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Le ministère des Armées s’inquiète de l’arrivée de Ludovic Shaker

Selon la Lettre de l’Expansion :

En 2018, Ludovic Chaker, ami d’Alexandre Benalla, était présenté par le Monde comme « l’autre conseiller secret de l’Elysée ». Chargé de mission auprès du chef d’état-major particulier du président de la République, un poste créé pour lui, c’est lui qui aurait supervisé le recrutement d’Alexandre Benalla comme directeur de la sécurité du candidat Macron. Candidat divers gauche en 2012 aux législatives pour les Français de l’étranger, éliminé avec 1,99 %, il appela à voter pour le candidat socialiste Marc Villard. Diplômé de chinois, passionné d’arts martiaux et marqué par les philosophies orientales, Ludovic Chaker n’est ni militaire, ni fonctionnaire. Il a été nommé sous-lieutenant dans la réserve opérationnelle du corps des officiers des armes, armée de terre, en 2005. Il a depuis lors été promu régulièrement, obtenant le grade de commandant en 2018, après avoir été inscrit au tableau d’avancement pour ce grade en 2017. Durant la campagne, dans le groupe de travail sur la défense auquel il participait, il se présentait comme « ancien militaire, 44 ème régiment d’infanterie ». Le 44e RI est la structure administrative de rattachement des personnels militaires affectés à la DGSE, hors service action. Ludovic Chaker fait partie du noyau originel de la République en Marche.

Lorsqu’éclate l’affaire Benalla, c’est Ludovic Chaker « qui va mettre à l’abri des journalistes (mais aussi des enquêteurs dans les jours qui suivent) la compagne de Benalla et leur bébé dans un appartement de l’avenue Foch appartenant à Pascale Jeannin-Perez, une proche d’Alexandre Djouhri. ». Ludovic Chaker aurait également joué un rôle dans la disparition du coffre-fort de Benalla.

Mgr Schneider suggère aux laïcs d’élever la voix, dans la charité et la vérité

A l’occasion d’une conférence sur l’identité catholique organisée à Pittsburgh, Etats-Unis, par The Remnant, Mgr Athanasius Schneider a accordé à son directeur, Michael Matt, un long entretien pour évoquer la crise de l’Eglise, de la papauté et de la liturgie. Bref extrait de la traduction de Jeanne Smits. L’intégralité est à lire ici.
[…] je suggère aux laïcs : oui, vous pouvez élever votre voix, et je vous en prie, faites-le alors que sévit cette terrible crise de l’Eglise. Vous devez écrire, mais faites-le, avec insistance bien sûr, clairement, sans peur, mais toujours, s’il vous plaît, en trouvant des formes de respect ; comme l’a dit saint Paul : pratiquez la vérité dans la charité. Il est plus facile pour l’être humain de choisir l’un des extrêmes. Le premier extrême, c’est la charité seulement : ou bien je ne parlerai pas parce que je ne suis qu’un subordonné le pape et les évêques se chargeront de tout dans l’Eglise ; ou bien je dois simplement obéir, aveuglément. Telle n’est pas la véritable attitude d’un catholique. Et l’autre extrême, c’est seulement la vérité, sans charité : cela va nuire, cela ne convaincra personne, et donc ce n’est pas la voie de Dieu : la voie de Dieu est la synthèse, et elle est plus difficile. Il est plus facile de vociférer et de les maudire, et ainsi de suite : ce n’est pas la voie de Dieu, jamais. Nous devons unir les deux choses. Donc, essayez d’élever la voix, je vous en prie ! […]

Mgr Gobilliard nommé évêque de Digne

Samedi 15 octobre, le pape Francois a nommé Mgr Emmanuel Gobilliard évêque de Digne. Il était jusqu’à présent évêque auxiliaire du diocèse de Lyon. La messe d’installation aura lieu le 11 décembre à 14h30.

Sa devise d’évêque : « Sa Miséricorde s’étend d’âge en âge ».

L’AGRIF défend l’abbé Pagès contre la dictature LGBT

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

Le stupéfiant procès intenté à M. l’abbé Guy Pagès par des associations LGBT, pour une prétendue incitation à ce qui est appelé « homophobie », a déterminé l’AGRIF que je préside à le défendre ; ce que fera mardi prochain son avocat coordinateur Me Jérôme Triomphe.

L’abbé Pagès a certes été non seulement totalement dans sa mission de prêtre catholique en dénonçant le militantisme pour l’inhumaine GPA mais tout simplement dans l’expression du dégoût que ne peuvent que susciter les scènes d’une immonde abjection exhibitionniste en présence de petits enfants et même en les utilisant ignoblement.

On peut bien sûr d’abord éprouver de la commisération pour les pauvres types exhibant leurs organes empaquetés de tissu rose bonbon mais on ne peut que ressentir la plus vive indignation lorsque ces tarés les promènent au plus près des visages de petits enfants.

Les photographies versées au dossier du procès sont celles de scènes à vomir de dégoût. Que ce soit celles de misérables pervers s’étalant en continuité sodomite à la queue leu-leu ou celles dans le plus pur style « sado-nazi » de « mecs » affublés de vêture façon « SA » et tenant à bout de chaînes de pitoyables masochistes à quatre pattes frétillant de jouissance dans leur double dénaturation de l’homme et du chien dans une sorte de mascarade toutoutotalitaire.

Que dire encore de la présentation faite aux enfants de l’obscénité travaillée d’adultes nus, ventripotents, exhibant leurs ventres en gros gras-double et leurs pauvres fesses flétries en décapilotade ?

Atroce promotion de la plus abjecte laideur concevable par des enfoirés de Sodome et Gomorrhe !

On le voit, le combat de l’AGRIF pour les valeurs du Beau, du Vrai, du Bon, est aussi une lutte contre le racisme de la laideur.

J’appelle ce jour les militants et adhérents de l’AGRIF à la renforcer en obtenant des adhésions nouvelles pour faire face à ses combats judiciaires et de réplique aux idéologies mortifères. Je leur exprime toute ma gratitude.   

XXe congrès du Parti communiste chinois

Dimanche 16 octobre s’ouvre le XXe Congrès du Parti communiste chinois (PCC), qui a lieu tous les cinq ans et qui devrait permettre au régime chinois de renforcer l’influence et le pouvoir du président Xi Jinping avec un troisième mandat historique. Un Congrès écrit d’avance qui ne semble laisser place à aucun débat politique.

Le régime cherche à intensifier la répression et le contrôle social. Afin de s’assurer un troisième mandat, le président Xi Jinping a renforcé sa police d’État avec la politique de « zéro-Covid », au détriment même des performances économiques du pays. Ainsi, l’objectif du « zéro » Covid est utilisé à des fins politiques, en particulier au Tibet et au Xinjiang, où le gouvernement chinois affirme lutter contre le séparatisme et le terrorisme. De nombreux militants pour les droits de l’homme sont détenus ou attendent d’être jugés. Parmi eux, on compte notamment Xu Zhiyong (un des fondateurs de l’ONG Open Constitution Initiative) et Ding Jiaxi (coorganisateur du Mouvement des nouveaux citoyens). Chang Weiping (un avocat spécialisé dans les droits de l’homme), dont le procès a eu lieu le 26 juillet dernier, a subi le même sort.

Alors que tout semble écrit d’avance pour l’avenir du Parti et du régime chinois, le nouveau Congrès du PCC devrait servir à affirmer encore davantage le pouvoir et l’influence de Xi Jinping.

Lettre ouverte des AFC du Val de Marne aux parlementaires

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Nos Associations Familiales Catholiques sont engagées pour promouvoir une fin de vie naturelle, digne et vraie. la personne en fin de vie, le grand malade, l’handicapé… sont des personnes qui ont besoin d’être entourées d’amour et d’attention et accompagnées au jour le jour.

Malheureusement, l’euthanasie (et le suicide assisté) sont aujourd’hui présentés comme le “summum de la dignité de la personne” et le nouveau combat sociétal à mener. Les médias, à coup de sondages “truqués” et de déluges de fausse compassion, essaient de nous en convaincre.

Notre confédération a élaboré un “livret-argumentaire” que vous pouvez déjà vous procurer. Pascale Morinière,l a présidente, accompagnée du nouveau délégué général et du secrétaire général, a été reçue à l’Elysée pour manifester la grande inquiétude des familles face au projet de loi sur la fin de vie et leur crainte de voir la solidarité générationnelle à nouveau gravement atteinte.
Le renvoi de principe vers les conclusions de la convention citoyenne qui doit commencer en décembre, n’a pas convaincu les AFC alors que les déclarations du Président de la République laissent à penser que ces conclusions sont d’ores et déjà écrites.

Pour notre part nous avons envoyé à chacun de nos parlementaires une lettre ouverte pour leur présenter notre position et leur demander un rendez-vous.
Lisez cette lettre et faites-la connaître autour de vous, parlez-en à vos élus.

Nikola Mirkovic – Ukraine : les Etats-Unis nous entraînent dans le piège de Thucydide

Président de l’association Ouest-Est, Nikola Mirkovic est l’auteur de “L’Amérique Empire“. Ce spécialiste des pays de l’Est, qui a mené de très nombreuses missions humanitaires, évoque le déroulement des midterms et les enjeux des prochaines élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Nikola Mirkovic indique que le contexte d’embrasement général va peser lourdement sur ce scrutin qui renouvelle la Chambre des représentants et plus d’un tiers du Sénat. L’invité de TVL insiste sur le fait que, dans la guerre russo-ukrainienne ou vis à vis de la Chine, les Etats-Unis entraînent toute l’Europe dans le piège de Thucydide, c’est à dire un moment où une puissance dominante entre en guerre avec une puissance émergente en raison de la peur suscitée par sa montée en puissance. Comment en est-on arrivé là ? Nikola Mirkovic apporte d’importants éléments de réponse.

Stéphane Mercier annonce le programme de ses conférences de Philosophie 2022-2023 : Entrée libre

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Stéphane Mercier, docteur en philosophie, nous présente la 6ᵉ saison des conférences de philosophie Philo à Bruxelles.
Ces conférences sont données à Bruxelles, certes, mais elles sont accessibles gratuitement, en direct, depuis votre écran.

Vidéo de présentation : https://youtu.be/q0SXOwKlV84

« Notre 6ᵉ cycle de conférences 2022-2023 commence par un thème rigoureusement philosophique »
Stéphane Mercier nous donnera 9 conférences :
• 18 octobre 2022 : Kant, marâtre de l’agnosticisme contemporain ; ou : Comment conserver la santé mentale avec une belle-mère métaphorique, mais néanmoins encombrante ?
• 15 novembre 2022 : Petite histoire des vertus cardinales, de Platon à saint Thomas
• 13 décembre 2022 : Progrès spirituel et discipline de vie en Orient et en Occident : perspectives croisées
• Janvier 2023 : Le christianisme comme philosophie par excellence chez les Pères apologistes
• Février 2023 : À l’ombre du Portique? L’héritage stoïcien en régime chrétien
• Mars 2023 : « Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher » : à propos de l’humour, de jeu et de la détente en philosophie
• Avril 2023 : Le problème du mal dans notre vie chez saint Augustin et Xunzi
• Mai 2023 : Encore sur la question du mal : les sagesses du Proche-Orient et le livre de Job
• Juin 2023 : Temps de l’âme et temps du monde : l’expérience du temps et les vicissitudes de l’Histoire chez saint Augustin
▬▬▬▬▬▬▬ BIENVENUE : entrée libre ! ▬▬▬▬▬▬▬▬
👨‍🏫 Sur place au cœur de Bruxelles : https://inscription.philo.brussels/
🖥️ À distance sur YouTube : https://direct.philo.brussels/
🌍 Toutes les informations sur https://www.philo.brussels/
Et plus de 40 conférences…
à écouter depuis n’importe où que vous soyez : https://www.philo.brussels/videos/

Rappel : samedi 15 octobre – forum Jésus Le Messie à Paris

En l’église Saint-Roch à Paris :

Matinée :

8H30 : Accueil / Angélus

8H45 : Présentation de la journée

 9H00 : Tenez ferme dans la foi , grâce au combat spirituel, Père Joël GUIBERT          

10H00 : Témoignage Hayette-Marie

10h15 : Pause

10H30 : La confessionPère Joël GUIBERT

11H30 : Messe (chapelle de la Vierge)           

12H30 : Angélus et déjeuner (buvette sur place)

Après-midi :

13h45 : Présentation de l’après-midi : mouvement de l’annonce (Charité-Vérité-Liberté), Vianney VENDRELY

Rappel des fondamentaux : 1/ Prière – Conversion du missionnaire (Angélus & formation chrétienne) 2/ Accueil & Rencontre (Charité) 3/ Proclamation de l’Evangile (Vérité) 4/ Dialogue de Salut (Liberté)

S’impliquer dans l’évangélisation : Panorama des propositions missionnaires :

Mission de rue, Mission Internet, Joutes oratoires, Veillée-témoignage en paroisse, Fraternités de convertis…

14h-15h : Ateliers / Stands pour découvrir concrètement ces propositions

15h15 : L’accompagnement et la formation des chrétiens issus de l’islamabbé Marc GUELFUCCI   

15H45 : Pause 

 16H00 : Jeunes et Mission, table ronde avec Vianney VENDRELY, Jacques BERT, Palmyre BAROTH

 16H45 – 17h30 : Ateliers / Stands (2ème partie)

 17H45 : Vivre la prière du Notre Père, P. Joël GUIBERT

18h30 : Dîner (buvette sur place) / Messe paroissiale chapelle de la Vierge

19h45 : Veillée de prière, témoignages, bénédiction des convertis et des missionnaires, adoration.

20h45 : Fin

Islamisation de Cologne

À 13h24 aujourd’hui, la voix de l’imam Kader a retenti via deux haut-parleurs accrochés au-dessus de la porte en bois de la mosquée d’Ehrenfeld à Cologne. Cinq minutes d’appels à la prière, conformément aux conditions fixées par la convention élaborée avec la municipalité de Cologne, fruit des discussions depuis l’annonce de cet «appel du muezzin», il y a un an.

Le tribunal constitutionnel allemand a autorisé de façon générale les appels à la prière sur l’ensemble du territoire.

Les Associations Familiales Catholiques reçues à l’Élysée pour défendre la vie et la famille

Communiqué des AFC :

Mercredi 12 octobre, les Associations Familiales Catholiques ont été reçues à l’Élysée par Éric Thiers, conseiller « Institutions et action publique », et Katia Julienne, conseillère « Santé, handicap, personnes âgées ». Pascale Morinière, présidente des AFC, Laurent Giry, secrétaire général, et Guillaume Romaneix, délégué général, ont participé à cet entretien.

L’objectif des AFC était de manifester la grande inquiétude des familles face au projet de loi sur la fin de vie et leur crainte de voir la solidarité générationnelle à nouveau gravement atteinte. Le renvoi de principe vers les conclusions de la convention citoyenne qui doit commencer en décembre, n’a pas convaincu les AFC alors que les déclarations du Président de la République laissent à penser que ces conclusions sont d’ores et déjà écrites.

Les AFC ont aussi demandé une meilleure reconnaissance et un plus grand soutien de la famille, valeur primordiale pour les Français qui est cependant de plus en plus absente de la parole politique alors même que la natalité est en baisse régulière dans notre pays. Ce sujet devrait pourtant être au cœur des préoccupations de nos dirigeants, dans la perspective d’une prochaine réforme des retraites et de l’entrée des baby-boomers dans l’âge de la grande dépendance à l’horizon 2030.

Les évêques servent-ils encore à quelque chose ?

Dans une Eglise qui se veut synodale mais qui semble hyper centralisée, les évêques ne sont-ils finalement que de simples relais, les préfets du pape François ? L’analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Célier, le père Thomas et Anne Le Pape.

Grand remplacement : analyse divergente entre Jordan Bardella et Louis Aliot

Dans une tribune publiée dans L’Opinion, Louis Aliot, candidat à la présidence du RN, assure que le “Grand Remplacement” est un thème d’une « grande ambiguïté », une « marotte qui transforme ses ambassadeurs en Sandrine Rousseau de droite ». Valeurs Actuelles a interrogé l’autre candidat à la présidence du RN, Jordan Bardella :

Je n’utilise pas l’expression « Grand Remplacement », souvent connotée, mais je reconnais la juste réalité qu’elle décrit. Je l’ai vécue et je la vois chaque jour. Contre l’avis des Français qui n’ont jamais été consultés, notre pays subit une immigration massive, inédite dans son ampleur. Partout, des millions de nos compatriotes ressentent la douleur de devenir étrangers sur leur propre sol, ne reconnaissant plus la ville ou le quartier dans lesquels ils ont grandi. Ils s’inquiètent de voir nos coutumes, nos modes de vies et notre langue disparaître au profit de cultures venues d’ailleurs, parfois hostiles à nos valeurs. Je refuserai toujours que l’on mette ces Français sur le banc des accusés et que l’on range leurs inquiétudes profondes au rang des mauvaises pensées. Notre rôle est de mettre les mots justes sur leur réalité, et de leur montrer la voie pour reprendre le contrôle car la situation n’est pas irréversible. Quant au parallèle avec Sandrine Rousseau, j’ai du mal à le comprendre. Ses récentes sorties sur la viande ou les barbecues sont insignifiantes et moquées par une large majorité de Français. En revanche, notre identité nationale est un thème majeur, aussi bien intime que politique : il définit ce lien profond qui unit entre eux les Français, cet héritage culturel que l’on reçoit de nos ancêtres et que l’on veut transmettre à nos enfants. C’est absolument central.

Pour accéder au pouvoir, faut-il, comme semble l’entendre Louis Aliot, accepter de faire des concessions sur les questions identitaires ? Lui parle d’une « Bad Godesberg » à la française, référence au programme du SPD allemand de 1956 qui rompt avec le marxisme…

Pour accéder au pouvoir, il faut avoir le sens des responsabilités et une pugnacité de chaque instant. Il faut proposer des mesures réalistes et applicables, et une ligne politique équilibrée qui prenne en compte aussi bien les difficultés sociales des Français que leurs souffrances identitaires ou leur attente d’autorité. C’est bien le chemin que nous a montré Marine Le Pen pendant l’élection présidentielle. Je ne crois pas qu’on puisse arriver au pouvoir en renonçant à voir le réel et à le dire, particulièrement sur un sujet sur lequel la majorité silencieuse nous approuve, et sur lequel, désormais, presque toute la classe politique nous donne raison. Ce sont les autres partis qui sont contraints de nous accorder des concessions sur le sujet de l’identité, de la sécurité et de l’immigration, pas l’inverse ! À mes yeux, proposer un « Bad Godesberg » sur ce sujet, c’est ni plus ni moins proposer aux adhérents du Rassemblement National de rompre avec la ligne politique de Marine Le Pen. Je crois, au contraire, que cette voie est la bonne et que nous commettrions une erreur en abandonnant le régalien.

Votre concurrent à la présidence du RN oppose une “dédiabolisation” opérée par Marine Le Pen ces dernières années et une critique trop frontale du changement démographique. Est-ce qu’il y a encore une forme de tabou, au sein même du RN, sur le sujet ?

Il n’y a aucun tabou. La « dédiabolisation », cela n’a jamais été de céder sur le terrain des idées à ceux qui nous diabolisent avec une mauvaise foi décomplexée. C’est au contraire d’apparaître tel que l’on est vraiment. Le seul jugement qui compte, c’est celui des Français, pas celui des journalistes ou de nos adversaires. L’arrivée au pouvoir des idées nationales passe bien sûr par un refus d’excès langagiers qui ne servent à rien sinon à se faire plaisir, mais sans sombrer dans les euphémismes et les reniements idéologiques. Ni langue de bois, ni formules à l’emporte-pièce : juste un parler vrai. Cette constance explique en partie que nous sommes désormais le parti politique préféré des Français d’après un récent sondage de l’IFOP. […]

Lorenzo Fontana élu à la présidence de la Chambre des députés italiens

La Chambre des députés italienne a élu vendredi Lorenzo Fontana, membre de la Ligue de Matteo Salvini à sa présidence, ouvrant la voie à la formation d’un nouveau gouvernement en Italie après les élections législatives du 25 septembre. Âgé de 42 ans, Lorenzo Fontana, est un catholique bien connu de nos lecteurs. Pro-famille et eurosceptique, il a été élu à la majorité absolue par la Chambre des députés, recueillant 222 voix sur les 400 élus de cette chambre.

La presse nous réjouit à sa façon :

Militant pour la vie, catholique pratiquant qui va à la messe traditionnelle (il avait dit à propos du motu proprio Summorum Pontificum : « C’est un événement d’importance historique, qui marque un retour à la tradition »), il avait déclaré : « Les familles arc-en-ciel n’existent pas dans la loi italienne. » « Les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère », et « la famille naturelle est attaquée » par les militants LGBT qui « veulent nous dominer et effacer notre peuple ». Et aussi ceci qui est fort à propos ces jours-ci : « L’avortement est la première cause de féminicide au monde ».

Lorenzo Fontana est tout aussi direct quand il s’agit de l’Union européenne. Rappel de ce qu’il disait en 2017 lors d’un meeting de la Ligue :

Nous sommes contre l’Europe de la franc-maçonnerie, nous sommes contre l’Europe de la “Finance”, nous sommes contre l’Europe de Soros: nous sommes contre ceux qui veulent l’invasion islamique de notre Europe; nous sommes contre ceux qui veulent que nous soyons envahis par les migrants, parce qu’ils disent que nous avons un problème démographique, alors nous avons besoin des immigrants. Oui! Nous sommes contre cette Europe ! Mais la vérité est que NOUS SOMMES les vrais patriotes européens ! Nous aimons l’Europe. Certes, nous voulons une Europe qui a LÉPANTE dans ses racines, quand nos navires se sont battus contre l’invasion islamique et ne se sont pas honteusement couchés comme aujourd’hui !

Notre Europe demande aux familles d’avoir plus d’enfants ! Et pas que les immigrants doivent venir parce que nous avons un problème démographique ! Nous voulons aider les Européens à avoir plus d’enfants européens ! C’est ce que nous voulons pour notre Europe ! Nous voulons une Europe où le mariage est entre une mère et un père ! Et que les enfants sont donnés à une mère et un père ! Les autres choses détestables, nous ne voulons même pas les entendre mentionnées !

C’est donc une Europe où il y a un grand conflit en cours ! Nous représentons l’identité et le patriotisme, ceux qui aiment la terre de leurs pères. Et contre nous, nous avons ceux qui veulent la standardisation, qui veulent la mondialisation, qui veulent que nous soyons tous des numéros, qui veulent que nous soyons tous des consommateurs ! Mais nous aimons l’identité, la tradition, les peuples et la variété. Il est clair que ce que nous devons faire – vu que c’est un défi mondial – c’est regarder non seulement nos régions – même si c’est très important – non seulement « La Padanie », pas seulement toute l’Italie ou toute l’Europe, mais il faut regarder le monde entier – et former une «alliance identitaire», un «front identitaire» – qui combat la franc-maçonnerie de Bruxelles et également mondiale, qui veut nous détruire, qui veut nous anéantir !

Et pendant ce temps, les abus liturgiques fleurissent dans notre pays

De Paix Liturgique :

En ce samedi 8 octobre, nous étions devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30, pour manifester et pour prier.

Lors du colloque organisé samedi dernier pour la défense de la liturgie traditionnelle, Maison de la Chimie, à Paris, l’historien Luc Perrin attirait notre attention sur le procédé que les communistes utilisaient durant la guerre froide pour éteindre toute opposition dans les pays d’Europe de l’Est, à savoir la « tactique du salami » : l’Église catholique, les autres partis, étaient éliminés « tranche après tranche, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien ».

C’est ainsi qu’est supprimée une messe ici, une messe là. C’est ainsi qu’on refuse la célébration des sacrements traditionnels, baptêmes, mariages, confirmations, en mêlant le nouveau rite d’un maquillage d’éléments traditionnels.

Mais nous sommes bien décidés à ne rien céder. Les autorités s’en rendent compte, par exemple à Paris, où un auxiliaire, Mgr Verny, a entendu des paroissiens de Saint-Eugène s’exprimer devant lui de manière la plus franche, ou encore à Sainte-Odile, où les fidèles sont particulièrement « remontés » d’avoir appris que l’archevêché rêvait de ne voir plus « qu’une seule messe ». Pourquoi donc nos pasteurs, à la suite du Premier d’entre eux, ont-ils ainsi relancé, contre le plus élémentaire bon sens, une guerre liturgique absurde, alors que tant et tant de problèmes s’abattent sur une Eglise exsangue ?

Nous avons été scandalisés d’apprendre que le cardinal Robert Sarah se soit vu refuser par Mgr Ulrich, archevêque de Paris, de célébrer la messe traditionnelle pour le 40ème anniversaire du Pèlerinage de Chrétienté, dans l’église Saint-Roch, ce samedi 8 octobre. Le cardinal Sarah, ancien Préfet de la Congrégation du Culte divin, n’est pas le bienvenu : c’est énorme !

Et pendant ce temps, les abus fleurissent dans notre pays, et non des moindres : bénédiction liturgique d’un “mariage” homosexuel, non en Belgique, mais en France, dans le diocèse de Nîmes ; messe concélébrée par des laïcs, non à Coire en Suisse, mais à Lourdes en France, où lors du trente-septième pèlerinage de « Lourdes Cancer Espérance », au cours de la célébration d’entrée du mardi 20 septembre, dans la basilique Saint-Pie-X, les prêtres concélébrants étaient assis parmi les malades, et de nombreux laïcs, assis à leurs côtés, ont prononcé avec eux les paroles de la consécration. Mais qu’importe : le seul abus à éradiquer est la liturgie tridentine et le credo liturgique qu’elle représente !

Nous sommes de tout cœur et en union de prière avec les fidèles persécutés de Grenoble, du Havre, avec les séminaristes de Toulouse défroqués par leur archevêque, avec les fidèles parisiens de Saint-Georges de La Villette, de Saint François Xavier, de N.D. du Travail, de Sainte-Clotilde, avec les fidèles rejetés de Saint-Germain-en-Laye, qui assistent à la messe devant l’église vide de l’hôpital.

Les pouvoirs publics prennent enfin conscience du fléau de la pornographie

Extrait d’un entretien donné par François Billot de Lochner en sa qualité de président de l’association Stop Au Porno à Boulevard Voltaire. Il revient sur le récent rapport sénatorial au sujet de la pornographie. Un rapport qui témoigne d’une évolution des mentalités, un motif d’espoir et une reconnaissance du travail associatif. Quatre sénatrices, Annick Billon (UDI), Alexandra Borchio Fontimp (LR), Laurence Cohen (PCF) et Laurence Rossignol (PS) ont rendu, le 28 septembre, un rapport « explosif » sur l’industrie pornographique jugée « prédatrice » et qu’il est « urgent d’encadrer ». De son côté, l’ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, l’ancien CSA) se lance dans une bataille judicaire contre cinq des principaux sites pornographiques mondiaux et leurs fournisseurs d’accès.

Sabine de Villeroché. Le porno, ça nous concerne tous ?

François Billot de Lochner. Oui, hélas ! Une erreur actuelle considérable consiste à dire que cela ne concerne que les mineurs. Or, la pornographie, qui concerne évidemment les mineurs, touche la population dans son ensemble. Un seul chiffre : au moment où nous nous parlons, Google nous indique que 35% à 40 % des connexions sur son moteur de recherche concernent des sites pornographiques. En son temps, la série de films pornographiques Emmanuelle a enregistré près de 10 millions d’entrées d’adultes. Et je ne parle pas des radios pornographiques comme Skyrock ou Fun Radio, dont l’audience est comprise, tous les soirs, entre 5 et 10 millions de personnes.

Le rapport du Sénat et la procédure judiciaire qui est en cours sont-ils le signe d’une prise de conscience inédite des pouvoirs publics ?

Vous avez parfaitement raison : les pouvoirs publics semblent enfin prendre conscience du fléau de la pornographie. Cela dit, ne soyons pas naïfs : les rapports sont souvent faits pour être enterrés et les procédures judiciaires sont souvent des échecs. Nous parlons en connaissance de cause, car les procédures judiciaires lancées par notre association ne donnent que des résultats mitigés. Pourtant, ne boudons pas notre plaisir : ce rapport du Sénat a le mérite de mettre le sujet de la pornographie au cœur de l’actualité et les procédures judiciaires ont le mérite de faire trembler les pornocrates de tous poils.

Croyez-vous à l’efficacité des propositions destinées à limiter l’accès aux mineurs, comme la réelle mise en place des trois séances annuelles d’éducation sexuelle à l’école en y introduisant des « sujets relatifs à la marchandisation des corps et à la pornographie » ou encore le renforcement de la marge d’action de l’ARCOM, le gendarme français d’Internet ?

Dans l’état actuel de la société, je pense que la proposition de séances d’éducation sexuelle à l’école est catastrophique. En effet, ces séances existent déjà, sont l’apanage de mouvements ou d’associations libertaires comme LGBT, consistent à « libérer » les enfants de toute contrainte sexuelle et contribuent donc à l’évidence au développement de la pornographie. En revanche, donner davantage de marge d’action à l’ARCOM pourrait être une bonne chose, à condition que cette structure utilise déjà les pouvoirs qui sont les siens. Or, nous savons d’expérience que l’ARCOM, ex-CSA, n’a à peu près jamais rien fait jusqu’ici, ce qui nous a amenés à enclencher une procédure contre cette organisation. Peut-être est-ce la raison pour laquelle celle-ci, sentant le vent du boulet, a enfin déclenché une action contre plusieurs sites hautement pornographiques.

Le porno, c’est aussi la mise en danger des femmes. Pour les sénatrices auteurs du rapport, il faudrait renforcer l’arsenal judiciaire pour mieux protéger les actrices. Elles appellent à un mouvement MeToo de la pornographie, est-ce souhaitable ?

À l’évidence, les « actrices » pornographiques vivent un enfer, parfaitement décrit dans un certain nombre d’ouvrages de femmes qui ont eu un passé d’« actrices » et qui ont réussi à s’en sortir. Au sein de cette population, la violence, les viols, l’esclavage, la maltraitance sont monnaie courante. Des dirigeants de plusieurs sites pornographiques sont actuellement – et je dirais : enfin ! – mis en examen ou incarcérés pour toutes ces raisons. Le renforcement de l’arsenal judiciaire est un impératif et doit être à ce point implacable que les responsables et profiteurs de l’industrie pornographique, comprenant le risque majeur qu’ils courent en continuant ce type d’activité, l’arrêtent purement et simplement. […]

Le 18 octobre, un million d’enfants prient le chapelet

Le 18 octobre prochain, l’AED lance une campagne mondiale de prière pour la paix dans le monde intitulée « un million d’enfants prient le chapelet ».

Mardi 18 octobre 2022, l’AED invite comme chaque année les familles, les catéchistes, les enseignants à prier le chapelet pour la paix avec tous les enfants du monde entier. Cette campagne de prière mondiale s’appuie sur la demande de Notre-Dame de Fatima aux petits bergers de prier le chapelet tous les jours, certaine que la prière enfantine et confiante du chapelet peut véritablement changer le monde, vaincre le mal et apporter la paix.

Pour cette année 2022, « nous voudrions confier tout particulièrement les pays où règnent la guerre, la violence et la grande détresse, comme l’Ukraine, le Proche-Orient, le Nigeria, la zone sahélienne de l’Afrique et partout où les peuples ne peuvent pas vivre en liberté » précise le cardinal Piacenza, président international de l’AED. Il insiste : « Marie veut que notre terre devienne pour tous un foyer où règne l’amour de Dieu et où plus personne n’ait à souffrir de la peur et de la détresse. »

Cette campagne de prière du chapelet pour les enfants a été lancée en 2005 à Caracas, la capitale vénézuélienne. Alors que plusieurs enfants priaient le chapelet dans un sanctuaire, certains ont rappelé les paroles de Saint Padre Pio : « Si un million d’enfants prient le chapelet, le monde changera ». Dès lors, la campagne s’est rapidement répandue dans le monde. L’AED soutient le projet depuis 2008 et a repris l’organisation de l’événement au niveau mondial. Chaque année, des centaines de milliers d’enfants répondent à l’appel.

L’AED fournit gratuitement un livret contenant des méditations adaptées aux enfants sur les mystères du chapelet et une consécration à Marie en différentes langues. À télécharger ici en français.

Possibilité aussi de s’inscrire sur une carte mondiale interactive qui permet de visualiser en direct le nombre de participants à cette campagne de prière.

Ce père de l’Eglise que les papes ne peuvent pas canoniser

Vidéo présentée par l’abbé Benoît, vous emmenant sur les traces des premiers martyrs et des premiers grands saints de l’Église. Une émission qui vous fera voyager des persécutions sous Néron jusqu’au début du monachisme, en passant par Saint Augustin et Saint Irénée de Lyon.

Cette semaine : Origène :

Hypothèse sur la datation du martyre de l’apôtre Pierre

Sur Claves :

L’apôtre Pierre aurait été crucifié dans un cirque situé en périphérie de la ville impériale, à l’emplacement actuel de la cité du Vatican, le 13 octobre 64 : essai de détermination précise de la date du martyre de Pierre.

Il est reconnu depuis toujours que Pierre a subi à Rome le martyre sous le règne de Néron, l’empereur profitant de la présence d’une forte communauté chrétienne dans la ville pour rejeter sur elle la culpabilité de l’incendie des quartiers populaires. L’événement funeste est rapporté par les grands historiens romains (Tacite en particulier, voir Annales XV, 44). La persécution qui suivit dura plusieurs années, et les chrétiens avaient traditionnellement retenu l’année 67 pour le martyre des apôtres Pierre et Paul. Bien que la date reste largement acceptée concernant saint Paul, la recherche contemporaine a eu tendance à avancer celle du martyre de saint Pierre à 64, l’année même de terrible incendie et du début des troubles contre les chrétiens. Les études de l’épigraphiste et archéologue Margherita Guarducci ont en particulier permis d’identifier avec une forte probabilité la période précise du martyre du prince des apôtres. En 1968 elle publiait ainsi un article proposant même d’en déterminer le mois et le jour.

les témoignages de Clément et Tacite

La meilleure source d’information concernant le martyre de saint Pierre est la Prima Clementis, première des deux épîtres adressées par le troisième successeur de Pierre aux Corinthiens, aux alentours de 96 après Jésus-Christ. Ce témoignage consonne profondément avec le récit par Tacite de l’incendie de Rome, qui permet de dater l’événement de la nuit du 18 au 19 juillet 64. On en retire le fait que Pierre semble avoir été martyrisé dans la vague de persécutions qui suivit immédiatement l’incendie, dans les « jardins » du Vatican. Ces témoignages sont hautement crédibles, en particulier du fait de la qualité de l’information de Tacite, historien avisé qui consultait et utilisait des documents de première main : les procès-verbaux des sessions du Sénat romain (Acta senatus) et le journal officiel de l’Empire (Acta diurna). Il décrit la « multitude immense » des chrétiens, condamnés à mort en raison de leur « haine contre le genre humain », soit contre l’Empire lui-même. Cette accusation revenait à en faire des ennemis de l’intérieur, une cinquième colonne à éradiquer au plus vite. Les exécutions eurent lieu au cours de jeux du cirque à l’occasion desquels Néron avait ouvert ses « jardins » et son propre cirque du Vatican. Après l’incendie, ce lieu était probablement le seul disponible pour accueillir cet horrible spectacle. Le cirque Maxime, où se déroulaient habituellement les jeux, était hors de service, justement en raison de l’incendie. Tacite note que Néron lui-même honora de sa présence les jeux du Vatican, se mêlant à la foule comme spectateur, voire au spectacle offert sur la piste, comme aurige. Les festivités s’étendaient sur plusieurs jours : reste à déterminer la période à laquelle elles furent tenues.

Tacite les place sans hésiter en octobre de l’année 64. Si l’on examine les événements qu’il énumère entre l’incendie du 18 et 19 juillet et la fin de cette année, on peut situer les jeux du Vatican dans la première moitié d’octobre. Par ailleurs, il ne paraît pas envisageable qu’une seconde persécution anti-chrétienne, d’ampleur comparable, ait pu trouver sa place parmi les dernières années du règne de Néron, qui mourut en juin 68, en particulier puisqu’il voyagea en Grèce à partir de septembre 66 et jusqu’au début de 68.

Deux apocryphes

On dispose en outre du témoignage de deux apocryphes, l’Apocalypse de Pierre, qui daterait du IIème siècle et trouverait son origine en Egypte, mais ne fut redécouvert qu’au XIXème siècle, et l’Ascension d’Isaïe, apocryphe syrien du début du IIème siècle. Les auteurs des deux écrits, anonymes, mettent en lien des annonces prophétiques avec leurs réalisations dans les événements de leur temps. Après avoir mentionné les infamies de Néron, ils annoncent son châtiment comme imminent. L’Apocalypse de Pierre note que le martyre de l’apôtre marque le début de la chute de l’empereur. Sa déclaration est reprise dans l’Ascension d’Isaïe, qui compte avec précision les jours du règne de Néron après la mort de Pierre : 3 ans, 7 mois et 27 jours. Si l’on reprend le calcul à partir de la mort de Néron, le 9 juin 68, on tombe bien sur octobre de l’année 64, le 13 du mois. La date coïncide précisément avec la période où nous avons placé le début de la persécution de Néron et les jeux tenus dans les « jardins » du Vatican.

Une confirmation frappante : le dies imperii

Autre confirmation avec le dies imperii (date officielle de début de règne) de Néron : le 13 octobre était justement ce jour particulier, anniversaire de son accession au trône, anniversaire particulier en ce qu’il s’agissait du dixième, les decennalia, sorte de jubilé impérial, qu’il convenait de célébrer de manière solennelle. Les sources montrent que ces occasions étaient souvent rehaussées par des rites religieux, des jeux, des dons publics de l’empereur au peuple romain. On y retrouvait en particulier des sacrifices sanglants, la croyance ancienne liant le sang versé en offrande aux dieux aux bienfaits accordés par ceux-ci aux vivants. À Rome les fêtes les plus importantes : dies natalis de l’empereur et dies imperii, coïncidaient ainsi souvent avec des spectacles sanglants : combats de gladiateurs, expositions de prisonniers, sacrifices de condamnés juifs ou chrétiens. Des juifs d’Alexandrie furent ainsi immolés au dies natalis de Caligula, le martyre de saint Polycarpe coïncidera plus tard avec le dies natalis d’Antonin le Pieux, la mise à mort des chrétiens de Lyon avec celui de Marc-Aurèle. Au vu de la personnalité de Néron, on peut raisonnablement imaginer qu’il ait promu à l’occasion de ses decennalia de tels spectacles sanglants, exaltant ainsi sa propre personne et la majesté de l’Empire, en faisant solennellement mettre à mort ses ennemis.

Faut-il fêter saint Pierre le 13 octobre ?

La convergence de ces témoignages, issus de sources diverses quant à leur type (archéologique, épigraphique) permet ainsi de formuler avec une haute probabilité l’hypothèse d’une datation précoce du martyre de saint Pierre, dès l’an 64. La belle coïncidence des témoignages qui pourraient désigner le mois d’octobre, et en particulier le 13, comme date précise de sa naissance au ciel ont conduit Margherita Guarducci à proposer cette identification intéressante. Faut-il en conclure qu’il ne reste plus qu’à déplacer la célébration liturgique des saints apôtres ? Heureusement l’usage de l’Église est d’user en la matière de prudence et de circonspection. En l’occurrence la tradition a voulu fêter ensemble les apôtres Pierre et Paul, colonnes et fondations de l’Église, le 29 juin.

Fêter l’anniversaire du Concile devant la nonciature

Avec Paix Liturgique :

Samedi, le 15 octobre, nous fêterons à notre manière le 60ème anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30.

L’anniversaire du dernier concile, ouvert à Rome le 11 octobre 1962, a donné lieu, mardi dernier, à quelques célébrations obligées, mais il est passa au total presque inaperçu, comme un anniversaire presque honteux, tant il est vrai que les fruits de cette assemblée, plus d’un demi-siècle après, sont proprement atterrants. A peine était-il achevé, après quatre sessions, en 1965, que la grande dégringolade commençait : pratique dominicale, vocations sacerdotales et religieuses, missions, etc. Et les églises continuent de se vider, hier à cause du Covid, nous explique-t-on, aujourd’hui à cause de Poutine peut-être, en tout cas pas à cause de Vatican II !

Pour les fidèles du rang, le Concile, c’est la réforme liturgique, commencée en 1964, voulue et vécue comme un grand chambardement. Un chambardement obligatoire ! Obligatoire ? Providentiellement, le Seigneur a permis que des prêtres, des fidèles, un évêque bientôt, fissent continuer la liturgie d’avant, porteuse de la doctrine d’avant, qui s’est vite montrée indéracinable, au point d’être à la fin reconnue par Rome comme ayant parfaitement droit à l’existence.

On veut aujourd’hui nous ramener à l’origine, au moment où le chambardement a été décrété obligatoire. Eh bien, aujourd’hui encore, nous répondons comme le fit le P. Thomas-Roger Calmel :

« Je m’en tiens à la Messe traditionnelle, celle qui fut codifiée, mais non fabriquée, par saint Pie V, au XVIe siècle, conformément à une coutume plusieurs fois séculaire. Je refuse donc l’Ordo Missæ de Paul VI. Pourquoi ? Parce que, en réalité, cet Ordo Missæ n’existe pas. Ce qui existe c’est une Révolution liturgique universelle et permanente […].J’estime de mon devoir de prêtre de refuser de célébrer la Messe dans un rite équivoque. »

Et nous estimons de notre devoir de fidèles catholiques de faire de même.

C’est ce que nous redirons samedi, en priant et en manifestant, devant la résidence du représentant du Saint-Père. C’est ce que rediront les membres du collectif Paris Tradition 14, dans leur chapelet du dimanche à 18h devant l’église Notre-Dame du Travail, les veilleurs qui récitent le chapelet devant les bureaux de l’archevêché 10 rue du Cloître Notre-Dame les mardis et jeudis à 13h, ceux qui le récitent en l’église St-Georges de La Villette le mercredi à 17h, et aussi les courageux fidèles de Saint-Germain-en-Laye qui assistent à une messe en plein air devant la chapelle de l’hôpital, le dimanche à 11h, 20 Rue Armagis.

Jacques Ricot sur l’euthanasie : « La raison économique est inavouée mais bien réelle »

Invité à Angers par l’association Anjouphilétique pour une conférence devant des personnels de santé, le philosophe Jacques Ricot dénonce sur RCF Anjou la logique économique inavouée du combat pour le droit à l’euthanasie. Il prend l’exemple des mutuelles qui sont

« censées protéger les êtres vulnérables mais qui ont osé prendre fermement partie pour l’euthanasie dans un contexte de vieillissement de la population ».

Hausse de 70% de l’immigration illégale en Europe

Dans un communiqué publié jeudi 13 octobre, l’Agence européenne des frontières annonce que le nombre d’entrées irrégulières dans l’Union européenne avait explosé sur les premiers mois de 2022 : 228 240 entrées ont été enregistrées entre janvier et septembre, dont 33 380 pour le seul mois de septembre. Il s’agit d’une hausse de 70% par rapport à la même période de 2021.

La route des Balkans occidentaux continue d’être la plus empruntée, avec 106 396 entrées illégales sur neuf mois, soit une augmentation de 170% par rapport à la même période de l’année dernière. Cet itinéraire a été principalement emprunté par les Syriens, Afghans et Turcs. De même, les immigrés empruntant la route de la Méditerranée orientale a augmenté de 118% sur cette période, et de 42% pour ceux empruntant celle de Méditerranée centrale. En revanche, les arrivées illicites ont baissé de plus de 30% sur la frontière orientale de l’UE, ainsi que sur la route de la Méditerranée occidentale.

Par ailleurs, le nombre de sorties de l’UE vers la Grande-Bretagne a augmenté de 68% sur les trois premiers trimestres 2022, s’établissant à 52 720.

Plus de 11 millions de ressortissants ukrainiens sont entrés dans l’UE depuis le début de la guerre. Toutefois, un nombre important d’entre eux sont déjà rentrés dans leur pays.

Le Conseil d’Etat refuse de saisir le Conseil Constitutionnel d’une QPC sur l’euthanasie

Au motif qu’une QPC ne pourrait « contraindre le législateur de légiférer sur un autre sujet que celui traité par la loi » visée.

L’association ” DIGNITAS – Vivre dignement – Mourir dignement ” demandait au Conseil d’Etat à ce qu’il soit enjoint au Premier ministre d’édicter de nouvelles dispositions aux fins de prévoir ” le droit pour chacun de pouvoir mettre fin à ses jours consciemment, librement et dans la dignité”, et de renvoyer au Conseil constitutionnel la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des dispositions des articles L. 1110-5 à L. 1110-5-3 du code de la santé publique.

Ces articles garantissent à toute personne le droit de recevoir les traitements et les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l’efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées, ainsi que le droit d’avoir une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible de la souffrance. L’article L. 1110-5-1 prévoit que ces actes ne doivent pas être mis en oeuvre ou poursuivis lorsqu’ils résultent d’une obstination déraisonnable. L’article L. 1110-5-2 permet une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès. L’article L. 1110-5-3 prévoit notamment que toute personne a le droit de recevoir des traitements et des soins visant à soulager sa souffrance.

Les dispositions de ces articles n’ont ni pour objet ni pour effet de reconnaître ou d’organiser l’exercice d’un “droit de chacun à pouvoir mettre fin à ses jours consciemment, librement et dans la dignité”, tel que revendiqué par l’association. Dans ces conditions, cette dernière ne peut utilement soutenir, par la voie d’une question prioritaire de constitutionnalité qui porte sur un autre sujet que celui traité par les dispositions législatives qu’elle conteste, ni que ces dispositions méconnaîtraient le droit qu’elle revendique, ni qu’elles seraient entachées d’incompétence négative faute de comporter des règles permettant l’exercice d’un tel droit.

I-Média – La Troisième Guerre Mondiale a-t-elle commencé ?

L’image de la semaine

Alors que les carburants se font rares, la France est tendue ! Violences dans les stations et grèves de plus en plus nombreuses seront nos images de la semaine.

La guerre mondiale a-t-elle commencé ?

Nous consacrons ensuite une bonne partie de notre émission à la troisième guerre mondiale qui se profile. Nous reviendrons entre autres sur l’explosion du Pont Kertch en Crimée, les bombardements de Kiev par la Russie, la propagande par l’image qui s’intensifie et le bellicisme des généraux de plateaux.

La revue de presse

En revue de presse, nous disséquons les pratiques journalistiques de la semaine : entre écolo-tartufferie, affaires de censure de la presse alternative et nouvelles excitantes, nous avons de quoi faire cette semaine !

Génération identitaire, la persécution continue !

Enfin, ne ratez surtout pas notre dernière partie d’émission dans laquelle nous revenons sur le procès de 23 anciens membres de Génération identitaire à Marseille. Ces militants risquent la prison pour des faits qui remontent à 2018 et il est important que vous preniez connaissance des faits !

La CEDH condamne la France pour avoir condamné une Femen

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’ECLJ, réagit sur Valeurs Actuelles à cette décision scandaleuse de la Cour européenne :

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) s’est placée une nouvelle fois du côté des blasphémateurs antichrétiens, en défendant la « liberté d’expression » de la militante femen qui avait profané l’église de la Madeleine à Paris en 2013. Cette femme s’était exposée, devant l’autel et le tabernacle, seins nus, tatouée, les bras en croix, portant une couronne d’épines et le voile bleu de la Sainte Vierge, et tenant « deux morceaux de foie de bœuf dans les mains, symbole du petit Jésus avorté ». Sur sa poitrine étaient inscrits les slogans « Christmas is canceled » et « 344ème salope » en référence au manifeste des 343 féministes pro-avortement en 1971.

Vous avez dit abject ? Pas pour la CEDH, qui n’a vu dans cette mise en scène macabre que l’action d’une courageuse militante féministe injustement condamnée, dont le « seul objectif » était très noble : contribuer « au débat public sur les droits des femmes, plus spécifiquement sur le droit à l’avortement ». La Cour a jugé que la protection « de la liberté de conscience et de religion » ne pouvait pas justifier cette condamnation, feignant en outre de reprocher aux juridictions françaises de ne pas avoir « recherché si l’action de la [femen] avait un caractère “gratuitement offensant” pour les croyances religieuses, si elle était injurieuse ou si elle incitait à l’irrespect ou à la haine envers l’Église catholique ». Bilan : la France est condamnée à lui verser 9800 euros.

Pour condamner la France, la Cour s’est déclarée « frappée de la sévérité de la sanction », qui n’était pourtant que d’un mois de prison avec sursis et 2000 euros d’amende. Elle a déploré que cette peine soit inscrite au casier judiciaire de la militante — comme si sa réputation avait à en souffrir — et que le sursis puisse devenir une peine de prison ferme dans l’hypothèse où elle serait une nouvelle fois condamnée pour l’exercice de sa « liberté d’expression ».

Cela devient une habitude, à la CEDH, de défendre ces attaques proférées dans les églises et contre l’Eglise. En 2018, elle avait déjà jugé que la provocation blasphématoire du groupe punk féministe des Pussy riots dans le chœur de la Cathédrale orthodoxe de Moscou était une forme d’expression protégée par la Cour. L’avocat des Pussy riots, par ailleurs cadre de l’Open Society de George Soros, est depuis devenu juge à la CEDH. La même année, la Cour avait aussi condamné la Lituanie pour avoir sanctionné des publicités blasphématoires mettant en scène le Christ et la Vierge Marie.

Mais sa position est toute différente s’agissant de l’islam. Souvenons-nous en, en 2018, la CEDH a soutenu la condamnation pénale d’une conférencière autrichienne à qui il était reproché d’avoir assimilé à de la « pédophilie » la relation sexuelle de Mahomet avec Aïcha, alors âgée seulement de 9 ans. La CEDH jugeait que cette conférencière n’avait pas cherché à informer objectivement le public, mais à « démontrer que Mahomet n’est pas digne d’être vénéré ». À l’appui de cette condamnation, la Cour avait considéré que parler de « pédophile » serait une « généralisation sans base factuelle », de « nature à susciter une indignation justifiée » des musulmans. Ces propos constituaient, selon la Cour, « une violation malveillante de l’esprit de tolérance à la base de la société démocratique » susceptible « d’attiser les préjugés » et « de mettre en danger la paix religieuse ».

Comment ne pas voir dans cette différence de traitement un “deux poids deux mesures”, doublé d’un coupable aveuglement ? Comment ne pas y voir les propres préjugés de la Cour ? La conférencière n’a fait que dire la vérité, avec décence et discrétion, tandis que la Femen avait pour objectif de blesser et d’offenser. Jamais la Cour n’aurait soutenu une telle mise en scène macabre si elle avait eu lieu dans une mosquée ou dans l’enceinte d’un Palais de Justice. Pourquoi condamner la première et défendre la seconde ?

Les juges de Strasbourg ne voient-ils pas que chaque jour en Europe des églises sont profanées, incendiées, des statues brisées et des croix renversées ? Ne voient-ils pas l’incompréhension et la haine envers le Christ et les chrétiens se répandre dans la société ? Ne voient-ils pas que, de plus en plus, la Cour elle-même se comporte à l’image de la société ? Essayons d’imaginer le monde sans le Christ : nous verrons la guerre et la barbarie. Cette chute, d’ailleurs, nous la voyons déjà.

Synode sur la synodalité : Le questionnaire de la dernière chance

Un questionnaire a été publié à l’initiative d’un fidèle laïc. Il a pour but de permettre une participation plus large, notamment des jeunes, au “synode sur la synodalité” initié en 2021 et pour lequel seulement 10% des catholiques pratiquants français se sont mobilisés. Il complète un questionnaire espagnol qui a été largement diffusé en France durant l’été 2022 et qui a eu le mérite d’exister, mais dont l’orientation a été beaucoup critiquée.

Bien que la phase de consultation diocésaine soit clôturée depuis le 15 août 2022, il a paru intéressant, ne serait-ce qu’à titre informatif, de compléter les synthèses diocésaines qui, pour certaines, semblent ne refléter que de manière très incomplète la réalité des catholiques français.

Ce questionnaire s’inspire directement des indications données par les évêques de France lors de leur assemblée plénière qui s’est tenue à  Lyon les 14 et 15 juin 2022. Il en respecte scrupuleusement la structure et reprend les cinq nouveaux axes de travail prioritaires qui y sont formulés, à savoir:

  • “Mieux articuler la dimension humaine de l’Église avec sa nature sacramentelle ;
  • Se saisir de ce que la collecte nous dit de la souffrance et des attentes des femmes dans l’Église alors qu’elles sont nombreuses dans les instances ecclésiales ;
  • Écouter l’inquiétude exprimée pour les prêtres et les conditions d’exercice de leur ministère ;
  • Comprendre l’apparent décalage entre ce qu’est le ministère des prêtres et ce qui est attendu concrètement d’eux ;
  • Mieux identifier les raisons pour lesquelles la liturgie demeure un lieu de tensions récurrentes et contradictoires”
Certaines questions peuvent paraître incongrues, particulièrement aux prêtres ou aux religieux. C’était toutefois l’esprit de ce synode de faire parler chacun sur tous ces sujets et de demander son avis à toute personne, même aux moins informées. Il nous a donc paru important de demeurer dans cette logique.
Bien que ce questionnaire ait été relu et corrigé par de nombreux fidèles, par plusieurs prêtres et par plusieurs évêques, tous de sensibilités différentes, il reste imparfait à divers égards. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit peut-être de la dernière occasion de s’exprimer sur ce sujet pour ceux qui n’ont pas jugé utile de le faire, pour ceux qui n’en ont pas pris le temps, pour ceux qui ne se sont pas sentis écoutés ou pour ceux qui sont préoccupés par l’avenir de l’Eglise.
Il sera clôturé le 31 octobre 2022 à minuit et les résultats seront transmis à la Conférence des évêques de France.

Jugement de Salomon 2022 : deux femmes revendiquent un bébé

Une affaire d’embryons échangés pendant une fécondation in vitro bouleverse Israël :

Tout a commencé il y a un peu plus d’un an à l’hôpital Assuta à Rishon Lezion, près de Tel-Aviv, un établissement affilié à l’une des grandes caisses maladie d’Israël et qui compte un des services les plus courus d’Israël en matière de fécondation in vitro. Ce jour de l’automne 2021, une femme est en salle d’opération. L’équipe médicale lui implante un embryon après fécondation en laboratoire d’un de ses ovules par un spermatozoïde obtenu à partir du sperme de son mari. Tout se passe bien. Le couple rentre chez lui.

Quelques semaines plus tard, le mari et sa femme apprennent avec joie que cet essai, contrairement aux précédents, a réussi. Elle est enceinte. Une grossesse qui suit son cours jusqu’au moment où les médecins détectent une anomalie cardiaque du fœtus. En dépit des risques pour la mère et l’enfant à naître, une intervention intra-utérine est décidée. Et, là encore, c’est un succès. Le cœur du fœtus se remet à battre normalement et la grossesse se poursuit… jusqu’au 7e mois, où, là, c’est le drame. Les résultats de tests génétiques poussés montrent qu’il n’y a aucun lien biologique entre le fœtus et le couple. À l’hôpital d’Assuta, c’est l’effroi. Les médecins qui ont fait le transfert d’embryon doivent reconnaître qu’ils se sont trompés. C’est l’embryon d’une autre femme qui a été implanté dans le ventre de celle que nous appellerons « Aïne ».

L’époux évoque les années durant lesquelles ils ont tout essayé pour concevoir un enfant, avec pour sa femme le parcours de la combattante que représentent plusieurs cycles de FIV : traitements hormonaux, prélèvement d’ovocytes, implantation de l’ovule fécondé, etc.

Mais la mère biologique, qui, elle aussi, tente depuis des années d’avoir un enfant, revendique l’enfant.

De fait, une fois né, à qui l’enfant appartiendra-t-il ? Ces questions font l’objet d’une bataille d’avocats et seront, selon toute probabilité, tranchées par la Cour suprême.

Chaque année, en Israël, on enregistre 52 000 cycles de FIV. Un quart d’entre eux aboutissent à une grossesse et environ un cinquième donnent lieu à une naissance.

Pour mémoire, comme l’enseigne l’Eglise, la FIV est immorale par nature :

La valeur morale du lien intime entre les biens du mariage et les significations de l’acte conjugal se fonde sur l’unité de l’être humain, corps et âme spirituelle. Les époux s’expriment réciproquement leur amour personnel dans le « langage du corps », qui comporte clairement des « significations sponsales » en même temps que parentales. L’acte conjugal, par lequel les époux se manifestent réciproquement leur don mutuel, exprime aussi l’ouverture au don de la vie: il est un acte inséparablement corporel et spirituel. C’est dans leur corps et par leur corps que les époux consomment leur mariage et peuvent devenir père et mère. Pour respecter le langage des corps et leur générosité naturelle, l’union conjugale doit s’accomplir dans le respect de l’ouverture à la procréation, et la procréation d’une personne humaine doit être le fruit et le terme de l’amour des époux. L’origine de l’être humain résulte ainsi d’une procréation « liée à l’union non seulement biologique mais aussi spirituelle des parents unis par le lien du mariage ». Une fécondation obtenue en dehors du corps des époux demeure par là même privée des significations et des valeurs qui s’expriment dans le langage du corps et l’union des personnes humaines.

Renaissance catholique face au lobby LGBT

Communiqué de Renaissance catholique :

Hier, mercredi 12 octobre 2022, se tenait le deuxième volet du procès de Jean-Pierre Maugendre, poursuivi pour avoir rappelé sur Renaissance Catholique la doctrine de l’Eglise concernant les unions homosexuelles. Les associations plaignantes avaient fait appel de la relaxe prononcée en première instance, le 23 novembre 2021, par la XVIIe chambre du Tribunal Correctionnel de Paris.

Défendu par Me Triomphe et assisté d’un témoin en la personne de Dom Louis-Marie, père abbé du Barroux, présent à titre personnel et comme successeur de Dom Gérard, Jean-Pierre Maugendre a ainsi bénéficié d’un double appui pour défendre un texte doctrinal (ce qu’avait d’ailleurs noté le premier jugement) émanant en réalité de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et signé par plusieurs cardinaux. De nombreux amis étaient également présents dans la salle pour soutenir Jean-Pierre Maugendre. Merci à eux.

Après avoir, de manière calme et claire, rappelé l’origine réelle de ce texte et expliqué aux juges la supériorité de la loi naturelle – immuable, défendue déjà par Antigone, – et la possibilité d’injustice de la loi civile, Jean-Pierre Maugendre dut expliquer la confusion, chez les parties civiles, entre le péché et les pécheurs d’une part, et entre le comportement privé des personnes et les éventuelles répercussions sociales de ce comportement d’autre part. Il dut aussi préciser qu’il n’agissait pas comme directeur de conscience, mais comme relais de l’enseignement de l’Eglise sur un sujet doctrinal concernant la morale et la société. Cet effort fut soutenu par l’audition de Dom Louis-Marie, en sa qualité d’autorité ecclésiastique. Celui-ci rappela avec beaucoup de bienveillance et de douceur l’enseignement de l’Eglise sur la famille, cellule de base de la société, et souligna notamment l’équilibre du texte incriminé, entre sauvegarde des principes et adaptation aux personnes : ne jamais approuver le péché, mais faire preuve de compassion et de délicatesse envers les hommes.

Dans son plaidoyer, l’avocat des parties civiles revendiquait son caractère non « cathophobe » pour invoquer le droit d’être à la fois catholique et homosexuel. Jérôme Triomphe n’eut pas de mal à en tirer les conclusions. Il développa avec brio, non sans une pointe d’ironie, l’intention réelle de ce « procès de la christianophobie » : mettre hors-la-loi la doctrine de l’Eglise, décider dans l’avenir de ce que l’Eglise a le droit de dire, et de ce qu’elle n’a pas le droit de dire.

L’avocat général n’a rien tenu à ajouter. La décision du tribunal sera rendue le 16 novembre, dans l’après-midi. Merci de vos prières pour l’heureuse issue de ce procès, pour la plus grande gloire de Dieu.

Votre aide matérielle est toujours la bienvenue pour participer aux frais engagés.

Emeute islamo-gauchiste dans un lycée à Nanterre

Jeudi matin, à l’heure de la rentrée des cours, le lycée Joliot Curie à Nanterre a été une nouvelle fois le théâtre de violences entre des voyous et la police. Les élèves et les professeurs se sont réfugiés dans l’établissement. Cinq seraient en garde à vue dont trois élèves du lycée. L’établissement a été fermé.

En début de semaine, lundi et mardi, les élèves ont bloqué l’établissement pour protester contre la fin du dispositif d’aide aux devoirs et le règlement intérieur dans le cadre d’application du principe de laïcité, notamment le port de l’abaya. Depuis la rentrée, la situation est tendue dans cet établissement qui compte 1700 élèves suite à la mutation d’un enseignant syndicaliste muté, Kai Terada. Mardi, le blocus a dégénéré et 14 personnes ont été placés en garde à vue. Trois d’entre eux vont être jugés pour violences aggravées suite à des jets de projectiles et tirs de mortiers d’artifice en direction des forces de l’ordre.

 

La priorité du groupe macroniste à l’Assemblée : l’Immolation de Vies Gênantes (IVG)

Le groupe parlementaire Renaissance dépose ce jeudi les textes qu’il veut défendre lors de sa niche parlementaire fin novembre.

La proposition de loi constitutionnelle d’Aurore Bergé pour inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution figurera bien en première position. Elisabeth Borne avait soutenu l’initiative prise fin juin par la présidente du groupe après la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de ne plus reconnaître le droit à l’avortement au niveau de l’ensemble des Etats.

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