Chronique du grand remplacement
A Montauban, une école publique affiche certaines informations en français… et en arabe.
Regardez cette vidéo prise ce matin, on constate qu'à l’école publique Ferdinand #Buisson (Montauban), certaines informations sont en français ET en arabe ! Pourquoi encore en français ?
Src : R!82 pic.twitter.com/HIvw5KrskU— Gilbert Collard (@GilbertCollard) October 6, 2022
Gloria : un magazine culturel catholique à partir de 10 ans
Gloria est un nouveau magazine
- accessible dès 10 ans pour approfondir sa foi et alimenter sa culture générale.
- quiprésente non seulement « l’Histoire sainte » et des vies de saints, mais également le patrimoine chrétien et les arts sacrés.
- en 2 parties, dont une moitié consacrée au thème du mois pour l’explorer tant à travers des textes bibliques, des prières et méditations que des œuvres d’art.
- avec des rubriques originales pour découvrir la vie des saints, les lieux de pèlerinage et les trésors de l’art sacré. Retrouvez chaque mois, une rubrique mariale (apparition, prière, etc.) et une réponse à une grande question sur la liturgie et les traditions chrétiennes.
- 100% fabriqué en France, de la conception à l’impression.
Une campagne Credofunding a été lancée pour soutenir le lancement de ce nouveau magazine. Du 15 septembre au 29 octobre, vous pouvez commander le premier numéro de Gloria et des abonnements sur CredoFunding.fr. Les parents et grands-parents (sans oublier les oncles, marraines et autres adultes responsables), soucieux de l’éducation chrétienne de leurs enfants et petits-enfants (ainsi que les neveux, filleuls et autres ados curieux), trouveront dans cette revue de quoi alimenter la culture générale de ceux-ci et favoriseront ainsi le succès de Gloria. Gloria fera un excellent cadeau de Noël aux lecteurs à partir de 10 ans. Le premier numéro sera sorti à temps !
Le business de l’idéologie du genre
Le marché américain de la chirurgie de changement de sexe devrait atteindre 6 milliards de dollars en 2030. En 2021, il représentait 1,9 milliard. Son taux de croissance est évalué à 11% par an.
Face à une « augmentation apparente de la dysphorie de genre », des sociétés d’assurance, comme Aetna et Unicare, sont plus disposées à couvrir ce type d’opérations : ablation des ovaires et des trompes de Fallope, hystérectomie, ou ablation des testicules.
Dans l’Oklahoma, alors que des jeunes jusqu’à 24 ans pouvaient se voir prescrire des bloqueurs de puberté, ou des hormones du sexe opposé, par l’Oklahoma Children’s Hospital de l’OU Health, l’établissement va renoncer à en proposer. Le gouverneur de l’Etat, Kevin Stitt, a signé un texte mardi visant à interdire que certaines subventions fédérales soient utilisées à des fins de changement de sexe sur les enfants de moins de 18 ans. Le centre hospitalier adressait également ses jeunes patients à des chirurgiens pratiquant des opérations de changement de sexe. Kevin Stitt a appelé la législature à interdire certains de ces traitements dans tout l’Etat.
Réinventer un roman national
Philippe de Villiers revient avec un nouveau roman historique. Il est interrogé dans Valeurs actuelles. Extraits :
[…] J’ai parlé patois jusqu’à l’âge de 13 ans. Ce fut ma langue maternelle. On m’a fait redoubler ma sixième parce que je n’avais pas la maîtrise de la langue de Molière. Pour moi, le patois, c’était la romance des veillées et des moissons éternelles, celles du sillon de la vie. La fin du patois fut pour moi un choc traumatique. J’ai vécu la fin d’un monde. Et si je vous en parle ainsi, trahi par l’émotion, c’est parce que j’ai l’impression aujourd’hui de vivre en plus grand ce que j’ai vécu en petit. Submergé par le sentiment qu’on s’attaque à la langue française avec l’écriture inclusive et la cancel culture , comme on s’est attaqué à ma langue maternelle. Bientôt, les gens comme moi auront tout perdu de leurs ancrages. J’imagine ce que peut penser un Corse ou un Breton. On a éradiqué, au nom d’un universalisme mortifère, ce qui faisait le sel de la vie. […]
Aujourd’hui, l’histoire est suspectée. Le passé est traqué. On fouille les poches du patrimoine. Ils ont tué tous les héros. L’ancien roman national est mort en Mai 68, atteint par un cocktail Molotov à la Sorbonne. “Cours camarade, le vieux monde est derrière toi. ” Le vieux monde, c’est l’histoire. “Cours camarade, c’est avec toi que tout recommence”, “cours camarade, tu vas tout régénérer”, “cours camarade… sous les pavés, la plage”. En réalité, au nom de la tectonique des plaques, on est entré dans un monde consumériste, hédoniste. On a oublié, ce faisant, pourquoi le roman national a été conçu et pourquoi il a duré. Il a été inventé après la guerre de 1870 par des historiens républicains qui voulaient sauver la République, autour de celui qu’on a appelé “l’instituteur national”, Ernest Lavisse, qui a constaté : « L’ancienne unité est morte, il faut en inventer une nouvelle », c’est-à-dire inventer une nouvelle mise en images allégorique qui soit un fédérateur pour célébrer et faire aimer la France. […]
Le roman national reposait sur une idée simple : si vous trouvez que la légende est plus belle que l’histoire, alors imprimez la légende. En d’autres termes, aux historiens qui viennent me dire : « Ce que vous racontez, c’est de l’histoire légendée… » Je réponds avec Cocteau : « L’histoire, c’est du faux qui s’incarne, la légende, c’est du vrai qui se déforme. » Pourquoi est-il urgent de réinventer un roman national ? Parce que la “Déséducation nationale” fait grandir des plantes d’hébétude qui promènent leurs étourdissements dans l’air du temps. Ce faisant, on accroît la tentation des jeunes Français de papier, qui pourraient être des Français de désir, de se tourner vers d’autres gloires, d’autres bravoures, d’autres modèles, d’autres vies sacrificielles. […]
[N]ous vivons aujourd’hui, simultanément, un génocide et un mémoricide. Un génocide depuis l’extérieur et un mémoricide depuis l’intérieur. Un génocide depuis l’extérieur avec un changement de population. Bientôt, il va nous arriver ce que Chateaubriand avait prédit : « Certaines peuplades de l’Orénoque n’existent plus aujourd’hui ; il n’est resté de leur dialecte qu’une douzaine de mots prononcés dans la cime des arbres par des perroquets redevenus libres. » Un changement de population qui va s’amplifier dans les années qui viennent, avec des djellabas qui vont nous dire : “C’est quoi la France ?” Puis qui vont enchaîner : “La France, c’est nous !” Et, deuxièmement, un mémoricide, avec une désaffiliation à l’intérieur. Si on ne donne plus aux petits Français l’envie d’accéder aux mousquetaires, d’admirer la colombe du baptistère ou de regarder briller le soleil d’Austerlitz qui monte derrière le tableau numérique, les Français de papier resteront étrangers dans leur nouveau pays. La porte des tendresses françaises leur sera fermée. Romain Gary en mourra de chagrin. Si on continue à “halaliser” le livre d’heures, la France obéira au Prophète. C’est l’affaire des trente prochaines années. Population nouvelle, civilisation nouvelle. Voilà les deux enjeux : l’urgence face au génocide, c’est de rétablir le rempart et, face au mémoricide, de retrouver la maison. Aujourd’hui, les Français ne savent plus d’où ils viennent. La France ne sait plus où elle habite. Quand on n’a plus le rempart et qu’on n’a plus la maison, on n’a plus que le balluchon du marchand de quenouilles qui, jeté sur les chemins du monde et du hasard, ne rencontre plus que la petite fille voilée par la Commission de Bruxelles. Et je ne parle pas du wokisme, qui va nous désigner à la vindicte. […]
Nous sommes en voie de colonisation. Nous avons, devant nous, des conquérants et des collabos. Sur notre territoire, il s’agit d’une conquête et d’une soumission qui tourne à la contrition. La conquête, c’est celle de l’immigration et de l’islam. Les choses s’accélèrent. L’esprit conquérant est de plus en plus visible. Je suis très frappé à cet égard par le contraste entre ce qui se passe en Iran et ce qui se passe dans nos écoles. Chez nous, on exhibe désormais, à travers les réseaux sociaux, l’abaya et le qamis, qui sont des marqueurs de l’islam ; l’Europe prône le voile “en signe de diversité souhaitable”. En Iran, le voile est un asservissement. En Europe, c’est un signe d’émancipation. Le prix européen de l’Enseignement innovant prend la figure d’une fillette voilée, avant même l’âge nubile.
66 cliniques américaines ont arrêté de pratiquer des avortements depuis juin
Soixante-six cliniques ont cessé de tuer des bébés aux États-Unis depuis la décision de la Cour suprême. Dans les 100 jours ayant suivi cet arrêt historique, 13 États ont totalement interdit les avortements sur leur sol et deux autres — le Wisconsin et la Géorgie — l’ont fortement restreint, d’après un rapport de l’institut Guttmacher, qui milite pour l’accès à la contraception et à l’avortement.
Dans ces 15 États, qui comptaient 79 cliniques pratiquant des avortements, 26 ont complètement fermé. Quarante cliniques ont arrêté de pratiquer des avortements tout en continuant à fournir d’autres soins. Les 13 établissements qui continuent de pratiquer des avortements sont tous situés en Géorgie, où il reste légal d’avorter mais uniquement dans les six premières semaines.
Plus de 125 000 avortements avaient eu lieu en 2020 dans les 14 États n’ayant plus aucune clinique (dont le Texas, le Missouri, la Louisiane ou l’Arizona) et plus de 41 000 en Géorgie.
D’autres États, comme l’Indiana, l’Ohio, ou la Caroline du Sud, disposent de lois interdisant les avortements qui ont été bloquées en justice, mais pourraient bientôt entrer en vigueur.
Parallèlement, le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a signé une série de 13 lois élargissant l’accès à l’avortement. Certaines de ces lois prévoient d’allouer plus de 200 millions de dollars pour l’avortement et de couvrir le coût de « certains contraceptifs en vente libre ». De plus, un fonds est prévu pour subventionner les praticiens qui font avorter des femmes ayant un faible revenu. Une loi prévoit d’accélérer le processus d’octroi de licences pour les praticiens qui ne sont pas originaires de Californie mais qui souhaitent rejoindre cet Etat pour pratiquer des avortements. Une loi interdit toute enquête ou poursuite contre une femme, ou le personnel médical, suite à un avortement, une fausse couche ou à une « mort périnatale ». Un terme qui peut qualifier le décès d’un enfant jusqu’à ses deux ans. Cette loi « légalise effectivement l’infanticide » selon Mary Rose Short, directrice de la sensibilisation de California Right to Life. D’autres textes promeuvent la Californie comme « destination pour le tourisme de l’avortement », en interdisant la divulgation des informations médicales liées à l’intervention, et la coopération entre les forces de l’ordre californiennes et celles d’autres Etats dans le cas de poursuites éventuelles. De plus, un « fonds de soutien » allouera jusqu’à 20 millions de dollars aux femmes cherchant à avorter en Californie. En novembre, les électeurs californiens doivent décider de valider ou non un amendement inscrivant le « droit » à l’avortement dans la Constitution de l’Etat.
Soigner son couple avec Notre-Dame (et Mgr Aillet)
Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la Famille en Europe, nous parle de la prochaine session Marie qui guérit les couples à qui sera prêchée par Mgr Aillet à Fontgombault :
Je tiens d’abord à vous dire que la prochaine session se tiendra les 22 et 23 octobre à l’abbaye ND de Fontgombault, dans l’Indre. Pour s’inscrire c’est ici : Les 24h du Couple à Fontgombault (36) (weezevent.com)
Concrètement, oui, on peut dire que des couples sont miraculés. Certains, séparés et venus chacun de leur côté… sont repartis ensemble, d’autres nous ont écrit leur joie d’avoir franchi une étape décisive dans la consolidation de leur amour ; il y a aussi ceux qui, déprimés pour des tas de raisons, sont rentrés chez eux le moral au beau fixe… C’est sans compter les foyers qui « marchent plutôt bien » et ont pris la décision d’effectuer un petit « contrôle technique ».
La durée ne dépasse pas 24 heures. Ce qui rend la proposition accessible au grand nombre, même à des foyers dont l’un des deux est tout sauf une grenouille de bénitier.
La raison de la fécondité de ces sessions est simple : la soif de joie, de paix profonde, qui motive les époux présents. Le courage aussi. Un vrai courage. Et Notre-Dame qui aime et connaît ses enfants le remarque et les inonde de consolation, de grâce et de lumière.
Ce n’est pas d’abord le charisme du prédicateur ou même le contenu de sa prédication qui font des merveilles, c’est avant tout la disposition humble et confiante, toute abandonnée à la volonté divine.
C’est alors que Marie, notre Mère du Ciel, peut conduire chacun sur un chemin de croissance et de guérison.
Oui, seul le cœur d’enfant rend possible le miracle. Et, chose bien banale pour une maman, celle-ci vient guérir ce qui était blessé…
O Marie qui guérissez les couples, priez pour nous, intercédez auprès de votre Fils pour ceux qui en ont besoin !
En attendant, ceux qui souhaitent connaître la neuvaine à “Marie qui refait les couples” et le sanctuaire qui lui est attaché, c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples
I-Média – Racisme anti-blanc : un élu socialiste dénonce !
L’image de la semaine
En image de la semaine, une vidéo drôle captée lors d’une manifestation de soutien aux Iraniennes luttant contre le port obligatoire du voile islamique. Elle implique bien sûr une élue qui nous est chère !
Un élu socialiste dénonce le racisme anti-blanc
Pour notre premier sujet, nous jetons un coup d’œil à la bataille que livre Libération à CNEWS, entre accusations infondées et, peut-être, parts de vérité.
La revue de presse
En revue de presse, nous allons, en plus de vous présenter l’actualité marquante de la semaine, nous concentrer sur les rouages et les mécanismes du système médiatique !
Lula vs Bolsonaro
Et enfin, une petite rétrospective sur le traitement médiatique réservé aux élections brésiliennes et particulièrement à Jaïr Bolsonaro, le président sortant qui ne sortira peut-être pas.
Le “modèle” belge
Une victime des attentats de Bruxelles euthanasiée en raison de la souffrance psychologique engendrée :
Elle s’appelait Shanti De Corte. Elle avait 23 ans. Le 7 mai 2022, la jeune flamande a été euthanasiée, entourée de sa famille. Six ans plus tôt, Shanti De Corte était à l’aéroport de Bruxelles National lorsque les terroristes ont déclenché leur bombe. […]
Le 22 mars 2016, Shanti De Corte devait s’envoler pour Rome en voyage de fin d’études. Ce matin-là, elle était dans le hall des départs de l’aéroport de Bruxelles-National avec 90 autres élèves du collège Sint-Rita à Kontich, en province d’Anvers. Lorsque les terroristes ont actionné leurs explosifs, Shanti De Corte était à seulement quelques mètres d’eux. Et si elle n’a pas été blessée physiquement, la jeune flamande est sortie traumatisée de l’attentat […] Quelques semaines après le 22 mars, Shanti est hospitalisée dans une structure psychiatrique anversoise. Un endroit qu’elle connaît bien puisqu’elle y a déjà fait plusieurs séjours avant les attentats. Shanti De Corte y reçoit un traitement à base d’antidépresseurs. […] Pendant plusieurs mois, Shanti De Corte fait des allers et retours entre l’hôpital et chez elle. En 2018, alors qu’elle est à nouveau internée, elle subit une tentative d’agression sexuelle d’un autre patient. Lorsqu’elle va mieux, Shanti sort de l’hôpital et n’hésite pas à témoigner dans la presse. Elle veut être un exemple pour les autres victimes. Une preuve vivante que l’on peut s’en sortir après avoir été confrontée à des scènes de guerre et au carnage des attentats. Mais l’embellie est de courte durée. En 2020, Shanti fait une nouvelle tentative de suicide. Son moral est au plus bas. Sa médication de plus en plus lourde.
Son entourage s’inquiète. Surtout les cinq meilleures amies de Shanti. Elles aussi étaient à l’aéroport le 22 mars 2016. Elles aussi ont beaucoup de mal à surmonter les événements. […]
L’étudiante se rapproche cependant de Leif, une association qui défend le droit de mourir dans la dignité. Nous sommes au mois d’avril 2022, lorsque la jeune flamande introduit une nouvelle demande d’euthanasie pour souffrance psychiatrique irrévocable. Cette fois, deux psychiatres accèdent à sa demande comme le veut la loi. Le 7 mai 2022, Shanti De Corte est euthanasiée à l’âge de 23 ans entourée de sa famille.
Derrière l’identité, il se peut que des gens trouvent la foi
Extraits d’un entretien donné dans L’Incorrect sur le thème de La France, qu’est-ce qu’il en reste. Mathieu Bock-Côté évoque la déritualisation du catholicisme :


Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
“Nous vivons un mémoricide et un génocide du peuple français”
“J’appelle génocide un basculement démographique”. Philippe de Villiers sur Europe 1 ce matin à propos de son nouveau roman, La Valse de l’adieu :
« Nous vivons un génocide du peuple français » @PhdeVilliers était sur Europe 1 ce matin. pic.twitter.com/HTArWgWBWv
— Wandrille de Guerpel (@wdeguerpel) October 6, 2022
La politique du col roulé
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
Rappelez-vous, Gilles Le Gendre, c’est celui qui déclarait en décembre 2018 qu’il regrettait « le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat » et que la responsabilité du parti, du gouvernement et du président, « c’est d’expliquer, expliquer, expliquer la complexité du monde ». Ben, là, je crois qu’on y est. Ou pas. Je ne suis pas certain, en fait, que nous dire d’étendre son linge à la main, comme si la France entière avait déjà basculé depuis longtemps dans le sèche-linge électrique, nous fait comprendre la complexité de la fixation du prix de l’électricité dans l’Union européenne ou nous fait saisir le décalage complet des élites et du peuple. Mais on a bien perdu en technicité, c’est clair, même si ce n’est pas si simple d’étendre son linge sur un tancarville (je dis tancarville mais d’autres disent étendoir ou séchoir, ça dépend de son pays) ; pour ma part, j’étends les ticheurtes en leur faisant enjamber deux tiges, ça augmente la surface d’exposition à l’air, c’est fractal. Vous me direz, ça n’a pas forcément sa place dans un éditorial politique, ce genre de détails, même si c’est intéressant. Je réponds que si Gilles cause sèche-linge pour causer aux Français, ça devient politique, et ne voulant pas être en reste vis-à-vis de mes concitoyens, je partage mes tuyaux avec mon édito. On a aussi perdu en subtilité, et en intelligence aussi, hein, parce que là on est plutôt dans le bon sens, et d’ailleurs on espère que Gilles, ou Bruno, ou Elisabeth vont bientôt nous dire qu’ils marchent AVEC LEURS PIEDS (quand ils ne pensent pas avec), bref qu’ils vont se mettre à notre niveau de ballots modèle caniveau, au ras du sol, au plat de l’intelligence, avec des solutions toutes simples, hop, on t’explique, tu chauffes pas, tu manges plus, tu dis rien, alors, on n’est pas bien ?
Denis Djorkaeff un ambassadeur en Arménie pour la paix
Dans la famille Djorkaeff, demandez le numéro 1. Ce n’est pas Youri, qui est le numéro 2, c’est Denis ; Misha, étant le n°3. Pendant une semaine, nous avons suivi Denis à travers son agenda qui ressemble à celui d’un ministre. Consul Honoraire d’Arménie en France, il est, également, conseiller du Président de la Fédération Arménienne de Football, ambassadeur de FeedConstruct, et adjoint au Maire de Décines-Charpieu. Reportage sur les pas d’un ambassadeur de la paix.
Il repart d’Arménie après une semaine bien chargée. Car, il a l’Arménie chevillée au cœur depuis de nombreuses années. Elle fait partie de son ADN, de ses racines. Comme sa ville de Décines-Charpieu, près de Lyon où il est né en 1965. Il vit à Décines et il s’implique à tel point qu’il y a un an, il est devenu le 3è adjoint au maire, chargé de la culture.
« Oui, je repars, déjà, pour Décines, mais je reviendrai à la fin du mois d’octobre, car le Haut-Commissariat à la Diaspora organise un Sommet International. Et, je vais y participer. »
Son agenda déborde. A Décines – qu’il va retrouver dès le lendemain matin – il est ravi que Madame le Maire, Laurence Fautra, ait accepté de pavoiser la mairie en ajoutant les couleurs de l’Arménie : bleu-rouge-orange (abricot).
« C’est un geste important. Nous ne pouvons pas taire ce qui s’est passé dans la nuit du 13 septembre. L’Azerbaïdjan a bombardé et envahit l’Arménie. Il y a eu en tout plus de 500 morts de part et d’autre. Les troupes azéries sont toujours en Arménie, occupant le territoire qu’ils ont conquis. Cela correspond à près de 50 km2. Et, depuis, il y a eu de nouveaux bombardements. Pas plus tard qu’hier. »
Calme, posé, décontracté avec ses lunettes de soleil et son tee-shirt blanc, Denis ressemble à l’un de ses touristes qui déambulent dans les rues d’Erevan. Les rues sont, d’ailleurs, baignées par un soleil estival qui n’en finit pas. La température dépasse les 30° C.
« Avec la guerre en Ukraine, il y a de plus en plus de touristes qui viennent de Russie. Leur nombre a été multiplié par deux depuis la fin du mois de février », raconte-t-il. Assises à une terrasse de café de la rue Pushkin, deux jeunes filles russes discutent. « Nous sommes de Moscou », dit l’une d’entre-elles, en souriant. Il y aurait en Arménie, selon certaines sources, plus de 150 000 Russes venus s’installer temporairement, fuyant le fiasco de la mobilisation presque générale ordonnée par Poutine. Ils disent non à la guerre et choisissent la vie ! « Et, leur nombre ne fait qu’augmenter », ajoute Denis. Fermons cette parenthèse russe, qui fait, dorénavant, partie du paysage arménien.
« Je suis venu apporter mon soutien au peuple Arménien, qui souffre de nouveau. Je veux, également, dénoncer ce qu’il se passe, ces abominations atroces. Car le silence du monde est insupportable. Il vrai qu’ici, à Erevan (NDLR : la capitale), la vie semble continuer comme avant. Mais, le calme n’est qu’apparent. Car, il y a une chappe de désespoir et de plomb qui s’est abattue sur l’Arménie. Le pays n’est plus à la fête. D’ailleurs, toutes les festivités du 31è anniversaire de son Indépendance (NDLR : le 23 septembre 1991, l’Arménie devient indépendante après 70 ans passées sous le joug de l’ex-URSS) ont été annulées. »
Des paroles et des actes forts
Depuis qu’il est devenu Consul Honoraire d’Arménie en France, en novembre 2021, nommé par Nikol Pachinian, et qu’il accompagne, en tant que conseil, son frère Youri, lui-même nommé ambassadeur de bonne volonté par Emmanuel Macron, en novembre 2020, Denis rencontre les différents ministères. A son échelle, il est un acteur et un observateur plus ou moins influent. Il parle et agit, pendant que certains se taisent et n’interviennent pas pour sauver l’Arménie.
« Nous essayons de faire avancer les choses et de faire prendre position. La France doit prendre position par rapport à cette guerre qui ne dit pas son nom. Les Arméniens, qui aiment beaucoup la France, attendent qu’Emmanuel Macron prenne des décisions fortes et qu’il agisse vite, comme en Ukraine. Ce qu’a fait la France : l’aide humanitaire et les projets économiques, l’Arménie en a besoin. Mais là, on parle de la guerre. Même s’il ne veut pas envoyer des appuis militaires, il doit mobiliser les Casques bleus. Il y a urgence. »
Le 13 septembre 2022, il est minuit et 05 minutes. Ilham Aliev, autocrate dictateur de l’Azerbaïdjan, ne rêve que d’une seule chose : effacer de la carte du monde l’Arménie. Son rêve se transforme vite en cauchemar pour le peuple Arménien, qui est le peuple gardien de la porte de l’humanité et de la chrétienté. Mais Aliev, qui est loin d’être ignorant, passe outre. D’ailleurs, dès le plus jeune âge il endoctrine son peuple, comme le faisait Pol Pot ou Hitler aux heures les plus sombres. Il demande à son armée de bombarder, à partir des positions, déjà, grignotées aux abords de la frontière qui sépare les deux pays, plusieurs régions du sud et de l’est de l’Arménie. En tout une centaine de missiles et d’obus s’abattent sur les terres arméniennes, faisant près de 300 morts et des centaines de blessés. Il faut ajouter à ce décombre macabre les 9000 déplacés.
Les suites…du génocide de 1915 ?
Après la guerre de 44 jours, de 2020, qui a fait plus de 5000 morts, la barbarie est de retour sur une ligne de front de 200 km. Les bourreaux ne se cachent même plus derrière le silence convenu du monde. Ils ne respectent même pas le cessez-le-feu qu’ils ont imposé aux Arméniens, le 9 novembre 2020. La barbarie continue.
Les Azéris éventrent, démembrent, violent les corps féminins et masculins tombés courageusement à terre. Ils se complaisent dans cette barbarie, telles les hordes de Huns qui s’abattirent sur l’Empire Romain, au 5è siècle. Aliev n’est pas Attila, et l’Arménie n’est plus un Royaume. Le combat est inégal : 1 Arménien, contre 5 Azéris. Sans compter les Turcs et les terroristes du Moyen-Orient qui les accompagnent. Impensable : ils bombardent même les cimetières. Ils déclarent la guerre à l’humanité et à notre civilisation. Le génocide, qui a pris fin en 1923 et qui a fait plus d’1,5 million de morts, refait surface.
Et le monde, l’ONU, l’Europe, les Etats-Unis, la France, Joe Biden, Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron ?Ils regardent ailleurs. Leur silence pesant deviendrait aveuglement, complicité. Comme celui des Allemands en 1915, lors du génocide. La raison ? Le gaz azéri est plus « éthique » que le gaz russe. 1 mort Arménien ne vaut pas 1 mort Ukrainien !
Que faire ? Quelles raisons d’espérer ? Pour Denis :
« Les choses commencent à bouger. Emmanuel Macron a fait un geste fort en invitant le Premier ministre, Nikol Pachinian. Il n’y a que la diplomatie qui pourra faire avancer les choses. Il faut faire taire les armes, faire justice, et réparer. Il faut faire la paix. Vite…»
La diaspora et un appel à l’unité
Du côté de la diaspora arménienne, qui pèse entre 7 et 9 millions de personnes selon certaines sources, les engagements se multiplient. Ruben Vardanyan, par exemple, le milliardaire russe d’origine arménienne a quitté, définitivement (?), la Russie pour s’installer dans le Haut-Karabakh, en Artsakh, la République auto-proclamée non-reconnue internationalement. C’est un engagement fort de sa part.
Du côté de l’une des plus importantes ONG mondiale, qui vient en aide à l’Arménie, la mobilisation générale est en route. L’Union Générale Arménienne de Bienfaisance, l’UGAB ou AGBU (en anglais) va venir bientôt en nombre en Arménie. Elle va tenir sa 92è Assemblée Générale à Erevan, du 5 au 9 octobre. Là encore, c’est un engagement très fort. Car, en plus du quotidien et des centaines de projets humanitaires et éducatifs, qui fleurissent en permanence sur l’Arménie, il y aura cette présence internationale. Le peuple Arménien en grande souffrance a des raisons d’espérer. Mais, cela ne suffit pas. Et, un problème de fond persiste : les Arméniens manquent d’unité et sa diaspora n’est pas fédérée.
« Ce n’est pas nouveau, explique Denis. Regardez notre histoire, même au temps du Royaume d’Arménie (avant JC) nous étions divisés. Et, cela a continué sous les Romains, les Perses, les Arabes, les Ottomans. Maintenant que nous sommes devenus une République démocratique et indépendante, l’heure est venue de nous unir. L’Arménie a besoin, plus que jamais d’unité. Nous devons être unis derrière notre gouvernement. Car l’heure est très grave. »
« La démocratie est en danger »
L’appel de Denis Djorkaeff sera-t-il entendu ? L’inquiétude et la peur dominent les esprits et les corps. Denis reste, lui-même, inquiet face à cette ébullition du monde qui va crescendo. Comme si quelqu’un avait allumé le feu sous la cocotte-minute du monde et de la paix, et, tout particulièrement, dans cette région du monde, en Transcaucasie.
Plein nord, l’Ukraine est à feu et à sang. Aucun cessez-le-feu ne pointe le bout de son nez à l’horizon. En plein sud-ouest de la péninsule d’Arabie, la guerre au Yémen continue. L’Afrique est instable et menacée de passer sous le contrôle des terroristes, dans certains pays (pas tous).
« Oui, le monde est en ébullition : l’Ukraine, le Yémen, l’Arménie… Vladimir Poutine reste un grand joueur d’échecs. Et, si on regarde bien la (re)composition actuelle des Empires, avec l’axe Russie-Turquie-Iran-Chine-Inde, à chaque fois, ce sont des dictateurs qui étaient aux manettes…Il n’y a pas de démocratie dans tous les pays qui sont autour de l’Arménie (NDLR : à l’exception de la Géorgie). La démocratie est en danger et si la démocratie est en danger, c’est le monde qui est en danger. »
Ambassadeur de FeedConstruct…et plus
Denis quitte le terrain miné de la géo-politique et de la guerre ; il enlève son casque blanc et son gilet pare-balles, pour revêtir sa casquette bleue et son tee-shirt floqué aux armes de FeedConstruct. Il est l’ambassadeur de cette start-up devenue grande, grande comme une licorne ou presque. Ou presque, car c’est l’ensemble du groupe familial Vahe et Vigen Badalyan, SoftConstruct, qui a dépassé le milliard d’euros de chiffre d’affaires cette année.
En quoi cela consiste : être ambassadeur ? Il représente la marque, il parle des activités, des hommes, des projets. Il participe à des évènements et facilite les liens entre la France et l’Arménie, sur le plan économique…
Et plus, par exemple, lorsqu’il rencontre pendant plus d’une heure Anne Louyot, l’ambassadrice de France en Arménie. Les sujets abordés ont concerné la guerre et des sujets culturels comme « la réactivation du jumelage entre la ville de Décines et Stepanavan » (dans le nord du pays).
« J’ai rencontré, également, la nouvelle rectrice de l’UFAR, Salwa Nacouzi. Nous travaillons, déjà, ensemble sur des projets comme la recherche d’un nouveau lieu. L’UFAR à une croissance de 30%. C’est impressionnant. Elle a besoin d’un campus à son image. »
Le ballon rond et Charles Aznavour
Combien de casquettes porte-t-il ce Denis Djorkaeff ? Cette semaine, par exemple, avec son autre casquette de Conseiller du Président de la Fédération Arménienne de Football, Armen Melikbekian, il a participé à un dîner d’affaires entre Vigen Badalyan et lui. Le sport, le football, c’est sa passion depuis toujours… Il a de la chance, son frère, Youri, est champion du monde et ambassadeur de bonne volonté !
L’heure tourne…Nous finissons ce reportage ce 1er octobre.
Il y a 4 ans, Charles Aznavour partait en direction du Ciel.
« Je l’ai vu, la dernière fois, quelques mois avant qu’il nous quitte, en 2018. Il reste pour moi un maître, un artiste hors-pair, un être hors-du-commun. Il m’inspire encore aujourd’hui. C’était un homme de paix, qui a beaucoup œuvré pour l’Arménie. J’ai collaboré avec Kristina et Nicolas Aznavour, au sein de leur fondation, sur certains projets. Pour moi, il est vivant plus que jamais… »
Espérons qu’il face descendre du haut du Ciel, une pluie de roses, comme le voulait la Petite Thérèse, dont c’est la fête aujourd’hui. Une pluie de roses pour la PAIX ! Une pluie de roses pour l’ARMENIE !
L’ambassadeur Denis reviendra…
Une petite semaine après qu’il ait posé les pieds sur le tarmac, Denis repart. Lui, qui préfère le football au marathon, a eu une semaine des plus chargées. Avec 2 ou 3 rendez-vous par jour, il n’est pas resté sans rien faire. Il a démarré son séjour par le football, en assistant à la rencontre Arménie-Ukraine, « un match entre deux pays victimes d’invasion, de violation de leurs frontières souveraines, de guerre et de barbarie, mais sans la même couverture médiatique… » Ah, ces médias, leur silence est, en effet, incompréhensible, indigne. Ils en deviendraient, même, vite complices. Car, ils en savent des choses ces médias. Impossible de dire : nous ne savions pas, toutes nos équipes étaient en Ukraine. Impossible, ils en savent même trop. Mais, ils se taisent. Pour quelles raisons ? CNEWS a commencé à bouger, Valeurs Actuelles également, et Le Figaro était sur le pont dès le 13 septembre, comme Denis. Denis, un média à lui tout seul.
Oui, Denis Djorkaeff reviendra. Très vite, même, puisqu’il sera là et participera au Sommet Mondial Arménien, organisé par le Haut-Commissariat aux Affaires de la Diaspora, du 28 au 31 octobre. Il sera, donc, très vite de retour, en espérant que la guerre ne gronde pas trop fort, et que la folie azérie ne revienne pas piétiner la pacifique Arménie.
Il y a 3 jours, il lançait un dernier appel sur les réseaux sociaux :
« A vous tous, continuez d’en parler, de poster, de partager, d’alerter, d’apostropher, d’haranguer, soyons unis. Ne pensez pas que cela soit un combat perdu. Ici, ils comptent sur nous !!! Merci. »
A l’heure où nous bouclons, une vidéo abominable filmée par des soldats azéris tourne sur les réseaux sociaux. Elle les montre en train d’abattre à bout portant des soldats arméniens faits prisonniers, il y a quelques heures. Qui dénoncera ce nouveau crime contre l’humanité ? Qui mettra fin à cette barbarie, précurseur de ce qui pourrait arriver à nos propres frontières ? Denis Djorkaeff a raison : « la démocratie est en danger ».
Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier et France Diplomatie
Une guerre d’usure
De Christian Marquant, président de Paix Liturgique :
Contre la liturgie traditionnelle est menée une guerre parfois violente, mais aussi une guerre d’usure : vexations, suppressions, grignotages.
Rumeur : il se dit dans les Dicastères que c’est sur intervention directe du pape que le cardinal Sarah a été empêché par l’archevêque de Paris de célébrer la messe traditionnelle, à l’occasion des 40 ans du pèlerinage de Chrétienté, dans l’église Saint-Roch, ce samedi 8 (il sera remplacé par le Père Abbé du Baroux).
Un point est particulièrement visé par les anti-liturgie traditionnelle : celui des sacrements. Désormais, en bien des églises, les baptêmes et les mariages traditionnels soulèvent des difficultés. Quant aux confirmations traditionnelles, de nombreux diocèses, tel le diocèse de Paris, n’en célèbrent plus, sans d’ailleurs s’en expliquer.
Nous devons être particulièrement vigilants. En effet, dans bien des cas, on propose de « couper la poire en deux », ce qui revient en fait à refuser de célébrer le sacrement de manière traditionnelle. Des curés, comme dans le diocèse de Créteil, proposent des baptêmes nouveau rite auquel on rajouterait un ou plusieurs exorcismes. De même, offre-t-on des mariages célébrés non pas avant la messe mais au cours de la messe, selon le formulaire nouveau : « Je te reçois comme épouse et je me donne à toi, etc. ». Ou encore, presque systématiquement les évêques proposent dans un premier temps aux adeptes du rite traditionnel de célébrer la confirmation au cours d’une messe, comme cela se fait dans le nouveau rite, messe tridentine mais enrobant le sacrement donné en latin selon le rite nouveau.
Notre réponse est non, tout simplement ! D’abord parce que nous défendons toute la liturgie traditionnelle, dont chaque partie porte une signification précieuse. Ensuite, parce que n’étant pas « du côté du manche », mais du côté de ceux sur lesquels cogne le manche, il est de la plus élémentaire tactique de ne pas céder de terrain.
Nous redirons notre détermination de ne rien céder, samedi, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30. Le collectif Paris Tradition 14, qui organise la récitation du chapelet tous les dimanches à 18h devant Notre-Dame du Travail, les veilleurs qui récitent le chapelet devant les bureaux de l’archevêché 10 rue du Cloître Notre-Dame les mardis et jeudis à 13h, ceux qui le récitent en l’église St-Georges de La Villette le mercredi à 17h, les fidèles de Saint-Germain-en-Laye qui se voient obligés de célébrer une messe « sauvage » tous les dimanches à 11h, 20 Rue Armagis, ne cèdent rien non plus.
Messe d’action de grâce le 8 octobre à Saint Roch
De Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :
Comme prévu, la rentrée de NDC a été active avec un grand nombre de manifestations montrant la détermination de votre association dans l’après Traditionis Custodes. Notre détermination quand nous organisons un colloque parisien sur l’avenir de la messe traditionnelle avec des associations amies. Cette journée a été un grand succès, réunissant près de 500 personnes. La Maison de la Chimie était pleine en ce 24 septembre et les interventions passionnantes et réconfortantes. Nous recommencerons l’année prochaine.
Lors de ce colloque, j’ai redit que notre attachement à la messe traditionnelle était une question de foi. Ce discours ne surprendra pas les pèlerins habitués du pèlerinage et pourtant j’ai eu quelques réactions de surprise. En m’exprimant ainsi, je ne suis pas en train d’affirmer que seuls les traditionalistes (que signifie vraiment cette étiquette d’ailleurs ?) ont conservé la foi. Je dis que dans notre société post-chrétienne, certains catholiques essaient de conserver la foi et de la transmettre grâce à la messe tridentine. Je m’insurge ainsi contre ceux qui ne veulent pas comprendre que notre choix de la messe tridentine s’explique par des raisons profondes touchant la doctrine catholique (donc la foi). Notre attachement n’est pas une affaire de nostalgie, de mondanité, d’esthétisme, de déterminisme social ou de routine dominicale. Quand j’assiste à la messe tridentine, il me semble mieux saisir (autant que j’en suis capable) les quatre fins de la messe : latreutique pour rendre honneur à Dieu, eucharistique pour Le remercier de ses bienfaits, propitiatoire pour Lui donner la satisfaction due à nos péchés et impétratoire pour obtenir les grâces nécessaires. Malheureusement ces connaissances élémentaires du catéchisme ne sont plus connues aujourd’hui parce que trop souvent mal enseignées.
Quand j’observe autour de moi familles et amis, je constate que l’interruption de la transmission de la foi catholique s’explique essentiellement par un « décrochage catéchétique et liturgique ». Quand le monde traditionnel (mais pas seulement lui) évoque la crise dans l’Eglise, il n’y met aucune arrogance. Nous savons que nous sommes touchés nous aussi par un manque de ferveur, de foi. Je le comprends bien, ces propos sur la situation générale sont déplaisants à entendre, surtout pour ceux qui veulent « positiver ». En quoi ne correspondent-ils pas à la situation réelle, celle que constatent les catholiques aujourd’hui ?
Pour clore ce sujet je rappellerai la conclusion de ma conclusion lors du colloque :
« Nous savons de foi que l’Eglise ne disparaîtra pas, que Notre Seigneur ne nous abandonne pas. Un redressement arrivera de manière certaine. Si nous sommes inquiets, nous restons confiants. Nous savons que l’Eglise nous sauvera, nous ne sauverons pas l’Eglise, même si nous voulons la défendre bien sûr. Et nous savons bien que seul le Magistère pourra corriger le Magistère défaillant. A vues humaines tout du moins, l’Eglise devra s’appuyer sur ses dernières forces, ses derniers pratiquants, son histoire, ses racines, sa grande tradition. Unir les catholiques fervents ni tièdes, ni timorés ou résignés, veut dire bien évidemment pleinement intégrer la frange traditionaliste qui doit avoir « toute sa place dans l’Eglise », comme le promettait Benoît XVI. C’est tout le sens de notre défense de la messe tridentine, un combat pour l’honneur de Dieu et pour l’Eglise ».
Notre volonté de ne pas être enfermés dans une réserve d’indiens nous a amenés à participer au Congrès Mission du 30 septembre au 2 octobre. Nous remercions l’organisation de ce Congrès de nous avoir si aimablement invités. Les nombreux contacts ont été très chaleureux et nous ont réconfortés après les déferlantes de ces derniers mois. Un immense merci à tous ceux qui sont passés pour nous encourager.
Le 8 octobre, le Père Abbé du Barroux célèbrera une messe pontificale à Saint Roch (10h30) en présence des Pères Abbés de Fontgombault et de La Garde, des supérieurs des communautés ex Ecclesia Dei et de nombreux prêtres amis du pèlerinage. Nous vous invitons à venir très nombreux assister à la sainte messe.
Chers amis, NDC avait publié pour le 25ème anniversaire du pèlerinage, un livre racontant les 25 premiers pèlerinages. Pour notre 40ème anniversaire un second livre raconte les années suivantes, de 2008 à 2022. Je compte sur vous pour vous procurer ce livre, pour l’offrir autour de vous dans la grande famille des pèlerins de Chartres. Nous publions également un carnet de croquis réalisés par un pèlerin, François Bhavsar, accompagnant des textes de Charles Péguy ainsi qu’un cahier de coloriages de Sixtine Ros. Là aussi, de belles occasions de cadeaux pour soutenir Notre-Dame de Chrétienté.
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous
Les restrictions imposées à la messe traditionnelle constituent un “grave abus de la fonction papale”
Les restrictions imposées par le pape François à la messe traditionnelle constituent un “grave abus de la fonction papale” qui “viole la tradition vieille de 2000 ans” de l’Église catholique, a déclaré Mgr Athanasius Schneider lors de la Catholic Identity Conference à Pittsburgh.
Se concentrant sur les récentes restrictions “drastiques” imposées par le pape François et le cardinal Arthur Roche à la messe traditionnelle, Mgr Schneider a déclaré qu'”une restriction ou une interdiction de la forme traditionnelle de la liturgie est sans fondement”, car “le Saint-Esprit ne peut se contredire”.
Alors que les 60 dernières années ont été marquées par de nombreux bouleversements liturgiques, l’évêque auxiliaire d’Astana a déclaré que Rome n’a aucune autorité pour
“dépeindre comme néfaste une forme du rite romain qui est restée presque inchangée depuis un millénaire et ordonner des mesures discriminatoires contre sa célébration.”
on ne peut pas créer soudainement un nouveau rite comme l’a fait Paul VI et déclarer qu’il est la voix exclusive du Saint-Esprit à notre époque, et en même temps dépeindre le rite précédent – qui est resté presque inchangé en l’espace d’au moins 1000 ans – comme déficient et nuisible à la vie spirituelle des fidèles.
L’attachement au rite traditionnel n’est pas une expression de “rigidité”, mais un acte d'”amour” pour l’Église.
“Par fidélité et amour pour la Sainte Mère l’Église et pour l’honneur du siège apostolique, les évêques, les prêtres et les fidèles se sentent obligés, à notre époque, de préserver la forme traditionnelle de la Sainte Messe et des sacrements.”
“Les pouvoirs en place détestent le sacré, et c’est pourquoi ils persécutent la messe traditionnelle”. “Cependant, notre réponse ne doit pas être la colère et la pusillanimité, mais une profonde sécurité dans la vérité, la paix intérieure, la joie et la confiance dans la Providence divine.”
Mgr Schneider a souligné que, tout comme le pape ne peut pas abolir le Credo des Apôtres, il ne peut pas non plus “interdire l’utilisation de la messe traditionnelle”, car cela constituerait “un abus de pouvoir”.
“Le Novus Ordo de Paul VI affaiblit sans aucun doute la clarté doctrinale sur le caractère sacrificiel de la messe et affaiblit considérablement le caractère de sacralité et du mystère du culte lui-même.”
“Un si grand trésor liturgique de l’Eglise, comme la forme traditionnelle de la messe, ne peut pas simplement être détruit”. “Ce trésor liturgique est la propriété de l’Église et non la propriété privée d’un pape particulier”.
“La persécution actuelle contre un rite, que l’Église romaine a jalousement et immuablement gardé pendant au moins un millénaire – donc bien avant le Concile de Trente – ressemble maintenant à une situation analogue à la persécution de l’intégrité de la foi catholique pendant la crise arienne au IVe siècle”. “Ceux qui, à cette époque, gardaient immuablement la foi catholique étaient bannis des églises par la grande majorité des évêques, et ils devaient d’abord célébrer une sorte de messes clandestines.”
Mgr Schneider a cité les lettres de saint Basile le Grand, établissant une comparaison entre la hiérarchie de l’époque du saint et l’époque actuelle, notant tout d’abord qu'”aujourd’hui, les clercs et les évêques qui encouragent l’impiété sont promus.” Citant directement la description de Saint Basile sur l’église de son époque, Schneider a déclaré :
Les doctrines de la vraie religion sont renversées. Les lois de l’Église sont dans la confusion. L’ambition des hommes, qui n’ont aucune crainte de Dieu, se précipite vers les postes élevés, et la fonction exaltée est maintenant connue publiquement comme le prix de l’impiété.
“L’Église est toujours, et même sous le pontificat du pape François, dans les mains toutes-puissantes du Christ. Pas dans nos mains”.
Nous pouvons dire à ces hommes d’Eglise spirituellement aveuglés et arrogants de notre époque – qui méprisent le trésor du rite traditionnel de la messe et qui persécutent les catholiques qui y sont attachés – nous pouvons dire ‘vous ne réussirez pas à vaincre et à éteindre le rite traditionnel de la messe’. Très Saint Père Pape François vous ne réussirez pas à éteindre le rite traditionnel de la Messe. Pourquoi ? Vous luttez contre l’œuvre que le Saint-Esprit a tissée avec tant de soin et d’art à travers les siècles et les âges.
Ce n’est pas la fin de l’abondance pour tout le monde
Mercredi 5 octobre, un document budgétaire annexé au projet de loi de finances 2023 a révélé une prévision à la hausse du budget de l’Élysée pour l’année à venir. Tandis que le budget de la présidence de la République était stable entre 2021 et 2022, il augmentera de 4,8% en 2023, soit 5,2 millions d’euros supplémentaires, ce qui porte l’enveloppe totale à 114,43 millions d’euros. Un pognon de dingue mais… c’est l’Etat qui paie.
Industrie de la conception : plus de 123 000 tentatives de PMA en 2020
L’Agence de la biomédecine a recensé 123 174 tentatives de PMA en 2020, enregistrant ainsi une baisse de 22,1% par rapport à l’année précédente. Une diminution due à l’épidémie de Covid 19. Ces chiffres ont été publiés à l’occasion du rapport annuel 2021 de l’agence, paru cet automne.
Ces tentatives se répartissent entre les inséminations intra-utérines pour 29% d’entre elles, les fécondations in vitro avec micro-injection (ICSI) ou sans micro-injection qui représentent 67% des tentatives, et les décongélations d’embryon pour les 4% restants.
Dans 96,4% des cas, les tentatives de PMA sont réalisées avec les gamètes des deux membres du couple. Les autres sont effectuées avec les ovocytes d’une donneuse (1614 tentatives en 2020), avec les spermatozoïdes d’un donneur (3248 en 2020), ou enfin avec des embryons issus d’un don. 156 embryons ont été ainsi décongelés en 2020.
Ces 123.174 tentatives ont abouti à la naissance de 20.223 enfants nés vivants, dont près de 5% après un don. La promesse d’un enfant ne s’est ainsi concrétisée que dans 16,4% des cas. Mais les couples qui s’engagent dans ce parcours éprouvant sont-ils prévenus ?
Dans plus de la moitié des tentatives des embryons sont congelés. Au 31 décembre 2020, ils étaient 265 489 à être stockés. Chaque année, les couples dont sont issus ces embryons sont interrogés sur leur souhait de poursuivre ou non la conservation. En 2020, 75,6% des embryons congelés faisaient l’objet d’un “projet parental” (200 623 embryons issus de 68 271 couples). Pour 11,8% des embryons conservés, le couple n’en avait plus. 31 251 embryons, destinés à être accueillis par un autre couple, donnés à la recherche, ou bien détruits. En 2020, près d’un quart des couples aura choisi d’abandonner ses embryons “surnuméraires” à la recherche.
L’islam peut-il être européen ?
Lu dans La Petite Feuille Verte :
La présence croissante de populations musulmanes en Europe est une réalité objective. Faut-il pour autant en tirer la conclusion que, nonobstant son origine orientale, l’islam s’est européanisé moins d’un siècle après son avènement, comme l’idée tend à se répandre dans certains milieux intellectuels et politiques où l’on va parfois jusqu’à voir en lui un élément constitutif de la civilisation du Vieux Continent ? En voici deux exemples significatifs, même si la notoriété et l’importance des personnes citées sont bien évidemment très différentes.
Dans un article publié sur Facebook, Samuel Touron, étudiant à Sciences Po Toulouse et président de l’association Jeunes Européens, écrivait après avoir rappelé que l’Islam s’est implanté en Europe dès 711 :
« L’islam n’est-il pas une religion bien plus européenne qu’on ne le pense ? […] Contrairement à une idée reçue, l’Europe n’est pas un continent aux racines uniquement chrétiennes, n’en déplaise à ceux qui, lors des débats autour d’une Constitution pour l’Europe, souhaitaient voir inscrite l’adhésion aux valeurs chrétiennes comme facteur nécessaire pour intégrer l’Union » (19 mai 2021).
Lors de l’accession de Charles III au trône britannique, le site musulman oumma.com a cité un extrait du discours qu’il avait prononcé le 27 octobre 1993 (en sa qualité de prince héritier) dans l’enceinte du Centre d’Oxford pour les Études islamiques dont il était le mécène.
« L’islam fait partie de notre passé et de notre présent, et ce dans tous les domaines de l’activité humaine. Il a contribué à la création de l’Europe moderne : il fait partie de notre propre héritage et n’est pas un élément étranger […]. Au-delà, l’islam peut nous enseigner aujourd’hui une façon de comprendre le monde, et d’y vivre, que le christianisme a malheureusement perdu. L’islam […] refuse de séparer l’Homme et la nature, la religion et la science, l’esprit et la matière : il a su préserver une vision métaphysique, unifiée, de nous-mêmes et du monde qui nous entoure » (9 septembre 2022).
Tous deux omettent de mentionner que l’irruption musulmane en Europe dans le passé ne relevait pas d’un projet religieux assimilable par la doctrine chrétienne qu’il serait venu améliorer. De fait, le christianisme n’a rien emprunté à l’islam.
Après l’évangélisation initiale qui suivit la Pentecôte, l’élaboration des dogmes chrétiens « fut l’œuvre de la série des grands conciles œcuméniques, et c’est à la philosophie grecque que les Pères de l’Église ont emprunté de l’outillage conceptuel », rappelle Rémi Brague (Cf. Au moyen du Moyen Âge. Philosophies médiévales en chrétienté, judaïsme et islam, éd. Flammarion, 2008, p. 21).
Cela n’empêche pas de reconnaître tout ce que l’Europe doit aux transferts de textes savants ayant transité par l’Orient arabisé et islamisé, assure cet auteur, tout en soulignant le rôle primordial – trop oublié – des chrétiens de Bagdad au IXème siècle dans la traduction de la science et de la philosophie grecques.
Et Brague regrette la surdétermination idéologique qui s’est emparée du sujet (Id.).
« Il y a toujours plusieurs mythes orientalistes sur le marché, selon les époques. On a eu parfois tendance à minorer le rôle des Arabes, ce qui était très injuste. Aujourd’hui, le balancier est reparti dans l’autre sens et certains – non pas des savants, bien sûr, mais des hommes des médias et des politiciens – voudraient nous faire croire que l’Europe doit tout à l’Islam » (Où va l’histoire ? Entretiens avec Giulio Brotti, Salvator, 2015, p. 92-93).
En fait, l’irruption de l’Islam en Europe, sept siècles après son avènement dans l’histoire, répondait à des ambitions conquérantes, qui entraînèrent d’ailleurs des résistances chrétiennes. Tout cela justifie la distinction entre l’islam comme religion et l’Islam comme civilisation, préconisée par R. Brague (Au moyen du Moyen Age, op. cit., p. 20-21).
ÉTAT DES LIEUX ACTUEL
Selon les résultats d’une enquête effectuée en 2017 par l’institut américain Pew Research Center, le nombre de musulmans dans l’Union européenne (28 pays + la Norvège et la Suisse) s’élevait alors à 25, 8 millions, soit près de 5 % de la population. La France venait en tête avec 8, 8 %. Elle était suivie par l’Allemagne (6, 3 %), le Royaume-Uni (6, 1 %), l’Italie (4, 8 %) et l’Espagne (2, 6 %). En 2050, ce nombre pourrait atteindre 35, 8 millions, soit 7, 4 % pour l’UE (Observatoire de l’immigration et de la démographie, 24 juin 2020).
L’islam n’est donc plus un facteur étranger à l’Europe ; il en constitue une composante interne et ne peut plus être confondu avec l’immigration. Son enracinement s’accompagne d’une réappropriation de la religion et de la culture islamiques, évolution à laquelle les États-hôtes ont contribué par l’adoption de mesures favorisant la communautarisation : extension du regroupement familial ; droit du sol pour la nationalité ; application de la charia par certains tribunaux, notamment dans le domaine du statut personnel (mariage, filiation, héritage), comme c’est le cas en Grande-Bretagne.
A l’instar de leurs coreligionnaires dans le monde entier, les musulmans d’Europe se réislamisent fortement, certains subissant l’influence des pays d’origine, voire d’idéologies relevant de l’islamisme (Frères Musulmans, El-Qaïda, Daech, etc.). La propagation du port du voile par les femmes est le signe d’une affirmation identitaire qui gagne de plus en plus les jeunes générations.
Les Européens ont longtemps minimisé le phénomène. La priorité donnée aux approches sociologiques, jointe au déclin du christianisme, a fait oublier que les hommes sont façonnés par une culture d’autant plus prégnante qu’elle est religieuse. Ainsi, qu’on l’admette ou pas, l’islam comporte des dispositions incompatibles avec les valeurs qui ont façonné la civilisation et les traditions européennes et inspiré son droit, largement fondé sur les apports d’Athènes et de Rome ainsi que sur l’Évangile et la doctrine sociale de l’Église.
LES CONDITIONS POUR UN ISLAM EUROPÉEN
Seule la conjugaison d’une volonté commune et d’engagements sérieux, tant de la part des musulmans établis sur le Vieux Continent que des États qui le composent, peut favoriser l’émergence d’un « islam européen ».
La part des musulmans
La doctrine islamique comporte des incompatibilités essentielles avec les fondements de la civilisation européenne, notamment dans les domaines de l’anthropologie (concept de la personne, égalité en dignité de l’homme et de la femme, liberté de conscience et de religion) et de l’organisation sociale (distinction des pouvoirs temporel et spirituel, droit, rapports internationaux).
L’histoire montre que l’islam ne s’intègre pas à d’autres cultures. Quand il est minoritaire, il compose avec la majorité tout en poursuivant son entreprise conquérante, tenant compte pour cela des circonstances et des rapports de forces. Quand il devient majoritaire, deux options s’offrent à lui :
- L’intégration des minorités dans le cadre d’un statut de « tolérance », la dhimmitude, prévu par le Coran (9, 29). Cf. A. Laurent, L’islam pour tous ceux qui veulent en parler, Artège, p. 92-96.
- La sécession. Cf. le Pakistan détaché de l’Inde (1947), la Bosnie-Hérzegovine détachée de la Yougoslavie (1991) et le Kosovo détaché de la Serbie (1999).
Certains responsables musulmans français, par exemple Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, préconisent l’adoption d’un « islam de minorité ». Il faut accueillir cette idée avec réserve. Qu’en sera-t-il lorsque les musulmans seront majoritaires en Europe ? Il s’agit là d’une application de la taqiya (dissimulation) légitimée par le Coran (16, 106 ; 3, 28-29). Cf. A. Laurent, op. cit., p. 61-70.
Les musulmans établis en Europe doivent se dégager de la tutelle et de l’influence des pays d’origine, donc se rendre autonomes sur les plans politique, culturel et matériel, qui créent des dépendances aliénantes. Cf. le financement des mosquées et des écoles coraniques ; la rétribution des imams ; l’envoi de prédicateurs ignorants des réalités et des langues européennes ; les paraboles qui exportent les modèles islamistes.
Les musulmans doivent aussi renoncer aux principes de géopolitique conçus par leurs livres sacrés et leur tradition, notamment la bipartition du monde en deux blocs antagonistes : la Demeure de l’islam (Dar el-Islam), où prévaut la « vraie paix », et la Demeure de la Guerre (Dar el-Harb), qui lui échappe encore mais qu’il faut soumettre. En attendant l’échéance finale, il existe une voie provisoire, la Demeure de la Trêve ou de la Conciliation (Dar el-Sohl).
Changer le rapport au Coran et à la Sunna (Tradition mahométane), telle est la solution préconisée par des intellectuels européens de culture islamique. Cf. Razika Adnani, Pour ne pas céder, éd. UPblisher, 2021.
La part des Européens
Les États européens, leurs institutions et leurs élites doivent réviser certaines positions de principe erronées et dangereuses.
1°/ L’ignorance des spécificités de l’islam, notamment la tendance à considérer qu’il est une religion parmi d’autres, donc à traiter comme les autres alors qu’il n’est pas qu’une religion (cf. PFV n°74 – L’islam est-il une religion ? ; PFV n° 75 – L’islam, une idéologie religieuse ?).
2°/ La tendance à appliquer à l’islam les critères propres à la culture européenne en matière de philosophie, d’anthropologie, d’organisation de l’État et de la société. La laïcité, entendue comme rejet ou marginalisation de la religion, ne peut contribuer à européaniser l’islam et ne peut entraîner des relations apaisées entre l’État et ses citoyens, quels qu’ils soient. Pour les musulmans, cette laïcité radicale est dangereuse et constitue donc un repoussoir. « La saine laïcité consiste en l’unité-distinction entre les pouvoirs religieux et politique » (Benoît XVI, Ecclesia in Medio Oriente, 2012, § 29).
3°/ L’idéologie multiculturaliste, qui s’appuie sur le mépris de l’histoire, l’oubli ou la négation des fondements chrétiens de la civilisation européenne. A noter que la conscience d’une identité européenne s’est largement forgée dans la confrontation à l’Islam : cf. les batailles de Lépante (1571) et de Vienne (1629, 1683), dans lesquelles des papes se sont impliqués personnellement. Aujourd’hui, l’Europe s’engage dans un « accommodement mutuel » qui consiste à acclimater la culture religieuse importée. La « co-inclusion réciproque », tel est le but du projet de recherche intitulé Eurislam conçu par la Commission européenne (cf. Philippe de Villiers, Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016, p. 83-86).
4°/ Du multiculturalisme on peut passer insidieusement au multijuridisme par l’application de la charia. Cela se vérifie déjà de facto. Un rapport publié en juillet 2022 par le Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ, Strasbourg) recense les persécutions infligées à des musulmans établis dans l’UE (ainsi qu’en Grande-Bretagne) qui se convertissent au christianisme. L’ECLJ souligne la négligence des États concernés face à ces atteintes à la liberté religieuse qui contreviennent gravement aux principes énoncés par les documents officiels de l’UE qu’ils ont signés. Est-ce le prélude à une application de jure qui intégrerait alors l’Europe dans le Dar El-Islam, sous prétexte du nombre ?
5°/ L’Europe n’a pas de dette envers l’Islam. Elle ne doit donc pas céder au chantage de la victimisation. Le prétendu modèle d’El-Andalous, où juifs, chrétiens et musulmans auraient vécu dans l’harmonie, relève du mythe, comme le montrent de plus en plus de travaux sérieux. Cf. Serafin Fanjul, Al-Andalus, l’invention d’un mythe, éd. L’Artilleur, 2017 ; Dario Fernandez-Morera, Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus, éd. Cyrille de Godefroy, 2018 ; Joseph Pérez, Andalousie. Vérités et légendes, Tallandier, 2018 ; Rafael Sanchez Saus, Les chrétiens dans Al-Andalus. De la soumission à l’anéantissement, éd. du Rocher, 2019.
6°/ L’Europe doit réhabiliter le principe d’assimilation, qui concerne les personnes, et renoncer au concept d’intégration, applicable aux communautés. Comment les autorités allemandes ont-elles pu en 2008 laisser Recep-Tayip Erdogan, alors Premier ministre turc, déclarer devant le Parlement lors d’une visite à Berlin : « L’assimilation est un crime contre l’humanité » ?(Le Figaro, 13 février 2008) ?
Sur cette question, Malika Sorel-Sutter, née de parents français d’origine algérienne et ancienne membre du Haut-Conseil à l’intégration, offre de précieuses propositions. Ses livres dénoncent l’auto-culpabilisation, la propagande multiculturaliste et l’idéologie communautariste (elle s’est opposée à l’inscription de la diversité dans le préambule de la Constitution, comme l’envisageait le gouvernement français en 2008). Cf. Immigration-intégration. Le langage de vérité, éd. Fayard, coll. Mille et une nuits, 2011 ; Décomposition française, Fayard, 2015 ; Les dindons de la farce. En finir avec la culpabilité coloniale, Albin Michel, 2022.
POUR CONCLURE
« Ne faites pas appel à la paix quand vous êtes les plus forts », conseille Allah dans le Coran (47,35). De fait, l’islam, envisageant ses relations avec autrui en termes de rapports de forces, prospère toujours sur la faiblesse des autres. L’histoire du Proche-Orient illustre amplement cette leçon.
Aujourd’hui, l’islam prospère sur l’épuisement culturel et spirituel de l’Europe, situation sur laquelle le pape Jean-Paul II a porté un regard lucide :
« Il est important d’avoir un juste rapport avec l’islam. Comme cela s’est révélé plusieurs fois ces dernières années à la conscience des évêques européens, ce rapport doit être conduit avec prudence ; il faut en connaître clairement les possibilités et les limites et garder confiance dans le dessein de salut de Dieu, qui concerne tous ses fils. Il faut être conscient, entre autres, de la divergence notable entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes, et la pensée musulmane » (Ecclesia in Europa, 2003, § 57).
Le mouvement expansionniste actuel ne passe pas seulement par le djihad. Il recourt à de nouveaux moyens qui se réfèrent aux critères européens en vue d’encourager les musulmans établis hors de l’espace traditionnel islamique à œuvrer à l’enracinement de leur culture dans les pays d’émigration. Ainsi, l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO), département culturel de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), composée de 57 États, a élaboré en 2000 un document intitulé Stratégie culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique. Son objectif est « clairement avoué », il vise à protéger les musulmans contre « l’éblouissement » (la Stratégie indiquant en fait une « contamination ») de la culture européenne et la tentation d’y adhérer tout en profitant de l’ouverture et des valeurs de cette dernière pour obtenir la reconnaissance d’une identité islamique spécifique et ceci dans tous ses aspects (Cf. Jean-François Poisson, L’islam à la conquête de l’Occident, éd. du Rocher, 2018).
On le voit, tous les moyens sont permis aux musulmans convaincus du triomphe inéluctable de leur religion, puisqu’il est garanti par Allah :
« C’est Lui […] Dieu qui a envoyé son Prophète avec la direction et la religion vraie pour la faire prévaloir sur toute autre religion, en dépit des polythéistes » (9,33).
Lorsqu’on envisage un islam européen, il faut donc savoir que l’islam veut le territoire de l’Europe mais il ne veut ni son histoire ni sa civilisation. Pour lui, il s’agit d’exercer une souveraineté conforme à la charia en exportant l’Oumma, la « communauté des croyants », qui transcende les frontières et constitue la véritable patrie voulue par Allah. Alors, oui, il peut y avoir un « islam européen » mais dans une « Europe islamisée ».
Cependant, il y a les personnes de l’islam. Consciente de ces réalités, l‘Europe doit donner à ses ressortissants et immigrés musulmans l’envie d’aimer leur pays d’accueil et refuser qu’ils s’y installent dans une perspective conquérante. Cela impose l’application des principes évoqués dans la présente Petite Feuille Verte.
Annie LAURENT
Déléguée générale de CLARIFIER
L’état voyou d’Arabie Saoudite organisera les jeux asiatiques de 2029
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Quand les lobbys mondialistes récompensent les pays les plus abjects…
Quand j’ai entendu la nouvelle, j’ai cru d’abord que c’était une blague. Mais, non, cela était bel et bien la réalité. Les Jeux asiatiques d’hiver 2029 seront organisés dans ce désert à la fois géologique et éthique qui est l’état voyou d’Arabie Saoudite. Le tout devant être bien évidemment compris comme un premier pas qui permettra au sinistre royaume d’organiser dans un avenir proche les Jeux Olympiques «tout court». Car ne nous leurrons pas, le comité des jeux asiatiques est bien sûr étroitement lié au CIO (comité international Olympique).
Ainsi donc, en ces temps de ténèbres où les rares Etats courageux (qui mériteraient les plus grandes éloges) comme la Hongrie et la Pologne sont mis au banc de l’humanité pour la simple raison qu’ils s’opposent aux lois de déni du réel et de déconstruction, on «récompense», en revanche, les nations les plus pourries de la terre comme l’Arabie Saoudite ou encore comme l’Azerbaïdjan et la Turquie qui agressent en permanence l’Arménie martyre (pensons aux encouragements que représentent les contrats signés avec ces pays par Mme von der Leyen, par l’industrie de l’armement européenne, par les États-Unis et par Israël…).
En octroyant l’organisation des jeux asiatiques d’hiver à l’Arabie Saoudite, la communauté internationale veut donc remercier et féliciter ce pays pour:
1) Le massacre des populations civiles au Yemen (un des pays les plus pauvres au monde) par le truchement de raids menés par l’Aviation saoudienne.
2) L’odieux et atroce assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi découpé en morceaux par les services secrets saoudiens dans les locaux de l’ambassade d’Arabie Saoudite en Turquie sur les ordres directs du prince Mohammed ben Salmane (comme nous le savons maintenant)
3) La lapidation à mort des femmes qui ne respectent pas la charia en commettant l’adultère.
4) Les peines de prison, la torture par le fouet, voire l’exécution de ceux qui se convertissent au christianisme.
5) Le financement du prosélytisme islamique et des mosquées les plus intégristes partout dans le monde et notamment en France.
Et pendant ce temps que font nos dirigeants, leurs philosophes et leurs médias? Ils diabolisent la Russie qui pourtant ne fait que répondre à l’expansion de l’OTAN et ils nous encouragent à boycotter les conférences sur Dostoïevski ou bien les symphonies de Tchaïkovski…
Jean-Pierre Aussant
I-Média Hors-Série : Propagande, Netflix, Climat
L’équipe d’I-Média propose un nouveau format : le Hors-Série. Jules Blaiseau et Jean-Yves Le Gallou s’éloignent de l’actualité l’évoquer avec plus de profondeur, dossiers, enquêtes, témoignages et interviews à l’appui.
Pour ce premier numéro, ils ont la chance d’accueillir Édouard Chanot, ancien rédacteur en chef de Sputnik Paris, et Alban d’Arguin, auteur chevronné et spécialiste du réchauffement climatique.
Trois nouvelles sorties littéraires sont présentes sur la table :
- “La société de propagande” écrit par Jean-Yves Le Gallou presque 10 ans après la publication de “La tyrannie médiatique” ;
- “L’empire Netflix – L’emprise du divertissement”, une analyse minutieuse des rouages d’une des plus grosses fabriques au monde d’un divertissement qui n’est pas si innocent ;
- “Réchauffement climatique, enquête sur une manipulation mondiale”, le dernier livre choc d’Alban d’Arguin sur le climat.
Trois sujets connexes et encore plus connectés qu’on ne pourrait le croire.
Il y a un an, Monsieur Jean Marc Sauvé rendait public le rapport de la CIASE
Comme il fallait s’y attendre, différents médias ont célébré à leur manière cet événement que les autorités de l’Eglise ne souhaitaient pas, apparemment, mettre en valeur aujourd’hui . Monsieur Jean Marc Sauvé président de la CIASE, a donc dû affronter la presse, ce qui est bien normal, et répondre aux questions des journalistes, notamment, celles très actuelles concernant les problèmes d’indemnisation des victimes d’abus. Je maintiens plus que jamais ce que Yohan Picquart et moi même avons écrit dans « Le rapport Sauvé, une manipulation ? » paru cette année aux Éditions Via Romana, très exactement de la page 141 à 154. Le principe même d’indemnisation par une structure privée nous paraissait à plus d’un titre aventuré. Mais je ne reviens pas sur ce point, qu’on nous lise! En attendant, cette caisse d’indemnisation existe et fonctionne.
Mais voilà, pas assez vite pour certains, et même très mal pour d’autres ! Sur cette question, interviewé par France Info, le président Sauvé a fort bien répondu. Cette commission manque d’habitude (et heureusement dans un sens) et aussi de bras et je crois sincèrement, comme Monsieur Sauvé, que les organisateurs vont y remédier. L’on doit croire le président Sauvé, je redis sa bonne foi, comme je l’ai toujours fait lors de nos échanges oraux, ainsi que dans le livre que j’ai co-signé avec Yohan Picquart.
Je répète que je n’ai jamais nié la réalité des abus. Je ne me suis attaqué qu’à la méthode des sondages utilisée par la CIASE et aux chiffres irréels auxquels elle est parvenue. Car, par ce moyen, elle s’autorisait à proposer des réformes complètement inacceptables par l’Eglise catholique, du moins pour certaines d’entre elles ! (voir notre livre)
Je crois en effet que c’est seulement à partir d’une évaluation objective de la réalité qu’il est possible de demander dans la justice, pardon pour les erreurs du passé et d’opérer une nécessaire conversion des cœurs, des mentalités et des comportements. Il nous a paru à Yohan Picquart, comme à moi-même, que les conditions de travail de la CIASE, tout comme ses méthodes ne répondaient pas à l’exigence que je viens d’exposer.
Nous sommes-nous crus autorisés pour cela à accuser personnellement le président Sauvé de quoi que ce soit ? Absolument pas !
Or ce vendredi 30 septembre, pour expliquer pourquoi il n’avait pas été reçu par le Saint Père, avec son équipe, le président Sauvé n’a pas hésité à se dire victime de « coups tordus », qu’il connaissait d’expérience, venant de ceux qui l’avaient contesté. Aucun nom cité. Mais chacun sait qu’il s’agit des huit membres de l’Académie catholique et des deux auteurs du livre ! Pire, il les a accusés d’être « des anti François » !
C’est absolument faux pour les deux auteurs du livres, comme pour les membres de l’Académie catholique que je connais. Il est par exemple de notoriété publique, qu’au club des Hommes en noir, auquel je participe quelquefois, et qui pose souvent des questions souvent critiques, mais constructives, aux décisions du Saint Père, je prends systématiquement son parti, et dans mes écrits, je ne cesse de défendre la doctrine du Magistère depuis que je suis revenu au catholicisme, quels qu’aient été les Papes régnants !
Pourquoi alors, Monsieur le président Sauvé nous attribue-t-il le refus d’audiences dont il se dit victime de la part du Saint Père ? Nous ne croyons mériter « ni cet excès d’honneur, ni cette indignité » – et le Pape non plus ! N’étant guère influençable, le Saint Père se fie à la prière et aux vertus du discernement, si chères aux Jésuites, ce que le président devrait savoir d’expérience.
Ne rappelait-il pas par ailleurs, dans le même registre de l’expérience, le 25 janvier 2017, aux membres d’honneur de l’Académie des sciences et techniques comptables et financières que « depuis sa création en 1799 par la Constitution de l’an VIII, le Conseil d’Etat (dont il fut vice-président) s’est employé à exercer avec rigueur et engagement ses fonctions, consultatives et juridictionnelles, celles-ci s’épaulant et se renforçant mutuellement dans le respect du principe d’impartialité ». Et c’est exact ! Le Conseil d’Etat est une école d’impartialité. Léon Blum l’incarna à merveille et eut le génie d’opérer la transposition dans le domaine politique, permettant des échanges et écoutes véritables , sans lesquels la vie parlementaire est inexistante, comme on le voit tristement aujourd’hui ! Ainsi Blum put-il dire à la Chambre: « Chacun de nous, en écoutant un collègue, peut être frappé de la vérité d’un argument ou d’un raisonnement ; c’est d’ailleurs notre rôle et notre devoir ici. »
Comme Monsieur Sauvé me semblait loin de cette impartialité de la haute instance qu’il contribua à diriger jusque récemment. Sa présidence de la CIASE semblait l’avoir fait entrer dans l’arène politique, mais bien différemment de Léon Blum. Certes, il a écouté les victimes des abus sexuels dans l’Eglise et il a bien fait. Mais il apparaît qu’il a épuisé ses capacités d’écoute et ne voit plus maintenant, dans ce qui peut lui être objecté, que mensonges ou « coups tordus » au point de perdre son calme, et d’affirmer qu’il ne se rendrait pas à une invitation pontificale, si d’aventure elle advenait. Il serait trop tard et cela pourrait porter préjudice à l’épiscopat français …. Soit ! Bien que je ne comprenne pas très bien !
Ce qui m’apparaît évident, en revanche, à propos de nuisance vis-à-vis de notre épiscopat, c’est l’aventure financière dans laquelle le rapport de la CIASE l’a conduit ! Je le dis avec la force tranquille de celui que Jean-Marc Sauvé servit avec brio en 1981, et que je combattis à la même époque avec moins de chance que lui ! Aveu de lucidité que Dieu ne m’a pas encore ôtée. Aussi puis-je voir avec tristesse, en ce premier anniversaire de la remise du rapport de la CIASE. Une personne mécontente de n’être pas reconnue comme ayant été abusée, il y a trente ans, ou mal reconnue. Estimant que les 20000 ou 60000 € proposés par la commission d’indemnisation étaient trop peu pour le préjudice subi, se tourner, avec un avocat vers un tribunal civil pour demander à un diocèse et à un ordre religieux, une somme qui peut atteindre 450000 €. Et il y a quelques 1300 personnes, en attente qui peuvent avoir la même réaction !
Les associations de victimes vont se réunir. Je comprends leur rancoeur, je n’ai jamais nié l’horreur de ce qu’elles ont endurée ! Elles ont souffert du silence des instances ecclésiastiques, qu’elles ont estimé complice de leurs maux. Elles souffrent maintenant de ce qu’elles ressentent comme un décalage manipulateur, relevant d’un jeu d’influence et de stratégie, entre le discours qu’on leur a tenu pendant l’enquête, et les résultats qu’elles en attendaient. Elles risquent fort d’allonger la liste de leurs griefs. Et il faudra les entendre !
Surtout ne pas infantiliser!
Lu dans Politico, ce matin:
Un plan de communication, “version artillerie lourde” dixit un conseiller, sera aussi présenté demain par Pannier-Runacher avant son lancement la semaine prochaine. Baptisé “Chaque geste compte”, il s’agit d’une vaste campagne de sensibilisation du grand public aux gestes les plus efficaces pour réduire sa consommation personnelle d’énergie. Ce sujet est suivi de prêt à la présidence de la République : “la ligne rouge de l’Elysée, c’est de ne pas tomber dans l’infantilisation du public”, expliquait à Playbook un conseiller de l’exécutif hier. C’est ce qui avait pu être reproché au gouvernement lors de la crise du COVID-19.
C’est vrai que l’infantilisation, ce n’est pas le genre de la Macronie!
Zara Nazarian à la tête du Courrier d’Erevan et du secrétariat général de l’UPF
De notre envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince d’Arménie (éd. Sigest) :
Elégante, décidée et dynamique, Zara Nazarian est au téléphone en train de régler son prochain voyage en France, lorsque nous nous rencontrons. Sa vie ressemble à un roman qui nous fait voyager en Géorgie, en Russie, en Arménie, en France et dans une cinquantaine de pays. Portrait d’une francophile-francophone, qui est, aussi, Secrétaire générale de l’Union internationale de la Presse Francophone.
En Arménie, à Erevan, la capitale, nous nous retrouvons ce vendredi 23 septembre, en fin d’après-midi, dans l’un de ses endroits les plus emblématiques. Aussi discrète qu’intelligente, précise (presque trop), aimant le souci du détail et la recherche de la vérité, Zara a quelque chose d’irradiant et de mystérieux à la fois. Comme si son adn et son charisme venaient de loin et qu’ils avaient été marqués par quelques instants heureux et malheureux. C’est à travers son visage rond et ses yeux bleu-gris-oranger, son sourire timide, que l’on ressent cette expression d’entre-deux. Elle ne le dira qu’à demi-mot, mais Zara Nazarian, est une francophone et une francophile rare. Elle est née en Géorgie, à Tbilissi, qui était alors une des capitales des Républiques soviétiques de l’ex-URSS. Elle y a vécu toute son enfance.
« Connaissez-vous Tbilissi ? », interroge-t-elle en reprenant son rôle-vocation de journaliste. Nous allons échanger les rôles à plusieurs reprises le temps que durera cette conversation. Cette interview ressemble à une valse à deux temps où chacun veut anticiper le pas de l’autre. Après ma réponse négative, elle développe :
« C’est une très belle capitale artistique. L’art, la culture et l’histoire y sont premiers. Vous devez absolument y aller. Je peux vous y accompagner, si vous le voulez…J’ai grandi dans le quartier arménien de Tbilissi. »
L’invitation est lancée.
Dans l’hôtel-restaurant Tufenkian (son endroit emblématique), qui se situe à 3 mn à pied de la célèbre place de la République, des tapis ornent les murs de l’entrée, ceux de Tufenkian Artisan Carpets. A l’extérieur, le bâtiment est remarquable, il est en pierre de taille volcanique. Sa couleur grise-noire royale saute aux yeux et rappelle les riches heures de la Grande Arménie, quand ses terres ancestrales s’étendaient de la mer Caspienne à la Méditerranée (vers l’an 100 avt JC). Le Royaume d’Arménie était, alors, parsemé de petits palais en tuf, cette pierre volcanique qui est extraite des carrières proches du mont Aragats, en Arménie. Au toucher, on ressent son âpreté. Cet hôtel est une pure merveille architecturale des 19è et 20è siècle, qui a été entièrement restauré pour son ouverture, il y a 10 ans.
Itinéraire d’une journaliste francophile
Avant de devenir francophone, Zara était, d’abord, une francophile.
« Je me suis souvent interrogée sur mon amour pour la France. Je suis tombée amoureuse de la France à travers les images que je voyais dans des films et des revues. Je ne connaissais pas la langue. Je parlais le géorgien et le russe, mais ni l’arménien, ni le français. Je l’ai appris plus tard, à Moscou. Toute seule, au fil des années. »
Côté famille, Zara n’a plus ses parents. Sa mère, Nika, était une musicienne, une pianiste. Et, son père, Parouïr, était un grand historien, chercheur et académicien. Zara passe, donc, toute son enfance dans le quartier d’Avlabara et y effectue toutes ses études secondaires. Elle y apprend, également, la musique, au Conservatoire. Après l’obtention de son bac (avec mention Très Bien), elle s’envole en 1986 pour Moscou où elle intègre la Faculté de Journalisme de l’Université d’Etat Lomonossov. Elle n’a pas froid aux yeux. Très brillante, elle va passer 6 ans en Russie. Elle est témoin de la « Glasnost », de la chute de l’ex-URSS et de la prise de pouvoir de Boris Eltsine, qui succède à Mikhaïl Gorbatchev. Elle aime cette période de sa vie, déjà, aventureuse.
Avec sa mère, avant la fin de ses études, elle déménage pour Erevan en Arménie. Dans la conversation, Zara s’interrompt, rigole et se souvient. Le film de sa vie repasse dans sa mémoire, au ralenti. Elle se souvient être rentrée à la faculté « en tant que citoyenne soviétique et j’en suis sortie en tant que citoyenne d’un pays indépendant, l’Arménie. » Le 21 septembre 1991, en effet, l’Arménie devient indépendante. L’URSS s’est effondrée.
A la fin de ses études, Zara part, donc, vivre à Erevan.
« La vie était à la fois difficile et très enthousiasmante. On y croyait vraiment à notre nouvelle vie démocratique. On manquait de tout. C’était la pénurie alimentaire et nous n’avions qu’une heure d’électricité par jour. Nous n’avions pas de chauffage et nous dormions avec nos vêtements. Mais nous étions libres ! »
Direction Paris, l’hébreu et l’ENA
En 1992, elle intègre la rédaction du quotidien national Respoublika Armenia. Elle traite les sujets politiques. Elle réalise, également, des émissions de radio et de télévision. Mais, elle continue à rêver de la France. Pendant ses études universitaires à Moscou, elle a d’ailleurs commencé à apprendre la langue. Francophile par la musique, elle devient francophone par la langue. A tel point, qu’elle décide de venir à Paris, pour la première fois. Son projet ? Retourner sur les bancs de l’université et y apprendre l’hébreu. Atypique, étonnant ! Nous sommes dans les années 1994. A Paris, pour rester indépendante, elle travaille au service presse de l’ambassade d’Arménie. Puis, comme elle est brillante et ambitieuse, elle tente l’ENA. Pourquoi pas ! Elle réussit le concours d’entrée.
« Vraiment, mon français n’était pas parfait, mais comme je suis besogneuse et passionnée, j’ai réussi le concours de l’ENA, alors que j’apprenais l’hébreu ! »
Zara en rit encore :
« Je suis arrivée en France, je parlais mieux l’hébreu que le français. Mon français n’était pas correct du tout. »
Il est certain que faire partie de la promotion Averroes, celle de 1998-2000, n’est pas rien. Elle y croisera, notamment, la future ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay (aujourd’hui Directrice générale de l’UNESCO). Elle deviendra l’amie de la Vice-Premier ministre de la Géorgie Théa Tsouloukiani et Fleur Pellerin (plusieurs fois ministre). A la sortie, Zara quitte, pour un temps, le monde des médias et de la presse, et intègre le monde de l’entreprise. Pas n’importe laquelle : le célèbre constructeur à la marque de losange, Renault. Elle s’occupe de stratégie et de développement international.
Puis, le mal du pays se fait sentir. Elle profite d’une offre du Groupe Pernod Ricard pour rentrer en Arménie. Où, elle dirige le département de Marketing, de Communication et de Relations Publiques de sa filiale Ararat Branding Company. Quelques années plus tard, Zara revient à ses premiers amours. Elle devient consultante free-lance et lance son média.
Le Courrier d’Erevan a 10 ans !
Il fêtera ses 10 ans très exactement le 18 octobre. C’est un média 100% digital. « Aujourd’hui, il reste le seul média francophone d’Arménie. Je l’ai créé à l’occasion de l’adhésion de l’Arménie à l’OIF (NDLR : Organisation Internationale de la Francophonie). A l’époque, j’étais toute seule, maintenant nous sommes 5, avec moi. Nous avons des correspondants en Belgique, en France, en Suisse et au Liban. Nous sommes suivis au quotidien par plus de 5000 personnes. Et nous sommes lus dans une dizaine de pays », tient à préciser Zara. Tous les sujets y sont traités. C’est, vraiment, la Francophonie qui est mise en avant dans son média. Mais, Zara aimerait en faire plus. Elle n’hésite pas à dire :
« Oui, je crois très fort à la Francophonie. C’est pour cela que j’ai lancé mon média. Il est 100% Francophone et 100% Arménien. J’emprunte l’expression à Charles Aznavour, que j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois. Je fais, d’ailleurs, partie de ces idéalistes qui continuent à croire en de valeurs humaines, culturelles bleu-blanc-rouge et rouge-bleu-orange. J’incarne la Francophonie, alors que je ne suis pas née dedans. C’est un vrai bonheur, c’est une fierté ! »
La question de la version papier de son média se pose.
« Non, ce n’est pas le moment de passer à la version papier, au contraire. Car les plus grands médias font leur transition vers le 100% digital. »
Secrétaire générale de l’UPF, une mission internationale
En l’écoutant remonter le fil de sa vie, on a l’impression qu’elle était faite pour ça : la Francophonie. Observatrice de premier plan de la vie sur tout le globe terrestre, elle fait une pause pour parler de la Révolution de Velours, qui a eu lieu en 2018 en Arménie.
« Oui, j’ai soutenu cette révolution parce que le pays était sclérosé. Le besoin de changement était réel. Elle était nécessaire et attendue. Ce qui s’est passé depuis, avec la guerre de 2020, puis, les invasions azéries du 13 septembre dernier, sont une tragédie qui continue. En réalité, la guerre de 2020 ne s’est pas arrêtée. Elle a continué de manière différente, masquée. Mais, elle est, malheureusement, bien là. Et, depuis le 13 septembre, le monde se tait. En une journée, il y a eu plus de 200 morts et autant de blessés. Des milliers de personnes ont dû fuir leur habitation. Nous replongeons dans la barbarie. C’est terrible… »
Un long silence ponctue son dernier mot. Comme s’il faisait écho aux silences assourdissants et complices des grands de ce monde. Qu’ils soient à l’ONU, aux Etats-Unis, en France ou à l’Union Européenne. Silence, on tue…Le monde paraît, cependant, depuis quelques heures seulement, reprendre son courage et ses responsabilités, avec, notamment, les dernières annonces du Président Emmanuel Macron, celles du 26 septembre, en faveur de l’Arménie. « Les Arméniens attendant des actes », conclut Zara.
Elle doit, déjà, partir. Elle prend l’avion pour Paris dans quelques heures. Après la tenue du 17è Sommet International de la Francophonie à Erevan, en octobre 2018, elle devenait, le mois suivant, Secrétaire générale de l’Union internationale de la Presse Francophone, qui regroupe plus de 2000 journalistes de cinquantaine de pays. Son emploi du temps a changé de façon significative. Et, pour pimenter sa vie (comme si elle en avait besoin), elle a pris, il y a quelques mois, la responsabilité de conseil auprès du service de Communication de la filiale française de Veolia en Arménie. Enfin, elle est Présidente du Conseil d’administration du Lycée français Anatole France (où sont scolarisés, par ailleurs, ses deux enfants). What else ?
Depuis, sa valse en 2 temps s’est transformée en valse en 5 temps, si l’on ajoute sa vie de famille et ses amis.
Coup de cœur francophile et francophone
A ce rythme, elle pourrait devenir ambassadrice de la Francophonie (?).
Terminons avec ses quelques mots pavoisés en bleu-blanc-rouge :
« Ma francophilie, comme vous dites, vient d’un certain nombre de circonstances qui, toutes ensemble, ont créé ce lien très fort que j’ai avec la France et la langue française. La culture y est pour beaucoup, sans doute, aussi banal que cela puisse paraître…
Pour moi, la France a toujours été auréolée d’une aura tout à fait particulière. Et quand je m’y suis retrouvée pour la première fois, jeune adulte, je me suis sentie bizarrement chez moi, alors que je suis en principe quelqu’un d’assez compliquée dans ma relation au monde. Le français : je le connaissais déjà, pour l’avoir appris à l’Université, mais on était loin encore d’une maîtrise de la langue. La maîtrise, au point d’en écrire des articles et mener des débats, est venue plus tard, au fil des études et de rencontres. C’est simple : quand vous aimez quelque chose, ça aide à en maîtriser des détails, n’est-ce pas ? »
Nul doute à avoir : Zara Nazarian est bien une amoureuse des drapeaux tricolores !
De notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Photos A. Bordier
In memoriam M. l’abbé Duboscq
M. l’abbé Duboscq a été rappelé à Dieu le 28 septembre dans la 72ème année de son sacerdoce. Ses obsèques auront lieu le vendredi 7 octobre à 14h en l’église Notre Dame des Armées à Versailles.

Italie / Suède : il y a un réveil identitaire et conservateur en Europe
Marion Maréchal, co-fondatrice de l’ISSEP était le 1er octobre face à Matthieu Bock-Côté sur CNEWS. Lors de cet entretien, elle est revenue sur la nécessité du combat culturel pour défendre nos valeurs.
« Nous avons des combats à mener sur le plan du paradigme. Un sondage révèle que 30% des femmes en âge de procréer en France refuse d’être mère pour des raisons écologiques ou professionnelles. Il faut sortir du paradigme imposé par la gauche dans la société car cela à des conséquences extrêmement concrètes sur notre avenir et notre peuple. »
En Quête d’esprit les choque
La dernière émission dominicale de CNews, sur les Anges et démons, a créé quelques remous chez nos amis les gauchistes :
C’est un fake.
Il faut que ce soit un fake.
Pour ma santé mentale, pour celle de toute celles et ceux qui veulent vivre dans une démocratie, dans une république laïque, ceci doit être un fake.— Mélanie Vogel (@Melanie_Vogel_) October 3, 2022
La vidéo qui ridiculise #CNews et la délégitime comme chaîne «d’info» est juste ici. ⤵️
Bolloré n’aimerait pas qu’on la partage.pic.twitter.com/eMKXlFqxpL
— Antoine Léaument 🇫🇷 (@ALeaument) October 3, 2022
Tout va bien sur CNEWS pic.twitter.com/ft4xbknd55
— Vincent Heidelberg (et Kibo) #IStandWithUkraine (@AstroVicnet) October 3, 2022
Evoquer les forces du mal, le démon perturbe les croyants de la “démocratie” et de la “république laïque”…
La Cour européenne des droits de l’homme pointe les défaillances du système de contrôle belge sur l’euthanasie
Le jugement de la CEDH du 4 octobre montre les dérives du système belge : le cadre initial n’a cessé de dériver jusqu’à l’acceptation d’euthanasies pour des pathologies mentales comme la dépression, sans compter un laxisme constant quant à l’appréciation de l’incurabilité de la maladie. Cette affaire montre aussi la faiblesse absolue des procédures de contrôle : la CEDH elle-même pointe le manque d’indépendance de la commission de contrôle.
Dans son arrêt, la Cour précise que sa décision «ne porte pas sur l’existence ou non d’un droit à l’euthanasie» en général mais sur «la compatibilité» avec la Convention européenne des droits de l’homme d’une euthanasie pratiquée sur la mère d’un requérant belge, profondément dépressive depuis une quarantaine d’années et qui souhaitait en finir. Dans cette affaire, le médecin ayant euthanasié la patiente est lui-même président de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) chargée de contrôler a posteriori la légalité des euthanasies en Belgique. Il est également président de l’association LevensEinde InformatieForum (LEIF) qui milite en faveur de l’euthanasie et qui a reçu 2500 euros de cette femme peu avant son euthanasie.
Le requérant affirmait ne pas avoir été prévenu de l’euthanasie de sa mère, qu’il avait apprise le lendemain de sa mort, en avril 2012. Il avait notamment déposé une plainte au pénal, finalement classée par le parquet, celui-ci estimant que l’euthanasie «s’était déroulée selon les prescrits légaux» belges.
Les juges européens ont pointé des «défaillances» dans l’examen «a posteriori de l’euthanasie pratiquée», opéré par la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie : selon la CEDH, la législation ne garantit pas à cet organe une indépendance suffisante. En effet, la loi belge «n’empêche pas le médecin qui a pratiqué l’euthanasie de siéger» en son sein «et de voter sur la question de savoir si ses propres actes étaient compatibles avec les exigences matérielles et procédurales du droit», relève la CEDH, qui a condamné Bruxelles à payer 2211,30 euros pour frais et dépens au requérant.
Communiqué de la CEDH :
Dans son arrêt de chambre, rendu ce jour dans l’affaire Mortier c. Belgique (requête no 78017/17), la Cour européenne des droits de l’homme dit qu’il y a eu trois non-violations et une violation de la Convention européenne des droits de l’homme. L’affaire concerne l’euthanasie de la mère du requérant, pratiquée à l’insu de ce dernier et de sa sœur. La mère du requérant n’a pas souhaité informer ses enfants de sa demande d’euthanasie bien que les médecins l’en aient avisé plusieurs fois. La Cour précise que la présente affaire ne porte pas sur l’existence ou non d’un droit à l’euthanasie, mais qu’elle porte sur la compatibilité avec la Convention de l’euthanasie telle qu’elle a été pratiquée à l’égard de la mère du requérant. Ensuite, elle dit :
– À la majorité (cinq voix contre deux), qu’il y a eu non-violation de l’article 2 (droit à la vie) de la Convention à raison du cadre législatif relatif aux actes préalables à l’euthanasie. En ce qui concerne les actes et la procédure préalables à l’euthanasie, la Cour estime que les dispositions de la loi relative à l’euthanasie constituent en principe un cadre législatif propre à assurer la protection du droit à la vie des patients tel qu’exigé par l’article 2 de la Convention.
– À la majorité (cinq voix contre deux), qu’il y a eu non-violation de l’article 2 (droit à la vie) à raison des conditions dans lesquelles l’euthanasie de la mère du requérant a été pratiquée. La Cour estime qu’il ne ressort pas des éléments dont elle dispose que l’acte d’euthanasie de la mère du requérant, pratiqué conformément au cadre légal établi, ait été effectué en méconnaissance des exigences de l’article 2 de la Convention.
– À l’unanimité, qu’il y a eu violation de l’article 2 (droit à la vie) à raison des défaillances du contrôle a posteriori de l’euthanasie pratiquée. La Cour juge que l’État a manqué à son obligation positive procédurale tant en raison du manque d’indépendance de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie qu’à cause de la durée de l’enquête pénale menée en l’espèce.
– À la majorité (six voix contre une), qu’il y a eu non-violation de l’article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale). La Cour estime que les médecins de la mère du requérant ont fait tout ce qui était raisonnable, dans le respect de la loi, de leur devoir de confidentialité et de maintien du secret médical, ainsi que des directives déontologiques, pour qu’elle contacte ses enfants au sujet de sa demande d’euthanasie.
Troisième période hivernale à Saint-Germain-en-Laye
La communauté attachée à la messe traditionnelle assiste pour la troisième année à la messe en extérieur devant une église vide mais fermée. Tous les dimanches et même pour la messe de minuit à Noël.
Dans Paix Liturgique, Germain de Paris explique :
Il fut un temps ou l’aumônier de l’hôpital avait le pouvoir de laisser ou non ouverte les portes de la chapelle. Désormais – et c’est un grand progrès – cette chapelle « appartient à la paroisse de Saint-Germain » ; donc en théorie c’est au curé de la paroisse qu’appartient le pouvoir des clefs… de la chapelle de l’hôpital, mais en fait c’est notre évêque qui dispose seul du pouvoir réel de laisser cette église ouverte le dimanche matin. Voilà pourquoi c’est à lui que nous nous adressons. […]
Si je pense que les temps actuels ne sont pas les plus favorables à trouver une solution pérenne, je suis persuadé que ces mêmes temps qui préparent les temps à venir sont favorables à des gestes de paix car c’est dans les temps d’épreuve que doit s’exercer la charité et pas seulement lorsque tout est au beau fixe. […]
Nous sommes convaincus désormais que cette célébration à Saint-Germain concerne une importante communauté de Saintgerminois ; aussi doit elle se dérouler tous les dimanches et fêtes de l’année en incluant désormais même le temps des vacances ou de nombreux Saintgerminois le souhaitent. […]
Il faut donc croire que nous ne sommes pas assez en périphérie pour être entendus et un peu écoutés mais nous conservons l’Espérance car bien sur nous ne pouvons imaginez que jamais la Paix et la réconciliation ne soient envisageables et nous sommes confortés dans cette conviction lorsque l’on entend les paroles du pape François recommandant hier 3 octobre 2022 aux Missionnaires de Marie Immaculée de cultiver la communion “avec tout le monde sans exception” ; des paroles très encourageantes pour nous. […]
Prier en vers avec la petite Thérèse
Début octobre est fêtée sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. La petite Thérèse, grande sainte et belle plume, nous a laissé de nombreuses prières et de magnifiques poèmes. Elle y parle d’amour et nous y dévoile cette “petite voie” qui fut son chemin de sainteté. Ces poèmes, écrits pour être chantés, nous offrent des vers à la beauté simple et profonde qui peuvent être de véritables supports pour notre prière.
Avec sainte Thérèse, nous pouvons, par exemple :
- Rendre grâce et faire offrande de chaque moment de notre journée à Jésus (Extrait de Jeter des Fleurs)
“ Jeter des Fleurs, c’est t’offrir en prémices
Les plus légers soupirs, les plus grandes douleurs.
Mes peines et mes joies, mes petits sacrifices
Voilà mes fleurs !”
- Invoquer son Ange Gardien (extrait de Mon chant d’aujourd’hui)
“Mon Saint Ange gardien, couvre-moi de ton aile
Éclaire de tes feux la route que je suis
Viens diriger mes pas… aide-moi, je t’appelle
Rien que pour aujourd’hui.”
- Nous ancrer en Dieu et reprendre force et courage dans les épreuves (extrait de Mes armes)
“Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes
Sa main divine a daigné me parer
Rien désormais ne me cause d’alarmes
De son amour qui peut me séparer ?”
- Nous rappeler de quel amour infini nous sommes aimés (extrait de Moi, si j’avais commis)
“Oui, j’ai besoin d’un cœur, tout brûlant de tendresse,
Qui reste mon appui, et sans aucun retour,
Qui aime tout en moi, et même ma faiblesse
Et ne me quitte pas, ni la nuit ni le jour.”
En ce mois d’octobre, confions nos prières à celle qui a fait cette belle promesse : « Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses » !
Le grand remplacement ne doit pas concerner seulement certains quartiers
C’est pourquoi la secrétaire d’Etat chargée de la citoyenneté, Sonia Backès, propose de répartir les étrangers sur tout le territoire :
Sonia Backès (secrétaire d’État à la citoyenneté) : "les enfants des étrangers en situation régulière seront les Français de demain" pic.twitter.com/ijy6wObZ3J
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) October 4, 2022
