Accord de sécurité franco-ukrainien : un seul député de droite a eu le courage de voter contre
Alors que Marine Le Pen a prononcé un bon discours laissant logiquement penser à un vote contre l’accord de sécurité franco-ukrainien, les 88 députés RN se sont abstenus. Une sorte de “en même temps” illusoirement subtil ayant pour seul objectif de ne pas tomber dans le piège politicien d’Emmanuel Macron. L’abstention semble devenir l’outil préféré du RN comme sur l’inscription du “droit” à l’IVG dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Un seul député de droite, non soumis à la pression médiatique et politique, a eu le courage d’aller au bout de ses convictions et de voter contre. Il s’agit de Nicolas Dupont Aignan. Le plus incroyable dans cette véritable hypocrisie parlementaire, c’est que beaucoup de Français pensent comme lui.
“Comme pour l’avortement, les verrous initiaux sauteront petit à petit.”
D’Olivier Frèrejacques, Président de Liberté politique :
L’annonce faite par le président de la république de la légalisation de l’euthanasie qu’il renomme pudiquement « aide à mourir » dans les journaux Libération et La Croix n’est pas une surprise.
Le projet était en gestation depuis deux ans avec le « comité consultatif national d’éthique » puis avec la « Convention citoyenne ».
Le texte se veut restrictif avec une condition de majorité et de maladie, écartant les malades d’Alzheimer et les malades psychiatriques. Comme pour l’avortement, les verrous initiaux sauteront petit à petit.
Quant aux soins palliatifs, ils font l’objet d’une attention dans les éléments présentés par le président mais l’avènement de l’euthanasie les relèguera encore un peu plus. La stratégie des défenseurs de l’euthanasie a toujours été de défendre parallèlement le développement des soins palliatifs. En réalité, les soins palliatifs coûtent cher quand l’euthanasie rapporte de l’argent à certains et évite des coûts à l’État. Demain, nous aurons donc l’euthanasie mais pas plus de soins palliatifs ou alors une progression marginale de ces derniers.
Côté politique, le vote de la constitutionnalisation de l’avortement a montré la faiblesse des oppositions sur les sujets dits « de société ». Ceux qui hier ont soutenu la constitutionnalisation au nom d’une stratégie visant à « se respectabiliser » vont probablement pratiquer la même méthode pour l’euthanasie.
Reste le maillage associatif et religieux (essentiellement catholique) qui pourra mobiliser un peu. Sur ce sujet comme sur celui de l’avortement, les oppositions, essentiellement de droite, ont raté le coche en refusant d’admettre la nécessité de politiques sociales. En favorisant l’accueil de l’enfant et en incitant à la natalité notamment avec des allocations familiales sans condition de ressources et l’accès à la propriété privée, « l’IVG » peut reculer. En développant des unités de soins palliatifs et en donnant vraiment les moyens d’une refondation du secteur médical, l’euthanasie ne serait pas ainsi plébiscitée. En matière de santé et de soutien de la natalité, le « Marché » ne peut pas dicter sa loi.
De son côté, le président a opéré une nouvelle diversion : au moment où la situation économique, sécuritaire et sociale du pays est alarmante, il s’offre un nouveau texte de loi à moindre coût.
Avec un débat prévu à l’Assemblée à deux semaines des élections européennes, Emmanuel Macron affiche ici tout son cynisme.
Si une marche arrière semble peu probable, il conviendra, d’ici la promulgation qui devrait avoir lieu en 2025, de mener les batailles nécessaires : manifestations, courriers à nos élus… D’ici là et après, il s’agira aussi d’envisager comment affronter les combats de demain et comment promouvoir la vie dans un pays qui entérine les politiques de mort.
Malades et familles : les oubliés de la République
De Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille :
Le Président Emmanuel Macron vient d’annoncer l’arrivée prochaine d’un projet de loi visant à légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, même s’il s’en défend. Selon lui,
« le terme d’euthanasie désigne le fait de mettre fin aux jours de quelqu’un, avec ou même sans son consentement, ce qui n’est évidemment pas le cas ici. Ce n’est pas non plus un suicide assisté qui correspond au choix libre et inconditionnel d’une personne de disposer de sa vie ».
Mais cette phrase, précisément, atteste elle-même que le projet de loi vise bien à légaliser ce qu’on appelle « le suicide assisté » et « l’euthanasie » ! Emmanuel Macron prend les Français pour des benêts et croit pouvoir les manipuler d’un simple tour de passe-passe lexical.
En effet, que des conditions soient requises, comme dans tous les Etats qui ont légalisé ces pratiques, ne change pas la nature des actes qui seraient ainsi réalisés.
Mais pire encore : alors qu’il ose parler de « fraternité » pour qualifier ce projet, Emmanuel Macron n’a manifestement pas une pensée pour tous les malades, les personnes dépendantes, les personnes âgées qui, depuis leur domicile, leur Ehpad ou leur lit d’hôpital entendent son message : leur vie ne vaut peut-être pas la peine de se battre ; leur vie peut être jugée indigne au point que le Président de la République souhaite que l’Etat contribue à leur suicide ou à leur euthanasie.
Il oublie de même tous ceux qui, accompagnant ces personnes au quotidien – conjoint, enfant, frère et sœur… -, sont aussi les laissés-pour-compte de ce projet : leur rôle, leur aide irremplaçable, leur affection, le temps donné n’auraient pas de sens car ils ne seraient pas absolument nécessaires au respect dû à toute personne, quel que soit son état.
Depuis cette annonce, face au choc pour les personnes concernées, leurs proches doivent les rassurer, leur dire qu’ils seront là quoiqu’il arrive pour soulager leur détresse et leurs souffrances ; qu’ils les aiment et ont besoin d’eux, et que jamais ils ne laisseront quiconque leur signifier qu’il serait peut-être temps de partir.
Hélas, ce choc initial perdurera puisqu’Emmanuel Macron veut réaliser ce projet. Cette souffrance infligée en sera la conséquence profonde et insidieuse.
La loi Claeys-Leonetti, votée à l’unanimité ou presque, n’est toujours pas appliquée. Entre autres manques criants, une vingtaine de départements n’ont toujours pas d’unité de soins palliatifs. Malgré les souffrances des malades qui en résultent, Emmanuel Macron se précipite, non pour accompagner la vie jusqu’au bout partout en France, mais pour l’abréger. Une loi qui, suivant l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), ne sera « qu’une première étape ».
A l’évidence, Emmanuel Macron n’est même pas effleuré par l’idée qu’il renforce la détresse de tous ceux qui, dépendants, ont peur d’être abandonnés un jour ou l’autre ; qui craignent d’être un poids pour leur entourage ; et qui, dans des moments où la maladie semble prendre le dessus, sont tentés par le désespoir.
Au contraire de ce qu’il prétend, la fraternité, c’est de ne jamais abandonner nos malades à leurs idées sombres, c’est de leur signifier qu’ils ont toujours leur place parmi les vivants.
C’est d’abord à la famille que revient ce rôle, certes pas simple, mais puissant et rayonnant. Et pour qu’elle puisse l’assumer, la société tout entière doit être à ses côtés, par l’action des professionnels, mais aussi par le discours public.
A l’inverse, comment oser imaginer que des proches seraient invités à donner la mort à ceux qui ne peuvent se la donner eux-mêmes. Celui qui réconforte un jour sera celui qui brave l’interdit de tuer le lendemain ? Quelle cohérence peut-on trouver dans ce « en même temps » qui fait fausse route et nous conduit dans une impasse ?
Ce projet de loi va créer des blessures, diviser les proches, susciter de la culpabilité pour les personnes concernées qui penseront devoir envisager d’abréger leur vie, comme pour leur entourage qui aura l’impression de n’avoir pas su dissuader et consoler.
Quelles que soient les circonstances, le suicide est toujours une tragédie, pour la victime, sa famille, ses proches et toute la société.
Souhaiter le suicide assisté et faire croire qu’il serait un bien est l’inverse de l’entraide, de la solidarité, de la compassion. C’est une idée profondément individualiste, qui piétine tous ceux sur qui elles comptent pour sa mise en œuvre.
Aucun euphémisme ne fera disparaître la réalité de l’acte : au fond de lui, chacun saura parfaitement ce à quoi il participe. Donner la mort, y participer directement ou indirectement, est contraire à la recherche de fraternité qui anime le cœur de chacun d’entre nous.
Il nous reste quelques mois pour faire entendre les voix de la raison et de l’amour. Mettons-les à profit pour tous ceux qui en ont tant besoin, pour les générations futures !
Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille
Le suicide assisté… de la France
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Encore un imam qui a défrayé la chronique. C’est chronique, c’est ça l’islam (3/3)
Après être revenus sur les événements puis avoir compris que le texte du jugement du tribunal administratif non seulement confirmait l’expulsion de l’imam mais condamnait en réalité des fondamentaux de l’islam, nous terminons par quelques considérations complémentaires.
Tout d’abord, le CFCM par un communiqué du 23 février ajoutait quelques éléments intéressants :
« Malgré l’explication donnée par l’imam Mahjoubi sur ce qu’il qualifie de « lapsus », le CFCM réitère sa condamnation de ses propos sur les “drapeaux sataniques”. Cette vision péjorative des drapeaux, comme étant “sataniques”, est inacceptable. L’islam n’a jamais été contre les drapeaux et plus largement contre les États Nations. En aucun cas un responsable religieux ne doit répondre à un extrême, en l’occurrence le nationalisme exacerbé, par un autre extrême, comme ici la négation des nations, de leurs histoires et de leurs identités dont les drapeaux font pleinement partie.
Dans une émission, Florence Bergeaud- Blackler, chargée de recherche CNRS, a déclaré que cette position de l’imam Mahjoubi sur les drapeaux, contraire à l’histoire musulmane, était une généralité dans toutes les mosquées de France : « En réalité (ce que l’imam a dit), c’est la norme de ce qu’on entend dans les mosquées (…). Tous ceux qui le sermonnent aujourd’hui le disent exactement. Mais ils le disent différemment (…) c’est un discours tout à fait ordinaire. Il ( l’imam Mahjoubi) l’a dit d’une façon un peu plus crue (…)». Cette affirmation démontre une fois de plus à minima son ignorance totale du fait musulman en France, si ce n’est une instrumentalisation de cette affaire pour jeter l’opprobre sur l’ensemble des imams de France. En raison de la gravité de ces accusations, proférées dans un média de grande écoute en sa qualité de chargée de recherche CNRS, le CFCM se réserve le droit de saisir les juridictions compétentes pour diffamation et incitation à la haine. »
Parce que, et c’est la deuxième considération complémentaire, toute occasion pour se victimiser est bonne pour les musulmans. Comme pour l’avocat et influenceur Rafik Chekkat, fondateur et animateur du site islamophobia.com :

Et aussi :

Troisième considération, concernant l’orthodoxie de la ummah comme horizon indépassable du musulman, encore à travers le site Les Savants du Maghreb (trois tweets de 2023, le quatrième de janvier 2024) :

Et donc aussi :

Dernière considération enfin, en revenant à l’article précité de Mme Nogaret et pour donner un nouvel exemple de capacité musulmane à la dissimulation (Mme Nogaret parle de stratégie du caméléon). M.Oubrou, imam de Bordeaux, a précisé à BFM TV le 20 février 2024 :
« Normalement un musulman doit respecter les nations, les cultures, les systèmes politiques où il vit. On dirait qu’il (Mahjoubi) appelle à l’effacement des identités nationales, de l’identité française, et de soumettre le monde à une seule religion, la seule vraie à ses yeux, l’islam (…) Je pense que cet islam [l’islam politique] n’a jamais existé. L’islam reconnait la diversité des religions, la diversité des nations, c’est inscrit dans la lettre du Coran. (…) L’islam dont il parle, il n’a jamais existé puisque l’islam, il a toujours respecté les nations et les drapeaux. Donc il est en train de prôner un islam qui n’existe pas.”
Le même M.Oubrou, lors d’une conférence tenue en 2006 et consacrée à Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans et grand-père de Tarik Ramadan, expliquait :
« L’islam, comme le veut le Coran, (…) c’est un état et un pays (…) La frontière entre deux pays musulmans est une hérésie méprisable par l’islam. Les Frères musulmans (…) reconnaissent une communauté qui doit être réunie autour d’un khalifa qui a ses représentants dans les différentes wilayaet, dans les différents pays. C’est un gouvernement puisque la politique est une donnée, est une partie, est un élément de l’islam. »
Et Mme Nogaret de conclure :
« Il n’est pas totalement infondé d’établir un parallèle entre le parcours de Mahjoub Mahjoubi et celui de Tarek Oubrou : tous deux maghrébins, arrivés en France dans les années 80, tous deux passés par le fréro-salafisme, tous deux imams, tous deux s’étant servi des élus locaux pour implanter leur écosystème, tous deux tenants du Din [NDLR : peut désigner la pratique religieuse et la religion dans toute sa globalité] et du projet califal. Simplement, là où, il y a une quinzaine d’années, Oubrou a prudemment opté pour la dissimulation mimétique, Mahjoubi a persévéré dans une forme, sinon de sincérité, du moins de toute-puissance et de sentiment d’impunité : il n’a pas anticipé le fait qu’un de ses prêches pouvait être diffusé sur les RS, et surtout, susciter une quelconque réaction. C’est ballot. Voilà sans doute ce qu’a voulu dire Oubrou lors de son interview sur BFMTV du 20 février, qu’il conclut benoîtement en disant que Mahjoubi avait “mal préparé son sermon” : l’erreur de l’imam de Bagnols-sur-Cèze ne résidait pas tant dans le contenu de ses propos que dans le fait de les avoir exprimés sans travestissement ».
Rejoignant ainsi exactement le propos de Mme Bergeaud- Blackler citée plus haut.
Le martyr des évêques gréco-catholiques de Roumanie
Depuis 1700, les Roumains de Transylvanie sont unis à Rome tout en gardant le rite byzantin. L’Eglise gréco-catholique reste florissante jusqu’en 1948, début des persécutions. Après la Seconde guerre mondiale, la Roumanie se retrouva en effet sous le joug communiste. Le 1er décembre 1948, le Parti communiste roumain met les Eglises catholiques, dont l’Église gréco-catholique, hors-la-loi : l’Église orthodoxe roumaine, dont les hiérarques sont alors destitués ou emprisonnés et remplacés par des popes ayant fait allégeance au régime communiste de Roumanie, devint affectataire de la plupart des biens gréco-catholiques saisis. Les évêques : Alexandru Rusu, Iuliu Hossu, Ioan Bălan, Vasile Aftenie, Ioan Suciu, Valeriu Traian Frențiu, Tit Liviu Chinezu, un grand nombre de prêtres, de moines et de fidèles sont exécutés ou emprisonnés. L’Eglise vivra pendant plus de 40 ans dans les catacombes en Roumanie. Aucun évêque ne renie sa foi et tous préfèrent mourir en martyrs. Le pape Pie XII leur rend hommage dès 1952 dans la Lettre Apostolique VERITATEM FACIENTES :
“vous renouvelez la beauté de l’Eglise primitive…”, “on souhaite embrasser les chaînes de ceux qui, du fond de leur prison, ne s’acharnent pas contre l’injustice qui leur a été faite mais souffrent d’une douleur indicible en voyant les assauts contre la foi et prient pour le salut éternel de leur people”.
Aujourd’hui, leur martyre a été reconnu officiellement par la Congrégation pour les Causes des Saints à Rome. 7 évêques ont été déclarés bienheureux par le pape François lui-même, lors de la célébration de la Divine Liturgie à Blaj (Roumanie) le 2 juin 2019.
C’est leur histoire qui est racontée dans ce livre. Cet ouvrage est fondé sur le dossier présenté au Vatican en vue de la reconnaissance de leur martyre. Une démarche qui a abouti, en 2019, à la béatification de Vasile Aftenie, Valeriu Traian Frentiu, Ioan Suciu, Tit Liviu Chinezu, Ioan Balan, Alexandru Rusu et Iuliu Hossu. Pour eux, vivre dans la foi ne signifiait pas seulement accepter les souffrances qu’ils avaient à endurer, mais surtout rejoindre, dans la joie, le Christ en sa Passion. Martyrs dans cette vie, ils sont devenus témoins de la béatitude.
Mgr Suciu envoya des lettres d’encouragement aux prêtres et visita sans cesse les paroisses, surtout les plus menacées. Dans une lettre aux fidèles en 1948, il écrit :
Nous serons vaincus d’avance si nous croyons pouvoir lutter contre le mensonge, les calculs humains et les compromis; Nous devons nous servir de moyens surnaturels : sacrements, prières, sacrifices, le tout sous l’étendard du Coeur Immaculé de la Mère du Sauveur, Reine des apôtres. […] A cette heure décisive, on ne doit signer aucun compromis avec le monde.
Les communistes exigèrent de ces évêques qu’ils rompent avec Rome et rejoignent l’orthodoxie. Ils écrivierent le 24 juillet 1948 une lettre adressée à tous les fidèles gréco-catholiques, dans laquelle ils soulignèrent le sens de l’Union avec Rome :
Nos liens avec la pape, l’évêque de Rome, ne sont pas des dispositions humaines que l’on puisse changer, mais des dispositions divines, pour lesquelles nous devons souffrir, le cas échéant, outrages, coups, menaces, ou même prison et dénuement, car c’est ainsi que nous glorifions Jésus, notre Dieu, c’est ainsi que nous lui prouvons un amour véritable, c’est ainsi que nous acquérons dès maintenant et nous obtenons, au prix d’une souffrance passagère, une gloire éternelle, au-delà de toute mesure (2 Co 4,17), car les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous (Rm 8,18).
Encore un imam qui a défrayé la chronique. C’est chronique, c’est ça l’islam (2/3)
Après être revenus sur les événements, nous abordons le très intéressant texte du jugement du tribunal administratif pour terminer ensuite par quelques considérations complémentaires. Parce que, et c’est là que cela devient passionnant, l’imam a bien sûr contesté son expulsion. Mais le bien-fondé de celle-ci a été confirmé par un arrêt du juge des référés du tribunal administratif de Paris, ordonnance n° 2404728/9 du 4 mars 2024.
Or, ce document cite au plus près des verbatim de l’imam issus de trois prêches des 2, 9 et 16 février 2024 (attendu n°6 de l’arrêt :
« Le ministre de l’intérieur et des outre-mer produit une note des services de renseignement, contenant plusieurs extraits de prêches prononcés par M. B… au sein de la Mosquée Ettaouba de Bagnols-sur-Cèze les 2, 9 et 16 février 2024 et mis en ligne sur la page Facebook de l’intéressé et dont plusieurs sont retranscrits dans l’arrêté attaqué, faisant état des propos qui lui sont reprochés »).
Et l’arrêt de citer longuement l’imam dans quatre paragraphes correspondant chacun à des incriminations distinctes. A commencer par le §7 :

Le §8 reprend d’abord les propos déjà rapportés sur les drapeaux, le juge ajoutant :
« Si l’intéressé fait valoir qu’il ne visait pas le drapeau français mais les drapeaux de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, pays du Maghreb participant à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), ses explications apparaissent peu crédibles dès lors que les drapeaux du Maroc et de la Tunisie ne sont pas tricolores… ».
Puis le juge ajoute dans le même paragraphe :

Le paragraphe se terminant par le commentaire du juge :

Le §9 traitait des propos envers les juifs et Israël :

Enfin, le §10 avec l’apologie du jihad :

Récapitulons. Il est reproché à l’imam des propos concernant la justification de discriminations à l’égard des femmes, l’éloge de la jurisprudence musulmane (la charia), sa position à l’égard des juifs et enfin l’apologie du jihad, l’ensemble s’appuyant sur des textes sacrés et consubstantiel à l’islam (y compris la sourate 9 citée dans le premier article et qui parle de la jizya relevée au §8).
Autrement dit, la condamnation de l’imam vaut en fait condamnation de l’islam dans ses fondamentaux (d’où l’intérêt de citations complètes même si parfois un peu longues). Un tribunal administratif français ne condamne pas seulement un imam, il condamne en réalité l’islam en tant que tel. Mais bien sûr personne ne le dit, bien au contraire :
« Si le requérant fait valoir qu’il se borne, dans le cadre de prêches ayant pour thématique « la fin des temps », à citer des Hadîth (paroles attribuées à Mahomet), il ressort de la note blanche, précise et circonstanciée, que l’intéressé en fait une appréciation littérale sans rappeler leur caractère symbolique » (§6 de l’arrêté).
Comme si un seul musulman pensait que le coran est juste symbolique !
Les lois sociétales ne peuvent être réduites à de la diversion et à de la communication. Elles engagent des conceptions anthropologiques et philosophiques qui témoignent des valeurs d’une civilisation
Jean-Pierre LeGoff, sociologue et philosophe, a été interrogé dans Le Figaro à propos du projet de loi sur l’euthanasie. Extraits :
[…] Force est de constater que dans ce domaine, comme dans d’autres, on pratique la fuite en avant. Rien ne semble devoir échapper à l’activisme des militants et des réformateurs sociétaux. La filiation a déjà été chamboulée, une nouvelle étape est franchie et non des moindres : elle concerne notre rapport à la finitude avec la possibilité dans certains cas de mettre fin à ses jours avec l’aide de l’État. À chaque loi sociétale, on nous dit qu’on a pris soin de mettre des garde-fous et qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter ; à chaque fois, on proclame la victoire du progrès, de l’émancipation, de l’égalité… Ou, plus platement, on fait entendre aux plus réticents que « la France est en retard », qu’il s’agit d’une évolution inéluctable à laquelle il paraît vain de s’opposer, en se référant aux sondages comme aux fondements du bien-penser.
Reste que le rapport à la mort est une situation des plus intimes qui ouvre des questions éthiques, métaphysiques et religieuses que l’on ne saurait évacuer. On peut se poser légitiment la question : pourquoi la politique, l’État et les élus devraient-ils à tout prix s’en mêler au risque de jouer les démiurges ? Pourquoi faudrait-il que l’État réponde positivement à une demande de mort comme à un problème de santé publique ?
Le sociétal compte-t-il plus aujourd’hui que le social ?
On aurait plutôt tendance à rabattre tout sur le même plan dans une logique de « droits créances » qui n’a pas de fin. Les lois sociétales peuvent d’autre part apparaître comme des opérations de diversion par rapport aux problèmes du pouvoir d’achat, de l’insécurité, de l’immigration, de la guerre en Ukraine et de la situation géopolitique… Mais les lois sociétales ne sont pas du même ordre. La fuite en avant dans ce domaine est d’autant plus problématique qu’elle ne concerne pas seulement le politique, l’économique, le social, mais elle met directement en jeu la condition humaine. En ce sens, les lois sociétales ne peuvent être réduites à de la diversion et à de la communication, même si ces aspects sont bien présents. Elles engagent des conceptions anthropologiques et philosophiques qui témoignent des valeurs et de l’état non seulement d’une société mais d’une civilisation. […]
Ce n’est pas tant le soulagement de la souffrance individuelle qui est ici en question mais le rapport qu’une société entretient avec les personnes âgées les plus fragiles et les plus faibles. Le slogan « mourir dans la dignité » des partisans de l’euthanasie ou du suicide assisté laisse supposer en contrepoint qu’il y aurait des morts indignes. La souffrance, la dégradation physique et psychologique qu’on doit à tout prix s’efforcer de soulager seraient-elles devenues synonymes d’indignité ?
En fait, le rapport à l’autre souffrant et proche de la mort n’a rien d’évident. La compassion peut aller de pair avec une relation angoissée à soi-même à la vue de cet être affaibli et agonisant qui nous renvoie l’image d’une situation insupportable à laquelle nous voudrions à tout prix échapper. Mais que savons-nous au juste de la façon dont l’autre vit une telle situation ? Anticiper un état dégradé en étant encore en bonne santé, n’est-ce pas préjuger de notre réaction face à une situation limite qui nous confronte à l’indicible ?
Pensez-vous que notre société a peur de la mort au point de vouloir la dissimuler ?
Cette volonté d’évacuer la mort ne date pas d’aujourd’hui. Philippe Ariès a bien montré comment, au terme d’une évolution longue de plusieurs siècles, les sociétés modernes ont refoulé la mort de la vie quotidienne, et cette évolution s’est accompagnée de la disparition des rites ancestraux inhérents au deuil et qui maintenaient les liens collectifs. L’allongement de la durée de vie et l’affairement dans une société qui recule de plus en plus les limites du possible ont accentué ce refoulement ; le jeunisme et le culte de la performance sans faille ont développé un univers mental qui met la faiblesse et la finitude hors de son champ.
La façon dont la mort revient aujourd’hui dans le débat public ne me paraît pas rompre fondamentalement avec cette situation. La demande de mort n’a rien de transparent. Ce n’est pas seulement l’abrogation de la souffrance individuelle dont il est question, mais l’idée d’en finir au plus vite face à une image dégradée de soi-même et à la mort qui nous attend.
À la limite, pour l’individu narcissique contemporain, il faudrait pouvoir mourir en bonne santé en restant maître et souverain y compris de sa propre mort. Pour certains partisans de l’euthanasie et du suicide assisté, la loi devrait tout bonnement permettre d’« émanciper notre mort ». Cette formulation me paraît absurde, mais n’en témoigne pas moins d’une volonté d’autonomie et de maîtrise érigées en absolus qui refuse les limites de la condition humaine.
Celle-ci n’est pas soumise à notre volonté et maniable à loisir comme si elle était un simple objet à notre disposition. Les connaissances scientifiques, pour utiles qu’elles soient, ne suffisent pas pour en rendre compte. La vie humaine éprouvée dans sa dimension intérieure et relationnelle me paraît demeurer un mystère qui est partie essentielle de la dignité de l’être humain, y compris dans les moments de fin de vie les plus tragiques et les plus difficiles à affronter. C’est cette dimension-là que tend à ignorer une société où règne le culte de l’ego et du perpétuel gagnant. […]
Encore un imam qui a défrayé la chronique. C’est chronique, c’est ça l’islam (1/3)
Nous avons tous encore en tête les images du sympathique imam Mahjoubi tout récemment renvoyé dans ses foyers tunisiens par un M.Darmanin diligent. Il était grosso modo reproché à M.Mahjoubi d’avoir traité le drapeau français de « drapeau satanique ». Mais Satan est parfois plus dans le détail que dans le drapeau et le grosso modo cache bien des choses plus intéressantes.
Dans un premier temps nous reviendrons sur les événements. Puis nous étudierons le jugement du tribunal administratif pour terminer enfin par quelques considérations complémentaires.
Le séduisant M.Mahjoubi était imam à Bagnols sur Cèze dans le Gard, mosquée At-Tawba (« Le repentir », nom de la neuvième sourate du Coran qui commence par les pacifiques versets 1, 2 puis 5 :
« Proclamation solennelle par laquelle Allah et Son Messager dénoncent les pactes vous liant aux idolâtres. Vous pourrez donc, vous idolâtres, durant quatre mois, vous déplacer en toute sécurité dans le pays mais sachez que vous ne saurez échapper au châtiment d’Allah qui couvrira d’ignominie les impies… A l’expiration des mois sacrés, vous pourrez tuer les païens où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et dressez-leur des embuscades sur tout chemin. Mais s’ils se repentent, accomplissent la prière et s’acquittent de l’aumône, laissez-les en paix. Allah, en vérité, est Très Clément et Très Miséricordieux. » .
Le 16 février 2024, il prononce un prêche duquel on conclut qu’il a qualifié le drapeau tricolore (donc français…) de satanique. Un concert de protestations éclate et aboutit tout d’abord à des condamnations d’officiels musulmans. La Grande mosquée de Paris, sous la forme d’un communiqué de son recteur émis le 19 février 2024 :

Et M. Abdallah Zekri (celui qui en 2017 déclarait fièrement : Je suis algérien et je suis fier de l’être… Je ne suis pas assimilable. Je suis un poison musulman. Si on veut m’assimiler, celui qui veut m’assimiler, si il me mange, il meurt »), vice-président du CFCM, sur une radio :

Et aussi le médiatique imam de Bordeaux M. Oubrou, dans un entretien avec BFMTV rapporté dans un article d’Anne-Sophie Nogaret, professeur de philosophie et essayiste (Causeur, Front Populaire) :
« le Grand imam girondin recourt de façon répétée à la traditionnelle sémantique du “délire” et de la “transe”… Et passe de l’enfumage au mensonge caractérisé : l’islam politique, répète-t-il, ça n’a jamais existé ! Quant au Dieu auquel se réfère Mahjoubi, il est “imaginaire et imaginé”. »
Puis, c’est au tour de M.Darmanin de demander le retrait du titre de séjour de l’imam. Et l’imam d’être effectivement expulsé le 22 février.

Remarquons avant d’aller plus avant que l’interprétation donnée au prêche par l’intéressé lui-même et certains de ses soutiens était un brin différente : le site Les savants du Maghreb indique ainsi que l’imam visait en réalité tous les drapeaux tricolores brandis lors de la Coupe d’Afrique des Nations, donc d’états arabes et africains, comme symboles de patriotismes nationaux, alors que le patriotisme, pour un bon musulman, va à l’encontre de l’unité du monde musulman à travers la seule entité qui vaille : l’ummah.

Et d’autres musulmans, paisibles et adeptes du vivre-ensemble, dans les commentaires sur la plateforme X s’en donnent à cœur joie contre les positions par exemple de la Grande mosquée de Paris :

Dernière observation subjective : une écoute attentive de l’extrait vidéo qui était diffusé sur X donne à penser que l’interprétation de l’imam lui-même était tout à fait plausible et que, s’il était question de drapeaux tricolores comme représentatifs des nations, il n’était pas question spécifiquement du drapeau français. Voilà d’ailleurs le verbatim inclus dans l’arrêt du juge des référés :
« Tous les gouverneurs, dans toutes les gouvernances vont chuter. C’est fini. /…/ On n’aura plus tous ces drapeaux tricolores qui nous gangrènent. Qui nous font mal à la tête ! Qui n’ont aucune valeur auprès d’Allah. La seule valeur qu’ils ont, c’est une valeur satanique ! Vous voyez tous ces drapeaux qu’on a. Qu’on lève dans les matchs. Hé Ho, et on crie et on tape le musulman, sur sa tête et on l’insulte de tous les noms ! Ces drapeaux sataniques, qui ne valent rien. Ceux qui les ont imposés c’est simplement pour qu’on se déteste ! Que la haine, elle soit créée dans nos cœurs. Pour qu’on s’aime pas ! Pour qu’on mette les drapeaux devant les valeurs de la ilaha illa Allah (Nulle divinité ne mérite l’adoration hormis Allah). La ilaha Allah elle est derrière ! Ces slogans ils sont devant, malheureusement. Hé bien tous cela n’aura plus aucune valeur. ».
Avortement : le secret scandaleux
Dans cette vidéo de vulgarisation, “Le catho de service” essaie de répondre de manière rationnelle uniquement, scientifique et philosophique, aux différentes questions que pose l’avortement.
Sommaire :
- 0:00 On est d’accord
- 1:00 Constitution : ça change quoi ?
- 2:20 Pourquoi les femmes avortent ?
- 3:30 Définitions scientifiques : Est-ce un être humain ?
- 7:35 Contradictions apparentes
- 8:48 Comment se déroule un avortement ?
- 11:34 Incohérences
- 12:39 Syndrome post-IVG
- 13:52 “Si l’enfant n’est pas désiré, il est injuste de le faire naître”
- 14:05 “Mon corps, mon choix”
- 14:44 “Ce serait injuste pour les plus pauvres”
- 15:01 “Et la surpopulation ?”
- 15:20 “Je ne veux pas imposer mon point de vue”
- 15:42 “C’est déjà dans la loi, il faut la respecter”
- 16:10 “C’est une position religieuse”
- 16:31 “Même illégal, il y en aura toujours” Mensonge collectif
- 18:20 “Pas d’utérus, pas d’avis”
- 18:56 Ce qu’il faudrait démontrer rationnellement pour justifier l’avortement
- 21:46 Même en cas de scepticisme persistant
- 22:30 “Et en cas de viol ?”
- 23:14 “Et si l’enfant est handicapé ?”
- 23:31 “Et s’il est malade et mourra ?”
- 24:06 “Et si la mère est en danger ?”
- 25:13 Notre obligation morale
Nom des experts du groupe de travail sur les personnes transgenres : la HAS se pourvoit en cassation
La Haute Autorité de santé (HAS) s’est pourvue en cassation contre l’obligation de publier les noms des experts qu’elle a sollicités pour un groupe de travail sur les personnes transgenres.
L’association Juristes pour l’enfance réclame de connaître le nom des experts sollicités par la HAS pour élaborer de futures recommandations sur “le parcours de transition des personnes transgenres”. En février, elle avait obtenu une décision favorable du tribunal administratif de Montreuil. Mais la HAS s’est pourvue en cassation, pour pouvoir continuer de garder confidentiel le nom des experts jusqu’à la publication des recommandations.
La HAS a précisé qu’elle demandait à la Cour de cassation de surseoir à l’exécution du jugement du tribunal de Montreuil pour “protéger les experts sollicités dans le cadre de son travail”.
Selon les Juristes pour l’enfance, des controverses très importantes font rage au sujet de la prise en charge des mineurs s’identifiant « trans ». Il y a quelques mois, la presse médicale relevait que les professionnels de santé en France étaient largement opposés aux traitements hormonaux pour les mineurs et préconisaient d’autres prises en charge. Il est ainsi indispensable :
- que le groupe de travail sur ces sujets présente une large représentativité des professionnels compétents en la matière.
- que la composition de ce groupe assure une véritable indépendance des travaux et que les professionnels le composant ne soient pas ceux qui assurent leurs revenus sur les actes de transition médicale : les conflits d’intérêts seraient alors majeurs.
Or, précisément, l’absence de transparence laisse à penser que les participants à ce groupe sont des professionnels de la santé qui vivent de la transition médicale et qui ne disposent donc pas de l’impartialité attendue pour préconiser des mesures de bonne pratique dans un domaine aussi important que sensible. La communication des noms des participants à ce groupe de travail permettra de s’assurer de l’équilibre du groupe, de son impartialité et de l’absence de conflits d’intérêt.
La publication des recommandations de la HAS est attendue au deuxième trimestre 2024.
Eric Zemmour : “Ne laissons personne présenter le christianisme comme une religion du passé, sans quoi l’islam sera la seule religion actuelle”
Extrait de l’interview accordée par Eric Zemmour au JDD :
Journaliste, qu’auriez-vous écrit sur la situation politique actuelle ?
Ce qui me frappe le plus, c’est l’effacement de la droite de la scène politique. Macron fait de la com’ de droite, dans le seul but de détruire la droite. Et les représentants de la droite au Parlement tombent dans tous ses pièges. Le RN et le LR votent la régularisation des clandestins de Darmanin, l’IVG dans la Constitution de Mathilde Panot et se précipitent pour honorer la résistance communiste au Panthéon. Avec l’aval de la droite, les politiciens blanchissent les idées de LFI. Jadis, la droite trahissait en arrivant au pouvoir. Désormais, elle n’attend même plus d’être au pouvoir. Heureusement qu’il reste Reconquête !
Vous êtes justement le seul politique à vous être opposé à l’inscription de l’IVG dans la Constitution. Pourquoi ?
Marion Maréchal et Stéphane Ravier aussi ! Nous étions également les seuls à nous opposer à la loi Immigration. Tout le monde a compris depuis que c’était un piège. Il est évident que le droit à l’avortement n’est pas menacé. J’ai une conception gaullienne de la Constitution : elle doit uniquement servir à organiser les pouvoirs publics, pas être un catalogue de droits sociétaux (…)
Êtes-vous inquiet quant à l’organisation des Jeux olympiques de Paris ?
En principe, on accueille des JO pour valoriser son pays aux yeux du monde, comme la Chine en 2008. Je crains que la France n’expose plutôt devant le monde entier son déclin et sa tiers-mondisation. Enfin, on devrait, profiter de ces JO pour défendre notre identité. À la place, on efface une croix chrétienne d’une affiche : ça commence bien !
Il faut cesser de présenter le catholicisme uniquement comme une « histoire ». Les dizaines de millions de chrétiens en France ne sont pas des objets de musée. Leur foi est vivante, actuelle et elle a de l’avenir. Ne laissons personne présenter le christianisme comme une religion du passé, sans quoi l’islam sera la seule religion actuelle.
Inscription de l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE : le RN s’abstient
Sur proposition de la gauche, de la candidate de Macron et à cause du soutien passif des élus RN qui se sont abstenus, le Parlement européen va devoir voter sur un texte demandant l’inscription de l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux.
143 pour, 135 contre, 26 abstentions (dont 12 du RN).
Nous devons inscrire le droit à l’IVG dans la Charte 🇪🇺 des droits fondamentaux. À mon initiative, nous en débattrons jeudi en hémicycle.
La cause que nous portons avec @RenewEurope depuis 2022 a été ralliée par d’autres bancs. Je m’en réjouis ! pic.twitter.com/KzC0DGD0KO
— Valérie Hayer (@ValerieHayer) March 11, 2024
Sébastien Chenu expliquait cette abstention hier :
🗣️| L’Entretien
Le #RN ne défendra pas l’inscription de l’#IVG dans la charte des droits fondamentaux européenne, “car ce n’est pas le rôle de l’Union européenne de faire la loi” estime @sebchenu (#bardella, #Europeennes2024 )#Dimpol @letellier_ftv @FranceTV #France3 pic.twitter.com/i6BfpgjaJL
— DimancheEnPolitique (@DimPolitique) March 10, 2024
Une maison chrétienne de soins palliatifs obligée de pratiquer l’euthanasie
Ce qui attend la France se trouve au Canada où, le 1er mars, un juge de la Cour supérieure du Québec a rejeté la demande d’exemption de l’archidiocèse catholique romain de Montréal à une loi québécoise exigeant que tous les centres de soins palliatifs de la province fournissent l’« aide médicale à mourir ».
« Le droit des Québécois de choisir leurs soins médicaux, y compris l’aide médicale à mourir, l’emporte sur toute atteinte à la liberté de religion ».
En février, Mgr Lépine, archevêque de Montréal, avait déposé un recours judiciaire afin que la maison de soins palliatifs et centre de jour St-Raphaël installée dans une ancienne église appartenant à l’archidiocèse, ne soit pas soumise à la loi québécoise sur l’« aide médicale à mourir ». Il estime que cette loi viole la liberté de religion.
Euthanasie : les AFC s’opposeront à Macron par tous les moyens
“Même légaux” oserait-on ajouter. Voici le communiqué :


Projet fin de vie : la fraternité abandonnée
Communiqué d’Alliance Vita :
À l’heure où le système de santé français connaît de graves difficultés, annoncer l’accès à une prétendue “aide à mourir”, paravent de l’euthanasie et du suicide assisté, en invoquant la fraternité est aussi indécent que préoccupant.
Au fond, soins palliatifs et euthanasie ou suicide assisté sont incompatibles car leurs logiques sont radicalement différentes. Les exemples des pays qui ont légalisé ces pratiques nous montrent qu’il n’est pas possible de tenir un tout éthique et effectif pour les patients en conjuguant deux approches diamétralement opposées. Au Canada, seulement 30 à 50% des Canadiens ont accès à une forme de soins palliatifs de qualité, et très peu, seulement environ 15%, ont accès à des soins palliatifs spécialisés pour traiter des problèmes plus complexes.
Quant aux critères d’éligibilité à cette « aide à mourir », ils sont déjà contestés et nul doute qu’ils seraient balayés devant les revendications de ceux qui s’estimeront discriminés et qui demanderont leur élargissement. Une fois encore partout où l’interdit de tuer a été levé, le cadre initialement fixé à titre exceptionnel a dérivé.
Pour Alliance VITA, la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté derrière l’expression hypocrite d’« aide à mourir » signerait l’abandon des plus fragiles et le renoncement à l’une des valeurs fondatrices de notre société, la fraternité. C’est pourquoi l’association, forte de son réseau de volontaires présents sur tout le territoire, mènera des actions de sensibilisation locales et nationales pour promouvoir des soins palliatifs de qualité pour tous ceux qui en ont besoin et un engagement contre la « mort sociale » par abandon de nos concitoyens fragilisés par la maladie, le grand âge ou le handicap. C’est la seule option vraiment consensuelle ; c’est la seule digne de l’humanité.
De l’avortement à l’euthanasie : Macron est devenu le croque-mort de la république
Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :
La cire ayant servi à sceller l’avortement dans la Constitution est à peine sèche que Macron-Néron annonce pour avril une loi visant à instaurer l’euthanasie et le suicide légal.
Plutôt que de mettre en place une véritable politique familiale et un vaste plan d’aide pour les mères isolées et en difficultés, la république macronienne, avec la complicité active des « oppositions » a inscrit le droit de tuer un enfant dans le ventre de sa mère comme norme suprême.
Au lieu de s’occuper sérieusement de notre système de santé en perdition et spécialement de développer, sur l’ensemble du territoire, les unités de soins palliatifs dont notre pays manque cruellement, les mêmes s’apprêtent à voter une loi qui réglera le problème des patients incurables par la mort chimiquement imposée.
Macron est devenu le croque-mort de la république. De panthéonisation en scellement constitutionnel, par ses gestes, son regard noir, ses tenues, il joue parfaitement et avec délectation ce rôle de garçon de chambre mortuaire.
Feu La République en Marche est devenue un corbillard et Renaissance un rassemblement de franche camarderie.
Pour ces prochaines échéances mortifères, Macron sait qu’il pourra compter sur ces oppositions fantoches qui, elles aussi, ont oublié le goût de la liberté et de la vie. Quand on a une opposition comme cela, on n’a vraiment pas besoin de majorité !
Puisse le peuple français se réveiller et sortir de ce cauchemar qui le mène à sa perte.
On ne peut pas parler de fraternité quand on répond à la souffrance par la mort
Sur France Inter, l’évêque de Nanterre, Mgr Rougé, réagit aux annonces d’Emmanuel Macron :
“On a l’impression que dans la start-up nation, les personnes non-productives n’ont plus le droit de cité”.
“Ça veut dire qu’on va ouvrir massivement la possibilité de recourir aux gestes létaux dans les Ehpad” et “le scandale des Ehpad d’il y a quelques mois serait peu de chose à côté de cette ouverture”.
Le président de la République dit vouloir éviter les termes de “suicide assisté” ou d’“euthanasie”, préférant le terme d’“aide à mourir”. L’évêque de Nanterre lui y voit un “euphémisme”.
“Ce projet de loi, c’est l’euthanasie et le suicide assisté (…), c’est à la fois la solution belge et la solution suisse”.
Ce futur projet de loi “est une très mauvaise surprise”. Il rappelle que lorsque le chef de l’État “
a récemment réuni les responsables des cultes, des médecins et des personnes engagées sur ce sujet, il a annoncé une grande loi sur les soins palliatifs, à l’intérieur de laquelle il pensait introduire une disposition pour répondre à des situations inextricables”.
Monseigneur Rougé considère que le futur texte représentera “
le contraire : il y [aura] une grande loi pour l’euthanasie et le suicide assisté, avec quelques dispositions mineures de soutien aux soins palliatifs”. “Cette inversion de ce qu’il nous avait annoncé est à la fois triste et préoccupante”.
Emmanuel Macron affirme qu’une aide à mourir “serait une vraie révolution d’humanité et de fraternité”. Monseigneur Matthieu Rougé considère qu’on
“ne peut pas parler de fraternité quand on répond à la souffrance par la mort”. “Quand le pronostic vital est engagé, la mort n’est pas déjà là”.
“Aujourd’hui le véritable progressisme qui permettrait sans doute au président d’entrer dans l’histoire, c’est de promouvoir massivement les soins palliatifs alors qu’un quart des départements en est dépourvu”, “le progrès en humanité en France aujourd’hui serait un plan massif sur les soins palliatifs”.
Fin de vie : “Une très mauvaise surprise.” @MgrMRouge, évêque de Nanterre, regrette “l’inversion” des priorités d’Emmanuel Macron entre les soins palliatifs et la fin de vie. “C’est à la fois triste et préoccupant.” #le710inter pic.twitter.com/h7ePszHC7m
— France Inter (@franceinter) March 11, 2024
“On a l’impression que dans la ‘startup nation’, les personnes non-productives n’ont plus le droit de cité.” @MgrMRouge dénonce “la dissimulation” du président de la République “derrière la notion de fraternité”. #le710inter pic.twitter.com/8VH64mVngw
— France Inter (@franceinter) March 11, 2024
C’est le début du ramadan
Le cimetière de Clermont-d’Excideuil, 240 habitants en Périgord vert, a été retrouvé profané ce matin, avec des tags sur la stèle du 19 mars 1962, le monument aux morts et une cinquantaine de tombes du cimetière.
La croix sur une fontaine a également été taguée.
Sur la porte de l’église, une inscription : “Ramadan”.
Sur les tombes, des inscriptions “Allah”, “chiens gwers” ou encore “l’ours musulman se réveille”.
Des inscriptions qui ressemblent aux tags déjà retrouvés sur des calvaires des villages voisins ces dernières semaines, à Saint-Pantaly-d’Excideuil, Cheveix-Cubas ou encore Coulaures.
Une enquête de la gendarmerie est déjà en cours. La mairie de Clermont-d’Excideuil annonce son intention de porter plainte. Contacté, le parquet de Périgueux n’avait pas encore donné, ce matin, suite à nos sollicitations.
🔴 Le préfet condamne fermement le nouvel acte de vandalisme commis au cimetière de Clermont-d’Excideuil.
Une enquête de gendarmerie se poursuit sous l’autorité du parquet de #Périgueux qui a ouvert une enquête pour dégradations aggravées.@Gendarmerie_024 @ProcPerigueux— Préfet de la Dordogne 🇫🇷 (@Prefet24) March 11, 2024
L’Eucharistie
Eucharistie, c’est le terme employé pour ce sacrement présenté dans cette vidéo de 18mn. On entend souvent les mots “communion” ou “communier” lorsque l’on parle de ce sacrement mais c’est encore plus que ça ! Alors on aborde ici différents points, l’origine, ce que cela implique et représente mais aussi quelques questions pratiques ! C’est l’abbé Marin Cottard, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, qui répond :
Est-il légitime d’essentialiser l’homosexualité, au point d’en faire un déterminisme ?
Extrait d’un article publié à l’automne dernier par Mgr Kruijen dans Sedes Sapientiae :
L’affirmation selon laquelle l’homosexualité n’est pas un choix mérite pour le moins des éclaircissements. Il est vrai que, selon le Catéchisme de l’Église catholique (ci-après CEC), les personnes concernées « ne choisissent pas leur condition homosexuelle » (CEC, no 2358). Est-il pour autant légitime d’essentialiser l’homosexualité, au point d’en faire un déterminisme ontologique ou physique / physiologique de la personne ? Comme on le sait, le prétendu « gène de l’homosexualité » est demeuré introuvable. Une personne n’est (ou ne naît) pas homosexuelle comme elle est (ou naît) homme ou femme, blanche ou noire.
Quelle que soit l’origine de l’homosexualité, la dignité de l’homme est sa liberté
On objectera que le déterminisme dont il s’agit ne relève pas du plan physique, mais psychique (au sens large), comme s’il s’agissait d’une sorte d’habitus entitatif[1] ne permettant pas à la personne d’être autrement[2]. Cette hypothèse est cependant infirmée par les faits, puisqu’il arrive que des personnes cessent d’être homosexuelles[3].
Quant aux actes homosexuels, on ne saurait en faire une suite nécessaire de la « condition homosexuelle », car cela contredirait l’anthropologie révélée qui insiste sur la liberté foncière de l’homme, laissé par Dieu « à son libre arbitre » (Si 15, 14). Ce dernier correspond au « pouvoir, enraciné dans la raison et la volonté, d’agir ou de ne pas agir, de faire ceci ou cela, de poser ainsi par soi-même des actions délibérées. Par le libre arbitre chacun dispose de soi » (CEC, no 1731). Même les multiples conditionnements relevés par les sciences humaines ne doivent ni ne peuvent obscurcir cette précieuse vérité, reçue en ces mots par une grande mystique : « L’âme est libre, libérée du péché dans le sang de mon Fils, et ne peut être dominée si elle ne veut y consentir avec la volonté qui est liée au libre arbitre[4]. » Si la tendance homosexuelle peut certainement être prégnante, elle ne saurait constituer un instinct irrépressible supprimant la liberté.
La vision de la Révélation biblique : une haute idée de toute personne humaine
À une vision anthropologique déterministe et foncièrement fataliste, la Révélation biblique et l’enseignement ecclésial subséquent opposent une approche plus confiante dans les ressources de la nature humaine (surtout aidée par la grâce), et ce non en raison d’un optimisme de principe, mais d’une théologie de la création fondée sur la Révélation. À partir de ce fondement, l’Église refuse de faire des personnes homosexuelles une catégorie d’êtres humains à part, comme si elles seules étaient privées de la possibilité de disposer de soi (voir CEC, no 1731 cité ci-dessus). Au contraire, elle les croit dotées de liberté comme les personnes hétérosexuelles et, partant, capables de maîtriser leurs actes. Il est donc parfaitement cohérent qu’elle les appelle à pratiquer les vertus chrétiennes de maîtrise de soi et de chasteté, notamment, comme tous les autres chrétiens (cf. CEC, no 2359).
Il est navrant de devoir constater que l’enseignement de l’Église en matière d’homosexualité, qui est commandé par une haute idée de la dignité de la personne humaine, qu’elle soit hétérosexuelle ou homosexuelle, est fréquemment interprété comme un message de mépris. C’est le contraire qui est vrai. Il est significatif à cet égard que le « monde », et parfois les milieux homosexuels eux-mêmes, usent assez souvent d’un langage vulgaire pour parler des intéressés, tandis que l’Église, plus respectueuse, parlera toujours d’une personne homosexuelle, etc.
Ce qui précède n’enlève rien au fait que, dans sa pratique pastorale, l’Église témoigne d’une grande compréhension pour les difficultés et les faiblesses pesant sur la nature humaine déchue. Elle sait, en particulier, que « l’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées, voire supprimées par l’ignorance, l’inadvertance, la violence, la crainte, les habitudes, les affections immodérées et d’autres facteurs psychiques ou sociaux » (CEC, no 1735). […]
Une loi réprimant les propos privés a été votée à l’Assemblée nationale
Une « Proposition de loi visant à renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste, antisémite ou discriminatoire » a été votée en première lecture par l’Assemblée nationale mercredi dernier.
Cette loi propose de rendre délictueux des propos privés jugés discriminatoires. Pas un député ne s’est s’inquiété de l’extension du délit d’opinion à la sphère privée, alors que l’abolition de la frontière entre public et privé caractérise le totalitarisme. Preuve de cette dimension totalitaire, ces délits seront instruits sur… “délation” ! Pour faire passer en douce ce projet totalitaire, les députés mettent en avant la hausse de l’antisémitisme. Mais la loi vise en fait tous les propos prétendument discriminatoires : par exemple, les propos relatifs à l’orientation sexuelle. Un parent qui argumente en famille contre la “transition de genre” de son enfant au motif qu’un être humain ne peut changer de sexe pourra-t-il demain être poursuivi pour “propos discriminatoire” par l’association LGBT qui tient son enfant sous son emprise ? Comme les précédentes lois anti-discriminations, celle-ci ne vise pas seulement les “actes” mais les “propos”. La conséquence inévitable est l’instauration d’une “police de le pensée” chargée de traquer les propos divergents jusque dans la sphère privée.
148 députés étaient présents. 107 ont voté. Tous ont voté pour.
Législatives au Portugal : Chega passe de 7 à 18%
La droite portugaise est arrivée en tête aux élections législatives de ce dimanche 10 mars. La liste de la coalition Alliance démocratique (AD, droite modérée), conduite par Luis Montenegro, se profile en vainqueur, avec 29,5 % des voix et 77 sièges, sur un total de 230. AD pourrait s’appuyer sur une entente avec les 8 élus d’Initiative libérale pour marquer la distance avec le Parti socialiste (PS), qui avait jusque-là la majorité absolue au parlement, qui obtient 28,7 % des voix et 75 députés (contre 41,7 % et 120 députés en 2022).
Après les Pays-Bas, la Hongrie et l’Italie, c’est désormais le Portugal qui est confronté à la poussée de la droite nationale. Chega s’impose comme troisième force, passant de 7 % à 18, %, et obtient 46 députés. André Ventura a évoqué « un résultat absolument historique » pour sa formation.
« Nous sommes disponibles pour construire un gouvernement fort ».
L’Alliance démocratique est divisée sur l’attitude à avoir avec Chega, entre alliance et cordon sanitaire… L’ancien Premier ministre conservateur Pedro Passos Coelho considère que le plus urgent est d’en finir avec huit ans de gouvernement socialiste.
Mgr Eric de Moulins-Beaufort dénonce les mensonges d’Emmanuel Macron
Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, a été interrogé dans La Croix, à la suite de l’entretien donné par Emmanuel Macron concernant la loi sur la fin de vie. Mgr de Moulins-Beaufort déclare :
[…] Le président a annoncé depuis longtemps ne pas vouloir brusquer les esprits sur les sujets sociétaux. Il a reçu beaucoup de personnes, y compris les responsables de culte, c’est indéniable. Mais il est habile aussi. Il parvient à reprendre et à approprier au texte annoncé notre grand point d’insistance qui est la fraternité. Appeler « loi de fraternité » un texte qui ouvre à la fois le suicide assisté et l’euthanasie est une tromperie. Une telle loi, quoi qu’on veuille, infléchira tout notre système de santé vers la mort comme solution.
Dans l’interview accordée à La Croix, Emmanuel Macron ne parle ni d’euthanasie, ni de suicide assisté mais d’aide à mourir. Quelle est votre première réaction ?
C’est de la rhétorique. En réalité, le texte ouvre la voie aux deux possibilités en même temps. Nous, évêques, demandons que la société aide à vivre et à vivre jusqu’au bout, jusqu’à la mort. Ce qui aide à mourir de manière pleinement humaine, ce n’est pas un produit létal, c’est l’affection, la considération, l’attention. […]
Emmanuel Macron a présenté quatre conditions pour que le patient puisse demander une aide à mourir : ces conditions vous paraissent-elles suffisantes pour réglementer l’aide à mourir et respecter les personnes ?
Le texte, à ce qui en est dit, limiterait le sujet avec précision. Mais permettez-moi de rappeler que la loi en France est faite ultimement par le Parlement. Comment le débat y sera-t-il maîtrisé ? […]
La personne habilitée à procéder au geste létal pourra être le patient lui-même, une personne de confiance ou encore le personnel médical. Nulle part n’apparaît une clause de conscience spécifique : n’est-ce pas un manque ?
Cette absence est caractéristique, je le crains, de la philosophie globale de ce texte. Quel est, quel sera notre pacte social ? Je suis stupéfait que les Ehpad soient mentionnés parmi les lieux possibles. Comment réagiront les autres résidents ? À quel double jeu veut-on contraindre les personnels soignants ?
Une partie importante du projet de loi porte sur les soins palliatifs. N’est-ce pas la meilleure réponse à la détresse qui touche les patients et les familles ?
Je ne vois pas que ce soit une partie importante du projet. À ce stade, il n’y a que des promesses vagues, comme depuis vingt ans. Nous avons besoin, non seulement d’unités de soins palliatifs, mais du développement d’une culture de l’accompagnement de la douleur depuis le commencement de la prise en charge des patients. Le président en parle, mais il faut des actes concrets.
[…] Le moindre mal reste un mal. Le projet actuel mêle les deux gestes. La foi chrétienne éclaire en profondeur notre conception de la vie et de nos responsabilités humaines, mais il n’y a pas besoin d’être chrétien pour penser qu’une société se grandit en refusant de donner la mort et en mobilisant ses forces pour accompagner chacun jusqu’au bout de sa vie. Il n’y a pas besoin d’être chrétien ni même de croire en Dieu pour comprendre le danger qu’il y a à ce qu’une société participe à mettre fin à une vie humaine. […]
Que voulez-vous dire aux catholiques ?
Ils ne sont pas seuls à penser que la vie humaine mérite d’être accompagnée jusqu’au bout et à ne pas vouloir d’un tel texte. Ils ont comme citoyens une responsabilité à exercer pour que notre pays approfondisse son service de tous. Ils peuvent s’engager davantage encore pour soutenir ceux et celles qui s’approchent de la mort. Il vaut la peine qu’ils encouragent leurs parlementaires à ne pas se laisser entraîner par des émotions ou par la peur d’être traités de conservateurs. C’est un faux progrès que d’offrir la mort comme solution.
La Fraternité c’est la mort
« Unité, indivisibilité de la République, Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort », telle est la formule que Jean-Nicolas Pache, maire de Paris, ordonne d’inscrire sur les façades de l’Hôtel de Ville et des édifices publics en juin 1793.
Interrogé dans La Croix et Libération sur le projet de loi sur l’euthanasie, Emmanuel Macron déclaré :
Cette loi, nous l’avons pensée comme une loi de fraternité, une loi qui concilie l’autonomie de l’individu et la solidarité de la nation. En cela, elle ne crée, à proprement parler, ni un droit nouveau ni une liberté, mais elle trace un chemin qui n’existait pas jusqu’alors et qui ouvre la possibilité de demander une aide à mourir sous certaines conditions strictes.
Les mots n’ont plus de sens : la vérité c’est le mensonge, la guerre c’est la paix, la vie c’est la mort.
Et il en rend complice la société :
L’ensemble de la procédure sera-t-elle pris en charge par l’assurance-maladie ?
C’est en effet ce que prévoit le projet de loi parce que, du diagnostic à la mort, c’est une manière d’attester que la société accompagne la personne malade et fragile, en reconnaissant la part de vie complète et absolue qu’il y a jusqu’à la dernière seconde.
Sur le calendrier :
Le texte doit être transmis au Conseil d’État d’ici huit à dix jours. Il arrivera sur la table du conseil des ministres en avril, pour une première lecture en mai. Sur un texte qui emporte de tels enjeux, on ne demande pas l’urgence, il n’y aura pas de procédure accélérée.
Neuvaine à saint Joseph du 10 au 18 mars
Qu’est-ce qui protège encore notre société d’une régression vers l’infanticide ?
De la Fondation Jérôme Lejeune :
Le Congrès a définitivement adopté la révision constitutionnell
L’avortement tue
La Fondation Jérôme Lejeune, fondation scientifique et médicale spécialisée dans les maladies génétiques de l’intelligence, rappelle que l’avortement consiste en la suppression directe d’une vie humaine. En effet, la science fait état d’une continuité totale dans le développement de l’être humain depuis l’instant de la fécondation, avant et après la naissance. La génétique montre que l’embryon est un être distinct de sa mère, doté d’un ADN complet et unique et d’une vie propre. Son cœur bat dès la 4e semaine. C’est un être en constante évolution et dépendant mais indéniablement humain, comme le rappelait la loi Veil dans son prologue : « toute vie humaine doit être respectée dès sa conception » (1).
Depuis sa création en 1995, la Fondation poursuit l’œuvre du professeur Jérôme Lejeune pour la défense de toute vie humaine, alors que les personnes handicapées sont les premières victimes de l’avortement. En France, les personnes porteuses de trisomie 21 peuvent en effet être éliminées jusqu’à la naissance. Elles le sont à 97% quand le dépistage anténatal est positif.
L’impossible débat bioéthique
A-t-on le droit de s’exprimer ou de se questionner sur l’IVG en France ? La séquence politique que nous venons de vivre donne à penser que non. Plus personne ne vient défendre le bien de l’enfant à naître. L’IVG n’est pensée que du point de vue de la liberté de la femme.
L’unanimité et la précipitation de l’élite politique interrogent. Rien ne justifiait pourtant cette disposition (2). Mais il est plus facile de réunir un Congrès en quatre jours pour voter un texte symbolique, que s’attaquer aux priorités des Français dont l’IVG ne fait pas partie (3). À moins qu’il ne s’agisse justement de faire taire les consciences, en sacralisant comme une valeur fondamentale ce qui reste objectivement un crime.
Cette loi constitutionnell
Laisser les pouvoirs publics décider des catégories de personnes qui ont le droit de vivre est déjà le signe d’une dérive totalitaire. Chercher à interdire le débat public sur cette question l’est encore davantage.
Quelle limite à cette culture de mort ?
L’adoption de cette Loi intervient quelques mois avant l’ouverture des débats parlementaires sur la fin de vie, le suicide assisté et l’euthanasie qui sont encore légalement des crimes et passibles à ce titre de la réclusion criminelle. Le rapprochement est sinistre mais doit faire réfléchir. Présenter l’euthanasie comme un recours exceptionnel en situation de détresse ne sera pas crédible. L’histoire de l’avortement en France illustre dramatiquement que les transgressions bioéthiques sont des boîtes de pandore. En 1975, nul n’imaginait que l’avortement, crime dépénalisé, exception au droit à la vie, deviendrait une valeur constitutionnell
Dans l’Antiquité, l’infanticide était considéré comme un acte normal. La femme, l’enfant et l’esclave n’existent initialement pas dans le droit romain. C’est l’apparition de la notion de « personne » qui signifie le caractère sacré de chaque individu : en 390, la loi civile retire au père de famille le droit de vie et de mort sur ses enfants. Qu’est-ce qui protège encore notre société d’une régression vers l’infanticide ? Des témoignages (4) font déjà état d’infanticides pratiqués sur des enfants ayant survécu à un avortement.
Le premier droit de l’homme demeure le droit de vivre.
NOTES
1 – https://www.legi
2 – Rapport n° 334 (2023-2024), déposé le 14 février 2024, sur le projet de loi constitutionnell
3 – OpinionWay pour Le Parisien – Baromètre – Le programme politique des Français – Février 2024, page 6 https://www.opin
La croix du Christ, folie ou libération ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- Abbé Philippe de Maistre
- Daniel Courant, directeur de la maison d’édition « Arstella »
- Hervé Blanchard, metteur en scène et acteur
L’éducation à la sexualité de la maternelle à la terminale ! Pour tous ?
Communiqué de la Fondation pour l’école :
Le Conseil supérieur des programmes vient de publier un document de 65 pages sur le sujet, qui fera date.
Dès l’introduction, il est précisé ceci :
« destinée à tous les élèves, encadrée par un programme national, l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité exprime un engagement collectif de la Nation. Elle revêt un caractère obligatoire et elle est mise en œuvre sur l’ensemble du territoire, tant dans les établissements publics que dans les établissements privés sous contrat » ;
il faudrait ajouter ici « d’association ».
En effet, cette importante précision s’impose car il existe de facto aujourd’hui trois sortes d’écoles en France :
- Les écoles publiques.
- Les écoles privées sous contrat d’association.
- Les écoles libres, hors contrat ou sous contrat simple.
La distinction entre le contrat simple et le contrat d’association est peu connue car dans les faits, ce type de contrat est peu utilisé. Il a d’ailleurs été supprimé en 1980 pour les écoles secondaires, sans que l’on sache bien pourquoi. Or, les écoles sous contrat simple sont libres d’embaucher leur personnel et libres du choix de leur programme, dans le respect du « socle commun des connaissances et des compétences » qui s’impose à tous. Mais il est vrai qu’elles reçoivent moins de subventions…
Dans les faits, seules les écoles hors contrat et sous contrat simple sont encore libres dans notre pays car elles ne sont pas obligées de suivre les programmes de l’éducation nationale, en particulier sur ces questions si délicates et intimes de l’éducation sexuelle ! En effet, non seulement les écoles hors contrat sont libres de leur programme, mais les écoles sous contrat simples doivent seulement s’en « inspirer », sans que cela ait un caractère obligatoire.
Les familles qui veulent protéger leurs enfants – dans le primaire et au collège – de cet « enseignement » qui relève de leur responsabilité première, et qui entrera en vigueur en septembre 2024, peuvent se tourner vers les 2 500 écoles libres qui existent en France ou pourquoi-pas en fonder de nouvelles.
La Fondation pour l’école n’ignore pas, bien entendu, les dégâts de tous ordres que provoquent chez les enfants les diffusions, par divers supports (smartphones, etc.), d’images dégradantes et avilissantes de la sexualité humaine ; mais elle entend être respectueuse des choix éducatifs des parents, au besoin en veillant à ce que les écoles leur apportent toute l’aide possible pour qu’ils remplissent au mieux leur mission d’éducateurs.
La Fondation pour l’école est là pour les accompagner et les soutenir !

