Terres de Mission : L’eschatologie, réponse au djihad ?
Terres de Mission reçoit Michel Bastit, professeur de philosophie, pour parler du récent Congrès thomiste qui s’est tenu à Rome.
Puis, l’essayiste Jean-François Chemain présente son dernier ouvrage sur la Guerre juste (reprise de sa thèse d’histoire du droit).
Enfin, la théologienne Françoise Breynaert propose une piste novatrice d’évangélisation (et, au minimum, de discussion avec les musulmans) : la proposition de l’eschatologie chrétienne, dont le dévoiement est à la source du djihadisme.
Saint-Michel aux Sables d’Olonne
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
En ce 15 octobre 2022, a eu lieu aux Sables d’Olonne (Vendée), une fête en l’honneur du Saint patron des « paras », l’Archange St Michel.
Et ce fut également l’occasion de défendre la statue St Michel, située place St Michel, devant l’église St Michel, que la tristement célèbre association d’athées extrémistes, des « Libres penseurs », proche de la franc-maçonnerie, souhaite faire retirer. Ladite statue se trouvant sur le domaine public, la justice, toujours aussi peu clairvoyante, a donné raison aux Khmers athées.
Mais c’était sans compter sur la population, les anciens paras, et les élus. M. Retailleau s’était fait excuser mais avait appelé à venir manifester, et M. de Villiers était représenté. La fronde qui s’oppose au déboulonnage de St Michel, est menée par le maire actuel de la ville des Sables, M. Yannick MOREAU (ex-UMP / LR).
Sous un ciel gris, plusieurs centaines de personnes, emmenées par l’amical des anciens paras, ont marché du jardin de la Liberté, vers la place St Michel. Là, un hommage a été rendu au Saint patron des paras. Monsieur le Maire a prononcé un très beau et profond discours visant à défendre la statue, et les principes qu’elle représente. Principes laïcs, mais aussi religieux. M. Moreau a ainsi rappelé dans son discours que : « si la République est laïque, la France, elle, est chrétienne ». Ce qui lui a valu un tonnerre d’applaudissements. Tout en évoquant que St Michel avait également une dimension qui allait au-delà de la foi pour les paras, qui, indépendamment de leur croyance, se réunissaient autour de leur Saint Patron, exemple de courage et d’abnégation militaire.
Il s’est également interrogé sur la suite des demandes des « libres penseurs » : devrons-nous déchristianiser le nom des communes ? Retirer de tout le domaine public le moindre signe à connotation religieuse, ce qui reviendrait à effacer un pan de notre histoire ? Les églises elles-mêmes sont-elles condamnées à disparaître au nom de la neutralité laïque ? Les vacances calées sur des fêtes religieuses également ? Et que dire de Noël, qui comme on le voit dans certaines de nos villes dirigées par les écologistes, se transforme en une pseudo-fête sans âme et sans sens !? Et la ville des Sables, comme de nombreuses autres, doit-elle disparaitre au prétexte qu’à l’origine se sont des moines qui ont asséché les marais et permis l’émergence de la citée ?
A n’en pas douter, M. Moreau a placé le débat sur le fond. Il a évoqué, à travers l’exemple des Sables d’Olonne, un mal bien plus profond qui traverse notre société et qui la mène à une forme de suicide, oubliant son histoire, ses racines, ses croyances. Si la statue de St Michel des Sables se trouve sur cette place « que » depuis 2017, elle est présente depuis 87 ans dans la commune, ayant trôné durant des dizaines d’années au milieu de la cour de l’école St Michel. Cette statue fait partie de la citée. Tout comme le blason de la ville se voit orné de la très Sainte Vierge vers laquelle se sont tournées des générations de marins pêcheurs, la statue a inspiré des générations de Sablais.
M. Moreau a fait l’annonce que tous attendaient ; à savoir que la statue de St Michel terrassant le Dragon ne quitterait pas cette place !
Enfin, M. le Maire a conclu son discours par un « Vive St Michel, Vive les Sables d’Olonne, et surtout, Vive la France ! ».
Si comme le démontrent certains sondages, la France se déchristianise, tout n’est pas perdu, loin de là. Dans l’adversité ou lorsque l’on touche de façon trop flagrante à son histoire, une partie des Français, les plus courageux, les gardiens, les plus au fait de la valeur de la tradition à transmettre, se lèvent. Et un jour, ces veilleurs, ces lumières dans le noir, guideront les âmes errantes, perdues d’avoir suivi sans discernement ceux que le porteur de lumière a attirés à lui. L’Archange St Michel, jadis son frère d’armes, lui inspire la plus grade crainte, à lui comme à ses serviteurs de la « libre pensée ».


Abbé Raffray : que les chrétiens n’aient pas peur d’être des signes de contradiction
L’abbé Matthieu Raffray (IBP) est interrogé sur Livre noir : euthanasie, saccage des églises, place du catholicisme aujourd’hui en France, le phénomène des prêtres sur Tiktok…
Dix-neuvième dimanche après la Pentecôte
Introït : Salus populi
Les chants du propre de la messe du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, à l’exception cette fois de l’Introït, qui est d’ailleurs assez exceptionnel.
C’est le seul Introït de tous les dimanches de l’année dont le texte ne soit pas strictement scripturaire, bien qu’on trouve des textes voisins en de nombreux passages de la Sainte Écriture. Ensuite, c’est un des rares Introïts (il n’y en a que deux ou trois) où c’est Dieu qui parle ; la plupart des autres étant des prières que nous adressons au Seigneur ou des affirmations de notre adoration ou de notre confiance.
Salus populi ego sum, dicit Dominus : de quacumque tribulatione clamaverint ad me, exaudiam eos : et ero illorum Dominus in perpetuum.
Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur. De quelque détresse qu’ils crient vers Moi, je les exaucerai, et Je serai pour eux le Seigneur à jamais.
On voit que Dieu parle ici en des termes très consolants et très encourageants pour le peuple élu et à travers lui pour nous tous qui en sommes les héritiers, nous incitant à une prière confiante, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser. En ces derniers dimanches de l’année liturgique, marqués par l’approche de la fin du monde qui sera un temps d’épreuves (nous nous en apercevons déjà), Il nous invite à la patience et à la persévérance finale. La mélodie de cet Introït est très douce. Le Seigneur nous parle ici avec la tendresse d’un père pour ses enfants. Cependant la deuxième phrase, très affirmative, a davantage de mouvement avec trois cadences qui se répètent pleines d’assurance. On retrouve la douceur dans la dernière phrase avec la calme descente de Dominus et la belle montée contemplative de in perpetuum. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 77, dans lequel le psalmiste raconte au peuple d’Israël toutes les merveilles que le Seigneur a accomplies en sa faveur, malgré ses infidélités :
Attendite popule meus legem meam : inclinate aurem vestram in verba oris mei.
Mon peuple, soyez attentif à mon enseignement, Tendez l’oreille aux paroles de ma bouche.
Graduel : Dirigatur
Le texte du Graduel du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 140, prière suppliante de David entouré d’ennemis et levant les mains vers le ciel pour supplier le Seigneur.
Dirigatur oratio mea sicut incensum in conspectu tuo, Domine.
Elevatio manuum mearum sacrificium vespertinum.
Que ma prière monte comme l’encens en votre présence, Seigneur, et que mes mains de lèvent comme un sacrifice du soir.
Le sacrifice du soir chez les hébreux était précisément le sacrifice de l’encens, dont la fumée s’élevant vers le ciel est une belle image de notre prière montant vers Dieu. Comme David et comme le prêtre à l’autel, nous pouvons répéter ces paroles exprimant l’intensité des demandes que nous adressons à Dieu. La mélodie très expressive évoque bien cette prière qui monte vers Dieu comme la fumée de l’encens, par une grande montée progressive culminant sur l’accent du mot incensum planant dans les hauteurs, puis elle redescend calmement s’abaissant en une profonde adoration sur le mot Domine. La deuxième partie comprend encore deux grandes montées à l’aigu souples et élégantes, puis la dernière phrase évoque le sacrifice du soir de façon plus grave et paisible quoique suppliante.
Alléluia : Confitemini
Nous retrouvons dans l’Alléluia du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, comme pour presque tous les Alléluias de ce temps liturgique avec quelques exceptions comme celui de dimanche dernier. Et nous retrouvons également comme pour la plupart de ces Alléluias un chant de louange et d’acclamation au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance. C’est ici le début du psaume 104, grand cantique d’action de grâces, reprenant tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple tout au long de son histoire.
Confitemini Domino, et invocate nomen ejus : annuntiate inter gentes opera ejus.
Célébrez le Seigneur et louez son nom, Annoncez ses œuvres parmi les nations.
La mélodie de l’Alléluia courte et ramassée se termine par une grande montée à l’aigu très enthousiaste. Le verset léger, joyeux et plein d’allant se conclut également par cette finale.
Offertoire : Si ambulavero
Le texte de l’Offertoire du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 137, chant d’action de grâces de David, exprimant sa reconnaissance au Seigneur qui l’a toujours protégé.
Si ambulavero in medio tribulationis, vivificabis me, Domine : et super iram inimicorum meorum extendes manum tuam, et salvum me fecit dextera tua.
Même si je m’avance au milieu des dangers, vous me gardez en vie, Seigneur. Vous étendez la main au-dessus de mes ennemis en fureur et votre droite me sauve.
C’est une prière magnifique, pleine de reconnaissance et de confiance, avec la belle image de la main du Seigneur étendue au-dessus de nous pour nous protéger. Nous l’invoquons en cette fin d’année liturgique, tournée vers la fin des temps, pour nous préparer à affronter le jugement dernier. La mélodie très développée est d’un bout à l’autre très affirmative et pleine d’assurance. On retrouve à la troisième phrase sur les mots extendes manum tuam une mélodie de l’Offertoire Angelus Domini du dimanche de Quasimodo. Elle décrivait alors l’ange du Seigneur descendant du ciel pour annoncer la Résurrection ; ses belles courbes très élégantes évoquent maintenant la protection qui nous vient aussi du ciel. Enfin on remarquera pour finir les longues tenues répétées représentant la droite du Seigneur étendue au-dessus de nous.
Communion : Tu mandasti
L’antienne de Communion du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte, comme celle des deux dimanches suivants, est tirée du psaume 118, souvent utilisé dans la liturgie et particulièrement à cette période de l’année. C’était déjà celui de l’Introït du dix-septième dimanche, il y a deux semaines. On sait qu’il est le plus long du psautier, entièrement consacré à une méditation prolongée sur la loi de Dieu, sa volonté et le bonheur que l’on éprouve à s’y soumettre. Cette loi divine y est désignée par une dizaine de substantifs, à peu près synonymes, qui reviennent presque sans exception dans chacun des 176 versets du psaume, et que l’on peut traduire par loi, enseignement, commandement, ordonnance, précepte, etc. L’antienne d’aujourd’hui est prise dans les premiers versets du psaume :
Tu mandasti mandata tua custodiri nimis : utinam dirigantur viæ meæ, ad custodiendas justificationes tuas.
Vous avez commandé d’observer totalement vos commandements. Faites que mes voies soient dirigées vers l’observation de vos préceptes.
En ces jours où nous méditons sur la fin des temps, ou tout au moins sur la fin de notre vie, qui approche, quel que soit notre âge, nous prions pour que notre conduite demeure jusqu’au bout fidèle à la volonté divine. La mélodie de cette antienne est simple et légère, pleine de délicatesse avec des accents bien soulignés. Elle se fait plus suppliante dans la deuxième phrase, se terminant par un balancement répété autour des mêmes notes qui reviennent avec une insistance de plus en plus marquée.
Manifestation aux Sables d’Olonnes pour conserver la statue de Saint-Michel
Emmenée par le maire des Sables d’Olonnes, Yannick Moreau, la manifestation a réuni plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles de nombreux élus et des anciens parachutistes.

— Iris BRIDIER (@IrisBridier) October 15, 2022

⭕️Réaction du maire des Sables d’Olonne @YannickMOREAU #SaintMichel ⬇️⬇️ pic.twitter.com/YZGDA0yDXd
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) October 15, 2022
Pour les #parachutistes et les habitants du quartier #SaintMichel, cette statue est bien plus que la statue d’1 Saint… mais elle est aussi la statue d’1 Saint. Et alors ???
Pourquoi faudrait-il faire disparaître tous les signes religieux présents dans l’espace public 🇫🇷 ?
3/13 pic.twitter.com/HJsZDPXrNK
— Yannick MOREAU ن (@YannickMOREAU) October 15, 2022
Cette statue est pour les Sablais 1 amer, 1 repère solide dans 1 société liquide que des forces destructrices cherchent à livrer aux submersions, aux tempêtes dont rien ne reste.
Notre #statue restera devant l’église St Michel, place&quartier St Michel #LesSables d’Olonne.
4/13 pic.twitter.com/ARI5oGpLSz
— Yannick MOREAU ن (@YannickMOREAU) October 15, 2022
La Valse de l’adieu pour redécouvrir la France du début du XIXe siècle
Dans son nouveau roman La Valse de l’adieu, Philippe de Villiers nous offre une plongée dans la France post-révolutionnaire, de l’Empire à la Monarchie de Juillet. L’histoire, que l’auteur affirme être réelle, commence le 8 août 1808. Sur la route qui le mène à la nouvelle ville de La Roche-sur-Yon, l’Empereur s’arrête aux Quatre-Chemins de L’Oie. Il passe en revue les Vendéens, ce peuple qu’il a qualifié de géants, lesquels n’ont pas été loin de faire échouer la grande Révolution (dite française). À chacun, il pose la question :
-
Que faisiez-vous pendant la Grand’Guerre ?
-
Sire, j’étais neutre, lui répond le maire Jean Rogronille, qui est aussi un luthier réputé.
L’Empereur le foudroie :
-
Vous n’étiez qu’un jean-foutre !
Jean Rogronille, qui a caché son passé pour faire oublier son engagement dans la chouannerie, se trouve emporté par l’Histoire. Contraint de s’engager dans la Grande Armée, il participe à la retraite de Russie, pendant laquelle il est fait prisonnier. Il rencontre Frédéric Chopin. Il participe aussi à la tentative de soulèvement orchestrée par la duchesse de Berry en 1832. Avec ce roman, Philippe de Villiers nous fait redécouvrir l’histoire, en nous immergeant dans le quotidien de l’époque, allant jusqu’à utiliser le patois vendéen. Néanmoins, cela ne l’empêche pas de distiller aussi quelques réflexions politiques bienvenues, comme celle-ci :
La liberté sans frein du Code civil – le droit d’user et d’abuser de sa propriété – doit être dénoncée au nom du principe supérieur, cher à saint Thomas : la propriété ne se justifie que si elle a une fonction sociale. La parole de l’Eglise peut sauver la société. Elle est signe de contradiction pour les libéraux et les forces de l’argent. Le libéralisme est une maladie de l’âme. Le catholicisme sera social ou ne sera plus…
Philippe de Villiers vous dit tout de son amour pour la musique. « La Valse de l’adieu » son nouveau roman est toujours en tête des meilleures ventes. @PhdeVilliers @Lisez_officiel @LiseBoell @clairelebel @leparisienwe @FigaroMagazine_ @Le_Figaro pic.twitter.com/UmSxSaDWgk
— Editions Plon (@EditionsPlon) October 12, 2022
Le patois sonnait comme un cristal inimitable. Derrière lui, il y avait des mœurs, un art de dire, rire, pleurer et apprivoiser l'ultime avec des gens simples, purs, qui mettaient dans chacun de leurs pas et dans chacune de leurs interjections un peu de poésie. pic.twitter.com/ZHnSS8dgfr
— Philippe de Villiers (@PhdeVilliers) October 15, 2022
Le ministère des Armées s’inquiète de l’arrivée de Ludovic Shaker
Selon la Lettre de l’Expansion :

En 2018, Ludovic Chaker, ami d’Alexandre Benalla, était présenté par le Monde comme « l’autre conseiller secret de l’Elysée ». Chargé de mission auprès du chef d’état-major particulier du président de la République, un poste créé pour lui, c’est lui qui aurait supervisé le recrutement d’Alexandre Benalla comme directeur de la sécurité du candidat Macron. Candidat divers gauche en 2012 aux législatives pour les Français de l’étranger, éliminé avec 1,99 %, il appela à voter pour le candidat socialiste Marc Villard. Diplômé de chinois, passionné d’arts martiaux et marqué par les philosophies orientales, Ludovic Chaker n’est ni militaire, ni fonctionnaire. Il a été nommé sous-lieutenant dans la réserve opérationnelle du corps des officiers des armes, armée de terre, en 2005. Il a depuis lors été promu régulièrement, obtenant le grade de commandant en 2018, après avoir été inscrit au tableau d’avancement pour ce grade en 2017. Durant la campagne, dans le groupe de travail sur la défense auquel il participait, il se présentait comme « ancien militaire, 44 ème régiment d’infanterie ». Le 44e RI est la structure administrative de rattachement des personnels militaires affectés à la DGSE, hors service action. Ludovic Chaker fait partie du noyau originel de la République en Marche.
Lorsqu’éclate l’affaire Benalla, c’est Ludovic Chaker « qui va mettre à l’abri des journalistes (mais aussi des enquêteurs dans les jours qui suivent) la compagne de Benalla et leur bébé dans un appartement de l’avenue Foch appartenant à Pascale Jeannin-Perez, une proche d’Alexandre Djouhri. ». Ludovic Chaker aurait également joué un rôle dans la disparition du coffre-fort de Benalla.
Mgr Schneider suggère aux laïcs d’élever la voix, dans la charité et la vérité
[…] je suggère aux laïcs : oui, vous pouvez élever votre voix, et je vous en prie, faites-le alors que sévit cette terrible crise de l’Eglise. Vous devez écrire, mais faites-le, avec insistance bien sûr, clairement, sans peur, mais toujours, s’il vous plaît, en trouvant des formes de respect ; comme l’a dit saint Paul : pratiquez la vérité dans la charité. Il est plus facile pour l’être humain de choisir l’un des extrêmes. Le premier extrême, c’est la charité seulement : ou bien je ne parlerai pas parce que je ne suis qu’un subordonné le pape et les évêques se chargeront de tout dans l’Eglise ; ou bien je dois simplement obéir, aveuglément. Telle n’est pas la véritable attitude d’un catholique. Et l’autre extrême, c’est seulement la vérité, sans charité : cela va nuire, cela ne convaincra personne, et donc ce n’est pas la voie de Dieu : la voie de Dieu est la synthèse, et elle est plus difficile. Il est plus facile de vociférer et de les maudire, et ainsi de suite : ce n’est pas la voie de Dieu, jamais. Nous devons unir les deux choses. Donc, essayez d’élever la voix, je vous en prie ! […]
Mgr Gobilliard nommé évêque de Digne
Samedi 15 octobre, le pape Francois a nommé Mgr Emmanuel Gobilliard évêque de Digne. Il était jusqu’à présent évêque auxiliaire du diocèse de Lyon. La messe d’installation aura lieu le 11 décembre à 14h30.
Sa devise d’évêque : « Sa Miséricorde s’étend d’âge en âge ».
L’AGRIF défend l’abbé Pagès contre la dictature LGBT
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
Le stupéfiant procès intenté à M. l’abbé Guy Pagès par des associations LGBT, pour une prétendue incitation à ce qui est appelé « homophobie », a déterminé l’AGRIF que je préside à le défendre ; ce que fera mardi prochain son avocat coordinateur Me Jérôme Triomphe.
L’abbé Pagès a certes été non seulement totalement dans sa mission de prêtre catholique en dénonçant le militantisme pour l’inhumaine GPA mais tout simplement dans l’expression du dégoût que ne peuvent que susciter les scènes d’une immonde abjection exhibitionniste en présence de petits enfants et même en les utilisant ignoblement.
On peut bien sûr d’abord éprouver de la commisération pour les pauvres types exhibant leurs organes empaquetés de tissu rose bonbon mais on ne peut que ressentir la plus vive indignation lorsque ces tarés les promènent au plus près des visages de petits enfants.
Les photographies versées au dossier du procès sont celles de scènes à vomir de dégoût. Que ce soit celles de misérables pervers s’étalant en continuité sodomite à la queue leu-leu ou celles dans le plus pur style « sado-nazi » de « mecs » affublés de vêture façon « SA » et tenant à bout de chaînes de pitoyables masochistes à quatre pattes frétillant de jouissance dans leur double dénaturation de l’homme et du chien dans une sorte de mascarade toutoutotalitaire.
Que dire encore de la présentation faite aux enfants de l’obscénité travaillée d’adultes nus, ventripotents, exhibant leurs ventres en gros gras-double et leurs pauvres fesses flétries en décapilotade ?
Atroce promotion de la plus abjecte laideur concevable par des enfoirés de Sodome et Gomorrhe !
On le voit, le combat de l’AGRIF pour les valeurs du Beau, du Vrai, du Bon, est aussi une lutte contre le racisme de la laideur.
J’appelle ce jour les militants et adhérents de l’AGRIF à la renforcer en obtenant des adhésions nouvelles pour faire face à ses combats judiciaires et de réplique aux idéologies mortifères. Je leur exprime toute ma gratitude.
XXe congrès du Parti communiste chinois
Dimanche 16 octobre s’ouvre le XXe Congrès du Parti communiste chinois (PCC), qui a lieu tous les cinq ans et qui devrait permettre au régime chinois de renforcer l’influence et le pouvoir du président Xi Jinping avec un troisième mandat historique. Un Congrès écrit d’avance qui ne semble laisser place à aucun débat politique.
Le régime cherche à intensifier la répression et le contrôle social. Afin de s’assurer un troisième mandat, le président Xi Jinping a renforcé sa police d’État avec la politique de « zéro-Covid », au détriment même des performances économiques du pays. Ainsi, l’objectif du « zéro » Covid est utilisé à des fins politiques, en particulier au Tibet et au Xinjiang, où le gouvernement chinois affirme lutter contre le séparatisme et le terrorisme. De nombreux militants pour les droits de l’homme sont détenus ou attendent d’être jugés. Parmi eux, on compte notamment Xu Zhiyong (un des fondateurs de l’ONG Open Constitution Initiative) et Ding Jiaxi (coorganisateur du Mouvement des nouveaux citoyens). Chang Weiping (un avocat spécialisé dans les droits de l’homme), dont le procès a eu lieu le 26 juillet dernier, a subi le même sort.
Alors que tout semble écrit d’avance pour l’avenir du Parti et du régime chinois, le nouveau Congrès du PCC devrait servir à affirmer encore davantage le pouvoir et l’influence de Xi Jinping.
Lettre ouverte des AFC du Val de Marne aux parlementaires
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Nos Associations Familiales Catholiques sont engagées pour promouvoir une fin de vie naturelle, digne et vraie. la personne en fin de vie, le grand malade, l’handicapé… sont des personnes qui ont besoin d’être entourées d’amour et d’attention et accompagnées au jour le jour.
Malheureusement, l’euthanasie (et le suicide assisté) sont aujourd’hui présentés comme le « summum de la dignité de la personne » et le nouveau combat sociétal à mener. Les médias, à coup de sondages « truqués » et de déluges de fausse compassion, essaient de nous en convaincre.
Notre confédération a élaboré un « livret-argumentaire » que vous pouvez déjà vous procurer. Pascale Morinière,l a présidente, accompagnée du nouveau délégué général et du secrétaire général, a été reçue à l’Elysée pour manifester la grande inquiétude des familles face au projet de loi sur la fin de vie et leur crainte de voir la solidarité générationnelle à nouveau gravement atteinte.
Le renvoi de principe vers les conclusions de la convention citoyenne qui doit commencer en décembre, n’a pas convaincu les AFC alors que les déclarations du Président de la République laissent à penser que ces conclusions sont d’ores et déjà écrites.
Pour notre part nous avons envoyé à chacun de nos parlementaires une lettre ouverte pour leur présenter notre position et leur demander un rendez-vous.
Lisez cette lettre et faites-la connaître autour de vous, parlez-en à vos élus.


Nikola Mirkovic – Ukraine : les Etats-Unis nous entraînent dans le piège de Thucydide
Président de l’association Ouest-Est, Nikola Mirkovic est l’auteur de « L’Amérique Empire« . Ce spécialiste des pays de l’Est, qui a mené de très nombreuses missions humanitaires, évoque le déroulement des midterms et les enjeux des prochaines élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Nikola Mirkovic indique que le contexte d’embrasement général va peser lourdement sur ce scrutin qui renouvelle la Chambre des représentants et plus d’un tiers du Sénat. L’invité de TVL insiste sur le fait que, dans la guerre russo-ukrainienne ou vis à vis de la Chine, les Etats-Unis entraînent toute l’Europe dans le piège de Thucydide, c’est à dire un moment où une puissance dominante entre en guerre avec une puissance émergente en raison de la peur suscitée par sa montée en puissance. Comment en est-on arrivé là ? Nikola Mirkovic apporte d’importants éléments de réponse.
Rappel : samedi 15 octobre – forum Jésus Le Messie à Paris
En l’église Saint-Roch à Paris :
Matinée :
8H30 : Accueil / Angélus
8H45 : Présentation de la journée
9H00 : Tenez ferme dans la foi , grâce au combat spirituel, Père Joël GUIBERT
10H00 : Témoignage Hayette-Marie
10h15 : Pause
10H30 : La confession, Père Joël GUIBERT
11H30 : Messe (chapelle de la Vierge)
12H30 : Angélus et déjeuner (buvette sur place)
Après-midi :
13h45 : Présentation de l’après-midi : mouvement de l’annonce (Charité-Vérité-Liberté), Vianney VENDRELY
Rappel des fondamentaux : 1/ Prière – Conversion du missionnaire (Angélus & formation chrétienne) 2/ Accueil & Rencontre (Charité) 3/ Proclamation de l’Evangile (Vérité) 4/ Dialogue de Salut (Liberté)
S’impliquer dans l’évangélisation : Panorama des propositions missionnaires :
Mission de rue, Mission Internet, Joutes oratoires, Veillée-témoignage en paroisse, Fraternités de convertis…
14h-15h : Ateliers / Stands pour découvrir concrètement ces propositions
15h15 : L’accompagnement et la formation des chrétiens issus de l’islam, abbé Marc GUELFUCCI
15H45 : Pause
16H00 : Jeunes et Mission, table ronde avec Vianney VENDRELY, Jacques BERT, Palmyre BAROTH
16H45 – 17h30 : Ateliers / Stands (2ème partie)
17H45 : Vivre la prière du Notre Père, P. Joël GUIBERT
18h30 : Dîner (buvette sur place) / Messe paroissiale chapelle de la Vierge
19h45 : Veillée de prière, témoignages, bénédiction des convertis et des missionnaires, adoration.
20h45 : Fin
Islamisation de Cologne
À 13h24 aujourd’hui, la voix de l’imam Kader a retenti via deux haut-parleurs accrochés au-dessus de la porte en bois de la mosquée d’Ehrenfeld à Cologne. Cinq minutes d’appels à la prière, conformément aux conditions fixées par la convention élaborée avec la municipalité de Cologne, fruit des discussions depuis l’annonce de cet «appel du muezzin», il y a un an.
Le tribunal constitutionnel allemand a autorisé de façon générale les appels à la prière sur l’ensemble du territoire.
Allemagne : Premier appel à la prière islamique depuis la mosquée centrale de Cologne pic.twitter.com/3scXtfXgJX
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) October 14, 2022
Les Associations Familiales Catholiques reçues à l’Élysée pour défendre la vie et la famille
Communiqué des AFC :
Mercredi 12 octobre, les Associations Familiales Catholiques ont été reçues à l’Élysée par Éric Thiers, conseiller « Institutions et action publique », et Katia Julienne, conseillère « Santé, handicap, personnes âgées ». Pascale Morinière, présidente des AFC, Laurent Giry, secrétaire général, et Guillaume Romaneix, délégué général, ont participé à cet entretien.
L’objectif des AFC était de manifester la grande inquiétude des familles face au projet de loi sur la fin de vie et leur crainte de voir la solidarité générationnelle à nouveau gravement atteinte. Le renvoi de principe vers les conclusions de la convention citoyenne qui doit commencer en décembre, n’a pas convaincu les AFC alors que les déclarations du Président de la République laissent à penser que ces conclusions sont d’ores et déjà écrites.
Les AFC ont aussi demandé une meilleure reconnaissance et un plus grand soutien de la famille, valeur primordiale pour les Français qui est cependant de plus en plus absente de la parole politique alors même que la natalité est en baisse régulière dans notre pays. Ce sujet devrait pourtant être au cœur des préoccupations de nos dirigeants, dans la perspective d’une prochaine réforme des retraites et de l’entrée des baby-boomers dans l’âge de la grande dépendance à l’horizon 2030.
Les évêques servent-ils encore à quelque chose ?
Dans une Eglise qui se veut synodale mais qui semble hyper centralisée, les évêques ne sont-ils finalement que de simples relais, les préfets du pape François ? L’analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe et Célier, le père Thomas et Anne Le Pape.
Grand remplacement : analyse divergente entre Jordan Bardella et Louis Aliot
Dans une tribune publiée dans L’Opinion, Louis Aliot, candidat à la présidence du RN, assure que le “Grand Remplacement” est un thème d’une « grande ambiguïté », une « marotte qui transforme ses ambassadeurs en Sandrine Rousseau de droite ». Valeurs Actuelles a interrogé l’autre candidat à la présidence du RN, Jordan Bardella :
Je n’utilise pas l’expression « Grand Remplacement », souvent connotée, mais je reconnais la juste réalité qu’elle décrit. Je l’ai vécue et je la vois chaque jour. Contre l’avis des Français qui n’ont jamais été consultés, notre pays subit une immigration massive, inédite dans son ampleur. Partout, des millions de nos compatriotes ressentent la douleur de devenir étrangers sur leur propre sol, ne reconnaissant plus la ville ou le quartier dans lesquels ils ont grandi. Ils s’inquiètent de voir nos coutumes, nos modes de vies et notre langue disparaître au profit de cultures venues d’ailleurs, parfois hostiles à nos valeurs. Je refuserai toujours que l’on mette ces Français sur le banc des accusés et que l’on range leurs inquiétudes profondes au rang des mauvaises pensées. Notre rôle est de mettre les mots justes sur leur réalité, et de leur montrer la voie pour reprendre le contrôle car la situation n’est pas irréversible. Quant au parallèle avec Sandrine Rousseau, j’ai du mal à le comprendre. Ses récentes sorties sur la viande ou les barbecues sont insignifiantes et moquées par une large majorité de Français. En revanche, notre identité nationale est un thème majeur, aussi bien intime que politique : il définit ce lien profond qui unit entre eux les Français, cet héritage culturel que l’on reçoit de nos ancêtres et que l’on veut transmettre à nos enfants. C’est absolument central.
Pour accéder au pouvoir, faut-il, comme semble l’entendre Louis Aliot, accepter de faire des concessions sur les questions identitaires ? Lui parle d’une « Bad Godesberg » à la française, référence au programme du SPD allemand de 1956 qui rompt avec le marxisme…
Pour accéder au pouvoir, il faut avoir le sens des responsabilités et une pugnacité de chaque instant. Il faut proposer des mesures réalistes et applicables, et une ligne politique équilibrée qui prenne en compte aussi bien les difficultés sociales des Français que leurs souffrances identitaires ou leur attente d’autorité. C’est bien le chemin que nous a montré Marine Le Pen pendant l’élection présidentielle. Je ne crois pas qu’on puisse arriver au pouvoir en renonçant à voir le réel et à le dire, particulièrement sur un sujet sur lequel la majorité silencieuse nous approuve, et sur lequel, désormais, presque toute la classe politique nous donne raison. Ce sont les autres partis qui sont contraints de nous accorder des concessions sur le sujet de l’identité, de la sécurité et de l’immigration, pas l’inverse ! À mes yeux, proposer un « Bad Godesberg » sur ce sujet, c’est ni plus ni moins proposer aux adhérents du Rassemblement National de rompre avec la ligne politique de Marine Le Pen. Je crois, au contraire, que cette voie est la bonne et que nous commettrions une erreur en abandonnant le régalien.
Votre concurrent à la présidence du RN oppose une “dédiabolisation” opérée par Marine Le Pen ces dernières années et une critique trop frontale du changement démographique. Est-ce qu’il y a encore une forme de tabou, au sein même du RN, sur le sujet ?
Il n’y a aucun tabou. La « dédiabolisation », cela n’a jamais été de céder sur le terrain des idées à ceux qui nous diabolisent avec une mauvaise foi décomplexée. C’est au contraire d’apparaître tel que l’on est vraiment. Le seul jugement qui compte, c’est celui des Français, pas celui des journalistes ou de nos adversaires. L’arrivée au pouvoir des idées nationales passe bien sûr par un refus d’excès langagiers qui ne servent à rien sinon à se faire plaisir, mais sans sombrer dans les euphémismes et les reniements idéologiques. Ni langue de bois, ni formules à l’emporte-pièce : juste un parler vrai. Cette constance explique en partie que nous sommes désormais le parti politique préféré des Français d’après un récent sondage de l’IFOP. […]
Lorenzo Fontana élu à la présidence de la Chambre des députés italiens
La Chambre des députés italienne a élu vendredi Lorenzo Fontana, membre de la Ligue de Matteo Salvini à sa présidence, ouvrant la voie à la formation d’un nouveau gouvernement en Italie après les élections législatives du 25 septembre. Âgé de 42 ans, Lorenzo Fontana, est un catholique bien connu de nos lecteurs. Pro-famille et eurosceptique, il a été élu à la majorité absolue par la Chambre des députés, recueillant 222 voix sur les 400 élus de cette chambre.
La presse nous réjouit à sa façon :


Militant pour la vie, catholique pratiquant qui va à la messe traditionnelle (il avait dit à propos du motu proprio Summorum Pontificum : « C’est un événement d’importance historique, qui marque un retour à la tradition »), il avait déclaré : « Les familles arc-en-ciel n’existent pas dans la loi italienne. » « Les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère », et « la famille naturelle est attaquée » par les militants LGBT qui « veulent nous dominer et effacer notre peuple ». Et aussi ceci qui est fort à propos ces jours-ci : « L’avortement est la première cause de féminicide au monde ».
Lorenzo Fontana est tout aussi direct quand il s’agit de l’Union européenne. Rappel de ce qu’il disait en 2017 lors d’un meeting de la Ligue :
Nous sommes contre l’Europe de la franc-maçonnerie, nous sommes contre l’Europe de la “Finance”, nous sommes contre l’Europe de Soros: nous sommes contre ceux qui veulent l’invasion islamique de notre Europe; nous sommes contre ceux qui veulent que nous soyons envahis par les migrants, parce qu’ils disent que nous avons un problème démographique, alors nous avons besoin des immigrants. Oui! Nous sommes contre cette Europe ! Mais la vérité est que NOUS SOMMES les vrais patriotes européens ! Nous aimons l’Europe. Certes, nous voulons une Europe qui a LÉPANTE dans ses racines, quand nos navires se sont battus contre l’invasion islamique et ne se sont pas honteusement couchés comme aujourd’hui !
Notre Europe demande aux familles d’avoir plus d’enfants ! Et pas que les immigrants doivent venir parce que nous avons un problème démographique ! Nous voulons aider les Européens à avoir plus d’enfants européens ! C’est ce que nous voulons pour notre Europe ! Nous voulons une Europe où le mariage est entre une mère et un père ! Et que les enfants sont donnés à une mère et un père ! Les autres choses détestables, nous ne voulons même pas les entendre mentionnées !
C’est donc une Europe où il y a un grand conflit en cours ! Nous représentons l’identité et le patriotisme, ceux qui aiment la terre de leurs pères. Et contre nous, nous avons ceux qui veulent la standardisation, qui veulent la mondialisation, qui veulent que nous soyons tous des numéros, qui veulent que nous soyons tous des consommateurs ! Mais nous aimons l’identité, la tradition, les peuples et la variété. Il est clair que ce que nous devons faire – vu que c’est un défi mondial – c’est regarder non seulement nos régions – même si c’est très important – non seulement « La Padanie », pas seulement toute l’Italie ou toute l’Europe, mais il faut regarder le monde entier – et former une «alliance identitaire», un «front identitaire» – qui combat la franc-maçonnerie de Bruxelles et également mondiale, qui veut nous détruire, qui veut nous anéantir !
Et pendant ce temps, les abus liturgiques fleurissent dans notre pays
De Paix Liturgique :
En ce samedi 8 octobre, nous étions devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30, pour manifester et pour prier.
Lors du colloque organisé samedi dernier pour la défense de la liturgie traditionnelle, Maison de la Chimie, à Paris, l’historien Luc Perrin attirait notre attention sur le procédé que les communistes utilisaient durant la guerre froide pour éteindre toute opposition dans les pays d’Europe de l’Est, à savoir la « tactique du salami » : l’Église catholique, les autres partis, étaient éliminés « tranche après tranche, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien ».
C’est ainsi qu’est supprimée une messe ici, une messe là. C’est ainsi qu’on refuse la célébration des sacrements traditionnels, baptêmes, mariages, confirmations, en mêlant le nouveau rite d’un maquillage d’éléments traditionnels.
Mais nous sommes bien décidés à ne rien céder. Les autorités s’en rendent compte, par exemple à Paris, où un auxiliaire, Mgr Verny, a entendu des paroissiens de Saint-Eugène s’exprimer devant lui de manière la plus franche, ou encore à Sainte-Odile, où les fidèles sont particulièrement « remontés » d’avoir appris que l’archevêché rêvait de ne voir plus « qu’une seule messe ». Pourquoi donc nos pasteurs, à la suite du Premier d’entre eux, ont-ils ainsi relancé, contre le plus élémentaire bon sens, une guerre liturgique absurde, alors que tant et tant de problèmes s’abattent sur une Eglise exsangue ?
Nous avons été scandalisés d’apprendre que le cardinal Robert Sarah se soit vu refuser par Mgr Ulrich, archevêque de Paris, de célébrer la messe traditionnelle pour le 40ème anniversaire du Pèlerinage de Chrétienté, dans l’église Saint-Roch, ce samedi 8 octobre. Le cardinal Sarah, ancien Préfet de la Congrégation du Culte divin, n’est pas le bienvenu : c’est énorme !
Et pendant ce temps, les abus fleurissent dans notre pays, et non des moindres : bénédiction liturgique d’un « mariage » homosexuel, non en Belgique, mais en France, dans le diocèse de Nîmes ; messe concélébrée par des laïcs, non à Coire en Suisse, mais à Lourdes en France, où lors du trente-septième pèlerinage de « Lourdes Cancer Espérance », au cours de la célébration d’entrée du mardi 20 septembre, dans la basilique Saint-Pie-X, les prêtres concélébrants étaient assis parmi les malades, et de nombreux laïcs, assis à leurs côtés, ont prononcé avec eux les paroles de la consécration. Mais qu’importe : le seul abus à éradiquer est la liturgie tridentine et le credo liturgique qu’elle représente !
Nous sommes de tout cœur et en union de prière avec les fidèles persécutés de Grenoble, du Havre, avec les séminaristes de Toulouse défroqués par leur archevêque, avec les fidèles parisiens de Saint-Georges de La Villette, de Saint François Xavier, de N.D. du Travail, de Sainte-Clotilde, avec les fidèles rejetés de Saint-Germain-en-Laye, qui assistent à la messe devant l’église vide de l’hôpital.
Les pouvoirs publics prennent enfin conscience du fléau de la pornographie
Extrait d’un entretien donné par François Billot de Lochner en sa qualité de président de l’association Stop Au Porno à Boulevard Voltaire. Il revient sur le récent rapport sénatorial au sujet de la pornographie. Un rapport qui témoigne d’une évolution des mentalités, un motif d’espoir et une reconnaissance du travail associatif. Quatre sénatrices, Annick Billon (UDI), Alexandra Borchio Fontimp (LR), Laurence Cohen (PCF) et Laurence Rossignol (PS) ont rendu, le 28 septembre, un rapport « explosif » sur l’industrie pornographique jugée « prédatrice » et qu’il est « urgent d’encadrer ». De son côté, l’ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, l’ancien CSA) se lance dans une bataille judicaire contre cinq des principaux sites pornographiques mondiaux et leurs fournisseurs d’accès.
Sabine de Villeroché. Le porno, ça nous concerne tous ?
François Billot de Lochner. Oui, hélas ! Une erreur actuelle considérable consiste à dire que cela ne concerne que les mineurs. Or, la pornographie, qui concerne évidemment les mineurs, touche la population dans son ensemble. Un seul chiffre : au moment où nous nous parlons, Google nous indique que 35% à 40 % des connexions sur son moteur de recherche concernent des sites pornographiques. En son temps, la série de films pornographiques Emmanuelle a enregistré près de 10 millions d’entrées d’adultes. Et je ne parle pas des radios pornographiques comme Skyrock ou Fun Radio, dont l’audience est comprise, tous les soirs, entre 5 et 10 millions de personnes.
Le rapport du Sénat et la procédure judiciaire qui est en cours sont-ils le signe d’une prise de conscience inédite des pouvoirs publics ?
Vous avez parfaitement raison : les pouvoirs publics semblent enfin prendre conscience du fléau de la pornographie. Cela dit, ne soyons pas naïfs : les rapports sont souvent faits pour être enterrés et les procédures judiciaires sont souvent des échecs. Nous parlons en connaissance de cause, car les procédures judiciaires lancées par notre association ne donnent que des résultats mitigés. Pourtant, ne boudons pas notre plaisir : ce rapport du Sénat a le mérite de mettre le sujet de la pornographie au cœur de l’actualité et les procédures judiciaires ont le mérite de faire trembler les pornocrates de tous poils.
Croyez-vous à l’efficacité des propositions destinées à limiter l’accès aux mineurs, comme la réelle mise en place des trois séances annuelles d’éducation sexuelle à l’école en y introduisant des « sujets relatifs à la marchandisation des corps et à la pornographie » ou encore le renforcement de la marge d’action de l’ARCOM, le gendarme français d’Internet ?
Dans l’état actuel de la société, je pense que la proposition de séances d’éducation sexuelle à l’école est catastrophique. En effet, ces séances existent déjà, sont l’apanage de mouvements ou d’associations libertaires comme LGBT, consistent à « libérer » les enfants de toute contrainte sexuelle et contribuent donc à l’évidence au développement de la pornographie. En revanche, donner davantage de marge d’action à l’ARCOM pourrait être une bonne chose, à condition que cette structure utilise déjà les pouvoirs qui sont les siens. Or, nous savons d’expérience que l’ARCOM, ex-CSA, n’a à peu près jamais rien fait jusqu’ici, ce qui nous a amenés à enclencher une procédure contre cette organisation. Peut-être est-ce la raison pour laquelle celle-ci, sentant le vent du boulet, a enfin déclenché une action contre plusieurs sites hautement pornographiques.
Le porno, c’est aussi la mise en danger des femmes. Pour les sénatrices auteurs du rapport, il faudrait renforcer l’arsenal judiciaire pour mieux protéger les actrices. Elles appellent à un mouvement MeToo de la pornographie, est-ce souhaitable ?
À l’évidence, les « actrices » pornographiques vivent un enfer, parfaitement décrit dans un certain nombre d’ouvrages de femmes qui ont eu un passé d’« actrices » et qui ont réussi à s’en sortir. Au sein de cette population, la violence, les viols, l’esclavage, la maltraitance sont monnaie courante. Des dirigeants de plusieurs sites pornographiques sont actuellement – et je dirais : enfin ! – mis en examen ou incarcérés pour toutes ces raisons. Le renforcement de l’arsenal judiciaire est un impératif et doit être à ce point implacable que les responsables et profiteurs de l’industrie pornographique, comprenant le risque majeur qu’ils courent en continuant ce type d’activité, l’arrêtent purement et simplement. […]
Le 18 octobre, un million d’enfants prient le chapelet
Le 18 octobre prochain, l’AED lance une campagne mondiale de prière pour la paix dans le monde intitulée « un million d’enfants prient le chapelet ».
Mardi 18 octobre 2022, l’AED invite comme chaque année les familles, les catéchistes, les enseignants à prier le chapelet pour la paix avec tous les enfants du monde entier. Cette campagne de prière mondiale s’appuie sur la demande de Notre-Dame de Fatima aux petits bergers de prier le chapelet tous les jours, certaine que la prière enfantine et confiante du chapelet peut véritablement changer le monde, vaincre le mal et apporter la paix.
Pour cette année 2022, « nous voudrions confier tout particulièrement les pays où règnent la guerre, la violence et la grande détresse, comme l’Ukraine, le Proche-Orient, le Nigeria, la zone sahélienne de l’Afrique et partout où les peuples ne peuvent pas vivre en liberté » précise le cardinal Piacenza, président international de l’AED. Il insiste : « Marie veut que notre terre devienne pour tous un foyer où règne l’amour de Dieu et où plus personne n’ait à souffrir de la peur et de la détresse. »
Cette campagne de prière du chapelet pour les enfants a été lancée en 2005 à Caracas, la capitale vénézuélienne. Alors que plusieurs enfants priaient le chapelet dans un sanctuaire, certains ont rappelé les paroles de Saint Padre Pio : « Si un million d’enfants prient le chapelet, le monde changera ». Dès lors, la campagne s’est rapidement répandue dans le monde. L’AED soutient le projet depuis 2008 et a repris l’organisation de l’événement au niveau mondial. Chaque année, des centaines de milliers d’enfants répondent à l’appel.
L’AED fournit gratuitement un livret contenant des méditations adaptées aux enfants sur les mystères du chapelet et une consécration à Marie en différentes langues. À télécharger ici en français.
Possibilité aussi de s’inscrire sur une carte mondiale interactive qui permet de visualiser en direct le nombre de participants à cette campagne de prière.
Ce père de l’Eglise que les papes ne peuvent pas canoniser
Vidéo présentée par l’abbé Benoît, vous emmenant sur les traces des premiers martyrs et des premiers grands saints de l’Église. Une émission qui vous fera voyager des persécutions sous Néron jusqu’au début du monachisme, en passant par Saint Augustin et Saint Irénée de Lyon.
Cette semaine : Origène :
Hypothèse sur la datation du martyre de l’apôtre Pierre
Sur Claves :
L’apôtre Pierre aurait été crucifié dans un cirque situé en périphérie de la ville impériale, à l’emplacement actuel de la cité du Vatican, le 13 octobre 64 : essai de détermination précise de la date du martyre de Pierre.
Il est reconnu depuis toujours que Pierre a subi à Rome le martyre sous le règne de Néron, l’empereur profitant de la présence d’une forte communauté chrétienne dans la ville pour rejeter sur elle la culpabilité de l’incendie des quartiers populaires. L’événement funeste est rapporté par les grands historiens romains (Tacite en particulier, voir Annales XV, 44). La persécution qui suivit dura plusieurs années, et les chrétiens avaient traditionnellement retenu l’année 67 pour le martyre des apôtres Pierre et Paul. Bien que la date reste largement acceptée concernant saint Paul, la recherche contemporaine a eu tendance à avancer celle du martyre de saint Pierre à 64, l’année même de terrible incendie et du début des troubles contre les chrétiens. Les études de l’épigraphiste et archéologue Margherita Guarducci ont en particulier permis d’identifier avec une forte probabilité la période précise du martyre du prince des apôtres. En 1968 elle publiait ainsi un article proposant même d’en déterminer le mois et le jour.
les témoignages de Clément et Tacite
La meilleure source d’information concernant le martyre de saint Pierre est la Prima Clementis, première des deux épîtres adressées par le troisième successeur de Pierre aux Corinthiens, aux alentours de 96 après Jésus-Christ. Ce témoignage consonne profondément avec le récit par Tacite de l’incendie de Rome, qui permet de dater l’événement de la nuit du 18 au 19 juillet 64. On en retire le fait que Pierre semble avoir été martyrisé dans la vague de persécutions qui suivit immédiatement l’incendie, dans les « jardins » du Vatican. Ces témoignages sont hautement crédibles, en particulier du fait de la qualité de l’information de Tacite, historien avisé qui consultait et utilisait des documents de première main : les procès-verbaux des sessions du Sénat romain (Acta senatus) et le journal officiel de l’Empire (Acta diurna). Il décrit la « multitude immense » des chrétiens, condamnés à mort en raison de leur « haine contre le genre humain », soit contre l’Empire lui-même. Cette accusation revenait à en faire des ennemis de l’intérieur, une cinquième colonne à éradiquer au plus vite. Les exécutions eurent lieu au cours de jeux du cirque à l’occasion desquels Néron avait ouvert ses « jardins » et son propre cirque du Vatican. Après l’incendie, ce lieu était probablement le seul disponible pour accueillir cet horrible spectacle. Le cirque Maxime, où se déroulaient habituellement les jeux, était hors de service, justement en raison de l’incendie. Tacite note que Néron lui-même honora de sa présence les jeux du Vatican, se mêlant à la foule comme spectateur, voire au spectacle offert sur la piste, comme aurige. Les festivités s’étendaient sur plusieurs jours : reste à déterminer la période à laquelle elles furent tenues.
Tacite les place sans hésiter en octobre de l’année 64. Si l’on examine les événements qu’il énumère entre l’incendie du 18 et 19 juillet et la fin de cette année, on peut situer les jeux du Vatican dans la première moitié d’octobre. Par ailleurs, il ne paraît pas envisageable qu’une seconde persécution anti-chrétienne, d’ampleur comparable, ait pu trouver sa place parmi les dernières années du règne de Néron, qui mourut en juin 68, en particulier puisqu’il voyagea en Grèce à partir de septembre 66 et jusqu’au début de 68.
Deux apocryphes
On dispose en outre du témoignage de deux apocryphes, l’Apocalypse de Pierre, qui daterait du IIème siècle et trouverait son origine en Egypte, mais ne fut redécouvert qu’au XIXème siècle, et l’Ascension d’Isaïe, apocryphe syrien du début du IIème siècle. Les auteurs des deux écrits, anonymes, mettent en lien des annonces prophétiques avec leurs réalisations dans les événements de leur temps. Après avoir mentionné les infamies de Néron, ils annoncent son châtiment comme imminent. L’Apocalypse de Pierre note que le martyre de l’apôtre marque le début de la chute de l’empereur. Sa déclaration est reprise dans l’Ascension d’Isaïe, qui compte avec précision les jours du règne de Néron après la mort de Pierre : 3 ans, 7 mois et 27 jours. Si l’on reprend le calcul à partir de la mort de Néron, le 9 juin 68, on tombe bien sur octobre de l’année 64, le 13 du mois. La date coïncide précisément avec la période où nous avons placé le début de la persécution de Néron et les jeux tenus dans les « jardins » du Vatican.
Une confirmation frappante : le dies imperii
Autre confirmation avec le dies imperii (date officielle de début de règne) de Néron : le 13 octobre était justement ce jour particulier, anniversaire de son accession au trône, anniversaire particulier en ce qu’il s’agissait du dixième, les decennalia, sorte de jubilé impérial, qu’il convenait de célébrer de manière solennelle. Les sources montrent que ces occasions étaient souvent rehaussées par des rites religieux, des jeux, des dons publics de l’empereur au peuple romain. On y retrouvait en particulier des sacrifices sanglants, la croyance ancienne liant le sang versé en offrande aux dieux aux bienfaits accordés par ceux-ci aux vivants. À Rome les fêtes les plus importantes : dies natalis de l’empereur et dies imperii, coïncidaient ainsi souvent avec des spectacles sanglants : combats de gladiateurs, expositions de prisonniers, sacrifices de condamnés juifs ou chrétiens. Des juifs d’Alexandrie furent ainsi immolés au dies natalis de Caligula, le martyre de saint Polycarpe coïncidera plus tard avec le dies natalis d’Antonin le Pieux, la mise à mort des chrétiens de Lyon avec celui de Marc-Aurèle. Au vu de la personnalité de Néron, on peut raisonnablement imaginer qu’il ait promu à l’occasion de ses decennalia de tels spectacles sanglants, exaltant ainsi sa propre personne et la majesté de l’Empire, en faisant solennellement mettre à mort ses ennemis.
Faut-il fêter saint Pierre le 13 octobre ?
La convergence de ces témoignages, issus de sources diverses quant à leur type (archéologique, épigraphique) permet ainsi de formuler avec une haute probabilité l’hypothèse d’une datation précoce du martyre de saint Pierre, dès l’an 64. La belle coïncidence des témoignages qui pourraient désigner le mois d’octobre, et en particulier le 13, comme date précise de sa naissance au ciel ont conduit Margherita Guarducci à proposer cette identification intéressante. Faut-il en conclure qu’il ne reste plus qu’à déplacer la célébration liturgique des saints apôtres ? Heureusement l’usage de l’Église est d’user en la matière de prudence et de circonspection. En l’occurrence la tradition a voulu fêter ensemble les apôtres Pierre et Paul, colonnes et fondations de l’Église, le 29 juin.
Fêter l’anniversaire du Concile devant la nonciature
Avec Paix Liturgique :
Samedi, le 15 octobre, nous fêterons à notre manière le 60ème anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30.
L’anniversaire du dernier concile, ouvert à Rome le 11 octobre 1962, a donné lieu, mardi dernier, à quelques célébrations obligées, mais il est passa au total presque inaperçu, comme un anniversaire presque honteux, tant il est vrai que les fruits de cette assemblée, plus d’un demi-siècle après, sont proprement atterrants. A peine était-il achevé, après quatre sessions, en 1965, que la grande dégringolade commençait : pratique dominicale, vocations sacerdotales et religieuses, missions, etc. Et les églises continuent de se vider, hier à cause du Covid, nous explique-t-on, aujourd’hui à cause de Poutine peut-être, en tout cas pas à cause de Vatican II !
Pour les fidèles du rang, le Concile, c’est la réforme liturgique, commencée en 1964, voulue et vécue comme un grand chambardement. Un chambardement obligatoire ! Obligatoire ? Providentiellement, le Seigneur a permis que des prêtres, des fidèles, un évêque bientôt, fissent continuer la liturgie d’avant, porteuse de la doctrine d’avant, qui s’est vite montrée indéracinable, au point d’être à la fin reconnue par Rome comme ayant parfaitement droit à l’existence.
On veut aujourd’hui nous ramener à l’origine, au moment où le chambardement a été décrété obligatoire. Eh bien, aujourd’hui encore, nous répondons comme le fit le P. Thomas-Roger Calmel :
« Je m’en tiens à la Messe traditionnelle, celle qui fut codifiée, mais non fabriquée, par saint Pie V, au XVIe siècle, conformément à une coutume plusieurs fois séculaire. Je refuse donc l’Ordo Missæ de Paul VI. Pourquoi ? Parce que, en réalité, cet Ordo Missæ n’existe pas. Ce qui existe c’est une Révolution liturgique universelle et permanente […].J’estime de mon devoir de prêtre de refuser de célébrer la Messe dans un rite équivoque. »
Et nous estimons de notre devoir de fidèles catholiques de faire de même.
C’est ce que nous redirons samedi, en priant et en manifestant, devant la résidence du représentant du Saint-Père. C’est ce que rediront les membres du collectif Paris Tradition 14, dans leur chapelet du dimanche à 18h devant l’église Notre-Dame du Travail, les veilleurs qui récitent le chapelet devant les bureaux de l’archevêché 10 rue du Cloître Notre-Dame les mardis et jeudis à 13h, ceux qui le récitent en l’église St-Georges de La Villette le mercredi à 17h, et aussi les courageux fidèles de Saint-Germain-en-Laye qui assistent à une messe en plein air devant la chapelle de l’hôpital, le dimanche à 11h, 20 Rue Armagis.
Jacques Ricot sur l’euthanasie : « La raison économique est inavouée mais bien réelle »
Invité à Angers par l’association Anjouphilétique pour une conférence devant des personnels de santé, le philosophe Jacques Ricot dénonce sur RCF Anjou la logique économique inavouée du combat pour le droit à l’euthanasie. Il prend l’exemple des mutuelles qui sont
« censées protéger les êtres vulnérables mais qui ont osé prendre fermement partie pour l’euthanasie dans un contexte de vieillissement de la population ».
Hausse de 70% de l’immigration illégale en Europe
Dans un communiqué publié jeudi 13 octobre, l’Agence européenne des frontières annonce que le nombre d’entrées irrégulières dans l’Union européenne avait explosé sur les premiers mois de 2022 : 228 240 entrées ont été enregistrées entre janvier et septembre, dont 33 380 pour le seul mois de septembre. Il s’agit d’une hausse de 70% par rapport à la même période de 2021.
La route des Balkans occidentaux continue d’être la plus empruntée, avec 106 396 entrées illégales sur neuf mois, soit une augmentation de 170% par rapport à la même période de l’année dernière. Cet itinéraire a été principalement emprunté par les Syriens, Afghans et Turcs. De même, les immigrés empruntant la route de la Méditerranée orientale a augmenté de 118% sur cette période, et de 42% pour ceux empruntant celle de Méditerranée centrale. En revanche, les arrivées illicites ont baissé de plus de 30% sur la frontière orientale de l’UE, ainsi que sur la route de la Méditerranée occidentale.
Par ailleurs, le nombre de sorties de l’UE vers la Grande-Bretagne a augmenté de 68% sur les trois premiers trimestres 2022, s’établissant à 52 720.
Plus de 11 millions de ressortissants ukrainiens sont entrés dans l’UE depuis le début de la guerre. Toutefois, un nombre important d’entre eux sont déjà rentrés dans leur pays.
Le Conseil d’Etat refuse de saisir le Conseil Constitutionnel d’une QPC sur l’euthanasie
Au motif qu’une QPC ne pourrait « contraindre le législateur de légiférer sur un autre sujet que celui traité par la loi » visée.
L’association » DIGNITAS – Vivre dignement – Mourir dignement » demandait au Conseil d’Etat à ce qu’il soit enjoint au Premier ministre d’édicter de nouvelles dispositions aux fins de prévoir » le droit pour chacun de pouvoir mettre fin à ses jours consciemment, librement et dans la dignité », et de renvoyer au Conseil constitutionnel la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des dispositions des articles L. 1110-5 à L. 1110-5-3 du code de la santé publique.
Ces articles garantissent à toute personne le droit de recevoir les traitements et les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l’efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées, ainsi que le droit d’avoir une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible de la souffrance. L’article L. 1110-5-1 prévoit que ces actes ne doivent pas être mis en oeuvre ou poursuivis lorsqu’ils résultent d’une obstination déraisonnable. L’article L. 1110-5-2 permet une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès. L’article L. 1110-5-3 prévoit notamment que toute personne a le droit de recevoir des traitements et des soins visant à soulager sa souffrance.
Les dispositions de ces articles n’ont ni pour objet ni pour effet de reconnaître ou d’organiser l’exercice d’un « droit de chacun à pouvoir mettre fin à ses jours consciemment, librement et dans la dignité », tel que revendiqué par l’association. Dans ces conditions, cette dernière ne peut utilement soutenir, par la voie d’une question prioritaire de constitutionnalité qui porte sur un autre sujet que celui traité par les dispositions législatives qu’elle conteste, ni que ces dispositions méconnaîtraient le droit qu’elle revendique, ni qu’elles seraient entachées d’incompétence négative faute de comporter des règles permettant l’exercice d’un tel droit.
I-Média – La Troisième Guerre Mondiale a-t-elle commencé ?
L’image de la semaine
Alors que les carburants se font rares, la France est tendue ! Violences dans les stations et grèves de plus en plus nombreuses seront nos images de la semaine.
La guerre mondiale a-t-elle commencé ?
Nous consacrons ensuite une bonne partie de notre émission à la troisième guerre mondiale qui se profile. Nous reviendrons entre autres sur l’explosion du Pont Kertch en Crimée, les bombardements de Kiev par la Russie, la propagande par l’image qui s’intensifie et le bellicisme des généraux de plateaux.
La revue de presse
En revue de presse, nous disséquons les pratiques journalistiques de la semaine : entre écolo-tartufferie, affaires de censure de la presse alternative et nouvelles excitantes, nous avons de quoi faire cette semaine !
Génération identitaire, la persécution continue !
Enfin, ne ratez surtout pas notre dernière partie d’émission dans laquelle nous revenons sur le procès de 23 anciens membres de Génération identitaire à Marseille. Ces militants risquent la prison pour des faits qui remontent à 2018 et il est important que vous preniez connaissance des faits !
La CEDH condamne la France pour avoir condamné une Femen
Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’ECLJ, réagit sur Valeurs Actuelles à cette décision scandaleuse de la Cour européenne :
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) s’est placée une nouvelle fois du côté des blasphémateurs antichrétiens, en défendant la « liberté d’expression » de la militante femen qui avait profané l’église de la Madeleine à Paris en 2013. Cette femme s’était exposée, devant l’autel et le tabernacle, seins nus, tatouée, les bras en croix, portant une couronne d’épines et le voile bleu de la Sainte Vierge, et tenant « deux morceaux de foie de bœuf dans les mains, symbole du petit Jésus avorté ». Sur sa poitrine étaient inscrits les slogans « Christmas is canceled » et « 344ème salope » en référence au manifeste des 343 féministes pro-avortement en 1971.
Vous avez dit abject ? Pas pour la CEDH, qui n’a vu dans cette mise en scène macabre que l’action d’une courageuse militante féministe injustement condamnée, dont le « seul objectif » était très noble : contribuer « au débat public sur les droits des femmes, plus spécifiquement sur le droit à l’avortement ». La Cour a jugé que la protection « de la liberté de conscience et de religion » ne pouvait pas justifier cette condamnation, feignant en outre de reprocher aux juridictions françaises de ne pas avoir « recherché si l’action de la [femen] avait un caractère “gratuitement offensant” pour les croyances religieuses, si elle était injurieuse ou si elle incitait à l’irrespect ou à la haine envers l’Église catholique ». Bilan : la France est condamnée à lui verser 9800 euros.
Pour condamner la France, la Cour s’est déclarée « frappée de la sévérité de la sanction », qui n’était pourtant que d’un mois de prison avec sursis et 2000 euros d’amende. Elle a déploré que cette peine soit inscrite au casier judiciaire de la militante — comme si sa réputation avait à en souffrir — et que le sursis puisse devenir une peine de prison ferme dans l’hypothèse où elle serait une nouvelle fois condamnée pour l’exercice de sa « liberté d’expression ».
Cela devient une habitude, à la CEDH, de défendre ces attaques proférées dans les églises et contre l’Eglise. En 2018, elle avait déjà jugé que la provocation blasphématoire du groupe punk féministe des Pussy riots dans le chœur de la Cathédrale orthodoxe de Moscou était une forme d’expression protégée par la Cour. L’avocat des Pussy riots, par ailleurs cadre de l’Open Society de George Soros, est depuis devenu juge à la CEDH. La même année, la Cour avait aussi condamné la Lituanie pour avoir sanctionné des publicités blasphématoires mettant en scène le Christ et la Vierge Marie.
Mais sa position est toute différente s’agissant de l’islam. Souvenons-nous en, en 2018, la CEDH a soutenu la condamnation pénale d’une conférencière autrichienne à qui il était reproché d’avoir assimilé à de la « pédophilie » la relation sexuelle de Mahomet avec Aïcha, alors âgée seulement de 9 ans. La CEDH jugeait que cette conférencière n’avait pas cherché à informer objectivement le public, mais à « démontrer que Mahomet n’est pas digne d’être vénéré ». À l’appui de cette condamnation, la Cour avait considéré que parler de « pédophile » serait une « généralisation sans base factuelle », de « nature à susciter une indignation justifiée » des musulmans. Ces propos constituaient, selon la Cour, « une violation malveillante de l’esprit de tolérance à la base de la société démocratique » susceptible « d’attiser les préjugés » et « de mettre en danger la paix religieuse ».
Comment ne pas voir dans cette différence de traitement un “deux poids deux mesures”, doublé d’un coupable aveuglement ? Comment ne pas y voir les propres préjugés de la Cour ? La conférencière n’a fait que dire la vérité, avec décence et discrétion, tandis que la Femen avait pour objectif de blesser et d’offenser. Jamais la Cour n’aurait soutenu une telle mise en scène macabre si elle avait eu lieu dans une mosquée ou dans l’enceinte d’un Palais de Justice. Pourquoi condamner la première et défendre la seconde ?
Les juges de Strasbourg ne voient-ils pas que chaque jour en Europe des églises sont profanées, incendiées, des statues brisées et des croix renversées ? Ne voient-ils pas l’incompréhension et la haine envers le Christ et les chrétiens se répandre dans la société ? Ne voient-ils pas que, de plus en plus, la Cour elle-même se comporte à l’image de la société ? Essayons d’imaginer le monde sans le Christ : nous verrons la guerre et la barbarie. Cette chute, d’ailleurs, nous la voyons déjà.
