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L’anglicanisme a « capitulé » devant le « marxisme 2.0 »

Le 12 mars, Jonathan Goodall, ancien “évêque” anglican et secrétaire particulier de Rowan Williams (“archevêque” de Cantorbéry), recevait le sacrement de l’ordination, en la cathédrale de Westminster, à Londres, des mains du cardinal Vincent Nichols. En moins d’un an, quatre “évêques” anglicans ont fait le choix de rejoindre l’Église catholique.

Plus de dix ans après la constitution apostolique Anglicanorum coetibus de Benoît XVI, promulguée en 2009, qui visait à faciliter l’accueil des anglicans souhaitant rejoindre Rome par la création d’ordinariats personnels, les ralliements semblent ainsi connaître une nouvelle vigueur.

Le père Michael Nazir-Ali, ancien “évêque” de Rochester, a été ordonné prêtre catholique à l’automne dernier. Pour lui, c’est le franchissement de « lignes rouges » au sein de la Communion anglicane qui a emporté sa décision. Au premier rang de celles-ci, « l’incapacité de la branche plus conservatrice à avoir une influence pour empêcher la dérive vers un protestantisme libéral ».

Gavin Ashenden, ancien “prêtre” anglican qui a rejoint l’Église catholique fin 2019, estime que l’anglicanisme a « capitulé » devant le « marxisme 2.0 », ce qui se traduirait en particulier par l’acceptation progressive de l’ordination de femmes – y compris comme évêques – et le mariage homosexuel. Le père Nazir-Ali souligne :

« Il n’y a pas de corpus d’enseignement unifié pour les fidèles sur le début et la fin de vie, la justice sociale, le mariage ou encore la famille ». « Il faut quelqu’un pour dire ce que croit l’Église, il faut un pasteur universel. Il n’y en a qu’un : le pape. »

Gavin Ashenden assure que « seule l’Église catholique a la force magistérielle pour ne pas céder à la culture ambiante ».

La paroisse Charles de Foucauld à Saumur organise de grandes festivités à l’occasion de la canonisation de Charles de Foucault

Dans le cadre de la canonisation de Charles de Foucauld, de grandes festivités sont organisées les 14 et 15 mai.

Heureux les doux

“Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.” (Matthieu 5 ; 5)

Jésus nous présente la douceur comme un chemin vers la plénitude et vers la sainteté. Le message de Jésus renverse une fois de plus les apparences : si le monde semble appartenir aux puissants, c’est bien aux doux que la terre sera donnée !

La douceur est tout sauf un chemin de facilité, tout sauf une renonciation, tout sauf une résignation. Elle est une grande et belle vertu qu’il nous faut cultiver chaque jour.
Et comment peut-on la cultiver ?

  • En la faisant pousser à l’ombre de la patience et de l’humilité. Comme de nombreux saints nous l’ont montré, ces trois vertus se nourrissent les unes des autres. A l’exemple de saint François d’Assise – qui demande dans sa prière du matin “Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux remplis d’amour ; être patient, compréhensif, doux et sage” – inspirons-nous de la douceur forte, généreuse et sans cesse renouvelée de la Création.
  • En contemplant Jésus. Les évangiles sont remplis de scènes dans lesquelles transparaît la douceur du Christ, à travers ses regards, ses paroles, ses gestes. En méditant l’évangile, nous comprenons combien c’est justement la douceur du Christ qui nous bouleverse.
    Au chapitre 11 de l’évangile de Matthieu, Jésus nous dit d’ailleurs : “Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.”
  • En priant : Comme toute vertu, Dieu ne nous la refusera pas si nous la lui demandons. Prions Jésus de transformer nos cœurs, avec cette petite prière toute simple et pourtant si puissante : “Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien”.

En marche les doux ! Que la douceur du Christ rayonne sur toute la terre !

Alice Ollivier pour Hozana.org

crédit photo : marthaartess sur cathopic

Solennité de sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne secondaire de la France

La solennité de la fête de sainte Jeanne d’Arc n’appartient qu’au Propre de France et elle n’est pas obligatoire. Les livres liturgiques de 1962 la donnent en France avec la messe Cantémus Dómino en ce 2e dimanche de mai.

Il fallut attendre le début du XXe siècle pour que l’Église décrétât l’héroïcité des vertus de la Pucelle d’Orléans. C’était en 1904, quand saint Pie X invita solennellement la France à son culte et qu’il la béatifia en 1909. Et c’est son successeur, Benoît XV qui la canonisa en 1920. Mais les problèmes politiques intérieurs de la France à l’époque notamment avec l’Action Française contribuèrent à ce qu’elle ne fût point déclarée martyre mais seulement vierge. De façon étonnante, c’est la Chambre des députés qui décréta à la même date, la fête de Jeanne d’Arc la fête du patriotisme, fixée au 2e dimanche de mai. La loi n’a jamais été abolie et le décret est toujours en vigueur, même si personne n’en tient plus compte.

La fête fut dotée d’une messe et d’un office propre. Il n’en existe, à notre connaissance, qu’un seul enregistrement, celui de la Schola Bellarmina. Vous pouvez l’acheter sur le site Sacra Musica.

Texte de la Collecte :

O Dieu, qui avez merveilleusement appelé sainte Jeanne d’Arc pour défendre la foi et la patrie, daignez accorder à votre Église, par son intercession, de vaincre les ruses de l’ennemi pour jouir d’une paix durable.

Le père Brottier : missionnaire, héros et éducateur

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Vincent de Mello :

Le “fantôme de Kiev” n’existe pas

Voici deux mois, il était complotiste de douter, maintenant c’est l’armée de l’air ukrainienne qui donne raison aux sceptiques:

“Le héros ukrainien Stepan Tarabalka n’est PAS “le fantôme de Kiev” et il n’a PAS touché 40 avions. Ghost of Kiev est une légende de super-héros dont le personnage a été créé par des Ukrainiens!”

Les intox volent en escadrille.

Natalia Ousmanova, rescapée d’Azovstal, a fait la une de divers journaux écrits et télévisés, mais on a soigneusement expurgé ses propos de tout ce qui ne correspondait pas à la propagande ukrainienne obligatoire dans les médias occidentaux. Elle témoigne :

nous ne voulons pas aller en Ukraine. Si nous décidons de revenir ce sera seulement à Marioupol, pas en Ukraine. Disons-le ainsi : l’Ukraine comme Etat – et je suis citoyenne ukrainienne – est morte pour moi. J’ai été très blessée d’être traitée d’une telle manière.

Marianna, qui aurait été kidnappée par les Russes qui la contraignaient à raconter leur version mensongère de l’attaque de la maternité de Marioupol, est toujours à Donetsk, et elle témoigne de sa liberté.

Les soldats du régiment Azov retranchés dans les sous-sols d’Azovstal ont demandé un échange de nourriture et de médicaments contre la libération d’otages civils. C’est ce que demandaient les terroristes en Syrie.

Le sauvetage de civils d’Azovstal pose un gros problème aux grands médias dont le travail est de répercuter la propagande ukrainienne. En effet, ils expliquent que les rescapés sont escortés par des soldats ukrainiens qui sont leurs sauveurs (avec l’ONU et la Croix Rouge, grâce à Zelensky), mais les images montrent qu’il s’agit de soldats russes, et de blindés russes.

Le rouble a encore augmenté de 3,6% par rapport au dollar et 3,7% par rapport à l’euro. Macron claironnait le 26 mars : “L’économie russe à l’heure où je vous parle est en cessation de paiement, sa monnaie a dévissé, son isolement est croissant.”

L’armée russe vient de récupérer entre autres un lanceur de missiles français Milan F2A et ses deux missiles, envoyés à l’armée ukrainienne.

A Kherson, malgré la propagande, la vie poursuit son cours.

Les pays d’Europe occidentale achètent davantage de gaz à la Russie et le payent en roubles comme l’exige la Russie malgré l’interdiction de l’UE.

Deux enseignantes orthodoxes devant la CEDH : l’autonomie des organisations religieuses

Cette affaire « Tîmpău et Popa contre Roumanie » devant la CEDH touche aux relations États – Églises :

La Convention européenne des droits de l’homme reconnaît l’exercice collectif du droit à la liberté de religion, en citant en particulier « l’enseignement » religieux (article 9 § 1). Autrement dit, le catéchisme ou l’école biblique sont protégés par le droit européen. En Roumanie, cet enseignement religieux est organisé au sein des écoles publiques : il est optionnel et au choix des parents d’élèves, selon leurs convictions religieuses. Chaque Église ou groupe religieux élabore un programme, qui est validé ensuite par l’État, et choisit ses enseignants, en leur donnant un « agrément » pour enseigner.

Doina Tîmpău et Lorica Popa étaient enseignantes de la religion orthodoxe. Elles avaient cet « agrément », qui dans l’Église orthodoxe est un mandat de l’évêque, et pouvaient ainsi donner les cours de catéchisme aux enfants dont les parents le souhaitaient. Cependant, Doina Tîmpău employait un langage indécent et vulgaire et réprimait constamment les élèves, et Lorica Popa était jugée comme une mauvaise enseignante si bien que les parents désinscrivaient leurs enfants de son cours. Leur évêque leur a donc retiré leur agrément en 2015 et elles ont dû cesser l’enseignement.

Mmes Tîmpău et Popa se sont opposées à cette perte d’agrément en saisissant les juridictions civiles. Or, ces juridictions ont déclaré ne pas être compétentes pour juger. Les ex-catéchistes ont chacune déposé une requête à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), en 2017 et 2018, et cette affaire a été communiquée au Gouvernement roumain en janvier 2022[1]. L’ECLJ a été autorisé par la Cour à intervenir dans cette affaire et a déposé ses observations écrites en avril 2022. « Tîmpău et Popa contre Roumanie » soulève des enjeux majeurs, touchant aux relations États – Églises et à la jurisprudence de la CEDH.

Ce n’est pas aux États de choisir des catéchistes : c’est la responsabilité des Églises

Selon Mmes Tîmpău et Popa, il aurait dû être possible d’attaquer leur perte d’agrément devant les juridictions civiles, c’est-à-dire étatiques. Or, il n’existe pas de droit civil, en droit roumain, à exercer la profession de catéchiste. Cette activité est réglée par les dispositions statutaires et canoniques de chaque religion. Le droit roumain vise ainsi à éviter que les autorités civiles ne se substituent aux religions dans leur administration interne. Doina Tîmpău et Lorica Popa considèrent que ces dispositions du droit roumain violent leur droit d’accès à un tribunal, garanti à l’article 6 § 1 de la Convention européenne.

Dans ses observations, l’ECLJ a démontré qu’il n’y a aucune violation de ce droit. En effet, dans sa jurisprudence, la CEDH insiste sur le fait qu’il ne lui appartient pas de créer, par voie de jurisprudence, des droits civils qui ne sont pas reconnus dans l’ordre interne[2]. Les juridictions civiles peuvent donc se déclarer incompétentes s’agissant des décisions de nature religieuse, ceci afin d’éviter que les autorités civiles ne deviennent des autorités religieuses[3]. Ce sont les juridictions canoniques, internes à l’Église orthodoxe, qui sont compétentes pour vérifier que la perte des agréments des requérantes était justifiée. L’article 6 continue à s’appliquer pour tous les actes qui, contrairement à l’enseignement du catéchisme, ne découlent pas de la religion.

Dans une opinion séparée dans l’affaire Károly Nagy c. Hongrie [GC], le juge Pinto de Albuquerque a rappelé que cette jurisprudence était constante :

« Dans la plupart des cas, la Cour a conclu que le volet « civil » de l’article 6 n’était pas applicable car il n’existait pas de « droit » qui soit reconnu, au moins de manière défendable, en droit interne. Dans ces affaires, la Cour s’est bornée à vérifier si la mesure adoptée par les autorités ecclésiastiques et soumise au droit ecclésiastique pouvait se prêter à un contrôle par le juge national selon l’état du droit national et si cette situation était claire et établie. Dans les affaires où la Cour a conclu que la mesure ne pouvait faire l’objet d’un contrôle juridictionnel, elle a souscrit à la conclusion des juridictions nationales selon laquelle pareil contrôle empièterait sur l’autonomie de l’Église[4] ».

La CEDH doit rappeler le principe de l’ « autonomie des organisations religieuses »

Mmes Tîmpău et Popa invoquent également leur droit au respect de la vie privée, garanti à l’article 8 de la Convention européenne. Selon elle, les motifs de leur perte d’agrément, ainsi que ses conséquences sur leur vie professionnelle et leurs revenus, auraient violé ce droit. Or, à défaut de juridiction sur les faits en cause, il est difficile de reprocher aux juridictions civiles roumaines de ne pas avoir protégé les requérantes des conséquences de la perte de leurs agréments sur leurs vies privées. Selon l’ECLJ, l’examen de la Cour ne peut donc être que limité à la vérification de l’absence d’abus de la part des autorités religieuses, c’est-à-dire de détournement de leur pouvoir dans un but autre que religieux.

À l’inverse, obliger les juridictions civiles à contrôler des décisions de nature religieuse, comme le choix d’un enseignant de catéchisme, violerait les droits d’autrui, en particulier le droit à la liberté de religion des élèves et de leurs parents – qui comprend le droit des enfants de recevoir un enseignement religieux de qualité conforme aux exigences de leur religion –, ainsi que le droit des Églises au respect de leur autonomie institutionnelle en matière d’enseignement de la religion, qui comprend le droit de dispenser un enseignement religieux conforme aux exigences de la religion. Ces droits sont garantis par les articles 9 et 11 de la Convention, ainsi que par l’article 2 du 1er Protocole additionnel.

L’ECLJ a souligné l’importance de s’appuyer dans cette affaire sur le principe d’« autonomie des organisations religieuses ». Celui-ci a été rappelé par la Grande chambre de la CEDH dans les affaires Sindicatul Pastorul cel bun c. Roumanie, Fernández-Martínez c. Espagne, et Károly Nagy c. Hongrie[5]. Il a également été rappelé dans l’affaire la plus similaire au cas d’espèce : Travaš c. Croatie, jugée en 2016[6]. La CEDH avait alors, en invoquant le droit de l’Église catholique à l’autonomie, validé la révocation d’un professeur d’éducation religieuse à la suite du retrait de son investiture canonique. Ce droit à l’autonomie des organisations religieuses devrait être rappelé dans la future décision Tîmpău et Popa c. Roumanie.

L’Ukraine est le théâtre d’un antagonisme bien plus large et ancien opposant les empires russe et anglo-saxon

D’Alexandre Del Valle dans Valeurs Actuelles :

[…] En réalité, l’armée russe n’a jamais eu comme objectif d’envahir toute l’Ukraine et le front nord-ouest semble avoir été plutôt une diversion pour y attirer les forces ukrainiennes et les détourner de l’Est en même temps qu’une phase initiale de destruction des infrastructures ukrainiennes, préalables au véritable objectif de conquête durable de l’Est et du Sud. Les buts de guerre de Poutine visent à priver l’Ukraine de ses côtes sud, d’une grande partie de l’est du Dniepr et d’une partie du nord-est, et avec cela, du gaz naturel, du charbon, et des zones industrielles situées à l’est et au sud du pays, donc à offrir à son pays un accès optimal au Bosphore, passage maritime obligé de la Marine russe pour contrôler la mer Noire convoitée (qui recèle aussi des énergies fossiles) et pour accéder à la Méditerranée via les détroits turcs. L’occupation de la ville portuaire stratégique de Marioupol, qui donne le contrôle de la mer d’Azov, qui a été une première fois reprise aux Russes par les Ukrainiens en 2014, et qui est sous occupation russe depuis une semaine, est de ce fait déjà assimilable en soi à une “victoire” pour l’armée russe.

La république indépendante russophone autoproclamée de Moldavie, la Transnistrie, située à l’ouest d’Odessa, contrôlée par des séparatistes pro-russes depuis les années 1990 et occupée par l’armée russe, fait-elle aussi partie de l’objectif réel de guerre russe, avec la ville portuaire stratégique et russophone d’Odessa, certes loin d’être acquise au Kremlin étant donné le découplage entre russophonie et russophilie que Poutine a sous-estimé. La vaste zone sud et est de l’Ukraine russophone, contrôlée par la Russie jusqu’en 1770, et qui va du Donbass à la Transnistrie, est nommée par les stratèges russes et les néo-tsaristes “Novorossia”, ou “Nouvelle Russie” (Новороссия). Son contrôle par la Russie, qui priverait l’Ukraine de son accès à la mer Noire, est inacceptable pour les alliés anglo-saxons de l’Ukraine et l’OTAN, imbibés des écrits des stratèges anglais et américains adeptes du “Sea Power” et obsédés par leur volonté d’encercler le Heartland russe (Mckinder ; Spykman, etc.). De ce point de vue, l’Ukraine est le théâtre belligène d’un antagonisme bien plus large et ancien opposant les empires russe et anglo-saxon. […] Les buts de guerre russes, s’ils étaient atteints, feraient de l’Ukraine un pays agricole qui serait soit totalement dépendant de l’UE, soit inféodé à la Russie, même si cette seconde option paraît difficile, l’invasion russe n’ayant fait que rendre encore plus anti-russes les Ukrainiens, russophones ou ukrainophones d’ailleurs. Ce nouvel objectif “optimal” russe, à atteindre par tous les moyens, en dépit de l’aide massive occidentale à l’Ukraine, reviendrait donc à enlever 40 % de son territoire à l’État ukrainien.

Ce scénario (non certain) serait celui d’un retour aux frontières civilisationnelles et géographiques du Moyen Âge, lorsque la Galicie (Галиция: incluant Vinnytsia, Zhytomyr, Rivne, Ternopil, Chernivtsi, Ivano-Frankivsk, Zakarpatia, Lviv et Volyn), était sous domination polonaise. Les nationalistes polonais les plus nostalgiques de la “Grande Pologne” ne cachent d’ailleurs presque pas leur appétit pour ces territoires qui, en cas de démembrement de l’Ukraine, pourraient se rapprocher de la soi-disant “mère patrie” Polonaise… Pendant ce temps, la Russie continuerait d’exercer son influence sur Cherkasy, Chernihiv, Sumy, Poltava et Kirovhrad, et même Kiev, lieu hautement “saint” et historiquement symbolique pour la Russie post-soviétique, où le rôle de la “rous de Kiev” (Киевская Русь), lieu de naissance de la première nation russe (et ukrainienne) est majeur dans une Russie que l’on présente à tort comme néo-stalinienne, alors que le rôle identitaire de l’Église orthodoxe et la représentation positive de l’époque tsariste sont fondateurs de la nouvelle identité post-soviétique que Vladimir Poutine a forgée. On se rappelle à ce propos la phrase qu’il a prononcée, dont la presse occidentale n’a présenté que la première partie : « Tout Russe qui n’a pas pleuré à la destruction de l’URSS n’a pas de cœur. » Ajoutant juste après la seconde partie : « Ceux qui sont nostalgiques de l’URSS et veulent la reconstituer n’ont pas de cerveau. »

Un de mes interlocuteurs, helvétiques, grand spécialiste de l’ex-URSS et du monde russo-ukrainien, me fait cette remarque cynique mais à méditer : la violation des accords de Minsk par la partie ukrainienne depuis 2014 qui a refusé d’accorder un statut spécial au Donbass et a banni la langue russe, avec l’appui de l’Occident qui n’a rien fait pour obliger les Ukrainiens à appliquer les accords successifs de Minsk, a de ce point de vue co-préparé le conflit actuel, faisant de facto évoluer l’ambition territoriale de Poutine, au début limitée à la Crimée et au Donbass, vers un objectif irrédentiste plus large qu’est de la restauration de la Novorossia… Certes, on peut répondre que les appuis anglo-américains, polonais, allemands et atlantistes des Ukrainiens vont tout faire pour empêcher ce scénario et épuiser les forces conventionnelles russes par le surarmement des armées et milices ukrainiennes. Mais l’actuelle surenchère occidentale pourrait contribuer à faire évoluer le conflit russo-ukrainien en un conflit direct russo-occidental, sans oublier le risque d’attaques nucléaires tactiques qu’un haut officier de l’OTAN issu de la marine italienne m’a récemment présenté comme possible. […]

La justice relaxe un vétérinaire qui avait fourni une ordonnance de produits euthanasiants

L’euthanasie, petit à petit : le tribunal correctionnel d’Angers a relaxé, lundi 2 mai, un vétérinaire poursuivi pour avoir fourni une fausse ordonnance de produits euthanasiants à un ami atteint de la maladie de Charcot, qui a mis fin à ses jours au printemps 2019.

En prononçant la relaxe, la présidente a invoqué “l’état de nécessité” plaidé par l’avocat de la défense, Antoine Barret. Selon ce dernier, cette décision est “une première”.

“Il se pourrait que d’autres tribunaux soient saisis de cette question et, s’ils vont dans le même sens, cela pourrait faire jurisprudence”.

Le parquet peut encore faire appel. Il avait requis quatre mois de prison avec sursis à l’audience et avait demandé, au début de l’instruction, que le vétérinaire soit poursuivi pour “assassinat et tentative d’assassinat”.

Twitter a obligé Eric Zemmour à supprimer un tweet critiquant Macron

Encore un tweet concernant l’islam. J’ai moi-même été suspendu de Twitter pour un tweet concernant l’islam…

Suite au rachat de Twitter par Elon Musk, il a été dit que cela devrait permettre de restaurer la liberté d’expression sur ce réseau. Dans Valeurs Actuelles, Laurent Alexandre rappelle :

Les patriotes réactionnaires pensent que ce rachat va rééquilibrer le monde des idées entre les conservateurs et les progressistes woke. C’est oublier un détail : Elon Musk est le leader mondial du transhumanisme à la pointe des technologies les plus démiurgiques. Les transhumanistes veulent supprimer toutes les limites de l’humanité et démanteler tous les impossibles grâce aux technologies NBIC. La mort de la mort, l’augmentation des capacités humaines, la création de la vie en éprouvette et l’utérus artificiel, la fabrication d’IA et la colonisation du cosmos sont les objectifs de ce mouvement qui promeut l’homme 2.0, ou homme-dieu.

Ainsi Elon Musk veut envoyer un million d’humains sur Mars d’ici à 2050 et a créé OpenAI, à la pointe de l’intelligence artificielle. Plus troublant, il a fondé Neuralink, start-up de neurotechnologie destinée à implanter dans nos cerveaux de minuscules composants électroniques entrelacés avec nos 86 milliards de neurones, ce qui ferait de nous des cyborgs. Il a déclaré que, « d’ici à cinq ans, [son] équipe sera capable de connecter les neurones humains à de l’IA pour fournir à une nouvelle génération d’hommes augmentés de meilleures performances intellectuelles et des capacités de mémorisation accrues ». En outre, l’implant Neuralink pourra être “upgradé” comme on change d’iPhone. Neuralink + OpenAI + Twitter enrichi par les NFT, les cryptomonnaies et le meta-verse , qui sont de grandes passions de Musk, vont créer le navire amiral du transhumanisme neurotechnologique. Musk est donc un iceberg.

Mgr Ulrich nommé archevêque de Paris, une nouvelle ère ?

Les abbés Barthe, Celier, le Père Thomas sj et Jeanne Smits sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir pour proposer leur analyse concernant le choix du nouvel archevêque de Paris, à savoir : Mgr Ulrich, jusqu’ici archevêque de Lille. La fin du système Lustiger et le début d’une nouvelle ère ?

Mgr Michel Schooyans, RIP

Mgr Michel Schooyans est décédé le 3 mai.

Il fut professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain, spécialiste estimé en anthropologie, philosophie politique et bioéthique, membre de trois académies pontificales : celle de sciences sociales, l’académie Saint Thomas d’Aquin et celle pour la vie.

Il a éclairé et formé toute une génération sur « la dérive totalitaire du libéralisme » et « la face cachée de l’ONU ».

Son œuvre est publiée en intégralité sur son site http://www.michel-schooyans.org/

Originaire de Braine l’Alleud, il a été ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Malines-Bruxelles en 1955. Il devient docteur en Philosophie à l’Institut supérieur de Philosophie de l’Université catholique de Louvain (1958), docteur en philosophie et Lettres de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’UCL (1960) et docteur en Théologie à la Faculté de Théologie de l’Université catholique de Lisbonne (1978).

Il a mené une partie de sa carrière d’enseignant à l’université pontificale catholique de São Paulo (PUC-SP), au Brésil (1959 à 1969) où il exerçait également un ministère paroissial dans un quartier déshérité de la mégalopole. Dans le même temps, à partir de 1964, il était professeur à l’Université Catholique de Louvain. Il y enseigne la philosophie politique, les idéologies contemporaines, la morale sociale et les problèmes démographiques, thèmes sur lesquels il a écrit une vingtaine d’ouvrages. Souvent invité dans différentes universités d’Amérique latine et d’ailleurs, il a développé cette analyse qui se retrouvait dans ces ouvrages*.

L’enseignant catholique, menacé par un lycéen musulman, de nouveau en garde à vue

Accusé d’ « incitation à la discrimination religieuse » par un de ses élèves musulman, suspendu « à titre conservatoire » pour quatre mois par le directeur de l’établissement, le professeur d’un lycée catholique d’Angers, Frédéric Mortier, par ailleurs maire de Longué-Jumelles, encarté chez les Républicains, est convoqué pour une nouvelle garde-à-vue. Son procès a finalement été reporté au 10 février 2023. En décembre, il expliquait :

Il existe deux raisons. La première, je ne vous la donnerai pas parce qu’elle est interne à l’établissement et qu’il faudra la régler à un moment donné. La seconde, c’est bien évidemment mon engagement politique. J’ai entendu des journalistes de la presse écrite me dire que, pace que je suis un élu de la République, je deviens de facto coupable de la moindre malheureuse parole. Quand vous entendez cela, il n’y a plus de respect de la parole… plus de respect de la famille.

Et ce que je ne comprends pas à l’heure qu’il est, c’est que la presse soit au courant avant moi de ce qui va m’arriver. Donc moi, je viens bien tout entendre, mais il y a une présomption d’innocence qui existe jusqu’au jugement. Elle n’est absolument pas respectée. Il semblerait dans ce pays que certains soient intouchables. En revanche, l’élu local que je suis, lui, on peut tout lui faire. Jusqu’à sacrifier sa carrière, jusqu’à mettre en situation très compliquée sa famille.

Chronique des cinglés

Karine Jean-Pierre a été choisie par Joe Biden pour devenir la prochaine porte-parole de la Maison Blanche. Le président des Etats-Unis se dit « fier » de cette nomination car c’est la première fois qu’une femme noire et lesbienne accède à ce poste :

« Elle sera la première femme noire et ouvertement LGBTQ+ » « Elle donnera une voix à de nombreuses personnes et elle permettra à beaucoup d’avoir de grands rêves. »

Karine Jean-Pierre partage la vie d’une journaliste de CNN, avec laquelle elle a une fille. Sic. Il y a bien un père quelque part…

Le Puy du Fou en Amérique

L’ouverture est prévue en 2024 :

Les Etats-Unis d’Amérique choisissent le Puy du Fou pour créer un grand spectacle dans le Tennessee, inspiré de l’histoire du peuple Cherokee.

C’est la première fois que le Puy du Fou enracine son modèle artistique en Amérique.

Répondant à l’appel du peuple Cherokee, le Puy du Fou va mettre son savoir-faire au service de l’héritage historique et culturel de cette grande nation indienne qui a traversé les épreuves et les drames avec grandeur et sagesse. Elle porte avec fierté les couleurs de l’Amérique.

Cette nouvelle création immersive, inspirée d’une histoire authentique, plongera les visiteurs au cœur d’une épopée bouleversante, des Appalaches jusqu’aux plaines de Champagne. Elle sera bâtie aux pieds des « Great Smoky Mountains », premier parc national américain qui accueille chaque année plus de 12 millions de visiteurs.

Il est curieux de vouloir s’appeler « Renaissance » et de prôner l’avortement

À quelques semaines des législatives, La République en marche est rebaptisée Renaissance tandis que la “maison commune” bâtie avec le Modem et Horizons s’appelle désormais Ensemble.

Ce nom a déjà été utilisé lors de la campagne des élections européennes puisque la liste portée par Nathalie Loiseau, alors ministre des affaires étrangères, s’appelait justement Renaissance, ou Renew.

Fichage républicain

La police et la gendarmerie pourront ficher les opinions politiques, appartenances syndicales et données de santé au nom de la sûreté de l’État, a confirmé lundi le Conseil d’État, rejetant les requêtes de syndicats qui dénonçaient la “dangerosité” de ces fichiers. La plus haute juridiction administrative a considéré que les trois décrets contestés, qui élargissent les possibilités de fichage, ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la liberté d’opinion, de conscience et de religion ou à la liberté syndicale.

Les décrets, publiés le 4 décembre après un avis favorable du Conseil d’État, autorisent policiers et gendarmes à faire mention des “opinions politiques”, des “convictions philosophiques et religieuses”, et de “l’appartenance syndicale” de leurs cibles, alors que les précédents textes se limitaient à recenser des “activités”. Identifiants, photos et commentaires postés sur les réseaux sociaux y seront aussi listés, tout comme les troubles psychologiques et psychiatriques “révélant une dangerosité particulière”. Outre les personnes physiques, les “personnes morales”, telles que les associations, sont également visées.

Les catholiques savent déjà ce qu’est le fichage.

Vols bradés pour la canonisation de Charles de Foucauld

Odeia m’informe que des allers-retours sont bradés pour assister à la canonisation de Charles de Foucauld

  • 13-16 mai au départ d’Orly
  • 14-16 mai au départ d’Orly ou de Roissy

= 75 € seulement – vols secs uniquement !

Contacter avant lundi 9 mai [email protected]

Ecole à la maison : Ce qu’il n’a pu faire passer par la loi, le ministère le fait passer par les décrets

Compte-rendu de l’audience en référé au Conseil d’Etat :

Ce mardi 03 mai 2022, les associations, les familles et leurs avocats étaient en audience devant le juge des référés du conseil d’État pour démontrer l’urgence à suspendre ces décrets dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

C’est d’un énième revers de la main que le ministère a balayé l’intérêt supérieur de l’enfant déclenchant de fortes réactions de la part des associations, comme du juge, décidé à comprendre comment les décrets entendent défendre ce principe.

Les décrets et leur application révèlent la volonté, plus ou moins dissimulée, du ministère d’étouffer le 4e motif qui ne faisait pas partie de son projet initial, introduit après que le Conseil d’État ait retoqué le premier projet en l’état.

Or, si le Conseil d’État et le législateur ont reconnu la nécessité de ne pas oublier ce panel d’enfants susceptibles d’avoir recours à l’IEF, les associations n’apprécient pas le jeu du ministère de court-circuiter le processus législatif pour arriver à ses fins.

En résumé,

  • Le ministère donne une interprétation de la loi contraire au premier avis du Conseil d’État sur le projet de loi.
  • L’intérêt supérieur de l’enfant (ISE) : le juge s’est concentré sur ce principe et a scrupuleusement été attentif à ce que tous les arguments soient posés sous cet angle-là. Chose que les avocats ont très bien mis en avant, contrairement au ministère qui éprouvait plus de difficulté, réalisant parfois un grand écart entre l’ISE et l’intérêt de l’administration.
  • Concernant la fenêtre de dépôt des demandes d’autorisation : le juge a tenu à recentrer le débat sur l’ISE et la pertinence de l’existence d’une fenêtre de dépôt. Il s’est longuement attardé sur les différentes situations pouvant amener à une déscolarisation.
  • Concernant le Baccalauréat, le débat attendu pour savoir si oui ou non, ce critère est discriminatoire et donc non conforme à la stricte réserve émise par le Conseil constitutionnel. Les avocats ont posé la question de la discrimination que porte cette exigence entre les enfants, dont les parents ont ou pas le Bac, et les représentants d’associations ont communiqué des chiffres et des études démontrant notamment que les familles sans bac ont des taux de réussite aussi élevés que les autres (+ de 98%) et que ce diplôme n’est pas une preuve de capacité à instruire.

Concernant les incertitudes des textes :

  • Phobie scolaire : le juge, bien conscient des enjeux a ainsi interpellé le ministère sur ce sujet, pour s’assurer de la prise en compte de ces situations de phobie scolaire, bien réelles. Le représentant semblait lui-même ne pas savoir, faisant un pas en avant, deux pas en arrière.
  • Les familles non contrôlées fin mai : à l’interpellation des associations à ce sujet, le ministère a répondu de façon laconique, que le texte avait prévu une demande d’autorisation de plein droit pour les familles contrôlées, laissant entendre que les autres ne pourraient pas bénéficier de la dérogation prévue par la loi. Position qu’il a justifiée au regard du pourcentage de familles contrôlées fin mai donné sous forme d’auto-satisfecit.
  • La situation des familles dont les aînés auront droit à une dérogation et le dernier, entrant en âge scolaire à la rentrée sera, lui, soumis à la demande d’autorisation, a retenu l’attention du juge qui a tenu à avoir une réponse claire du ministère sur la question de savoir s’il y aurait une différence de traitement entre les enfants d’une même fratrie. Ce à quoi le représentant a répondu par l’affirmative.
  • Concernant le respect des choix pédagogiques et de la partialité de l’administration. Le juge ne s’est pas prononcé sur la pertinence de ces questions à ce stade, renvoyant l’administration à ses responsabilités et la possibilité aux familles de saisir la justice en cas de manquement manifeste.
  • Concernant le CNED, la confusion lors des débats révèle l’imbroglio entre le ministère et le CNED qui n’avaient visiblement pas anticipé la question semant l’incompréhension chez les familles qui sont confrontées à des informations contradictoires de la part des deux parties. L’un dit A, l’autre B et ce n’est pas le ministère qui a clarifié la situation mardi !
  • Concernant la commission de recours, le juge a relevé l’absence des représentants des familles en son sein et les différents délais de la procédure, il s’est également arrêté sur la question du médecin scolaire.

Les avocats de LED’A maîtres Spinosi et Sureau et les autres avocats présents ont ainsi eu à cœur de mettre en évidence tant chacun des différents points litigieux et discriminants des décrets au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant, que le faisceau de ces différents éléments tendant globalement à compromettre celui-ci.

Le juge a clôturé l’instruction à l’issue d’une audience qui a duré plus de 2H30. Il rendra sa décision mardi ou mercredi prochain.

Dictature sanitaire

 

Le gender, une idéologie anti-chrétienne

Comme on peu le lire ici dans un dossier de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon :

En second lieu, le combat contre les concepts de complémentarité et de catégorisation liée au patriarcat : actuellement, deux mythes entremêlés s’affrontent, celui de l’égalité et celui de la complémentarité femme/homme. Mozziconacci (2017) décèle un dilemme dans la façon de concevoir l’égalité : soit il s’agit d’élever les filles comme des individus, selon le modèle masculin dominant, c’està-dire comme des garçons (et dans ce cas-là, qui fait le ménage à la maison et s’occupe des enfants?); soit il s’agit de les élever comme des meilleures femmes, selon un modèle différentialiste et complémentaire persistant. Sénac (2020) estime que pour neutraliser ces contradictions, il faut dénoncer l’existence de résistances structurelles à l’égalité et invoquer la responsabilité d’une République fondée sur un universalisme exclusif et excluant. Mozziconacci renforce cette idée en maintenant que «La transformation doit en effet viser l’éducation dans ses institutions elles-mêmes. En tant qu’elles participent du découpage de l’espace social qui distingue et hiérarchise travail productif et travail reproductif, ces dernières seraient à reconstruire. » (2017, p. 1) Mais ébranler les fondations des institutions n’est pas sans conséquence : Le Mat (2018) explique que complémentarité et différence sexuelle sont intrinsèquement liées à l’anthropologie chrétienne dans laquelle sexe, genre et sexualité concordent de façon «naturelle» – femme/féminin/hétérosexualité ou homme/masculin/hétérosexualité. Remettre en cause l’un de ces éléments revient à reconsidérer la validité de ces triades et donc la naturalité de l’hétérosexualité. 

Raz (2021) corrobore ces propos : si la catégorisation par le sexe venait à disparaitre, la société dans son entièreté – la filiation, la sexualité, l’identité – serait, certes, déstabilisée, mais viendrait sans doute à bout d’un système binaire hiérarchisé qui soutient la structuration d’inégalités multiples.

S’attaquer à tout ce qui fonde les stéréotypes, à la croyance d’une différence fondamentale basée sur le sexe, à la rigidité des normes de genre, à la complémentarité des sexes qui sert à conforter la hiérarchie entre les femmes et les hommes, c’est ça éduquer à la sexualité.

Pour ceux qui en doutaient encore.

Satanisme

La nouvelle décision de la Cour Suprême rend hystériques les militants pro-mort :

Je suis PLUS FOLLE que l’enfer. Et je suis déterminée à me battre comme un diable.

L’avortement, ce sacrifice humain.

Disney doit cesser son activisme woke!

Le géant du divertissement Disney évolue de plus en plus dans une direction anti-famille, promouvant une idéologie radicale. Notamment en luttant contre la loi floridienne visant à la protection des enfants et interdisant la propagande pour le changement de sexe à l’école.

Mais la résistance s’organise et le combat s’intensifie: le gouverneur de Floride menace de supprimer les abondants privilèges légaux et fiscaux du groupe dans cet Etat et de nombreux parents réclament un retour de Disney à la production de dessins animés pour enfants – et non pour détruire nos enfants!

Signez la pétition à Robert Iger, PDG de Disney.

Le pape a reçu La Voie romaine

Communiqué de La Voie romaine :

Quelques jours après leur arrivée à Rome, les mères de prêtres ont reçu une attention toute particulière du Pape François qui leur a accordé un baciamano à l’issue de son audience du 4 mai 2022.

L’une d’entre elles, Diane, a pu s’agenouiller devant le Saint-Père et lui adresser le message suivant :

« Nous sommes mères de prêtres.

Nous avons marché à pied de Paris à Rome jusqu’à vous pendant huit semaines.

Nous vous apportons les lettres de milliers de catholiques qui expriment leur souffrance suite au Motu Proprio Traditionis Custodes.

Saint-Père, nous vous supplions de laisser à nos fils prêtres la liberté de célébrer la messe traditionnelle, pour l’unité et l’amour de l’Église.

Accueillez-nous comme vous auriez accueilli votre propre mère. »

Le Saint-Père, qui a tout spécialement salué La Voie romaine au début de son audience, lui a répondu « je sais, je vous connais » à plusieurs reprises.

Diane a alors remis en main propre au Pape deux enveloppes, l’une contenant la lettre de supplique d’un prêtre dont la paroisse va être fermée dans quelques semaines suite à la publication du Motu Proprio, et l’autre contenant une sélection de huit lettres magnifiques de fidèles, traduites en espagnol.

Enfin, elle a montré au pape François son sac à dos contenant les 2.500 lettres de fidèles attachés au rite tridentin, qui a été emporté par l’un de ses secrétaires particuliers.

Nous remercions les catholiques qui nous ont confié ces milliers de lettres, les marcheuses qui ont réalisé cette longue marche avec un grand courage, et tous ceux – si nombreux – qui l’ont soutenue matériellement et financièrement.

Nous prions pour que le Saint-Père entende cette grande supplique, qu’il a bien reçue, de revenir sur le Motu Proprio Traditionis Custodes et rendre à la messe tridentine toute sa liberté dans l’Eglise.

Supplique pour un armistice

Notre ami Patrice Martineau, courageux et talentueux barde de la France catholique, nous envoie la vidéo du clip de sa magnifique “Supplique pour un armistice” :

Hors série de Présent sur la Tradition liturgique

Présent publie un hors-série:

Quoi de plus naturel pour le fidèle qui s’intéresse à l’histoire du rite auquel il est attaché que de désirer connaître les liturgies de ses « frères dans la foi » ? Les pages de cet Hors-série ont pour but d’aider à découvrir les divers rites catholiques des Eglises d’origine apostolique, en replaçant le rite latin traditionnel parmi les différents rites catholiques millénaires. Précisons que n’est pas proposée une étude théologique ou liturgique, mais bien un travail de journaliste : il s’est agi d’interroger des connaisseurs sur les divers rites latins et, pour la partie concernant les Eglises orientales, d’assister aux offices dans les églises parisiennes dédiées aux rites catholiques orientaux, d’y effectuer des reportages incluant le plus souvent entretiens et photos et, dans certains cas, d’enrichir ces enquêtes de témoignages se rapportant à ces Eglises.

Ces Eglises orientales d’origine apostolique, représentées dans la capitale et dans certaines villes de province, méritent d’être connues à divers titres. Elles apparaissent trop souvent aux catholiques latins comme ayant des rituels « bizarres », au mieux « exotiques » ; mais sait-on qu’elles remontent elles aussi « à la plus haute antiquité » du christianisme, puisant leur origine dans l’enseignement transmis directement par les apôtres du Christ, qui saint Pierre, qui saint Paul, qui saint Jean, qui saint Thomas, qui saint Marc ?

D’autre part, il est particulièrement important de leur accorder une place dans nos prières, en ces temps où nos frères catholiques souffrent beaucoup et sont souvent forcés à l’exil, fuyant d’incessantes persécutions.

A commander ici.

Retraite en ligne pour préparer la canonisation de Charles de Foucauld

A l’occasion de la prochaine canonisation de Charles de Foucauld, Hozana nous propose une retraite en ligne animée par l’abbé Mathieu Raffray du 6 au 15 mai.

Vous pouvez vous inscrire ici.

Voici la présentation de cette retraite:

Les 10 jours précédant la canonisation de Charles de Foucauld, recevez chaque jour une courte vidéo, un texte et une prière du saint pour vous guider, sur le chemin de la sainteté.

La jeunesse a besoin de radicalité, d’exemplarité et de générosité… tout ce qui a rempli la vie de saint Charles de Foucauld !

En guise de préparation à la canonisation de Charles de Foucauld, qui aura lieu au Vatican le 15 mai 2022, durant 10 jours, recevez chaque jour une courte vidéo, un texte et une prière du saint pour vous guider, à son école, sur le chemin de la sainteté.

Au programme

Jour 1 : Se détacher du monde

Jour 2 : Se convertir

Jour 3 : Partir au désert

Jour 4 : L’esprit de pauvreté

Jour 5 : Être missionnaire

Jour 6 : Le sacrifice de la Croix

Jour 7 : L’Eucharistie, salut du monde

Jour 8 : Le Sacré-Cœur comme emblème

Jour 9 : Tout confier à la Vierge Marie

Jour 10 : Donner sa vie

Un mot sur l’intervenant

L’abbé Matthieu Raffray est prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, docteur en philosophie, et professeur à l’Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin (Angelicum) à Rome.

Charles de Foucauld

Charles de Foucauld est né à Strasbourg, en septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa sœur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire.

Adolescent, il s’éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu:  “Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse”.

De retour en France, touché par l’accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l’abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. “Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui”.

Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation:  suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d’abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l’adoration près des Clarisses de Nazareth.

Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d’abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, “les plus délaissés, les plus abandonnés”. Il voulait que chacun de ceux qui l’approchaient le considère comme un frère, “le frère universel”. Il voulait “crier l’Évangile par toute sa vie” dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. “Je voudrais être assez bon pour qu’on dise:  Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?”.

Le soir du 1 décembre 1916, il fut tué pas une bande qui avait encerclé sa maison.

Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d’autres:  après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette “vie de Nazareth” pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd’hui, la “famille spirituelle de Charles de Foucauld” comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres.

Prière de la retraite

Prière de Charles de Foucauld

Mon Père, Je m’abandonne à toi, Fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures. Je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, Parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, De me remettre entre tes mains, sans mesure, Avec une infinie confiance, car tu es mon Père.

Assemblée générale de l’AGRIF

L’Agrif communique :

Ce mardi 3 mai 2022, l’AGRIF sous la présidence de Bernard Antony a réuni  à Paris ses instances statutaires, Conseil d’Administration et Assemblée générale annuels, avec la présence de ses deux avocats conseils Maître Jérôme Triomphe, du barreau de Paris, avocat à la Cour et Maître Bruno le Griel, avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d’Etat.

Un certains nombre de jeunes militants nouveaux ont été élus à l’Assemblée Générale en remplacement de ceux rappelés à Dieu.

Deux sièges étaient à pourvoir au Conseil d’Administration (qui en compte 18).

Yann Baly, fonctionnaire territorial et par ailleurs responsable de l’Agrif en Provence et Michel Léon, journaliste, y ont été élus par l’Assemblée Générale.

Le président, qui a la charge de constituer le bureau national de l’association, a été heureux de pouvoir confirmer le bureau, proposant un deuxième délégué général plus spécialement chargé des régions du midi.

Le bureau est ainsi constitué :

Président : Bernard Antony

Vice-présidentes : Cécile Montmirail, Jeanne Smits

Secrétaire général : Pierre Soleil

Trésorier : Richard Haddad

Délégué général : Yann Baly

Délégué général : Guillaume de Thieulloy

Avocat coordinateur : Maître Jérôme Triomphe

Une journée d’information et de salon du livre de l’Agrif sera organisée à Paris au mois d’octobre.

« Nous vous remercions de nous accueillir comme vous auriez accueilli votre mère »

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