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Nouveaux évêques au Mans et à Pointe-à-Pitre

En ce Lundi Saint, le pape a nommé

  • Mgr Jean-Pierre Vuillemin (photo), évêque du Mans. Il succède à Mgr Le Saux nommé évêque d’Annecy en juin 2022. Mgr Vuillemin était évêque auxiliaire de Metz depuis 2019.
  • Mgr Guiougou évêque de Basse-Terre (Guadeloupe). Il succède à Mgr Riocreux.

Face au wokisme, retrouver l’identité nationale

Bérénice Levet a été interrogée dans La Nef, qui consacre le dossier de ce mois au wokisme, à propos de son essai, Le courage de la dissidence. Extrait :

Vous nous invitez à réinvestir le terrain de l’identité, et même plus, de la narrativité: pourquoi?

En effet, car il est au moins une vérité au cœur du wokisme, que nous serions avisés d’entendre si nous ne voulons pas voir cette idéologie triompher : le besoin humain d’identité, d’appartenance. Le wokisme mord sur l’impasse anthropologique qu’est l’individu-monade autosuffisant, ce mythe moderne. Que proposez-vous à vos « citoyens », nous objecte implicitement le wokisme : des « valeurs » ? La laïcité ? L’Universel? Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Sans histoires, sans épopées, sans grands hommes? Non!

Il m’a semblé urgent de répliquer aux tenants de la « tenaille identitaire », car ils nous vouent à l’échec dans le combat que nous menons contre le wokisme. En renvoyant dos à dos les activistes des « minorités » et les défenseurs, dont je suis, de l’identité nationale, ils commettent une double faute : d’abord ils attestent une profonde méconnaissance de la nature humaine, celle à laquelle je viens de faire allusion, car l’homme, ne leur en déplaise, a besoin (et c’est le génie du catholicisme que de l’avoir compris en accordant une place de choix à l’art) d’imaginaire, de récit, bref d’incarnation. On ne cimente pas un peuple avec des « valeurs » ou avec les droits de l’homme […].

Méconnaissance ensuite qui pourrait s’avérer fatale pour l’avenir de notre civilisation si nous ne réinvestissons pas ce terrain. Car c’est bien le congé donné à l’identité nationale et au récit national (qui n’est pas fatalement roman mais art de mettre en forme et en sens, art du récit haut en couleur…) qui a jeté les individus dans les bras de ces identités en furie. « Ils se sont faits dévots de peur de n’être rien », disait Voltaire, mot définitif, lumière la plus vive qu’on puisse jeter sur ce qui nous arrive selon moi. Dévots, mais aussi femmes, lesbiennes, homosexuels, « transgenres », Noirs, etc., car n’être rien, telle fut la promesse, funestement tenue, du progressisme. Et pour ajouter du piquant à l’intrigue, « victimes » car – et sur ce point, permettez-moi de convoquer Musset en le paraphrasant –, « il est doux de se croire victime quand on n’est que vide et ennuyé ».

Le wokisme est fort de nos faiblesses, d’où l’importance de nous réarmer, de retrouver notre âme, de donner à connaître et à aimer l’esprit français, la personnalité française, terme que je préfère à celui d’identité nationale car personnalité dit tout à la fois, la singularité, mais aussi le caractère, comme on dit d’une personne qu’elle a de la personnalité et donc de la détermination. […]

Le Qatar et la Chine financent des “experts indépendants” de l’Onu

Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ, dévoile dans Valeurs Actuelles :

En juillet 2021, l’ECLJ dénonçait le financement d’expert de l’Onu en dehors de tout contrôle des Nations unies. En effet, en cinq ans, 37 experts des Nations unies avaient touché 11 millions de dollars d’acteurs étatiques et privés (principalement les fondations Open Society et Ford). Depuis, la situation ne s’est pas améliorée, au contraire, l’arrivée de nouveaux financeurs continue de déstabiliser le système international de protection des droits de l’homme en profitant de la porte ouverte par ces fondations et États. Parmi ces nouveaux financeurs, la Chine et le Qatar commencent à investir dans ce système. Alors qu’au Parlement européen, le Qatar a été accusé de corrompre plusieurs députés, à l’Onu la même stratégie semble être mise en œuvre dans un flou juridique et diplomatique qui, jusqu’à présent, n’est pas à même d’empêcher ce phénomène grave de capture de l’institution. L’analyse des données financières accessibles permet de mesurer l’action de ces nouveaux investisseurs.

Entre 2021 et 2022, la Biélorusse Alena Douhan, rapporteur spécial sur l’impact négatif des mesures coercitives unilatérales sur la jouissance des droits de l’homme, déclarait ainsi avoir bénéficié de deux versements du Qatar pour un montant de 50 000 dollars. Avant sa première subvention du Qatar, en 2021, elle déclarait dans un rapport avoir été invitée dans le pays du 1er au 12 novembre 2020 (A/HRC/45/7). Elle prenait alors déjà la défense de ce pays, regrettant l’absence de mécanisme global de protection des droits de l’homme, de responsabilisation et de réparation pour les personnes dont les droits ont été violés par des sanctions unilatérales. Dans le rapport lié à cette visite (A/HRC/48/59/Add.1), elle expliquait que l’objet de ce voyage était d’« évaluer les incidences des sanctions unilatérales infligées à cet État par l’Arabie saoudite, le Bahreïn, l’Égypte et les Émirats arabes unis sur les droits humains des personnes vivant au Qatar, dans les quatre États ayant pris ces sanctions et sur d’autres personnes touchées par ces mesures ». Cette année, elle dénonçait aussi les sanctions visant à fermer l’espace aérien aux vols des compagnies aériennes enregistrées notamment au Qatar (A/76/174/Rev.1). Il est pour le moins étonnant qu’un rapporteur spécial de l’Onu effectue une mission sur le Qatar, financée par ce même pays.

Des versements en forte augmentation

Entre 2020 et 2022, Alena Douhan a aussi bénéficié de 560 000 dollars de la Chine. Dans un rapport de 2020 à l’Assemblée générale des Nations unies (A/75/209), elle dénonçait la politique américaine de sanctions, en particulier vis-à-vis de la Chine. En 2021, le rapporteur spécial regrettait aussi que « les effets considérables que les sanctions secondaires contre les entreprises peuvent avoir sur les droits humains ». Elle citait en particulier le cas de sanctions décidées par les États-Unis en 2020 contre une entreprise chinoise, la China National Electronics Import and Export Corporation : « Étant donné que les produits de l’entreprise sont utilisés pour la défense et la sécurité publiques, les sanctions secondaires qui entravent la capacité de celle-ci à faire des affaires peuvent constituer un obstacle à la protection de certains droits parmi lesquels, in fine, le droit à la vie. » (A/76/174/Rev.1)

Entre 2021 et 2022, Felipe González Morales, rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants, a également été subventionné à hauteur de 260 000 dollars par la Chine. Il apparaît que ces versements chinois sont en augmentation. En effet, entre 2015 et 2019, la Chine n’avait accordé qu’une subvention de 100 000 dollars, alors qu’entre 2020 et 2023, ce montant est passé à 820 000 dollars. Les versements totaux du Qatar s’élèvent quant à eux à 286 000 dollars entre 2016 et 2022.

Une question nécessairement politisée

Comment les défenseurs occidentaux des droits de l’homme pourraient-ils se plaindre de cette situation, eux qui ont si largement, et de façon incontrôlée, financé, voire acheté, des rapporteurs spéciaux ? Ainsi, par exemple, la Norvège, la Suisse, l’Union européenne, la Corée du Sud, la Finlande, la France, l’Allemagne et l’Espagne ont versé des contributions volontaires préaffectées à certains mandats pour un montant de près de 14 millions de dollars entre 2015 et 2022. De la même façon, en 2015, la Fondation Ford a subventionné Juan Méndez, rapporteur spécial sur la torture, à hauteur de 90 000 dollars en vue de la rédaction d’un rapport sur le genre et la torture. Ce rapport fut publié par l’Onu le 5 janvier 2016 sans qu’à aucun moment le rapporteur fasse référence à la générosité de la Fondation Ford.

Il n’existe pas de critères objectifs permettant de distinguer l’argent d’un “bon” financeur, qui pourrait être accepté, de celui d’un “mauvais”, qui devrait être refusé. Selon l’ancien expert de l’Onu Gabor Rona, la question des soutiens financiers est nécessairement politisée, mais « il n’y a aucun moyen de fixer des critères objectifs autour desquels les États pourraient se rassembler pour déterminer quels États sont sur la liste verte et quels États sont sur la liste rouge ». Quelques pays, universités et fondations, principalement anglo-saxons, ont ouvert la porte à ces financements des experts des Nations unies, tandis que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme fermait les yeux. Il ne faut pas s’étonner, ni se lamenter, de voir à présent la Chine, le Qatar, et pourquoi pas un jour l’Iran et la Corée du Nord, investir financièrement dans les mécanismes internationaux de définition et de protection des droits de l’homme.

Garantir la protection du Conseil des droits de l’homme

Contre ce phénomène, au sujet duquel un ancien rapporteur spécial de l’Onu parlait de « corruption silencieuse », le Conseil des droits de l’homme de l’Onu devrait interdire à tout financeur d’attribuer une subvention à un mandat particulier. Toutes les subventions devraient être proposées sans conditions, directement au Haut-Commissariat, pour qu’il puisse ensuite l’affecter en toute indépendance. Cela serait une première étape afin de garantir une protection plus importante du Conseil des droits de l’homme et de ces influents experts contre les tentatives de capture qui sont aujourd’hui observées.

Méditations illustrées du chemin de Croix

Le père Jean-François Thomas, jésuite, fils spirituel du cardinal Henri de Lubac, professeur de philosophie, ancien missionnaire à Manille, vient de publier des méditations du Chemin de Croix, illustrées par le père Reginald Pycke.

Cette méditation traditionnelle des 14 stations du Chemin de croix est inspirée par la méditation des Écritures, des Pères de l’Église et des écrits des saints.

Extrait de la première station, Jésus est condamné à mort :

[…] Crucifier le Roi, libérer l’assassin ; mépriser la Parole, admirer le vice : nous sommes des aveugles dans nos ténèbres et si fiers de vivre ainsi dans la confusion. L’eau ruisselle sur les mains de Pilate. Il pense qu’il a tourné la page, réglé ce cas judiciaire. Or, à cet instant même, les fondations du monde sont ébranlées, les portes du Ciel battent avec fracas au milieu des pleurs des anges. Pilate se retire dans ses ténèbres et le Fils de l’homme est livré au genre humain qui n’est plus que populace vociférante. Le soleil se lèvre, annonce de la victoire à venir. […]

Un scrutin avec près de 93% d’abstention, est-ce réellement un scrutin ?

Selon France info :

Lors d’une votation organisée dimanche, les Parisiens ont voté à près de 90% contre la présence de trottinettes en libre-service dans la capitale.

Près de neuf Parisiens sur dix ont dit non, dimanche 2 avril, aux trottinettes en libre-service à Paris. Anne Hidalgo, qui s’était engagée à respecter le résultat du vote, a donc annoncé qu’il n’y en aurait plus à partir du 1er septembre.

Bigre, les Parisiens se sont donc « largement » exprimés contre les trottinettes en libre-service… Au détour de l’article, on apprend quand même que

103 000 Parisiens ont participé à la votation sur les 1,3 million d’inscrits sur les listes électorales à Paris, soit 7,46% de participation.

La presse en roue-libre.

Chronique des cinglés

Voici la programmation culturelle de Sucy-en-Brie, Val de Marne. Le maire Marie-Carole Ciuntu est vice-président de la région IDF et membre de LR.

Qu’est ce que la chasteté ?

Extrait d’un appel de l’abbé Desjars (FSSP) paru sur Claves :

[…] La chasteté est la vertu qui modère les appétits sexuels, et qui les perfectionne en leur permettant d’être maîtrisés par une raison droite, un jugement sûr. Les plaisirs dans cet ordre sont nombreux, très attirants, extrêmement médiatiques et contemporains. Combien d’atteintes à la chasteté dans les films, les publicités, les divertissements, les réseaux sociaux, les moyens de communication, les groupes d’amis ! Beaucoup de choses sont faites aujourd’hui pour nous séduire, nous donner envie de laisser libre cours à l’exercice de notre appétit sexuel, sans grande nuance, sans grande imagination, sans vertu modératrice. La société encourage allègrement la plus grande liberté sexuelle possible. Il n’est même par rare que les prêtres confesseurs relativisent largement les péchés contre la chasteté. Sous prétexte d’accompagner charitablement les chrétiens fragiles, on infantilise les fidèles. On leur explique qu’il y a beaucoup de pulsions là-dedans, et on oublie que l’on a affaire à des hommes et des femmes responsables de leurs actes. C’est criminel mes frères : car on empêche ainsi les âmes et les corps de devenir adultes ; d’acquérir par la force des moyens spirituels, de la grâce, des sacrements, de la prière, des sacrifices et de la pénitence, les vertus splendides que Dieu a créées pour surmonter le désordre causé par le péché originel. Nous ne sommes pas des bêtes, mes amis, soumis à des instincts, à des pulsions qui commandent nos actes et nos appétits ! Nous avons tous les moyens nécessaires, mes frères, pour vaincre, d’ici notre mort, les dérèglements de nos vies. Comprenez-moi bien : il ne s’agit pas d’ignorer la force des addictions, des dépendances psychologiques et physiques, la puissance des blessures qui s’expriment parfois en creux dans le péché ; le prêtre qui confesse, le conseiller humain ou spirituel doit toujours se le rappeler pour ne pas écraser son prochain sous un fardeau trop lourd à porter. Mais il s’agit de rappeler au pécheur qu’il n’est jamais seul, jamais, sauf s’il le veut ; et alors c’est de sa faute s’il est seul. Évidemment qu’il est seul, le pécheur englué dans ses fautes, qui ne se confesse pas chaque semaine, qui n’adore jamais Dieu dans les tabernacles, qui communie sans s’assurer d’être en état de grâce, par respect humain, par crainte de l’humiliation, par légèreté intellectuelle. Il est seul, celui-là qui ne demande pas conseil aux experts, prêtres, psychologues, religieux ; celui-là qui ne prend aucune décision et n’accepte pas d’être accompagné dans ses fragilités, celui-là est seul, très seul, il pense qu’il ne peut pas s’en sortir. Et il y a une mauvaise nouvelle pour lui : c’est de sa faute.

Non, nous ne sommes jamais seuls dans notre faiblesse. Dieu est toujours plus fort que le mal, toujours, en toute circonstance. À toi, homme, femme, de répondre « oui » à son invitation. À toi de demander, d’implorer l’aide de Dieu tout-puissant. Où cela ? Dans le confessionnal, dans la messe et dans l’adoration d’une part. Chaque semaine, le chrétien combattant doit revenir se ressourcer devant l’Éternel, dans la présence réelle et s’il le faut, dans son pardon infini qu’il donne à tous les hommes contrits. Au-delà des sacrements, venez quémander les conseils spirituels auprès des prêtres, des religieux, des religieuses ; ne vous lassez pas de demander, de prendre des rendez-vous. Cela ne concerne pas que les adolescents, mais vous aussi, chrétiens adultes, célibataires et mariés ! Comme il est triste pour le prêtre d’entendre des hommes et des femmes déposer leur fardeau dans le confessionnal sans jamais prendre de moyens à l’extérieur. Chacun de nous doit être aidé, accompagné, entouré, conseillé, au plus juste, au plus près, s’il veut triompher de ses péchés et s’élever plus haut, dans la vraie liberté de l’amour de Dieu et du prochain. Il nous revient de prendre les bons moyens pour nous-mêmes. Nous n’avons pas d’obligation de résultat, mais nous avons clairement obligation de moyens ! Il n’y a pas d’exception, quel que soit l’état de vie, chasteté toujours. On doit avoir des relations chastes, des amitiés chastes, des touchers chastes, des regards chastes, des lectures chastes, des pensées chastes. Si vous avez un doute, ouvrez le Catéchisme de l’Église catholique ; lisez les chapitres qui répondent à vos questions, c’est votre devoir. Puis, pour des réponses ciselées, adaptées finement à votre vie concrète à vous, venez demander conseil, au prêtre que vous jugez apte, ou bien à tout homme en qui vous avez confiance pour vous guider.

La chasteté est pour tous. Comme on va pouvoir bientôt s’en rendre compte au printemps, combien de relations désordonnées dans la jeunesse ! Les adolescents, les jeunes hommes et les jeunes filles ne savent plus comment se tenir. Ils confondent la petite étincelle de sentiment amoureux avec l’amour authentique, et se croient autorisés par le fait même à poser des actes que seuls des mariés à l’amour éprouvé par les années de fréquentation chaste et de fiançailles chastes peuvent poser avec sérieux et profondeur. Il ne vient pas à l’idée des jeunes de se renseigner avant d’agir. En toute autre chose, ils vont demander des conseils éclairés : à leurs professeurs dans les matières scolaires, à leurs entraîneurs dans les matières sportives, à leurs parents dans les affaires de la vie. Mais, quand il s’agit de la conduite morale à tenir en toute circonstance, ils pensent qu’ils sont mûrs et qu’ils savent « gérer ». Cela pourrait être mignon, ou seulement ridicule, si les conséquences n’étaient pas si catastrophiques : infidélités, inconstance, dépression, violence, colère, dépendances sexuelles en tout genre, regards, gestes déplacés etc… Beaucoup de jeunes arrivent aujourd’hui à l’âge adulte très abîmés par leur manque de chasteté. Ils ne savent plus aimer, ils ne savent plus se comporter en société, ils sont excessifs en beaucoup de choses : alcool, argent, envies, colères, frustrations… Croyez-vous que par une grâce magique, ces jeunes arriveront au mariage avec un corps et une âme solides ? Croyez-vous que les problèmes rencontrés depuis des années ne continueront pas dans le mariage ? Bien sûr que si. Aucun sacrement ne nous guérit de nos blessures, de nos fragilités. Il nous aide à les combattre, à les maîtriser, mais elles restent là, ces blessures que l’on s’est infligé à nous-même par les mauvaises expériences de notre passé. Alors soyons fermes dans le combat, prenons les armes, les bonnes armes : pénitence, prière, jeûnes, sacrements, conseils, amitiés. […]

Le Canard enchaîné aime bien la liberté de la presse… mais pas dans sa rédaction

Après la publication de son livre «Cher Canard», Christophe Nobili est convoqué à un entretien préalable à un possible licenciement.

Le journaliste de 51 ans a été mis à pied à titre conservatoire de l’hebdomadaire où il travaille depuis près de 20 ans. Selon un courriel envoyé dimanche 2 avril aux salariés du journal par un administrateur,

«le comité d’administration du Canard vient de prendre – à l’unanimité – une décision difficile. Une procédure pouvant conduire à un licenciement a été engagée à l’encontre de Christophe Nobili. Cette décision a été prise après la parution de son livre, et ses multiples déclarations à la presse et dans les autres médias, en violation tant de la convention collective des journalistes que de la charte déontologique du Canard.»

Législative partielle : victoire de la gauche en Ariège

Avec 60,19 % des voix, la candidate PS Martine Froger a renvoyé le député NUPES sortant (39,81 %) Bénédicte Taurine dans son foyer.

Dissidente PS, Martine Froger avait terminé à la quatrième place lors des précédentes législatives.

Bénédicte Taurine a salué dimanche soir la victoire de son adversaire, jugeant qu’il s’agissait d’une «victoire de la droite». Sic.

Marche pour la vie à Bruxelles

Pourquoi cette Marche pour la vie :

  • L’arrêt de la Cour suprême des États-Unis, 40 ans après Roe v. Wade, a renversé sa décision erronée et a clairement reconnu que le droit constitutionnel à l’avortement n’existe pas. Les États-Unis nous donnent à tous un grand espoir ; mais nous, en Belgique, pouvons nous attendre à un activisme (public) pour faire reconnaitre l’avortement comme un droit constitutionnel. En effet, une proposition d’inscrire un droit à l’avortement dans notre constitution a déjà été déposée à la table du législateur constitutionnel. En France, d’ailleurs, c’est la même chose. Descendons ensemble dans la rue pour faire reconnaître qu’un droit à l’avortement n’existe pas et pour demander que notre attention soit portée sur des moyens clairs et concrets qui placent au centre de vraies solutions pour la femme et son enfant à naître.
  • Non seulement la vie à naître est sous pression, mais la vie de nos personnes âgées et malades est également d’autant plus méprisée. Cependant, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Belgique en 2022 pour une violation du droit à la vie en raison d’un contrôle a posteriori inefficace des cas d’euthanasie. Nous demandons que le parlement belge réforme enfin la commission d’évaluation de l’euthanasie, ce que la Marche pour la vie demande depuis des années, et qu’il s’abstienne de nouvelles extensions de la loi, par ex. l’euthanasie pour les personnes atteintes de démence.
  • Il y a quelques années, la gestation pour autrui était encore condamnée par le Parlement européen, mais récemment des tentatives ont été faites pour imposer la gestation pour autrui à tous les États membres européens en obligeant chaque pays à reconnaitre la filiation par GPA établie dans un autre État membre (où cela est permis par la loi). La Commission européenne essaie d’étendre ses propres pouvoirs et nous demandons donc à la Commission de s’en abstenir, et nous demandons au Parlement belge, au contraire, de préciser que toute GPA est une violation des droits de l’enfant et des principes de l’indisponibilité et la non-commercialisation du corps humain.

En quête d’esprit : La Croix du Christ

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Abbé Thomas Chapuis, Prètre dans l’Oise
  • François Peltier, artiste-peintre
  • Laurent Dandrieu, rédacteur en chef Culture à Valeurs Actuelles et essayiste

J’ai suivi en psychothérapie des médecins qui pratiquent l’euthanasie, ce n’est pas anodin. Ils en faisaient des cauchemars

Marie de Hennezel a exercé auprès de personnes en fin de vie, au sein de la première unité de soins palliatifs créée en France, à Paris. Elle a tiré de cette expérience un livre à succès, La Mort intime (1995), préfacé par François Mitterrand, dont elle a été la confidente durant son long combat contre le cancer. En 2003, à la demande du gouvernement, elle a rendu un rapport intitulé « Fin de vie, le devoir d’accompagnement », qui a inspiré la première loi française spécifique aux droits des malades à l’approche de la mort, dite loi Leonetti de 2005. Aujourd’hui âgée de 76 ans, elle s’oppose à toute légalisation de l’aide active à mourir en France et milite pour une meilleure prise en compte des personnes âgées dans la société. Interrogée sur France Info, elle déclare :

Dans un récent rapport, le Conseil consultatif national d’éthique a relevé que « la fin de vie n’est plus perçue comme un temps essentiel de l’expérience humaine ». Partagez-vous ce constat ?

Oui. On veut escamoter ce temps. On veut anticiper la mort ou être endormi dans les derniers moments. On considère que bien mourir, c’est mourir dans son sommeil, rapidement, sans déranger les autres. Or, le temps du mourir est précieux. Les derniers échanges qu’un mourant peut avoir avec ses proches lui permettent de partir apaisé et aident les autres à vivre un deuil différent.

N’oublions pas la rupture anthropologique qu’a constituée l’interdiction des visites lors de la crise du Covid-19. De nombreuses familles ont été privées des rituels d’adieu. Les dernières paroles et les derniers gestes sont irremplaçables. Ce sont des temps de méditation sur la finitude, une confrontation de chacun à sa propre mort.

Le fait de pouvoir choisir le moment de sa mort ne permettrait-il pas de mieux organiser sa fin de vie et de redonner de la force à ce « temps essentiel » ?

Je comprends que certaines personnes puissent se dire que c’est la seule manière de pouvoir être sujet de sa mort. Mais c’est quand même dommage. Le suicide assisté et l’euthanasie poseraient d’autres problèmes. Pensez aux proches. Ceux qui accompagnent la personne peuvent se sentir coupables de ne pas avoir réussi à la retenir à la vie. Ceux qui n’y vont pas se sentent coupables de ne pas avoir été là dans les derniers instants. Quoi qu’on fasse, on se sent coupable. C’est quand même assez violent. Quant aux médecins qui pratiquent l’euthanasie, ce n’est pas anodin. J’en ai suivi en psychothérapie. Ils en faisaient des cauchemars après. C’est un acte radical, brutal.

Depuis une quinzaine d’années, vous animez des groupes de parole auprès de personnes retraitées. Quel est leur regard sur leur fin de vie ?

Il y a deux publics. Les 60-80 ans que je rencontre souhaitent préserver leur autonomie et souvent pouvoir choisir le moment de leur mort. C’est une génération encore bien portante, qui veut maîtriser ses derniers moments. Pour les 80-100 ans avec qui j’échange, c’est complètement autre chose. Ils ne demandent pas d’injection létale, mais pensent tous à la mort et aimeraient en parler. Seulement, ils n’ont personne avec qui le faire. Les familles ne veulent pas souvent aborder la question, le personnel des résidences non plus. La solidarité intergénérationnelle s’effrite. Il y a une solitude immense.

Qu’ont envie de dire ces personnes âgées ?

Elles appréhendent la mort en tant que destin de façon relativement apaisée. En revanche, elles redoutent la manière dont elles vont mourir, avec le spectre d’être transférées à l’hôpital et de finir sur un brancard aux urgences, comme cela arrive trop fréquemment.

Leur crainte : être considérées un jour comme un poids pour la société. « Ne fera-t-on pas pression sur nous pour qu’on ait l’élégance de s’en aller ? », me confiait une femme de 86 ans. « Peut-être qu’on nous culpabilisera de vouloir rester en vie », m’a dit une autre. Nous vivons dans une société jeuniste, qui valorise la performance, la rentabilité, l’efficacité. Ces personnes le perçoivent très bien.

Une loi sur le grand âge, promise lors du précédent quinquennat et destinée à améliorer les conditions de vie des personnes en perte d’autonomie, a finalement été abandonnée. Comment l’interprétez-vous ?

C’est un très mauvais signal, d’autant qu’il est désormais question d’une loi sur la fin de vie. La génération des baby-boomers commence à arriver dans les zones de fragilité du grand âge. Elle perçoit bien le manque d’investissements en matière d’accompagnement, d’habitat, de mobilité… Quand vous allez avoir presque 30% de la population en perte d’autonomie, ces personnes âgées risquent de se sentir comme un poids pour la société. Vous verrez qu’un certain nombre de personnes auront le sentiment d’une vieillesse indigne et réclameront la mort. Prenons soin de préserver leur estime d’elles-mêmes.

Où en est notre société dans son rapport à la mort ?

Elle entretient un rapport très paradoxal avec la mort. Il y a une phrase de l’anthropologue Louis-Vincent Thomas qui résume tout : « Nous sommes dans une société thanatophobe et mortifère. »

Faire face à la mort et rester vivant jusqu’au bout n’est pas facile dans un monde qui dénie la mort et qui valorise l’autonomie et la maîtrise sur sa vie. On en vient à parler de « droit à la mort », de « liberté de choisir le moment de sa mort ». Cette volonté de maîtrise est une façon de faire face à sa peur. Or c’est surtout une volonté de bien-portants. Plus on approche de la fin de sa vie et plus, en général, on y tient. Mais le tabou qui règne dans les familles et dans le monde médical engendre une grande solitude chez ceux qui vont mourir. […]

Débat sur la fin de vie : ni une convention, ni citoyenne et aucun débat

Communiqué de La Fondation Jérôme Lejeune :

Le scénario politique imaginé par les partisans du suicide assisté ou de l’euthanasie a-t-il commencé par la fin ? C’est la crainte de la Fondation Jérôme Lejeune concernant un processus présenté comme démocratique.

En effet, Emmanuel Macron disait en septembre dernier à Line Renaud, égérie des partisans de l’euthanasie : «C’est le moment de faire, alors nous ferons».

En confiant au CESE le soin de mener une Convention dite citoyenne composée de 184 personnes choisies au hasard, pour répondre à la la question suivante “Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ?”, le gouvernement a balayé la notion même de démocratie.

Cette convention dont l’issue était connue dès le 9 décembre marque une absence de représentativité et de légitimité.

  • Une absence de représentativité, car ni les personnes concernées (vulnérables, en fin de vie, malades), ni les soignants, n’ont participé à cette convention. Cette convention est une convention de « bien-portants » qui n’ont pu s’exprimer qu’au travers de leur projection personnelle de la fin de vie, pas d’une réalité vécue.
  • Une absence de légitimité, car le CESE est partisan de l’euthanasie et du suicide assisté. 40 conventionnels se sont rapidement aperçus de l’orientation donnée et ont exprimé dans les médias le fait qu’ils se sentaient manipulés et instrumentalisés.

Pour ces raisons, aucune crédibilité ne peut être accordée aux conclusions de cette convention citoyenne qui relève d’un affichage de démocratie participative, utile au gouvernement pour justifier sa volonté de légiférer.

En parallèle de cette convention citoyenne, la Fondation a fait le choix de se confronter à des milliers de Français au travers d’un tour de France de ciné-débats autour du documentaire “Mourir n’est pas tuer – enquête au cœur de la fin de vie” produit par Bernard de la Villardière. Ce documentaire d’investigation interpelle sur les enjeux de la légalisation de l’euthanasie et souligne la richesse des soins palliatifs.

Près de 3000 citoyens ont pu échanger au cours de ces soirées projections débat qui ont eu lieu dans plus de 20 villes, et se poursuivront dans près de 50 villes jusqu’à l’été. Les Français rencontrés ont bien souvent changé d’avis sur ce sujet tabou, face à ces images qui leur ont fait réaliser que la fin de la vie, c’est encore la vie.

Si le scandale de la souffrance existe bel et bien en France, c’est au travers de soins palliatifs défaillants, faute de volonté et de moyens. L’euthanasie ne combattra pas le « mal mourir », elle le consacrera.

La Fondation Lejeune demande qu’à l’heure où la médecine n’a jamais eu autant de solutions pour soulager les souffrances, l’interdit de tuer, fondateur de nos sociétés et du vivre ensemble en sécurité ne soit pas levé. Elle demande que sur un sujet aussi fondateur de notre société, les citoyens concernés, malades, souffrants en fin de vie, soient considérés et pas abandonnés.

L’Ordre des médecins défavorable à la participation des médecins à l’euthanasie

Communiqué de l’Ordre des médecins, favorable pourtant à la mise à mort de l’enfant à naître :

Ce matin, lors de son Assemblée Générale, l’Ordre national des médecins a présenté les résultats de sa consultation sur la fin de vie. Depuis 9 mois, l’ensemble des conseils départementaux et régionaux se sont penchés sur cette question et plus particulièrement sur l’aide médicale à mourir.

Cette consultation a débuté en juin dernier avec un questionnaire adressé aux conseils départementaux et régionaux. Lors du séminaire du Conseil national sur la fin de vie en novembre dernier, ces résultats ont nourri les débats. Après un premier travail de rédaction coordonnée par la section éthique et déontologie du conseil national, des auditions d’organisations extérieures et des sociétés savantes sur les soins palliatifs ont été réalisées pour approfondir le sujet.

Fin de vie et rôle du médecin

L’Ordre des médecins, après l‘enquête réalisée auprès des conseils départementaux, régionaux et interrégionaux, après un séminaire consacré à la fin de vie, souhaite s’exprimer en amont d’une éventuelle modification de la loi sur la fin de vie, et ainsi respecter un calendrier annoncé.

L’Ordre des médecins s’exprime donc sur la loi Claeys Leonetti dans sa rédaction actuelle et sur le rôle et la place du médecin dans l’hypothèse où une loi relative au suicide assisté et/ou à l’euthanasie serait déposée au Parlement. L’Ordre est défavorable à toute possibilité de mettre en place une procédure d’aide active à mourir pour les mineurs et les personnes hors d’état de manifester leur volonté.

Fin de vie et rôle du médecin dans le cadre d’une aide active à mourir

L’Ordre des médecins estime impératif de permettre une meilleure application de la loi Claeys Leonetti, et nécessaire de se doter de tous les moyens qui permettraient à la loi d’être pleinement effective : rendre efficients les dispositifs dans les établissements médicaux, médico-sociaux et à domicile sur l’ensemble du territoire, faciliter l’accompagnement médical et médico-social du patient en fin de vie et de sa famille, favoriser la formation des professionnels de santé et des paramédicaux, libérer du temps pour les médecins traitants pour l’accompagnement de leurs patients, promouvoir une meilleure connaissance des médecins sur la prise en charge des patients en fin de vie.

A cet effet, l’Ordre des médecins contribuera au développement des soins palliatifs et d’accompagnement, et de la connaissance de la réglementation actuelle.

Si la loi vient à changer vers une légalisation d’une aide active à mourir (euthanasie et/ou suicide assisté), l’Ordre des médecins entend faire valoir dès à présent qu’il sera défavorable à la participation d’un médecin à un processus qui mènerait à une euthanasie, le médecin ne pouvant provoquer délibérément la mort par l’administration d’un produit létal.

Dans l’hypothèse d’une légalisation du suicide assisté, l’Ordre des médecins entend formuler des exigences quant au rôle et à la place du médecin. Ainsi, l’Ordre des médecins :

  • Revendiquerait une clause de conscience spécifique qui garantirait l’indépendance du médecin, y compris en établissement de santé, et qui pourrait être mise en exergue à tout moment de la procédure. Le médecin devrait pouvoir continuer à suivre le patient, même après avoir fait valoir cette clause. Si le médecin ne souhaitait plus prendre en charge son patient, il devrait l’adresser vers un médecin susceptible d’assurer sa prise en charge ;
  • Estime qu’un médecin devrait être le professionnel qui recueille la demande d’aide active à mourir du patient en fin de vie. Ce médecin devrait être le médecin traitant/référent (médecin spécialiste en médecine générale ou médecin spécialiste prenant en charge la pathologie) s’il ne faisait pas valoir sa clause de conscience ;
  • Estime que l’évaluation, la décision d’éligibilité pour une aide active à mourir, et la responsabilité devraient être collégiales ;
  •  Estime que dans le collège ainsi constitué, le médecin spécialiste en médecine générale traitant et le médecin spécialiste référent devraient en être systématiquement membres s’ils ne faisaient pas valoir leur clause de conscience ; dans ce dernier cas leur avis sera demandé ;
  • Préconise que le médecin spécialiste en médecine générale traitant fasse partie de l’ensemble de la procédure, sauf s’il faisait valoir sa clause de conscience ;
  • Est défavorable à la participation active du médecin lors de la prise du produit létal par le patient. Cependant, l’ordre des médecins estime que le médecin qui n’aurait pas fait valoir sa clause de conscience pourrait rester présent et accompagner son patient jusqu’à ses derniers instants (1)  ;
  • Estime que la loi devra protéger le médecin qui participerait à la procédure d’une aide active à mourir.

1 – Article 38 du code de déontologie médicale : « Le médecin doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage.
Il n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort. »

Terres de Mission – Claves : une application pour évangéliser

Terres de Mission reçoit l’abbé Paul Roy, prêtre de la Fraternité Saint Pierre, en charge avec certains de ses confrères du développement de l’application de formation et d’évangélisation Claves.

Puis, le P. Jean-François Thomas présente le volume de printemps récemment paru de ses « Méditations quotidiennes ».

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture : « Docteur, ai-je le droit de vivre encore un peu ? » de Tugdual Derville, pour préparer la bataille à venir sur l’euthanasie ; la correspondance Maritain-Massignon, vestige d’un temps où l’intelligence catholique rayonnait sur la France ; et enfin « La condition originelle et la tentation d’Adam », livre du P. Margelidon, sur l’un des dogmes les plus difficiles à entendre pour nos oreilles modernes : le péché originel.

Les pèlerins de Chartres à Paris marcheront sous le thème des Béatitudes, le courage de la sainteté, l’audace de la chrétienté

Les inscriptions pour le Pèlerinage de Pentecôte 2023, de Chartres à Paris, seront ouvertes lundi 3 avril, lendemain du dimanche des Rameaux. Cette année, le thème sera « Les Béatitudes, le courage de la sainteté, l’audace de la chrétienté ». Comme le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté de Paris à Chartres, celui de Chartres à Paris connaît une croissance :

  • 10% d’augmentation du nombre d’inscrits par rapport à 2019 (malgré l’interruption de 2 ans)
  • 85% des inscriptions effectuées en ligne en 2022, ce qui a grandement simplifié le travail administratif.
  • Un nombre croissant d’enfants inscrits, signe de vitalité et de pérennité.

Dimanche des Rameaux

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous entrons maintenant en ce dimanche dans la semaine qui précède Pâques et qui va nous faire revivre directement les douloureux souvenirs de la Passion. C’est la Semaine sainte. En ces jours, aucune fête ne peut supplanter l’office du temps. Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous y introduit. Il est ainsi appelé parce qu’à la Procession qui précède la Messe on porte des palmes et des rameaux bénits.

1- Ce dimanche rappelle et célèbre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem quelques jours avant sa Passion.

C’était un dimanche. Le Divin Maître venait de Béthanie, monté sur un ânon, et entouré de ses disciples. Il s’avançait vers Jérusalem.

La Sainte Église veut que nous renouvelions chaque année le souvenir de ce triomphe de l’Homme-Dieu et qu’en ce jour Jésus soit acclamé par nous comme notre Roi.

2- La liturgie du dimanche des Rameaux est empreinte de joie et de tristesse. Elle exprime d‘un côté la joie à la vue du triomphe du Sauveur figuré par la procession des Rameaux, et, de l’autre, la tristesse à l’émouvant récit de la Passion selon l’Évangile de Saint Matthieu.

Les cérémonies du dimanche des Rameaux constituent comme un drame sacré en trois actes : 1) la bénédiction des Rameaux, 2) la procession, 3) la célébration de la messe pendant laquelle a lieu le chant de la Passion.

Première partie : la bénédiction des rameaux

Les chants de la bénédiction des Rameaux commencent par une petite antienne légère et joyeuse, dont le texte reprend les acclamations des Hébreux saluant l’entrée du Christ à Jérusalem, en citant un verset du psaume 117, psaume que l’on retrouve à Pâques. Ce verset est répété à la messe dans le Sanctus :

Hosánna fílio David benedíctus qui venit in nómine Dómini, Rex ĺsrael, hosánna in excélsis.
Hosanna au fils de David, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d’Israël, hosanna dans les hauteurs.

La cérémonie de la Bénédiction des Rameaux a été considérablement réduite par Pie XII en 1956.

Le texte décrit la réunion du grand Conseil qui décida de la mort du Sauveur.
En voici la traduction :

Les prêtres et les pharisiens réunirent le grand Conseil et dirent : « Qu’allons-nous faire, car cet homme accomplit de grands signes ? Si nous le laissons faire, tous croiront en lui : on risque que les Romains viennent prendre, et notre pays et notre nation ».

Puis le verset :

L’un d’eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, prophétisa et leur dit : « Il vaut mieux pour vous qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas ». À partir de ce jour, ils résolurent de le faire mourir.

Philippe Bernard dans son maître-ouvrage de presque 1000 pages « Du chant romain au chant grégorien » paru en 1996, prend ce magnifique répons comme un exemple de survivance du fond gallican dans le chant romain. La réorganisation carolingienne opta en effet pour des lignes mélodiques romaines plus sobres que l’inspiration gallicane riche et tourmentée. L’art grégorien a rarement atteint une telle violence d’expression. Le texte s’y prête admirablement.

Pendant la distribution des rameaux, on chante deux autres petites antiennes qui reflètent bien la joie recueillie et quelque peu naïve des juifs à l’entrée de Notre Seigneur à Jérusalem.

Púeri Hebræórum, portántes ramos olivárum, obviavérunt Dómino, clamántes et dicéntes : « Hosánna in excélsis ».
Les enfants des Hébreux portant des rameaux d’olivier allèrent à la rencontre du Seigneur en s’écriant : « Hosanna dans les hauteurs ».

Deuxième partie : La Procession

La deuxième cérémonie de ce jour est la Procession qui fait suite à la bénédiction solennelle des rameaux.

Elle a pour objet de représenter la marche de Jésus vers Jérusalem et son entrée dans cette ville et c’est afin que rien ne manque à l’imitation du fait raconté dans l’Évangile que les rameaux qui viennent d’être bénits sont portés à la main par tous ceux qui prennent part à la Procession.

Le célébrant accompagné de ses ministres revient au pied de l’autel et, après la révérence convenable, met de l’encens et le bénit. Ensuite le diacre [ou le célébrant] se tournant vers le peuple dit :

Procedámus in pace
Avançons en paix.

Tous répondent :
In nómine Christi
Au nom du Christ. Ainsi soit-il

 La Procession commence.

Occúrrunt turbæ cum flóribus et palmis Redemptóri óbviam…
Les foules accourent avec des fleurs et des palmes au-devant du Rédempteur, et rendent au vainqueur dans son triomphe les hommages qui lui conviennent ; les nations acclament le Fils de Dieu et dans les airs leurs voix, à la louange du Christ, disent comme un tonnerre : « Hosanna ».

Cum Ángelis et púeris fidéles inveniámur…
Avec les anges et les enfants, ayons assez de foi pour acclamer le vainqueur de la mort : Hosanna au plus haut des cieux !

C’est la 2e antienne qui peut accompagner la Procession.

Le Benedíctus si joyeux de l’Hosanna d’entrée se trouve dans la 3e antienne que je vous propose d’entendre. Tempérée de gravité et de ferveur respectueuse, elle est tirée d’un manuscrit du Xe siècle:

Coepérunt omnes turbæ descendéntium gaudéntes laudáre Deum voce magna…
Dans sa joie, toute la foule qui descendait (de Jérusalem) se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus.

Ils disaient : « Bénit soit le Roi qui vient au nom du Seigneur !

La paix descend du ciel, gloire au plus haut des cieux !

Au Moyen Âge, la Procession était un hommage solennel à Jésus Roi. On sortait en ville, portant à la main des palmes ; Jésus était représenté dans le cortège soit par la croix, soit par le livre des Évangiles porté solennellement, soit, comme en Angleterre et en Normandie, par le Saint-Sacrement lui-même.

Aujourd’hui, la Procession des rameaux n’est qu’esquissée ; on sort simplement de l’église. En certains pays, on va encore jusqu’au cimetière.

Jusqu’à la réforme de la Semaine sainte sous le Pape Pie XII en 1956, la fin de la procession était marquée par une cérémonie tout à fait symbolique. Que les anciens se souviennent. Que les autres imaginent la scène :

Le cortège revient à la porte de l’église. Les chantres et les enfants de la maîtrise pénètrent seuls dans l’église et on ferme la grande porte derrière eux. Le clergé et les fidèles qui ont pris part à la Procession restent dehors devant la porte fermée. Alors, les chantres, ou de préférence les enfants, entonnent à l’intérieur de l’église une hymne de louange au Christ-Roi, et le clergé et le peuple qui sont au dehors répètent toujours le même refrain d’une belle gravité.

Glória, laus, et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor,
Gloire, louange et honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur,

Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium.
Pour qui l’hommage des enfants fit jaillir un pieux Hosanna.

Cette hymne merveilleuse est toujours chantée. Elle est l’œuvre de Théodulphe, évêque d’Orléans au IXe siècle.

La tradition rapporte que vers 821 le roi Louis le Débonnaire assistait à la Procession des Rameaux à Angers. La Procession passa près de la tour où était alors prisonnier l’évêque Théodulphe qui avait encouru la disgrâce du roi. Théodulphe se mit à chanter le Glória Laus dont il était l’auteur. En entendant ce chant, le roi en fut si touché qu’il fit remettre Théodulphe en liberté.

En voici la traduction :

1) Vous êtes le roi d’Israël, le noble fils de David, ô Roi béni, qui venez au nom du Seigneur.

2) L’armée angélique tout entière, au plus haut des cieux, les hommes mortels et toutes les créatures vous adressent ensemble leurs louanges.

3) Le peuple hébreu vint au-devant de vous avec des palmes ; nous voici avec des prières, des vœux et des cantiques.

4) Vous alliez souffrir lorsqu’il vous offrit le tribut de sa louange ; à vous qui régnez maintenant, nous adressons ces hymnes.

Quand le chant est terminé, le sous-diacre frappe trois fois à la porte de l’église avec le pied de la croix de Procession ; la porte s’ouvre et le cortège entre dans l’église.

Le texte du répons Ingrediénte que l’on chante en rentrant dans l’église est tout à fait analogue à celui des petites antiennes de la bénédiction des rameaux ; il est inspiré de l’Évangile, mais la mélodie est évidemment beaucoup plus ornée, faite de formules que l’on rencontre dans d’autres répons : elle est calme et douce, nous préparant déjà à l’ambiance toute différente de la messe.

Voici la traduction du texte :

Comme le Seigneur entrait dans la cité sainte, les enfants des Hébreux, annonçant par avance la résurrection de celui qui est la vie, tenant des rameaux de palmiers, criaient : Hosanna au plus haut des cieux.

Comme tous les répons celui-ci comporte un verset après lequel est reprise la dernière phrase :

Cumque audísset pópulus quod Jesus veníret Jerosólymam…
Lorsque le peuple apprit que Jésus venait à Jérusalem, ils sortirent au devant de lui.

Troisième partie : la Messe

Après l’entrée triomphale à Jérusalem, toute la messe sera consacrée à cette douloureuse Passion qu’exprime parfaitement le messianique psaume 21 d’où est pris le texte de l’introït :

Dómine, ne longe fácias auxílium tuum a me, ad defensiónem meam áspice.
Seigneur, n’éloignez pas de moi votre secours, veillez à ma défense.

Líbera me de ore leónis, et a córnibus unicornuórum humilitátem meam.
Délivrez-moi de la gueule du lion, protégez ma faiblesse des cornes des licornes.

La mélodie commence d’une façon grave et sombre puis elle s’élève progressivement dans la deuxième phrase jusqu’à l’aigu en un cri douloureux sur le mot áspice = veillez, préparé par un grand crescendo. La troisième phrase est plus calme et plus assurée, introduisant une note de confiance qui n’est pas dans le texte. Le verset est bien entendu le premier du psaume 21, celui que Notre Seigneur a récité sur la croix :

Deus, Deus meus, respíce in me, quare me dereliquísti ?
Mon Dieu, mon Dieu, regardez-moi. Pourquoi m’avez-vous abandonné ?

Longe a salúte méa verba delictórum meórum.
La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.

Et, comme dimanche dernier, on ne chante pas le Glória Pátri et on reprend aussitôt l’introït.

Le graduel Tenuísti et le Trait du dimanche des Rameaux sont tout à fait exceptionnels par leurs dimensions. Le graduel d’abord est le plus long du répertoire ; de plus sa mélodie est très originale : elle n’est pas faite de formules qui reviennent souvent comme c’est habituellement le cas des graduels. Enfin il est un peu à part dans les chants de cette messe : s’il peut très bien être placé dans la bouche du Christ, il n’exprime aucune souffrance.

Le texte est tiré du psaume 72, qui est précisément une méditation sur la confiance que le juste doit toujours garder dans le Seigneur malgré la tranquillité dont semblent jouir les pécheurs. On trouvera le début de ce psaume dans la deuxième partie du graduel, tandis que la première partie exprime l’abandon à la volonté divine et l’espérance de la résurrection en des termes qui font penser à ceux de l’introït Resurréxi du dimanche de Pâques, pourtant tiré d’un autre psaume :

Tenuísti manum déxteram meam
Vous me tenez par la main droite

In voluntáte tua deduxísti me
Vous me conduisez selon votre volonté

Et cum glória assumpsísti me
Et vous m’élevez dans la gloire

Quam bonus Ísrael Deus rectis corde…
Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur droit, et pourtant mes pieds ont failli être ébranlés, mes pas ont failli hésiter, car j’étais jaloux des pécheurs en voyant la paix où se trouvent les pécheurs.

Pour la dernière fois cette année, en ce dernier dimanche du Carême, le graduel est suivi d’un Trait. Nous y retrouvons le psaume 21, le grand psaume prophétique de la Passion d’où était tiré l’introït, et dont il reprend 14 versets sur 34. C’est donc le Christ qui parle.

7. Tractus. Ps. 21, 2-9, 18, 19, 22, 24 et 32. 7. Trait.
Deus, Deus meus, réspice in me : quare me dereliquísti ? Mon Dieu, mon Dieu, tournez vers moi votre regard, pourquoi m’avez-vous abandonné ?
V/. Longe a salúte mea verba delictórum meórum. La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.
V/. Deus meus, clamábo per diem, nec exáudies : in nocte, et non ad insipiéntiam mihi. Mon Dieu, je crie pendant le jour et vous ne m’écoutez pas ; la nuit, et je n’obtiens pas de soulagement.
V/. Tu autem in sancto hábitas, laus Israël. Pourtant vous habitez dans votre sanctuaire et vers vous montent les louanges d’Israël.
V/. In te speravérunt patres nostri : speravérunt, et liberásti eos. Nos pères ont espéré en vous et vous les avez délivrés.
V/. Ad te clamavérunt, et salvi facti sunt : in te speravérunt, et non sunt confusi. Ils ont mis en vous leur confiance et ils n’ont pas été trompés.
V/. Ego autem sum vermis, et non homo : oppróbrium hóminum et abiéctio plebis. Mais moi, je suis un ver de terre et non un homme, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple.
V/. Omnes, qui vidébant me, aspernabántur me : locúti sunt lábiis et movérunt caput. Tous ceux qui me voient me méprisent. Ils ouvrent les lèvres et branlent la tête, en disant
V/. Sperávit in Dómino, erípiat eum : salvum fáciat eum, quóniam vult eum. « Il a mis sa confiance dans le Seigneur, qu’il le sauve, puisqu’il l’aime. »
V/. Ipsi vero consideravérunt et conspexérunt me : divisérunt sibi vestiménta mea, et super vestem meam misérunt mortem. Ils m’observent et me regardent. Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.
V/. Líbera me de ore leónis : et a córnibus unicórnium humilitátem meam. « Seigneur, délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles. »
V/. Qui timétis Dóminum, laudáte eum : univérsum semen Iacob, magnificáte eum. Vous qui craignez le Seigneur, louez-le, vous tous, descendants de Jacob, chantez ses louanges.
V/. Annuntiábitur Dómino generátio ventúra : et annuntiábunt cæli iustítiam eius. On parlera du Seigneur à la génération future. Ils viendront et ils annonceront ce qu’il a accompli.
V/. Pópulo, qui nascétur, quem fecit Dóminus. Au peuple qui naîtra, ils diront ce qu’il a fait.

La mélodie reprend une des deux formules de psalmodie ornée que l’on trouve dans les Traits, celle du premier dimanche de Carême : calme, douce et très priante, avec de beaux élans vers l’aigu.

L’offertoire Impropérium, un des grands chefs d’œuvre du chant grégorien, est le plus douloureux des chants de cette messe, et peut-être le plus douloureux de tout le répertoire. Le texte est tiré du psaume 68 qui est, comme le psaume 21, un des grands psaumes prophétiques de la passion, annonçant tout spécialement la solitude du Christ et l’abandon de tous ses amis :

Voici la traduction de son texte :

Mon cœur s’est attendu à l’outrage et au malheur ; j’ai espéré quelqu’un qui s’attristât avec moi, mais il n’y a eu personne ; j’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé ; pour nourriture ils m’ont donné du fiel, et pour étancher ma soif ils m’ont abreuvé de vinaigre.

La mélodie exprime parfaitement cette souffrance. Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds : de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement ; Cette mélodie culmine à l’aigu dans la dernière phrase sur le mot síti, la soif, qui éclate comme un cri ; Ce n’est pas seulement la soif physique dont il est question ici, mais la soif d’une réponse généreuse à l’amour infini dont Notre Seigneur a fait preuve en mourant pour nous.

Le texte de l’antienne de Communion qui suit maintenant provient de l’Évangile. Ce ne sont plus les paroles des psaumes que nous mettons dans la bouche du Christ, mais ce sont celles qu’il a lui-même prononcées que nous répétons. Il s’agit ici de la prière qu’il a adressée à son Père, dans son agonie au jardin des Oliviers :

Pater, si non potest hic calix transíre nisi bibam illum ;
Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive ;

fiat volúntas tua.
Que votre volonté soit faite.

Cette prière résume en quelques mots les sentiments du Christ dans sa Passion, la souffrance qu’il doit endurer, et sa soumission à la volonté de son Père. Bien que cette antienne soit beaucoup plus courte que le chant de l’offertoire et la mélodie beaucoup plus dépouillée, elle exprime pourtant la même souffrance. Cependant les derniers mots fiat volúntas tua sont plus paisibles et assurés.

K comme K (cas!) de dérogation

Nous poursuivons la série alphabétique d’extraits du livre de notre ami Bernard Prady: Islam et Islamisation dans une France macronisée:

La vigile pascale est censée se dérouler de nuit, la veille du jour de Pâques. En ce printemps 2021, la France était soumise (très soumise) aux diverses interdictions des pouvoirs publics et en particulier d’un couvre-feu. Or la conférence des évêques de France n’a même pas jugé bon (utile?) de demander officiellement une dérogation pour la vigile pascale afin de permettre le déroulement des rites catholiques.

Des association (Civitas) et parti politique (VIA – La voie du peuple) avaient néanmoins introduit une demande de référé-liberté pour l’obtenir. Cette demande a été rejetée par le Conseil d’État qui a, en particulier, justifié son refus en se référant… à l’absence de demande de la part des évêques! « De nombreuses paroisses ont adapté leurs horaires pour tenir compte de ce couvre-feu en multipliant les offices et en avançant l’horaire des cérémonies se déroulant l’après-midi, notamment pendant la semaine de Pâques…  La Conférence des évêques de France a également proposé des aménagements liturgiques permettant de célébrer la veillée pascale du 3 avril, en tenant compte des restrictions liées au couvre-feu » !

On apprend maintenant que, à sa demande, le CFCM (Conseil français du culte musulman) a obtenu du ministère de l’Intérieur l’allègement de ces mêmes contraintes nées du couvre-feu, et non pas pour une journée mais pour la durée du ramadan (un mois): l’heure de la première prière musulmane, qui doit avoir lieu avant l’aube et est donc soumise à l’allongement des jours en cette période, est de 5h24 le 13 avril et de 4h18 le 13 mai.

(Extrait de « Quand l’Église de France manque de clairvoyance. Trois exemples » – Le 19 avril 2021)

Islam et islamisation dans une France macronisée

 

Les cinglés ridiculisés

Amusant :

Avi Silverberg est depuis dix ans l’entraîneur de l’équipe nationale du Canada de powerlifting (une sorte d’haltérophilie appelée dynamophilie au Québec).

Samedi 25 mars (ce n’est donc pas un poisson d’avril), il a participé au tournoi féminin de l’Alberta en se présentant comme femme, ce que permet le règlement, qui au nom de l’anti-discrimination permet à chacun et chacune de choisir son genre.

Il a pulvérisé le record de « développé couché » en soulevant très facilement 167 kg, soit 45 kg de plus que le record précédent, détenu… par un homme qui contrairement à lui s’habille en femme.

Avi Silverberg, qui a refusé de s’exprimer, est très critiqué pour avoir osé ridiculiser la politique anti-discrimination de la fédération canadienne de powerlifting. Mais c’est manifestement ce qu’il voulait faire…

41ème pèlerinage de Pentecôte, sous le thème de “L’Eucharistie, Salut des âmes”

Plus de 20 000 pèlerins sont attendus au 41ème pèlerinage de Pentecôte 2023 de Notre-Dame de Chrétienté, les 27,28 et 29 mai. Trois jours pour enraciner notre amour de l’Eucharistie si attaquée et mal comprise aujourd’hui. Trois jours pour redire avec clarté, à la suite des martyrs d’Abitène : « sine dominico non possumus », sans la messe, nous ne pouvons pas vivre !

Après un 40ème pèlerinage marqué par de violentes intempéries qui n’ont pas découragé l’élan des pèlerins vers Chartres, c’est avec le même enthousiasme qu’ils débuteront leur marche par une messe célébrée en l’église Saint Sulpice par l’abbé Julien Durodié, curé de la paroisse St Eugène-Ste Cécile (Paris IX). Le mot d’envoi sera prononcé par l’abbé Jean de Massia, Aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté.

Les pastoureaux/enfants/familles partiront d’Igny après une messe célébrée par l’abbé Jean-Raphaël Dubrule, Supérieur général de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine (diocèse de Fréjus-Toulon).

Dimanche de Pentecôte, la messe sera célébrée aux Courlis à 12h30 par l’abbé Luis Gabriel Barrero Zabaleta, Supérieur général de l’Institut du Bon Pasteur depuis 2019.

Le lundi 29 mai, lundi de Pentecôte, le pèlerinage s’achèvera par la messe pontificale célébrée à 15h30 en la cathédrale de Chartres par Mgr Thomas Gullickson, archevêque et nonce émérite de nationalité américaine, qui fut notamment nonce apostolique en Ukraine, en Suisse et au Liechtenstein.

A l’occasion des 700 ans de sa canonisation, les pèlerins pourront vénérer les reliques de saint Thomas d’Aquin, aux messes de départ et de clôture du pèlerinage. C’est une grande grâce qui leur est donnée dans la mesure où ces reliques, scellées dans un reliquaire fermé au Couvent des Jacobins de Toulouse depuis 1369, n’ont été rendues accessibles à la vénération des fidèles que depuis le 28 janvier 2023.

Par ailleurs, Notre-Dame de Chrétienté lance une grande opération caritative auprès de ses pèlerins afin de financer de nouveaux équipements thérapeutiques pour les résidents de la Maison médicalisée de Lèves, située à quelques kilomètres de Chartres. Ce Foyer d’Accueil Médicalisé accueille et accompagne des personnes adultes présentant des troubles du spectre autistique. Cet établissement médico-social est géré depuis 2012 par l’Ordre de Malte France, association reconnue d’utilité publique.

Notre-Dame de Chrétienté prévoit cette année encore une croissance de 10% de ses pèlerins : elle invite chacun à s’inscrire le plus vite possible car les places risquent d’être limitées, ce rendez-vous annuel étant de plus en plus prisé par la jeunesse catholique (moyenne d’âge des pèlerins : 21 ans) et les pèlerins étrangers.

Les inscriptions se font en ligne à partir du 2 avril. Vous pouvez vous inscrire comme pèlerin ou dans les équipes Soutiens pour apporter votre contribution à la bonne organisation de cette édition : équipes du service d’ordre, chauffeur permis C, transport pèlerins, accueil bivouacs, gestion des haltes, sécurité de la colonne, propreté… il y a en pour tous les âges et toutes les compétences. Pour plus d’information, vous pouvez contacter [email protected]

En France, il n’y a donc plus que l’armée pour rendre le « vaccin » contre le Covid obligatoire

Alors que le gouvernement va enfin autoriser les soignants non-vaccinés contre le Covid à être réintégrer dans leurs postes après avoir été ostracisés et mis au banc de la société, alors que l’armée américaine a supprimé en janvier 2023 cette obligation pour ses propres soldats, il semblerait qu’il ne reste plus que les armées françaises pour maintenir cette obligation vaccinale :

Le 10 janvier, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a fait diffuser un memo annulant les memos de 2021 obligeant les militaires d’active et de réserve à se faire vacciner contre le Covid-19. Toutefois, « le ministère de la Défense continuera d’encourager les militaires à se faire vacciner »

Cette obligation vaccinale est stupide à trois titres pour les militaires :

  • D’abord, la moyenne d’âge des militaires français se situe sous la barre des 30 ans, ce qui rend cette population sportive et très bien suivie médicalement hors de tout risque massif lié au Covid. A aucun moment, durant le plus fort de la crise sanitaire, la capacité opérationnelle des armées n’a été entamé. Seuls quelques cas liés à des militaires âgés ou avec comorbidité ont été relevés…
  • Ensuite, les armées françaises peinent à recruter. L’objectif de 16 000 recrues par an pour atteindre l’équilibre et un fonctionnement pérenne du modèle RH est difficile à atteindre. Les raisons sont multiples (salaires bas, manque d’attractivité due à la fin des OPEX ou à la diminution des postes les plus attractifs, concurrence salariale pour les postes les plus technique comme l’informatique ou les communications…).
  • Enfin, il n’y a pire ordre qu’un ordre infondé et non expliqué de manière rationnelle. Beaucoup de militaires témoignent que leurs chefs étaient souvent très mal à l’aise pour imposer cette campagne de vaccination

Pourquoi donc laisser le Service de Santé des Armées (SSA) imposer aux chefs d’état-major cette obligation vaccinale qui ne se justifie plus et qui n’a d’ailleurs jamais eu de réelle utilité ? Des militaires ont été mutés d’office, d’autres ont renoncé à s’engager sans parler de ceux qui ont se sont vaccinés à contrecœur et eu des effets secondaires, graves pour certains.

En septembre 2022, le général en retraite Blanchon, officier saint-cyrien ayant fait des adieux aux armes en 2017, a diffusé ce texte en hommage aux non-vaccinés :

Ils sont là, à vos côtés, ils semblent normaux, mais ce sont des super-héros.

Même si j’étais entièrement vacciné, j’admirerais les non-vaccinés pour avoir résisté à la plus grande pression que j’ai jamais vue, y compris de la part de conjoints, de parents, d’enfants, d’amis, de collègues et de médecins.

Les personnes qui ont été capables d’une telle personnalité, d’un tel courage et d’une telle capacité critique incarnent sans aucun doute le meilleur de l’humanité.

On en retrouve partout, dans tous les âges, niveaux d’éducation, pays et opinions.

Ils sont d’un genre particulier ; ce sont les soldats que toute armée de lumière souhaite avoir dans ses rangs.

Ils sont les parents que tout enfant souhaite avoir et les enfants que tout parent rêve d’avoir.

Ce sont des êtres au-dessus de la moyenne de leurs sociétés, ils sont l’essence des peuples qui ont construit toutes les cultures et conquis les horizons.

Ils sont là, à vos côtés, ils semblent normaux, mais ce sont des super-héros.

Ils ont fait ce que les autres ne pouvaient pas faire, ils ont été l’arbre qui a résisté à l’ouragan des insultes, de la discrimination et de l’exclusion sociale.

Et ils l’ont fait parce qu’ils pensaient être seuls, et croyaient être seuls.

Exclus des tables de Noël de leurs familles, ils n’ont jamais rien vu d’aussi cruel. Ils ont perdu leur emploi, ils ont laissé leur carrière sombrer, ils n’avaient plus d’argent… mais ils s’en fichaient. Ils ont subi d’incommensurables discriminations, dénonciations, trahisons et humiliations… mais ils ont continué.

Jamais auparavant dans l’humanité il n’y a eu un tel « casting », nous savons maintenant qui sont les résistants sur la planète Terre.

Des femmes, des hommes, des vieux, des jeunes, des riches, des pauvres, de toutes races et de toutes religions, des non vaccinés, les élus de l’arche invisible, les seuls qui ont réussi à résister quand tout s’est effondré.

C’est vous, vous avez passé un test inimaginable que beaucoup des marines, commandos, bérets verts, astronautes et génies les plus coriaces n’ont pu surmonter.

Vous êtes fait de l’étoffe des plus grands qui aient jamais vécu, ces héros nés parmi les hommes ordinaires qui brillent dans l’obscurité.»

L’Enfant Jésus déplacé après un vol de bijoux

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le sanctuaire du Petit Roi de Grâce à Beaune et l’emblématique statuette de l’Enfant Jésus ont fait l’objet de dégradations et d’un vol le 15 novembre. Les responsables ont été rapidement retrouvés, et la relique a été déplacée derrière une grille, en attendant, peut-être, de retrouver son emplacement habituel.

Le pape nomme Mgr Laurent Le Boulc’h archevêque de Lille

Le pape François a nommé ce samedi Mgr Laurent Le Boulc’h archevêque de Lille.

Il était jusqu’à présent évêque de Coutances et Avranches.

Les belles figures de l’Histoire : Edith Stein, devenue Soeur Thérèse-Bénédicte de La Croix

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le Père Jean-François Thomas, jésuite et auteur du Chemin de Croix illustré

Acharnement euthanasique

Les députés portugais ont adopté pour la quatrième fois en trois ans le texte qui légalise l’euthanasie. Le nouveau texte est censé répondre aux objections formulées contre les précédents textes par la Cour constitutionnelle et le président, qui avaient donc retoqué les projets déjà votés.

Désormais, le texte va être soumis au président, Marcelo Rebelo de Sousa, qui pourra soit le promulguer, soit le soumettre à la Cour constitutionnelle, soit y apposer son veto.

Chronique des cinglés

La comédienne espagnole Ana Obregón, âgée de 68 ans, a annoncé jeudi 30 mars avoir acheté une petite fille née par gestation pour autrui (GPA).

Même le gouvernement de gauche espagnol a été choqué :

« C’est une pratique qui n’est pas légale en Espagne, qui est reconnue légalement comme une forme de violence contre les femmes ».

Ron DeSantis soutient Donald Trump

Donald Trump a été inculpé par le procureur new-yorkais Alvin Bragg. Trump réside en Floride. Le gouverneur de Floride Ron DeSantis a réagi :

L’instrumentalisation du système judiciaire pour promouvoir un programme politique renverse l’État de droit.

C’est anti-américain.

Le procureur de Manhattan, que soutient Soros, n’a cessé de tordre la loi pour minimiser les délits et excuser les fautes pénales. Pourtant, aujourd’hui, il étend la loi pour cibler un adversaire politique.

La Floride ne répondra pas à une demande d’extradition compte tenu des circonstances douteuses dans lesquelles se trouve ce procureur de Manhattan soutenu par Soros et son programme politique.

Traditionis Liberatores

En exclusivité pour les lecteurs du Salon beige, voici la nouvelle Constitution apostolique du pape abolissant Traditionis custodes :

Toutes les citations sont absolument authentiques.

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