La fabrique de la duplicité
Pour un grand nombre de personnes, il est temps de faire évoluer la morale sexuelle afin qu’elle réponde enfin aux fragilités comme aux attentes contemporaines. Peut-être quelquefois sommes-nous sensibles à cette tentation?
L’intention est-elle vraiment sympathique ?
Une morale sexuelle amendée aurait le mérite d’être accessible au plus grand nombre. Si elle pouvait même être accessible à tout le monde, sans remise en cause personnelle ce serait l’idéal. « La passion, le désir et le sexe contre la raison, l’amour et la morale ? Cela sonne parfois un peu comme s’il y avait soit une vie pécheresse, guidée par l’instinct et déraisonnable, soit l’idéal de l’amour pur », explique ainsi le cardinal Marx.
Voilà un peu la tactique : on explique au bon peuple catholique que s’il y a eu des abus sexuels et une si stupéfiante duplicité chez les pasteurs, c’est parce que la morale catholique reposerait non sur une loi universelle et objective, inscrite en nous, mais sur un système de type manichéen où le bien ne serait réservé qu’aux seuls purs, les autres n’y ayant pas accès. Le manichéisme a pourtant toujours été rejeté par l’Église catholique comme une hérésie.
Il faudrait donc qu’à chaque époque quelques « sachants » s’emploient à rendre la loi morale adaptable à leurs contemporains. Quitte à la rendre difficilement lisible par tout un chacun.
Comme tout cela est bien pratique…
Les archives et le travail historique relaté dans l’Affaire Philippe – oui j’ai lu le livre aux éditions du Cerf – montrent pourtant une énième fois avec douleur et cruauté, qu’une morale « adaptée à sa vision de la foi » par celui qui a l’autorité, devient ipso facto la fabrique de sa propre duplicité et la condition de l’abus.
Que l’on nous promette encore une fois des réformes nécessaires. Soit. C’est très bien. Mais que l’on nous promette un amour chrétien facile et indolore… c’est vraiment nous prendre pour des idiots.
Je gage, moi, qu’il reste ici ou là du bon sens. Associé à un certain ras le bol avouons-le.
Puisque le récent film du Puy du Fou Vaincre ou mourir met à l’honneur la figure droite, bien que non sans complexité, d’Athanase de Charette, qu’on me permette de redire à sa manière que toutes ces belles nouveautés risquent fort d’être vieilles comme le monde, tout comme la ruse de celui qui veut se soustraire au don pour accaparer.
La réalité de toute vie est qu’elle n’échappe pas à d’inhérentes tensions entre le désir de bonheur et les aléas, circonstances, limites, souffrances de l’existence concrète. La tension entre le bien perçu et la difficulté à le mettre en pratique traverse toute conscience humaine. (Rm 7 14-22)
La bonne nouvelle est que c’est justement cette disproportion entre la loi et nos capacités humaines qui éveille notre désir de la grâce, qui nous rappelle sans cesse la vérité du Salut par le Christ, la nécessité de vivre des sacrements et de l’Église du Christ.
« Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. » (2Co 6, 2) N’est-ce pas le bon moment pour demander une foi simple, qui ne s’effraie pas des exigences de l’amour, qui accepte les aides humaines et spirituelles pour grandir dans la vie morale ? Voilà ce qui permet de garder le cœur jeune, de la jeunesse de Dieu, dont nous avons grand besoin !
Gabrielle Vialla
L’idéologie du genre contre les femmes
Sous la pression de la théorie du genre, qui laisse croire que le masculin et le féminin sont de pures constructions sociales, elle affirme désormais qu’il suffit de se dire femme pour être reconnue comme telle, sans égard à la réalité biologique d’une personne, sans égard à ce qu’on appelait autrefois la nature sexuée. Le néoféminisme s’appuie sur la théorie du genre.
Ainsi, dans plusieurs pays, il n’est plus nécessaire de connaître une opération de changement de sexe pour que l’État reconnaisse la nouvelle « identité de genre » d’un individu. Il suffit de réclamer une modification administrative, car il existerait une telle chose qu’un droit à l’autodétermination de genre.
On connaît la réflexion de Simone de Beauvoir, selon laquelle on ne naît pas femme, mais on le devient. C’était évidemment absurde. Mais poussons cette absurdité jusqu’au bout : si on ne naît pas femme, mais on le devient, pourquoi le deviendrait-on, puisque le féminin serait une fiction idéologique à déconstruire ? Notre époque rend les choses compliquées, non ?
Tout cela pose de vraies complications dans la vie pratique.
Comment appliquer des mécanismes de parité, par exemple, si n’importe qui peut s’autoproclamer femme, selon son bon caprice ?
Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.
Comment réserver certains postes aux femmes dans les conseils d’administration si, encore une fois, on ne peut plus présumer de l’identité de genre de personne ?
Que faire du sport féminin ? Faut-il l’ouvrir aux femmes trans ?
Et que faire des prisons pour femmes si un prisonnier masculin peut se déclarer femme et y réclamer une place ?
L’Écosse vient de le découvrir. Un détenu masculin reconnu coupable de viol sur deux femmes se présentait désormais comme une femme et réclamait d’être enfermé avec d’autres femmes. Le gouvernement, d’abord favorable à cela, a dû reculer.
Enceint ?
Prenons le problème autrement : que faire quand une femme qui se déclare désormais homme, donc homme trans, mais qui conserve ses organes génitaux féminins, tombe enceinte ? Doit-on dire qu’il s’agit d’un homme enceint ? Cet homme enceint devra-t-il aller voir régulièrement son gynécologue ? Dire que ce sont les femmes qui portent les enfants, est-ce discriminatoire ? Posons la question : la théorie du genre ne vole-t-elle pas aux femmes leur journée en proposant une définition absolument désincarnée de la femme ?
Ne sachant plus ce qu’est la femme, on ne sait donc plus quels sont ses droits.
ONU : La Manif Pour Tous intervient de nouveau sur la GPA
Le 6 mars s’est ouverte la 67ème session de la Commission sur le statut de la femme (CSW) au siège des Nations-Unies à New-York. Les travaux de cette édition 2023 portent sur « l’innovation et le changement technologique » au regard du statut de la femme, une thématique très large.
Les travaux de cette année portent sur la question centrale de « l’innovation et du changement technologique, de l’éducation à l’ère numérique pour parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et filles ». Dans le contexte d’une nouvelle société presque « tout-numérique », ce thème souligne les enjeux fondamentaux pour les femmes : harcèlement, fracture numérique, accès à l’éducation, internet libre, image de la femme…
Comme chaque année, le thème du CSW est très large. Dans son intervention, La Manif pour Tous a choisi de souligner et de développer le fait que les outils numériques sont utilisés par les trafiquants d’humains comme accélérateurs du business de la procréation et de l’exploitation reproductive dans le monde. Le mouvement souligne l’urgence, pour l’ONU, de condamner l’exploitation reproductive et, pour tous les Etats-Membres, de lutter contre cette nouvelle forme d’esclavage et de traite humaine, qu’il s’agisse de trafic de gamètes ou de gestation pour autrui (GPA), sous toutes ses formes.
Au-delà des intentions affichées par le CSW, cette commission a en effet une vision hautement idéologique des droits des femmes. Ainsi, cette vision n’inclue toujours pas, à ce jour, la lutte contre l’exploitation reproductive. Alors que la gestation pour autrui est évidemment contraire à toutes les conventions internationales (droits de l’Homme, droit de l’enfant, esclavage, traite humaine…), et en particulier à celles qui concernent la lutte contre les violences faites aux femmes, elle n’a toujours pas été condamnée par l’ONU, et pas même par le CSW ! Et pour cause, les groupes de pression progressistes, moteurs du CSW, y sont favorables.
Cela explique aussi que, cette année encore, le CSW soit le lieu d’un combat acharné, non pour protéger les femmes du trafic procréatif, mais pour faire avancer les revendications de groupes militants « transaffirmatifs ». En clair, favorables à l’idéologie du genre et, en particulier, à l’idée que l’humain serait en fait non binaire – ni homme, ni femme – et que chacun devrait « s’auto-déterminer ».
Ainsi, alors qu’il s’agit de la Commission sur le statut de la FEMME, le terme « mentrual hygiene management » a fait son apparition dans le texte en cours de négociations entre les Etats-membres, qui constituera la déclaration officielle du CSW 2023. Inoffensif à première vue, le texte efface pourtant à dessein toute mention de la femme, remplacée ici par « personne menstruée », pour un problème pourtant spécifiquement féminin.
Et justement, une ONG avait proposé au CSW d’organiser un événement où serait diffusé le passionnant documentaire « What is a woman ? ». Las, cet événement a été annulé parce que jugé « trop discriminant » par la Commission.
Le Comité des ONG avait de fait publié des consignes pour les événements parallèles stipulant que les organisations devaient reconnaitre « le sexisme, le racisme, le classisme, l’hétérosexisme, la transphobie, la domination mondiale du Nord et d’autres formes institutionnalisées d’oppression » et « valoriser et préférer une approche intersectionnelle du féminisme ». Un vocabulaire et des concepts qui en disent long et visent, évidemment, à faire taire toute dissidence.
Cela n’empêche pas La Manif Pour Tous de poursuivre son action et, en l’occurrence, de défendre explicitement la femme dans le cadre du CSW, même si ses dirigeants ne savent plus bien ce qu’est une femme.
Par ailleurs, les appels lancés depuis 2015 par La Manif Pour Tous à toutes les ONG pro-famille de faire entendre aussi leurs voix à l’ONU ont eu de l’écho. Leur nombre progresse d’année en année. Il faudrait que cela s’accélère néanmoins, mais la problématique est bien souvent financière : le travail auprès de l’ONU et les déplacements à New York et Genève pèsent lourds sur les budgets des associations, au point qu’elles hésitent à se lancer ou peinent à persévérer.
Mais déjà, la multiplication d’acteurs pro-famille et leur capacité à parler au sein des institutions internationales commencent à inquiéter les responsables. Ils évoquent une « renaissance conservatrice », qu’ils appellent « the great pushback ». La fébrilité est telle que des événements officiels sont organisés pour « push back the pushback » et redonner plus de moyens à des militants progressistes pourtant déjà surreprésentés et surfinancés par les institutions internationales.
La bataille est âpre pour défendre une vision équilibrée de la femme et de la famille.
Retrouvez ici la déclaration de La Manif Pour Tous.
Reynald Secher est le grand historien de la Vendée
Ivan Rioufol a invité Reynald Secher en direct sur le plateau de CNEWS le dimanche 26 février à 20h30 :
Face à l’euthanasie, ne pas se limiter aux arguments rationnels
Dans France catholique, Fabrice Madouas a interrogé Gregor Puppinck et Elise Botbol sur l’opposition à l’euthanasie :

Il peut aussi être utile de diffuser le documentaire qui montre la réalité de l’euthanasie en organisant des projections. Inscrivez-vous :
Le gouvernement colombien propose de dépénaliser l’inceste entre adultes
Le président gauchiste de Colombie, Gustavo Petro, a pris ses fonctions en août 2022 et, en moins de 30 jours, il a déjà retiré la Colombie du Consensus de Genève, un engagement pro-vie que le gouvernement précédent avait pris seulement 3 mois plus tôt. Le consensus est une initiative mise en œuvre en octobre 2020 pour défendre la santé des femmes sans renoncer à la protection de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle.
Sous sa présidence, la Colombie a également défendu les politiques de libéralisation des drogues.
Récemment, le ministre colombien de la justice, Néstor Osuna, considéré comme d’extrême gauche, a présenté au parlement un projet de loi visant à dépénaliser l’inceste entre adultes. Il a déclaré à ce sujet :
“Ce que nous proposons d’éliminer, c’est que deux personnes adultes, qui consentent librement à avoir des relations sexuelles, soient envoyées en prison. Il est nécessaire d’établir, dans un droit pénal typique d’une société libérale, certaines limites à la persécution par l’État de comportements qui ne nuisent pas réellement à la société.
La législation colombienne actuelle punit de peines allant jusqu’à six ans de prison les personnes qui entretiennent des relations sexuelles avec des parents consanguins au premier degré. Le ministre n’a pas précisé ce qui se passerait en cas de relations incestueuses entre un adulte et un jeune âgé de 14 à 18 ans, sachant que l’âge du consentement sexuel dans le pays est actuellement de 14 ans.
La proposition a suscité de vives discussions dans la société, avec un grand nombre de manifestations de rejet sur les réseaux sociaux.
Ernesto Macías, ancien président du Sénat colombien pour le parti Centro Democrático, a dénoncé la situation sur Twitter :
“Le gouvernement propose d’éliminer l’inceste en tant que crime. Un message désastreux pour les familles et une incitation macabre pour les violeurs”.
Traumatisme et avortement
Dans le cadre d’une proposition de loi visant à favoriser l’accompagnement psychologique des femmes victimes de fausse couche, quelques députés parmi lesquels Sandrine Rousseau ont déposé un amendement pour permettre à un couple ayant subi une fausse couche de prendre trois jours. Explication :
Bien qu’il s’agisse d’une expérience particulièrement traumatisante et alors même qu’on estime qu’une femme sur dix a vécu une fausse couche, le traumatisme de la fausse couche reste aujourd’hui un véritable tabou en France. Pourtant, pour les futurs parents, cette épreuve est souvent un choc, un drame silencieux dont les douleurs sont vécues dans l’ombre et auquel notre société ne prépare guère.
Cet amendement propose ainsi la création d’un congé spécial de trois jours pour la survenue d’une fausse couche, à destination du ou des parents concernés. Et pour cause, la fausse couche n’est pas une maladie, c’est une perte. À ce titre, ce congé sera un moyen de reconnaître officiellement cette perte et ses conséquences psychologiques pour les personnes la traversant. Il permettra d’offrir un tant soit peu de temps pour s’en remettre physiquement et mentalement.
Deux jours de congés exceptionnels sont par exemple accordés à ce jour en cas d’annonce de la survenue d’un handicap ou d’un cancer chez un enfant, ou bien trois jours en cas de décès d’un beau-père ou d’une belle-mère. Enfin si nous voulons avancer vers une plus grande égalité au sein du couple et une déconstruction des rôles et des tâches traditionnellement assignés, nous devons aussi permettre au conjoint, quel que soit son genre ou son statut, de s’impliquer tout au long des événements liés à la grossesse, de se sentir directement concerné, dans les hauts comme dans les bas.
Cet amendement a été rejeté.
La fausse couche étant aussi définie comme un avortement spontané, on se demande comment cet évènement peut être traumatisant et, en même temps, comment l’avortement provoqué n’a aucune conséquence pour la femme…
C comme Castaner
Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:
Après la drague du chrétien aux Bernardins par E. Macron, le 101e anniversaire de l’armistice de 1918 valait certainement (par ces temps d’élections municipales approchant) la drague du musulman par C. Castaner. Ce dernier s’est donc rendu le 7 novembre à la grande mosquée de Paris pour rendre un hommage aux soldats musulmans morts pour la France. … Même si C. Castaner lors de son discours a tenu à indiquer: « Si quelqu’un pouvait en douter, je retiens des récits de l’enfer des tranchées et de la dureté de la guerre, un enseignement. Un enseignement, comme une leçon républicaine: dans les rangs de nos Armées, face à l’ennemi et face à la mort, il n’y avait pas de chrétiens, de musulmans, de juifs ou d’athées. Il n’y avait que la bravoure et l’honneur. Il n’y avait que des frères d’armes, unis et déterminés ». Mais pourquoi voudriez-vous qu’il comprenne les discours qu’on lui prépare?
… Ah, la Patrie, justement! Mot jamais utilisé par M. Castaner. Et celui de France disparaît au profit de la République… Pourtant, sur les monuments aux morts, c’est bien Morts pour la France qui est inscrit! Mais Paris vaut bien une sourate. Et puis après tout, la République, ça parle à tout le monde. Il y a même des républiques islamiques.
(Extrait de “Pour C. Castaner, Paris vaut bien une sourate” – Le 11 novembre 2019)
C’est le Droit à la Vie qu’il faut proclamer
Communiqué de SOS Tout-Petits :
Le projet d’introduction du prétendu droit à l’IVG dans la Constitution française constitue une double menace :
Il tend à conforter tout l’appareil de mise à mort de l’être humain avant la naissance et pourrait menacer la liberté de conscience des médecins et de tout le personnel soignant, et confirmer que cette liberté n’est pas assurée pour les pharmaciens.
La France n’a nul besoin d’être marquée ainsi pour le présent et pour l’avenir d’une façon qui heurte beaucoup de citoyens.
Au contraire nous avons besoin d’une vraie politique sociale en faveur des familles avec une réelle assistance aux femmes enceintes en difficulté, et une prime de naissance protectrice du petit être humain qu’elles portent.
C’est le Droit à la Vie qu’il faut proclamer.
Nous aurons à coeur de prier pour que ce funeste projet n’aboutisse pas.
Soyons nombreux le 11 mars à Paris !
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
Destruction de la famille, suite
Elisabeth Borne annonce que dès 2025, le taux d’imposition sera individualisé par défaut pour l’ensemble des foyers fiscaux. Cet individualisme forcé ne sert qu’à déliter un peu plus la famille. Comme l’écrire Pascale Morinière, présidente des AFC, plus d’émancipation individuelle ne mène qu’à toujours plus de solitude tout en renforçant le pouvoir de l’Etat sur des individus isolés.
La fiscalité ne doit pas être un frein à l’émancipation des femmes, notamment celles qui ont un écart de salaire important avec leur conjoint.
Dès 2025, le taux d’imposition sera individualisé par défaut pour l’ensemble des foyers fiscaux. pic.twitter.com/3l86VUx4CQ
— Élisabeth BORNE (@Elisabeth_Borne) March 6, 2023
Avorter oui, donner naissance non
Tout un symbole : la même semaine on annonce la fermeture de 100 maternités et l’inscription de l’avortement dans la Constitution.
Aujourd’hui, Macron annonce un projet de loi “dans les prochains mois” pour constitutionnaliser l’avortement, sur le modèle de ce qu’avait fait le dictateur Tito en Yougoslavie.
Quelques jours avant, un “rapport” demandait la fermeture d’une centaine de maternités… sachant que ” 30% des maternités ont déjà fermé sur les vingt dernières années en France”. Ce rapport remis à l’Académie de médecine mardi recommande la fin des accouchements dans les petites maternités, au profit d’un renforcement des plus grosses structures.
Journée de la femme : un plan national pour défendre les mères et soutenir la maternité
A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, La Manif Pour Tous souligne que les mères sont particulièrement victimes de discriminations. Elle demande au Gouvernement de lancer un plan de sensibilisation pour soutenir les femmes dans leur maternité et lutter ainsi contre les difficultés à l’embauche, les inégalités salariales et l’injustice sur les retraites des mères sans oublier les mères porteuses victimes du sordide business de la GPA.
Tout le monde sait combien il est difficile pour une mère ou une femme enceinte de postuler à un emploi ou d’évoluer professionnellement. On ne compte plus les exemples de femmes pour lesquelles le congé maternité ou le congé parental est synonyme de difficultés professionnelles. Si l’on parle de plus en plus des inégalités salariales entre hommes et femmes, elles concernent en réalité les mères. C’est en effet à partir de la naissance d’un premier enfant que cette discrimination se manifeste. Agir pour les droits des femmes, c’est donc agir pour les mères et pour la maternité.
Au cœur du débat actuel sur la réforme des retraites, la situation des mères de famille illustre elle aussi les difficultés et injustices auxquelles elles sont confrontées. Parce que la natalité est indispensable à la dynamique sociale et à l’avenir de notre société, il est urgent de soutenir la maternité. Cela doit se traduire par un plan national et une campagne de sensibilisation pour pour promouvoir et protéger la maternité.
Enfin, la mobilisation en faveur des droits des femmes et des mères doit se manifester par un durcissement de l’interdiction de la gestation pour autrui, et y compris du recours à l’étranger, comme pratique scandaleuse qui met à mal la maternité en réduisant la femme à son utérus pour produire des enfants pour des tiers. Toute concession faite à la GPA entraîne de facto une attaque contre la maternité, contre les femmes et contre les mères.
« Agir pour les droits des femmes implique une cohérence pour être efficace. Il ne s’agit pas de se contenter de grands discours mais d’être présents là où les femmes en ont besoin. Force est de constater que les mères sont les victimes. Au même titre que la jeunesse, l’inclusion des personnes handicapées et la dépendance, la maternité doit aujourd’hui faire l’objet d’un plan national dédié. Toutes les mères le méritent » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.
Constitutionnalisation de l’avortement : Macron écarte le référendum en passant par un projet de loi
Mis sous pression par la lobby de l’avortement, Emmanuel Macron a rendu mercredi un hommage à l’avocate Gisèle Halimi, complice des criminels terroristes algériens, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, annonçant la prochaine présentation d'”un projet de loi” pour inscrire le crime de l’avortement dans la Constitution :
“Les avancées issues des débats parlementaires (…) permettront je le souhaite, d’inscrire dans notre texte fondamental cette liberté dans le cadre du projet de loi portant révision de notre Constitution qui sera préparé dans les prochains mois”.
Emmanuel Macron a ainsi ouvert la voie à une constitutionnalisation de l’avortement par un vote des deux chambres réunies en Congrès plutôt que par un référendum.
Des images du prétendu assaut du Capitole viennent contredire le récit officiel
“Les vidéos de surveillances ont parlé !” sur les évènements du 6 janvier 2021, selon Stanislas Berton sur Sud Radio :
La semaine des cinglés
Document distribué aujourd’hui aux étudiants de la faculté de médecine de Saint-Quentin en Yvelines :

Dieu, la France et le Roy
De Thierry De Cruzy, auteur de Démondialiser la musique, à propos de l’album de Louis-Antoine, Dieu, la France et le Roy :
Les musiciens dissidents sont créatifs, après Fleur d’Épine, voici Louis-Antoine qui nous arrive avec un CD très inspiré. Il a effectivement l’ardeur des nouveaux convertis – en musique – et nous propose un album de dix chansons de sa composition. Il est musicien de formation classique, ce qui explique la qualité de ses harmonisations. Son jeu de guitare rappelle parfois Brassens, par ses paroles aussi, très travaillées, mais avec un engagement dans une autre direction, résolument dissidente bien entendu.
Le titre de son album a annonce tranquillement la couleur : Dieu, la France et le Roy. Il explique son engagement en quelques mots sur son site : « Dieu, est venu me trouver il y a quelques années, moi qui lui refusait toute révérence, toute obéissance, tout respect et toute adoration ». Les dix chansons de son album tracent donc un cheminement spirituel et militant. D’abord une invocation à Jeanne d’Arc, l’Occupation, poursuivant par une description de la France et un appel à s’engager avec la Guerre. L’artiste entraîne son auditoire qui se laisse prendre par les mélodies et les paroles. On retrouve une référence à Péguy dans Nos Amis les saints, se signale par une référence à Péguy : « Heureux les braves, les modestes […] Heureux les justes…». La chanson Par amour de ma Reine, est ouverte et clôturée par l’Ave Maria, sorte d’incitation à poursuivre la prière. Engagé, il affirme un choix politique, il est pour le roi. Il l’exprime dans la chanson qui donne son titre à l’album et le précise dans Vive Louis XX. Dans l’émouvant Miserere Nobis, il déclame une imploration sous la forme d’un puissant slam, original et bienvenu pour ce thème.
Le chansonnier a rattrapé le temps perdu. Il nous gratfie de texte profonds, véritables supports à la méditation. Louis-Antoine se livre et nous délivre un véritable rayon de soleil capable d’accompagner les dissidents dans leur parcours quotidien à travers les temps incertains que nous traversons. Chanter avec lui est facile, les paroles sont en ligne. Il faut déjà se procurer son album. Les artistes indépendants, engagés et talentueux sont rares, il est donc indispensable de les soutenir.
Pour commander.
Louis Salleron, un laïc catholique au coeur de la vie de l’Eglise
Après une imposante biographie consacrée à Dom Aubourg, Sœur Ambroise-Dominique Salleron, dominicaine enseignante à Fanjeaux, publie une non moins conséquente biographie de Louis Salleron, son grand-père. Il est d’ailleurs dommage que cet ouvrage consacré à cet artisan du bien commun ne soit pas plus succinct, car il risque de décourager le lecteur.
Ayant travaillé sur le corporatisme et le syndicalisme, l’économie politique et le catholicisme, Louis Salleron (1905-1992) a voué sa vie au service du bien commun. A partir de sa correspondance, de ses ouvrages et articles publiés notamment dans Fédération qu’il dirige, Itinéraires qu’il fonde avec Jean Madiran, Carrefour dont il est la cheville ouvrière ou encore ceux de La Pensée catholique ou du quotidien L’Aurore, l’auteur dresse une étude minutieuse de l’œuvre injustement laissée sous le boisseau.
Louis Salleron a traité d’agriculture et de corporation dès sa thèse de doctorat, s’est penché sur l’équilibre des rapports sociaux entre patrons et salariés ou ouvriers au sein de l’entreprise, a dispensé des cours d’économie politique à l’Institut catholique de Paris inspirés par la Doctrine sociale de l’Église. Témoin des bouleversements liturgiques et pastoraux de l’après-Concile, il entreprend une résistance tout à la fois patiente et résolue, tant contre les hérésies que contre l’esprit de chapelle au sein du catholicisme.
Père de douze enfants dont trois prêtres, Louis Salleron a le privilège d’avoir une épouse d’élite à ses côtés, toute d’intelligence, de bon sens et de discrétion. Aimant la vie, convive aux traits d’esprit réputés, il s’entoure de relations ou d’amis d’envergure avec lesquels il correspond. Parmi eux : Georges Bernanos, Mgr Jean Rupp, Dom Gaston Aubourg, Gustave Thibon, Marcel De Corte, le général Weygand, le colonel Rémy, le révérend père Bruckberger, Mgr Marcel Lefebvre, Henri Rambaud ou l’amiral Paul Auphan.
En mai 1947, Louis Salleron prononça une conférence pour le Congrès de la Confédération nationale de la famille rurale sur “l’optimum de la Sécurité sociale” :
Evoquant le “beau risque” de Platon, il constatait que, autant “il est normal et souhaitable que l’humanité s’efforce de supprimer le maximum de risques qui l’assaillent”, autant “elle ne peut se fixer l’objectif de les supprimer tous parce que 1°) elle va ainsi contre la loi de la vie ; 2°) elle augmente l’insécurité au lieu de la diminuer”. Et puisque “la vie est risque”, “les grands vivants sont les grands risques” et “la Sécurité ne se trouve que dans la mort”. Aussi, concluait-il avec une ferme vigueur : “Non la Sécurité sociale n’est pas un idéal pour un homme libre. Non, la Sécurité sociale n’est pas un idéal pour une nation vivante”.
En 1965, dans la tourmente post-conciliaire, il lance une chronique qu’il intitule “Le laïc dans l’Eglise”. Il explique :
Le laïc, nous explique-t-on, doit jouer un plus grand rôle dans l’Eglise. Nous sommes “le peuple de Dieu”. Nous avons notre mot à dire. […] Oui, le laïc a son mot à dire. Le laïc ordinaire. Celui qui n’est que le paroissien de sa paroisse, qui ne fait pas partie de l’Action catholique, qui n’est pas “mandaté”. C’est mon cas. C’est le cas de l’immense majorité des fidèles. Ceux-là sont silencieux. Comment parleraient-ils . Où parleraient-ils ? Et, d’ailleurs, que diraient-ils ? Ils ne sont pas théologiens. Ils ne sont pas savants. On leur clouerait toujours le bec, s’ils s’aventuraient à l’ouvrir. Alors, ils se taisent. Ils n’en pensent pas moins. Ils n’en souffrent pas moins. Nous parlerons pour eux. “Comment ! Quelle audace ! Quelle insolence ! Vous prétendez vous faire les interprètes des catholiques français ! Qui vous donne le droit d’affirmer qu’ils pensent comme vous ?” Paix, mes beau messieurs ! Paix ! Nous parlerons pour ceux qui pensent comme nous. Pas pour les autres. Vous voilà rassurés. Quelques dizaines seulement, peut-être. Ou quelques dizaines de milliers. Nous n’en savons rien. […] Nous n’interpellerons pas. Nous informerons. Nous observerons. Nous discuterons; Nous réfléchirons. Trois mots seront notre code : liberté, justice, vérité.”
Manu Bellegueule se prend des râteaux en Afrique
Wikipedia (encyclopédie en ligne qui vaut ce qu’elle vaut) nous apprend qu’Edouard Louis, jeune personnage interlope ayant déjà écrit une autobiographie sous le titre En finir avec Eddie Bellegueule, est picard et a, au lycée, fréquenté la section théâtre. Suffisant pour faire naître l’idée du qualificatif de Manu Bellegueule pour M. Macron et qui nous semble d’autant plus adéquat qu’on sait que chez ce dernier, natif d’Amiens quelques années avant M.Louis, la section théâtre a visiblement représenté une fixette durable. Pour Manu Bellegueule, tout est matière à théâtre y compris les relations de la France avec l’Afrique. Quelques rappels de ses derniers succès d’audience à ce sujet :
- Le Maroc: en réponse à M.Macron qui le 27 février, lors d’un échange avec la presse ayant suivi un discours supposé fondateur (on y revient plus loin), avait qualifié ses relations avec le roi Mohammed VI d’amicales (« Ma volonté est d’avancer avec le Maroc, sa Majesté le roi le sait, nous avons plusieurs discussions, les relations personnelles sont amicales et, elles le demeureront»), le Maroc a fait savoir immédiatement que : « nos relations ne sont ni bonnes ni amicales, pas plus entre les deux gouvernements qu’entre le Palais royal et l’Elysée ». Diantre, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, en visite au Maroc en décembre 2022, nous aurait-elle aussi menti ?

- L’Algérie: a décidé d’arrêter la délivrance de tout document consulaire nécessaire à l’expulsion d’Algériens sans papier. Diantre, M.Darmanin nous aurait-il menti, lui qui déclarait à l’issue de sa dernière visite à Alger « Nous avons eu un échange extrêmement important ce matin, important car cela permet aussi à la France de continuer de démontrer sa grande volonté de coopération… Nous avons décidé de reprendre une relation consulaire normale, notamment dans les relations entre nos populations qui est à la hauteur de la relation amicale extrêmement forte entre la France et Alger »

- Le Burkina Faso : en janvier 2023, exige le départ des troupes françaises stationnées sur son sol dans un délai d’un mois
- Le Togo et le Gabon: en juin 2022, ont été, à leur demande, admis dans le Commonwealth. Pour le politologue togolais Mohamed Madi Djabakate, cette décision sera bien accueillie car l’influence française au Togo est souvent critiquée : “L’adhésion n’a pas été discutée avec le peuple togolais. C’est une décision unilatérale du gouvernement, qui n’est toutefois pas impopulaire auprès des Togolais, qui progressivement voient en la politique étrangère de la France les raisons de la stagnation du pays“, estime-t-il.
- Le Mali: en février 2022, avait demandé à la France de retirer ses troupes armées sans délai.
Un palmarès de champion. A tel point qu’un article du Courrier des stratèges se demande si « tout cela ne correspond pas à une stratégie à bas bruit de ruine de notre pays ». On se rappelle d’ailleurs la décision de Manu en juin 2022 de supprimer le corps diplomatique.
Cela n’empêche bien sûr pas Manu Bellegueule d’organiser à l’Elysée, le 27 février, un discours comme nous l’avons annoncé plus haut. Son pupitre comme à l’habitude donne le sujet : Notre futur. Le partenariat Afrique-France. Nous en retiendrons cinq aspects.
Le premier : Manu Bellegueule aime l’anglicisme. Il parle de l’initiative Choose Africa, d’un futur programme Choose Africa 2, de l’objectif MEET Africa 2, du programme Pass Africa, sans compter un Global Gateway développé par l’Union européenne et un « effort en particulier en matière de digital, reprenant tout ce que nous avons fait avec Digital Africa ». Il est vrai que Manu Bellegueule a confié les rênes de l’organisation de la francophonie à une anglophone.
Le deuxième aspect : des moments d’incontinence verbale assez habituels chez cet acteur. Par exemple :
« C’est pourquoi je suis convaincu que le moment est venu de faire un choix et de savoir quel rapport nous voulons entretenir avec les pays africains. Et au fond, quand j’essaie de suivre l’actualité, ce qui m’arrive, et de lire la qualification du moment que nous sommes en train de vivre, qui est très clairement un entre deux parce que nous héritons de beaucoup de difficultés historiques et nous sommes dans un moment de transition sans avoir pleinement réalisé, je vais y revenir, le début de la transition commencée ».
Le troisième déjà plus embêtant : des propos ambigüs sur l’Afrique, terrain ou non de compétition internationale (on aurait aussi bien pu dire concurrence). Manu commence en disant :
« Pour éviter la répétition de l’histoire, il existe une autre voie que nous poursuivons désormais depuis six ans. Une autre voie qui consiste à ne pas réduire l’Afrique à un terrain de compétition ou de rente ».
Pour ensuite affirmer :
« L’Afrique est devenue une terre de compétition. Il faut donc qu’on ait un réveil du monde économique français pour se dire « on doit aller s’y battre ».
Le quatrième aspect est encore plus gênant car il s’agit d’incohérence de fond. Manu Bellegueule commence son discours en rappelant, avec semble-t-il quelque fierté, l’un de ses propos lors d’un discours [déjà fondateur…] à Ougadougou en novembre 2017 : « Il n’y a plus de politique africaine de la France » et ajoute : « Ces mots sont toujours d’actualité ». Pourtant, tout le reste de son discours essaie de démontrer la politique qu’il envisage de construire :
« Mais on va défendre des intérêts et c’est ça un partenariat réciproque et équilibré… . On vient défendre nos intérêts ».
Et plus loin :
« Notre intérêt, c’est évidemment aussi de nous donner une nouvelle ambition économique sur le continent africain ».
Le cinquième aspect est le plus improbable : Manu Bellegueule parle d’humilité :
« une réalité unique africaine n’existe que dans bon nombre de schémas simplificateurs. J’en retirerai une seule exigence, celle de faire preuve d’une profonde humilité face à ce qui se joue sur le continent africain ».
Encore plus improbable, il dit encore :
« c’est la mission que je donne à nos ambassadrices et ambassadeurs : démontrer que notre partenariat est concret et piloter une communication offensive, au fond, décomplexée mais sans arrogance… Pour moi, le moment que nous sommes en train d’inaugurer consiste à … adopter une posture résolument plus claire de modestie, d’écoute et d’ambition ».
Forcément, personne n’y croit et le naturel revient au galop. On se rappelle encore Ouagadougou le 28 novembre 2017, lors d’une rencontre avec des étudiants en présence du président Kaboré : Manu Bellegueule avait rigolé du fait qu’il ne rentrait pas dans ses attributions de s’occuper de l’approvisionnement électrique de l’université burkinabé, mais que c’était une de celles du Président Burkinabé ; celui-ci quittant alors la tribune se voit apostrophé ainsi par Manu qui prend l’amphi à témoin : « Reste-là [le Président sort] Du coup, il est parti réparer la climatisation ». Classe.
Quelques extraits disponibles de la conférence de presse du 4 mars avec le Président de la République démocratique du Congo, M. Félix Tshisekedi, donnent à penser que Manu Bellegueule s’est laissé entraîner par son goût provoc. Au Président Tshisekedi qui lui disait en parlant d’agressions armées provenant du Rwanda : « Ca doit changer dans la manière de coopérer entre l’Afrique et l’Europe. Regardez-nous autrement, en nous respectant et en nous considérant comme de vrais partenaires et non toujours avec un regard paternaliste, avec l’idée de savoir toujours ce qu’il faut pour nous », Manu Bellegueule de répondre un rien méprisant, se la jouant facile et surtout en répondant à côté de la remarque fait en louant… la liberté de la presse française (« elle essaie de dire la vérité, c’est le travail d’une presse indépendant »). Comme si, au demeurant, la presse française et ses propriétaires étaient indépendants des subventions de plus en plus généreuses versées par le pouvoir macronien. Cela se saurait.

Et à un autre moment, Manu Bellegueule envoie, là encore de façon assez désinvolte et à un moment que l’on peut juger inapproprié, au Président Congolais :
« Et depuis 1994, c’est pas la faute de la France, pardon de le dire en des termes aussi crûs, vous n’avez pas été capables de restaurer la souveraineté ni militaire, ni sécuritaire, ni administrative de votre pas. C’est aussi une réalité. Faut pas chercher des coupables à l’extérieur… N’accusez pas la France pour quelque chose qui dépend de vous ».
Finalement, ce qui caractérise Manu Bellegueule, c’est qu’il ne sait pas la fermer. Il ne sait pas écouter. Il faut qu’il ait raison. Il faut qu’il parle (on se rappelle le Grand débat). Il faut qu’il brille. Les autres ne sont que des faire-valoir, sans distinction.
Cela a été bien vu dans un tweet de M. François Asselineau (nous recommandons vivement le suivi de ce compte Twitter souvent bien inspiré) :

Soyons honnêtes. Il y a une chose que Manu Bellegueule réussit parfaitement, c’est l’africanisation de la France. C’est une de ses obsessions. Manu aime l’Afrique. Tellement passionnément qu’il semble penser que la France devrait en devenir un petit bout. « L’Afrique fait partie non seulement de l’histoire de la France, mais de la France d’aujourd’hui ». Dans les deux composantes de l’Afrique : maghrébine et noire.
Il l’a encore dit ce 26 février : « j’ai jugé que la priorité [était] d’essayer, de la manière la plus claire…de renforcer aussi cette envie d’Afrique en France ». Et plus loin : « Nous réussirons ce nouveau partenariat si nous assumons la part d’africanité de la France ». Et d’ailleurs, à une question qui lui était posée (1h01’) après son discours sur les relations tendues avec le Maroc, Manu Bellegueule a eu cette réponse un peu stupéfiante : « La France est sans doute le pays du monde où il y a le plus de diasporas maghrébines. Et d’ailleurs, si le Maghreb est une réalité géopolitique aujourd’hui, c’est sans doute en France qu’elle se précipite [NDLR : on savourera les différents sens de ce terme bien choisi], beaucoup plus que dans la région quand je vois les relations des uns avec les autres ».
Pour terminer, nous ne résistons pas au petit plaisir coupable de fournir un autre tweet de M. Asselineau consacré au déplacement quasiment salvateur de Manu Bellegueule dans la forêt équatoriale :

Industrialisation de la procréation sans père
L’extension de la PMA a donné lieu, fin 2022, à 22 800 demandes de premières consultations de la part de paires de femmes ou de femmes seules, selon des chiffres publiés mercredi 8 mars par l’Agence de la biomédecine.
Sur la seule année 2022, près de 9 300 demandes ont été enregistrées au premier semestre pour une première consultation en vue d’une AMP avec don de spermatozoïdes, suivies de 5 800 demandes au second semestre.
Entre août 2021 et fin décembre 2022, près de 11 800 premières consultations ont été effectivement réalisées.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi, près de 2 000 premières tentatives d’AMP ont été réalisées au bénéfice de paires de femmes (47 %) ou de femmes non mariées (53 %). Et au 31 décembre 2022, près de 5 600 personnes étaient en attente d’une AMP avec don de spermatozoïdes.
Et combien de naissances ? L’Agence de biomédecine ne le précise pas, mais il y a généralement 75% d’échecs, voire plus.
Gauchisation du Conseil d’Etat
Thierry Tuot a été nommé par l’Elysée à la tête de la section de l’intérieur du Conseil d’Etat. Chargé de tous les sujets régaliens comme la justice, l’immigration, la sécurité, l’éducation, la culture, les cultes et les institutions, cette section est, avec celle du contentieux, la plus importante du Conseil d’État, à la fois juge administratif suprême et conseil du gouvernement pour toutes les lois et décrets.
Thierry Tuot, conseiller d’État, a publié en 2013 un rapport sur «La grande nation pour une société inclusive», remis à Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre de François Hollande. Il proposait de refonder les politiques d’intégration en s’attaquant à un « laïcisme de combat, furibond et moralisateur », en incitant à « assumer la dimension “arabe orientale” » de la France et en proposant de « créer (…) un statut de tolérance permettant (…) une régularisation programmée au terme de cinq ans ». Extrait :
La “question musulmane”, pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier, de polluer le débat public, et de troubler jusqu’au délire les meilleurs esprits. À l’islamisme – revendication publique de comportements sociaux présentés comme des exigences divines et faisant irruption dans le champ public et politique – répond un laïcisme de combat, furibond et moralisateur, qui mêle dans un étrange ballet les zélotes des racines chrétiennes de la France, qu’on n’attendait pas au chevet du petit père Combes, et républicanistes tout aussi intégristes, qui semblent n’avoir de la liberté qu’une idée terrifiée, où, hélas, souvent terrifiante.
Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit constitutionnel émérite, s’inquiète :
« L’arrivée de Thierry Tuot à cette présidence, c’est la reconnaissance de la conversion des membres du Conseil d’État au multiculturalisme ».
Découvrez la fameuse « cire du Père Fulgence » de l’abbaye de Maylis
Aujourd’hui, cap vers le Sud-Ouest, dans les Landes, à l’abbaye de Maylis ! Ici, depuis 1946, vit une communauté de moines bénédictins olivétains (habillés en blanc !), dans une vie fraternelle, au rythme des offices chantés (sept par jour) et du travail manuel. Pour « vivre du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres » (règle de saint Benoît, chapitre 48), les vingt moines de Maylis fabriquent notamment une tisane dépurative, ainsi que des cires pour meubles et parquets. Parmi celles-ci, la fameuse cire du père Fulgence “qui brille sans frotter”, et qu’on vous recommande pour son efficacité !
Dans cet article, Divine Box met un coup de projecteur sur cette cire : son histoire, sa composition, son utilisation. C’est parti !
L’histoire de la cire du père Fulgence
Il y a encore quelques décennies, nombreux étaient les fabricants de cire dans les Landes. Il faut dire qu’ils avaient sous la main de beaux et nobles ingrédients, comme la térébenthine (essence de résine de pin) et la cire d’abeille. Mais dans les années 1980 et 1990, beaucoup déposèrent le bilan… Si bien qu’à la fin des années 1990, un fabricant proposa de transmettre son matériel et son savoir-faire à l’abbaye de Belloc pour que perdurent chez ces moines la production de la cire.
Cependant, les moines de Belloc, déjà très occupés, ont redirigé cette belle proposition à Maylis, où les moines ne produisaient à l’époque que la tisane de Maylis ! Voilà donc les moines de Maylis qui se mettent à produire de la cire depuis 2001. Dans le silence et la prière, dans leur petit atelier artisanal, naissent ainsi vos prochains produits favoris pour l’entretien des meubles et parquets…
Ah, tiens, d’ailleurs : pourquoi ce nom de « cire du père Fulgence » ? Eh bien Fulgence est tout simplement le nom du deuxième supérieur de la communauté de l’abbaye de Maylis !

Frère G. dans la fabrique de cire de l’abbaye de Maylis © Divine Box
Composition et atouts de la cire du père Fulgence
La cire du père Fulgence est 100% naturelle, sans aucun produit chimique. Elle est en effet fabriquée à partir de deux ingrédients simples :
- l’éthanol : un alcool produit à partir de la fermentation de sucre ou de l’amidon contenu dans le maïs ou le blé
- la gomme-laque : une cire naturelle, produite par des pucerons dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, et notamment en Inde
Concrètement, la cire du Père Fulgence qui « brille sans frotter » présente de nombreux avantages pour l’entretien des bois. D’abord, elle nourrit le bois et le protège de la poussière. Ensuite, pour le côté esthétique, elle apporte une finition de haute qualité, avec un bel aspect blond, chaleureux et brillant. Enfin, elle ne nécessite pas d’entretien, ce qui est bien pratique si vous avez de nombreux meubles et parquets !
Les avis récoltés par les moines de Maylis sur leur cire du Père Fulgence sont catégoriques : il n’y pas d’équivalent sur le marché !

La cire du père Fulgence prend soin du bois et des meubles © Istock
Sur quelles surfaces appliquer la cire du père Fulgence ?
Pour une utilisation comme vernis, la cire du père Fulgence s’utilise surtout sur le bois plutôt neuf : brut, ciré ou vernis (sauf vernis polyester). Cette cire est également idéale pour les escaliers, car elle ne glisse pas, et pour les parquets de chambre, car elle est facile d’utilisation et d’entretien. Enfin, pour les lambris, cette cire offre une finition blonde et brillante. Effets garantis !
Cela dit, vous pouvez également utiliser cette cire du Père Fulgence sur du bois ou des meubles anciens ou déjà patinés : dans ce cas-là, utilisez la cire du père Fulgence comme sous-couche, avant application d’une cire traditionnelle (comme la cire du Bénédit tiens, l’autre encaustique de l’abbaye de Maylis) !
Par ailleurs, même si le bois est sa surface de prédilection vous pouvez aussi appliquer la cire du père Fulgence sur d’autres surfaces comme :
- les fers forgés, cuivres et autres métaux;
- les tomettes ou carreaux de terres cuites;
- la paille de chaise et paniers en osier;
- les cuirs en tout genre;
- le lino;
Vous pouvez cliquer ici pour en savoir plus sur l’utilisation et l’application de la cire du Père Fulgence

La cire du Père Fulgence de l’abbaye de Maylis nourrit le cuir © Divine Box
Et où trouver la cire du Père Fulgence ?
Pour ça, vous pouvez bien-sûr vous rendre directement à l’abbaye de Maylis et en profiter pour dire bonjour aux moines ! Voici leur adresse : abbaye de Maylis, 455 avenue de la Chalosse, 40250 Maylis. Mais si c’est trop loin pour vous, vous pouvez aussi acheter en ligne les cires et tisanes de l’abbaye de Maylis directement sur la boutique monastique de Divine Box.
Attaque directe contre l’Église catholique autorisée par l’ONU
L’organisation pro-famille C-Fam a été empêchée de parrainer un événement à l’ONU, pour présenter le documentaire de Matt Walsh, What is a Woman (Qu’est-ce qu’une femme). L’évènement a été bloqué par des féministes radicales qui affirment que C-Fam ne correspond pas aux “valeurs” de la Commission de la condition de la femme.
Or les féministes radicales organisent un colloque, approuvé par la Commission, intitulé “Comment l’Église catholique utilise l’idéologie du genre pour menacer les droits de l’homme”. Il s’agit d’une attaque directe contre l’Église catholique qui a été autorisée par l’ONU ! Parmi les intervenants se trouve une femme qui se prétend prêtre catholique…

En attendant, l’équipe de C-Fam est présente au siège des Nations Unies pour assister à cette Commission et négocier le document qui garantira que l’avortement ne progresse pas dans le droit international.
Éric Dupond-Moretti fait deux bras d’honneur aux députés
Le gouvernement pète les plombs :
Scène lunaire à l'Assemblée nationale : Éric Dupond-Moretti fait deux bras d’honneur aux députés… et l’assume ! La présidente de séance n’en revient pas, les députés RN et LR quittent l’hémicycle pic.twitter.com/4zqlYqmWhs
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 7, 2023
L’enseignement catholique sous contrat, sous pression du ministre
A défaut de faire assurer la sécurité dans les écoles ou de dispenser un enseignement de base aux jeunes écoliers, Pap Ndiaye compte mettre la “pression” – le terme est revenu à plusieurs reprises dans sa bouche – sur l’enseignement privé sous contrat, et particulièrement sur l’enseignement catholique, qui regroupe 96% des établissements privés.
“L’enseignement privé sous contrat sera impliqué dans l’effort de mixité. Il est normal d’exiger qu’il favorise la mixité des élèves en s’engageant dans une démarche contractualisée.”
Pap Ndiaye veut doubler l’objectif de mixité sociale et scolaire. Le ministre espère la signature d’un protocole pour le 20 mars.
Le secrétaire général de l’enseignement catholique clamait que sa liberté de recrutement des élèves n’était “pas négociable”. Mais Pap Ndiaye assume lui tordre le bras :
“L’allocation des postes d’enseignants du privé peut être un facteur de pression.”
Le ministre semble prêt à mettre sur la table l’accord tacite du “80/20” qui, depuis les années 1980, veut que 20% seulement des allocations de postes reviennent au secteur privé sous contrat.
L’enseignement catholique sous contrat devrait contre-attaquer et ouvrir des classes hors-contrat au sein de ses établissements. La liberté est sans doute à ce prix.
Utah et Wyoming : nouvelles avancées pro-vie
Le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, s’apprête à interdire les cliniques d’avortement d’Etat. Désormais, seuls les hôpitaux pourront pratiquer cet acte, que ce soient des avortements chirurgicaux ou médicamenteux. La loi prévoit de mettre fin à l’autorisation de nouvelles cliniques d’avortement après le 2 mai. Une fois cette autorisation expirée pour les cliniques qui l’utilisent actuellement, celle-ci ne sera pas renouvelée.
Les législateurs du Wyoming ont voté le 2 mars des mesures restreignant l’avortement. Ces mesures, adoptées par les deux chambres, visent à interdire l’avortement sauf en cas de viol, d’inceste, de danger pour la vie de la mère ou en cas d’anomalie du fœtus. Le projet de loi rend aussi illégal le fait de « prescrire, administrer, distribuer, vendre ou utiliser » des pilules abortives. Elles doivent désormais être signées par le gouverneur Mark Gordon pour entrer en vigueur.
L’agenda mondialiste 2030 vu par des catholiques polonais
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La pensée mondialiste également fondée sur le marxisme et le néo-marxisme crée un mélange explosif. Cette idéologie a envahi, pénétré et déformé le catholicisme dans de nombreux domaines – a prévenu Arkadiusz Stelmach lors de la présentation du rapport intitulé « Le développement durable. Le charme des mondialistes, l’instrument de l’asservissement total. »
Vice-président de l’Association du Père Piotr Skarga (SKCh) a rappelé que l’Agenda 2030 pour le développement durable a été présenté en 2015. Le programme mondialiste pour le compte de l’ONU était dirigé par Jeffrey Sachs, bien connu en Pologne, qui a supervisé il y a des années la mise en œuvre du plan Balcerowicz, c’est-à-dire une transformation radicale impliquant, entre autres, à mettre la part du lion de notre économie entre les mains du capital supranational.
– Il s’avère que l’un des plus importants partisans, garants, promoteurs de cet agenda sont des représentants très éminents de l’Église catholique, avec le pape François lui-même au premier plan, a noté l’orateur. – Après tout, ce fut un choc, même si, en tant que catholiques conservateurs, nous savons qu’elle (l’Église) est en proie à une crise sans précédent, provoquée par l’intrusion en son sein d’une théologie basée sur une philosophie extrêmement incompatible avec la doctrine catholique, c’est-à-dire l’idéalisme allemand (en détail ces questions sur notre sol) a été discuté pendant des années par, entre autres, le père professeur Tadeusz Guz), a-t- il souligné.
– Cette idéologie plus ou moins après la guerre, à la fin du pontificat du Pape Pie XII puis, à travers les pontificats des papes suivants : Jean XXIII, et surtout Paul VI, tout le Concile Vatican II, toute la transformation, « l’esprit du concile » – comme on appelle ce phénomène, il s’est propagé. Il a conduit au fait que le successeur de Saint-Pierre lui-même, le pape François, a participé à l’inauguration du projet, le plan d’action, qui est la soi-disant idéologie du développement durable, a poursuivi Arkadiusz Stelmach.
Même au XIXe siècle, l’Église s’opposait fermement aux « nouveautés » de la pensée qui étaient contraires à ses enseignements. Les papes ont publié des encycliques luttant contre le modernisme, le nazisme ou le communisme, et les fidèles sont morts aux mains des gouvernements maçonniques (Mexique) ou des oppresseurs rouges (Espagne, pays de la zone soviétique, dont la Pologne). Maintenant, cependant, depuis des décennies, les hiérarques et les fonctionnaires du Vatican se sont engagés dans la promotion d’un concept holistique de transformation de la vie sociale selon la pensée néo-marxiste.
– Le communisme a parfaitement simulé sa mort. […] Il était effectivement en train de se transformer, et celui qui semblait le mettre dans la tombe, Mikhaïl Gorbatchev, récemment décédé, était en fait un militant mondialiste de premier plan. Ensemble avec l’ancien prêtre de gauche Leonardo Boff, condamné (par l’Église), et Steven Rockefeller, ils ont rédigé la Charte de la Terre dans les années 1980, a déclaré le vice-président du SKCh. La Charte a eu une forte influence sur l’Agenda 2030, l’encyclique Laudato si de François et d’autres documents. Toute la pensée mondialiste se réfère à un paradigme basé sur la philosophie susmentionnée de l’idéalisme allemand. Les doctrines de gauche ont aussi largement transformé la science sociale endossée par l’autorité de l’Église.
– La pensée mondialiste, également fondée sur le marxisme et le néo-marxisme, crée un mélange explosif. Cette idéologie a envahi, pénétré, déformé le catholicisme dans de nombreux domaines. En fait, l’enseignement social catholique a été déconstruit, fortement imprégné de doctrines de gauche. Leonardo Boff, après avoir été interdit de parler en public par le Vatican, se consacre à l’étude de l’écologie. Il a lui-même déclaré que de théologien de la libération, il est devenu écologiste de la libération. Il a dit que tout comme les capitalistes exploitaient les pauvres, les travailleurs, les capitalistes exploitaient l’humanité, la Terre, les ressources naturelles, etc., a décrit Arkadiusz Stelmach.
Suivant ces tendances, la gauche annonce aujourd’hui une nouvelle transition – de l’ère anthropocentrique (qui a supplanté le théocentrisme) à l’ère écocentrique. Par conséquent, l’homme “doit” se considérer non pas comme la couronne de la création, mais seulement comme l’un des éléments les plus égaux du monde, à côté de la nature. Ainsi, les organes du Vatican promeuvent, par exemple, les idées de dépopulation, invitant, par exemple, à leurs conférences les partisans d’une réduction radicale du nombre d’habitants de la Terre.
– Cette pensée entre dans les documents de l’église, ce qui est effrayant. Ces concepts proclamant le dépeuplement de l’humanité sont présentés jusque dans les instances du Vatican, a souligné le participant à la présentation de la semaine dernière du rapport sur le développement durable.
En 2017, un professeur taïwanais, promoteur de l’idée d’une réduction drastique de la population de la Terre, s’exprimait lors d’une conférence organisée par l’Académie pontificale des sciences. Il affirme que pour résoudre les problèmes écologiques et économiser les ressources de la Terre, il faudrait réduire de moitié la population de notre planète d’ici 2050.
Malheureusement, en Pologne, le sujet des menaces résultant de la promotion du développement durable est rarement abordé. Les milieux scientifiques et académiques, voulant éviter de sortir du soi-disant courant dominant, présentent cette question presque exclusivement de manière favorable.
Comme l’a noté le vice-président du SKCh, l’idéologie libérale s’est installée dans les universités, les médias, les systèmes éducatifs et juridiques depuis de nombreuses décennies. Arkadiusz Stelmach s’est référé au texte du professeur Ryszard Legutka. Le philosophe y indique que les tenants de cette idéologie sont prêts à admettre les concepts les plus fous dans les salons et à leur donner des droits égaux aux vues de bon sens. Par exemple, les militants du mouvement LGBT en ont profité. D’abord simplement apparues dans la sphère publique, ils imposent aujourd’hui leur agenda partout, dans le cadre de la stratégie de gender mainstreaming.
– Quel est, par exemple, le combat dans l’Église maintenant ? Changer l’enseignement catholique sur la sexualité, comme l’approche de l’homosexualité et diverses autres soi-disant orientations ; à la question de la contraception, à la question du changement de sexe, etc. Veuillez noter que tous les synodes récents – qu’ils soient sur la famille, ou sur l’Amazonie, ou sur la jeunesse, ou maintenant la route synodale – ont toujours posé ces questions quelque part, a souligné l’orateur.
Arkadiusz Stelmach a également fait référence à la publication de Marguerite A. Peeters, qui décrit le mondialisme et ses manifestations dans la politique internationale. – Elle affirme que l’Église catholique est la dernière grande institution au monde qui prêche encore la vérité sur la sexualité humaine. Toute la bataille, cependant, est pour que ce dernier bastion tombe. Alors la victoire de cette révolution placée sous le signe du “développement durable”, du gender mainstreaming, sera complète et totale, estime Peeters, chef adjoint du SKCh.
Source : PCh24TV (Polonia Christiana : www.pch24.pl)
Député ivre
La presse a fait état de députés ivres à la buvette de l’Assemblée Nationale lors du débat sur les retraites.
On a peut-être un indice : Nicolas Sansu, député PCF, a été placé en garde à vue ce week-end pour conduite en état d’ivresse manifeste mais également outrage à personnes dépositaires de l’autorité public.
Nicolas Sansu participait à une soirée dans un bar vierzonnais. Sur le chemin du retour, le député a été contrôlé en état d’ébriété manifeste…
Nigeria : Témoignage de deux rescapées de Boko Haram
À l’occasion de la journée internationale de la femme, l’Aide à l’Eglise en Détresse invite deux nigérianes victimes des violences de Boko Haram à témoigner ce 8 mars. Elles seront reçues par le pape François.
Maryamu Joseph (19 ans) et Janada Marcus (22 ans) sont deux victimes de la secte djihadiste Boko Haram responsable de la mort de 75 000 Nigérians au cours des 13 dernières années.
À l’occasion de la Journée internationale de la femme le 8 mars, l’AED a invité ces deux nigérianes chrétiennes à se rendre en Italie pour témoigner et attirer l’attention des institutions sur la situation dramatique du Nigeria. Elles seront reçues par des personnalités politiques.
Après leur agression au Nigeria, Maryamu Joseph et Janada Marcus ont été prises en charge par les spécialistes du centre de traumatologie de Maiduguri, au nord-est du pays, construit avec l’aide de l’AED. L’association a recueilli leur témoignage effroyable ainsi que celui de 24 autres victimes, disponibles dans un document unique téléchargeable ici.
De 2018 à 2022, l’AED a financé 637 projets au Nigeria pour une somme de 8,2 millions d’euros. L’association a agi notamment dans le nord du pays, en soutenant la reconstruction des propriétés de l’Église détruites par les terroristes et en aidant les personnes traumatisées par des attaques djihadistes, comme Maryamu ou Janada.
Les scandales de corruption au niveau de l’UE continuent
Un haut fonctionnaire de la Commission, l’Estonien Henrik Hololei, est accusé d’avoir effectué plusieurs voyages payés par le Qatar, alors que son équipe travaillait avec l’État du Golfe sur un accord de transport aérien.
Ce directeur général du département des transports de la Commission européenne est critiqué pour avoir voyagé neuf fois en classe affaires, entre 2015 et 2021, avec la compagnie Qatar Airways, sans débourser le moindre sou. A une période où son équipe négociait un important accord aérien avec le petit émirat.
4 des vols concernés ont été payés soit par le gouvernement de l’État du Golfe, soit par des organisations proches du pouvoir qatari.
Un vaste scandale de corruption au Parlement européen a déjà été dévoilé en décembre 2022.
Peut-on être catholique et homosexuel ?
Alors que certains lobbys, au sein de l’Eglise, veulent réécrire le catéchisme de l’Eglise catholique, accompagnés par certains évêques, l’abbé Raffray (IBP) reçoit Gaëtan Poisson pour un entretien autour de la question de l’homosexualité et de la foi catholique. Gaëtan Poisson est l’auteur d’un ouvrage sur le sujet : L’homosexualité au risque de la foi – Le témoignage d’un gay qui défend l’Église. Ayant fait le choix de la chasteté dans la continence, il a perçu que l’homosexualité était porteuse d’une fragilité lumineuse, pleinement évangélique. Cet ouvrage offre le témoignage d’une rédemption, de la libération d’un homme d’une hypersexualisation imposée par les LGBT. Il offre aussi au lecteur une réflexion profonde non seulement sur l’Église et l’homosexualité mais aussi sur la beauté du discours de l’Église sur la sexualité.
Déroulé de l’émission :
- 1:18 Parcours de foi
- 4:52 Découvrir un tendance homosexuelle
- 12:17 Vivre libre, mais de quelle liberté ?
- 15:17 La parabole du fils prodigue
- 17:39 L’addiction au plaisir sexuel
- 19:45 Les épreuves sont source de salut – La conversion
- 23:19 Faut il réformer le catéchisme ?
- 24:40 La doctrine ne peut pas évoluer
- 28:45 L’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité
- 31:48 Désordre et péché
- 35:58 – La chasteté chrétienne
- 39:56 – Distinguer la personne de ses actes
- 41:34 – Dangers de l’idéologie LGBT
- 44:17 – L’affectivité n’est pas un péché
- 48:26 – La chasteté concerne tous les chrétiens
- 50:08 – L’Église doit prêcher à nouveau la morale chrétienne
- 52:03– Homosexualité et crise de la foi
- 53:30 – Péché et miséricorde
- 58:31 – Le renoncement est source de bonheur
- 1:01:22 – Vrai bonheur et illusions trompeuses
- 1:03:24 – La doctrine de l’Église est libératrice
- 1:05:52 – Conseils à un jeune aux tendances homosexuelles
- 1:07:20 – Accueillir les personnes
- 1:11:34 – Suivre le Christ pour comprendre le mystère du mal
