Des nouvelles de Benoît XVI
D’après Diane Montagna, journaliste américaine accréditée auprès du Saint-Siège, dans Catholic Herald, Benoît XVI ne souffre pas d’une “maladie grave particulière” mais il
“s’épuisait et s’éteignait progressivement en raison de son âge avancé”.
Benoît XVI a récemment modifié son pacemaker, mais cette modification, ainsi que l’insuffisance rénale signalée, sont “typique de la vieillesse” et non pas dues à une maladie spécifique.
L’état de Benoît XVI s’est considérablement aggravé mardi soir, au point de perdre conscience, et le pape François en a été informé avant l’audience générale de mercredi.
Benoît XVI a ensuite repris conscience mais mercredi soir, son état s’est aggravé, ses proches pensant que le pape émérite entrait peut-être dans ses dernières heures. Jeudi matin, cependant, son état s’était stabilisé.
“Nous avons probablement atteint la dernière phase de sa vie terrestre, et nous devons nous préparer et prier pour lui et pour l’Église. Mais seul Dieu sait quand cela se produira : ce soir, demain soir, dans quelques jours ou peut-être dans dix”. “Je ne pense pas que nous puissions parler de mois maintenant, mais nous sommes plus que jamais entre les mains du Seigneur”.
Un calvaire profané en Bretagne
Ce calvaire du XVIe siècle a été installé sur un terrain privé de Locqueltas, dans le Morbihan, ce 17 décembre 2022.
Le visage du Christ a été badigeonné neuf jours plus tard de goudron.
Une plainte a été déposée en gendarmerie.
Calvaire breton restauré, installé et béni le 17 décembre dernier.
Profané le 26 décembre.Bienvenue dans la Bretagne 2022
😞 pic.twitter.com/iZMh860S1y— Père Danziec (@PereDanziec) December 29, 2022
Les voeux de Génération Pro-Vie
Tant qu’il y aura une jeunesse dissidente, la culture de mort n’aura pas gagné!
Le christianisme en Chine : une religion « étrangère » ?
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Quand on aborde les études du christianisme en Chine, on est surpris par une certaine attitude qui vient des savants chinois qui définissent le christianisme comme une religion venue de l’extérieur, étrangère. Or, techniquement, il est vrai que le christianisme n’est pas né en Chine, mais de même il n’est pas né en Italie ou en France et pourtant, dans ces deux pays, personne ne songerait à définir le christianisme comme une religion étrangère.
Je pense qu’on serait très surpris de méditer sur ce thème, et bien d’autres, en lisant le monumental premier volume édité par Nicolas Standaert, Handbook of Christianity in China (Manuel du christianisme en Chine), publié aux éditions Brill. Un livre qui traite des origines du christianisme en Chine jusqu’en 1800. On est surpris par la quantité d’informations disponibles dans ce texte, mais il est surtout intéressant de s’attarder sur une date, 635. D’après la stèle Xi’an, qui remonte à 781, à cette date un moine de l’Église d’Orient, aussi appelée « l’Église nestorienne » par certains, arriva en Chine apportant le christianisme. 635 ! Le pontificat de Grégoire le Grand était passé dans l’Église catholique il y a quelques années. Ainsi, d’une manière ou d’une autre, le christianisme est présent en Chine depuis près de 1400 ans et il est certes difficile de pouvoir encore le définir comme une religion étrangère.
Dans le texte cité plus haut par Nicolas Standaert sont apportées les preuves de cette première présence chrétienne, allant de la stèle Xi’an déjà évoquée aux témoignages retrouvés dans les grottes de Dunhuang en passant par les sources officielles disponibles de la dynastie Tang, régnant à cette époque . Le livre de Standaert mentionne également une hypothèse, qui n’a pas beaucoup de poids, mais qui, si elle était vraie, serait vraiment sensationnelle, selon laquelle le christianisme aurait été introduit en Chine au premier siècle par l’apôtre Thomas. Cette tradition était déjà présente dans l’Église d’Orient à une époque très ancienne, vers 500, puis a été relancée par les missionnaires venus plus tard d’Europe. Si c’était vrai, même si les érudits ne semblent pas vouloir le corroborer, cela voudrait dire que le christianisme serait arrivé en Chine en même temps qu’il est arrivé à Rome !
Mais tout en restant aux données historiques les plus accréditées, le cheminement du christianisme en Chine est impressionnant, avec des étapes particulièrement significatives comme celle déjà vue de l’Église d’Orient au VIIe siècle, des missions franciscaines au XIIIe siècle et des jésuites. au XVIe siècle, puis l’œuvre missionnaire de nombreuses autres congrégations telles que les Dominicains, les Augustins, les Bénédictins, les Lazaristes, les Missions étrangères de Paris, les Missionnaires de Scheut, etc. un effort questionné dans la première moitié du XXe siècle quand on constata, non sans raisons valables, que cette mission en Chine n’avait pas donné les résultats escomptés. Certes, il y avait eu d’innombrables exemples d’héroïsme chrétien parmi les missionnaires et la population locale, mais la Chine continuait d’être largement non chrétienne. Le premier délégué apostolique en Chine (de 1922 à 1933) Celso Costantini, qui a beaucoup évoqué les combats menés par deux figures clés du monde missionnaire chinois de ces années-là, les pères lazaristes Anthony Cotta et Vincent Lebbe, est représentatif de cette position critique envers la méthode missionnaire observée jusqu’alors.
En lisant les presque 1000 pages de Handbook of Christianity in China, on se rend compte de la complexité des questions traitées et comment celles-ci concernent non seulement la méthode missionnaire, mais aussi certains aspects de la mentalité chinoise. C’est un sujet de grande fascination, aussi parce qu’on espère que la Chine pourra jouer un rôle important dans l’avenir du christianisme, mais les temps ne semblent pas encore mûrs.
La renaissance de l’abbaye de Solignac
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
Longtemps désertée, l’abbaye de cette petite commune du Sud-Ouest accueille à nouveau dix bénédictins depuis près d’un an. Une présence saluée par la population. À l’exception d’une poignée d’activistes… Reportage.
Incendie d’une chapelle à Aurillac
Jeudi 29 décembre, peu après 5 heures, un incendie s’est déclaré dans la chapelle du site de Saint-Eugène, à Aurillac. Le toit de l’édifice religieux est entièrement détruit.
L’origine du sinistre n’est pas encore connue. L’enquête a été confiée aux policiers du commissariat.
Inscrire l’avortement dans la constitution serait un recul de la démocratie
De Roland Hureaux, essayiste:
Il est patent qu’à tous les niveaux, la démocratie a reculé au cours des dernières décennies. Non point que le jeu en soit, comme certains le disent, faussé, mais parce que les dirigeants politiques nationaux et internationaux n’ont cessé d’en restreindre le champ.
Sous la IIIe République, qui a tout de même duré 70 ans, trois lois simples tenaient lieu de constitution. Hors de ces lois, le Parlement était libre de légiférer. Pas de conseil constitutionnel pour le censurer, pas de comités chargés d’émettre des avis souvent contraignants.
Les constitutions de la IVe et de la Ve Républiques sont plus détaillées, mais, dans son état originel, la dernière laissait un champ large au pouvoir législatif. Cet espace n’a cessé de se restreindre sous l’effet de deux évolutions.
La première est interne : elle tend à élargir le bloc constitutionnel aux grands principes (Déclaration des droits de l’homme , préambules, voire devise de la République) que jusque là le législateur avait précisément mission d’interpréter, un rôle qui, de plus en plus, revient au juge, national ou international.
La constitution française de 1958 elle-même s’est au fil des ans enrichie de dispositions sur la décentralisation, les langues régionales, l’égalité de sexes, la lutte contre les discriminations qui enserrent le travail du législateur dans un corset de plus en plus étroit.
La seconde évolution est l’extension indéfinie du droit international, lequel s’impose comme on sait au droit national. Les traités européens, surtout celui de Maastricht et le traité constitutionnel de 2005 furent mal reçus , l’un approuvé de justesse, l’autre rejeté ; une des taisons en est qu’au-delà de la simple organisation de pouvoirs , seul domaine proprement constitutionnel, ils posaient , surtout le second, en matière de droit social, d’environnement, de culture, de droit des étrangers, toute une série de normes qui , ainsi inscrites dans le marbre des traités, ne pouvaient plus donner lieu à débat législatif, non seulement dans les parlements nationaux mais même au Parlement européen. D’ailleurs dès le traité de Rome (1956), le libre-échange avait été posé comme principe intangible exclu de tout débat, ce dont nous mesurons aujourd’hui les inconvénients.
Ajouter un supposé droit à l’avortement (nous rappelons que Simone Veil s’est toujours opposée à ce qu’on le considère comme un droit) conduirait, sur un sujet particulièrement sensible, à un nouveau rétrécissement de l’espace législatif. Il est à craindre que le juge constitutionnel ou quelque accord international aidant, le droit des soignants à l’objection de conscience ou le délai limitant la possibilité d’avorter que Macron vient de reporter, contre l’avis des gynécologues, de douze à quatorze mois, ne viennent à sauter.
Les parlementaires qui veulent inscrire l’avortement dans la constitution se méfient d’ hypothétiques évolutions législatives qui viendraient à le restreindre. Ils veulent là encore rétrécir le pouvoir législatif. Certes le fond de l’affaire est philosophique : il s’agit d’abord de donner plus de solennité à la législation en cause, mais les députés déclarent avoir peur des excès de la démocratie qui , si l’opinion venait à tourner, tendrait à restreindre les conditions légales d’un avortement volontaire. Peur du suffrage universel… comme les réactionnaires de tous les temps.
A front renversé
Ainsi les forces politiques jouent dans cette affaire (le savent-elles ?) à front renversé. Depuis la Révolution, il était d’usage d’opposer les « libéraux », disciples de Montesquieu, qui considéraient que la démocratie devait être encadrée par de sérieux garde-fous destinés à contenir les débordements populaires et les « républicains », disciples de Rousseau, qui considéraient que la délibération du peuple ou d’une assemblée élue en émanant directement s’imposait de toutes les façons. C’est un homme très marqué à gauche, André Laignel , qui avait exprimé en 1981 ce principe dans une formule célèbre : « Vous avez juridiquement tort, parce que vous êtes politiquement minoritaires. »
Les premiers tiennent les lois pour une axiomatique qui des sages déduiraient de quelques grands principes. Les autres ne connaissent que la volonté populaire immédiate. Les uns se passeraient de peuples, les seconds de constitution. Aujourd’hui, par un curieux retournement, c’est la gauche qui veut opposer des barrages constitutionnels ou internationaux à des décisions que pourraient prendre les assemblées. Et c’est une partie de la droite qui défend, sur le sujet de l’avortement ou sur d’autres, le maintien d’un espace législatif à la discrétion des élus.
Inscrire dans Constitution le « droit à l’avortement » reviendrait à restreindre une fois de plus le champ législatif. C’est par un singulier paradoxe que la gauche se fait l’avocat de telles restrictions. Ce serait accroître à terme le mépris des citoyens pour leurs élus nationaux qui, depuis tant d’années, s’acharnent à restreindre leur propre pouvoir, au risque que beaucoup se demandent à quoi ils servent encore et, pour dire les choses vulgairement, pourquoi on les paye.
“Le souhait de la population française de souche, ce n’est pas qu’ils s’assimilent, mais qu’ils s’en aillent”
La Grande Mosquée de Paris porte plainte contre Michel Houellebecq, en s’appuyant sur le dernier arrêt de la CEDH :

Le ministre de l’éducation interrogé sur l’interdiction de l’école à la maison
Le député LR Xavier Breton interroge le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la mise en œuvre du régime d’autorisation d’instruction en famille (IEF) :
Les familles sont désormais soumises à une autorisation délivrée par les académies. Pour l’année scolaire 2022-2023, de nombreux parents d’élèves n’ont pas reçu cette autorisation alors que leurs enfants semblaient répondre aux critères prévus par la loi. Les refus sont très variables d’une académie et même d’un département à l’autre, ce qui crée une rupture d’égalité entre les territoires. C’est au titre du motif 4 que la plupart des académies refuse un grand nombre de demandes. Ce motif se base sur
« l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant ».
Les parents d’élèves font remonter leurs difficultés à avoir des motifs explicites justifiant du refus de l’autorisation. Il en est de même lorsqu’ils déposent un recours. Aussi, quelques mois après la rentrée, il demande de lui communiquer le nombre d’autorisations enregistrées, le nombre de refus avant et après recours en précisant les motifs, leur répartition académique, le nombre de contrôles effectués par les autorités académiques et le nombre de cas répondant aux critères de la loi sur le séparatisme.
Totum amoris est
Le pape François a publié aujourd’hui une lettre apostolique à l’occasion du 4e centenaire de la mort de saint François de Sales.
Extrait :
Rentré à Annecy, il fut ordonné évêque le 8 décembre de la même année 1602. L’influence de son ministère épiscopal sur l’Europe de l’époque et des siècles suivants apparaît immense. « C’est un apôtre, un prédicateur, un homme d’action et de prière ; engagé dans la réalisation des idéaux du Concile de Trente ; participant à la controverse et au dialogue avec les protestants, faisant toujours plus l’expérience, au-delà de la confrontation théologique nécessaire, de l’importance de la relation personnelle et de la charité ; chargé de missions diplomatiques au niveau européen, et de fonctions sociales de médiation et de réconciliation ». [20] Il est surtout un interprète privilégié d’un changement d’époque et le guide des âmes en un temps qui, d’une manière nouvelle, a soif de Dieu.
Le grand remplacement
Selon une étude de l’INSEE :
2/3 Un tiers des personnes de moins de 60 ans a une ascendance #immigrée sur 3 #générations :
• 9% sont immigrées (G1)
• 13% sont descendantes directes d'immigrés (G2)
• 10% sont descendantes d'immigrés de 3e génération (G3, petit-enfant d'immigrés) 👉https://t.co/QYZLEzl4RI pic.twitter.com/gR9Zh4VAj0— Insee (@InseeFr) December 27, 2022
En 2019-2020, parmi les personnes vivant en logement ordinaire en France métropolitaine,
- 9 % sont immigrées,
- 12 % sont descendantes d’immigrés de 2e génération
- et, parmi celles de moins de 60 ans, 10 % sont descendantes d’immigrés de 3e génération.
Le profil migratoire de la population reflète avec décalage les flux d’immigration successifs.
Parmi les descendants d’immigrés de 2e génération, les plus jeunes sont majoritairement originaires d’Afrique, alors que les plus âgés sont originaires d’Europe.
Au sein des actuels descendants d’immigrés de 3e génération, la part des origines européennes se réduit au fil du temps mais demeure prépondérante.
La diversité des origines résulte également d’une mixité croissante des unions à chaque génération : si 27 % des immigrés sont en couple avec un conjoint sans ascendance migratoire directe, c’est le cas de 66 % des descendants de 2e génération.
À la 3e génération, neuf petits-enfants d’immigrés sur dix de moins de 60 ans n’ont qu’un ou deux grands-parents immigrés.
14-18: l’héroïsme discret de nos religieuses
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
Soeurs Apolline, Rose, Maria, Basilide, Gabrielle… Si la Grande Guerre fut d’abord celle des poilus, nos religieuses se sont investies sans compter auprès des blessés français, mais aussi allemands. Qui étaient ces héroïnes ?
Benoît XVI serait très malade
Ce matin lors de l’audience du mercredi, le Pape François a appelé à prier pour son prédécesseur le Pape émérite Benoit XVI :
Je voudrais vous demander à tous une prière spéciale pour le pape émérite Benoît, qui dans le silence soutient l’Église : se souvenir de lui, il est très malade, demander au Seigneur de le consoler et de le soutenir dans ce témoignage d’amour pour l’Église jusqu’à la fin.
Addendum : on m’informe que depuis plusieurs jours, Benoît XVI décline nettement. A son chevet : son secrétaire, revenu en urgence, car il était parti en vacances quelques jours dans sa famille
et un Frère pour les soins.
La sauvegarde de la dignité de la personne humaine
En cette fête des Saints Innocents, voici l’intervention du député LR Xavier Breton lors de l’examen de la proposition de loi constitutionnelle visant à garantir le droit à l’avortement, le 9 novembre :
Retranscription :
M. Xavier Breton (LR). Les interventions des orateurs des groupes montrent bien que le débat n’est pas de savoir si l’on est pour ou contre l’IVG, mais bien plutôt s’il s’agit de l’IVG inconditionnelle. Madame la rapporteure, vous n’avez pas répondu à la question posée à plusieurs reprises pour savoir si la rédaction proposée conduisait à un droit absolu et inconditionnel.
La loi Veil et la jurisprudence concilient deux principes : la liberté de la femme, qui découle de l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et la protection de la vie à naître, dont le fondement est la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme de dégradation.
Pouvez-vous nous dire très précisément si votre proposition de loi constitutionnelle cherche également à les concilier ? Certains parmi nous privilégient exclusivement la liberté de la femme. Le débat se situe là et il faut l’avoir ouvertement dès le stade de la commission, pour savoir si l’on reste dans une logique d’équilibre entre deux principes.
…/…
M. Xavier Breton (LR). Le choix de l’emplacement est tout aussi important que celui des termes. S’il était fait référence, dans la Constitution, au « respect de l’autonomie personnelle », cela conférerait au droit à l’IVG un caractère absolu, inconditionnel, qu’il n’a pas en l’état de notre droit. Il en est ainsi car la liberté de la femme n’est pas un principe absolu, elle va de pair avec le principe de protection de la vie à naître. Il faut l’assumer.
On ne changera pas le droit existant, a dit Mme la rapporteure. On annonce pourtant des prolongations de délai durant cette législature et on sait que certains sont partisans d’un droit inconditionnel à l’IVG. On se demande pour quelles raisons vous conservez des critères législatifs comme le délai ou la clause de conscience pour les professionnels de santé. Si ce n’est pas pour la liberté de la femme, c’est pour un autre principe : celui de la protection de la vie à naître. Dites-le clairement, pour que l’on ne reste pas sur de faux-semblants ! À défaut, on pourrait penser que la proposition de loi constitutionnelle a pour objectif d’aller vers un droit absolu, inconditionnel, à l’avortement.
…/…
M. Xavier Breton (LR). On lit, dans l’exposé sommaire, que « le droit constitutionnel à l’IVG se fonde sur le seul principe de l’autonomie personnelle, à savoir le droit de disposer de soi et de faire ses choix pour soi-même, ce qui doit fonder la garantie d’accès aux droits procréatifs. ». Selon cette logique, seule compte la liberté des femmes et la protection de la vie à naître est évacuée.
Notre désaccord ne porte pas tant sur le fait d’être pour ou contre l’IVG que sur le fait de savoir s’il s’agit d’un droit absolu, inconditionnel. Les différentes rédactions montrent que tel est bien l’esprit du texte, et nous ne pouvons pas nous y retrouver.
Dieu et la science: table ronde aux Bernardins
Voici la présentation d’Olivier Bonnassies en introduction de la table ronde qui s’est tenue aux Bernardins sur le livre qu’il a coécrit avec Michel-Yves Bolloré: Dieu, la science, les preuves.
Dans les vignes du Bon Dieu
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
Comme quelques autres communautés religieuses, les moines et moniales du Barroux ont renoué avec l’activité viticole. Manière de louer Dieu par l’excellence du vin, mais aussi de valoriser le travail des vignerons locaux. Reportage.
Media vita in morte sumus
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Noël et la Tradition primordiale
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« Noël, fête de la naissance de Jésus, ou bien de Mithra (1) , ou bien du solstice d’hiver ? Pâques, fête de la résurrection de Jésus, ou bien de l’équinoxe de printemps ? » Autant de prétendus arguments, parmi d’autres du même tonneau, pour nier l’historicité et l’originalité du christianisme. En arrêtant, en 354, le 25 décembre comme jour de naissance du Christ (2), le pape Libère mettait en concurrence cet anniversaire avec celui de la naissance de Mithra et de Sol Invictus (Soleil invaincu), mais il montrait surtout que cette correspondance de la Révélation chrétienne avec des mythes païens (3) annonçait le Christ venant accomplir l’attente universelle d’un Sauveur (4), promis à l’aube de l’humanité (Gn 3.15), et dont toutes les cultures et civilisations, avaient, plus ou moins obscurément, gardé le souvenir. Éclairés par cette lointaine lumière, et à partir de ce qu’ils connaissaient, les peuples s’étaient représenté Dieu … appelant inconsciemment Son Incarnation. L’Église sait lire dans les paganismes la Tradition Primordiale révélée à Adam et Ève, et elle a la joie de leur en annoncer l’accomplissement ! D’une part, rien ne prouve que Jésus ne soit pas né ce jour-là, et d’autre part, quand, sinon au solstice d’hiver devait naître Celui qui est la Lumière du monde, venu vaincre le Prince des ténèbres (Jn 8.12,35,46) ? Ainsi, la religion mazdéenne attendait-elle « le sauveur, le « Vivant », qui, né d’une vierge, purifiera le monde du mal par le feu. (Georges minois, Histoire de l’enfer, PUF, 1999, p.23) » Mais « il y a cette différence entre le Christ et les autres hommes que ceux-ci naissent soumis à la nécessité du temps, et que le Christ, comme Seigneur et Créateur de tous les temps, a choisi la date à laquelle Il naîtrait, ainsi que Sa mère, et le lieu de Sa naissance. Et parce que ce qui vient de Dieu est parfaitement ordonné et merveilleusement disposé, il s’ensuit que le Christ est né au moment le mieux choisi. (ST, III, Q 35, a.8) » Et quoi d’étonnant à ce que les événements de la Rédemption coïncident avec des événements cosmiques, si le Rédempteur est aussi le Créateur ?
(1) Nul doute que si le christianisme avait copié la religion de Mithra, l’empereur Julien (331-363) devenu apostat l’eût dénoncé en ses ouvrages pour discréditer l’Eglise alors qu’il œuvrait au rétablissement du paganisme …
(2) Certains se font un devoir de dénigrer la fête de Noël au motif qu’elle ne serait que la christianisation des Saturnales. Or, les Saturnales étaient célébrées le 17 décembre, puis, sous l’empire romain, entre le 17 et le 23 décembre et ce jusqu’en 380 ap. J.-C., année où le christianisme devint religion d’État à la place du paganisme. Si donc Noël n’avait été placé le 25 décembre que dans le but d’inciter les païens à abandonner les Saturnales au profit de la Nativité du Christ, le Christ aurait dû naître du 17 au 23 décembre… Quant à ceux qui veulent n’y voir que la reprise de la fête de la naissance du Soleil Invaincu (Dies Natalis Solis Invicti), il faut leur rappeler que cette fête fut créée par l’empereur Aurélien en 274 ap. J.-C.… Certes, nous n’avons pas retrouvé de trace écrite de la célébration de Natalis Dies (Noël) avant l’an 336, mais cela ne signifie pas pour autant que Noël n’était pas célébré auparavant. Rappelons encore qu’en 221 l’historien chrétien Sixte Jules l’Africain dans ses Chronographiai nous apprend que les catholiques célébraient déjà l’Annonciation le 25 mars. Le fait que selon l’Évangile de saint Luc, au moment de la Nativité, les bergers vivaient aux pâturages ne désigne pas le printemps pour autant, car non seulement les moutons supportent très bien le froid, mais le climat à Bethléem en hiver ne connaît pas de température négative, ce qui permet de vivre dehors, à l’abri de quelque étable de circonstance. Les contradicteurs de cette date ne peuvent donc pas prouver que Jésus n’est pas né un 25 décembre… De plus, selon le savant israélien Shermanyahu Talmon ayant retrouvé le calendrier liturgique de la secte de Qoumran, il apparaît que la famille d’Abias, à laquelle appartenait le prêtre Zacharie, père de saint Jean Baptiste (Lc 1.5), devait accomplir son service aussi du 24 au 30 septembre. Ce n’est donc pas sans raison que les “six mois” annoncés par l’ange à la Vierge Marie coïncident avec la fête liturgique du 25 mars, trois mois avant la naissance du Baptiste le 24 juin, et neuf mois avant le 25 décembre…
(3) Par exemple encore, la relation de Jésus et de Marie est souvent présentée comme la reprise de celle de la déesse égyptienne Isis et de son fils Horus… Or, contrairement à ce que veulent croire les calomniateurs de la foi chrétienne, Horus n’est pas né d’une vierge, sa naissance n’a pas été annoncée par des anges, il n’est pas né dans une grotte, et il n’avait pas non plus douze disciples…
(4) À cet égard, combien stupéfiante est la révélation aztèque de Quetzalcoatl, le Serpent à plumes (ayant donc, comme le Christ, deux natures), qui, changé en homme blanc, porterait une grande croix, et dirait : « Vous observerez ce signe. Cet Arbre est la Vérité et la Vie. La branche centrale unit le Ciel et la terre. Un de ses bras est l’amour et l’autre est la douleur. » !
https://youtube.com/shorts/-JtMPZuU-cA
Pourquoi prier la sainte Famille ?
La sainte Famille est le nom donné à la famille formée par Jésus, Marie et Joseph. Il s’agit donc de la famille terrestre qui a vu grandir le Christ : un foyer simple et modeste de Nazareth, berceau de l’Amour même. Ce lieu saint qui a accueilli et vu grandir Dieu fait homme, en la personne de Jésus, fait l’objet depuis quelques siècles d’une dévotion particulière chez les catholiques. Une fête lui est même consacrée, le dimanche suivant Noël.
La sainte Famille est donnée en modèle à toutes les familles. Le pape François lui-même nous encourage à prier et contempler la sainte Famille. Il lui a écrit une belle prière dans son encyclique Amoris Laetitia.
En effet, ce que nous enseigne cette famille de Judée, vivant il y a plus de 20 siècle, est universel et intemporel. Car si nos familles sont appelées à être des lieux d’amour ; dans notre vie de tous les jours, nous savons tous combien les relations avec nos parents, nos enfants, nos frères et soeurs, peuvent aussi être le lieu de blessures, de tensions et d’incompréhension.
La sainte Famille nous apprend cet amour saint, qui ne cherche ni le contrôle, ni la possession de l’autre. Au contraire, chacun voit en l’autre l’être unique et libre, désiré par Dieu et lui permet de s’épanouir comme tel.
- Quelle confiance en Dieu et quel respect pour Marie, quand Joseph accepta de la prendre pour épouse alors qu’elle portait un enfant qui n’était pas de lui.
- Quelle confiance en Joseph et en son écoute de Dieu, quand Marie, jeune accouchée avec un bébé de quelques jours, le suivit lors de la fuite en Egypte pour échapper à Hérode.
- Quelle confiance en Dieu, en leur fils, en ce qui était en germe, ont dû avoir Joseph et Marie pour faire face à des situations comme la recherche de Jésus, perdu à 12 ans, et finalement retrouvé au Temple.
- Quelle confiance et respect pour le savoir de Joseph, quand Jésus – Fils de Dieu – apprend d’abord, pendant des années, le métier de charpentier, avant de commencer sa vie publique.
- Quelle confiance et respect pour l’intuition de Marie, quand Jésus accomplit son premier miracle à la demande de sa mère lors des noces de Cana.
Avec la sainte Famille, nous pouvons demander au Seigneur que nos familles soient aussi le lieu où chacun d’entre nous puisse grandir dans le respect et la confiance en ce qu’il est et puisse s’accomplir dans la volonté et l’amour de Dieu.
Alice Ollivier pour Hozana.org
C’est Noël à Saint-Germain-en-Laye
Communiqué du diocèse de Versailles :

Pourquoi faire une retraite?
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
De tout âge, ils sont des milliers d’hommes et de femmes à faire le choix, chaque année, d’une retraite de quelques jours dans un monastère. Comme un irrépressible besoin de se ressourcer à l’essentiel, loin de la frénésie du monde. Témoignages.
Jésus est-il vraiment né le 25 décembre ?
État des lieux avec l’abbé Sauvonnet sur Claves :
Commençons par rappeler quelques données archéologiques certaines, tirées des écrits des Pères. D’abord, il est vrai que la date de la fête de Noël a pu, dans les premiers siècles, varier selon les régions. Ensuite, deux documents romains datés respectivement de 336 et de 354, permettent de conclure
« que réellement, en 336, on célébrait à Rome la naissance du Sauveur le 25 décembre[2] ».
Dans une homélie prêchée vers 386, saint Jean Chrysostome dit que l’usage de fêter la naissance du Christ le 25 décembre n’est vieux que d’une dizaine d’années à Antioche. Mais il affirme aussi que
« (…) ce sont les fidèles de Rome qui nous ont transmis la connaissance de ce jour ; et ils n’ont pas cessé de le célébrer jusqu’à l’époque la plus reculée[3] ».
Saint Jérôme affirme quant à lui que la connaissance de la date du 25 décembre remonte aux Apôtres eux-mêmes[4].
Le 25 décembre : christianisation d’une fête de Mithra ?
Mais puisqu’on ne sait pas comment l’Église romaine en est arrivée à fixer la date du 25 décembre, plusieurs explications ont été données, par exemple la volonté de christianiser une fête païenne, celle du « Soleil invaincu », liée au culte de Mithra[5].
« Qu’il y ait eu une volonté de christianiser une fête païenne, cela semble vraisemblable. (…) Ce qui nous semble moins établi (…) est le rapport de cause à effet entre la volonté de christianiser une fête païenne et la date de Noël. N’est-ce pas plutôt parce que la fête du Soleil invaincu tombait le même jour que la Nativité que les papes du 4e siècle ont décidé de christianiser cette fête[6] (…) ? ».
La preuve qui change tout : le calendrier essénien
La découverte de manuscrits anciens à Qumrân, près de la Mer morte, a mis au jour un document appelé le Livre des Jubilés, remontant au 2e siècle avant le Christ, et utilisé par les Esséniens jusqu’au 1er siècle de notre ère. Ce document était un calendrier des services du Temple de Jérusalem, spécifiant, pour chaque semaine de l’année, quelle classe de prêtres devait officier dans le Temple[7]. C’est ainsi que l’on sait que la classe de Zacharie, le père de Jean-Baptiste, exerçait son service dans la semaine du 24 au 30 du mois de septembre. Donc Jean-Baptiste aurait été conçu dans ces jours-là (la liturgie byzantine fête sa conception le 23 septembre). Or l’Annonciation, d’après Lc 1, 26, a eu lieu six mois après (en mars) ; et Notre Seigneur est né neuf mois après sa conception, donc vers le 25 décembre.
Une tradition conforme à l’enseignement des Pères
Déjà chez des Pères, on évoquait un document hébraïque permettant de faire ce calcul[8]. Au 3e siècle, Victorin déclare avoir trouvé dans les œuvres d’Alexandre, évêque de Jérusalem mort en 251, que le Christ est né le 25 décembre. Donc la tradition autour de cette date est plus ancienne que le pensent certains critiques. On peut supposer qu’il existait
« à Rome un document, semblable à celui de Qumrân, qui a servi à la papauté pour accréditer la date du 25 décembre[9] ».
Quant à l’objection selon laquelle les bergers mentionnés dans l’Évangile n’auraient pas pu se trouver en extérieur en plein hiver, cela s’explique que parmi les différents types de troupeaux, celui des brebis à laine noire était considéré comme impur, et ne pouvait rester ni dans les villes ni dans les bergeries[10].
On peut donc conclure :
« il est faux d’affirmer que la date choisie par Rome pour fêter la Nativité n’a aucun fondement historique[11] ».
Publication des Actes du colloque sur l’avenir de la messe traditionnelle. En attendant le prochain colloque
Le 24 septembre dernier s’est déroulé à la Maison de la Chimie un colloque organisé par plusieurs associations (Una Voce, Paix liturgique, Notre-Dame de Chrétienté, Lex orandi, Renaissance catholique) sur le thème de l’avenir de la messe traditionnelle. Paix Liturgique a interrogé Jean-Pierre Maugendre, Directeur Général de Renaissance catholique, un des organisateurs de ce colloque.
Pourquoi avoir organisé ce colloque ?
Le motu Proprio Traditionis custodes, promulgué par le pape François le 16 juillet 2021, a marqué la volonté pontificale de voir disparaître la célébration de la messe romaine traditionnelle. De dérogations en exceptions, les restrictions à la célébration de cet usus antiquior perdurent néanmoins. Or il apparaît à beaucoup de fidèles et de prêtres qu’il s’agit là, à la fois d’un grave abus de pouvoir et d’une décision méprisant souverainement les difficultés doctrinales, liturgiques et spirituelles que soulève la réforme liturgique. Si, comme l’écrivait récemment un évêque à l’un de nos amis il ne s’agit que de querelles stériles autour de « détails liturgiques » pourquoi une telle hargne contre la messe traditionnelle. Si, en revanche, sont en jeu des questions doctrinales de fond merci de nous expliquer ce qui a, fondamentalement, changé. Les clercs étant tenus à une certaine réserve il nous est apparu important que des laïcs puissent montrer leur détermination à ne pas se laisser déposséder des trésors qui ont sanctifié leurs pères. Cela d’autant plus qu’au vu des résultats catastrophiques de la réforme liturgique (effondrement de la pratique religieuse, chute des vocations, ignorance religieuse généralisée, etc.) cette volonté de rompre avec la Tradition de l’Eglise apparaît pour le moins incongrue, voire purement idéologique.
Comment cela s’est-il passé ?
Notons d’abord que ce colloque devait, à l’origine, se dérouler dans la crypte de l’église sainte Odile à Paris. Sur intervention personnelle de Mgr Ulrich, archevêque de Paris, nous n’avons pu être reçus dans cette paroisse et avons dû nous rabattre sur la Maison de la Chimie. Bienheureuse exclusion qui nous a permis d’accueillir 450 participants dans un cadre prestigieux, ce qui aurait été impossible à sainte Odile. Deo gratias ! Nous avons alterné trois modes de communication :
- des conférences sur la richesse de la messe traditionnelle, une tentative de définition du traditionalisme, des pistes de réflexion, concrètes, sur l’avenir de la messe traditionnelle
- des entretiens sur l’histoire de l’interdiction de la messe traditionnelle, l’obéissance dans l’Eglise
- des table-rondes sur la situation concrète dans les diocèses et une tentative de bilan d’un demi-siècle de réforme liturgique.
Tous les participants ont apprécié la grande qualité des interventions. Ce fut également, pour beaucoup, l’occasion de rencontrer les auteurs de diverses contributions écrites ou intervenants d’émissions de télévision : Cyril Farret d’Astiés, l’abbé Barthe, l’abbé Celier, Luc Perrin, Jean de Tauriers, le chanoine Denis, Jeanne Smits, etc. Une abondante librairie, prise littéralement d’assaut, venait compléter l’enseignement oral de cette journée. A l’heure des réseaux sociaux et de l’immédiateté ce serait une cruelle illusion que de croire que des convictions solides peuvent se forger et se transmettre sans un effort d’étude dont le livre reste le support privilégié. Un beau succès, dû à la mobilisation de toutes les associations organisatrices.
Pourquoi publier aujourd’hui les Actes de ce colloque ?
« Verba volent. Scripta manent » Les paroles s’envolent les écrits restent. Il nous a semblé que la qualité des interventions de cette journée rendait nécessaire une retranscription écrite. Tout d’abord pour permettre aux participants de revenir sur tel ou tel sujet calmement, un crayon à la main selon la recommandation de… Voltaire : « Celui qui ne lit pas un crayon à la main dort ». Ensuite pour que puissent bénéficier de ces travaux des personnes qui n’étaient pas présentes. Enfin pour fournir un argumentaire peu onéreux, concis et disponible qui puisse être diffusé pour faire comprendre les raisons de notre attachement à la liturgie romaine traditionnelle. Ces Actes sont, à nos yeux, un outil de propagande, aisément accessible et diffusable, au service de la Tradition de l’Eglise.
Avez-vous des projets ?
Bien sûr ! Nous souhaitons, tout d’abord, partir à la rencontre des provinciaux qui n’ont pu être présents à Paris le 24 septembre dernier. Un certain nombre des intervenants de ce colloque sont prêts à se rendre en province, à l’invitation d’une association locale, afin de traiter, a priori en une soirée, le sujet qui fut celui de notre colloque : « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? » Ensuite nous mettrons en ligne d’ici quelques semaines les enregistrements vidéos des interventions de ce colloque. Enfin nous avons déjà réservé, à la Maison de la Chimie, la date du samedi 23 septembre 2023 pour la seconde édition de ce colloque dont il y a fort à parier que le sujet sera toujours d’actualité. Il s’agit là d’un lieu de réflexion et de rencontres uniques dans la diversité des histoires et des choix prudentiels de chacun mais aussi dans l’union autour d’un commun attachement à la messe traditionnelle. Confiants dans le développement de cette initiative nous avons loué une salle supplémentaire, qui servira de garderie, afin de permettre aux parents qui ont des enfants en bas âge d’être également présents. Nous souhaitons enfin une plus large mobilisation des mouvements de jeunes, souvent bénéficiaires des combats et des sacrifices de leurs anciens, peut-être, parfois, oublieux des raisons de fond de notre attachement à la liturgie romaine traditionnelle.
Que Dieu nous garde !
Le Noël du Pape
Pour ceux qui ont apprécié le petit conte de Noël que nous avons publié ces derniers jours, vous pouvez le recevoir en pdf en laissant votre courriel ci-dessous:
Joyeux et saint Noël, envers et contre tous!
De Stéphane Buffetaut, élu de Vendée et ancien député européen, pour le Salon beige:
Certains, de la « Libre pensée » à la Ligue des droits de l’Homme, semblent avoir pour principale préoccupation l’expulsion des crèches des mairies, le déboulonnage des statues d’inspiration religieuse, le retrait des croix à l’entrée des cimetières. Il est vrai qu’étant donné l’état de la société française, l’urgence est d’ajouter une division de plus à la fracturation du corps social ! Par un fait curieux, leur hargne semble avoir pour cible privilégiée les catholiques, effectivement sans danger et bien amollis. Le fait que, durant des années, la ville de Paris ait célébré la rupture du jeûne du ramadan, ne heurtait guère leur pointilleuse sensibilité laïque. Ces gens qui s’autoproclament aisément le camp du progrès sont, en réalité de pathétiques passéistes qui rêvent de revivre les émotions de leurs grands ancêtres, les bedonnants bourgeois francs-maçons de la IIIe république, grands bouffeurs de boudin noir le Vendredi Saint et de tête de veau le 21 janvier. Ou pire encore les délices des guillotinades de masse de Paris, des noyades de Nantes, du génocide vendéen, des canonnades de Lyon ou des destructeurs d’abbayes. Chacun a les nostalgies qu’il peut.
Pour suivre leur logique, il est urgent de renvoyer à Venise les noces de Cana de Véronèse exposées au Louvre et qui blessent affreusement la laïcité de ce musée « républicain ». Tout comme le Saint Jean-Baptiste de Vinci, la Vierge au diadème bleu de Raphaël et les trois quarts des collections italiennes de ce musée. Ce qui est problématique, ce sont les adorations des bergers de La Tour ou de Le Brun, tableaux bien français. Vite, il faut les soustraire aux regards laïcs et les enfouirent au fond des réserves ou bien, peut-être leur faire subir le sort des bouddhas de bâmiyân. Au demeurant, il conviendrait de proscrire des salles nationales la messe en si de Bach ainsi que le Te Deum de Charpentier, celui de Berlioz ou encore de Mozart, autant d’œuvres qui déchirent les oreilles laïques. Pour ne pas parler des tragédies bibliques de Racine.
Evidemment, l’Union européenne n’est pas en reste. Dans son guide de recommandations pour une « communication inclusive » d’octobre 2021, la Commission demandait à ses agents de bannir le mot de Noël ou les prénoms à consonance chrétienne comme Marie ou Jean de leur communication ! Et chacun se souvient que Jacques Chirac avait exigé que l’on bannisse du projet de constitution européenne les mots « racines chrétiennes de l’Europe ». Ce qui était nier l’évidence, car ce qui fait justement la spécificité de l’appendice occidental du contient asiatique qu’est l’Europe, c’est sa civilisation chrétienne. Or, dans une époque où nous sommes menacés par un islamisme conquérant et à l’occasion sanglant, cette apostasie générale est suicidaire. Malraux, qui n’était pas vraiment un docteur de l’Eglise, avait noté : « La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. » En fait de valeur fondamentale, l’UE nous propose le grand marché unique, l’euro et la sacralisation de l’individualisme. Et nous voyons l’Europe occidentale s’effondrer sur elle-même dans sa vassalisation intellectuelle au pire de ce produisent les campus universitaires américains.
Alors laissons les sectes à leurs lubies, souhaitons-nous sans complexe un beau, saint et joyeux Noël et allons chercher auprès de l’Enfant de la crèche les forces pour mener le bon combat. Et le gagner !
Terres de mission : Joyeux Noël
Eglise universelle : Noël ! Noël !
En ce saint jour de Noël, le père Jean-François Thomas nous livre sa méditation sur le mystère de la Nativité extraite de son précieux recueil de ¨”Méditations quotidiennes pour l’Hiver”. Pour mieux profiter des grâces attachées à la contemplation de l’Enfant Jésus dans la crèche !
Eglise en France : Création de la classe pour “enfants extraordinaires”
Perrine Blanchet, directrice du collège du Sacré-Cœur à Fontainebleau, et Sophie de Coursac, responsable de la classe Notre-Dame de Liesse, présentent ce projet destiné à accueillir des enfants trisomiques ou autistes. Pour ceux qui resteront d’éternels enfants…
Eglise en Marche : La malle aux mille trésors
Marie Kervizic, nouvelle rédactrice en chef de La malle aux mille trésors, présente ce bimestriel destiné aux enfants et à ceux qui leur ressemblent. Elle revient particulièrement sur le numéro consacré à Noel.
Découvrir la joie des moines de Fontgombault
Lu dans le hors-série de Valeurs actuelles sur les moines: “Il était une foi” (à commander ici) (cliquer sur les liens pour ouvrir les pages):
Rien n’a changé, ou presque, depuis le XIIe siècle, dans cettemagnifique mais glaciale abbatiale de Fontgombault où des moines bénédictins, en coules noires, chantent les matines. Comme autrefois, les lentes et splendides mélopées grégoriennes montent sous les voûtes romanes à la lumière vacillante des petites lampes et bougies. Dehors, la campagne berrichonne est plongée dans l’obscurité et le silence de la nuit. Comment des hommes qui ont connu la modernité, le plein épanouissement de la liberté individuelle, peuvent-ils encore choisir une vie d’ascèse et de silence, dans la clôture de leur monastère? Pour percer ce mystère, l’éditeur et essayiste spécialiste de l’Église catholique Nicolas Diat a passé une année, de l’été 2019 à l’été 2020, au milieu des moines. Son livre témoignage, Le Grand Bonheur, Vie des moines (Fayard, 2020), nous fait découvrir les hommes, l’organisation d’un monastère de la ferme à la cordonnerie en passant par la porterie. Et, plus que tout, la beauté d’une vie en dehors du temps, où les superficialités s’effacent pour laisser place à l’essentiel.
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe du Jour
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Introït : Puer natus est
Le texte de l’Introït est extrait de l’une des grandes prophéties d’Isaïe annonçant le mystère de l’Incarnation, comme nous en avons entendu plusieurs au temps de l’Avent.
Puer natus est nobis, et filius datus est nobis : cujus imperium super humerum ejus : et vocabitur nomen ejus magni consilii Angelus.
Un enfant nous est né, un fils nous est donné ; la souveraineté est sur son épaule. On l’appellera du nom d’envoyé du Grand Conseil.
La souveraineté sur son épaule évoque l’instrument par lequel il régnera, c’est-à-dire la Croix. Quant au Grand Conseil dont il est l’envoyé, c’est le grand dessein de la Sainte Trinité de sauver tous les hommes. Le texte d’Isaïe continue d’ailleurs par d’autres qualificatifs que l’on retrouve à d’autres moments de la liturgie de Noël, notamment à l’Introït de la messe de l’aurore. Il contraste singulièrement avec la faiblesse et la modestie de ce tout petit enfant : ” Conseiller admirable, Dieu fort, Prince de la Paix, Père du siècle à venir. “
La mélodie exprime à merveille la joie légère de Noël. Elle s’élance dès le début en un grand élan enthousiaste, puis elle s’apaise en une contemplation amoureuse, se nuançant d’un brin de mélancolie à l’évocation de la Croix, et elle s’achève par l’affirmation solennelle de la qualité de celui qui nous est envoyé. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 97 que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion :
Cantate Domino canticum novum quia mirabilia fecit
Chantez au Seigneur un cantique nouveau car il a fait des merveilles.
Graduel : Viderunt omnes
Le texte du Graduel de la messe du jour de Noël est tiré du psaume 97 dont nous avons entendu le premier verset à l’Introït : c’est un cantique de louange à la gloire du Seigneur tout puissant qui y est présenté à la fois comme sauveur et comme juge. Les versets retenus ici sont ceux qui affirment l’universalité du salut qui s’étend à tous les peuples.
Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri : jubilate Deo omnis terra.
Tous les confins de la terre ont vu le salut donné par notre Dieu. Poussez des cris de joie, terre entière ;
Notum fecit Dominus salutare suum : ante conspectum gentium revelavit justitiam suam.
Le Seigneur a fait connaître son salut, il a révélé sa justice devant tous les peuples.
C’est donc à tous les hommes sans exception que le petit enfant de la crèche vient apporter le salut. Cette perspective est chantée ici avec une mélodie très joyeuse, pleine de ferveur et d’enthousiasme. On y trouve de grandes vocalises comme c’est toujours le cas dans les Graduels, mais aussi des notes répétées avec insistance comme une sonnerie de trompette.
Alléluia : Dies sanctificatus
Le texte du verset de l’Alléluia du jour de Noël n’est pas tiré de la Sainte Écriture. Il insiste surtout sur un des caractères de Noël, qui est d’être une fête de la lumière.
Le Christ qui vient de naître est la lumière du monde, et ce n’est pas pour rien que la fête de sa nativité a été fixée au moment du solstice d’hiver, quand les jours recommencent à augmenter.
Dies sanctificatus illuxit nobis ; venite gentes et adorate Dominum, quia hodie descendit lux magna super terram.
Un jour très saint a brillé pour nous ; venez, peuples, adorez le Seigneur, car aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre.
La mélodie est une mélodie type que l’on entend assez souvent au cours de l’année et particulièrement au temps de Noël. Nous la retrouverons notamment à l’Épiphanie, où l’étoile et les mages reprendront ce même thème. Cette mélodie est par elle-même très lumineuse et pleine d’une ferveur joyeuse. On notera le beau crescendo progressif sur l’invitation pressante adressée à tous les peuples : venez adorer.
Offertoire : Tui sunt cæli
Comme celui de la messe de minuit, cet Offertoire est assez différent des autres chants de cette messe, qui expriment une joie légère et enthousiaste. Il s’agit ici d’une longue contemplation intérieure et méditative des attributs divins du petit enfant qui vient de naître, et qui est le maître absolu et le roi incontesté de toute la création. Le texte est tiré du psaume 88, un des grands psaumes messianiques.
Tui sunt cæli, et tua est terra : orbem terrarum, et plenitudinem ejus tu fundasti : justitia et judicium præparatio sedis tuæ.
À Vous sont les cieux et à Vous est la terre ; le globe terrestre c’est Vous qui l’avez créé. La justice (c’est-à-dire la perfection divine) et l’équité sont les fondements de votre trône.
La mélodie calme et douce exprime parfaitement cette contemplation émerveillée.
Communion : Viderunt omnes
Comme à la messe de minuit, la Communion de la messe du jour de Noël reprend le texte de la première phrase du Graduel, tiré du psaume 97 :
Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri.
Tous les confins de la Terre ont vu le salut donné par notre Dieu.
On y trouve la même ferveur joyeuse et enthousiaste, mais ici dans les limites restreintes d’une petite antienne, où cependant la mélodie monte et redescend à deux reprises toute l’octave dans un grand élan de reconnaissance pour le grand bienfait dont le Seigneur vient de nous combler.


