Benoît XVI , Semeur de charité et d’espérance.
De l’abbé Michel Viot (texte paru dans le journal paroissial de Notre Dame de Lourdes, à Paris):
J’emprunte ce titre à notre défunt Pape lui-même , dans le discours qu’il prononça le 12 septembre 2008 au palais de l’Elysée pour répondre au discours d’accueil du Président de la République. Et je crois utile de rappeler toute la phrase « Le Pape, témoin d’un Dieu aimant et Sauveur, s’efforce d’être un semeur, de charité et d’espérance, et cette nécessité est encore plus forte dans le monde d’aujourd’hui qui offre peu d’aspirations spirituelles et peu de certitudes matérielles. ». Oui, celui que nous appelions notre Pape émérite s’est « efforcé », comme il l’exprime avec sa modestie coutumière et nous pouvons le dire maintenant, a réussi à remplir ce programme comme en témoigne ses trois encycliques : deux traitant de la charité et de l’espérance chrétienne (« Deus caritas est » en 2005, et « Spe salvi » en 2007), la dernière, de la doctrine sociale de l’Eglise( « Caritas in veritate » en 2009) que trop de gens, chrétiens ou non ont oubliée aujourd’hui. C’est pourquoi, j’avais les larmes aux yeux en l’entendant prononcer ses paroles de renoncement en 2013. Il avait tout dit… Il pouvait nous aider à faire…
J’avais 21 ans quand son nom fut prononcé pour la première fois devant moi. C’était en 1965, place du Tertre à Montmartre par le professeur Oscar Cullmann, un des plus célèbres exégètes luthériens du Nouveau Testament, dont je suivais les cours à l’Ecole Pratique des Hautes Études de la Sorbonne. Il avait été observateur au Concile Vatican Il, invité personnel des Papes Jean XXIII et Paul VI, il me faisait un peu le bilan de ce Concile et surtout évoquait des rencontres qui avaient été importantes pour lui, celle des deux Papes bien sûr, mais aussi celle de quelques membres de cette assemblée. Parmi eux, un jeune professeur de théologie, prêtre et professeur, présent comme expert auprès de l’Archevêque de Munich, Joseph Ratzinger ! En quoi ce théologien l’avait-il frappé ? Défenseur de la Tradition catholique, il souhaitait des avancées dans le domaine œcuménique par le règlement des problèmes théologiques en prenant véritablement en compte leurs difficultés. Ces deux théologiens avaient pu communiquer facilement, l’allemand étant leur langue maternelle et, de ce fait aussi, Joseph Ratzinger connaissait parfaitement l’œuvre de Luther ainsi que l’histoire de la Réforme en Allemagne. Tous deux hommes de grande culture, ils savaient qu’on ne pouvait pas faire table rase d’un passé qui avait porté des fruits positifs. Ennemis du relativisme et du syncrétisme, ils initièrent avec d’autres un dialogue œcuménique sérieux. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, dès 1965, les théologiens catholiques et luthériens posèrent comme première condition à un réexamen du contentieux du XVIe siècle sur la justification par la foi, à la base du schisme protestant, la possibilité d’avoir une compréhension commune de l’épître de Saint Paul aux Romains. La chose ayant été rendue possible par des traductions en différentes langues vulgaires , on s’attaqua alors à exprimer doctrinalement la question, à peu près au moment où Joseph Ratzinger arrivait à Rome à la tête de la Congrégation pour la doctrine et la foi. Je commençais à voir se réaliser la prédiction que m’avait faite le professeur Cullmann en 1965, à propos du théologien Ratzinger: « il ira loin ». Et, de fait, il se montra le collaborateur le plus proche et le plus indispensable de Jean Paul II. À l’époque, ses livres commençaient à être traduits en français et leur lecture m’apprit le catholicisme que m’avait fait voir déjà Mgr Daniel Pézeril et le RP Michel Riquet SJ, qui m’honorèrent tous deux de leur amitié jusqu’à leur mort qui m’affecta beaucoup. Ils m’avaient appris à approfondir l’enseignement du professeur Richard Stauffer avec qui j’avais préparé ma thèse de maîtrise en théologie protestante en histoire de l’Eglise moderne, un grand spécialiste de Calvin et un bon connaisseur de la Réforme du XVIe siècle. Lui et Oscar Cullmann m’ont associé très tôt à leur combat pour un œcuménisme vrai, tel que le voulait le Cardinal Ratzinger. Et dès 1982, j’ai su qu’un document se préparait en vue d’un accord luthéro-catholique sur la justification par la foi. J’ai pu faire partie de la commission nationale de théologie qui, du côté luthérien, traitait de cette affaire et ai pu prendre connaissance très rapidement du travail qu’accomplissait Joseph Ratzinger de son côté avec sa congrégation. Il ne fut pas un partenaire facile ! Mais très rapidement, je me suis dit, tant mieux, parce qu’il nous a forcés, nous luthériens, à aller au fond des choses, comme par exemple à nous référer au dernier des livres confessionnels luthériens, la formule de Concorde de 1580, qui revenait sur certaines aspérités des propos de Luther pour tenir compte du Concile de Trente et nous distinguer des réformés. Nous devions signer en 1997. Cela ne put se faire que le 31 octobre 1999 à Augsbourg. Ce qui n’avait pas empêché le Pape Jean Paul II de me dire aux JMJ de 1997, le soir de la grande cérémonie des baptêmes à Longchamp, que nous arrivions au but. Et le soir du 31 octobre 1999, alors que j’étais Inspecteur Ecclesiastique de l’Eglise évangélique luthérienne de France à Paris, j’ai eu la joie de célébrer des Vêpres communes avec Son Éminence le Cardinal Jean-Marie Lustiger à Notre Dame de Paris, et tous les pasteurs luthériens de la région île de France, et un peu au delà. Je puis affirmer qu’en ce qui concerne les luthériens, la prière pour Joseph Ratzinger fut très intense dans les cœurs. En 2000 parut le texte « Dominus Jésus » de la Congrégation que présidait le Cardinal. « Douche froide » pour beaucoup de protestants, y compris des luthériens. Mais je le dis clairement, pas pour moi, ni pour beaucoup de membres de la commission de théologie. Il nous apparaissait normal, qu’après ce geste historique de réconciliation sur des points de doctrine importants, le Cardinal éprouvât le besoin, avec l’appui du Pape, d’expliquer que tout n’était pas encore réglé pour autant. Il devait être clair du point de vue catholique que l’unité n’était pas possible sans réponse claire à l’encyclique de Jean Paul II « Ut unum sint »(sur le ministère du Pape) et que l’Eglise ne pouvait exister que dans une succession apostolique certaine. Comme évêque luthérien français, j’ai soutenu cette position et me suis senti minoritaire. D’où ma décision de 2001.
C’est avec une grande joie que, devenu prêtre catholique, j’appris en 2005 l’élection de Benoît XVI. Je pense toujours que je n’étais pas, une fois de plus, dans la majorité ! Mais cela ne m’ennuyait que pour le nouveau Pape. Car je me doutais bien qu’il aurait de dures oppositions en France et en Allemagne, son pays d’origine, où l’Eglise catholique commençait, ou continuait….de graves dérives ! A Blois, où je me trouvais, j’ai eu l’idée, avec l’aide et l’appui de mon évêque de créer l’association « Écouter avec l’Eglise » pour soutenir et expliquer au niveau national ce que ferait le nouveau Pape. Je confirme, avec le peu que je sais, qu’il n’avait pas du tout l’intention d’accepter cette charge. Il pensait, comme moi et quelques autres, catholiques et protestants, qu’il était trop connu pour ses positions conservatrices, qui n’étaient en fait que celles de Vatican II, correctement interprétées, pour être élu. Mais par ailleurs, l’œuvre de Jean Paul II n’était pas achevée. Il était le seul à pouvoir le faire. Il avait participé au Concile. Il s’est donc véritablement sacrifié pour accepter cette charge . C’était nécessaire pour le bien de l’Eglise aux yeux d’une majorité de cardinaux qui l’ont élu dès le troisième tour de scrutins, alors qu’il étaient loins d’être tous d’accord avec lui. Les méchancetés en tout genre ne lui furent pas ménagées, notamment du côté d’une certaine presse religieuse qui s’est ingéniée à saboter tout son pontificat.
Il a eu la grâce de passer outre, et dès le début de son pontificat de faire un geste dont beaucoup n’ont pas mesurer la portée : inviter Hans Küng au Vatican, un adversaire théologique de toujours ! Sur le moment ce dernier sembla touché, mais quelques jours plus tard nous eûmes droit à un réquisitoire en règle sur deux pleines pages dans Le Monde sur les « erreurs » du début du pontificat.
Et ce ne fut qu’un début, dans l’affaire Küng, il était surtout question de l’ouverture faite aux anglicans, un mauvais coup pour l’œcuménisme, selon le Père Küng , démenti un peu plus tard par l’accueil chaleureux de l’Archevêque de Canterbury que cette « clarification » arrangeait. Ceux qui interprétaient les 39 articles fondateurs de l’anglicanisme d’Elizabeth Ière (1571) rejoignirent le catholicisme comme Newman au XIXe siècle (1845).
Même hargne avec l’affaire de Ratisbonne. Benoît XVI avait évoqué à juste titre en citant un ancien empereur byzantin, la question de la violence dans l’Islam. Cris d’horreur dans la bien pensance catholique. Le Pape n’avait pas mis en cause tous les musulmans mais soulevé tout simplement un problème que les responsables religieux de l’Islam connaissent bien. Ceux-ci le reçurent d’ailleurs très bien en Turquie quelques jours plus tard, quelques autres boudèrent un peu…et après ? Cela n’a pas empêché le Cardinal Tauran de continuer sa mission, puis le Pape François de nouer de bonnes relations avec Al Azzar.
Enfin quand Benoît XVI déclara Pie XII Vénérable, on atteint des sommets d’abjection, en reprenant toutes les vieilles calomnies sur l’attitude de Pie XII pendant la guerre, allant même jusqu’à rappeler que Joseph Ratzinger était inscrit aux jeunesses hitlerienne. Il avait 13 ans à l’époque et c’était obligatoire. Il n’y a d’ailleurs rien fait, car les autorités savaient que c’était un futur prêtre et on se méfiait de lui.
Jamais Benoît XVI n’a fait acte d’autorité contre des gens qui l’avaient personnellement méchamment critiqué. Il continua son œuvre d’explication de l’authentique Concile Vatican Il, celui auquel il avait assisté, et non le « Concile médiatique » que la majorité des catholiques français connaissait. Et cela déplaisait, au point que certaines voix qui prétendent facilement au prophétisme commençaient à répandre l’idée qu’il fallait organiser un Concile Vatican IlI .
Les Français eurent fort heureusement l’occasion de découvrir le vrai Benoît XVI lors de sa visite à Paris en 2008 (voir mon titre). C’est le discours des Bernardins qui constitua le point d’orgue de ce voyage. Le Pape, comme à son habitude, s’exprima dans un français impeccable, car il aimait beaucoup notre pays , et nombre d’intellectuels l’appréciaient puisqu’ils en firent un académicien (Académie des sciences morales et politiques). Chacun d’entre nous devrait posséder ce discours et le relire. Je ne citerai que quelques phrases de la fin pour vous en donner le goût. Après avoir évoqué l’aventure de Saint Paul prêchant à Athènes à partir du concept de « dieu inconnu », Benoît XVI tout en constatant la différence de situation, rappelait tout de même quelques similitudes « Dieu est vraiment devenu le grand inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière de nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd’hui, l’actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui le concerne, Quaerere Deum : chercher Dieu et se laisser trouver par Lui. Cela n’est pas moins nécessaire aujourd’hui que par le passé. Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme dont les conséquences ne pourraient être que graves.. ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable. »
Une neuvaine de chapelet pour les séminaristes et ordinands du diocèse de Toulon
Chers amis,
Des amis du diocèse de Toulon m’ont demandé d’associer le Salon beige à cette neuvaine de chapelet pour les séminaristes et ordinands du diocèse – toujours sans nouvelles de Rome pour leurs ordinations (voir ici). Je le fais d’autant plus volontiers que je suis scandalisé de cette cruelle indifférence pour des jeunes gens que toute l’Eglise devrait au contraire encourager et soutenir dans leur engagement total à la suite du Christ – le scandale étant d’autant plus grand que l’on ne cesse de nous parler de synodalité et qu’en lieu et place de ladite synodalité, je ne vois que de l’arbitraire. De deux choses l’une: soit il y a un problème dans le séminaire de Toulon et il est nécessaire – à la fois au titre de la charité et au titre de la justice – de le désigner à l’évêque pour qu’il fasse son devoir et qu’il le règle ; soit il n’y a pas de problème et il est monstrueux de prendre des séminaristes en otages.
Puis-je me permettre de profiter de l’occasion pour dire ici publiquement que, selon moi, cette affaire dépasse désormais de loin le cas personnel de Mgr Rey? La question n’est plus de savoir s’il y a eu ou non des erreurs de discernement dans son séminaire – ce qui est bien possible, comme l’évêque lui-même l’a reconnu en demandant que ses interlocuteurs romains l’éclairent sur ces éventuelles erreurs. La question est d’abord de savoir à quoi sert un évêque et en quoi consiste l’obéissance catholique. Si un évêque peut être privé, sans aucun motif explicite, du droit et de la responsabilité d’ordonner prêtre un diacre de son diocèse pourtant canoniquement appelé aux ordres, il faut reconnaître que nous ne considérons plus les évêques comme successeurs des Apôtres – ils ne sont plus que des fonctionnaires aux ordres de fonctionnaires inconnus de la Curie. C’était bien la peine de tant parler de collégialité à Vatican II (où l’on constate une nouvelle fois que les progressistes se moquent éperdument des textes du concile!). Je suis d’ailleurs interloqué par le silence des autres évêques de France. Comment le cardinal Aveline, métropolitain de Toulon, ou Mgr de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, comment l’ensemble des évêques de France ne voient-ils pas que cela crée un précédent dangereux et même gravissime? L’évêque a la gigantesque responsabilité de toutes les âmes de son diocèse: il faut lui laisser les moyens d’exercer sa responsabilité ou le révoquer, mais on ne peut pas le brider sans motif.
Par ailleurs, si nous laissons l’arbitraire s’installer sans réaction, nous détruisons la notion même d’obéissance: nous n’obéissons aux autorités légitimes dans l’Eglise que parce qu’elles sont voulues par le Christ pour nous mener au salut et uniquement dans la mesure où leurs ordres concourent au bien commun de l’Eglise. Il serait difficile de prétendre qu’une prohibition non motivée d’ordinations sacerdotales concourt au bien commun de l’Eglise – alors que nous demandons chaque jour au Bon Dieu de nous donner beaucoup de saints prêtres.
Plus grave encore, il n’est pas nécessaire d’être très doué en prospective pour comprendre que, sans perspective d’ordination, le séminaire de Toulon fermera ses portes rapidement (c’est peut-être d’ailleurs le but non avoué de cette invraisemblable interdiction non assumée). Mais, là non plus, il ne s’agit pas seulement de Toulon, mais du diocèse qui était l’un des laboratoires de la nouvelle évangélisation en France et même en Europe: après Toulon, ce sont logiquement toutes les “forces vives” de l’Eglise de France qui seront à leur tour menacées. Je ne suis pas personnellement diocésain de Toulon, mais il me semble évident qu’il faut absolument tout faire pour que ce séminaire et ce diocèse puissent se développer. Car, après les fraternités “tradi”, après le diocèse de Toulon, il est clair que la communauté St Martin ou la communauté de l’Emmanuel – qui ont le “tort” d’être attachées au Saint-Sacrifice de la messe, à la Vierge Marie, à l’adoration eucharistique, en un mot à la doctrine catholique et aux sacrements – seront à leur tour dans le collimateur.
Pardon pour cette trop longue introduction, mais je ne saurais trop insister pour que tous, nous récitions un chapelet quotidien (ou, au moins, une dizaine pour ceux qui ne pourraient pas réciter le chapelet complet) à cette intention. Dans l’atmosphère d’effondrement où nous vivons, seules les armes spirituelles peuvent nous sauver – et la Vierge Marie ne demande pas mieux que de répondre à nos supplications!
Mais voici le texte d’invitation à rejoindre cette neuvaine qui m’a été envoyé. A nos chapelets!

Les congrégations romaines ont demandé au diocèse de suspendre les ordinations. Cette demande est intervenue quelques semaines avant la date de la cérémonie en juin 2022.
Depuis lors, plusieurs démarches ont été entreprises par l’évêque et le recteur du séminaire pour justifier l’idonéité des candidats et l’authenticité de leur démarche. Depuis neuf mois, celles-ci sont restées sans réponse.
A l’heure où l’on parle de dialogue et de synodalité, ce silence apparaît comme une violence et les séminaristes sont pris en otages.
Face à cette situation intenable et incompréhensible, nous en appelons à la prière par l’intercession de Marie, Notre-Dame de Grâce de Cotignac.
Par l’intercession de son cœur douloureux et immaculé, nous vous invitons à participer à une neuvaine de chapelets pour le déblocage de cette situation. De nombreuses abbayes se sont associées à cette démarche.
Cette neuvaine commencera dimanche 15 janvier et s’achèvera mardi 24 janvier. Le dernier jour de la neuvaine, Mgr Rey célébrera une messe à Cotignac aux intentions du séminaire et de tous ceux qui se seront associés à cette prière.
Guillaume de Thieulloy
Mesures pro-vie dans la région de Castille-et-León en Espagne
Jeudi, le gouvernement de la région de Castille-et-León en Espagne a annoncé une série de mesures pro-vie : défense des médecins invoquant leur objection de conscience pour refuser de pratiquer un avortement, écoute des battements du cœur du fœtus…
La région est dirigée par une coalition entre le Parti Populaire (PP) et le parti Vox. Le vice-président Vox de la région, Juan García-Gallardo estime qu‘« il s’agit de mesures pro-vie » qui, si elles « permettent d’empêcher ne serait-ce qu’un avortement », auront « valu la peine », assurant que ces mesures ont été convenues avec le PP.
Ces mesures ont créé une inévitable polémique autour de l’avortement, qui prend un relief particulier à moins d’un an des élections législatives. Des sondages placent le PP, plutôt frileux sur ce sujet, en bonne position pour remporter ce scrutin, prévu pour fin 2023. Et le PP sera sans doute contraint de s’allier avec Vox afin d’obtenir une majorité parlementaire leur permettant de gouverner.
3e guerre mondiale : L’axe fondamental de l’Otan maintenant, c’est Washington-Londres-Varsovie-Kiev
Emmanuel Todd, auteur de La Chute finale, qui prédisait dès 1976 l’effondrement de l’Union soviétique, vient de publier au Japon La Troisième Guerre mondiale a déjà commencé. Il est interrogé dans Le Figaro. Extraits :
Pourquoi publier un livre sur la guerre en Ukraine au Japon et pas en France ?
Ici, j’ai la réputation absurde d’être un « rebelle destroy » , alors qu’au Japon je suis un anthropologue, un historien et un géopoliticien respecté, qui s’exprime dans tous les grands journaux et revues, et dont tous les livres sont publiés. Je peux m’exprimer là-bas dans une ambiance sereine, ce que j’ai d’abord fait dans des revues, puis en publiant ce livre, qui est un recueil d’entretiens. Cet ouvrage s’appelle La Troisième Guerre mondiale a déjà commencé, avec 100 000 exemplaires vendus aujourd’hui.
Pourquoi ce titre ?
Parce que c’est la réalité, la Troisième Guerre mondiale a commencé. Il est vrai qu’elle a commencé « petitement » et avec deux surprises. On est parti dans cette guerre avec l’idée que l’armée de la Russie était très puissante et que son économie était très faible. On pensait que l’Ukraine allait se faire écraser militairement et que la Russie se ferait écraser économiquement par l’Occident. Or il s’est passé l’inverse. L’Ukraine n’a pas été écrasée militairement même si elle a perdu à cette date 16 % de son territoire ; la Russie n’a pas été écrasée économiquement. Au moment où je vous parle, le rouble a pris 8 % par rapport au dollar et 18 % par rapport à l’euro depuis la veille de l’entrée en guerre.
Il y a donc eu une sorte de quiproquo. Mais il est évident que le conflit, en passant d’une guerre territoriale limitée à un affrontement économique global, entre l’ensemble de l’Occident d’une part et la Russie adossée à la Chine d’autre part, est devenu une guerre mondiale.
N’exagérez-vous pas ? L’Occident n’est pas directement engagé militairement…
Nous fournissons des armes quand même. Mais il reste vrai que nous, Européens, sommes surtout engagés économiquement. Nous sentons d’ailleurs venir notre véritable entrée en guerre par l’inflation et les pénuries.
Poutine a fait une grosse erreur au début, qui présente un immense intérêt socio-historique. Ceux qui travaillaient sur l’Ukraine à la veille de la guerre considéraient ce pays, non comme une démocratie naissante, mais comme une société en décomposition et un « failed state » en devenir. On se demandait si l’Ukraine avait perdu 10 millions ou 15 millions d’habitants depuis son indépendance. On ne peut trancher parce que l’Ukraine ne fait plus de recensement depuis 2001, signe classique d’une société qui a peur de la réalité. Je pense que le calcul du Kremlin a été que cette société en décomposition s’effondrerait au premier choc, voire même dirait « bienvenue maman » à la sainte Russie. Mais ce que l’on a découvert, à l’opposé, c’est qu’une société en décomposition, si elle est alimentée par des ressources financières et militaires extérieures, peut trouver dans la guerre un type nouveau d’équilibre, et même un horizon, une espérance. Les Russes ne pouvaient pas le prévoir. Personne ne le pouvait.
Longtemps, vous n’avez pas cru à l’invasion de l’Ukraine par la Russie…
J’avoue avoir été cueilli à froid par le début de la guerre, je n’y croyais pas. Concernant les ressorts profonds qui ont conduit au conflit, je partage l’analyse du géopoliticien « réaliste » américain John Mearsheimer. Ce dernier faisait le constat suivant : l’Ukraine, dont l’armée avait été prise en main par des militaires de l’Otan (américains, britanniques et polonais) depuis au moins 2014, était donc de facto membre de l’Otan, et les Russes avaient annoncé qu’ils ne toléreraient jamais une Ukraine membre de l’Otan. Ces Russes font donc (ainsi que Poutine nous l’a dit la veille de l’attaque) une guerre de leur point de vue défensive et préventive. Mearsheimer ajoutait que nous n’aurions aucune raison de nous réjouir d’éventuelles difficultés des Russes parce que, comme il s’agit pour eux d’une question existentielle, plus ça serait dur, plus ils frapperaient fort. L’analyse semble se vérifier. J’ajouterais un complément et une critique à l’analyse de Mearsheimer.
Lesquels ?
Pour le complément : lorsqu’il dit que l’Ukraine était de facto membre de l’Otan, il ne va pas assez loin. L’Allemagne et la France étaient, elles, devenus des partenaires mineurs dans l’Otan et n’étaient pas au courant de qui se tramait en Ukraine sur le plan militaire. On a critiqué la naïveté française et allemande. Certes, mais parce qu’ils ne savaient pas qu’Américains, Britanniques et Polonais pouvaient permettre à l’Ukraine d’être en mesure de mener une guerre élargie. L’axe fondamental de l’Otan maintenant, c’est Washington-Londres-Varsovie-Kiev.
Maintenant la critique : Mearsheimer, en bon Américain, surestime son pays. Il considère que, si pour les Russes la guerre d’Ukraine est existentielle, pour les Américains elle n’est au fond qu’un « jeu » de puissance parmi d’autres. Après le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan, une débâcle de plus ou de moins… quelle importance… ? L’axiome de base de la géopolitique américaine, c’est : « On peut faire tout ce qu’on veut parce qu’on est à l’abri, au loin, entre deux océans, il ne nous arrivera jamais rien. » Rien ne serait existentiel pour l’Amérique. Insuffisance d’analyse qui conduit aujourd’hui Biden à une fuite en avant. L’Amérique est fragile. La résistance de l’économie russe pousse le système impérial américain vers le précipice. Personne n’avait prévu que l’économie russe tiendrait face à la « puissance économique » de l’Otan. Je crois que les Russes eux-mêmes ne l’avaient pas anticipé.
Si l’économie russe résistait indéfiniment aux sanctions et parvenait à épuiser l’économie européenne, tandis qu’elle-même subsisterait, adossée à la Chine, les contrôles monétaire et financier américains du monde s’effondreraient, et avec eux la possibilité pour les États-Unis de financer pour rien leur énorme déficit commercial. Cette guerre est donc devenue existentielle pour les États-Unis. Pas plus que la Russie, ils ne peuvent se retirer du conflit. C’est pour ça que nous sommes désormais dans une guerre sans fin, dans un affrontement dont l’issue doit être l’effondrement de l’un ou de l’autre. Chinois, Indiens et Saoudiens, entre autres, jubilent. […]
Selon vous, cette guerre est non seulement militaire et économique, mais aussi idéologique et culturelle…
Je parle ici surtout en tant qu’anthropologue. Il y a eu en Russie des structures familiales plus denses, communautaires, dont certaines valeurs ont survécu. Il y a un sentiment patriotique russe qui est quelque chose dont on n’a pas idée ici, nourri par le subconscient d’une nation-famille. La Russie avait une organisation familiale patrilinéaire, c’est-à-dire dans laquelle les hommes sont centraux et elle ne peut adhérer à toutes les innovations occidentales néoféministes, LGBT, transgenres… Quand nous voyons la Douma russe voter une législation encore plus répressive sur « la propagande LGBT » , nous nous sentons supérieurs. Je peux ressentir ça en tant qu’Occidental ordinaire. Mais d’un point de vue géopolitique, si nous pensons en termes de soft power, c’est une erreur. Sur 75 % de la planète, l’organisation de parenté était patrilinéaire et l’on peut y sentir une forte compréhension des attitudes russes. Pour le non-Occident collectif, la Russie affirme un conservatisme moral rassurant.
Quand on fait de la géopolitique, on s’intéresse aux rapports de force énergétiques, militaires, etc. Mais il y a aussi le rapport de force idéologique et culturel, ce que les Américains appellent le « soft power » . L’URSS avait une certaine forme de soft power, le communisme, qui influençait une partie de l’Italie, les Chinois, les Vietnamiens, les Serbes, les ouvriers français… Mais le communisme faisait au fond horreur à l’ensemble du monde musulman par son athéisme et n’inspirait rien de particulier à l’Inde. Or, aujourd’hui, la Russie telle qu’elle s’est repositionnée comme archétype de la grande puissance, non seulement « anticolonialiste » , mais aussi patrilinéaire et conservatrice des moeurs traditionnelles, peut séduire beaucoup plus loin. Les Américains se sentent aujourd’hui trahis par l’Arabie saoudite qui refuse d’augmenter sa production de pétrole, malgré la crise énergétique due à la guerre, et prend de fait le parti des Russes : pour une part, bien sûr, par intérêt pétrolier. Mais il est évident que la Russie de Poutine, devenu moralement conservatrice, est devenue sympathique aux Saoudiens dont je suis sûr qu’ils ont un peu de mal avec les débats américains sur l’accès des femmes transgenres (définies comme mâles à la conception) aux toilettes pour dames.
Les journaux occidentaux sont tragiquement amusants, ils ne cessent de dire : « La Russie est isolée, la Russie est isolée. » Mais quand on regarde les votes des Nations unies, on constate que 75 % du monde ne suit pas l’Occident, qui paraît alors tout petit. On voit alors que ce conflit, décrit par nos médias comme un conflit de valeurs politiques, est à un niveau plus profond un conflit de valeurs anthropologiques. C’est cette inconscience et cette profondeur qui rendent la confrontation dangereuse.
La charge du cardinal Pell contre le travail préparatoire du synode
Extrait d’un article du cardinal George Pell, récemment décédé, paru sur The Spectator à propos du texte préparatoire au synode :
Le Synode catholique des évêques est actuellement occupé à construire ce qu’il considère comme le “rêve de Dieu” de la synodalité. Malheureusement, ce rêve divin s’est transformé en un cauchemar toxique malgré les bonnes intentions professées par les évêques.
Ils ont produit une brochure de 45 pages qui présente leur compte-rendu des discussions de la première étape “d’écoute et de discernement”, tenues dans de nombreuses régions du monde, et c’est l’un des documents les plus incohérents jamais envoyés par Rome.
Alors que nous rendons grâce à Dieu pour l’augmentation du nombre de catholiques dans le monde, notamment en Afrique et en Asie, le tableau est radicalement différent en Amérique latine, avec des pertes pour les protestants et les laïcs.
Sans aucun sens de l’ironie, le document s’intitule “Elargissez l’espace de votre tente”, et son but est d’accueillir, non pas les nouveaux baptisés – ceux qui ont répondu à l’appel à se repentir et à croire – mais toute personne suffisamment intéressée pour écouter. Les participants sont invités à être accueillants et radicalement inclusifs : “Personne n’est exclu”.
Que faut-il penser de ce pot-pourri, de ce déferlement de bonne volonté du Nouvel Âge ?
Le document n’exhorte même pas les participants catholiques à faire de toutes les nations des disciples (Matthieu 28:16-20), et encore moins à prêcher le Sauveur à temps et à contretemps (2 Timothée 4:2).
La première tâche de chacun, et en particulier des enseignants, est d’écouter dans l’Esprit. Selon cette récente mise à jour de la bonne nouvelle, la “synodalité” en tant que manière d’être de l’Église ne doit pas être définie, mais simplement vécue. Elle s’articule autour de cinq tensions créatives, partant de l’inclusion radicale pour aller vers la mission dans un style participatif, en pratiquant la “coresponsabilité avec les autres croyants et les personnes de bonne volonté”. Les difficultés sont reconnues, comme la guerre, le génocide et le fossé entre le clergé et les laïcs, mais toutes peuvent être soutenues, disent les évêques, par une spiritualité vivante.
L’image de l’Église comme une tente en expansion avec le Seigneur en son centre vient d’Isaïe, et son but est de souligner que cette tente en expansion est un lieu où les gens sont entendus et non jugés, non exclus.
Nous lisons donc que le peuple de Dieu a besoin de nouvelles stratégies ; non pas de querelles et d’affrontements mais de dialogue, où la distinction entre croyants et incroyants est rejetée. Le peuple de Dieu doit réellement écouter, insiste-t-il, le cri des pauvres et de la terre.
En raison des divergences d’opinion sur l’avortement, la contraception, l’ordination des femmes au sacerdoce et l’activité homosexuelle, certains estiment qu’aucune position définitive ne peut être établie ou proposée sur ces questions. Il en va de même pour la polygamie, le divorce et le remariage.
Cependant, le document est clair sur le problème particulier de la position inférieure des femmes et sur les dangers du cléricalisme, bien que la contribution positive de nombreux prêtres soit reconnue.
Que faut-il penser de ce pot-pourri, de ce déversement de bonne volonté du Nouvel Âge ? Ce n’est pas un résumé de la foi catholique ou de l’enseignement du Nouveau Testament. Il est incomplet, hostile de manière significative à la tradition apostolique et ne reconnaît nulle part le Nouveau Testament comme la Parole de Dieu, normative pour tout enseignement sur la foi et la morale. L’Ancien Testament est ignoré, le patriarcat rejeté et la loi mosaïque, y compris les dix commandements, n’est pas reconnue.
Deux remarques peuvent être faites en premier lieu. Les deux synodes finaux qui se tiendront à Rome en 2023 et 24 devront clarifier leur enseignement sur les questions morales, étant donné que le relateur (rédacteur en chef et directeur), le cardinal Jean-Claude Hollerich, a publiquement rejeté les enseignements fondamentaux de l’Église sur la sexualité, au motif qu’ils contredisent la science moderne. En temps normal, cela aurait signifié que son maintien en tant que Relateur était inapproprié, voire impossible.
Les synodes doivent choisir s’ils sont les serviteurs et les défenseurs de la tradition apostolique sur la foi et la morale, ou si leur discernement les oblige à affirmer leur souveraineté sur l’enseignement catholique. Ils doivent décider si les enseignements fondamentaux sur des choses comme le sacerdoce et la moralité peuvent être parqués dans des limbes pluralistes où certains choisissent de redéfinir les péchés à la baisse et où la plupart acceptent de différer respectueusement. […]
Que va devenir Mgr Gänswein ?
Mgr Georg Gänswein, 66 ans, ancien secrétaire personnel du pape émérite, doit quitter d’ici le 1er février le monastère Mater Ecclesiae, où il vivait avec Benoît XVI. Selon les médias allemands, Mgr Gänswein a reçu cette instruction directement du pape François.
Le pape François a rencontré Mgr Gänswein le lundi 8 janvier.
Selon le témoignage du secrétaire personnel de Benoît XVI, après la controverse sur le livre du cardinal Sarah à propos du célibat des prêtres, il a rencontré le pape François et ce dernier lui a dit : «A partir de maintenant, reste à la maison, accompagne Benoît, qui a besoin de toi». De retour au monastère, il se souvient que, lorsqu’il en a parlé au pape émérite, ce dernier lui a dit, avec ironie : «Il semble que le pape François ne me fasse plus confiance et veuille que tu sois mon tuteur».
Mgr Gänswein raconte également qu’il a reçu des instructions précises de Benoît XVI pour détruire tous ses documents privés de toutes sortes «sans exception».
Profanation à Quiberon : deux personnes interpellées
Lu dans Ouest-France suite à la profanation d’une chapelle :

Péguy reprochait à certains catholiques de vouloir pactiser avec le monde moderne
Dans un dossier sur Charles Péguy, France catholique a interrogé le père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé, qui a consacré sa thèse à l’écrivain. Extrait :

30 ans de l’encyclique Veritatis Splendor
De Gabrielle Vialla, président du Centre Billings France :
En ce début d’année, j’ai eu la joie profonde de me rendre avec mon époux à l’enterrement du bien aimé pape Benoît XVI. Nous y avons remercié Dieu pour toute la personne de Joseph Ratzinger, son enseignement comme son exemple.
Nous avons demandé pour nous-mêmes et pour vous tous, engagés dans l’apostolat de la famille et de la vie, des grâces de fidélité. Que nous ne nous laissions pas effrayer face à la désertification, à l’ampleur de nos tâches, de nos épreuves et de nos pauvretés.
De fait j’avais décidé d’accompagner ces traditionnels vœux de santé humaine et spirituelle par une évocation de Veritatis Splendor, encyclique dont nous fêtons l’anniversaire cette année, 1993-2023 !
Comme les spécialistes disent qu’on lit beaucoup Joseph Ratzinger dans cette admirable encyclique, il s’agit bien de ma part d’un hommage caché.
Mesurons nous le cadeau de l’enseignement de ces deux papes de l’éducation de la conscience que sont Jean-Paul II et Benoît XVI?
Le pape François, à son tour, nous demande très souvent d’exercer notre discernement. Cela est bien nécessaire pour l’attention à chaque personne et à chaque situation particulière. Il convient pour y arriver de garder le précieux héritage de ses deux prédécesseurs.
Voici ce que Jean-Paul II disait en 1993 lors d’une catéchèse pour présenter Veritatis Splendor:
« De tous les êtres du monde visible, seul l’homme ne se limite pas à exister, mais sait aussi qu’il existe, grâce à l’intelligence avec laquelle il “participe à la lumière de la pensée de Dieu”. Et c’est ainsi que saint Augustin a pu écrire : “Retourne à toi-même ; c’est dans l’homme intérieur qu’habite la vérité”.
Parmi les richesses de cette intériorité de l’être humain, un élément essentiel est la conscience morale. En elle se manifeste “une loi qui le pousse à aimer, à faire le bien et à éviter le mal” (Gaudium et Spes). Cette prise de conscience se situe au plus profond de la personne, là où s’enracinent non seulement la responsabilité morale, mais l’expérience religieuse elle-même. A ce propos, le Concile nous a rappelé : “La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre”.
Dans la récente encyclique Veritatis Splendor, lorsque j’ai réaffirmé la désirabilité et l’universalité de la loi morale, je n’ai pas manqué de souligner la valeur centrale de la conscience.
En réalité, la loi morale et la conscience ne sont pas des alternatives.
Comme toutes les choses humaines, même la conscience peut enregistrer des échecs, rencontrer des illusions et des erreurs. C’est une voix délicate, qui peut être submergée par une vie bruyante et distraite, ou presque étouffée par une longue et grave habitude du vice.
La conscience a besoin d’être cultivée et éduquée et la voie privilégiée de sa formation, du moins pour ceux qui ont la grâce de la foi, est la confrontation avec la Révélation biblique de la loi morale, interprétée avec autorité, avec l’aide de l’Esprit Saint, par le Magistère de l’Église.
Chers amis, si nous voulons un modèle de conscience mûre, tournons-nous vers Marie. […] Que Marie nous obtienne donc, par son intercession maternelle, une conscience vigilante et docile au souffle de l’Esprit divin. »
Je conclus en vous partageant simplement ma gratitude intérieure de voir paraître mon ouvrage sur la conscience ce 18 janvier 2023. Je n’avais pas prévu ni cherché à commenter Veritatis Splendor en particulier. C’est a posteriori en découvrant cette catéchèse de Jean-Paul II que je peux rendre grâce. Il se trouve que providentiellement, elle illustre vraiment le sujet.
En attendant, je l’espère, que les théologiens, les philosophes, et les pasteurs nous offrent à leur tour de plus savants et profonds commentaires… surtout que Veritatis Splendor ne soit pas oubliée cette année !
Gabrielle Vialla
Rouen : Le collectif « Fille ET Garçon !» dénonce une scène théâtrale engagée pour le wokisme « Fille ou garçon ? »
Le collectif « Fille ET Garçon !» organise une manifestation le 15 janvier à 14h30 devant le théâtre du Trianon Transatlantique (114 Avenue du 14 Juillet à Sotteville-lès-Rouen) avant le spectacle « Fille ou Garçon – Marion Rouxin ».
Ce spectacle a un objectif assumé : « poser la question des différences entre les sexes et de l’influence du monde adulte sur les enfants dans leur construction. » Le collectif « Fille ET Garçon !» dénonce ce positionnement idéologique, et souhaite alerter les spectateurs de la dangerosité de ces théories pour l’équilibre de leurs enfants. Cette manifestation a aussi pour but de dénoncer le financement par les institutions publiques de la diffusion de cette idéologie.
La Métropole de Rouen ne s’en cache plus, elle souhaite diffuser la culture woke à tous ces administrés. Et parmi les grands dadas du wokisme, le féminisme et la théorie du genre. Leur cible non plus n’est plus dissimulée : il faut déconstruire dès le plus jeune âge. Les bibliothèques municipales de la Ville de Rouen regorgent de livres sur la parentalité (pardon, LES parentalités), les projets de renaturation des cours de récréation ne sont en fait qu’une couverture pour “déconstruire les stéréotypes que les enfants ont déjà intégrés malgré leur jeune âge”, les différentes manifestations culturelles basiques comme des petits spectacles de bibliothèque ne sont plus anodins, ils diffusent fréquemment des messages idéologiques wokes.
Dernier projet en date : le spectacle de dimanche 15 janvier à 15h au Trianon à Sotteville-les-Rouen, théâtre subventionné par la Mairie, le Ministère de la culture, la Région Normandie ou encore le département. « Fille ou Garçon – Marion Rouxin », tel est le titre de ce spectacle où, au regard des vidéos diffusées sur Internet, il ne s’agit pas de nous réjouir de nos différences, de célébrer l’identité masculine comme alter égo de l’identité féminine. Au contraire, ce spectacle appelle chaque garçon à se demander si c’est une bonne chose qu’il ait un pénis… et chaque enfant à se demander si son corps correspond vraiment à son genre.
Le collectif « Fille ET Garçon !» dénonce cette idéologie woke, ce féminisme déplacé, cette théorie du genre déconstructive. Parce qu’elle est fausse, sur le plan scientifique et psychologique. Un homme est un homme, une femme est une femme, et cette inscription génétique est présente dans toutes les cellules de notre organisme, même après les traitements hormonaux. Chercher à déconstruire cela au nom de la lutte contre l’homophobie est une manipulation, un déni de la réalité, un endoctrinement que le collectif « Fille ET Garçon !» dénonce. Nous ne nions pas le mal-être psychique de certaines personnes, nous ne nions pas non plus l’existence de certaines malformations génitales, mais nous refusons de laisser penser qu’il est normal et innocent de se poser des questions sur son genre.
Nous invitons ceux qui le souhaitent à rejoindre notre manifestation dimanche 15 janvier à 14h30 devant le théâtre du Trianon Transatlantique 114 Avenue du 14 Juillet 76300 Sotteville-lès-Rouen. Pour alerter les spectateurs de la dangerosité de ces théories pour l’équilibre de leurs enfants, et pour dénoncer le financement par les institutions publiques de la diffusion de cette idéologie. Cette manifestation est déclarée auprès des services de la préfecture.
Benoît XVI : quel héritage ? Les réponses du Club des Hommes en noir
Quels sont les grands actes du pontificat de Benoît XVI ? Que retiendra-t-on de son enseignement, de sa personnalité ? Les réponses dans ce Club des Hommes en noir exceptionnel avec autour de Philippe Maxence les abbés Barthe, Célier et Benoît et Laurent Dandrieu.
Euthanasie, un répit jusqu’en avril ?
D’Olivier Frèrejacques sur Liberté Politique :
Le président de la république a affirmé qu’il consulterait les autorités religieuses une fois que la convention citoyenne aura rendu son travail en avril. Ce gadget vaguement démocratique a pour but, comme pour le climat ou d’autres sujets « sensibles », de donner un « vernis » démocratique aux réformes de l’exécutif.
Quatre mois pour agir
S’il n’y a rien à attendre de la convention citoyenne et que la consultation des autorités religieuses pèsera peu, il s’agit de considérer le report au mois d’avril de ce texte comme une opportunité. Le samedi 22 janvier la Marche Pour La Vie pourrait marquer le départ d’un hiver militant en la matière.
Les conférences vont se multiplier et la mobilisation de tous peut être précieuse même si ce combat semble mal engagé. Gagner quelques mois pour ce genre de texte est toujours une victoire, aussi petite soit-elle. Si un dixième des personnes hostiles à l’euthanasie s’engage dans une structure militante contre ce projet ou fait part publiquement de son hostilité (collage d’affiches, manifestations, dans une moindre mesure mobilisation numérique), la tendance pourrait s’inverser !
Lire, se former, comprendre
L’euthanasie est une question grave qui implique des données aussi bien philosophiques que médicales et sociales. Pour mieux envisager le sujet, de nombreux ouvrages de diverses sensibilités existent. Des livres de qualité ont été publiés sur le sujet parmi lesquels Fin de vie en république de l’avocat Erwan le Morhedec ou encore L’impasse de l’euthanasie d’Henri de Soos de l’Alliance Vita.
Pour disposer d’une approche multi-dimensionnelle, n’hésitez pas à vous procurer le dernier numéro de Liberté Politique consacré à ce sujet !
Euthanasie : préférez-vous le modèle belge ou québécois ?
Michel Bureau, président de la Commission sur les soins de fin de vie (expression typiquement orwellienne) au Québec, se réjouit de son record :
« Le Québec est devenu la juridiction ayant la plus forte proportion de décès par euthanasie ou suicide assisté au monde ».
Soit 5,1%, contre 4,8% aux Pays-Bas, 2,3% en Belgique, et 3,3% dans l’ensemble du Canada.
Le profanateur de l’église Saint-Louis-Roi est un déséquilibré
L’homme soupçonné d’avoir profané l’église Saint-Louis-Roi, à Champagne-au-Mont-d’Or (Rhône) a été arrêté et placé en garde à vue.
L’individu a rapidement été identifié grâce à la vidéosurveillance de la commune puis interpellé par les gendarmes.
Une expertise psychiatrique a conclu à l’abolition de son discernement et sa garde à vue doit bientôt être levée afin qu’il soit hospitalisé.
Théorie du genre et wokisme dans la Métropole de Rouen à destination du jeune public
Les Associations Familiales Catholiques de Rouen dénoncent une scène théâtrale engagée pour le wokisme :
Les Associations Familiale Catholiques de Rouen (AFC) organisent une manifestation le 15 janvier à 14h30 devant le théâtre du Trianon Transatlantique (114 Avenue du 14 Juillet à Sotteville-lès-Rouen) avant le spectacle « Fille ou Garçon – Marion Rouxin ». Ce spectacle a un objectif assumé par les artistes : « poser la question des différences entre les sexes et de l’influence du monde adulte sur les enfants dans leur construction. » Les AFC dénoncent ce positionnement idéologique, et souhaite alerter les spectateurs de la dangerosité de ces théories pour l’équilibre de leurs enfants. Cette manifestation a aussi pour but de dénoncer le financement par les institutions publiques de la diffusion de cette idéologie.
La Métropole de Rouen ne s’en cache plus, elle souhaite diffuser la culture woke à tous ses administrés, notamment la théorie du genre. Sa cible non plus n’est plus dissimulée : il faut déconstruire dès le plus jeune âge. Les bibliothèques municipales de la Ville de Rouen regorgent de livres sur la déconstruction du genre, les projets de renaturation des cours de récréation ne sont en fait qu’une couverture pour « déconstruire les stéréotypes que les enfants ont déjà intégrés malgré leur jeune âge », les différentes manifestations culturelles basiques comme des petits spectacles de bibliothèque ne sont plus anodines, elles diffusent fréquemment des messages idéologiques wokes.
Dernier projet en date : le spectacle de dimanche 15 janvier à 15h au Trianon Transatlantique à Sotteville-lès-Rouen, théâtre subventionné par la Mairie, le ministère de la Culture, la Région Normandie ou encore le département. « Fille ou Garçon – Marion Rouxin », tel est le titre de ce spectacle où, au regard des vidéos diffusées sur Internet, il ne s’agit pas de nous réjouir de nos différences, de célébrer l’identité féminine comme alter égo de l’identité masculine. Au contraire, ce spectacle appelle chaque garçon à se demander si c’est une bonne chose qu’il ait un pénis… et chaque enfant à se demander si son corps correspond vraiment à son genre. Est-ce une question que l’on souhaite voir posée à son enfant de 5 ans ? Car, oui, ce « spectacle » est ouvert aux enfants de 5 ans ! Où est passé le bon sens ?
Nous appelons à protéger les enfants de la névrose de certains adultes. « En partant du principe que tout est construit, les tenants du genre nient les différences anthropologiques et biologiques qui permettent de comprendre ce qu’est un homme, ce qu’est une femme et leur vocation propre. Cette approche conduit à une impasse où il n’est plus possible de comprendre le lien entre les différences biologiques des hommes et des femmes et leur traduction dans des comportements et des normes sociales. Dans ce contexte, tout ce que les parents pourront transmettre à leurs enfants sur le sens du corps sexué, de la masculinité et de la féminité constituera des repères précieux pour les aider à se construire. »
Les AFC de Rouen considèrent que la confiance en soi est essentielle pour l’épanouissement des enfants et des adolescents. Nous appelons la Métropole de Rouen, la Région, le département et la mairie de Sotteville-lès-Rouen à y travailler par des moyens très concrets, en aidant les jeunes à prendre conscience de leurs talents, de leurs passions, et en gardant à l’esprit qu’il est nécessaire d’accepter les enfants tels qu’ils sont, sans projeter sur eux ce que l’on aimerait qu’ils soient. S’intéresser à leurs projets et leur montrer qu’on croit en leurs capacités à les réaliser est une bonne façon d’affermir la confiance en soi chez les enfants.
Nous invitons ceux qui le souhaitent à rejoindre notre manifestation dimanche 15 janvier à 14h30 devant le théâtre du Trianon Transatlantique 114 Avenue du 14 Juillet 76300 Sotteville-lès-Rouen. Pour alerter les spectateurs de la dangerosité de ces théories pour l’équilibre de leurs enfants, et pour dénoncer le financement par les institutions publiques de la diffusion de cette idéologie. Cette manifestation est déclarée auprès des services de la préfecture.
Rapport du ministère de la Justice sur les violences sexuelles entre mineurs : JPE alerte sur les dangers de la pornographie
Juristes pour l’enfance rappelle l’urgence de protéger les jeunes contre l’accès à la pornographie :
Les mineurs représentent un quart des mis en cause pour viol, agression sexuelle et harcèlement d’après un rapport publié par la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) sur la prise en charge des mineurs auteurs d’infractions à caractère sexuelles.
Le rapport fait état d’une hausse significative des violences sexuelles commises par des mineurs entre 1996 et 2018 :
« Une condamnation sur deux pour viols sur mineurs de 15 ans concerne un auteur mineur ; et un condamné pour viol sur deux est un mineur âgé de moins de 16 ans, dont un tiers a moins de 13 ans. »
Parmi les nombreuses préoccupations soulevées, le rapport insiste sur le sentiment d’impuissance, qui pèse sur les éducateurs en charge du suivi de ces mineurs, le plus souvent en raison d’un manque de moyens mais aussi de connaissances et de formation.
L’association Juristes pour l’enfance – qui a organisé le 26 novembre 2022 un colloque sur les violences sexuelles entre mineurs – déplore ces chiffres, qui « sont loin d’être anecdotiques » comme le précise le rapport. Elle réaffirme l’urgence pour l’État de prendre des mesures concrètes, notamment contre l’accès à la pornographie des mineurs (voir le dossier de presse du colloque du 26.11).
« Le premier contact avec le porno se fait en moyenne à 9 ans »
En effet, d’après les données révélées lors de ce colloque, l’accès à la pornographie est de plus en plus précoce : Le premier contact avec le porno se fait en moyenne à 9 ans, dans la majorité des cas de manière accidentelle » selon María Hernández-Mora, psychologue clinicienne en addictologie.
Or, « 80% des jeunes qui regardent des contenus pornographiques reproduisent par mimétisme les pratiques visionnées dans leur vie sexuelle. » a précisé la psychologue lors de son intervention.
Les travaux du colloque ont montré qu’une prise en charge des mineurs était possible
Lors de cette journée, le Docteur Maurice Berger, pédopsychiatre et psychanalyste, alertait en effet sur cette autre réalité : “Le risque de suicide chez les mineurs auteurs de violences sexuelles, qui peuvent être rejetés et vus comme des monstres. Si la priorité reste d’empêcher la récidive, il faut aussi prendre soin de l’auteur et l’amener à prendre conscience des actes posés, des dégâts causés et lui permettre d’accéder à l’empathie vis-à-vis de la victime.”
Benoit XVI: la foi purifie la raison politique
De Thibaud Collin sur le site de la Neuvaine à sainte Jeanne d’Arc :
Benoît XVI n’a eu de cesse de manifester la pertinence de la foi chrétienne pour relever les immenses défis que soulève notre monde contemporain. Depuis quelques décennies la modernité a connu une mutation importante de ce qu’elle reconnaît comme son fondement : la raison. Alors que les Lumières considéraient la raison comme vecteur d’émancipation de la condition humaine et source de progrès moral et politique, force est de constater qu’après Verdun, Auschwitz et Hiroshima, la confiance de la raison en elle-même a laissé place à un doute de plus en plus profond. D’où le refus de certains d’accorder une quelconque légitimité à la raison soit au nom du fondamentalisme religieux, soit au nom du nihilisme. Benoît XVI, dans la continuité de la Tradition et du Magistère récent de l’Eglise, s’est employé à sortir de cette fausse alternative, mortifère pour les sociétés humaines : ou bien la raison absolue et autonome ou bien le chaos des rapports de force. Son diagnostic est que la raison moderne en se coupant de la lumière divine s’est rétrécie et a fini par rejeter hors du champ de la rationalité les questions sur la destinée humaine. Une raison qui se coupe de son enracinement métaphysique et religieux se réduit à sa seule dimension utilitaire et techniciste.
Tel est le dilemme de la raison politique contemporaine qui considère que les choix personnels et collectifs relèvent de valeurs, impossibles à enracinées dans un donné naturel commun. En effet, une valeur ne vaut que pour celui qui l’a choisie. On peut bien invoquer des valeurs collectives, comme en France les « valeurs de la République », mais celle-ci n’ont d’autres fondement qu’un consensus obtenu par une procédure d’abstraction : il s’agit de déterminer le plus petit dénominateur commun à des gens ayant des conceptions du monde différentes. Ainsi les valeurs de liberté, d’égalité, de solidarité ou de tolérance sont magnifiées mais elles ne sont que des coquilles vides. Le contenu que les législations vont y placer est ployable au gré des majorités, c’est-à-dire au gré de rapports de forces entre groupes sociaux. Le pluralisme de fait des sociétés contemporaines est alors invoqué pour réclamer la neutralité éthique et anthropologique de l’Etat. Ainsi au nom de la revendication illimitée des droits de l’individu, la confusion et l’indétermination croissent, au détriment des plus faibles et des sans-voix. Lorsque l’Eglise critique ce dispositif mental et politique, elle est accusée de faire preuve de dogmatisme et ses arguments sont dévitalisés comme relevant d’une confession religieuse particulière ne pouvant prétendre à un quelconque statut public.
La raison moderne en se coupant de la lumière divine s’est rétrécie et a fini par rejeter hors du champ de la rationalité les questions sur la destinée humaine.
Benoît XVI a magistralement répondu à cette critique en se situant non pas en dehors et contre la raison publique actuelle mais en se mettant à son service de l’intérieur pour qu’elle prenne conscience de son automutilation. Et il a procédé ainsi en retrouvant toute l’ampleur de ce qu’il nomme « la lumière divine de la raison ». Voyons la mise en œuvre d’une telle méthode en se limitant au seul champ de la politique.
Quel est le devoir essentiel du politique si ce n’est l’ordre juste de la société et de l’Etat ? « La justice est le but et donc aussi la mesure intrinsèque de toute politique. Le politique est plus simple qu’une simple technique pour la définition des ordonnancements publics : son origine et sa finalité se trouvent précisément dans la justice, et cela est de nature éthique. » (Deus caritas est, § 28) Or cela nécessite de se poser deux questions. A un niveau pratique et concret : « Comment réaliser la justice ? » ; et à un niveau plus fondamental : « Qu’est-ce que la justice ? » A la seconde question Benoît XVI répond que « pour pouvoir agir de manière droite, la raison doit constamment être purifiée, car son aveuglement éthique, découlant de la tentation de l’intérêt et du pouvoir qui l’éblouissent, est un danger qu’on ne peut jamais totalement éliminer. » Or quelle la principale force purificatrice de la raison ? La foi. Telle est la mission de la doctrine sociale de l’Eglise : « contribuer à la purification de la raison et apporter sa contribution pour faire en sorte que ce qui est juste puisse être ici et maintenant reconnu, et aussi mis en œuvre. » L’Eglise quand elle procède ainsi ne cherche pas à imposer une vision singulière en forçant tous les citoyens à adhérer à une révélation divine. En effet, « la doctrine sociale argumente à partir de la raison et du droit naturel, c’est-à-dire à partir de ce qui est conforme à la nature de tout être humain. (…)
Elle veut servir la formation des consciences dans le domaine politique et contribuer à faire grandir la perception des véritables exigences de la justice, et, en même temps, la disponibilité d’agir en fonction d’elles, même si cela est en opposition avec des situations d’intérêt personnel. »
Comme ces mots résonnent avec une particulière force dans notre contexte national actuel ! Au moment où certains veulent inscrire dans la constitution un prétendu « droit à l’avortement », au moment où le gouvernement a engagé un processus permettant de légaliser l’euthanasie, il est de plus en plus évident que seule la foi peut ouvrir les yeux de la raison obscurcie par les structures de péché, en l’occurrence ici une conception erronée des droits de l’homme. L’avortement et l’euthanasie sont des actes intrinsèquement mauvais. Un tel jugement n’est pas fondé sur une croyance particulière cherchant à s’imposer à tous. Il est un acte de la raison pratique qui a pour critère du juste les biens fondamentaux de la nature de la personne humaine. La logique des intérêts est si puissante que les catholiques ont la responsabilité de lutter contre cet aveuglement. Par la prière et le jeûne. Par l’argumentation et la manifestation.
Demandons à sainte Jeanne d’Arc de nous guider dans cette lutte pour la justice et demandons à Dieu de nous donner sa grâce pour que nous puissions exercer les vertus que Jeanne a elle-même exercées dans sa mission.
Île de Ré : la justice ordonne le démontage d’une statue de la Vierge Marie
La cour administrative d’appel de Bordeaux a ordonné à la commune de La Flotte-en-Ré, sur l’Île de Ré, le déplacement hors du domaine public d’une statue de la Vierge située au milieu d’un carrefour, confirmant une première décision du tribunal administratif de Poitiers. La commune a 6 mois pour réaliser ce transfert.
Cette statue, qui comporte la mention «vœux de guerre», a été réalisée après la Seconde Guerre mondiale pour une famille reconnaissante de voir un père et son fils rentrer vivants du conflit. D’abord exposée dans un jardin privé, elle a ensuite été donnée à la commune qui l’a installée en 1983 à un carrefour. Mais au printemps 2020, la statue est endommagée après avoir été percutée par un automobiliste. La municipalité décide alors de la reconstruire à l’identique, au même emplacement, sur un promontoire. À la suite de cette décision, les laïcards de la Libre-pensée 17 avaient saisi la justice. Avant 1983, cela ne les dérangeait pas.
Elon Musk dénonce le mythe de la surpopulation
Extrait d’un article de LifeSiteNews du mois de décembre, traduit par un lecteur, à propos du mythe de la surpopulation :
Le Forum Économique Mondial (FEM) a tenté de « contextualiser » [ses théories] après que le milliardaire et nouveau propriétaire de Twitter ait dévoilé sa « philosophie » de surpopulation que [E. Musk] définit comme « la mort de l’humanité ».
Musk a publié cette remarque en réponse à un tweet, mercredi, de Wall Street Silver (WSS) [un forum d’investissement] mettant en lumière ce que l’utilisateur appelle le « programme de dépopulation » du FEM. Le FEM a depuis longtemps fait sienne l’idée que la prétendue « surpopulation » menace la stabilité globale. L’organisation plaide pour un contrôle étendu des naissances et l’accès à l’avortement en vue, prétendument, d’améliorer les conditions de vie, spécialement pour les femmes et jeunes filles du tiers monde.
Le tweet de WSS incluait le court clip d’une primatologiste en vue, Jane Goodall. Elle disait lors du FEM de janvier 2020 que beaucoup de problèmes mondiaux seraient résolus si simplement les taux de population humaine étaient drastiquement plus bas.
« Nous ne pouvons ignorer l’accroissement de la population humaine, car elle sous-tend énormément d’autres problèmes » affirmait-elle à l’organisation [de Davos]. « Tous ces sujets dont nous parlons ne seraient pas un problème si la taille de la population était celle d’il y a 500 ans. »
« Pour information, la population mondiale était alors de 460 millions » pointait WSS mercredi [21 décembre]. La population a atteint 8 Mds le mois dernier. Selon WSS ce n’est pas une « surpopulation » mais un « effondrement de population » imminent et « des taux de natalité bas » qui seront le vrai problème pour le futur du monde.
Musk a réagi au tweet en admettant que la vision de Goodall [que la terre se porterait mieux avec une population beaucoup plus réduite] « est la mort de l’humanité. »
Père de 10 enfants, avec trois femmes successives, Musk a depuis longtemps soutenu que la surpopulation est un mythe. L’an dernier [2021] il définissait les bas taux de natalité comme « l’une des plus grandes menaces contre la civilisation ». « Je ne peux trop insister sur le fait que nous ne somme pas assez nombreux » affirmait-il au Wall Street Journal. […]
Le milliardaire et entrepreneur Elon Musk a encore une fois lancé un avertissement concernant le risque posé par les faibles taux de natalité. Il rejette l’affirmation des « experts » globalistes qui prétendent avec insistance qu’il y a trop de monde sur terre.
Musk a fait les grands titres des médias pour [son achat] de Twitter en vue de restaurer le principe de liberté d’expression sur cette plate-forme. Il a affirmé [mi-avril] qu’en dépit des affirmations des experts et activistes du climat, c’est le faible taux de natalité, et non la surpopulation, qui met en danger le futur de la civilisation.
« La plupart de la population est sous la fausse idée d’une surpopulation mondiale » dit-il à Mathias Döpfner, PDG de l’éditeur allemand Axel Springer. « Ce n’est pas vrai » affirme le cinquantenaire, créateur de Tesla et Space-X. « La terre peut supporter une population plusieurs fois supérieure à l’actuelle. Et le taux de natalité plonge à une vitesse démentielle. »
Si les US ont maintenu un taux de natalité stable durant les précédentes décennies, il a plongé de 20 % depuis 2007. Chine, Russie, Japon, Brésil, Bangladesh et Indonésie publient également des taux bien en dessous du seuil de remplacement.
Dans ses commentaires [mi-avril] Musk a pulvérisé « les ridicules estimations de population » faites par l’ONU, dont les projections pour 2100 prévoient plus de 10 Mds d’habitants. Selon Musk les estimations doivent être « réactualisées parce qu’elle n’ont vraiment aucun sens. »
Ses avertissements sur le déclin du taux de natalité ne sont pas nouveaux : Musk prédit depuis des années l’effondrement de la civilisation dû à la diminution de la population. L’an dernier il décrivait les faibles taux comme « l’une des pires menaces contre la civilisation. »
Je ne peux pas assez insister sur ce point, il n’y a pas assez de population » disait-il au Wall Street Journal en décembre [2021].
Les avertissements de Musk se font écho d’alertes similaires de Jordan Peterson [professeur de psychologie et auteur renommé] qui a démontré à maintes reprises que la légende de la surpopulation est inexacte et contient même un génocide implicite.
« Cela fait 10 ans que je pense que la plus grande menace des 50 prochaines années est qu’il n’y aura simplement pas assez de monde » confiait-il à Chris Williamson [podcaster] en février. « Cette idée qu’il y a trop de monde pour la planète… il n’existe pas de sous-entendu plus génocidaire que cette affirmation. »
« Alors, que voulez-vous dire par ‘trop de monde’, exactement ? Et qu’est-ce que vous entendez par ‘la planète’ ? Et qu’est-ce que vous proposez pour cela, exactement ? Avortement de masse, c’est votre réponse ? Ou devrions-nous envisager quelque chose de plus radical ? »
Les globalistes utilisent une propagande massive, dans les médias, les écoles et par toutes les agences gouvernementales pour faire croire faussement que le monde est condamné, à moins qu’il y ait beaucoup moins d’hommes.
Elon Musk a recommencé et pulvérisé le Forum Économique Mondial (FEM) sur leur idéologie de surpopulation sur Twitter. Nous ne somme certainement pas d’accord avec Musk sur beaucoup de sujets mais il a réagi avec intelligence aux idées du chouchou du FEM, Jane Goodall, selon laquelle la terre se porterait mieux avec beaucoup moins de population, en rétorquant que [c’est] cette philosophie [qui] « est la mort de l’humanité ». […]
Avortement dans la Constitution : conférence au Sénat le 23 janvier
Entre le 25 janvier et le 1er février, le Sénat examinera la proposition de loi constitutionnelle de Mathilde Panot (députée La France insoumise) visant à constitutionnaliser un prétendu « droit à l’avortement ».
Ce texte a été adopté par l’Assemblée nationale en ces termes : « La loi garantit l’effectivité et l’égal accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse ».
Une telle insertion d’un « droit à l’IVG » dans une Constitution n’a qu’un seul précédent : la Yougoslavie communiste de Tito.
L’ECLJ s’y oppose. L’avortement n’est pas et ne peut pas être l’objet d’un droit, puisqu’il met fin à la vie d’un enfant.
Le 23 janvier, Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, est invité aux côtés des éminents professeurs de droit, Mme Le Pourhiet et M. Drago, ainsi que de Mme Trochu, à intervenir au Sénat, dans le cadre d’une conférence organisée par le sénateur Stéphane Ravier. Vous êtes les bienvenus à cet événement. Pour participer, il faut vous inscrire avant le 18 janvier 2023 en envoyant vos nom, prénom et fonctions (et pour la presse le nom de votre média) à [email protected]. Il vous faudra présenter une pièce d’identité pour accéder au Palais du Luxembourg.

Lien de causalité entre les injections contre le Covid et les troubles du cycle menstruel
Encore une théorie du complot qui s’avère être juste :
Marine a 32 ans et son rêve de bébé s’est effondré. Pour elle, tout a basculé à l’été 2021 après une deuxième injection de vaccin Pfizer. Elle a choisi de se faire vacciner pour protéger ses deux parents atteints d’un cancer. Mais, quelques jours après, des douleurs effroyables dans le bas-ventre lui font perdre connaissance. Elle saigne abondamment, des caillots de sang de la « taille d’une main » la contraignent à troquer des serviettes hygiéniques contre des couches. Elle n’ose plus sortir. Elle reste alitée des jours, en position fœtale, une bouillotte sur son ventre endolori.
Aux urgences, le verdict tombe : elle est atteinte d’adénomyose, une endométriose de la paroi interne de l’utérus. Elle interroge timidement les médecins qui la prennent en charge sur un possible lien avec la vaccination. « Ça n’a strictement rien à voir ! Il faut cesser avec ces théories fumeuses complotistes ! », se voit-elle rabrouée. Après la troisième dose, Marine n’a plus de règles du tout. La jeune femme, qui rêve d’être maman, s’était lancée dans un parcours PMA. Un autre couperet tombe, plus déchirant encore que des règles hémorragiques : une ménopause précoce, à seulement 32 ans.
Mais les douleurs au ventre, sadiques, ne se taisent pas pour autant. Si aiguës que, un beau jour, elle s’effondre, prise de convulsions. Enchaînant les médecins, on lui détecte, cette fois, une arythmie cardiaque et des kystes au cerveau. Marine traîne ses maux, ses interrogations, ses doutes, ses peurs, seule, sur le lino couinant et froid des hôpitaux. Pour le corps médical, elle est seulement trop « stressée », peut-être un peu « surmenée ». Pour clôturer la valse des spécialistes consultés, un psychiatre la diagnostique même bipolaire, elle qui n’en a pourtant aucun des symptômes.
Combien sont-elles, comme Marine, à se prendre un mur d’inhumanité, sinon de déni du corps médical, en pleine face ? À s’entendre traiter au mieux de « stressées », au pire d’ « hystériques », voire d’abominables « complotistes » ? Combien sont-elles alors à préférer se terrer dans le silence ?
[…] Au printemps dernier, quelque 10 000 cas de troubles du cycle menstruel post-vaccination Covid avaient été remontés par les centres de pharmacovigilance depuis le début de la campagne vaccinale en France. « Un chiffre largement sous-évalué et quel’on peut facilement multiplier par 10 si l’on veut se faire une idée plus précise de la situation ! Les médecins n’ayant tout simplement pas l’envie sinon le temps de s’encombrer de paperasse à chaque eff et indésirable “suspecté” d’être en lien avec le vaccin », nous explique Amine Umlil, pharmacien et responsable de la pharmacovigilance à l’hôpital de Cholet.
Pour se faire une idée du phénomène, deux chercheuses américaines, Kathryn Clancy et Katherine Lee, elles-mêmes aux prises avec des règles hémorragiques post-vaccination, ont publié une étude, en octobre 2021, révélant que 42 % des femmes souffraient de désordres de leur cycle après les injections. Parmi la litanie des pathologies recensées : retour des saignements chez les femmes ménopausées, règles anormalement abondantes, douleurs inhabituelles, perturbations hormonales inexpliquées… […]
Max Guazzini : Splendeur des chants traditionnels catholiques
Max Guazzini, ancien patron du groupe NRJ et du Stade Français, publie « Les chants de Jésus », un disque regroupant 24 chants catholiques traditionnels enregistrés par les 52 chanteurs professionnels de la Schola Regina, sous la direction de Phillipe Nikolov. Il est interrogé par Boulevard Voltaire :
I-Média Victoire à Callac
L’image de la semaine
Le lanceur d’alerte Damien Rieu a été victime d’une manipulation par un curieux journaliste.
Les Rencontres du Papotin
Emmanuel Macron, à l’aune de sa redoutée réforme des retraites, ne recule devant rien pour redorer son image et diviser les électeurs. Retour sur une séquence d’un brio redoutable en matière de communication politique.
La revue de presse
Victoire pour Callac
Le projet du maire de Callac de repeupler sa bourgade avec des familles de migrants africains semble avoir échoué. Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info, nous explique tout.
Trump et les fichiers Twitter
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
11/01/2023 Donald Trump
📽 1/2 🎬
Les fichiers Twitter ont prouver au delà de tout doute une campagne massive de censure.
Myl traduction 🌼
Source:https://t.co/vm5u2M6Cb2 pic.twitter.com/IycSKxnm87
— Eric Archambault (@EricArchambaul7) January 12, 2023
La différence et la diversité
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Le philosophe déconstructionniste français Jacques Derrida a beaucoup parlé de la différence en tant que multiplicité mais aussi en tant que différent, dans ce cas écrit par lui différance. La pensée de Derrida est notoirement alambiquée, mais ici il a l’intention de démontrer comment deux mots épelés légèrement différemment se ressemblent lorsqu’ils sont prononcés. Il critique ainsi ce qu’il définit comme le « logocentrisme occidental ». Le philosophe Italien Diego Fusaro commente cette réflexion de Derrida : « Avec son œuvre “silencieuse”, la différance marque un écart par rapport à tous ces points, cependant pas sous la forme d’une “opposition”, mais d’une altérité excentrique par rapport au système de opposition sur laquelle se gouverne le logocentrisme ». Un philosophe américain, James K.A. Smith, a tenté de réconcilier Derrida avec le christianisme, demandant dans un de ses livres si “le diable vient de Paris”. Maintenant, Paris est si beau que je ne veux pas croire que le diable soit de Paris, mais il y a certainement passé du temps avant de s’installer à Rome.
J’ai commencé par Derrida parce que le thème de la différence est en réalité très important pour notre réflexion et l’opposition qu’évoquait Fusaro ne nous renvoie pas à un logocentrisme, mais au constat nécessaire que A n’est pas B, qu’Aurelio n’est pas Aurelia, que tertium non datur. Vous pouvez être quelque chose ou vous ne pouvez pas l’être. De ce point de vue, on voit combien le thème de la différence est si menacé dans notre culture moderne où il ne correspond pas à un ordre naturel inhérent aux choses mais est soumis à un choix. Nous ne sommes ni des hommes ni des femmes, mais nous choisissons de l’être, c’est le récit qui nous est également communiqué par des penseurs influents et des plateformes médiatiques omniprésentes. De toute évidence, la culture américaine a une influence néfaste dans tout cela, en particulier celle qui vient du monde du divertissement. Prenons la fille de Brad Pitt et Angelina Jolie, qui s’appelle Shiloh. Dans un article d’Alessia Amorosini sur Vanity Fair on lit ceci : « Jusqu’à un certain temps, elle se définissait comme un garçon et voulait être appelée par un prénom masculin. Dans une interview Brad Pitt avait révélé : « Elle veut s’appeler John ou Peter. Nous devons l’appeler John. Si nous essayons de dire « Shi..tu veux », il nous interrompt et je me corrige en disant : « John, tu veux du jus d’orange ? » et alors seulement il me répond». Pendant des années, elle s’est montrée dans des vêtements et des coiffures pour hommes, mais récemment, elle a choisi d’apparaître à la place dans une robe de femme lors de la première d’Eternals (si cela a encore du sens de parler de vêtements qui peuvent être définis comme uniquement masculins et uniquement féminins)”. Maintenant, quand on regarde la photo de cette fille, on voit clairement une belle adolescente, qui a hérité des bons gènes de ses charmants parents et qui peut dire ou penser ce qu’elle veut, mais c’est quand même une fille. Et vous voyez comment le doute s’insinue dans l’article quant à savoir s’il est logique de parler de vêtements pour hommes et pour femmes : c’est certainement le cas, il n’y a aucun doute. Je peux me réveiller demain et décider que j’ai 25 ans, m’habiller comme une personne de 25 ans, parler comme une personne de 25 ans… mais je continuerai d’avoir l’âge que j’ai. La différence délimite, identifie, connote. C’est quelque chose que nous devons embrasser et certainement pas rejeter.
Une autre chose est la diversité, un mot qui est très à la mode aujourd’hui. Par diversité, nous entendons l’acceptation des revendications individuelles, comme celle de ressentir quelque chose plutôt que d’être quelque chose. C’est un mot largement utilisé pour dire que la “diversité” doit nous rendre plus “inclusifs”, c’est-à-dire ne pas discriminer selon une vérité objective, comme le catholicisme l’a toujours annoncé, mais nous ouvrir au tout indifférencié sans juger ce qui est bien ou ce qui est mal. Un tel Dieu (qui n’est pas Dieu) semble être celui qui nous est représenté dans la déclaration d’Abu Dhabi qui dit : « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. C’est pourquoi on condamne le fait de contraindre les gens à adhérer à une certaine religion ou à une certaine culture, comme aussi le fait d’imposer un style de civilisation que les autres n’acceptent pas ». Mais est-il aussi condamné ceux qui recherchent une vérité objective plutôt qu’une vérité subjective et immanentiste ?
Nous promouvons la différence, mais nous faisons attention à ce que nous entendons vraiment par diversité.
L’idéologie du genre promue par la mairie de Lamballe
Une action menée à l’initiative de la délégation VIA des Côtes d’Armor alerte et dénonce l’infiltration du lobby LGBT à la mairie de Lamballe, qui prépare une semaine d’animation à la bibliothèque municipale avec des thèmes plus que discutables :
- Une exposition sur la BD «Peau d’homme», apologie de la sexualité débridée et transgressive avec un zeste de transsexualité, destinée aux ados;
- Un spectacle de Drag Queens effaçant l’identité sexuée, adressé aux enfants à partir de 3 ans.

ALERTE ! "Culture" mensongère LGBTQIA+ ! Signez la pétition au maire de Lamballe où les enfants st invités à venir écouter des histoires racontées par "les irrésistibles drag queens ⤵️ de la compagnie Broadway French". Protégeons nos enfants !
➡️ C'est ici https://t.co/T6jstIVk5i pic.twitter.com/Wk9CyEdHXG— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) January 11, 2023
Stanislas Berton : le rejet de l’Occident relativiste est porté par la Chine et la Russie
Interrogé par André Bercoff, Stanislas Berton dénonce le progressisme et rappelle la nécessité pour le peuple français de revenir au catholicisme :
Prière islamique : comment la presse diffuse des fausses nouvelles
Le militant Damien Rieu a publié une photographie présentant une personne musulmane en train de prier dans une salle du Palais de justice de Paris. Il s’agissait en fait d’un piège tendu par un pseudo-journaliste, qui traîne derrière lui une série impressionnante de casseroles. Damien Rieu est interrogé dans VA :
Comment un militant numérique aussi expérimenté que vous a-t-il pu se faire piéger aussi facilement ?
J’ai vérifié le lieu, c’était bien dans une salle du Palais de justice. J’ai vérifié la source, il s’agit d’un journaliste ayant pignon sur rue, collaborant à de grandes rédactions. J’ai vérifié l’authenticité de son compte Twitter. Avec d’autres protagonistes, la presse aurait titré : « Comment un journaliste a créé une fake news pour manipuler un influenceur. »
Le journaliste Cory Le Guen vous a lui-même envoyé la photo avec son compte professionnel. Que pensez-vous de ces méthodes ?
C’est le cœur de l’information. Si le monde journalistique ne dénonce pas ce types de procédés, demain les journalistes ne seront plus simplement les témoins mais aussi les acteurs des informations fictionnelles qu’ils diffuseront. Ces pratiques sont contraires au code de déontologie journalistique. Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation doit mener une enquête. C’est vraiment très grave. J’ai appris depuis que le journaliste auteur de cette manipulation a de graves troubles mythomaniaques, qu’il a fait de la prison après s’être fait passer pour le neveu de Brigitte Macron. Je ne souhaite pas l’accabler, mais la dérive qu’il illustre mérite un vrai débat.
Pourquoi avez-vous décidé de montrer ces images de prières musulmanes ?
Depuis 2013, la mouvance islamiste incite ses ouailles à multiplier ce type de prières dans la rue, sur les lieux de travail, dans les transports en commun… Il existe même des sites islamistes qui les répertorient, comme Al-Kanz. Leur objectif revendiqué est de marquer leur territoire, de visibiliser l’islam pour faire du prosélytisme, d’entraîner des polémiques et, si l’État réagit, en profiter pour se victimiser. On est exactement dans le même registre qu’avec les abayas. L’islamisme se glisse dans le moindre interstice. C’est une stratégie conquérante du pas à pas dont il est impératif que les Français aient connaissance. […]
Mais cela, la presse en parle très peu. Et l’omission est de la désinformation. Pourtant, le site Jepriepartout.com, comme son nom l’indique, incite les Musulmans à pratiquer la prière partout où ils le peuvent car comme le précise son sous-titre “la terre entière est une mosquée”.
Ce n’est pas une fausse nouvelle de Cory Le Guen, mais si la terre est une mosquée, alors il n’y a pas besoin de construire de mosquées…
L’origine monastique de l’expression : « Battre sa coulpe »
« Battre sa coulpe » est une expression tout droit venue du Moyen-Âge. Mais en connaissez-vous son origine et sa signification ? Divine Box arrive à votre secours pour revenir sur les traces de cette étonnante expression.
La règle de Saint Benoît à l’origine de l’expression
Tout débute lors de l’écriture de la règle de Saint Benoît en 529, organisant la vie monastique en communauté. On retrouve au chapitre quatre la notion de pardon entre les frères et la nécessité de « se remettre en paix avant le coucher du soleil ». C’est d’ailleurs au XII siècle que les communautés bénédictines adoptent peu à peu la tradition du « chapitre des coulpes ». Ce dernier consiste à se retrouver entre moines, sous l’autorité du père abbé, et avouer publiquement leurs coulpes, autrement dit leurs fautes, ou leurs péchés envers les frères de la communauté. La tradition était considérée comme capitale pour garder un bon équilibre dans la vie communautaire. C’est comme ça que l’expression « battre sa coulpe » est apparue au XIIe siècle chez les moines bénédictins !
L’usage actuel !
Par la suite, c’est dans le cadre religieux que l’expression est reprise notamment lors de la confession, au moment de reconnaître ses péchés. Au fur et à mesure, le geste de se frapper la poitrine disparaît mais l’expression persiste ! Dans son sens premier, « battre sa coulpe » signifie manifester un regret, admettre sa faute, sa culpabilité. D’ailleurs, le mot « culpabilité » provient du mot latin culpa !
Et voilà, vous savez tout sur cette expression ! Si cet article vous a plu vous pouvez aussi découvrir les origines monastiques de l’expression « avoir voix au chapitre ». Et si les abbayes vous intéressent, pensez à (vous) offrir des produits monastiques !
Doper la natalité pour éviter de recourir à l’immigration
Tandis que la France tente de réformer son régime des retraites sans encourager sa politique familiale, ce qui est un non-sens, la Hongrie encourage la natalité. Depuis le 1er janvier, les femmes hongroises de moins de 30 ans qui décident d’avoir ou d’adopter un enfant ne sont plus soumises à l’impôt sur le revenu. Une mesure qui a un double objectif comme l’explique la secrétaire d’Etat chargée de la famille Agnes Hornung.
“Il s’agit d’encourager la volonté d’avoir un premier enfant. Et ensuite de faire en sorte que les familles hongroises avec enfants aient plus d’argent.”
Il faut dire que les Hongroises ont peu d’enfants : 1,59 de taux de natalité, largement en dessous des 2,1 nécessaires pour renouveler les générations, mais en hausse par rapport à 2010 (1,25).
Le premier ministre hongrois Viktor Orban mise donc sur les aides :
- 7000 euros pour une voiture de sept places.
- Un prêt immobilier de plus de 100.000 euros garantis par l’Etat si on s’engage à avoir plus de trois enfants.

