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Viktor Orban demande au lobby LGBT de laisser les enfants tranquilles

Viktor Orban était interrogé au sujet d’un manuel publié par une association LGBT et adaptant des contes et légendes célèbres avec des personnages issus de minorités marginalisées (handicapés, pauvres, Roms, LGBT…). Ainsi, dans une histoire, Cendrillon est lesbienne, dans une autre un tueur de dragons est transgenre. Un mouvement spontané de la société civile a demandé le retrait du livre du marché. Le Premier ministre a déclaré :

« La Hongrie a des lois sur l’homosexualité, qui reposent sur une approche exceptionnellement tolérante et patiente ». « Mais il y a une ligne rouge à ne pas franchir ». « Pour résumer mon opinion : laissez nos enfants tranquilles ».

Le ministre comorien des Affaires étrangères bénéficierait de la CMU et du RSA

Le ministre des Affaires étrangères comorien Dhoihir Dhoulkamal bénéficierait de la couverture maladie universelle (CMU) et du revenu de solidarité active (RSA) depuis au moins dix ans, révèle le Journal de l’Ile de la Réunion (JIR) le 3 octobre.

L’homme, fraîchement nommé patron de la diplomatie, a déjà occupé plusieurs postes au sein du gouvernement comorien tout en se faisant passer pour un ressortissant français pour accéder aux aides. La fraude serait estimée à plusieurs milliers d’euros. Le nouveau ministre des Affaires étrangères est aussi le président du groupe d’amitié Comores-France.

Avec Xavier Bertrand, ils ont trouvé le successeur d’Alain Juppé

En 2015, deux ans avant la présidentielle, la presse vendait Alain Juppé comme « le meilleur candidat à droite à l’élection présidentielle de 2017« .

Deux ans avant 2022, la presse tente de nous vendre Xavier Bertrand comme « le candidat le mieux placé à droite« , devant François Baroin, Valérie Pécresse, Bruno Retailleau et Rachida Dati.

Rappelons que Xavier Bertrand avait annoncé en décembre 2017 qu’il quittait « définitivement » Les Républicains.

Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des armées, sort un nouvel ouvrage intitulé « L’Equilibre est un courage » avec en sous-titre : « Réparer la France ». Il explique :

«  À la fin d’une conférence, une femme d’une cinquantaine d’années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu’elle a peur. “Peur pour samedi prochain.” Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d’aller manifester à Paris. Or l’unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l’ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face  ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre  ? À cet instant, j’ai ressenti le déchirement qui s’opère dans notre nation, l’impérieuse nécessité d’une véritable réconciliation nationale.  »

Le Parisien se demande si Pierre de Villiers n’ambitionnerait pas de se lancer en politique, voire d’être candidat à la prochaine élection présidentielle…

Etats-Unis : création d’emplois et baisse des inégalités (2016-2019)

Lu sur l’IREF :

La contamination du président Trump, son hospitalisation, la manière scandaleusement partiale dont les médias, pour la plupart, couvrent l’actualité des Etats-Unis, ont occulté quelques nouvelles économiques importantes. D’abord, les chiffres de l’emploi. L’économie américaine a créé 877 000 emplois nouveaux (en septembre) et le taux de chômage a baissé de 8.4 % à 7.9 % (fin septembre) ce qui constitue une assez forte réduction dans le contexte de l’ouverture (après confinement) de plusieurs Etats. On le voit dans les différences de taux de chômage qui vont du simple au double : Phoenix (5,9%) et Dallas (6,3%) contre Los Angeles (15%), New York City (13 %) ou Chicago (11,7%). Le taux de chômage a baissé dans 41 Etats et les salaires ont augmenté dans 40. A souligner aussi le rebond impressionnant de l’indice de confiance des consommateurs, un record depuis 17 ans !

Même si les créations d’emplois ont été moins importantes qu’au mois d’août (1.5 millions), la reprise économique est considérée comme forte et devrait le rester à condition que le pays ne reste plus confiné et continue à s’ouvrir complètement. Le chômage serait probablement encore plus bas si plusieurs Etats démocrates ne maintenaient pas leur économie fermée, telle la Californie où le parc Disneyland vient d’annoncer le licenciements de 28 000 employés, alors que le parc de Floride, lui, fonctionne normalement. Rappelons qu’en France, depuis les années 1990, un taux à 7.9 % est considéré comme pratiquement un succès !

D’autres statistiques auraient dû (aussi) attirer l’attention des journalistes et des observateurs. La Réserve fédérale a publié lundi son enquête sur les revenus des consommateurs, enquête qu’elle publie tous les trois ans. Elle donne un aperçu de la dette, du revenu et de la richesse des ménages américains dans tous les groupes démographiques. Principales informations : les revenus réels médians ont augmenté de 5% de 2016 à 2019. Entre 2016 et 2019, ceux des ménages blancs, riches et diplômés d’université ont connu une croissance relativement moindre que ceux des autres groupes. La Fed observe que « plus généralement, les écarts de revenus entre les familles titulaires d’un diplôme universitaire et celles qui n’en ont pas ont diminué ». Le revenu médian réel a augmenté de 9% pour les Américains qui n’ont pas terminé leurs études secondaires et de 6,3% pour ceux qui ont un diplôme d’études secondaires. Il a diminué de 2,3% pour ceux qui ont un diplôme d’études supérieures. La Fed souligne également une richesse croissante chez les Américains à faible revenu. La valeur nette (actifs moins dette) a augmenté de 32,5% dans le quintile de revenu le plus bas et de 30,7% dans le deuxième plus bas, tout en diminuant légèrement dans le quintile supérieur.

La hausse des revenus a rendu l’accession à la propriété plus abordable. Dans l’ensemble, l’achat de logements a diminué pendant la présidence Obama malgré des taux d’intérêt proches de zéro, mais il a augmenté de 1,4 point de pourcentage de 2016 à 2019, y compris chez les Hispaniques (1,8 point) et les Noirs (2,3 points). La croissance économique et le boom des entreprises ont contribué aussi à l’augmentation des participations dans les entreprises, en particulier chez les Noirs (+ 138%), les Hispaniques (+ 63%) et les Américains sans diplôme d’études secondaires (+ 104%).

Conclusion, selon l’enquête de la FED et contrairement aux clichés, l’économie américaine de 2016 à 2019 (avant la pandémie) n’a pas du tout profité aux riches mais aux ménages américains modeste et moyens, ce qui a contribué à la réduction des écarts de richesses.

Les rêves impériaux d’Erdoğan : jusqu’à Vienne ?

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

« La Turquie a l’objectif clair de réinstaurer l’empire turc. » Ce propos, frappé au coin du bon sens, est de Nikol Pachinian, le Premier ministre arménien, au cours d’un entretien avec France 24.

L’agression de l’Azerbaïdjan contre l’enclave arménienne du Haut-Karabakh, sans doute téléguidée par Ankara, est le dernier épisode d’une frénésie impérialiste sans précédent depuis la chute de l’Empire ottoman.

La guerre en Syrie fut l’occasion, pour Erdoğan, d’envahir à plusieurs reprises son voisin pour châtier les Kurdes ou, tout simplement, occuper une partie du territoire syrien, comme la province d’Idleb au nord-ouest. En tant que membre de l’OTAN, la Turquie a bénéficié d’une indulgence américaine et européenne invraisemblable, et si Poutine n’avait pas été là pour contenir l’avance de l’armée turque, on ne sait jusqu’où elle serait allée.

Puis ce fut la Libye où plusieurs milliers (on parle de 12.000) de mercenaires islamistes turkmènes furent envoyés depuis la Syrie pour aider l’allié Sarraj, en difficulté militaire face aux forces du maréchal Haftar. Là encore, ce sont les Russes qui ont bloqué l’avance turque, empêchant les hordes turkmènes de s’emparer des puits de pétrole libyens. Cela n’empêcha pas Erdoğan de signer un accord maritime parfaitement illégal avec la Libye afin de se partager une zone maritime reliant les deux pays. Cela comme si la Crète ou Chypre n’existait pas.

Car la Méditerranée orientale est la troisième cible de l’insatiable sultan. Furieux d’être écarté des récentes découvertes gazières maritimes qui se situent dans les eaux territoriales de Chypre, de la Grèce, d’Israël, du Liban et de l’Égypte, Erdoğan veut contraindre ses voisins à lui laisser une part du gâteau. De forages illégaux, sous protection de navires de guerre, en intimidations multiples, la tension est montée à un niveau périlleux. Sous la menace de sanctions européennes (mais pas américaines…), la flotte turque est rentrée au port, en attendant une prochaine occasion. Car la situation économique turque est plus que médiocre et le sultan ne peut se permettre de subir un arsenal de sanctions. C’est un talon d’Achille certain qui vient heureusement compenser une efficacité militaire retrouvée.

Parallèlement à cette politique agressive très voyante, Erdoğan a développé une activité religieuse plus discrète mais peut-être plus dangereuse encore. Au-delà du symbole de la conversion de Sainte-Sophie en mosquée, il finance une activité religieuse très intense dans plusieurs pays d’Europe, en particulier en Allemagne, en France et dans les Balkans. Financement de mosquées, envoi d’imams dont beaucoup sont des fonctionnaires turcs, la panoplie est large et bénéficie d’une passivité affligeante de nos dirigeants.

Le soutien actif à l’attaque azerbaïdjanaise contre le Haut-Karabakh arménien est le dernier avatar de la politique d’expansion turque. La méthode est la même qu’en Libye : fourniture de drones d’attaque très performants et envoi de mercenaires islamistes turkmènes. Cela peut changer le cours de la guerre. La précédente avait été gagnée assez largement par l’armée arménienne, mais la Turquie n’était pas là.

Tout cela relève d’une stratégie ambitieuse au service de l’islam et de l’expansionnisme turc. Les Turcs n’iront peut-être pas jusqu’à Vienne comme le déclare le Premier ministre arménien (allusion aux précédents historiques des XVIe et XVIIe siècles), mais il serait temps de prendre conscience du danger.

Ne rêvons pas sur une quelconque audace du monde occidental et espérons qu’une fois de plus, la Russie sera l’ultime rempart.

St-Germain-en-Laye : messe devant une église fermée

La communauté des fidèles de St-Germain-en-Laye, qui demande inlassablement depuis des années à leur évêque et à leur curé la célébration dominicale d’une messe traditionnelle en conformité avec le droit de l’Eglise, avait eu la joie en juin et en septembre de pouvoir se rassembler pour une messe dominicale dans l’église inutilisée de la chapelle de l’hôpital sans provoquer d’autre réaction que la joie simple des familles qui y assistaient.

Las.

La chapelle a été fermée à clé. Mieux vaut certainement des églises vides dans le diocèse de Versailles !

Mais il en fallait davantage pour faire reculer les Saints-Germanois, sans papiers de l’Eglise. Une centaine de participants de tous âges et toutes conditions a assisté le dimanche 4 octobre dans le froid et le vent de ce maussade début d’automne à la messe célébrée devant la porte fermée à clé de la chapelle inutilisée de l’hôpital de St-Germain-en-Laye.

Prochaine Messe, dimanche 11 octobre à 11h aux portes de la chapelle de l’hôpital.

L’affaire Vincent Lambert se poursuit devant les juridictions administratives et à l’ONU

Entretien avec Maître Jérôme Triomphe sur RCF, dans l’émission de l’ECLJ. Elle traite de l’euthanasie, à l’occasion des suites de l’affaire Vincent Lambert et du cas d’Alain Cocq :

Plus d’islam pour combattre l’islamisme : un consternant projet de politique de Gribouille

Bernard Antony communique :

Emmanuel Macron avait choisi de faire de son discours aux Mureaux devant ministres et notables un acte fondateur d’une affirmation de renouvellement politique face au « séparatisme islamiste ».

Ce discours, dont nous avons attentivement analysé le verbatim intégral publié par le Figaro est simultanément marqué par une conception foncièrement archéo-jacobine et totalitaire de l’État et par une grave méconnaissance de la réalité de l’islam.

De plus, sous le couvert de la lutte contre l’islamisme, M. Macron a manifestement tenu à pouvoir désormais se glorifier d’avoir été le premier chef de l’État français à mettre sur le même plan « la liberté d’expression, la liberté de conscience, le droit au blasphème ».

Ceci, sans aucunement prendre en considération le fait que le blasphème est toujours ressenti comme une injure par une partie de la communauté nationale et que, pour le moins, il n’est pas un facteur de respect mutuel et de concorde civique.

Ajoutons que sans être de telle religion ciblée par le blasphème, ou même sans être de quelque religion que ce soit, un grand nombre de personnes ne peuvent ressentir que du dégoût, que de la nausée devant les vomissures, les excrémentations, les obscénités massivement étalées des blasphémateurs scatologiques de certains périodiques, de surcroît financés par des collectivités avec l’argent de tous.

Il manque notamment à M. Macron, certes délié intellectuellement en certains domaines, une élémentaire sensibilité pour ne pas comprendre cela, pour ne pas voir que le blasphème est toujours une expression de haine et vise bien sûr à propager cette haine.

Voilà pourquoi, catholiques certes totalement opposés à l’idéologie islamique, nous le sommes tout autant aux injures blasphématoires contre le « prophète » des musulmans. Elles ne font que renforcer le fanatisme islamiste, entraînant notamment d’atroces massacres de chrétiens.

La position du président de la République est en parfaite contradiction avec la loi qui réprime l’injure et l’incitation à la haine !

Comment M. Macron peut-il ne pas se souvenir que c’est aussi par la « culture » du blasphème qu’ont été propagées les haines et les abominations génocidaires des jacobins, des nazis, des communistes ?

À tel point qu’on pourrait se demander ce qui l’habite secrètement !

Au sommet de l’État il promeut le droit au blasphème, on peut ne pas s’étonner de ce que la majorité de son mouvement politique défende maintenant un droit à l‘extension de l’acte de mort de l’avortement jusqu’à l’infanticide.

Venons-en à ses propos sur l’islam et l’islamisme.

Il écrit :

« (Il faut) accepter aussi que nous sommes face à un défi qui a mis des décennies à se constituer dans notre pays et que nous ne le terrasserons pas en un jour ».

Propos accablant pour ses prédécesseurs depuis des décennies mais aussi pour lui-même quand il n’évoque même pas le mot « immigration » !

On ne peut être ensuite que consterné par la médiocrité de ses réflexions. Ainsi :

« L’islam est une religion qui vit une crise aujourd’hui, partout dans le monde ».

Non, M. Macron, l’islam depuis l’Hégire a toujours été une idéologie totalitaire politico-religieuse, diffusée par son prophète Mahomet. Ce dernier fut simultanément un chef politique, un chef de guerre, un chef religieux, le modèle absolu pour l’oumma en matière de mœurs, la référence primordiale pour toutes les dispositions de la charia, y compris les plus cruelles.

Parlant ensuite avec une suffisance autoritariste qui n’a d’égal que sa méconnaissance de ce qu’il en est depuis longtemps, il fixe une perspective grandiose de réinvestissement de l’État dans l’enseignement et le développement de la culture islamique. Il dit :

« Je veux que la France devienne ce pays où on puisse enseigner la pensée d’Averroès, d’ibn Khaldum… »

Ce disant, il se couvre de ridicule. Comme si en France, on avait attendu Macron pour enseigner la pensée d’Averroès (en arabe Ibn Rushd) !

Dès les immédiates années après sa mort à Marrakech en 1198, Michel Scot (+ 1235) traduit plusieurs de ses ouvrages (comme aussi le De animalibus d’Avicenne) et nombre d’autres penseurs disputent sur son aristotélisme. Saint Thomas d’Aquin, surtout, lui consacre son important « Contra Averroès » manifestant ainsi à la fois la considération en laquelle il le tient et la nécessité de réfuter certaines de ses interprétations d’Aristote.

Mais à notre époque, et bien avant Macron, le penseur musulman est enseigné dans nos universités et notamment à la faculté de Toulouse-Le Mirail, notamment par le professeur de pensée et de civilisation arabes, le philosophe et écrivain Dominique Urvoy, auteur d’un remarquable « Averroès » (ed. Flammarion).

Macron sait-il au moins que si la pensée d’Averroès a fait l’objet d’un enseignement constant en France comme d’ailleurs dans la plupart des universités des pays de chrétienté, il n’en est pas de même dans tous les pays d’islam et notamment au Maroc où ce médecin, philosophe et cadi n’est guère, si l’on peut dire, en odeur de sainteté.

Au demeurant, Averroès, en tant que cadi, a toujours défendu une stricte application de la charia selon l’école malikite.

On ne doute pas de la manière dont il aurait jugé les blasphémateurs ! Et de même pour Ibn Khaldum.

Nous mettons au défi monsieur Macron de pouvoir parler dans quelque établissement que ce soit dans le monde islamique du droit au blasphème en se référant à Averroès et Ibn Khaldum !

M. Macron professe également que l’on puisse « enseigner l’arabe à l’école ou dans un périscolaire que nous maîtrisons ». Il ne précise pas de quelle langue arabe il s’agirait. Celle du Coran ? Ou celle des formes très différentes usitées dans le monde arabe ?

Mais en plein délire logorrhéique il veut que l’on enseigne aussi « beaucoup d’autres langues qui sont la richesse même de nos enfants, de leurs familles… ».

Vaste ambition !

Hélas, l’ambition qu’il ne manifeste pas, c’est que tous les enfants de France apprennent bien la langue française, à bien l’écrire, à bien la parler. L’étude d’autres langues est certes souhaitable. Mais aujourd’hui, des millions de Français, jeunes et moins jeunes sont les victimes des lourdes carences du système d’une dite Éducation Nationale qui instruit de moins en moins et n’est plus du tout nationale.

Nous ne nous étendrons pas ici sur les considérations du chef de l’État sur les dérives « communautaristes ». C’est comme dans la chanson de Johnny Halliday : « Toujours les mêmes mots, toujours le même refrain, bla bla bla, tu parles trop, c’est ton défaut… »

M. Macron dénonce des effets. D’évidence il n’entend pas s’en prendre aux causes.

Au passage, pour ce qui est de la mixité des piscines qu’il défend, il ne dit rien des dispositions nécessaires pour empêcher en ces lieux les nuisances des voyous à l’égard des femmes. Il n’est pas besoin d’être féministe pour les juger insupportables.

La mixité n’est pas toujours et partout un progrès. Mais, plus gravement, en parfait disciple de Rousseau, en parfait jacobin, dans la continuité de tous les systèmes totalitaires il a décidé que « l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans ». Ceci est évidemment une décision liberticide, piétinant le principe universel du droit fondamental des parents de choisir l’éducation de leurs enfants.

Pire, comme les plus acharnés francs-maçons non seulement anticléricaux mais antireligieux des vieilles obédiences les plus laïcardocratiques, le fanatique Macron présente l’école comme ce qui « protège les enfants de manière complète par rapport à tout signe religieux, à la religion ».

On a dû fêter cela avec force libations dans les agapes les plus étatistement fanatiques  de la franc-maçonnerie.

Tout un clergé catholique débilité comprendra-t-il enfin qu’il ne sert à rien de se coucher devant un pouvoir dirigé par un personnage manifestant, apparemment sans distinction de religion, autant d’aversion – lisons-le bien – contre « tout signe religieux », contre « la religion » ?

C’est là que M. Macron trompe les Français. S’il prétend vouloir combattre ce qu’il appelle le séparatisme islamiste, il explique longuement en effet vouloir simultanément favoriser par toutes sortes d’initiatives la connaissance de l’islam, le développement de la culture islamique.

Plus amoureux que lui de l’islam, on ne trouvera pas !

On cherchera en vain pareil élan d’affection pour le christianisme, pour la chrétienté. Qu’il veuille combattre « l’islam radical », c’est peut-être son intention mais il ne veut le faire qu’en prônant de favoriser toujours plus la culture islamique, en brandissant Averroès et Khaldum… dont il affirme niaisement qu’on ne les enseignait pas.

M. Macron est l’exemple le plus emblématique des gogos grâce auxquels l’islam progresse selon les grosses ficelles d’une dialectique d’opposition d’un repoussant « islam mains rouges », l’islam terroriste, et d’un avenant islam « patte blanche ».

Cet islam « patte blanche », c’est le soi-disant « islam des Lumières » que font miroiter les maîtres en taqqyia que sont les Tariq Obrou et les Rachid Benzine, coqueluches des ignares des medias comme l’était naguère Tariq Ramadan.

Comment ne pas percevoir que sous couvert d’une proclamation d’intention de vouloir faire régresser le séparatisme islamiste, M. Macron est surtout mû par une profonde détestation de la religion chrétienne ? Son ignorance n’est pas telle qu’il ne peut savoir qu’à la différence du christianisme, l’islam n’est pas essentiellement une religion mais le phénomène politico-social et totalitaire de l’oumma ; qu’il n’est pas une orthodoxie religieuse mais une orthopraxis sociale où les gestes de chacun sont contrôlés par le regard de tous.

Peut-être le sent-il confusément lorsque, dans une emphase délirante, il ose proclamer : « Notre horizon est simple : c’est assurer une présence républicaine au bas de chaque tour, au bas de chaque immeuble ». (sic !)

Que voilà du Macron bipolaire : d’une part son credo en un islam des Lumières, mais simultanément son réflexe jacobin : des flics partout pour garantir le bel ordre républicain !

Ecole à la maison / Ecole hors contrat / Ecole clandestine : les amalgames font le jeu des islamistes

Communiqué de Créer son école et Educ’France :

Le président de la République l’a dit : le problème à traiter en matière de lutte contre l’embrigadement islamiste séparatiste est celui des enfants qui échappent à tout contrôle et qui reçoivent une (anti-)instruction dans des écoles clandestines ou lieux informels de (dé)formation à caractère islamiste.

C’est pourquoi, renforcer encore les contrôles sur les écoles privées hors contrat, qui sont des institutions privées dûment déclarées et contrôlées, et sur les familles pratiquant l’IEF (instruction en famille) dans le cadre légal organisé par la loi ne résoudra nullement le problème que rencontre notre pays. Pire, cela fera le jeu des islamistes car les organes de l’Etat seront monopolisés par le contrôle de l’effectivité de la rescolarisation des dizaines de milliers d’enfants IEF pour la rentrée 2021, par l’analyse des dizaines de milliers de demandes de dérogation qu’ils recevront, et par le renforcement des contrôles sur les écoles privées hors contrat (déjà très accrus depuis l’entrée en vigueur de la loi Gatel d’avril 2018). Ils n’auront pas assez de temps pour traquer ceux qui privent leurs enfants d’une instruction digne de ce nom et les soumettent à un embrigadement islamiste.

Quel est le problème que nous devons régler ?

Les enfants qui ne sont déclarés nulle part. Et non pas ceux qui sont déclarés en IEF ou en écoles privées hors contrat. Les enfants qui fréquentent, à côté ou à la place d’un des systèmes d’instruction reconnus par la loi (Public, Privé sous contrat, Privé hors contrat, Instruction en famille), des lieux d’embrigadement islamiste, que ce soit des écoles clandestines donc non déclarées, des cours de langue, des cours de religion, des associations sportives ou culturelles déclarées ou non déclarées comme associations, ou… la rue pour les élèves habitués de l’absentéisme ou des renvois pour quelques jours de la part des établissements scolaires publics.

C’est ce problème qu’il faut traiter sans faire amalgame de tout.

Il est urgent de sortir de la confusion sémantique. L’IEF et l’école privée hors contrat sont deux réalités distinctes, dûment prévues par la loi et encadrées précisément. Rien d’illégal, rien de clandestin à cela. Seulement des propositions éducatives plus souples, dans le contexte d’un système scolaire public qui s’est beaucoup rigidifié et qui ne correspond pas à tout le monde.

Il importe donc de renforcer les contrôles sur le terrain, ainsi que les contrôles sur l’exécution des décisions administratives ou judiciaires qui en découlent.

Bref, il est temps de cibler les contrôles sur ceux qui se mettent hors cadre, et non pas de resserrer le cadre sur ceux qui le respectent déjà.

Rappelons tout de même que l’essor des écoles privées hors contrat et de l’instruction en famille provient notamment de ce que l’école publique, telle qu’elle se trouve actuellement, ne convient hélas pas à tous les enfants, et que l’école privée sous contrat n’est pas autorisée à se développer par l’Etat.

Tirer sur l’école à la maison ou sur les écoles privées hors contrat, c’est tirer sur l’ambulance. L’Etat ne peut pas se le permettre, sauf à prendre sur lui d’interdire à la société civile de porter secours aux enfants en danger que sont tous ces enfants en souffrance dans une école ordinaire (enfants TDAH, Dys, à trouble de l’apprentissage, enfants harcelés, en phobie scolaire, etc.).

Rappelons aussi que l’essor des formes alternatives d’éducation vient du fait que le monde bouge et appelle à des innovations rapides, ce que les institutions publiques ne peuvent réaliser.

Comme le Président, nous concluons aussi à la nécessité de « changer de paradigme », mais pas dans le sens de supprimer la liberté de tous sous prétexte de réprimer les abus d’une infime minorité passée maître dans l’art de contourner tout cadre institutionnel.

Il est urgent :
– de réaffirmer le droit des enfants à bénéficier d’une autre instruction que celle donnée dans le cadre collectif de l’école publique ;
– de spécialiser les contrôles sur la problématique islamiste clairement pointée du doigt par le Président ;
– d’associer davantage à ces contrôles des spécialistes du séparatisme islamiste du ministère de l’Intérieur, qui n’ont rien à voir avec les contrôles pédagogiques classiques dont les inspecteurs de l’Education nationale ont l’habitude ;
– d’adapter le dispositif de répression au caractère informel du problème rencontré avec le séparatisme islamiste : puisque ce sont des mouvances et structures clandestines, renforcer les contrôles sur ce qui est institutionnellement constitué sera sans effet.

L’affaire concernant le cardinal Pell rebondit

Le Corriere della Sera révèle que dans le temps où il était substitut à la Secrétairerie d’Etat (jusqu’en juin 2018), le cardinal Becciu avait transféré 700.000 € à un compte australien.

Selon Edward Pentin, du National Catholic Magister, ces fonds « extra-budgétaires » furent manifestement transférés à la nonciature australienne.

Or c’était au moment où le cardinal Pell était persécuté par la justice australienne, le Vatican ne levant pas le petit doigt pour défendre le cardinal préfet du conseil pour l’économie, dont le premier ennemi était… le cardinal Becciu, qui refusait l’audit décidé par son confrère.

Selon Mgr Alberto Perslasca, proche collaborateur du cardinal Becciu, ce dernier « utilisait des journalistes pour discréditer ses ennemis ». Ce que dément vivement l’intéressé. Sans dire à quoi ont pu servir les 700.000 €…

Tandis que le cardinal Becciu a récemment démissionné, avec renonciation à ses droits de cardinal (participation au conclave etc.), le cardinal George Pell, acquitté en avril, est arrivé mercredi 30 septembre à Rome. Le prélat observe actuellement une quarantaine de 14 jours.

Ce matin, Mgr Adolfo Tito Yllana, nonce apostolique en Australie, a été reçu par le pape.

Marlène Schiappa désavoue Act Up et Le Monde

Amusant ce rapprochement trouvé sur Twitter :

 

Père Altman : « Pourquoi vous ne pouvez pas être catholique et voter démocrate »

Les sous-titres en français sont disponibles en modifiant les paramètres :

La peine de mort, clé de voûte de la justice pénale, donnait au citoyen confiance dans la justice

Jean-Louis Harouel, historien du droit, professeur émérite à Paris II, plaide pour le rétablissement de la peine de mort. Il écrit dans Valeurs Actuelles :

[…] Si une bonne majorité de la population française est favorable à un rétablissement de la peine de mort, c’est qu’elle a fait le lien entre son abolition et un laxisme judiciaire qui fabrique de l’insécurité. Alors même qu’avant sa suppression en 1981 son rôle était devenu largement symbolique, la peine de mort était la clé de voûte de la justice pénale. Sa présence et son emploi, si limité fût-il, donnaient au citoyen confiance dans la justice de son pays, qui restait fondée sur l’idée de responsabilité. Placée au sommet de la hiérarchie des peines, la peine de mort légitimait du même coup les autres peines, qui paraissaient douces par comparaison.

Fondée sans le dire sur l’idée d’irresponsabilité, l’abolition de la peine de mort a enlevé à la justice pénale sa clé de voûte, et du même coup délégitimé toutes les autres peines. Il en est résulté une dislocation du système des peines, avec en premier lieu la suppression de fait de l’emprisonnement perpétuel. De Victor Hugo à Robert Badinter, les idéologues de l’abolitionnisme avaient promis une perpétuité réelle. Or, il n’en a rien été.

Devenue la peine suprême, la réclusion à perpétuité est apparue à son tour inadmissible pour l’humanitarisme pénal, qui a obtenu dans la pratique son abolition. En France, la durée d’enfermement réel des condamnés à perpétuité est en moyenne de l’ordre de vingt ans. D’où la possible libération, au nom du principe d’humanité, d’assassins atroces ayant fait preuve de la plus totale inhumanité, alors qu’ils constituent toujours un péril mortel pour la vie des autres. Et le phénomène du raccourcissement des peines prononcées s’est reproduit à tous les niveaux.

Entre remises de peine et libérations anticipées, la justice semble avoir pour obsession de remettre en liberté les criminels. Libéré sept ans plus tôt que prévu, un multirécidiviste condamné pour treize viols et tentatives de viols à dix-huit ans de prison vient d’assassiner à Nantes une jeune fille de 15 ans. Par ricochets successifs amenuisant la sanction pénale à tous les niveaux, l’abolition de la peine de mort a créé une impunité toujours plus grande des criminels et des délinquants. Cela pervertit la justice qui en arrive à produire ce qu’elle a pour mission de combattre : la barbarie.

Il y a une véritable barbarie produite par l’humanitarisme pénal. Celui-ci conduit la société à trahir sa mission fondamentale qui est – comme on ne le rappellera jamais assez à la suite de Locke – de donner la priorité à la sécurité de l’innocent. Au lieu de quoi, l’idéologie anti-pénale qui a inspiré la suppression de la peine de mort et qui produit aujourd’hui le laxisme judiciaire fait passer la vie des criminels avant la vie des innocents. Le rétablissement de la peine de mort est indispensable à la restauration d’une justice digne de ce nom, garante de la sécurité, en réaffirmant à son plus haut niveau le devoir de la société de punir les criminels.

Affirmer que la peine de mort est devenue inutile dans nos sociétés est un aveuglement.

«Ouvrez les salles de sport, fermez les salles de shoot»

Génération Identitaire Paris a déployé vendredi 2 octobre une banderole «Ouvrez les salles de sport, fermez les salles de shoot» devant la salle pour usagers de drogue de l’hôpital Lariboisière à paris.

Depuis des années maintenant, les riverains vivent l’enfer à cause de cette salle de shoot. On ne compte plus les toxicomanes qui occupent le quartier et se droguent dans la rue.

Un riverain témoignait au mois de juin :

« Imaginez-vous élever des enfants alors que dès que vous ouvrez une fenêtre, vous avez quelqu’un qui se shoote, ou alors ils se disputent, ou alors ils font leurs besoins entre les voitures ».

Un collectif de riverains tweete régulièrement avec des photos :

Hygiénisme totalitaire

Denis Sureau dénonce dans La Nef le totalitarisme qui se met en place :

Les observateurs du totalitarisme ont mis en avant plusieurs grandes caractéristiques. L’une des plus visibles est l’atteinte aux libertés publiques. Elle s’accompagne d’une mobilisation de l’appareil répressif d’État. Mais là n’est pas le principal. L’intervention de l’appareil idéologique d’État s’avère plus efficace, notamment en distillant un climat de peur : après tout, mieux vaut dissuader toute velléité rebelle par la manipulation que d’avoir à déployer la terreur policière. Souvent la désignation d’un ennemi même imaginaire permet de renforcer le système (les juifs, le « complot des blouses blanches » sous Staline, Emmanuel Goldstein « l’Ennemi du Peuple » dans 1984). Il s’agit aussi d’atomiser la société en brisant les communautés qui, en unissant leurs forces, pourraient constituer des îlots de résistance. Allons plus loin avec Claude Polin, qui a montré jadis dans L’esprit totalitaire (Sirey, 1977) que l’originalité du totalitarisme moderne, ce en quoi il est différent des vieux despotismes, est qu’il prospère grâce à la complicité de tous, chacun devenant un loup pour son voisin – la délation étant ici une pratique instituée (266 000 Allemands informaient la Stasi, police politique de la RDA).

Cette description ne fait-elle pas irrésistiblement penser à la situation présente de la France ? Le pouvoir a par décret attenté à la liberté de culte, de réunion, de manifestation et à la liberté d’aller et de venir. Répression : pendant les deux mois de confinement, 21 millions de contrôles effectués ont donné lieu à 1,1 million de contraventions. Propagande : les messages martelés par le gouvernement et relayés par les gros médias créent un climat anxiogène (« le virus est toujours là… »). La lutte contre la pandémie est présentée par Macron le 16 mars comme une guerre : « Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes… Mais l’ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale. » Et une mobilisation de tous contre tous, car l’autre est un danger : « Quand on aime ses proches, on ne s’approche pas trop » – la distanciation sociale a succédé au vivre-ensemble. Les réunions familiales sont déconseillées, comme les rencontres avec les grands-parents. Et l’État n’est pas seul à la manœuvre : par exemple, les hypermarchés martèlent l’obligation des « gestes barrières » tous les quarts d’heure. Certains prêtres même en rajoutent, par une surenchère hygiéniste. Et, comme sous l’Occupation, certains citoyens se découvrent des vocations de policiers supplétifs : mouchardage, agressions contre ceux qui ne portent pas de masque ou ne le portent pas comme il conviendrait, sur fond d’une docilité massive des Français qui montre que le pouvoir a gagné – au moins pour l’instant. Comme l’écrit l’historien Nicolas Roussellier,

« L’État du Léviathan de Thomas Hobbes est donc toujours là… Il continue de fonctionner : il est même allé plus loin que jamais dans son histoire, par sa capacité à encadrer et à contraindre les individus […] à tel point qu’il est difficile de distinguer les régimes autoritaires comme la Chine et les régimes démocratiques comme la France. Tout le monde suspend ou limite les droits les plus fondamentaux (déplacement, vaquer à ses occupations, enterrer ses morts) » (Études, septembre 2020).

Les dégâts collatéraux du sanitarisme sont nombreux : les psychologues constatent un afflux de personnes perturbées, les hôpitaux psychiatriques de nouveaux malades, les conseillers conjugaux de couples en voie d’explosion, et les cimetières de suicidés (dont un certain nombre de chefs d’entreprise ruinés par le confinement). Et certains enfants resteront marqués non seulement par la peur du grand méchant coronavirus mais par les mesures imposées (« Respecte une distance de 1 mètre entre toi et les autres »). Comme le souligne Me Erwan Le Morhedec dans un billet titré Mascarade (sur lavie.fr) : « il n’y a rien d’anodin à s’habituer à vivre une vie sans visages, sans leur diversité, leurs expressions, dans un sombre défilé de clones oppressés. La propension désinvolte des autorités civiles à imposer des obligations à l’efficacité douteuse et à les assortir par surcroît de sanctions pénales n’est pas moins inquiétante, tout autant que l’absence de discussions qu’elle suscite. »

Thierry Wolton, auteur d’Une histoire mondiale du communisme (Grasset), alerte :

« Prenons garde : il est rare qu’un État abandonne de lui-même et de plein gré les prérogatives qu’il s’est octroyées sous prétexte de servir la cause commune. Ces derniers mois, nos libertés ont été pour le moins grignotées. Si les circonstances l’exigent, la vigilance n’en est pas moins nécessaire pour éviter qu’un pli soit pris que nous finirions tous par regretter » (Le Figaro, 4 septembre 2020).

Avortement : quand on est passé de 10 à 12 semaines, 30% des gynécologues ont refusé de continuer à pratiquer des avortements

Bertrand de Rochambeau, gynécologue-obstétricien, président du syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France, connu pour avoir menacé d’une grève des avortements (et qui lui-même n’en pratique plus), est interrogé dans l’Incorrect à propos de la proposition de loi destinée allonger le délai légal d’avortement à quatorze semaines. Extrait :

Plusieurs députés souhaitent rallonger de deux semaines le délai légal de l’avortement. Pouvez-vous nous décrire médicalement ce qu’est un avortement à quatorze semaines de grossesse ?

C’est une opération sous anesthésie générale qui consiste à broyer les organes de ce qui n’est plus un embryon, mais un foetus. Par exemple, la tête est calcifiée : il faut d’abord la broyer avec une pince, in utero, pour pouvoir le sortir par le col de l’utérus. Si ce n’est pas fait, le col pourrait se dilater et créer une béance, ce qui fera que pour les prochaines grossesses la femme aura un risque accru de faire une fausse couche ou un accouchement prématuré.

Comment les praticiens accueillent-ils ce changement de délai, et y aura t-il des refus catégoriques de leur part de pratiquer ces avortements tardifs ?

On pense que c’est fort probable. Si l’on s’en réfère à ce qui a été le dernier allongement du délai, quand on est passés de dix à douze semaines [en 2001], trente pour cent soit un tiers des confrères qui acceptaient de faire des IVG ont arrêté pour cette raison là. Cette fois, on passe dans une autre catégorie de risque chirurgical. Ce n’est pas un geste facile à réaliser, et c’est un geste qui évidemment marque le médecin, dont le métier est plutôt de faire en sorte de sauver des grossesses plutôt que devoir écraser des foetus. C’est un geste choquant et on peut prévoir qu’on aura beaucoup moins de médecins prêts à faire ça. Or, si c’est dans la loi, les gens y ont droit, et donc les médecins y sont contraints. Heureusement, dans ces cas là vous pouvez faire valoir votre clause de conscience.

À ce sujet, dans le rapport il est écrit « les états d’âme de professionnels n’ont pas à influer sur le droit des femmes à avorter » Que vous inspire cette déclaration ?

Sans commentaire. Les états d’âme des députés n’ont pas à influer sur la pratique médicale. […]

Ne dites pas à M. Dupond-Moretti qu’il est ministre de la Justice, il se prend pour un pitre

On savait que M. Véran est odieux et incompétent mais, après tout, il n’est que ministre de la Santé et ce n’est pas comme si nous avions quelque urgence sanitaire.

On savait que M. Darmanin voulait enlever à M.Castaner son titre de ministre de l’Intérieur le plus dénué de culture historique, mais ce n’est pas comme si la France avait à relever le défi d’un séparatisme musulman.

On savait que M. Castex était un falsificateur de chiffres du COVID à Marseille, mais ce n’est pas comme si la France avait à craindre quelque mesure liberticide et domesticatoire que ce soit.

Et voilà-t-il pas que M. Dupond-Moretti  voulant apporter sa valeur ajoutée dans le débat sur les immigrés clandestins (soi-disant) mineurs et non-accompagnés (mais autorisés, grâce à une loi macronienne, de faire venir parents et fratrie au lieu d’aller fissa les rejoindre comme suggéré par M.Zemmour…), déclare dans l’émission CàVous à propos des déclarations dudit Eric Zemmour dans Face à l’info sur CNews : « C’est un multi-récidiviste de la haine et du racisme… lui qui parle souvent de récidive, le message judiciaire, il l’a pas entendu » : à propos d’invitations lancées pour participer à l’émission Zemmour et Naulleau : « Quand ce sera Naulleau&Naulleau, je viendrai. Tant que ce sera Zemmour&Naulleau, je viendrai pas » ; et concluant à propos de l’émission « et puis, entre deux pubs bien juteuses, quoi » en roulant goulûment des joues qu’il a basses et croyant faire peuple avec sa syntaxe relâchée.

Alors, quelques précisions :

  • Zemmour a été condamné en 2011 pour incitation à la haine raciale après avoir affirmé en 2010 : «La plupart des trafiquants sont noirs et arabes » ce que le tribunal – avait condamné pour « dépasser les limites autorisées de la liberté d’expression » [on aura remarqué dans cette jolie formule qu’il n’est pas question de vérité]. La condamnation est définitive car, naïvement, M.Zemmour avait refusé de faire appel.
  • Zemmour a été condamné par toutes les instances judiciaires françaises (y compris la Cour de Cassation) pour des propos tenus dans CàVous en septembre 2016, et avoir en particulier osé dire qu’il y avait « une lutte pour islamiser d’innombrables banlieues françaises» et que la France vivait depuis 30 ans une invasion. M.Zemmour a fait appel de sa condamnation devant la Cour européenne des droits de l’homme (celle-là même au demeurant dont il demande la suppression dans le droit français). L’appel est-il suspensif ? Un tweet de M.Goldnadel, avocat, faisant aussi référence à la récente condamnation en première instance pour les propos d’E.Zemmour à la Convention de la Droite, le donne à penser :

M.Zemmour ne serait donc pas (encore ?) un récidiviste.

  • Pour ce qui concerne soit l’amour de la vérité, soit l’état de la mémoire de M.Dupond-Moretti à propos de l’émission Zemmour&Naulleau, on publiera juste cette capture d’écran de l’émission du 8 février 2017 :

  • Quant aux publicités bien juteuses décrites par un M.Dupond-Moretti qui a certainement toujours limité strictement ses honoraires, rappelons que, justement et c’est assez étonnant, l’émission Face à l’info n’est précédée, entrecoupée ni suivie par aucune publicité !

Tout ceci étant dit, ce n’est pas très grave. Ce n’est pas comme si M.Dupond-Moretti était ministre de la Justice !

Eduquer à contre-courant – Terres de Mission

Terre de missions s’entretient avec Marc et Maryvonne Pierre, parents et grands-parents de nombreux enfants et petits-enfants, et auteurs de « Parents heureux, Enfants heureux. Oui, c’est possible ». L’entretien porte sur l’éducation chrétienne dans le monde contemporain et tout spécialement sur la place du père.

Puis l’abbé Hervé Benoît revient sur l’histoire du sanctuaire Notre-Dame des Enfants dont il est recteur.

Enfin Guillaume de Thieulloy propose quelques conseils de lecture.

Bruno Mégret : « Marine Le Pen obtient ces résultats grâce au travail que nous avons effectué avant elle. Elle est une sorte de rentière »

Bruno Mégret, désormais retiré de la politique, avait tenté en 1998-99 de transformer le FN en parti de gouvernement, avec des vraies idées de droite, nationale et identitaire, mais en rejetant les provocations et l’esprit clanique, réagit à la situation politique d’aujourd’hui. Extrait de son interview accord au Point :

Le Point : Cet été, l’insécurité est revenue au cœur de l’actualité. Pourtant, on a l’impression que Marine Le Pen peine à concrétiser sur ses thèmes forts. Qu’est-ce qui cloche au Rassemblement national ?

Bruno Mégret : C’est vrai, le Rassemblement national ne parvient pas à exister sur la scène politique. Il y a à cela une raison fondamentale : ses représentants tiennent, de façon certes plus énergique, le même discours que la classe politique, alors qu’ils devraient porter une vision radicalement différente pour incarner l’alternative au système en place. Aujourd’hui, les Français n’ont plus la moindre confiance dans les politiques qu’ils savent impuissants à résoudre leurs problèmes et, de ce point de vue, Marine Le Pen n’est pas différente de ses concurrents, car elle ne porte aucun projet qui rendrait sa puissance au politique. Rendre du pouvoir au pouvoir, là est le nœud du succès.

La dédiabolisation du parti ne l’a-t-elle pas banalisée ?

J’ai toujours préconisé la dédiabolisation, mais pour moi elle consistait à en finir avec les provocations sulfureuses et les dérapages verbaux. Car, au-delà, il faut tenir le discours de la rupture avec le système. Sur l’immigration par exemple, ce n’est pas clairement le cas. Pourtant, comme nous l’avions annoncé, ce phénomène est aujourd’hui source de difficultés majeures que personne ne nie plus. Le RN devrait donc proposer une mesure simple et radicale : stopper toute nouvelle immigration pendant dix ans. Et ceci en faisant voter une loi d’exception qui suspende l’ensemble des dispositions permettant l’arrivée de migrants : regroupement familial, droit d’asile, etc. Ce serait une démarche non pas idéologique, mais pragmatique. Quand votre maison est inondée, vous commencez par bloquer l’arrivée d’eau avant de réparer les dégâts.

Vous oubliez que la France a signé des conventions internationales et qu’elle ne peut pas faire ce qu’elle veut…

C’est pour cela qu’il faut rendre du pouvoir au politique. Sur le plan international, on peut, dans un domaine comme l’immigration, y parvenir assez facilement. La France peut par exemple se libérer à tout moment de la tutelle de la Cour européenne des droits de l’homme. Non, le vrai problème, c’est le Conseil constitutionnel qui remet en cause la démocratie en censurant toutes les lois votées par le Parlement dès lors qu’elles ne sont pas politiquement correctes.
Il faut donc créer un droit de recours sur les décisions du Conseil constitutionnel et laisser le dernier mot au peuple, soit par référendum, soit par un nouveau vote de l’Assemblée. Avec une telle réforme, la loi d’exception instaurant un moratoire sur l’immigration devient possible. Encore faut-il tenir le bon discours. Car opposer par exemple la laïcité à l’islam, comme le font tous les partis y compris le RN, revient au bout du compte à mettre sur le même plan le christianisme qui a façonné notre pays pendant quinze siècles et l’islam qui n’est présent sur notre sol que depuis quelques décennies. Les religions ont une composante culturelle qui en font un élément de l’identité des peuples et des nations. C’est donc au nom de notre droit à l’identité plus qu’aux principes de la République que le RN devrait s’opposer aux avancées de l’islam (…)

Revenons à Marine Le Pen. Comment expliquez-vous ce manque de tranchant que vous déplorez : confort de la deuxième place, peur de gouverner ?

En réalité, le RN est également touché par la dégradation du niveau général de la classe politique. Quand on part de De Gaulle et qu’on en arrive à Hollande… tout est dit. La réalité est que le pouvoir politique s’est soumis à la suprématie des juges et à la toute-puissance des médias. Aujourd’hui, de qui le politique a-t-il le plus peur ? Du juge d’abord, puis du journaliste, et enfin de l’électeur. Pour incarner une véritable alternative au système, le RN devrait donc attaquer ces deux institutions et militer pour qu’elles soient remises à leur place (…) Si Marine Le Pen accédait à l’Élysée et qu’elle ne touchait pas au Conseil constitutionnel, elle resterait impuissante et devrait se contenter d’écrire des tweets comme Donald Trump.

Vous dressez un constat sombre sur le RN, mais ce parti a des villes, dont Perpignan, des députés et semble certain d’accéder au second tour de la présidentielle dans dix-huit mois.

Marine Le Pen obtient ces résultats grâce au travail que nous avons effectué avant elle. Car, quoi qu’elle dise, son parti conserve l’image très forte que nous avions construite. Elle est donc comme une sorte de rentière qui bénéficie par ailleurs de l’impéritie des autres partis politiques. Aux pays des aveugles, les borgnes sont rois.

Tentative d’incendie de l’église de Rillieux-la-Pape

Des arrêts de bus ont été détruits et les pompiers pris à partie. Une voiture a été placée contre l’église avant d’être incendiée :

Le maire a réagi :

« Rien ne laissait présager de tels événements (…) En s’attaquant à un lieu de culte, c’est la République qui est mise à mal »

En Quête d’esprit : « Le chapelet, toujours populaire chez les Français ? »

Avec le Père de la Martinière, le Père Forquin, op, et Gabrielle Colcombet.

Saint-Jean-de-Passy : une assemblée de l’APEL apaisée ?

Il semble que la situation va mieux au sein de l’établissement St Jean de Passy, mais la crise demeure au sein des parents d’élèves… L’Assemblée Générale de l’APEL du lundi 5 octobre au soir s’annonce animée. Elle sera l’occasion de revenir sur les plaies qui frappent l’école… et qui n’ont pas été soignées.

L’arrivée de du nouveau directeur Daniel Chapellier en juin dernier avait rassuré les familles et contribué à ramener le calme après l’expulsion de François-Xavier Clément. La rentrée de septembre a été un sans-faute.

Dans ce contexte, il eut été logique que l’Apel, en pleine crise de représentativité, s’attache à reconstruire une équipe apaisée et représentative de tous les parents. Mais l’équipe en place a choisi, non pas une recherche de conciliation dans une démarche fraternelle, mais une attitude qui ne fait que raviver les blessures, avec notamment la cooptation d’un nouveau membre non élu.

La direction de l’APEL a pris la décision de réduire significativement sa contribution aux actions de solidarité, qui visent principalement à aider les familles les plus en difficulté de l’école. Ce sont les familles de près de 70 élèves qui ne pourront plus être aidées en raison de cette décision. Certains se demandent si les familles qui ne bénéficient plus de soutien ne seraient pas en partie celles qui ont soutenu l’ancien directeur. Certes, l’association doit supporter le manque à gagner dû au COVID (annulation de la fête des familles et de la tombola), mais il semble que les fonds amassés depuis des années devraient suffire à compenser ce manque. D’autant plus que l’équipe en place n’a pas hésité au printemps dernier (en plein confinement) à utiliser la trésorerie de l’Apel pour financer des avocats ainsi que les services couteux d’Eurovote pour l’AG. Ainsi, le conseil d’administration a payé entre 100 et 150 000 euros de frais d’avocats.

Une autre bizarrerie a été découverte : les parents divorcés ont chacun un droit de vote, contrairement aux couples mariés. Comment se fait-il que l’Apel de Saint-Jean de Passy favorise la représentativité des parents divorcés ? Cette règle baroque avait expliqué la centaine de voix de différence lors de la précédente AG, qui avait révoqué Mme de La Guillonnière, entre les adhérents de l’APEL et les inscrits au scrutin. Un tripatouillage électorale que le nouveau président de l’APEL, Pierre Mescheriakoff, n’a pas expliqué… La liste « Ensemble pour St Jean » n’avait jamais eu accès aux listes d’émargement.

Par ailleurs, lors des élections de l’Apel, tous les candidats qui se présentent postulent sur un seul et même intitulé de poste : membre du conseil d’administration de l’Apel SJP. La présentation est ainsi effectuée par ordre alphabétique. Mais l’équipe a classé les candidats selon des affectations arbitraires, sur des charges précises (pastorale, fête des famille etc…) au sein de l’association (voir ci-dessous) : certains se retrouvent ainsi présentés sans concurrence, d’autres avec 1 ou 2 concurrents, tandis que 2 candidats se retrouve en queue de peloton sans affectation. Sans parler des personnes dont la candidature, bien que postée dans les temps, n’a même pas été retenue. S’agit-il là d’une manière de perpétuer l’entre-soi ?

10 candidats pour l’élection de 5 membres du conseil d’administration :

  • Aude Joos : candidate comme administrateur au titre de la Fête des Familles
  • Sophie Métallier : candidate pour son renouvellement au titre de la coordination à NDG
  • Philippe Léopold : candidat comme administrateur au titre du Mécénat
  • Henri Giraud (liste Ensemble pour Saint-Jean) : candidat comme administrateur au titre de la Tombola
  • Kilian O’Neil : candidat comme administrateur au titre de la Tombola
  • Florence de Climens (liste Ensemble pour Saint-Jean) : candidate comme administrateur au titre de la Pastorale
  • Bertrand de Goiffon (liste Ensemble pour Saint-Jean) : candidat comme administrateur au titre de la Pastorale
  • Anne-Charlotte de Saint-Marcq : candidate comme administrateur au titre de la Pastorale
  • Jean-Marc Ferrary (liste Ensemble pour Saint-Jean) : candidat comme administrateur sans poste précis
  • Baptiste Laflèche (liste Ensemble pour Saint-Jean) : candidat comme administrateur sans poste précis

« Fratelli tutti » : une nouvelle encyclique sur la fraternité et l’amitié sociale

Pour ceux qui désirent lire la version française (216 pages !) de la nouvelle encyclique du pape François, c’est ici.

Comme l’écrit le pape lui-même, « cette encyclique sociale » est « une modeste contribution à la réflexion« .

Parmi ces réflexions :

  • La négation de notre identité :

N’oublions pas que « les peuples qui aliènent leur tradition, et qui par une manie imitative, par violence sous forme de pressions, par une négligence impardonnable ou apathie, tolèrent qu’on leur arrache leur âme, perdent, avec leur identité spirituelle, leur consistance morale et, enfin, leur indépendance idéologique, économique et politique ».[11] Un moyen efficace de liquéfier la conscience historique, la pensée critique, la lutte pour la justice ainsi que les voies d’intégration consiste à à vider de sens ou à instrumentaliser les mots importants. Que signifient aujourd’hui des termes comme démocratie, liberté, justice, unité ? Ils ont été dénaturés et déformés pour être utilisés comme des instruments de domination, comme des titres privés de contenu pouvant servir à justifier n’importe quelle action.

  • Un certain totalitarisme médiatique :

Aujourd’hui, dans de nombreux pays, on se sert du système politique pour exaspérer, exacerber et pour polariser. Par divers procédés, le droit d’exister et de penser est nié aux autres, et pour cela, on recourt à la stratégie de les ridiculiser, de les soupçonner et de les encercler. Leur part de vérité, leurs valeurs ne sont pas prises en compte, et ainsi la société est appauvrie et réduite à s’identifier avec l’arrogance du plus fort. De ce fait, la politique n’est plus une discussion saine sur des projets à long terme pour le développement de tous et du bien commun, mais uniquement des recettes de marketing visant des résultats immédiats qui trouvent dans la destruction de l’autre le moyen le plus efficace. Dans ce jeu mesquin de disqualifications, le débat est détourné pour créer une situation permanente de controverse et d’opposition.

  • l’eugénisme :

Certaines parties de l’humanité semblent mériter d’être sacrifiées par une sélection qui favorise une catégorie d’hommes jugés dignes de vivre sans restrictions. Au fond, « les personnes ne sont plus perçues comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger, surtout celles qui sont pauvres ou avec un handicap, si elles “ne servent pas encore” – comme les enfants à naître –, ou “ne servent plus” – comme les personnes âgées.

  • Le relativisme, qui permet d’imposer des lois contraires aux droits humains :

Autrement, ne pourrait-il pas arriver que les droits humains élémentaires, considérés aujourd’hui comme inaliénables, soient niés par les puissants du moment avec le ‘‘consentement’’ d’une population endormie et intimidée ? Un simple consensus entre les différents peuples, qui peuvent aussi être manipulés, ne serait pas non plus suffisant. Les preuves abondent sur tout le bien que nous sommes en mesure d’accomplir, mais en même temps, nous devons reconnaître la capacité de destruction qui nous habite. L’individualisme indifférent et impitoyable dans lequel nous sommes tombés n’est-il pas aussi le résultat de la paresse à rechercher les valeurs les plus élevées qui sont au-dessus des besoins de circonstance ? S’ajoute au relativisme le risque que le puissant ou le plus rusé finisse par imposer une prétendue vérité.

On y trouve également d’autres réflexions plus contestables, notamment celles sur l’immigration, cette tarte à la crème de ce pontificat, même si le pape prend soin de

« réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire d’être en condition de demeurer sur sa propre terre ».

et déclare que

l’idéal serait d’éviter les migrations inutiles

De même, tout en rappelant « la possibilité d’une légitime défense par la force militaire« , le pape estime qu' »il est très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible “guerre juste” ». Voilà du travail en perspective pour les tenants de l’herméneutique de la réforme dans la continuité…

Cardinal Gerhard Müller : La force de la vérité

Ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, la plus haute autorité doctrinale de l’Eglise, de 2012 à 2017, le cardinal Gerhard Müller vient de publier un ouvrage sur la crise politique, morale et culturelle que traverse l’Occident : « La force de la vérité. Les défis posés à la foi catholique dans un monde qui n’est plus chrétien ».

Invité sur TV Libertés, il répond aux questions de Jean-Pierre Maugendre sur le rôle de la Congrégation pour la Doctrine de la foi dans l’Eglise, la crise des catéchismes, les ambiguïtés de certaines déclarations magistérielles (Amoris Laetitia), la notion de « pleine communion », les rapports de la foi et de la raison, la crise de la modernité…

Prière à Notre-Dame du Rosaire contre l’avortement

Jeudi 8 octobre, une énième tentative d’aggraver la culture de mort sera débattue à l’Assemblée nationale. Dans le cadre d’une « niche parlementaire » du groupe appelé sans doute ironiquement « Ecologie, Démocratie et Solidarité », la proposition de loi d’Albane Gaillot visant à  « renforcer le droit à l’avortement » sera débattue. Comme pourront le voir ici ceux qui ne sont pas dégoûtés par le musée des horreurs, cette proposition de loi vise notamment à étendre la durée légale de l’avortement à 14 semaines (ce que le Pr Nisand, pourtant militant pro-avortement bien connu, a lui-même dénoncé) et à supprimer la clause de conscience des médecins et personnels médicaux.

La Providence a permis que ce débat ait lieu au lendemain de la grande fête de Notre-Dame du Rosaire. Rappelons que le saint Pape dominicain Pie V avait mis toute la Chrétienté en prière à la veille de la bataille de Lépante (7 octobre 1571) et que la Vierge avait permis la victoire de la flotte chrétienne – en remerciement de quoi saint Pie V institua cette belle fête de Notre-Dame du Rosaire. Pourquoi ne pas organiser dans toutes les paroisses de France et de Navarre une veillée de prière pour que la Reine du Ciel triomphe des démons homicides comme elle avait jadis triomphé des armées turques blasphémant la divinité de son Fils? En tout cas, amis lecteurs, prions et jeûnons le 7 ou le 8 octobre pour la déroute de cette affreuse proposition de loi.

Je n’ignore pas que certains jugeront cela bien dérisoire. J’imagine que d’autres avaient dû penser la même chose avant la bataille de Lépante. Ce qui me semble certain en tout cas, c’est que la prière de la Vierge est puissante auprès de son Fils et que la Vierge aime d’un amour de prédilection notre patrie qui offrit tant de saints et de défenseurs du christianisme au cours des siècles et qu’elle visita si souvent. Mais même ceux qui ne sont pas convaincus de la force du jeûne et de la prière pour lutter contre les démons homicides devraient s’associer à notre démarche: si personne ne résiste publiquement à cette nouvelle abomination, comment faire entendre notre opposition à la funeste loi ni bio, ni éthique (qui n’est pas encore votée et que la majorité sénatoriale peut parfaitement mettre largement en échec) ? Alors à nos chapelets ou rendez-vous au pied du Saint-Sacrement! Et je me permets d’inviter aussi tous les prêtres qui pourront célébrer le Saint-Sacrifice à cette terrible intention dans les jours qui viennent à le faire.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Erdoğan envoie ses mercenaires syriens contre l’Arménie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Dans la nuit du 26 au 27 septembre, l’armée azerbaïdjanaise a relancé les hostilités contre l’enclave autonome arménienne du Haut-Karabakh, située sur le territoire de l’Azerbaïdjan.
C’est une vieille histoire. Dès 1918, l’assemblée arménienne du Haut-Karabakh (appelé alors le Nagorno-Karabakh) proclamait son autonomie. Après des années de péripéties auxquelles furent mêlés les Turcs et les Britanniques, les Soviétiques mirent tout le monde d’accord, non sans avoir envahi les deux pays en conflit : le Nagorno-Karabakh serait azéri, mais avec un statut d’autonomie, compte tenu d’une population presque exclusivement arménienne.

Le problème restait entier. Les Azéris n’étaient guère satisfaits de devoir tolérer une enclave autonome chez eux et les Arméniens ne voulaient pas dépendre de l’Azerbaïdjan.

Le conflit reprit donc tout naturellement avec la chute de l’Union soviétique. De grandes manifestations se déroulèrent à Erevan, capitale de l’Arménie, et Stepanakert, capitale du Haut-Karabakh, pour exiger le rattachement de ce dernier à l’Arménie. À partir de 1991 et de l’indépendance des deux pays, plus rien ne les retenait sur la voie de la guerre. Elle dura jusqu’en 1994, fit près de 30.000 morts et se solda par une nette victoire de l’armée arménienne. Le Haut-Karabakh conserva son autonomie sous bonne garde militaire arménienne.

On peut noter que de nombreux volontaires ou mercenaires étrangers vinrent renforcer les deux camps : Russes et Ossètes pour l’Arménie (plus une notable aide logistique de la Grèce), Turcs, Tchétchènes et Afghans côté azéri. De vieilles connaissances, comme l’on voit. Car au-delà des différences ethniques (les Azéris sont turkmènes), il y a deux religions fort différentes : chrétiens contre musulmans chiites.

Depuis une semaine, les combats font donc rage et les deux camps rivalisent de bilans invérifiables. Il semble, toutefois, que les morts commencent à être nombreux des deux côtés. Les Azéris affirment avoir conquis plusieurs villages du Haut-Karabakh, mais ces gains semblent marginaux et l’offensive paraît piétiner. L’armée de Bakou (capitale de l’Azerbaïdjan) a, innovation par rapport au précédent conflit, attaqué directement la frontière arménienne dans le nord. Elle est contenue, mais cela oblige l’Arménie à y laisser des forces substantielles qui manquent au Haut-Karabakh. C’était, bien sûr, le but de cette agression.

En tout état de cause, les Arméniens souffrent militairement bien d’avantage que lors de la guerre de 1991-1994. La responsabilité en revient à la Turquie.

Décidément très actif ces temps-ci, notre ambitieux sultan a fourni du matériel performant aux Azéris, notamment des drones qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité, en Syrie, contre l’armée syrienne, et en Libye, contre les forces du maréchal Haftar. Israël, principal vendeur d’armes à l’Azerbaïdjan, pourrait se voir supplanter.

Mais au-delà des armes, il y a les hommes. La présence d’islamistes syriens ne fait aucun doute aux côtés de l’armée de Bakou. Plusieurs centaines ont été envoyés depuis la Syrie : le Président Macron, décidément très en verve contre Erdoğan en ce moment, parle de 300 mercenaires dans sa déclaration du 2 octobre, tandis que l’Arménie en dénombre plusieurs milliers (4.000, voire plus). L’Observatoire syrien des droits de l’homme (le grand désinformateur de la guerre en Syrie) parle, lui, de 850 islamistes turkmènes prélevés du front d’Idleb, dont 28 auraient déjà trouvé la mort : l’armée arménienne sera plus coriace que les troupes d’Haftar.

Poutine a également dénoncé cette présence et nul doute que c’est lui qui détient les clés de la résolution de ce conflit, dont l’issue est totalement incertaine.

Quand l’Eglise et la République honorent Jeanne d’Arc … l’union sacrée ?

Conférence France-Souveraineté du vendredi 18 septembre à Orléans, avec :

  • Le Choeur de l’Oriflamme : de 0 à 5’25, de 1h18 à 1h29.
  • Mgr Le Tourneau, canoniste, chapelain de Sa Sainteté, co-auteur du « Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d’Arc » : de 11’30 à 41’30
  • Yves Avril, latiniste, fondateur de l’Association des Amis de Jeanne d’Arc et de Charles Peguy : de 42’00 à 58’00
  • J. Trémolet de Villers, avocat et écrivain, auteur de « Jeanne d’Arc, le procès de Rouen » : de 58’00 à 1h18.
  • Hilaire de Crémiers, journaliste. conseiller éditorial à Politique Magazine.

Député Martine Wonner : le masque ne sert strictement à rien

Martine Wonner, médecin psychiatre, est élue députée dans la quatrième circonscription du Bas-Rhin en 2017 sous l’étiquette de La République en marche (LREM). À l’Assemblée nationale, elle fait partie de l’aile gauche du groupe LREM, avant d’en être exclue en mai 2020. Elle participe ensuite à la fondation du groupe parlementaire Écologie démocratie solidarité, puis le quitte pour le Groupe Libertés et territoires.

Le 1er octobre, lors du vote de la loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire, elle a fait une déclaration remarquée :