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L’application Stop Covid et nos libertés

Nous savons tous que l’épidémie de coronavirus a été particulièrement mal gérée par le gouvernement français et que les conséquences en seront graves et durables. A force de faire peser sur le corps médical la responsabilité de ses errements, le gouvernement a durablement attaqué la confiance, si nécessaire, des patients à l’égard de leurs médecins. A force d’assigner à résidence tous les citoyens respectueux des lois, le gouvernement a ravagé pour longtemps l’économie française qui était déjà dans un triste état. Mais le plus grave est peut-être la diminution effroyable de nos libertés – elles aussi déjà sévèrement entamées. L’application Stop Covid est l’un de ces outils qui, initialement utilisé sur la base du volontariat, pourrait bien devenir obligatoire et qui, officiellement très vigilante sur la protection des données, pourrait bien entraîner un flicage massif et généralisé des citoyens.
Dieu sait que Jean-Luc Mélenchon n’est pas exactement notre homme politique préféré, mais enfin, il faut reconnaître que le tribun philo-communiste a été celui qui a le mieux défendu nos libertés et notre responsabilité d’êtres humains libres à la tribune de l’Assemblée. Il y a juste une chose qui m’échappe: je ne comprends pas comment on peut encore être sympathisant communiste en défendant si énergiquement les libertés. Mais le discours vaut la peine d’être écouté (au passage, il cite cette phrase très juste de Comte-Sponville: “Je préfère attraper le covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un pays totalitaire.”) Souhaitons, sans trop y croire, qu’ils soient entendus…

La mosquée, lieu de prière et de pouvoir

Une analyse d’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :

Certains principes et pratiques liés au culte musulman en vigueur dans les pays islamiques s’opposent à ceux qui régissent la vie sociale en Occident. Ils peuvent donc poser des problèmes d’ordre public lorsqu’ils s’implantent dans un pays comme la France. En voici quelques exemples.

 PROHIBITION DE LA MIXITÉ      

Alors que les églises sont ouvertes à tous, chrétiens et non chrétiens, hommes et femmes, l’islam prévoit des exceptions dans ces domaines.

Des mosquées interdites aux non-musulmans

La Mecque, principal lieu saint de l’islam situé en Arabie-Séoudite, est un territoire haram (interdit) aux non-musulmans. Ne peuvent y accéder que ceux qui prononcent la chahada (profession de foi islamique).

  • Ô vous qui croyez ! Les polythéistes [ou infidèles] ne sont qu’impureté : ils ne s’approcheront donc plus de la Mosquée sacrée après que cette année se sera écoulée (9, 28).

Le Coran élargit cette prohibition à toutes les mosquées.

  • Seul fréquentera les mosquées d’Allah : celui qui croit en Allah et au Jour dernier ; celui qui s’acquitte de la prière ; celui qui fait l’aumône ; celui qui ne redoute qu’Allah (9, 18).

Cette prescription a été retenue par certaines écoles juridiques sunnites traditionnelles dans les pays qui s’en inspirent pour leur droit propre. Tel est notamment le cas dans la péninsule Arabique et au Maroc (sauf la mosquée Hassan II de Casablanca, hors temps de prière). Mais presque partout ailleurs, la visite de non-musulmans est autorisée, sauf exceptions et à certaines conditions.

Notons aussi qu’en certains pays (Iran notamment), des policiers empêchent les musulmans d’entrer dans les églises pour qu’ils n’assistent pas à la messe.

La relégation des femmes

Les musulmanes qui veulent prier à la mosquée n’y sont jamais encouragées ; l’accès leur en est d’ailleurs interdit à certains moments de leur vie frappés d’impureté légale (après un accouchement, durant les menstrues, cf. Coran 2, 222).

« La femme est frappée d’une incapacité périodique engendrée par le cycle menstruel : étant au moment de ses règles en état d’impureté, elle doit par conséquent s’abstenir d’un certain nombre de pratiques cultuelles. Ainsi doit-elle renoncer aux prières quotidiennes et au jeûne ; elle ne peut ni toucher le Coran ni le lire ; elle ne doit pas entrer dans une mosquée ni faire le tawhâf (rotation) autour de la Kaaba [pratique liée au pèlerinage à La Mecque]. Ces prescriptions ne se trouvent pas dans le Coran mais dans le Hadîth [recueil des propos attribués à Mahomet] et sont précisées dans le droit […]. Ces prescriptions sont rigoureusement observées dans l’ensemble du monde musulman aujourd’hui comme hier » (Viviane Liati, De l’usage du Coran, éd. Mille et une nuits, 2004, p. 245).

L’état de pureté rituelle conditionne la validité de la prière. Ainsi en est-il pour un homme qui aurait eu auparavant un contact physique avec une femme.

Si les femmes veulent se rendre à la mosquée, un espace clos, isolé par une tenture, ou une pièce spéciale, leur est réservé. Certes, jusqu’à une époque assez récente, il était fréquent de voir hommes et femmes catholiques s’installer de part et d’autre dans la nef des églises pour assister à la messe, mais les secondes n’étaient pas dissimulées à la vue des premiers. Quant à la notion d’impureté, l’Eglise, à la suite du Christ, lui a ôté son caractère légal ou rituel pour ne conserver que son aspect moral (cf. Mc 7, 18-23).

L’exigence de non mixité s’applique à la sortie de la mosquée, selon une recommandation attribuée à Mahomet. « Tous les juristes, sunnites comme chiites, déconseillent – c’est makrûh (détestable) – le brassage des hommes et des femmes » (Anne-Marie Delcambre, L’Islam des interdits, Desclée de Brouwer, 2003, p. 40-41). On la pratique aussi lors des fêtes et repas de mariage.

LA CONQUÊTE PAR LA MOSQUÉE

La mosquée est certes le lieu utilisé pour le culte musulman mais elle est également au service d’un projet idéologique. Celui-ci tend à placer l’islam en position de monopole, notamment dans les territoires de tradition chrétienne, puisque le Coran considère l’Evangile comme une doctrine falsifiée et a pour vocation de s’imposer au monde entier.

Plusieurs faits historiques et contemporains illustrent concrètement cette ambition et la logique de rapport de forces qu’elle implique.

Des églises spoliées ou narguées

Selon un principe largement admis, tout lieu où la prière musulmane a été accomplie devient ipso facto « terre d’islam ».

Lors des premières conquêtes au Levant, les musulmans se sont emparés des églises pour les transformer en mosquées (cf. PFV n° 70). Au Liban, au moins deux mosquées sont d’anciennes églises, l’une à Beyrouth, l’autre à Tripoli.

Sous le régime de la dhimmitude, codifié au XIème siècle par le juriste mésopotamien Ali Mawerdi, les chrétiens n’avaient plus le droit de sonner les cloches de leurs églises et d’en bâtir de nouvelles (cf. A. Laurent, L’islam, Artège, 2007, p. 93-94 ; et Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?, Salvator, 2007, p. 97-110). Au XXème siècle, la décolonisation du Maghreb s’est accompagnée de la transformation d’églises en mosquées.

« Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casernes et les croyants nos soldats ». Ce vers du poète turc Ziya Gökalp (1875-1924), banni par Atatürk, a été récité en public par Recep-Tayip Erdogan en 1998 à Istamboul dont il était alors le maire, ce qui lui a valu d’être destitué de cette fonction et condamné à quatre mois de prison pour « incitation à la haine religieuse » (A. Laurent, L’Europe malade de la Turquie, F.-X. de Guibert, 2005, p. 89).

En 2018, devenu président de Turquie, Erdogan a récité un verset du Coran dans l’ancienne basilique Sainte-Sophie, déclarant, l’année suivante, son intention de lui restituer le statut de mosquée qui fut le sien depuis la conquête islamique de Constantinople (1453) jusqu’à ce qu’Atatürk la transforme en musée (1934).

En Egypte, avant la prise de pouvoir par le maréchal Abdelfattah El-Sissi (2013), lorsque des chrétiens obtenaient des permis de construire une église, il n’était pas rare qu’une fois connue la décision de l’administration, des musulmans s’empressaient d’acheter le terrain voisin du chantier pour y édifier une mosquée, privant du même coup de son droit l’Eglise concernée, au nom de la primauté due à l’islam.

Au Liban, après la guerre (1975-1990), l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, chargé de la reconstruction du centre-ville de Beyrouth, y fit édifier une énorme mosquée avec quatre hauts minarets, dont la masse écrase la cathédrale voisine, Saint-Georges des maronites. La mosquée El-Amine fut inaugurée en 2003. En réaction, l’archevêché maronite a fait surmonter sa cathédrale d’un campanile doté de cloches et surmonté d’une croix.

Au nom du droit à la liberté de culte

Aujourd’hui, lorsque l’islam s’implante en dehors de ses terres traditionnelles, quel que soit le moyen utilisé pour cela (djihad, émigration, natalité, revendications de droits au nom des valeurs des pays d’accueil, culpabilisation des Occidentaux, etc.), l’une de ses priorités est de multiplier la construction de mosquées. Rien n’empêche pourtant les musulmans d’accomplir leurs prières rituelles en des lieux non identifiés ou dédiés, fût-ce une simple salle, mais aussi à l’extérieur puisque, selon la Sunna (Tradition), Mahomet aurait dit : « Là où t’atteint l’heure de la prière, tu dois t’exécuter et cela est un masjid [mosquée] ». Cependant, les prières de rues ont pour but de forcer la main des pouvoirs publics en vue d’obtenir les autorisations.

Dans son dernier livre, Mohamed Sifaoui, chargé de cours à la Sorbonne, relate un événement qui s’est produit au ministère de l’Intérieur en 1999, au moment où Jean-Pierre Chevènement, alors titulaire de ce portefeuille, négociait avec divers partenaires musulmans l’organisation d’un islam de France. Lors d’une pause, plusieurs membres de l’Union des Organisations islamiques de France, satellite des Frères musulmans, se sont déchaussés dans un couloir pour accomplir une prière d’une dizaine de minutes, sous le regard ébahi d’un conseiller qui tenta de les en dissuader au nom de l’entrave à la laïcité. « Le malaise est palpable mais personne ne dit rien et la réunion reprend », note Sifaoui (Taqiyya, éd. de l’Observatoire, 2019, p. 326-327).

En outre, la mosquée n’est pas neutre sur le plan politique. « Il ne faut pas être dupe. Chaque fois qu’une mosquée est construite, l’Etat qui la finance a un droit de regard sur celui qui prêche et sur ce qu’il dit aux croyants », observe Alain Cabras, maître de conférences à SciencesPo Aix-en-Provence (Valeurs actuelles, 15 mai 2014). Quant aux rapports des catholiques avec le Saint-Siège, quelle qu’en soit la forme, y compris une aide matérielle, ils n’impliquent aucun choix idéologique.

Les minarets, l’appel à la prière et à la guerre

Depuis quelques années, en Occident, les revendications portent sur l’appel public à la prière (adhan), fonction réservée au muezzin (« celui qui appelle »). Pour en justifier l’usage, arguant du principe d’égalité de traitement des religions, les musulmans font valoir l’autorisation donnée aux catholiques de sonner les cloches. Cependant, contrairement à celles-ci, le muezzin délivre un message doctrinal explicite qui s’impose à tous, musulmans ou non.

  • Allah est le plus grand. Je témoigne qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah. Je témoigne que Mahomet est l’envoyé d’Allah. Hâtez-vous à la plénitude, Allah est le plus grand.

En principe, l’appel se fait du haut du minaret (de l’arabe manâra = phare), tour qui peut prendre diverses formes architecturales selon les cultures et les pays. Certaines mosquées ont jusqu’à quatre minarets, parfois très élevés. La sonorité de l’appel, amplifiée dans les quartiers ou villages disposant de plusieurs mosquées, lui confère le rôle d’une occupation symbolique et peut constituer un trouble à l’ordre public ; elle peut aussi gêner la prière et la célébration de la messe dans les paroisses ou monastères lorsqu’une mosquée se trouve dans leur voisinage ou encore lorsque le sermon du vendredi, qui peut durer une heure, couvre les offices religieux chrétiens.

« Historiquement, l’expression [« Allah akbar » = Allah est le plus grand] est aussi devenue un slogan de guerre », rappelle l’islamologue Pierre Lory. Elle l’était déjà du temps de Mahomet, qui l’aurait utilisée lors de la bataille – victorieuse – de Badr, en 624, menée contre ses compatriotes de La Mecque qui l’avaient contraint à l’exil vers Médine. Or, l’imitation stricte de Mahomet – « y compris dans sa dimension de chef de guerre, auteur d’expéditions militaires, de prise d’otages ou d’exécution de prisonniers » – est aujourd’hui le point commun aux courants de l’islamisme radical. P. Lory s’interroge sur les motifs qui poussent les djihadistes à scander cette formule, lorsqu’elle accompagne leurs actes de violence : « S’agit-il de bénir leur acte, de lui donner un sens ou de conjurer le danger ? » (La Croix, 23 décembre 2014).

POUR CONCLURE

Les exemples retenus ici montrent qu’en islam le culte religieux est inséparable d’une dimension idéologique.

Sami Kab, écrivain palestinien, musulman de naissance, ayant opté pour l’agnosticisme et fréquentant les chrétiens de Terre Sainte, a tiré de son expérience les enseignements suivants tirés de sa comparaison entre la culture de la mosquée et celle de  l’église.

« La mosquée enseigne aux musulmans la rancœur et la haine de l’autre, incite au meurtre, à l’autoritarisme, à la marginalisation du non-musulman, à la glorification du néant au détriment de la vie. Tel enseignement ne conduit qu’à la misère de l’homme et à l’empoisonnement de son existence […]. La mosquée interdit à l’homme de réfléchir, car c’est un acte de mécréance, d’athéisme et d’insulte à l’encontre d’Allah. Elle l’oblige à admettre et à croire qu’Allah, l’omniscient, a déjà révélé toutes les sciences du monde dansle Coran […]. La mosquée prêche la résignation, la soumission totale, la servitude et la privation de la personnalité humaine de tout ce qu’elle incarne comme valeur d’indépendance et de liberté. Elle transforme la société en un troupeau qui exécute aveuglement les ordres du wali (juge) […]. Elle n’accorde aucun espace au mouvement de la pensée humaine, puisque la sienne se constitue dans sa totalité de devoirs, d’impératifs, d’obligations et d’interdictions. Avec sa pensée figée, l’islam puise sa sacralité de son immobilisme et de son incapacité au changement, au développement, à la modernisation ainsi qu’aux exigences de la vie. L’islam sanctifie son dieu au détriment de l’homme, alors que le christianisme sanctifie l’homme comme créature de son dieu. Autrement dit, le dieu chrétien existe pour l’homme, alors qu’en islam, l’homme existe pour son dieu. Le christianisme incarne la religion de la vie, tandis que l’islam celle de la mort et du néant » (« La culture désastreuse de la mosquée », dans Maurice Saliba, L’islam mis à nu par les siens, éd. Riposte laïque, 2019, p. 166-168).

La tyrannie du zéro défaut appliqué à la vie sociale gérée comme un processus de production

Dans l’entreprise, le zéro défaut est fréquemment considéré comme l’objectif ultime de qualité : que toute production (industrielle, administrative, décisionnelle…) soit conforme aux spécifications en vigueur.

Pour les processus caractérisés par des productions en grand nombre, il n’est pas rare de focaliser l’analyse sur des nombres unitaires en réalité très faibles, parfois ramenés alors aux « parties par million (ppm) », pour continuer de fournir des nombres assez significatifs pour des études individualisées.

Cette pratique a contaminé la vie publique. Le zéro défaut a été repris par le pouvoir politique comme un objectif dans de très nombreux domaines de la vie sociale, amenant la somme de cas individuels et leur traitement à préempter le bien commun par le biais de contraintes et d’interdictions incessamment renouvelées, au détriment de la liberté.

Un exemple en avait déjà été donné avec l’abaissement de la vitesse sur le réseau routier à 80 km/h, ou l’acmé des droits dans leurs bottes….

La tyrannie des nombres bien sûr la plus représentative est fournie par la gestion des annonces en mode salomonesque des admissions quotidiennes en hôpital, des patients sous réanimation et des décès, tous liés au COVID-19. Encore actuellement, avec au 25 mai 2020 358 nouveaux cas de COVID-19 confirmés (pour une population de 65 millions d’habitants sans compter les clandestins) et 73 décès (à comparer avec les 1700 décès quotidiens habituels en France), un quart du territoire est coloré en rouge, et les contraintes sur l’ensemble de la France sont encore très nombreuses.

Ces nombres relatifs à une crise sanitaire ont abouti à des violations des libertés publiques et individuelles comme jamais mises en place jusqu’à présent en France, hormis les cas de (vraie) guerre et d’occupation par des armées ennemies. C’est le privilège du fameux quoi qu’il en coûte asséné par M.Macron au début de la crise ! Y compris aux libertés.

A bien y réfléchir, le quoi qu’il en coûte est encore à la manœuvre dans d’autres domaines également  monitorés maintenant au mort près. Deux exemples : d’abord celui des meurtres ou assassinats de femmes par leur conjoint. Nous avons assisté à une répétition régulière d’avertissements pendant la période du confinement, comme quoi ces meurtres allaient en quelque sorte se multiplier.

En réalité et heureusement, rien de tout ça comme le constate Mme Schiappa :

On aura reconnu la présentation caractéristique d’une démarche de qualité productive, avec même la précision du chiffre après la virgule (correspondant à environ 85 morts par an). Insupportables individuellement. Mais cela nécessite-t-il d’affubler toute femme en couple d’un statut de victime potentielle et tout homme de celui d’assassin potentiel ?

Le deuxième domaine est celui des maltraitances à enfant. Insupportables également bien sûr. Un enfant meurt ainsi tous les quatre jours sous les coups de ses parents (même ordre de grandeur que les femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en période de confinement). Et là aussi, on ramène le phénomène à l’unité (un enfant tous les quatre jours), au cas individuel, pour évidemment générer de l’émotion.

Et ainsi, quelles limites à l’action ? Ou peut-être quel objectif de pureté sociale ? Ce 27 mai 2020, dans Le Figaro, M.Taquet (qui soutient sans barguigner l’extension de la PMA) annonce qu’il va lancer des états généraux de la lutte contre les violences faites aux enfants. Mais on croyait que tout avait été réglé avec l’interdiction des violences éducatives ordinaires à l’été 2019 !!! Vers quelles nouvelles mesures globales et encore inadaptées allons-nous ? Où va-t-on mettre le curseur, pour parler comme un parlementaire, pour essayer d’être (un peu plus) efficace dans la prévention sans pour autant pointer du doigt la famille souvent présentée comme l’antre de la maltraitance ? Après tout, M.Taquet observe : « J’étais très inquiet au début du confinement car on sait que 80 % des violences faites aux enfants ont lieu dans le cercle familial ». On pourrait peut-être interdire la famille à titre préventif, à l’exception bien sûr du foyer homoparental puisque l’enfant, souvent, y va même plutôt mieux, selon la rhétorique fréquente de M. le député Touraine.

Un philosophe américain, Matthew Crawford, était interrogé dans le Figaro du 27 mai et y dénonçait le danger pour nos démocraties du précautionnisme :

« J’appelle « précautionnisme » une tendance qui monte en puissance depuis des dizaines d’années et connaît un moment de triomphe aujourd’hui à cause du virus. C’est une détermination à éliminer tout risque de la vie, et c’est une sensibilité nettement bourgeoise. On peut la voir à l’œuvre dans la manière d’éduquer les enfants, par exemple. Au niveau émotionnel, il semble qu’il existe une sorte de paradoxe qui fait que plus on est en sécurité, plus le risque qui demeure nous paraît intolérable. Pour la voracité des bureaucrates, ceci présente une opportunité. Nous nous concentrons étroitement sur n’importe quel risque désigné comme choisi par les experts pour être celui du moment. Il semble qu’il existe une symbiose entre la morale précautionniste et l’autorité de l’expertise. Et qu’aucune des deux n’admette de limite à l’extension de leur emprise… Le précautionnisme est devenu un moyen d’intimidation ­morale ».

Cette vue productiviste de la société, cette valorisation du cas individuel, du zéro défaut comme objectif social par le pouvoir politique, au détriment de l’équilibre du bien commun, sont sans doute une explication partielle en écho à la remarque de l’avocat et ami de M.Macron, M.Sureau :

« Nous méditerons encore longtemps sur la facilité avec laquelle un pays entier s’est laissé assigner à résidence sur la base d’une crainte, et sans débat d’aucune sorte… ».

Le Sénat rejette de justesse l’allongement des délais d’avortement

Il s’agissait d’un allongement “temporaire” au nom de la pandémie. Tout est bon au nom de la pandémie…

Dans le cadre du projet de loi portant sur les « dispositions urgentes face à l’épidémie de Covid-19 », la socialiste Laurence Rossignol avait déposé un amendement pour allonger temporairement les délais des IVG de 12 à 14 semaines. Cette proposition a finalement été rejetée, de justesse, à 13 voix près par le Sénat, jeudi 28 mai au soir, rapporte notamment franceinfo. 156 sénateurs ont voté contre, quand 143 ont voté pour.

Le groupe LREM s’est majoritairement abstenu, alors que le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fresneau avait exprimé un avis défavorable.

Le rapporteur LR de la commission des Lois Muriel Jourda a expliqué :

« Nous savons pertinemment que si nous prenons cette décision, nous ne pourrons jamais revenir en arrière »,« cette décision doit se prendre, si elle se prend, dans le cadre d’un débat démocratique digne de ce nom ».

Menace sur le repos dominical au nom de la pandémie

Anne Rodier écrit dans Le Monde :

Le repos hebdomadaire est donné le dimanche, « dans l’intérêt des salariés », indique le code du travail. Mais le Covid­19 a fait sauter ce verrou au nom de la santé, pour faciliter le suivi de la circulation du virus et le traçage des salariés malades et des « cas contacts », dit « contact tracing ». Durant le confinement, l’ordonnance du 25 mars avait énoncé la possibilité pour certains secteurs d’activité de déroger au repos dominical du salarié et d’attribuer le repos hebdomadaire par roulement, afin d’assurer la sécurité de la nation et la continuité de la vie économique.

Le décret du 15 mai ouvre une nouvelle dimension en l’autorisant au nom du suivi du virus, non pour le personnel de santé, mais pour les entreprises et les prestataires de services qui participent à la mise en place du système d’information sur les données des personnes malades : l’identification, l’orientation et l’accompagnement des personnes infectées ou présentant un risque d’infection et enregistrées sur le téléservice Contact Covid. […]

Ce qui tient du bon sens pour assurer la surveillance permanente destinée à éradiquer la pandémie donne au passage un nouveau coup de griffe au repos dominical. Le nombre de collaborateurs de la CNAM potentiellement concernés s’élève à 6 500, auxquels s’ajoutent ceux des ARS, non communiqués par le ministère. Ces salariés du dimanche viennent rejoindre ceux qui sont concernés par la dérogation permanente du repos dominical – commerces alimentaires, transports, pompiers, fleuristes, etc. –, la liste est longue. Et ceux qui ont été autorisés à travailler le dimanche par accord d’entreprise pour faciliter la reprise progressive de l’activité des entreprises depuis le 11 mai.

Avant le Covid­19, selon la dernière enquête Insee, en 2018, un salarié sur cinq travaillait au moins un dimanche dans le mois. La pandémie vient provisoirement de priver de nouveaux salariés de leur repos dominical. « Les dispositions sont mises en place sur une durée de trois mois, mais pourront être amenées à évoluer au regard du contexte épidémique », prévient la CNAM. L’ordonnance autorise cette pratique dérogatoire jusqu’au 31 décembre 2020.

Tarascon : le candidat RN affirme avoir proposé une fusion à Valérie Laupies, qui l’a refusée [Add]

Nous avons évoqué ici et , le cas de Tarascon, où une fusion de deux listes issues de la droite nationale offrirait des chances sérieuses de victoire face au maire sortant prétendument « divers-droite », en réalité allié localement à la gauche. 

Refusant la fusion, Valérie Laupies a souhaité que le RN retire sa liste. Par conséquent, ce dernier se maintient :

Le 25 mai, Valérie Laupies expliquait pourquoi elle ne pouvait pas se rassembler avec le RN :

Addendum 12h :

Communiqué de Valérie Laupies suite à l’entrevue avec le candidat RN :

Ce jeudi 28 mai, M. Remise, tête de liste RN aux élections municipales à Tarascon a enfin, sous la pression de colistiers et d’électeurs, concédé à me rencontrer. Lors de ce rendez-vous que M. Remise a souhaité dans la rue, j’ai pu lui proposer le retrait de sa liste. Nous avons alors tout juste évoqué la fusion de nos listes puisque M. Remise semblait acquiescer ma proposition. Il m’a assuré qu’il me rappellerait le soir même pour me donner confirmation après avoir consulté l’ensemble de ses colistiers.

Or, non seulement M. Remise ne m’a pas rappelée mais il a fait un communiqué vidéo sur sa page Facebook et son compte tweeter visant à me faire passer pour la candidate refusant l’union.

La vérité est bien différente.

Dès le lendemain du 1er tour, j’ai pris les devants auprès des instances locales du RN pour qu’une telle rencontre ait lieu. En vain.

Comme avaient été vains mes appels à l’union lancés à l’été 2019 auprès des plus hautes instances du RN et en direction de ses responsables locaux. Fin août 2019 , le responsable départemental du RN, M. Jacobelli, avait promis de me rappeler rapidement. J’attends toujours cet appel. Sa réponse a été le parachutage à Tarascon de M. Remise, Bordelais élu en Aveyron.

Sans cette opération de parachutage politicien, Tarascon serait une ville libérée depuis le 15 mars dernier.

Avec près de 36% des voix au premier tour, je réalise un score meilleur que celui de toutes les listes soutenues par le RN dans les Bouches du Rhône et ce malgré la présence de la liste parasite de M. Remise. J’ai ainsi prouvé que l’enracinement, une équipe solide et compétente avec un programme étayé, rassemblent plus que toutes les combinaisons de la mauvaise cuisine politicienne.

Avec mes amis, nous irons donc au second tour dans le même état d’esprit que celui qui a guidé notre campagne : au service du bon sens et du bien commun.

Je suis certaine que les Tarasconnais, notamment abstentionnistes ou égarés dans le vote Remise au premier tour, reconnaîtront que nous sommes la seule chance pour libérer Tarascon.

J’ajoute que dans la perspective d’un retrait de la liste du RN, j’ai affirmé à M. Remise que je soutiendrais la liste sénatoriale de ce parti en septembre prochain. A l’instar des autres formations politiques, les instances locales du RN semblent avoir oublié que pour gouverner, il faut prévoir….

D’après nos informations, Valérie Laupies a effectivement tenté de joindre JG Remise depuis le 16 mars, ainsi que le Secrétaire Départemental RN Jacobelli (premier contact en août 2019…). Il faut également savoir que JG Remise était pressenti pour la ville de Bagnols sur Cèze (30) et qu’il a finalement été à Tarascon alors qu’il y avait déjà Valérie Laupies et qu’il n’y a par conséquent pas eu de liste à Bagnols, alors qu’il y a un fort potentiel électoral. Mettre un candidat contre Valérie Laupies à Tarascon comme contre Jacques Bompard à Orange semblait être prioritaire.

De son côté Valérie Laupies a reçu les soutiens de Robert Ménard, Jacques et Marie Claude Bompard, Marie-France Lorho, Jean-Marie Le Pen, Jacques Clostermann, Bruno North.

Pr. Froguel : “Je ne suis pas pro-Raoult mais l’étude publiée par The Lancet, c’est une merde”

Et un nouveau sou dans la machine… avec le Professeur Froguel, médecin et chercheur français en endocrinologie, biologie moléculaire et génétique, actuellement professeur à l’Imperial College de Londres et à l’Université Lille 2 dans le domaine de la médecine de précision, du métabolisme et de la génomique, qui s’indigne du crédit accordé à l’étude publiée par la revue scientifique anglaise The Lancet concernant la possible dangerosité de l’hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19 :

J’ai d’abord beaucoup hésité à réagir parce que je ne veux pas qu’on dise que je suis pro-Raoult. On ne peut rien dire : on est forcément soit pro, soit anti. Mais l’article de The Lancet pose de gros problèmesLes données sont trop bizarres, pas fiables. On ne sait même exactement d’où elles viennent comment ils se les sont procurées. Du coup, les conclusions ne peuvent pas être fiables. The Guardian a bien vu tous ces problèmes. Ce papier est une merde en grande partie fabriquée par une firme inconnue qui voulait se faire de la pub. 

Lancet, c’est le tabloïd de la presse médicale. Ils font le buzz avec des données fake. La science, ce n’est pas ça ! Et la presse française a repris sans réfléchir cet article. Nous n’avons plus de journalistes scientifiques. 

Pourtant le gouvernement français a immédiatement réagi en arrêtant tous les essais liés à la chloroquine ? 

C’est un peu du masochisme. Ils ont réglé leurs comptes avec Raoult mais ils l’ont fait sans se rendre compte qu’ils utilisaient pour cela The Lancet, qui a quelque part ridiculisé la science française avec cet article. C’est un réglement de comptes politique pour arrêter la prescription désorganisée de choloroquine. […] Pour tuer la chloroquine, on s’appuie sur un article qui n’est pas scientifique. Je ne sais pas si la choloroquine est efficace, je ne me prononce pas là-dessus. Je pense même qu’on ne le saura jamais de manière scientifique, puisqu’il n’y a plus assez de malades. J’observe aussi que les grandes études Recovery / Discovery n’ont pas retrouvé ces effets négatifs du médicament. Aucun médicament n’a prouvé son efficacité face au Covid-19.

Pourquoi cette polémique vous met-elle en colère ?

La recherche c’est du temps long, c’est de la réflexion, de la méthode. Les politiques ont besoin de choses simples mais les scientifiques c’est autre chose, la science c’est autre chose. Dans cette crise, je trouve qu’on est en train de suicider la recherche médicale. Nous, les scientifiques, on pleure tous les jours en ce moment. Les gens qui sont à la tête de recherches sérieuses sont tristes d’observer tout ça. C’est un déversoir à conneries en ce moment le Covid-19. Le milieu hospitalier-universaitaire ne ressort pas grandi de cette crise.

Chez LREM, même les morts peuvent voter

Selon Le Point, le vote concernant le projet de loi Avia, le 13 mai, comprend la voix du député LREM Jean-François Cesarini.

L’homme en question est mort six semaines avant que le vote n’ait lieu, soit le 29 mars.

Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 6

JÉSUS DONNE SA VIE POUR NOUS SAUVER

INVOCATION A L’ESPRIT SAINT 

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ».  (P. François Libermann)

 

Introduction à la Parole de Dieu

L’évangéliste saint Jean exprime souvent les réalités invisibles à travers des gestes et des signes visibles. C’est ce qu’il fait dans le récit de la Passion. Les gestes et les paroles ont le sens ordinaire, mais ouvrent vers un sens spirituel plus profond. C’est vrai pour le geste de confier Jean à sa mère et sa mère à Jean. C’est vrai quand Jésus remet l’esprit (où l’on peut lire l’Esprit). C’est vrai du coup de lance qui a percé le côté de Jésus et fait sortir du sang et de l’eau, qui font allusion au baptême.

 

LA PAROLE DE DIEU selon saint Jean (Jn I9, 23-34)

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; […] Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.

Or, près de la Croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »

Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé, pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

[Comme c’était le grand jour de la Pâque…] les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

 

MÉDITATION

 La mort de Jésus sur la Croix est la rencontre du mal qui règne dans le monde et de l’amour du Christ. Amour de l’homme et de Dieu. « Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout ». Jean 13, 1

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ces amis. Jean 15, 13 « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Jean 17, 24

Au moment de mourir, Jésus donne Jean à sa mère et sa mère à Jean. Le disciple bien aimé nous représente et il représente l’Église.

Pour que tout soit accompli, Jésus nous donne son Esprit. De son Cœur ouvert, il nous donne le sang du sacrifice et l’eau du baptême : « C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un. » 1 Jean 5, 6-8

 

SILENCE de communion avec Dieu

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.

 

PRIÈRE A MARIE

 Debout, la Mère douloureuse près de la Croix était en larmes devant son Fils en croix. Dans son âme qui gémissait, toute brisée de douleur, le glaive était enfoncé. Qu’elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie, la Mère du Fils unique ! Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté ! Quel est celui qui sans pleurer pourrait voir la Mère du Christ dans un supplice pareil ? Qui pourrait sans souffrir comme elle contempler la Mère du Christ souffrant avec son Fils ? Pour les péchés de tout son peuple, elle le vit torturé, subissant les coups de fouet. Elle vit son enfant très cher mourir dans la désolation alors qu’il rendait l’esprit. Daigne, ô Mère, source d’amour, me faire éprouver tes souffrances pour que je pleure avec toi. Fais qu’en mon cœur brûle un grand feu pour mieux aimer le Christ mon Dieu et que je puisse lui plaire. […] Vierge bénie entre les vierges, pour moi ne sois pas sévère et fais que je souffre avec toi. Que je porte la mort du Christ, qu’à sa Passion je sois uni, que je médite ses plaies ! Que de ses plaies je sois blessé, que je m’enivre de la Croix et du sang de ton Enfant ! Pour ne pas brûler dans les flammes, prends ma défense, Vierge Marie, au grand jour du jugement. Christ, quand je partirai d’ici, fais que j’obtienne par ta Mère la palme de la victoire. Au moment où mon corps mourra, fais qu’à mon âme soit donnée la gloire du Paradis. Amen. (Stabat mater, Jacopone de Todi (1228-1306))

 

Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père

Gloire au Père

 

Le député LR Claude Goasguen est mort. RIP

Le député LR du XVIe arrondissement de Paris Claude Goasguen est décédé jeudi. Élu au conseil de Paris depuis 1983, maire du XVIe arrondissement de 2008 à 2017, cette figure de la droite parlementaire se trouvait sous surveillance médicale depuis le mois de mars.

Il avait voté contre la loi de bioéthique. Manifestant avec La Manif Pour Tous, il avait signé la charte du mouvement en 2014.

Il était un des rares députés à avoir dit et démontré que Hollande et son gouvernement soutenaient al-Qaida en 2015. Il avait signé un manifeste pour l’arrêt de l’immigration. Il a soutenu les chrétiens d’Orient.

Il défendait activement la place des crèches dans les mairies : voir ici et .

Le collège Chavagnes ouvre une classe de double Bac franco-anglais

“Chavagnes International College” ( www.chavagnes.org ), centre de préparation aux examens de Cambridge, situé en Vendée, est un établissement à l’identité fièrement catholique et britannique.

La direction annonce l’ouverture d’une classe de double diplôme franco-anglais. Ferdi McDermott, directeur de l’établissement, explique :

depuis des années nous faisons cela un peu au cas pas cas, mais maintenant avec le nouveau baccalauréat, cela nous ouvre de nouvelles possibilités, donc le lancement officiel d’une section bilingue pour préparer les diplômes des deux systèmes.

Si vous aimez les langues, la littérature, la philosophie, les idées, l’économie et la politique … si vous aimez communiquer, débattre, raisonner, poser des questions et trouver les bonnes réponses … si vous cherchez la camaraderie de jeunes qui partagent les vraies valeurs et qui voudront se mettre au service des autres … si vous êtes un futur meneur d’hommes … si vous êtes prêt à vous investir intellectuellement, physiquement, spirituellement, pour réussir … venez nous rejoindre.

LR prêt à s’allier à LREM contre l’extrême-gauche à Lyon. Alors pourquoi pas avec le RN face à la gauche ailleurs ?

A Lyon, les écologistes arrivent en tête du premier tour des élections municipales. Grégory Doucet (EELV) remporte 28,46 % des voix et devance les candidats des Républicains et de La République en marche.


Le maire de Lyon LREM Gérard Collomb et le président LR de la Région Laurent Wauquiez se sont rencontrés mercredi en vue de sceller un accord pour faire barrage aux écologistes. Ce « front républicain » est destiné à faire barrage aux écologistes alliés à l’extrême gauche à la mairie et à la Métropole de Lyon. Un accord et une fusion des listes LREM et LR permettrait d’assurer l’élection de Gérard Collomb à la tête de la Métropole de Lyon, en échange de l’installation du LR Etienne Blanc à la mairie de Lyon, avec, à la tête des deux assemblées, des exécutifs panachés entre les deux équipes.

Avec Grenoble et Lyon aux mains des écolos, Laurent Wauquiez sait qu’il peut perdre la région l’année prochaine.

Si LR est capable de s’allier avec un LREM, ancien PS, pour battre l’extrême-gauche pourquoi ne pourrait-il pas s’allier avec la droite pour battre la gauche ailleurs, à La Seyne-sur-Mer, Tarascon,  Carpentras

Si Stop Covid est une bonne chose, pourquoi pas Stop Salafiste ou Stop Fiché S ?

Ce que le terrorisme ne permet pas, la pandémie le réalise. L’application de flicage gouvernementale Stop Covid sera bientôt téléchargeable sur nos téléphones portables. Après l’Assemblée Nationale, c’est le Sénat qui a approuvé dans la nuit du 27 au 28 mai ce logiciel. Même la Cnil a autorisé le lancement du logiciel.

Cette application doit permettre à son utilisateur d’identifier s’il a croisé au cours de sa journée des malades potentiels du coronavirus, grâce à la fonction Bluetooth de son portable. Des “cas contacts” croisés à moins d’un mètre et pendant un quart d’heure, qui seront contactés par un médecin pour être testés et isolés pendant 14 jours. Si les tests sont positifs, l’utilisateur pourra à son tour se déclarer malade sur l’application et ainsi prévenir d’autres utilisateurs.

Ces données doivent permettre de faciliter le travail des brigades sanitaires, composées de salariées de l’Assurance maladie, et chargées de retrouver les malades dans chaque département.

L’application doit être retirée six mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire. Ou pas…

Moi je veux bien une application pour me prévenir si je vais croiser un fiché S au cours de ma journée…

Chronologie de la bataille du culte public

De l’AGRIF :

Lorsque le bien commun est en jeu, il faut savoir rendre à chacun ce qui lui est dû. La bataille pour le culte remportée le 18 mai 2020 devant le Conseil d’Etat est de ces belles œuvres communes qui ont vu agir associations, congrégations, instituts religieux et fidèles du bout du banc animés par l’amour de l’Eglise et de Dieu.

Mais la justice ne peut exister sans la vérité.

L’une de ces associations, Civitas s’est octroyée le mérite de cette victoire en parlant avec mépris des autres requérants qui lui auraient « emboîté le pas ». Pour ce faire, elle a publié une fausse chronologie de l’affaire, en mettant en cause « ceux qui en parlent le plus » qui « sont souvent ceux qui en font le moins ». Il est donc indispensable de rectifier pour la justice et la vérité.

Cette victoire n’est en aucun cas due à cette association. On peut même dire que si on l’avait laissée agir, la bataille aurait été perdue, ce qu’elle s’est bien gardée de dire. Une ordonnance particulière, datée du 18 mai et visant plus précisément les référés-libertés de Civitas contre le décret du 23 mars et celui du 11 mai rejette expressément ces demandes.

Chronologie

Le 1er mai 2020, cette association annonce avoir déposé un référé-liberté contre le décret du 23 mars 2020 interdisant le culte public dans les églises, soit 37 jours après le début de l’interdiction du culte. Au-delà du caractère tardif de ce recours, une telle action visant le confinement initial imposé au pays entier était vouée à l’échec au nom de l’ordre public sanitaire et la protection de la santé publique justifiant des restrictions au culte comme le confirmera le Conseil d’Etat dans son ordonnance du 18 mai 2020 : “La liberté du culte doit, cependant, être conciliée avec l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé”. Quoiqu’il en soit, ce décret ayant été abrogé le 11 mai, cette première requête sera déclarée sans objet par le Conseil d’Etat, chose que cette association ne précise pas.

Le 4 mai 2020, Civitas annonce un nouveau référé-liberté contre les annonces verbales du Premier ministre. Une telle requête était également vouée à l’échec ainsi que l’a confirmé le Conseil d’Etat dans sa grande ordonnance du 18 mai 2020, rappelant que ne peuvent pas être attaquées de simples annonces verbales – évolutives et ayant évolué – de mesures de police à venir.

Le 11 mai 2020, cette association dépose un troisième et dernier référé-liberté, contre le décret n° 545 du lundi 11 mai 2020 déconfinant la France mais maintenant le confinement du culte. Mais ce décret n° 545 sera abrogé le soir même par un décret n° 548 publié le 12 mai 2020 au matin, désormais le seul en vigueur et qui sera seul déclaré manifestement illégal le 18 mai 2020. Ce 3ème référé-liberté sera lui aussi déclaré sans objet.

Ainsi, les trois requêtes déposées par cette association qui revendique pourtant la victoire seront toutes déclarées sans objet par le Conseil d’Etat.

C’est dans ces conditions que, dès le 11 mai 2020, deux requêtes ont été déposées contre le décret n° 545 du 11 mai 2020 par l’AGRIF, Bernard Antony, Guillaume de Thieulloy, et Jeanne Smits d’un côté, et par la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Laguérie, l’Institut du Christ Roi et la Fraternité Saint Vincent Ferrier de l’autre.

Mais le 11 mai au soir, le décret n° 545 était purement et simplement abrogé et remplacé par le décret n° 548 publié le 12 mai au matin, désormais seul en vigueur et attaquable.

Or, seules quatre séries de requérants vont déposer le 12 mai 2020 de nouvelles requêtes en référé-liberté contre ce nouveau décret, seul applicable :

  • L’AGRIF, Bernard Antony, Guillaume de Thieulloy, et Jeanne Smits,
  • la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Laguérie, l’Institut du Christ Roi et la Fraternité Saint Vincent Ferrier,
  • la Fraternité sacerdotale Saint Pie X,
  • Bruno Gollnisch.

Ces requérants se tenaient prêts depuis l’annonce verbale du 28  avril.

Contrairement à ce que prétend l’association revendiquant la victoire et sa supériorité sur les autres requérants, l’audience du 15 mai n’a pas été fixée à la suite du dépôt de sa requête du 11 mai contre un décret qui était d’ores et déjà abrogé.

Le Conseil d’Etat a en effet attendu les premières requêtes du 12 mai contre le nouveau décret n° 548, désormais seul en vigueur. Ce sont ces requêtes du 12 mai 2020 contre le seul décret désormais applicable que le Conseil d’Etat attendait pour fixer une audience pour l’ensemble des requérants, y compris Civitas qui avait déposé sa requête 11 jours plus tôt.

A l’inverse, le Conseil d’Etat a alors invité les autres requérants à régulariser leurs requêtes afin qu’elles visent le bon décret.

Ainsi, loin d’avoir « emboîté le pas » à l’association revendiquant pour elle-même la victoire, ce sont les requérants du 12 mai qui ont en réalité déclenché la fixation de l’audience que cette association attendait depuis 11 jours sans comprendre pourquoi elle n’était pas encore fixée.

Rappelons également que les procédures devant le Conseil d’Etat sont entièrement gratuites pour ceux qui ne se font pas représenter par un avocat.

Cette victoire n’appartient pas à l’un ou l’autre des requérants et il n’est pas question d’exclure de cette victoire ceux qui ont agi, même maladroitement, mais animés par l’amour de l’Eglise et le sens de la foi. Cette victoire appartient à tous, y compris à ceux qui sont partis trop tôt. Mais l’enjeu est trop grand et trop universel pour laisser l’un ou l’autre s’approprier cette victoire qui constitue notre bien commun à tous.

La réouverture du Puy du Fou rend la gauche folle de rage

Et pour comprendre notamment pourquoi la gauche n’aime pas le Puy du Fou, voici le tweet d’Aurélie Filippetti, ancien ministre de la “culture” de François Hollande :

Interrogé dans Valeurs Actuelles sur ce sujet, Jean-Marie Le Méné répond :

« Pourquoi ces accusateurs publics ne supportent-ils pas une fondation qui a créé la plus grande consultation médicale d’Europe sur le handicap mental d’origine génétique, qui est le principal financeur de la recherche sur la trisomie 21 et qui alerte sur la tentation récurrente de l’eugénisme ? C’est curieux cette haine recuite à l’encontre ceux qui veulent qu’on prenne soin de toute vie humaine, fût-elle imparfaite aux yeux du monde, alors que la même exigence s’impose pour le règne animal et végétal ».

Ce don du Puy du Fou est allé à une Fondation qui assure aujourd’hui l’accueil de 500 nouveaux patients par an, souvent envoyés par des services de génétique qui s’occupaient autrefois des personnes trisomiques mais qui sont fermés les uns après les autres dans les hôpitaux publics. 

Ces ennemis de la liberté devraient essayer de créer un parc à thème de qualité rendant belle et attractive l’histoire de la gauche française… C’est une idée qui a circulé :

On imagine les spectacles réalistes de ce parc, avec des têtes au bout d’une pique, des enfants brûlant dans une chapelle, une mare de sang sous une guillotine et un musée sur une tannerie de peau humaine… Voilà qui donne envie !

Le Puy du Fou, c’est 2 300 employés, pas d’argent public et 2,3 millions de visiteurs… Un truc que la gauche est incapable de réaliser sans subventions.

Le président de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, dénonce cette gauche suicidaire :

« C’est scandaleux, c’est odieux d’entendre toute cette gauche bien-pensante critiquer le Puy du Fou depuis des bureaux parisiens. Ce parc est un fleuron du tourisme français, il fait rayonner notre pays et notre région à l’international, il fait fonctionner toute l’économie de notre territoire. Derrière ce projet, il y a un investissement personnel pour Philippe de Villiers et son fils, mais aussi pour l’ensemble des Vendéens et tous les bénévoles qui oeuvrent pour ce spectacle magnifique. Quand on n’a jamais visité le Puy du Fou, on n’a pas de commentaire à faire ».

Le deuxième miracle attribué à Charles de Foucauld s’est déroulé en 2016 à Saumur

Le Bienheureux Charles de Foucauld sera donc canonisé prochainement. Cette canonisation fait suite à la reconnaissance d’un deuxième miracle qui s’est déroulé en 2016 à Saumur et dont l’intercession lui a été attribué.

RCF a interrogé le Père Vincent Artarit, curé de la paroisse Charles de Foucauld à Saumur :

La ville de Béziers rend hommage au père Jerzy Popiełuszko

Voici le discours du maire Robert Ménard lors du dévoilement du buste de Jerzy Popieluszko :

Mesdames, Messieurs,

Il est des hommes où souffle l’esprit. Des hommes portés par des convictions, l’amour de leurs compatriotes, le courage, l’espérance. Des hommes qui interrogent les certitudes et les puissants. Des hommes porteurs de vérité et de liberté. Des hommes aux accents prophétiques. Des hommes habités par Dieu ! Nul doute que le père Popiełuszko faisait partie de ceux-là.

Né en 1947 dans une campagne reculée de la Pologne, cet homme frêle, de condition modeste, ne semblait pas être destiné à devenir le visage de la résistance de tout un peuple. Mais voilà, toute l’existence de cet aumônier du syndicat Solidarnosc, ami de Lech Waleza, est vouée au service des autres.

Ses mots, ses prières touchent, profondément, la classe ouvrière polonaise. Il est conscient qu’elle n’a pas seulement besoin de pain mais aussi, mais surtout, de liberté. Que ses aspirations sont tout aussi matérielles, culturelles… que spirituelles !

Il est un temps où sa hiérarchie au sein de l’Eglise souhaite l’éloigner de sa terre de mission auprès de la classe ouvrière. Trop francs, ses sermons tranchent quand la prudence est de mise si l’on veut vivre… ou plutôt survivre dans la Pologne communiste.

Son évêque veut même le voir quitter son pays pour Rome, le temps de se faire oublier. Ses homélies ne font alors que redoubler d’ardeur.

Dans ce qu’il appelle les « messes pour la Patrie », diffusées également à la radio, il ne cesse d’encourager le peuple polonais à se libérer et dénonce les mensonges du régime soviétique.

Les ouvriers se pressent pour l’entendre et recevoir la communion de ce prêtre, de cet homme qui partage leur sort. Le vernis du socialisme craque sous la pression des forces telluriques qui mêlent siècles de traditions et croyances enracinées.

La Pologne, écrasée, humiliée, dépecée est toujours vivante, malgré tout ! Du fond de ses forêts s’élève une incroyable envie d’exister, de résister, et les églises constituent une sorte de digue immense qui la protège du Mal. Les gens, les petites gens, en ont conscience.

Ce qui se passe alors est un phénomène que la Nomenklatura ne pouvait prévoir : Jerzy Popiełuszko incarne à lui tout seul le refus de voir la culture nationale disparaître au profit de ce socialisme à coups de trique et de son soi-disant « homme nouveau ».

Malgré la loi martiale, il déclare, il ose déclarer :

« La violence n’est pas une preuve de force, mais de la faiblesse. Celui qui n’a pas su s’imposer par le cœur ou par l’esprit cherche à gagner par la violence. »

Les représailles ne tardent pas. Après plusieurs tentatives ratées d’assassinat, il est enlevé par la police politique, torturé puis retrouvé mort le 19 octobre 1984.

Son enterrement est celui de la dictature communiste : plus de 500 000 polonais sont présents, comme une gifle au pouvoir rouge. Le régime n’en a plus que pour cinq petites années avant de s’écrouler… dans la honte.

Le père Popiełuszko a réussi sa mission, lui dont le mot d’ordre tenait en quelques mots : « Vaincre le mal par le bien ! »

C’est un honneur pour la Ville de Béziers que de lui rendre hommage.

Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 5

LE SALUT PAR LE COMBAT SPIRITUEL

INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ».  (P. François Libermann)

 

Introduction à la Parole de Dieu

Quand Marie et Joseph portent l’enfant Jésus au Temple pour l’offrir au Seigneur, le vieillard Syméon reconnaît, sous l’action de l’Esprit Saint, que le temps du Salut est arrivé. Mais il annonce aussi à Marie les souffrances qu’elle aura à subir à cause de son enfant : il sera signe de contradiction.

 

LA PAROLE DE DIEU selon saint Luc (Lc 2, 22-35)

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le Salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

 

MÉDITATION

Marie et Joseph vivent sous le regard du Seigneur, ils observent fidèlement la loi de Moïse. Ils portent leur bébé au Temple pour le consacrer au Seigneur. Là, ils rencontrent un homme religieux venu sous l’action de l’Esprit Saint. Il reconnaît le Messie dans le petit Jésus, ce qui étonne les parents. De même Anne, très religieuse elle aussi, loue Dieu à cause de Jésus. La vie religieuse permet à ces sages de s’élever au-dessus de la vie ordinaire et de voir les évènements dans la lumière du Seigneur grâce à l’Esprit Saint.

Syméon annonce à Marie que son enfant provoquera l’opposition et la chute de beaucoup. Elle-même aura le cœur transpercé de douleur. Ces peines et souffrances arrivent à tous ceux qui suivent Jésus. Sortir du monde, qui ignore ou méprise Dieu, pour entrer dans le Royaume de Dieu, ne se fait pas sans combat et nécessite la force et la lumière de l’Esprit Saint.

 

SILENCE de communion avec Dieu

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.

 

PRIÈRE A MARIE

« Aujourd’hui avec vous, Notre Dame des Douleurs, au pied de la Croix, j’ai senti plus profondément que jamais que là, et là seulement, vous êtes devenue notre Mère. Les mères d’ici-bas elles-mêmes accomplissent fidèlement les dernières volontés de leurs fils. Mais vous êtes devenue la Servante du Seigneur ; votre vie a été toute dédiée à la vie et à l’Être du Dieu fait homme. Et vous avez caché vos enfants dans votre Cœur et acheté une vie nouvelle pour chacun d’eux du sang de vos amères douleurs. Vous nous connaissez tous, avec nos plaies et nos défauts ; mais vous connaissez aussi l’éclat céleste dont l’Amour de votre Fils nous enveloppera là-haut. Aussi guidez-vous attentivement nos pas chancelants et ne trouvez-vous aucun prix trop élevé pour nous conduire au Ciel. Mais ceux que vous avez choisis comme compagnons pour entourer avec vous le Trône éternel doivent ici-bas se tenir au pied de la Croix, et du sang de leurs amères douleurs acheter la gloire céleste pour les âmes que le Fils de Dieu leur a confiées. Amen »

Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Édith Stein)

 

PRIÈRE A L’ESPRIT-SAINT

 

« Esprit Saint, Main de Dieu qui façonne. Est-ce Toi qui créas le miroir clair tout proche du trône du Très-Haut, pareil à une mer de cristal, où la Divinité se contemple avec amour ? Tu Te penches sur la plus belle œuvre de Ta création, reflet lumineux de Ton propre rayonnement et de tous les êtres, Pure Beauté unie à la figure aimable de la Vierge, Ton épouse immaculée, Esprit Saint, Créateur de l’univers. Es-tu le doux cantique d’amour et de crainte sacrée qui retentit près du trône de la Trinité, qui marie en Lui le son pur de tous les êtres ? Harmonie qui assemble les membres à la Tête et se répand plein d’allégresse, libre de toute entrave dans Ton jaillissement, Esprit Saint, Allégresse éternelle. Amen. » Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Édith Stein)

 

 

Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père…   Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit…

Affaire du cardinal Pell: des médias australiens devant la justice

Les principaux organes de presse australiens et des journalistes, accusés d’avoir violé le secret de l’instruction au sujet du procès du cardinal George Pell, seront jugés en novembre.

Des médias appartenant au groupe de Rupert Murdoch ainsi qu’à son concurrent Fairfax Media, désormais aux mains du groupe Nine, font partie des douze sociétés poursuivies pour outrage à la cour aux côtés de 18 journalistes réputés. Ces derniers encourent cinq ans d’emprisonnement alors que les organes de presse peuvent écoper d’amendes s’élevant jusqu’à 500.000 dollars australiens (300.000 euros).

Le président du tribunal avait émis en mai 2018 une ordonnance qui imposait aux médias de ne pas évoquer le procès du cardinal Pell afin d’éviter que les jurés du second procès ne soient influencés par les débats du premier. Des médias australiens avaient néanmoins publié des articles sibyllins. Ils avaient été accusés d’avoir enfreint l’ordonnance et d«outrage à la cour».

Cette obligation de silence avait été levée début 2019 quand le parquet avait renoncé à une série de poursuites engagées contre le cardinal, finalement acquitté en appel en avril.

Une audience préliminaire devrait se tenir le 23 juillet.

Les autres saint du jour

Outre Charles de Foucauld, le pape a autorisé la promulgation d’autres décrets de la Congrégation pour les causes des saints, parmi lesquels 2 miracles attribués aux Français :

  • César de Bus, fondateur des prêtres de la doctrine chrétienne et des ursulines de France au 16e siècle, ce qui ouvre la voie à sa canonisation
  • Pauline Jaricot, fondatrice de l’œuvre catholique de la Propagation de la foi au 19e siècle, ce qui permettra sa béatification.

Le fondateur des Chevaliers de Colomb, le P. Michael McGivney, né le 12 août 1852 à Waterbury (Connecticut) et mort le 14 août 1890 à New Haven (Connecticut). Prêtre catholique américain, il est le fondateur de l’organisation des Chevaliers de Colomb. Le 15 mars 2008, il fut déclaré vénérable par le pape Benoît XVI. Les Chevaliers de Colomb ont maintenant 1.7 million de familles membres et trente mille groupes.

Charles de Foucauld bientôt canonisé

Le Pape François a autorisé mardi la publication de huit décrets reconnaissant plusieurs miracles et martyres. Il a ainsi reconnu l’attribution à Charles de Foucauld, mort en 1916 à Tamanrasset, un deuxième miracle, ouvrant la voie à sa canonisation prochaine.

Le 29 juillet 1916, il écrivait à René Bazin :

[…] Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant. L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.

Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’ engage à subir avec calme son épreuve; ” l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération “, disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.

De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du medhi… […]

CEDH : Recul du principe d’autonomie pour les Eglises

Analyse d’une décision récente de la CEDH contre la Roumanie, par Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ, dans la Revue du droit des religions de ce mois (n° 9, Presses universitaires de Strasbourg, mai 2020) :

Les deux requérants, pasteurs protestants, ont été destitués par la hiérarchie de leurs Églises en raison de leurs comportements contraires à la doctrine. Malgré cette destitution, ils ont continué à exercer au moins une partie de leurs anciennes fonctions dans leurs paroisses d’origine. Or, la loi roumaine soumet l’exercice de telles fonctions religieuses à l’autorisation de leur Église ou institution religieuse de rattachement. MM. Tothpal et Szabo ont ainsi été condamnés par les juridictions roumaines pour exercice illégal de la profession de pasteur.

À la suite de cette condamnation, les deux pasteurs dissidents ont chacun adressé une requête à la CEDH en alléguant principalement une violation de leur liberté de religion garantie à l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. La Cour leur a donné raison et a condamné l’État roumain. Les jugements des tribunaux roumains puis de la CEDH mettent en cause les relations entre les ordres temporel et spirituel, d’une part, et entre le droit et les religions, d’autre part.

À partir d’une analyse de l’affaire, trois conclusions principales peuvent être tirées :

  • Le principe d’autonomie des Églises mis de côté

En cas de désaccord entre une personne et sa communauté religieuse, la CEDH met habituellement en balance les droits individuels de cette personne avec le principe d’« autonomie des organisations religieuses », en vertu duquel elles doivent être libres de fonctionner et de s’organiser selon leurs propres règles. Ce principe protège le caractère collectif et institutionnel de l’exercice de la religion.

L’ECLJ a été fortement impliqué dans les affaires Sindicatul Pastorul cel bun c. Roumanie (2013) et Fernández-Martínez c. Espagne (2014) (voir ici et ), qui ont permis de consolider ce principe dans la jurisprudence de la Cour. Cependant, dans l’arrêt Tothpal et Szabo c. Roumanie, la CEDH a cette fois privilégié une vision individualiste du droit à la liberté de religion. Elle s’est en effet focalisée sur la liberté des pasteurs requérants et n’a pas même mentionné le principe d’« autonomie des organisations religieuses ».

Bien que ce choix de la Cour soit surprenant et reste pour le moment isolé, l’ECLJ tient à rappeler que les Églises sont autonomes dans leur doctrine, leur organisation et leur gouvernement. La liberté de religion d’un ministre du culte dissident s’exerce habituellement par sa faculté de quitter librement l’Église et non par celle d’imposer sa conception individuelle contestataire[1].

  • Des positions de facto théologiques de la CEDH

Selon la jurisprudence de la Cour, le rôle de l’État est d’organiser avec neutralité et impartialité l’exercice des diverses religions, cultes et croyances[2]. Pour ce faire, l’État doit abandonner tout « pouvoir d’appréciation […] quant à la légitimité des croyances religieuses ou des modalités d’expression de celles-ci[3] ».

La CEDH a condamné l’État roumain pour avoir outrepassé ce rôle, estimant qu’il avait pris un positionnement religieux sur des actes et des querelles relevant de la sphère religieuse. Toutefois, la Cour s’applique-t-elle à elle-même ses propres principes de neutralité et d’impartialité religieuses dans cette affaire ?

L’article de la Revue du droit des religions démontre que non. La CEDH a en effet considéré qu’une désobéissance à la hiérarchie équivalait à une « scission » entre des « groupes opposés », indissociable de l’idéal de pluralisme. Elle a défendu – sciemment ou non – une ecclésiologie fondée sur la démocratisation du fonctionnement des Églises et sur le pluralisme. Cette position n’est pas neutre, et est refusée par la plupart des Églises.

  • Un comité outrepassant ses compétences

L’affaire Tothpal et Szabo c. Roumanie a été tranchée par un comité de trois juges, alors même qu’une telle formation de jugement est censée se contenter d’appliquer la jurisprudence existante, sans apporter d’interprétation nouvelle de la Convention européenne des droits de l’homme[4].

Or, ce comité de trois juges a en l’espèce outrepassé ses compétences statutaires, en se démarquant notablement de la jurisprudence bien établie de la CEDH. D’une part, le principe d’autonomie des Églises a été omis. D’autre part et surtout, par cette omission, le comité s’est estimé compétent pour appliquer à l’Église les idéaux de pluralisme et de démocratie, jusqu’à présent réservés aux sociétés civiles.

Les trois juges auteurs de cet arrêt figurent parmi les 22 juges identifiés dans le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH, 2009 – 2019 ».

Pour une argumentation plus développée sur l’affaire Tothpal et Szabo c. Roumanie, lire l’article entier dans la Revue du droit des religions.

___

[1] V. à ce sujet : J.-P. Schouppe, La dimension institutionnelle de la liberté de religion dans la jurisprudence européenne de la Cour européenne des droits de l’homme, Paris, Pedone, 2015, p. 225.

[2] Voir par exemple : CEDH, Gde ch., 1er juill. 2014, n° 43835/11, S.A.S. c. France, § 127.

[3] Ibid.

[4] Convention européenne des droits de l’homme, art. 28 § 1.

Le collège-lycée Notre-Dame d’Orveau

Cette période de confinement est très compliquée pour beaucoup d’acteurs du système éducatif mais il est peut-être encore plus difficile pour un établissement comme Notre Dame d’Orveau. En effet la problématique de l’internat les a placés dans la difficulté au moment même où se produisent généralement les demandes d’inscription. Celles-ci ont repris avec le déconfinement, mais la direction ressent néanmoins une baisse par rapport aux années antérieures.

Donald Trump : “J’ai une chance de briser l’État profond”

Entretien sous-titré réalisé par ABC3340 le 24 mai :

Ingérence de Twitter dans la campagne présidentielle américaine

Twitter a ajouté mardi une mention « vérifiez les faits » à deux tweets de Donald Trump qui mettait en garde contre les fraudes concernant les votes par correspondance.

« Le gouverneur de la Californie est en train d’envoyer des bulletins de vote à des millions de personnes. Tous ceux qui vivent dans l’Etat, peu importe qui ils sont ni comment ils sont arrivés là, vont en recevoir. Ensuite des professionnels vont leur dire, à ces gens qui sont nombreux à n’avoir même jamais pensé à voter avant, comment et pour qui voter. Ce sera une élection truquée »

Twitter a choisi pour son premier fact-check de Trump un tweet où ce dernier dit manifestement vrai.

La riposte du président américain n’a pas tardé :

Twitter s’immisce maintenant dans l’élection présidentielle de 2020. Ils disent que ma déclaration sur les bulletins de vote par correspondance, qui entraînera une fraude massives, est incorrecte, sur la base d’une vérification des faits par Fake News CNN et l’Amazon Washington Post …. .Twitter étouffe complètement la LIBERTE D’EXPRESSION, et en tant que président, je ne permettrai pas que cela se produise!

« Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur le processus de vote et ont été signalés pour fournir du contexte additionnel sur le vote par correspondance. Cette décision a été prise en accord avec l’approche que nous avons présentée plus tôt ce mois-ci », a justifié un porte-parole de la plateforme.

C’est la première fois que Twitter applique ses règles au président américain.

Le virus LGBT s’étend

En Allemagne, les « thérapies de conversion » dont le but est d’aider les jeunes à lutter contre des tendances contre-nature, seront interdites pour les mineurs dès l’été 2020. Ainsi en a décidé le Bundestag, le 7 mai. En France la même répression avance doucement, avec un rapport parlementaire destiné à se transformer un jour en loi. Mais la loi votée en Allemagne va plus loin encore, déclarant illégal tout conseil de parent ou de psychologue donné à des jeunes pour les détourner de l’homosexualité.

Le ministre allemand de la Santé, le démocrate-chrétien Jens Spahn (CDU), s’est aligné sur l’idéologie du genre :

« Le terme thérapie est trompeur. Là où il n’y a pas de maladie, il n’y a pas besoin de thérapie ».

Inciter un jeune à inverser une attirance pour une personne de même sexe sera bientôt passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison ou 30 000 euros d’amende. Même le conseil volontairement recherché par un jeune qui veut lutter contre de telles attirances est assimilé à un abus par celui qui le lui donne. Le parent, le psychologue, mais encore le prêtre ou le religieux qui essaierait d’éclairer la conscience de ce jeune tomberait dans l’illégalité, et ce au nom de la « protection de l’enfance » (sic).

Une victoire pour les lobbies homosexuels, qui porte atteinte non seulement au droit naturel et au droit des parents d’élever leurs enfants, mais aussi à la liberté de religion, puisque les prières dites de « délivrance », deviennent des « tentatives dangereuses » réprimées par la loi, lorsqu’il s’agit d’« inverser une attraction » envers une personne du même sexe.

“Pour vous ça ne change rien”, qu’ils disaient. Ben non : juste le visage bestial du totalitarisme qui s’invite au sein des familles. Si peu de chose.

Pourquoi la Révolution française a basculé dans la terreur ?

Lors de la célébration du bicentenaire de 1789 sous le deuxième mandat du président Mitterrand, on a vu le ton monter entre les historiens tenants d’une Révolution française “globalement positive” et les « empêcheurs de célébrer en rond », quelques historiens refusant le discours officiel sur la Révolution libératrice. Au premier rang de ceux-là, il y avait Pierre Chaunu, historien renommé en France et à l’étranger mort en 2009, membre de l’Institut et l’un des représentants les plus prestigieux de l’école historique française. Dans cet entretien, Chaunu montre comment la persécution antireligieuse à l’égard des catholiques a joué un rôle clé dans la Révolution étant la principale raison qui l’a fait basculer vers des formes d’intolérance et de terreur incompatibles avec les idéaux dont elle se réclamait. Il s’est passé un certain nombre d’années depuis cet entretien mais ces réflexions sur la Révolution ont gardé leur fraîcheur leur actualité.

Bernard Mitjavile : Quand on considère le massacre des Vendéens et la terreur, on peut se demander qu’est-ce qui a fait basculer dans l’intolérance une Révolution qui avait commencé avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et l’affirmation de la liberté de conscience ?

Pierre Chaunu : Reprenons les choses depuis le début. L’historien américain Timothy Tackett a éclairé le débat par son étude du problème religieux en commençant par les cahiers de doléances, cahiers qui représentent par rapport à l’opinion publique les éléments les plus activistes qui sont déjà gauchis. Prenez les principales demandes du tiers état : suppression de la dîme : 10% ; confiscation des biens de l’Eglise : 2% ; élection des évêques et des curés : 1 %. Autrement dit, toutes les mesures que va prendre la Constituante à l’encontre de l’Eglise ont été soutenues par une toute petite minorité qui dans tous les cas ne dépasse pas 10% des rédacteurs des cahiers. Or, ces rédacteurs, les gens qui ont tenus la plume étaient déjà proche du mouvement révolutionnaire ce qui ne correspondait pas à l’opinion de l’ensemble de la population.

En ce qui concerne l’Eglise, des études ont été faites montrant que les Français se divisaient en cinq catégories. D’abord, le parti des philosophes violemment opposé à l’Eglise représente 1 à 2% de la population, deuxièmement, les catholiques « éclairés » qui sont partisans de transformations profondes de l’Eglise, soit une évolution vers le déisme, soit des réformes soutenues par une grande partie du clergé représentent 15 à 20%. Puis il y a les jansénistes qui veulent des transformations mais dans un sens très particulier. Il y a des catholiques plus ou moins chaleureux, puis enfin une masse de dévots qui représentent à peu près 40% de la population.

Toutes les études quantitatives retrouvent ces chiffres. Donc nous avons une toute petite minorité activiste qui va s’emparer du pouvoir et se livrer à un ensemble d’agressions à l’encontre de l’Eglise. Une dérive va se faire à l’encontre de l’Eglise et aboutir à une monstruosité qui a gâché et cassé durablement l’histoire de France.

Deuxième coup de pouce après les cahiers : la nuit du 4 août. Il faut savoir qu’il y avait au maximum un cahier sur dix pour demander la suppression de la dîme d’où l’Eglise tirait 60 à 65% de ses revenus. Contrairement à ce que l’on pense, l’Eglise de France n’était pas riche. La France était un pays profondément catholique et les processions religieuses à Paris étaient très largement suivies en 1790.

On peut se demander pourquoi la Révolution s’est cassée et radicalisée, divisant le pays alors que jusqu’à la fête de la Fédération avec le Roi et un climat d’union de la nation, elle était populaire. Il est clair que le Royaume de France avait grand besoin de se réformer mais cette réforme n’avait pas à diviser durablement le pays sur la question religieuse. Pourquoi ce qui correspondait à une demande assez générale de changement s’est transformé en un mouvement suscitant l’hostilité de fractions de plus en plus large de la population jusqu’à la venue de Napoléon qui a eu au moins un mérite, résoudre les tensions religieuses par le Concordat ? La réponse est simple : la Révolution s’est cassée sur la question religieuse et pas sur autre chose car, sur le reste, il y avait un consensus sur le besoin de réformes, par exemple sur l’abolition des droits seigneuriaux.

Regardez comment se passe la nuit du 4 août. C’est un député de la noblesse qui a demandé la suppression de la dîme : un évêque avait demandé la suppression du droit de chasse qui était quelque chose de minime et de symbolique. A ce moment, le duc de Châtelet répond « Ah bon ? Puisque c’est comme cela, l’évêque, on pourrait aussi supprimer la dîme. » Dans cette nuit, on supprime la dîme un peu sur un coup de tête. En Angleterre la dîme, n’a pas été supprimée avant le 20e siècle ce qui n’a pas empêché le développement de la démocratie. Après tout, la dîme et les biens de l’Eglise, c’était tout simplement le budget social de la nation, notre sécurité sociale. Bien sûr, elle était mal répartie et il y avait une réclamation pour qu’elle soit mieux répartie. Mais le 11 août, la dîme est non seulement supprimée mais déclarée non rachetable, c’est-à-dire que, soudain, l’Eglise de France perd 60% de ses revenus. A partir de ce moment, la machine infernale est enclenchée.

Comment cela nous amène-t-il à la Constitution Civile du Clergé ?

J’y viens. Il faut d’abord considérer que les états généraux avaient été réunis pour une question de dette écrasante résultant en partie de l’aide apportée à la guerre d’Indépendance américaine. Que faire de cette dette ? Où trouver l’argent ? Comme les nobles défendaient leurs biens avec vigueur, on s’est rabattu sur le clergé. Les autres se sont dits : « On leur a enlevé 60% de leurs biens et ils n’ont même pas bronché. Ils ont même refusé ce que l’on avait demandé à tout le monde, c’est-à-dire que les droits supprimés soient rachetables ». Or il y avait des droits seigneuriaux beaucoup plus suspects que la dîme comme le champart. La dîme est selon la Bible de fondation divine, elle a été instituée par Moïse, dans l’Exode avec le Sabbat. Tous les pays chrétiens l’ont connu alors qu’avec le champart, les gerbes qui sont prélevées par la noblesse sous prétexte que les nobles en ont été jadis propriétaires, ce qui n’est pas établi, on est vraiment en présence d’un droit abusif, très impopulaire.

Dès septembre 1789 donc, on dit que les biens de l’Eglise sont les biens de la nation. Or comment ont été constitués les biens de l’Eglise ? Ce sont essentiellement des legs, des donations pour des églises ou des hôpitaux. Une donation doit obéir aux vœux du donateur. Si la nation obéit aux vœux des donateurs, elle ne gagnera rien à posséder les biens de l’Eglise puisqu’elle devra continuer à les utiliser selon la volonté du donateur. Certains orateurs vont donc dire dès le mois de septembre « Certes, on sera obligé de procéder à des modifications. Certains donateurs ont donné leur biens pour un hôpital ou les pauvres mais de toute façon, avec notre politique, il n’y aura plus de pauvres, donc on n’aura plus besoin de ces biens pour les pauvres et on va pouvoir les utiliser pour renflouer les finances ».

Le 2 novembre 1789 on va voir un vote extraordinaire, à la demande d’un évêque, Talleyrand : les biens de l’Eglise sont mis à la disposition de la nation. Je pense que les votants avaient besoin d’argent et ont agi lâchement se tournant vers ce qu’il a avait de plus faible, de plus commode à saisir. De plus certains révolutionnaires avaient une intention profonde qui était de détruire l’ordre du clergé. Lorsque vous voulez détruire une société d’ordre, il faut d’abord détruire l’ordre le plus évident, c’est-à-dire le clergé. Ceux qui pensaient comme ça avaient déjà une influence importante sur la Constituante. Cette minorité a manipulé la Constituante et les autres ont suivi parce que c’était la solution de facilité. Ils pensaient : « on verra après » et ils voyaient l’Etat prendre à sa charge le clergé et même augmenter la congrue, le salaire des 200.000 petits curés. On a dit à ces curés : « Rassurez-vous, on va vous augmenter » sans tenir compte qu’en cela on affectait l’Eglise catholique dans une de ses structures fondamentales : le système bénéficial.

Pourriez-vous préciser ce qu’est le système bénéficial ?

C’est un système selon lequel, au cours de l’histoire, des hommes ont donné une partie de leurs biens en spécifiant : « Je donne mes biens pour ma paroisse et pour cela mes successeurs pourront par exemple désigner le curé pendant un certain temps ». Donc il s’agit d’acte libre et, ce qui est en jeu, c’est la solidarité entre les générations. On va rompre, ce qui est toujours très grave, une continuité dans le temps. De plus, contrairement à ce que l’on a dit, le clergé était en fait très imposé avant la Révolution. Tous les cinq ans il y avait une négociation et on exerçait sur lui un chantage. Pourquoi la monarchie n’a jamais pensé à confisquer les biens du clergé ? C’est parce que suite à des accords avec Rome, les rois ont une large possibilité d’influencer sur le choix des évêques. D’autre part, le clergé est un bon gestionnaire de ses biens et de temps en temps on exerce sur lui une ponction. Enfin, le système assure à l’Eglise de France une autonomie considérable vis-à-vis de l’Etat car, que ce soit le curé ou l’évêque ou l’abbé, ces gens ne reçoivent pas un centime de l’Etat.

A partir du moment où vous avez touché aux biens, il est normal de refondre l’Eglise et là vont se donner libre cours toute une série de rancœurs venant des philosophes, mais aussi des jansénistes et des querelles internes à l’Eglise vont se réveiller. Tous ces gens aux motivations diverses vont joyeusement remodeler l’Eglise de France suivant une certaine logique. Les biens de l’Eglise appartiennent à l’Etat, les prêtres deviennent des fonctionnaires payés par l’Etat, il faut donc les traiter comme les autres fonctionnaires.

Depuis St Augustin, il y avait toujours une distinction entre les deux royaumes, céleste et terrestre mais là il n’y en a plus du tout, les deux sont confondus. L’Eglise ainsi conçue est composée de fonctionnaires aux ordres de l’Etat, chargés de la morale civique. La prochaine étape est de savoir comment les choisir ou élire. La réponse sera : comme les autres fonctionnaires.

Le 12 juillet 1790, la loi de la Constitution Civile du Clergé est votée et la chose la plus invraisemblable de la Révolution c’est que, le 24 août 1790, Louis XVI, un des plus grands imbéciles de l’histoire, a porté sa signature à cette loi.

Sans doute a-t-il été mal conseillé, mais sa signature a fait basculer l’opinion.

En quoi s’agissait-il d’un acte aussi grave de sa part ?

C’est que ce roi, qui était certainement un bon catholique, n’a pas eu le réflexe de se dire que cette modification des structures de l’Eglise, impliquant la suppression du clergé séculier, des moines, des vœux, revenait à imposer à l’Eglise une organisation qui n’est pas la sienne. Quelque 40% du clergé signeront la Constitution, en grande partie parce que c’était l’ordre du roi. Quand le pape a appris que le roi avait signé, il s’est trouvé dans une situation invraisemblable car il devait excommunier le roi de France et, comme il avait des égards pour lui, il ne l’a pas fait.

Après cette gaffe monumentale, Louis XVI se trouve exactement dans la situation de Louis XIV après la révocation de l’édit de Nantes. Il impose à ses sujets une religion qui n’est pas la leur, avec cette différence qu’avec la révocation de l’édit de Nantes, il s’agissait du dixième de la population alors que là, il s’agit des neuf dixièmes de la population. Les plus lucides sont conscients de cette erreur fantastique du pouvoir mais le roi ne peut plus reculer car il y a mis tout son prestige. Les deux tiers du pays vont se soulever presque tout de suite. Les fidèles refusaient d’aller à la messe donnée par les prêtres qui avaient signé considérant que cela n’était pas conforme.

Ce pouvoir a l’armée et, si le roi n’a jamais fait tirer, les nouveaux maîtres du pays eux, n’hésiteront pas. Ceux qui ont refusé de signer, c’est à dire 55% du clergé, seront immédiatement considérés comme des traîtres à la nation, comme des rebelles. Dès la fin de 1790, les départements de l’Ouest les déportent, ils n’ont pas le droit de rester dans leurs communes. Au mois d’août 1792, tous les prêtres qui ont refusé le serment ont quinze jours pour quitter le territoire national sous peine de déportation puis de mort. Quinze jours, je vous le fait remarquer, lorsque vous habitez dans le Massif Central, est un délai physiquement impossible pour quitter le pays. Autrement dit, cela équivaut à une pré-condamnation à mort. D’autre part, tous les prêtres de plus de 60 ans seront mis dans des camps où on les fera mourir de faim et, dans un certain nombre de cas, on les empoisonnera. Le plus extraordinaire, le plus dramatique, c’est le sort des prêtres constitutionnels, ceux qui ont prêté serment. Les départements, dès l’automne 1790, interdisent un certain nombre de cérémonies et notamment, l’usage de l’encens qui doit être réservé à l’autel de l’Etre Suprême. Dès le mois d’août 1792, ordre est donné aux prêtres de marier leurs collègues quand ils demandent à l’être. Autrement dit, le curé constitutionnel qui reste à peu près fidèle à son Eglise reçoit l’ordre de marier un collègue. On lui ôte la liberté de conscience. A partir de novembre 1793, toutes les églises sont fermées, transformées en écurie ou en porcherie. Notre Dame de Paris est transformée en temple de l’Etre Suprême avec des danseuses pour célébrer le culte et les prêtres constitutionnels reçoivent l’ordre d’abjurer, de se déprêtriser.

Bien sûr les habitants de la Vendée ont protesté disant « Mais de quoi vous vous mêlez. Vous vous prenez pour des évêques ? »

Mais quelle est la relation entre cette persécution religieuse et des événements politiques comme l’établissement de la Terreur ?

Cette persécution religieuse, c’est l’essentiel de la Terreur parce que qu’est-ce qui revient constamment dans les condamnations ? Les prêtres réfractaires et leurs alliés. Tout cela est le fait d’une minorité.

La dernière procession religieuse qui a lieu au mois d’avril 1793 à Paris, est conduite par trois ou quatre prêtres constitutionnels qui ne s’étaient pas déprêtrisés. Suivant des rapports sur cette procession à Paris, sans doute la ville la moins catholique de France, tous les hommes et toutes les femmes au passage du Saint Sacrement se sont agenouillés et les soldats présents ont présenté les armes. Donc on n’avait pas changé les mentalités en quelques mois. C’est vraiment la rage idéologique. On a un modèle de société en tête et on doit couper tout ce qui n’entre pas dans le modèle. C’est le système soviétique, le système qui consiste à développer des kolkhozes et, s’il y a un effondrement de la production, d’en faire porter la faute au Koulaks et d’en faire mourir cinq millions.

Voyez-vous à cette époque la possibilité d’installer, au terme de quelques années de terreur, une société totalitaire durable comme le régime soviétique ?

Bien sûr, pour moi il s’est bien agi de la première société totalitaire avec le premier génocide qui est celui de Vendée. Les Vendéens se soulèvent pour défendre leur liberté de conscience et ils vont être réprimés comme jamais une révolte n’a été réprimée sous l’Ancien Régime. Nous avons les textes, les références, l’ordre du Comité de Salut Public, le texte signé par Carnot demandant de « massacrer les femmes et les enfants » et de « massacrer les bleus et les blancs » parce que le vrai massacre de la Vendée, ce n’est pas son écrasement par I’armée de Kléber. C’est ce qui s’est passé après. C’est l’ordre donné par la Convention en janvier 1794 « d’exterminer la population de la Vendée militaire », c’est-à-dire 680 paroisses soulevées sur un territoire de 10.000 km2 peuplé de 810.000 habitants. L’ordre de la Convention était de brûler le pays, de massacrer la population, en premier lieu les femmes et les enfants. Pour les femmes, « parce qu’elles sont le sillon reproducteur » et pour les enfants, « parce que ce sont de futurs brigands ». Au militaire Turreau, qui fait l’objection qu’il y a 15 à 20% de la population qui sont « de notre côté » on lui répond de tuer les bleus comme les blancs. Tout prêtre qui a refusé le serment en 1793 est exécuté sur vérification de son identité, voilà la liberté de conscience. Autrement dit, quand on rouvre les églises, on ne peut les rouvrir aux prêtres, on les rouvre aux gens qui se sont déprêtrisés et remariés, ce qui était la condition pour recevoir un salaire, et les prêtres constitutionnels qui au mois de novembre 1793 ont refusé de se déprêtriser ont été arrêtés et un certain nombre exécutés. Les Français bien sûr n’avaient aucun respect pour cette église constitutionnelle formée de lâches sans foi et la seule église qui restait était une église des catacombes.

Finalement, comment voyez-vous l’enjeu du débat autour de la Révolution française ?

Je ne suis pas contre-révolutionnaire mais je pense que la forme qu’à pris le processus révolutionnaire en France n’était pas inéluctable et que bien des tragédies qui ont laissé des blessures durables auraient pu être évitées. Je fais partie d’une catégorie d’historiens qui aiment leur pays, mais qui disent que l’incendie du Palatinat en 1688 par Louis XIV était une chose abominable. J’ai vécu un certain temps en Espagne et j’y ai vu encore des traces du comportement de la Grande Armée de 1809 à 1813. Les troupes napoléoniennes ont traité l’Espagne comme les révolutionnaires avaient traité la Vendée. Tout ceci on doit le reconnaître. Je n’ai pas le droit de condamner les régimes de dictatures, d’être contre Hitler et de dire que le régime soviétique était un système monstrueux si, à l’intérieur de ma propre histoire, je jette un voile pudibond sur ces aspects peu glorieux au nom de je ne sais quelle pudeur patriotique.

Aujourd’hui je voudrais que personne en France ne revendique la Constitution Civile du Clergé et la persécution de la Vendée.

Obligé de ficher la population, un médecin démissionne

Le Dr Magali Roussilhe exerce la profession de médecin généraliste depuis 14 ans dans le Lot. Elle vient d’annoncer son retrait et s’insurge contre la gestion du Covid-19. Elle explique :

J’ai travaillé durant le confinement, en appliquant les protocoles sanitaires. Cela ne m’a pas empêchée pour autant, de me poser des questions sur tout ce qui nous était demandé. Je dois dire que je ne suis pas du tout d’accord avec la manière dont a été organisée cette lutte contre l’épidémie de Covid-19. Par exemple, j’ai très mal ressenti les menaces de radiation proférées par les autorités de santé, à l’encontre de certains confrères qui, cherchant à soigner des gens atteints du virus, appliquaient des protocoles thérapeutiques non reconnus, mais recommandés par le professeur Didier Raoult, alors qu’il s’agissait de sauver des personnes malades. Pour ma part, je ne me suis pas retrouvée face à un patient qui avait besoin de traitement. Il me paraît aberrant qu’on ne puisse pas suivre les préconisations d’un professeur connu mondialement dans sa spécialité de virologie.

Qu’est-ce qui fait que vous ayez pris cette décision d’arrêter aussi brutalement ?

Ma décision peut avoir un côté brutal, mais elle intervient à la suite d’annonces qui m’ont choquée les unes après les autres. L’avant-dernière annonce, vient de la Sécurité sociale qui m’a appelée, comme cela était fait de la même manière pour l’ensemble des médecins généralistes, pour expliquer la mise en place du traçage des patients testés positifs au Covid-19, en demandant, non seulement de tracer les patients, mais également tous les cas contacts, la famille et tout l’entourage, afin de les inscrire sur un fichier informatique. Rappelons que dans un second temps, il est fait appel à des brigades pour tester les personnes. Ce procédé m’a choquée et j’ai dit que je ne le ferai pas. À présent, cette démarche nous est imposée par la loi, et là, je ne peux pas, ce n’est plus possible ! En conscience je dis non ! Certes, je ne juge pas mes confrères qui se plient à la réglementation, je ne juge personne. Je souhaite simplement être en paix avec moi-même.

Le fichage des malades existe déjà en médecine ; n’est-ce pas dans une intention louable ?

Oui, des maladies, telle la méningite, la tuberculose, la syphilis, la rougeole… font partie de la liste des maladies qu’un médecin doit obligatoirement déclarer auprès des autorités de santé. La démarche est similaire, en effet. Il y a recherche des cas contacts pour les dépister et protéger les personnes contaminées, si besoin. Dans ce cas de figure, la situation se limite à un nombre très réduit de personnes. Alors que dans le cas du Covid-19, ce sont des millions de gens qui vont être concernés et pour pas grand-chose.

C’est le principe du fichage, que vous n’acceptez pas ?

Oui, d’autant qu’on est en présence d’une maladie qui n’est pas aussi grave qu’on veut bien nous le faire croire, même s’il y a eu en France plus de 27 000 morts. Si l’on avait pu accueillir à l’hôpital tous les patients qui ont besoin d’oxygène et de réanimation et si l’on avait géré l’épidémie autrement, notamment en appliquant des traitements non reconnus officiellement, peut-être qu’on compterait moins de morts. Et que dire des décisions qui ont laissé s’affaiblir ces dernières années, les capacités de soins… Déjà en temps normal, l’hôpital travaille à flux tendu, même si le personnel hospitalier se plie en quatre pour soigner tout le monde. Je le sais d’autant plus que lorsque je demandais des rendez-vous pour mes patients, c’était toujours compliqué ; idem pour les hospitalisations. Toute épidémie, que ce soit le coronavirus ou la grippe aurait occasionné le même résultat. Bien sûr, le coronavirus s’est révélé beaucoup plus contagieux que la grippe et plus agressif, au pic de l’épidémie. Mais tirer prétexte de cela pour pister toute une population, pour ma part, je ne peux l’admettre.

Il a pourtant été répété qu’il s’agissait d’un fichage contrôlé et limité à la cause de l’épidémie !

La bonne cause, c’est la santé des gens ! Si l’on prétend se préoccuper de la santé des gens, il y a bien d’autres mesures que l’on aurait pu mettre en place et cela, depuis des mois et des mois !

Donc vous refusez le fichage, c’est-à-dire la pratique des tests par la même occasion ?

Je suis profondément choquée par ce fichage, car il faut bien se rendre compte que le test implique le fichage, dès lors que vous êtes positif au Covid-19. À partir de là, il est devenu pour moi impossible de pratiquer mon métier de médecin généraliste, dans de telles conditions. Peut-être que de ficher les personnes, cela peut être considéré comme une bonne solution, mais pour moi, c’est non. Je ne veux pas participer à cette entreprise et je me suis rendu compte que je ne suis pas la seule.

Du coup, vous êtes contre le fait que vos enfants puissent faire l’objet d’un test ?

Oui j’y suis opposée et je n’ai pas envie que nos contacts puissent faire également l’objet de tests et par conséquent soient l’objet d’un fichage. Je refuse également le vaccin à ce sujet, si l’on en découvrait un.

Vous refusez le vaccin. Qu’est-ce qui motive votre opposition ?

Parce que nous sommes en présence d’un virus qui mute, parce que ce vaccin est réalisé dans la précipitation et je m’en méfie ! Il y a de plus en plus de questions qui se posent autour des vaccins. Pour ma part, je n’ai pas une position anti-vaccin, moi-même j’ai été vaccinée et mes enfants l’ont été aussi. Mais je suis mal à l’aise de savoir qu’il n’est pas admis qu’on puisse critiquer les vaccins en général. Ainsi, j’ai été choquée par l’obligation vaccinale de 2018 et ses 11 vaccins. Il n’est pas sain qu’on ne puisse pas remettre en question certaines vaccinations ; je ne suis pas la seule à le faire, or ce n’est pas possible et je trouve cela inquiétant ! Ce contexte général où l’on ne doit pas se poser de question, n’est pas rassurant pour l’avenir de notre société !

C’est une action politique que vous engagez ?

Je ne suis inscrite dans aucun parti politique. Pour autant, je sais que mes prises de position sont politiques ; tous nos actes sont politiques, en définitive, dans le contexte général au sein duquel nous exerçons notre métier et où nous nous positionnons.

En tout cas, c’est une remise en cause de l’organisation du système de santé actuel à laquelle vous procédez !

Je remets en cause l’organisation du système de santé, tel qu’il est dans notre pays. Et cela touche bien sûr au fonctionnement général de notre société. D’ailleurs, la santé, cela ne concerne pas seulement le physique. Il y a le psychique, le mental… la santé c’est quelque chose de global. Si l’on a des problèmes d’argent, on risque d’avoir des problèmes de santé… La nature du travail peut elle-même engendrer des problèmes de santé. Si l’on consomme uniquement une alimentation industrielle, chimique, on encourt des soucis de santé etc.

Que reprochez-vous à la pratique de la médecine générale ?

La pratique de la médecine générale nous pousse à voir de plus en plus en plus de patients, dans la mesure où nous ne sommes pas suffisamment nombreux. Au final, plus on va vite avec les patients et plus on a tendance à prescrire des médicaments. Alors que plus on prend du temps avec les patients et moins on prescrit des médicaments ; on va plutôt prescrire de changer d’alimentation, de se reposer, de faire de l’exercice physique, de prendre le soleil… Il n’y a pas que le médicament qui compte pour être en bonne santé. Il faut prendre du temps, pour écouter le patient et lui proposer une thérapeutique adaptée à lui, or ceci est de moins en moins possible en l’état actuel de la pratique à laquelle nous sommes contraints. Il va de soi que si nous vivions dans une société plus écologique, nous serions en meilleure santé. […]

Débat sur l’évaluation des politiques publiques en matière d’accès à l’IVG

A la demande du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine – à savoir : les communistes), un débat aura lieu lundi 8 juin à 21h30 à l’Assemblée nationale sur l’évaluation des politiques publiques en matière d’IVG.

A ce sujet, Jean-Michel Beaussant a effectué une comparaison intéressante dans le dernier numéro de L’Homme nouveau, entre la chloroquine, classée sur la « liste 2 » des « substances vénéneuses » par arrêté ministériel du 13 janvier 2020, alors que “en même temps”, comme le déclarerait Emmanuel Macron, le gouvernement a autorisé la délivrance des moyens de contraception d’urgence (MCU) par téléconsultation, en allongeant leur délai d’administration. Les pilules du lendemain (lévonorgestrel) et du surlendemain (EllaOne) – qui relèvent de cet acronyme – sont dispensées, notamment aux mineures, par simple déclaration orale de l’intéressée, « sans prescription médicale, dans l’anonymat et dans la gratuité » ! Et donc sans surveillance médicale, malgré leurs effets secondaires, plus redoutables encore que ceux des pilules contraceptives dites de 3e et 4e générations. Alors même que ces « médicaments » (sic) composés d’hormones sexuelles sont inscrits sur la « liste 1 » des substances vénéneuses, « présentant les risques les plus élevés pour la santé » !

Autrement dit, le gouvernement exonère les MCU (destinés à empêcher des vies) des nouvelles règles drastiques qu’il impose à la chloroquine (destinée à soigner et à sauver des vies).

Cette incohérence sera-t-elle soulevée lors du débat parlementaire du 8 juin ?

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