologie de la médecine – non seulement une théologie du corps, mais une théologie de la médecine :
En examinant la profession médicale d’un point de vue chrétien, il apparaît que le travail d’un médecin est étroitement lié à la foi biblique. Dieu est le Créateur de toutes choses, et le monde physique est son œuvre. Le corps de l’homme est destiné à être ressuscité et glorifié, de sorte que tous les hommes doivent considérer leur corps comme une réalité religieuse importante, créé pour servir Dieu, ordonné pour une vie glorieuse et éternelle, mais maintenant temporairement sous les effets néfastes et limitatifs de la chute.
La relation entre la pratique médicale et la foi biblique est essentielle. Le mot même de “salut” indique ce fait : il signifie délivrance, préservation, victoire et santé, à la fois matérielle et temporelle, mais aussi personnelle, nationale et éternelle. Ainsi, la guérison, tant physique que spirituelle, est un ministère.
Dans les Écritures, les deux sont étroitement liés. Quelle que soit l’aide apportée à un homme infecté (c’est-à-dire l’aide médicale), son retour à la plénitude et à la santé était considéré comme un fait religieux. Le prêtre, dans Lévitique 14, déclare l’homme guéri et donc apte à reprendre sa place en tant qu’homme de l’alliance qui prie dans le sanctuaire. Bien avant que la médecine psychosomatique ne soit reconnue, la Bible parlait du lien inséparable entre l’esprit et le corps en matière de santé. Ainsi, Proverbes 17:22 déclare : “Un cœur joyeux fait du bien comme un médicament, mais un esprit brisé dessèche les os”. Et encore : “L’espérance différée rend le cœur malade, mais quand le désir vient, c’est un arbre de vie” (Prov. 13:12). On ne peut échapper à ce fait de l’unité de notre être. Ainsi, la pratique médicale est liée à la foi biblique et constitue un ministère.
…
Il devrait y avoir, dans toutes les écoles de médecine, un cours sur la doctrine biblique du salut et toutes ses ramifications. La médecine psychosomatique ne va pas assez loin. Il y a une dimension religieuse, théologique, dans la guérison et la santé. La négliger, c’est s’attirer des ennuis. Il n’est pas du tout surprenant que la médecine holistique, avec sa profonde implication dans les religions orientales, ait été si influente il y a quelques années ; de nombreux médecins s’y sont engagés parce qu’elle répondait à un besoin de relier la médecine à une vision du monde et de la vie.
…
Mais il faut faire plus. Les séminaires doivent avoir un cours de formation sur la philosophie et la théologie de la pratique médicale et des soins médicaux. Il y a quelques années, un effort dans ce sens a été fait par le Dr Pedro L. Entralgo dans Mind and body, psychosomatic pathology: A short history of the evolution of medical thought. Le Dr Entralgo, alors professeur à la faculté de médecine de l’université de Madrid, y abordait l’histoire de la médecine et ses racines dans les idées religieuses et philosophiques. Contrairement à d’autres chercheurs, il voyait la médecine grecque ancienne dans une impasse qu’elle avait elle-même créée, et le christianisme comme une force de rajeunissement. À ma connaissance, personne n’a donné suite à l’étude du Dr Entralgo. En 1964, Lord Brain, dans Doctors Past and Present, intitulait son chapitre de conclusion “The Need for a Philosophy of Medicine”. Une telle philosophie, disait-il, énoncerait “les principes généraux de la médecine”, mais cela ne suffisait pas. Elle doit également prévoir ” la critique de la médecine et de ses propres principes généraux au moyen des principes plus larges incarnés par la philosophie ” (p. 251). En d’autres termes, s’il n’y a pas de normes reconnues, il ne peut y avoir de critique efficace. Partant de prémisses très différentes des miennes, Lord Brain voyait toujours le même besoin, celui d’un langage philosophique commun au sein de la médecine. Il faut, dit-il, une philosophie de l’organisme et une reconnaissance que la médecine doit avoir une perspective sur “la relation corps-esprit”. Certaines personnes, a-t-il admis, diront :“Pourquoi s’embêter avec des subtilités philosophiques ?” À court terme, cela pourrait faire peu de différence. À long terme, cela ferait “une différence fondamentale, non seulement pour les individus, mais aussi pour l’ensemble d’une culture, que l’esprit soit considéré comme pouvant être expliqué en termes de neurophysiologie ou non” (p. 263).
Une pratique médicale est une philosophie en action. Aussi sérieuse, compétente et professionnelle que soit la pratique, si la philosophie de la médecine est en faillite, la pratique en souffrira à terme.
4.4. La profession médicale comme vocation sacerdotale
Toujours dans ses remarquables articles publiés dans les années 70 et 80 et réunis dans le livre Faith & Wellness, Rousas John Rushdoony écrit :
L’une des difficultés de l’ancienne vision grecque de la médecine, et de la vision moderne également, a été son matérialisme. Ce point de vue a parfois été poussé si loin par certains que, à une occasion, il a été fait référence aux médecins comme à des “mécaniciens remarquables”. Dans un sens très limité, c’est un mécanicien très remarquable, mais tous les mécaniciens ne sont pas des chirurgiens ! Nous ne pouvons pas confondre la partie avec le tout.
L’identité et la nature du médecin sont très confuses à notre époque, comme d’ailleurs la plupart des “images”. Il est donc important d’attirer l’attention sur la signification du médecin dans la tradition biblique et de la raviver. Dans la Bible et la tradition chrétienne, le médecin a un rôle sacerdotal. Son domaine de prédilection, la santé, l’exige. Dans l’héritage hébraïque et chrétien, le médecin, à l’origine un lévite, s’occupe de la santé, et la santé est un aspect du salut. Le mot latin salve a la même signification. Le salut est une santé totale, spirituelle et matérielle ; il signifie, dans sa forme finale, la résurrection du corps ; dans son commencement, la régénération ; et entre les deux, la croissance dans les principes de santé. Par conséquent, pour la foi biblique, le soin du corps est une préoccupation religieuse, et la santé un devoir et une bénédiction divine. L’homme qui s’occupe du corps a donc une vocation sacerdotale, tout comme l’homme qui s’occupe de l’esprit. Le médecin et le pasteur ont tous deux une vocation ou un ministère sacerdotal.
Selon la doctrine biblique de la chute, l’homme tout entier est tombé, et l’homme tout entier est affecté par le péché. Cela signifie que le spirituel n’est pas nécessairement bon. Après tout, Satan est un être purement spirituel ! C’est le néoplatonisme qui a déprécié le physique et exalté à tort le spirituel. La doctrine de la résurrection du corps signifie que la doctrine biblique est la rédemption totale : une nouvelle création est le but, dans le temps et dans l’éternité. La guérison est donc religieuse, qu’elle soit physique ou spirituelle dans ses domaines d’intervention. Les professions de guérisseur, qu’elles soient médicales ou pastorales, sont donc des vocations sacerdotales.
Les communications privilégiées avec un médecin, un prêtre ou un pasteur sont différentes : ce sont des communications religieuses. En nous confessant à un pasteur, nous nous confessons en fait à Dieu par l’intermédiaire de ses serviteurs, et nous recherchons la guérison et la santé spirituelles. En parlant à un médecin, le patient se confesse en ouvrant son être physique à l’examen et, là encore, le but est la guérison et la santé. Dans les deux cas, le but est religieux au sens biblique du terme et fait partie du processus de rédemption. Dans les deux cas, la “confession” est une communication privilégiée et est fermée aux autres hommes, ainsi qu’aux diverses agences de l’homme et de l’État.
La violation de cette communication privilégiée par l’État est religieuse : l’État usurpe la place de Dieu et revendique le droit d’être au courant de tout ce qui se passe entre l’homme et l’homme, et entre l’homme et Dieu, car il prétend être le dieu agissant de ce monde. Il faut donc considérer que l’ingérence de l’État dans l’Église ou la médecine est une question très grave, une question religieuse et une menace pour la liberté de l’homme.
L’aspect sacerdotal et confessionnel de la relation médecin-patient a été négligé, car notre époque est devenue de plus en plus ignorante de son héritage religieux. En dépit de cette ignorance, le caractère religieux du médecin persiste, car il est inhérent à sa vocation. Les gens attendent “quelque chose de plus” d’un médecin et d’un pasteur en vertu de leur vocation.
C’est pourquoi l’avortement est si dommageable pour l’image du médecin. Être bourreau est une fonction légitime et, au fil des siècles, il y a eu des bourreaux de toutes sortes qui étaient des membres normaux et quotidiens de leur société. Toutefois, si un prêtre ou un pasteur avait assumé la fonction de bourreau, la réaction aurait été un choc des plus justifiés et un sentiment d’horreur. La fonction religieuse du prêtre et du pasteur consiste à sauver des hommes, pas à les tuer. Même lorsque le clergé doit fermement approuver une exécution, il ne peut modifier le caractère de sa vocation en devenant un bourreau. La fonction de bourreau, cependant, est légitime et nécessaire au regard de l’Écriture et de son exigence de punition capitale. Il est clair que l’avortement ne l’est pas : il est contraire à la loi biblique (Exode 21:22-23), et c’est un meurtre. Pour ceux dont la vocation est de guérir, tuer est une violation flagrante de leur fonction, et cela laisse des cicatrices psychologiques même chez ceux qui demandent l’avortement. (Quiconque a parlé ou conseillé des femmes qui croient en l’avortement et qui l’ont pratiqué sait que leur attitude envers leur médecin est radicalement différente de celle des mères qui sont contre l’avortement. Ces femmes favorables à l’avortement m’en voudront et m’en veulent, mais elles considèrent leur médecin avec mépris).
La confiance qui est nécessaire au médecin pour réussir dans sa pratique est une confiance religieuse. Une peinture autrefois populaire montrait un médecin de famille près du lit d’un enfant, profondément préoccupé. Ce que beaucoup de gens oublient, lorsqu’ils se souviennent de ce tableau, c’est que le médecin n’est pas présenté comme ayant toutes les réponses. Il est très inquiet en regardant l’enfant, et l’artiste a considéré que c’était là l’essence même du médecin de famille. Il met les enfants au monde, et leur santé est sa préoccupation. Les parents considèrent le médecin avec confiance : il fera tout ce qu’il peut, et personne ne peut faire plus. Le peintre montre le médecin, non pas comme un faiseur de miracles médicaux, mais comme un ami de la famille et un pasteur médical. De plus, il est évident que l’attrait de ce tableau est dû au fait que le médecin a un statut honoré et aimé. Le tableau a une saveur fortement religieuse, et il était très apprécié parce que le médecin était considéré comme un homme ayant une vocation, une vocation essentiellement religieuse.
C’est là, bien sûr, le cœur du problème. Il doit y avoir un retour à une vision biblique de la médecine en tant que vocation, et en tant que vocation sacerdotale et pastorale, mais il doit également y avoir un retour à la foi chrétienne de la part de la population, ou des demandes fausses et déraisonnables seront faites à la médecine.
4.5. Une philosophie biblique de la technique
La médecine est un lieu de savoir, mais aussi un lieu de combat spirituel où s’exprime une vision du monde, de l’homme, et de la technique au service de l’homme.
Un détail, en apparence anecdotique, permet de mesurer l’influence de la philosophie grecque de la technique sur la mentalité hébraïque. Comparons le Texte Massorétique et la Septante dans deux passages très connus :
Genèse 1:28 (TM) : Croissez et multipliez, et remplissez la terre, et l’assujettissez.
Genèse 1:28 (LXX) : Croissez et multipliez, remplissez la terre, et dominez (κατακυριεύσατε) sur elle Genèse 9:1 (TM) : Croissez et multipliez, et remplissez la terre.
Genèse 9:1 (LXX) : Croissez et multipliez, remplissez la terre et dominez (κατακυριεύσατε) sur elle
La reprise du verbe dominer ne figure pas dans le texte massorétique en Genèse 9:1, mais la Septante l’y ajoute abusivement. Or un changement radical est intervenu entre Genèse 1 et Genèse 9, la Chute. Les conditions du mandat de domination sur la Création sont devenues beaucoup plus délicates en raison de la nature pécheresse de l’homme et de sa capacité à détourner la technique de sa finalité originelle, qui est de témoigner de la Gloire de Dieu en étant au service des hommes et de la Création.
Cette addition textuelle de la Septante est assez significative de l’influence de la culture grecque sur la mentalité hébraïque dans sa tendance à maîtriser le monde par la technique, et a consécutivement influencé le christianisme du monde gréco-romain dans son rapport à la technique.
C’est bien l’enjeu des techniques contraceptives exposées par Dioscoride ou Soranos : maîtriser son corps par la technique, ou se maîtriser soi dans la compréhension fine des lois de la création manifestées dans le corps. Organiser sa planification familiale par la technique contraceptive – et au besoin en corriger les aléas par la technique abortive, ou bien l’organiser dans un système bioculturel qui discerne les signes naturels de la fécondité – par exemple les variations du col de l’utérus (dur et sec, mou et humide) et les sensations produites à la vulve par les variations hormonales et l’activité qu’elles déclenchent dans la production et l’évolution de composition de la glaire cervicale (G, L, S, P)35 par les cryptes du cervix36.
Si l’Occident a rompu avec le christianisme authentique et renversé la position historique condamnant la contraception il y a maintenant bientôt un siècle, certaines sociétés nous rappellent que d’autres attitudes bioculturelles sont possibles, en particulier en pratiquant l’allaitement prolongé.
La société des Kung37 du Kalahari n’utilisent pas de contraception et pratique un allaitement fréquent et prolongé. Les femmes ont en moyenne 4,7 enfants. Les naissances sont espacées de 48 mois.
Sheila Kippley38, dans ses publications sur l’allaitement et les méthodes naturelles de planification familiale, rappelle les travaux du Dr Otto Schaefer sur les attitudes bioculturelles des Esquimaux dans leur pratique de l’allaitement prolongé. Le Dr Otto Schaefer39 (1919-2009) est considéré comme l’un des grands pionniers de la médecine arctique.
« Un médecin se distingue de tous les autres par la durée de ses recherches sur l’allaitement et l’espacement naturel des naissances, des années 1950 aux années 1970. Le Dr Otto Schaefer a étudié les taux de conception par allaitement chez les Esquimaux canadiens pendant plus de vingt ans et a montré comment l’allaitement peut avoir un impact sur une nation aussi bien que sur une famille individuelle. Il a conclu que la petite taille de la famille esquimaude traditionnelle était due à une lactation prolongée. Du milieu des années 1950 au milieu des années 1960, il a enregistré une augmentation de 50 % du taux de natalité chez les Esquimaux en raison de la présence de biberons dans les lieux de commerce. “Plus la distance [aux lieux de commerce] était courte, plus ils avaient fréquemment des enfants”. (Schaefer 1971, 15-16)40 Les femmes esquimaudes plus âgées, de 30 à 50 ans, avaient conçu leurs bébés 20 à 30 mois après l’accouchement en raison d’une lactation prolongée, tandis que les femmes plus jeunes, de moins de 30 ans, concevaient 2 à 4 mois après l’accouchement en raison de l’alimentation au biberon et d’une lactation raccourcie. (Schaefer/Hildes 1971, 6)41
A l’inverse, on peut trouver certaines communautés qui, par pruderie excessive, interdisent aux femmes l’allaitement en société et les condamnent de facto à enchaîner les grossesses et possiblement de nombreuses fausses couches, ce jusqu’à épuisement. Certaines habitudes sociales, culturelles et économiques éloignent les femmes de l’allaitement prolongé, et parfois même de l’allaitement tout court dans le recours aux nourrices, les conduisant à des pratiques contraceptives comme seul moyen de planification familiale.
La Bible nous trace une autre perspective, sans pratique contraceptive et valorisant la pratique de l’allaitement prolongé.
Et l’enfant grandit, et fut sevré. Et Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré (Genèse 21:8)
Je n’irai point jusqu’à ce que l’enfant soit sevré ; alors je le mènerai, afin qu’il soit présenté devant l’Éternel, et qu’il y demeure à toujours. Et Elkana, son mari, lui dit : Fais ce qui te semble bon ; demeure jusqu’à ce que tu l’aies sevré. Seulement, que l’Éternel accomplisse sa parole ! Ainsi cette femme demeura, et allaita son fils, jusqu’à ce qu’elle l’eût sevré (1 Samuel 1:22-23)Oui, c’est toi qui m’as tiré du sein de ma mère, et qui m’as fait reposer en paix sur sa mamelle (Psaumes 22:10)
N’ai-je pas soumis et fait taire mon âme, comme un enfant sevré fait envers sa mère ? (Psaumes 131:2)Afin que vous soyez allaités et rassasiés du lait de ses consolations ; afin que vous buviez avec délices de sa glorieuse abondance (Esaïe 66:11)
Puis, quand elle eut sevré Lo-Ruchama, elle conçut et enfanta un fils (Osée 1:8)
Sheila Kippley estime cette période à trois ans42.
A suivre
27 https://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d%27Hippocrate
28 À propos d’un chapitre des Éphodia : l’avortement chez les médecins grecs https://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_1997_num_55_1_1943
29 https://www.lueur.org/bible/strong/pharmakeia-g5331
30 https://ia903103.us.archive.org/22/items/BIUSante_21157/BIUSante_21157.pdf
31 http://ldysinger.stjohnsem.edu/@texts/0130_soranus/02_gyn_60-65.htm
32 À propos d’un chapitre des Éphodia : l’avortement chez les médecins grecs, paragraphe III
33 https://archive.org/details/Dioscorides_Materia_Medica/page/n431/mode/2up
34 https://chalcedon.edu/store/42066-faith-and-wellness
35 https://www.methode-billings.com/sites/default/files/E_Odelblad_decouverte_glaire_cervicale.pdf
36 http://billingsmethod.org/bom/cervix/index_fr.html
37 Timing and Management of Birth among the Kung: Biocultural Interaction in Reproductive Adaptation:
https://anthrosource.onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1525/can.1987.2.1.02a00030
https://www.jstor.org/stable/656392
38 https://www.nfpandmore.org/nfpcomparision.shtml
39 https://journalhosting.ucalgary.ca/index.php/arctic/article/download/64044/47979/183066
40 Schaefer, Otto: “When the Eskimo Comes to Town,” Nutrition Today (November-December 1971) 6:8-16.
41 Health of Igloolik Eskimos and changes with urbanization:
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0047248473900808
42 https://www.nfpandmore.org/bfscriptural.shtml
Pour lire l’article complet, vous pouvez laisser votre courriel ci-dessous:
I-Média : Victoire par KO de Ron DeSantis sur Disney
Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur le conflit qui a opposé le lobby LGBT+, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, et le géant du divertissement, Disney. Et dans cette guerre culturelle, le pouvoir médiatique “woke” aura finalement été pourfendu par le pouvoir politique.
L’image du jour, c’est Noël Le Graët évincé par le ministre des sports, Amélie Oudéa-Castéra, élue miss menteuse par les supporters de Liverpool.
Dans la revue de presse, I-Média revient sur les Français racistes et envieux des riches selon Roselyne Bachelot, puis sur le Covid qui serait un incident de laboratoire selon le FBI dans un contexte tendu avec la Chine, mais aussi sur l’ARCOM qui met la pression sur CNews et enfin sur l’Intelligence Artificielle en route pour déclasser le journalisme.
Les religieuses de la Fraternité apostolique bénédictine fuient le centre ville de Nantes en raison de l’insécurité
Elles ont annoncé leur départ de la paroisse Notre-Dame de Nantes, où elles étaient accueillis depuis plus de huit ans.
Elles témoignent de l’impossibilité d’exercer leur mission dans des conditions sereines, exemple à l’appui :
« Mardi dernier encore , lors de mon enseignement à l’église, nous avons dû solliciter l’auditoire pour faire sortir de la rue une personne qui était entrée en état d’ébriété. Et ça sentait le cannabis devant l’église. C’est une triste réalité de notre quotidien.”
“Nous ne sommes pas des « franciscains du Bronx » et nous ne sommes pas censés être des agents de sécurité, bien que nous ayons pris quelques leçons d’« autodéfense. Nous avons non seulement cherché des solutions, mais aussi agi de multiples façons pour essayer de temporiser et de réguler ces problèmes quotidiens. »
« On dit ce qu’on voit. L’insécurité croissante est un fait. »
Chronique des pervers
Plutôt que d’inciter à la chasteté, ce gouvernement pousse à la débauche. Et tente ensuite de trouver des parades aux conséquences :
.@EmmanuelMacron l’a annoncé : nous proposerons à tous les élèves de 5ème, dès la rentrée prochaine, la vaccination contre le papillomavirus. C’est un tournant majeur, pour mieux prévenir la maladie et éradiquer les cancers qu’elle cause en France chaque année. pic.twitter.com/XRoskvPXVu
— François Braun (@FrcsBraun) February 28, 2023
Les enfants de 5e ont 13 ans !
Réflexions autour du vocabulaire médical de Luc l’évangéliste 3/5
Suite de l’article de Franck Jullié sur le choix du vocabulaire utilisé par l’évangéliste saint Luc.
3. Le vocabulaire médical de Luc
Le livre The Medical Language of St. Luke16 (1882) de William Hobart est un examen détaillé du vocabulaire technique médical utilisé par Luc dans ses écrits.
Lorsque Luc parle des paralytiques, il n’utilise pas le mot populaire παραλυτικός utilisé par Matthieu (4:24, 8:6, 9:2) et Marc (2:3-5-9), mais le mot savant παραλελυμένος (Luc 5:18,24 ; Actes 9:33,).
Il est le seul à parler de la guérison d’un hydropique (ὑδρωπικὸς, Luc 14:2).
Il utilise un terme technique médical pour décrire un malade qui se lève, ανακαθιζω (Luc 7:15 et Actes 9:40).
On est émerveillé de la précision de ce vocabulaire pour caractériser le moment de la mort. Luc utilise deux mots différents pour expirer, ἐκψύχω17 (Actes 5:5,1018, Actes 12:23) et ἐκπνέω19 (Luc 23:4620).
Enfin comme le souligne Yves Petrakian21 dans ses réflexions sur le texte de Luc :
La préface de l’évangile, construite sur le type régulier des prologues grecs, offre d’étroites coïncidences avec celles des traités médicaux ; ainsi celui sur l’ancienne médecine, attribué à Hippocrate (460-350 av. J. -C.) : « Que de gens ont entrepris de parler ou d’écrire sur la médecine, etc. », et surtout celui Sur la matière médicale, de Dioscoride, médecin militaire qui devait être originaire de Cilicie comme saint Paul et peut-être son contemporain : « Beaucoup d’anciens et aussi de modernes ayant écrit sur la préparation des remèdes, leurs vertus et la façon de les contrôler, je vais m’efforcer, très cher Horeïos, de t’offrir pour traiter ce sujet un zèle qui ne soit ni vide ni irréfléchi… ».
Cette distinction dans l’observation du phénomène de la mort entre les termes médicaux ἐκψύχω et ἐκπνέω ne doit rien au hasard. La mort de Jésus ἐκπνέω est un phénomène complet et abouti. Mais ἐκψύχω peut exprimer un processus de mort débuté et irréversible mais non achevé, un état de coma.
Revenons au texte biblique Actes 12:23 décrivant la mort d’Hérode :
Παραχρῆμα δὲ ἐπάταξεν αὐτὸν ἄγγελος κυρίου, ἀνθ’ ὧν οὐκ ἔδωκεν δόξαν τῷ θεῷ: καὶ γενόμενος σκωληκόβρωτος, ἐξέψυξεν.
Et à l’instant, un ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas donné à Dieu la gloire ; et, rongé des vers il expira.
Cet Hérode22 Agrippa 1er dont nous parle Actes 12 est le petit-fils d’Hérode le Grand, auteur du massacre des Innocents, et neveu d’Hérode Antipas, qui fit décapiter Jean le Baptiste et laissa crucifier Jésus. Ce troisième Hérode fut le persécuteur de l’église naissante, exécuta Jacques par décapitation et fit emprisonner Pierre.
La mise en perspective du récit de Luc rapportant la mort de cet Hérode avec le récit qu’en fait l’historien juif Flavius Josèphe dans ses Antiquités juives23 (19, 343-350) donne une profondeur de compréhension à cette triste fin :
[346] II fut saisi d’une subite douleur d’intestins qui, dès le début, fut extrêmement vive. [347] S’élançant donc vers ses amis : « Moi, votre dieu, dit-il, je suis déjà obligé de quitter la vie, car la destinée a immédiatement convaincu de mensonge les paroles que vous venez de prononcer à mon sujet ; et moi, que vous avez appelé immortel, je suis déjà entraîné vers la mort. … » [348] Tout en disant cela, il était torturé par la violence du mal. Il se fit donc porter en hâte au palais et le bruit se répandit partout qu’il allait bientôt mourir. … [350] Après avoir été éprouvé sans arrêt pendant cinq jours par ces douleurs abdominales, il quitta la vie à l’âge de cinquante-trois ans passés et dans la septième année de son règne.
Le même souci de précision n’aurait-il pas dirigé Luc dans le choix du vocabulaire médical pour décrire les situations de stérilité ? Lui qui parle des choses par ordre et « qui les a toutes examinées avec soin » (Luc 1:3).
3.1. La stérilité d’Elisabeth
Considérons le texte en Luc 1 : Luc 1:7
Καὶ οὐκ ἦν αὐτοῖς τέκνον, καθότι ἡ Ἐλισάβετ ἦν στεῖρα, καὶ ἀμφότεροι προβεβηκότες ἐν ταῖς ἡμέραις αὐτῶν ἦσαν.
Et ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Elisabeth était stérile, et qu’ils étaient tous deux avancés en âge.Luc 1:36
Καὶ ἰδού, Ἐλισάβετ ἡ συγγενής σου, καὶ αὐτὴ συνειληφυῖα υἱὸν ἐν γήρει αὐτῆς: καὶ οὗτος μὴν ἕκτος ἐστὶν αὐτῇ τῇ καλουμένῃ στείρᾳ.
Et voici, Elisabeth, ta parente, elle aussi, a conçu un fils en sa vieillesse ; et c’est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile
Parmi la dizaine de mots possibles, ἄφορος, ἄτοκος, ἄτεκνος, … Luc a choisi στείρα24. Ce mot revêt deux sens possibles, celui de la dureté et celui de la stérilité. C’est cette extension de sens de dureté qui caractérise d’ailleurs cette forme de stérilité. Doit-on y voir un indice clinique ?
Nous savons qu’une des clefs de la fécondité est le col de l’utérus et ses évolutions de sécheresse et d’humidité, de dureté et de souplesse, sous l’effet des hormones. Les variations des taux d’œstrogène et de progestérone au cours du cycle menstruel activent les cryptes du col de l’utérus, aussi appelé cervix, et déclenchent la sécrétion de glaire cervicale25.
Sous l’effet de l’œstrogène, la glaire devient filante et le col se ramollit, ouvrant une fenêtre de fertilité pour la femme. Passé l’ovulation, la production de progestérone entraîne un durcissement du col et une modification de la sécrétion et de la composition de la glaire cervicale, reformant un bouchon au niveau du col et fermant la fenêtre de fertilité du cycle, c’est la période post-ovulatoire. Or il existe une forme de stérilité ou d’hypo-fécondité liée à une mauvaise qualité de glaire, une insuffisance dans le fonctionnement des cryptes cervicales et dans la production de glaire fertile. Les ovulations ont bien lieu, les cycles ne sont pas anovulatoires – ce qui serait une autre forme de stérilité, mais la glaire n’atteint jamais la qualité de composition filante nécessaire pour laisser passer les spermatozoïdes.
Sans être en capacité d’expliquer scientifiquement le lien entre variations de taux d’hormones, constitution de la glaire, évolution de la dureté du col et de son angle au fond du vagin, une femme peut ressentir dans son corps les signes naturels de sa fécondité et de son évolution. Elle peut établir un lien entre l’évolution de la sensation de sécheresse ou d’humidité produite au niveau de sa vulve par la glaire cervicale et discerner un temps particulier dans son corps et dans son cycle féminin.
Une femme exercée, le milieu familial et culturel pouvant être un facteur facilitant dans l’apprentissage, peut discerner l’état général de son col et de la qualité de glaire produite.
Il est à noter par exemple que les jeunes filles qui prennent la pilule dès l’âge de 15 ans ne permettent pas aux cryptes de leur cervix de se développer convenablement, le composé progestatif de la pilule – qu’elle soit composée ou purement progestative, empêchant les amplitudes hormonales favorables à leur croissance en maturité.
Le monde biblique ne semble pas étranger à cette intelligence que les femmes ont, indépendamment de leurs qualités morales, des signes dans leur corps. Les filles de Lot savent discerner le moment favorable de leur fécondité pour coucher avec leur père. (Genèse 19:33-35). N’est-ce pas aussi intéressant de constater entre ces deux sœurs l’effet de synchronicité des cycles de femmes qui vivent très proches, effet mis en évidence par Martha McClintock26 et qui est expliqué par le biais des phéromones.
Il parait difficile d’imaginer qu’une femme comme Elisabeth, une femme pieuse et intelligente, n’ait pas cherché à comprendre les raisons de son infertilité. On ne peut pas exclure l’idée qu’elle ait compris que sa difficulté à concevoir ne venait pas de son incapacité à garder un enfant une fois conçu en faisant une fausse couche, situation évoquée d’ailleurs dans les cas de stérilité du Corpus hippocratique, mais bien d’un problème plus en amont, l’incapacité à garder la semence de son mari et à concevoir, et cela en lien avec l’état dur de son col et trop sec de sa glaire.
On peut aussi penser que sa grossesse, possible à la suite d’une action divine, a suscité en elle une intense expérience d’intériorité corporelle dont elle a pu s’ouvrir à Marie sa cousine ou à d’autres femmes qui comprenaient la nature de ce miracle. Luc, un des plus proches collaborateurs de l’apôtre Paul et témoin direct des premières communautés chrétiennes, médecin réputé et apprécié, s’est trouvé en situation de rencontrer et d’entendre ce témoignage que sa connaissance médicale pouvait analyser. Le mot qu’il a choisi n’est pas le fruit du hasard mais bien celui d’un choix, dans la continuité inspirée de la Septante, στείρα.
A suivre
16 https://archive.org/details/medicalstluke00hoba/page/n11/mode/2up
17 https://www.lueur.org/bible/strong/ekpsucho-g1634
18 Actes 5:5
Ἀκούων δὲ ὁ Ἀνανίας τοὺς λόγους τούτους, πεσὼν ἐξέψυξεν
Ananias, entendant ces paroles, tomba et expira
19 https://www.lueur.org/bible/strong/ekpneo-g1606
20 Luc 23:46
Καὶ φωνήσας φωνῇ μεγάλῃ ὁ Ἰησοῦς εἶπεν, Πάτερ, εἰς χεῖράς σου παραθήσομαι τὸ πνεῦμά μου: καὶ ταῦτα εἰπὼν ἐξέπνευσεν.
Et Jésus, s’écriant d’une voix forte, dit : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et ayant dit cela, il expira.
21 http://yves.petrakian.free.fr/456-bible/westphal/3202.htm
23 http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/juda19.htm
24 https://www.lueur.org/bible/strong/steiros-g4723
25 https://www.methode-billings.com/sites/default/files/E_Odelblad_decouverte_glaire_cervicale.pdf
26 https://en.wikipedia.org/wiki/Martha_McClintock
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Reconquête voudrait en finir avec le duo/duel avec Marine Le Pen et le RN.
Lu sur Atlantico :
Changement de paradigme en vue. Eric Zemmour souhaite fuir la perpétuelle comparaison avec Marine Le Pen et la marginalisation à l’extrême droite de l’échiquier politique. Un cadre zemmouriste l’affirme : « On veut en finir avec le duo/duel avec Marine Le Pen et le RN. C’est mortifère pour nous ». Philippe Vardon, ancien lepéniste, précise, sans ambiguïté : « L’objectif de Reconquête! est de remplacer les Républicains ». Le but est clair, incarner la droite à la place de la droite.
Le double choc de la défaite à la présidentielle et aux législatives s’est estompé. L’arrivée de 88 députés RN au Palais Bourbon en juin dernier ? Selon le chef de Reconquête, cela n’empêche absolument pas Emmanuel Macron de mener ses réformes. « Ils passent leur temps à chercher leurs voix pour une motion de censure, une motion référendaire, un projet de loi, un amendement, pointe un cacique du parti zemmourien. Alors qu’en réalité, on attendrait plutôt d’eux qu’ils soient un rempart idéologique contre La France Insoumise et le wokisme ! ». Pour Eric Zemmour et ses proches, Marine Le Pen et ses élus mettent surtout l’accent sur le social, les problèmes de la vie quotidienne, plutôt que sur l’immigration.
Le point de rupture entre le RN et Reconquête a eu lieu au moment de la réforme des retraites. Quand Marine Le Pen affirme vouloir faire échouer le projet d’Emmanuel Macron, Eric Zemmour passe à la télé pour assumer… l’inverse. « Je la voterais, d’abord, parce que c’est ma réforme », déclare-t-il sur BFMTV, début février. Avant d’ajouter : « Je pense que ceux qui sont pour la retraite à 60 ans sont des irresponsables ».
Aujourd’hui, Eric Zemmour poursuit son itinéraire à droite. Et Reconquête! regarde clairement vers LR. En ligne de mire, les européennes de 2024. « Pour cela, il faut aller chercher un électorat qui n’a rien à voir avec le marinisme : les seniors, les urbains, les catégories moyennes et aisées, les chefs d’entreprise. Leurs points communs : être réceptifs aux discours civilisationnel et sur le « grand remplacement » d’Eric Zemmour », précise un élu Reconquête!.
Union des droites : l’interview des « jeunes » qui fâchent les « vieux »
L’Incorrect a réuni les trois responsables des mouvements de jeunesse de LR, du RN et de Reconquête pour un débat qui a duré deux heures et qui a vocation à être publié. Mais sans même être publiée (elle le sera vendredi), l’initiative déchaîne déjà des réactions épidermiques notamment de la part de vieux caciques de LR, qui veulent décidemment continuer à perdre les élections :
Si cette interview, prévue dans le numéro de mars, n’est pas encore disponible, L’Opinion a pu la lire. Et consulter notamment la réponse à la question: “Diriez-vous que vous appartenez au même camp que l’on pourrait qualifier de national et que vous avez plus de points communs que de divergences?”
Pierre-Romain Thionnet, président du Rassemblement national de la jeunesse (RNJ), répond par l’affirmative : “Avec Stanislas (Rigault), nous avons un fond programmatique quasiment identique“, estime-t-il, indiquant ensuite que “pour Guilhem (Carayon), la question est plus une question de génération”. “Je ne me sens pas proche de nombre d’aînés de son parti, mais quand je discute avec lui ou d’autres jeunes LR, j’ai le sentiment que nous appartenons au même camp et que nous parlons le même langage“, détaille l’homme de 28 ans. Et de terminer son propos par un appel à l’union: “Pour ne pas vivre quinze ans de notre vie sous ce régime macronien, j’espère que nous combattrons ensemble“.
Dans l’interview, Guilhem Carayon ne dément pas vraiment les propos de son collègue. Le président des jeunes LR juge que “l’avantage de notre génération de droite est que l’on se connaît tous”. “Nos différends peuvent être clairs mais nous traitons les uns avec les autres avec respect et sans tabou“, estime-t-il. Celui qui a perdu aux dernières législatives dans le Tarn estime que lui et ses deux collègues ont “en commun d’avoir souvent dû affronter les milices d’extrême gauche à l’université, leur intolérance et leur violence“. Pour autant, il “reste convaincu que le candidat de LR sera non seulement le seul capable de remporter une élection présidentielle mais aussi et surtout de relever les défis immenses auxquels est confronté notre pays” (…)
Sans surprise, Stanislas Rigault ne fait pas preuve de la même prudence. Il déclare: “Si des divergences réelles existent, je mets au défi tous les lecteurs de cet entretien croisé de nous classer comme adversaires“. “Au fond, je suis certain que face à l’enjeu de civilisation qui attend notre génération, nous finirons par travailler ensemble, pour gagner ensemble“. Selon le président de Génération Z, “si ce n’est pas la raison, ce sont les dangers qui nous l’imposeront”. En conclusion, il glisse: “Ce dialogue est un premier chemin” (…)
Le vice-président des Républicains, Guilhem Carayon, est particulièrement dans la tourmente. « Inadmissible de mettre en avant des points communs avec les partis d’extrême droite sans parler de ce qui nous différencie d’abord fondamentalement. Ces propos amènent une confusion funeste. Je demande à Éric Ciotti de démettre Guilhem Carayon », a tweeté, notamment, François Durovray, président du conseil départemental de l’Essonne (…)
« Le problème est qu’il n’y a que des représentants de l’extrême droite et que cette interview accrédite l’idée de l’union des droites. C’est Philippe Séguin qui m’a donné envie de faire de la politique : il était un rempart contre l’extrême droite, pas une passerelle », a, pour sa part, déclaré l’ancien député LR Éric Diard.
On se parle et les personnes que vous citez sont des gens avec qui on a tous grandi politiquement, on était dans les mêmes soirées étudiantes et on savait qu’on finirait par se retrouver (…) La France est menacée de disparition, les Français veulent que la France reste la France. Je souhaite que tous les amoureux de la France puissent se rassembler, car s’ils sont unis, nous remporterons la prochaine présidentielle.”
Bravo à eux. Le dialogue entre les jeunes de droite est la première étape avant l’union des droites.@MagLincorrect pic.twitter.com/Oj1ysohqBX
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) March 1, 2023
Abbé Raffray, institut du Bon-Pasteur : “Les évêques doivent faire appel à nos communautés”
L’abbé Raffray est interrogé sur RCF suite au récent rescrit sur la messe traditionnelle :
“Ce rescrit, il faut faire attention, il ne faut pas l’interpréter comme une nouvelle restriction qui serait imposée à la messe traditionnelle, ce que fait ce rescrit c’est simplement limiter le pouvoir de dispense des évêques uniquement sur les nouveaux prêtres qui seraient intéressés par la célébration de la messe traditionnelle, et sur le fait qu’il y a des paroisses qui puissent avoir la célébration de la messe traditionnelle.”
“Tout le reste est tout à fait permis pour les évêques”.
“En raison de nos statuts, nous nous sommes spécialisés dans cette célébration de la forme ancienne. Et donc moi j’en déduis que les évêques doivent faire appel à nos communautés pour ce genre de célébration.”
