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Jordan Bardella chez les franc-maçons

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Jordan Bardella chez les franc-maçons

Extrait du Canard enchaîné en pièce jointe

Terres de Mission : Neuvaines pour traverser les épreuves

Terres de Mission reçoit Maxence Hecquard, philosophe et auteur d’un ouvrage sur “La Crise de l’autorité dans l’Eglise” (La Nouvelle Librairie éditions). Cet ouvrage défendant la thèse de l’illégitimité des Papes postérieurs à Vatican II (le “sédévacantisme”), c’est l’occasion de débattre de cette hypothèse (Guillaume de Thieulloy, qui reçoit l’auteur, ne la partageant pas du tout !).

Puis, Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la famille en Europe, présente les neuvaines que l’Institut a publiées au cours des dernières années – notamment une neuvaine à Marie qui guérit les couples ou une neuvaine pour traverser le cancer.

Deuxième dimanche de Carême

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

La messe célébrée ce dimanche est celle du IIe dimanche de Carême. Notre Seigneur avant d’entrer dans la douloureuse épreuve de sa Passion nous laisse paraître, dans l’Évangile de ce dimanche la splendeur de sa gloire par la Transfiguration devant trois de ses disciples. Cet état de béatitude auquel nous sommes également appelés ne se réalisera que par l’infinie miséricorde de Dieu que tous les chants de cette messe réclament…

Introït : Reminiscere

Texte issu du psaume 24

Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, et misericórdiæ túæ, quæ a sæculo súnt // ne únquam dominéntur nóbis inimíci nóstri // líbera nos, Déus Israel, ex ómnibus angústiis nóstris. Souvenez-vous Seigneur de votre bonté et de votre miséricorde qui sont de toujours // Que nos ennemis ne l’emportent pas sur nous // Délivrez-nous, Dieu d’Israël, de toutes nos angoisses.

Le verset de cet introït est bien entendu le début du psaume 24 que nous avons souvent entendu au temps de l’Avent.

Ad te Dómine levávi ánimam méam : Déus méus in te confído, non erubéscam. Vers vous, Seigneur, j’élève mon âme, mon Dieu c’est en vous que je mets ma confiance et je n’aurai pas à en rougir.

 

Graduel : Tribulationes

Le texte du graduel de ce IIe dimanche de Carême qui suit l’introït provient également du psaume 24.

C’est une humble prière de l’âme repentante bien placée après l’épître qui vient de nous donner divers moyens de mortification.

Tribulatiónes córdis méi dilatátæ sunt : de necessitátibus méis éripe me,  Dómine. Et voici le verset :

Víde humilitátem méam, et labórem méum ; et dimítte ómnia peccáta méa.
Les angoisses de mon cœur se sont multipliées. Arrachez-moi à mes tourments.

Voyez mon humiliation et ma peine et remettez tous mes péchés.

Le contexte du psaume replace ces paroles dans un climat de confiance en la miséricorde divine.

M. Yves Gire qui avait publié son maître-ouvrage « L’Année Grégorienne » n’avait jamais voulu aborder l’aspect technique ni dans ce livre, ni dans l’émission « Chant grégorien du jour » qu’il avait créée en 1987. C’est pourquoi il avait écrit ses « Compléments techniques » à l’adresse des choristes, chefs de chœur et spécialistes. Voici ce qu’il écrivait sur ce graduel du IIe dimanche de Carême :

On retrouve (comme à celui de la messe du jour de Noël par exemple) un 5e mode sans partie grave empruntée au 6e mode, avec les trois notes importantes Fa-La-Do énoncées dès le départ. Dans la première partie il y a peu de grandes vocalises, seulement sur Dómine ; dans la deuxième partie, il y a surtout  celle de Labórem, typique des graduels du 5e mode ; à noter dans cette vocalise, à la fin de la deuxième incise, l’épisème sur le Sol qui n’indique qu’un petit soulèvement de la note au levé avant de retomber sur la longue, le léger élargissement correspondant devant commencer sur le losange qui précède. Sur ómnia on trouve une formule de graduel du 2e mode (en La), ce qui est assez fréquent, les deux modes ayant la même dominante.

Trait : Confitemini

Le Trait du IIe dimanche de Carême Confitémini Dómino comporte quatre versets qui sont les premiers du psaume 105, psaume de louange à la miséricorde divine en laquelle nous autres pécheurs nous mettons notre confiance. La suite du psaume raconte longuement toutes les infidélités dont le peuple d’Israël s’est rendu coupable au cours de son histoire, et  comment, à chaque fois, le Seigneur en a eu pitié et lui a pardonné, ce qui justifie cette louange  et cette confiance.

Voici la traduction de ce texte :

Louez le Seigneur car il est bon, car sa miséricorde est éternelle. Qui racontera tous les hauts faits du Seigneur, qui fera entendre toutes ses louanges ? Heureux ceux qui gardent ses commandements et qui accomplissent sa volonté en tout temps. Souvenez-vous, Seigneur, de votre peuple dans votre bienveillance, visitez-nous pour nous sauver.

La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée avec des formules qui reviennent aux différentes cadences du texte. Elle s’apparente beaucoup à celle du Trait Dómine non secúndum du mercredi des Cendres. On y retrouve en particulier la même progression d’un verset à l’autre depuis le grave vers l’aigu.

Offertoire : Meditabor

Deux versets du long psaume 118, le psaume de la fidélité à la Loi divine, fournissent le texte de l’offertoire.

Meditábor in mandátis túis quæ diléxi válde, et levábo mánus méas ad mandáta túa quæ diléxi. Je méditerai sur vos commandements car je les aime de tout mon cœur, et je lèverai les mains vers vos commandements que j’aime.

L’expression levábo mánus méas je lèverai les mains exprime la prière de l’âme vers son Créateur.
La mélodie correspond tout à fait à cette atmosphère méditative, avec son faible développement et ses longues tenues. [On remarquera comme est souligné le mot diléxi = j’aime qui revient deux fois, d’abord par une simple accentuation, puis par une grande vocalise très expressive].

Communion : Intellige

L’antienne de communion du IIdimanche de Carême est encore une prière personnelle, suppliante mais pleine de confiance, avec un grand élan d’amour et d’adoration. Elle est tirée du psaume 5, une des nombreuses prières de David en butte aux persécutions de ses ennemis et qui s’en remet à la protection divine :

Intéllige clamórem méum, inténde vóci oratiónis meæ, Réx méus, et Déus méus : quóniam ad te orábo, Dómine. Entendez mon appel, soyez attentif à la voix de ma prière, mon Roi et mon Dieu, car c’est vous, Seigneur que je supplie.

On remarquera dans la mélodie les grands élans de Intéllige au début et orábo à la fin, ainsi que la douceur pleine de tendresse sur l’invocation Réx méus, et Déus méus (mon Roi et mon Dieu).

Etats-Unis : Soros investit massivement dans des stations de radio pour les élections

George Soros est sur le point de prendre 40 % de la deuxième société de radio des États-Unis, ce qui lui permettra d’exercer une forte influence médiatique sur les prochaines élections présidentielles.

Selon des informations financières, le milliardaire de gauche a racheté pour 400 millions de dollars de dettes d’Audacy, le deuxième propriétaire de stations de radio (derrière iHeart Media) aux États-Unis, qui possède plus de 220 stations dans tout le pays. Soros a investi dans l’entreprise après qu’elle eut déposé son bilan en janvier, avec près de 2 milliards de dollars de dettes.

Cette initiative a incité un républicain à spéculer sur le fait que Soros se positionnait pour exercer une influence politique sur l’opinion publique par l’intermédiaire de son méga-royaume médiatique dans les mois précédant l’élection présidentielle de 2024.

Selon des rapports récents, Soros injecte de l’argent dans les partis démocrates locaux du Texas pour tenter de faire basculer l’État. Le Daily Caller a rapporté que

“Soros, en collaboration avec le Texas Majority PAC, a fait don de sommes à six chiffres aux partis démocrates des comtés d’Hidalgo, de Cameron et de Dallas, qui sont tous majoritairement ou majoritairement hispaniques, selon le Texas Tribune . Les dépenses de Soros interviennent alors que les démocrates ont perdu du terrain au niveau national et au Texas auprès des électeurs latinos”.

Ce n’est pas la première fois que Soros cible le bloc électoral hispanique ou qu’il utilise les investissements dans les médias pour tenter d’influencer les élections. Le Daily Caller a rapporté en décembre 2023 que

“l’Open Society Policy Center, la Foundation to Promote Open Society et l’Open Society Institute, toutes des branches du réseau philanthropique de Soros, ont versé des dizaines de millions de dollars à des groupes de mobilisation d’électeurs latinos de centre gauche et à des organisations de défense des intérêts latinos de gauche en 2022, une année électorale, tout en achetant des médias latinos et en complotant avec des stratèges démocrates.”

L’année dernière, le média local Maine Public a rapporté que le National Trust, soutenu par Soros, avait pris le contrôle du plus grand réseau de journaux du Maine, en acquérant cinq quotidiens et 17 publications hebdomadaires. Le National Trust a reçu des fonds de l’Open Society Foundation de Soros et du milliardaire suisse de gauche Hansjörg Wyss pour l’achat du réseau de médias.

Depuis 2003, Soros a versé plus de 52 millions de dollars à toutes sortes de médias, qu’il s’agisse d’organes de presse libéraux, de médias d’investigation ou même de petits blogs.

La réélection de Von der Leyen soutenue par Soros

Avant même de recevoir le soutien officiel de son parti, Ursula von der Leyen a profité de l’appui d’Alex Soros lors d’un dîner de gala.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prêté serment de défendre la démocratie et l’État de droit contre ceux qui cherchent à les détruire, et a présenté à nouveau sa candidature à la tête de la Commission pour le prochain mandat de cinq ans, obtenant ainsi le soutien des conservateurs allemands.

Ces derniers jours, Ursula von der Leyen, forte de l’opportunisme politique excessif dont elle a fait preuve ces dernières années, a également souhaité recevoir le soutien à sa candidature du réseau Open Society Foundations et des amis libéraux et socialistes d’Alexander Soros, bien avant de le recevoir officiellement de son propre parti européen lors du congrès de Bucarest les 6 et 7 mars. C’est la preuve de la direction dans laquelle von der Leyen veut aller dans les années à venir : la destruction des racines judéo-chrétiennes et leur remplacement par des idéologies de genre et vertes ; un centralisme accru au détriment du respect des identités nationales ; la vassalité envers les Etats-Unis et les lobbies libéraux-socialistes mondialistes. Mme Von der Leyen a également réitéré la lutte contre l’ennemi extérieur qui devrait unir les Européens : la Russie.

C’est à Munich qu’il a assisté au dîner de gala organisé par l’Open Society, dont l’hôte était le nouveau chef de l’empire philanthropique, Alex Soros (fils de George), qui, assis à côté du président de la Commission, devant un public composé des politiciens, hommes d’État et lobbyistes les plus influents de la scène sociale-libérale et mondialiste mondiale, a certainement apprécié la reconduction de son mandat et a rappelé la collaboration qu’il avait eue avec la Commission et avec plusieurs commissaires sur de nombreux dossiers. Alex Soros lui-même a exprimé sur Facebook son appréciation du “grand discours d’ouverture” d’Ursula von der Leyen et ses “remerciements aux dirigeants de l’UE, aux sénateurs et au personnel de l’administration américaine pour s’être joints à nous”.

Macron s’en va-t-en guerre, mironton, tonton, mirontaine. Macron s’en va-t-en guerre, ne sait quand s’arrêtera (2/2)

Dans un premier temps, nous avons rappelé l’événement tout récent de signature entre la France et l’Ukraine d’un accord bilatéral de sécurité entre la France et l’Ukraine, pour une durée de 10 ans, que nous jugions peu rassurant.

Dans un deuxième temps, nous voulons rappeler quelques éléments en discussion sur le conflit russo-ukrainien, le rôle potentiel de la France et quelques autres perspectives.

Mais revenons à nos moutons. En fait, pourquoi la France est-elle engagée dans ce conflit ? Parce qu’après tout, on n’a pas forcément la mémoire du poisson rouge. On se rappelle les bombardements de l’OTAN sur la Serbie et la sécession du Kosovo soutenue par l’Union européenne ; on se rappelle même (M.Védrine au JDD, le 18/02/2024)

« l’avis de l’école réaliste américaine de la guerre froide, Kissinger et Brzezinsky, selon laquelle tout cet engrenage aurait pu être évité, à condition que, pendant la décennie 1990, les Etats-Unis aient mené une realpolitik plus intelligente pour intégrer la Russie. Non pas par amour pour la Russie, bien sûr, mais pour des raisons de sécurité. Cela n’a pas été tenté » ;

on se rappelle les promesses américaines de non-extension du domaine de l’OTAN.

On se rappelle [juste par analogie avec les référendums organisés par M.Poutine dans les territoires conquis en Ukraine orientale et qualifiés lors des discussions rapportées ci-dessus de fantoches par Mme Bergé et de grotesques par le député LIOT M. Panifous pour finir par

« des simulacres de scrutins organisés à la hâte en zones occupées, le Kremlin annexait en toute illégalité les territoires occupés dans les régions de Louhansk, Donestk, Zaporijjia et Kherson. Je le dis sans ambiguïté : le fait accompli ne fera jamais le droit, n’en déplaise aux propagandistes du Kremlin »

asséné par Mme Colonna le 3/10/2022,) le référendum dans les îles des Comores aboutissant au rattachement de Mayotte à la France contre la volonté des Comores :

(Avec le commentaire suivant : « Les partisans de l’indépendance pensaient que la France se conformerait au droit international concernant l’indivisibilité des entités coloniales. Le secrétaire d’État français aux DOM-TOM justifiait, le 26 juillet 1974, l’organisation d’une consultation globale dans l’archipel en disant qu’« on ne peut concevoir une pluralité de statuts pour les différentes îles de l’archipel ». Toutefois, la France, après la tenue de la consultation, ne va pas interpréter les résultats globalement mais île par île ».)

On se rappelle la révolution dite de Maïdan en 2015 à Kiev, ayant abouti (tiens donc !) au remplacement d’un président favorable à l’alliance avec la Russie par un dirigeant favorable à l’alliance avec les Etats-Unis, sans compter l’argent américain largement dépensé à l’époque (Mme Victoria Nuland) quoique, à n’en pas douter….,  uniquement pour des raisons humanitaires. On se rappelle encore les accords de Minsk, les promesses ukrainiennes et l’engagement franco-allemand non tenus. Les discriminations et violences à l’égard de populations dans les régions orientales de l’Ukraine. Et puis il y a eu des échos sur un accord possible entre l’Ukraine et la Russie qui aurait été torpillé par M.B.Johnson. Et puis on se rappelle un peu l’histoire millénaire tant de l’Ukraine que de la Russie, on sait les appartenances et parentés linguistiques et culturelles. Et puis on a entendu un certain nombre d’informations sur les intérêts des grandes sociétés américaines en Ukraine et vis-à-vis de l’extension de l’OTAN, autrement dit de l’extension du domaine des armements made in USA…

Alors, on veut bien croire comme écrit dans l’accord décennal fraîchement signé que la France et l’Ukraine de M.Zélensky « reconnaissent « que l’invasion à grande échelle, illégale et non provoquée de l’Ukraine par la Russie constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales et une violation flagrante du droit international, notamment de la Charte des Nations Unies ». Mais au final, pourquoi cet engagement chaque jour plus fortement souligné par M.Macron (comme par les membres de la Commission européenne) en faveur de l’Ukraine ?

La situation est-elle la même que celle de l’Europe en 1938 comme l’ont laissé entendre certains intervenants lors des débats ?

  • Benjamin Haddad le 3/10/2022 : « Pourquoi se battre pour un petit pays si lointain dont nous savons si peu ? » se demandent-ils comme Neville Chamberlain à Munich. « Mourir pour Dantzig, non ! » s’exclament-ils comme Marcel Déat en 1938 ».
  • Ou Mme Ménard : « Son invasion de l’Ukraine nous rappelle l’annexion des Sudètes et de l’Autriche ».
  • Ou encore M.Thiériot : « Qu’on ne vienne pas dire que c’est là prolonger la guerre : heureusement que le Royaume-Uni n’avait pas opposé un tel argument à la France libre ! Ayons à l’esprit les appels déchirants et désespérés des maquisards du Vercors qui demandaient en vain des livraisons d’armes ; ceux d’Izioum et de Lyman sont pour nous les frères de ceux du Vercors…  La référence aux années 1930 est souvent une paresse de l’esprit, mais qui songe à la rhétorique russe du « diktat occidental », aux coups de bluff réussis de Géorgie ou de Crimée, à l’obsédante question des minorités et du redécoupage des frontières, ne saurait échapper aux parallèles vertigineux avec la remilitarisation de la Rhénanie, l’Anschluss et les accords de Munich. Il est peut-être plus tard que nous ne le pensons. Qu’il eût mieux valu se réarmer en 1936 plutôt que d’attendre 1938 !»

Autrement dit, M.Poutine est-il Hitler et le régime politique russe est-il le régime nazi ? Et selon la réponse qu’on donnera à cette question, on aboutira à des décisions et à des actions différentes.

Il y a en tout cas actuellement clairement deux positions différentes :

La première position est celle de M.Macron d’un soutien jusqu’à la défaite de la Russie, symbolisée par la signature de cet accord, qui est d’ailleurs dupliquée par les autres pays du G7 ; et qui, parmi les partis politiques français, semble être en particulier soutenue par le Parti socialiste. Par Mme Valérie Rabault lors du débat du 3/10/2022 :

« Face à ces menaces, madame la Première ministre, nous pensons que la France doit renforcer son soutien à l’Ukraine. Nous pensons que la France doit fortement augmenter sa fourniture d’armes, dont le montant actuel est d’environ 300 millions d’euros. Nous demandons qu’elle étende le champ des armes livrées aux missiles sol-air, que seuls cinq pays du monde sont capables de fournir à l’Ukraine. Ce sont les États-Unis qui assurent l’essentiel des livraisons d’armes ; l’Europe doit monter au créneau et prendre sa part. Sinon, elle ne sera jamais un acteur géopolitique crédible. La France doit augmenter son soutien financier. Le cumul de son aide directe et de ce qu’elle donne par l’intermédiaire de l’Union européenne représente 0,14 % du PIB, ce qui est inférieur à l’aide consentie par de nombreux autres pays de l’Union européenne. »

Et de façon nettement plus hystérique (nous sortons du champ de l’Assemblée nationale) par le représentant du Parti socialiste aux prochaines élections européennes, M. R. Glucksmann, lors d’un entretien sur RMC le 19/02/2024. Glucksmann apparaît obnubilé par la mise de nos économies en économie de guerre.

A la question sur le Danemark qui a décidé de fournir toutes ses munitions disponibles à l’Ukraine immédiatement, « faut-il que les autres pays fassent la même chose ? » (vers 15’), il répond :

« Il le faut. Ce qui est absolument fou, c’est que ça fait deux ans que cette guerre a commencé et que l’invasion totale [sic] a eu lieu et qu’on n’a toujours pas augmenté nos capacités de production, qu’on n’a toujours pas passé l’économie en mode économie de guerre. Ce qui est fou, c’est qu’aujourd’hui sur le front ukrainien, les ukrainiens peuvent tirer 1000 obus par jour quand les russes en tirent 10 000 par jour et qu’on a un ministre de la défense en France qui s’enorgueillit du fait quela France puisse livrer 3000 obus par mois ».

Et encore à 17’30 :

«  Si on avait un leadership courageux qui comprend les enjeux, on devrait passer en économie de guerre. »

Et de parler de 800 000 obus disponibles sur le marché international qu’on pourrait acheter collectivement pour les fournir à l’Ukraine. Et de finir par exprimer une peur panique de la fin éventuelle du support américain en cas de victoire de Trump :

« Nous sommes démunis, nous sommes à poil. Nous n’avons pas les capacités industrielles pour faire face seuls à une telle situation. On doit devenir les producteurs de notre propre sécurité ».

Et nous qui pensions qu’on était dans l’Union européenne parce qu’on était plus fort !

La deuxième position a été exprimée par un député RN lors du débat du 3/10/2022, M.A. Jolly :

« C’est ce choix de l’équilibre et de la troisième voie que doit faire la France pour retrouver sa place dans le concert des nations. La politique de sanctions sur les produits énergétiques n’a pas produit les fruits attendus. La Russie n’a pas renoncé et ses exportations de combustibles fossiles lui ont rapporté 158 milliards d’euros lors des premiers mois de la guerre. L’ensemble des puissances asiatiques, sud-américaines et africaines continuent de commercer de façon habituelle avec elle et, pire encore, nous sommes finalement les dindons de la farce dans ce jeu en triangle qui voit la Russie vendre ses hydrocarbures à d’autres pays, ceux-ci s’empressant ensuite de nous les revendre trois fois plus cher. De telles décisions affaiblissent les économies des pays d’Europe, et nous n’en sommes qu’au début ! Quant à l’extrême centre, représenté ici par la non-majorité présidentielle, les Français se rappelleront que vous avez foncé tête baissée et appliqué une politique internationale de sanctions sur l’énergie aussi inutile que contraire à nos intérêts nationaux. Sans obtenir aucun résultat sur le plan diplomatique… Dans un contexte si tendu, nous ne devons avoir qu’un seul objectif : éviter l’extension d’un conflit dont les Français – à commencer par nos familles – ont tant à craindre. Il est temps de mettre un terme à l’escalade. L’heure est au dialogue réel et à l’apaisement, pour permettre à l’Ukraine et à la Russie d’en finir rapidement et de panser leurs blessures ».

Et donc, combattre pour quoi ?

Pour soutenir l’Ukraine (mais sans être cobelligérant) comme affirmé par M.Lecornu, ministre de la Défense ? Faut-il, comme il le dit, croire que M.Poutine est vraiment agressif à l’encontre de la France ?

Et puis, comment gérer l’engrenage éventuel ? M. Védrine, dans le même entretien au JDD, expliquait en même temps sans paraître se formaliser de quelque contradiction dans son raisonnement, que

« depuis l’attaque de Poutine contre l’Ukraine en 2022, je suis favorable à la ligne Biden : empêcher par tous les moyens Vladimir Poutin de gagner en Ukraine, sans se laisser entraîner dans une guerre directe avec la Russie »

et

« Quant à l’offensive russe, si elle s’avérait en mesure d’enfoncer les défenses ukrainiennes, les Etats-Unis et l’Europe seraient obligés de s’engager davantage ».

Parce que la victoire russe impliquerait qu’ « il n’y a plus aucun cadre ni architecture de sécurité sur notre continent » comme affirmé par M.Macron devant les Suédois ? :

« Premièrement, nous devrons être prêts à agir, à défendre et à soutenir l’Ukraine quoi qu’il arrive, et quelle que soit la décision des États-Unis. … Et nous devons suivre la ligne de la stratégie actuelle, qu’il est impossible pour nous tous de voir la Russie gagner cette guerre, car il n’y a plus aucun cadre ni architecture de sécurité sur notre continent s’il y a une victoire russe ».

Pourquoi adhérer à une telle position de principe ?

Pour les fameuses valeurs républicaines et contre une hégémonie russe qui serait sans limite, comme affirmé par Mme Borne à l’Assemblée nationale ?

« Cette guerre, c’est une lutte pour nos valeurs. Vendredi dernier, Vladimir Poutine l’a lui-même reconnu : c’est notre modèle démocratique qu’il attaque, ce sont les droits de l’homme qu’il remet en cause. Poutine n’accepte pas de voir la démocratie s’imposer peu à peu à ses frontières ; alors, il veut intimider et écraser ceux qui y aspirent. Le message du Kremlin est clair : gare à ceux qui voudraient s’émanciper de son joug, gare à tous ceux qui croient en autre chose que l’hégémonie russe ».

Pour défendre une cause juste, comme affirmé par notre charismatique ministre des Affaires étrangères, M.Séjourné, le 13/02/2024 à l’Assemblée nationale ?

« Soutenir l’Ukraine, c’est défendre une cause juste, celle d’un pays agressé dans sa souveraineté, celle d’une démocratie violentée par une autocratie aux rêves d’empire ».

Parce que la France est elle-même menacée, comme longuement affirmé par le même M.Glucksmann, sans filtre ?

« C’est pas simplement une guerre entre la Russie et l’Ukraine… C’est une guerre hybride d’attaque contre nos démocraties que mène Poutine, contre la France, contre l’Allemagne. La guerre qu’il mène, ce n’est pas une guerre contre l’Ukraine, c’est une guerre contre ce qu’ils appellent l’Occident collectif… On ne le ferait pas simplement par solidarité et par morale, on le ferait par intelligence et par égoïsme, même ; parce qu’on sait que c’est notre intérêt vital… Si vous voulez vous éviter que des soldats français aient à crever, eh bien il faut aujourd’hui aider que crèvent pour nous autant que pour eux, c’est-à-dire les ukrainiens sur le front… [sic !] Nous ferons des économies en faisant des investissements sur la résistance ukrainienne ».

M.Glucksmann le rappelant dans un tweet :

Au final, où sont les vrais intérêts de la France ? Pour être honnête, quand on voit la capacité macronienne à flatter la Commission européenne, l’Allemagne, l’OTAN et les Etats-Unis, et quand on voit la production anti-russe de toutes ces entités, nous ne sentons pas vraiment en confiance pour aboutir à leur claire évaluation. Et le tweet de M.Chiche, professeur de philosophie dont nous suivons le compte X, met en relief un dernier point : peut-être bien que le soutien du Parlement à toute cette politique jusqu’à présent ne serait pas –comme dans tant d’autres domaines- le reflet de la volonté générale.

A chaque calvaire restauré, ce sont des grâces qui tombent du Ciel !

Alexandre Caillé, directeur de l’association SOS Calvaires, est interrogé dans le dernier numéro de l’Appel de Chartres. Extraits :

Alexandre, comment avez-vous connu le pèlerinage de Chartres ?

Contrairement aux pèlerins originels, je ne suis pas tombé dedans quand j’étais petit. Ouvrier de la dernière heure, je m’inscris plus dans la mouvance des nouveaux pèlerins qui rejoignent année après année ce magnifique pèlerinage, et qui découvrent, par l’effort et la prière, la beauté de la liturgie Tridentine et la mission essentielle qui nous incombe : transmettre. C’et grâce à
l’association SOS Calvaires, dans laquelle j’étais à l’époque seulement bénévole, que j’ai découvert ce pèlerinage. J’ai d’ailleurs passé mon entretien d’embauche en tant que directeur général de l’association à la dernière halte avant l’arrivée à Chartres, de manière informelle.

Vous êtes le président de l’association SOS Calvaires, retracez-nous sa genèse : comment et quand est-elle née, quelles ont été ses évolutions ?

SOS Calvaires a été créée pour sauvegarder ce patrimoine culturel et religieux de notre pays et rappeler à nos concitoyens la valeur de la Croix, car à chaque calvaire restauré, ce sont des grâces qui tombent du Ciel ! Cette association, comme beaucoup d’autres de cette époque, a été créée sous le nom précis des « Amis des calvaires et chapelles du Lion d’Angers ». En changeant le nom par « SOS Calvaires », nous donnons une idée de sauvegarde et d’urgence. C’est aussi une notion qui interpelle et pour laquelle les gens s’impliquent. Nous remarquons d’ailleurs qu’en impliquant les habitants des villages dans lesquels nous travaillons, ils redécouvrent leurs calvaires et leur patrimoine, et il se crée alors un nouveau lien avec cette croix qu’ils
voyaient tous les jours. Tous les jours, nous sommes contactés par beaucoup sur les réseaux sociaux ou directement par téléphone pour nous signaler des calvaires endommagés. Même des maires de tous bords politiques nous contactent pour demander notre aide. Et sur les chantiers de restauration, sur les poses etc. nous n’avons pas un seul type de personne. C’est aussi cela qui est très satisfaisant et rassurant : la foule de gens qui s’intéresse à nos actions et à la conservation de ce patrimoine est très hétéroclite. La plupart du temps, les habitants des alentours
sont très heureux de voir des jeunes s’investir dans le patrimoine de leur village et de leur campagne. Ils sont toujours ravis de pouvoir partager avec nos bénévoles l’histoire de ces calvaires que leur père ou leur grand-père ont restaurés ou même installés quelques dizaines d’années auparavant. Pour les élus, ce n’est pas aussi catégorique. Il ne faut pas oublier que certains calvaires appartiennent aux communes depuis la loi de 1905 et que celles-ci ont le devoir d’entretenir leur patrimoine. Malheureusement, c’est une chose qui passe souvent à la trappe et
installer des cityparks semble toujours plus opportun. Heureusement, une fois contactées, les mairies sont intéressées par le travail de l’association et supportent même une partie de
l’aspect financier, mais certaines font encore un vrai blocage.

[…]

Que représente SOS Calvaires aujourd’hui en quelques chiffres ? 

L’association S.O.S Calvaires, association régie par la loi du 1er juillet 1901 et reconnue d’intérêt général, a pour but de regrouper tous ceux qui s’intéressent à la sauvegarde des calvaires,
oratoires et chapelles qui composent notre patrimoine, pour  les restaurer et les entretenir. Notre objectif est de restaurer un calvaire par mois et par antenne. Du haut de nos 80 antennes de Bâtisseurs, de nos 4000 bénévoles, et de nos centaines de calvaires restaurés tous les ans, nous avons l’ambition d’être le premier acteur de la croix en France. La nouvelle équipe de gestion, composée de 5 salariés (directeur général, responsable technique, responsable communication, et secrétaire) entend bien travailler à ces objectifs avec détermination. Nous avons restauré plus d’un calvaire par jour sur l’année 2023, soit plus de 450 croix sauvées en un an.

[…]

En 2022 SOS Calvaires était présent au pèlerinage de Chartres, racontez-nous cela :

Nous avons créé le chapitre Simon de Cyrène en 2022, qui a regroupé environ 25 pèlerins qui portaient une croix sur les routes de Chartres. En 2023, nous avions environ 80 pèlerins, et réfléchissons à en créer un deuxième, ainsi qu’un chapitre famille. C’était une expérience très forte de pouvoir unir nos souffrances à celle du Christ, en portant Sa croix. Nous étions en quelque sorte des Simon de Cyrène les uns pour les autres et les uns pour le Christ. On ne sait ce qu’est La Croix et sa radicalité qu’à partir du moment où on l’a portée. Porter une croix permet de prier de manière beaucoup plus physique, loin des expressions éthérées de la prière qui manquent parfois de concret.

[…]

Une anecdote marquante de ce que vous vivez avec cette œuvre ?

Nous avons énormément de personnes non pratiquantes qui se joignent à nos actions, et je suis frappé de voir des jeunes qui ne connaissent pas le Nom de Jésus, des vieux très éloignés de l’Eglise, qui œuvrent main dans la main pour restaurer les calvaires, piliers de la Chrétienté. Nous avons récemment eu de nombreuses demandes de baptêmes, ce qui conforte l’efficacité de nos actions. Même si la mission principale de SOS Calvaires porte sur le patrimoine et non sur les gens, les pierres les plus solides sont souvent le cœur des hommes qui œuvrent à redresser les croix.

Macron s’en va-t-en guerre, mironton, tonton, mirontaine. Macron s’en va-t-en guerre, ne sait quand s’arrêtera (1/2)

Le 16 février 2024, lors de la visite de M. Volodymyr Zelensky, Président de l’Ukraine, à l’Elysée, l’ambiance était quasiment farceuse. Un peu comme avec des adolescents qui auraient profité de l’absence de leurs parents pour siffler la réserve de whisky.

Pensez donc ! D’après le site internet officiel de l’Elysée, il s’agissait seulement pour M.Macron

« de réaffirmer la détermination de la France à continuer d’apporter un soutien indéfectible à l’Ukraine et au peuple ukrainien ».

De ce fait, les deux présidents ont

« signé un accord bilatéral de sécurité entre la France et l’Ukraine. Cet accord fait suite aux engagements qui avaient été pris en format G7 en marge du Sommet de l’OTAN à Vilnius en juillet 2023. Conclu pour une durée de 10 ans et valide tant que l’Ukraine n’aura pas rejoint l’OTAN, il comprend des engagements précis et identifie les domaines de coopération prioritaires identifiés conjointement par la France et l’Ukraine, aussi bien dans les domaines militaire et civil ».

Le site officiel continue de préciser que « Le chef de l’État a tenu un discours offensif envers la Russie ».

Le texte de l’accord n’est quant à lui pas très rassurant. Il est long, verbeux, répétitif. Il réaffirme les objectifs d’adhésion de l’Ukraine tant à l’Union européenne qu’à l’OTAN (« La France confirme que la future adhésion de l’Ukraine à l’OTAN constituerait une contribution utile à la paix et à la stabilité en Europe », on appréciera le postulat au regard de l’histoire). Il contient un gros chèque de 3 milliards d’euros de soutien supplémentaire pour 2024, sans préciser ce que deviendra ce montant dans les neuf années qui vont suivre. Et affirme à sa fin :

« Le présent accord est valable pour une durée de dix ans à compter de la date de sa signature ».

De retour de leur passage à la cave à whisky, verbatim de M. Macron au début de la conférence de presse qui a suivi (entre 4’30’’ et 6’) :

« Cette guerre que seule la Russie a voulu …  [a] déjà conduit à une série de défaites stratégiques de la Russie. Il y a deux ans, la Russie vous expliquait mener une opération spéciale qui allait se conclure en quelques semaines : elle en est réduite à vider ses prisons pour remplacer les pertes colossales qu’elle a subies sur le front. On nous expliquait que la Russie avait un avenir certain : beaucoup de jeunes russes ont préféré la liberté à la guerre et se retrouvent à Belgrade, Tbilissi, Istanbul ou Paris. La Russie a perdu ses talents. Elle préfère financer une guerre injuste et cruelle plutôt que les services de base pour sa propre population ou plutôt que de subventionner le prix des œufs pour les bas salaires. La Russie était revenue dans les années 90 autour des différents formats internationaux : elle a perdu cette place et sa crédibilité sur la scène internationale ».

Dans un premier temps, nous allons expliquer pourquoi tout ceci ne nous paraît pas très rassurant. Dans un deuxième temps, nous donnerons quelques éléments de contexte et d’alternative.

Texte pas très rassurant disions-nous. Au-delà de son contenu formel, il y a en effet l’usage fréquent d’une notion un peu étrange : le « sans s’y limiter ». Quelques exemples extraits du texte :

  • « Le Participant français contribuera au développement des capacités de protection des infrastructures critiques de l’Ukraine, y compris par des moyens militaires, en donnant la priorité, sans s’y limiter, aux capacités modernes de défense aérienne.

  • « … grâce à la fourniture continue d’une assistance en matière de sécurité et d’équipements militaires modernes dans les domaines terrestre, aérien, maritime, spatial et cybernétique, en accordant la priorité, sans s’y limiter, à la défense aérienne, à l’artillerie, à la capacité de frappe de longue portée, aux véhicules blindés, aux capacités de l’armée de l’air et à d’autres capacités essentielles »

  • « le Participant français fournira à l’Ukraine une assistance rapide et soutenue en matière de sécurité, des équipements militaires modernes dans tous les domaines, selon les besoins, »

  • « Dans le domaine militaire, sans préjudice de leur position dans le contexte de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, les Participants proposent d’établir une coopération permettant au Participant ukrainien de développer des capacités militaires complètes dans les domaines suivants, qui ne sont pas exhaustifs »; et suit une liste de 8 domaines tous plus larges les uns que les autres.

  • « Les Participants s’efforceront de faire en sorte que les capacités militaires de l’Ukraine soient d’un niveau tel qu’en cas d’agression militaire extérieure contre la France, l’Ukraine soit en mesure de fournir une assistance militaire efficace. Les modalités, le format et la portée de cette assistance seront déterminés par les Participants. »

On aura compris qu’il ne s’agit pas seulement de whisky à gogo. C’est open bar.

D’autant moins rassurant qu’une autre notion apparaît dans le texte de l’accord, celle de la dissuasion.

  • Dans l’introduction de l’accord, on trouve cette phrase à propos des principaux éléments des engagements de sécurité à long terme pris par la France à l’égard de l’Ukraine dans le cadre de cet accord sont les suivants : « la prévention, la dissuasion active et les mesures à prendre face à toute nouvelle agression de la part de la Fédération de Russie»
  • Et encore au chapitre 7 « Coopération militaire et de défense», on trouve ainsi : «  Les Participants travailleront ensemble à la mise en place d’une force durable capable de défendre l’Ukraine aujourd’hui et de dissuader l’agression russe à l’avenir ».
  • Et enfin au chapitre « Coopération en cas d’agression armée future » : « Le Participant français, aux côtés d’autres partenaires internationaux, aidera l’Ukraine à renforcer sa capacité de dissuasion et de défense contre les agresseurs extérieurs en développant de futures forces de défense armées modernes, de plus en plus interopérables avec l’OTAN et contribuant aux forces de l’OTAN ».

Or, tout récemment, le 30 janvier 2024, M.Macron faisait comme d’habitude le beau en s’adressant à la Communauté de défense en Suède.

Après son discours dans lequel il dresse un panorama d’une France capable de s’engager simultanément tous azimuts (Ukraine bien sûr mais aussi Roumanie, mer Rouge, Afrique, et pourquoi pas maintenant mer Baltique…), il est interrogé sur l’usage de la force de dissuasion nucléaire française :

« La France dispose de forces navales compétentes et puissantes. C’est en outre le seul pays de l’Union européenne disposant d’une force nucléaire indépendante. La France se sent-elle responsable de la protection et du maintien de la sécurité et de l’unité européennes, concernant la mise en place d’un nouveau passage dans l’océan Arctique et son influence géopolitique potentielle ? ».

Réponse de M.Macron :

« Oui, assurément. Pas de manière à provoquer une escalade, mais en nous tenant aux côtés de nos alliés et de nos partenaires européens, afin de préserver la liberté, la souveraineté et les libertés essentielles qui devraient être garanties par notre droit international. Donc nous ressentons cette responsabilité très particulière. Parallèlement – je l’ai réitéré à la fin de mon discours, j’étais très clair, il y a quelques années – pour nous, une partie de nos intérêts vitaux – ce que nous concevons et définissons comme nos intérêts vitaux – a une dimension européenne, ce qui nous donne une responsabilité particulière, compte tenu précisément de ce dont nous disposons et de notre capacité de dissuasion. Il faut dire les choses clairement ».

Devons-nous donc en conclure que, par la signature de ce traité, M.Macron envisage la possibilité d’user de la dissuasion nucléaire au profit de l’Ukraine ?

Et on retiendra aussi de ce petit tour suédois cette phrase de M.Macron :

« C’est pourquoi la réponse raisonnable consiste à nous placer dans une situation de soutien à l’Ukraine, cette année et les années à venir. Quoi qu’il en coûte, et à tout prix ».

Décidément, le covid a laissé des traces.

Autre interrogation suite à cette signature : faudrait-il un vote du Parlement pour rendre cet accord militaire (et financier) effectif ? En effet,  l’article 53 de la Constitution prévoit que

« les traités de paix, les traités de commerce, les traités ou accords relatifs à l’organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l’État, ceux qui modifient des dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu’en vertu d’une loi ».

Or, depuis le début du conflit en Ukraine, si le Parlement a connu quelques événements associés, à aucun moment il n’a eu à connaître aucun vote de nature législative.

C’est le 25 février 2022 que M.Macron s’adresse à l’Assemblée nationale par le biais d’une lettre (article 18 de la Constitution). Une sorte de « Nous sommes en guerre » (le covid a encore frappé…) ; mais sans être en guerre (c’est Macron) informant du

« le déclenchement le 24 février 2022 d’une attaque armée de grande intensité contre l’Ukraine. Avec nos partenaires européens et nos alliés, nous avions anticipé cette possibilité funeste d’une guerre sur le continent. Nous avons par conséquent tout mis en œuvre pour éviter l’escalade et œuvrer à résoudre la crise par le dialogue ».

C’est drôle, ça rappelle là aussi un peu le « nous sommes prêts » covidien. En tout cas, en 10 minutes, c’était torché et la séance close. Pas de discussion, donc pas d’avis de députés.

Le 23 mars 2022, c’est M. Zelensky lui-même qui intervient devant l’Assemblée nationale, avec une rhétorique honnêtement assez peu sophistiquée :

« Pour que la liberté ne perde pas, elle doit être bien armée. Les chars, les armes antichars, les avions de combat, la défense aérienne : nous en avons besoin et vous pouvez nous aider. Pour que la liberté ne perde pas, le monde doit aussi la soutenir avec des sanctions contre l’agresseur. Chaque semaine, il faut prendre un nouveau paquet de sanctions. Les entreprises françaises doivent quitter le marché russe : Renault, Auchan, Leroy Merlin et tous les autres groupes doivent cesser d’être les sponsors de la machine de guerre russe. Ils doivent cesser de financer le meurtre de femmes et d’enfants, ou le viol. Chacun doit se rappeler que les valeurs passent avant les bénéfices. Nous devons déjà penser à l’avenir, à la façon dont nous allons vivre après la guerre. Il nous faut des garanties solides pour rendre la sécurité inébranlable et les guerres impossibles dans ce monde. Créons un nouveau système de garanties et de sécurité, au sein duquel la France jouera un rôle de premier plan, pour que personne n’ait plus à pleurer la mort, pour que les gens puissent vivre leur vie et mourir non pas sous les bombes, au milieu d’une guerre, mais quand leur heure est venue, dans la dignité. Chacun doit vivre dans le respect, et on doit pouvoir lui dire « adieu », comme la France l’a dit à Jean-Paul Belmondo. ».

Là encore, les députés ne sont pas appelés à en discuter.

C’est le 3 octobre 2022 qu’est organisé le premier débat, après déclaration du gouvernement, relatif à la guerre en Ukraine et aux conséquences pour la France. Un peu curieusement, la présidente de l’assemblée, Mme Braun-Pivet, alerte ainsi : « Tous, nous avons le devoir d’empêcher des récits autres que la vérité prospérer parmi nos concitoyens. » Ah, la vérité prospère !…

Mme Borne (alors premier ministre ; comme c’est déjà loin tout ça…) présente une position plutôt équilibrée :

« En attendant que soient réunies les conditions d’une sortie du conflit, notre devoir est d’aider l’Ukraine autant que possible, sans entrer en guerre avec la Russie ».

Certains députés sont moins nuancés, comme M. Benjamin Haddad, de Renaissance :

« Livrons plus d’armes à l’Ukraine pour qu’elle se défende, reprenne son territoire et gagne la guerre. Livrons-lui plus d’armes pour dire à la Russie et au monde que l’agression ne paie jamais. Livrons-lui plus d’armes pour que nos frères européens, polonais, lituaniens, estoniens ou roumains sachent que la France est toujours avec eux, que l’Europe se protège et les protège face aux menaces à nos frontières. Chaque jour, les Ukrainiens meurent pour la liberté de l’Europe. Nous serons à la hauteur de leur sacrifice : nous ne faillirons pas, nous tiendrons ».

C’est un peu tempéré par M.Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères :

« Bien sûr, nous avons aussi un devoir de sagesse, le souci d’éviter la généralisation de la guerre et le dérapage vers l’usage des armes de destruction massive, la volonté de préserver les chances de la paix. Le monde peut compter sur nous pour travailler, dès que ce sera possible – et avec qui ce sera possible – au rétablissement de la paix mais l’issue du conflit passera par le respect scrupuleux de la souveraineté de l’Ukraine, l’établissement de garanties de sécurité sérieuses et crédibles et la reconstruction d’un pays martyr ».

De même que par M. Thomas Gassilloud, président de la commission de la défense nationale et des forces armées :

« Cependant, soyons prudents, Tout reste encore possible, et il y a en particulier des risques d’escalade. Au-delà de l’Ukraine, nous devons tous être conscients que cette guerre représente un risque pour le monde. Nous observons les prémices d’une guerre hybride généralisée dans tous les champs possibles de conflictualité : espace, information, alimentation, énergie, cyberespace. Résister à la loi du plus fort, ce n’est pas être un va-t-en-guerre mais comprendre que pour sauver la paix il faut parfois assumer le coût de la guerre ».

Mais ce débat est sans vote. Nous ne savons donc pas évaluer le soutien à la politique du gouvernement. Mais il aurait peut-être bien été unanime.

Le seul vote, à notre connaissance, ayant été effectué à ce sujet a eu lieu le 30 novembre 2022 lorsque les parlementaires ont proposé une résolution

« affirmant le soutien de l’Assemblée nationale à l’Ukraine et condamnant la guerre menée par la fédération de Russie »

Pieyre-Alexandre Anglade, de Renaissance, exprime son enjeu :

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour un vote dont la portée est particulièrement chargée de sens et de gravité. Pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Assemblée nationale entend, avec cette résolution, apporter son soutien au peuple ukrainien et à sa résistance face à l’agresseur russe et condamner sans ambiguïté le conflit odieux mené par la Russie de Vladimir Poutine contre l’Ukraine.»

Les partis aux ailes de l’Assemblée apportent quelque modération. Mme Laurence Robert-Dehault, pour le RN :

«  Il est incompréhensible que votre motion ne parle jamais de l’objectif que nous devons tous garder à l’esprit : comment arriver à un cessez-le-feu et à la paix pour rétablir la souveraineté de l’Ukraine et faire en sorte que le peuple ukrainien ne soit plus martyrisé ? ».

M. Aurélien Saintoul, pour LFI :

« À sa lecture, on sent que ses auteurs se sont exaltés à l’idée d’un héroïsme dont ils aimeraient être capables depuis leurs bureaux et leurs cabinets. Ce bellicisme rhétorique a ceci de spécialement repoussant que ses partisans sont certes prodigues, mais le plus souvent du sang des autres. …/…Je regrette de devoir m’attarder sur le style d’un texte. Ces considérations sont forcément abstraites et même quelque peu dérisoires en regard de la mort, du viol et de l’exil de dizaines de milliers de personnes. Mais que faire d’autre puisque le texte est vide ou presque, émaillé de pétitions de principes, d’effets de manche, d’exagérations, de généralisations et de sophismes plus ou moins sournois ? Vous avez lâché la bride à l’émotion et la raison se traîne loin derrière ».

Et enfin M.André Chassaigne (PC) :

«  Après neuf mois de guerre, cette résolution n’aurait-elle pas dû prendre en considération l’avenir du conflit et faire scintiller les lumières de la paix ? Enfin, la proposition de résolution aurait pu indiquer que la France allait tout mettre en œuvre sur le plan politique pour imposer un cessez-le-feu et l’ouverture de pourparlers de paix. Consolider la paix, c’est concevoir un cadre de sécurité collective incluant tous les pays européens, y compris la Russie et l’Ukraine. Car la Russie, même dirigée par un homme aussi dangereux que Vladimir Poutine, restera toujours un voisin : la géographie est implacable. Seul le peuple russe pourra, de ses propres mains, briser les lourdes chaînes dont il est prisonnier ».  

Mais au final, le soutien à la résolution est massif : 399 votants, 95 abstentions (LFI en particulier), 303 pour et 1 contre.

La plus récente occasion majeure de tâter le pouls de l’Assemblée à ce sujet a eu lieu le 31 janvier 2023 ; séance de questions/réponses au gouvernement. Les dix premières questions, posées successivement par chacun des groupes parlementaires, concernent l’Ukraine. Franchement  l’atmosphère est toujours celle d’un soutien assez affirmé à la politique gouvernementale.

  1. Chassaigne rappelle néanmoins que « Ce soutien passe aussi par la recherche d’une solution diplomatique la plus rapide possible, comme le demandent les mouvements pacifistes de l’Ukraine et de la Russie. À l’inverse d’une escalade guerrière, dans laquelle aucune limite ne serait plus posée à l’utilisation des armes les plus destructrices, il faut ouvrir les chemins de la paix» et Mme Panot (LFI) que « nous souhaitons donc qu’un débat soit organisé concernant les modalités de l’aide française et européenne à la reconstruction de l’Ukraine, afin que le Parlement soit associé à ce processus».
  2. Olivier Marleix (LR) est le plus offensif pour demander l’association du Parlement aux évolutions du conflit : « La France, grande puissance – européenne notamment – et membre de droit du Conseil de sécurité des Nations unies, a vocation à imaginer la fin de la guerre. Pourtant elle ne fait pas entendre sa voix singulière : notre pays donne le sentiment d’être à la remorque de ses partenaires européens et de son allié américain, parfois en décalage avec eux et sans initiative propre. Elle n’est pas à la hauteur de son histoire : sans doute la position française souffre-t-elle de l’isolement du Président de la République jusque dans son propre pays, une des seules démocraties dans laquelle le chef de l’État n’évoque pas ses options stratégiques avec le Parlement. Madame la Première ministre, : êtes-vous prête à organiser un débat au Parlement sur ce sujet ?»

Le RN, par Mme Le Pen,

« demande solennellement si le Président de la République peut faire entendre au monde qu’un espoir demeure en organisant avec l’ensemble des parties une grande conférence pour la paix ».  

Mme Borne répond de façon groupée à tous les orateurs et en revenant à sa position déjà évoquée :

« Nous sommes prêts à étudier les demandes supplémentaires des Ukrainiens, en veillant au respect de trois principes. D’abord, notre aide ne doit pas provoquer d’escalade ».

Que retenir de ces discussions ? Nous ne savons pas si, constitutionnellement, l’effet de l’accord décennal signé avec l’Ukraine peut effectivement être valide immédiatement sans vote du Parlement. En tout cas, les partis politiques ne semblent pas exprimer d’indignation face à cette décision ni de demande pour voter. Et il est probable qu’un vote serait en accord avec la décision de M.Macron. Retenons encore –ça vaut ce que ça vaut- qu’un sondage La Tribune Dimanche/Ipsos du 18 février 2024 donnait 41% des Français qui souhaitaient maintenir l’aide militaire à l’Ukraine et 21 % l’augmenter.

La lecture de ces différentes séquences à l’Assemblée nationale fait ressortir quelques autres aspects.

Le Caesar est plébiscité et porté aux nues. Ce canon d’artillerie est cité comme un emblème du soutien apporté à l’Ukraine. Rien que le 3/10/2022 :  Mme Borne : « nous avons livré des systèmes plus lourds et plus complexes : des véhicules légers, des blindés et surtout des systèmes d’artillerie Caesar avec leurs munitions » (si en plus on a livré les obus qui vont avec !…) ; M.Thiériot (LR) : « La décision rapportée par la presse de livrer des canons Caesar prévus pour l’exportation ou des véhicules Arquus est excellente » ; M. Thomas Gassilloud, président de la commission de la défense nationale et des forces armées, apporte une précision (peut-être un peu inquiétante quant aux capacités de l’armée française :

« Nous devons également être conscients du fait que le soutien à l’Ukraine dévoile certaines de nos fragilités. En livrant par exemple dix-huit canons Caesar – ce qui reste modeste à l’échelle du conflit –, nous avons cédé près du quart de notre artillerie. Même si l’armée française est probablement la meilleure d’Europe, nos démocraties européennes sont de moins en moins capables de soutenir une guerre de haute intensité ».

Et le ministre des armées lui-même, M. Sébastien Lecornu, le répète :

« Le deuxième chapitre [d’aide militaire] a été plus lourd : nous avons délivré à l’Ukraine non seulement des pièces d’artilleries – notamment dix-huit canons Caesar assortis de leurs munitions… ».

Et encore le 30/11/2022, M. Alain David (PS) : « La France a livré à l’Ukraine des canons Caesar qui se sont révélés déterminants sur le terrain » ; Mme Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux répondant à la motion (cela nous a permis d’apprendre qu’elle existait comme secrétaire d’Etat…) :

« Nous soutenons pleinement l’Ukraine et l’exercice de sa légitime défense. Nous lui avons livré des équipements militaires qui jouent un rôle majeur pour appuyer sa contre-offensive. Je pense notamment aux dix-huit canons Caesar »,

et enfin Mme Borne elle-même :

« Nous sommes l’un des premiers contributeurs dans la livraison d’équipements, de munitions et dans la formation de centaines de soldats ukrainiens. Ce sont des équipements qui font la différence sur le terrain. Je pense aux canons Caesar ».

Et encore un an après, le 21/12/2023, lors d’une réponse donnée par Mme Patricia Mirallès (dont nous apprenons ainsi l’existence comme secrétaire d’Etat chargée des anciens combattants et de la mémoire [sic]) :

« Une des spécificités de notre soutien militaire est que nous fournissons des capacités complètes, comprenant des équipements, des formations et de la maintenance. Nous avons par exemple fourni des canons Caesar – camions équipés d’un système d’artillerie -, qui ont fait leurs preuves. »

La Macronie a deux outils miracles : les numéros verts et le Caesar !

Et Nordstream, au fait ? Ben oui, parce qu’on en parle pendant ces débats. C’est Mme Borne, le 3/10/2022 :

« c’est la Russie qui a lancé cette guerre. C’est elle qui nous pousse à agir. C’est elle, encore, qui choisit de faire du gaz un objet de chantage. Ces derniers jours, des explosions ont été constatées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2. Tout indique qu’un acte de sabotage grave et irresponsable a été commis. Je ne tirerai pas de conclusions ici : une enquête internationale indépendante doit être conduite. Avec l’Union européenne, nous répondrons de manière ferme et unie à cette attaque contre des infrastructures énergétiques européennes ».

Et encore Mme Colonna, ministre de l’Europe et des affaires étrangères :

« Il y a aussi un chantage à la sécurité énergétique par la coupure des vannes du gaz alors que nous sommes témoins de mystérieuses explosions en mer Baltique ».

Témoins de mystérieuses explosions en mer Baltique. Qu’en termes choisis tout ceci est avancé ! Et elle est où, la réponse ferme et unie à cette attaque contre des infrastructures européennes ? Enlisée ? Il y aurait quelque chose de gênant ?

Et au fait, Boutcha ? Là aussi, de nombreuses allusions pendant les débats. Mme Borne, toujours elle le 3/10/2022 :

« Dans les territoires occupés, on assiste à des transferts forcés de populations, enfants compris. Leur libération s’accompagne de la découverte de nouvelles atrocités, comme à Boutcha en avril ».

Ou M.Thieriot :

«  Mais Vladimir Poutine, l’ami de Kadyrov, ne défend pas les racines chrétiennes et le message d’amour universel des Béatitudes. Tel le Grand Inquisiteur de Dostoïevski, il en est leur caricature grimaçante, qui ne sert qu’à couvrir le pas des bourreaux dans la nuit de Boutcha »

ou encore Mme Colonna :

« notre pays a envoyé depuis le mois d’avril, certains d’entre vous l’ont rappelé, trois équipes spécialisées de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, la dernière d’entre elles étant arrivée mardi dernier. Celle-ci aidera la justice ukrainienne à faire toute la lumière sur les atrocités découvertes à Izioum, comme l’ont déjà fait les autres équipes à Boutcha ».

Et alors, les conclusions de cette recherche criminelle de la gendarmerie nationale ? Un petit rapport officiel ?

Et encore, l’effondrement russe qu’on nous a promis ? Mme Borne, le 3/102022 :

« L’économie russe s’est considérablement rétractée, avec une chute de 6 % de son PIB cette année. L’inflation russe a explosé. La Russie a perdu l’accès à des matériels de haute technologie nécessaires pour moderniser le pays et assurer sa croissance. Moscou tente pour l’instant de maintenir l’illusion grâce aux prix élevés de l’énergie. Mais les faits sont là. La propagande russe ne doit pas nous berner : l’économie russe est à l’asphyxie ».

M. Laurent Marcangeli, du groupe Horizons le même jour :

« J’entends dire, ici et là, que ces sanctions seraient plus dures à supporter pour les Français que pour les Russes. Il s’agit d’un mensonge malheureusement répandu au moyen de campagnes de désinformation successives. Non seulement ces sanctions fonctionnent à l’endroit du régime russe, mais leur effet sur l’économie française reste marginal ».

Au tour de Mme Catherine Colonna :

« Ces sanctions ont un but clair : asphyxier l’effort de guerre russe et appliquer une pression maximale sur les fauteurs de guerre. D’ores et déjà, l 200 individus et plus de 100 entités russes y sont soumis. Ces sanctions sont réfléchies et appropriées. Elles sont efficaces et auront un impact massif et durable sur la machine de guerre russe, comme l’a rappelé Mme la Première ministre : le PIB de la Russie va reculer de six points en 2022 et retomber, d’ici à deux ans, à son niveau du début des années 2000… vingt ans en arrière. Nous asséchons aussi ses revenus tirés des hydrocarbures. Et l’accès aux technologies dont elle a besoin est déjà mis en cause dans des secteurs aussi stratégiques que sont l’aéronautique, l’automobile et l’armement ».

Appuyée par son collègue  M. Roland Lescure, ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie :

« Il est clair que l’économie russe subit une forte récession. La Première ministre et la ministre des affaires étrangères l’ont rappelé, le PIB de la Russie s’est réduit de 6 % en 2022. C’est considérable. Le gouvernement russe lui-même admet que l’économie du pays aura reculé au moins de 3 % cette année – on s’attend à 4 % de récession supplémentaire en 2023 ! ».

Mme Borne de surenchérir le 30/11/2022 :

« Notre but est de rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie. Et n’en déplaise aux admirateurs des régimes forts, ces sanctions fonctionnent… Paralysie du système productif, difficultés à réorienter les exportations, difficultés d’approvisionnement : la récession russe devrait atteindre 5,5 % en 2023 selon l’Organisation de coopération et de développement économiques ».

Ce sont justes de petites observations anodines parce qu’on a pris connaissance d’un document du 30 janvier 2024 du Fonds Monétaire international (qui vaut ce qu’il vaut) et dont on recopie un tableau ci-dessous :

Il est vrai que c’est toujours M.Le Maire qui est ministre de l’Economie.

Rencontre entre des évêques et des Grands Maîtres franc-maçons : le grand relativisme

Suite à la rencontre, le 16 février a eu lieu à l’archevêché de Milan, entre trois grands maîtres de la Maçonnerie italienne (Grand Orient, Grand Loge, Grande Loge régulière), et l’archevêque de Milan Mgr Mario Delpini, le cardinal Coccopalmerio ancien président de dicastère, le théologien franciscain Zbigniew Suchecki, et Mgr Antonio Staglianò, président de l’Académie pontificale de théologie, La Nuova Bussola évoque les interventions de deux Grands Maîtres, Stefano Bisi (GOI) et Claudio Romoli (GLDI), qui ont publié leurs interventions sur les sites Internet de leurs Obédiences respectives.

L’archevêque Delpini a prononcé le discours d’ouverture et le cardinal Coccopalmerio celui de clôture. Mgr Staglianò a pour sa part critiqué le document du 13 novembre 2023 du Dicastère pour la doctrine de la foi, signé par le cardinal Víctor Manuel Fernández et approuvé ex audientia par le pape François, selon lequel il est interdit aux catholiques d’adhérer aux loges maçonniques“en raison de l’inconciliabilité entre la doctrine catholique et la franc-maçonnerie“. Ce document confirme la condamnation séculaire de l’Église, qui n’a apparemment été rappelée que par le père Zbigniew Suchecki lors du séminaire. Mais il faudra attendre la publication de l’ensemble des interventions pour pouvoir formuler un jugement précis sur les débats.

La réunion s’est déroulée à huis clos, mais la pertinence des participants a permis d’en divulguer le contenu, qui a été mis en lumière pour la première fois par Riccardo Cascioli dans La nuova bussola quotidiana du 19 février.

Stefano Bisi écrit :

“Au cours de ses plus de 300 ans d’existence, aucune institution n’a été contrée, combattue, mystifiée, vilipendée et redoutée autant que la franc-maçonnerie universelle”.

En réalité, cette primauté (depuis le 1er siècle de notre ère) appartient davantage à l’Église catholique qu’à la franc-maçonnerie… Sans parler des persécutions de la franc-maçonnerie italienne et étrangère contre la papauté et l’État pontifical.

En ce qui concerne l'”inconciliabilité” (entre l’Église et la franc-maçonnerie), le Grand Maître estime qu’elle “n’a jamais produit de ponts sur lesquels s’unir, mais a divisé les hommes”. Or la division vient des principes des Lumières (rationalistes, relativistes, anti-dogmatiques) et initiatiques (ésotérisme, gnose) de la franc-maçonnerie (qui n’est pas seulement de la philanthropie sociale) totalement opposés au dogme catholique. Tout catholique, clerc ou laïc, devrait garder à l’esprit que les dogmes catholiques de la foi et de la morale ne sont pas en antithèse avec la Parole de Dieu, et ne sont pas inutiles ou dépassés…

“Mais ce qui est important , c’est de partir peut-être d’une conciliation limitée et d’en discuter au lieu de professer toujours une inconciliabilité absolue, intransigeante et dogmatique. Qui possède la Vérité ? L’homme ou Dieu seul ? Le cardinal Ravasi lui-même écrivait il y a quelques années : “La vérité est unique, mais comme le diamant a plusieurs faces, nous ne pouvons, selon notre angle de vue, voir qu’une seule de ces faces”. Par conséquent, ceux qui pensent tout voir et détenir l’unique vérité se font des illusions. C’est pourquoi les francs-maçons, avec humilité et beaucoup de doutes, la recherchent perpétuellement, laissant les dogmes aux autres. Mais en recherchant toujours le dialogue et la confrontation avec quiconque”.

Là encore : hostilité aux dogmes, relativisme, opposition (également typique du protestantisme et du modernisme) entre la Vérité (Parole de Dieu, kérygme) et les dogmes…

Plus loin, le Grand Maître Bisi déclare

“La Franc-maçonnerie est un grand arbre de la Liberté qui oscille au gré du vent mais ne se brise pas et continue à œuvrer pour le bien de l’Humanité en créant des hommes meilleurs, disposés à écouter et qui font de la Tolérance un principe que chacun doit pratiquer avec beaucoup d’amour”.

Et un peu plus loin :

“Pourquoi la loge maçonnique est-elle belle et pourquoi les autorités ecclésiastiques la détestent-elles ? Parce que sous le même ciel – qui représente la Création – chaque homme est frère de l’autre, le lien de fraternité est indépendant de la foi. Il suffit de croire au Grand Architecte de l’Univers. Le ciel étoilé est le même pour le bouddhiste, pour le catholique, pour le vaudois, pour l’islamique, pour tous ceux qui croient en un être suprême. Pour tous ceux qui savent que nous sommes un point dans quelque chose de plus grand qui est l’univers, que nous pouvons appeler dieu“.

Dans le texte en ligne, il est écrit “dieu”, avec un “d” minuscule… Ainsi, même l’Univers peut être appelé “dieu”… Nous sommes face à un panthéisme à la Giordano Bruno, qui est d’ailleurs cité par le Grand Maître Bisi dans son rapport.

“Nous laissons nos frères libres d’adhérer à n’importe quelle religion et de la pratiquer. Les vérités absolues et les murs de l’esprit ne nous appartiennent pas et doivent être démolis“.

C’est reparti pour une guerre contre les “vérités absolues”…

Le souhait du Grand Maître Bisi :

“Je souhaite que le dialogue se poursuive, je voudrais que la conciliabilité entre l’appartenance à une loge maçonnique et l’appartenance à la foi catholique soit déclarée. Je le dis parce que le chemin à cet égard est encore long, et que beaucoup de frères accèdent aux sacrements de manière clandestine parce qu’ils savent qu’ils sont en état de péché grave. Le mot excommunication a été retiré du code canonique, mais les effets sont les mêmes”.

Plus loin, le Grand Maître conclut comme suit :

“Mon souhait – qui est aussi un espoir – est qu’un jour un Pape et un Grand Maître puissent se rencontrer et faire un bout de chemin ensemble, à la lumière du jour. Je dirais à la lumière du Grand Architecte de l’Univers”.

Le 3 février, le site de la Grande Loge d’Italie (GLDI) a publié un éditorial du Grand Maître Romoli, L’année à venir, les grands défis, la centralité des valeurs maçonniques (voir ici). Il est bon de savoir que la GLDI est en communion avec le Grand Orient de France (GODF), la franc-maçonnerie française ouvertement laïque et partisane de la Révolution française de 1789. Dans cet éditorial, le Grand Maître Romoli déclare entre autres :

“Les idées défendues et courageusement portées par la franc-maçonnerie s’inscrivent dans la grande tradition de la pensée des Lumières: tolérance, relativisme, foi dans le progrès de la recherche et de la connaissance, égalité et liberté. Particulièrement lorsqu’elle est appliquée au domaine de la religion, dans un monde comme le monde occidental qui devient de plus en plus multiethnique et multireligieux, l’idée maçonnique de la tolérance, du relativisme, du droit de citoyenneté pour chaque foi ou croyance religieuse sert à désamorcer de nombreux éléments de tension qui sont à l’origine de tant de conflits contemporains”.

Voilà donc ce que proposent le Grand Maître Romoli et la GLDI : la “pensée des Lumières” et le “relativisme” appliqués à la religion, y compris à la religion catholique…

Le Grand Maître affirme que la GLDI veut “éclairer un monde qui a besoin de spiritualité, […]”… Mais quelle spiritualité la GLDI propose-t-elle, notamment à ses adeptes ? Nous la connaissons bien : l’ésotérisme et la gnose… Dans ces conditions, quel dialogue avec la franc-maçonnerie ?

Le site de la GLDI a mis en ligne le texte du discours de son Grand Maître au Séminaire de Milan du 16 février (voir ici).

Dès son discours de Milan, le Grand Maître Romoli indique très clairement que la GLDI s’inscrit dans le sillage du Grand Orient de France, qui se fait le champion de la“laïcité” et des idéaux de la Révolution française de 1789 (sanglante, tyrannique, anticatholique et antichrétienne). Romoli reprend le passage déjà cité dans son éditorial du 3 février :

“Nous l’avons également rappelé lors de la récente rencontre de Versiliana :“Les idées défendues et courageusement portées par la franc-maçonnerie s’inscrivent dans la grande tradition de la pensée des Lumières: tolérance, relativisme, foi dans le progrès de la recherche et de la connaissance, égalité et liberté. Particulièrement lorsqu’elle est appliquée au domaine de la religion, dans un monde comme le monde occidental qui devient de plus en plus multiethnique et multireligieux, l’idée maçonnique de la tolérance, du relativisme, du droit de citoyenneté pour chaque foi ou croyance religieuse sert à désamorcer de nombreux éléments de tension qui sont à l’origine de tant de conflits contemporains””.

Romoli parle de “pensée libre” et telle est précisément la pensée maçonnique, c’est-à-dire libre de tout dogme… Romoli désigne également les francs-maçons par le terme “adeptes” … La “Raison” de la Franc-maçonnerie comprend “le rationnel et le pré-rationnel”… L’initiation maçonnique“est un processus de transformation active, d’identification progressive avec le noyau sacré de la personnalité“. Ainsi, le Grand Maître Romoli laisse échapper quelque chose de l’ésotérisme et de la gnose de la franc-maçonnerie. De plus, la transformation progressive et la sacralisation de l’adepte-maçon à travers les Rites initiatiques, laisse entrevoir quelque chose du caractère MAGIQUE de la Ritualité maçonnique… Le Grand Maître Romoli explique que la Franc-maçonnerie fait faire l’expérience du sacré… L’initié comprend la “consubstantialité de la matière et de l’esprit”… L’initié aspire à “participer à l’Harmonie Universelle”…

Sous le texte du discours du Grand Maître Romoli au Séminaire de Milan se trouve un communiqué de presse de la GLDI(ici) qui dit entre autres :

“Un tel résultat a suscité un sentiment d’enthousiasme et d’espoir parmi les participants ecclésiastiques et maçonniques, soulignant la prise de conscience de l’importance d’approfondir le dialogue et la compréhension mutuelle. La table ronde permanente est donc une occasion précieuse d’explorer les thèmes communs et les différences entre les deux institutions, promouvant ainsi un dialogue constructif et une coopération fructueuse. Un pas en avant dans la promotion de la compréhension interconfessionnelle“.

Pourquoi le communiqué de la GLDI concernant le dialogue entre l’Église et la maçonnerie parle-t-il de “compréhension interreligieuse” ? Peut-être que la franc-maçonnerie est aussi une religion ?

Il est bon de savoir que les deux Grands Maîtres Stefano Bisi (GOI) et Luciano Romoli (GLDI) sont également “Souverains Grands Inspecteurs Généraux”, c’est-à-dire au 33ème et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté (RSAA). En outre, le Grand Maître Luciano Romoli est également le Souverain Grand Commandeur, c’est-à-dire la plus haute autorité, du Suprême Conseil du RSAA. Le Conseil Suprême est composé des Francs-maçons du 33ème degré de la RSAA.

La RSAA du GOI et celle de la GLDI ont essentiellement le même contenu rituel, symbolique et initiatique : non seulement les Lumières et la laïcité anti-dogmatique, mais aussi l’Hermétisme, l’Alchimie, la Qabbale, la Gnose… L’incompatibilité entre l’ésotérisme maçonnique, en particulier celui de la RSAA, et la Foi catholique (Dogme et Morale) est évidente. Que les amateurs de conciliation se rassurent….

Mais alors quel est l’intérêt de ce Dialogue public ou officiel entre l’Eglise et la Franc-maçonnerie ? Du point de vue maçonnique, il sert certainement à faire de la Franc-maçonnerie un partenaire public, respectable et nécessaire de l’Eglise (pour la philanthropie, la promotion humaine, la diplomatie ou la politique internationale…). Puis peut-être, lentement – toujours du point de vue maçonnique – espère-t-on arriver à une déclaration de conciliation, afin que les catholiques, clercs et laïcs, puissent en conscience faire tranquillement partie de la Franc-maçonnerie… Or la Lumière maçonnique, la Lumière du Grand Architecte de l’Univers, la Lumière des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33ème degré RSAA, n’est pas la Lumière du Christ et de l’Eglise catholique.

Dément

Les propos méprisants d’Emmanuel Macron tenus lors d’une rencontre avec le syndicat agricole Modef, rapportés en Une de La Marseillaise, font réagir dans le monde politique, syndical et associatif. L’Elysée dément catégoriquement, le Modef maintient :

« Oui, nous y étions plusieurs et je confirme bien que nous avons entendu cela ». « Pour nous le sujet n’est pas la répartition des achats pour les faibles revenus. Les produits de qualité doivent être à la disposition de tous. Il faut le pouvoir d’achat nécessaire ».

L’Elysée dément :

« La présidence de la République dément ces propos rapportés qui n’auraient pas dû se retrouver entre guillemets en une d’un journal », réagit l’Elysée.

Crépol : l’Agrif fait appel

Bernard ANTONY, président de l’AGRIF, communique :

Dans l’affaire du drame de Crépol dans lequel de nombreuses victimes ont été plantées à coups de couteaux et dans lequel le malheureux Thomas Perroto est décédé, le Procureur de la République a confirmé que neuf témoignages « rapportent des propos hostiles disant clairement que l’hostilité est dirigée – je cite- contre les blancs » tout en refusant de retenir la circonstance aggravante de racisme.

En fait « d’hostilité », les témoignages recueillis entre guillemets par le Dauphiné libéré font état d’une volonté délibérée « de planter des blancs ».

Or, le juge d’instruction vient de rejeter ce jour la constitution de partie civile de l’AGRIF au motif que l’instruction n’aurait pas été ouverte sur une « discrimination raciale ». Or, ce n’est pas un fait de discrimination raciale qui est en cause mais le fait que les crimes commis l’ont été à l’évidence en raison de la race blanche, circonstance générale aggravante prévue par la loi pour toutes les infractions depuis une loi de 2017.

L’AGRIF interjette évidemment appel de cette décision d’irrecevabilité.

« La vérité est que les islamistes, les extrémistes et les antisémites sont désormais aux commandes »

Suella Braverman, ancienne ministre britannique de l’Intérieur, a affirmé que le Royaume-Uni perdait son identité de grande nation où différentes confessions et races coexistaient pacifiquement parce que les islamistes et les extrémistes prenaient le pouvoir dans tous les domaines.

Braverman, né au Royaume-Uni, d’origine indienne, écrit vendredi dans le « Daily Telegraph » :

« La vérité est que les islamistes, les extrémistes et les antisémites sont désormais aux commandes ». « Ils ont détourné une élection partielle dans une ville défavorisée du nord de l’Angleterre. Nous constatons leur influence dans notre système judiciaire, dans le domaine juridique et nos universités. Et puis ils sont venus au Parlement ». « Mais il ne s’agit pas uniquement de mes collègues du Parlement. Nos valeurs et nos libertés sont attaquées dans tous les domaines… Il n’est pas islamophobe de défier les fanatiques islamistes ; c’est un devoir civique ».

« J’ai peut-être été limogé parce que je me suis prononcé contre l’apaisement des islamistes, mais je le ferais à nouveau parce que nous devons prendre conscience de ce dans quoi nous sommes somnambules : une société ghettoïsée où la liberté d’expression et les valeurs britanniques sont diluées. Nous devons surmonter la peur d’être qualifiés d’islamophobes et parler franchement ».

 

Soulèvements de la terre : le mensonge de Macron

Plusieurs journalistes certifient que l’Elysée avait bien invité l’organisation d’extrême-gauche au salon de l’agriculture.

Une Constitution contraire à la vie

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

Conférence organisée par les AFC à Saumur

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Bonjour
Les AFC, Association Familiale Catholique, de Saumur vous invitent à une conférence sur les blessures d’enfance, donnée par Mme Bénédicte Sillon. Elle aura lieu le lundi 18 mars à 20h à l’espace Nantilly, au 12 rue Marceau de Saumur.
Son livre sera disponible à la vente sur place.
L’entrée est libre, et la participation aux frais aussi.
Pour plus d info : 06 58 89 26 84
Merci

Marches pour la vie en Géorgie et en Virginie

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Culture de mort en Pologne

Le 22 février, la chambre basse du Parlement polonais a adopté avec 224 voix contre 196, une loi autorisant l’accès à la « pilule du lendemain » dès 15 ans et sans ordonnance.

Le texte doit désormais être débattu au Sénat avant d’être promulgué par le président de la République. La position de ce dernier reste incertaine alors que ses conseillers évoquent ses réserves sur l’âge d’accès à la pilule.

Récemment, une proposition de loi visant à autoriser l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse a été déposée.

Alabama : des cliniques de fécondation In vitro ferment

Après l’arrêt de la Cour suprême de l’Alabama le 16 février qui a déclaré que les embryons congelés étaient des « enfants », l’hôpital de l’université de l’Alabama à Birmingham a décidé de suspendre les procédures de fécondations in vitro (FIV).

« Nous devons évaluer la possibilité que nos patients et nos médecins soient poursuivis au pénal ou qu’ils subissent des dommages-intérêts punitifs pour avoir respecté les normes de soins pour les traitements de FIV » a expliqué l’un des porte-paroles de l’établissement, Hannah Echols.

La décision de la Cour suprême a provoqué de nombreuses réactions et notamment au niveau politique. La vice-présidente Kamala Harris la juge « scandaleuse ». « Elle prive déjà les femmes de la liberté de décider quand et comment fonder une famille » a-t-elle déclaré sur X, anciennement twitter, le 21 février. De son côté, Nikki Haley, candidate républicaine à la présidentielle, a apporté son soutien à la Cour suprême de l’Alabama. « Pour moi, les embryons sont des bébés », a-t-elle déclaré dans une interview avant de poursuivre : « lorsque vous parlez d’un embryon, vous parlez, pour moi, d’une vie ».

Le 22 février, deux autres cliniques de l’Alabama, l’Alabama Fertility et le Center for Reproductive Medicine at Mobile Infirmary, ont annoncé la suspension des procédures de fécondation in vitro (FIV).

Les wokistes se déchirent sur Wikipedia

Ça devient compliqué : faut-il faire disparaître les prénoms de naissance des personnes trans dans les pages de Wikipedia ? Les contributeurs ont jusqu’à la fin de la semaine pour s’exprimer.

Le “deadname” doit-il être mentionné car il s’agit d’une information, ou doit-il être effacé, pour respecter le choix de la personne concernée ? S’il figure, à quel endroit dans la page ? Le désaccord est tel qu’il y a une possibilité qu’aucune décision ne soit prise dans les prochains mois.

Après l’épiscopat allemand, l’épiscopat belge

Mais c’est Mgr Strickland ou Mgr Rey qui posent problème…

Christine Kelly et Marc Menant chez les Eveilleurs

Les Eveilleurs ont reçu le 26 janvier au théâtre Montansier Marc Menant et Christine Kelly quelques semaines après la sortie de leur ouvrage commun Ces destins qui ont fait l’Histoire. Le temps d’une soirée, les spectateurs ont vécu un passionnant voyage dans le temps qui a fait redécouvrir des figures historiques les plus emblématiques de notre histoire et réfléchir à ce qui en faisait de grands destins.

L’actualité vient frapper de plein fouet ces deux personnalités présentes quotidiennement sur Cnews et qui se retrouvent attaquées une fois de plus par l’intolérance de l’extrême gauche et le mépris du pluralisme. En voulant contrôler la chaîne Cnews, étiqueter ses chroniqueurs et journalistes, l’ARCOM foule un peu plus la liberté d’expression. Le débat intellectuel, la liberté de ton, ainsi que le travail de fond et d’information proposés par cette chaîne se trouvent une fois de plus menacés.

Plutôt que d’encadrer les loyers, l’Etat devrait réévaluer sa fiscalité

La revue Conflits dénonce le rôle néfaste joué par l’encadrement des loyers :

[…] Pour rappel, il existe dans la législation française trois types d’encadrement des loyers : l’encadrement de la hausse des loyers en cours de bail, qui limite la hausse à celle de l’indice de référence des loyers (IRL) ; l’encadrement de la hausse des loyers à la relocation dans les zones dites « tendues », qui oblige à geler le loyer ou à limiter son augmentation au niveau de l’évolution de l’IRL (sauf en cas de travaux ou de vacance de longue durée) ; enfin, à titre expérimental, pour une durée de huit ans et pour les villes qui en font la demande, l’encadrement des loyers à la mise en location et au renouvellement du bail. Ainsi, en 2023, 24 villes ont fixé administrativement un plafond, dans le cadre donc de cette expérimentation prévue par la loi du 23 novembre 2018 dite « loi ELAN ».

Pourquoi la pénurie d’appartements à louer est-elle, au moins en partie, le fruit pourri de l’encadrement des loyers ? Que se passe-t-il lorsque les loyers sont encadrés, c’est-à-dire plafonnés au-dessous de leur prix de marché ? En raison de la faiblesse des loyers, on assiste à une hausse de la demande locative et à une baisse de l’offre du nombre de logements mis sur le marché. Ne pouvant plus être résorbés par la variation des prix, puisque ceux-ci ne sont plus libres de varier, les déséquilibres se manifestent au niveau des quantités offertes, d’où la situation de pénurie. La qualité du parc locatif tend corrélativement à se dégrader, le moindre rendement de l’investissement locatif se traduisant par un moindre entretien des biens par les propriétaires. En fin de compte, l’encadrement des loyers pousse à l’illégalité. La fondation Abbé Pierre a démontré que, dans les grandes villes, plus de 30 % et parfois même 40 % des nouvelles mises en location dépassaient les plafonds légaux.

Dans une économie de marché, les prix agrègent un grand nombre d’informations émanant d’une myriade de producteurs et de consommateurs. Les prix jouent donc un rôle économique fondamental : ils sont d’authentiques signaux qui véhiculent l’information disponible et qui guident les agents économiques, en leur permettant d’ajuster leurs comportements et de se coordonner. Si le gouvernement entend lutter contre l’inflation et améliorer véritablement l’accès au marché locatif des familles les plus modestes, c’est sa fiscalité, sa dépense publique et sa réglementation qu’il devrait réévaluer, plutôt que de bloquer les prix en leur retirant, ce faisant, leur vertu informationnelle.

La police de la pensée contre l’école catholique

De Thierry Aillet, Ancien Délégué épiscopal de l’Enseignement Catholique d’Avignon :

Aux aboyeurs qui veulent en finir avec la liberté d’enseigner, d’éduquer, de dire, de respirer, de penser, de débattre, de s’émerveiller, de prier…

A l’école, l’université, l’hôpital, les institutions d’arbitrage, dans les « territoires perdus de la république », sur les terrains de sport, dans les gymnases, dans les piscines, dans les prétoires, les lieux de culte, les préfectures, les ministères, dans les cabinets et salons de ceux qui nous dirigent donc qui œuvrent pour le « bien commun » de la France, même dans l’Eglise… « on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin ».

Aujourd’hui, dans l’actualité qui nous agresse, la conscience d’absurde, tantôt habillée d’oripeaux cliniques, tantôt hurlante de douleur, est toujours l’ultime étape du voyage vers le néant dans lequel nous embarque le désespoir produit par une civilisation où Dieu est interdit de séjour.

L’époque de la police de la pensée et des censeurs qu’on croyait enterrée revient. Preuve en est la complaisance de Recteurs, voire de hiérarques de l’enseignement catholique, plus enclins à lâcher leurs limiers suite aux dénonciations (reposant sur des documents confidentiels dont on pourrait douter qu’ils le sont vraiment) dictats, montages mensongers et vomissures de cette benoîte racaille d’écrivassiers vertueux de Médiapart , Libération*, le Monde, Télérama et autres thuriféraires  plutôt qu’à  rechercher et rétablir la vérité. Depuis un mois, ces antifas de l’acrate morale s’en prennent à des Etablissements Catholiques associés à l’Etat par contrat au prétexte qu’ils réussissent encore à maintenir l’équilibre de plus en plus difficile à tenir entre la fidélité au magistère de l’Eglise dont l’Ecole catholique est une portion et les assauts subversifs du discours ambiant illustré par les orientations éducatives et sociétales liberticides du gouvernement depuis des lustres.  Au prétexte qu’il est intolérable que soient invités les élèves et la communauté éducative à n’entendre pas uniquement et exclusivement une lecture de l’Histoire de France, de l’art, de la littérature et des idées conforme à celle de la doxa. Au prétexte même qu’on puisse favoriser des temps de confession, proposer la sainte messe et inviter l’évêque du lieu…chez lui !Les établissement catholiques Stanislas à Paris, L’Immaculée Conception à Pau dont les capitaines, Fréderic Gautier et Christian Espesso, tiennent la barre et ne s’en laissent pas compter, sont la cible de ces nouveaux khmers rouges. Ils restent droits dans leurs bottes, fidèles à leur mission dont il faut dire pour ceux qui – y compris certains Recteurs- semblent l’ignorer, qu’ils l’ont reçue de leur Evêque.Il n’empêche que certaines institutions catholiques sont tellement terrorisées par les oukases de cette néoStasie qu’ils préfèrent s’y soumettre.

Autre preuve de cet acharnement totalitaire, l’exclusion de l’offre « Adage » du pass culture collectif réservé aux élèves des classes de la quatrième à la Terminale de l’académie de Versailles pour le spectacle « Bernadette de Lourdes ». Le motif avancé est que le spectacle ne « propose pas de démarche d’éducation artistique et culturelle ». Et le Rectorat y va de sa petite musique lancinante et assassine en rajoutant : « le respect de la charte de la laïcité pose question ». Circulez, y’a rien à voir ni à contester ni à expliquer.

Autre preuve de persécution : saisi par l’ONG- RSF, devenu d’extrême gauche, le Conseil d’état vient de sommer l’ARCOM de veiller « à la diversité des courants de pensée représentés » sur Cnews « [prenant] en compte », non plus seulement « le temps d’intervention des invités politiques » mais « l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités ». Le Conseil d’Etat ouvre ainsi une boite de Pandore fabuleuse qui exigera que pour chaque média, le temps de parole de tous les chroniqueurs ou intervenants soit décompté selon leur orientation politique supposée.  En commençant par le service public bien sûr… Patrick Cohen, Léa Salamé, Guillaume Meurice, et tant d’autres ont du souci à se faire. Mais qui seront les juges et quels critères de fichage seront retenus ? Au nouveau ministère de l’Education du peuple et de la propagande de l’Etat français, on y verrait bien le citoyen Lagasnerie.

Autre preuve médiocre est la cabale minable d’une meute de sérinissimes crétins contre Sylvain Tesson. Je ne saurai leur recommander de méditer cette phrase de Ernest Hello : « L’homme médiocre peut montrer aux hommes la partie d’eux-mêmes qu’ils connaissent. L’homme supérieur révèle aux hommes la partie d’eux-mêmes qu’ils ne connaissent pas ».

Mais voilà, « Imbéciles ! Vous vous fichez éperdument de la vie intérieure, mais c’est tout de même en elle et par elle que se sont transmises jusqu’à nous des valeurs indispensables, sans quoi la liberté ne serait qu’un mot. » Bernanos

Pour mémoire, un Saint Vincent de Paul, un abbé Pierre, dans l’engagement contre la misère, un Saint José Calazanz, Saint Jean Bosco, Saint Jean-Baptiste de la Salle, une Sainte Angèle Merici, un Saint Louis Louis Marie Grignon de Montfort, un Félicité de La Mennais, un Saint José-Maria Escriva de Balaguer dans le champ de l’éducation, ont su certes percevoir un appel brûlant de leur temps et y répondre. Mais ces réponses ne se laissent pas réduire à la satisfaction d’un besoin. Elles procédaient d’une inspiration, elles créaient du neuf. Elles introduisaient, dans chacun des domaines concernés, une saveur d’Evangile inédite et irréductible à ces besoins. La nouvelle possibilité de vie qui s’ouvrait pour les membres d’Emmaüs ou pour les enfants accueillis par don Bosco était, indissociablement, une invention sociale et une invention évangélique. C’est sans doute la raison pour laquelle l’Ecole Catholique est si diverse dans ses formes, si rebelle à la planification administrative, si soucieuse de sauver son droit de faire du neuf, si tenu aussi à faire effectivement du neuf.

Nous aurions tort de mettre tout cela au passé. Dans notre société pluraliste, complexe, mouvante, incertaine de son avenir et amnésique de ses héritages, boursoufflée de relativisme où les idéaux fédérateurs et fondateurs de la démocratie sont devenus, pour beaucoup de jeunes, presque illisibles, beaucoup attendent de l’Eglise, explicitement ou non, qu’elle mette au service de la société les ressources de tradition vivante et de significations ultimes dont elle dispose. « Toute l’histoire de l’Eglise en témoigne : elle fut régulièrement réveillée de sa torpeur voire de ses compromissions par des saints, des fondateurs de communauté ou des pasteurs qui ont osé – au nom de la foi et de la mission de l’Eglise – aller à contre-courant de la convenance, de la tiédeur ou du conformisme ambiant » écrit Mgr Cattenoz dans Une Charte pour l’Enseignement Catholique. Mais il ne s’agit ni de plaquer sur un monde « désenchanté » un supplément d’âme religieux, ni de prendre je ne sais quelle revanche sur la laïcité. Les « valeurs chrétiennes », comme certains disent, s’étiolent vite si on les coupe de leur source : le Christ ressuscité, présent dans son Eglise, y suscitant inlassablement les forces et les formes neuves de l’amour éducateur. Il n’y a pas de valeurs chrétiennes, il y a une personne, Jésus Christ : le Modèle unique.

Alors qu’est-ce-qui peut provoquer cette vile et rance ire que suintent toutes les pores idéologiques de cette meute de statolâtres ? La liberté du Chef d’établissement d’organiser la vie scolaire, pédagogique, religieuse, culturelle en fonction du projet d’établissement ? La mise en place de séances d’Education Affective Relationnelle et Sexuelle dont le contenu s’inspire des documents de la Congrégation pour l’Education Catholique ?…L’école catholique arrivait à maintenir jusque-là un certain consensus. La diffusion de l’idéologie du gender, et les orientations des programmes de l’Etat sont très souvent à l’opposé de la pensée chrétienne sur l’homme. L’enseignement catholique se trouve donc dans une situation très exigeante pour trouver la voie de la fidélité à la mission catholique d’éducation.. La recherche du bien, du pur, du bon et du beau est-elle encore possible dans une école associée par contrat avec un Etat qui n’a pas compris que c’est parce que l’Eglise a la mission d’annoncer à tous le Salut qu’elle a une légitime responsabilité d’éducation.

Plus que jamais aujourd’hui, l’école catholique doit aller à contre-courant des projets de déshumanisation et de décivilisation programmés par les nébuleuses qui nous gouvernent relayées et martelées par la majorité des laquais médiatiques.

Pour l’Ecole catholique, le texte de référence est le texte publié en 2019 par la Congrégation pour l’Education Catholique : « Il les créa homme et femme ».

Alors que l’éducation nationale manifeste un déni de la différence corporelle et psychologique qui préexiste aux rôles culturels. Ce constructivisme s’applique ensuite à la culture et aux règles sociales pour les modifier : l’identité sexuelle imposée par la société doit s’effacer devant l’orientation librement choisie, et les choix individuels doivent être également respectés et soutenus socialement.

Quand l’anthropologie a toujours reconnu l’importance structurante de la différence sexuelle, la diffusion de telles assertions brouille la parole des éducateurs, face à des jeunes en quête de repères pour construire leur identité.

L’Etat français aussi décidé soit-il à confisquer la première responsabilité qui est celle des parents de dire et témoigner que la vraie sexualité est langage du cœur, qu’elle se maitrise, qu’elle respecte le ou la bien aimé(e), qu’elle est source de plaisir et de joie, qu’elle donne la vie, ne doit pas chercher dans l’Ecole catholique des infiltrés qui distilleraient l’idéologie wokiste rampante et criminelle. Et l’école catholique sait à quelle stigmatisation, à quelle persécution elle s’expose en s’opposant à cette stratégie de déconstruction et de deshumanisation. Les affaires Stanislas et L’Immaculée Conception en sont des exemples flagrants.« […] La Société qui se crée peu à peu sous nos yeux réalisera aussi parfaitement que possible, avec une sorte de rigueur mathématique, l’idéal d’une société sans Dieu. Seulement, nous n’y vivrons pas. L’air va manquer à nos poumons. L’air manque. Le monde qui nous observe avec une méfiance grandissante s’étonne de lire dans nos yeux la même angoisse obscure. Déjà quelques-uns d’entre nous ont cessé de sourire, mesurent l’obstacle du regard… On ne nous aura pas… On ne nous aura pas vivants ! » écrivait BernanosNos gouvernants s’émeuvent suite au rapport choc du Haut Conseil à l’Egalité publié sur les désastres du porno (Mon Dieu, on n’avait pas vu venir !!!) ;(le dernier des grands axes recommandé était de  « mettre en œuvre les séances d’éducation à la vie sexuelle et affective et sensibiliser les parents, professionnels de santé et professionnels de l’éducation aux enjeux liés à la pornographie »)

Ils s’émeuvent et  « en même temps » développent dans nos écoles, dès la maternelle, des programmes d’éducation sexuelle qui sont souvent de purs viols de consciences innocentes où la pureté, la délicatesse, le respect du corps, la sensibilité, la beauté sont écrasés sous le bulldozer de l’idéologie LGBTISTE , l’entrisme des drag Queens et de la culture de l’inversion . Ah elle est belle leur « éducation à la vie sexuelle et affective ».

C’est précisément parce que l’école catholique refuse de se soumettre à ce que Proudhon appelait la pornocratie qu’elle a pour ambition de développer une formation intégrale où chaque élève est considéré comme une personne humaine d’une dignité égale, avec une vie physique, affective, intellectuelle et spirituelle et qu’elle éduque toutes ces dimensions dans l’unité et dans le respect de l’origine biologique, culturelle et spirituelle de chaque enfant S’il est vrai que l’éducation d’un enfant passe par des phases de socialisation, il est essentiel de bien comprendre que cette socialisation n’est qu’un moyen pour faire l’apprentissage de la relation dans le respect du bien, du beau et du vrai, et ainsi de préparer l’engagement, la fidélité à cet engagement et la prise de responsabilité des futures générations. Il ne s’agit pas de travailler en opposition, mais en cohérence avec le Magistère de l’Eglise, de donner des repères permettant à chaque jeune de s’orienter dans un projet de vie fondé.

C’est une démarche de promotion de l’égale dignité de l’homme et de la femme en réaffirmant leur spécificité et leur complémentarité et dans une posture qui doit s’équilibrer entre l’accueil de la situation rencontrée et l’accompagnement de la construction intégrale de la personne.

Mais considérer la socialisation comme un objectif en soi pourrait conduire à penser qu’il faut « arracher » l’enfant au déterminisme de sa famille, ce qui est absolument indéfendable

Le risque serait celui décrit par Anna Arendt dans « la crise de la culture » :

« En Europe ce sont surtout les mouvements révolutionnaires à tendance tyrannique qui croient   que pour mettre en place de nouvelles conditions il faut commencer par les enfants, et ce sont ces mêmes mouvements qui, lorsqu’ils accèdent au pouvoir, arrachaient les enfants à leur famille et se bornaient à les endoctriner »

Alors, dites-nous :  

Quel article liant une école catholique à l’Etat par contrat interdit dans l’organisation scolaire et éducative d’un établissement catholique que le chef d’établissement propose à des familles que leurs enfants soient dans une classe mixte ou non mixte ? Certaines maisons prestigieuses d’éducation sont d’ailleurs exclusivement réservées aux jeunes filles n’est-il pas ?

Quel article interdirait de ne pas faire l’apologie de la peine de mort, du terrorisme, de l’antisémitisme ; quel article interdirait de dire à nos jeunes que l’avortement est et demeure une tragédie évitable et que ce n’est pas être homophobe que de ne pas modéliser l’homosexualité ; quel article interdirait de dire que la famille est fondée sur le mariage, union complémentaire entre un homme et une femme ; quel article interdirait de dire que l’euthanasie est et demeure un meurtre, que l’accompagnement des blessés de la vie, des mourants répond à cette magnifique remarque de Charles Péguy :

La charité même de Dieu ne panse point celui qui n’a pas de plaies. C’est parce qu’un homme était par terre que le Samaritain le ramassa. C’est parce que la face de Jésus était sale que Véronique l’essuya d’un mouchoir. Or celui qui n’est pas tombé ne sera jamais ramassé ; et celui qui n’est pas sale ne sera pas essuyé.

Quel article interdirait d’enseigner en cours de sciences économiques et sociales la doctrine sociale de l’Eglise, l’aventure « distributrice » de Chesterton et Belloc de discourir sur le fait religieux de proposer à tous les élèves et acteurs de l’école, parents, éducateurs, cadres, maîtres et parents une rencontre avec Jésus-Christ celui en qui se fonde l’école catholique. Il n’y a pas d’école catholique sans Lui.

Quel article interdirait à un chef d’établissement d’inviter dans son établissement un intervenant, un conférencier, un intellectuel dont le discours ne rentrerait pas dans les cases des penseurs de l’éducation nationale, de la culture et de la santé ? Jean Sévilla, Stéphane Courtois, Jean François Chemain, Jean Tulard, Philippe de Villiers, Reynald Secher, Marc Menant, Franck Ferrand, Rémy Brague, Laurent Dandrieu, Florence Bergeaud-Blachler… sont autant d’intellectuels dont le propos, la culture, la crédibilité historique et l’élégance du verbe nourrissent  l’esprit et développent un peu plus le libre arbitre de nos potaches que les harangues de militants comme Assa Traoré, Louis Boyard,  Sandrine Rousseau, Ersilia Soudais qui pourtant ont pignon sur école publique et y déversent leur idéologie nauséabonde .

Quel article interdirait d’aborder l’écologie en ne dissociant pas la défense de la nature de ce que Benoît XVI nommait « l’écologie humaine » à savoir le respect de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Comment protéger la nature, si l’on est capable d’attenter à la vie humaine innocente ?

« Les devoirs vis-à-vis de l’environnement découlent des devoirs vis-à-vis de la personne considérée en elle-même, et en relation avec les autres » écrivait-il.Sans doute que les réponses sont dans les rapports d’inspection que les Rectorats ont transmis à Médiapart et Libération …à moins qu’elles ne fussent envoyées confidentiellement aux chefs d’établissement victimes des nouveaux inquisiteurs dont l’esprit marche dans les ténèbres.

La clause de conscience des médecins est menacée

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, est interrogé dans France catholique à propos de la constitutionnalisation de l’avortement. Extrait :

[…] La commission des Lois du Sénat insiste sur la liberté de conscience des professionnels de santé. Faut-il constitutionnaliser la clause de conscience des médecins et des sages-femmes ?

En droit, les mots ne sont jamais anodins. Si la formulation actuelle d’une « liberté garantie » est retenue, alors elle fera naître un droit opposable, et la clause de conscience des soignants risque donc, à terme, d’être menacée. En effet, des associations ou de simples citoyens pourront s’estimer fondés à mettre en cause les médecins ou sages-femmes qui, pour des motifs de conscience, ne souhaiteraient pas pratiquer des IVG et donc refuseraient de « garantir » cette liberté. C’est un point essentiel, sur lequel je me battrai : il en va aussi de l’idée que je me fais de la médecine.

Inscrire dans la Constitution le droit de l’enfant à naître ne serait-il pas plus clair et percutant ?

Sur le plan strictement juridique, à partir du moment où le droit à l’IVG est présenté comme une « liberté garantie » dans la Constitution, c’est ce principe, et lui seul, qui l’emportera sur tout le reste… […]

Constitutionnalisation de l’avortement et stratégie électorale

Beaucoup a déjà été dit sur la sinistre et grotesque farce parlementaire en cours visant à la constitutionnalisation de l’avortement – dont on ne voit pas ce qui pourrait sortir de concret, sinon la fin de la clause de conscience pour les médecins et sages-femmes et la censure des opposants. Sur le fond, il est absurde de faire d’un drame un droit s’imposant à tous. Sur la forme, il est trop évident que ce « débat » n’est qu’un rideau de fumée visant à détourner l’attention des innombrables échecs de l’actuelle majorité et à tenter l’un de ces appels « républicains » (pour ne pas dire maçonniques) dont la gauche est familière depuis la fondation de la république afin de reconstituer l’unité du prétendu « cercle de raison » (refaisant en l’occurrence l’unité nationale sur le dos des horribles « réactionnaires »). Il est clair que, bien loin d’élever le débat public, cela ne conduit qu’à une chose : mépriser encore davantage la constitution. Même moi qui n’ai pas vraiment un respect religieux pour la constitution de Marianne V, je ne me serais pas permis d’en faire ainsi la liste de courses de toutes les revendications gauchistes à la mode.

Mais je voudrais ici envisager la question sous un autre angle : l’angle le plus bêtement politicien. Bien sûr, ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel est évidemment la défense de la vie innocente. Ou encore la protection des femmes contre ce drame qui leur est trop souvent imposé (combien d’avortements exigés par des « compagnons » irresponsables ?). Ou même le respect dû à la constitution. Curieux féminisme que cette idéologie qui fait porter aux femmes toutes les conséquences délétères de la soi-disant « libération sexuelle ». Et curieuse conception du droit qui voudrait placer dans la constitution, côte à côte, l’interdiction de la peine de mort pour les assassins et l’obligation pour tous de trouver cette peine de mort merveilleuse pour les innocents.

Pourtant, même si observer l’angle politicien est certainement envisager le problème par le petit bout de la lorgnette, il ne me semble pas inutile d’en parler car, en ce domaine comme en bien d’autres, les fausses évidences sont monnaie courante.

Ne parlons pas ici de la gauche (y compris macronienne) : elle est dans son rôle quant elle promeut le nihilisme. Depuis le « Salut et fraternité ou la mort » des jacobins jusqu’au « Viva la muerte » des anarchistes espagnols, en passant par les massacres de masse orchestrés par les léninistes ou les nationaux-socialistes (dont je persiste à ne pas comprendre par quelle aberration on continue de les placer à la droite de l’échiquier politique, comme s’ils n’avaient pas revendiqué aussi fort que leurs concurrents staliniens leur volonté révolutionnaire de créer un homme nouveau !), on connaît la fascination de la gauche pour la mort et son aversion pour l’œuvre de Dieu et tout spécialement pour l’homme, sommet de la Création.

Je note toutefois que, voici quelques années encore, Jean-Luc Mélenchon était capable de voir dans l’avortement un drame (il avait déclaré dans « Famille chrétienne » pendant la campagne présidentielle de 2017 : « Il n’y a pas d’avortement heureux ! » – ce qui devrait être évident, mais, déjà à l’époque, lui avait valu les foudres d’une partie de ses troupes). La barbarie progresse à vive allure…

Mais je voudrais surtout envisager ici le cas de la « droite » – non pas, hélas, au sens de l’opposition aux principes révolutionnaires, mais au sens de la position dans l’hémicycle.

Au passage, je note que la droite conserve la liberté de vote sur ces questions, tandis que la gauche conserve son tropisme totalitaire et impose à tous ses membres de « bien » voter… Comme toujours, les hérauts auto-proclamés de la Liberté (majusculaire naturellement !) sont aussi les plus prompts à priver de liberté les « ennemis de la liberté ».

Mais venons-en aux chiffres. Nous l’avons évoqué naguère sur le Salon beige, 30 députés sur 577 ont voté contre le projet de loi de constitutionnalisation de l’avortement : 12 RN (sur 88), 14 LR (sur 62), 1 Liot (sur 22) et deux non-inscrits (sur 6).

Certes, ce vote solennel ne donne qu’une indication. On pourrait également aller regarder ceux qui ont voté des amendements de suppression – ou, sur le vote solennel, étudier les abstentions ou les députés qui n’ont pas pris part au vote. Mais cette indication a le mérite d’être simple et incontestable : nous sommes sûrs au moins que ces 30 députés ne voulaient pas du « droit à l’avortement » dans la constitution (soit qu’ils ne croient pas à l’existence d’un droit à l’avortement, soit qu’ils estiment que cela n’a rien à faire dans la constitution – soit les deux !).

D’un côté, nous pouvons nous réjouir : voici bien longtemps que nous n’avions pas eu autant de députés pro-vie ; mais, de l’autre, nous ne pouvons nous défendre de l’impression d’une occasion manquée : si la droite avait réellement voulu s’opposer au projet mélenchono-macronien, elle en avait parfaitement les moyens, ne serait-ce que parce qu’elle est majoritaire au sénat, sans lequel aucune réforme constitutionnelle n’est possible.

En tout cas, ce qui saute aux yeux, c’est que ces députés courageux sont minoritaires dans leur propre camp. Mais, plus impressionnant encore, que les dirigeants LR et RN ont voté pour le projet de loi. En particulier, Eric Ciotti pour les LR et Marine Le Pen pour le RN.

Pour Eric Ciotti, il est notoirement hostile aux idées « conservatrices » (on lui prête parfois dans les couloirs du parlement une initiation maçonnique : j’ignore si c’est vrai, n’assistant pas souvent à ce genre de cérémonie, mais c’est au moins plausible). Mais c’est, en tout cas, un coup de poignard dans le dos de François-Xavier Bellamy. Ce dernier doit mener la liste LR aux européennes et, malgré toutes ses qualités, il n’est pas assuré de franchir la barre fatidique des 5% au-dessous de laquelle sa liste n’aura aucun élu. Or, il a déjà mille difficultés – dont la moindre n’est pas qu’il est favorable à une Europe des nations, tout comme l’immense majorité de ses électeurs, quand son parti adhère à Bruxelles au PPE, dont les statuts prévoient de «  promouvoir le processus d’unification et d’intégration fédérale en Europe en tant qu’élément constitutif de l’Union européenne » (pour avoir plusieurs fois fait remarquer ce « menu problème » à des parlementaires LR, je sais d’expérience que beaucoup croient qu’il s’agit d’une fausse nouvelle : ceux qui seraient sceptiques pourront vérifier ici). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet exercice d’équilibriste n’est pas aisé. Mais si, en outre, on somme François-Xavier Bellamy de s’expliquer sur la position de son parti à propos de l’avortement, que défendra-t-il ? Sa position (qui a toutes les chances d’être proche de celles des 14 courageux députés LR qui ont voté contre) ou celle du président du parti ? M. Ciotti aurait voulu mettre en difficulté M. Bellamy qu’il ne s’y serait pas pris autrement et nous pouvons avancer avec certitude que, si la liste LR fait moins de 5% aux européennes, ce ne sera certes pas la faute du second, qui est la meilleure chance du parti d’éviter une déroute électorale, mais bel et bien la faute de ses « soutiens ».

Cela étant, j’avoue que je ne m’attendais guère à ce que M. Ciotti vote avec les députés courageux de son parti (j’ai été plus déçu de ne pas voir parmi les opposants le nom de M. Marleix, président du groupe qui nous avait habitué à résister plus nettement au politiquement correct).

Ce qui m’a réellement sidéré, c’est le piètre score des positions pro-vie au RN (alors que ce dernier a plus de députés que LR, il en a moins qui ont voté contre le texte). Plus étrange encore, alors que seuls 4 députés RN avaient voté contre l’amendement de suppression du projet de loi, 46 ont voté pour le projet de loi. Autrement dit, entre le début et la fin des débats à l’Assemblée, il s’est passé quelque chose qui a conduit des opposants à la constitutionnalisation de l’avortement à ne pas s’opposer. Il ne fait aucun doute que ce « quelque chose » est une pression de la direction du parti. Dans les couloirs de l’Assemblée, on a entendu évoquer le poids du lobby LGBT (puissant au RN comme ailleurs) et cela n’est évidemment pas à écarter. Cependant, une interprétation beaucoup plus simple (et non exclusive de la précédente !) permettrait d’expliquer le même résultat : les dirigeants du RN, voyant qu’ils peuvent gagner la prochaine présidentielle, cherchent à se rendre « respectables » en évitant les sujets qui fâchent.

On peut, en outre, raisonnablement supposer aussi que ce calcul s’est doublé de l’idée que les « cathos pro-vie » ne pèsent pas bien lourd électoralement et que, par conséquent, leur tourner le dos ne coûte rien.

Le problème, c’est que cela ne fonctionne pas du tout ainsi.

D’abord, il est assez évident qu’il vaut mieux perdre sur ses idées que gagner sur celles des autres. En l’occurrence, quel est l’intérêt d’avoir une majorité RN si c’est pour qu’elle applique la politique d’Emmanuel Macron ? On pourrait me rétorquer que la question de l’avortement n’a jamais été centrale dans le programme du RN et que tout ce qui compte est la lutte contre l’invasion migratoire et l’insécurité. Peut-être mais changer d’avis sur des questions aussi fondamentales que la vie humaine envoie le message que rien dans le programme n’a suffisamment d’importance pour que l’on y tienne au point d’accepter de perdre les élections plutôt que d’y renoncer. En d’autres termes, qui nous garantit que la même volte-face n’aura pas lieu sur les questions régaliennes ? Et j’insiste sur le fait que c’est bien un changement très profond de position qui fait passer de l’idée que l’avortement est un drame à éviter au maximum à l’idée que c’est un droit constitutionnel qui doit s’imposer à tous (y compris aux médecins qui n’en veulent pas ou aux militants pro-vie qui seront ainsi réduits au silence). J’ajoute que, si affirmer que l’avortement est un drame et non un droit était trop compliqué (?!), il était très facile – le président du sénat lui-même ayant ouvert la voie – de dire que le sujet n’avait rien à faire dans la constitution.

Par ailleurs, il n’est pas nécessaire d’être surinformé sur la marche du monde pour savoir que l’avortement est activement promu par les officines mondialistes, y compris les fameuses ONG de Soros. Si le clivage que le RN tente d’imposer entre patriotes et mondialistes a un sens, on ne comprend pas bien pourquoi des patriotes tiendraient à toute force à obéir aux desiderata des mondialistes.

Ce qui m’amène à un troisième point : il semble que dans tous les partis, l’idée générale soit que soutenir la constitutionnalisation de l’avortement soit le signe que l’on appartient au « cercle de raison » ou à « l’arc républicain » (après tout, il fut bien un temps où pour être un « bon républicain », il fallait réclamer toujours plus d’extermination en Vendée). Si je comprends bien le raisonnement des cadres du RN, en votant pour (et en faisant tout, corollairement, pour limiter les votes contre) cette réforme constitutionnelle, ils montrent ainsi qu’ils deviennent respectables. Mais respectables pour qui ? Certainement pas pour leurs électeurs qui soit se fichent du sujet, soit sont hostiles ou du moins réservés sur l’avortement – et, en tout cas, considéraient naguère que Jean-Marie Le Pen était cohérent en s’opposant à l’immigration et en encourageant la natalité (et donc en dissuadant l’avortement). La seule interprétation est que ces cadres cherchent à être respectables pour ce qu’on appelle aux Etats-Unis l’Etat profond, journalistes influents, hauts fonctionnaires ou politiciens. Or, c’est précisément cet Etat profond qui a mis un oukase sur le FN, puis le RN. Il me semble extrêmement étrange de se détourner de ses électeurs pour montrer patte blanche à ses ennemis. A ce propos, il ne serait peut-être pas inutile de garder en mémoire qu’une bonne partie des abstentionnistes ont été, à l’occasion, électeurs du RN : si, à mesure que l’on gagne des électeurs, on déçoit les précédents, où est la progression ?

S’agissant du poids électoral des « cathos pro-vie », je comprends fort bien que, lorsque l’on caracole à 30% d’intentions de vote dans les sondages, on ne se préoccupe guère d’un ou deux petits points. Il reste que c’est un calcul dangereux pour au moins deux raisons. La première, c’est que, si l’électorat pro-vie est effectivement (hélas) minoritaire et ne peut donc faire élire personne, il peut, en revanche, empêcher quelqu’un d’être élu. Je rappelle que l’élection présidentielle est à deux tours. Souvenons-nous par exemple que Lionel Jospin, promis à une large victoire au second tour de 2002, manqua la qualification pour 196 000 voix. La leçon, qui ne semble pas avoir été entendue par les stratèges du RN, l’avait été par Nicolas Sarkozy: ayant été aux premières loges de cette affaire, je peux témoigner qu’il avait exigé du groupe UMP du sénat qu’il vote contre la recherche sur l’embryon dans la loi de bioéthique de 2011 – afin de ne pas être enquiquiné par des cathos énervés, avait-il précisé… La deuxième raison qui rend ce calcul tout à fait hasardeux tient au fait qu’il ne suffit pas de gagner l’élection, il faut ensuite gouverner (nationalement et localement) et le bloc « conservateur » (avec tout ce qu’il comporte de « notables de province » et de compétences diverses) apporterait de ce point de vue un très significatif appoint au bloc populiste. Rien n’impose à Marine Le Pen d’adhérer à nos convictions, mais les heurter sans profit me semble parfaitement impolitique.

Il y aurait bien sûr encore beaucoup à dire, et j’y reviendrai peut-être, mais je voudrais finir sur un dernier point de pure tactique électorale. L’élection que Marine Le Pen et tous ses lieutenants ont en tête est l’élection présidentielle, mère de la vie politique française depuis la réforme de 1962 (et plus encore depuis l’adoption du quinquennat). Je passe sur le fait qu’il ne me semble pas raisonnable de vouloir le pouvoir à Paris sans le prendre aussi localement. M. Macron a fait cette faute en 2017 : cela lui a, en apparence, réussi puisqu’il a gagné mais, en pratique, quel bilan restera-t-il de ses deux mandats ? A peu près rien (si ce n’est d’abondantes privations des libertés publiques et ce genre de réformes « sociétales » qui peuvent se mener sans aucun soutien populaire). Je serais curieux de savoir comment on peut s’opposer à l’immigration massive, relancer la natalité, rétablir les libertés publiques ou restaurer le dialogue social sans avoir de relais de terrain. Mais passons, ce n’est pas le sujet pour aujourd’hui. La présidentielle, je le rappelais à l’instant, est une élection à deux tours. Il est extrêmement peu vraisemblable que Mme Le Pen puisse gagner dès le premier (même De Gaulle, qui avait imposé cette réforme de 1962 pour son propre bénéfice, fut mis en ballotage). Cela implique qu’elle devra chercher des alliances de second tour. Or il n’existe que deux possibilités : soit elle cherche une alliance avec LFI en essayant d’unir tous les « populistes », soit elle cherche une alliance avec LR, Reconquête, et la « droite hors les murs ». La première possibilité semble de moins en moins envisageable (les électeurs de gauche qui ne sont pas encore partis au RN sont de toute évidence les plus fanatiques du « multiculturalisme » et du wokisme et on les imagine mal rejoindre le RN au deuxième tour, d’autant qu’ils savent pertinemment que la gauche ou la droite « parlementaires » sont sous leur coupe idéologique). Reste l’alliance à droite. Evidemment le régalien est un excellent sujet d’union, mais cela ne peut pas être l’alpha et l’oméga du programme : il faudra bien trouver au moins quelques éléments pour une vision commune de l’homme et de la société. Dans ce registre, la défense de la vie innocente et de la famille naturelle semble un sujet d’entente assez logique. En tout cas, on voit mal sur quelles thématiques Marine Le Pen tendra la main à ses futurs alliés si elle cède à la gauche sur tout sauf l’immigration.

En d’autres termes, ces 12 députés qui ont voté contre la constitutionnalisation de l’avortement sont sans doute minoritaires, mais ils ont toutes les chances d’être amenés à jouer un rôle décisif dans l’éventuelle prise de pouvoir du RN. Il n’y a guère qu’eux qui pourront s’adresser à l’électorat de second tour. Il faudra donc regarder de près comment ils seront traités et ce qu’ils feront dans les prochains mois.

Guillaume de Thieulloy

I-Média – Hommage à Manouchian : le débunkage

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur le traitement médiatique de la mort d’Alexeï Navalny, l’opposant russe à Poutine, avec le deux poids deux mesures des prisonniers politiques en Occident.

Le dossier du jour est un débunkage de la panthéonisation de Missak Manouchian et des polémiques autour de la présence de Marine Le Pen à la cérémonie.

Enfin, les pastilles de l’info :
1) Les ciseaux de la censure : Les suites de l’affaire CNews
2) Carton rouge : Un imam radical tunisien qualifie le drapeau tricolore de satanique
3) Le coup de gueule : Agression du jeune Allemand, Fillip, par des racailles
4) Le bon point mainstream : Jordan Bardella reçoit une médaille des CRS
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM  consacré à Sonia Mabrouk, une amoureuse de la France qui selon Thomas Legrand ne serait pas une vraie journaliste !

Ça commence à se voir

Les résultats d’une étude, publiée la semaine dernière dans la revue Vaccine, ont révélé des corrélations entre l’injection des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca contre le Covid-19 et plusieurs problèmes médicaux sérieux.

Cette étude, la plus importante à ce jour, réalisée par l’organisation Global Vaccine Data Network, a analysé les données de 100 millions de personnes vaccinées dans huit pays différents, dont le Canada, l’Argentine, l’Australie, le Danemark, la Finlande, la France, la Nouvelle-Zélande et l’Écosse.

Les conclusions indiquent que certains effets secondaires indésirables, tels que la myocardite, la paralysie de Bell, les convulsions, la péricardite et le syndrome de Guillain-Barré, pourraient être liés à la vaccination. Les symptômes de ces affections sont apparus en moyenne 42 jours après l’administration des vaccins étudiés.

Notamment, des cas de myocardite ont été signalés suite à l’administration des vaccins à ARNm de Pfizer-BioNTech et Moderna, après la première, deuxième et troisième dose. De plus, une augmentation significative du risque de péricardite a été observée chez les personnes ayant reçu une troisième dose du vaccin à vecteur viral d’AstraZeneca.

Les chercheurs ont également identifié un risque accru de développement de caillots sanguins dans le cerveau après l’administration du vaccin à vecteur viral, comme celui d’AstraZeneca, ainsi qu’une augmentation des cas de syndrome de Guillain-Barré chez les personnes vaccinées avec ce même vaccin.

Le média public d’intérêt général n’existe plus

Extrait d’un entretien donné par Éric Zemmour dans Valeurs Actuelles à propos du jugement du Conseil d’Etat contre CNews :

[…] Je plaide pour une liberté totale, sur le modèle américain. Faisons payer les fréquences pour ne plus offrir à l’Arcom ‘excuse de réguler un “bien public” et laissons la liberté aux propriétaires de chaîne d’imposer la couleur politique qu’ils souhaitent, au moment où ils le souhaitent. Les téléspectateurs feront leur choix. J’ai davantage confiance dans les Français que dans les fonctionnaires de l’Arcom.

​Cela passe donc par une suppression totale du service public ?

En réalité, le média public d’intérêt général n’existe plus. Il est gangrené par la gauche depuis trop longtemps. J’ai connu, enfant, l’ORTF, qui, malgré ses défauts, permettait l’accès à des programmes culturels fantastiques. J’ai connu Apostrophes, la meilleure émission littéraire de la télévision française, et Ciné-club, où l’on pouvait découvrir les grands classiques avec Jean Gabin et Humphrey Bogart. Aujourd’hui, le service public dépense notre argent pour diffuser un documentaire à charge afin de critiquer et de traiter de “factieux” ceux qui avaient eu l’outrecuidance d’exposer des informations factuelles lors de l’affaire Lola. Tout est dit.

​La neutralité journalistique est-elle un mythe ?​

Évidemment. L’objectivité journalistique n’existe pas. La gauche a réussi à imposer l’idée qu’il fallait dissocier l’information du commentaire, alors que les deux sont intrinsèquement liés. Là réside son génie perfide : en phagocytant les écoles de journalisme, elle a créé un moule idéologique pour les journalistes. Répétée à longueur d’articles, de reportages et d’éditos, leur vision d’une information devient dès lors la seule et unique version “objective” et “neutre”. Les autres, en revanche, sont désormais considérées comme autant de commentaires qu’il faudrait réguler. […]

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