« La peur doit changer de camp ! »
Emission Face à Philippe de Villiers sur CNews du 12 avril :
«Je renouvelle mon engagement personnel à protéger la vie des enfants avant et après la naissance. C’est le premier et le plus fondamental des droits sans lequel rien d’autre n’est possible »
Traduction par Benoît et moi du discours prononcé le 9 avril par le très jeune député brésilien, Nikolas Ferreira (né en 1996), au siège des Nations unies. Il s’agit d’une analyse profonde et aiguë des ravages produits dans notre société par la culture de mort généralisée et d’un engagement personnel courageux pour la défense de principes non négociables :
Je suis né dans un quartier pauvre de ma ville. Je suis marié et chrétien et, avec ma femme, j’attends notre fille Aurora, qui naîtra d’ici trois mois. Je suis devenu le député fédéral le mieux élu du Brésil et je suis ici pour vous mettre tous en garde contre ce qui se passe dans mon pays. Je m’excuse si je fais des erreurs dans mon discours. Je suis encore en train d’apprendre l’anglais.
La gauche est revenue au pouvoir à la présidence du Brésil cette année. Mais elle a dominé dans les universités, les médias et la culture pendant des décennies. L’Amérique est comme un corps et sa santé repose sur un trépied : le patriotisme, la moralité et la spiritualité. Si quelqu’un sape ces trois domaines, l’Amérique s’effondrera de l’intérieur. C’est ce qu’a dit Staline.
Eux connaissent ce secret depuis longtemps et utilisent tous les moyens possibles pour atteindre leur objectif : la destruction de la famille. Mais vous pouvez vous demander : n’est-ce pas une idée trop radicale ? Quelqu’un veut vraiment faire cela. Mais ensuite, comment atteindront-ils leur but ?
Tout d’abord, ils détruisent le sens de la réalité : il n’y a pas d’erreur, vous n’avez plus de bien et de mal, de bon ou de mauvais… tout est relatif. Si eux disent cela, pourquoi alors dire que les hommes [individus masculins, je précise!] existent ? Et les femmes? Ce ne sont pas des concepts concrets. Il faut donc les abolir.
La deuxième étape est la destruction de l’identité. Si vous n’êtes rien, alors tout peut être tout. C’est pourquoi ils ont détruit votre identité en tant que personne. Les jeunes ne savent plus qui ils sont ni ce qu’ils sont. Ils se laissent porter par tous les vents de la doctrine et s’accrochent à ce qui est à la mode.
Eux vous disent : « Habille-toi comme ceci », « Utilise tel type de langage » et, enfin, « Vis comme cela ». Cette génération est la plus dépourvue de bonnes références qui ait jamais existé. Le résultat de tout cela est que la gauche a remplacé Jésus par un militant de Black Lives Matter et a échangé la croix, qui représente l’injustice contre une personne innocente, contre des symboles qui ne représentent rien au-delà de l’égoïsme de l’activiste lui-même qui les arbore. Au fait : l’arc-en-ciel n’est pas à eux, il est à nous ! Lisez la Bible et vous le découvrirez.
Même la beauté n’existe plus. Le but est d’étonner : soyez à la mode ! Films, musique, séries télévisées… l’important est de vendre une culture qui vous donne tout ce que vous voulez, sauf ce qui concerne le sens de la vie. Des esclaves de leurs propres envies. Une génération qui ne supporte pas la douleur, la confrontation ; et encore moins qu’on lui dise ce qui ne va pas.
Qui a remplacé les conseils de ses parents par ceux de professeurs qui ne les prennent jamais dans leurs bras ?
Qui a orienté la force des jeunes vers des manifestations qui ne servent que ceux qui les dominent ? Qui les dominent! Ils sont trop bêtes pour comprendre qu’ils sont utilisés et qui les utilise, comme ceux qui militent pour l’avortement. Mais ils ignorent qu’il y a 75 ans, a été publiée la Déclaration universelle des droits de l’homme qui, dans son troisième article, affirme que toute personne a droit à la vie. (Montrant la photo d’un petit bébé) Il s’agit d’un bébé de 12 semaines. Son cœur bat déjà, il a une empreinte digitale. Il n’y a rien au monde qui ressemble à ce bébé. Quand ils trouvent une bactérie sur Mars, ils l’appellent la vie, mais ce bébé n’est, pour eux, qu’un amas de cellules.
À ceux qui répandent la mort et aident le plus grand mouvement génocidaire silencieux, nous répondrons par une culture qui reconnaît le caractère sacré de la vie et encourage son acceptation. Pour un tel avenir, je renouvelle mon engagement personnel à protéger la vie des enfants avant et après la naissance. C’est le premier et le plus fondamental des droits sans lesquels rien n’est possible.
Mais ce n’est pas le seul outil qu’ils utilisent pour changer notre culture. Les hommes qui mentaient sur leur âge pour partir à la guerre ou se battre pour leur pays, mentent désormais sur leur sexe biologique pour rivaliser avec les femmes. Comment en sommes-nous arrivés là ? Qui est responsable de l’éducation de cette génération ? Où sont les hommes et les femmes qui ont le courage de dire qu’ils ne se plieront pas à la tyrannie ? Sommes-nous en train d’assister à l’effondrement du monde sous nos yeux et allons-nous rester spectateurs ?
Non, nous ne sommes les esclaves de personne. Notre liberté a été gagnée avec beaucoup de sueur et de sang, et il serait naïf de croire que ce n’est pas avec du sang et de la sueur que nous devrons la défendre. Je viens ici pour transmettre un message à tous ceux qui gardent encore l’espoir de changer le monde.
« Le monde serait meilleur s’il n’y avait pas autant de gens qui promettent de le rendre meilleur ».
C’est une citation du philosophe Olavo de Carvalho. Elle s’applique parfaitement à Greta et à Leonardo Di Caprio. Par exemple, qui a soutenu notre président socialiste nommé Lula, un voleur qui devrait être en prison ? Et maintenant, nous avons l’Amazonie avec le pire incendie depuis 15 ans. Et eux sont silencieux et disparaissent.
Nous essayons d’être les premiers à changer les choses. Je sais que la situation semble terrible. Les conservateurs défendent leur vie privée, leur travail, leur famille. Mais si nous ne nous levons pas et n’agissons pas dans la vie publique, notre vie privée sera en danger. Pour cela, nous avons besoin que les éducateurs dictent de nouvelles lignes directrices à l’UNESCO. Par exemple : l’éducation et non la doctrine. De nouveaux juges qui honorent le pouvoir judiciaire et l’administration de la justice et non comme certains de la Cour suprême fédérale, qui ont trahi le peuple brésilien et persécuté leurs opposants politiques. De nouveaux professeurs qui utilisent les salles de classe pour former des élèves et non des militants. De nouveaux artistes, musiciens, cinéastes qui influencent la culture pour autre chose que le sexe et la promiscuité. De nouvelles personnes qui transformeront ce monde.
Vous qui m’écoutez maintenant, je crois en votre force, en votre capacité d’influencer et de changer là où vous êtes. Commencez par votre famille et votre voisin. Apportez de la lumière dans votre quartier et nous vivrons mieux que maintenant. Nous ne pouvons jamais connaître l’étendue de notre influence, la portée de notre voix ; mais j’espère que j’ai atteint votre cœur, parce que je lui parle. L’amour est la seule chose qui transcende le temps et l’espace. J’espère alors que ce discours résonnera à travers les générations. Pour conclure, je dis toujours une phrase au Brésil : « Le présent est à vous, mais l’avenir est à nous ». Mais j’espère pouvoir dire un jour : « Le présent est à nous, et l’avenir aussi ! ».
Mille mercis.
This was my speech at United Nations Headquarters, where I had the oportunity to tell to the world what is actually happening in Brazil. Since then, the “justice” has ordered an investigation against me, the most voted deputy of the country, only for saying that Lula is a corrupt… pic.twitter.com/pEEF8NlKxR
— Nikolas Ferreira (@nikolas_dm) April 9, 2024
Légalisation de la mise à mort à la demande : mobilisons-nous contre la « culture du déchet »
De l’équipe de Tout mais pas ça :
Le texte du gouvernement sur la fin de vie a été présenté mercredi en conseil des ministres. Ce lancement du processus politique pour légaliser le suicide assisté et l’euthanasie ne doit susciter ni désintérêt ni découragement des opposants. Au contraire. Il est urgent de renforcer la mobilisation citoyenne contre ce texte de mort.
L’étape franchie mercredi est la présentation officielle, institutionnelle, de la réforme sociétale du gouvernement ; le processus parlementaire va prendre du temps, la plupart des commentateurs politiques prévoient un vote final d’ici au moins un an, probablement plus. Deux lectures sont prévues dans chaque chambre du Parlement. La 1ère est programmée à l’Assemblée nationale : le texte sera débattu en commission à partir du 13 mai (par les députés membres de la commission spécialement dédiée à ce texte) ; puis en séance à partir du 27 mai, par tous les députés (précisément ceux qui seront présents dans l’hémicycle, qui devraient probablement être nombreux compte-tenu de l’importance de l’enjeu).
C’est pourquoi chaque citoyen doit dès maintenant :
- S’informer sur l’impact de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté : pour faciliter cette information, le documentaire Mourir n’est pas tuer-Enquête au cœur de la fin de vie est accessible sur la chaîne Youtube de notre mobilisation Tout mais pas ça !
- Sensibiliser les parlementaires, prioritairement les députés car la 1ère lecture en mai aura lieu à l’Assemblée nationale ; l’outil proposé sur le site Tout mais pas ça ! mérite d’être utilisé et porté à la connaissance d’un maximum de concitoyens, afin de faciliter cette interpellation. Le député que chacun doit prioritairement sensibiliser est le député de sa circonscription car un élu est d’abord attentif à un citoyen potentiellement électeur pour lui.
Il est important d’informer les députés trompés par l’illusion de bienveillance et d’humanité faussement portée par les promoteurs de l’euthanasie. Il est aussi essentiel d’encourager les députés opposés à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté : ils vont en effet devoir affronter les militants de la mise à mort à la demande qui n’ont pas manqué jusqu’à aujourd’hui de recourir à des anathèmes ou des injonctions idéologiques pour culpabiliser et « crucifier » ceux qui n’épousent pas leur projet, ceux qui courageusement entendent rappeler le rôle protecteur, fondamental, de l’interdit de tuer pour les personnes vulnérables en raison d’un handicap d’une maladie ou de leur grand âge.
>> Contactez vos parlementaires grâce à notre outil d’interpellation en ligne <<
Pologne : la gauche veut imposer l’avortement
Le 12 avril, les députés polonais ont voté contre les motions appelant à rejeter quatre propositions de loi visant à libéraliser l’accès à l’avortement en Pologne. La coalition du premier ministre polonais Donald Tusk propose d’autoriser à nouveau l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse.
Aujourd’hui, l’avortement n’est légal que si la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste ou si elle menace directement la vie ou la santé de la mère. Mais dans les faits, la loi est tellement restrictive que les médecins (qui encourent une peine de trois ans de prison ferme en cas d’avortement en-dehors des situations prévues par la loi) ne prennent aucun risque.
Ces débats sont un vrai test pour la majorité parlementaire et révèlent la fragilité de la coalition qui détient 248 des 460 sièges à la chambre basse. La majorité requise pour faire adopter les projets est de 231 voix et tous ne sont pas d’accord sur la libéralisation de l’avortement. Dans le même camp, certains veulent garder la loi en l’état, comme le parti paysan conservateur PSL qui détient 32 sièges.
Avant de pouvoir entrer en vigueur, les propositions de lois doivent désormais être soumises à une commission parlementaire spéciale. Toutefois, même si les textes sont adoptés par le Parlement, ils ne seront probablement pas promulgués par le président Andrzej Duda, allié de Droit et Justice. Il a déjà annoncé utiliser son veto à tout changement sur l’avortement, comme il l’a fait le mois dernier sur la contraception d’urgence. Et l’alliance gouvernementale ne dispose pas de la majorité des 3/5ème requise pour renverser un éventuel veto présidentiel.
Laïcisme : une Parisienne veut faire sa loi en Corse
Brandissant la loi sur la laïcité, une habitante a saisi le tribunal administratif de Bastia contre la décision du maire de faire ériger à l’entrée de la commune un calvaire en novembre 2022. Paul-Antoine Bertolozzi, le maire catholique de Quasquara, s’avoue surpris :
“Jamais je n’aurais imaginé que la pose d’une croix à l’entrée du village entraînerait un recours devant la justice”.
Après avoir quitté Paris, cette dame de 76 ans est revenue passer sa retraite.
Cette dame connaît-elle l’hymne de la Corse ?
E Madre Universale
Per cui favor si sale
Al Paradiso.
Et Mère universelle
Par qui on s’élève
Jusqu’au Paradis.
Fin de vie : la famille doit rester un sanctuaire
Communiqué du Syndicat pour la famille :
La famille est engagée pour accompagner les personnes en fin de vie. Elle ne doit en aucune manière être impliquée dans l’acte de donner la mort. Il en va aussi de la garantie de protéger les malades de toute forme de pression.
Malgré les progrès extraordinaires de la médecine dans la prise en charge de la douleur physique et mentale, Emmanuel Macron n’a rien fait depuis 2017 pour assurer l’accès aux soins palliatifs sur tout le territoire : cette inaction est un immense scandale au regard du calvaire enduré par des malades, en particulier dans les 21 départements français dépourvus d’unité. Les familles des malades sont elles aussi confrontées à ces situations difficiles dans l’accompagnement qu’elles apportent au quotidien, l’immense majorité des « aidants » étant les parents, conjoint, enfants, frères et sœurs.
Avec son projet de loi, le gouvernement prétend se préoccuper du mal mourir français avec de nouveaux soins, dits « d’accompagnement », qui comprendraient les soins palliatifs et « l’aide à mourir ». Mais ces mots euphémisants ne peuvent masquer le contenu réel de ce projet : le suicide assisté et l’euthanasie.
Le Syndicat de la Famille dénonce ce projet de loi. L’idée que l’un des proches pourrait être celui qui donne la mort est d’une violence inouïe. Ce serait évidemment, au cœur des familles, une source de divisions, de pressions, de culpabilité, de difficultés immenses pour ses membres à faire leur deuil, comme en attestent de nombreux témoignages en provenance de pays étrangers qui ont ouvert cette abyme. Sans oublier le risque que des pressions soient exercées sur le malade devenu vulnérable dans sa propre famille.
La famille est au cœur de la solidarité intergénérationnelle et des enjeux de la dépendance. Pourtant, elle est complètement ignorée du projet de loi du gouvernement. Après avoir rencontré il y a quelques mois Agnès Firmin-Le Bodo, Le Syndicat de la Famille demandera à être auditionné par les parlementaires afin de porter la voix des familles, premiers acteurs de l’accompagnement des personnes en fin de vie.
Alors que le Gouvernement s’apprête à rompre le lien de confiance entre le patient et les soignants, il doit tout faire pour que la famille soit un sanctuaire, un lieu de soutien et de solidarité inconditionnelle. Il ne serait humainement pas supportable que ce lien irremplaçable soit menacé.
Angers : la fête “antifasciste” annulée
Nous l’avions évoquée ici. Le responsable local de Génération Z a également réagi :

Face à la polémique, la présidente de l’Université d’Angers a annulé l’événement dénommé «fête antifasciste»
pour des raisons de sécurité et au motif du respect de neutralité du service public. Elle rappelle que l’UA n’était pas coorganisatrice mais mettait juste à disposition des locaux.

Que se passe-t-il à CapMissio ?
L’école d’évangélisation CapMissio, fondée en 2015 à Montpellier par le Père René-Luc et Mgr Carré, archevêque de Montpellier de 2010 à 2022 a pour but d’accueillir une dizaine de jeunes de 18 à 25 ans, qui prennent une année de césure pour se former à la mission. Ils forment une petite communauté pour un an, avec une vie de prière, une formation donnée par de multiples intervenants du diocèse : laïcs, prêtres, religieux. Ils font des missions dans le diocèse auprès des plus démunis mais surtout auprès des autres jeunes. En 2024, l’école en est à sa 9ème promotion et a déjà accueilli plus de 80 jeunes missionnaires. A la suite d’une visite canonique, le diocèse de Montpellier a communiqué sur la fermeture de l’école d’évangélisation Cap Missio pendant un an (au moins).
Néanmoins l’exigence faite au père René-Luc de se retirer de son oeuvre ne fait pas l’unanimité. Sur 89 anciens élèves, seuls huit ont été entendus. Le conseil d’administration de l’école indique qu’il n’a pas été entendu non plus et ” peu de place semble avoir été accordée à la défense du Père René-Luc et de l’association CapMissio” par la visite canonique.
Voici le communiqué de l’archevêché de Montpellier :
Mgr Turini a été informé d’un signalement concernant l’organisation et la gouvernance de CapMissio.
Comme c’est l’usage dans ces situations, il a souhaité qu’une visite canonique ait lieu. Pour ne pas être juge et partie, il a tenu à externaliser cette visite.
Elle a été conduite par Mgr Jean-Pierre Batut, actuellement évêque auxiliaire de Toulouse, ancien évêque de Blois et qui a longuement été formateur au séminaire de Paris. Pour cette visite, il a été assisté de Mme Marie Dominique Corthier ancienne directrice du centre spirituel Jésuite Coteaux Païs à Toulouse. La visite canonique a établi que des personnes ont été fragilisées pendant leur passage à CapMissio, d’autres en ont pris conscience dans la période qui a suivi. Mgr Turini a tenu à leur demander pardon.
Les personnes auditionnées ont vécu cette visite comme un temps privilégié pour parler en toute liberté.
Sans parti pris et sans idée préconçue, les visiteurs :
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- d’une part, ont écouté avec empathie les personnes auditionnées en prenant au sérieux leur témoignage et
- d’autre part, ont cherché une sortie de crise pour CapMissio avec une lucidité plus grande sur ses manques tout en proposant des atouts nouveaux pour son avenir.
L’archevêque demeure convaincu que rester sans agir aurait été :
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- un manque de respect pour les témoins qui se sont exprimés pour dire leur mal-être et
- une marque de mépris pour les personnes qui lui ont écrit longuement et avec précision pour attirer son attention sur les difficultés rencontrés.
Mgr Turini a remercié les uns et les autres pour leur courage.
Les visiteurs ont tenu à souligner :
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- la grande qualité humaine des personnes auditionnées,
- leur intérêt pour cette visite canonique dans un souci de vérité.
Les visiteurs ne se sont pas situés comme des procureurs mais ont aidé l’archevêque à porter un regard lucide sur la situation de Capmissio, ce qui pose la question du mode de présence et de gouvernement du Responsable fondateur de CapMissio.
Certains lui témoignent beaucoup de gratitude. Ils ont bien vécu l’année et lui doivent l’essentiel de ce qu’ils ont vécu, D’autres, ceux qui ont eu des difficultés ou des souffrances, sont portés à lui en attribuer la plus grande part de responsabilité. C’est ce contraste que les auditions des visiteurs ont mis en valeur.
L’intuition de Capmissio est bonne. Certains jeunes au cours de cette césure d’un an ont pu :
-
- s’enraciner davantage dans leur vie de foi,
- apprendre à témoigner avant de s’engager dans un métier ou une démarche vocationnelle.
Mais cela ne doit pas cacher la mise au jour de dysfonctionnements qui ont ébranlé l’équilibre humain, spirituel, psychologique d’un certain nombre de capmissionnaires et cela doit être entendu par le pasteur du diocèse.
Ce qui l’a conduit à prendre des décisions immédiates :
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- Dans la situation actuelle, il n’est pas possible de recruter une nouvelle promotion pour la rentrée prochaine.
- Durant cette année de jachère (septembre 2024-septembre 2025) et l’école CapMissio étant fermée, Mgr Turini propose d’initier une réflexion pour reprendre l’intuition de Capmissio, changer ce qui doit l’être pour partir sur un nouveau projet. Il invitera dans ce groupe de travail des capmissionnaires volontaires et des personnes formées dans des domaines variés comme le rapport l’y invite : secteurs de l’éducation, du discernement spirituel, de la formation biblique, de la formation à la connaissance de soi, à l’écoute et au dialogue, de la formation à l’évangélisation dans la variété de ses approches.
- Il se propose de rencontrer dans le cadre d’un groupe de parole, soit en présentiel soit en visio, les capmissionnaires qui ont besoin de mettre à plat tout ce qui n’a pas pu se dire, afin de leur proposer le meilleur accompagnement. Il s’engage également à une démarche de réparation.
- Il demande au responsable fondateur de CapMissio de s’en retirer
- Pour la promotion actuelle, Mgr Norbert Turini se doit de réunir toutes les conditions pour que les capmissionnaires qui le désirent puissent terminer leur année puisqu’ils s’y sont engagés personnellement. L’archevêque en assume personnellement la veille épiscopale et la responsabilité.
4 avril 2024
+ Mgr Norbert Turini, Archevêque de Montpellier
L’école a aussi émis un communiqué :
A Montpellier, le 9 avril 2024,
Le mercredi 14 février, nous avons été informés que Monseigneur Turini, Archevêque de Montpellier depuis deux ans, avait lancé une visite canonique à la suite d’un signalement concernant l’organisation et la gouvernance de CapMissio.
Il est regrettable que les membres du Conseil d’Administration, organe de direction et de gouvernance de l’association, n’aient pas été auditionnés par les visiteurs, ce qui aurait permis de faire valoir une autre vision et probablement d’apporter plus de nuances dans les conclusions du rapport de la visite.
Depuis l’ouverture en interne de débats concernant l’avenir proche de l’école et la passation de pouvoirs du Père René-Luc prévue l’année prochaine, des différences de points de vue ont mené le couple qui s’occupait de l’école à une vive opposition au Père René Luc.
Une visite canonique a été conduite sur trois jours par Mgr Jean-Pierre Batut, Evêque auxiliaire de Toulouse, assisté de Mme Marie Dominique Corthier ancienne directrice du centre spirituel Jésuite Coteaux Païs à Toulouse. Il ressort de cette visite des témoignages anonymes et peu de place ne semble avoir été accordée à la défense du Père René-Luc et de l’association CapMissio. A l’issue de cette visite, le diocèse a annoncé vouloir fermer l’école et renvoyer le Père René-Luc, alors même qu’aucun fait grave concernant ce dernier n’a pu être avancé ni en privé, ni en public.
Il nous semble qu’il y avait d’autres solutions moins radicales et qu’il n’y avait pas d’urgence, à deux mois de la fin de l’année, à fermer l’école et à renvoyer le Père René-Luc sans autre forme de procès comme s’il y avait un danger pour les jeunes de la promotion en cours.
Il y avait certainement d’autres moyens de régulation et de traitement des dysfonctionnements qui n’ont pas été employés ou favorisés par l’autorité ecclésiale, ce que l’on ne peut que regretter dans cette triste affaire où se mêlent également des rancœurs de différentes personnes.
Il y a, selon nous, une disproportion manifeste entre les dysfonctionnements soulevés, dont le Père René-Luc avait conscience, et les décisions radicales prises : un coup fatal est porté à une œuvre, certes imparfaite, mais utile et qui méritait des autorités ecclésiales un accompagnement plutôt qu’une fermeture immédiate. Nous avions déjà mis en place plusieurs mesures d’amélioration au fil des ans : une coach Talenthéo intervenait pour le fonctionnement de l’équipe des salariés, les jeunes avaient une psychologue à la disposition des capmissionnaires, chaque jeune avait une famille relais référente… Il y avait sans doute bien d’autres ajustements à opérer, comme dans toute institution éducative de jeunes. Le rapport est d’ailleurs très clair sur le fond de l’affaire et mentionne : « les jeunes équilibrés et solides ont bien vécu l’école et sa sortie ; des jeunes déjà fragiles, l’ont vécu douloureusement ». Même si ces derniers sont minoritaires, cette souffrance exprimée doit être prise en considération et mérite un véritable accompagnement de la part du diocèse. Le Père René-Luc et nous-mêmes sommes désolés que certains jeunes aient pu être blessés, notamment par la forte personnalité du Père René-Luc, un peu trop dynamique pour certains et, parfois, un peu bourru : mais nous pouvons aussi attester qu’il sait se remettre en question et opérer des changements quand cela lui est demandé.
Le Père René-Luc est vraiment effondré de savoir que des jeunes ont pu être blessés à ce point, et il leur a demandé pardon publiquement lors de la présentation des conclusions du rapport le mercredi 3 avril à la villa diocésaine.
S’agissant du contraste dont parle Mgr Turini dans son communiqué officiel entre les expériences des jeunes vécues à CapMissio, de très nombreux anciens capmissionnaires, plusieurs dizaines, nous ont fait savoir qu’ils déploraient de ne pas avoir été auditionnés pour dire à quel point CapMissio avait transformé positivement leur vie. Ces jeunes ont également été bouleversés par les conclusions de la visite canonique et ont souligné la disproportion manifeste entre les dysfonctionnements soulevés et les solutions qui auraient pu être mises en place pour permettre à l’œuvre de continuer de grandir et de porter du fruit.
Le renvoi, publiquement et sans autre forme de procès, du Père René-Luc l’atteint profondément dans sa personne et son ministère.
Nous ne minimisons pas la souffrance des jeunes qui se sont plaints, et nous sommes reconnaissants à Mgr Turini de les avoir pris en considération avec sérieux.
Nous regrettons cependant la cessation d’une œuvre qui a porté et porte encore du fruit, comme en témoignent de nombreux jeunes capmissionnaires. Beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs aujourd’hui engagés pour l’Eglise dans leurs réalités respectives. A la demande de Mgr Turini, CapMissio sera donc fermée et après une année de jachère, l’archevêque de Montpellier a annoncé vouloir lancer une nouvelle école d’évangélisation en suivant l’intuition source de CapMissio…
Nous sommes très affligés par ce qu’endurent les dix jeunes de la promotion en cours ; nous voulons leur manifester ici tout notre soutien et nous remercions Mgr Turini de mettre tout en œuvre pour permettre à ceux d’entre eux qui le souhaitent de finir leur année sous sa responsabilité.
Nous tenons à remercier du fond du cœur tous ceux qui ont soutenu CapMissio tout au long de ces neuf années, en particulier les donateurs, les intervenants, les familles relais, les bénévoles engagés et les paroissiens de St Bernadette. Nous remercions les jeunes missionnaires qui ont eu l’audace de donner un an de leur vie pour servir l’Eglise et se former à la mission. Nous remercions enfin tous ceux qui ont fait confiance à CapMissio en ouvrant leurs portes aux jeunes pour des missions : les prêtres, religieux et consacrés, les directeurs d’établissements et d’associations, et les laïcs en mission du diocèse de Montpellier.
Nous restons en union de prière avec les jeunes qui ont été blessés et avec toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à notre belle aventure missionnaire. Nous sommes sûrs que les fruits de CapMissio continueront de grandir à travers vous. Que la paix de Jésus descende dans tous les cœurs.
Les membres du Conseil d’Administration
Dans Famille chrétienne, Antoine Pasquier écrit :
Dans cette affaire, plusieurs, en interne, regrettent que la vraie cause de cette crise n’ait pas été traitée plus tôt. Depuis janvier en effet, des tensions entre le père René-Luc et le couple à l’origine de la plainte étaient apparues. « Le père René-Luc réfléchissait à sa succession qu’il prévoyait pour l’année prochaine, indique à FC une source proche du dossier. Il avait été décidé que l’école serait dirigée par un laïc et qu’un prêtre serait nommé aumônier, le père René-Luc restant président pour veiller au charisme ». Le directeur adjoint et son épouse sont dans un premier temps pressentis pour prendre les rênes puis, finalement, questionnés sur leur capacité à assurer ce poste. C’est à la suite de ces dissensions qu’ils auraient décidé d’adresser à Mgr Turini un dossier mettant en cause la gouvernance du père René-Luc et la concentration des pouvoirs entre ses mains. « Cette affaire, c’est d’abord une question de RH qui a été mal gérée, estime Jean-Baptiste R. Pourquoi une médiation n’a pas été proposée pour résoudre ce différend ? ». « Au lieu de résoudre le problème, on l’a tout simplement supprimé », regrette G.B., l’ancienne assistante de direction. S’il est démis de ses fonctions à la tête de CapMissio, le père René-Luc n’a reçu aucune sanction et conserve son ministère de prédicateur. Selon nos informations, ce dernier a demandé à son évêque de pouvoir prendre une année sabbatique avant de recevoir une autre mission dans le diocèse à son retour. Les dix jeunes de la promotion 2023-2024 sont, quant à eux, placés sous la responsabilité directe de Mgr Turini avant la fermeture définitive de CapMissio en juillet.
Ecrivez à votre député pour vous opposer à l’euthanasie
Mercredi 10 avril le collectif Soulager mais pas tuer a fait résonner la parole des aidants et des personnes en situation de handicap.

Ce rassemblement est intervenu juste après la présentation du projet de loi sur la fin de vie visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté en Conseil des ministres.
Au terme d’une conférence de presse, les 33.000 signatures de l’appel “Aidons-nous à vivre, pas à mourir”, ont été remises officiellement à l’Elysée.

Durant toutes les étapes de la procédure législative, Soulager mais pas tuer va continuer de porter la voix de ceux qu’on n’entend pas contre toute forme de suicide assisté ou d’euthanasie et pour la généralisation de l’accès aux soins palliatifs et à la lutte contre la douleur partout en France.

Vous pouvez dès à présent écrire à votre député pour lui demander de s’opposer au projet de loi sur la fin de vie !
I-Média – Némésis – Mila : ces femmes qui résistent
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur la répression judiciaire subie par une militante du collectif féministe Némésis après une banderole.
Le dossier du jour sera consacré aux révélations sur l’affaire Mila et la montée de la violence à l’école.
Les pastilles de l’info aborderont :
- Carton rouge : De la drogue retrouvée chez le maire d’Avallon
- L’idiot du village global : Le maire de Viry-Châtillon pleure les effets dont il chérit les causes
- Désintox : Les choix médiatiques et débats des élections européennes
- Propagande, propagande : Fake news sur les bébés décapités en Israël
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM sera consacré à Pierre Péan, un grand journaliste disparu à l’origine de nombreuses révélations sur la corruption !
Vote sur l’inscription du droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’UE : absence des LR, abstention du RN
Le vote sur cette résolution avait lieu aujourd’hui au Parlement européen. Le résultat des votes est à la page 357 de ce pdf. Une résolution adoptée à 336 voix pour, 163 contre et 39 abstentions.
- Reconquête (Nicolas Bay) : contre (comme la quasi totalité du groupe ECR)
- RN : abstention (alors que presque tout le groupe ID a voté contre)
- LR : absence volontaire des députés, dont FX Bellamy, qui étaient présents lors des autres votes mais ont quitté l’hémicycle juste avant ce vote. Seule Laurence Saillet est restée et… elle a voté pour !
Voici le détail des élus qui ont voté contre et ceux qui se sont abstenus :

La résolution portée par les groupes Socialistes et démocrates (S&D), Renew Europe (centristes et libéraux), les Verts et The Left (gauche radicale) souhaite que l’article 3 de la Charte soit modifié pour stipuler que
“toute personne a le droit à l’autonomie physique, à un accès libre, informé, complet et universel aux droits sexuels et génésiques et à tous les services de santé connexes sans discrimination, y compris l’accès à un avortement sûr et légal”.
Pourtant, cette modification n’a aucune chance d’aboutir puisqu’elle nécessiterait l’accord unanime des États membres.
22 % des médecins en soins palliatifs prêts à démissionner, 52 % utiliseront la clause de conscience
Le projet de loi sur la fin de vie, qui arrive actuellement à l’Assemblée où il sera discuté en commission spéciale, ne passe pas chez les soignants. Gènéthique analyse :
Alors que le projet de loi sur la fin de vie a été présenté en conseil des ministres ce mercredi 10 avril, les résultats d’une nouvelle enquête de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), menée auprès des acteurs en soins palliatifs, viennent d’être révélés. Elle s’inscrit dans la continuité d’une première enquête qui avait été réalisée en 2021.
Les résultats montrent une forte réticence face à une possible évolution de la loi qui aurait des effets délétères sur la pratique des soins palliatifs.
Permettre à chacun de donner son avis
Afin de refléter une position la plus complète possible, la consultation a été réalisée en ligne auprès des soignants et des bénévoles, qu’ils soient adhérents ou non de la SFAP, entre fin février et mi-mars 2024.
2 297 d’entre eux ont répondu, parmi eux 29 % d’infirmiers (IDE) et de cadres de santé, 23 % de médecins, 21 % de bénévoles, 9 % d’aides-soignants et 6 % de psychologues. La majorité d’entre eux (63 %) ne sont pas adhérents à la société savante, et la plupart exercent en unités de soins palliatifs (42 %) ou en équipe mobile de soins palliatifs (32 %), mais avec une diversité géographique de lieux d’exercice.
Avec les gériatres, les acteurs des soins palliatifs sont les plus confrontée à la mort. « Prendre la mort en pleine face, ce n’est pas le quotidien de tout le monde » souligne Claire Fourcade, la présidente de la SFAP. Avec cette enquête, la SFAP entend à la fois mieux comprendre les positionnements professionnels vis à-vis des orientations qui se dessinent avec le projet de loi, et permettre à chacun de donner son avis.
Une grande inquiétude
83 % des bénévoles, infirmiers et médecins interrogés disent être « préoccupés » par le projet de loi qui pourrait légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Ils sont en outre 63 % à être plutôt « insatisfaits » d’une évolution de la loi.
Le sentiment d’inquiétude domine, quelles que soient les générations, même si les jeunes ont une perception un peu moins « négative ». Certains indiquent ainsi que leur « métier sera dénaturé, et [qu’ils vont se] trouver dans des situations humainement et éthiquement très difficile ». En outre, comme le relève Claire Fourcade, « les acteurs les plus impliqués dans le processus sont les plus inquiets ». Ainsi, l’inquiétude est très marquée chez les médecins en soins palliatifs qui sont en « première ligne ». La moyenne de leurs réponses ne dépasse pas 2, sur une échelle allant de 1 (très inquiet) à 9 (très soulagé).
Provoquer la mort est « inacceptable »
Interrogés sur l’évolution du cadre législatif actuel, 68 % des adhérents de la SFAP (43 % des non adhérents) se disent défavorables à un changement. Il existe toutefois un écart sensible selon les professions : 67 % des médecins sont opposés à une évolution contre 47 % des IDE et cadres.
Le degré d’acceptabilité varie selon le « scenario » retenu. « Dans tous les cas la mort est provoquée. Ce qui pour moi est inacceptable ! » fait toutefois observer un répondant.
54 % des médecins, comme 33 % des infirmiers et cadres de santé ont fait part de leur opposition à la législation du suicide assisté avec une exception d’euthanasie. L’opposition est encore plus forte face la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie à la fois. Elle concerne alors 75 % des médecins, et 53 % des IDE. Le suicide assisté seul est le mieux accepté, mais 34 % des médecins y sont opposés.
80 % des soignants refusent de prescrire, fournir, préparer, administrer le produit létal
Une très grande proportion des répondants sont opposés à la réalisation des actes d’euthanasie ou de suicide assisté. Ainsi, plus de 80 % des soignants adhérents à la SFAP indiquent qu’ils refuseraient de prescrire, fournir, préparer et/ou administrer le produit létal.
« Avant, j’étais urgentiste, j’ai choisi de renoncer à pouvoir guérir » témoigne Claire Fourcade. « Les soignants acceptent cette forme d’impuissance ». Elle ajoute : « cela explique notre refus du pouvoir que donnera ce projet de loi aux médecins ». Pourtant, allant à l’opposé de certains pays, comme la Suisse, où il est interdit aux soignants de participer au suicide assisté, le projet de loi prévoit la participation du personnel médical tout au long de « l’aide à mourir », quel que soit le cadre retenu.
Une fois la personne décédée, 44 % des adhérents de la SFAP disent ne pas être d’accord pour constater un décès par suicide assisté ou euthanasie, et 49 % être opposés au fait de constituer le dossier médical. Selon Claire Fourcade, ces réponses témoignent du « déchirement » qui traverserait les soignants face à cette situation.
La clause de conscience vient « casser le sens de l’engagement »
Alors que le projet de loi prévoit l’existence d’une clause de conscience, 52 % des médecins, 51 % des infirmiers, et 22 % des autres professions indiquent qu’ils utiliseront cette clause de conscience.
32 % des médecins, ainsi que 19 % des infirmiers et cadres de santé, ont également dit être inquiets sur la « solidité » de la clause de conscience, et ne pas ce sentir protégés par cette clause. « Ce n’est pas qu’ils ne font pas confiance à la clause de conscience » explique la présidente de la SFAP, mais « la seule promesse qu’ils font au quotidien [à leurs patients], c’est d’être là jusqu’au bout et de ne pas abandonner. Une clause de conscience protège le soignant mais au prix de la trahison de cette promesse ». Elle vient « casser le sens de l’engagement ». « Autant s’en aller tout de suite, par crainte que son utilisation vienne trahir cet engagement » prévient Claire Fourcade.
Les réponses des soignants montrent aussi leur crainte que les futurs clauses de conscience ne soient pas respectées, ou que le législateur veuille revenir dessus, à l’exemple de ce qui peut se passer pour la clause de conscience existant pour les avortements.
De forts impacts sur la pratique des soignants
L’étude témoigne globalement d’une grande appréhension des conséquences de la loi. Seuls 13 % des médecins et 14 % des infirmiers se disent prêts à intégrer l’évolution législative dans leur pratique professionnelle. Une part non négligeable des soignants : 22 % des médecins, 17 % des infirmiers et cadres se disent prêts à démissionner de leur poste en cas d’adoption de la loi.
L’impact du projet de loi dans leurs pratiques est souligné par la quasi-totalité des répondants (92 %). 68 % des médecins, 57 % des infirmiers et 45 % des autres professions estiment qu’il y a un risque de division ou de tension dans les équipes. 47 % des médecins, 38 % des IDE considèrent même qu’il y a un risque de démission dans leurs équipes. « Ce nouveau sujet de friction, une part importante des équipes le redoute » souligne Claire Fourcade car « la promesse du non-abandon ne peut se faire qu’en équipe, c’est une promesse collective ». […]
Suisse : un prêtre catholique jugé pour “crime de haine” à la suite d’un article critiquant le clergé homosexuel
Le procès du père Manfred Hauke pour la publication d’un article critiquant les prêtres et les évêques prédateurs et homosexuels s’est ouvert lundi à Bellinzona, en Suisse. Le père Manfred Hauke, prêtre catholique et professeur de théologie, doit être jugé par un tribunal pénal suisse pour avoir publié un article critiquant le clergé homosexuel. Le procès a été déclenché après que le prêtre allemand a fait appel d’une amende qui lui avait été infligée en décembre 2022.
Le père Hauke, qui enseigne la théologie à l’université de Lugano, en Suisse, est accusé d’avoir violé une interdiction de “discrimination” et d'”incitation à la haine” à l’égard des homosexuels pour avoir publié un article en tant qu’éditeur du magazine Theologisches en 2021. L’article, rédigé par le prêtre polonais Dariusz Oko, mettait en lumière des cas d’abus commis par des prêtres et des évêques homosexuels et détaillait les mécanismes utilisés par les “homoclans” ou une “homomafia” d’ecclésiastiques prédateurs pour éviter d’avoir à rendre compte de leurs actes.
Le prêtre a décrit ces groupes comme “une colonie de parasites” qui “se soucie d’abord d’elle-même, et non des hôtes aux dépens desquels elle vit” et comme une “peste homosexuelle” ou un “cancer qui est même prêt à tuer son hôte”, entre autres choses. Il a souligné que “l’existence de clans aussi puissants” attestée à la fois par le pape François et le pape Benoît XVI “est une contradiction logique, éthique et dogmatique évidente avec l’essence même de l’Église et de son enseignement”.
En mai 2022, le père Oko et le père Johannes Stöhr, 91 ans, l’éditeur responsable de la publication de l’article dans la revue, ont été condamnés respectivement à des amendes de 3 150 et 4 000 euros, par un tribunal allemand.
Le père Wolfgang Rothe, prêtre dissident de l’archidiocèse de Munich qui a été éclaboussé par un scandale, a confirmé que c’est lui qui a dénoncé les pères Oko, Stöhr et Hauke aux autorités allemandes. Rothe, qui est ouvertement homosexuel, est l’un des promoteurs les plus agressifs de l’agenda LGBT au sein de l’Église catholique allemande. En 2004, Rothe a été impliqué dans un scandale majeur lorsqu’il a dû démissionner de son poste de vice-recteur d’un séminaire à St. Pölten, en Autriche, après l’apparition de pornographie infantile et de photographies montrant des activités homosexuelles impliquant des séminaristes et des membres du personnel. Des photos montraient également M. Rothe en train d’embrasser un homme. Le séminaire a finalement été fermé par l’enquêteur spécial du Vatican, l’évêque Klaus Küng. En mars 2024, Rothe a fait la promotion du groupe haineux anti-catholique “Soeurs de la Perpétuelle Indulgence”.
En 2021, le parquet de Cologne a refusé d’enquêter sur le père Hauke, faute de preuves d’une infraction pénale. L’affaire contre le prêtre en Suisse a été initiée par une plainte déposée par le groupe pro-LGBT “Pink Cross”. Selon un rapport du journal suisse NZZ, le père Hauke a défendu la publication en soulignant que le titre indiquait clairement que les opinions exprimées dans les articles n’étaient pas identiques à celles du rédacteur en chef et de l’éditeur. Il a ajouté que de nombreuses citations avaient été sorties de leur contexte.
Son avocat, Luigi Mattei, a expliqué que les prêtres homosexuels n’avaient pas été critiqués en général, mais que l’analyse concernait certains groupes et lobbies d’ecclésiastiques qui étaient devenus une sorte d’organisation mafieuse au sein de l’Église catholique et, par conséquent, un danger. Le père Oko a souvent cité le pape François et a également milité pour la tenue d’un synode sur l’homosexualité, a ajouté l’avocat.
Le verdict du procès de Bellinzone contre le père Hauke devrait être annoncé lundi prochain.
Singerie maçonnique
La Nouvelle République nous apprend que le 1er mai, l’hôtel particulier situé au 26, rue du Château à Thouars, accueillera, sous le nom de Manoir d’Hiram, des personnes membres de la franc-maçonnerie désireuses d’effectuer une retraite spirituelle… Sic.
Franck Fouqueray, fondateur et directeur de la publication du journal maçonnique, est l’initiateur de cette idée de “monastère maçonnique”. Les propriétaires des lieux, Aline et Jean-Claude Barbey, demeurent gestionnaires et récupèrent l’intégralité des sommes versées par les clients, qui doivent passer au moins cinq nuitées. En contrepartie, les lieux sont orientés vers la franc-maçonnerie : la bibliothèque comportera des centaines d’ouvrages spécifiques et les espaces permettront d’y effectuer des travaux en lien avec les loges.
Franck Fouqueray souligne :
« Il y a plus de 30.000 francs-maçons en Île-de-France. On n’est donc pas loin de Paris, et à proximité de lieux de spiritualité, que ce soit des églises ou, un peu plus loin, des abbayes. Sans parler du cadre, qui permet d’être vraiment au calme ».
Les déclarations de Matthieu Valet, porte-parole du Syndicat indépendant des commissaires de police, candidat RN
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
J’ai souvent apprécié les interventions télévisuelles de Matthieu Valet. Il sera le 9 juin élu au Parlement européen avec Jordan Bardella.
Je ne doute pas des qualités professionnelles de celui qui a été pendant 6 ans porte-parole du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP).
Son arrivée a été saluée, comme il se doit, par la tête de liste Jordan Bardella mais aussi par Sébastien Chenu, député RN et figure importante du groupe RN à l’Assemblée nationale présidé par Marine Le Pen. Comme la Présidente et la majorité du Groupe RN, ce dernier a voté pour l’inscription de l’IVG dans la Constitution ( 2 votes à l’Assemblée et le vote final au Congrès !).
Je ne conteste en rien la liberté de choix de M. Valet. Je lui conteste par contre son jugement: « Le RN est le SEUL parti à avoir le courage de défendre les Français de cœur et d’esprit. » Peut-être l’excès de zèle d’un néophyte.
Le Parlement européen et l’IVG dans la Charte de l’U.E.
Alors que les députés européens veulent inscrire le droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’U.E. – donc à supprimer à terme la liberté de conscience des médecins et de l’ensemble des personnels de santé –, je voudrais croire qu’à Strasbourg, les députés RN et Jordan Bardella ne suivront pas l’exemple de la majorité des députés RN à l’Assemblée. Je crains toutefois, qu’après la « dédiabolisation » à Paris, on assiste à la « normalisation » à Bruxelles, afin de préparer les présidentielles de 2027.
L’Islam , la Charia et la civilisation française
Je suivrai avec intérêt comment M. Valet conciliera son expérience avec la déclaration de M. Le Pen sur « l’Islam compatible avec la République ».
NB : Je rappelle que partisan de l’Algérie Française, je suis toujours fidèle à mes compatriotes Français musulmans mais opposé à l’islamisation de la France qui doit garder ses racines chrétiennes.
Encore un adolescent tué à Romans-sur-Isère
Plusieurs mois après le meurtre de Thomas à Crépol, un jeune de 15 ans a été tué à l’arme blanche à Romans-sur-Isère. Le maire Marie-Hélène Thoraval déclare dans Valeurs Actuelles :
[…] C’était un jeune qui ne posait aucune difficulté, qui n’était pas connu sur des services de police, qui n’était pas connu des services de la mairie. Il suivait sa formation dans un centre d’apprentissage. Il était en alternance. J’ai eu le papa tout à l’heure et je suis profondément triste pour la famille. Bien sûr, c’est un morceau de jeunesse qui s’en va.
Mais pour autant, j’ai une colère froide puisque j’avais osé quelques mois auparavant mettre des maux sur les mots. Et finalement, rien n’a évolué. Et ce que je peux constater sur mon territoire, c’est ce que l’on vit au niveau national. Je crois que les dernières semaines ont été vient d’illustrer aussi cette montée de la violence et aussi toutes ces attaques et notamment l’utilisation d’armes blanches qui devient de plus en plus fréquente. La multiplication de ces faits divers entraîne fatalement une banalisation à laquelle je me refuse.
En tant qu’élu local, justement, vous êtes en première ligne face à de la recrudescence de cette violence. Après les menaces de mort vous concernant, il y a eu un vent de solidarité médiatico-politique à votre endroit. Néanmoins, avez-vous vu des actions concrètes se mettre en place ?
Non, il n’y a toujours rien de concret. Face à un tel niveau de violence, le gouvernement est clairement en déficit d’action. Ce qui m’agace carrément, j’essaie d’être correct dans mes propos, c’est qu’à chaque fois qu’on a ces situations, les seules réponses gouvernementales consistent à condamner sans jamais poser d’actes derrière. Ça suffit ! […]
Est-ce qu’on peut regarder aussi du côté de la justice, d’après vous ? On a le sentiment d’être face à une jeunesse qui n’a jamais été sanctionnée…
C’est évident qu’ils n’ont pas été assez sanctionnés. J’avais dénoncé la culture de l’excuse, ils en ont bénéficié pendant des années. Les forces de police font le boulot sur le terrain malgré un cruel manque d’effectif, cela c’est acquis. En revanche, le véritable problème réside dans la réponse pénale qui se doit de suivre. […]
Création d’une commission d’enquête sur les nouvelles règles appliquées à l’instruction en famille ?
Le député LR Xavier Breton a déposé une Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur les nouvelles règles appliquées à l’instruction en famille. Il explique :
En 2021, un article du projet de loi confortant le respect des principes de la République suscitait de l’inquiétude aux parents ayant choisi pour leurs enfants l’instruction à domicile. On estime que 55 000 écoliers, collégiens ou lycéens, seraient scolarisés aujourd’hui à la maison, soit 0,45 % de l’ensemble.
L’article 21 du texte initial prévoyait de remplacer pour l’instruction en famille (IEF) le régime de déclaration par un régime d’autorisation préalable.
La raison évoquée par le ministre de l’intérieur pour un tel changement était le risque de radicalisation et d’islamisation des enfants instruits à domicile.
Les demandes d’autorisation doivent répondre à des cas limitativement énumérés par la loi et « sans que puissent être invoquées les convictions politiques, philosophiques ou religieuses des personnes qui sont responsables de l’enfant ».
Les cas sont les suivants :
« 1° L’état de santé de l’enfant ou son handicap ;
« 2° La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ;
« 3° L’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire ;
« 4° L’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. »
Le quatrième motif, relatif à l’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, vague et flou, est susceptible d’interprétations diverses et subjectives entraînant rupture d’égalité et d’insécurité juridique.
Surtout, ces cas limitatifs n’incluent pas l’exercice par les parents de leur liberté éducative de choisir d’instruire leur enfant en famille et d’opter pour des méthodes pédagogiques différentes de celles mises en œuvre par l’éducation nationale.
Il s’agit là d’une atteinte sans précédent à la liberté éducative sans lien direct avec l’objectif du gouvernement de lutter contre l’islamisme radical et le séparatisme.
Or, la radicalisation des enfants et des jeunes, lorsqu’elle existe, n’est pas effectuée dans le cadre de l’IEF déclarée et limitée aux enfants d’une même famille, mais plutôt dans le cadre d’écoles clandestines, regroupant plusieurs dizaines d’enfants de familles différentes hors de tout cadre légal.
Pourtant, tout au long des débats, le gouvernement avait cherché à rassurer les familles. Ainsi, lors d’une séance au Sénat le 6 avril 2021, le ministre de l’Éducation nationale d’alors, M. Jean‑Michel Blanquer, avait déclaré :
« L’instruction en famille n’est pas mise en procès dans ce texte. C’est une liberté qu’il convient de préciser pour lui donner une assise plus solide. (…) Notre objectif n’est pas de la supprimer. (…) Nous avons dialogué avec le Conseil d’État, écouté les familles et élargi les exceptions. Nous visons l’instruction en famille dévoyée, qui sert le séparatisme. Nous serions en tort de ne pas distinguer la bonne et la mauvaise instruction en famille. (…) Les familles qui ont choisi l’instruction en famille pour de bonnes raisons n’ont rien à craindre de cette loi et ne devraient pas perdre leur énergie pour rien. En revanche, ceux qui développent des structures clandestines ont tout à en craindre. »
Le ministre précisait également :
« Je le répète : l’instruction en famille est l’une des quatre façons d’instruire les enfants en France. Jamais nous n’avons entendu la supprimer. (…) Jamais je n’ai dit qu’il fallait supprimer l’instruction en famille. (M. Max Brisson le conteste.) (…) Ceux qui voteront contre le rétablissement de l’article 21 en prétendant défendre l’instruction en famille sont au mieux dans le hors sujet, au pire dans la démagogie. (Protestations à droite) Je le répète une dernière fois : l’instruction en famille n’est nullement mise en cause. Le régime d’autorisation protège les libertés des familles et les droits des enfants, (…) ».
Il ajoutait :
« Une famille qui respecte parfaitement la loi et le bien‑être de l’enfant n’a pas lieu de s’inquiéter ; je lance donc un appel à la sérénité : les bonnes pratiques seront confortées. »
« En réalité, les familles qui ne posent pas de problème au regard des critères de l’enseignement, ne seront nullement inquiétées pour leur choix de l’instruction en famille, elles pourront continuer à le faire conformément au principe de liberté auquel nous sommes très attachés. »
À l’Assemblée, la rapporteure de cette partie du projet de loi précisait le 11 février 2021 :
« De surcroît, pendant la première année, des contrôles ont lieu qui, s’ils sont positifs, appuient la demande d’autorisation suivante. La famille est alors connue des services administratifs et il ne fait pas de doute que le traitement de son dossier s’en trouvera accéléré. »
Deux ans après le vote de la loi, cet article a t‑il atteint sa cible, à savoir la lutte contre la radicalisation en respectant la liberté d’éducation des parents ayant fait le choix de l’instruction à domicile ?
Il n’est est rien. De nombreuses familles se heurtent à l’arbitraire des décisions d’octroi d’autorisation par les services de l’éducation nationale, outrepassant très largement l’esprit et le texte de la loi, les réserves du Conseil Constitutionnel, les éclairages du Conseil d’État.
En juillet 2023, le Sénat lançait une mission d’information sur l’application de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. Dans ce cadre, était auditionnée Mme Sonia Backès, secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur et des outre‑mer, chargée de la citoyenneté. À cette occasion, elle a indiqué que « les enfants qui suivaient une instruction en famille étaient auparavant au nombre de 67 000, ils sont aujourd’hui 53 000, soit 27 % de moins. Environ 10 % des demandes ont été refusées sur la base des dispositions de la loi CRPR. » Tout laisse à penser que ces chiffres ne reflètent pas l’efficacité d’une lutte contre la radicalisme et l’islamisation, mais plutôt la volonté de remettre en cause l’instruction en famille.
Par ailleurs, dans une dépêche de l’AEF d’octobre dernier, on apprenait que « les rectorats faisaient face à des recours de plus en plus nombreux en raison des nouvelles règles d’instructions en famille ». Le nombre de recours a ainsi augmenté de près de 20 % en 2022 par rapport à 2021.
Près de 40 % des demandes faites au titre du motif numéro 4 ont été refusées par les académies, sur l’ensemble du territoire, depuis la rentrée scolaire 2022. « Sur les 5 304 demandes instruites effectuées au titre du motif 4, 1 993 ont donné lieu à un refus, soit 37,6 % des demandes », précise le ministère de l’éducation nationale. Selon l’association Liberté éducation, plus de 11 500 demandes auraient été déboutées depuis la promulgation de la loi.
Les familles s’inquiètent du manque de transparence des décisions. Celles‑ci sont variables d’une académie à l’autre, avec des refus massifs dans certaines académies. Le ministre d’alors, M. Pap Ndiaye, affirmait au Sénat, en avril dernier, qu’il était aisé pour toute personne en faisant la demande, d’obtenir les chiffres réels des taux d’autorisation par académie.
Des courriers ont été adressés en ce sens à toutes les académies afin d’obtenir le :
- nombre de demandes d’autorisation d’instruction en famille réalisées sous le régime de plein droit ;
- nombre de demandes d’autorisation d’instruction en famille de droit commun avec la ventilation des demandes par motifs ;
- nombre d’autorisations d’instruction en famille délivrées après les recours administratifs préalables obligatoires (RAPO) ;
- nombre d’autorisations d’instruction en famille délivrées après les recours gracieux ;
- nombre d’autorisations d’instruction en famille délivrées après les recours contentieux ;
pour l’année scolaire 2022/2023 et pour l’année scolaire 2023/2024.
L’Organisation des Nations unies (ONU) a publié en octobre 2023 un rapport épinglant la France. Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU recommandait à l’État français de prendre les mesures nécessaires pour « assurer que les principes de nécessité et proportionnalité, ainsi que les besoins particuliers et l’intérêt supérieur des enfants soient dûment pris en considération lors de la prise de décision sur l’autorisation de l’instruction en famille, en tenant compte spécialement de l’article 13.3 du Pacte ». Ce pacte a été bien sûr ratifié par la France !
La situation risque d’être prochainement encore plus préoccupante. En effet, dans quelques semaines, la nouvelle saison des autorisations d’instruction en famille sera ouverte pour la prochaine année scolaire, avec la nouveauté de s’appliquer désormais et pour la première année aux enfants déjà instruits en famille et bénéficiant de ce fait d’un « plein‑droit » depuis deux ans. Les familles vivent dans l’angoisse d’être soumis à des refus et des interprétations radicales de la loi, en particulier pour le motif 4.
Aussi, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter la proposition de résolution suivante tendant à la création d’une commission d’enquête visant à clarifier les nouvelles règles appliquées à l’instruction en famille.
Le gouvernement fait pour la première fois un lien entre immigration et délinquance
Oui mais c’est en Allemagne et, comme tout le monde le sait, ce type de constat s’arrête à la frontière.
Le ministre de l’Intérieur social-démocrate, Nancy Faeser, a regretté la hausse du nombre de délinquants étrangers en 2023 sur le territoire allemand. Ces derniers représentent 41 % des individus interpellés, soit 923 000 personnes.
Face aux délinquants étrangers et sans papiers allemands, Nancy Faeser a ainsi prôné la « tolérance zéro » rappelant que ces personnes « doivent quitter l’Allemagne beaucoup plus rapidement que jusqu’à présent ». Le ministre de l’Intérieur conservateur (CDU) du Brandebourg, Michael Stütgen, a appuyé :
« Le fait d’expulser les criminels relève d’une obligation. Après des années de très forte immigration, l’Allemagne est à la limite de l’intégration. Cela doit enfin être reconnu et compris par la politique fédérale. »
L’AfD a dénoncé ce changement de discours :
« La réaction de Nancy Faeser relève de la pure moquerie ».
Le ministre assume ainsi
« d’évoquer ce problème après avoir, durant des années, criminalisé, dénigré et stigmatisé ceux qui justement en parlaient ».
L’administration Biden défend la discrimination dans les entreprises envers les opposants au lobby LGBT
Daniel Snyder, ouvrier métallurgiste chrétien, a été licencié pour un simple commentaire critiquant le “mois de la fierté” LGBT. La Commission pour l’égalité des chances en matière d’emploi de l’administration Biden défend son licenciement devant les tribunaux.
M. Snyder, un chrétien fervent, a été sommairement licencié en juin 2021 pour avoir fait un seul commentaire religieux au travail, s’opposant à l’utilisation par son employeur de l’arc-en-ciel – un symbole chrétien traditionnel – pour promouvoir le “mois de la fierté”. La société prétend que le commentaire de Snyder a violé sa “politique de diversité”.
Peter Breen, vice-président exécutif et responsable des litiges de la Thomas More Society, qui défend l’ouvrier, a déclaré :
“L’administration Biden cherche à inscrire dans la loi fédérale que les politiques de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) des grandes entreprises l’emportent sur les droits à la liberté religieuse des travailleurs américains”. “Des entreprises de grande envergure telles qu’Arconic utilisent leurs politiques de diversité, d’équité et d’inclusion pour menacer les personnes croyantes simplement parce qu’elles expriment leurs croyances religieuses sincères – ici, l’administration Biden est venue au tribunal pour défendre la discrimination religieuse commise par une grande entreprise puissante.
Snyder, alors âgé de 62 ans, a été licencié en juin 2021 de son poste d’opérateur principal dans l’usine d’ingénierie et de fabrication de métaux légers d’Arconic à Davenport, dans l’Iowa. En réponse à une enquête de l’entreprise demandant l’avis des employés, M. Snyder a exprimé son objection à l’utilisation par Arconic du drapeau arc-en-ciel pour promouvoir le “mois de la fierté gay”. Il a brièvement fait part de sa conviction biblique selon laquelle l’utilisation de l’arc-en-ciel de cette manière est une offense “à Dieu”, car l’arc-en-ciel “n’est pas censé être un signe de genre sexuel”.
Arconic a informé Snyder que son commentaire avait offensé un collègue, et Snyder a alors été sommairement suspendu et licencié, prétendument pour avoir violé la “politique de diversité” de l’entreprise.
Le couteau du jour
A Bordeaux, mercredi 10 avril, un policier a tué un homme qui, armé d’un couteau, a attaqué des piétons, tué un ressortissant algérien et blessé grièvement deux personnes.
L’agresseur aurait reproché à ce groupe de personnes d’origine nord-africaine de « boire un coup ».
Camille a croisé l’assaillant de l’attaque au couteau à #Bordeaux : “J’ai vu cet homme en djellaba, rien d’étonnant au vu du ramadan mais ensuite il a mis un turban… J’ai eu un mauvais pressentiment”pic.twitter.com/YVlrWCvexE
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 10, 2024
L’Université d’Angers organise une « Fête antifasciste »
Communiqué d’Anne-Laure Blin, député de Maine-et-Loire et porte-parole du groupe LR à l’Assemblée nationale :
Anne-Laure BLIN, député de Maine et Loire, apprend avec consternation l’organisation, la semaine prochaine, par la composante « Culture » de l’Université d’Angers, d’un événement « Fête antifasciste » sur le campus Saint-Serge d’Angers. Cette manifestation, à vocation purement politique, orchestrée par des groupes d’ultra gauche n’a clairement pas sa place dans un établissement public d’enseignement universitaire.
A l’évidence, il est l’illustration patente d’un entrisme idéologique grandissant et de dérives islamo-gauchistes dans l’enseignement supérieur. La co-organisation de cet événement, vecteur de propagande militante, ne peut être cautionnée. Les responsables de l’Université d’Angers doivent veiller à une stricte neutralité et interdire immédiatement la tenue de ce rassemblement anti-républicain.
Anne-Laure BLIN, député, annonce saisir immédiatement Madame le Recteur. Elle précise aussi qu’au regard des précédents engendrant de nombreux actes de violence et de dégradation et des risques d’atteinte à l’ordre public, Anne-Laure BLIN demande également à Monsieur le Préfet de prendre toutes les mesures nécessaires à l’interdiction de cette manifestation à l’évidence séparatiste.
Plus largement, elle indique que les députés Les Républicains (à l’initiative de Michèle TABAROT et Patrick HETZEL) ont initié, il y a quelques jours, une proposition de résolution pour qu’il soit dressé un état des lieux précis de ces phénomènes d’entrisme idéologique dans les Universités et dans les grandes écoles françaises. Car, il est plus qu’urgent que soient garantis, de manière intangible, pour tous les étudiants, les grands principes et les lois de la République dans l’enseignement supérieur français.
L’innovation scolaire bloquée : à quand la refonte du système des contrats ?
Tribune d’Anne Coffinier sur Causeur, suite au rapport parlementaire concernant le financement public de l’enseignement privé sous contrat :
Haro sur l’école privée ! L’idée n’est pas nouvelle. Sauf que la donne n’est plus la même. D’un côté elle est plébiscitée par 75% des Français, qui la jugent meilleure que l’école publique (selon un sondage Odoxa/ BFM Business réalisé fin mars). De l’autre, elle est contestée dans ses financements et son ouverture sociale : 49% des sondés déclarent être favorables à une réduction ou une suppression de ses subventions publiques, ce qui est lourd de menaces.
Le retour de la guerre scolaire ?
L’urgence est donc, si l’on veut préserver l’avenir de l’école privée, d’accroitre sa transparence budgétaire et tarifaire. Plutôt que de faire de l’école privée un bouc-émissaire dont on cherche à entraver sans cesse la marche, l’heure ne serait-elle pas venue de refonder ses modalités de transparence, de contractualisation et d’évaluation pour qu’elle soit encore plus efficace et légitime?
Le rapport de la Cour des comptes de 2023 comme le récent rapport parlementaire Vannier-Weissberg sur l’école privée se concentrent sur l’enseignement privé sous contrat, sans jamais prendre en compte la dynamique qui existe entre école publique et école privée. Pourtant il est tout sauf anodin que l’Éducation nationale se voie confier la mission de contrôler les écoles privées. S’il est normal que l’Etat contrôle toute structure recevant des subventions publiques, la logique voudrait, en revanche, que ce ne soit pas l’Éducation nationale qui s’en charge. D’abord parce qu’elle perçoit les écoles privées comme des concurrentes dont elle cherche plus à endiguer l’essor qu’à en assurer la qualité. Ensuite parce que l’Éducation nationale est devenue objectivement moins performante que l’école privée, qu’elle est donc peu légitime à contrôler. La différence de performance pédagogique est tout aussi marquée : « Un élève du privé sort de troisième avec plus d’un an d’avance sur un camarade de même milieu social et avec les mêmes acquis en fin de CM2 mais qui a fait sa scolarité dans un collège public », démontre Paul Cahu, consultant pour la Banque mondiale, dans les Echos du 2 avril. Elle a en outre un moindre rapport qualité/ prix : un écolier d’une école privée primaire coûte aux finances publiques 3120 euros contre 6910 euros pour son homologue en école publique. Et un collégien du privé coûte 5544 euros aux finances publiques contre 10 409 pour son homologue du public.
Privé sous contrat : 75% de fonds publics
En matière de transparence budgétaire, il faut exiger des écoles publiques au moins autant que ce qu’on exige de leurs homologues privées, puisqu’elles sont financées à 100% par des fonds publics quand les écoles privées sous contrat le sont à 75%. L’État devrait sanctionner lourdement la non-publication si fréquente des comptes annuels des structures gérant les écoles privées. S’il est assez évident que les structures privées gèrent mieux leur budget que les structures publiques, cette transparence accrue permettrait toutefois de dissuader les appétits malsains de certains gestionnaires d’école privée en matière d’immobilier, de placements financiers ou de contrats de prestation. On verrait aussi que seulement 30% des écoles sous contrat pratiquent des tarifs progressifs. Mécaniquement, cette transparence conduirait à des pressions locales qui aboutiraient à plus de mixité sociale, sans qu’une inhumaine logique quantitative de quotas n’ait besoin d’être imposée.
Mais l’État devrait tout aussi urgemment imposer la publication du budget individuel de chaque école publique. Cette information est inexistante à ce jour. L’emballement improductif des dépenses publiques d’éducation a sans doute à voir avec cette exception française. Ces réformes seraient plus utiles que d’exiger des rapports détaillés sur l’utilisation globale des 10 milliards d’euros alloués chaque année au privé sous contrat. Rendre compte est primordial en démocratie. Encore faut-il que ce soit à une échelle qui parle aux citoyens.
L’innovation éducative bridée en France
Comme les modalités de transparence budgétaire, la gestion des contrats mérite aussi d’être refondée. La loi prévoit qu’une création d’école se fait sans contrat durant ses cinq premières années d’existence. Ensuite, elle peut demander un contrat (qui, rappelons-le, est conclu au niveau de la classe et non de l’établissement). C’est ce que le Code de l’éducation prévoit en théorie mais dans la réalité, très peu de nouveaux contrats sont octroyés. Des concepts vagues comme « le besoin scolaire reconnu » permettent à l’État de refuser le contrat sans motiver réellement son refus. Il n’y a pas de droit à contractualiser qui soit opposable. Son octroi est soumis au fait du prince et sans une intervention politique de haut niveau, il est presqu’impossible d’obtenir un contrat. Cette situation nuit à l’innovation éducative en France et à l’essor des écoles non confessionnelles. C’est par exemple le cas de l’école privée Diagonale, dont la qualité est louée au plus haut niveau de l’Etat mais qui échoue à obtenir un contrat.
Pour les établissements sous contrat en place, la situation n’est guère plus enviable. Ils dépendent du responsable du réseau auquel l’école appartient. C’est le SGEC ou le Fonds Social Juif Unifié par exemple qui se livrent à des tractations sans que les écoles elles-mêmes n’y puissent mais, alors que la loi prévoit que c’est au niveau de chaque établissement directement que les négociations devraient avoir lieu avec le rectorat. Côté État, le retrait du contrat est rarissime. Un établissement qui bénéficie de contrats ne les perd pas tant qu’il a le nombre requis d’élèves par classe, quelles que soient la qualité pédagogique, la sélection ou l’importance de l’entre soi social qu’il pratique. Autrement dit, l’écrasante majorité des contrats sont reconduits sans aucune évaluation de performance. C’est la prime à l’antériorité et à l’appartenance à un réseau d’écoles confessionnelles qui compte.
De l’air !
Pourquoi ne pas gérer plutôt les contrats selon une procédure d’appel d’offre tous les cinq ou 10 ans avec un cahier des charges public et des candidatures publiques ? Cela créerait une saine concurrence entre établissements privés. Cela suppose de mettre en place un vrai système d’évaluation de la qualité des établissements scolaires, qui n’existe pas actuellement en raison de l’effondrement du niveau du brevet et du bac. Pour veiller à la justice de l’évaluation, il faudrait aussi faire passer des tests nationaux de niveau en début et fin d’année, ou au moins en début et fin de cycles, et noter les établissements sur leur capacité à faire progresser leurs élèves par rapport à leur niveau de début d’une part, et au niveau scolaire absolu auquel ils les auront conduits d’autre part. Ces éléments seraient publiés, ainsi que les évaluations des parents, comme le fait l’OFSTED britannique. Ce dernier élément, peu habituel en France, permet de prendre en compte le niveau de satisfaction des parents dans l’évaluation de l’établissement, ce qui semble la moindre des choses, dans le cadre de la co-éducation prônée par les pouvoirs publics depuis des décennies.
Cette évolution permettrait aussi à notre système scolaire collectif de respirer, de s’adapter aux évolutions des besoins de la société et de la qualité des nouvelles initiatives éducatives. La faible évolution du paysage scolaire public ou financé par l’État est assez surprenante, alors que l’éducation – surtout à l’heure du numérique et de l’IA – devrait être un domaine privilégié de l’innovation. Il est temps de sortir de ces rentes de situation. Les nouvelles écoles créées, à condition qu’elles aient fait leurs preuves dans le cadre des évaluations réformées comme proposé, devraient jouir d’un droit opposable à passer sous contrat. Aujourd’hui, les écoles hors contrat sont bloquées dans ce statut défavorable, même quand elles aspirent à contractualiser avec l’Etat et en ont le niveau. C’est l’innovation qui est empêchée, en raison d’une entente malsaine entre une Éducation nationale, qui voit d’un mauvais œil la concurrence des écoles privées, et les baronnies des réseaux institués qui n’ont aucune envie d’ouvrir le jeu à d’autres établissements que les leurs.
Pour éviter un séparatisme social entre ceux de l’école publique et ceux de l’école privée, il est urgent d’instaurer des outils communs : des évaluations nationales communes et des obligations de transparence également communes. La feuille de route est tracée. C’est à présent une question de courage politique.
Cheyenne-Marie Carron présente son film sur le martyre du Père Hamel
C’était en juillet 2016, l’islamiste Adel Kermiche assassinait le père Jacques Hamel en pleine messe dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Son parcours chaotique, tourné vers la destruction, a anéanti une vie tournée vers l’autre et le sacré. Pourtant de cet anéantissement a jaillit mondialement un témoignage de bonté, celui du père Jacques. Un prêtre, discret, dont la vie d’engagement était tournée vers son prochain. Un sujet délicat dont la réalisatrice indépendante Cheyenne-Marie Carron n’a pas hésité à se saisir pour proposer son film Que notre joie demeure. Il qui sera projeté en avant-première au cinéma Pathé d’Angers ce vendredi 12 avril à 20h. Sa réalisatrice le présente au micro de Thomas Cauchebrais sur RCF Anjou.
Neuvaine pour les vocations
Pour la journée mondiale de prière pour les vocations, Hozana propose, en partenariat avec le service Jeunes&Vocations de la Conférence des évêques de France, une neuvaine pour les vocations, du 13 au 21 avril.
Le Seigneur nous l’a dit, il nous faut prier avec constance, persévérance, confiance, en croyant que nous serons exaucés. Non pas en comptant sur nos forces pour « trouver » des hommes et des femmes qui seront serviteurs du Christ, mais en priant le Maître de la moisson !
Projet de loi fin de vie : 5 sujets d’inquiétude pour une mobilisation résolue
Communiqué d’Alliance Vita :
Quant aux critères d’éligibilité, maladie grave et incurable, volonté libre et éclairée, pronostic vital engagé à moyen terme, souffrances physiques ou psychologiques réfractaires ou insupportables, on entend déjà qu’ils seraient difficiles à appliquer. La seule notion de pronostic vital engagé à moyen terme ouvre la porte à toutes les dérives dans la mesure où les études montrent partout dans le monde qu’il est impossible de prédire avec fiabilité la mort à moyen terme. Une fois l’interdit de tuer levé par une loi qui entend répondre à des demandes prétendument exceptionnelles, nul doute que le cadre initialement fixé finirait par sauter.
- Nous sommes inquiets face au choix du gouvernement d’accélérer sur la mise en place d’une mort administrée : si la loi était adoptée, le risque serait grand de voir l’euthanasie et le suicide assisté s’imposer aux patients par défaut d’accès aux soins nécessaires.
- Nous sommes inquiets pour la prévention du suicide dont la légalisation d’un « suicide assisté » ruinerait l’universalité.
- Nous sommes inquiets pour les soignants entrainés dans ces protocoles effarants, alors qu’une majorité a rappelé que « donner la mort n’est pas un soin ».
- Et nous sommes surtout inquiets pour les personnes vulnérables qui ont particulièrement besoin d’être protégées, accompagnées et soulagées, plutôt que poussées implicitement vers la sortie.
Telles sont les 5 raisons de notre opposition résolue.
Dès le début de l’examen du texte, nous nous mobiliserons devant l’Assemblée nationale. Avec des soignants et des personnes fragilisées par la maladie nous dirons notre refus de l’euthanasie et du suicide assisté et nous défendrons une société fondée sur l’interdépendance, la solidarité et une fraternité qui aide à vivre, sans jamais pousser à mourir.
« Aide à mourir », la grande tromperie des mots
Alors que le Conseil des ministres examine ce mercredi 10 avril le projet de loi fin de vie ouvrant la voie à l’euthanasie, les AFC alertent sur le danger que représente ce projet :
Les Associations Familiales Catholiques alertent sur l’inquiétude des personnes âgées, des malades et de leurs familles face à cette loi qui arrive alors que les moyens de soin et d’accompagnement sont défaillants. Le système de santé, et l’hôpital plus particulièrement, sont en crise profonde.
51% des Français disent avoir un accès « compliqué, long ou partiel » aux services de soins.
Des éléments de langage éloignés de la réalité
La modification du sens donné aux mots dans le texte de loi ne peut masquer qu’il cherche à légaliser le suicide assisté et l’euthanasie ; à supprimer le malade et non à l’aider à mourir. Il ne s’agit pas d’une loi « de fraternité » mais d’une loi de l’extrême autonomie qui laisserait chacun dans une grande solitude. Une tromperie sur le vocabulaire concerne aussi les soins palliatifs qui seraient dénommés « soins d’accompagnement » afin de mieux y intégrer la mort administrée.
Ces éléments de langage cherchent à travestir la réalité de la mort administrée jusqu’à la faire passer pour un bien. Le suicide assisté et l’euthanasie ne sont pas un progrès mais un abandon.
La nécessité du développement des soins palliatifs
Chaque année, 100 Français se rendent en Belgique et 50 se rendent en Suisse pour accéder à une mort sur ordonnance alors que 500 personnes meurent chaque jour en France sans bénéficier de soins palliatifs. L’urgence est dans le développement des soins palliatifs et non dans une loi mortifère écrite pour quelques-uns tout en l’imposant à tous.
Aïd et grand remplacement
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Ne partagez surtout pas cette vidéo du maire LR de Cagnes- sur-mer (06) @LouisNegreCSM en train de prêcher pour l’aïd ce matin avant la prière islamique.
L’islamodroitisme pourrit jusqu’à la moelle ce parti. #AvecBellamy #AidAlFitr pic.twitter.com/hxPVMY8lE7
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En quelques décennies, la moitié de la population de Marseille est devenue musulmane. Comment appelle-t-on ce phénomène ? 🤔 pic.twitter.com/K0kPVLfsQS
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Le maire de Garges-lès-Gonesse (95) @Benoit_Jimenez (UDI) souhaite un eid mubarak et introduit l’ambassadeur de la république islamique du Pakistan (qui applique la charia). pic.twitter.com/6MK0aVOGhW
— Damien Rieu (@DamienRieu) April 10, 2024
Le Sénat établit le bilan des émeutes : un milliard d’euros de dommages, 793 millions d’euros de sinistres, un millier de blessés…
Mercredi 10 avril, François-Noël Buffet, Président de la commission des lois, rapporteur de la mission d’information sur les émeutes survenues à compter du 27 juin 2023, a présenté les conclusions de la mission. Le rapport est ici, l’essentiel est là. Extrait :
Les émeutes de l’été 2023 ont eu pour conséquence un nombre élevé de victimes humaines. Deux décès sont directement liés aux émeutes, l’un à Cayenne, l’autre à Marseille. La mission d’information évalue, dans une fourchette basse, à plus d’un millier le nombre de personnes blessées, y compris légers, dans le cadre de ces émeutes, qu’il s’agisse des agents des forces de l’ordre, des émeutiers ou de la population générale. Dans le détail, 782 agents des forces de l’ordre – 674 policiers et 108 gendarmes –, et 3 sapeurs-pompiers ont été blessés. Au moins une quarantaine de blessés graves ont été répertoriés parmi les émeutiers ou la population générale. L’estimation des dommages aux biens atteint le chiffre, colossal et en nette hausse par rapport à 2005, d’un milliard d’euros. Les 16 400 sinistres déclarés aux assureurs représentent un coût de 793 millions d’euros, soit un montant quatre fois supérieur à celui des émeutes de 2005. L’indemnisation des collectivités territoriales correspond à 27 % de ce coût total. Le coût supporté par les assureurs ne correspond cependant qu’à une part des dommages aux biens résultant de ces émeutes, tous les sinistres n’étant pas nécessairement déclarés ou acceptés par les assureurs, lesquels n’ont pas toujours pris en charge la totalité du coût du sinistre. En outre, tous les biens publics ne sont pas assurés, l’auto-assurance étant fréquente dans le secteur public, notamment pour l’État.
Les cibles des émeutiers ont été orientées vers des symboles républicains. Parmi les 2 508 bâtiments incendiés ou dégradés, figurent 273 bâtiments des forces de l’ordre, 105 mairies et 243 écoles. De nombreux véhicules de police ou de gendarmerie font en outre partie des 12 031 véhicules incendiés. Illustration de l’opportunisme d’une part des émeutiers, les commerces ont également fait l’objet d’exactions, une estimation basse établissant que plus d’un millier – vraisemblablement autour de 1 500 – d’entre eux ont été vandalisés ou pillés, en particulier 436 débits de tabac, 370 agences bancaires, approximativement 200 commerces alimentaires, 200 commerces d’habillement ou encore 118 opticiens. Malgré le préjudice financier et moral indéniable pour tous ces commerces, les émeutes n’ont cependant pas eu d’incidence majeure sur l’économie française – outre le coût direct de la reconstruction –, les premières craintes semblant, fort heureusement, ne pas s’être réalisées, y compris dans le secteur du tourisme. […]
Les événements de l’été 2023 ont largement surpassé ceux de 2005 en termes d’intensité dans l’expression de la violence et de ciblage des différents symboles de l’autorité et de la République. Les forces de sécurité intérieure ont fait face à des émeutiers démontrant un rapport décomplexé à la violence ainsi qu’un degré d’organisation et de désinhibition déconcertant. Les services de renseignement ont souligné l’apparition de véritables techniques de « guérilla urbaine », impliquant des guets-apens et usage massif et coordonné de mortiers d’artifice. Preuve de l’intensité de ces affrontements, 782 membres de forces de l’ordre ont été blessés en neuf jours, soit près de quatre fois plus qu’au cours des vingt-cinq nuits d’émeutes de 2005. Ces émeutes se sont également accompagnées d’une vague d’agressions et d’attaques directes contre les élus – et singulièrement les maires – sans précédent : entre le 27 juin et le 7 juillet 2023, 684 faits de violences à l’encontre des élus et personnes chargées de mission de service public ont été recensés.
Mourir n’est pas tuer – Enquête au cœur de la fin de vie
Alors que le projet de loi sur la fin de vie vient d’être présenté en Conseil des ministres, la Fondation Jérôme Lejeune vous encourage vivement à découvrir la réalité de la fin de vie capturée par le documentaire « Mourir n’est pas tuer », et à le faire connaître autour de vous
Voici les membres de la Commission spéciale pour l’examen du projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie.
